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La main cachée-Une autre histoire de la Révolution française

Professeur d’histoire moderne à l’université de Franche-Comté (Besançon) et spécialiste de l’histoire politique et culturelle de la France et de la Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, Edmond Dziembowski nous fait découvrir une histoire différente – une autre histoire – que celle que la doxa nous conte.

La 1re de couv. est une illustration (détail) de la fête de la Fédération de Charles Thévenin (1764-1838).

Comme si cette grande période de bouleversements sociaux et politiques qu’est la Révolution française ne suffisait déjà pas avec son lot d’événements de cette fin de règne de la monarchie absolue d’Ancien Régime…

L’auteur en titrant La main cachée nous fait immanquablement penser à une main invisible sévissant

entre l’ouverture des États généraux, le 5 mai 1789, jusqu’au coup d’État de Napoléon Bonaparte, le 18 brumaire de l’an VIII (9 novembre 1799). Soit plus de dix ans de manipulations ! Car c’est bien cela qu’il faut comprendre par main cachée…

Louis XVI, Versailles, 1776.

Si dans le domaine socio-économique, la main invisible est une expression forgée par Adam Smith désignant une de ses théories (intérêt personnel ; richesse ; bien commun, etc.), si, en matière de posture, la main dans le gilet – cachée donc – est largement répandue dans les portraits réalisés lors des XVIIIe et XIXe siècles suscita diverses explications, des plus plausibles aux plus farfelues, ou si encore pour les plus jeunes l’« Encyclopédie et actualités de Star Wars » nous apprend que la ‘’Main Cachée’’ était une organisation criminelle extrêmement secrète, dont Dark Vador avait pour mission de la trouver et de la détruire, force est de constater qu’Edmond Dziembowski, dans son remarquable livre, clair et abordable par tout public, nous invite à une belle histoire de la Révolution française, qui fut, aussi, mère du complotisme – mot auquel nous pouvons associer celui de conspirationnise. Un terme qui désigne une façon de penser liée à la théorie du complot, c’est-à-dire à la pensée que des complots seraient orchestrés par les plus hautes instances pour imposer un mode de vie. Cet ouvrage nous dit tout… ou presque !

Voltaire instruisant l’enfant Jacobinisme.

Edmond Dziembowski offrent en deux grandes parties intitulées « Le Roman véridique de la Révolution » puis les « Complots imaginaires et imaginaire politique », le tout en sept chapitres, un panorama complet de ce que la Révolution française, à ses yeux considérée comme « la mère inattendue du complotisme contemporain », a généré. De son introduction titrée « Une leçon en enfer », nous retenons la caricature du britannique James Gillray, célèbre pour ses dessins satiriques, et son « Voltaire instruisant l’enfant Jacobinisme », puisant son inspiration auprès du jésuite et essayiste polémiste Augustin Barruel. Et aussi les quatre pistes que l’auteur met en avant, à savoir celles des philosophes, des protestants, des francs-maçons et des Britanniques. Nous ne doutons pas que les thèses proposées permettront aux cherchants d’approfondir ses connaissances sur les sources occultes et réelles de la Révolution.

L’initié reconnaîtra des noms qui ne lui sont pas inconnus, car maçons eux-mêmes tels Cadet de Gassicourt, Cagliostro, Joseph de Maistre, La Fayette, Martines de Pasqually, Mesmer, Mirabeau, Montesquieu, Weishaupt, Willermoz, entre autres.

L’auteur nous propose en quelque sorte de traverser le miroir, donnant ainsi l’impression au lecteur d’être au cœur des différents complots, nous faisant, dès le premier chapitre sur le « Philosophisme tentaculaire », entrer dans un univers historique parallèle avec l’abbé Guillaume-Thomas Raynal (1713-1796), historien et écrivain, historien et écrivain, mais aussi avec des personnages que nous découvrons au fil des pages, tel le comte de Sinety de Puylon (1740-1811) ou le comte Ferrand (1751-1825) auteur des Conspirateurs démasqués, publié à Turin en 1790.

Edmond Dziembowski

Edmond Dziembowski envisage absolument toutes les pistes, dont, bien évidemment, celle aussi des Illuminés de Bavière, étudiant même les écrits de l’un des pères de la philosophie contre-révolutionnaire et un des critiques les plus importants des idées des Lumières, l’homme politique et philosophe Joseph de Maistre (1753-1821).

La justesse des mots, la précision des faits, la richesse des pistes analysées font de cet ouvrage un incontournable pour comprendre cette période trouble et jamais étudiée sous cet angle. Les dessous de l’histoire apparaissent ainsi en pleine lumière.

Nous aimons tout particulièrement les notes annexées en fin d’ouvrage et la très riche bibliographie permettant au lecteur d’aller plus loin, si tel est son désir.

Mentionnons aussi qu’Edmond Dziembowski est l’auteur d’Un nouveau patriotisme français, 1750-1770. La France face à la puissance anglaise à l’époque de la guerre de Sept Ans (Oxford, Voltaire Foundation, Coll. Studies on Voltaire and the eighteenth century-SVEC, 1998) et a publié chez Perrin, en 2006, Les Pitt. L’Angleterre face à la France, 1708-1806. Dans sa conclusion, l’auteur rappelle la tâche de l’historien qui est d’éclairer le passé. Que sa clairvoyance soit, ici et maintenant, remerciée. La main cachée, titre si justement choisi et qui reste plus encore un sujet d’une brûlante actualité !

La main cachée-Une autre histoire de la Révolution française

Edmond Dziembowski – Perrin, 2023, 368 pages, 24 €

La fête de la Fédération de Charles Thévenin marque le premier anniversaire de la prise de la Bastille, au Champ-de-Mars de Paris, le 14 juillet 1790 : 100 000 personnes sont réunies dans un climat d’union nationale, en présence du roi et des députés. La Fayette, commandant de la Garde nationale, prête serment le premier, au nom des gardes nationales fédérées. Puis vient le tour du président de l’Assemblée, au nom des députés et des électeurs. Enfin, Louis XVI s’incline devant la Nation et la loi, jurant d’employer son pouvoir pour maintenir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et faire exécuter les lois.

