De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano
Frère 1er Surveillant, à quelle heure les apprentis francs-maçons ouvrent-ils habituellement leurs œuvres ? 1ère Surv, A midi, Vénérable Maître. Ven. Frère 2ème Gardien, quelle heure est-il ? 2e surveillance Haut midi. (Grand Orient d’Italie – Rituel du Premier Degré)
L’été nous abandonne et, avec lui, ce qui fut pour tout le monde une période de farniente. Chacun de nous l’a utilisé pour se reposer, laisser vagabonder ses pensées, s’éloigner du monde et de ses tâches.
Si je devais expliquer la notion de temps, j’aurais du mal.
Le profane trouve peut-être des définitions plus plausibles : il passe, marque et décrit les événements, qu’ils soient passés, présents ou futurs, peu importe.
Dans la Franc-Maçonnerie, nous parlons toujours de deux temps, le profane, que nous vivons dans le caractère cyclique des événements quotidiens, et l’initiatique, qui se manifeste à travers le rituel et se libère avec une force presque surnaturelle au sein du Temple, capable de surprendre et de fasciner les apprentis.
Le maître, cependant, avec son expérience d’« éveillé » et de « libéré », confirme que, au cours de son parcours initiatique, la notion de Temps a pris un tout autre sens.
… le soleil reste immobile, mais après s’être levé au Zénith, il ne se lèvera plus ni ne se stabilisera plus.
Il se tiendra seul au Centre… il n’a jamais pris, il n’a jamais surgi… Upanishad
Le Soleil, donc le Temps, reste fixe pour celui qui sait. On souligne souvent cette notion dans le rituel du Temple : on fixe l’heure sacrée de midi à minuit. Le Temps profane entre en « suspension », pour nous entraîner dans le « Grand Temps », qui n’est pas marqué et n’est pas conventionnel.
Maintenant que les vacances d’été sont terminées, l’heure est venue de reprendre les rituels et les travaux sublimes, connus de nous seuls, visant à dégrossir la pierre brute.
Dans le livre « Le destin comme choix » , Thorwald Dethlefsen soutient que le temps est de la même manière qualité et quantité :
La qualité du Temps n’a rien à voir avec la durée, mais elle stipule que chaque point du Temps, ou section du Temps, peut être une heure, une seconde, une décennie, possède une certaine qualité, qui permet uniquement aux faits qui lui sont appropriés. qualité.
Bref, à ce moment précis, seuls peuvent être réalisés les faits dont le contenu « qualitatif » correspond à la « qualité » respective du Temps.
Avec la reprise de notre travail, la qualité et la quantité du temps doivent pouvoir se rencontrer afin de créer le temps juste , c’est-à-dire le temps nécessaire pour mieux se connaître.
Je vous souhaite une reprise du travail fructueuse et intense. Avec la bonne lumière, au bon moment, tout sera extraordinaire.
Êtes-vous fasciné par les symboles mystérieux et leurs significations cachées ? L’un de ces symboles intrigants est le « point dans un cercle » de la franc-maçonnerie. Cet article de blog met en lumière son origine, sa signification dans diverses cultures, dont la franc-maçonnerie, et ses interprétations modernes.
Découvrons les secrets de cet emblème ancien qui continue de nous captiver aujourd’hui.
Comprendre le point dans un symbole de cercle
Le symbole du point dans un cercle est un emblème important de la franc-maçonnerie, avec des origines enracinées dans l’histoire ancienne et une signification symbolique profonde.
Origine et histoire
Retracer les racines du symbole Point Within a Circle nous ramène aux civilisations anciennes, notamment parmi les monuments égyptiens. Dans la culture égyptienne ancienne, le symbole représentait Dieu comme l’Alpha et l’Omega, symbolisant le début et la fin.
L’aspect circulaire de ce symbole représente l’énergie vivifiante du soleil tandis que son point central représente l’univers dans son ensemble – une vision largement répandue dans l’Antiquité.
En outre, il dénotait les limites fixées par la nature, comme indiqué par deux lignes parallèles coupant le cercle perpendiculairement, représentant les points extrêmes nord et sud de la déclinaison du soleil.
Aujourd’hui, parmi les francs-maçons, il continue de servir de rappel emblématique de leurs devoirs envers Dieu et les autres humains.
Signification en franc-maçonnerie
Dans la franc-maçonnerie , le symbole du point dans un cercle revêt une signification profonde et incarne de nombreux enseignements de cette ancienne confrérie. Le point central représente le maçon individuel, debout dans la droiture et la vertu dans les limites circonscrites de la vie.
Le cercle englobant est un puissant symbole de divinité ou d’influence divine guidant sa conduite. Deux lignes verticales parallèles chevauchant le cercle de chaque côté signifient Saint-Jean-Baptiste et Saint-Jean l’Évangéliste – d’éminents patrons chrétiens de la maçonnerie célébrés respectivement aux solstices d’été et d’hiver, incarnant davantage les cycles d’abondance et de rajeunissement à travers leur symbolisme céleste.
Résumant essentiellement les aspects clés des croyances, des devoirs, de l’histoire, des rituels et des secrets franc-maçons, cet emblème universel souligne l’adhésion à la rectitude morale tout en renforçant l’allégeance à l’unité, à la vie éternelle et à la justice de Dieu.
Le point dans un cercle et sa signification en franc-maçonnerie
Le symbole du point dans un cercle revêt une grande importance dans la franc-maçonnerie, jouant un rôle essentiel dans les rituels maçonniques et détenant des représentations symboliques liées aux traditions anciennes.
Rôle dans les rituels maçonniques
Le point dans un cercle joue un rôle central dans les rituels de la franc-maçonnerie, servant de symbole significatif avec une signification profonde. Voici comment cela fonctionne dans les rituels maçonniques :
Il constitue une ligne de conduite pour les francs-maçons, leur rappelant leurs obligations envers Dieu et leurs semblables.
Le symbole sert de rappel influent pour tester la rectitude des actions et des intentions avant de se lancer dans une tâche.
Lors des cérémonies maçonniques, il représente les solstices d’été et d’hiver, signifiant des périodes de transition clés dans le calendrier maçonnique.
