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Bien étrange laraire

Dans la Grèce comme dans la Rome antique, dans chaque maison était aménagé un espace privilégié où étaient placées les statuettes des Lares, les divinités protectrices du foyer. Qu’il s’agisse d’un édicule ou d’une surface plane comme un autel, cet espace pouvait être situé, selon la période, les usages locaux ou le goût du maître des lieux, dans différentes pièces, de la domus : le vestibule, l’atrium, la cuisine ou la chambre à coucher, par exemple.

Les images et les statuettes du laraire étaient soigneusement choisies et regroupées dans un cadre intime et domestique fusionnant culte et culture, car il racontait parfois une véritable « histoire », un peu comme la crèche dans la religion catholique, même si, en l’occurrence, il s’agissait là d’une histoire personnelle et non pas collective comme le salut de l’humanité.

Selon la fortune du propriétaire, les Lares pouvaient être en argent, en or ou en bronze ; il pouvait aussi s’agir d’images de marbre, de boîtes en métal précieux cachant quelques souvenirs personnels… Le laraire rassemblait une mémoire hétéroclite qui faisait cohabiter des divinités différentes, des figures illustres comme celles de philosophes ou d’édiles locaux que le maître de maison adoptait comme modèle et référence pour la conduite de sa vie. À travers ses choix il livrait ainsi une sorte de journal à la vue des habitués ou visiteurs de la domus.

Buste de l’empereur Alexandre Sevère

Le laraire d’Alexandre Sévère, empereur romain qui régna de 222 à 235, est à cet égard représentatif. On y trouvait, comme le raconte son biographe, l’effigie des empereurs divinisés, mais choisis avec soin parmi les plus grands, dont les âmes étaient illustres pour leurs vertus, comme Apollonius, poète et grammairien, le Christ, Abraham, Orphée et d’autres figures éminentes à côté du portrait de ses ancêtres, autant de témoignages de la spiritualité du propriétaire et de son goût pour les lumières embaumantes des précieuses lampes à huile !

Aujourd’hui encore, ce type de bimbeloterie ou autres objets de porcelaine ou de laque fine, sans compter toutes sortes de mignonnettes, de soucoupes, de vide-poches ou autres, n’a pas vraiment disparu des lieux privés… mais seul le propriétaire en connaît la provenance !

Dès votre entrée chez vos hôtes, il y a fort à parier que vous saurez situer l’endroit qui collecte les objets de protection des lieux, soit du côté du salon sur une petite table juponnée, soit sur une commode rustique ou derrière les vitrines de la bibliothèque, ou encore plus en évidence en levant les yeux sur un mur bien en vue ou dans une niche bien proportionnée : cela va des compas de toutes tailles, des maillets au manche décoré ou à la belle tête d’ivoire blanche et, bien sûr, des presse-papiers portant des figures d’étoiles à cinq branches ou de pélicans affligés. Évidement dans le laraire maçonnique on rencontre fréquemment des piluliers de toutes tailles, décorés de bleu, de vert, de rouge, voire d’aigles bicéphales, ou bien des doigts de mains entrelacés qui évoquent une chaîne d’union, à moins que sur cette étagère d’angle on n’aperçoive des médailles rondes montrant les colonnades d’un temple précédé d’escaliers d’accès et surmonté d’un soleil éclatant sous le faîte triangulaire, et si ce n’est pas un soleil, des guirlandes de lauriers et d’oliviers ou une branche d’acacia au-dessus d’un seul œil fixe et inquiétant.

Qui ne connaît pas, non plus, dans ce laraire, le stylo d’écaille (eh oui, celui qui a sur le côté trois points sertis !) placé près du téléphone dans l’entrée, ou l’ouvre-bouteilles rutilant, à la superbe incrustation d’une équerre et d’un compas entrecroisés, négligemment posé sur le plan de travail de la cuisine ?

Mais, chut ! Soyez discret, à votre première question vous allez être tuilé !

Source : Histoire Auguste. Tome III, 2e partie: Vie d’Alexandre Sévère, notes de : Agnès Molinier-Arbo et commentaire de : Cécile Bertrand-Dagenbach (Les Belles Lettres, Collection des universités de France Série latine – Collection Budé N° 406).

Ce que vous perdez, ce que vous gagnez : la pénombre du Franc-maçon

De notre confrère italien expartibus.it – Par Chrétien de Rosemunda

En franc-maçonnerie, le chemin n’est pas un départ des origines, mais un approfondissement de leur sens. Les débuts, en effet, restent essentiels et orientent dans le temps. Ils sont rejoués, interrogeant leur sens, devenant parfois complexes et articulés, et il devient un devoir de ne rien leur enlever.

Autour des vérités que nous avons réussi à trouver en nous-mêmes, il y a une aura poétique, une douceur et un mystère, qui ne sont que la pénombre que nous avons traversée.
Lella Romano

Nous naissons tous purs. Mais ensuite, à un moment donné au cours de notre développement de l’enfance, nous apprenons des connaissances, qui nous apprennent à séparer le bien du mal. Au moment où nous nous en nourrissons, nos ombres naissent et nous commençons à nous diviser en plusieurs parties.

En tant qu’adultes, sous ce masque social que nous portons tous les jours, nous avons une face sombre et cachée : une part impulsive, blessée, triste ou isolée, que nous essayons généralement d’ignorer, la pénombre, qui peut pourtant être source de richesse émotionnelle et de vitalité.

Le reconnaître peut être un voyage long et parfois tortueux, mais cela peut garantir une vie authentique.

Chacun de nous a sa propre pénombre, cette condition intermédiaire entre la lumière et l’obscurité. Il évoque la fraîcheur tranquille d’un sous-bois, la pièce éclairée uniquement par la lumière qui filtre à travers les lamelles des volets fermés, le parc au coucher du soleil, quand on aperçoit encore les arbres et les buissons.

C’est un mot qui s’emploie tant et volontiers pour ses capacités évocatrices : il est ambigu et ne laisse jamais indifférent, il sait être accueillant et protecteur, mais aussi risqué et dépaysant. Comme un crépuscule, un interrègne se découpe dans lequel beaucoup de choses particulières peuvent se produire.

Quand j’étais très jeune, je me suis retrouvé à me poser beaucoup de questions, je ne trouvais pas les bonnes réponses ; ceux qui m’étaient donnés par le monde profane ne me satisfaisaient pas, ils me semblaient assez évidents. Une façon de me rassurer, sans succès, qu’alors, à un moment donné, tout irait « bien ».

Dans mes pérégrinations, je me suis donc retrouvé à frapper à la porte du Temple. Pour moi, franchir le seuil signifiait sortir de cette pénombre et vivre la vie avec passion. C’est à partir de là que mon côté profane a pris le côté initiatique par la main et nous nous sommes montrés en public, sans avoir peur de nous présenter au monde.

Devenir franc-maçon induit un changement, surtout si vous y participez activement. Les Frères fournissent des énergies et sont porteurs de vibrations particulières, mais une consonance doit avoir lieu pour que le maximum de potentiel s’exprime. Ces conditions peuvent être auto-induites par une présence constante et active aux travaux de la Loge.

La voie maçonnique est celle de « l’éveil », pour que chaque Frère puisse approfondir sa connaissance de soi et réaliser ce qu’il est vraiment ; il permet de s’éloigner de l’ombre, d’avoir le courage de vivre dans la « Lumière ».

Notre devise « faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent » contient une procédure visant à favoriser et à changer la conscience pour le mieux.

Il y a un changement d’état efficace – physique, mental, émotionnel – qui parvient à augmenter la conscience de ses capacités et a une influence positive, donnant de l’énergie.

Pour sortir de cette pénombre, il faut « se rectifier », c’est-à-dire travailler de manière irréprochable « à l’intérieur » et « à l’extérieur » de soi ; le « droit chemin » devient ainsi une métaphore du but lui-même. L’immortalité ramène la sagesse à la lumière.

Se détacher de la pénombre permet une descente aux enfers d’où ressortir grâce à une nouvelle conscience de soi, à travers les différents chemins qui ont été empruntés sur ce chemin au fil du temps.

Epictète a déclaré :

Ce qui trouble et agite l’homme, ce ne sont pas les choses mais ses opinions et ses fantasmes sur les choses.

Vivre dans la pénombre équivaudrait à ne nourrir que ses fantasmes et à garder ses opinions inchangées. C’est en comparaison, cependant, que nous grandissons.

Entrer dans un temple maçonnique équivaut à sortir de la pénombre. Le Temple est le symbole de l’Univers, compris comme Lumière, et en lui tout peut devenir Lumière.

À ce jour, j’aime penser que la franc-maçonnerie peut aider les gens à devenir la meilleure version d’eux-mêmes.

Une collection maçonnique qui pose des questions ?

Paradoxalement, alors que les équipes commerciales des grands diffuseurs d’éditions constatent que « les librairies sont vides », ceux-ci découvrent que les collections et ouvrages maçonniques continuent de « bien tourner » Y aurait-il des explications rationnelles ou affectives à ces résultats ?

« Les outils maçonniques du XXIe siècle » est une collection DERVY créée il y a 10 ans.

Elle est sous-titrée : La Collection qui pose des questions

Dès son origine et paradoxalement, un frère d’une obédience, pourtant religieusement neutre, s’en est allé hurlant au scandale. Pour lui, les ouvrages sont faits pour apporter des réponses et non pour poser des questions. Bien faire et laisser braire !

