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Interview : Jaime Ramos – la franc-maçonnerie et l’Église appelées à apporter des solutions au pays

De notre confrère portugais campeaoprovincias.pt

Jaime Ramos est un médecin dont la mission va au-delà des consultations. Spécialisé en médecine générale, familiale et du travail, il a fondé la Fondation ADFP – Aide, Développement et Formation Professionnelle. 

Cette institution caritative se consacre à soutenir un large éventail de communautés, depuis les personnes handicapées et les malades mentaux jusqu’aux malades chroniques, les enfants, les jeunes, les femmes enceintes ou avec enfants, les victimes d’abus, les réfugiés, les sans-abri et les personnes âgées. En plus de son dévouement pour la santé et le bien-être, Jaime Ramos a une longue histoire politique, ayant occupé les postes de député à l’Assemblée de la République, gouverneur civil et président de la Chambre de Miranda do Corvo. Dans son livre le plus récent, « Sobressalto pela Esperança », Jaime Ramos identifie non seulement les défis structurels du Portugal, mais propose également une vision inspirante pour les surmonter.

Intelligence Artificielle & initiatique

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Un roman, un thriller et un rébus initiatique dans une nuit au parc

Pourquoi les hommes ont-ils une barbe qui pousse tous les jours et pas les femmes ? Les perce-oreilles percent-ils vraiment les oreilles ? Est-ce que les perroquets comprennent vraiment ce qu’ils disent? Est-ce qu’on pourrait faire un portrait robot de Dieu ?

Ces questions sont celles que se pose EmMa, jeune Intelligence Artificielle qui va intervenir dans un roman à mi-chemin entre les faits divers , la psychologie, les jeux de rôle perfectionnés tels que les « escape game » , la société et quasiment  une  Science-Fiction devenue réalité  par l’irruption accélérée des  technologies modernes.

Dominique Segalen est membre de la commission Histoire de l’OMMI le Droit Humain. Elle consacre ses travaux historiques à la période de fondation de cette première obédience maçonnique mixte  dès l’origine et au suivi du parcours de ses membres fondateurs

Le point de vue de Yonnel Ghernaouti

Tout d’abord, nous souhaitons vous faire savoir que Dominique Segalen pour Une nuit au parc sera en dédicace chez DETRAD le samedi 18 novembre prochain. Nous reviendrons avec plus de détails sur cet évènement.

Par ailleurs, nous avons été attirés par la première de couverture qui a retenu toute notre meilleure attention.

Lisez bien et regardez avec attention la rédaction du titre que représente un œil sur le ‘’I’’ à la place du classique point. C’est symboliquement parlant et sans doute une volonté de l’auteure. Il en est de même quant au ‘’A’’ du terme parc , qui est un trou de serrure.

Que pouvons-nous retenir de cela ? Voici quelques-unes de nos interprétations.

L’œil – comme dans le delta lumineux ? – est souvent associé à la surveillance, au regard attentif, et à la vigilance. Dans un contexte moderne, cela pourrait évoquer la surveillance constante, la « société de surveillance », ou le « Big Brother » du roman « 1984 » de George Orwell.

Surveillance et vigilance, cela pourrait sembler très anxiogène… Il est vrai que le diable se cache dans les détails.

Par contre, l’œil peut symboliser une vision claire, la perspicacité et la connaissance. L’idée d’un « troisième œil », présent dans certaines traditions spirituelles, est associée à la vision intérieure et à la connaissance transcendante. C’est plutôt rassurant !

Quant à la lettre « A » majuscule écrite avec un trou de serrure, cela peut avoir plusieurs implications symboliques.

Dont celles où le trou de serrure est associé à l’idée d’accès à quelque chose de verrouillé ou de secret. Dans ce contexte, le « A » avec un trou de serrure pourrait suggérer qu’il y a des informations, des connaissances ou des secrets qui peuvent être dévoilés ou accessibles. C’est ainsi que, comme l’adage « quand une porte se ferme, une autre s’ouvre », un trou de serrure dans un « A » pourrait symboliser des opportunités ou des possibilités à explorer. Un trou de serrure peut aussi évoquer des thèmes de sécurité, de protection ou de verrouillage. Dans un contexte commercial ou technologique, cela pourrait symboliser la sécurité des données ou la protection de l’information. Mais nous voyons bien que dans l’ouvrage de Dominique Segalen, tout commence par un vol…

Rappelons aussi que comme toute porte verrouillée, cela peut suggérer qu’il y a une énigme ou un mystère à résoudre, quelque chose à découvrir. C’est ainsi que son héroïne Mimi nous amène dans une belle quête.