Le symbole occupe une position d’honneur dans les réunions de loge , où il illustre le maître et les gardiens, et par extension symbolise le soleil qui éclaire l’univers ou le monde.
Les francs-maçons utilisent cet emblème pour retracer ses liens avec les 7 arts et sciences libéraux – en particulier la logique, la géométrie et l’astronomie – soulignant leur rôle fondamental dans les enseignements franc-maçonniques.
La présence de ce symbole dans les rituels maçonniques constitue un rappel frappant du riche héritage historique de la franc-maçonnerie, y compris de ses racines dans la maçonnerie opérationnelle où il était utilisé pour tester des outils.
Son placement lors de procédures rituelles met en évidence ses liens avec saint Jean-Baptiste et saint Jean l’Évangéliste, reconnus comme d’éminents patrons de la maçonnerie.
En écho aux civilisations anciennes et aux traditions de culte du soleil, il souligne les liens de la franc-maçonnerie avec les anciens systèmes de sagesse et de connaissances.
Le point dans un cercle est utilisé lors des rites pour représenter des symboles puissants tels que l’unité de Dieu, la vie éternelle et la justice, mettant en évidence des principes spirituels importants tenus en haut des croyances franc-maçonnes.
En agissant comme un symbole astronomique pour le soleil lors des rituels, il attire l’attention sur la philosophie scientifique aux côtés du respect religieux dans la pratique de la franc-maçonnerie.
Représentations symboliques
Le symbole du point dans un cercle dans la franc-maçonnerie contient des représentations symboliques importantes.
Premièrement, il représente le frère individuel et son devoir envers Dieu et l’homme – soulignant la limite de ses responsabilités.
Deuxièmement, cela signifie la célébration des solstices d’été et d’hiver, représentant les cycles de la vie et de l’abondance.
De plus, ce symbole a des origines anciennes enracinées dans les premiers monuments égyptiens qui représentaient Dieu comme l’Alpha et l’Omega.
En fin de compte, ce symbole rappelle le lien entre l’art ancien des tailleurs de pierre et la maçonnerie spéculative, reliant les traditions passées au symbolisme moderne de la franc-maçonnerie.
Le point dans un cercle dans d’autres cultures et traditions
Le symbole du point dans un cercle n’est pas propre à la franc-maçonnerie, car on le retrouve également dans d’autres cultures et traditions.
Culture égyptienne antique
Dans la culture égyptienne ancienne, le symbole du point dans un cercle avait une signification et était affiché sur les monuments. Voici ce que nous savons de sa signification dans la culture égyptienne ancienne :
Symbole de puissance et de force : Le symbole du point dans un cercle était un symbole important de puissance et de force dans la culture égyptienne ancienne. Il représentait le concept de Dieu comme Alpha et Omega, symbolisant le début et la fin.
Représentation du Soleil et de l’Univers : Dans le sens égyptien ancien, le point à l’intérieur du cercle représentait le soleil et le cercle représentait l’univers. Cette symbolique reliait le symbole aux forces célestes et cosmiques.
Association avec Dieu : Le symbole était utilisé pour représenter Dieu au centre d’un cercle sur les premiers monuments égyptiens. Cela signifiait la présence divine et la nature universelle de Dieu.
Hindouisme et bouddhisme
Le symbole du point dans un cercle a une signification non seulement dans la franc-maçonnerie mais aussi dans l’hindouisme et le bouddhisme. Dans l’hindouisme, le symbole représente le dieu solaire Surya et est étroitement associé au culte du soleil.
Il symbolise la lumière, l’énergie et le pouvoir. D’un autre côté, dans le bouddhisme, le point dans un cercle représente l’univers et met l’accent sur l’interconnexion de toutes choses. Cela signifie l’unité, l’harmonie et l’équilibre.
Cet ancien symbole a de profondes racines dans ces religions et représente de profonds concepts philosophiques qui continuent de résonner aujourd’hui.
Le point dans un cercle dans un contexte moderne
Dans un contexte moderne, le symbole du point dans un cercle est fréquemment utilisé dans l’art et le design, représentant sa riche histoire et sa signification dans la franc-maçonnerie. On peut le voir sous diverses formes telles que des bijoux, des peintures et des éléments architecturaux, ajoutant une touche de mystique et de symbolisme à l’esthétique contemporaine.
La culture populaire a également adopté ce symbole, le présentant dans des films, des livres et d’autres médias comme un clin d’œil à son attrait durable et à ses associations mystérieuses.
Utilisation dans l’art et le design
Le symbole Point Within a Circle a trouvé sa place dans divers contextes artistiques et de design, anciens et modernes. Les artistes et les designers intègrent souvent ce symbole pour transmettre des significations et des concepts profonds.
Son association avec les cycles de la vie, les célébrations des solstices d’été et d’hiver et son lien avec la nature en font un choix populaire pour les œuvres d’art explorant des thèmes cosmiques ou le symbolisme céleste.
De plus, ses principes géométriques, tels que la symétrie et l’équilibre représentés par le cercle et les lignes perpendiculaires, peuvent être utilisés dans des conceptions abstraites ou géométriques. De plus, sa signification historique dans les rituels de la franc-maçonnerie ajoute un élément de mystère et de spiritualité aux interprétations artistiques.
Représentation dans la culture populaire
Le symbole du point dans un cercle a fait son chemin dans la culture populaire, où il apparaît souvent dans les films, les émissions de télévision et les livres. Ce symbole est devenu synonyme de secret, de connaissances cachées et d’organisations mystérieuses.
On le voit fréquemment dans les théories du complot et les récits des sociétés secrètes. Le symbolisme du point dans un cercle a également trouvé sa place dans diverses formes d’art, telles que les peintures et les sculptures.
Les artistes utilisent ce symbole pour transmettre les thèmes de la spiritualité, de l’illumination et de la recherche de vérités supérieures. Sa présence dans la culture populaire rappelle la fascination durable pour la franc-maçonnerie et sa riche histoire .