Les visiteurs font une visite du temple au Freemasons Hall à Egmore en Inde

De notre confrère indien thehindu.com – Par PRINCE FRÉDÉRIC

Dans le temple principal – l’un des trois – du Freemasons Hall à Egmore, TN Manoharan se tient debout, son cadre tendu sur toute sa hauteur, devant une table et une chaise sacrées. Nous sommes le 4 mars, et une fois que la planète Terre aura terminé approximativement ses rotations (chacune signifiant un jour) sur son axe – une langue avec laquelle les francs-maçons seraient à l’aise – le droit d’être derrière cette table et de s’installer dans cette chaise à dossier haut serait le sien, avec les rênes de la Grande Loge Régionale de l’Inde du Sud (RGLSI).

Un coup d’œil décontracté sur cette vaste salle – que les francs-maçons appellent leur temple principal – capture des objets qui, ensemble, créent un autre monde qui reste impénétrable et fascinant à la fois.

Heureusement, les francs-maçons le démystifient pour ce journaliste, tout comme ils l’ont fait pour beaucoup d’autres qui ont visité la salle plus tard dans la journée.

Il y a deux autres combos table-chaise à dossier haut dans la pièce, l’un appartenant à un directeur principal et l’autre à un directeur junior. Sur chaque table est posée une pierre carrée, si bien taillée qu’elle s’est élevée à la dignité d’être appelée pierre de taille, ce qui pique la curiosité.

La pierre de taille sur la table du directeur principal est veloutée, suggérant le raffinement et, à un niveau plus profond, une note plus élevée dans la progression vers l’excellence.

La pierre de taille sur la table du gardien junior est rugueuse au toucher, suggérant un voyage qui a plus de chemin à parcourir.

La pierre de taille lisse

Dans tous les sens, une symbolique attend d’être déballée. Les symboles sont dérivés d’objets (en grande partie des outils de mesure largement redevables à la géométrie pour leur existence) manipulés dans la maçonnerie et la construction, un métier associé aux origines du mouvement.

Ces outils – qui comprennent un fil à plomb et un niveau (semblable à un fil à plomb mais utilisé dans la mesure de surfaces horizontales) – sont mis en service en tant qu’analogies qui portent des vérités universelles et spirituelles dans leurs entrailles.

Une lettre « G » massive et scintillante est suspendue au plafond. Manoharan, qui sera installé comme Grand Maître Régional du RGLSI le 11 mars, explique qu’il représente le « grand géomètre de l’univers » – un terme que les francs-maçons utilisent pour désigner Dieu.

Presque tous les objets trouvés dans la salle – les chaises et les tables, apparemment en bois de teck – ont résisté à d’innombrables étés. Deux caisses en bois sont posées sur une table, et elles offrent des caisses qui font le tour de la salle après une réunion.

La porte du temple est flanquée de deux piliers métalliques ornementaux qui auraient été offerts en cadeau aux « francs-maçons du sud de l’Inde ».

TN Manoharan sera installé en tant que Grand Maître Régional le 11 mars

La Grande Loge régionale du sud de l’Inde (RGLSI) couvre cinq États – Tamil Nadu, Karnataka, Kerala, Andhra Pradesh et Telangana – ainsi que le territoire de l’Union de Pondichéry. Il compte 177 loges (comme les francs-maçons appellent leurs clubs) sur cette superficie, selon un communiqué de presse.

Le 11 mars 2023, l’actuel Grand Maître régional, Right Worshipful Bro. VG Madhusudan remettra la charge à Right Worshipful Bro. TN Manoharan, qui prendra la relève en tant que Grand Maître Régional du RGLSI pour un mandat de trois ans, note le communiqué.

Plus de 1 500 maçons de toute la région et de l’extérieur assisteront à l’investiture annuelle au Chennai Trade Centre, ajoute le communiqué. Manoharan est comptable agréé de profession et lauréat du prix Padma Shri, connu pour sa contribution à la renaissance de Satyam Computers Ltd. Actuellement, il est administrateur indépendant et président à temps partiel de la IDBI Bank.

Trois projets permanents sur la planche à dessin

Une semaine avant d’être installé en tant que Grand Maître Régional de la Grande Loge Régionale du Sud de l’Inde (RGLSI), TN Manoharan a expliqué à The Hindu la vision du mouvement franc-maçon en Inde du Sud qu’il porterait pendant ses trois ans de mandat.

Il note qu’au niveau de la grande loge régionale, sa vision est de mettre en place trois projets permanents, un pour chaque année, en plus de gérer les projets réguliers qui surgissent en fonction des besoins et des demandes.

Manoharan explique : « Je veux créer une institution pour les enfants spastiques afin que chaque année les dirigeants successifs créent un corpus. Le deuxième projet permanent porte sur la création d’une institution qui apporterait un soutien aux personnes déficientes visuelles en collaboration avec des institutions qui travaillent déjà pour leur bien-être, dans le but de les rendre employables. Le troisième projet permanent est de financer l’enseignement supérieur d’étudiants méritants issus de milieux défavorisés qui ont dû arrêter leur scolarité faute de ressources financières à la maison.

Jeune à 163 ans

Deux livres de minutes surdimensionnés sont fièrement disposés sur une table allongée. Lavées en jaune, les pages portent l’aspect incomparable de l’âge. Ils arrivent pourtant avec la force d’un papier tout juste sorti d’une machine Fourdrinier, grâce à un exercice de restauration auquel ils ont été soumis. Vieux de cent soixante-trois ans, ces livres de minutes portent les pensées et les délibérations de nombreuses réunions de francs-maçons au fil des décennies. 

Le paradoxe maçonnique : Et si la franc-maçonnerie était un univers féminin ?

Un paradoxe est par définition une constatation qui s’oppose à l’opinion communément admise.

Les apparences !

Il est banal d’entendre dire que la franc-maçonnerie est réservée aux hommes, qu’on y met en exergue des valeurs de construction propres au monde masculin et qu’on y célèbre la force.

