La rédaction a rencontré Gilles Saulière le Frère Fondateur de la Radio
Rédaction : Vous êtes le fondateur de RadioDelta, quand et comment est né ce projet ?
GS : En réalité, je suis cofondateur. Tout a commencé un midi de juillet 2016. Je déjeunais au restaurant de la Grande Loge de la France. J’ai vu arriver Philippe Benhamou et Jean-Laurent Turbet dont j’écoutais les podcats sur Radio DTC. Je les ai abordés pour leur proposer le projet de RadioDelta. Ils ont dit oui, et tout a démarré.
Rédaction : L’idée vous est venue comment ?
GS : Juste après l’élection de François Hollande, je suis allé rue Puteaux, à la GLDF, écouter en conférence l’Imam Hassen Chalghoumi, qui préside l’association culturelle des musulmans de Drancy et qui milite pour un islam républicain et apolitique. Il nous expliqua le processus des départs de jeunes pour la Syrie et leur basculement dans l’islamisme. Selon lui, le vecteur de communication de ce phénomène était Google, qui était devenu le centre d’information incontournable. C’est alors que l’idée d’agir avec les nouvelles technologies m’est venue.
Rédaction : Concrètement la première émission fut lancée quand ?
GS : L’émission baptisée « numéro zéro » date d’août 2016. Pour la petite histoire, elle ne fut pas diffusée et nous nous réservons pour une occasion exceptionnelle, comme l’anniversaire des 7 ans en septembre prochain, pour l’offrir à nos auditeurs.
Rédaction : Où en est RadioDelta après 7 années de « rayonnement » ?
GS : Nous avons lancé un total d’une quinzaine d’émissions. Nous en avons gardé une dizaine qui rencontrent un bon succès. Nous pouvons citer pour l’exemple les émissions mensuelles de type talk-show dont certaines en direct live et en public. Il y a aussi les émissions thématiques de type philo, littérature, voyages…, on peut citer aussi les émissions de thématique musicale, une de nos émissions est consacrée à l’alchimie sonore. Il ne faut surtout pas oublier les émissions Obédientielles comme par exemple « Pierre de Touche » de la Grande Loge Mixte de France (GLMF), qui est produite par RadioDelta mais intégralement conçue et animée par la GLMF.
Nous sommes en train de travailler sur la création d’une émission à caractère politique. Le but est d’apporter un éclairage et une analyse maçonniques sur l’actu politique. Il est évident que cette émission s’affranchira de tout caractère partisan.
Pour conclure sur l’éventail des émissions, on peut parler des émissions de reportages et celles d’interviews.
Rédaction : Tout cela représente combien d’heures d’émissions mensuelles.
GS : Nous produisons entre 10 et 15 heures chaque mois avec une équipe d’une quarantaine de personnes au total.
Rédaction : La rédaction est-elle entièrement maçonne et de quelles obédiences ?
GS : Notre équipe est évidemment mixte et pluri obédientielle. Nous comptons aussi quelques non maçons qui participent à la Radio
Rédaction : Les émissions non écoutées en direct peuvent-elles être écoutées plus tard ?
GS : Oui, en effet toutes nos émissions sont stockées en podcast et nous avons actuellement 337 émissions sur nos serveurs, soit plus de 500 heures d’enregistrement, qui peuvent d’ailleurs être réécoutées 24h24 en se rendant sur le site de RadioDelta. On les retrouve aussi sur les plateformes podcast Apple…
Nous émettons 24h/24 puisqu’en dehors de nos émissions en direct ou enregistrées, nous diffusons en permanence de la musique grâce à un programme concocté par la rédaction. Cela entraine évidemment des cotisations SACEM et autres frais liés à la diffusion de musiques.
Rédaction : Quelle est l’émission qui rencontre le plus grand succès ?
GS : La plus populaire depuis la création est le numéro de 1,2,3 Soleil consacré à « Psy et franc-maçonnerie etc. » ensuite les 2 suivantes sont 2 numéros de 2 Colonnes à la 1 et de Gadlu reporter (Accès aux émissions).
Rédaction : Quels sont vos projets pour la rentrée ?
GS : Nous projetons de créer de nouvelles émissions, dont une sur « Le rendez-vous politique de la semaine », mais aussi, une émission destinée à un public jeune et évidemment animée par des jeunes maçons… ou pas !
Nous voulons étendre notre programme aux émissions musicales, si possible en live. Nous allons profiter de l’été pour restructurer notre grille afin de créer une meilleure fluidité et plus de dynamisme.
Rédaction : Avez-vous une anecdote à partager ?
GS : Durant le confinement de 2020, nous avons été très actifs. Quelques jours après l’annonce du président Macron, nous avons lancé une émission spéciale quotidienne baptisée « Allo Gillou » qui émettait tous les soirs de 23 heures jusqu’à endormissement des animateurs. C’était un moyen de créer du lien, à l’heure à nous étions privés de rencontres physiques. Nous avions couplé la radio à la visio Zoom pour accueillir nos auditeurs en direct à l’antenne et rendre l’émission interactive.
Rédaction : Comment vous financez-vous ?
GS : Nous sommes tous bénévoles. Parfois, nous faisons appel à des prestataires professionnels, sans parler de l’investissement matériel, car vous imaginez bien que tout ceci est assez coûteux. Nous avons donc créé à ce jour deux opérations « cagnotte spot » pour faire appel aux dons. Cela nous a permis de collecter quelques milliers d’euros. Nous sommes toujours ouverts à accueillir les dons de généreux auditeurs.
