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Connaissez-vous l’Institut Maçonnique des Beaux-Arts ?

Révéler la beauté de l’esprit humain », telle est la devise de l’Institut maçonnique des Beaux-Arts ?

Mais quelle est sa mission exacte ?

L’Institut Maçonnique des Beaux-Arts (IMBA) – en américain Masonic Institute of Fine Arts (MIFA) – est une institution qui cherche à promouvoir la compréhension des arts créatifs – principalement la poésie, la musique et les arts visuels – dans un cadre maçonnique. En prévision d’une nouvelle ère de conscience, nous nous efforçons de susciter une renaissance des arts créatifs qui glorifiera les valeurs culturelles et la conscience humaine.

Alors que l’humanité se trouve au seuil d’une période unique de l’histoire, IMBA reconnaît que notre monde moderne est en même temps souvent plein de difficultés et de dangers. Nous embrassons l’idée que les défis d’aujourd’hui peuvent être atténués par l’étincelle d’inspiration et d’espoir que seuls les arts créatifs peuvent offrir. Le but de l’Institut maçonnique des beaux-arts est donc d’attirer les personnes qui s’efforcent de travailler ensemble pour produire la lumière de la beauté dans le monde et, ce faisant, de trouver leur propre étincelle créative de vérité.

L’Institut maçonnique des Beaux-Arts est une institution dédiée à l’embellissement de l’humanité à travers l’expression des Beaux-Arts. En encourageant la créativité innée présente dans chaque esprit humain, il cherche à exprimer la lumière de la beauté pour élever la vie spirituelle de l’humanité.

Nicholas Roerich vers 1940-1947.

Nous accueillons, encourageons et nourrissons tous les individus en leur offrant une communauté dynamique qui change leur vie et leur permet de découvrir et d’exprimer l’artiste divin qui est en eux. Le grand artiste et visionnaire symboliste russe Nicholas Roerich (1874-1947) l’a bien dit :

« L’art unifiera toute l’humanité. L’art est un – indivisible. L’art a de nombreuses branches, mais toutes ne font qu’un. L’art est la manifestation de la synthèse à venir. L’art est pour tous. »

L’Institut Maçonnique des Beaux-Arts est essentiellement un projet culturel de groupe, né de la conviction que l’humanité a besoin d’un plus grand nombre d’artistes formés aux aspects les plus profonds du travail créatif. Par conséquent, notre objectif est d’atteindre et de soutenir ceux qui s’engagent à dépasser la vision banale de l’art pour s’engager dans une perspective plus divine.

Afin d’en savoir plus, consultez son site web.

Infos pratiques

Masonic Institute of Fine Arts
Larkspur, CO 80118 – United States of America

L’Ordre de la Mouche à Miel

L’Ordre de la Mouche à Miel fut institué dans le château de Sceaux, le 11 juin 1703, par la duchesse du Maine.

Née Anne Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, Mademoiselle d’Enghien, puis Mademoiselle de Charolais, petite-fille du Grand Condé, cette noble de haut rang était devenue duchesse du Maine en épousant à Versailles, le 19 mars 1692, le fils de Louis XIV et de Madame de Montespan, Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, duc d’Aumale, prince souverain des Dombes, comte d’Eu. Elle avait 24 ans en 1700 lorsque son riche mari avait racheté le château de Sceaux aux héritiers du marquis de Seignelay.

La duchesse était donc fort riche, pleine d’esprit et, ma foi, encore jeune et plutôt jolie. Son duc de mari, colonel général des Suisses et des Grisons, chevalier du Saint Esprit et grand maître de l’artillerie, avait fort à faire pour s’imposer face aux ambitions du duc d’Orléans au trône de France. Aussi laissait-il à sa femme le soin d’animer le château et d’assembler auprès d’elle une véritable cour. Ce n’étaient que festins, bals et soirées sous les prétextes les plus variés.

