Le 25 octobre dernier, nous vous proposions d’entrer au cœur de l’architecture en bois traditionnelle au Japon avec l’exposition temporaire à la Maison de la culture du Japon, à Paris.Cette fois-ci, nous vous invitions, si tel est votre désir, à visionner notre diaporama.
Démocratisant l’accès à la culture, à l’histoire et à la spiritualité, 450.fm permet ainsi aux frères et sœurs loin de Paris de rendre cette expo disponible pour tous, indépendamment des contraintes physiques, géographique, matérielles ou encore temporelles…
Infos pratiques : Du mercredi 18 octobre 2023 au samedi 27 janvier 2024
Maison de la culture du Japon (MCJP) 101 bis, quai Jacques Chirac 75015 Paris
Dirigée par Bruno Pequignot, Jean-Paul Chagnollaud et Denis Rolland, la collection « Questions contemporaines » comprend près de 1330 titres à son catalogue.
Le pari de ladite collection est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, souhaitent exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective.
Vous l’imaginez bien, au sein du telle collection, nous sommes loin de la toute-puissance venant de Dieu et où tout souverain, rendant sur Terre la justice, le faisait en son nom.
Et pourtant, la Professeure agrégée honoraire, Nicole Péruisset-Fache, poète à ses heures et autrice de plusieurs publications (sciences humaines, anthropologie, sociologie, philosophie) aux éditions L’Harmattan, ne peut manquer, dans son introduction, de faire le constat de la loi supposée dictée par Dieu.
Constatant qu’à notre époque contemporaine, tout se passe comme si les préceptes enseignés par les religions et les traditions (croyances, sagesses, légendes, cosmogonies), que l’être humain a mis des millénaires à bâtir, il faudrait en quelque sorte remettre les compteurs à zéro…
Face avant de la stèle du Code de Hammurabi. Musée du Louvre.
Partant aussi du Code d’Hammourabi, un des plus anciens ensembles de lois écrites connus, composé de 282 lois écrites en cunéiforme et datant d’environ 1754 avant J.-C., qui couvre divers aspects de la vie quotidienne, y compris le commerce, le mariage, les droits de propriété, et la justice criminelle –, nous réalisons combien ce code entraîne encore des conséquences de nos jours : principe de légalité, influence des systèmes judiciaires, philosophie pénale, protection des faibles, etc.
C’est en trois parties que l’auteur a décidé de nous présenter les relations loi/sacré. En commençant de tenter d’examiner la question de la loi et du respect de celle-ci dans notre société occidentale, puis la place qu’elle occupe dans notre quotidien. La deuxième partie aborde la question du système économique appelée néolibéralisme. Ce dernier étant une philosophie économique et politique qui soutient les politiques de marché libre, la réduction de l’intervention de l’État dans l’économie, la privatisation, la déréglementation, et une forte protection des droits de propriété.
Milton Friedman, en 2004.
Il est associé à des figures telles que Friedrich Hayek ou encore l’économiste américain considéré comme l’un des plus influents du XXe siècle Milton Friedman (1912-2006) et d’autres économistes de l’école monétariste et de l’école autrichienne. Le titre du chapitre « Le chaos et la terreur » ne saurait créer une grande frayeur chez le franc-maçon qui sait bien qu’Ordo ab chao, signifiant littéralement l’ordre à partir du chaos. Devise maçonnique donnant sens à la démarche initiatique…
Enfin, pour terminer, l’autrice essaiera d’évaluer la place du sacré dans notre monde. Le sacré y a-t-il toujours sa place ? Aujourd’hui et demain…
Nicole Péruisset-Fache appuie toujours sonanalyse sur de nombreusescontributions d’experts.
Avec tous les avantages : crédibilité du travail, profondeur et précision des écrits, interdisciplinarité, actualité et pertinence, recherche rigoureuse, etc.
L’illustration de la première de couverture est à elle seule édifiante puisqu’il s‘agit du bouddha assis en lotus est représenté dans la position dite Bhumisparsha Mudra, littéralement ‘’Mudra de la prise de la terre à témoin’’. La main droite pointe vers la terre, les doigt touchent le sol tandis que la paume de la main gauche est tournée vers le ciel. Dans sa dernière méditation avant l’éveil, Bouddha subit les attaques de Mara, personnification du mal, qui tenta d’interrompre sa méditation en niant la réalité de l’éveil du Bouddha, arguant qu’il n’y avait pas de témoin. Celui-ci toucha alors la terre, pour la prendre à témoin.
La bibliographie, imposante s’il en est, ne comporte pas moins de onze pages ! Pour aller plus loin, si tel est votre désir.
Les lendemains d’Halloween sont sans doute toujours aussi difficile… Après tout, n’avons-nous pas choisi de subir l’épreuve « Un bonbon ou un sort » ? Originellement, « Trick or Treat », qui pourrait se traduire par « La charité s’il-vous-plaît ».
Explorons, en ce vendredi 3 novembre, un petit village de l’Euskadi, le Pays basque, une communauté autonome du nord de l’Espagne aux traditions culturelles très présentes.
Zugarramurdi est un village et une municipalité de la Communauté forale de Navarre, près de la frontière française et situé à 83 kilomètres de la capitale de la communauté, Pampelune.
Zugarramurdi, vue générale.
Village où la langue basque est coofficielle avec l’espagnol. Toutefois, le nom de la commune s’écrit de la même manière (mais le phonème Z se prononce de façon plus dentale en castillan). Selon Mikel Belasko, en basque le nom du village doit se prononcer parfois comme Zugamurdi, Zamurdi ou Zuenburdi, formes syncopées du mot. Un lieu où la population parlant le basque représentait 92.1 % en 2018. Ses 232 habitants sont appelés les « Zugarramurdiarrak ».
Blason de Zugarramurdi.
L’origine du toponyme Zugarramurdi, inconnue, est certainement d’origine basque. Le philologue Koldo Mitxelena proposa que le nom pût évoquer un lieu où se trouvent des ormes (zugar) misérables (andur) en grand nombre (le suffixe di indique l’abondance).
Mais Zugarramurdi est célèbre pour son histoire liée à la sorcellerie.
Voici un bref aperçu de cette mystérieuse et intrigante histoire…
La grotte tout d’abord.Avant même les événements liés aux sorcières, Zugarramurdi était connu pour sa grotte spectaculaire, formée par l’action érosive de la rivière Hell. La grotte, avec ses vastes salles et ses passages, est devenue une partie centrale de l’histoire de la sorcellerie du village. Selon la tradition locale, c’est dans cette grotte que se tenaient des akelarres ou sabbats de sorcières.
Les grottes.
Puis vint le procès des sorcières
Il s’agit de l’épisode le plus célèbre de l’histoire du village. Cela s’est déroulé au début du XVIIe siècle. En 1610, la chasse aux sorcières a atteint son apogée dans la région, et de nombreux habitants de Zugarramurdi ont été accusés de sorcellerie par l’Inquisition espagnole. Après un procès à Logroño, plusieurs personnes ont été condamnées à être brûlées sur le bûcher.
La chasse aux sorcières à Zugarramurdi, le contexte
Cette chasse peut être comprise dans le contexte plus large des persécutions des sorcières en Europe. Cependant, le Pays basque a connu une intensité particulière de ces persécutions. Les accusations ont souvent été fondées sur des rumeurs, des jalousies ou des querelles locales, et l’Inquisition a joué un rôle majeur dans l’arrestation, la torture et la condamnation de présumés sorciers.
