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Entre lumière et sagesse : Le voyage du compagnon au maître dans l’Écossisme

Dans le contexte de la Franc-Maçonnerie et d’autres traditions initiatiques, l’expression du profane au Sacré décrit le processus d’initiation et de transformation intérieure que l’individu expérimente en progressant à travers différents degrés ou étapes de connaissance et de pratique. C’est un cheminement de l’éveil, où les symboles, les rituels et les enseignements servent à guider l’initié vers une compréhension plus profonde de soi-même et de l’univers, transcendant ainsi les limites de la perception profane pour embrasser les vérités spirituelles et sacrées.

Ce voyage symbolique du profane au Sacré implique souvent une quête de sagesse, un désir de purification et une aspiration à vivre selon des principes éthiques et moraux plus élevés, reflétant la transformation de l’être dans son intégralité.

C’est exactement ce que Jean-Claude Mondet explore. Maçonnant au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA), ayant été fondateur de plusieurs loges et vénérable maître à de nombreuses reprises, l’auteur se positionne comme un « éveilleur » au sein de la communauté maçonnique, cherchant à unir les membres au-delà des différences rituelles ou d’obédiences, qu’il considère comme profanes.

Pour mémoire, La Genèse-Volume de la connaissance sacrée (Numérilivre, 2017) est couronnée par un prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France (IMF) en 2018, catégorie « Symbolisme ». Son œuvre s’attache à décrypter les enseignements ésotériques et les symboles contenus dans le livre de la Genèse, proposant une interprétation qui relie ces anciens textes à la quête spirituelle et à la connaissance sacrée au cœur de la pratique maçonnique. En faisant le pont entre les écritures sacrées et les principes maçonniques, Mondet cherche à éclairer les initiés sur les origines cosmiques et spirituelles de l’existence, ainsi que sur le rôle de l’homme dans l’univers.

La reconnaissance par l’IMF souligne non seulement la contribution significative de Mondet au corpus littéraire maçonnique mais aussi son dévouement à la transmission de la sagesse et des connaissances initiatiques. Son travail illustre la capacité de la franc-maçonnerie à se nourrir de diverses traditions spirituelles pour enrichir la compréhension et la pratique de ses membres.

Ici et maintenant, dans Du profane au Sacré-Tome 2 – Le Compagnon et le Maitre en Franc maçonnerie en franc-maçonnerie écossaise, Jean-Claude Mondet offre une exploration profonde des deuxième et troisième degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté, tel qu’il est pratiqué à la Grande Loge de France.

Rappelons qu’elle est la plus ancienne et la plus importante dans la pratique de la franc-maçonnerie traditionnelle, initiatique et spiritualiste. Continuatrice des premières Loges parisiennes de 1728, et de la première Grande Loge constituée à Paris en 1738, elle a été structurée en sa forme actuelle à Paris le 7 novembre 1894 par la réunification des divers courants de la maçonnerie dite « écossaise », par référence au rite qu’elle pratique de manière quasi-exclusive, le Rite Écossais Ancien et Accepté, rite maçonnique le plus pratiqué au monde dans ses hauts grades. Il faut relever que sa popularité croissante dans la pratique des trois premiers degrés, dits symboliques (Apprenti, Compagnon, et Maître),  s’explique par plusieurs facteurs. Le REAA est apprécié pour sa riche symbolique et son enseignement ésotérique profond. Les rituels et symboles utilisés dans les trois premiers degrés offrent une base solide pour la réflexion personnelle et la croissance spirituelle, ce qui attire les chercheurs de sens.

De plus, la structure cohérente du REAA, offrant un parcours initiatique clair depuis les degrés symboliques jusqu’aux hauts grades, séduit de nombreux francs-maçons. Cette continuité permet une progression logique et profonde dans l’étude des principes maçonniques et philosophiques. Il est aussi pratiqué dans de nombreuses juridictions à travers le monde, ce qui facilite une certaine uniformité d’expérience pour les frères et sœurs. Cette universalité contribue à renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté mondiale.

C’est pourquoi cet ouvrage, très intrusif et pédagogique, s’ancre dans la continuité de la collection « La première lettre » du même auteur, fournissant une analyse minutieuse et respectueuse des traditions et des rituels de la franc-maçonnerie, en se focalisant sur la version proche de celle initialement révélée en 1804, elle-même inspirée du Rite des Anciens de 1760.

Le livre est structuré en trois parties principales. La première est consacrée aux rituels d’ouverture, de fermeture et d’initiation au deuxième degré. Étudiant des thèmes centraux tels que liberté, ferveur et joie. Mais aussi les outils, le tableau, les mots et les voyages. Soulignant ainsi la richesse et la beauté de ce grade.

Les rituels du troisième degré, considérés comme l’apogée de la franc-maçonnerie symbolique et le seuil vers des niveaux plus élevés du rite font l’objet de la deuxième partie. Sont abordés les différentes phases de la cérémonie – entrée, épreuves, communication du mot, ouverture et fermeture ainsi que des points particuliers propres au troisième degré.

L’arbre de vie avec le nom des 10 Sephiroth et les 22 chemins en hébreu, d’après Le Portique du questionneur d’Azriel de Gérone.
Page de couverture du Zohar, première édition imprimé à Mantoue en 1558.

La troisième et dernière partie est un focus. Il s’agit d’une exploration approfondie de divers thèmes importants où seul le premier gros plan « Jephté, Juge en Israël » est accessible aux compagnons. Jean-Claude Mondet nous transporte à travers la tradition de Toubal-Caïn à Noé, en couvrant un très large spectre – le Déluge, les Anciens Devoirs, Pythagore, Alexandrie et sa grande bibliothèque, Hermès Trismégiste, etc. Il nous entretient aussi du maître du feu, des secrets perdus, des mots connus du maître maçon, du serment maçonnique et de la parole donnée et fait aussi un large « Retour sur la Cabbale » nous parlant de l’hébreu langue sacrée, de la Cabbale en franc-maçonnerie, de Cabbale chrétienne, mais surtout de la place à lui accorder dans l’art royal ? Tout ceci invitant à une réflexion plus poussée.