Quand la religion donne des réponses, la franc-maçonnerie apporte des questions.

Cette collection est forte de 36 ouvrages parus et aléatoirement, voire souvent, titrés par un POURQUOI ou un COMMENT… Cela semble constituer des titres qui espèrent soulever quelques interrogations, pourquoi pas, utiles (OUTILS ?) comme :

  • Quel profil pour entrer en franc-maçonnerie ?
  • Comment faire avec les Apprentis ?
  • Comment constituer un collège d’officiers ?
  • Comment être un Vénérable Maître efficace et heureux ?
  • Enquêtes maçonniques, comment les réussir ?
  • Pourquoi la transmission maçonnique ?

450.fm, toujours en tête des enquêtes sur ces domaines, s’est procuré le « hit-parade » Dervy des titres qui ont convaincu leurs lecteurs en 2022.

Hypothèse de recherche : le hit parade qui suit peut-il refléter les attentes de lecture du monde maçonnique actuel ?

LIMITES & BIAIS

Une enquête plus large devrait s’étendre aux « hit-parade » des ventes de TOUTES les collections de TOUTES les éditions maçonniques afin d’en cerner encore mieux les résultats et affiner cette hypothèse.

HIT PARADE DERVY 2022

1/ Planches comment les réussir ? de Pierre Audureau

2/ L’Alchimie éclaire-t-elle la démarche maçonnique ? de Jean-François Blondel

3/ La Physique Quantique, une voie pour la démarche maçonnique ? de Jean Iozia

4/ Peut-on être franc-maçon et chrétien ? de Patrick Rodner

4 ex/ A quoi servent les anciens VM ? de Patrice Brochon

6/ La franc-maçonnerie est-elle un idéalisme ? de Marc Halevy

7/ La mixité maçonnique est-elle inéluctable ? de Brigitte Bouyssou

8/ Comment être VM efficace et heureux ? de Jean-Jacques Zambrowski

QUELQUES REMARQUES

  • Il faut pour ces résultats, tenir compte des dates de parution des ouvrages ce qui peut signifier une « usure éventuelle » de leur actualité.
  • Tenir compte aussi de l’aspect potentiellement provocateur du titre : Par exemple, s’interroger sur la mixité à une époque de wokisme sociétal ambiant peut constituer un frein rédhibitoire…

ANALYSE PARTIELLE, EXPRESS ET PROVISOIRE

  • Le titre N° 1 en tête des ventes pour 2022 est en tête depuis 10 ans. Ceci doit probablement indiquer qu’il concerne des interrogations, voire des besoins pérennes.
  • Les résultats N° 2 & 3 concernent des titres abordant des sujets moins connus voire mystérieux susceptibles d’éveiller la curiosité.
  • Les résultats des numéros cités en 4, 4 bis, 6 et 7 concernent des ouvrages publiés l’année qui suit la pandémie. Est-ce un regain de vie après le stress Covid ?
  • Le titre référencé en huitième position figure toujours dans ce hit-parade depuis 8 ans. Paradoxalement, il ne devrait s’adresser qu’à une minorité de lecteurs (élus parmi les élus) et pourtant…

Serions-nous dans une « confrérie traditionnelle » voire archaïque qui révère les chefs ?

(Humour)

Bien entendu, ces remarques et analyses peuvent être contestées, voire détaillées sous d’autres aspects et 450.fm serait ravi de recevoir vos appréciations et/ou commentaires qui seront toujours les bienvenues.

Antimaçonnisme : Les enfants de la veuve sortent de l’ombre. Les maçons ont de nouveau rappelé leur existence

De notre confrère russe newizv.ru – Par Sergueï Poutilov

Certaines personnes considèrent la franc-maçonnerie comme un instrument de lutte en coulisses, une conspiration des services de renseignement impérialistes contre des pays qui aspirent à une véritable indépendance, d’autres – une fraternité qui professe les principes de la coexistence pacifique de personnes de religions et de nationalités différentes.

Au Royaume-Uni, un grand « scandale maçonnique » éclate. Les pompiers de Londres ont fait l’objet d’un examen minutieux pour leurs liens avec la Grande Loge d’Angleterre à la suite de critiques à l’encontre du syndicat. La brigade aurait accepté un don de 2,5 millions de livres sterling des francs-maçons de Londres pour un équipement spécial, qui a été mis en service en novembre 2021. Des insignes maçonniques sont apparus sur les flancs des camions de pompiers. Et tout irait bien pourtant, selon les syndicats locaux, la confrérie des « francs-maçons » est « misogyne », puisque l’accès à la loge aux représentants du sexe faible est interdit par d’anciennes chartes. Par conséquent, il est nécessaire d’effacer tous les signes maçonniques des camions de pompiers et de rompre officiellement les liens avec les « enfants de la veuve ». Il est rapporté par The Guardian.

La « confrérie », qui s’efforçait de rester dans l’ombre depuis des siècles, s’est ainsi à nouveau rappelée, quoique d’une manière quelque peu curieuse.

Il est difficile de trouver une personne qui n’a même pas entendu parler de la « conspiration maçonnique mondiale » du moins du coin de l’oreille. Ce qu’ils ne reprochent pas aux « francs-maçons »…

Comment les francs-maçons ont construit l’histoire

Pourquoi beaucoup non seulement les détestent, mais en ont franchement peur, alors qu’ils ne connaissent souvent ce phénomène historique que par ouï-dire ? Demandez à n’importe quel vrai patriote, et il mettra tout sur les tablettes. Ces « monstres du genre humain », par la bouche du Grand Maître des Templiers Jacques de Molay, revenus au XIVe siècle d’un incendie hérétique, maudissent toutes les monarchies et l’Église, jurent d’établir une « république mondiale ». Qui a organisé la Grande Révolution française en 1789 ? En clair, les « farmazones », qui sont la progéniture de « l’Ordre maudit » et sont restées pendant des siècles fidèles à ses préceptes anti-monarchistes et anti-ecclésiastiques. Ce n’est pas pour rien que, comme ils l’ont montré (bien qu’ils aient été torturés par les templiers), le témoignage a témoigné que les chevaliers, bien qu’ils aient été autrefois glorieux pour leurs victoires dans les croisades, Au fil du temps, ils auraient commencé à vénérer un monstre cornu et barbu nommé Baphomet ? Le « satanisme mondial » est devenu comme une rivière souterraine, qui ne remonte qu’occasionnellement à la surface, mais en même temps, à chaque fois, il emporte des pays entiers et des dynasties régnantes pour ensuite se cacher à nouveau des regards humains sous les signes inoffensifs de  » sociétés éducatives », cercles alchimistes ou admirateurs intello de l’antique gnosticisme. « Mais les faits, les faits ! », s’est exclamé un autre partisan du « complot mondial ». Et il racontera certainement la prochaine fable. Après l’exécution de Louis XVI, comme on dit, un vieillard à demi fou, à longue barbe grise, vêtu d’une robe blanche à demi pourrie, sauta brusquement de la foule sur l’échafaud, qui trempa ses mains dans le sang du décapité. monarque, et les montrant à la foule criait à haute voix : « Jacques de Molay, tu es vengé ! ». qui n’affleure qu’occasionnellement, mais en même temps, balaye à chaque fois des pays entiers et des dynasties régnantes pour se dérober ensuite aux regards humains sous les signes inoffensifs des « sociétés éducatrices », cercles d’alchimistes ou admirateurs intello de Gnosticisme ancien. « Mais les faits, les faits ! », s’est exclamé un autre partisan du « complot mondial ». Et il racontera certainement la prochaine fable. Après l’exécution de Louis XVI, comme on dit, un vieillard à demi fou, à longue barbe grise, vêtu d’une robe blanche à demi pourrie, sauta brusquement de la foule sur l’échafaud, qui trempa ses mains dans le sang du décapité. monarque, et les montrant à la foule criait à haute voix : « Jacques de Molay, tu es vengé ! ». qui n’affleure qu’occasionnellement, mais en même temps, balaye à chaque fois des pays entiers et des dynasties régnantes pour se dérober ensuite aux regards humains sous les signes inoffensifs des « sociétés éducatrices », cercles d’alchimistes ou admirateurs intello de Gnosticisme ancien. « Mais les faits, les faits ! », s’est exclamé un autre partisan du « complot mondial ». Et il racontera certainement la prochaine fable. Après l’exécution de Louis XVI, comme on dit, un vieillard à demi fou, à longue barbe grise, vêtu d’une robe blanche à demi pourrie, sauta brusquement de la foule sur l’échafaud, qui trempa ses mains dans le sang du décapité. monarque, et les montrant à la foule criait à haute voix : « Jacques de Molay, tu es vengé ! ». pour ensuite se cacher à nouveau des regards humains sous les signes inoffensifs des « sociétés éducatives », cercles d’alchimistes ou admirateurs intello de l’antique gnosticisme. « Mais les faits, les faits ! », s’est exclamé un autre partisan du « complot mondial ». Et il racontera certainement la prochaine fable. Après l’exécution de Louis XVI, comme on dit, un vieillard à demi fou, à longue barbe grise, vêtu d’une robe blanche à demi pourrie, sauta brusquement de la foule sur l’échafaud, qui trempa ses mains dans le sang du décapité. monarque, et les montrant à la foule criait à haute voix : « Jacques de Molay, tu es vengé ! ». pour ensuite se cacher à nouveau des regards humains sous les signes inoffensifs des « sociétés éducatives », cercles d’alchimistes ou admirateurs intello de l’antique gnosticisme. « Mais les faits, les faits ! », s’est exclamé un autre partisan du « complot mondial ». Et il racontera certainement la prochaine fable. Après l’exécution de Louis XVI, comme on dit, un vieillard à demi fou, à longue barbe grise, vêtu d’une robe blanche à demi pourrie, sauta brusquement de la foule sur l’échafaud, qui trempa ses mains dans le sang du décapité. monarque, et les montrant à la foule criait à haute voix : « Jacques de Molay, tu es vengé ! ».