Ce ‘’I’’ et ce ‘’A’’ forment donc « IA », acronyme de « Intelligence Artificielle », ce procédé logique et automatisé reposant généralement sur un algorithme et en mesure de réaliser des tâches bien définies. « IA », connaît, elle aussi,  une symbolique qui évolue avec le temps et varie selon le contexte culturel, scientifique et sociétal. Cette IA, qui fait parfois froid dans le dos, symbolise souvent la pointe de l’innovation technologique et représente le potentiel futuriste de la science et de l’ingénierie. Elle évoque une ère où les machines peuvent apprendre, raisonner et même créer.

Mais il y a sans doute des défis éthiques à respecter. Des questions se posent, notamment concernant la vie privée, la sécurité, le biais algorithmique, et le potentiel de déplacement d’emplois. L’IA est ainsi aussi un symbole des défis que la société doit affronter à l’ère numérique.

Nous souhaitons aussi revenir sur la couleur des deux lettres IA en rouge, employée à dessein.

Rouge, champ chromatique entre l’orange et les pourpres.

Concernant la couleur rouge – en héraldique, nous aurions dit de cet émail qu’il est de gueules –, il faut savoir qu’elle est fréquemment associé à des émotions intenses comme l’amour, la colère ou la jalousie. Mais dans de nombreux contextes, le rouge est utilisé pour signaler un danger ou une alerte. Mais aussi, le rouge est dynamique et peut évoquer un sentiment d’énergie ou d’urgence.

Blanc, clarté neutre, sans couleur. 

Le rouge est la couleur du sang, symbole de la vie et de la vitalité. Énergie et action donc que nous retrouvons dans le roman. Gardons à l’esprit que dans certaines cultures, le rouge est la couleur de la puissance, de la royauté ou de l’importance. Pour mémoire, l’emploi du blanc pour les autres lettres rappelle qu’il est souvent associé à la pureté, à l’innocence et à la simplicité, évoquant des sentiments de calme, de paix et de sérénité. C’est pourquoi il est couramment utilisé dans des contextes religieux ou spirituels…

Nous vous souhaitons une belle lecture d’Une nuit au parc. Disponible chez l’éditeur DETRAD.

Une Grande Loge Mixte Écossaise Rectifiée existe depuis un an… Le saviez-vous ?

Un an déjà. Cela se fête ! ‌Des Sœurs et des Frères passionnés par le Régime Écossais Rectifié des origines ont décidé de s’unir pour offrir aux femmes et aux hommes de désir une structure de qualité.

À cette occasion, notre sœur Florence G., Présidente et Vénérable Maître, répond à nos questions.

 450.fm : Toujours, nous vous souhaitons un bon et joyeux anniversaire ! Mais pourquoi avoir créé la Grande Loge Mixte Rectifiée (GLMR) ?

J.-B. Willermoz.

Florence : Avant tout, c’est une recherche d’authenticité et donc un retour aux origines tel que l’a conçu son créateur Jean-Baptiste Willermoz. Le Régime Écossais Rectifié peut difficilement s’épanouir au sein d’obédiences qui ne permettent que les 3 premiers grades en loge symbolique.

Ce n’est pas ainsi qu’il doit se pratiquer. À la GLMR, les Maîtres Écossais de Saint André (MESA) apparaissent et participent, avec leurs décors, aux tenues dès le grade d’Apprenti.

450.fm : Pourquoi le Régime Écossais Rectifié ?

Florence : Parce qu’il s’exprime dans un Rite chrétien universel, non dogmatique et qu’il manifeste une doctrine parfaitement cohérente depuis le degré d’apprenti jusqu’au dernier degré de Chevalerie.