Le musée.
Le Musée de la Sorcellerie
Aujourd’hui, pour préserver cette histoire unique, Zugarramurdi abrite le Musée de la Sorcellerie – au 18 Beitikokarrika –, qui offre aux visiteurs un aperçu détaillé de la chasse aux sorcières dans la région, du contexte culturel de la sorcellerie basque, et des événements tragiques de 1610.
Et maintenant, que reste-t-il ?
Un impact culturel toujours aussi fort. Nous retenons du peuple basque fierté et forte identité Forte, indépendance d’esprit – esprit qu’ils sont combatifs –, mais aussi attachement à la terre et sens de la communauté. Bien au-delà de leur passion pour leur gastronomie que nous savons riche et diversifié, les basques ont un sens aigu de l’hospitalité.
Ceci expliquant sans doute cela. La légende des sorcières de Zugarramurdi est encore bien vivante dans la culture basque. Le village accueille des festivités liées à la sorcellerie, et l’histoire a inspiré de nombreux livres, chansons et films, comme le film « Les Sorcières de Zugarramurdi » d’Álex de la Iglesia.
Notons que, malgré la tragédie de son passé, Zugarramurdi est aujourd’hui un lieu de célébration de la culture et de l’histoire basques, et un rappel des dangers de l’intolérance et de la superstition.
Fondatrice de la marque de maquillage du même nom, elle vient d’annoncer sa conversion au christianisme sur ses réseaux sociaux. Mais certains remettent en question l’authenticité du baptême de cette ancienne adepte des pratiques ésotériques. Portrait.
«Katherine von Drachenberg, par ta profession de foi en le Seigneur Jésus-Christ et en obéissance à son commandement divin, je te baptise, ma sœur, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit», proclame le pasteur devant son assemblée, avant de plonger la nouvelle convertie dans un bain d’eau bénite. Chevelure jais, yeux fardés de noir, ongles laqués de couleur ébène, visage tatoué, rouge à lèvres rouge-brun… Le look de «Kat Von D» détonne dans cette église baptiste située à Vevay, dans l’Indiana. Et la vidéo de ce sacrement hors du commun, visionnée plus de 5 millions de fois sur le compte Instagram de la principale intéressée, a choqué aussi bien ses fans que la communauté chrétienne, suscitant un véritable débat dans les commentaires sur le réseau social. Et pour cause : la vie de la tatoueuse amatrice d’univers macabres pourrait sembler incompatible avec le milieu religieux. Pourtant, sa conversion n’est peut-être pas aussi inattendue qu’elle n’y paraît. En effet, depuis quelques années, la femme d’affaires de 41 ans laissait planer la volonté d’un changement de vie radical.
Une enfance traumatisante
Son tempérament rebelle s’est forgé dès son plus jeune âge. C’est à Montemorelos, une petite ville de l’État de Nuevo Leon au Mexique, qu’est née Katherine von Drachenberg de son vrai nom. Fille de parents missionnaires et membres de l’Église adventiste du septième jour, elle grandit dans un milieu plutôt conservateur. «Nous étions pauvres et ne prenions pas beaucoup de vacances», raconte-t-elle dans un article paru dans le magazine britannique Times en avril 2022. «Quand j’avais cinq ou six ans, nous avons déménagé en Amérique. Nous vivions à San Bernardino, une petite ville à deux heures à l’est de Los Angeles. C’était assez désertique et il ne s’y passait pas grand-chose : il n’y avait ni Starbucks ni aucun magasin de grande chaîne». Tout bascule le jour où un thérapeute familial recommande un traitement scolaire spécial pour Kat. En cause : la jeune fille commence à «écouter de la musique punk-rock» et à s’habiller «un peu différemment des autres enfants de l’école ou de ceux de l’église». Elle confie elle-même qu’elle était considérée comme le «mouton noir» de la famille : «à l’âge de 15 ans, j’ai été envoyée dans le même établissement pour adolescents en difficulté dans l’Utah que celui où Paris Hilton s’est rendue et j’ai été exposée à la manière choquante dont ils traitaient les élèves. Je suis surprise qu’il soit encore ouvert : ce fut la période la plus traumatisante de ma vie», poursuit-elle, faisant référence à l’établissement Provo Canyon School, où Paris Hilton dit effectivement avoir été victime de toutes sortes «d’abus». «J’ai passé ces six mois traumatisants de mon adolescence pour en repartir avec un syndrome de stress post-traumatique majeur et d’autres traumatismes dus aux protocoles non réglementés, contraires à l’éthique et abusifs de cette école», a déclaré Kat Von D dans une longue vidéo postée sur Instagram en octobre 2020, révélant notamment qu’elle y avait été enfermée «sans jamais voir le soleil».
Alors qu’elle abandonne sa scolarité pour se lancer dans une carrière de tatoueuse, le personnel encadrant tente même de la dissuader de poursuivre sa vocation en lui faisant croire qu’elle est séropositive. «Ils m’ont dit que j’avais contracté le VIH à cause d’un tatouage, et cela après avoir fait une analyse de sang, de selles, d’urine et tout cela. Donc vous êtes assis là avec quelqu’un que vous pensez qualifié, mais qui absolument n’a aucun diplôme», déplore-t-elle dans un épisode du podcast de Paris Hilton, Trapped in Treatment , diffusé en mars 2022. Elle passe son adolescence en pensant posséder ce virus potentiellement mortel, jusqu’à ce qu’elle fasse un nouveau test à 18 ans qui infirme le diagnostic de l’école. Dans sa vidéo à cœur ouvert sur Instagram, elle affirme que cette expérience a été «la racine» de son alcoolisme et de sa consommation de drogues futurs.
C’est lorsqu’elle déménage à Hollywood, à l’âge de 17 ans, que la jeune Katherine retrouve une certaine liberté. «L’aspect musical m’a séduit, ainsi que le fait que l’art y soit tellement cultivé. C’était accueillant pour les étrangers et j’ai finalement réussi à m’intégrer», poursuit-elle dans l’article du Times, se réjouissant de ne plus être considérée comme une «dingue» dans cette ville éclectique. Après des débuts à la télévision dans l’émission américaine dédiée aux tatoueurs Miami Ink, elle lance sa propre télé-réalité en 2007, LA Ink, qui suit l’évolution de son salon à Los Angeles, High Voltage Tattoo. Le look de la boutique – tapisserie rouge, bougies dégoulinantes, crucifix, logo à tête de mort – donne le ton. C’est à cette époque que sa notoriété grandit de façon fulgurante. «Il y a des bus touristiques qui passent tout le temps devant le magasin. Les gens sont obsédés par elle. C’est fou», racontait Ashton Williams, responsable des produits dérivés du salon à l’époque, dans une interview au média Racked en 2017. «Nous avons tout le monde, des grands-mères d’Angleterre aux punks rockers. (…) Les gens font la queue devant les vitrines du magasin et regardent quand Kat est en train de tatouer. Elle tatoue à la vue de tous sur l’une des tables installées dans la boutique décloisonnée.» Son succès est tel que sa liste d’attente de rendez-vous s’étend sur plusieurs années, l’obligeant à refuser des demandes pour rattraper son retard.