J.-C. Mondet

Cet ouvrage n’est pas seulement une suite au premier tome Du profane au sacré, l’Initiation écossaise, mais aussi une extension de la méthodologie appliquée dans l’étude du premier degré, fournissant aux lecteurs une compréhension plus intégrale et intuitive des enseignements maçonniques.

Ce tome, ainsi que son prédécesseur, vise à offrir aux frères et sœurs maçons de tous grades et rites des éléments de réflexion substantiels, en s’éloignant des futiles pour s’attacher aux essentielles afin de favoriser une approche plus unifiée et profonde de la franc-maçonnerie.

Du profane au Sacré-Tome 2 – Le Compagnon et le Maitre en Franc maçonnerie en franc-maçonnerie écossaise

Jean-Claude Mondet – Numérilivre, 2024, 300 pages, 26 €

Disponible chez Numérilivre.

Cartographie et acronymes en Franc-maçonnerie

Comment s’y retrouver entre obédiences, ordres, rites, philosophie, symbolique…

Les francs-maçons, quel que soit l’horizon, sont portés par le même idéal, le même esprit de sollicitude fraternelle, la même persévérance dans le travail sans relâche et le même regard vers la lumière.

Profane, lorsque l’on frappe à la porte du temple, avec une vague idée de ce qu’est cette franc-maçonnerie, chemin faisant et même après, il n’est pas chose aisée de se repérer. Même si nous sommes persuadés que l’on travaillera loin des dogmes et que notre progression se fera à l’école de la juste et libre pensée, ce ne sera pourtant pas à l’école de la simplicité…

« Le chemin le plus court d’un point à un autre est la ligne droite, à condition que les deux points soient bien en face l’un de l’autre ». Pierre DAC

France Culture : Des alchimistes aux chimistes

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De notre confrère France Culture

Pas de médecine moderne sans molécules pour agir contre les maladies. On oublie parfois à quel point la médecine occidentale est dépendante de la chimie. Mais comment sommes-nous passés de l’alchimie à la chimie ?

Avec :

  • François Pépin Professeur de philosophie en classes préparatoires à Paris. Il est spécialiste de la philosophie des Lumières, ainsi que d’histoire et de philosophie de la chimie
  • Cristina Viano Directrice de recherche au CNRS, spécialiste d’Aristote, de l’alchimie gréco-alexandrine et de ses rapports avec la philosophie grecque, elle travaille au Centre de recherches sur la pensée antique “Léon Robin” (CNRS-Sorbonne-Université)
  • Didier Kahn Directeur de recherche au CNRS (laboratoire CELLF)

« Avec Philosophie » s’interroge cette semaine sur le lien entre philosophie et médecine. Dans ce quatrième épisode, Géraldine Muhlmann et ses invités s’intéressent aux alchimistes et aux chimistes.

Les principes de l’alchimie gréco-alexandrine

Comment surgit la théorie alchimique ? On trouve des racines au moment de l’alchimie gréco-alexandrine. “On peut considérer qu’il y a trois phases dans l’alchimie alexandrine” explique Cristina Viano : “les premières sont des recettes de teinture, de fabrication de choses artificielles, de pierres précieuses, ensuite il y a cette idée d’une teinture tellement profonde, qui transmute, qui crée une nouvelle substance, c’est-à-dire qui obtient cette substance”. Ainsi, c’est “à ce moment-là, il commence à y avoir une réflexion philosophique, parce qu’il faut trouver les principes de cette techné, de cette discipline nouvelle, révolutionnaire, parce que ça va contre tout ce qu’on avait dit et a été dit après”. L’idée de transmutation est donc révolutionnaire.

Paracelse et le 15è siècle

Paracelse est une figure centrale de l’alchimie. “Son objectif numéro un, c’est d’accorder la théologie et la médecine parce que pour lui, le plus grand médecin, c’est le Christ, qui a soigné des paralytiques, rendu la vue à des aveugles, etc”. D’ailleurs, “on l’a appelé le Luther de la médecine” explique Didier Kahn*. “Paracelse reprend la théorie héritée de l’alchimie arabe selon laquelle les métaux sont faits de soufre et de mercure*”, mais “il y ajoute le sel”. En effet, “puisque Dieu est trinitaire, ce qu’il crée ne peut être que de nature trinitaire, de nature triple”.

Le 17è siècle, la condamnation des alchimistes ?

Le 17è siècle correspond à l’âge classique selon Foucault, période durant laquelle toutes les excentricités de la Renaissance sont peu à peu effacées. Pour François Pépin, “une première image serait de dire qu’avec une modernité qui gravite autour de Descartes et en physique des modèles corpusculaires, la chimie trouve difficilement sa place ou alors il faut qu’elle utilise des concepts qui sont des concepts corpusculaires, qu’on remplace les principes par des pointes, par des ports, par quelque chose de géométriquement imaginable ”. Or, “ de fait, il existe à l’Académie royale des sciences de Paris, qui est fondée en 1666, une certaine tradition qu’on peut appeler de chimie, disons, mécaniste” . Il ajoute “on a aussi des pratiques de laboratoire et on a une classe de chimie à l’Académie parisienne qui comprend des alchimistes”.

Pour en parler

Cristina Viano, directrice de recherche au CNRS, spécialiste d’Aristote, de l’alchimie gréco-alexandrine et de ses rapports avec la philosophie grecque, elle travaille au Centre de recherches sur la pensée antique “Léon Robin” (CNRS-Sorbonne-Université). Parmi ses publications, on trouve :

  • (éd. par C. Viano) L’alchimie et ses racines philosophiques. La tradition grecque et la tradition arabe, Vrin, coll. « Histoire des Idées et des Doctrines », 2005.
  • La matière des choses. Le livre IV des Météorologiques d’Aristote, et son interprétation par Olympiodore, avec le texte grec révisé et une traduction inédite de son Commentaire au Livre IV, Vrin, coll. « Tradition de la pensée classique », 2006.
  • Article : « Aristote et l’alchimie grecque. La transmutation et le modèle aristotélicien entre théorie et pratique », dans la Revue d’histoire des sciences, tome 49, 1996.