Conclusion
En conclusion, le symbole du point dans un cercle revêt une grande importance dans la franc-maçonnerie et a des origines anciennes qui remontent au culte du soleil et aux cycles de la vie. Il représente le devoir de chaque frère envers Dieu et envers les hommes, ainsi qu’envers les saints patrons de la maçonnerie Saint-Jean-Baptiste et Saint-Jean l’Évangéliste. Ce symbole continue de captiver les chercheurs, les passionnés d’histoire et les francs-maçons par sa richesse symbolique et ses profondes racines historiques.
Le comité des loges d’Auvergne nous a fait parvenir ce communiqué
La rentrée scolaire de septembre arrive et voilà qu’une nouvelle et énième affaire de tenue vestimentaire surgit au sein de l’école de la République.
Ainsi, contrevenant aux dispositions de la loi du 15 mars 2004 qui interdit aux élèves d’arborer « des signes ou tenues par lesquelles ils manifestent ostensiblement une appartenance religieuse » et à l’annonce du ministère de l’Éducation nationale qu’il sera désormais appliqué strictement cette disposition légale dans tous les établissements scolaires publics, une élève du lycée Ambroise-Brugière de Clermont-Ferrand s’est présentée au premier jour de classe vêtue d’une abaya.
Après dialogue et explications à l’élève et aux parents de la règle commune, la jeune fille restée sourde aux demandes qui lui ont été faites n’a pu être admise en fin de semaine au lycée. S’ensuivit, par le père, une violente mise en cause des équipes éducatives, complétée de menaces de mort qu’il a proférées devant témoins à l’encontre du proviseur.
Face à ces menaces d’une extrême gravité, le rectorat, son administration de tutelle et le ministre de l’Éducation nationale sont venus en soutien au chef d’établissement. Le père de famille placé sous contrôle judiciaire comparaitra pour ces actes, en son temps, devant le tribunal pénal.
Voilà donc un fait divers qui pourrait trouver ainsi sa conclusion naturelle…
Néanmoins, il ne s’agit pas là d’un acte isolé. Comment ne pas y voir une tentative supplémentaire de provocation et de déstabilisation de nos institutions républicaines fomentée par des collectifs politico-religieux virulents ?
Samuel Paty
Trois ans après l’assassinat de Samuel Paty, comment ne pas voir en ce nouvel événement, acte certes commis par une personne isolée, une même volonté de déstabilisation téléguidée par des mouvances religieuses, une même détermination, relayée et alimentée souvent par les réseaux sociaux notamment auprès des plus jeunes, de mettre à mal notre principe de laïcité républicaine ?
Aussi, les Francs-Maçons et Francs-Maçonnes des loges maçonniques d’Auvergne du Grand Orient de France ne peuvent davantage garder le silence face aux multiples atteintes à la loi du 9 décembre 1905 de séparation des églises et de l’État.
Nous voulons en premier lieu apporter notre soutien et notre solidarité aux enseignants, personnels de direction, éducateurs et aux personnels de la fonction publique plus généralement partout où ils sont victimes d’insultes et de menaces, y compris à l’hôpital, dans les mairies et au contact des publics.
Nous voulons dire et redire notre vigilance, notre ferme détermination et notre engagement à ce que les principes de la République – de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité – soient respectés et sanctuarisés partout sur le territoire national, et que la stricte neutralité soit partout respectée dans l’espace public, et en premier lieu dans l’école de la République.
Mahsa Amini
Face à ce nouvel assaut contre le principe de laïcité, comment ne pas penser aux femmes d’Iran, à l’image de Mahsa Amini battue à mort le 16 septembre 2022 pour ne pas avoir respecté le dress code des mollahs ?
Comment ne pas songer à celles d’Afghanistan lâchement oubliées par la communauté internationale et bien d’autres au monde, femmes et hommes, qui demandent à être respectées dans leur humanité et libérés de tous diktats.
Comment encore ne pas s’élever contre les modèles de communautarismes – ethniques, religieux – où extrémistes, séparatistes et nationalistes de tous bords font naitre rejets de l’autre et violences partout sur la planète ?
C’est pourquoi, nous, Francs-Maçons et Francs-Maçonnes, appelons, dans l’action et sans concession, au sursaut et à la vigilance citoyenne pour le respect de notre modèle républicain de laïcité.
C’est là, la seule garantie pour chacun de sa liberté d’être et de penser dans le respect des différences, qui sont les bases indispensables du vivre ensemble et de la paix sociale.
Ce communiqué est signé des 27 loges d’Auvergne du Grand Orient De France.
Il y a quelques mois, le Grand Orient Lusitanien a ouvert le débat sur l’Initiation des Femmes à la Franc-maçonnerie.
Le Grand Orient Lusitanien fait face à un débat interne intense concernant l’ouverture de l’initiation des femmes à la Franc-maçonnerie.
Le débat a été déclenché par un discours prononcé par un membre éminent de l’organisation, qui a réfléchi sur la pertinence du symbolisme et des rituels dans la Franc-maçonnerie, en particulier dans le contexte de l’Initiation.
Dans le discours intitulé « Initiation des Femmes au Grand Orient Lusitanien« , l’orateur a abordé l’importance des rituels d’Initiation et leur rôle dans la transmission de la Tradition Initiatique à travers le temps.
Le discours a souligné que, malgré les questions historiques et culturelles, l’Initiation devrait être axée sur la personne elle-même, indépendamment du genre, en tant que partie fondamentale de la structure philosophique de la Franc-maçonnerie.
L’orateur a réfuté plusieurs arguments fréquemment avancés pour justifier l’exclusion des femmes de l’Initiation maçonnique. Parmi ces arguments, il a été mis en avant l’analyse des traditions des Loges d’Adoption, qui existent depuis le XIXe siècle et qui ont eu une présence féminine dans les activités maçonniques.
Il a également été avancé que la Constitution du Grand Orient Lusitanien, en mentionnant les « hommes » dans le contexte de la Franc-maçonnerie, devrait être modifiée pour s’adapter aux principes d’Égalité consacrés dans la Constitution de la République Portugaise.
En conséquence, les femmes sont sur le point d’être initiées au Grand Orient Lusitanien.