En 2007, elle établit le record du monde Guinness du plus grand nombre de tatouages sur une période de 24 heures, en gravant 400 logos de Los Angeles sur autant de personnes. Certaines ont fait la queue 48 heures à l’avance pour tenter de se faire tatouer par Kat, à tel point que la police a dû disperser une foule de plus de 1.000 personnes, selon la World Record Academy.
Pionnière de la cosmétique sans cruauté animale
Celle qui se définit comme «un véritable bourreau de travail» et qui n’a «jamais pris de vacances» veut aussi conquérir le monde de la beauté. Maquilleuse passionnée, elle se professionnalise en fondant sa propre marque de make-up éponyme l’année suivante, «Kat Von D Beauty», aux couleurs de son univers rock et gothique. À cette époque, cette militante pour les droits et le bien-être des animaux révolutionne la cosmétique cruelty-free et commence également à ouvrir la voie vers la notion d’inclusivité. En 2016, la gamme devient même purement végane, retirant du marché tous les produits contenant des ingrédients d’origine animale. Son entreprise, qui devait générer 2 millions de dollars de ventes au détail chez Sephora aux États-Unis la première année selon les prévisions, accumule finalement 12 millions de dollars, d’après les informations de WWD . L’un de ses tout premiers lancements, le rouge à lèvres Studded Kiss dans la teinte «Lolita», devient même le tube le plus vendu du distributeur en 2015, comme le rapporte l’édition américaine de Glamour à l’époque. Lorsque sa ligne arrive enfin chez Sephora en France en 2017, le succès est toujours au rendez-vous : le public est tout aussi friand de la qualité de ses produits longue tenue et ultra-pigmentés… comme des tatouages.
Demeure de sorcière
Si l’esthétique de ses créations plaît, son style de vie atypique intrigue. Son goût pour les forces occultes et les pratiques ésotériques (sorcellerie, tirage de tarot, magie Wicca…), ainsi que son domicile insolite ont des airs de décor d’une série d’Halloween. En effet, en 2016, elle fait l’acquisition d’un manoir gothique qui ressemble à s’y méprendre au château de Dracula : située dans le quartier de Windsor Square à Los Angeles, cette maison de l’époque Victorienne en briques rouge et aux toitures ébène se dresse devant un jardin taillé en labyrinthe. La demeure cache même une piscine rouge sang accessible par une porte secrète.
Entretenant le mythe, le 2 juin 2018, elle scelle son union avec Rafael Reyes, un membre du groupe rock gothique californien Prayes, lors d’une cérémonie pour le moins… non conventionnelle. Vêtue d’une robe de mariée rouge et parée de cornes dans les cheveux, la mariée débarque dans une salle pourpre extravagante, décorée de bougies en lévitation, de roses noires et autres cranes posés sur les tables, devant ses invités tous vêtus de noir de la tête aux pieds. Le moment a été immortalisé dans une vidéo postée sur Youtube qui cumule plus de 2 millions de vues à ce jour.
Rupture avec le monde de la beauté
Star du tatouage, femme d’affaires au sommet de sa gloire, épouse comblée… Kat Von D semble avoir sa vie bien en main. Pourtant, les premiers signes avant-coureurs d’un changement radical apparaissent en 2020, lorsqu’elle décide de vendre son enseigne de cosmétiques à Kendo, filiale du groupe de luxe français LVMH. «Je ne peux pas mener de front tous ces projets à 100%. C’est pourquoi, j’ai décidé de quitter mes fonctions de fondatrice (et de toutes autres responsabilités) au sein de Kat Von D Beauty, et de vendre l’intégralité de mes parts à Kendo, mon partenaire depuis douze ans», expliquait-elle dans un communiqué officiel en janvier 2020. Quelques jours plus tard, dans le podcast «Second Life», elle avouait qu’avec l’âge, elle n’était plus certaine «de trouver sa place» dans l’industrie de la beauté. «Il s’agissait de créer une plateforme pour nous, les marginaux, et nous avons été la première marque à réellement exprimer l’inclusivité. Il s’agissait de ne pas correspondre à ce qui est attendu et aux idéaux de la société en matière de beauté», rappelle-t-elle, regrettant que ce monde soit désormais rempli «d’influenceurs qui vous disent continuellement que vous devez acheter, et si vous ne le faites pas, vous n’êtes pas cool… Ou bien, qui vous disent « Voici à quoi la beauté doit ressembler »… Vous voyez, cela me ramène à ce que je ressentais quand j’étais enfant, en quelque sorte.» Elle admet également s’être «beaucoup éloignée, en partie volontairement» du monde des cosmétiques depuis la naissance de son fils Leafer Von D Reyes, en 2018. Kat Von D s’est aussi consacrée à ses deux nouveaux projets ; d’une part, sa marque de chaussures véganes, et d’autre part, sa carrière dans la musique, en lançant son premier single en 2021, Exorcism.
De l’ombre à la lumière
Le tournant s’opère véritablement en juillet 2022, lorsque Kat Von D annonce qu’elle prend définitivement ses distances avec toutes ses activités liées à l’occultisme. Elle publie sur Instagram des photos de ses grimoires, tarots, livres sur le satanisme et autres objets de curiosités funèbres en annonçant avoir «pris conscience de choses assez significatives». «Aujourd’hui, j’ai parcouru toute ma bibliothèque et j’ai jeté des livres qui ne correspondent pas à qui je suis et à qui je veux être. J’ai toujours trouvé la beauté dans le macabre, mais à ce stade, je devais simplement me demander : « Quelle est ma relation avec tout ce contenu ? »», a-t-elle écrit dans ce post Instagram. «La vérité est que je ne veux tout simplement pas inviter ces choses dans la vie de notre famille, même si elles sont déguisées dans de belles couvertures, ramassant la poussière sur mes étagères.» Elle évoque même pour la première fois une éventuelle conversion : «En ce moment, il n’a jamais été aussi clair pour moi qu’il y a un combat spirituel en cours, et je veux m’entourer, moi-même et ma famille, d’amour et de lumière.»
J’ai toujours trouvé la beauté dans le macabre, mais à ce stade, je devais simplement me demander : « Quelle est ma relation avec tout ce contenu ? »KAT VON D
Elle ferme également son salon de tatouage historique de Los Angeles, puis met en vente son fameux manoir en janvier 2022. Sur ses réseaux sociaux, Kat confirme à ses abonnés que sa famille et elle déménagent définitivement dans l’Indiana, où elle prévoit d’ouvrir un nouveau studio privé. Le couple a acheté et rénové une nouvelle demeure, où il réside désormais.
Transformation physique
Prouvant que son changement d’état d’esprit n’est pas qu’une remise en question passagère, Kat Von D prend une décision encore plus radicale. Elle annonce sur Instagram en juin 2022 qu’elle souhaite faire disparaître ses propres tatouages. Ou plutôt, les dissimuler… sous une couche d’encre noire. «C’est extrêmement rafraîchissant pour moi de voir tous ces tatouages, que j’avais gribouillés sur ma jambe en état d’ivresse avant de devenir sobre, être recouverts par l’élégance et la simplicité», écrit-elle sur le réseau social, dévoilant une première ébauche de son camouflage.