Didier Kahn, directeur de recherche au CNRS (laboratoire CELLF). Il a notamment écrit :

  • Le Fixe et le volatil : chimie et alchimie, de Paracelse à Lavoisier, CNRS Éditions, 2016.
  • Alchimie et paracelsisme en France à la fin de la Renaissance (1567-1625), Droz, 2007.
  • Il travaille aussi à éditer les Œuvres complètes de Diderot.

François Pépin, professeur de philosophie en classes préparatoires à Paris. Il est spécialiste de la philosophie des Lumières, ainsi que d’histoire et de philosophie de la chimie. Il a notamment écrit :

  • Diderot, philosophe des sciences, Classiques Garnier, 2023.
  • Diderot, l’humain et la science, dir. F. Pépin et G. Lecointre, Éditions Matériologiques, 2017.
  • Les matérialismes et la chimie, dir. F. Pépin, Éditions Matériologiques, 2012.

Références sonores

  • Extrait du film Harry Potter à l’école des Sorciers, réalisé par Chris Columbus, 2001.
  • Lecture par Riyad Cairat d’un extrait de Pseudo-Nicolas Flamel, Le Livre des figures hiéroglyphiques de Nicolas Flamel écrivain (1612).
  • Lecture par Antoine Ravon de Zosime, alchimiste grec, IIIe-IVe s. apr. J.-C., dans Mémoires authentiques, X , 7-8, 137-148 (Mertens) ; CAAG, 112-113, trad. 121.
  • Lecture par Antoine Ravon de Paracelse, Philosophie de la génération et des fruits des quatre éléments (1527), traduction/adaptation par Didier Kahn.
  • Lecture par Antoine Ravon d’Isaac Newton, Optiks, 1704 (première édition), Traité d’Optique sur les réflexions, réfractions, inflexions, et les couleurs, de la lumière, trad. Coste (de la seconde édition anglaise de 1717), Paris, chez Montalant, 1722 (seconde édition), Question XXXI (31), p. 560.
  • Chanson en fin d’émission : Recette pour un cake d’amour composée par Michel Legrand, interprétée par Anne Germain, Bande originale du film Peau d’Âne, réalisé par Jacques Demy (1970).

Du secret au savoir : Le chemin du maître maçon révélé dans les « Cahiers Jean Scot Érigéne » de la Grande Loge de France

La Loge Nationale de Recherche Jean Scot Érigène n° 1000 de la Grande Loge de France (GLDF), se consacre à l’étude et à l’exploration approfondie des aspects historiques, symboliques et philosophiques de la franc-maçonnerie. Elle tire son nom du philosophe médiéval Jean Scot Érigène, auteur de l’ambitieux traité de métaphysique Sur la division de la nature qui tente de synthétiser la pensée chrétienne avec les éléments néoplatoniciens.

Explorant aussi les connaissances ésotériques, la Loge Jean Scot Érigène – la plus ancienne et la plus connue des loges de recherche au sein de la GLDF – a été créée dans le but d’approfondir l’étude de l’histoire de la franc-maçonnerie, du Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA), ainsi que de la symbolique maçonnique.

Depuis de nombreuses années, Jean Scot Érigène délivre et publie des travaux de qualité, portant sur des sujets variés souvent méconnus du grand public.

En janvier 2022, la Loge Jean Scot Érigène a relancé la publication de ses Cahiers annuels dans une nouvelle série numérotée à partir du n° 1. Ces Cahiers sont désormais édités et diffusés par Numérilivre, continuant ainsi d’enrichir la réflexion maçonnique. Si vous êtes passionné par l’ésotérisme, l’initiation et la spiritualité, nous ne pouvons que vous encourager à explorer les travaux de cette loge et à plonger dans les mystères qu’elle explore !

Le premier numéro de cette nouvelle série des Cahiers Jean Scot Érigéne, intitulé « Rassembler ce qui est épars-Des traditions à la Tradition ? » abordait des sujets variés, allant de la symbolique à la philosophie, à l’intersection entre psychanalyse et tradition, tout en passant par l’analyse d’œuvres littéraires sous un prisme initiatique, illustrait une quête de compréhension et d’unification des diverses voies de la spiritualité et de la connaissance.

L’année suivante, le deuxième numéro traitant de « Une Franc-maçonnerie ? Ou des franc-maçonneries ? » posait les bases d’une réflexion sur la multiplicité des approches et des pratiques maçonniques, tandis que l’entretien avec Didier Convard soulevait la question de la spiritualité et de la quête de sens au sein de la franc-maçonnerie, suggérant une vision de celle-ci comme une « religion de l’homme ».

Avec ce dernier opus des Cahiers Jean Scot Érigène (N° 3 Nouvelle série – Février 2024) est posée la question de savoir « À quoi sert le degré de Maître ? ».

Pour le maçon d’aujourd’hui, cette question évoque une exploration profonde des dimensions les plus élevées de l’initiation et de la transformation personnelle au sein des traditions ésotériques et initiatiques, telles que la franc-maçonnerie en général et en Grande Loge de France au Rite Écossais Ancien et Accepté, en particulier. Cela suggère une quête de compréhension non seulement des rituels et des symboles associés à ce degré, mais aussi de leur signification intrinsèque et de leur impact sur le parcours spirituel de l’individu. La question souligne également l’importance de la transmission du savoir et de l’expérience accumulée, où le Maître se voit confier la responsabilité d’éduquer et de guider les Apprentis et les Compagnons, perpétuant ainsi les enseignements et les valeurs de la franc-maçonnerie. Elle met en lumière le rôle essentiel du degré de Maître dans la perpétuation de la connaissance et dans l’accomplissement de la mission éducative et spirituelle de l’ordre.

Johannes Scottus Eriugena

Ce numéro 3 aborde de manière profonde et sous plusieurs angles, le troisième degré de la franc-maçonnerie. Ce volume, riche de contributions diverses, explore les dimensions initiatiques, symboliques, et pratiques de ce degré, qui marque une étape cruciale dans le parcours maçonnique.