Le discours a également abordé la controverse autour de « l’esprit » de l’Initiation masculine par rapport à l’Initiation féminine, et a réfuté l’idée que l’Initiation des femmes compromettrait l’atmosphère « masculine » des Loges.
L’orateur a souligné que la Franc-maçonnerie devrait évoluer pour embrasser la Diversité, l’Égalité et la Liberté en tant que valeurs fondamentales, et que la présence des femmes ne devrait pas être perçue comme une menace, mais plutôt comme un enrichissement pour l’Ordre.
Ce discours a suscité un débat intense parmi les membres du Grand Orient Lusitanien, divisant les opinions sur l’Initiation des femmes à la Franc-maçonnerie.
De nombreux membres ont exprimé leur soutien à l’idée d’inclusion et d’égalité, arguant que la Franc-maçonnerie devrait suivre l’évolution de la société.
Le Grand Orient Lusitanien est désormais confronté au défi de peser les différents points de vue et de décider de l’avenir de l’organisation.
Indépendamment du résultat, le débat démontre la quête continue de la Franc-maçonnerie pour une compréhension plus profonde de ses valeurs et de ses principes dans le contexte de la société actuelle.
Les femmes sont sur le point d’être initiées au GOL, qui est déjà une Grande Loge Mixte, bien qu’ils le nient. Une situation qui est désormais publique et ne peut plus être ignorée.
IFOP/FLASHS ont mené une étude pour le compte du site Plaquedeces.fr
CROYANCES, ANGOISSES, OBSÈQUES… LE REGARD DES FRANÇAIS SUR LA MORT
À l’heure où la spiritualité et la religion connaissent des transformations majeures, la question du rapport des Français à la mort demeure un sujet particulièrement intéressant.
Afin d’en dresser les contours, Plaquedeces.fr a confié à l’IFOP le soin d’interroger plus d’un millier de nos compatriotes sur leurs croyances en un après la vie terrestre, leurs volontés quant à l’organisation de leurs obsèques ou encore leurs angoisses vis-à-vis de leur propre disparition et celle d’êtres chers.
Les résultats de cette étude montrent notamment une nette progression de la proportion de Français qui ne se prononcent pas sur la possibilité d’une vie après la mort, abandonnant leurs certitudes passées pour laisser la place au doute. En matière de croyances, qu’il s’agisse du paradis et de l’enfer, de la réincarnation ou encore de la vie éternelle, l’on constate que les plus jeunes sont également, aux côtés des croyants pratiquants, les plus nombreux à adhérer à ces phénomènes.
L’enquête confirme par ailleurs deux tendances observées depuis plusieurs décennies, en l’occurrence la nette diminution du recours aux obsèques religieuses et le choix de la crémation plutôt que l’inhumation chez une majorité de Français.
Enfin, elle témoigne que si la mort fait toujours peur, c’est surtout celle des autres – enfants, parents, amis proches – qui est redoutée, bien plus que sa propre mort.
La vie après la mort
En 50 ans, la croyance d’une vie après la mort a relativement peu évolué chez les Français, passant de 37% à 31%. En revanche, la part des personnes interrogées habitées par le doute a doublé sur la même période : quand 16% ne se prononçaient pas sur la question en 1970, elles sont 33% à ne pas avoir d’avis tranché en 2023. L’appétence de plus en plus forte de nos concitoyens pour les sujets paranormaux et ésotériques peut expliquer la progression de cette incertitude quant à ce qu’il se passe réellement après la mort. D’ailleurs, les jeunes, qui sont les plus sensibles à ces phénomènes, sont également les plus nombreux à croire en une autre vie possible : 41% des moins de 35 ans sont dans ce cas contre 27% des 35 ans et plus.
Sans surprise, c’est chez les croyants religieux que l’on trouve le plus de personnes adhérant à l’idée d’une vie après la mort. Près de 7 sur 10 (69%) y croient, un chiffre largement supérieur à celui enregistré chez les simples croyants (38%) et sept fois plus fort que celui affiché par les athées convaincus (10%). En outre, chez les croyants religieux, seuls 7% disent fermement ne pas y croire, 24% ne se prononçant pas. Une incertitude plus forte encore chez les croyants non religieux puisque 40% d’entre eux ne choisissent pas, tandis que chez les athées, le doute semble tout de même subsister pour plus d’1 sur 4 (29%).
Enfin, une corrélation claire existe entre croyance en une vie après le décès et préférences en matière d’obsèques : 43% de celles et ceux qui choisissent l’enterrement croient en une vie après la mort quand 45% des adeptes de la crémation n’y croient pas.
Mort et croyances
La vie éternelle. La mesure de la croyance des Français en la vie éternelle bénéficie d’un historique remontant à l’après Seconde Guerre mondiale. En 1948, près de 6 Français sur 10 (58%) avaient foi en cette perspective. Soixante-quinze ans plus tard, dans un contexte de baisse d’influence de la religion dans leur quotidien, ce chiffre a été divisé par deux pour atteindre 27%. Toutefois, la vie éternelle reste un concept fort chez les croyants religieux puisque 73% d’entre eux y souscrivent, loin devant les croyants non religieux (35%) et les athées (5%). En matière d’âge, l’idée de vie éternelle convainc davantage les jeunes (37% des moins de 35 ans s’y rallient) que leurs aînés (18% chez les 50-64 ans et 23% chez les 65 ans et plus).
La réincarnation. C’est la seule croyance mesurée dans cette étude de l’IFOP qui enregistre une progression en termes d’adhésion chez les Français, passant de 22% en 2004 à 32% en 2023, soit une hausse de 10 points en deux décennies. Une progression à l’évidence portée par les jeunes générations puisque les moins de 35 ans sont plus de 4 sur 10 (43%) à répondre positivement à cette question. Il est également à noter que chez les croyants religieux, l’idée de réincarnation n’est acceptée que par un peu plus de la moitié des répondants (55%), soit le plus faible score des quatre items proposés.