Rédaction : Avez-vous des nouveautés à annoncer pour les lecteurs de 450.fm ?
GS : En effet, nous lancerons dans quelques mois, avant la fin de cette année, une application smartphone pour tous, afin d’accéder plus rapidement et en tous lieux à nos émissions via le téléphone. N’oublions pas de parler du Club des auditeurs que nous allons dynamiser cette année. Ils sont actuellement 1200 fidèles qui nous suivent.
Rédaction : Avez-vous un mot de la fin ?
GS : Ce projet s’est construit sur le plaisir d’être ensemble avec les 3 fondateurs, et les 7 pionniers de la première émission. Il ne faudrait pas oublier le reste de l’équipe qui est arrivée plus tard. Notre souhait est de continuer avec ce même plaisir pour les 7 prochaines années.
Permettez-moi de déclarer mon intérêt pour cette question avant de procéder à la correction de nombreuses idées fausses vis-à-vis du sujet de la franc-maçonnerie et des affirmations selon lesquelles la « franc-maçonnerie » est en quelque sorte impliquée dans le meurtre ignoble de Daphne Caruana Galiza. Je procéderai ensuite à donner un compte rendu aussi objectif que possible non seulement de l’histoire et de la structure (ou plutôt de son absence) de la franc-maçonnerie elle-même, mais aussi de bon nombre des revendications dont ses critiques l’accusent.
J’aborderai également le non-sens que de nombreux soi-disant ‘historiens maçonniques’ tentent de faire passer pour de l’histoire maçonnique afin d’embellir son histoire et leurs poches. Je vais ensuite aborder des sujets tels que la franc-maçonnerie et le secret, la franc-maçonnerie et la religion, y compris l’accusation de déisme ou la pratique de l’occulte, la franc-maçonnerie et le népotisme, la franc-maçonnerie à Malte et enfin la franc-maçonnerie et la loi. Je crois que c’est nécessaire parce qu’une chose qui se perd dans toutes ces revendications et demandes reconventionnelles est la confusion autour du sujet et l’utilisation vague du terme. Si les membres de l’Opus Dei, de la mafia et d’autres formes de sociétés secrètes et de criminels indescriptibles sont tous des maçons, alors le terme franc-maçon perdrait en fait toute sa pertinence.
Cela nécessitera évidemment une écriture longue et présentée au lecteur comme une série, mais je crois que c’est nécessaire compte tenu de toutes les idées fausses qui entourent le sujet.
Permettez-moi également de déclarer que je connais M. Simon Cusens depuis plusieurs années et que je le considère non seulement comme un gentleman d’une intégrité irréprochable, mais également comme un ami personnel et cher. Les récentes révélations selon lesquelles il n’est pas seulement un franc-maçon mais aussi le Grand Maître de l’une des juridictions régulières opérant à Malte n’ont pas affecté mon opinion sur lui, notamment parce que plusieurs de mes propres ancêtres anglais ont été des francs-maçons actifs localement ainsi qu’à l’étranger. La connaissance de mes ancêtres directs et une vie d’expérience m’ont appris à ne jamais juger un livre par sa couverture, que la vie n’est ni noire ni blanche et que la vérité est toujours plus fascinante que la fiction.
Mais assez de cela, M. Cusens peut parler pour lui-même, et tous ceux qui le connaissent vraiment savent quel genre d’homme il est vraiment.
Mon intérêt pour la franc-maçonnerie a commencé alors que j’étais encore un jeune adolescent, écoutant mes proches parler à voix basse que parmi leurs propres ancêtres très directs, il y avait ceux qui étaient Mażuni enterrés dans un « sol non consacré » à la fois au cimetière du bastion de Msida et à ta ‘ Braxia. Plus le ton était feutré, comme si leurs ancêtres souffraient de la peste ou s’étaient rendus coupables d’un acte ignoble, plus ma curiosité était piquée. Voici quelque chose qui valait la peine d’être examiné en détail. J’avais besoin de connaître la vérité sur ma propre histoire familiale, sur mes propres ancêtres et sur leurs vies et leurs époques, car il était rationnellement inconciliable pour moi que des ancêtres clairement aimés et respectés par la famille et les amis aient des aspects qui n’osent pas être mentionnés dans devant des parents éloignés et encore moins des étrangers.
C’est cette dichotomie qui m’a poussé à étudier le sujet en détail pendant de nombreuses années et qui m’a appris une fois de plus que les choses ne sont jamais aussi simples que d’autres les décrivent. L’histoire, comme la vie humaine elle-même, peut être très compliquée et la tentation de tout réduire à des explications simplistes est très forte – mais elle est aussi fausse que la tentation de l’embellir indûment. Aujourd’hui, je me considère humblement comme extrêmement bien versé dans ce sujet notoirement complexe dans la mesure où j’ai rassemblé suffisamment de matériel pour envisager sérieusement d’écrire un livre qui traite non seulement d’un aperçu général du sujet de la franc-maçonnerie elle-même, mais également de courtes biographies, de nombreux francs-maçons, locaux et étrangers, membres de l’artisanat à Malte au 19 ème siècle – et la façon dont ils ont affecté l’histoire locale. Si jamais ce projet se réalise, je me limiterai sûrement au 19ème siècle même si j’ai des informations substantielles sur le 20ème car je sais que beaucoup de familles, comme la mienne parlent de n’importe quel franc-maçon dans leur famille avec le même ton feutré et que beaucoup de personnes encore en vie se sentiraient très mal à l’aise, voire carrément gênées, pour des raisons socialement compréhensibles si le public devait apprendre que ce bon vieux grand-père ou oncle Joe était un franc-maçon. Telle est la société dans laquelle nous vivons.