Louis-claude-saint-martin.

Il est le seul à donner une explication en s’appuyant à la fois sur la Bible et sur les écrits des Pères de l’Église en passant par les Patriarches, les ‘’théologues’’, Maître Eckart, saint François d’Assise, saint Thomas d’Aquin et Louis-Claude de Saint-Martin, dit « le Philosophe inconnu ».

450.fm : Le Régime Écossais Rectifié peut-il s’exprimer en mixité ?

Florence : Nous en sommes un vivant exemple ! Comment pourrait-on se priver de la moitié de l’humanité quelle qu’elle soit ? Nous sommes des êtres de désir et nous travaillons tous ensemble avec détermination pour permettre à chacun d’entre nous de mettre son énergie à la construction du Temple commun comme de son propre Temple intérieur. Nos différences nous enrichissent.

450.fm : Comment s’est passée la création de la GLMR ?

Florence : Nous nous sommes rencontrés entre Sœurs et Frères, Cherchant, Persévérant, Souffrant et nous nous sommes reconnus comme Francs-Maçons avides de pratiquer au sein d’une structure symbolique et chevaleresque notre Rite dans sa pureté spirituelle.

Notre envie, c’est de transmettre aux âmes de désir qui viennent travailler avec nous la source originelle de la vraie maçonnerie afin de préparer ensemble la voie pour notre élévation dans la réintégration de la Jérusalem Céleste.

Sainte Lucie.

450.fm : Vous avez appelé votre première Loge Sainte Lucie de Syracuse. Pourquoi ?

Florence : Parce que Sainte-Lucie est un précurseur et c’est ainsi que nous vivons : nous allons fêter sainte Lucie le 13 décembre, c’est-à-dire 12 jours avant Noël, fête de Noël qui elle-même prend place 12 jours avant l’Épiphanie… Tout un symbole…

J’en profite aussi pour inviter les Sœurs et les Frères intéressés à visiter notre site qui détaille nos orientations spirituelles : Grande Loge Mixte Écossaise Rectifié. Ils peuvent également nous contacter grâce au mail : sainteluciedessyracuse@gmail.com

À la découverte du fac-similé du « Codex Madrid », un véritable chef-d’œuvre

La très célèbre maison d’édition espagnole cARTEm qui se consacre à la reproduction et commercialisation de fac-similés de manuscrits enluminés du Moyen âge et de la Renaissance mais aussi portulans, cartes nautiques, livres de gravures et incunables vous propose une extraordinaire reproduction du Codex Madrid.

Le double manuscrit de Léonard de Vinci (1452-1519) découvert à la Bibliothèque nationale d’Espagne à Madrid en 1965 par le docteur Jules Piccus, professeur de langues à l’université du Massachusetts.

Pompeo Leoni.

Le premier volume fut écrit entre 1490 et 1499 et le second entre 1503 et 1505. Deux codex apportés en Espagne par Pompeo Leoni (c.1530-1908), sculpteur à la cour du roi Philippe II d’Espagne. Après plusieurs changements de propriétaires, ils furent transférés à la bibliothèque du monastère de l’Escurial, puis finalement à la Bibliothèque royale, où ils sont restés pendant 252 ans.

cARTEm reproduit les joyaux bibliographiques les plus significatifs qui ont survécu au temps. Toujours en tirage exclusif, numérotés et accompagnés d’un acte notarial destiné à des bibliophiles, collectionneurs et amoureux de l´art en général. Royal, non ?

 Découvrez le travail fait dans leur atelier de Bilbao (Espagne), une synergie passionnante entre la technique la plus moderne et l’artisanat d’art resté traditionnel.

De la belle ouvrage qui permet d’obtenir, dans le moindre détail, une reproduction rigoureusement identique aux originaux . Une fidélité qui fait que même le plus petit détail au tact, la reliure, les pigments, l´or, les trous dans le parchemin ou dans le papier et même les taches d´humidité, sont exactement pareilles que dans l´original. La reliure est faite à la main.

Bibliothèque du monastère de l’Escurial.

En quoi consiste cette rare et belle édition ?