Pour resserrer son cercle, elle avait eu l’idée de créer l’ « Ordre de la Mouche à miel » quelque trois ans après l’acquisition de Sceaux. De petite taille, semble-t-il, elle avait choisi pour devise, le jour de son mariage, une formule empruntée à l’Aminta du Tasse, pièce de théâtre de 1573 : « Piccola si ma fa più gravi le ferite » c’est-à-dire : petites, oui, mais les blessures en sont plus graves, ce qu’un poète de cour, Malézieux, avait traduit immédiatement en vers :

L’abeille, petit animal,

Fait de grandes blessures,

Craignez son aiguillon fatal,

Évitez ses piqûres,

Fuyez, si vous pouvez, les traits

Qui partent de sa bouche ;

Elle pique et s’envole après,

C’est une fine mouche. »

Se traitant elle-même de « fine mouche », la duchesse avait choisi ce nom pour son « ordre » de fantaisie et l’avait lié au miel, car elle se savait attirante… L’Ordre figurait au nombre des amusements de la petite cour formée à Sceaux.

Cette « société » avait clairement pour vocation de parodier les grands Ordres de Chevalerie. Elle ne pouvait avoir que trente-neuf membres, essentiellement des gens de lettres et des savants comme Madame de Staël, Voltaire ou Fontenelle, qui se livraient aux caprices de la duchesse et aux jeux d’esprit imposés.

Le signe d’appartenance à l’ordre était une médaille qui devait être portée sur l’habit. Elle est très recherchée aujourd’hui par les collectionneurs. Côté face était gravée le profil de la duchesse, et au revers, une abeille se dirigeant vers une ruche avec la fameuse devise Piccolti ma fa pur gravi le ferite.

Ordre de la Mouche à Miel, médaille en argent par Henri Roussel, au profil droit de la duchesse du Maine, ceint d’une légende composée des lettres initiales signifiant “Louise BARonne de SCeaux Dictatrice Perpétuelle De L’Ordre De La Mouche A Miel, sur le revers une abeille volant vers une ruche entourée de la légende “Piccola si. ma fa pur gravi le ferite – 1703”, poinçon de la Monnaie de Paris, diamètre: 29,5 mm.

L’aspirant chevalier à cet ordre prononçait un serment constitué de 7 vœux, tous plus incongrus les uns que les autres, mais non sans y sous-entendre à chaque fois une soumission toujours plus forte à la Dictatrice. « Il n’y a ici ni madame du Maine ni Altesse, il y a la belle fée Ludovise, la reine des Abeilles, à laquelle chacun doit obéir aveuglément. » – écrit Alexandre Dumas dans Le Chevalier d’Harmental.

Voici quelques extraits du serment :

Art 2. : Vous jurez de vous trouver dans le palais enchanté de Sceaux […] sans même que vous puissiez vous excuser sous prétexte de quelque incommodité légère comme goutte, excès de pituite ou gale de Bourgogne.

Art. 3. : Vous jurez […] de ne point quitter la danse si cela vous est ainsi ordonné que vos habits ne soient percés de sueur et que l’écume ne vous en vienne à la bouche.

La tyrannique duchesse imposait à ses courtisans une loi sévère, celle de ne pouvoir la quitter sans sa permission, ce qu’elle n’accordait pas toujours d’ailleurs. Parfois, elle distribuait des punitions.

Ainsi Voltaire fut-il condamné à composer une énigme pour racheter un gage. Il improvisa aussitôt celle-ci, preuve de son exceptionnel talent :

« Cinq voyelles une consonne
En français composent mon nom
Et je porte sur ma personne
De quoi l’écrire sans crayon. »

Vous avez trouvé ? Eh bien il s’agit tout simplement d’ « oiseau » dont la plume servait à écrire, une fois taillée.