Le Dirigeant des francs-maçons de Finlande, le nouveau Grand Maître Henrik Nylanderun retraité de Turku élu début mai , ouvre pour la première fois les portes de la loge de Turku aux médias et explique en même temps pourquoi les rituels secrets ne sont pas divulgués aux étrangers.
Pour se débarrasser des théories du complot alimentées depuis la naissance de la franc-maçonnerie, Henrik Nylander s’est présenté aux médias et a permis aux photographes d’entrer dans les locaux de la loge de Turku.
Nylander explique que le discours sur la collusion et la mystérieuse réputation du réseau de empêchent de nombreux membres à se révéler publiquement.
Remplaçant l’ancien Grand Maître, le conseiller en montagne Jukka Viinanen, Nylander est à la retraite depuis près de quatre ans, où il a passé sa carrière professionnelle dans des postes de direction dans l’industrie des matériaux de construction, plus récemment en tant que directeur de production de Saint-Gobain.
Lors des entretiens de nomination, on demande aux futurs dirigeants leurs objectifs. Que demandez-vous aux Grands Maîtres ?
« Oui, vous pouvez demander, mais je ne peux vraiment pas apporter de changements drastiques, notre organisation est liée par des traditions vieilles de 300 ans. Rien de majeur n’est prévu. Peut-être insistons-nous encore plus sur l’importance du contenu des activités», déclare Nylander.
Les francs-maçons de Turku fêtent cette année leur centenaire.
Bien que les premières communautés maçonniques aient été fondées en Finlande dès le XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie moderne n’a commencé qu’en août 1922, lorsque la première loge maçonnique a été fondée à Helsinki et nommée Suomi.
L’année suivante, une autre loge a été créée à Tampere sous la dénomination Tammer et juste un jour plus tard, la loge de Turku fut fondée et appelée Phoenix.
Et un an plus tard, les trois loges d’Helsinki, de Tampere et de Turku ont fondé ensemble la Grande Loge de Finlande, que Nylander dirige désormais. La tâche de la grande loge, qui aura cent ans l’année prochaine, est d’agir comme une sorte d’organisation centrale pour toutes les loges maçonniques reconnues en Finlande. L’Ordre souligne que la Grande Loge fonctionne de manière indépendante et n’a pas d’organisation ou de direction centrale internationale.
À Turku, les francs-maçons opèrent près du centre-ville, dans un grand appartement à côté d’un vieil immeuble en pierre sur Luostarinkatu. Au cours de son histoire, les francs-maçons se sont réunis à Turku dès 2006 dans plusieurs endroits différents, par exemple Hamburger Börsi, la villa de Marjaniemi, l’hôtel Seurahuone et le bâtiment Kauppaseura.
Nylander se présente aux médias dans la salle humide, où les francs-maçons se réunissent pour savourer un repas fraternel après leurs tenues autour d’une longue très longue table. Aux murs sont accrochés des portraits photographiques des grands maîtres du district .
Le Kerrostalohuoneisto sur Luostarinkatu à Turku est un lieu de rassemblement typique, car en Finlande les francs-maçons ne se rassemblent pas dans des bâtiments impressionnants connus par le public.
Kari Lintuvuori, le Grand Maître de district des francs-maçons du sud-ouest de la Finlande, explique qu’une session typique dans cette loge dure 1heure30 à 2 heures, après quoi les participants se rendent dans la salle humide pour prendre un repas fraternel. Photo : Ville-Veikko Kaakinen / HS
Les listes de membres et les rituels, qui sont à la base de toute franc-maçonnerie, sont toujours tenus secrets. Les rituels sont des situations d’interaction prédéterminées avec des mots et des symboles d’échange, et ils sont utilisés dans les séances de l’association.
« Nous essayons d’apprendre et de mettre en pratique également les vertus de la culture occidentale. On les appelle aussi vertus fondamentales ou vertus cardinales. Les plus essentielles d’entre elles sont la force, le courage, la justice, l’amour du prochain, la tempérance et l’amour de la vérité », dit Nylander.
Les rituels sont utilisés comme méthode d’enseignement, qui présentent des similitudes avec les pièces de théâtre de légendes médiévales. Le but des rituels est d’enseigner la morale et de se développer en tant que personne en progression sur une certaine échelle. Nylander dit que l’a leçon l’apprentissage n’est pas seulement des déambulations, mais aussi un certain type d’agencement, mouvement et musique, qui n’impliquent aucune sorte de science occulte ou de magie.
Sur l’autel au centre de la loge se trouve une Bible avec une équerre et une harpe dessus. Ce sont des symboles de francs-maçons connus dans le monde entier avec des significations symboliques importantes pour les membres. Photo : Ville-Veikko Kaakinen / HS
Des rituels on a envie de les cacher, car on espère que le collège maçonnique va vivre quelque chose de grisant.