L’édition fac-similé des deux manuscrits en couleurs et découpée à l’emporte-pièce. La reliure en veau de chèvre artisanal ; faite à la façon d’un « zibaldone » ou cahier du XVe siècle. Comme ceux utilisés par Léonard de Vinci.

Elisa Ruiz García

Cette édition s’accompagne d’un livre commentaire (ArtBook) avec la traduction et de la transcription des textes originaux dont l’auteure n’est autre que la Docteure en philologie classique, spécialiste de la culture manuscrite sous différents angles (codicologie, paléographie, diplomatique, philologie, histoire et art) Elisa Ruiz García, Professeure émérite de paléographie et diplomatique à l’Universidad complutense de Madrid, Espagne (en 2019).

Il s’agit d’une édition exclusive, limitée à 999 exemplaires numérotés et accompagnés d’un acte notarial, présentée dans une boite laquée.

Plus d’informations sur les Codex du Leonard sur le site de cARTEm

Afin de connaître le prix, les modalités de paiement et de livraison ainsi que les offres spéciales, nous vous invitons à contacter Mme Inés Marinez : ines.martinez@cartem.es

Léonard de Vinci

Archétype même du génie absolu, Léonard de Vinci a éclairé notre histoire. Nombreux sont ceux qui ont écrit sur la pensée ésotérique du peintre polymathe Léonard de Vinci.

Nous connaissons l’importance de ces deux manuscrits qui représentent près de 15 % des notes de Léonard connues à ce jour. Nous avons aussi la qualité et la pertinence des travaux qu’ils contiennent, qui représentent les avancées majeures de l’ingénierie de cette époque.

La juge virée après 2 mois de fonction était impliquée dans un scandale maçonnique

De notre confrère brésilien gazetadigital.com.br

La juge Graciema Ribeiro de Caravellas, 74 ans, a prêté serment la semaine dernière en tant que juge par la Cour de justice, qui a examiné l’ancienneté parmi les candidats. Cependant, elle ne reste en fonction qu’un peu plus de 2 mois, les magistrats prenant leur retraite à 75 ans.

Impliqué dans le scandale de la franc-maçonnerie, elle a été mise à la retraite d’office par le Conseil national de la justice (CNJ) en 2010. Un groupe de magistrats a été accusé d’avoir détourné environ 1,4 million de reais des caisses de la justice. Cependant, la peine a été réformée et lui a permis de réintégrer le système judiciaire, d’être promue et de prendre sa retraite avec un salaire plus élevé, en tant que juge.

Selon le portail de transparence de la Cour, la rémunération brute du juge, avec les bonus, s’élève à 42 500 R$ et diminue de moitié avec les réductions. Elle était déjà rémunérée en tant que juge depuis janvier, lorsqu’elle est revenue à la Justice, puisqu’elle a été nommée juge suppléante au deuxième degré dans la classe de droit public.

25/11/23 : 6e Journée des Fraternelles à la GLDF

Le samedi 20 janvier 2018 se tenait, à la GLNF, la 5e Journée des Fraternelles.

Pour sa 6e édition, la Fédération du Cercle Européen des Fraternelles est accueillie par la Grande Loge de France, en son Hôtel, rue Puteaux à Paris dans le 17e arrondissement.

GLDF, la Crypte.

Une journée ouverte gratuitement à tous les Frères et sœurs du 3e degré de toutes les obédiences membres de la CIO (Commission Inter-Obédientielle). À compter de 9h30 avec la possibilité d’un déjeuner fraternel le midi, sur place, à la Crypte.

Une rencontre nécessitant toutefois une réservation sur

Une Fédération de Fraternelle, à qui cela sert ?

Le désir de prolonger la fraternité maçonnique au-delà des loges, de partager avec d’autres Frères et Sœurs les bons et moins bons moments d’un environnement commun, ou tout simplement de faire vivre l’idéal maçonnique dans la vie profane, a conduit depuis longtemps à la création de Fraternelles. Loin d’être fondamentalement contraire à la démarche initiatique de la Franc-Maçonnerie, le développement des Fraternelles en constitue un complément, et aide à diffuser au dehors du Temple les valeurs humanistes qui unissent les Francs-Maçons de toutes obédiences. Pour favoriser ce développement dans le strict respect des droits et engagements maçonniques, une fédération a été créée, la Fédération du Cercle Européen des Fraternelles, avec le soutien des principales obédiences françaises.