En octobre 2023, après 17 séances et près de 40 heures de travail plus tard, elle annonce avoir terminé «à environ 80 %» le noircissement de son corps». «J’ai eu beaucoup de tatouages qui représentaient une partie de ma vie et qui ne correspondent plus à qui je suis aujourd’hui. Certaines personnes acceptent de garder ces types de marques – personnellement, j’en ai eu marre de me réveiller et de voir ces souvenirs constants chaque fois que je me regardais dans un miroir», raconte-t-elle dans son nouveau post. Elle précise qu’elle avait déjà essayé de retirer ses tatouages au laser, avant de se rendre compte qu’elle «n’était pas la bonne candidate» pour cette méthode, «compte tenu de la quantité» de dessins qu’elle souhaitait faire disparaître.
Ultime étape de sa transformation, Kat Von D révèle ainsi sa conversion au christianisme sur Instagram le 3 octobre 2023, par le biais de la fameuse vidéo de son baptême, devenue virale. Les images n’ont pas manqué de faire réagir vivement les internautes, très partagés par cette annonce dans les commentaires. «C’est vraiment triste pour moi donc je me désabonne», «Quelle blague», «Combien t’ont-ils payé pour réaliser cette vidéo déchirante ?», «Cela ressemble tellement à une mise en scène», «Je ne pensais pas que tu pourrais être encore plus pathétique», «Tout ceci n’est probablement qu’un coup de publicité pour qu’elle essaie de rester intéressante», «C’est la chose la plus bizarre qui soit, quitter la sorcellerie pour un culte semble inutile», lui assènent ses détracteurs, pour n’en citer que quelques-uns. Heureusement, la nouvelle baptisée peut compter sur les louanges de nombreuses personnes de la communauté chrétienne. «Félicitations ! Je suis tellement heureuse pour toi», «Si fière de toi et de ton engagement public envers le Christ !», «C’est tellement beau ! Bienvenue dans la famille ma sœur», «La meilleure chose que j’ai vue sur Instagram depuis très longtemps ! Jésus change tout !», «Que Dieu te bénisse !», Dieu soit loué, je prie pour toi ma sœur», «C’est magnifique, merci d’avoir partagé cela publiquement», peut-on lire notamment de leur part.
Je ne me sens pas vraiment qualifiée pour être l’exemple du christianismeKAT VON D
Quelques jours après son post, Kat Von D a pris la parole sur Instagram en réponse à toutes les réactions et questions qu’elle a reçues. Dans cette vidéo de 12 minutes, elle prévient d’abord qu’en dehors d’un podcast, elle ne parlera «probablement pas beaucoup» de sa foi sur la Toile à l’avenir et qu’elle ne compte pas devenir un porte-parole de la religion. «Je ne me sens pas vraiment qualifiée pour être l’exemple du christianisme. Je suis encore en train d’apprendre, ce faisant, je deviendrai plus apte», explique-t-elle, avant de clarifier : «Donc, si vous avez commencé à me suivre parce que vous pensez que cela deviendra une sorte de plateforme chrétienne, cela n’arrivera pas.»
Katherine évoque ensuite la vague de négativité que cet événement a aussi engendrée. «Je sais que la majorité de mes fans et de mes abonnés ne sont pas chrétiens, je sais que c’est une déception pour beaucoup de gens. Je sais que chacun suit son propre chemin et que ce n’est pas pour tout le monde», confie-t-elle, «mais mon baptême était une démonstration publique de là où j’en suis avec ma foi, pour que les gens sachent que je n’ai pas honte.»
Si vous pensez que je ne suis pas chrétienne tant que je ne supprime pas tout ce que j’ai posté avant, ou que je dois arrêter d’écouter The Cure… Vous vous trompezKAT VON D
Elle déplore ensuite que la plupart des critiques reçues venaient de ses pairs. «On pourrait penser que la haine venait des gens qui sont contre la religion ou la chrétienté, alors qu’en fait, c’étaient vraiment les chrétiens qui étaient les pires», regrette-t-elle. Accusée de vouloir faire le buzz, elle rétorque : «Ce qui revenait sans cesse dans les commentaires, c’est que je faisais semblant, et que c’était juste un coup de promo pour avoir des clics, des abonnés ou des vues. Ce qui est très bizarre, car mon compte Instagram n’est pas monétisé, donc je ne suis pas payée». Elle s’étonne également des jugements sur son apparence physique et son accoutrement durant la cérémonie. Car Kat Von D a conservé ce trait d’eye-liner noir XXL, ce rouge à lèvres rouge, cette coloration noir corbeau ou encore ces tatouages en forme de pluie d’étoiles sur le visage qui la caractérisent tant. «Il y a une certaine esthétique stéréotypée et une façon de s’habiller chez les chrétiens, mais je ne me parerai jamais comme ça», clame-t-elle. Et de conclure : «Si vous pensez que je ne suis pas chrétienne tant que je ne supprime pas tout ce que j’ai posté avant, ou que je dois arrêter d’écouter The Cure… vous vous trompez.» Ainsi soit-il.
C’est un endroit que beaucoup de Dijonnais connaissent, ou bien ont connu dans leur jeunesse : la « porte du Diable », située entre Plombières-lès-Dijon et Daix (Côte-d’Or). Un lieu qui attire aussi les amateurs d’ésotérisme. On vous en dit plus sur cette mystérieuse construction.
Envie de frissonner avant Halloween ? France 3 revient sur le mystère de la « porte du Diable », avec Clément Lassus-Minvielle, guide-conférencier à Dijon Archéo Tour, historien et auteur du livre « Dijon mystérieuse ». Cette porte, on y accède par une petite route, après avoir traversé la commune de Plombières-lès-Dijon. La rue Bernard Courtois amène à une petite côte, à un lieu-dit, et la porte est visible depuis la route.
L’édifice se dresse de façon mystérieuse en bordure de forêt : une porte en pierre et aucune ruine aux alentours. De quoi interroger. Cette porte a plusieurs noms : « porte du Diable », « porte de la Dame Blanche » ou encore « porte Bonnet ».
Les témoignages sont multiples : certains ont vu le diable, d’autres une dame blanche. Des témoignages racontent que leur voiture est tombée en panne devant la porte, d’autres affirment que des sectes se réunissent sur place la nuit…
« La légende dit que si l’on franchit cette porte et que l’on ressort au même endroit, nous sommes damnés sur peut-être plusieurs générations » explique le guide-conférencier Clément Lassus-Minvielle.
Ce qui participe au mystère, c’est que « ce monument n’a pas du tout sa place dans cette forêt », reconnaît Clément Lassus-Minvielle. On se demande qui « a décidé de placer cette porte ici dans un but étonnant, assez mystérieux, à côté d’un ancien château. On ne sait pas pourquoi il a décidé de faire cela. »
Malheureusement pour les amateurs d’ésotérisme, la présence de cette porte en pierre à cet endroit s’explique par des faits tout à fait rationnels.
Pourquoi la »porte du Diable » ?