« Je peux dire que lorsque j’ai participé pour la première fois au rituel en tant qu’apprenti en 1995, ce fut le coup de foudre. L’atmosphère et la communauté, ainsi que l’accueil chaleureux, m’ont fait bonne impression. Après cela, vous ne pouvez plus ressentir la même singularité de la pièce mais d’autres nouvelles nuances » confirme Nylander
Les rituels d’essai des francs-maçons se déroulent principalement dans une loge aux tons bleus. Pour un profane, la loge de Turku ressemble aux autres loges finlandaises présentées dans les médias. La couleur bleue générale, les bancs de velours, l’autel central avec sa Bible, sa règle d’équerre et sa harpe, le ciel étoilé au plafond sont des images familières, mais les membres savent regarder la symbolique de l’espace et la distinguer de autres loges.
Par exemple, le ciel étoilé construit à partir de lumières sur le toit de la loge de Turku montre la carte des étoiles du jour où l’ancienne la loge des francs-maçons de Turku à Rauhankatu a été inaugurée.
Le toit de la loge de Turku a un motif en étoile formé de lumières, qui suit la carte des étoiles du jour où l’ancienne la loge des francs-maçons de Turku a été inaugurée. Photo : Ville-Veikko Kaakinen / HS
En Finlande, il existe cinq organisations maçonniques, dont seules la Grande Loge de Finlande et le Frimurare Orden suédois sont les grandes loges internationalement reconnues. La reconnaissance signifie que ces Grandes Loges adhèrent aux principes fondamentaux des Statuts de 1723, qui définissent certaines règles . Selon eux, les femmes ne sont pas acceptées comme membres.
Il existe également des organisations non reconnues basées sur la franc-maçonnerie opérant dans le monde entier, dont certaines acceptent également des femmes comme membres. En Finlande, ces organisations non reconnues sont l’Association internationale des francs-maçons Le Droit Humain, Ruusu-Risti et Svenska Kvinno-Frimurareorden.
De ces cinq organisations en Finlande, la plus grande est de loin la Grande Loge de Finlande. Elle opère actuellement dans 38 sites en Finlande. Il y a 180 loges et un total d’environ 7 300 membres. Le nombre augmente d’environ un pour cent chaque année, sauf qu’après le virus corona, il y a eu une belle baisse du nombre de membres.
A Turku, il y a un total d’environ 450 membres dans dix loges différentes. Selon Nylander, l’âge moyen des membres en Finlande est d’environ 60 ans.
Les organisations maçonniques ont des différences qui sont liées, par exemple, à la pratique des activités reposant sur la tradition chrétienne. Cependant, les bases sont les mêmes.
Pour sortir dans une loge maçonnique reconnue comme membre à part entière, un homme doit, entre autres, promettre d’obéir aux lois de la Finlande, mais aussi d’agir fraternellement envers les autres maçons et de les soutenir en cas de besoin, et d’honorer l’organisation et les secrets.
La déclaration de fraternité donnée par un franc-maçon a été interprétée comme contradictoire si elle concurrence, par exemple, le serment d’un juge. Même en Finlande, on a sérieusement réfléchi à la question de savoir si un franc-maçon peut agir en tant que juge dans une affaire où un autre franc-maçon est partie.
« À notre avis, il n’y a pas de contradiction ici. Bien sûr, toutes les affiliations doivent être divulguées, y compris celle du juge. quelle que soit la situation, le juge doit rester neutre. Mais dans la pratique, ce modèle, perçu comme gênant, a conduit au fait qu’il n’y a plus de juges parmi les membres des francs-maçons », déplore Nylander.
Le nouveau Grand Maître Henrik Nylander dit qu’il n’y a presque plus de juges parmi les membres maçonniques. Photo : Ville-Veikko Kaakinen / HS
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Lire la suite : Les francs-maçons ont tenu un panel conjoint « historique » à Helsinki, où le public pouvait poser des questions sur tout – du moins presque
« L’essentiel du vivant est dans le passage », écrivait le philosophe Bergson.
D’abord, il y a le pas et donc le passage qui marque le franchissement d’un espace à un autre. Eléments si naturels et instinctifs dans l’existence de chacun qu’on y prête à peine attention.
Pourtant, le premier pas qu’accomplit le jeune enfant, puis le deuxième, etc., d’abord avec le soutien de l’adulte qui veille sur lui prêt à anticiper et éviter la chute, deux mains, une main, sans les mains…, ce premier pas est l’amorce de sa liberté future, définitive, ce qui le fait sortir du cocon, du giron parental, ce qui inaugure un regard nouveau sur le monde alentour.
C’est aussi le rire ébloui, la jubilation de la toute-puissance.
Chaque passage, même ordinaire et bénin, est d’abord un franchissement, un seuil, un pas de porte, qui marquent une différence, voire une opposition, entre deux mondes distincts, d’un lieu à un autre, d’un individu à celui de son proche, du monde des vivants à celui des morts. Qu’on en ait conscience ou non, chaque pas est un changement d’état qui modifie subtilement la nature même de l’être. Le passant, comme ce participe présent l’indique, évolue dans un territoire fluide et le mouvement de son corps, donc de son regard, le mène à chacun de ses pas dans la zone dangereuse des franges d’espace alentour.
D’où l’importance des rituels de passage, dont les contemporains occidentaux ont perdu l’inexorabilité, au contraire de sociétés plus traditionnelles. On y use de gestes, de mots, de paroles en apparence figées, mais qui ont pour fonction première de sacraliser la relation momentanée. Sésames, mots de passe, qui feront se reconnaître entre eux les initiés en éloignant les intrus. Toujours sur le seuil d’une porte, réelle ou symbolique, marque tangible de ce qui différencie le profane et le sacré, qui écarte le danger de leur promiscuité. Innombrable est la variété de tous ces rituels apotropaïques, c’est-à-dire qui écartent le péril.