Par ailleurs la franc-maçonnerie utilise de nombreux symboles phalliques qui, à travers le sexe masculin en érection, pourraient apparaître comme la volonté de valoriser une prétention à voir l’autorité masculine offrir un modèle de sagesse et d’harmonie.

Tout cela semble vrai, mais il y a aussi d’autres réalités !

Sans vouloir rentrer dans tous les détails du fonctionnement d’une loge maçonnique, il est possible de relever au moins huit observations :

  1. D’abord, nous fonctionnons en loge dans un univers clos et protégé !
  2. Le profane sort de la chambre de réflexion, symbole de la caverne, matrice maternelle pour devenir un enfant de la veuve.  
  3. Le caractère obsessionnel du rituel accentue notre recherche de la sécurité.
  4. Nous célébrons la force mais nous nous refusons à l’utiliser !
  5. La valeur essentielle que nous mettons en exergue est la Fraternité.
  6. Notre héros, Hiram, ne se défend pas face à l’agression subie et se laisse mourir sans se plaindre !
  7. Nos deux raisons d’êtres sont l’aide caritative et l’effacement personnel pour accéder à la perfection.
  8. Nous avons une réelle difficulté à nous extérioriser et à organiser nos structures obédientielles.

Ces huit particularités, qui nous constituent, appartiennent toutes à la polarité féminine de l’expression humaine par opposition aux valeurs dites masculines que sont la violence, la raison, l’extériorisation et le pouvoir.

On pourrait ajouter une 9ème constatation : qui n’a pas été impressionné par la qualité des tenues des loges féminines ?

Par ailleurs, on peut être étonné de voir combien les sœurs des loges mixtes ont tendance à se masculiniser ; sans parler de l’incapacité à féminiser les fonctions, le port de la veste et du pantalon semble être devenu une règle ! Comme si nos sœurs avaient peur de montrer leur féminité !

On pourrait aussi ajouter que les francs-maçons masculins ont toujours adoré militariser le rituel maçonnique en rajoutant des éléments de protocoles, de hiérarchisation et de solennité aristocratique qui n’ont rien à voir avec notre démarche.

l'énergie dans les mains
mains ouvertes recueillant une belle lumière

Qu’en déduire ?

Tout se passe comme si il y avait un mal être existentiel entre un contenu riche en valeurs féminines et des acteurs voulant affirmer une apparence masculine !

Ne pourrait-on pas penser que l’histoire de la franc-maçonnerie et son vécu aujourd’hui, dans tous les continents, contient cette ambiguïté constitutionnelle entre :

  • Une démarche initiatique, progressive, intuitive, sensible et donc éminemment féminine,
  • Et des acteurs masculins mal à l’aise pour s’approprier cette démarche afin de la rendre vivante et exemplaire !

Ce paradoxe a une conséquence importante : on peut en déduire que l’avenir de la franc-maçonnerie mériterait d’assumer son féminin sacré y compris par les frères !

Cette polarité féminine de la franc-maçonnerie peut aussi être une vraie chance pour le développement et la pérennité de notre ordre car dans ce monde en péril, il est clair que ce sont les valeurs féminines qui ont toutes les potentialités pour redonner un sens au rétablissement d’une harmonie déstabilisée par le masculin pervers.

Ce féminin caché n’est pas une exception ! Les religions les plus dogmatiques répriment la féminité !

Malheureusement, comme la prise de responsabilité féminine ne peut se faire par la force,  elle est dépendante de la bonne volonté « masculine » à bien vouloir accepter de lui confier les rênes du pouvoir !

Aujourd’hui, le monde se meurt de la captation du pouvoir par des hommes qui en font un enjeu de leurs égos !

Pauvres humains !

Les francs-maçons soutiennent Shirley Shuttle

De notre confrère australien coastcommunitynews.com.au

Alors que Shirley Shuttle célèbre 15 ans de service aux patients atteints de cancer locaux, les francs-maçons de la côte centrale ont fait don de 21 000 $ pour couvrir le coût de remplacement d’un de ses quatre véhicules.

Shirley Shuttle porte le nom de Shirley Galvin, décédée en 2006 d’un cancer.

Au cours des nombreux traitements que sa mère a reçus, Barbara Galvin a rencontré de nombreuses personnes qui n’avaient pas de membres de la famille ou d’amis pour assurer le transport constant vers les traitements.

En 2008, elle a fait don d’un mini-bus Toyota au Cancer Council of NSW, basé à Erina Fair; avec Central Coast Local Health District fournissant le carburant.

Finalement, à mesure que la demande de transport de patients et d’entretien du véhicule augmentait, Community Transport Central Coast a accepté d’administrer le service.

En 2009, les francs-maçons de la côte centrale (FotCC) et Lodge Wyong Tuggerah Lakes ont fourni 10 000 $ pour aider à l’achat d’un mini-bus Toyota – Shirley Shuttle n ° 2 – pour un coût d’environ 35 000 $.

Le service dispose désormais de quatre véhicules dont un sera remplacé par le dernier don.

Les véhicules effectuent plus de 10 000 trajets chaque année pour les résidents de Central Coast qui suivent un traitement contre le cancer, par le biais de Community Transport Central Coast et Coast Connect.

« Cela (aidera) permettra au service porte-à-porte pour les patients ambulatoires atteints de cancer » en difficulté de transport « d’assister à des rendez-vous en oncologie pour continuer pendant au moins deux ans », a déclaré Galvin.

« Qui aurait pensé que mon don de 50 000 $ en 2008 pour l’achat du premier véhicule aurait pu se traduire par un service aussi incroyable pour les patients externes atteints de cancer pour assister à des rendez-vous en oncologie potentiellement vitaux ? »

« Le service ne pourrait pas continuer sans la générosité continue des organisations communautaires de la côte centrale et des principaux donateurs et sponsors. »

Un porte-parole a déclaré que FotCC était fier de soutenir ce service communautaire valable.