Mais même cela ne suffisait pas aux maudits francs-maçons. Ils créèrent en Allemagne l’Ordre des Illuminati, responsable de toutes les révolutions en Europe, puis la société italienne des Carbonari, et enfin étendirent leurs tentacules dégoûtantes jusqu’en Russie, où ils tentèrent d’établir leurs propres règles avec les mains des décembristes, c’est-à-dire renverser les dirigeants légitimes et arranger sur les ruines de la « monarchie sacrée » le « sabbat constitutionnel ». Et ce n’est pas tout. Première Guerre mondiale. Selon vous, qui a mis en scène cette apothéose de la mort, dans la fournaise de laquelle des millions de vies d’Européens civilisés ont été brûlées ? C’est vrai, ils l’ont deviné – tous les mêmes « francs-maçons » auxquels appartenait le nationaliste serbe Gavrila Princip, qui était membre de l’organisation secrète « Black Hand » et a tiré sur l’héritier du trône austro-hongrois. Qui, en fait, a servi de détonateur au « bain de sang » paneuropéen, connue sous le nom de « guerre impérialiste ». Les maçons s’y sont également réchauffés les mains. Dans les flammes de la guerre et des révolutions qui ont suivi, trois grands empires ont brûlé – russe, allemand et austro-hongrois. Pensez-vous que le pentagone kabbalistique est devenu en vain un symbole du pouvoir soviétique ? C’est la meme chose…

Les théoriciens du complot ne sont pas morts même aujourd’hui. Le pouvoir des maçons, pensent-ils, n’a nullement faibli. Vous pouvez vous en convaincre simplement en ramassant un dollar américain : on y voit une pyramide égyptienne couronnée de l' »Oeil qui voit tout » maçonnique. Maintenant, nous luttons contre le dollar tout-puissant. Mais où est la garantie que des agents de la mystérieuse fraternité mondiale ne se sont pas glissés dans nos rangs ordonnés ? Un ami s’est récemment rendu en Biélorussie à Vitebsk. Donc sous vous, il s’avère qu’il n’y a rien de moins qu’un musée maçonnique entier. Avec tous les effets personnels franc-maçonniques – gants, tabliers, boussoles, équerres, « têtes mortes » et autres artefacts « glaçants ». Soit dit en passant, en Russie, la franc-maçonnerie, relancée après la « perestroïka », se sent à l’aise.

Foyers de l’espionnage et du sionisme, ou partisans de la fraternité et du savoir universels ?

Que se passe-t-il, « ennemis » en marche ? Regardons de plus près. Qui étaient les éducateurs russes du temps de Catherine ? Qui a créé une imprimerie pour l’enseignement de masse de l’alphabétisation aux gens (Novikov en a finalement souffert lorsqu’il s’est retrouvé dans la forteresse de Shlisselburg). Le grand Pouchkine n’appartenait-il pas à la loge maçonnique « Ovide », ou le commandant Kutuzov, qui a libéré la Russie de l’invasion des Français, qui portait le nom maçonnique « Green Laurel » ? Et Odoevsky, qui pendant trois cents ans a prédit l’émergence des blogs, d’Internet et des avions ?

Les autorités russes n’ont jamais fait confiance aux « enfants de la veuve » (surtout compte tenu de l’histoire avec les décembristes), bien qu’elles aient pompeusement proclamé que le but principal du travail maçonnique était « d’effacer les différences entre les races, les classes, les croyances entre les gens, d’exterminer le fanatisme, la superstition, pour détruire la haine nationale, la guerre et unir toute l’humanité par les liens de l’amour et de la connaissance. Cependant, en 1821, un décret impérial fut publié interdisant la combinaison de la fonction publique avec la participation aux loges maçonniques. La « rivière souterraine » a disparu des yeux des « non-initiés » pour être à nouveau sur la crête de l’histoire déjà lors de la malheureuse Révolution de février 1917. Comme il ressort des archives, près de la moitié des membres du gouvernement provisoire se sont avérés être des « frères », y compris son président lui-même – « Pierrot de la Révolution » Alexander Kerensky. Puis suivi  » pendant ce temps, en 1921, des bombes d’information explosent dans la presse de Leningrad au sujet de la divulgation de cellules souterraines des ordres rosicruciens, des martinistes, de la loge Astrea, qui se composait de divers «éléments bourgeois inachevés purgés du parti, des dentistes, des diseurs de bonne aventure, des mystiques, des kantiens et autres canailles ». Les derniers rapports sur les membres des loges mystérieuses ne nous sont parvenus que des archives secrètes des services spéciaux soviétiques des années trente, lorsque toutes sortes de « magiciens et chevaliers » reçoivent des conditions solides et, au lieu de construire le Temple de la Vérité, sont envoyés sous escorte sur les chantiers de la taïga du socialisme. pendant ce temps, en 1921, des bombes d’information explosent dans la presse de Leningrad au sujet de la divulgation de cellules souterraines des ordres rosicruciens, des martinistes, de la loge Astrea, qui se composait de divers «éléments bourgeois inachevés purgés du parti, des dentistes, des diseurs de bonne aventure, des mystiques, des kantiens et autres canailles ». Les derniers rapports sur les membres des loges mystérieuses ne nous sont parvenus que des archives secrètes des services spéciaux soviétiques des années trente, lorsque toutes sortes de « magiciens et chevaliers » reçoivent des conditions solides et, au lieu de construire le Temple de la Vérité, sont envoyés sous escorte sur les chantiers de la taïga du socialisme.

Les dernières traces de maçons dans l' »empire du mal » socialiste remontent à la période après que l’armée soviétique a libéré l’Europe de l’Est des hordes fascistes. Dans les territoires débarrassés de l’ennemi, cependant, il y avait encore pas mal de loges maçonniques et de frères déguisés depuis l’époque de l’occupation nazie (Hitler ne supportait pas les « enfants de la veuve »). Dans les cercles partisans du début des années cinquante, la question de la légalisation de l’ancienne confrérie a même été soulevée (par exemple, en Bulgarie). Mais les dirigeants communistes, jugeant raisonnablement, ont décidé « de ne pas laisser les puces sous la peau ».

Soit dit en passant, les francs-maçons ont eu du fil à retordre non seulement dans les pays du bloc socialiste, mais aussi dans les puissances du « tiers-monde » qui s’étaient à peine libérées des carcans coloniaux, qui avaient choisi une orientation vers Moscou. Ainsi, en Égypte, où les maçons sont apparus pour la première fois dans le convoi des troupes napoléoniennes lors de la fameuse campagne au pays des pyramides, la confrérie s’est sentie à l’aise jusqu’à la révolution nasserienne. Cependant, à cette époque, les fans de la construction du temple du monde appartenaient déjà complètement aux loges anglaises, puisque le pays était gouverné par les « maudits colonisateurs » anglais. Ce n’est qu’en 1956, après la crise de Suez, alors que l’Égypte est victime de la triple agression de l’Angleterre, de la France et d’Israël, que les « enfants de la veuve » sont complètement expulsés des rives du Nil, et que les loges sont déclarées « foyers de l’espionnage et du sionisme ». . » L’interdiction de la franc-maçonnerie persiste en Égypte à ce jour. Que, cependant,

Même si la franc-maçonnerie n’est considérée que comme un instrument de lutte en coulisses, une conspiration des services de renseignement impérialistes contre les pays luttant pour une véritable indépendance, cela n’enlève rien à la contribution que la confrérie a apportée à l’acceptation généralement acceptée (et même prévue dans le Charte des Nations Unies) principes de coexistence de personnes de religions et de nationalités différentes. Cependant, chacun est libre de traiter la franc-maçonnerie comme il l’entend.

« Mon arrière-arrière-grand-père, avant même la révolution, est allé étudier l’ingénierie à Londres, où il a rejoint la loge maçonnique. De plus, il atteint des degrés d’initiation assez élevés, comme en témoigne sa bague au compas et à l’équerre, incrustée de pierre noire. Des gants, un tablier en tissu fin avec les symboles de la loge maçonnique ont également été conservés. Notre famille les a soigneusement conservés. Malgré le fait qu’ils sont arrivés à notre époque par l’intermédiaire d’un parent qui a autrefois servi dans les structures de pouvoir soviétiques. C’est un secret de famille depuis plusieurs générations », a déclaré à l’auteur Ekaterina, étudiante dans une université de Moscou.

Contribuer à l’histoire de l’étude du mouvement maçonnique et des historiens locaux. Ainsi, en 2014, dans le district de Shchelkovsky de la région de Moscou sur la rivière Vorya, l’expédition de l’historien Georgy Rovensky a découvert la fondation du temple maçonnique perdu de l’amitié, construit par le grand maître Lopukhin au XVIIIe siècle.