Il n’est pas inutile de savoir que ce mot pas est issu d’un sémantisme très ancien, *pet- qui signifie l’idée d’ouvrir, de déployer. D’où l’espace en expansion. Le pas, au sens premier, désigne l’écartement des jambes et la mesure de longueur qu’on en infère. Puis le mouvement réitératif de ces pas fait avancer, dépasser, quitte à outrepasser des limites. Passage sur diverses passerelles matérialisées en ponts ou symboliques, jusqu’à l’impasse finale et au trépas. Pour ne donner ici que quelques acceptions d’un si vaste champ lexical.
Dans ce fourmillement potentiel, émergent quelques images particulièrement signifiantes. Entre autres, celle du pont. Il est à noter que la plupart des villes, antiques ou plus récentes, au centre des grands empires, étaient et sont encore des lieux de passage au-dessus d’un fleuve, justement parce qu’elles thésaurisent, dirait-on, divers avantages, celui de l’eau qui porte vers un ailleurs océanique, le possible passage entre deux aires géographiques, dont le fleuve est la frontière naturelle, un interdit gardé jalousement par les maîtres du pont, les pontifes. Parce que le franchissement est une épreuve périlleuse. On passe de l’autre côté, vers la rive entre-aperçue, par exemple sur la barque famélique de Charon le passeur des âmes, vers un au-delà inquiétant et inévitable. Avec une obole dans la bouche en guise de passeport.
Nul n’échappe à cette sourde angoisse, parce qu’il n’existe pas de fenêtre, cet objet si rassurant qui laisse passer la lumière, qui ouvre sur un ailleurs perceptible. L’angoisse est, au sens premier, un passage étroit, angine métaphorique qui interdit le passage du souffle.
On passe de l’âge de l’enfance à celui de l’adolescence, puis à celui de l’adulte et de la vieillesse.
Vieillir, c’est prendre une conscience physique qu’on est un passager de la vie. On passe le cap de la cinquantaine, par exemple, comme si on entrait dans une autre mer ou un autre océan, en outrepassant avec succès un danger. La métaphore marine est hautement parlante. Même si on cherche naïvement, hypocritement, fallacieusement, à se « faire passer » pour ce qu’on n’est plus.
A bien y réfléchir, une des idées majeures est celle du passé, donc du rapport au temps qui coule. Francis Bacon, en 1625 (Des Innovations, Le Temps, voilà le grand innovateur.) l’exprime de manière visuellement saisissante : « L’homme, c’est du temps à deux pattes ».
Est-il vraiment possible d’en finir avec la viscosité du temps, cette substance liquide tout autant qu’impalpable, qui fait passer la réalité, à peine vécue que déjà dépassée, passé-composé, passe-temps. Trépasse-temps, qui sait ?
Une anecdote langagière pour clore ce propos. A la période du rideau de fer et de la persécution des intellectuels et des universitaires, les Hongrois avaient inventé un vocable déconcertant, réservé aux initiés, la « delphinologie », pour désigner une « anthologie des passages supprimés », c’est-à-dire ce qu’on dit au Dauphin mais pas au peuple !
Annick DROGOU
Nous sommes de passage, seulement de passage. Mais de passage en passage, nos vies deviennent d’imprévisibles courses de haie, faites autant de franchissements que d’affranchissements. Premier passage étroit de la naissance, porte basse, puis passages glorieux de toute mer rouge. La vie comme une libération, une épuration. Vers quelle destination le passage ? Vers l’ultime retour, le grand passage. Trépassés. Passent les heures, passent les jours… Ne laisse pas passer ton tour.
Besoin de point de passage, de pont pour enjamber les fleuves, de cols pour franchir les montagnes, ces passages qui sont comme des bornes dynamiques de nos vies. Légères. On voudrait lier, comme un bouquet destiné au vainqueur, l’effort et la joie de ces moments, les saisir comme au passage, soit dit en passant, comme dans un affleurement du temps ou une effraction dans le temps qui passe pesamment. Fine pointe du passage, essentielle et fugace.
Besoin de passeurs, pour écrire ensemble quelques passages de nos vies, pour relire nos cérémonies de passage, et passer à la limite. Passeur ou passant, oiseaux de passage, toujours en transit, en transmission, passages de témoin. Et du passé, de l’accompli, que ferons-nous ? Tout passe mais que rien ne te lasse.
Nous consacrons ce lieu symbolique au temple de la loge emblématique « La Fraternité Vosgienne », une des 1400 loges du Grand Orient de France, non pas parce qu’il figure en bonne place dans le remarquable ouvrage
À la découverte des temples maçonniques de France (Dervy, 2027) de Ludovic Marcos – préface de Pierre Mollier, photographies de Ronan Loaëc, postface de Daniel Keller –
qui nécessita trois ans de travail mais plutôt parce qu’il accueille, depuis dix années déjà, les Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal (IM&EE).
Bannière de la loge, 1862.
« La Fraternité Vosgienne », aux origines
L’historien de la franc-maçonnerie Jean Bossu estime que, dans les années 1765-1770, sept à huit loges auraient fonctionné dans les Vosges à Senones, Mirecourt, Bruyères, Charmes, Neufchâteau, Rambervillers et Épinal. Dans cette dernière ville, une loge – ou plutôt un embryon de loge – est mentionnée en 1766. Éphémère dans nos sources, elle est attachée à un régiment stationné dans la cité, le régiment de cavalerie de Normandie. Vingt ans plus tard, la greffe maçonnique prend réellement avec la création de La Parfaite Union en 1786.
