Cette semaine le magazine Voici consacre ses colonnes à nous faire découvrir les chakras. Vous sentez-vous fatigué, anxieux, en colère ? Peut-être est-ce le signe qu’un de vos chakras est bloqué… Voyons ensemble comment remédier à cette situation !
Savoir reconnaître les chakras pour ne plus les confondre est un excellent début pour vous permettre de mieux vous connaître, et pour vous sentir bien au quotidien. Mais savez-vous comment débloquer le chakra du troisième œil, le chakra sacré ou encore le chakra racine ? Avec des pierres de lithothérapie ou grâce à des exercices quotidiens, voici comment libérer vos chakras de leurs blocages !
Comment savoir si vos chakras sont bloqués ?
Avant de s’atteler à la tâche du nettoyage des chakras, il est utile de savoir reconnaître un chakra bloqué ou au contraire, trop ouvert. Puisque les chakras sont directement reliés à notre santé physique et spirituelle, ceux-ci nous font savoir la présence d’un déséquilibre par des maux divers : mal de tête, bégaiement, problèmes de digestion, sentiment de persécution, difficultés à écouter ou à prendre la parole, impression de solitude, des problèmes dans l’affirmation de soi…
Comment débloquer ses 7 chakras ?
Il est tout à fait possible d’effectuer un nettoyage et une harmonisation des chakras depuis chez vous, en intégrant au quotidien des petits gestes permettant de prendre soin de ces centres énergétiques sacrés. Voici quelques petites astuces pour apprendre comment aligner ses chakras soi-même au quotidien : – Chakra racine : marcher pieds nus dans la terre, adopter une alimentation saine et prioriser son hydratation au quotidien ; – Chakra sacré : tenir un journal de gratitudes, pratiquer des activités créatives comme la peinture ou la danse par exemple ; – Chakra du plexus solaire : répéter des affirmations positives au quotidien, sortir de sa zone de confiance, profiter de chaque instant de la vie, nourrir sa vie sociale ; – Chakra du cœur : se promener dans la forêt, s’entourer de personnes positives, complimenter sincèrement son entourage, soigner ses relations, pardonner ; – Chakra de la gorge : chanter, exprimer à haute voix ses émotions (même seul !), dire la vérité, tenir ses promesses ; – Chakra du 3ème œil : suivre son intuition, voir le côté positif, oser rêver et imaginer sa vie idéale, croire en sa valeur personnelle, réaliser des exercices de visualisation ; – Chakra couronne : pratiquer la méditation, vivre en pleine conscience, marcher dans la nature, voyager.
Vous pouvez aussi méditer en tenant entre vos mains une pierre associée au chakra à débloquer.
Comment savoir si vos chakras sont alignés ?
L’absence de maux, de difficultés particulières ou de blocages émotionnels peuvent être des indices vous indiquant que certains de vos chakras sont bien équilibrés. Cependant, il est très complexe d’aligner tous ses chakras, surtout pour les débutants en la matière ! Patience et rigueur sont donc nécessaires, mais vous récolterez immédiatement les premiers fruits de votre travail, en vous sentant progressivement de plus en plus apaisé au quotidien.
Qu’est-ce qui bloque les chakras ?
Les chakras peuvent être bloqués pour différentes raisons : une émotion forte non exprimée, par exemple, peut très facilement déséquilibrer les chakras. Les traumatismes, les épreuves de la vie, mais aussi une mauvaise hygiène de vie ont aussi une influence négative sur l’alignement des chakras.
Qui voir pour aligner ses chakras ?
Bien sûr, il est possible d’essayer de nettoyer ses chakras soi-même, mais certaines situations (grand traumatisme, importantes difficultés au quotidien, etc.) peuvent exiger l’aide d’un professionnel en la matière. Ce dernier peut aider à harmoniser ses chakras avec le reiki,le magnétisme ou la manipulation énergétique. Certains peuvent même vous aider à aligner vos chakras avec un pendule ! Vous pouvez donc vous orienter vers un magnétiseur ou un énergéticien par exemple.
Nous avons demandé à son frère, neveu et homonyme Jean-François Pluviaud de bien vouloir rendre hommage à la mémoire de l’écrivain maçonnique Jean-François PLUVIAUD, passé à l’Orient éternel à Suresnes, le 26 juillet 2023, à l’âge de 93 ans. On se souviendra notamment de ses livres Critique de la raison maçonnique, Heurs et malheurs du grand architecte de l’univers ou de ses « réflexions » sous forme de Vagabondages maçonniques, tous ces ouvrages parus chez Dervy, tout comme de sa « conversation » intitulée : Le vieux maçon et l’apprenti, de son recueil : Le phantasme maçonnique et autres chroniques, préfacé par Marc HENRY, ou de ses regards sur le Rite Écossais Ancien et Accepté rassemblés sous le titre : Le fabuleux voyage maçonnique de celui qui un jour devint Guibulum, parmi d’autres volumes encore qui peuplent la bibliothèque et le souvenir de maints frères et sœurs de nombreux Orients, à côté de ses contributions à la revue de la Grande Loge de France, Points de Vue Initiatiques, dont il fut longtemps un des animateurs. Sont ici repris sous forme écrite des propos prononcés sans notes lors des obsèques du regretté essayiste, fabuliste, humoriste et poète. (Christian Roblin)
Par Jean-François Pluviaud (neveu et frère)
Mon oncle Jean-François était né en 1930 dans un village creusois qui fut jusqu’à la fin de mes études secondaires l’épicentre de la famille Pluviaud.
Ses parents étaient des gens simples et joyeux, mon grand-père garagiste et ma grand-mère aubergiste.
Nous avons grandi dans les mêmes décors mais dans des situations différentes, lui avec le poids de la guerre, moi sans. C’était le monde rural des années cinquante/soixante.
Mon oncle était le cadet d’une fratrie de trois (deux frères, une sœur), Michel, mon père était l’aîné et ma tante Geneviève la benjamine.
Un des traits de caractère de la famille Pluviaud est l’humour. Jean-François n’en a jamais manqué et l’illustration que je garde en mémoire était le moment où ses yeux se mettaient à friser à l’idée que la saillie qu’il allait lâcher ferait sourire voire rire ses amis et proches.
Jean-François était quelqu’un de simple et de curieux qui voulait voir le monde et profiter de ce que celui-ci avait à offrir.
Mon Père et lui ont fait leurs études dans un collège catholique dans lequel je fus également pensionnaire pendant dix ans (messe à 6h30, sorties réduites, foot et travail scolaire)
J’ai eu des profs qu’ils avaient eus et je me souviens de l’économe qui me disait : « si ton oncle et son copain Bernard Maury revenaient, je m’en irais ». Je pense qu’ils lui en ont fait voir de toutes les couleurs, ainsi qu’à quelques autres.
Après Guéret, il est venu à Paris pour poursuivre ses études mais il y a plutôt fait ses humanités découvrant consciencieusement les possibilités festives à sa disposition. Puis, il s’est installé en Bourgogne dans un village rural du nom de Mirebeau. Il travaillait alors pour un fabriquant de jouets situé dans ce village. À ses moments perdus, il faisait de la peinture sur assiettes, ouvrage auquel il nous initiait, mes cousins et moi.
Puis, il est revenu à Paris, bien décidé à profiter de la vie. Son aisance en société lui a ouvert des portes qui n’existaient pas dans la Creuse.
J’ai quelquefois évoqué cette époque avec lui, en le questionnant sur ces univers qui s’ouvraient à lui. Il me répondait qu’au début, « il n’avait pas les codes ». Il les a donc appris.
La vie d’alors a passé et je pense qu’il manquait de réponses à son questionnement existentiel. Il en a cherché en lisant, notamment une revue dénommée « Planète ».
C’est ce questionnement qui l’a conduit à envoyer une candidature spontanée à la Grande Loge de France pour y entrer.
Il fut initié un soir de mai 1978, jour de l’enterrement de mon père.