Aujourd’hui, le thème du dialogue des civilisations, auquel adhère par exemple le gouvernement égyptien, devient d’actualité. En même temps, les racines de cette philosophie poussent sans aucun doute dans leurs principes maçonniques, qui visaient à construire un monde sans guerres ni divisions, sur la base de « la fraternité et la connaissance universelles ». De nombreux gouvernements et Églises tentent aujourd’hui de suivre la philosophie de l’œcuménisme, c’est-à-dire la convergence des religions.

Récemment, on a appris qu’à Alexandrie (Égypte) la publication de l’almanach œcuménique « Dialogues » en langue russe a commencé. En tant que membre du comité de rédaction de la revue, le prêtre Pavel Levitin, a déclaré à la publication: « L’almanach est un produit du concept de la » ville du monde « , professé par Alexandre le Grand lors de la fondation d’Alexandrie, où les gens pouvaient communiquer sans crainte, participer à une grande connaissance, vivre en harmonie, quels que soient leur clan et leur tribu, leurs opinions religieuses ou politiques. Les citoyens de la Terre plongèrent dans les peurs et les querelles. Sans précédent par la force des tremblements de terre, des guerres, tout cela sème le désespoir. Les gens ont plus que jamais besoin d’une lueur d’espoir. Une attention particulière sur les pages de l’almanach mensuel sera accordée à l’histoire. A notre époque, la connaissance de la sagesse antique est très utile. Prenez au moins le « Livre mémorable » de Lucius Ampelius sur les constellations. Le scorpion a été engendré par Diana pour se venger d’Orion pour avoir tenté de la souiller alors qu’elle chassait nue. En conséquence, Orion a souffert de sa passion ardente. Et Jupiter a placé à la fois le Scorpion et Orion sur les étoiles, créant les constellations correspondantes. C’est-à-dire que même lui n’a pas trouvé qui est ici, qui ne l’est pas, mais a rétabli la justice de cette manière. Toute cette sagesse des âges nécessite une réflexion dans les conditions modernes. Nous devons apprendre à nous comprendre indépendamment de la nationalité, de la religion ou de l’appartenance à des systèmes étatiques différents. et rétablit ainsi la justice. Toute cette sagesse des âges nécessite une réflexion dans les conditions modernes. Nous devons apprendre à nous comprendre indépendamment de la nationalité, de la religion ou de l’appartenance à des systèmes étatiques différents. et rétablit ainsi la justice. Toute cette sagesse des âges nécessite une réflexion dans les conditions modernes. Nous devons apprendre à nous comprendre indépendamment de la nationalité, de la religion ou de l’appartenance à des systèmes étatiques différents.

Square & Compass Promotions évalue la durabilité du Temple maçonnique de Windsor

De notre confrère adamson-cameron.medium.com

Square & Compass Promotions a signé le Sustainable Tourism 2030 Pledge , pour démontrer notre engagement à améliorer notre score de durabilité d’ici 2030 (l’Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies définit le tourisme durable comme « un tourisme qui tient pleinement compte de ses enjeux économiques, sociaux et impacts environnementaux, répondant aux besoins des visiteurs, de l’industrie, de l’environnement et des communautés d’accueil. »).

Introduction

En tant qu’entreprise qui propose des visites (virtuelles et en personne) du temple maçonnique de Windsor, Square & Compass fait partie du secteur du tourisme.

Cependant, la franc-maçonnerie (au sens large) peut faire partie du secteur du tourisme (mais pas dans un sens « commercial »).

De nombreux bâtiments maçonniques agissent comme des destinations touristiques (ou destinations « d’ancrage »), encourageant le tourisme et les visites à la fois des habitants prenant un « séjour » et des « étrangers » explorant l’histoire et l’architecture des régions qu’ils visitent. La maçonnerie elle-même peut agir comme une attraction touristique à la fois à l’intérieur et à l’extérieur d’une communauté locale, en encourageant les visites maçonniques.

Une partie de la signature de l’engagement du tourisme durable 2030 consiste à effectuer l’évaluation du tourisme durable. Cette évaluation mesure la performance en matière de durabilité avec des critères basés sur les critères du Global Sustainable Tourism Council .

De nombreux aspects de cette évaluation ou, plus précisément, de nombreuses questions au sein de cette évaluation, sont-ils utiles aux bâtiments maçonniques/loges à considérer ?

La franc-maçonnerie est-elle durable ou s’efforce-t-elle de devenir aussi accessible que possible ?

Square & Compass passe en revue le processus d’évaluation sur notre chaîne YouTube, dans une vidéo diffusée le 26 février à 18 h HNE.

Certaines des questions les plus pertinentes (du point de vue de la construction maçonnique) dans le cadre de l’évaluation sont énumérées ci-dessous.

Après avoir énuméré ces questions, nous les explorons d’un point de vue maçonnique et énonçons également (en italique) certaines des façons dont Square & Compass Promotions (ou corps maçonniques) aborde ces questions.

Questions d’évaluation

  • Votre entité dispose-t-elle d’un système de gestion de la durabilité en cours et/ou de quelle manière la durabilité est-elle intégrée dans le système de gestion de votre entité ?

Pour le système de gestion d’un bâtiment maçonnique (souvent un Temple Board), de quelle manière la durabilité est-elle intégrée dans son système de gestion ? Pense-t-il à la durabilité lorsqu’il prend des décisions liées à l’entretien positif ? Pense-t-il à la durabilité lorsqu’il développe des liens vers et depuis la communauté et s’engage dans des relations locales ou commerciales ?

  • Dans quelle mesure votre entité a-t-elle intégré une conception accessible dans vos bâtiments physiques ou vos expériences, afin que les personnes ayant des besoins divers (physiques, cognitifs, sensoriels) puissent accéder à vos installations et/ou services ? &
  • Quels aspects du marketing et des communications de votre entité pour le personnel et les invités répondent aux exigences d’accessibilité pour les personnes ayant diverses capacités (y compris physiques, sensorielles, cognitives et autres ?) (c’est-à-dire que le matériel est disponible en formats audio, visuels ou autres). &
  • Votre entité propose-t-elle, le cas échéant, des activités et/ou des services adaptés aux personnes aux capacités diverses ?

Un bâtiment maçonnique intègre-t-il une conception accessible afin que les personnes ayant des besoins divers puissent accéder au bâtiment (cela pourrait s’appliquer aux membres de la communauté cherchant à louer l’espace d’un bâtiment maçonnique ou l’adhésion au bâtiment) ? La conception accessible comprend (sans toutefois s’y limiter) les ascenseurs, les rampes, les toilettes accessibles ou l’équipement audiovisuel. Si un bâtiment maçonnique n’intègre pas ces conceptions accessibles, sa direction cherche-t-elle des moyens de le faire, y compris en demandant un financement pour le même.

Lorsqu’elle se fait connaître auprès de la communauté (que ce soit sous forme de bâtiments, de lieux spéciaux ou de l’artisanat lui-même), la franc-maçonnerie se fait-elle de la publicité de manière à prendre en compte diverses capacités ?

De plus, la franc-maçonnerie envisage-t-elle ou s’engage-t-elle dans des activités qui incluent ou engagent des personnes aux capacités diverses ?

Le temple maçonnique de Windsor (siège des promotions Square & Compass) organise des activités pour les personnes aux capacités diverses, par exemple en hébergeant le centre d’apprentissage du rite écossais pour les enfants souffrant de dyslexie et / ou de troubles d’apprentissage.

Le temple maçonnique de Windsor (siège de Square & Compass Promotions) contient également de nombreux éléments de conception accessibles, notamment un ascenseur, des portes et des rampes automatiques, des toilettes accessibles et un système de sonorisation.

En termes de communication, Square & Compass Promotions et d’autres organismes maçonniques notent dans la correspondance que : « message disponible dans des formats alternatifs » et grâce à l’utilisation de « Texte alternatif » dans les images.

Il vaut également la peine (en particulier pour les bâtiments maçonniques/loges au Canada) de tenir compte des langues officielles, et ces moments où la communication dans toutes les langues officielles peut être bénéfique pour la communauté et les membres (ainsi que pour les clients d’une entreprise touristique).

  • De quelles manières votre entité participe-t-elle à des projets communautaires ?

Est-ce qu’un bâtiment/loge maçonnique participe aux projets de la communauté dans laquelle il se trouve (une autre façon de demander cela… est-ce qu’un bâtiment/loge maçonnique est pertinent pour la communauté dans laquelle il se trouve) ? La participation à des projets communautaires peut inclure la participation à des défilés communautaires, la collecte de dons pour les banques alimentaires, des paniers ou la participation à des projets communautaires tels que des centres d’apprentissage ou des dîners de vacances.

Square & Compass Promotions s’engage dans des projets communautaires en faisant la promotion de plusieurs de ces projets, y compris (mais sans s’y limiter) Doors Open Windsor, le dîner des fêtes des lutins de Noël, «Pour les 100 prochaines années», et plus encore.

Le temple maçonnique de Windsor (siège de Square & Compass Promotions) s’engage également dans de nombreux projets communautaires, tels que ceux mentionnés ci-dessus.