« La Fraternité Vosgienne », entre république et socialisme
Lorsque, en plein Second Empire, Épinal renoue avec son passé maçonnique en 1862, les frères revendiquent ouvertement l’héritage de 1789. Le pouvoir l’a bien compris car s’il autorise le réveil de la loge, il ne compte pas la laisser sans surveillance. Les rapports de l’administration témoignent d’une réelle méfiance qui se poursuivra au début de la IIIe République dont l’orientation républicaine et parlementaire n’est assurée qu’après la crise constitutionnelle de 1877.
« La Fraternité vosgienne », au temps de Seconde Guerre mondiale
Entre 1940 et 1944, comme toutes les loges maçonniques, La Fraternité vosgienne subit de plein fouet la politique antimaçonnique des nazis et du gouvernement du maréchal Pétain, chacun étant obsédé à sa manière par le supposé pouvoir occulte des frères.
Si l’occupant allemand se focalise sur les archives qu’il emporte et interroge le vénérable de l’époque – dont le témoignage figure aux Archives départementales des Vosges –, Vichy a une politique plus agressive, supprimant les obédiences dès le 13 août 1940, excluant de la fonction publique les officiers des loges et les titulaires des hauts grades à partir du 11 août 1941.
Dans un atelier dont 40 % des membres sont membres de l’Éducation nationale, cette politique a des conséquences personnelles dévastatrices… sans compter la trahison d’un frère qui livre la liste des francs-maçons spinaliens au parti collaborationniste du PPF. Lorsqu’à partir de mars 1945 les travaux de « La Fraternité vosgienne » reprennent, c’est avec un tiers des effectifs recensés cinq ans auparavant et il faudra attendre les années 1980 pour retrouver ceux de la période du Front populaire.
Le temple a subi les spoliations et les outrages du sinistre régime de Vichy après la promulgation de la loi du 13 août 1940 portant interdiction des associations secrète. C’est ainsi que le mobilier et décors furent vendus aux enchères et le médaillon de la façade détruit (photo ci-contre). Depuis, les frères, pour porter toujours témoignage de la barbarie, décident de le laisser à l’identique.
L’occasion aussi de visiter, par exemple lors des Journées Européennes du patrimoine, ce temple situé au 7 rue de Provence, qui fut pensé et bâti, dès l’origine, comme un temple maçonnique et non la transformation d’une simple maison d’habitation en temple.
Panoramique du temple situé au 1er étage du bâtiment.
« La Fraternité Vosgienne » a pour objet la recherche de la vérité, étude de la morale, pratique de la solidarité, amélioration matérielle et morale, perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité, la diffusion des idées laïques.
En 2022, la loge a fêté ses 160 ans !
Grand merci aussi Jacques Oréfice, président des Imaginales Maçonniques & Esotériques et à toute sa formidable équipe ! Ainsi qu’à Alexandre, le Vénérable Maître en chaire de « La Fraternité Vosgienne ».
L’Observatoire du journalisme (anciennement Observatoire des journalistes et de l’information médiatique, OJIM) est une association française loi de 1901 d’extrême droite, dont l’objectif affiché est d’« informer sur ceux qui informent » en proposant une critique des médias de type réinformation.
Dans un article du 18 mai dernier, le site diffusait une base de données de 6000 noms de personnes dites d’influence ! Parmi ces noms, de nombreux francs-maçons dont certains que vous connaissez. Pour la télécharger, il suffit de cliquer ici.
Sans être exhaustif, on y trouve : Laurent Kupferman, Michel Maffesoli, Gérard Contremoulin, Philippe Benhamou, Roger Dachez, Jacques Fontaine, Alain Subrebost… et de nombreux autres…
L’association est classée à l’extrême droite, entre autres par les journalistes Dominique Albertini et David Doucet dans leur ouvrage de 2016. Ce dernier voit en l’association le symbole d’une « professionnalisation de la critique des médias » au sein de cette partie de l’échiquier politique. L’association se veut dédiée au « monde de l’information, son évolution, son influence, mais aussi des dérives ». Selon David Doucet, l’association, cherchant à « délégitimer les médias traditionnels », en proposant des portraits de journalistes ou bien encore des infographies fouillées sur les différents groupes médiatiques, essaye de débusquer les engagements militants ou associatifs des journalistes afin de remettre en cause leur objectivité. L’objectif revendiqué de l’association est d’« informer sur ceux qui informent », donc, selon Le Monde, de devenir le pendant à l’extrême droite du site Acrimed, « le célèbre observatoire critique des médias ancré très à gauche ». L’Observatoire est soutenu par Jean-Yves Le Gallou et Philippe Milliau, un « autre pilier » de la Nouvelle Droite, ancien dirigeant du parti Les Identitaires. (Source Wikipedia)
Une promenade décontractée dans la rue Edwardes à Deniliquin suscite peu d’inquiétude en passant devant le centre maçonnique, mais certains continuent de débattre de l’intrigue associée à la franc-maçonnerie.
Très peu de gens connaissent l’histoire de la franc-maçonnerie ou son importance dans l’histoire de Deniliquin.
Mais un autre chapitre de l’histoire maçonnique de Deniliquin sera écrit la semaine prochaine lorsque les grands maîtres NSW et victoriens se rendront pour une fonction combinée.
C’est la première fois qu’une visite des deux Grands Maîtres – les francs-maçons les plus haut placés dans leurs juridictions respectives – a lieu.