Là aussi, il a dû apprendre les codes. Il a parfaitement illustré cet apprentissage dans un de ses derniers ouvrages : « Le vieux maçon et le jeune apprenti ». C’est un dialogue au travers duquel le vieux maçon répond aux questions de l’apprenti qui veut comprendre là où il est, ce que l’on y fait et le but de la démarche.
Évoquer cet ouvrage me permet de mettre en avant quelques unes des singularités de mon oncle.
Avant de poursuivre, je tiens à préciser – et c’est une conviction profonde – que la maçonnerie fut le grand œuvre de sa vie.
Non seulement à force de travail sur les rituels, par ses planches, ses ouvrages, ses poèmes mais surtout grâce aux échanges qui l’entraînaient tard dans la nuit, de préférence accompagnés d’un bon cigare associé à l’un des breuvages qui s’y accordent si bien, le tout avec ses frères.
Il en a tiré une vision personnelle, authentique, qu’il a su partager et transmettre avec patience, bienveillance et fraternité.
Sa singularité la plus marquante à mes yeux fut sa grande capacité à rendre simples et accessibles des concepts qui, pour beaucoup d’entre nous, ne le sont pas.
Non seulement la maçonnerie a structuré sa vie en lui donnant les moyens de répondre à ses interrogations existentielles mais elle lui a aussi fait prendre conscience de sa place et de la façon de l’occuper. En cela, il a dépassé ses manques, il a fait siens les codes et il n’a eu de cesse que de les partager.
Je l’en remercie affectueusement et fraternellement.
Du 25 au 27 août 2023, la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN a tenu son Convent annuel. Une édition qui a rappelé les 130 ans de la création, le 13 avril 1893, de la première loge mixte de l’histoire de la franc-maçonnerie universelle réunissant, en pleine égalité de droits et de responsabilités, hommes et femmes dans un même rituel.
Durant ce Convent, les 39 Conseillers nationaux ont élu Sylvain Zeghni en qualité de Grand Maître National pour l’année maçonnique 2023-2024.
Le nouveau Grand Maître National a accordé à 450.fm sa première interview.
450 : Pourquoi ce qualificatif de Grand Maître National (GMN)
Sylvain Zeghni : À l’origine, il y avait qu’un Président du Conseil National qui est une fonction administrative et afin que l’on soit reconnu comme une obédience, notre dénomination étant Fédération française du DROIT HUMAIN, dans l’esprit des gens cela semblait compliqué et ils ne savaient pas ce qu’était le DROIT HUMAIN ainsi qu’une fédération de surcroît française qui pouvait faire penser à une association humanitaire et donc, bien évidemment, il fallait trouver un titre pour que nous soyons effectivement bien identifié comme Grand Maître, sauf que nous appartenons à un Ordre et que le Grand Maître de l’Ordre est le Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil. LE DROIT HUMAIN étant organisé en fédération, fédérations pionnières, loges pionnières, etc., il fallait trouver une appellation. C’est ainsi qu’au Convent de 2015 a été voté cette appellation, celle de Grand Maître National, pour bien spécifier qu’il s’agissait du Grand Maître d’une fédération.
Nous nous sommes donc inspirés de la Belgique qui disposait déjà de ce titre pour son Président de Conseil National et donc, désormais, pour la Fédération française, c’est Grand Maître National (GMN). Alors, en interne, c’est Président du Conseil National et en externe, afin d’être plus visible, c’est Grand Maître National. Mais la tendance actuelle est d‘utiliser seulement le vocable de Grand Maître National ce qui est dommageable.
450 : Quel est votre parcours profane ?
SZ : J’ai 59 ans et j’ai fait des études de sciences économiques à l’université de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. J’ai obtenu un doctorat qui portait sur les thématiques d’équité, justice et redistribution. C’était une époque où on parlait beaucoup de choses avec notamment des débats sur l’utilisation des théories de Rawls* en économie.
Ensuite, j’ai travaillé dans une université qui venait de se créer, celle de Marne-la-Vallée (Université Gustave Eiffel) et j’y ai fait ma carrière en changeant d’orientation pour travailler plutôt sur l’économie des pays en transition à une époque – c’est-à-dire les pays sortant du communisme essentiellement les pays d’Europe centrale orientale (Russie, Chine) et les pays d’Asie mettant en place des économies de marché –, ce qui m’a amené aussi à travailler sur l’international, sur les mobilités, etc. Les hasards de ma carrière m’ont amené aussi à travailler sur les problématiques du tourisme et notamment tout ce qui tourne autour des mobilités touristiques et leur impact sur l’environnement. Mais mon dada, mon péché mignon en quelque sorte, est de travailler, aussi, sur l’économie du sport. C’est donc avec grand plaisir que je suis intervenu récemment à la « Conférence Paris 2024, Jeux Olympiques : un regard pluridisciplinaire », un colloque organisé par l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
450 : Et sur le plan maçonnique ?
SZ : J’ai été initié au DROIT HUMAIN en l’an 2000, au sein de la loge « Travail et Liberté », à l’orient de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines en région Île-de-France. En réalité, il s’agit d’une ancienne loge, créée au tout début des années 20 par Alphonse Houbron.
Maria Deraismes (1828-1894), féministe, oratrice, femme de lettres et première femme initiée à la franc-maçonnerie en France.
C’est sous son Vénéralat, et en présence de Georges Martin, que la loge « Les Libres Penseurs » du Pecq initie le 14 janvier 1882, selon les pratiques du Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA), Maria Deraismes. Ma loge « Travail et Liberté », fermée pendant la Seconde Guerre mondiale, a repris ses activités en 1961 et a décidé de changer de nom. Un nom qui fait référence à la ‘’devise’’ des camps de concentration car elle avait pour membres des anciens déportés ou des frères issus du milieu de la Résistance. Un nom choisi comme un pied de nez à cette période la plus sombre de notre histoire. J’en ai été son Vénérable Maître. Puis, les hasards de mon lieu d’habitation font qu’aujourd’hui je suis à loge Zoroastre, à l’orient de Marne-la-Vallée, où je me sens d’ailleurs très bien. J’ai suivi mon parcours initiatique dans les hauts grades du REAA. Je suis membre du Conseil National depuis 2019 et j’ai occupé la fonction de président de la commission droit de l’homme et laïcité , ce qui nous a donné l’occasion d’être entendu par le Sénat et l’Assemblée nationale.
C’est d’ailleurs, sur cette même antenne et toujours dans « Divers aspects de la pensée contemporaine », une émission confiée en alternance aux différentes obédiences maçonniques et à la libre pensée, que je dévoilerai, au mois d’octobre, le plan d’action que je compte mettre en œuvre auprès des loges et les initiatives que l’on va prendre au cours de l’année 2023-2024.
450 : Pouvez-vous nous éclairer quant aux spécificités de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN et de la Fédération française
SZ :Bien sûr. L’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, souvent appelé LE DROIT HUMAIN International, obédience maçonnique mixte fondée en 1901, est l’évolution structurelle à vocation internationale de la première obédience mixte fondée en 1893 par Georges Martin et Maria Deraismes sous le nom de « Grande Loge Symbolique Écossaise de France : Le Droit humain ». Il est fort justement issu de la volonté de Georges Martin afin d’avoir une optique universelle. S’adressant au monde entier, l’idée était de développer un Ordre mixte au niveau mondial.
Louis Goaziou (1864-1937), fondateur et animateur de la Fédération américaine du DROIT HUMAIN.
À ce jour, elle compte plus de 30 000 membres et est présente sur les cinq continents, dans plus de soixante pays. Un Ordre qui s’est développé tout d’abord aux États-Unis sous l’impulsion de Louis Goaziou puis dans tout le monde anglo-saxon grâce à la théosophe Annie Besant. Pour notre développement, nous procédons dans un premier temps par l’implantation de loges pionnières, puis des fédérations pionnières, c’est-à-dire qui ne sont pas encore suffisamment grandes en termes de loges et d’effectifs, et enfin la création d’une fédération quand le nombre de loges et les effectifs le permettent.