Le guide-conférencier affirme, au risque de détruire certaines croyances, que « cette porte n’a jamais été placée pour un quelconque couvent. En réalité, c’est un encadrement de porte qui vient d’un autre endroit à Dijon. »
Au sommet de la porte, au centre, il y a « un drôle de petit visage qui a été martelé, avec deux oreilles, qui ressemble à un diable. On confond trop souvent cette figure avec celle qui est juste au-dessus, qui est celle d’un bonnet. »
L’explication à cela est assez simple : « Cela a un rapport avec le propriétaire des lieux, un certain Hias Bonnet. Il décide d’acquérir cette ferme qui lui aurait été cédée par son père. À cette époque, on est en plein romantisme, il y a des ruines romantiques un peu partout. Pour décorer ce nouveau terrain, il décide de récupérer des blocs décorés d’un hôtel particulier en vente à Dijon, après la Révolution. » Cet hôtel particulier deviendra par la suite l’actuel site… des archives départementales.
Le domaine est une ferme construite à partir d’un château. Hias Bonnet « décide d’en faire quelque chose de luxueux, quelque chose qui rappelle la grandeur de cette ancienne forteresse. Il va placer la porte ici, qui symbolise un accès piéton d’entrée de domaine, et bien plus haut, il faut marcher une bonne dizaine de minutes, il y a une porte en accolade magnifique du même style, le gothique flamboyant. Tout cela appartenait à l’hôtel Bernardon à Dijon. »
Un diable, mais d’autres interprétations possibles
La tête de diable est peut-être aussi « une tête de chauve-souris », ou alors « comme à Seurre, une tête d’agneau ». L’agneau symbolisant le sacrifice de Jésus pour le peuple, « ceci expliquant pourquoi cela a été martelé à la Révolution, sans doute », avance Clément Lassus-Minvielle.
Quel bel outil offert par Pierre Chavot*, écrivain passionné d’histoire, que cet ouvrage de référence contenant des informations sur Dieu… dans les trois grandes religions monothéistes.
Il éclaire ce que le maçons peut entendre. N’oublions pas que la franc-maçonnerie n’adore pas un « dieu » spécifique comme le ferait une religion traditionnelle mais qu’elle utilise souvent le terme Grand Architecte de l’Univers (GADLU) pour désigner une puissance supérieure ou un principe créateur universel. Cela permet aussi aux membres de différentes croyances religieuses de s’y retrouver…
Traitant des trois grandes religions monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam, l’auteur nous fait comprendre que, malgré leurs différences théologiques, historiques et pratiques, ces religions partagent finalement plusieurs points communs – textes sacrés, prophéties, bien et mal, vie après la mort, éthique et morale, Abraham, etc.
Revenons, dans un premier temps, sur le sous-titre « 620 mots pour connaître et comprendre le judaïsme, le christianisme et l’islam » qui nous ouvre la voie à l’étude des concepts, des noms, des attributs et des perspectives associés à la divinité à travers différentes les trois religions .
Cet ouvrage qui peut être considérer comme un vade-mecum, un guide pratique ou encore un outil pédagogique, servira, n’en doutons pas, de ressource précieuse pour le cherchant.
Sans faire de « zozotérisme », rappelons que le nombre 620 n’est pas universellement reconnu comme ayant un symbolisme spécifique dans la plupart des traditions religieuses ou mystiques majeures. Cependant, dans certaines études, cultures ou systèmes de croyances, tous les nombres peuvent avoir une signification ou un symbolisme associé.
C’est ainsi que dans la Kabbale juive, le nombre 620 a une signification, car il est lié au mot Keter qui est la première des dix sefirot (attributs/émanations à travers lesquelles Dieu interagit avec le monde). Keter, signifiant couronne en hébreu, a une valeur numérique, en gematria, de 620. C’est un symbole de l’union entre l’infini (Ein Sof) et la création manifestée. Alors, hasard ou divine providence ?
Aaron, lithographie d’Henry Schile, vers 1874.
L’ouvrage commence avec la nombreuse bibliographie de Pierre Chavot, immédiatement suivie d’un mode d’emploi. Il nous précise que chaque entrée est suivie d’un symbole représentant la ou les religions concernées. Pour celui souhaitant aller plus loin, il offre la possibilité de consulter des notices. Enfin, un index complet permet de retrouver d’autres mots. L’auteur a aussi simplifié la prononciation phonétique et la graphie des différents termes. Il nous dit pourquoi il a aussi choisi le terme de Dieu. Passez les sources et l’avant-propos nous entrons dans le dictionnaire avec Aaron, connu pour être frère aîné de Moïse et premier grand prêtre d’Israël, inaugurant la lignée sacerdotale lévitique. 619 mots plus tard, il se clôture avec celui de Zélotes, ce mouvement politique et religieux actif en Judée au Ier siècle après J.-C., dont leur fervente opposition à la domination romaine en Judée et leur désir de voir un État juif indépendant leurs firent jouer un rôle clé dans la première révolte juive contre Rome (66-73 après J.-C.).
Passés les remerciements, les annexes nous donnent les sources des trois religions : la Bible hébraïque ou Tanakh, la Bible chrétienne et le Coran ainsi que la liste des Sourates. Elle nous offre aussi le calendrier des fêtes.
Un ouvrage fort utile qui, de plus, se consulte facilement. Il donne des repères quant au lecteur qui souhaite mieux appréhender les nombreuses similitudes et interconnections, mais les différences distinctes des trois religions monothéistes.
Pierre Chavot
*Pierre Chavot, écrivain, passionné d’histoire, vit près de Bordeaux. Dans ses nombreux travaux sur les croyances et l’histoire des religions, il s’intéresse aux racines qui façonnent notre présent et notre avenir. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages parmi lesquels Sur les traces de Moïse (Gallimard jeunesse, 2001), Jésus, homme ou fils de Dieu (Hachette, 2000), L’Herbier des dieux (Dervy, 2009) et Le Bestiaire des dieux (Dervy, 2013).
Le dictionnaire de Dieu
620 mots pour connaître et comprendre le judaïsme, le christianisme et l’islam
Bientôt les fêtes de fin d’année, C’est le moment de commencer le shopping et pour bien démarrer voici quelques bonnes adresses…
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Collier d’obsidienne orné d’un pendentif franc maçon – Connaissance, Harmonie, Recherche spirituelle. Réalisé main.
La franc-maçonnerie est une association d’hommes libres, qui fait remonter son origine aux corporations et confréries du Moyen Age. Elle admet en son sein des hommes qui se réunissent en toute fraternité pour travailler à leur perfectionnement moral et spirituel. Les francs-maçons se reconnaissent entre eux comme frères et considèrent leur alliance comme une alliance de frères.
Dimensions : – longueur du collier : 51cm. – poids : 24g. – perles : 0.45cm (environ). – amulette en métal doré ouvragé: 3.6*3.3cm (sans l’attache). Fermoir à ressort poinçonné gold filled 14K. Anneau gold filled Or 14K. Monté sur un fil acier japonais gainé nylon.
Dans les premiers temps de son développement, la franc-maçonnerie ne connait pas de difficulté majeure avec les églises en général. Sa naissance dans des pays ou la culture biblique et l’appartenance religieuse sont constitutives de large pan de la société et de l’identité nationale, les éléments religieux se retrouvent naturellement dans le corpus symbolique des rituels maçonniques, comme dans les premières codifications réglementaires des usages de la franc-maçonnerie. Les textes premiers dits des Anciens devoirs intègrent dans leurs fondements les principes religieux de la croyance en Dieu.