  • Votre entité encourage-t-elle et promeut-elle le soutien des invités pour les entreprises communautaires locales, les opportunités de bénévolat et de dons, et d’autres initiatives caritatives dans lesquelles votre entité est impliquée ? &
  • Quel pourcentage des dépenses en biens et services se fait avec des fournisseurs locaux (dans un rayon de 300 km) ?

Est un bâtiment maçonnique/loge soutenant des entreprises communautaires ou des initiatives bénévoles (… encore une fois, est un bâtiment maçonnique/loge pertinent pour la communauté dans laquelle il se trouve). Le bâtiment maçonnique/lodge s’engage-t-il avec des entreprises locales pour des rafraîchissements ou pour s’associer à des initiatives spéciales ? Que diriez-vous d’organiser des clubs de café ou des petits déjeuners ouverts au public ?

Surtout en ce qui concerne les rafraîchissements achetés pour le gardien junior, les rafraîchissements sont vraisemblablement achetés via des fournisseurs locaux et soutiennent ainsi les entreprises locales.

Square & Compass Promotions s’engage avec des fournisseurs locaux pour de nombreuses initiatives. Pendant la saison des fêtes, Square & Compass Promotions s’est engagé avec 519Culture pour fournir aux supporters des cadeaux fournis et sélectionnés localement. Nous encourageons d’autres organismes maçonniques à envisager des initiatives similaires.

  • Votre entité suit-elle vos impacts sur la communauté, qu’ils soient positifs et/ou négatifs ? &
  • De quelles manières votre entité demande-t-elle ou reçoit-elle des commentaires de vos voisins ?

Est-ce qu’un bâtiment/loge maçonnique prend le temps de suivre ses impacts sur la communauté ? Cela pourrait inclure de demander à la communauté des informations sur la façon dont ils perçoivent le bâtiment maçonnique local/la loge, et si les membres de la communauté ont été impactés positivement (ou négativement) par le bâtiment maçonnique local/la loge (les médias sociaux sont un excellent moyen de le faire ). Aussi, mis à part les édifices maçonniques et la communauté, qu’en est-il des loges maçonniques et de leurs appartenances ? À quelle fréquence une loge maçonnique prend-elle le temps de suivre son ou ses impacts sur ses membres – prend-elle le temps de poser des questions sur l’impact positif ou négatif que la loge a sur leur vie (et comment elle peut s’améliorer).

Cela est pertinent à la fois pour l’engagement Tourisme durable 2030 et pour le programme Cornerstone de la Grande Loge du Canada dans la province de l’Ontario.

Square & Compass Promotions suit régulièrement son impact et demande des commentaires via les médias sociaux, ainsi qu’à la fin de ses visites (en personne et virtuelles) et tente de grandir et de s’améliorer en fonction des commentaires positifs et négatifs.

  • Comment votre entité contribue-t-elle à la protection et à la promotion de la culture et du patrimoine autochtones traditionnels et contemporains ?

Est-ce qu’un bâtiment/loge maçonnique s’engage avec des groupes indigènes locaux ? Cela pourrait inclure l’engagement avec les reconnaissances foncières, l’invitation de groupes autochtones à présenter au sein d’une loge ou à utiliser un bâtiment maçonnique pour des événements spéciaux.

Square & Compass Promotions s’est engagé auprès de notre groupe autochtone local et a, par exemple, utilisé une reconnaissance foncière dans une grande partie de sa correspondance et sur son site Web.

Harmony Masonic Lodge (qui se réunit au temple maçonnique de Windsor et dont cet auteur est secrétaire) utilise également la même reconnaissance foncière dans une grande partie de sa correspondance.

La reconnaissance des terres a été élaborée avec l’aide du groupe autochtone local.

« Nous reconnaissons que nous sommes sur terre et entourés d’eau, habités à l’origine par des peuples autochtones qui ont parcouru cette région depuis des temps immémoriaux. Ce territoire fait partie des terres honorées par les traités Wampum; accords entre les Anishinaabe, Haudenosaunee, Lenni Lenape et les nations alliées pour partager pacifiquement et prendre soin des ressources autour des Grands Lacs. Plus précisément, nous tenons à souligner la présence de la Confédération des Trois Feux (Ojibwe, Odawa, Potawatomi) et des peuples Huron/Wendat. Nous nous engageons à honorer l’histoire et la culture autochtones tout en restant déterminés à aller de l’avant dans le respect avec toutes les Premières Nations, les Inuits et les Métis. 

  • Quelles mesures votre entité prend-elle pour économiser l’énergie (électricité, gaz naturel, diesel, essence, mazout, propane, etc.) ?

Les bâtiments/loges maçonniques prennent-ils le temps de considérer leur consommation d’énergie et, plus important encore, comment cette consommation d’énergie peut être conservée ? Cela pourrait inclure le remplacement des fenêtres, la modification du toit, la mise à niveau d’une façade avec des matériaux plus éconergétiques et/ou la mise à niveau des systèmes électriques. Il existe également de nombreuses subventions disponibles, qui peuvent aider à financer la conservation de l’énergie.

Square & Compass Promotions encourage tous les bâtiments/loges maçonniques à réfléchir à la manière dont ils peuvent économiser l’énergie en promouvant et en partageant des informations liées au projet « Pour les 100 prochaines années » du temple maçonnique de Windsor, qui se traduira par une économie d’énergie importante et encouragera d’autres corps maçonniques s’engager dans des projets similaires.

Square & Compass Promotions partage des sources de financement potentielles qui permettront aux organismes maçonniques de s’engager dans des projets similaires.

Conclusion

La durabilité est un attribut nécessaire que les entreprises du secteur du tourisme (telles que Square & Compass Promotions), les destinations touristiques (telles que les bâtiments maçonniques) et les groupes communautaires (tels que les loges maçonniques) doivent prendre en compte .

Les initiatives et les questions contenues dans l’Engagement de durabilité 2030 et/ou l’évaluation de la durabilité profitent à tout bâtiment/loge maçonnique.

Suivez les promotions Square & Compass dans notre voyage pour rendre les affaires aussi durables que possible, à la fois jusqu’en 2030 et « pour les 100 prochaines années ».

Toutes les opinions exprimées sont celles de Square & Compass Promotions et des invités, et ne reflètent pas nécessairement les opinions du Windsor Masonic Temple et/ou de tout groupe maçonnique.

Le mot du mois : RESPONSABLE

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Répondre. Aux questions explicites ou suggérées, dans la sphère intime comme dans l’espace de la sociabilité. Répondre, parce qu’on ne saurait rester sans voix face à une sollicitation, de quelque nature qu’elle soit, ni se garder de l’engagement, même à risque, que suppose l’acte de vivre avec l’autre. Coupable ? Pas à coup sûr, mais responsable de toute façon.

L’origine du mot, religieuse et juridique dans l’antiquité gréco-latine et hittite, *spend-, désigne la libation offerte à la divinité devant laquelle une convention est scellée entre deux parties. Offrande tangible d’un liquide qui est versé par terre aux ancêtres, sur un autel à des puissances tutélaires qui ont soif, en échange de quoi on sera prémuni d’un danger.

Le sémantisme évolue ensuite vers un sens politique et juridique, pour désigner le pacte de sécurité mutuelle que les deux contractants s’engagent à respecter, en se prenant mutuellement comme garants. Avec une solennité dont témoigne le mariage, par exemple. *Sponsus, le fiancé latin, sponsor le garant d’une entreprise. D’où les époux, les épousailles, placées sous le regard sévère de la divinité ou la vigilance de la puissance civile. C’est qu’on ne transige pas avec la loyauté de cet engagement, même si maintes libertés sont prises avec la stricte fidélité.

L’idée centrale est celle d’un consentement éclairé, d’une volonté avérée. D’où le latin *spontaneus. Un engagement spontané. Une spontanéité qui n’est pas synonyme d’immédiateté étourdie, faut-il le signaler. Il s’agit d’un élan réfléchi, dont on a mûrement pesé les conséquences à envisager.

Telle est la réponse officielle de l’oracle consulté, la réponse individuelle d’un engagement par la parole et dans les actes. Même si la riposte peut apparaître rapide, virulente, voire belliqueuse.

Ne rien répondre à la légère. Je me sens responsable de ce qui m’entoure, me concerne. L’image en est frappante.

Impossible d’échapper aux liens essentiels qui nouent les individus entre eux, inter-rogation, co-respondance, qui fondent l’identité de chacun en face de, en regard de. Liens d’engagement mutuel, à divers degrés, plus ou moins distendus, indissolubles qu’on le veuille ou non.

Il n’y a pas de mot anodin, de parole sans conséquence, d’insulte gratuite qui ne laisserait aucune trace. On ne sort jamais indemne du contact, même le plus indifférent en apparence.

Toute existence est un questionnement, source infinie de réponses successives, dont chacune est, ou devrait être, même mentalement, sanctionnée par la formule rituelle « j’ai dit », qui la clôt comme l’affirmation momentanée d’une responsabilité qui n’en évacue jamais les conséquences.

Albert Camus écrit : « L’homme n’est rien en lui-même, il n’est qu’une chance infinie, mais il est le responsable infini de cette chance. »

Annick DROGOU

Et si on oubliait un instant l’injonction morale permanente et un peu raide attachée à ce mot. Pour revenir à ce sens premier : être en capacité de répondre. La responsabilité comme une relation. Ne pas affirmer, mais seulement répondre. Répondre de quoi, pour qui ? À qui, à quoi suis-je relié ? Ce mot « responsable » est trompeur : il nous met en première ligne. Le responsable serait celui qui a pouvoir sur une situation, une organisation. Illusion, il ne s’agit que de répondre.