L’Ordre international tient le Convent tous les 5 ans. La Fédération belge – près de 8000 membres –, et la Fédération française – 15 200 membres à ce jour, soit plus de 23 000 frères et sœurs au total, devraient normalement avoir les deux tiers des voix. Toutefois, de façon démocratique et de manière à laisser la place justement à de plus petites fédérations, nos deux fédérations ne bénéficient que de 40 % des voix. Ce qui a permis à des fédérations comme celles d’Islande ou de Suisse d’accéder aux plus hautes fonctions.
Quant à la Fédération française, fondée en 1921, elle est aujourd’hui forte de 740 loges en métropole et en outre-mer. Nous fonctionnons comme une obédience classique mais nous devons rendre des comptes au niveau international et nous avons donc un représentant au Grand Conseil de la Fédération Française que nous appelons le Très Puissant Grand Commandeur. Notre fédération marche sur deux pieds : un initiatique, le Grand Conseil et un autre administratif le Conseil National (administration, immobilier, finances) avec tout de même un pouvoir initiatique par délégation puisque nous installons les loges symboliques et pour certains d’entre nous pourvus des hauts grades, les loges de hauts grades jusqu’au 30e degré.
450 : Parlons Rite. Quelle est la grande spécificité du DROIT HUMAIN ?
ZS : Notre spécificité est que nous travaillons au Rite Écossais Ancien et Accepté. Au sein de la Fédération française, nous avons trois loges qui maçonnent à des rites inspirés par les Anglo-saxons, le « Lauderdale » – qui tient son nom de la rue où se trouvait la Fédération britannique à une époque. Il est imprégné de la pensée théosophique puisque conçu par Annie Besant et Charles Webster Leadbeater. Nous avons aussi deux loges de La Marque. Par contre, dans d’autres fédérations en Europe du Nord et en Grande-Bretagne, ainsi que dans d’autres fédérations plus éloignées, nous avons des rites d’inspiration anglo-saxonnes, tous dérivés du Rite Émulation avec des spécificités. Du reste, en Angleterre, nous avons les Knights Templar et le Royal Order of Scotland.
450 : Sur quel livre les frères et les sœurs prêtent-ils leur serment ?
SZ : Nous prenons nos engagements sur la Constitution internationale du DROIT HUMAIN, l’équerre et le compas et depuis les années 60-70, nous avons la lumière, la flamme dite éternelle. Dans un nouveau rituel, nous avons également la règle. Une règle toutefois non graduée représentant le symbole de l’infini.
450 : Avez-vous des loges de recherche ?
SZ : Non, mais il y a 6 à 7 ans , nous avons introduit des groupes de recherche qui normalement sont réservés aux titulaires du 30e degré, avec quelques exceptions, et un des résultats fut le livre Voyages au cœur des nombres-Du 1er au 33e degré dans le REAA (Les Voyageurs de la Table Ronde – APHDH, 2022).
Sur notre Intranet, des groupes travaillent, par exemple, sur les épées, les chants maçonniques, et nos membres peuvent y trouver de nombreux travaux. Le groupe sur les nombres avait pour ambition de publier un ouvrage, mais ce n’est pas une obligation.
Mais pour vous répondre plus précisément sur le pourquoi de ne pas avoir de loge de recherche, c’est que, tout simplement, pour nous une loge doit pouvoir initier. Cela pourrait aussi créer une sorte d’élitisme. Mais à notre dernier Convent, il y a eu un vœu demandant la création de loges de recherche prouvant ainsi que les sœurs et les frères sont intéressés.
450 : Quelle dynamique souhaitez-vous insuffler ?
SZ : D’abord, le premier axe est celui de la formation des Officiers, notamment de Vénérables Maîtres, des 1ers et 2ds Surveillants ; le second axe est d’aller vers une décentralisation et d’introduire plus de subsidiarité dans notre organisation administrative.
Mon souhait est surtout de s’ouvrir davantage sur les autres obédiences françaises, y compris celles qui ne pratiquent pas le REAA. La tendance que nous avons eu est de toujours aller vers les grandes obédiences traditionnelles qui sont nos amies, mais nous voulons avoir plus de relations avec d’autres obédiences. Nous souhaitons aussi nous ouvrir et trouver le moyen de parler aux jeunes. Il y a trois ans déjà, nous avons lancé un grand chantier sur la jeunesse et maintenant, nous allons passer à l’opérationnel.
Sur le plan initiatique, et c’est en lien avec la formation, il faut donner envie de travailler et de progresser à nos frères et sœurs. Pour transmettre !
Certaines de nos treize régions – dont deux ultra-marines (Caraïbe et Pacifique-Indien) – organisent des séminaires de formation. Nous avons des régions qui couvrent un très large territoires et c’est à elles de trouver le moyen le mieux adapté à leur situation afin de dispenser la formation.
450 : En matière de rencontres culturelles maçonniques ou de salons du livre, quelle est votre politique ?
SZ : Nous sommes favorables à ce type d’événements et sommes très présents à Lyon, Nantes et Lille, car des sœurs et des frères s’investissent, depuis des années, dans ces manifestations. Nous souhaitons également développer notre engagement dans la biennale de Bordeaux.
450 : Nouveau site Net, pouvez-vous nous en dire plus ?
Nouveau site, capture d’écran.
Nouveau site, capture d’écran.
SZ : En fait, au mois de janvier dernier, nous avons décidé de faire appel à une société privée de développement de site Internet. Nous avons réellement commencé à travailler fin févier début mars, le défi étant qu’il soit terminé pour notre Convent. Pari tenu ! Nous avons souhaité construire le site de façon à ce qu’un profane puisse, entre autres, découvrir des choses, mais sans trop révéler… à mettre en évidence notre histoire et le côté franc-maçon. D’ailleurs, avec cette nouvelle configuration qui nous a fait passer de la préhistoire au XXIe siècle, nous connaissons un niveau élevé de fréquentation mais aussi de demande de candidature.
450 : Quid de votre revue Perspectives ?
SZ : Créée en 2018, Perspectives, n’a pas encore connu le succès qu’’elle mériterait d’avoir. Nous tenons à elle car elle est notre image de marque, à la fois au sein de l’obédience mais aussi envers le monde profane. L’idée est de s’orienter vers une nouvelle présentation en faisant appel à des frères et des sœurs d’autres obédiences dans le comité éditorial, mais aussi à de nouvelles plumes y compris profanes. Elle restera semestrielle. Le thème du prochain numéro, que nous attendons tous à l’automne, est « Habiter la Terre ». Un événement entourera cette ‘’nouvelle naissance’’ et nous envisageons aussi de réaliser, à chaque fois, une courte vidéo de présentation.
450 : Quels seront vos deux grands événements 2024 ?
SZ : Le premier sera sur la défense des valeurs maçonniques en Europe, les prochaines élections européennes étant prévues en juin prochain.
Anneaux olympiques
Et le second portera sur un événement interobédientiel au sein des Jeux olympiques. Je proposerai de faire une grande tenue à Paris et en province réunissant ainsi des maçons du monde entier, sportifs ou non, et proposerai aussi des tenues d’été traitant des valeurs de l’olympisme, du sport, de nos valeurs, etc. Une façon pour nos obédiences d’aller vers la jeunesse du monde entier.
Siège de la Fédération française du DROIT HUAMIN, Paris XIIIe.
450 : Pour conclure, que faites-vous à l’occasion des Journées Européennes du patrimoine ?
SZ : Nous ouvrons, bien évidemment, nos portes !
L’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, 5 rue Jules Breton – Paris XIIIe.
Souhaitant encore plus rayonner dans le cité, les 16 et 17 septembre prochains, les frères et les sœurs du DROIT HUMAIN ouvrent leurs temples parisiens du 13e arrondissement, du siège de la Fédération française du DROIT HUMAIN au 9 rue Pinel (de 10h à 17h), mais aussi celui du site historique de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN situé au 5 rue Jules Breton (de 14 à 18h).