Les symboles :
– L’œil unique, sans paupière, est par ailleurs le symbole de l’Essence et de la Connaissance divine. Inscrit dans un triangle, il est en ce sens un symbole à la fois maçonnique et chrétien. L’œil divin qui voit tout est encore figuré par le soleil : c’est l’œil du monde. l’Œil de la Providence était un symbole chrétien, et les premiers exemples de son utilisation se trouvent dans l’art religieux de la Renaissance pour représenter Dieu. – Le triangle équilatéral symbolise la divinité, l’harmonie, la proportion. Le triangle équilatéral, dans la tradition du judaïsme, symbolise Dieu, dont il est interdit de prononcer le nom. On sait l’importance accordée par la Franc-Maçonnerie au triangle, qu’elle nomme le « Delta lumineux ». – L’équerre est le symbole de la matière. – Le compas est le symbole de l’esprit. Associé à l’équerre, le compas est un outil de recherche spirituelle emblématique. Avec l’équerre, le compas complète le volume de la loi sacrée pour former les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie. Le compas ouvre le domaine de la pensée, alors que l’équerre ouvre celui de l’action.
Enfin, posés sur le Volume de la Loi Sacrée, ils constituent avec celui-ci les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie, qui tracent un chemin d’élévation balisé par la tradition, la rigueur et l’intuition
Les rayons de lumière qui sont souvent montrés émanant du symbole sont également un signe préexistant du rayonnement de Dieu dans l’iconographie chrétienne.
Obsidienne : pierre bouclier contre les énergies négatives, elle offre un lien solide avec la terre, et écarte les influences spirituelles néfastes. L’Obsidienne est une pierre sans frontières ni limitations, elle agit rapidement avec une force hors du commun. Il convient de la manipuler avec soin et respect. Bien que ce soit une pierre noire elle n’encre pas , au contraire, c’est une pierre qui ouvre aux monde invisible.
Photos prises avec une lumière artificielle led, à l’aide d’un boitier photo. Les pierres précieuses sont généralement traitées pour améliorer la couleur ou la clarté. Aucune recherche n’a été effectuée concernant cet objet spécifique. Expédition en recommandé avec numéro de suivi.
En cas d’achats multiples les lots seront regroupés dans le même envoi. Le trop payé en frais de ports sera remboursé.
De notre confrère beauxarts.com – Par Joséphine Bindé
Notre confrère Beaux Arts nous propose cette semaine un banc d’essai des 8 sépultures les plus insolites. Enfilez vos chaussures, nous partons en expédition… Les dernières demeures d’artistes sont parfois de véritables œuvres en soi. Émouvantes ou extravagantes, voici huit pierres tombales qui méritent qu’on leur rende une petite visite.
1. La plus émouvante : celle de Vincent van Gogh
Une simple pierre plantée dans la terre. Véritable lieu de pèlerinage niché dans le petit cimetière municipal d’Auvers-sur-Oise, la sépulture de Vincent van Gogh (1853–1890), aujourd’hui célèbre dans le monde entier, est si modeste qu’elle en est bouleversante. À ses côtés, Théo, son frère et unique soutien, repose sous une stèle jumelle. Tel un édredon, un tapis de lierre planté en 1924 par le fils du docteur Gachet – médecin et ami du peintre lors de ses derniers mois passés au village – recouvre les deux dormeurs. Un tableau humble et solitaire, à l’image de la vie de ce grand incompris…
Surchargé de décorations en pierre enroulées comme des torsades de guimauve, cet étonnant mausolée, sculpté dans le cimetière de Hauterives, a demandé huit ans de travail au facteur Ferdinand Cheval (1836–1924), qui s’y est attelé à l’âge de… 78 ans ! L’artiste, qui y repose avec toute sa famille – dont sa fille morte prématurément – aurait préféré être enterré (si la ville ne l’en avait pas empêché) dans son chef-d’œuvre de même style : son improbable et féerique Palais Idéal, bijou d’art brut et d’architecture naïve érigé au cœur du village, de 1879 à 1912.
Cimetière communal de Hauterives – L’Ancienne Église • 26390 Hauterives
3. La plus branchée : celle d’Andy Warhol
À première vue, la tombe d’Andy Warhol (1928–1987), pape du pop art américain, semble bien banale. Hormis quelques boîtes de soupe déposées par des fans, elle ne se distingue pas de ses voisines dans ce paisible cimetière de Bethel Park, non loin de Pittsburg, ville natale de l’artiste en Pennsylvanie. Du moins en apparence. Car, depuis le 6 août 2013, sur une proposition du musée Andy Warhol en partenariat avec Earth Cam, la sépulture est filmée en continu, en plan fixe, afin que chacun puisse la visionner en direct sur Internet ! Une idée originale qui aurait certainement plu à la star.
Cimetière catholique de St. John the Baptist Byzantine – Connor Road • Bethel Park
4. La plus colorée : celle de l’assistant de Niki de Saint Phalle
Difficile de manquer cette tombe au cimetière Montparnasse ! Tout en rondeurs, haut d’un mètre cinquante, un gros chat en mosaïque blanche ornée de fleurs colorées est assis sur la pierre, comme s’il veillait son maître. Célèbre créatrice des Nanas, l’artiste Niki de Saint Phalle (1930–2002) livre ici un hommage émouvant à son ami et assistant Ricardo Menon, décédé en 1989 à seulement 37 ans.
Cimetière Montparnasse – Division 6
3 Boulevard Edgar Quinet • 75014 Paris www.paris.fr
5. La plus romantique : celle de Théodore Géricault
À la fin de sa vie, le peintre romantique Théodore Géricault, paralysé suite à une chute de cheval, était contraint de peindre allongé. C’est dans cette pose, sa palette à la main et le regard perdu au loin, et sur un socle orné de reproductions en bas-relief de trois de ses œuvres les plus célèbres (dont LeRadeau de la Méduse) que l’a représenté le sculpteur Antoine Étex pour décorer sa tombe érigée au cimetière du Père-Lachaise.
Basilica di Santa Maria dei Frari interno – Monumento di Canova
À Venise, la basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari abrite de nombreux trésors, dont le tombeau du sculpteur Antonio Canova (1757–1822), chef-d’œuvre en trois dimensions ciselé dans le marbre par ses disciples d’après un dessin qu’il destinait à la sépulture du Titien. Gardée par un lion ailé symbole de Venise, une « porte de l’au-delà » – vers laquelle se dirigent plusieurs personnages allégoriques à taille humaine – évoque l’entrée d’une pyramide égyptienne. Cet étrange triangle est en vérité un symbole franc-maçon : le Delta du Grand Architecte de l’Univers…
Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari – Campo dei Frari • 30125 Venezia www.basilicadeifrari.it
7. La plus exotique : celle de Paul Gauguin
C’est en Polynésie française, où il avait trouvé refuge et l’inspiration, que Paul Gauguin (1848–1903) a été inhumé. Ombragée par un frangipanier, sa tombe (à deux pas de celle du chanteur Jacques Brel) jouit d’une vue paradisiaque sur les eaux turquoises de la baie d’Atuona, sur l’île d’Hiva Oa aux Marquises. Un temps abandonnée, la sépulture du peintre a repris de l’allure grâce à plusieurs interventions, dont l’installation, en 1973, d’une version en bronze de sa sculpture Oviri, déesse du deuil dans la mythologie tahitienne.