Frédéric Lenoir, conférence au Salon du Livre de Genève 2013, détail – Wikimedia Commons

Christophe Bourseiller, passé vénérable maître de la terre loge nationale de recherche, dans son éditorial, ainsi que le mot du vénérable maître Thierry Lesage, posent le cadre de réflexion autour de la transformation intérieure que symbolise le passage du degré de compagnon à celui de maître, soulignant le passage de la peur à l’amour et de l’inconscience à la conscience, thème développé dans l’entretien avec Frédéric Lenoir, ce penseur éminent et auteur prolifique s’intéressant particulièrement à la manière dont les croyances et les pratiques spirituelles peuvent influencer la quête de sens et contribuer au bien-être individuel et collectif.

Pierre Darrort met en lumière le degré de maître comme premier des hauts grades du Rite Écossais Ancien et Accepté, marquant le début d’un chemin encore plus profondément initiatique. Les contributions de Josselin Morand sur la violence et le troisième degré, ainsi que celle de Christophe Picot sur la nécessité de « tuer les trois mauvais Compagnons« , explorent les aspects plus sombres et les épreuves symboliques associées à ce degré.

Tablette de Ninnion : Déméter et Perséphone accueillant une procession des mystères

La dimension mystique et ésotérique est approfondie à travers les mystères d’Eleusis discutés par Pierre Chanel et Serge Iglesias, et la réflexion sur les plantes sacrées et les états modifiés de conscience, offrant une perspective sur les anciens rites de passage et leur signification pour le maître maçon.

Les « Méditations dans la Chambre du Milieu » par Christophe Bourseiller et les réflexions sur la traduction et les « Mots Substitués » par Thierry Lesage invitent à une contemplation sur la transmission du savoir et la recherche de la vérité au cœur de la pratique maçonnique.

Voyage en Orient, T 1, édité par Charpentier, 1869

Marc Szperling et Lorenzo Soccavo, avec leurs études sur « Les Secrets véritables du Maître Maçon » et « Les voyages en Orient d’un Maître Maçon ». Lorenzo Soccavo, par ailleurs auteur d’un récent essai Terres de fiction : de quel côté du miroir sommes-nous ? (éditions Bozon2X, 2024), nous offre un aperçu de ces œuvres littéraires qui explorent les mystères et les richesses de l’Orient. Notamment avec De Voyage en Orient de Gérard de Nerval, une œuvre majeure du romantisme français reflétant la vision personnelle, poétique et la fascination de l’auteur pour le mysticisme oriental et son influence sur la quête personnelle de sens, à La Montagne magique de Thomas Mann qui explore les thèmes ésotériques et philosophiques, la montagne devenant un lieu de transformation, de réflexion et d’exploration intérieure, en passant par Le Mont analogue de  René Daumal, roman mystique et allégorique, toutefois inachevé, racontant l’ascension d’une montagne mythique où il mêle symbolisme, alchimie et quête spirituelle, offrant une vision unique de l’Orient intérieur.

Arbre de Vie

Sans oublier les approches de la Kabbale et de l’alchimie par Bernard Nisse, enrichissent la compréhension de la complexité et de la profondeur des enseignements du troisième degré.

Nous lui devons aussi, à la suite de son article paru dans le précédent Cahiers et intitulé

« Les Véritables Arcana Arcanorum Alchimiques du Rite de Misraïm identifiés », un « Arcana Arcanorum, Instructions alchimiques pour les grades hermético-cabalistiques de la franc-maçonnerie égyptienne de Misraïm » qui s’inscrit dans la lignée des œuvres explorant les aspects les plus ésotériques et mystiques de la franc-maçonnerie. Rappelons que les Arcana Arcanorum, ou les secrets des secrets, représentent un ensemble de connaissances et de rituels au cœur de certains systèmes initiatiques, considérés comme la quintessence de la sagesse ésotérique transmise aux niveaux les plus élevés d’initiation.

Cet enseignement propose un chemin de perfectionnement spirituel profond, où l’alchimie spirituelle et la kabbale jouent un rôle central dans le processus de transformation personnelle du franc-maçon, l’aidant à réaliser son propre potentiel divin. Bernard Nisse, à travers son travail, offre un regard approfondi sur ces enseignements traditionnellement réservés, présentant les principes et les pratiques alchimiques et cabalistiques comme des outils pour l’éveil spirituel et la réalisation intérieure.

Ce volume, par son exploration de thèmes variés tels que « La légende de Zelda » ou l’héritage maudit de « La race à venir », démontre la capacité de la franc-maçonnerie à intégrer des influences culturelles diverses dans sa quête de sagesse et d’illumination.

La légende de Zelda a eu un impact profond non seulement sur l’industrie du jeu vidéo, mais aussi sur la culture populaire, inspirant une multitude d’œuvres dans différents médias, y compris la musique, la littérature et le cinéma. La série est louée pour sa capacité à réinventer elle-même à chaque nouvel opus tout en restant fidèle à l’essence de l’aventure et de la découverte qui a fait son succès.

« À quoi sert le degré de Maître ? » s’affirme ainsi comme une lecture essentielle pour tout franc-maçon ou encore pour les amateurs de spiritualité en quête de comprendre les enjeux et les promesses du troisième degré, ainsi que pour tout chercheur intéressé par les dimensions ésotériques et initiatiques de la tradition maçonnique.

Cahiers Jean Scot ÉrigèneN° 3 Nouvelle série – Février 2024

A quoi sert le degré de Maître ?Numérilivre 2024, 186 pages, 20 €

Disponible chez Numérilivre.

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La Caverne et le Poignard

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Un ouvrage qui explore la symbolique maçonnique du premier Ordre du Rite Français, à partir de recherche alchimique et de psychologie des profondeurs. La première partie contextualise le Rite codifié au XVIIIe siècle. La seconde partie aborde les concepts d’alchimie intérieure avec de nombreuses clés de recherche personnelle. L’objectif de l’auteur est de permettre aux maçons de Rite Français de reconsidérer leur démarche dans sa pratique dite moderne tandis que les messages véhiculés portent une véritable dimension spirituelle.