Luana Pilloni : « Sur la Franc-maçonnerie, un cirque médiatique au goût douteux »

De notre confrère italien cagliaripad.it

La fille du Grand Maître de la Franc-maçonnerie de Cagliari, capitale de l’île de Sardaigne (région autonome d’Italie), s’insurge contre les condamnations médiatiques qui ont frappé Stelli et Raimondi, récemment suspendus de leurs loges.

Christian Solinas, président de la région.

Ces derniers jours, la nouvelle selon laquelle Christian Stellid et Roberto Raimondi auraient été suspendus de la franc-maçonnerie a été divulguée dans les médias. Les deux sont mis en examen dans une enquête qui implique également le président de la région, Christian Solinas.

Luana Pilloni, fille de Gianfranco Pilloni, Grand Maître de la Franc-maçonnerie à Cagliari, est intervenue sur l’affaire.

« Depuis trop de jours, certains faits fatiguent nos presses rotatives. Il ne semble pas vrai que deux des personnes mises en examen, même accusées, soient/étaient « membres » d’une association maçonnique. Et ce qui se passe? Dans la presse, il n’y a pas de condamnations définitives, mais un décret de suspension de l’organisation susmentionnée. J’ai l’impression que si ça avait été le club de bridge personne n’aurait fait couler de l’encre ».

« Cette circonstance nous fait réfléchir sur la nature juridique autant qu’éthique de l’intérêt public pour les informations, qui entre en conflit avec le droit du citoyen à la vie privée, ainsi qu’avec la vie, la carrière, les affections et l’image d’un être humain, indépendamment de toute confirmation de sa culpabilité ».

En attendant de vérifier les faits, Pilloni se plaint que « les jugements médiatiques soient rendus à la vitesse de la lumière, ou peut-être, pour mieux dire, d’un déclic, suffisant aujourd’hui pour détruire le quotidien d’une personne ».

Pour qui « il n’est pas tolérable que la vie d’une personne puisse être donnée librement au gigantesque tribunal médiatique, qui ne connaît ni pause ni même limites ».

Enfin, le doigt est pointé sur ceux qui « ont assumé, et continuent de le faire, le droit, ou plutôt la prétention juridiquement infondée, de créer un cirque médiatique de goût douteux ».

Apprenez à vous connaître pour apprendre à me connaître

De notre confrère italien expartibus.it – Chrétien de Rosemunda

Décembre a toujours été une période de bilans, le dernier mois de l’année, celui où les sommes sont encaissées et les bases posées pour les bonnes intentions de l’actualité. Pour nous francs-maçons, qui avons toujours tendance à polir la pierre brute, cela représente une occasion de plus de travailler sur nous-mêmes, d’espérer que la nouvelle année nous apportera une plus grande prise de conscience, ajoutant ce brin de connaissance qui nous permettra de mieux comprendre les autres.

« Se connaître » est l’inscription que l’on retrouve sur la façade du temple d’Apollon, à Delphes ; des mots sculptés depuis des millénaires et des millénaires, simples et clairs, mais qui expriment un concept qui n’est pas facile à mettre en œuvre.

Car se connaître est une entreprise difficile, excessivement abstruse et pas toujours faisable, mais absolument nécessaire pour pouvoir avancer sur le chemin de la vérité pour découvrir la lumière.

Quiconque veut atteindre un objectif doit emprunter la route sûre, sans se perdre dans les voies et les chemins qui s’éloignent de l’objectif fixé. Ainsi, pour pénétrer son être, il faut connaître le chemin exact et l’emprunter pour arriver à la grande conquête de la découverte de soi.

La marche indique un dynamisme de tout l’être, un exercice et un engagement qui affectent chaque partie de l’individu.

Pour réaliser quelque chose, il faut avancer : il faut que toutes les forces et capacités impliquées soient canalisées et convergent les unes avec les autres pour susciter des stimuli, des énergies, des impulsions qui projettent la conquête du but souhaité.

Et pourtant, l’homme, mettant en œuvre ses tendances naturelles, est incapable de « se satisfaire » ; possédant de l’argent, du prestige, de l’estime, des amis, il peut se leurrer qu’il s’est réalisé, mais, en regardant à l’intérieur, il verra un vide en lui, un manque indéfini, qui le rendra anxieux, souvent dérangé, nerveux, incapable de trouver paix intérieure et sérénité, parce qu’il ne connaît pas son intérieur.

Le plus grand effort à supporter est celui de marcher en soi pour se découvrir, travailler sa perfection intérieure et jusque-là on se retrouvera toujours à chercher autre chose, avec une plus grande inquiétude.

En s’observant, on trouvera de grandes richesses, différentes des biens matériels possédés, tels que des incitations, des passions, des sentiments, des stimuli divers qui mèneront dans des directions différentes et souvent contradictoires.

En creusant plus profondément, l’homme comprendra qu’il est doté d’aptitudes et de capacités principalement contenues dans les trois puissances supérieures de l’esprit : l’intellect, la volonté et la mémoire.
Cependant, toutes ces richesses qu’elle possède ne sont pas bien harmonisées, elles manquent d’unité ; le résultat est une désintégration de l’ego, par laquelle la richesse personnelle est gaspillée, dispersée et peut se transformer en négativité et en vice.

Alors comment faire pour pouvoir se réaliser pleinement ?

Nous devons imaginer que nous sommes face à une montagne à gravir, un effort qui permettra, après un long cheminement intérieur, d’acquérir notre essence unitaire et, par conséquent, le même équilibre d’être.

Le passé est derrière vous, devant vous, sur la colline qui s’apprête à gravir, vous avez un avenir radieux, à condition de persévérer jusqu’au sommet qui vous permettra de posséder plus que ce que vous désiriez au fond.

Le franc-maçon, cependant, car il doit aller bien au-delà du sommet, toujours plus haut, vers la voûte étoilée, jusqu’à rejoindre, en se dématérialisant, la Lumière.

Mais c’est peut-être une utopie et, alors, contentons-nous d’atteindre le sommet de la colline, ce qui nous coûtera beaucoup d’efforts, mais qui, au final, nous permettra de donner un sens complet à notre existence.