Le paradis et l’enfer. Stables dans l’opinion ces quarante dernières années (30% en 1980, 37% en 2004 et 32% en 2023), les notions de paradis et d’enfer sont familières aux croyants religieux qui sont 8 sur 10 à croire en leur existence. Chez les croyants non religieux, la proportion est divisée par 2 (42%) et tombe à 6% (tout de même) chez les athées. Le chiffre fort, c’est celui à nouveau exprimé par les moins de 35 ans dont près de la moitié (48%) adhèrent au paradis et à l’enfer.
La résurrection. 24% des personnes interrogées croient en la renaissance de l’âme ou du corps après la mort (elles étaient 30% en 1980 et 28% en 2004), phénomène auquel souscrivent plus de 6 croyants religieux sur 10 (63%) mais à peine plus d’1 croyant non religieux sur 4 (29%). Si les jeunes sont là aussi les plus nombreux à y croire (31%), c’est dans des proportions nettement inférieures à leur foi en la réincarnation ou au paradis et à l’enfer.
Que devient l’humain ?
Pour près de 4 Français sur 10 (39%), ce qui se passe après le décès d’un être humain ne fait guère de mystère : il disparait complètement. Si tout juste 1 croyant religieux sur 10 (10%) en est convaincu, ils sont près de 6 sur 10 (58%) chez les athées et 30% chez les croyants non religieux. Cette conviction est partagée par 45% des plus de 50 ans contre 31% des moins de 35 ans.
Les Français qui estiment que tout ne s’arrête pas avec la mort penchent pour l’immortalité de l’âme humaine (14%, identique à une mesure effectuée en 1999), l’attente de réincarnation dans un autre corps (13%, identique à 1999) et l’attente de résurrection des corps (6% contre 11% en 1999).
Si 69% des croyants religieux jugent l’un ou l’autre de ces trois scénarios crédible, c’est le cas de 40% des croyants non religieux et de 13% des athées.
La part de personnes ne se prononçant pas sur cette question en 2023 (28%) est en progression comparativement au sondage CSA mené pour Actualité des Religions en 1999 (20%), confirmant ainsi l’incertitude qui semble gagner de plus en plus de nos concitoyens en la matière.
Obsèques : le religieux en perte de vitesse
En 15 ans, soit une période relativement courte, la part de Français souhaitant pour eux-mêmes des obsèques religieuses est passée de 55% à 40%. Dans le même temps, le choix pour des obsèques civiles a progressé de 25% à 31% tandis que l’absence de toute cérémonie a bondi de 10 points (de 19% à 29%). 6 Français sur 10 optent donc aujourd’hui pour une inhumation ou une crémation dénuées de caractère religieux.
Il n’en reste pas moins que chez les croyants pratiquants, la cérémonie religieuse reste largement prédominante puisque 88% d’entre eux disent qu’ils y auront recours. C’est également le cas pour plus de la moitié (56%) des croyants non religieux. Quant aux personnes se disant athées convaincus, elles sont sans surprise 94% à s’orienter vers des obsèques dont la religion sera absente.
La crémation pour un Français sur deux
Très minoritaire au tournant des années 80 (20% des Français seulement y songeaient en 1979), la crémation n’a cessé depuis de progresser pour s’imposer aujourd’hui comme une décision privilégiée par la moitié des Français (50%) lorsqu’il s’agit d’envisager leurs obsèques. Parallèlement, la proportion de nos compatriotes optant pour la traditionnelle inhumation est passée de 53% il y a un peu plus de quatre décennies à 29% désormais. Le choix entre ces deux formules laisse par ailleurs indifférent 1 Français sur 5 (21%).
Si les athées convaincus sont les plus nombreux (60%) à opter pour la crémation au lieu de l’inhumation (17%), la nuance est moins forte que l’on aurait pu l’imaginer chez les croyants religieux dont tout juste la moitié (51%) choisit d’être enterré et un tiers (33%) d’être incinéré. Quant aux croyants non pratiquants, ils sont à l’évidence plutôt partagés entre ces deux usages puisque 45% désignent la crémation et 34% l’inhumation.
En se penchant dans le détail des chiffres, il apparait que les femmes (54%) sont plus nombreuses que les hommes (45%) à souhaiter être incinérées, un choix également plus fortement partagé par les aînés (64% de plus de 65 ans) que par les plus jeunes (34% des moins de 35 ans).
Religion et environnement vont de pair
Dans leur majorité (56%), les Français ne prennent pas en compte le critère environnemental lorsqu’ils s’orientent vers la crémation ou l’inhumation pour leurs propres obsèques. Et parmi les 44% qui disent que cela leur importe, seuls 17% indiquent que cela l’est « tout à fait ». Les résultats de l’étude montrent par ailleurs que plus on croit et plus on prend en considération l’environnement pour la dernière étape de sa vie terrestre : ce critère est effectivement important pour 58% des croyants pratiquants contre 47% chez les croyants non religieux et 35% chez les athées.
Sur l’échiquier politique, les proches d’Europe Ecologie les Verts sont les plus nombreux (67%) à y être sensibles, préoccupation globalement partagé par 52% des partisans de gauche contre 31% des partisans de droite.
Rêves de nature
En France, les règles en matière d’inhumation et de crémation sont strictes. L’inhumation doit être réalisée dans un cimetière ou, sous conditions très particulières, dans une propriété privée. Pour la crémation, il est possible d’enterrer l’urne dans un cimetière ou de la déposer dans un colombarium conçu à cet effet, de l’enterrer dans une propriété privée ou de disperser les cendres du défunt dans la nature. En revanche, conserver l’urne à son domicile est interdit depuis 2008.
Les 2/3 des Français (63%) interrogés par l’IFOP sont en premier lieu très favorables à la dispersion des cendres dans la nature, dans un lieu symbolique pour la personne disparue, ce que la loi autorise aujourd’hui. En revanche, le souhait émis par 44% d’entre eux de procéder à un enterrement en dehors d’un cimetière n’est pour l’heure pas permis, tout comme la volonté de 19% de personnes interrogées de garder des cendres à la maison. L’idée d’organiser une cérémonie qui sorte des sentiers battus dans un lieu atypique séduit quant à elle 28% des Français, une proportion en nette baisse par rapport à 2018 (40% exprimaient alors cette idée). Enfin, 1 Français sur 10 (11%) aimerait que ses cendres partent pour un long voyage dans l’espace, une perspective à laquelle les hommes (16%) adhèrent bien plus que les femmes (7%).