On répète sans cesse qu’il convient d’être responsable de ses actes. Mais, avant cela, la responsabilité est affaire de parole. Et puisqu’il s’agit d’apporter une réponse, avant même de répondre, il suffit d’écouter pour savoir à qui et à quoi répondre. Après, seulement après, la réponse pourra venir et s’exprimer pleinement et simplement : je te donne ma parole. Tu peux me prendre au mot. Et dans cette responsabilité, je vais même répondre de mes actions et de celles des autres qui m’en ont confié la charge. Je vais porter leur réponse, le dépôt qu’ils m’ont fait. Responsable, je deviens garant, quand je prends pour moi la parole d’un autre, qui n’est pas en capacité de répondre.

Tout est relation. « Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé », disait le Petit Prince de Saint-Exupéry à sa rose. En clair, la responsabilité ne va pas sans amour, sans souci de l’autre. On est toujours intimement responsable. Faut-il croire celui qui nous dit que le flocon de neige n’est pas responsable de l’avalanche ? Le papillon, et son célèbre effet, est-il responsable de la tornade qu’il déclenchera à des milliers de kilomètres ? Assurément, car l’autre mot pour dire responsable, est tout simplement « Un », comme l’unité du vivant. Responsable de tout et de tous. Reste en écoute pour tenter de répondre.

Jean DUMONTEIL

Lieu symbolique : Statue de Maria Deraismes, franc-maçonne

À quelques jours du mercredi 8 mars, Journée internationale des droits des femmes 2023, nous souhaitons vous faire découvrir un lieu où, ce jour-là,

Blason DH

la Fédération française du DROIT HUMAIN (DH), fondée en 1901,  première et la plus ancienne fédération de l’Ordre maçonnique mixte international LE DROIT HUMAIN, rendra un vibrant hommage.

Les francs-maçons rendent hommage à la figure et à l’œuvre humaniste de la féministe Maria Deraismes.

Comme chaque année, LE DROIT HUMAIN honore la figure et les combats humanistes de Maria Deraismes (1828-1894), devant sa statue du square des Épinettes à Paris.

Revenons sur le parcours profane et maçonnique d’un être d’exception. Maria Deraismes, la première femme initiée, fondatrice du DROIT HUMAIN.

Comme bien des femmes d’avant-garde de sa génération elle s’est émancipée, elle s’est battue. Elle a touché à la littérature, à la peinture, elle a été journaliste et conférencière. Elle a écrit, et bien. Mais elle a fait plus : en étant la première femme initiée, elle a violé l’interdit posé aux origines de la maçonnerie par le pasteur Anderson en ouvrant, à jamais, la franc-maçonnerie aux femmes.

Statue originelle. Sa main droite s’appuyait sur une chaise, mais cette dernière n’a pas été replacé pour des raisons techniques.
 

Rejetée par les obédiences masculines, malgré une initiation en règle, elle est allée plus loin, en créant l’Ordre Maçonnique Mixte et International, le Droit Humain. En cela, Maria Deraismes est une grande figure de l’histoire du féminisme, une fondatrice, une de ces femmes qui « ont réveillé la France » et changé à tout jamais la franc-maçonnerie.

Plaque commémorative au 72 rue Cardinet, dans 17e arr. de Paris où elle résidait

Née dans une famille bourgeoise et fortunée, Maria acquiert une solide culture qui lui permettra de fonder son féminisme sur l’histoire, les mythes et la littérature. Mieux que cultivée, elle est érudite et cite les Pères de l’Eglise aussi bien que les philosophes grecs ou la pensée orientale.

Sous le Second Empire, le théâtre est une autre forme d’écriture où les femmes s’essaient. Maria, comme d’autres, rédige des comédies de salon, qui peuvent faire penser, par leur marivaudage, aux Comédies et Proverbes de Musset, mais qui, déjà, laissent percevoir ses engagements féministes.

rue Maria Deraismes longeant le square des Épinettes.

A bon chat bon rat « tourne à une critique peu conventionnelle des stéréotypes de genre »(v) Retour à ma femme suggère qu’un adultère d’un seul côté (le mari) entraine une forme de sadisme et induit la question du divorce.

Histoire et mémoire – Plaque commémorative de la Ville de Paris. Au second plan, la statue.

Maria Deraismes attaque Dumas fils et Victorien Sardou qui se nourrissent, eux, de stéréotypes (la femme est un ange ou une pécheresse), alors que le féminisme impose une nouvelle vision de la femme, qui a rejeté corset et préjugés. En revanche, Antoinette, l’héroïne de A bon chat bon rat refuse une cigarette, bien que fumer soit alors un signe d’émancipation des femmes.

La « femme de lettres » éclairée va évoluer et découvrir le féminisme. Elle anime La Société pour la revendication des femmes qui se bat pour le développement de l’enseignement féminin. Plus tard, elle contribue avec le franc-maçon Léon Richer, du Grand Orient de France, au premier Congrès International du Droit des Femmes.

Depuis le XVIIIe siècle, le journalisme n’est plus réservé aux hommes. Comme George Sand, comme Delphine de Girardin, Maria collabore de façon régulière à différents journaux : Le Grand Journal — L’Epoque — Le Nain Jaune ainsi qu’à la revue Le Droit des Femmes. Elle crée même le journal La Libre Pensée de Seine et Oise.

Maria Deraismes nous tend la main comme pour nous inviter à la rejoindre…

Les idées républicaines de Maria, sa réputation d’oratrice séduisent les hommes politiques de l’époque, en particulier ceux acquis au féminisme. C’est ainsi que, dès 1866, elle est sollicitée par le Grand Orient de France, pour participer à des conférences.

Square des Epinettes

À tour de rôle, elle aborde la morale, l’histoire, la littérature, le droit de l’enfant, le rôle du clergé dans la société, la femme, etc. Certaines de ses idées sont reprises dans des propositions de loi, comme l’électorat des femmes dans les tribunaux de commerces ou les droits civils des femmes.

Maria est une anticléricale farouche. Elle adhère à La Libre Pensée où elle fonde et anime une section car, pour elle droit des femmes et anticléricalisme sont indissociables. Elle met de la verve à rappeler le sort des femmes dans les différentes religions, dont le christianisme :

-le christianisme fait peser sur la femme la plus grande part de la responsabilité dans la faute originelle […] En m’avançant dans les vieux récits, je découvre une faute, une transgression à la loi éternelle dont la femme se serait rendue coupable …

Eve, chez les Hébreux, et Pandore, chez les Grecs, perdent l’humanité par leur curiosité fatale. Chez les Celtes, les filles des Géants surviennent et corrompent les fils des hommes. La Glose chinoise prétend qu’il faut se défier des paroles de la femme, sans s’expliquer davantage.

Sépulture de Maria Deraismes au cimetière de Montmartre, 31e division.

Elle va jusqu’à déconstruire la sacro-sainte figure de Marie : Marie, désormais l’idéal de la femme dans le christianisme, est l’incarnation de la nullité, de l’effacement : elle est la négation de tout ce qui constitue l’individualité supérieure : la volonté, la liberté, le caractère.

Sépulture de Maria Deraismes, détail

En juin 1881, au congrès anticlérical et en l’absence du président Victor Schoelcher qu’elle remplace, elle triomphe devant plus de quatre mille délégués. Au cours de ce congrès, il est décidé de porter le projet de loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Son activité et son engagement sont tels qu’un comité se forme pour présenter sa candidature aux élections législatives. Femme de raison, elle décline l’offre, sachant sa candidature irrecevable.

Maria Deraismes

Le 14 janvier 1882, s’ouvre pour Maria Deraismes une période nouvelle. Les frères de la Loge “Les Libres Penseurs du Pecq” décident dans l’enthousiasme de l’initier, sachant qu’ils transgressent un interdit de taille. Mais la portée de cette initiation est autant politique que symbolique.

Plaque funéraire sur laquelle figure : « 6.2.1894-1994 – FIDÉLITÉ – D.H.I 1599 »

Alphonse Houbron, alors Vénérable Maître, accepte : « Mon premier soin sera de faire consacrer le mot autonomie par l’immixtion de l’élément féminin au sein de la Loge afin de combattre effectivement le cléricalisme» car « détruire chez la femme les préjugés en les combattant par la morale et la lumière maçonniques, c’est préparer pacifiquement la véritable émancipation sociale ».

La cérémonie donne lieu à une grande fête, sous les auspices moraux de Victor Hugo et de Louis Blanc, au cours de laquelle Alphonse Houbron fait tirer huit santés. Le scandale est énorme et ébranle la maçonnerie masculine. Alphonse Houbron est désavoué et la Loge est fermée.

Toutefois, la nouvelle de l’initiation de Maria Deraismes se sait même à l’étranger ; en visite en France, la féministe américaine Elisabeth Cady Stanton reçoit Maria,” the only female free-mason in France and the best orator in our country”. En 1889, Maria invite à son tour “son éminente consœur” Elisabeth Cady Stanton à assister au deuxième congrès pour le Droit des femmes.

