Pour les Chrétiens du monde entier, la fête de Noël est célébrée le 25 décembre, soit dans trois jours. À l’origine, c’est le jour où l’on fête la Nativité, l’Incarnation du divin dans Jésus, né de la Vierge Marie dans une modeste étable de Bethléem.

Nous vous emmenons à la découverte d’une ville elle aussi sainte, Bethléem, qui se trouve à seulement 10 kilomètres de Jérusalem.

Bethléem, dans la région de la Cisjordanie, est aujourd’hui sous administration de l’Autorité Palestinienne. Elle est le lieu où la Bible situe la naissance de Jésus, né entre l’an 7 et l’an 5 av. J.-C., jugé par les Romains et crucifié le lendemain vendredi 14 nisan (7 avril) de l’an 30.
Construite sur les flancs des montagnes de Judée, Bethléem est considérée comme une ville sainte pour deux grandes religions. Les évangiles chrétiens, notamment dans l’Évangile selon Matthieu et l’Évangile selon Luc, soulignent que Jésus est né devant une

porte de Bethléem, alors que pour les Juifs, elle est la ville où Rachel, une des femmes les plus importantes de la Torah, est enterrée et où le roi David, figure emblématique de la Bible reconnu pour ses nombreux exploits et son rôle crucial dans l’histoire d’Israël et père de Salomon qui a construit, sur le Mont Moriah, le premier Temple à Jérusalem afin d’abriter les Tables de la Loi données à Moïse, a été couronné. Il est dit que le prophète Samuel a oint David pour être le roi d’Israël, comme décritdans le Premier Livre de Samuel.

Que voir à Bethléem ?
Le Champ des bergers : la première annonce de la naissance du Christ a été faite à des bergers qui se reposaient sur une colline. Dans ce lieu sacré, connu sous le nom de Champ des bergers, une chapelle fut érigée pour commémorer cet événement. À côté du temple se trouve une grotte où, selon la Bible, l’événement a eu lieu.
La rue de l’Étoile : convertie en la rue la plus célèbre de Bethléem, cette étroite avenue marque le chemin que les trois sages d’Orient ont pris en suivant l’étoile jusqu’à la crèche. Ses portes colorées s’ouvrent sur des ateliers d’artisanat et des boutiques de toutes sortes.
La place de la Crèche : cette place centrale de Bethléem est adjacente à la célèbre basilique de la Nativité et est l’un des quartiers les plus visités de la ville, elle est animée toute l’année !


La Basilique de la Grotte du Lait : un autre des temples les plus célèbres de Bethléem est cette basilique, construite au-dessus de la grotte où Jésus, Marie et Joseph se sont réfugiés pour échapper au massacre des enfants ordonné par le roi Hérode. Le site présente des mosaïques byzantines du Ve siècle, bien que la basilique actuelle date de 1872.

Le Mur de séparation : bien qu’il ne soit pas une attraction touristique, de nombreux voyageurs s’arrêtent devant ce grand mur de béton de huit mètres de haut qui sépare Bethléem de Jérusalem. Le mur est plein de graffitis vindicatifs, certains sont l’œuvre du célèbre artiste Banksy.

Revenons sur la Basilique de la Nativité
S’il y a un monument à Bethléem qui attire l’attention des pèlerins et des visiteurs, c’est bien la Basilique de la Nativité, construite au-dessus du célèbre portail de Bethléem. Les dimensions et la décoration intérieure du temple sont vraiment spectaculaires et donnent un sentiment de grandeur et de majesté.
L’intérieur de la Basilique de la Nativité est éclairé par la faible lumière des lampes suspendues au plafond. Tout cela, ajouté aux files d’attente des personnes qui attendent leur tour pour visiter la crèche, confirme que cette église est un lieu très particulier.

La Grotte marque l’endroit où, selon la Bible, Jésus est né. Une pierre en forme d’étoile marque le lieu exact de sa naissance, et chacun attend son tour pour toucher ce lieu sacré. En raison de l’arrivée des fidèles du monde entier, la grotte déborde toujours de chants, de prières et même d’offrandes.
L’étymologie du nom Bethléem
Elle est enracinée dans les langues hébraïque et araméenne, offrant un sens riche et historique. Le nom est composé de deux parties :
–Beth : en hébreu, beth (בֵּית) signifie maison. C’est un terme courant dans les noms de lieux bibliques, indiquant souvent une habitation ou un lieu de résidence.
–Lehem : la seconde partie, lehem (לֶחֶם), signifie pain en hébreu. De plus, en araméen, un langage étroitement lié à l’hébreu et largement parlé au Moyen-Orient antique, un mot similaire signifie chair ou viande.