La mort (des autres) fait toujours peur
Près de 7 Français sur 10 (68%) ont déjà été confrontés à la mort, dont la moitié (35%) au cours des cinq dernières années.
Qu’ils soient croyants ou non, les Français redoutent bien plus la mort de leurs proches que la leur. Moins de la moitié (49% dont 23% tout à fait) des personnes interrogées se disent angoissées à l’idée de leur propre disparition, mais plus de 8 sur 10 craignent plus que tout la perte d’un enfant (83% dont 64% tout à fait), celle de leur conjoint (76% dont 51% tout à fait), d’amis proches (70% dont 27% tout à fait) ou de leurs parents (69% dont 43% tout à fait). Globalement, 88% de nos concitoyens (et 91% de celles et ceux qui ont déjà été confrontés à la mort) expriment une forte inquiétude.
Ces pensées angoissantes touchent de manière plus forte les femmes que les hommes. Ainsi, elles sont 88% (contre 76%) à craindre la mort d’un enfant, 81% (contre 69%) à redouter celle de leur conjoint ou encore 54% (contre 45%) leur propre disparition.
Étude réalisée par l’IFOP pour Plaquedeces.fr du 5 au 6 septembre 2023 par questionnaire auto-administré auprès d’un échantillon de 1 013 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française.
Les Français n’étant pas tous maçons, il reste maintenant à découvrir si les maçons sont en phase avec ce sondage, la parole circule…
Les représentants des plus jeunes apprentis des trois Grandes Loges participant à Fraternitas 2023 étaient présents au moment de la remise d’un souvenir au président du Sénat Juan Antonio Coloma, la plus haute autorité présente.
C’est une œuvre dans laquelle a été capturé le sens du chemin initiatique que suivent les hommes et les femmes avec les éléments les plus symboliques de la franc-maçonnerie.
L’œuvre a été créée par Sara León, professeur d’arts plastiques du Collège San Fernando.
Les plus jeunes apprentis représentant la Grande Loge des Femmes, la Grande Loge Mixte et la Grande Loge du Chili ont participé à sa remise.
Gabriela Machuca, María Helena Fernández et Ignacio Millar symbolisent ainsi le renouvellement constant de la franc-maçonnerie et l’incorporation de nouvelles générations dans nos pratiques et doctrines.
Lors de la cérémonie Fraternitas 2023, la participation des plus jeunes membres de la Franc-maçonnerie a été soulignée à différents moments de l’activité.
De notre confrère italien quotidianosociale.it – Antoniu Martin – historien et analyste politique
Après les révolutions de 1848-1849, les loges maçonniques connaissent une période de développement interne, devenant de véritables catalyseurs de la société civile dans les villes dans lesquelles elles opèrent. Après la réalisation du dualisme austro-hongrois, dans le nouveau contexte réformiste, les loges maçonniques ont pris des mesures pour formaliser leur existence. Le 30 janvier 1870, dix loges du rite johannite s’unissent pour former la Grande Loge johannite de Hongrie . Trois ans plus tard, les loges actives de rite français formèrent le Grand Orient de Hongrie.
En 1873, le ministère de l’Intérieur de l’Empire austro-hongrois a publié un décret garantissant la liberté de fonctionnement des associations et des fondations, à laquelle l’État ne participait que dans une mesure limitée. C’était une prémisse qui offrait également d’excellents présages pour le développement des loges maçonniques. Les deux Grandes Loges fusionnèrent en 1886, formant la Grande Loge Symbolique de Hongrie , et « Schroeder » fut choisi comme rite. En adoptant ce rite relativement simplifié, la franc-maçonnerie en Hongrie et en Transylvanie a assumé une composante essentiellement sociale : implication dans des activités philanthropiques, création et gestion d’institutions caritatives, soutien de projets culturels, etc.
Sur les 80 loges actives en Hongrie jusqu’en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, 12 opéraient en Transylvanie. Dans cet espace, immédiatement après 1870, les loges se consolidèrent tant numériquement qu’en termes d’organisation interne. Par exemple, en 1871, la loge de Timisoara « Cei Trei Crini Albi » (« Les Trois Lys Blancs ») a publié le premier journal maçonnique sur le territoire de la Hongrie et de la Transylvanie – « Union ». Dans les années 1870-1871, les loges Széchenyi et Fraternitas surgissent dans la ville d’Arad, la première affiliée à la Grande Loge Gioannite, la seconde au Grand Orient de Hongrie. Une autre loge importante pour la région de Transylvanie fut reconstituée à Cluj en 1886, s’imposant dans les décennies suivantes comme la plus représentative de la Transylvanie et du Banat. Cette loge a consacré son temple le 21 décembre 1889, le bâtiment étant le premier du genre dans la région.
La Loge « Unio » de Cluj a réussi à s’intégrer activement dans la communauté urbaine en adoptant généralement un programme progressiste, en soutenant la modernisation du système éducatif, la création d’associations caritatives, de sociétés de théâtre, en créant des écoles pour les travailleurs et les jeunes mères sans possibilités matérielles.
Les loges maçonniques de Transylvanie et du Banat exercèrent, dans la seconde moitié du XIXème siècle, une activité similaire à celle des loges d’Europe centrale. À cette époque, les loges maçonniques se sont cristallisées dans les principales villes, telles que Cluj, Oradea, Arad (le temple historique sur la photo), Timișoara , Lugoj, Târgu-Mureș, Baia-Mare , où les communautés urbaines ont ressenti positivement l’activité des francs-maçons à de multiples niveaux : associations et fondations caritatives, centres pour orphelins et nécessiteux, institutions philanthropiques et culturelles, mais aussi édifices spécifiquement maçonniques – temples – dont certains sont encore debout.
Il est temps de faire un point sur toutes les nouveautés de votre journal maçonnique préféré. Tout d’abord, tel que nous l’avions fait au printemps, nous vous proposerons le mois prochain le classement d’automne des sites maçonniques. Sans vous en dire plus dès maintenant, sachez que l’écart se creuse plus encore entre les participants et vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire. Il vous faudra donc être patients et attendre quelques semaines.