L’Apprenti, à peine commencé, s’adonne à cette tâche, pénétrant à l’intérieur de lui-même. Qui l’accompagnera alors sur la montagne qu’il n’a jamais escaladée ou qu’il n’a vue que de loin dans le tourbillon continu, assourdissant et précipité de la vie quotidienne ?

En raison de sa faiblesse innée et de sa disharmonie intérieure, l’individu est incapable, par sa seule force, d’empêcher l’unité de son être. Pour gravir une autre montagne et pouvoir respirer l’air pur dont on jouit, il faut un guide pratique qui la précède avec confiance et sur qui on puisse compter.

Et voilà donc que la franc-maçonnerie vient au secours du voyageur pour l’aider dans le cheminement que l’apprenti achève par la macération de son for intérieur, par la compréhension des symboles et des rituels, et l’écoute, en silence, de ce qui se dit. , le stockant en lui-même et l’orientant vers la réalisation progressive de ce qui sera son Temple intérieur.

« Observation et raisonnement », ce sont les premiers pas de l’apprenti vers la vérité.

Observer et rationaliser, c’est le point de départ.

Et puis ? Comment continuer ?

Voici donc la figure du Maître, douce et persuasive, se découpant contre le mur de l’incertitude et de l’incompréhension.

Lui, un homme largement même s’il n’est pas pleinement réalisé, est un guide expert qui accompagnera tout le monde tout au long du chemin, résolvant le dualisme entre l’esprit et le corps dans l’unité et inculquant à la personne l’équilibre nécessaire pour avancer.

Compréhensif de la faiblesse et du potentiel inhérents à l’homme, il nous invitera à saisir les nombreux moyens mis à notre disposition, intellect, volonté et mémoire en tête, pour gravir la montagne avec lui.

Personne ne sera déçu; en effet, il verra que sa vie sera renouvelée, acquérant une nouvelle jeunesse éternelle de l’esprit.

L’homme tend donc avec élan vers le but ; il sera amplement remboursé.

Le Maître conduira au sommet par le chemin le plus droit, même en montée, puis grâce à la connaissance et à l’expérience qu’il a de la psychologie et de la réalité humaine, il veillera à ce que la voie à suivre soit la plus facile possible et guidera tout au long du voyage , aidant à surmonter les diverses difficultés.

Tous peuvent monter, mais malheureusement tous n’atteindront pas le sommet ; mais c’est toujours une tentative à faire. Ça vaut le coup, en tout cas !

Le DH sur TV TOURS à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 mars 2023

A l’occasion de la « Journée Internationale des droits des femmes » du 8 mars et du prochain anniversaire des 130 ans de la première loge mixte du DROIT HUMAIN, la chaîne locale TV TOURS VAL de LOIRE a diffusé cet interview d’Amande Pichegru, Grand Maitre National de la Fédération française.

Ces échanges sont à retrouver via ce lien https://vu.fr/MBqP dès la 5ème minute.

Ex-membre de la Grande Loge Nationale Française, Thierry Solère, le frère aux multiples mises en examen…

C’est, entre autres, Planètes 360, se déclarant média d’information indépendant en temps réel, mais aussi Le Monde, régulièrement considéré tant en France qu’à l’étranger comme « la référence », qui, dans son édition Week-End, s’intéressent, lui aussi, au cas de l’homme politique Thierry Solère*.

Le Monde titre d’ailleurs « Le système Solère » suivi du chapô « Ex-député Les Républicains passé dans les rangs de la majorité présidentielle, Thierry Solère cumule les ennuis judiciaires, liés notamment à ses activités de consultant. Il reste malgré tout un conseiller officieux d’Emmanuel Macron ».

Ce qui a retenu notre attention, ce sont les déclarations du frère Solère (maçon un jour, maçon toujours, selon le vieil adage en usage) faites dans Le Monde Week-End du samedi 4 mars 2023 :

« … Face au magistrat, l’ex-député, quant à lui, n’a pu masquer son exaspération : « Je n’ai pas de réseaux, j’ai de l’expertise… »

Thierry Solère serait donc bien le seul maçon au monde à ne pas avoir, a minima, l’annuaire de sa loge !

Loge « La Tierce Sacrée » N° 777, GLNF – site Non nobis

Et à plusieurs reprises, il est fait état, dans son interview, de sa loge « La Tierce Sacrée »** :

« … Fabiew [PDG d’Aliapur] a fait la connaissance de Solère à la fin des années 1990, dans la franc-maçonnerie, tous ces hommes fréquentant la loge de la Tierce sacrée, à Paris. Solère s’est aussi activé, avec succès, auprès de Nicolas Sarkozy – des courriers en attestent – pour faire obtenir la Légion d’honneur à Eric Fabiew. »

La suite, by Le Monde : « … Il y a encore l’affaire Christian Terrassoux, du nom de ce chef d’entreprise présenté par Solère comme son « meilleur ami », rencontré, lui aussi, à la loge de la Tierce sacrée et dont les sociétés lui ont prêté, dans des conditions suspectes, plus de 200 000 euros, entre 2014 et 2017. Mis en examen, Terrassoux a protesté de son innocence… »

Avant de prendre connaissance, de Planètes 360, nous vous rappelons le parcours  »GLNFesque » – 17 ans, ce n’est pas rien – de notre frère Thierry Solère, tel qu’étalé dans la presse en 2017 ! Certains titraient : « Thierry Solère, ex-porte-parole de François Fillon, initié à la Grande Loge Nationale Française » puis « Organisateur de la primaire, Thierry Solère a mis fin à ses fonctions de porte-parole de François Fillon ».

Selon L’Express :

« Thierry Solère, 45 ans, a été initié à la Grande Loge Nationale Française (GLNF) le 10 décembre 1998 et y a été très actif pendant dix-sept années. Peu connu avant d’être l’un des organisateurs de la primaire de la droite et du centre en 2016, le député des Hauts-de-Seine (Boulogne-Billancourt) a soutenu Bruno Le Maire avant de devenir l’un des porte-paroles de François Fillon, après sa victoire. Il semble n’avoir jamais évoqué publiquement son appartenance maçonnique, alors qu’il s’est beaucoup investi au sein de la GLNF, notamment en compagnie d’autres politiques.