L’interprétation symbolique de Bethléem, la maison du pain
Bethléem, un nom chargé de symbolisme, revêt plusieurs dimensions dans le contexte biblique et spirituel.
Historiquement, Bethléem était située dans une région fertile, propice à l’agriculture, notamment à la culture du blé. Le nom « maison du pain » pourrait donc refléter cette réalité géographique et économique, symbolisant l’abondance et la providence.
Nous l’avons vu, Bethléem est surtout connue dans la tradition biblique comme le lieu de naissance de deux figures centrales : le roi David et Jésus de Nazareth. Dans le cas de David, Bethléem symbolise les humbles débuts du futur roi d’Israël. Pour Jésus, dont la naissance à Bethléem est prophétisée dans l’Ancien Testament (Michée 5:1), le lien avec « la maison du pain » prend une dimension spirituelle plus profonde.
Pour les chrétiens, le terme « maison du pain » acquiert une signification eucharistique. Jésus, né à Bethléem, est décrit dans le Nouveau Testament comme le « pain de vie » (Jean 6:35). Cette métaphore renforce l’idée que, tout comme le pain nourrit le corps, Jésus nourrit spirituellement les croyants.

Dans une perspective plus large, Bethléem peut être vue comme un symbole de la nourriture spirituelle fournie par la Parole de Dieu. De même que le pain soutient la vie physique, la Parole de Dieu est essentielle pour la vie spirituelle.
Enfin, Bethléem, en tant que lieu de naissance du Messie, symbolise l’espoir et la promesse de salut. C’est un lieu qui rappelle aux croyants les prophéties de l’Ancien Testament et leur accomplissement dans le Nouveau Testament, ainsi que les promesses futures.
Voilà pourquoi beaucoup considère que Bethléem, « la maison du pain », est bien plus qu’un simple nom géographique. C’est un symbole riche de significations théologiques, spirituelles et eschatologiques, jouant un rôle central dans les récits bibliques et dans la compréhension de la foi de nombreuses personnes à travers le monde.
Le « Que la paix règne sur la Terre ! » de nos rituels
Une phrase que prononce le vénérable maître à la fermeture des travaux au premier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté. Est-elle issue des textes sacrés ?

En vérité, « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » est une phrase célèbre issue de la narration biblique de la naissance de Jésus dans l’Évangile selon Luc. Selon ce récit, des anges apparaissent à des bergers pour annoncer la naissance de Jésus à Bethléem, et ils louent Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! » (Luc 2:14, selon certaines traductions de la Bible).
Cette phrase est souvent citée, surtout pendant la période de Noël, comme un message d’espoir, de paix et de bonne volonté. Elle est devenue un élément central des célébrations de Noël et est souvent utilisée pour rappeler l’importance de la paix, de l’amour et de la fraternité parmi les peuples du monde.

Cette phrase reflète l’espoir d’un monde meilleur où règne la paix et la bonne volonté, et elle est fréquemment citée dans des discours, des chants de Noël, des cartes de vœux, et dans diverses formes d’art et de culture. Elle incarne l’esprit de bienveillance et d’harmonie qui est au cœur de nombreux enseignements religieux et philosophiques.
Alors, que la joie soit dans les cœurs ! Nous vous souhaitons de passer de très belles fêtes de Noël.
Sources : TripAdvisor, Wikimedia Commons, Wikipédia, Site Jérusalem, Histoire pour tous, Franciscains au service de la Terre Sainte










