
Dans un article publié le 16 juin 2024, nous avons rapporté que Gérard Plumecocq, alias Géplu, gestionnaire du Blog Hiram-be, suspendu pour trois ans par la Section d’appel de la CSJM le 25 juillet 2023, avait été réintégré au GODF grâce à l’intervention du grand maître Guillaume Trichard. Cependant, des experts du GODF ont contesté cette affirmation, soulignant que seul le Convent peut lever une sanction disciplinaire.
(En bas de page, vous êtes invités à lire le droit de réponse de Gérard Plumecoq)
Les points clé de l’affaire

– Sanctions et appels : Gérard Plumecocq avait été exclu du GODF par le Jury Fraternel le 22 avril 2023, a fait appel, et la sanction a été réduite à une suspension de trois ans le 25 juillet 2023.
– Requête en annulation : malgré sa suspension, Gérard Plumecocq a pu déposer une requête en annulation de la sanction, jugée recevable. Une audience a eu lieu le 17 octobre 2023 sans que le plaignant, également suspendu, soit informé.
– Non-publication de la décision : la décision de la Section d’appel est toujours affichée sur le portail intranet du GODF, tandis que la nouvelle décision d’annulation ne l’est pas, en violation des règlements.
Une décision controversée

Un courrier du Président de la CSJM demandait la non-publication de la nouvelle décision, bien que cela viole les règlements internes du GODF. Cette situation a révélé des irrégularités et une possible Collusion entre les membres de la CSJM et certains Grands Officiers.
Les réactions et conséquences

– Collusion apparente : les membres de la CSJM et certains Grands Officiers semblent avoir facilité cette décision controversée. Gérard Plumecocq a ainsi pu continuer à participer à des événements maçonniques malgré sa suspension.
– Critiques et enquêtes : l’article souligne l’étrangeté de cette situation et appelle à une enquête approfondie sur les relations entre Gérard Plumecocq, le Conseil de l’Ordre du GODF, et la Justice Maçonnique. Des audits et des commissions d’enquête sont recommandés pour restaurer la confiance et la transparence.
Conclusion
L’affaire Gérard Plumecocq met en lumière des dysfonctionnements graves au sein du GODF, impliquant des décisions discrétionnaires et un manque de transparence, leur gravité mériterait des investigations complémentaires. Si tel est le cas, il est crucial que les membres du GODF réagissent au plus vite pour protéger l’intégrité et la crédibilité de l’institution.
L’analyse critique de l’affaire Gérard Plumecocq
L’affaire Gérard Plumecocq, détaillée dans un article du 16 juin 2024, révèle des dysfonctionnements importants au sein du Grand Orient de France (GODF) et de ses instances disciplinaires.
Le contexte et les problématiques
1. Réintégration de Gérard Plumecocq :

– Annonce et réaction : l’article initial annonçait la réintégration de Gérard Plumecocq suite à une intervention du grand maître Guillaume Trichard, une affirmation rapidement contestée par des experts. Ils ont souligné que seule l’assemblée du Convent pouvait lever une sanction disciplinaire, conformément à l’article 114 du Règlement Général (RG).
– Violation des procédures : la décision de lever la sanction semble avoir été prise de manière unilatérale et non conforme aux procédures établies.
2. Procédures disciplinaires et appels :
– Sanctions et appels : Gérard Plumecocq a été initialement exclu, puis a vu sa sanction réduite à une suspension de trois ans. Il a ensuite été autorisé à porter une requête en annulation, bien qu’il soit suspendu.
– Audience du 17 octobre 2023 : l’audience s’est tenue sans informer le plaignant, violant ses droits. La décision de la CSJM n’a pas été publiée, contrairement aux exigences du RG.
3. Non-publication délibérée :
– Lettre du Président de la CSJM : une lettre du Président de la CSJM ordonnant de ne pas publier la décision sur le portail intranet, malgré les exigences de transparence du RG, révèle une tentative délibérée de dissimulation.

4. Collusion et omerta :
– Collusion des membres de la CSJM : Si les faits étaient avérés, tous les membres de la CSJM seraient complices de cette décision non conforme, ce qui indique un problème systémique au sein de l’instance disciplinaire.
– Impunité et répétition : Gérard Plumecocq a déjà bénéficié de décisions favorables dans le passé, suggérant une étrange répétition de privilèges et de mansuétudes.
Les réactions et les conséquences
1. Questions soulevées :
– Dossiers et influence : l’article soulève des questions sur les informations que Gérard Plumecocq pourrait détenir, expliquant ces décisions favorables. Cela pose la question de l’intégrité des processus disciplinaires au sein du GODF.
– Crise de confiance : les actions des membres de la CSJM et des Grands Officiers ont conduit à une grave crise de confiance dans la gouvernance du GODF.
2. Appel à l’action :
– Enquête et transparence : il est suggéré qu’une commission d’enquête soit constituée pour examiner les actions de la CSJM et rétablir la transparence et la conformité aux règlements.
– Réaction des membres du GODF : les membres du GODF sont appelés à réagir pour préserver la crédibilité éthique et morale de l’institution.
Conclusion

L’affaire Gérard Plumecocq met en lumière des violations graves des règlements internes du GODF et un manque flagrant de transparence. Les décisions prises de manière discrétionnaire par la CSJM et la collusion apparente de plusieurs grands officiers compromettent l’intégrité de l’institution. Il est impératif que le GODF prenne des mesures pour rétablir la confiance et assurer que ses processus disciplinaires respectent strictement les principes de justice et de transparence.
Les membres du GODF doivent s’engager activement pour résoudre cette crise et garantir que de telles situations ne se reproduisent pas.