L’Auteur

Chimiste et biochimiste, Alain Mucchielli est également médecin généraliste puis spécialiste de la réduction des risques pour les usagers de drogues intraveineuses. Il a reçu, en 1997, le National Rolleston Award , prix décerné chaque année pour reconnaître les contributions exceptionnelles de groupes ou d’individus sur le terrain pour leur approche ouverte, alternative, pragmatique et humaine aux problèmes de drogues. Des approches ouvertes, alternatives pragmatiques et humaines aux problèmes de drogues. Symboliquement, il s’est intéressé aux œuvres de Carl Gustav Jung. Membre du Grand Orient de France, il contribué à la refondation du Rite Français au sein du Grand Collège  des Rites. Il participe à son grand Chapitre Général du G.O.D.F

19/04/24 : « Les francs-maçons bâtisseurs du Moyen Âge : Traditions et postérité » par Roger Dachez, à Binche (Belgique)

Binche est une ville située dans la région wallonne de Belgique, dans la province de Hainaut. Elle est particulièrement célèbre pour son Carnaval de Binche, l’une des célébrations de carnaval les plus anciennes et les plus traditionnelles de Belgique, reconnue par l’UNESCO comme un chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.

Le Carnaval de Binche est célébré durant les semaines précédant le Carême, avec les activités les plus significatives se déroulant pendant les trois jours précédant le Mercredi des Cendres. L’événement est célèbre pour ses personnages uniques, en particulier les « Gilles », des participants masculins vêtus de costumes élaborés, incluant des masques de cire et des sabots en bois, et qui lancent des oranges à la foule comme geste de bonne chance.

Binche elle-même est une ville charmante avec une riche histoire, présentant une architecture médiévale, des remparts anciens et plusieurs musées, dont le Musée international du Carnaval et du Masque, qui expose les traditions carnavalesques de Binche et d’autres cultures à travers le monde.

En plus de son carnaval, Binche offre aux visiteurs un aperçu du riche patrimoine culturel de la Belgique, avec ses bâtiments historiques, sa cuisine locale et son atmosphère accueillante. C’est une destination qui combine traditions festives avec la beauté et l’histoire de la région wallonne.

En 2024, la Ville de Binche fêtera un double anniversaire

En 2024, la ville de Binche en Belgique célèbre deux anniversaires significatifs : les 900 ans de sa fondation et les 20 ans de la reconnaissance de son célèbre Carnaval par l’UNESCO comme chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.

La fondation de Binche remonte à 1124, ce qui en fait l’une des villes les plus anciennes de Belgique, riche d’une histoire qui s’étend sur plusieurs siècles. Cette histoire est marquée par des événements importants, des développements architecturaux et des traditions culturelles qui ont façonné l’identité de la ville.

Le Carnaval de Binche est l’un des points culminants de cette riche tradition culturelle. Reconnu mondialement pour son caractère unique, ce carnaval se distingue par ses figures emblématiques, les Gilles, ainsi que par d’autres personnages comme les Paysans, les Arlequins, et les Pierrots, qui participent à des festivités étalées sur plusieurs jours. La reconnaissance de l’UNESCO en 2003 a mis en lumière l’importance de cette tradition, non seulement pour la communauté de Binche mais aussi comme partie intégrante du patrimoine culturel mondial.

La célébration des 900 ans de la ville, conjointement avec les 20 ans de la reconnaissance de son carnaval par l’UNESCO, offre une occasion exceptionnelle de mettre en avant la richesse historique et culturelle de Binche. Il s’agit d’un moment de fierté pour les habitants et d’une opportunité pour attirer des visiteurs du monde entier, désireux de découvrir les traditions, l’histoire et l’atmosphère festive qui font la réputation de Binche.

Ces célébrations seront probablement marquées par des événements spéciaux, des activités culturelles et des festivités qui mettront en lumière le patrimoine unique de la ville et de son carnaval, renforçant ainsi son statut de joyau culturel en Belgique et en Europe.

Roger Dachez, Président de l’Institut Maçonnique de France en conférence

À Binche, les loges maçonniques très actives organisent des réunions et des événements pour leurs membres et leurs amis(ies) profanes, travailler sur des projets de bienfaisance et participer à la vie communautaire. Rappelons que la franc-maçonnerie en Belgique est traditionnellement divisée en plusieurs obédiences, chacune avec ses propres spécificités et orientations philosophiques.

Un écrin mythique, la collégiale Saint-Ursmer

La Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes est un édifice religieux d’une grande importance historique. Un véritable trésor architectural.

C’est dans cette église, considérée comme l’un des plus anciens édifices de style roman en Belgique, que les loges locales recevront le vendredi 19 avril, à 19h30, Roger Dachez qui viendra plancher sur le thème : « Les francs-maçons bâtisseurs du Moyen Âge : Traditions et postérité. »

Ouverte à toutes et à tous, l’entrée est libre et gratuite.

Une fascinante conférence de Roger Dachez

Le thème « Les francs-maçons bâtisseurs du Moyen Âge : Traditions et postérité » renvoie à une période fascinante de l’histoire de la franc-maçonnerie, souvent entourée de mythes et de légendes. Il est important de distinguer la franc-maçonnerie spéculative, telle que nous la connaissons aujourd’hui, et les guildes de maçons opératifs qui existaient au Moyen Âge. Ces dernières étaient des organisations de métier composées d’artisans hautement qualifiés dans l’art de la construction, notamment des cathédrales, des châteaux et d’autres édifices importants de l’époque.

Francs-maçons bâtisseurs du Moyen Âge

Au Moyen Âge, les « francs-maçons » (ou « freemasons » en anglais) étaient des maçons libres, c’est-à-dire des artisans qui avaient le privilège de voyager librement d’un chantier à l’autre à travers l’Europe pour offrir leurs services. Ces maçons opératifs étaient organisés en guildes ou en loges, qui non seulement régulaient leur métier mais leur fournissaient également une assistance mutuelle et maintenaient des secrets de construction. Ces techniques de construction, transmises de maître à apprenti, étaient considérées comme des connaissances hautement spécialisées et précieuses.