Georges Martin, un médecin féministe, conseiller général (radical de gauche), initié dans la Loge Union et Bienfaisance au Rite Écossais Ancien et Accepté, constate que les obédiences ne pourront s’ouvrir aux femmes ; il faut donc couper avec la maçonnerie masculine. Avec Maria Deraismes, il fonde en 1893, une obédience nouvelle : la Grande Loge Symbolique Ecossaise de France, Le Droit Humain, appelée à devenir l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain

Retour sur cette fondation et cette obédience

Onze ans après, Maria Deraismes réunit chez elle, les 1er juin 1892 et 4 mars 1893, seize femmes de la bourgeoisie républicaine à qui elle va donner la « Lumière maçonnique ». Assistée de Georges Martin, elle leur confère le premier grade symbolique d’« apprenti-maçon » le 14 mars 1893 ; celui de compagnon le 24 mars et celui de maître le 1er avril. En tant que « vénérable maître fondatrice », elle fait procéder le 4 avril à l’élection des officiers et à la lecture des articles de la constitution déposée au Ministère de l’Intérieur et à la Préfecture de Police, articles qui furent adoptés par vote. La Grande Loge symbolique écossaise mixte « Le Droit humain » qui deviendra l’Ordre maçonnique mixte international LE DROIT HUMAIN. Cet Ordre, en forte progression et à la communication intelligente et dynamique, est aujourd’hui la quatrième obédience française, appartenant au groupe très fermé des institutions maçonniques reconnues et reçues par les instances gouvernementales (Présidence de la République, ministère de l’Intérieur et des Outre-mer).

Signature de Maria Deraismes sur une lettre autographe conservée à la BnF-Gallica.

Maria Deraismes ne verra pas son travail achevé et la tâche d’organisation et de développement du Droit Humain reviendront au docteur Georges Martin, car elle meurt d’emphysème le 6 février 1894, à son domicile de la rue Cardinet, dans le 17e arrondissement de Paris. Elle est inhumée trois jours plus tard dans le cimetière de Montmartre (31e division). Peu avant son décès, elle laisse le message suivant :

« Je vous laisse le Temple inachevé, poursuivez, entre ses Colonnes, le Droit de l’Humanité. »

Sépulture de Maria Deraismes, emplacement 77 sur le plan du cimetière de Montmartre.

Le square des Épinettes

C’est un grand square de Paris, créé en 1893 par Jean-Camille Formigé, réaménagé en 1980 et 1992, situé dans le quartier des Épinettes dans le 17e arr. de Paris. Il porte ce nom en référence au lieu-dit, devenu un quartier, dans lequel il se situe et qui doit son nom à l’épinette blanche, un cépage de vignes autrefois présent sur cette colline. Le square abrite deux sculptures :

– le monument à Jean Leclaire par Jules Dalou (1896). Edme Jean Leclaire (1801-1872), chef d’entreprise engagé dans le catholicisme social et maire d’Herblay de 1865 à 1869 ;

– la statue de Maria Deraismes, inaugurée en 1898. La statue est réalisée par Louis-Ernest Barrias (1841-1905), un sculpteur parisien de l’époque. L’artiste tient à être fidèle aux idéaux de la féministe, il la représente d’une façon très réaliste en soulignant son engagement et sa détermination.[NDLR : Maria Deraismes est également à l’origine de la Société pour l’amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits. À sa mort, en 1894, la société décide de dédier une statue à l’effigie de la féministe !]

Le sculpteur Louis-Ernest Barrias, photographié par Pierre Petit.

En 1943, ces bronzes sont déboulonnés par le régime de Vichy dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux et envoyés en Allemagne. Le groupe en bronze du monument à Jean Leclaire a été refondu et ré-érigé sur son socle en 1971, mais il manque le seau que tenait l’ouvrier dans la version d’origine.

Louis-Ernest Barrias dans son atelier.

Quant à la statue de Maria Deraismes, celle-ci a été refondue en 1983 par la fonderie de Coubertin (chaudronnerie et la fonte d’art) et ré-érigée dans le square.

Selon d’autres avis, la statue est ré-érigée le 22 septembre 2000, au même endroit grâce à l’action de l’Association laïque des Amis de Maria Deraismes…

Maria Deraismes, un portrait de femme qui a marqué Paris, sur RetroNews BnF « Maria Deraismes, la première franc-maçonne »

Pour aller plus loin :

Génèse et fondation de l’ordre maçonnique mixte international-Le droit humain: 1866-1916 (DETRAD, 2016) de Dominique Segalen, prix littéraire IMF 2016, catégorie Histoire

– Soyez parfaites, mes Sœurs ! Les pionnières du DROIT HUMAIN (Numérilivre, 2020) de Dominique Segalen et Annick Drogou.

Acte de décès de Maria Deraismes, avec référence archivistique.

Pour information, lors des Journées Européennes du Patrimoine en 2010, la direction des services d’Archives de Paris a distribué gratuitement une plaquette réalisée sous la direction du

Chargé d’études documentaire de la Ville de Paris M. Francis Delon – par ailleurs Grand Archiviste de la Grande Loge Nationale Française (GLNF) – et intitulée Grands Hommes – Quand femmes et hommes construisent l’avenir. Il consacre une page à la biographie de Maria Deraismes*.

Concernant LE DROIT HUMAIN, nous vous invitons, si tel est votre désir, à (re)lire notre article « 130 ans de « voyages initiatiques en mixités » au DROIT HUMAIN » du 6 février dernier.

Sources : Wikipédia, Wikimedia Commons, Fédération française du DROIT HUMAIN https://www.droithumain-france.org/, Photos © Yonnel ghernaouti, YG – rue Cardinet, statue et cimetière de Montmartre

L’acacia, symbole d’immortalité… 

* Envoi de la page sur Maria Deraisme sur simple demande à yonnel@450.fm

Rue Cardinet, au 72. La plaque commémorative est en haut à droite.

Paris, capitale maçonnique

De notre confrère ivoirien ladepechedabidjan.info

Notre confrère africain reprend un ancien article du Figaro afin de mettre en avant le Paris maçonnique. Malheureusement, il cite Gustave Eiffel comme Franc-maçon, erreur !  

Du Louvre à la tour Eiffel, en passant par le Panthéon ou la Grande Arche de la Défense, la Ville Lumière semble avoir été pensée par des « philosophes ». Visite guidée.

La Ville Lumière porte bien son nom. Du Panthéon à la tour Eiffel, nombre de ses monuments portent les traces de symboles maçonniques. « C’est souvent par petites touches, plus que par grand dessein organisé », précise Emmanuel Pierrat, coauteur du Paris des francs-maçons. « Il ne faut pas surinterpréter les signes, mais quelques frères bâtisseurs ont réellement marqué la cité de leur empreinte, notamment avec des références antiques, très prisées au XVIII et XIXe siècle et dans nos rituels », ajoute l’initié Raphaël Aurillac, auteur du Guide du Paris maçonnique. Voici une découverte non exhaustive des lieux parisiens où le visiteur averti peut déceler les clins d’œil des maçons.

Le monument des droits de l’homme du Champ-de-Mars

Ce petit monument signé Ivan Theimer fut érigé en 1989 pour le bicentenaire de la Révolution française. Il célèbre les vertus des Lumières et l’esprit de la liberté, là où, en 1790, eut lieu la première fête de la Fédération inspirée par La Fayette, puis les célébrations de l’Être suprême souhaitées par Robespierre.

Les ornements égyptiens du monument et les symboles ésotériques (delta rayonnant, soleil, dessins de Newton) qui le parent attisent l’imagination de ses visiteurs.

Lire la suite sur lefigaro.fr

Défilé des Shriners à Washington – DC – en 1923

De notre confrère des USA washingtonpost.com – Par John Kelly

La critique de livres du New York Times du 19 février comprenait une critique de « Against the World » de Tara Zahra. Avec la critique, il y avait une photo (en quelque sorte sans rapport) avec une légende nue de « Un défilé à Washington, DC, en 1923. » En cherchant un peu plus loin, j’ai découvert que c’était un défilé des Shriners. Ma question pour vous est de savoir quelles sont ces tours qui semblent border la rue sur la photo ? Quelque chose de temporaire pour le défilé ? Ou quelque chose dans l’histoire de DC dont je ne sais rien ?

La photographie en question montre le tronçon de Pennsylvania Avenue NW entre la Maison Blanche et Lafayette Square, bien que les deux soient obscurcis par des bâtiments et des arbres. Ce que vous pouvez voir, ce sont de curieuses tours, fines et circulaires et – à y regarder de plus près – vaguement moyen-orientales. C’étaient des décorations temporaires construites pour célébrer l’ancien ordre arabe des nobles du sanctuaire mystique. Vous les connaissez peut-être sous le nom de Shriners.

Des groupes défilent sur Pennsylvania Avenue NW lors de la convention Shriners de juin 1923. La place Lafayette a été transformée en jardin d’Allah et a inclus des colonnes temporaires dans une conception égyptienne. (Bibliothèque du Congrès) (Bibliothèque du Congrès)

Les Shriners sont une branche de la franc-maçonnerie, un groupe fraternel qui est actif dans ce pays depuis avant qu’il ne soit un pays. L’organisation était populaire parmi les pères fondateurs, y compris les présidents. Lorsque George Washington a posé la première pierre du Capitole des États-Unis, il était vêtu de son costume maçonnique de cérémonie.

En 1923, il se trouvait qu’il y avait un maçon à la Maison Blanche. Et Warren G. Harding n’était pas n’importe quel type de maçon. C’était un Shriner.