Nous sommes là bien avant la naissance de la Franc-maçonnerie en tant que structure obédientielle. Or le terme d’Ordre apparaît déjà, associé à la chevalerie tout en la parodiant. Ce n’était pas neuf. Cervantes l’avait fait un siècle avant avec son Quichotte publié en 1605. Ici, la notion monastique d’ordre, unie à la Chevalerie, est indéniablement liée à l’environnement social d’une époque. Il s’agissait, en fait, d’un jeu de société qui s’appuie sur la chevalerie devenue légendaire pour meubler l’oisiveté. L’imagination combattait la rareté des loisirs et l’Ordre n’était rien d’autre qu’un prétexte à agapes et à émulation intellectuelle.

Tout rapprochement avec nos structures ne saurait être que le fait du lecteur…

24/01/24 : « Y a-t-il un Grand Architecte de l’Univers ? » par Les Amphis VDR

Une très belle rencontre interobédientielle sur une passionnante thématique.

La question « Y a-t-il un Grand Architecte de l’Univers ? » est profonde et touche à la fois à la philosophie, à la théologie, et aux croyances personnelles. Elle fait référence à l’idée qu’il pourrait exister une entité ou une force supérieure responsable de la création et de l’ordre de l’univers.

En effet, d’un point de vue théologique et dans de nombreuses religions, l’idée d’un créateur ou d’un architecte divin est centrale. Par exemple, dans le christianisme, l’islam et le judaïsme, Dieu est souvent vu comme le créateur de l’univers. Chaque religion a sa propre interprétation de cette entité.

Quant aux philosophes tels que Platon et Aristote, ils ont aussi discuté de l’existence d’un premier moteur ou d’une cause première, qui pourrait être assimilée à un grand architecte. Cependant, la philosophie ne se limite pas à une seule vision et explore diverses perspectives sur l’existence ou la non-existence d’un tel architecte.

Pour la science, basée sur l’observation et l’expérimentation, cette dernière ne se prononce pas directement sur l’existence d’un grand architecte, car cela relève de croyances ou de spéculations qui ne sont pas mesurables ni testables selon les méthodes scientifiques.

Enfin, la question de l’existence et/ou de la croyance en un Grand Architecte de l’Univers (GAU) est également centrale dans l’art royal, bien que son interprétation puisse varier d’une grande loge/obédience à l’autre, voire d’un maçon à l’autre au sein d’une même loge.

Dans la franc-maçonnerie, le Grand Architecte de l’Univers est un symbole utilisé pour représenter une force supérieure ou un principe créateur. Il sert de point de référence commun pour les membres de différentes confessions religieuses ou croyances spirituelles.

À part les grandes loges dites « régulières et de tradition » qui réclament la croyance en Dieu. Ainsi l’édicte les « Basic Principles » anglais de 1929 en son point n° 2 « Que la croyance en le GADLU et en Sa volonté révélée soient une condition essentielle de l’admission des membres », la franc-maçonnerie n’impose pas une interprétation spécifique du Grand Architecte. Cela signifie que les maçons sont libres d’interpréter ce concept à travers le prisme de leur propre foi ou croyance personnelle.

Rappelons que la notion de GADLU est conçue pour encourager la tolérance et la compréhension entre les maçons de différentes origines et croyances. Cela permet une certaine unité au sein de la diversité. Cette notion peut être utilisé aussi, dans les rituels et les enseignements maçonniques, comme un outil symbolique pour transmettre des leçons morales et éthiques, et pour rappeler l’importance de l’ordre, de la structure et de la moralité dans la vie.

Finalement, le Grand Architecte de l’Univers peut être compris comme un symbole permettant une large interprétation et visant à unir les membres de différentes croyances autour d’une conception partagée du divin ou d’une force créatrice suprême.

Venez très nombreux afin d’en savoir plus ! Un très beau sujet qui invite à la réflexion…

Les intervenants :

– Pour le Grand Orient de France : le lyonnais Michel König, diplômé d’études supérieures de Doctorat en Sciences Économiques et diplômé de Sciences Politiques. Initié en 1971, il est toujours actif. Membre du 5e Ordre, il a participé à la renaissance du Grand Chapitre Général du Rite Français du GODF.