Cimetière du Calvaire – Atuona, Île d’Hiva, Îles Marquises, Polynésie française
8. La plus pensive : celle d’Auguste Rodin
À Meudon, dans le parc de la Villa des Brillants où Auguste Rodin (1840–1917) a vécu les vingt dernières années de sa vie, la tombe du sculpteur se dresse devant la façade du château d’Issy. Veillé par son célèbre Penseur, l’artiste y repose avec sa femme, Rose. L’occasion de méditer face au val de Seine avant de visiter la maison du maître, sa superbe galerie des plâtres et son atelier des antiques, écrin de sa collection de sculptures gréco-romaines.
Comment les français lisent-ils et qu’en est-il des francs-maçons?
En préambule et pour se défier de biais cognitifs : Selon Jean Yves Dormagen professeur de Science politique à Montpellier dans un ouvrage récent (Introduction à la Sociologie) on remarque que les sondages en ligne excluent une partie de la population non connectée qui serait proche de 14 millions en France soit environ 21% de ses habitants.
Quels sont les nouveaux comportements de lecture ?
Bibliothèque
Si l’étude ONE NEXT, reprise par le FIGARO note que les mordus de la presse sur smartphone sont surtout à 83% des catégories sociales favorisées (CSP+) mais surtout à 91% des femmes de 15 à 35 ans qu’en est-il des autres supports tablette ou papier ?
La même étude nous apprend que ces deux catégories consacrent en moyenne 20mn/J aux supports papier ou numérique ordinateur
Une autre étude du CREDOC (Source Ministère de l’économie et des finances) nous précise les évolutions de lecture entre 2016 et 2020 en notant une chute de 10% des lectures papier tandis que les navigations Internet sont en croissance de 40% avec , pour détailler : une utilisation quotidienne qui croit pour l’ordinateur de 10% entre 2019 et 2022 tandis qu’elle décroit de 4% sur l’usage des mobiles.
Quels sont les freins à l’usage des outils numériques ?
Non maîtrise des outils (25%)
Equipement obsolète (12%)
Accès Internet difficile (9%)
Absence d’équipement numérique (11%)
Si les réseaux sociaux disputent la place aux sources légitimes d’information (médias mainframe) en augmentation de + 15% entre 2017 et 2022 pour les réseaux , on imagine que la pandémie en est probablement l’une de causes, mais peut-être, pas que.
Par ailleurs l’étude CREDOC interroge : quels services Internet semblent indispensables aux français ?
Entre 2016 et 2022 = Chute de 11% en ce qui concerne l’info liée à l’actualité mais augmentation de 3% sur les possibilités d’achat par Internet
Qu’en est-il de la population Senior ? liens avec population maçonnique ?
Plusieurs personnes les mains liées au centre d’une pièce
Sachant que l’âge moyen – toutes obédiences confondues – dépasse les 60 ans , nous avons consulté l’étude SILVER VALLEY de mai 2021 Une étude qui intéresse les 16 millions de citoyens français de plus de 60 ans
En ce qui concerne l’acquisition de matériel = Si 15% de cette population ne possède qu’un seul matériel (ordinateur) – 35% d’entre-eux sont cependant équipés du trio (Ordi – smartphone- tablette)
Leur opinion sur la nécessité d’utiliser les outils numériques à un âge avancé oscille entre
Important (48%)
Fondamental (41%)
Ils déclarent savoir suivre une visioconférence (88%) savoir effectuer une recherche avec moteur de recherche (94%) et bien entendu maîtriser les envois d’e-mails (97%)
Quels sites maçonniques sont les plus visités ?
Nous renvoyons nos lecteurs à la dernière classification mars 2023 (source SIMILARWEB)
On retrouve en permanence le site du journal maçonnique en ligne 450.fm CLASSÉ N°1 EN FRANCE
devant N°2 Hiram.be. Tous deux devançant largement les sites « officiels » des Obédiences avec un doublement du nombre de visiteurs.
Il est recommandé – en particulier- de noter les « durées de visite » de chaque lecture de page , durée significative du degré d’intérêt de lecture, cette durée pouvant varier de 41 secondes pour le site N°8 à 6mn22 pour le site N°1…
A ce jour, premier novembre 2023 et selon les sources SIMILARWEB le nombre de visites mensuelles pour 450.fm est passé de 50 000 (Juillet) à 78 000 (Août) et 80 000 (Septembre) ce qui représente une progression significative de 38% de lecteurs supplémentaires.
Pouvons-nous suggérer aux principaux dignitaires obédientiels français d’accepter, enfin, de « booster » leur communication sur les médias numériques français congruents ?
PORTO-NOVO, Bénin (AP) — Pour de nombreuses personnes au Bénin, les forêts leur ont donné du pouvoir avant leur naissance ou au cours des premiers mois de leur vie.
Les femmes stériles effectuaient des rituels vaudous près des arbres sacrés pour tomber enceintes. D’autres ont été amenés nouveau-nés par des parents cherchant à éloigner les mauvais esprits. Certains sont arrivés à un carrefour en tant qu’adultes, demandant conseil.
Au berceau du Vaudou, les forêts étaient des lieux d’espoir. Pourtant, à mesure que les forêts rétrécissaient, en raison du développement économique et d’autres facteurs, cela a porté un coup dur aux communautés qui luttaient pour protéger les esprits censés y vivre.
Lorsque les habitants du village de Houeyogbe ont accepté de laisser le gouvernement détruire une grande partie de sa forêt pour construire des routes et installer l’électricité, les habitants affirment que les esprits ont déclenché une épidémie, entraînant des décès inexplicables et une multiplication des maladies.
À Ouidah, l’épicentre du vaudou au Bénin, une station-service qui a remplacé la forêt d’Aveleketezou il y a des années n’a pas généré de bénéfices, affirment les habitants. Les employés de la station ont déclaré que lorsqu’ils remplissaient les voitures d’essence, celle-ci se transformait en eau.
Le Bénin abrite des milliers de forêts sacrées, qui, selon les croyants, sont vitales pour une religion enracinée dans la nature. Ils voient les forêts comme des foyers pour les esprits, que les prêtres prient et demandent conseil.
Mais depuis des décennies, les forêts de ce pays d’Afrique de l’Ouest sont menacées, d’abord par des attaques anti-Vaudou, puis par l’expansion de l’agriculture et de l’urbanisation.
Entre 2005 et 2015, la superficie totale des forêts du Bénin a diminué de plus de 20 %, tandis que le taux de déforestation se poursuit à plus de 2 % par an, selon la Banque mondiale.
Alors que le gouvernement s’efforce de préserver les forêts tout en développant le pays, les fidèles vaudous craignent que la perte de ses espaces n’ait de profondes conséquences. Non seulement il s’agit d’un problème environnemental, mais les croyants affirment que cela menace le tissu social des 13 millions d’habitants du Bénin, dont environ 11 % pratiquent le vaudou.
« Quand (le gouvernement) a ouvert des routes vers notre région et que nous avons dû tout arrêter dans la forêt sacrée, les gens ont commencé à tomber malades et à avoir toutes sortes de problèmes », a déclaré Benoit Sonou, un prêtre vaudou qui a été témoin de la destruction de la forêt de sa communauté. un jeune homme.