Sur les peintures et les vitraux, les triangles sont habituellement tenus par des anges musiciens. Or, notre personnage inconnu n’est pas un ange. Il lui manque les ailes. Ce qui donne à l’hypothèse du plomb dans… l’aile. Élisabeth propose cependant que ce triangle musical servît aux lépreuses pour se signaler. En effet, les lépreux du Moyen Âge devaient avertir les passants de leur proximité par un instrument. Mais il s’agissait plutôt d’une crécelle comme on le voit sur cette enluminure d’un manuscrit du XVe siècle (Bibliothèque Nationale de France, Français 9140).
Si ce n’est pas un triangle musical, qu’est-ce ? Jeanne du Périgord n’y voit qu’un pli de son manteau (dit « pli cassé ») accentué par la main de notre inconnue. Je pense voir un objet plus qu’un pli. Et puis, votre idée, Jeanne, ne nous arrange pas du tout. Comment reconnaître un personnage quand son unique caractéristique est de plier sa robe ! Non, non, je m’accroche à l’idée d’y voir un objet. Pour cette raison, je retiens davantage la proposition de Sébastien de la Manche. La femme tiendrait une lanterne et serait donc sainte Lucie. Son nom dérivant du latin Lux, lumière, la lanterne est un de ses attributs courants. Sur cette sculpture, l’objet aurait cependant été en partie bûché. Cependant, j’ai du mal à voir les traces de bûchage sur la sculpture. La surface de la robe ne me paraît pas abîmée.
Encore une fois, le lobby breton (très influent) essaie de provoquer le Normand que je suis. Mes chers voisins, je connais votre amour pour votre région, mais ne cherchez pas systématiquement dans mes photos des signes de votre identité ! Si je soumettais Catherine au test de Rorschach (vous savez, cette évaluation psychologique qui consiste à regarder des taches), je suis sûr qu’elle verrait dans l’image suivante le tracé des côtes du Finistère🙂.
Plus sérieusement, des signes héraldiques peuvent apparaître sur des sculptures de personnages, mais ils sont, à ma connaissance, peints plutôt que sculptés. Donc, je ne pense pas à une hermine ici. On en arrive (enfin ?) à l’hypothèse que me semble la plus pertinente. Elle est arrivée 27 min après l’envoi de mon infolettre. Sophie donnait pour réponse sainte Apolline. Identification confirmée par Jean-Marie, Bérénice, Dorothée, Marie-Christine de Belgique et approchée par Thierry du Gers. Marie-Christine, souvent de bons conseils, nous donne l’explication en citant un passage de la Légende dorée, ce célèbre recueil médiéval de vies de saints : « Lors donc que cette bienheureuse vierge [sainte Apolline] fut entre leurs mains, ils [les bourreaux] eurent la cruauté de lui briser d’abord les dents ; ensuite, ils amassèrent du bois pour en dresser un grand billot et la menacèrent de la brûler vive, si elle ne disait avec eux certaines paroles impies. Mais la sainte n’eut pas plutôt vu le bûcher en flammes, que, se recueillant un instant, tout d’un coup, elle s’échappe des mains des bourreaux, et se jette elle-même dans le brasier dont on la menaçait. » Quel courage chez Apolline ! Mais quel est le rapport avec notre photo ? Non, ce récit enflammé ne sert pas d’avertissement à nos deux suspects d’hérésie, Christian et Pierre-Yves. En vérité, sainte Apolline est traditionnellement représentée, munie de la tenaille avec laquelle on lui a arraché les dents.
L’objet non identifié pourrait être cette tenaille. Contrairement à ce que certains pensaient, la brèche qui barre le bas de l’objet ne serait pas une cassure ou une dégradation, mais juste l’extrémité biseautée des pinces. Marie-Christine trouve un argument supplémentaire dans la base sculptée en forme de pomme de pin : ne pourrait-elle pas correspondre aux flammes du bûcher dans lequel Apolline se jeta ? Je suis séduit par cette identification tout en rappelant cette précaution. Rien ne nous garantit que cette sculpture désignât une sainte. Sa provenance étant inconnue, elle n’ornait peut-être pas une église. Qu’importe si l’identification est incertaine, l’important n’est pas la destination, mais le chemin. Or j’espère vous avoir appris quelques petites choses en chemin. En tout cas, vos réponses m’ont bien fait voyager. Merci d’avoir participé à cette enquête. Le vocabulaire de la semaine La semaine dernière, je vous annonçais la publication de mon livre numérique «
David, vous soulevez ici un problème de vocabulaire qui partage les historiens de l’art. Le sens d’« archivolte » est débattu. Selon Jean-Marie Pérouse de Montclos, l’archivolte correspond à la moulure qui couvre un arc ou une voussure. Selon d’autres auteurs, elle recouvre l’ensemble des voussures. 
Dans cette émission en direct, je parlerai de différents thèmes sur les églises : – les différents types d’églises (chapelle, cathédrale, basilique…)– les différentes architectures (roman, gothique…)– les images sur les vitraux, les peintures et la sculpture– les symboles plus ou moins faciles à déchiffrer– les sujets débattus : le nombre d’or, les labyrinthes, et l’alchimie dans les cathédrales.



