Blason Fédération.

Les devoirs de la Fédération du Cercle Européen des Fraternelles :

-Garantir l’éthique, au nom des engagements maçonniques ;

-Favoriser la fraternité maçonnique ;

-Soutenir les associations fraternelles ;

-Assurer un fonctionnement démocratique

Sources : site GLDF ; fcef.fr

La liste des Fraternelles membres de F.C.E.F.

Le programme

Le Temple de Jérusalem-Héritages

Comme il est difficile de donner, en ce début de troisième millénaire, un nombre précis de livres qui ont été écrits sur le Temple de Jérusalem…

Un sujet qui a fasciné et inspiré les écrivains, les chercheurs, les théologiens et les historiens pendant des siècles. Et même les francs-maçons. Et qui les passionnent encore et toujours ! Des commentaires talmudiques anciens et des textes chrétiens à la recherche académique moderne au rituel, quels que soient les rites – exceptés ceux liés aux Rites Égyptiens.

Ces livres peuvent être des monographies détaillées, des articles académiques, des ouvrages de vulgarisation, des romans historiques, des guides pour les pèlerins et bien d’autres. Paru dans la collection fondée par Richard Moreau, Professeur émérite à l’université de Paris XII, « Religions et Spiritualité », celui de Judith Guerry aborde le Temple sous différents angles. Rappelons que la genèse de cet ouvrage, son premier, a été initié dans le cadre de sa conversion au judaïsme.

Le Tabernacle.

Le premier chapitre, sur un livre qui en compte trois, nous mène à la découverte du Mishkane, qui signifie « lieu de résidence » ou « domicile » en hébreu, et fait référence à la tente du sanctuaire construite par les Israélites après leur sortie d’Égypte, durant leur période de pérégrination dans le désert. Ce sanctuaire portatif était l’endroit où Dieu résidait parmi son peuple et était le centre du culte israélite jusqu’à la construction du Premier Temple à Jérusalem par le roi Salomon. L’élément le plus sacré du Mishkane était l’Arche d’alliance, placée dans le Saint des saints, qui contenait les Tables de la Loi (les Dix Commandements). L’Arche était placée dans le Saint des Saints, la partie la plus intime et la plus sacrée du Mishkane. Jusqu’au Beit HaMikdash hérodien, c’est-à-dire le Temple rénové par Hérode, reconnu pour sa beauté et sa grandeur architecturale.

Le Temple du roi Salomon.

Pour mémoire, la signification spirituelle et culturelle du Temple de Jérusalem est centrale dans la théologie juive. Le texte s’accompagne d’une brève chronologie historique sous forme de tableau offrant plusieurs avantages : clarté, vue d’ensemble, comparaisons, références… mais aussi de plusieurs plans : camp du désert, Temple hérodien, corps du Temple, niveaux de sainteté, etc.

Le second chapitre nous conduit « De l’architecture du Temple à la « pensée » du Temple » » décrivant  la société juive à l’époque du Second Temple à l’organisation mise en place pour servir le sacré. De cette institution religieuse et sociale qu’est le Temple, l’auteure ne s’exonère pas d’une approche symbolique.

C’est avec le troisième partie que Judith Guerry nous parle d’« Héritages », sous-titre de son ouvrage. Synagogue, rituels et pratiques (prière, règles de pureté), textes de la tradition, sont étudiés. Enfin, avant de conclure sur l’ensemble de la conservation de l’héritage du judaïsme, elle pose la question, et y répond, sur la question du Temple dans le judaïsme moderne et contemporain.

L’ouvrage bénéficie d’un glossaire dont les noms ont fait l’objet d’une translittération, processus consistant à représenter phonétiquement les lettres ou les caractères d’un alphabet par ceux d’un autre.

Partagez et transmettre à un très large public à animer Judith Guerry. Une belle façon de présenter et nous faire mieux comprendre l’histoire du Temple de manière claire et concise.