Il a écrit de nombreux ouvrages dont Le GADL’U-La franc-maçonnerie « moderne » fille des Lumières, 1ome 1, préfacé par Alain Bauer et Le GADL’U-Le Grand Architecte ET l’Univers, tome 2, préfacé par Philippe Guglielmi, tous deux publiés en 2016 chez Conform édition, collection Pollen maçonnique ;

– Pour le Droit Humain : Patrick Bolle, membre du Consistoire Thémis Angerona de la région 11 ;

– Pour la Grande Loge de France : Marc Henry, grand maître de 2012 à 2015 ;

– Pour la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra : Bernard Bey, psychanalyste et Conseiller régional de l’Ordre ;

–  Pour la Grande Loge Féminine de France : Catherine Quentin, très illustre sœur grande secrétaire du Suprême Conseil Féminin de France ;

 – Pour la Grande Loge Nationale Française, Jean-Louis Duquesnoy, grand prieur – grand maître national du Grand Prieuré Rectifié de France de 2012 à 2016.

À propos des Amphis VDR

Le groupe privé Les Amphis VDR – VDR pour Vallée du Rhône – est un espace privilégié où règne la paix, l’harmonie et la concorde. Le respect des règles, cher à la Franc-Maçonnerie, est scrupuleusement observé. Les Amphis VDR est un lieu de recherche artistique, spirituelle, intellectuelle, respectant les croyances de chacun et excluant tout débat d’ordre politique. Nous offrons ici une vitrine spirituelle dans le respect des anciens Landmarks, us et coutumes.

Les Amphis VDR animent, depuis plus de 12 ans déjà, à Rillieux-la-Pape en proche banlieue lyonnaise, un cycle de conférences, « Les Sentiers Initiatiques » ouvertes à tous regroupant un très large public de francs-maçons et de franc-maçonnes représentant la pluralité des obédiences Françaises.

Infos pratiques

Les Amphis VDR , temple GLNF 140 avenue de l’Industrie – 69140 Rillieux-la-Pape

Les Amphis Vallée du Rhône, pour en savoir +, rejoignez leur Facebook.

La galette, les rois mages et la navigation aux étoiles

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De notre confrère francetvinfo.fr – Par Gérard Feldzer de Radio France

Voici le moment de déguster la traditionnelle galette des rois, dont l’histoire remonte aux rois mages, qui furent guidés par l’étoile du Berger, pour se rendre en Galilée. Une occasion pour parler de la navigation astronomique.

Une interrogation m’a toujours habité depuis qu’on m’a enseigné le catéchisme, a-t-elle vraiment existé cette étoile du Berger ?

Depuis l’Antiquité , l’homme se sert des astres pour s’orienter ne serait-ce qu’avec le soleil qui passe d’Est en Ouest. Puis est arrivée la boussole, qu’on retrouve dans la littérature chinoise, environ 300 ans avant Jésus Christ, mais qui ne servait pas encore pour la navigation.

Alors pour savoir si les rois mages ont été guidés par cette fameuse étoile, je suis allé au planétarium du Palais de la Découverte à Paris, où l’on peut reconstituer le ciel étoilé de cette époque , Pour Denis Savoie , responsable du planétarium du Palais de la Découverte, il existe trois hypothèses :

-Il s’agissait peut être d’une étoile nova, c’est à dire une étoile nouvelle qui serait apparue d’un seul coup au-dessus de la crèche ; -une autre hypothèse pourrait être une comète mais nous n’avons aucune indication venant confirmer ces deux options. Nous avons donc refait des calculs et on s’est aperçu qu’il y avait eu une conjonction entre Jupiter et Vénus en 2 avant JC, c’est à dire que les deux planètes se seraient alignées à la verticale, indiquant une direction « ,