Initié très jeune, à 27 ans (beaucoup attendent la quarantaine), Thierry Solère devait être bien motivé, car il a déposé une candidature spontanée (la pratique la plus courante est d’être parrainé). En recevant la lumière au sein de la Loge « La Tierce Sacrée n°777 », il découvre sur les colonnes de cet atelier un politique bien connu : Pierre-André Périssol, ancien ministre du Logement des Gouvernements Juppé I et II (1995-1997). S’y trouve également l’attaché parlementaire d’un sénateur de droite (aujourd’hui LR).

Frère Solère, en 2009.

Frère assidu de cette loge de la Province maçonnique « Lutèce », l’apprenti Thierry Solère gravit relativement vite les trois premiers grades maçonniques : il passe compagnon le 16 mars 2000 et est élevé Maître Maçon le 7 juin 2001. Le désormais membre à part entière devient ensuite officier de la loge : Hospitalier en septembre 2001, Secrétaire en 2005 et en 2008, Deuxième Surveillant en 2009 (encadrement des apprentis qui viennent d’être initiés) et Premier Surveillant en 2010 (encadrement des compagnons). En 2009, le frère Solère s’affilie à une seconde Loge : « L’Eternelle Lumière 1769. »

Si Thierry Solère n’a pas de parrain lui-même, il a régulièrement pratiqué le parrainage afin d’augmenter le nombre de frères de sa loge, en 2005, en 2008 et deux fois en 2009, dont un jeune responsable UMP et un maire-adjoint à Boulogne-Billancourt. Selon nos sources, il aurait même parrainé deux autres politiques dans une loge différente (Xénophane, à l’Orient de Limoges), un proche collaborateur et un ex-maire-adjoint de Boulogne-Billancourt.

Après une vie maçonnique intense, le frère Solère portant le matricule 52333 a démissionné le 10 novembre 2015. […]

L’article de Planètes 360 du 5 mars 2023, reprenant en grande partie l’article du Monde de la veille : « Ancien proche de Sarkozy, Thierry Solère, franc-maçon aux multiples mises en examen, était l’homme de main de Macron pour fracturer LR

Le « type » en question, c’est donc Thierry Solère, 51 ans, à la fois ami intime de l’ex-premier ministre Edouard Philippe et toujours conseiller « officieux » d’Emmanuel Macron depuis l’été 2020. Le grand écart permanent, c’est sa façon de vivre, et même son principal talent, persiflent ses détracteurs. « Avant d’être chez Philippe, rappelle le maire (LR) de Meaux, Jean-François Copé, il était chez Le Maire et, avant, avec “Sarko”, et même avec moi à un moment ! Ce qui m’a le plus amusé, c’est son passage chez Macron, qui déteste Philippe, et ce, alors que Philippe était soi-disant tout pour lui ! » Le contorsionnisme fait homme. (…) Certains de ses ex-amis affublent d’ailleurs M. Solère d’un titre peu enviable : celui de « conseiller en trahison » du président.

« Un tel niveau de “plasticité” dans les convictions, c’est rare. Retourner sa veste, ça fait ­partie de la vie politique, mais à ce point, c’est caricatural »,insiste Jean-François Copé. (…)

Mais les temps changent. Les juges ne laissent plus rien passer. Les arrangements à la bonne franquette sont désormais susceptibles de revêtir des qualifications pénales. M. Solère peut en témoigner : ce « cumulard judiciaire » est notamment poursuivi pour « trafic d’influence », « recel d’abus de biens sociaux », « recel d’abus de confiance », ­ « financement illicite de campagne électorale », « détournement de fonds publics », « manquement aux obligations de décla­ration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », « fraude fiscale »… (…) Plombé par ses multiples mises en examen, il dit s’être mis en retrait de la vie politique. « J’ai quitté l’Elysée après les législatives de juin 2022 ; j’en ai parlé à ce moment-là à ­Macron, qui m’a dit : “Ah, mais non, j’ai besoin de toi.” Donc je ne vais plus aux réunions auxquelles j’assistais, par exemple la réunion d’agenda chaque ­semaine. » Pour autant, il continue de murmurer à l’oreille du chef de l’Etat.

Thierry Solère, chez RTL.

(…) Mais de tout cela Thierry Solère n’a pas encore conscience lorsque Emmanuel Macron fait irruption sur la scène présidentielle, juste avant la débâcle de la candidature Fillon. En bon animal politique, Solère a flairé le potentiel de l’ancien banquier. Dans la roue de son grand ami Edouard Philippe, il est partie prenante du « big bang » politique provoqué par le nouveau locataire de l’Elysée. En clair, il faut « braconner » sur les terres de la droite. Solère : « Je vois le président, avec Edouard, le lendemain du premier tour, le lundi soir. Il y a Alexis Kohler, futur secrétaire général de l’Elysée, Edouard et moi. On parle des législatives et de comment trouver une majorité pour ­réformer le pays. Le président tend la main à la droite, et ça va conduire à la nomination d’Edouard – c’est Alexis qui pousse beaucoup. Et, moi, je repars aux législatives, je suis réélu, mais mes histoires arrivent vite. » Ces « histoires », qui ne font alors que commencer, lui coûtent sans doute un maroquin ministériel. (…)

L’affaire est si emblématique du « système Solère » qu’elle mérite qu’on s’y arrête. Par où commencer ? Le plus évident, peut-être : Thierry Solère a fait recruter son épouse, ­Karine, par le PDG d’Aliapur, Eric Fabiew ; ­celui-ci, en retour, a obtenu la promesse que sa propre compagne serait embauchée en tant qu’assistante parlementaire du député Solère. Précision, tout sauf anecdotique : comme une demi-douzaine de protagonistes de cette affaire, Fabiew a fait la connaissance de Solère à la fin des années 1990, dans la franc-maçonnerie, tous ces hommes fréquentant la loge de la Tierce sacrée, à Paris. Solère s’est aussi ­activé, avec succès, auprès de Nicolas Sarkozy – des courriers en attestent – pour faire obtenir la Légion d’honneur à Eric Fabiew.