Cher Grand Maître National, très cher frère, très cher Sylvain, 450.fm tient à vous remercier pour le temps que vous nous avez consacré. Nous vous souhaitons un très beau mandat.
Portrait du philosophe John Rawls en 1971.
[NDLR : *John Rawls (1921-2002) est un philosophe libéral américain. Professeur à Harvard, il publie en 1971 sa célèbre Théorie de la justice dans laquelle il défend une société basée sur une justice redistributive qui réduirait les inégalités.
L’ouvrage connait un succès rapide aux États-Unis, où la lutte pour les droits civiques et la guerre du Vietnam ont soulevé des questions liées à la notion de justice. Chez Rawls, le bien s’entend comme une notion individuelle. La société juste doit dès lors permettre de faire cohabiter différentes visions du bien. Dans sa Théorie de la justice, Rawls dégage les principes qui régissent une société juste. Il cherche à réconcilier deux principes qui s’opposent souvent, mais qui sont au cœur de l’idéal démocratique : la liberté et l’égalité.]
De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano
Cette phrase, presque vieille comme le monde, avait à l’époque latine un sens majoritairement négatif, car elle indiquait les effets néfastes d’une action, même légère, mais répétée et continue dans le temps.
Une goutte d’eau, en effet, est capable de creuser une pierre, un marbre ou un rocher et de les éroder si elle tombe régulièrement et toujours au même endroit pendant des années.
Dès ce premier pas vers le seuil du Temple et, donc, avec le début de mon voyage initiatique, j’ai plutôt interprété l’action de cette petite goutte comme la volonté de fer d’atteindre un objectif, non pas en fonction de sa force, mais en raison de sa persévérance ou de sa résilience, ou de sa capacité à garder sa motivation intacte aussi longtemps que nécessaire.
Dans la franc-maçonnerie, j’ai souvent entendu parler d’ homme de besoin et d’homme de volonté , deux expressions différentes pour exprimer deux états de conscience profondément différents.
Je crois avoir traversé et vécu les deux : d’abord comme laïc motivé à entrer dans l’institution, puis comme adepte, s’engageant sur le chemin de la réalisation.
La volonté n’est donc pas seulement une pulsion spontanée ou rationnelle, mais est quelque chose d’intrinsèque à l’essence de l’individu, puisqu’elle forme, avec la conscience, son moi. Et pas seulement le moi empirique, expérimental, mais aussi le moi profond, puisque la volonté et la conscience ne sont rien d’autre que l’énergie.
Saint Augustin a déclaré :
Les homines sont volontaires.Les hommes sont la volonté.
Ils ont une conscience de soi qui ne s’exprime qu’à travers la volonté et pour cette raison, ils ont la possibilité de progresser.
Les hommes dans le besoin , ayant entrepris le voyage initiatique, soit se perdent, soit s’arrêtent : ils ne sont pas en mesure d’approfondir les enseignements qui leur sont proposés pour atteindre le meilleur de leur potentiel, en fonction de leur propre niveau d’évolution.
Tout le monde n’a pas le même niveau d’évolution, ce qui n’a rien à voir avec le niveau culturel. Les chemins tracés pour chacun de nous sont différents et les moyens qui nous sont donnés pour les suivre sont différents ; c’est pourquoi vous devez trouver le vôtre. Chacun doit s’efforcer de réaliser son plein potentiel.
Le Maître Sage devra montrer au néophyte « son chemin », pour lui faire éviter de prendre les chemins trop difficiles, de cette façon il ne se découragera pas, pour qu’il persévère et atteigne le but.
La présence du Grand Architecte de l’Univers contribue au développement du libre arbitre, de l’errance sans limites et de la recherche d’un idéal sans imposition de méthode et incarne le modèle idéal de perfection de chaque concept et élément humain.
La finalité de la Franc-Maçonnerie exprime une manière de vivre et de penser qui se situe à la rencontre du rationnel et du spirituel.
Partant de l’hypothèse que l’homme jouit d’une totale liberté intérieure, de son pouvoir de décision pour entreprendre des actions, pour embrasser des idées, pour prendre des décisions sans l’influence d’un pouvoir déterminant immanent, on comprend la notion de volonté pour un franc-maçon.
Toute forme de limitation de la pensée est contraire aux valeurs latomistes.
N’oublions pas que celui qui frappe à la porte du Temple est avant tout un homme né libre et de bonnes mœurs et qu’en entrant dans la famille maçonnique, il s’engage à travailler « selon la détermination de sa propre volonté », mais en suivant les enseignements qui lui viennent des données.
La franc-maçonnerie n’est pas une imposition, elle utilise la raison et la liberté pour forger des hommes libres dotés d’une forte conscience de soi.
Le chemin initiatique ne peut être affronté ou suivi sans volonté. C’est elle qui soutient le néophyte pour qu’il obtienne le but fixé : la Sagesse qui devient Sagesse et se transforme en Connaissance.
Cicéron a dit :
Voluntas est, quae quid cumratione désiré.
La volonté est cette impulsion de ceux qui ont tendance à désirer quelque chose avec le soutien de la raison.
Et c’est pourquoi l’aspiration à la Sagesse requiert un engagement personnel et constant dans l’acquisition de l’éthique et de la conscience.
Tant le développement que la conquête de chaque étape du processus initiatique, de l’initiation formelle à l’initiation réelle, sont motivés par la passion, façonnés par la raison et nécessitent des choix, en prenant des positions qui se produisent par la volonté, résultat de la délibération et, par conséquent, d’un désir.
Sans ce processus, le choix ne serait qu’une impulsion dictée par le sentiment qui se révélerait probablement instable et de courte durée.
Le chemin initiatique du franc-maçon est marqué par la recherche d’un savoir sans limites en termes de contenu et de méthode et par l’empreinte du rapport entre volonté et devoir.
Le premier est l’élément actif, dynamique et vigilant, capable d’orienter le but pour que l’objectif puisse être atteint, grâce à l’exercice du libre arbitre.
Et c’est là qu’intervient la détermination qui, appuyée par le sens critique, la vertu éthique et la force de la morale, permet de réaliser le plus maçonnique des devoirs, le travail sur soi.
D’où l’interprétation positive de la goutte qui perce la pierre non pas avec force, mais avec un goutte-à-goutte continu. Les plus grands alliés pour devenir un bon franc-maçon sont en effet la persévérance et la constance.
Une action insignifiante, comme la chute d’une goutte, peut changer les choses de manière significative. Une exhortation tout aussi ordinaire, à rappeler qu’avec régularité et dévouement, des changements importants peuvent être réalisés.
Fort de cet encouragement, je souhaite à tous les Frères un travail heureux et fructueux… sur eux-mêmes !
Un Temple historique sera ouvert au public pour la troisième fois seulement en 85 ans d’histoire. Le Grantham Freemasons’ Hall sur Chambers Street ouvrira ses portes pour une visite publique spéciale dans le cadre du week-end du patrimoine du Lincolnshire.
Cela aura lieu les samedi 9 et dimanche 10 septembre, de 11h à 15h.
Il y aura également une exposition du musée de la franc-maçonnerie, qui abrite des objets historiques étonnants de Grantham et de la franc-maçonnerie de Grantham datant de la fin des années 1700 et du début des années 1800, notamment des peintures maçonniques vieilles de 200 ans, des médailles, des insignes, des tabliers et une tapisserie.
Les francs-maçons de Grantham sont au cœur de la communauté du sud du Lincolnshire depuis deux siècles. Ils sont connus pour leur hospitalité et leur charité. Et ils sont aussi célèbrent pour faire bénéficier à leurs compatriotes de leur expérience dans l’organisation d’événements exceptionnels dans le cadre grandiose de l’imposante « Maison des Maçons » du centre de Grantham.