Le Temple de Jérusalem-Héritages

Judith GuerryL’Harmattan, coll. Religions et Spiritualié,2023, 116 pages, 13 €

Atlantis I de Patrice Valot, 2016.

Annick de Souzenelle : Joyeux anniversaire pour ses 101 ans

Annick de Souzenelle, née Meaulle le 4 novembre 1922, est une écrivaine d’ouvrages de spiritualité. Après des études de mathématiques, Annick de Souzenelle a longtemps été infirmière anesthésiste, puis psychothérapeute. D’abord catholique, elle se convertit en 1958 à la religion orthodoxe, et étudie la théologie, ainsi que l’hébreu. Elle poursuit au fil des décennies qui suivent un chemin spirituel d’essence judéo-chrétienne, ouvert aux autres traditions.

Elle est l’auteur de nombreux ouvrages de spiritualité. Sa recherche s’inspire de la spiritualité cabaliste, de la psychologie jungienne et de la philologie hébraïque.

Elle se spécialise dans l’étude de la tradition hébraïque et de la Bible, dont elle fait une lecture particulière. Elle estime qu’il existe dans la civilisation judéo-chrétienne un culte de la souffrance et du sacrifice, et préconise l’abandon de l’opposition morale entre bien et mal au profit d’une perception de « l’inaccompli » et « l’accompli » et d’un cheminement vers l’accomplissement. Elle définit des « lois ontologiques » et estime notamment que la crise écologique est intimement liée à la transgression de ces lois, et qu’il sera donc impossible de stopper la dégradation de l’environnement sans renouer avec un travail spirituel.

Elle crée en 2016 l’association Arigah pour assurer la transmission de son travail, rassembler ceux qui cheminent avec son enseignement et assurer l’animation de l’Institut d’Anthropologie Spirituelle.

Quand les Compagnons nous donnent à admirer leurs chefs-d’œuvre

Du site agoravox.fr – Fergus

Il existe dans la plupart des villes, notamment dans les métropoles régionales, des musées d’un grand intérêt dont certains sont parfois trop méconnus du public. La ville de Tours n’échappe pas à ce constat : à son musée des Beaux-Arts, dont les très belles œuvres picturales et sculpturales valent assurément une visite, s’ajoute un passionnant musée du Compagnonnage. Je vous invite à en pousser la porte…

« Le devoir de chaque compagnon, c’est de transmettre » (Joël Robuchon dit Poitevin La Fidélité).Chefs d’œuvre de charpentiers. Au premier plan, celui des Compagnons du devoir de Liberté de Tours, dénommés « Indiens » (1869)

Visiter ce musée, c’est découvrir (ou redécouvrir) – outre les origines légendaires remontant au roi Salomon et au mythiques Maître Jacques et père Soubise – l’histoire des ouvriers et des artisans qui, à partir du 15e siècle, se sont groupés au sein d’un mouvement de compagnonnage. Avec pour objectifs, rappelle le musée tourangeau, de renforcer la « solidarité entre compagnons », de mettre en place des processus de « perfectionnement professionnel » et, dimension importante dans la philosophie de la démarche, d’être porteur d’une « transmission des valeurs morales ». Ainsi sont nés les Compagnons du Tour de France qui, au fil des siècles, ont compté jusqu’à 30 métiers différents dans leurs rangs.

Après avoir connu son apogée au milieu du 19e siècle, le compagnonnage a subi un déclin lié à l’émergence de l’industrialisation et à la création des syndicats ouvriers. Il n’a pas disparu pour autant et connait un renouveau depuis quelques décennies. Il est même présent désormais dans certaines régions où il était absent autrefois. Le Tour de France, encore pratiqué de nos jours par les grandes associations de compagnonnage, consiste à tourner durant plusieurs années – en général 4 à 7 ans – dans différentes régions à raison d’une ou deux étapes par an afin de s’imprégner des connaissances et des pratiques locales dans le but de parfaire sa professionnalisation et si possible de tendre vers la perfection du geste.