Les délégations de soutien pour les Grands Maîtres amèneront plus de 50 officiers de la Grande Loge et quelques épouses à Deniliquin.
Les Victoriens feront la démonstration d’une cérémonie d’installation à leurs amis et frères NSW. Des cérémonies similaires ont lieu en Nouvelle-Galles du Sud, mais elles diffèrent dans les détails.
Près de 100 hommes devraient participer à la cérémonie, avec des visiteurs venant d’Albury, Canberra, Newcastle et de nombreux endroits à proximité.
Le grand aumônier victorien basé à Echuca, John Glover, a été la liaison entre la Grande Loge victorienne et la Loge St John à Deniliquin.
« St John’s Lodge a été consacré en 1859, dit-il.
« Ses membres sont des citoyens éminents de Deniliquin et des régions avoisinantes, mais le nombre de ses membres a diminué ces dernières années.
«Ce n’est pas rare dans de nombreuses régions, pas seulement dans la Riverina, et reflète les changements communautaires.
« Une réception à Echuca l’année dernière a fait naître l’idée qu’une visite à Deniliquin pourrait aider à rajeunir la franc-maçonnerie locale.
« Mieux encore, notre visite renforcerait l’économie locale et aiderait certains des habitants qui ont souffert lors de la récente crise des inondations. »
La franc-maçonnerie trouve ses origines en Europe au Moyen Âge, mais ses traditions remontent à l’époque biblique lorsque le temple du roi Salomon a été construit, il y a près de 4 000 ans.
Le secrétaire de Deniliquin St John’s Lodge, Martin Wilmshurst, a déclaré qu’il s’agissait de l’une des plus anciennes organisations d’Australie.
« Sir Joseph Banks, le botaniste, a été le premier franc-maçon enregistré en Australie et la franc-maçonnerie s’est établie avec les régiments militaires associés à la première flotte et plus tard à Sydney », a-t-il déclaré.
Portrait officiel de Banks comme Président de la Royal Society à l’âge de 65 ans (par Thomas Phillips, 1808).
« L’organisation n’est pas une religion, bien qu’elle accorde une grande importance à la foi religieuse et aux vertus traditionnelles. Nous proclamons fièrement la paternité de Dieu et la fraternité de l’homme.
« Notre objectif est d’améliorer les individus personnellement, d’améliorer les communautés dans lesquelles nous vivons et de prendre soin de ceux de nos communautés qui ont besoin de soutien. »
Au cours de ces célébrations de la semaine prochaine, toutes les loges s’associent pour faire un don commun à une œuvre de bienfaisance dont le bénéficiaire n’est pas encore déterminé.
De notre confrère francebleu.fr Par Sébastien Giraud et Hélène Legrais
A l’occasion du bicentenaire de Port-Vendres, on est au cœur de cette commune de la Côte Vermeille connue pour son port, pour son obélisque aussi. On retrace son histoire avec Hélène Legrais.
Vous avez votre truelle ? Nous sommes le 28 septembre 1780 et nous allons poser la première pierre de l’obélisque de Port-Vendres.
Il y a du beau monde, comme toujours quand c’est le Comte de Mailly qui organise. Il aime le faste, le luxe, les honneurs. Il a chargé l’architecte du roi Charles de Wailly de faire les plans d’une ville nouvelle, idéale, dans l’esprit de la franc-maçonnerie dont il espère qu’elle sera aussi peuplée que Perpignan. Mailly la voit déjà tout autour de cette place dominant la rade et dédiée au roi Louis XVI.
Comme il voit se dresser le grand obélisque en marbre rouge et blanc de Villefranche de Conflent avec à son sommet un globe terrestre surmonté d’une fleur de lys. Les bas-reliefs sur son socle exalteront la gloire du roi, commémoreront la Marine relevée, la liberté du commerce, la servitude abolie et bien sur l’indépendance de l’Amérique avec l’intervention du marquis de La Fayette. Et Port Vendres sera enfin le grand port fortifié qu’il était destiné à être.
Un port qui date des Romains : Portus Veneris …
Après le traité des Pyrénées en 1659, Vauban s’y est tout de suite intéressé : il a proposé de remettre le port en état et de le fortifier. Mais Louvois, le ministre de la Guerre, n’a pas retenu le projet. Il a juste autorisé quelques travaux de fortifications.
Le comte de Mailly est arrivé en Roussillon en 1749, nommé gouverneur militaire par Louis XV et il s’est consacré à franciser Perpignan en la dotant d’un théâtre, d’une académie militaire pour les jeunes nobles du cru et d’une université ultramoderne. Rappelé à Versailles suite à une querelle avec l’intendant, il est renvoyé en terre Catalane, par Louis XVI cette fois comme directeur-général des camps et armées des Pyrénées et des côtes de la Méditerranée en 1771.
Dès le début de son règne, Louis XVI a décidé de construire un port fortifié pour assurer un trafic maritime régulier en Méditerranée, de la côte catalane à l’Orient et aux ports barbaresques. Mailly reprend l’idée de Vauban de le construire à Port-Vendres. Un port moderne, profond et à l’abri des vents avec des quais et des débarcadères commodes. Il renforce les fortifications protégeant l’entrée de la rade en construisant la Redoute Mailly.
Pour attirer les bateaux de commerce, il obtient une baisse des taxes. Et pour marquer d’un symbole la renaissance de Port-Vendres, Louis XVI a accepté qu’on érige à sa gloire le premier monument élevé en France en son honneur, cet obélisque.