Les frères accueillent régulièrement des fêtes pouvant accueillir jusqu’à 200 personnes : mariage, bat-mitsva, fête de Noël, événement familial, fête d’anniversaire, expositions, conférences, etc. Ils rappellent aussi que les francs-maçons comptent parmi les plus grands donateurs caritatifs au Royaume-Uni. C’est une réputation dont ils sont, à juste titre, très fiers.
Les jeunes de tout le pays bénéficieront d’une aide et d’un soutien pour résoudre les conflits avec leurs familles susceptibles de les conduire à la rue, grâce à une subvention des francs-maçons du Leicestershire et du Rutland à l’association caritative The Bridge (East Midlands ) .
La subvention de 59 000 £ financera le service de méditation talk2sort, qui travaille avec des jeunes âgés de 11 à 19 ans et leurs familles, qui peuvent avoir des problèmes à la maison ou dans leurs relations, et les aide à explorer les moyens de résoudre les conflits.
talk2sort, est un service de méditation reconnu à l’échelle nationale qui soutient les jeunes qui risquent de se retrouver sans abri en fuguant ou en étant invités à quitter leur domicile familial. Cela se traduit par un faible niveau d’éducation, une toxicomanie, un comportement antisocial, une implication dans la criminalité, une mauvaise santé physique et mentale et un risque de violence et d’abus. Les séances de méditation sont dirigées par des méditants qualifiés, individuellement et en groupes familiaux, offrant un espace sûr et confidentiel aux jeunes et aux familles pour parler de leur expérience et explorer leur conflit. Le soutien se poursuit jusqu’à ce que le conflit soit résolu.
La subvention des francs-maçons permettra de financer un médiateur supplémentaire pour les deux prochaines années, ce qui permettra à l’association de réduire sa liste d’attente et de soutenir 68 jeunes supplémentaires avant qu’ils n’atteignent un point de crise.
Les résultats du service sont très positifs, avec 92 pour cent des clients estimant que leurs relations familiales et amicales se sont améliorées, tandis que 100 pour cent des jeunes ont déclaré se sentir plus proches des autres et ont le sentiment de bien gérer leurs problèmes et 100 pour cent ont pu d’accéder ou de rester dans l’éducation, la formation ou l’emploi.
Les jeunes continuent d’être de plus en plus exposés au risque de sans-abrisme, avec 129 000 jeunes au Royaume-Uni ayant demandé de l’aide pour lutter contre l’itinérance en 2021/22, les East Midlands connaissant les plus fortes augmentations cette année, avec 1 139 jeunes dans le seul Leicestershire. L’augmentation du coût de la vie continue d’exacerber le problème, augmentant le stress et l’anxiété et conduisant à l’éclatement de la famille comme principale cause d’itinérance chez les jeunes dans 47 pour cent des cas.
Nous sommes très reconnaissants aux francs-maçons du Leicestershire et du Rutland pour leur généreuse subvention. Grâce à eux, nous pourrons aider les jeunes et leurs familles à résoudre leurs différends et réduire de manière cruciale les niveaux d’itinérance que connaissent les jeunes partout au pays.Anna Maudsley, responsable des programmes et services de The Bridge (East Midlands)
Je suis très heureux que nous ayons pu aider The Bridge avec son excellent projet. En aidant les familles et leurs enfants à surmonter leurs difficultés, ils peuvent non seulement réduire le risque que ces jeunes se retrouvent sans abri, mais aussi apporter une contribution majeure à l’amélioration de leur santé mentale.Peter Kinder, chef des francs-maçons du Leicestershire et du Rutland
Ce jour, vendredi 8 septembre 2023, a lieu la cérémonie d’ouverture en lever de rideau du premier match de la Coupe du Monde de Rugby 2023 opposant la France et la Nouvelle-Zélande.
Ce match d’ouverture de la Coupe du Monde au Stade de France entre les All Blackset les Bleus est la rencontre que tous les amateurs de rugby et de sport en général attendent depuis le tirage au sort des phases de poules.
Quelle plus belle affiche pour lancer cette compétition qu’une rencontre entre les français, chez eux, et l’équipe néo-zélandaise qui a déjà soulevé 3 fois le Trophée Webb Ellis ? William Webb Ellis dont une loge de la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA), la n° 9574, à l’orient de Rugby, dans le Warwickshire, porte le nom.
Le trophée récompensant le vainqueur de la Coupe du Monde de Rugby est appelé William Webb Ellis Trophy, en hommage à l’étudiant qui, selon la légende, aurait inventé le rugby en 1823.
Mais, dans un premier temps, essayons d’entrer dans la mêlée, sans botter en touche, et tentons de cerner la relation entre la franc-maçonnerie et le rugby, dont 450.fm s’est fait, à de nombreuses reprises, l’écho, puis à ce temple du rugby qu’est Twickenham, dont un des architectes fut franc-maçon !
Le rugby est un sport étroitement lié à la franc-maçonnerie, même s’il n’est devenu professionnel qu’en 1995, la culture du rugby a toujours été marquée par la camaraderie, le travail d’équipe et le plaisir d’après-match, la fameuse troisième mi-temps !
De nombreux joueurs, entraîneurs, administrateurs et présidents de syndicats de rugby de renom sont ou ont été francs-maçons :
Don White.
– Don White, qui a joué pour l’Angleterre et a été le premier entraîneur de l’équipe d’Angleterre. Il était membre de la Cumton Lodge dans le Northamptonshire, membre fondateur de la Webb Ellis Lodge à Wellingborough et assistant du Grand Maître Provincial pour le Northamptonshire et le Huntingdonshire. Il a déclaré : « J’ai connu la même camaraderie dans le rugby que dans la franc-maçonnerie« .
– Ron Jacobs, un autre joueur anglais et président de la Rugby Football Union, était également un membre fondateur de la Webb Ellis Lodge.
L’Union de Rugby Lodge a été consacrée en 2020.
–Peter Larter, qui a joué pour l’Angleterre et les Lions britanniques, était membre de la Cumton Lodge et a rejoint la Saxony Lodge lorsqu’il était stationné en Allemagne avec la RAF. Il a déclaré : « Au rugby comme dans la franc-maçonnerie, on se fait des amis pour la vie« .
– Eric Evans, capitaine de l’équipe d’Angleterre et des Lions britanniques, était membre de la Lodge of Unanimity.
– Cliff Morgan, qui a joué pour le Pays de Galles et a également été capitaine des Lions britanniques avant de devenir un éminent commentateur, était membre de la loge de l’Unanimité, avant de devenir un commentateur distingué, était membre de la loge Gwalia à Cardiff.
– Des Barnett, président de la Welsh Rugby Union 1986-87, qui a déclaré : « Le rugby était connu comme la franc-maçonnerie du monde« .
Nous comptons aussi la Rugby Football Lodge, à l’orient d’Huddersfield et la loge Spirit of Rugby No. 9922 qui fait, elle aussi, partie de ses loges dites ‘‘spécialisées’’.
Alors, le rugby, un sport avec ses rites initiatiques ?
Les Francs-Maçons qui ont créé, pensé, inventé, légiféré, pérennisé, puis diffusé le rugby se sont-ils inspirés des valeurs maçonniques pour codifier ce « Sport de voyous pratiqué par des gentlemen »… Et en France, le bouclier de Brennus, récompense décernée à l’équipe victorieuse du championnat de France de rugby à XV, le Top 14, est le Graal rugbystique !
Décidemment, le rugby présente bien des similitudes avec l’art royal : des vestiaires (cabinet de réflexion) à l’entrée dans le stade (réception de la lumière) à la troisième mi-temps (véritable agape)… Le rugby, c’est ma deuxième maison !
La GLUA, toujours imitée, jamais égalée !
Le 2 septembre dernier, des francs-maçons du monde entier se sont réunis dans le Grand Temple de la GLUA pour une réunion de la London Rugby Lodge. Plus de 600 membres, certains vêtus de leurs gilets et chapeaux distinctifs, ont été rejoints par le Pro Grand Master et l’Assistant Grand Master Steven Varley pour une journée spectaculaire de fraternité et d’amour du sport !