Construction du Temple de Jérusalem
. Flavius Josèphe, Les Antiquités judaïques, enluminure de Jean Fouquet, vers 1470-1475 – Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 247, fol. 163 (Livre VIII).

Traditions et rites

Les rites et les traditions de ces guildes de maçons opératifs, notamment leur utilisation de symboles, de gestes et de mots de passe pour reconnaître les membres et protéger leurs connaissances, ont influencé la franc-maçonnerie spéculative moderne. Ces éléments rituels ont été adaptés et symboliquement intégrés dans les pratiques de la franc-maçonnerie spéculative, qui s’est développée à partir du XVIIe siècle. La franc-maçonnerie moderne, tout en étant principalement une organisation fraternelle et philosophique, puise une grande partie de sa symbolique et de ses enseignements dans l’imaginaire et les traditions des anciens maçons opératifs.

Postérité

L’héritage des francs-maçons bâtisseurs du Moyen Âge persiste dans la mythologie, les rituels et la symbolique de la franc-maçonnerie moderne. Les outils du maçon, tels que l’équerre, le compas, et la truelle, sont devenus des symboles maçonniques centraux, représentant des valeurs morales et éthiques. La fascination pour les bâtisseurs médiévaux a également contribué à un riche corpus de littérature, de recherches et de théories sur le lien entre la franc-maçonnerie, l’architecture sacrée et les mystères du passé.

La transition de la maçonnerie opérative à la maçonnerie spéculative marque un tournant dans l’histoire de la franc-maçonnerie, où l’accent s’est déplacé des compétences physiques de construction vers la construction symbolique de soi-même en tant qu’édifice moral et spirituel. La postérité des francs-maçons bâtisseurs du Moyen Âge se retrouve donc non seulement dans les bâtiments qu’ils ont érigés mais aussi dans l’héritage culturel et spirituel qu’ils ont laissé à la franc-maçonnerie contemporaine.

Le modérateur : Eddy Caeckelberghs, journaliste et ancien 1er Grand Maître adjoint du Grand Orient de Belgique

Eddy Caeckelberghs est un journaliste belge connu pour son travail dans les médias belges francophones, notamment pour la RTBF (Radio-télévision belge de la communauté française), où il a animé et participé à diverses émissions de débat et d’information. Son rôle en tant que journaliste lui a permis de couvrir un large éventail de sujets, allant de la politique à la culture, et de se forger une réputation dans le paysage médiatique belge.

En plus de sa carrière journalistique, Eddy Caeckelberghs a été activement impliqué dans la franc-maçonnerie, une dimension de sa vie moins connue du grand public. Sa position en tant que premier Grand Maître adjoint du Grand Orient de Belgique (GOB), l’une des principales obédiences maçonniques en Belgique, indique son engagement profond dans les activités et les valeurs maçonniques. Le Grand Orient de Belgique est réputé pour son approche libérale et progressiste de la franc-maçonnerie, mettant l’accent sur les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, ainsi que sur la laïcité et le questionnement philosophique.

Binche et l’art royal, en livres : Libre-pensée, laïcité & franc-maçonnerie à Binche (3cinq7, 2022) par Patrick Leroy. Pour télécharger l’affiche, c’est ICI.

Lieu symbolique : Musée de la franc-maçonnerie, « La révolution Femmes, Vie, Liberté » en diaporama

Le 4 février dernier, nous vous présentions cette remarquable exposition temporaire.

Musée de la Franc-maçonnerie
Musée de la franc-maçonnerie

S’achevant ce dimanche 7 avril, « La révolution Femmes, Vie, Liberté », au musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) présente des dessins de presse des artistes iraniens Kianoush Ramezani et Mana Neyestani. Sous le commissariat d’Iris Farkhondeh, Laurent Garreau et Simon Cau, elle offre une perspective unique sur les thèmes de la liberté et de la lutte féminine à travers l’art engagé de ces deux dessinateurs reconnus​.

Cette exposition, placée sous le signe de l’interculturalité entre la France et l’Iran, à travers les dessins de deux artistes iraniens en exil, est un hommage à Jina Mahsâ Amini*, morte tragiquement des suites de son arrestation à Téhéran le 13 septembre 2022 pour un voile mal mis.

Pour nos sœurs et frères et amis(ies) profanes qui n’ont pu s’y rendre, nous vous proposons notre diaporama. Pour tous les Franciliens, précipitez-vous au musée, il ne vous reste plus que deux jours !

Photos © Yonnel Ghernaouti, YG ; montage FDFMD1717

Jina Mashâ Amini

*Jina Mahsâ Amini était une jeune femme iranienne kurde de 22 ans dont la mort en septembre 2022 a déclenché une vague de protestations à travers l’Iran et a attiré l’attention internationale sur les questions des droits des femmes et de la liberté individuelle dans le pays. Elle est décédée après avoir été arrêtée par la police de la moralité iranienne pour prétendument avoir enfreint le strict code vestimentaire du pays concernant le port du hijab. Selon des rapports, elle aurait subi un traumatisme crânien en détention, ce que les autorités iraniennes ont nié, attribuant son décès à une condition médicale préexistante. Sa mort a suscité une indignation généralisée et a servi de catalyseur à des manifestations nationales demandant plus de libertés et de droits pour les femmes, ainsi que des réformes sociales et politiques en Iran. Jina Mahsâ Amini, un nom qui résonne à la fois de tragédie et de courage. 

Décidément, Franc-maçonnerie et humour ne font pas toujours bon ménage

Du site hilarant hilarion-humour-maconnique.fr

Un article de cette semaine des Sœurs et Frères qui animent depuis 13 ans le Festival d’Humour Maçonnique d’Aix en Provence annonçait une grande surprise… en effet, le Grand Collège des Grands Maîtres Installés (Belgique) faisait enfin amende honorable après avoir lancé une presque « fatwa » contre les organisateurs du festival. Leur crime me direz-vous ? Faire rire en caricaturant un Grand Maître !