Frère Solère, en 2017.

(…) C’est l’autre grand reproche que les cadres de LR font à Thierry Solère : tenter de vider le parti de sa substance en convertissant ses élus au macronisme en échange de postes prestigieux. « Essayer de fracturer LR ? On l’a fait, oui », admet d’ailleurs l’intéressé. (…) Voici, par exemple, le député mis en cause pour avoir perçu d’une société d’informatique, LNA, 10 000 euros par mois entre décembre 2009 et octobre 2011. La justice lui reproche notamment d’avoir imposé l’entreprise dans plusieurs marchés publics des Hauts-de-Seine. Patron de LNA, Thierry Martin a confié aux enquêteurs : « Sur toute la période où je l’ai fréquenté, il m’a coûté plus de 350 000 euros pour rien. » (…) Solère ne le cache pas, la Macronie, jugée trop techno, ne l’a jamais emballé. « Je ne suis pas comme eux, glisse-t-il. Stanislas Guerini, c’est le bon exemple : il est très gentil, très intelligent, le bon élève, mais il n’a aucune conviction ! Il ne sait pas pourquoi il est là, ou si, c’est parce que c’est plutôt plus sympa d’être là que chez Danone, quoi ! La Macronie, c’est la France des inclus. Aucune idéologie. Aucune. »

[Dans sa loge] … c’était un excellent maçon

Rappelez-vous, ce moyen métrage antimaçonnique de propagande qu’est Forces occultes, sorti le 9 mars 1943 à Paris, et qui reste dans les esprits comme une dénonciation virulente de la franc-maçonnerie. Film racontant la vie du jeune député Avenel afin de relancer sa carrière. Il se confronte alors avec la corruption et les scandales politiques du moment et constate ensuite que les francs-maçons conspirent avec les Juifs et les Anglo-américains pour entraîner la France dans une guerre contre l’Allemagne.

[Dans sa loge], « c’était un excellent maçon », à 29:17 du film :

« Demande : Il faut l’exclure c’est une fripouille.

Réponse : Evidemment, c’est une fripouille, mais puisque personne ne le sait, nous pouvons le garder parmi nous.

D : Non

R : Mais je comprends très bien vos réactions mon cher Avenel. Tenez, je vais vous citer un exemple, j’ai vécu pendant vingt ans en maçonnerie avec un frère que je considérais comme un escroc, et bien je n’ai rien dit parce que c’était un excellent maçon.

D : Nous ne sommes pas du même avis. »

Et plus loin encore, à 38:02 :

« D : Vous avez l’air d’avoir été déçu par la maçonnerie.

R : Au pire, choqué. Je trouve ce milieu maçonnique pourri d’arrivistes

D : Pourquoi ? Mais confessez-vous mon vieux. Vous ne serez pas le premier maçon qui m’aura ouvert son cœur. Qu’est-ce qu’on vous a fait ?

R : Mais à moi personnellement rien, mais je trouve ce milieu maçonnique

D : pourri d’arrivistes écœurants, je vous l’accorde.

R : Ah, je ne vous le fais pas dire… »

*Thierry Solère, site Assemblée nationale – Mandats à l’Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

**Loge GLNF « La Tierce Sacrée » : logo et descriptif du logo sur NON NOBIS DOMINE NON NOBIS SED NOMINI TUO DA GLORIAM « ORDRE DES TEMPLIERS, CHEVALERIE ET VALEURS DE FRANCE »

Sources : L’Express, Wikipédia, Planètes 360, Wikimedia Commons

La franc-maçonnerie comme un forum pour travailler pour la « liberté » et « l’égalité »

De notre confrère espagnol

Le président de la députation de Córdoba, Antonio Ruiz, assiste ce vendredi à l’inauguration de la VIIIe Conférence sur « La présence de la franc-maçonnerie à Córdoba », organisée par la Loge symbolique Maimónides 173, sous la devise de l’action sociale et dans le but d’apporter cette organisation au plus près des citoyens, un forum qui est « une occasion de partager et de travailler pour les principes de liberté, d’égalité et de fraternité, qui nous unissent tous et pour lesquels à travers l’histoire les loges ont orienté leur travail de franc-maçonnerie ».

Le président de la Diputación de Córdoba, Antonio Ruiz, assiste ce vendredi à l’inauguration de la VIIIe Conférence sur « La présence de la franc-maçonnerie à Córdoba », organisée par la Loge symbolique Maimónides 173, sous la devise de l’action sociale et dans le but d’apporter cette organisation au plus près des citoyens, un forum qui est « une occasion de partager et de travailler pour les principes de liberté, d’égalité et de fraternité, qui nous unissent tous et pour lesquels à travers l’histoire les loges ont orienté leur travail de franc-maçonnerie ».

C’est ce qu’a exprimé Ruiz, qui a également ajouté que ces huitièmes journées, qui sont inaugurées à la Casa de Sefarad, « sont axées sur quelque chose pour lequel nous sommes fermement engagés depuis la Diputación, l’action sociale, un objectif dans lequel tous les secteurs de la société doivent être impliqués ».

Le plus haut représentant de l’institution provinciale a affirmé que « le rôle que jouent des organisations, telles que la Loge symbolique Maïmonide 173, est important, cherchant à influencer la capacité, la sagesse et la pensée de notre société ».

« Il faut reconnaître ce travail, et surmonter les tabous qui peuvent exister autour des principes maçonniques, qui sont très nécessaires et doivent être en vigueur aujourd’hui », a souligné Ruiz, qui a exprimé son « souhait que ces conférences soient utiles et servent à continuer à approfondir et réfléchir à ce que les gens peuvent faire pour améliorer nos vies, nous améliorer nous-mêmes et atteindre des niveaux plus élevés de développement de notre société ».