C’était une merveilleuse façon de commémorer la franc-maçonnerie et le rugby, surtout avec le coup d’envoi imminent de la Coupe du monde de rugby 2023 ! Une merveilleuse et fraternelle façon de commencer les festivités…
Une utile et très intelligente explication. Décidemment, le maçon anglais ne s’arrête jamais de travailler… et de pratiquer une maçonnerie joyeuse !
Le stade de Twickenham, temple du rugby
Twickenham, ou Twickers, est une enceinte consacrée au rugby à XV. Localisée à Twickenham, au sud-ouest de Londres, c’est une arène de 82 000 places. La plus grande d’Europe pour le rugby – le Stade de France a une capacité qui évolue entre 75 000 (athlétisme) et 80 698 places (football, rugby).
Twickenham est le siège de la Fédération anglaise de rugby à XV, la Rugby Football Union, et est utilisé par l’équipe d’Angleterre de rugby à XV lors du Tournoi des Six Nations et pour ses test- matches. La finale du Championnat d’Angleterre de rugby à XV se dispute également dans cette enceinte tout comme celle de la Coupe d’Angleterre de rugby à XV qui fut disputée ici jusqu’en 2009. Ce stade est aussi utilisé pour certains des matches de la Coupe d’Europe de rugby.
Bien qu’il soit prévu essentiellement pour le rugby à XV, le stade a aussi été utilisé pour des concerts de groupes de rock tels que The Eagles, les Rolling Stones, Iron Maiden, U2 et The Police. Lady Gaga s’y est produite à deux reprises, les 8 et 9 septembre 2012, pour son Born This Way Ball. Twickenham est aussi le siège d’un musée qui retrace toute l’histoire du rugby, on peut voir en particulier un maillot porté lors du premier match de rugby disputé en 1871 entre l’Angleterre et l’Écosse.
Twickenham bâti sur un champ de choux
La Rugby Football Union achète un terrain utilisé pour la culture du chou à Twickenham en 1907 et fait construire une première tribune en 1908.
Archibald Leitch.
Le premier match disputé à Twickenham oppose les Harlequins au Richmond F. C. le 2 octobre 1909, et le premier match international a lieu le 15 janvier 1910 entre les équipes d’Angleterre et du pays de Galles. Le stade a alors une capacité de 20 000 places.
Un des architectes, Archibald Leitch (1865-1939), généralement connu sous le nom d’Archie (1865-1939) était franc-maçon. C’est probablement au début des années 1890 que Leitch devint franc-maçon. Nous lui devons, en 1924, les tribunes populaires.
WORLD RUGBY MUSEUM
Rugby museum in the town of Rugby, England
Gageons que les frères peu adeptes d’activités physiques sauront mettre en œuvre la
célèbre réplique de notre frère Churchill qui a reçu la lumière au sein de la Respectable Loge « Studholme Lodge » n° 1591 qui, tout en ayant gardé à la matricule de la GLUA le même numéro, porte désormais le nom de « United Studholme Alliance Lodge », le 24 mai 1901, a été passé au deuxième grade le 19 juillet de la même année et est élevé Maître Maçon le 5 mars 1902.
Tablier de Sir Winston Churchill – Museum of Freemasonry, United Grand Lodge of England, London
Il a vécu jusqu’à l’âge de 90 ans. Sir Winston Churchill, alors âgé de plus de 80 ans, est interrogé sur les raisons de sa bonne santé. Sa réponse fut : « No sport. »
Il y a 130 ans naissait à Paris la première loge maçonnique mixte de l’histoire universelle de la franc-maçonnerie où hommes et femmes se retrouvaient en pleine égalité de droits et de responsabilités. En 2023, l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN est présent dans plus de 60 pays des 5 continents.
Les samedi 16 et dimanche 17 septembre 2023, les frères et sœurs francs-maçons du DROIT HUMAIN ouvrent leurs temples parisiens du 13ème arrondissement (situés tous deux à proximité des stations de métro Nationale sur la ligne 6 et Saint-Marcel sur la ligne 5) :
du siège de la Fédération française du DROIT HUMAIN au 9 rue Pinel (de 10h à 17h)
du site historique de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN du 5 rue Jules Breton (de 14 à 18h).
Au programme :
– du 9 rue Pinel > visites commentées de temples maçonniques, conférences « DROIT HUMAIN et laïcité » (dimanche 14h), « L’antimaçonnisme sous le régime de Pétain » (samedi à14h et dimanche à 15h30), exposition « L’ art en guerre » (par des artistes Ukrainiens), accessoires rituéliques utilisés par les loges, objets d’art maçonnique, mobilier ayant appartenu à Maria Deraismes, fondatrice du DROIT HUMAIN, figures célèbres, échanges avec des francs-maçons…
– du 5 rue Jules Breton > visite commentée des temples et détails architecturaux symboliques de l’édifice construit dès 1912 dans un style « égyptisant » et classé aux Monuments Historiques. Une occasion également de s’informer sur l’implantation de l’Ordre au plan international et les valeurs défendues et promues sur les cinq continents.
L’histoire du DROIT HUMAIN est à découvrir via (ce lien).
Je suppose qu’il y a des hommes d’une autre classe qui sont accusés de la même ignorance de leur propre profession, il n’y a pas un horloger qui ne connaisse quelque chose des éléments de l’horlogerie, ni il n’y a un forgeron qui ignore complètement les propriétés de la forge, fer chauffé au rouge.
En s’élevant aux niveaux supérieurs de la science, nous serions très étonnés de rencontrer un avocat qui ignore les éléments de la jurisprudence, ou un médecin qui n’a jamais lu un traité de pathologie, ou un ecclésiastique qui ne connaît rien du tout en théologie.
Néanmoins, rien n’est plus courant que de rencontrer des francs-maçons qui sont dans l’obscurité la plus complète quant à tout ce qui touche à la franc-maçonnerie.
Ils ignorent son histoire – ils ne savent pas s’il s’agit d’une production de champignons d’aujourd’hui ou si son origine remonte à des époques reculées.
Ils n’ont aucune compréhension de la signification ésotérique de ses symboles ou de ses cérémonies, et ne sont guère à l’aise dans ses modes de reconnaissance.
Et pourtant, rien n’est plus courant que de trouver de tels scientologues [Celui qui ne fait preuve que de connaissances superficielles ; un expert autoproclamé avec peu de compréhension réelle] en possession de hauts grades et parfois honoré d’affaires élevées dans l’Ordre, présent aux réunions des loges et des chapitres, se mêlant aux débats, prenant une part active à toutes les discussions et maintenant obstinément opinions hétérodoxes en opposition au jugement de frères bien plus savants.
Néanmoins, rien n’est plus courant que de rencontrer des francs-maçons qui sont dans l’obscurité la plus complète quant à tout ce qui touche à la franc-maçonnerie.
Pourquoi, pourrait-on se demander, de telles choses devraient-elles se produire ? Pourquoi, dans la seule maçonnerie, devrait-il y avoir tant d’ignorance et tant de présomption ?
Si je demande à un cordonnier de me fabriquer une paire de bottes, il me dit qu’il ne fait que réparer et réparer, et qu’il n’a pas appris les branches supérieures de son métier, puis il refuse honnêtement le travail proposé.
Si je demande à un horloger de fabriquer un ressort pour mon chronomètre, il répond qu’il ne peut pas le faire, qu’il n’a jamais appris à fabriquer des ressorts, ce qui relève d’une branche supérieure du métier, mais que si je lui apporte un ressort toute faite, il l’insérera dans ma montre, car ça, il sait le faire.
Si je vais chez un artiste pour me faire peindre un tableau historique, il me dira que cela dépasse ses capacités, qu’il n’a jamais étudié ni pratiqué la proportion des détails, mais qu’il s’est borné à peindre des portraits. S’il était malhonnête et présomptueux, il prendrait ma commande et, au lieu d’une photo, me donnerait un barbouillage.