Lire aussi…
DROIT DE REPONSE
Monsieur Fouqueray,
Dans vos articles publiés l’un le 16 juin 2024 titré « Guillaume Trichard serait-il inquiet par une future candidature de Daniel Keller à la Grande Maîtrise » et l’autre le 18 juin titré « Affaire Gérard Plumecocq : le résumé de l’affaire n° 23-969-P du GODF », je suis gravement mis en cause.
En application de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, et sans que cela ne m’interdise d’engager les poursuites pénales pour diffamation publique que je jugerai nécessaires, je vous demande de publier sur votre site le présent droit de réponse :
Vous écrivez tout d’abord que, suspendu par la Section d’appel de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique, j’ai été « réintégré grâce à l’intervention du grand maître Guillaume Trichard ». Cette affirmation est bien évidemment fausse. Et elle nécessiterait des preuves pour être crédible. Quelles sont-elles, où sont-elles ? Il n’y a là que de la diffamation. Je n’ai eu besoin de l’intervention de personne pour faire reconnaître par la CSJM que sa décision de suspension rendue le 23 juillet n’était pas applicable, parce que notifiée hors délai. L’article 154-5 du RG du GODF stipule que « le jugement est notifié à chacune des parties par le greffe de la CSJM, par LR avec AR dans un délai de 15 jours ». Je devais donc recevoir la notification du jugement du 23 juillet au plus tard le 9 août, or je ne l’ai reçu que le 14. Largement hors délai, ce qui rend l’application de la décision impossible. Ce que j’ai fait constater par la CSJM réunie pour ce faire le 17 octobre.
Vous écrivez ensuite « la décision de la section d’appel est toujours affichée sur le portail intranet du GODF, tandis que la nouvelle décision d’annulation ne l’est pas en violation des règlements. » Encore faux. Si la décision de juillet est toujours, alors que caduque, affichée sur l’intranet du GODF et pas celle d’octobre, ce qui m’est d’ailleurs préjudiciable, il n’y a là aucune violation du RG du GODF. L’article 151bis dit « Le greffe de la CS JM annonce aux différentes instances les sanctions prononcées. Il informe de même toutes les loges, les loges de perfection et les Ateliers supérieurs dont relève le Frère ou la Sœur sanctionné ». Or la décision rendue le 17 octobre, même s’il ne s’agit pas d’une sanction mais d’un constat d’impossibilité d’exécution, a bien été notifiée à ma loge et à mon Chapitre ainsi que le demande le RG. Le RG n’oblige pas la CSJM à publier ses jugements sur le portail intranet du GODF (Netori), qui n’est qu’un moyen d’information interne, à la consultation facultative.
Dans un paragraphe suivant titré « collusion apparente » vous écrivez que j’ai pu continuer à participer à des événements maçonniques malgré ma suspension. Où et quand ? Encore une grave accusation totalement fausse. Je n’ai repris la fréquentation de mes Ateliers qu’après la décision du 17 octobre et sa notification à ceux-ci.
Enfin je vous laisse la responsabilité des nombreuses autres affirmations infamantes de ces articles, telles que « L’affaire Gérard Plumecocq met en lumière des dysfonctionnements graves au sein du GODF, impliquant des décisions discrétionnaires et un manque de transparence », « l’étrangeté de cette situation appelle à une enquête approfondie sur les relations entre Gérard Plumecocq, le Conseil de l’Ordre du GODF et la Justice Maçonnique », « violation des procédures », « tentative délibéré de dissimulation », « Gérard Plumecocq a déjà bénéficié de décisions favorables dans le passé, suggérant une étrange répétition de privilèges et de mansuétudes », qu’il appartiendra aux tribunaux d’apprécier.
Pour conclure, peut-être ne serait-il pas inutile de rappeler à vos lecteurs ce qui m’avait valu cette sanction de suspension du 23 juillet 2023 « pour violation du secret maçonnique ». C’est une plainte de l’ex-frère Jacque Oréfice (définitivement exclu, lui, du GODF par la même CSJM) pour avoir « divulgué les noms et qualités du F Jacques Oréfice et des informations interne au GODF » (en l’occurrence sa première exclusion) sur Hiram.be !
Gérard Plumecocq


















