Durant leur Tour de France, les Aspirants (voir ci-dessous) et les compagnons sont accueillis, dans les régions où ils tournent, au sein d’une maison dénommée cayenne,à la fois siège régional, lieu d’hébergement, de formation et de réunion. La cayenne est dirigée par une femme nommée la « Mère » à laquelle Aspirants et Compagnons témoignent le plus grand respect, notamment pour ses qualités de conseil et d’aide dans l’accomplissement des démarches. Ils prennent pension dans la cayenne et sont embauchés, par l’entremise d’un autre personnage d’importance, le rouleur (également nommé rôleur : celui qui distribue les emplois), dans l’une des entreprises locales avec lesquelles a été passé une convention.

La Mère des compagnons maréchaux-ferrants de Marseille en 1910

Pour être reçu comme Aspirant, l’apprenti doit avoir réalisé une première œuvre destinée à montrer son savoir-faire. Il doit aussi avoir démontré des qualités éthiques et morales irréprochables. Lors de la cérémonie d’Adoption, il est doté d’un nom compagnonnique qui, dans les échanges avec ses pairs, prendra désormais le pas sur son patronyme officiel. Ce nom est constitué d’un rappel de l’origine de l’aspirant et de la mention d’une vertu. Au nom compagnonnique s’ajoutent les attributs spécifiques du compagnonnage : la canne et la gourde, symboliques de l’itinérance de ceux qui s’apprêtent à « voyager la France », ainsi que, sous forme de ruban ou d’écharpe, la couleur frappée des symboles du métier exercé.

Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco

Au terme de quelques années, l’Aspirant peut prétendre au titre de Compagnon. Il doit pour cela présenter un chef d’œuvre destiné à mettre en valeur sa maîtrise des techniques à un jury de Compagnons en vue d’être admis dans leurs rangs au cours d’une cérémonie de Réception riche en symboles. Ce sont près de 400 de ces chefs-d’œuvre qui peuvent être admirés dans le musée de Tours. Ils sont signés, entre autres, par le bottier Languedoc la Franchise, le chaudronnier Provençal la Clé des Cœurs et le ferronnier Bourguignon le Vainqueur, ou bien encore le maréchal-ferrant Tourangeau Cœur fidèle, le menuisier Avignonnais La Vertu et le pâtissier Solognot le Consciencieux.

Les hospices de Beaune en pâte à nouilles de Georges Bouché, dit Bourguignon le Disciple Sainte-Baume (1976)

Une mention particulière, car très émouvante, au chef d’œuvre réalisé par Marcel Constantin, dit Angoumois la Fidélité. Dénommé « L’échelle » par son auteur, cet « Escalier à quatre départs et quatre arrivées » a été réalisé en 1943 dans le stalag disciplinaire où était détenu ce Compagnon. Durant 7 mois, il a travaillé des matériaux récupérés sur des wagons endommagés avec des outils de fortune. C’est le commandant allemand du camp qui a fait rapatrier ce remarquable escalier en France par le biais de la Croix-Rouge. Exposé au Grand Palais, ce chef d’œuvre a été restitué à son créateur en 1945 après qu’il ait été libéré de sa captivité. Il en a fait don au musée de Tours en 2004.

Contrairement à une idée reçue, la Franc-Maçonnerie n’est pas issue du Compagnonnage. Bien que certains symboles de métier soient communs, ce sont des associations distinctes, la franc-maçonnerie – née en Angleterre au 17e siècle – étant de nature initiatique, philosophique et philanthropique. Au-delà de l’usage de rites très codifiés lors des cérémonies, il existe cependant un point commun : la fraternité revendiquée. Sans doute faut-il voir là l’explication du fait qu’il y a eu, et c’est encore le cas, des Compagnons francs-maçons. À noter enfin que de nombreux Compagnons bénéficient également, ce dont nul ne s’en étonnera eu égard à leur grand talent, du titre de Meilleur Ouvrier de France (MOF).