La sanction : une radiation ! Décidément les hautes charges en maçonnerie ne sont toujours synonyme d’humour, d’intelligence et surtout de Fraternité. Nous vous livrons ci-après l’article intégral de l’association Hilarion en lien direct avec le courrier de 2011. Quoi qu’il en soit, la rédaction de 450fm est solidaire de cette excellente initiative qui promeut humour et Franc-maçonnerie pour le bien de toutes et tous.

TTCC SS & FF amis d’Hilarion

Nous avons été les premiers informés d’une excellente nouvelle qui réjouira ceux et celles qui suivent, depuis 13 années maintenant, les péripéties du festival d’Humour Maçonnique d’Aix en Provence.

Vous vous souvenez sans doute des attaques dont a été l’objet le 1er festival d’Humour… Pour les revoir : Attaques contre le festival – Hilarion (hilarion-humour-maconnique.fr)

La fraternelle impertinence qu’ont exercé depuis 2011 les Bouffons d’Hilarion semble aujourd’hui porter ses fruits.

En effet, ceux-là mêmes qui avaient fustigé la création de notre Festival, viennent enfin d’en reconnaître les bienfaits.

Voici en exclusivité le communiqué que ne manqueront pas de diffuser nos diverses obédiences dans les prochains jours :

À lire pour se convaincre de l’excellente initiative du G.C.G.M.I.

Seul le bouffon du Roi a-t-il vocation à l’impertinence ou à l’ironie ? – Hilarion (hilarion-humour-maconnique.fr)

18/04/24 : Concert spirituel « Musiques sacrées » de Matthieu Stefanelli, lauréat 2023 du « Prix d’Art sacré de L’Alliance »

Jeudi 18 avril 2024 à 20h30, en l’Église protestante du Saint-Esprit à Paris VIIIe, ne manquez pas le concert exceptionnel des œuvres de Matthieu Stefanelli, lauréat 2023 du « Prix d’Art Sacré de L’Alliance ».

Un concert coorganisé par la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF), dite L’Alliance et la Grande Loge de France (GLDF) en présence de leur Grand Maître, Pierre Lucet et Thierry Zaveroni.

Au programme :

– « Les Fleurs du Paradis » sont un hommage à la cathédrale Notre-Dame de Paris,

Missa Brevis et In Tempus Sacri évoquent le mystère de la Création par des chants grégoriens de tradition mozarabe ;

– la Sonate Aevum, pour violon et piano, fait appel à Thomas d’Aquin et Lux, pour piano, rend hommage à Jean Sébastien Bach.

Sous la direction d’Olivier Cangelosi, avec soprano, mezzo-soprano, chœur mixte, ensemble à cordes, orgue et piano.

Le « Prix d’Art sacré de L’Alliance »

Créé en 2023, il a pour vocation de promouvoir une composante essentielle de L’Alliance Maçonnique Française, grande loge qui place la spiritualité au coeur de la recherche initiatique.

Francis Bardot

Le dialogue entre l’art et la franc-maçonnerie, entre l’artiste et l’initié, s’inscrit pleinement dans la franc-maçonnerie de tradition spirituelle et Francis Bardot, initiateur de ce projet, aime à rappeler que « L’artiste permet la révélation de l’esprit présent au sein de la matière, quand l’initié en pénètre et dévoile le sens. »

Francis Bardot et Matthieu Stefanelli

Doté d’un montant de 5000 €, le « Prix d’Art sacré de L’Alliance » a été remis pour la première fois en octobre 2023 et son premier lauréat est Matthieu Stefanelli, compositeur, pianiste concertiste et chef de chœur. Il a été primé pour un ensemble d’œuvres, groupées autour d’une évocation musicale de l’incendie de Notre-Dame de Paris, intitulé « Les Fleurs du Paradis ».

Le Jury

Matthieu Stefanelli a été désigné, à l’unanimité, par un Jury composé de :

Francis Bardot, chef de Choeur, 23 ans durant, à l’Opéra comme à l’Orchestre de Paris et directeur de Conservatoire,

Jean-Paul Holstein, compositeur de 192 opus, docteur en musicologie de l’Université Paris-Sorbonne, professeur de composition au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (1971-2008), auteur de nombreux ouvrages musicologiques, dont le Que Sais-je ? sur « La musique française du XXe siècle »,

Gaël de Kerret

Gaël de Kerret, directeur artistique et fondateur du Festival Valloire Baroque, artiste lyrique présent en une vingtaine de CD, professeur d’Art lyrique, conférencier et musicologue (auteur de « L’Esprit Musique et le REAA » aux éditions Agapae)

– et Pierre-Louis de Laporte : chef de chœur et d’orchestre de 25 ans, plus jeune doctorant de France en musique, lauréat de plusieurs prix internationaux, professeur de Direction chorale au Conservatoire de Paris.

Infos pratiques : Jeudi 18 avril 2024 à 20h30

Église protestante du Saint-Esprit, 5 rue Roquépine 75008 Paris. Retrouvez son histoire, ICI.

Situés à proximité de la gare Saint-Lazare, dans le quartier Saint-Augustin, l’Église protestante du Saint-Esprit est très facilement accessibles par les transports en commun. Métro : St Augustin (lignes 9, 14), Miromesnil (lignes 9, 13)/Bus : 22, 28, 32, 43, 80, 84, 94/Parking : en face du n° 35 Bd Malesherbes/Station Vélib’ la plus proche : 4 rue Roquépine.

Ne manquez pas ce concert exceptionnel ! Participation 20 € – inscription : lien helloasso.com

Contact : Jean-Claude Tribout – 06 76 68 78 21 – triboutjc@orange.fr

Église protestante du Saint-Esprit

27/04/24 : Politica Hermetica convie Philippe Baudouin à plancher sur « Geneviève Zaepffel, la voyante de Vichy »

Samedi 27 avril 2024 à 19h30, Politica Hermetica vous invite à venir assister, au couvent de l’Annonciation, à une conférence de Philippe Baudouin sur « Geneviève Zaepffel, la voyante de Vichy ».