Avant de vouloir les atteindre, l’homme s’est longtemps laissé guider par les étoiles. Au cœur du désert, elles sont autant d’indices essentiels permettant de se repérer. Mohammed Ixa , touareg au Niger, président de l’Association « Tidène les puits du désert« , utilise aujourd’hui le GPS mais il n’oublie pas que les étoiles, elles, ne tombent jamais en panne : « Tout au long de la journée, on peut s’orienter grâce au soleil, et la nuit, on se déplace avec les étoiles. L’étoile du Nord est la plus importante selon moi car c’est la seule qui ne bouge pas du tout, du lever au coucher du soleil. »

  (© puits du désert)
  (© puits du désert)

Depuis la Terre, la mer, et même dans l’espace, les étoiles demeurent, à l’heure actuelle, des outils de navigation fiables, qui, dans certaines situations, sont même les seuls à disposition de l’homme pour se diriger : lorsqu’alors j’étais pilote sur Boeing 747, on pratiquait encore dans les années 80, la navigation astronomique, notamment sur les routes polaires. On faisait le point aux étoiles en glissant un sextant à travers un trou aménagé dans le plafond des avions. J’étais très étonné de la précision – inférieure à 3 kilomètres – alors que nous volions à plus de 800 kilomètres-heure.

Aujourd’hui les GPS ne sont pas autre chose que des étoiles artificielles, et la navigation astronomique est toujours utilisée, notamment pour l’exploration spatiale :

  « Quand on partira vers Mars, un vaisseau spatial ne verra rien d’autre que le Soleil et les étoiles. Les étoiles sont donc indispensables quand on n’a pas d’autres références,  » explique Jean-François Clervoy , astronaute.

Les astres sont tellement importants que l’homme en crée des artificiels, les satellites, qui, placés sur orbites, permettent de se positionner sur Terre avec une précision de quelques centimètres. Mais jusqu’à quel point doit-on se fier à ces nouvelles technologies ? Il semblerait parfois qu’elles brouillent nos pistes, jusque dans notre cerveau…

En effet, une région de notre cerveau, appelée hippocampe, joue un rôle central dans la mémoire et la navigation spatiale. C’est elle qui nous permet de mémoriser des itinéraires, mais à condition de s’en servir ! A force de ne plus regarder de carte et de ne plus mémoriser son itinéraire, notre hippocampe se met en veille. Si les chercheurs se sont intéressés à l’hippocampe, c’est que cette cinquième circonvolution temporale de notre cerveau joue un rôle primordial dans les processus de mémorisation et de l’orientation spatiale.

Une autre étude avait déjà montré que l’hippocampe des chauffeurs de taxis à Londres, une ville énorme et complexe en matière de circulation, était plus développé que celui de la moyenne de la population. Or, ces chauffeurs n’utilisaient pas de GPS pour naviguer dans la City !

En suivant aveuglément le GPS, non seulement l’être humain atrophie son sens de l’orientation, mais cet outil provoque également de nombreux accidents, en menant l’automobiliste sur une route à contre-sens, au fond d’un lac, voire même dans une grange ou une église…

Mon coup de cœur de cette semaine  est dédié à un savant nommé Eratosthène, qui avait calculé la circonférence de la terre il y a plus de deux mille ans. Deux ans avant Jésus-Christ, ce génie avait remarqué, chez lui, à Assouan en Egypte qu’une fois par an le 21 Juin, le fond de son puit était entièrement éclairé par le soleil. Il en déduisit que notre astre était donc « pile poil » à la verticale.

Alors il demanda à un de ses adjoints qui travaillait comme lui à la fameuse bibliothèque d’Alexandrie de mesurer au même moment l’angle de l’ombre que faisait le phare avec le soleil et ça lui donnait un angle d’environ 7 degré. Il ne lui restait plus qu’à mesurer la distance d’Assouan à Alexandrie.

Comment a-t-il fait ? Et bien à cette époque, il fallait cinquante jours à dos de chameau. Sachant qu’il parcourt 100 stades par jour, c’est l’unité de mesure de l’époque, donc environ 15 kilomètres. Ça fait en gros 800 kms en ligne droite. Une simple règle de trois pour passer des 7 degrés mesurés  à 360° et ça vous donne le tour de la terre….de la trigonométrie qu’un gamin de classe de 3ème saurait faire aujourd’hui. Mais à l’époque il fallait être un génie comme Erathostène , qui – le bougre ! –  avait  calculé 39.500 kms, soit avec une précision de un centième, ça rend modeste !