Le musée du Compagnonnage est situé au cœur du vieux Tours, dans une agglomération qui présente une étonnante et spectaculaire particularité : elle est coupée en deux de manière parfaitement rectiligne sur une longueur de 7 kilomètres par l’ancienne « route royale d’Espagne ». C’est sur cet axe, désormais colonisé par les voies du tramway, qu’est implantée – au n°8 de la rue Nationale – l’entrée de ce musée. Récemment installé dans un bâtiment moderne, l’accueil donne accès à une boutique et à deux salles d’exposition d’un grand intérêt didactique dont l’une, la plus grande, occupe l’ancien dortoir des clercs bénédictins de l’abbaye Saint-Julien*.

Depuis novembre 2010, le Compagnonnage est inscrit par l’Unesco sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Outre le musée de Tours, il existe 6 autres espaces dédié au Compagnonnage en France dans les villes d’Arras, Bordeaux, Limoges, Paris, Romanèche-Thorins et Toulouse.

Après qu’un premier espace ait été dédié en 1911 au Compagnonnage, le musée de Tours a été fondé et installé à Saint-Julien en 1968 avant de faire l’objet d’un agrandissement et d’une rénovation en 2022.« L’escalier à quatre départs » de Marcel Constantin, dit Angoumois la Fidélité

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Franc-maçonnerie en forte agitation : le Grand Maître du GOL suspend l’une des plus grandes loges du Nord

De notre confrère visao.pt – CARLOS RODRIGUES LIMA

Fernando Cabecinha a signalé plusieurs irrégularités à la Loge Estrela do Norte, interdisant à ses membres de participer aux sessions maçonniques.

Le Grand Maître de la Grande Oriente Lusitanienne (GOL), Fernando Cabecinha, a décidé de suspendre la Loge Estrela do Norte, l’une des plus grandes de Porto, interdisant à ses membres de « participer à toute session maçonnique pendant la période de suspension », selon Décret 005/23.24, auquel VISÃO a eu accès.

Grand Maître Fernando Cabecinha.© DR/Grande Oriente Lusitano

La décision du nouveau grand maître provoque de nombreux troubles internes au sein du GOL, la plus grande obédience maçonnique du Portugal, car elle est considérée comme « sans précédent ». « Autant que je me souvienne, un grand maître n’a jamais agi ainsi devant une loge », a déclaré à VISÃO un membre de la Grande Oriente Lusitano.

Dans le décret en question, signé par Fernando Cabecinha et Pedro Farmhouse (Grand Secrétaire général), sont répertoriées plusieurs irrégularités présumées commises par les responsables de Loja Estrela do Norte, comme le défaut d’envoi de « tableaux de travailleurs » actualisés avec des noms symboliques (tels qu’identifiés à l’intérieur du magasin) et profanes (vrais noms) et rapports mensuels.

« Au vu de ces faits, il devient impossible d’établir la fiabilité du Personnel (nombre et identification respective – incertitude dans les initiations, affiliations et régularisations, règlements et irradiations ou élévations et exaltations), ainsi que la valeur de la dette envers le Grand Trésor Général», lit-on dans le document qui met en évidence une série de démarches réalisées par le Grand Secrétaire Général de Loja Estrela do Norte et qui, de l’avis des dirigeants du GOL, n’ont pas reçu de réponse satisfaisante.

« En résumé, nous concluons que Loja Estrela do Norte est en situation irrégulière avec GOL au moins depuis mars 2017 et n’a pas démontré une volonté effective de clarifier et résoudre correctement les situations, ni devant le Grand Secrétariat Général ni devant le Grand Trésor. -Général, malgré plusieurs appels à l’attention, s’étant limité, jusqu’à aujourd’hui, à envoyer des documents de remplacement sur documents de remplacement », font référence, dans le décret, à Fernando Cabecinha, qui n’a pas répondu aux contacts de VISÃO, et à Pedro Farmhouse, qui a refusé de faire toute déclaration sur des « questions internes ».

Fernando Cabecinha a été élu, en novembre 2021, Grand Maître de la Grande Oriente Lusitanienne (GOL), la plus ancienne obédience de la franc-maçonnerie portugaise, en remplacement de Fernando Lima, qui occupait ce poste depuis 2011. Le chef d’entreprise est une histoire de l’organisation, ayant présidé , quatre fois, sur la Grande Diète (le Parlement maçonnique).