Que sont les Shriner ? Considérez-les comme les maçons « amusants ». D’autres branches de la maçonnerie – le rite York, le rite écossais – existaient depuis des siècles. Les Shriners ont été fondés en 1870, comme « une sorte de réponse au sérieux de la franc-maçonnerie », a déclaré Chris Ruli , historien et maçon.

Ils se sont inspirés de la fascination naissante pour l’égyptologie et le monde arabe. L’exploit des pyramides correspondait à l’état d’esprit des maçons, qui utilisent la maçonnerie et la construction comme métaphore de l’amélioration de soi.

De grandes parties de Washington – y compris ce tronçon de Pennsylvania Avenue NW – ont été décorées dans un style moyen-oriental pour l’événement maçonnique. (Bibliothèque du Congrès)

Les Shriners deviendraient connus pour leur philanthropie – finançant des hôpitaux pour enfants – mais ils seraient également connus pour leur côté plus loufoque : enfiler des fez et rouler dans de minuscules voitures.

En 1923, vous ne pouviez pas être un Shriner tant que vous n’aviez pas déjà terminé ces autres niveaux de maçonnerie plus sobres. Les Shriners étaient donc parmi les hommes les plus accomplis – uniquement des hommes et uniquement des hommes blancs – du pays. Avec un Shriner à la Maison Blanche en 1923, Washington semblait être l’endroit idéal pour la convention annuelle du groupe, qui se tenait du 3 au 7 juin.

« Cela s’est vraiment transformé en cet énorme événement », a déclaré Ruli. Selon certaines estimations, la foule était de 250 000 personnes, à l’époque le plus grand rassemblement de Shriners du pays.

« Ils faisaient partie des maçons les plus riches des États-Unis », a déclaré Ruli. « Ils n’ont épargné aucune dépense. »

Un chameau est conduit sur Pennsylvania Avenue NW lors du défilé des Shriners de 1923. (Bibliothèque du Congrès)

Pennsylvania Avenue était ornée du symbole du cimeterre et du croissant des Shriners et ornée de 35 000 lumières électriques. Des haut-parleurs ont été placés dans toute la ville afin que tout le monde puisse entendre les performances des groupes Shriner, y compris un groupe de masse dirigé par John Philip Sousa , un maçon. Les hôtels, les cinémas et les restaurants proposaient des offres spéciales aux Shriners.

Il y avait deux défilés : un le matin du 5 juin et un autre le soir du 6 juin. Tous deux passaient devant la pièce maîtresse de la convention : le Jardin d’Allah, construit sur Lafayette Square.

En vinrent des palmiers. Il y avait aussi des Sphinx fabriqués en Pennsylvanie. Les commissaires de district devaient autoriser les composants les plus importants : 10 piliers, dont quatre inspirés des colonnes du temple de Karnak à Louxor. Celles-ci mesuraient 50 pieds de haut, six pieds de diamètre, étaient peintes de hiéroglyphes et surmontées de gigantesques fleurs de papyrus.

L’effet global n’était pas précisément égyptien ou arabe, mais ce que les Shriners percevaient à l’époque.

« Ce sont des perceptions archaïques », a déclaré Ruli.

Aujourd’hui, nous l’appellerions appropriation culturelle. Et la confusion culturelle. Les hiéroglyphes égyptiens n’ont pas grand-chose à voir avec l’islam. Les fez n’ont pas grand-chose à voir avec les pharaons.

Les Shriners portant Fez font une pause pendant le défilé des Shriners. Les maçons ont généreusement emprunté aux styles du Moyen-Orient. (Bibliothèque du Congrès)

Mais les Shriners semblaient s’amuser. Pennsylvania Avenue – rebaptisée «The Road to Mecca» – était encombrée de «hordes exubérantes», a écrit le Washington Post. « Jamais auparavant la vieille ville guindée et digne n’avait été aussi entièrement à la merci d’une foule aussi gaie, heureuse et insouciante de braves gens… Physiquement, toute la nature de la » plus belle ville du monde « a été changée. »

Une semaine plus tard, il a été changé en arrière.

« Nous ne sommes pas des Templiers » : les Francs-maçons de Haar clarifient les rumeurs

De notre confrère allemand merkur.de – Par Carina Ottillinger

On parle beaucoup d’eux, mais très peu de ce qui est dit est vrai : les francs-maçons balaient les rumeurs que les films et les livres leur prêtent. De nombreux mythes et légendes entourent les francs-maçons. Les films hollywoodiens et les livres à succès parlent des Templiers, des conspirations et des sociétés secrètes. D’une association qui contrôle la fortune du monde. La réalité est moins spectaculaire, mais non moins intéressante.

Histoire

Les francs-maçons ont émergé des Fraternités des maçons en Angleterre. En 1717, quatre de ces ligues se sont réunies pour former la première Grande Loge. En 1737, la première loge en Allemagne a été fondée à Hambourg. Des personnages célèbres tels que Johann Wolfgang von Goethe, Winston Churchill et Karlheinz Böhm étaient des francs-maçons.

En Allemagne, il y a aujourd’hui 15 000 francs-maçons dans plus de 500 loges. Les associations agissent indépendamment les unes des autres. Les francs-maçons gardent leurs rites et symboles secrets. Chaque franc-maçon décide lui-même s’il veut devenir public.

Les francs-maçons sont issus de la Masons Brotherhood en Angleterre – les « francs-maçons » (voir encadré). Au cours de l’année de fondation de 1717, plusieurs groupes se sont réunis pour former une grande loge. « Dans les premiers récits bien connus, l’origine des francs-maçons est comparée à une rivière », explique Fadani. Les valeurs des groupes les plus divers se sont regroupées en un seul corps de pensée – les cinq idéaux de base. Peu de temps après, en 1737, la première loge allemande fut fondée à Hambourg. Des personnalités célèbres telles que Wolfgang Amadeus Mozart, Kurt Tucholsky, Axel Springer et Karlheinz Böhm étaient des francs-maçons.

Loge pour hommes

Les francs-maçons de Haar existent depuis 2011. Les 22 membres se réunissent chaque vendredi soir au centre communautaire ou dans les loges de Munich. La loge est purement masculine, bien qu’il y en ait aussi des mixtes. « Dans quel pavillon vous pouvez vous développer de manière ciblée », déclare le président Tobias Fromme (44 ans), « chacun doit décider par lui-même. » Le père de famille vit dans le Hallertau et est biologiste moléculaire à l’Université technique de Freising. Son camarade Fadani a aussi une famille. Il vit à Munich et parfois en Suisse. Il est entrepreneur d’une entreprise de médias. Tous deux ont choisi les francs-maçons à Haar car la loge leur convient le mieux.

Des soirées d’échanges internes avec des conférences sur l’éthique dans les affaires, la musique et la franc-maçonnerie ou la tolérance offrent l’opportunité d’échanger. Le but d’un franc-maçon est d’être un homme d’honneur. Tolérant, fraternel et humain pour traiter les uns avec les autres. « C’est beaucoup de travail personnel sur sa propre personnalité », explique Fadani. L’échange interne doit permettre de se développer en permanence.

Symboles et rituels

Les francs-maçons sont issus de la guilde des artisans et ont divers outils comme symboles directeurs. Chaque symbole représente une valeur morale et éthique. « Le carré symbolise la simplicité dans la vie, rencontrer d’autres personnes au niveau des yeux », explique Fadani. « Quand je vois un symbole, cela me rappelle la valeur qui se cache derrière. » La Balance représente la raison et l’égalité de tous. Le marteau de la loi et de la justice.

Les rituels maçonniques sont basés sur des coutumes séculières issues de l’égyptologie, du christianisme et de l’islam. Les francs-maçons gardent leurs rites secrets. Bien que Fromme dise également : « N’importe qui peut rechercher nos rituels sur Google pendant longtemps. Mais on n’en parle pas parce que ça interfère avec l’expérience d’un rituel.

Devenir franc-maçon

Toute personne souhaitant devenir membre peut contacter la Haarer Loge. « Un mail suffit. Après une première réunion, il y a une soirée d’invités lors de nos réunions », explique Fromme. « Dans les mois qui suivent, le candidat et la loge vérifieront s’ils s’accordent. » Les valeurs morales et éthiques fondamentales doivent correspondre à celles des francs-maçons. Il n’y a pas de place pour la misanthropie, le racisme et l’antisémitisme. Dans le passé, les francs-maçons ont été publiquement attaqués. Fromme rejette fermement toutes les légendes qui s’y rattachent. « Non, nous ne le faisons pas comme l’auteur Dan Brown le décrit dans ses mystères. » Des histoires comme celle-ci déformeraient l’image. « Le franc-maçon moderne n’est pas un Templier. » Ils ne sont pas non plus une société secrète. « On parle de couverture.

Fromme est convaincu à 100 % que les francs-maçons ont enrichi sa vie : « Je vis beaucoup plus consciemment. » Et Fadani a également gagné en sécurité intérieure. « J’ai plus de succès dans la vie parce que j’agis de manière plus réfléchie. » A l’avenir, les francs-maçons de Haar veulent participer encore plus à la vie sociale et culturelle de la communauté. Une série de conférences sur des sujets moraux et éthiques est en cours de planification. « Tout le monde est le bienvenu », déclare le président de la loge, Fromme.

Contact : kontakt@freimaurerloge-lux.de