C’est le franc-maçon seul qui veut cette modestie. Il est trop enclin à penser que cette obligation fait non seulement de lui un Maçon, mais en même temps un Maçon instruit. Il s’imagine trop souvent que les cérémonies mystiques qui l’intronisent dans l’Ordre sont tout ce qui est nécessaire pour lui faire connaître ses principes.
Certaines sectes chrétiennes croient que l’eau du baptême efface immédiatement tout péché, passé et futur.
Ainsi, certains maçons pensent que le simple acte d’initiation est immédiatement suivi d’un afflux de toutes les connaissances maçonniques. Ils ne nécessitent aucune étude ou recherche supplémentaire. Tout ce qu’ils ont besoin de savoir a déjà été reçu par une sorte de processus intuitif.
Le grand corps des maçons peut être divisé en trois classes. Le premier est celui de ceux qui ont demandé l’initiation non pas par désir de connaissance, mais par quelque motif accidentel, pas toujours honorable.
De tels hommes ont été amenés à rechercher l’accueil soit parce que cela était susceptible, à leur avis, de faciliter leurs opérations commerciales, soit de promouvoir leurs perspectives politiques, soit d’une autre manière pour leur apporter un bénéfice personnel.
Au début d’une guerre, des centaines de personnes se rassemblent dans les loges dans l’espoir d’obtenir le « signe mystique », qui sera utile à l’heure du danger.
Leur but ayant été atteint, ou n’ayant pas réussi à l’atteindre, ces hommes deviennent indifférents et, avec le temps, tombent au rang des non-affiliés. De tels maçons, il n’y a aucun espoir. Ce sont des arbres morts sans promesse de fruits. Laissez-les passer pour totalement sans valeur et incapables de s’améliorer.
..il y a certains maçons qui pensent que le simple acte d’initiation est immédiatement suivi d’un afflux de toutes les connaissances maçonniques..
Il existe une seconde classe composée d’hommes qui sont les antipodes moraux et maçonniques de la première.
Ceux-ci présentent leur demande d’admission, étant invités, comme l’exige le rituel, à
«par une opinion favorable conçue de l’Institution et un désir de connaissance.»
Dès qu’ils sont initiés, ils voient dans les cérémonies par lesquelles ils sont passés un sens philosophique digne de la peine de l’enquête.
Ils se consacrent à cette enquête. Ils se procurent des livres maçonniques, lisent des périodiques maçonniques et conversent avec des frères bien informés.
Ils se familiarisent avec l’histoire de l’Association. Ils enquêtent sur son origine et sa conception ultime.
Ils explorent le sens caché de ses symboles et en acquièrent l’interprétation. De tels maçons sont toujours des membres utiles et honorables de l’Ordre, et très souvent ils en deviennent les lumières brillantes.
Leur lampe brûle pour l’illumination des autres, et l’Institution leur est redevable de la position élevée qu’elle a atteinte. Pour eux, cet article n’est pas écrit.
Mais entre ces deux classes que nous venons de décrire, il en existe une intermédiaire ; pas si mauvais que le premier, mais bien au-dessous du second, qui constitue malheureusement le corps de la Fraternité.
Cette troisième classe est composée de maçons qui ont rejoint la Société avec des motifs irréprochables et peut-être avec les meilleures intentions.
Mais ils n’ont pas réussi à concrétiser ces intentions. Ils ont commis une grave erreur. Ils ont supposé que l’initiation était tout ce qui était nécessaire pour faire d’eux des maçons, et que toute étude plus approfondie était totalement inutile.
C’est pourquoi ils ne lisent jamais un livre maçonnique. Portez-leur à l’attention les productions des auteurs maçonniques les plus célèbres, et ils remarquent qu’ils n’ont pas le temps de lire – les affirmations du monde des affaires sont accablantes.
Montrez-leur un journal maçonnique de réputation reconnue et demandez-leur de s’abonner. Leur réponse est qu’ils n’en ont pas les moyens, que les temps sont durs et que l’argent est rare.
Et pourtant, beaucoup de ces hommes ne manquent pas d’ambition maçonnique. Mais leur ambition ne va pas dans la bonne direction.
Ils n’ont pas soif de connaissances, mais ils ont une très grande soif de fonctions ou de diplômes. Ils n’ont pas les moyens d’acheter ou de consacrer du temps ou de l’argent à l’achat ou à la lecture de livres maçonniques, mais ils disposent de suffisamment d’argent et de temps pour acquérir des diplômes maçonniques.
..ils ont supposé que l’initiation était tout ce qui était requis pour faire d’eux des maçons, et que toute étude plus approfondie était totalement inutile..
Il est étonnant avec quelle avidité certains maçons qui ne comprennent pas les rudiments les plus simples de leur art, et qui n’ont absolument pas réussi à comprendre la portée et la signification de la maçonnerie primaire et symbolique, s’emparent des honneurs vides des hauts degrés.
Le maître maçon qui connaît très peu, voire rien, le diplôme d’apprenti aspire à devenir chevalier templier.
Il ne sait rien, et ne s’attend jamais à rien savoir, de l’histoire du Templarisme, ni de comment et pourquoi ces vieux croisés se sont incorporés à la confrérie maçonnique.
Le comble de son ambition est de porter la croix des Templiers sur sa poitrine. S’il est entré dans le Rite Écossais, la Loge de Perfection ne le contentera pas, même si elle lui fournit le matériel pour des mois d’étude.
Il voudrait s’élever plus haut dans l’échelle des rangs, et si par des efforts persévérants il peut atteindre le sommet du Rite et être investi du Trente-troisième degré, peu lui importe la connaissance de l’organisation du Rite ou des leçons sublimes qu’il enseigne.
Il a atteint le sommet de son ambition et est autorisé à porter l’aigle à deux têtes.
Ces maçons ne se distinguent pas par la quantité de connaissances qu’ils possèdent, mais par le nombre de bijoux qu’ils portent.
Ils donneront cinquante dollars pour une décoration, mais pas cinquante cents pour un livre. Ces hommes font un grand tort à la maçonnerie. On les appelle ses drones. Mais ils sont bien plus que cela. Ce sont les guêpes, les ennemies mortelles des abeilles industrieuses.
Ils donnent le mauvais exemple aux jeunes francs-maçons – ils découragent la croissance de la littérature maçonnique – ils poussent les intellectuels, qui seraient disposés à cultiver la science maçonnique, vers d’autres domaines de travail – ils dépriment les énergies de nos écrivains – et ils avilissent le caractère de la maçonnerie spéculative en tant que branche de la philosophie mentale et morale.
Lorsque des étrangers voient des hommes occupant un rang et des fonctions élevées dans l’Ordre qui sont presque aussi ignorants qu’eux des principes de la franc-maçonnerie et qui, si on leur demandait, diraient qu’ils ne la considèrent que comme une institution sociale, ces étrangers concluent très naturellement qu’il ne peut pas avoir une grande valeur dans un système dont les postes les plus élevés sont occupés par des hommes qui prétendent n’avoir aucune connaissance de son développement supérieur.
Il ne faut pas supposer que chaque maçon est censé être un maçon érudit, ou que tout homme initié doit se consacrer à l’étude de la science et de la littérature maçonniques.
Une telle attente serait insensée et déraisonnable. Tous les hommes ne sont pas également compétents pour saisir et retenir la même quantité de connaissances.
L’ordre, dit le Pape – L’ordre est la première loi du ciel et ce concours, Certains sont et doivent être plus grands que les autres, Plus riches, plus sages.
Tout ce que je prétends, c’est que lorsqu’un candidat entre dans le giron de la maçonnerie, il doit sentir qu’il y a quelque chose de meilleur en elle que ses simples emprises et ses signes, et qu’il doit s’efforcer de toutes ses capacités d’atteindre une certaine connaissance de cette chose meilleure.
Il ne devrait pas chercher à progresser vers des degrés supérieurs avant d’avoir connu quelque chose des niveaux inférieurs, ni acquérir une fonction, à moins d’avoir auparavant rempli, avec une certaine réputation de connaissances maçonniques, les devoirs d’un poste privé.