Légitimité :
Parmi les bonnes nouvelles de cette année, commençons pas l’attribution de l’ISSN2781-7997 par les autorités compétentes. Pour en savoir plus sur ce numéro magique, nous vous conseillons de visiter le site de la BNF. Notre journal est donc désormais enregistré, reconnu et devenu un média officiel.
Notre fondateur, Franck Fouqueray est devenu membre du Syndicat des journalistes la Presse périodique en début d’année – Le syndicat des journalistes de la presse périodique est le plus ancien syndicat de la profession. Il est strictement apolitique et ne revendique aucune appartenance religieuse. Il a été fondé le 29 septembre 1894 sous le mandat du Président de la République, Monsieur Jean Casimir- Perier.
Autre très bonne nouvelle, depuis quelques semaines, le service Google Actualités a référencé 450.fm comme source permanented’informations. Désormais, lorsque vous consulterez avec votre téléphone, votre ordinateur ou votre tablette le service des actualités de Google à la rubrique Franc-maçonnerie, vous trouverez les articles de votre journal préféré.
Nouveaux chroniqueurs
Pour bien démarrer cette rentrée, de nouvelles rubriques vont apparaitre d’ici quelques jours. Ainsi, grâce à notre partenaire Le G.I.T.E., vous trouverez tous les mois le focus sur un membre du G.I.T.E. avec une interview qui présentera son activité et ses implications fraternelles.
Un invité mystère nous gratifiera d’articles sur la religion. Une autre, animera une rubrique sur des spiritualités qui nous sont moins connues… de belles découvertes en perspective.
Si vous souhaitez venir nous rejoindre sur une thématique existante ou à créer, vous êtes les bienvenus.
Nous recherchons des journalistes amateurs, spécialistes du symbolisme, de la spiritualité, de la philosophie, mais aussi de la maçonnerie sociétale, du droit lié à la FM… nous avons besoin de Sœurs et de Frères pour nous aider avec les réseaux sociaux, avec le développement informatique… vous le constatez, le spectre des rubriques est assez large. (Contactez-nous ici)
Améliorations du site
Durant cet été, quelques évolutions techniques ont permis à votre journal de devenir plus lisible et plus agréable encore. Par exemple, des icones de menu
ou encore le menu avec un rappel des derniers articles
Sans oublier les photos qui sont devenues animées lors de l’apparition
Un autre point non négligeable, tous les articles sont désormais pourvus dès la dernière ligne d’une rubrique commentaires. Cela permet de rendre les articles plus ergonomiques et surtout plus interactifs.
Tout ce travail nécessite une présence quotidienne de l’équipe.
La vie d’un journal est marquée par des moments de joie, des moments de stress, mais aussi par des moments d’agacement. Nous devons reconnaitre que nous n’avons pas que des amis. Nous recevons parfois des lettres de mise en demeure, certains des chroniqueurs sont accusés pour leurs écrits et doivent rapidement démissionner de leur Obédience avant une radiation, en guise de condamnation pour leur participation à la rédaction.
La gestion au quotidien impose une présence permanente et une détermination sans faille. Nous nous confrontons à des hostilités. C’est la rançon du succès et rien ne nous empêchera de continuer encore longtemps. Merci pour vos encouragements et votre fidélité, c’est notre victoire, ou plutôt… c’est notre salaire.
Le 13 septembre 2022, Mahsa Amini est arrêtée par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ».
Photo fournie par la famille Mahsa Amini.
Elle se trouve alors en compagnie de membres de sa famille à la sortie d’une des autoroutes menant à la capitale, Téhéran. La police explique à son frère, présent lors de son arrestation, qu’elle va être emmenée dans un centre de détention pour y suivre un bref cours sur la morale et relâchée dans l’heure. Mahsa Amini est le même jour emmenée à l’hôpital, où elle tombe dans le coma. Trois jours plus tard, elle décède sans s’être réveillée.
Demain, samedi 16 septembre 2023, sera le jour du premier anniversaire du décès de notre sœur en humanité Mahsa Amini, étudiante iranienne d’origine kurde de 22 ans, tuée par la police des mœurs.
Plusieurs témoins accusent la police d’avoir violemment battu la jeune femme, entraînant sa mort. Ces accusations, auxquelles viennent s’ajouter des images de l’hôpital montrant des blessures, amènent une partie de la population iranienne à conclure que Mahsa Amini est morte d’une hémorragie intracérébrale causée par des violences policières. Cette version est contestée par les autorités, qui donnent deux versions, celle d’un « problème cardiaque soudain » et celle d’une maladie au cerveau.
L’annonce du décès provoque de nombreuses manifestations, au Kurdistan iranien, mais également dans le milieu universitaire. La répression de ces manifestations est très violente et cause la mort de plusieurs centaines de personnes ainsi que l’arrestation de plusieurs dizaines de milliers.
Le 27 juin dernier, Villeneuve-Saint-Georges présentait la sculpture « Femme, Vie, Liberté » réalisée par Sabri Cigerli, un élu villeneuvois, rendant ainsi hommage aux femmes iraniennes.
D’origine kurde, Sabri Cigerli est un artiste de talent. Il a été particulièrement touché par la révolte qui secoue l’Iran depuis quelques mois, et notamment par le décès d’une jeune kurde, Jina Mahsa Amini, battue à mort par la police.
Sur la tombe de Mahsa Jina Amini est inscrit :
« Tu n’es pas morte car ton nom sera notre nom de code. »
Après avoir participé à plusieurs manifestations en soutien aux peuples kurde et iranien, Sabri Cigerli a décidé de s’impliquer davantage en se consacrant à la réalisation d’une sculpture inédite.
L’œuvre
Aux premières heures de ce soulèvement iranien, apprenant la mort de la jeune Jina Mahsa Amini, Sabri Cigerli se rend à différentes manifestations de soutien organisées à Paris.