Quelque 50 ans plus tard, il est assis sur la route de gravier où se trouvait autrefois la forêt, à côté des deux arbres restants que la communauté a récupérés. Ils sont encerclés derrière un mur de béton dans l’espoir de ne pas être touchés.
L’une des religions les plus anciennes du monde, le vaudou est originaire du royaume du Dahomey – l’actuel Bénin – et est enraciné dans l’animisme, la croyance que toutes choses, des roches et des arbres aux animaux et aux lieux, ont un esprit. Aujourd’hui, des millions de personnes le pratiquent, se tournant vers les prêtres vaudous pour accomplir des rituels visant à éloigner les mauvais esprits, vaincre la maladie et réussir professionnellement et personnellement.
Même si le Bénin compte de nombreux chrétiens – représentant près de la moitié de la population – le vaudou est ancré dans la vie de la plupart des gens.
Les rassemblements ne commencent pas sans jeter de l’eau sur le sol, un rituel qui rend hommage aux ancêtres. L’initiation au vaudou prend de nombreuses années. Et à quelques exceptions près, seuls les initiés sont autorisés à pénétrer dans les forêts sacrées. De nombreux parcs interdisent les femmes, car elles croient qu’elles deviendront folles si elles y entrent. Les hommes doivent entrer nus.
En Occident, le vaudou est parfois considéré comme maléfique ou confondu avec la sorcellerie. Au Bénin, les prêtres vaudous affirment que la religion est fondée sur la positivité, basée sur la tolérance et l’acceptation, et qu’elle respecte un ensemble de règles strictes.
Des histoires soigneusement gardées sur quels esprits habitent quelles forêts ont été transmises de génération en génération. Les croyants disent que les esprits vivent généralement dans les baobabs ou les Iroko, considérés comme les plus sacrés, et sont des lieux où les prêtres accomplissent des rituels, comme boire de l’eau bénite ou du gin, manger des noix de cola ou s’asseoir dans un endroit sacré, comme à l’intérieur d’un arbre.
« La forêt sacrée est une zone vitale », a déclaré Dada Daagbo Hounon Hounan II, le chef spirituel suprême du vaudou. « C’est un espace qui permet la réception d’énergies positives et de vibrations positives pour diriger et gouverner le monde. »
Seuls certains prêtres peuvent communiquer avec les esprits, par le biais de chants, de prières ou en faisant du bruit comme celui d’une cloche.
Lors d’une visite en octobre dans plusieurs forêts sacrées du sud du Bénin, l’Associated Press a entendu ce qui ressemblait à un vent tourbillonnant intense émanant de deux forêts après que des prêtres vaudous aient appelé les esprits.
On ne sait pas exactement quels étaient ces sons, mais les experts religieux affirment que ce qui compte, c’est que les gens croient qu’ils peuvent communiquer avec la forêt.
« Tout cela renvoie à l’idée que nous ne vivons pas dans un monde où les seuls acteurs sont les humains », a déclaré Danny Hoffman, anthropologue culturel et directeur de la Henry M. Jackson School of International Studies de l’Université de Washington.
La perte de ces forêts élimine les lieux d’expérimentation et d’innovation, a-t-il déclaré. « Lorsque nous perdons des espaces réservés aux pratiques spirituelles, ce sont des espaces où les gens se rassemblent et tentent de comprendre comment ils vont répondre aux nouveaux défis et aux nouvelles difficultés. »
Debout devant un arbre sacré, le prêtre Gilbert Kakpo a déclaré que les femmes ayant des problèmes d’accouchement s’y rendaient pour obtenir de l’aide.
« Notre divinité est la protectrice des femmes », dit-il. « Si vous êtes une femme qui a fait une fausse couche ou qui a donné naissance à des enfants mort-nés et que vous venez ici pour des rituels, vous n’endurerez plus jamais ces épreuves… Je ne peux pas compter le nombre de personnes qui ont été guéries ou soignées. ici. »
Il est difficile de quantifier l’ampleur de la perte d’espace sacré au Bénin et d’en identifier la cause profonde.
Les habitants et les autorités se tournent vers le début des années 1970. Le gouvernement de l’époque avait réprimé les croyants vaudous, arrêtant et lynchant des personnes et abattant des arbres considérés comme sacrés. Des décennies plus tard, de nouvelles administrations ont fait amende honorable auprès de la communauté vaudou, mais le développement avait alors explosé.
Entre 2001 et 2012, environ 45 % des forêts sacrées du Bénin ont disparu ou ont été diminuées, selon le Cercle de Sauvegarde des Ressources Naturelles. Le groupe humanitaire tente de préserver les forêts sacrées en travaillant avec les communautés pour délimiter les frontières, sensibiliser la population à l’abattage des arbres et enseigner aux gens comment tirer un bénéfice financier de la récolte du miel ou de l’élevage d’escargots.
L’urbanisation et la désertification ont réduit les forêts, mais le facteur le plus important a été l’expansion agricole entraînée par la pauvreté, a déclaré Bienvenu Bossou, directeur exécutif du groupe. L’économie du Bénin dépend des exportations agricoles, notamment du coton et des noix de cajou, et Bossou affirme que de nombreuses personnes, incapables de se permettre d’acheter des engrais, ont étendu leurs fermes dans la forêt pour utiliser ses riches sols.
D’autres accusent les efforts de développement du gouvernement.
Plus tôt cette année, dans le village d’Ouanho, les habitants ont déclaré que le gouvernement avait détruit une partie de la forêt pour construire des routes sans préavis. Aujourd’hui, les esprits, qui ont besoin de protection, sont trop exposés à cause du déclin des forêts, disent les habitants.
Le gouvernement fait ce qu’il peut pour protéger les espaces, mais ne peut pas toujours demander l’autorisation de construire, a déclaré un responsable.
« L’État fait de son mieux pour ne pas construire là où se trouvent des forêts sacrées. Nous ignorons souvent les forêts sacrées parce que nous ne voulons pas qu’elles nous empêchent de développer le pays », a déclaré Florent Couao-Zotti, conseiller technique au ministère de la Culture.
Le gouvernement a interdit l’abattage d’arbres sans l’approbation de l’État et a investi depuis 2016 quelque 3 milliards de dollars dans les secteurs de la culture et du tourisme, ce qui aidera indirectement les forêts, a-t-il déclaré.
Alors que la population du Bénin croît de près de 3 % par an, les communautés tentent de concilier comment développer leurs terres tout en préservant les forêts.
« Il est très difficile de voir comment nous pouvons faire face au développement tout en préservant notre patrimoine culturel », a déclaré André Todonou, un animateur de jeunesse à Houeyogbe, où la forêt a été réduite à une poignée d’arbres.
De nombreux villageois affirment que la création de routes, d’eau et d’électricité était nécessaire pour se sentir davantage connectés au reste du pays. D’autres estiment que permettre à tout développement de prendre le pas sur les forêts est un sacrilège et risque de provoquer la colère des esprits.
« Nous ne voulons pas de travaux topographiques ou d’urbanisation qui détruiraient nos forêts et apporteraient l’instabilité à notre communauté », a déclaré Sa Majesté Oviga Toffon, roi de la région d’Adjarra. Les divinités garantissent la tranquillité d’esprit et la stabilité et ne devraient pas être mises en colère, a-t-il déclaré.