J’ai connu autrefois un frère dont l’avidité pour les fonctions l’a amené à passer par tous les grades depuis le directeur de sa loge jusqu’au grand maître de la juridiction, et qui pendant toute cette période n’avait jamais lu un livre maçonnique ni tenté de comprendre le sens d’un seul livre symbole.
Durant l’année de sa maîtrise, il trouvait toujours pratique d’avoir une excuse pour s’absenter de la loge les nuits où les diplômes devaient être décernés.
Pourtant, grâce à ses influences personnelles et sociales, il avait réussi à s’élever au-dessus de tous ceux qui étaient au-dessus de lui dans la connaissance maçonnique.
Ils étaient vraiment bien au-dessus de lui, car ils savaient tous quelque chose, et lui ne savait rien. S’il était resté en retrait, personne n’aurait pu se plaindre.
Mais étant là où il était et cherchant lui-même le poste, il n’avait pas le droit d’être ignorant. C’est sa présomption qui constitue son délit.
Un exemple plus frappant est le suivant : Il y a quelques années, alors que j’éditais un périodique maçonnique, j’ai reçu une lettre du Grand Conférencier d’une certaine Grande Loge qui était abonné, mais qui désirait mettre fin à son abonnement.
En donnant sa raison, il a dit (une copie de la lettre est maintenant devant moi) : « bien que l’ouvrage contienne de nombreuses informations précieuses, je n’aurai pas le temps de lire, car je consacrerai toute l’année en cours à l’enseignement. »
Je ne peux m’empêcher d’imaginer quel professeur un tel homme a dû être et quels élèves il a dû instruire.
Cet article est plus long que prévu. Mais je sens l’importance du sujet. Il y a aux États-Unis plus de quatre cent mille maçons affiliés.
Combien d’entre eux sont des lecteurs ? La moitié, voire le dixième ? Si seulement un quart des hommes qui font partie de l’Ordre lisaient un peu à ce sujet et ne dépendaient pas, pour tout ce qu’ils en savent, de leurs visites à leurs loges, ils auraient des notions plus élevées de son caractère.
Grâce à leur sympathie, les érudits seraient encouragés à discuter de ses principes et à communiquer au public les résultats de leurs réflexions, et les bonnes revues maçonniques connaîtraient une existence prospère.
..bien que l’ouvrage contienne de nombreuses informations précieuses, je n’aurai pas le temps de lire, car je consacrerai toute l’année en cours à l’enseignement.
Or, comme il y a si peu de maçons qui lisent, les livres maçonniques ne font guère plus que payer aux éditeurs les frais d’impression, tandis que les auteurs ne reçoivent rien ; et les journaux maçonniques sont, année après année, emportés dans l’Académie littéraire, où sont déposés les cadavres des périodiques défunts ; et, pire encore, la maçonnerie subit des coups déprimants.
Le maçon qui lit, même peu, ne serait-ce que les pages du magazine mensuel auquel il est abonné, aura une vision plus élevée de l’Institution et jouira de nouveaux plaisirs en possédant ces vues.
Les Maçons qui ne lisent pas ne connaîtront rien des beautés intérieures de la Maçonnerie Spéculative, mais se contenteront de supposer qu’il s’agit de quelque chose comme l’Odd Fellowship, ou l’Ordre des Chevaliers de Pythias – seulement, peut-être, un peu plus ancien.
Un tel maçon doit être indifférent. Il n’a jeté aucune base pour le zèle. Si cette indifférence, au lieu d’être réprimée, se répand plus largement, le résultat est trop apparent.
La franc-maçonnerie doit abandonner la position élevée qu’elle s’est efforcée de maintenir, grâce aux efforts de ses savants, et nos loges, au lieu de devenir des lieux de villégiature pour la pensée spéculative et philosophique, se détérioreront en clubs sociaux ou en simples sociétés de bienfaisance.
Avec autant de rivales dans ce domaine, sa lutte pour une vie prospère sera difficile. Le succès ultime de la Maçonnerie dépend de l’intelligence de ses disciples.
[Cet essai a été publié pour la première fois en 1875. Quelque chose a-t-il vraiment changé au cours des 140 dernières années ?. J’imagine qu’il y a 150 ans, l’une des plus grandes difficultés était d’obtenir des livres maçonniques. Désormais, bien sûr, tous les livres sont accessibles en ligne.]
ARTICLE RÉDIGÉ PAR : Albert G. Mackey
Albert Gallatin Mackey (1807-1881) était un médecin et auteur américain.
Il est surtout connu pour ses livres et articles sur la franc-maçonnerie, en particulier les monuments maçonniques.
En 1849, il créa The Southern and Western Masonic Miscellany, un magazine maçonnique hebdomadaire.
Il a été Grand Conférencier et Grand Secrétaire de la Grande Loge de Caroline du Sud, ainsi que Secrétaire Général du Conseil Suprême du Rite Écossais Ancien et Accepté pour la Juridiction Sud des États-Unis.
Depuis 1972, la Bibliothèque cantonale de Vadiana possède une importante bibliothèque maçonnique, la « Bibliothèque maçonnique August Belz ». La Fondation Bibliotheca Masonica August Belz, en collaboration avec la Bibliothèque cantonale de Vadiana, célèbre son 50e anniversaire avec une exposition anniversaire.
Dans l’exposition anniversaire, la Fondation Bibliotheca Masonica August Belz présente la fondatrice de la bibliothèque et son œuvre. Il présente des particularités et des raretés issues de 50 ans de collection pour le livre maçonnique. Lors de l’ouverture, Maria Geldgeber donne également un aperçu de la vie de son père, le fondateur de la bibliothèque August Belz. Des visites guidées de l’exposition sont également proposées.
La Bibliotheca Masonica trouve ses origines avec August Belz (1907-1971). Au cours de plusieurs décennies de collecte, le fabricant de Rorschach et franc-maçon a constitué une bibliothèque complète de littérature maçonnique, qu’il a léguée dans son testament à sa loge « Humanitas in Libertate » à Saint-Gall.
Les quelque 4 000 œuvres du legs constituent la base de la Bibliotheca Masonica, fondée en 1972. Depuis, elle est devenue une bibliothèque de recherche de renommée internationale. Aujourd’hui, la collection, conservée à la bibliothèque cantonale de Vadiana et ouverte au public, comprend plus de 20 000 ouvrages.
La collection se compose de livres, de magazines et de manuscrits. En plus de la franc-maçonnerie, d’autres axes principaux portent sur les mouvements et alliances gnostiques-théosophiques et alchimiques-rosicruciens, le mysticisme et les mystères, ainsi que le symbolisme.
Exposition anniversaire « POUR LE LIVRE – 50 ans de la Bibliotheca Masonica August Belz »
Dates/lieu de l’exposition : du mercredi 20 septembre au vendredi 6 octobre Bibliothèque cantonale Vadiana, Notkerstrasse 22, 9000 Saint-Gall
Horaires d’ouvertures:
Du mercredi au vendredi, de 14h à 18h L’exposition est ouverte jusqu’à 20h certains jours : 21, 27 et 28 septembre et 5 octobre
La franc- maçonnerie moderne est apparue au siècle des Lumières. Depuis Londres au XVIIIe siècle, elle s’est rapidement répandue à travers l’Europe, outre-mer et dans les colonies – malgré la grande résistance des gouvernements absolutistes de l’époque contre les francs-maçons et leurs valeurs des Lumières de liberté, d’égalité, de fraternité, de tolérance et d’humanité.
Les premières loges voient le jour rapidement en Suisse et en 1861 la première loge saint-galloise, Concordia, est fondée. Viennent ensuite « Humanitas in Libertate » et « Bauplan ».
20ème siècle, deux autres pavillons. L’histoire de la franc-maçonnerie est encore aujourd’hui méconnue de beaucoup. La Confrérie reste mystifiée et entourée de spéculations.