Sur place, aux côtés de milliers d’autres manifestants, il scande le slogan « Jin, Jiyan, Azadî » ! (« Femme, Vie, Liberté » !). Rapidement, le désir d’en faire davantage se fait sentir. Sabri Cigerli s’interroge : « Commentpourrais-je témoigner plus sérieusement de mon soutien à la jeune Jina Mahsa Amini, à sa
La sculpture dans le jardin de l’artiste.
famille et à la jeunesse iranienne ? » C’est là, au cours de l’automne 2022, que l’idée d’une sculpture lui vient. Achevée en mars 2023, elle représente le visage de quatre femmes libres. Les cheveux de ces femmes sont d’or, et portés librement. Au pied de la statue, on peut apercevoir leurs foulards, négligemment jetés autour de leurs cous.
Ces quatre visages, tournés dans toutes les directions, semblent exprimer l’apaisement, la joie et la fierté.Les yeux, maquillés de mille couleurs, souligne le bonheur et la liberté de ces femmes. Enfin, sur chacun des côtés de la sculpture, on peut lire le slogan « Femme, Vie, Liberté » et sa traduction en kurde : « Jin, Jiyan, Azadî ».
L’œuvre de Sabri Cigerli a été inaugurée le mardi 27 juin en présence de Philippe Gaudin, maire de Villeneuve-Saint-Georges, et de nombreuses personnalités.
« C’était pour nous une évidence de mettre à l’honneur cette belle sculpture », estime Philippe Gaudin, premier édile. « Exposer cette statue, c’est bien sûr saluer le travail d’un artiste et intellectuel villeneuvois. Mais c’est aussi pour nous, pour notre ville, une façon d’apporter notre plus total soutien aux peuples kurde et iranien. Nos valeurs, celles de notre majorité, celles de la France, nous obligent. Ce combat est aussi celui de toutes les femmes qui se battent pour leur liberté et leur émancipation. »
L’artiste
Né dans un petit village de Turquie, Sabri Cigerli est d’origine kurde. Attiré depuis son enfance par la création artistique, il effectue des études de sciences politiques en Turquie avant de rallier la France en 1989, après un passage par l’Allemagne et l’Angleterre. En France, il poursuit ses études et devient docteur en sciences politiques. Il enseigne notamment à l’université de Paris-X Nanterre, puis à Paris 8 Saint-Denis.
Les Kurdes-L’émergence du nationalisme kurde (1874-1945), L’Harmattan, 2019.
En 2020, il est élu conseiller municipal à Villeneuve-Saint-Georges. Membre de la majorité menée par le maire, Philippe Gaudin, Sabri Cigerli est en charge de l’animation des bibliothèques et des médiathèques. Au cours de sa carrière, il devient un spécialiste reconnu de la question kurde, à laquelle il a consacré pas moins de cinq ouvrages : – Réfugiés kurdes d’Irak en Turquie, L’Harmattan, 1998 ;Les Kurdes et leur histoire, L’Harmattan, 1999 (préface de M. Jack Lang) ;Ocalan et le PKK, éditions Maisonneuve & Larose, 2005 ;L’émergence du nationalisme kurde (1874-1945), L’Harmattan, 2019 ; Les Kurdes et le Kurdistan en 1920, éditions Vérone, 2022.
Sources : Dossier de presse de Sabri Cigerli ; Mairie de Villeneuve-Saint-Georges
L’artiste devant son œuvre.
Façade de l’Hôtel du Grand Orient de France.
La contestation en Iran a désormais son hymne, même s’il reste officieux. Lors de la 65e cérémonie des Grammy Awards, qui s’est tenue à Los Angeles le 5 férvrier 2023, l’artiste iranien Shervin Hajipour a été décoré du prix de la meilleure chanson pour un changement de société pour son titre Baraye.
(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)
Pour celles et ceux qui, ce matin, auront lu cet édito peu de temps après sa mise en ligne, qu’ils aient une pensée, cet après-midi, pour cet enfant de quinze ans à peine, qui s’en ira rejoindre sa dernière demeure, ayant choisi la mort plutôt que d’endurer encore et encore les rebuffades et les sarcasmes de harceleurs au petit pied qui s’abreuvent sinistrement de l’éreintement de leurs camarades sur les réseaux sociaux et de brimades obsessives à l’école, dans la visée de les anéantir.
J’irai tantôt lui rendre un dernier hommage à Poissy. Il s’avère que je connais sa mère, une femme qui m’a toujours paru solide et dont je me demande, pourtant, où elle pourra bien trouver le courage d’affronter cet absurde et cruel destin. Qui plus est, fort tristement, je n’ai pas à chercher bien loin pour découvrir d’autres victimes, profondément marquées par ces violences entre jeunes, que ni les institutions ni les adultes ne savent combattre comme il le faudrait : sans relâche et sans relâchement.
Plus globalement, la tranquillité publique est de moins en moins garantie, surtout aux jeunes femmes constamment importunées, molestées voire davantage. Ne se comptent-elles pas par centaines, à Paris seulement, à subir, chaque jour, les outrages d’hommes soulageant sans vergogne leurs bas instincts ?
Tous ces outrepasseurs de la dignité humaine, quel que soit leur âge, ébranlent notre confiance commune, saccagent notre foi en la République car quelle République porterait encore fièrement sa majuscule, en laissant meurtrir, à tous les sens du terme et en si grand nombre, les êtres physiquement ou psychiquement les plus vulnérables ?
Au demeurant, pour arrêter le massacre, il nous faudra d’autres armes que la répression. La répression n’est jamais qu’un recours en situation dépassée. Il faut prendre les devants. Aller à la rencontre de l’autre. Partager la parole. Rebâtir des règles du vivre ensemble, comme on dit aujourd’hui. Réexaminer nos modes de sociabilité, par des cours d’éducation civique nourris de dialogues, par des rencontres conduites par les autorités publiques et les associations, maillant les quartiers, les clubs sportifs, les centres de loisirs… toutes sortes d’initiatives brisant le silence, ouvrant un peu partout des lieux de parole, où l’on ne se sente plus isolé, mais réellement proche de ses semblables.
Nous devons nous dresser tous ensemble pour refuser que soit menacée l’intégrité de quiconque car il n’en va plus seulement de notre idéal mais, très prosaïquement, de notre existence.