Rappelons que « Politica Hermetica » est à la fois une association et une publication dédiée à l’étude des courants de la pensée ésotérique et hermétique dans leurs relations avec la politique, l’histoire et la culture. Fondée dans les années 1980, cette initiative vise à explorer les dimensions souvent négligées ou méconnues de l’ésotérisme et de l’occultisme, et leur impact sur les idéologies, les mouvements sociaux et les événements historiques.

L’association Politica Hermetica a pour objectif de rassembler chercheurs, académiciens et passionnés autour de l’étude de l’ésotérisme et de son influence sur la pensée politique et historique. Elle organise régulièrement des conférences, des séminaires et des ateliers, offrant un espace d’échange et de débat pour ceux qui s’intéressent à la complexité des interactions entre l’ésotérisme et la sphère publique.

La revue Politica Hermetica, publication annuelle de l’association, est un élément central de son activité. Chaque volume se concentre sur un thème spécifique, abordant des sujets variés tels que l’influence des sociétés secrètes dans l’histoire, ou encore les liens entre mysticisme et idéologies contemporaines. Les articles, rédigés par des spécialistes du domaine, sont accompagnés de comptes rendus de lecture, d’entretiens et parfois de documents d’archives, contribuant à une meilleure compréhension des sujets traités.

Nous considérons que Politica Hermetica occupe une place unique dans le paysage intellectuel, en offrant des perspectives originales sur des thèmes souvent marginalisés par l’histoire et la science politique traditionnelles. L’attention portée aux sources en fin d’ouvrage permet aux lecteurs de poursuivre leurs recherches, tandis que l’index des noms se révèle être un outil précieux pour approfondir la compréhension des réseaux et des influences au sein de l’ésotérisme politique. Ainsi, Politica Hermetica contribue de manière significative à l’enrichissement des études historiques et politiques, en éclairant les liens entre la spiritualité, l’occultisme et le pouvoir.

Samedi 27 avril prochain Politica Hermetica convie Philippe Baudouin à se pencher sur le cas de « Geneviève Zaepffel, la voyante de Vichy ».

Philosophie et histoire des techniques, réalisateur et auteur de programmes radiophoniques, Philippe Baudouin est Maître de conférences associé (PAST) en histoire des médias (IUT de Cachan, Université Paris-Saclay). Sa discipline est la philosophie et histoire des techniques, réalisateur et auteur de programmes radiophoniques et ses objets de recherche sont l’histoire des médias, de la radio, de la philosophie et de l’histoire des techniques ainsi que de l’histoire de l’occultisme.

Vivant et travaillant à Paris, Philippe Baudouin est réalisateur et auteur de programmes radiophoniques. Philosophe de formation et spécialisé dans l’histoire des techniques et des médias, il a publié plusieurs ouvrages et articles sur la question de l’écriture radiophonique, notamment à travers l’œuvre de Walter Benjamin. Il poursuit une réflexion sur la manière dont les différents courants occultistes se sont emparés, au cours de l’histoire, de l’objet technique, en termes de médiation et de communication. Chargé de réalisation à France Culture et l’auteur de plusieurs documentaires et reportages pour Arte Radio. Il a produit en octobre 2014 « Les Langues de l’éther », un atelier de création radiophonique consacré aux rapports entre radiophonie et sciences occultes (France Culture).

Il est honoré par le Prix Inathèque 2009 pour Au microphone : Dr. Walter Benjamin . W. Benjamin et la création radiophonique – 1929-1933 (Maison des Sciences de l’Homme, Coll. Philia, 2009). Par ailleurs, il a préfacé et dirigé la réédition du texte Le Royaume de l’au-delà de Thomas A. Edison (Éd. Jérôme Millon, 2015).


Cette étude sur « Geneviève Zaepffel, la voyante de Vichy » promet d’éclairer les aspects occultes et les liens entre politique et ésotérisme dans le contexte de la France pendant la période de Vichy. Et d’évoquer le récit fascinant d’une figure emblématique au sein de la ville de Vichy. Geneviève Zaepffel étant connue pour ses prémonitions et son influence singulière durant une période marquée par des bouleversements historiques et sociaux.

Rappelons que Vichy reste une ville célèbre pour ses sources thermales et son rôle durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque le gouvernement de l’État français, dirigé par le maréchal Pétain et son régime collaborationniste s’y sont installés. Dans ce contexte historique chargé, une voyante jouissant d’une certaine renommée aurait pu exercer une influence notable, tant sur les habitants de la ville que sur des visiteurs de marque, voire des membres du gouvernement de Vichy… La présence d’une voyante comme Geneviève Zaepffel dans une ville au cœur d’enjeux nationaux et internationaux aurait, ajouterait-elle , une couche supplémentaire de mystère et d’attrait à Vichy, en faisant un lieu où le pouvoir politique et les croyances ésotériques s’entrecroisent de manière intrigante.

Geneviève Zaepffel, originaire de Paimpont, de son nom de jeune fille Lefeuvre, fait carrière à Paris en tant que médium à partir des années trente. En 1928, elle fonde au 16, Avenue de Wagram, le Centre Spiritualiste de Paris qui va être au cœur de ses activités jusqu’en 1944. L’établissement édite son propre organe de presse, le Bulletin mensuel du Centre Spiritualiste de Paris publié de 1931 à 1941, dans lequel elle diffuse ses messages prophétiques. Condamnée à la Libération, elle poursuit ses activités à partir des années cinquante au Manoir du Tertre à Paimpont.

Infos pratiques : samedi 27 avril 2024 à 19h30 –  au couvent de l’Annonciation, 222 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008  Paris, métro Place des Ternes ou Charles de Gaulle-Étoile. La participation aux frais est de 17 € pour le buffet qui sera servi après la conférence. Ou alors de 7 € pour ceux qui ne pourraient pas prendre part au buffet.

L’organisation demande de leur adresser dans des délais raisonnables votre réponse.