Mais le comte de Mailly a vu trop grand. En 1786, seulement 88 personnes se sont installées dans la ville nouvelle. Il faudra attendre la conquête de l’Algérie au milieu du XIXe siècle pour que Port-Vendres prenne son essor.
De notre confère thaïlandais pattayamail.com – Par Jetsada Homklin
Les Rotary clubs de Jomtien-Pattaya et Pattaya Marina, Pattaya Sports Club et Lodge Pattaya West Winds Freemasons ont distribué des uniformes scolaires aux enfants du Centre de lutte contre la traite des êtres humains et la maltraitance des enfants (ATCC) le 11 mai.
Étaient présents aux présentations Rolf Ruegg et le président élu Bijen Jonnche du Rotary Club de Jomtien-Pattaya, le président élu Gerard Porcon du Rotary Club Pattaya Marina, David Smith du Pattaya Sports Club et Brian Chapman de Lodge Pattaya West Winds.
Thailand Masons.
Rolf Ruegg a déclaré: «Le but de cette activité est de souligner l’importance du soutien éducatif pour les enfants, une cause que les Rotary Clubs, les francs-maçons et les membres du Pattaya Sport Club ont constamment plaidé. En fournissant des uniformes aux étudiants et du matériel d’apprentissage, les personnes généreuses impliquées visent à alléger le fardeau financier de la fondation et à faire sourire les enfants alors qu’ils commencent un nouveau trimestre scolaire.
Palisorn Noja (Kru Ja), directeur de l’ATCC, a été ému de recevoir plus de 70 000 bahts d’uniformes scolaires et de chaussures pour ses enfants, déclarant: «Ban Kru Ja, (ATCC) a malheureusement rencontré des difficultés pour recevoir de l’aide suite à l’impact économique de la Pandémie de Covid-19. La fondation est chargée de fournir des soins, y compris la nourriture, l’éducation, les produits de consommation et les dépenses de services publics à plus de 30 enfants. Nous apprécions vraiment votre gentillesse et vous remercions du fond du cœur.”
Les personnes intéressées à aider et à donner des articles essentiels ou des fonds pour soutenir les enfants et les jeunes maltraités peuvent contribuer au Centre de lutte contre la traite des êtres humains et la maltraitance des enfants (ATTC) via le numéro de compte Kasikorn Bank de la Children Protection Development Foundation 006 123 4896.
Pour en savoir plus sur l’ATCC et offrir votre aide, veuillez appeler Kru Ja au 0922324924, 0819499349. Courriel : palissornatcc@gmail.com Site Web : www.atcc.or.th
Rolf Ruegg et Kru Ja admirent les toutes nouvelles chaussures d’école qui ont été données aux enfants de l’ATCC.
À la suite du droit de réponse de Catherine Lyautey il y a quelques jours dans nos colonnes, les échanges de lettres et d’articles n’ont pas manqué ! La maçonne nous demande de partager son analyse par le texte ci-dessous :
Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la GLFF, est accusée par plusieurs Conseillères fédérales de refuser de réunir le Conseil de la GLFF afin de statuer sur l’affaire d’une sœur condamnée en appel pour « Prise illégale d’intérêt » qui se pourvoit en cassation. Celle-ci est, en effet, mise en examen avec ANTICOR(1) comme partie civile depuis 2019. Le Conseil Fédéral a découvert le dossier plusieurs mois après sa condamnation d’octobre 2022.
Catherine Lyautey semble refuser de transmettre les informations nécessaires, concernant une affaire touchant le personnel de l’obédience. Plusieurs membres administratifs de la GLFF se sont plaints d’une ambiance de travail particulièrement dégradée et d’un harcèlement systémique.
Enfin, Catherine Lyautey s’est faite remarquée par ses dépenses, dont un voyage aux Antilles qui aurait coûté à la GLFF, 6000 €.
Suite à deux articles, l’un de mon blog (La Maçonne) et l’autre du blog Hiram.be, Catherine Lyautey avait décidé de publier un droit de réponse exclusif sur 450.fm.
Parallèlement, les Conseillères fédérales ont alerté les loges de la GLFF en leur transmettant l’ensemble du dossier, comme le relate le blog La Maçonne dans un article GLFF : Vanité des vanités.
Catherine Lyautey a souhaité répondre à ce courrier, diffusant à l’intention des loges, sur l’extranet de la GLFF, une réponse que La Maçonne décortique, comme elle nous a habituée, dans « GLFF & Lyautey : l’article qui n’existe pas».
Cela promet un prochain Convent bien remuant ces 2, 3 et 4 juin prochains.
Catherine Lyautey termine sa deuxième année de mandat. Fait inhabituel pour cette obédience, attachée à une forme de continuité, deux autres candidates se présentent. De telles affaires compromettent les chances de Catherine Lyautey d’être élue pour une troisième année par les 450 loges de cette obédience exclusivement féminine.
Sera-t-elle renvoyée par les loges sur le siège d’une simple Conseillère Fédérale ?
À suivre…
1 Anticor est une association anticorruption française dont le but est de réhabiliter la démocratie représentative, promouvoir l’éthique en politique et lutter contre la corruption et la fraude fiscale. En 2003, Anticor était une association ne regroupant que des élus. En 2008, Anticor modifie ses statuts pour fusionner avec l’association des Amis d’Anticor qui avait été fondée en février 2005 pour soutenir Anticor.