« Du dialogue, de la justice sociale, de la solidarité et du respect d’autrui, je suis sûr » que « l’organisation sortira encore plus renforcée de ces jours », a ajouté le président du Conseil provincial.

Le Grand Orient d’Italie parmi les obédiences internationales

De notre confrère italien affaritaliani.it

À Londres, le 8 mars 2023, dans le bâtiment art déco de Queen Street, où est basée la Grande Loge Unie d’Angleterre, le duc Michael de Kent, Grand Maître depuis 1968, cousin germain de feu la reine Elizabeth II, et actuel  »chef mondial » de la Franc-maçonnerie, reconnaît le Grand Orient d’Italie (GOI) après la rupture il y a 30 ans.

La nouvelle du coup d’État réalisé par la plus haute organisation maçonnique italienne est donnée par le document de convocation de ses membres de la Loge Unie d’Angleterre, signé par le Grand Secrétaire Marsh, qui au point 4 informe après un bref historique des relations avec le GOI, que cela sera à nouveau reconnu.

Sceau GOI

L’expulsion des GOI en 1993

Dans celui du Gianicolo, à Rome, où le Grand Maître de GOI, le journaliste Stefano Bisi, est installé dans la Villa del Vascello, il y a un air de fête. L’expulsion des GOI en 1993 par les Britanniques avait laissé une plaie douloureuse parmi les 25 000 membres du Grand Orient d’Italie. Le désaveu était venu officiellement pour des questions de laine de chèvre sur la ritualité, mais la vraie raison était la dénonciation du Grand Maître du GOI de l’époque, Giuliano Di Bernardo, d’infiltrations mafieuses dans les loges du Grand Orient. Di Bernardo quitta le GOI en claquant la porte et fonda, lors d’une réunion à l’hôtel Parco dei Principi à Rome, sa nouvelle obédience maçonnique, la Grande Loge Régulière d’Italie, qui obtint peu après la reconnaissance de la Grande Loge Unie d’Angleterre.

GOI et Grande Loge d’Italie unis et frères

En attendant, le retour de la reconnaissance aux GOI pose problème ici en Italie. En fait Michel de Kent a posé une question préjudicielle, à savoir que le GOI coexiste « fraternellement » avec la Grande Loge Régulière d’Italie, qui, comme nous l’avons dit, est également reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre. C’est plus facile à dire qu’à faire; en effet, les frères GOI n’oublient pas la façon dont la Grande Loge Régulière d’Italie est née en 1993, avec des suites polémiques et même de graves accusations de la part de l’obédience fondée par Giuliano Di Bernardo. Le GOI avait vécu la perte de reconnaissance comme une grave diminution de son prestige. Maintenant la revanche.

Palais Giustiniani, siège du GOI  de 1901 à 1985, à Rome.

L’histoire du Grand Orient d’Italie

La première reconnaissance était arrivée en 1972, avec le travail des grands maîtres de Goi Giordano Gamberini puis de Lino Salvini et avec le travail clandestin du très puissant haut fonctionnaire de la Comptabilité générale de l’État italien, Elvio Sciubba. À l’époque, Michael de Kent a demandé la reconnaissance que les francs-maçons italiens se réunissent. C’est ainsi que le corps principal de la franc-maçonnerie appelé Piazza del Gesù, dirigé par le beau-frère de Sindona, Francesco Bellantonio, a rejoint le Grand Orient. Bellantonio a apporté des loges au pouvoir spectaculaire comme dot aux GOI, comme la loge couverte Giustizia e Libertà, dont les membres comprenaient des cardinaux, des ministres, y compris des chrétiens-démocrates, et de hauts fonctionnaires. Après la fusion, ils ont été transférés au GOI Lodge, Propaganda 2*, P2, et ils ont ensuite formé un groupe super secret au sein de la P2. Leurs noms n’ont jamais été divulgués malgré le fait que la commission d’enquête parlementaire sur P2 ait tenté de faire la lumière sur cette liste supplémentaire d’adhérents à P2.

Loge P2, coupures de presse

Et tandis que les dirigeants du Goi s’apprêtent à s’envoler pour Londres pour reprendre leur place parmi les bancs du grandiose temple maçonnique situé dans le bâtiment de la United Lodge of England, les passionnés de politique internationale se demandent pourquoi Michael de Kent a accueilli à nouveau le Goi. Selon certains, la réponse pourrait être que la franc-maçonnerie anglaise pourrait être un peu déçue par le manque de cohérence et de poids de la Grande Loge Régulière d’Italie puis l’activisme des grands maîtres du Goi dans les pays d’Europe de l’Est, dont l’Ukraine, ont suggéré au duc de Kent de reprendre des relations avec les Goi pour avoir part aux territoires où il veut avoir de l’influence. En revanche, l’Angleterre, suggèrent-ils doucement à Londres,

Emblème GLUA

Que se passe-t-il en Angleterre avec Carlo

La tâche de la franc-maçonnerie régulière de soutenir le pouvoir anglais peut se comprendre du fait que la tête de la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA), sorte de Vatican de la franc-maçonnerie, est traditionnellement détenue par le roi d’Angleterre. La France ne pouvait naturellement pas tolérer cette situation et déjà au XVIIIe siècle créa sa propre franc-maçonnerie indépendante de Londres, le Grand Orient de France, qui est le guide des francs-maçonneries irrégulières. 

Entrée actuelle du GOI

Lorsqu’elle est devenue reine Elizabeth, il n’était pas possible pour les femmes de participer à la franc-maçonnerie régulière, la reine a délégué son cousin Michael pour la remplacer dans le rôle de chef de la United Grand Lodge. Maintenant que Charles III va être intronisé, personne ne sait ce qui se passera au sommet de la franc-maçonnerie mondiale. Selon les bien informés, rien de nouveau n’arrivera.

Giuseppe Garibaldi, GM du GOI en 1864 et figure emblématique de la Franc-maçonnerie. ici, avec les insignes de Souverain Grand Inspecteur Général, 33e degré.

*Propaganda Due, en savoir +