Bonnes étoiles à tous pour l’année 2024 !

Peut-on tailler la pierre de l’écologie ?

Les outils maçonniques n’ont jamais été prévus pour ça. Il faudrait peut-être aller en chercher d’autres, chez les jardiniers ?  Pour autant, ce sont les nôtres, ces outils et nous sommes habitués à travailler  avec. Peuvent-ils nous aider à comprendre quelque chose à l’écologie ? 

Apprentis, ils nous ont servi à dégrossir la pierre. A enlever la gangue, toute la matière sédimentée, incrustée qui entoure la pierre brute et empêche d’y accéder. De même, il va falloir se débarrasser de tout ce qu’on a entendu sur l’écologie et qui nous en éloigne :  les critiques de bonne ou de mauvaise foi, les préjugés, les idées fausses, les délires, les bêtises, tout ce qui a pu être dit sur l’écologie depuis des décennies, tout ce qui a formé  chez nous une vision assez négative d’elle. Peut-on réellement comprendre une pensée en se basant uniquement sur ceux qui la critiquent ? C’est comme si on essayait de connaître la franc-maçonnerie en consultant des sites conspirationnistes. Donc, se débarrasser de cela : les idées négatives qui viennent de ses détracteurs. Mais aussi celles qui viennent de son propre camp. Tout ce que les écologistes eux-mêmes ont produit et qui joue le rôle d’un formidable repoussoir : les discours moralisateurs, les mises en accusation permanentes,  les procès en tous genres, les inquisitions contre ceux qui ne sont jamais assez verts, jamais assez purs, jamais assez écolos. Laisser tomber cette gangue et se retrouver enfin devant ce qu’est peut-être l’écologie au point de départ comme science de la nature. Nous la verrons comme  une pierre nue, sans forme particulière, une matière brute, prima matera

Toujours avec le ciseau et le maillet, mais déjà avec l’équerre aussi, lui donner une forme. Elle sera carrée, bien sûr. Car il s’agit de la Terre. La Terre est bleue comme une orange, mais symboliquement,  c’est la forme carrée qui la représente. La pensée, la connaissance à propos de la Terre sont carrées, il leur faut de la rigueur et aussi de la rectitude. Un carré au cube, en trois dimensions, douze arêtes et six faces. Si nous taillons bien cette pierre, elle aura une forme volumétrique parfaitement équilibrée, aucune partie ne dominera les autres, le centre de gravité se trouvera au centre exact de la figure. Alors que va-t-on trouver sur chacune des faces ? Ici on aurait pu reprendre ce que dit la tradition à propos de pierre cubique et de ce qui est censé y être gravé. Mais on a entrepris de faire autre chose, de parler d’écologie, de tailler une autre pierre que la pierre traditionnelle, il ne s’agit pas de (re)construire le temple de Salomon. Si on taille la pierre de l’écologie,elle va nous dire des choses que peut-être on connaît déjà et d’autres auxquelles on ne s’attend pas. 

Sur la première des faces latérales on gravera : les 5 sens. Parce que ce sont nos sens qui nous permettent d’entrer en contact avec le réel, avec la matière, et donc avec la nature. Et d’abord : les mains. Du moins, c’était le cas chez les tailleurs de pierre dont nous nous réclamons, c’était le cas chez les jardiniers et chez les paysans. Nos grands-pères étaient des fils de paysans, pas nous. Nous avons perdu ce contact. Dans la France du début du XXème siècle, la moitié de la population française était rurale, au milieu du XIXème c’était trois sur quatre, aujourd’hui moins d’un quart (18,5%). L’urbanisation qui s’est accentuée entre les deux guerres nous a fait perdre le contact avec la nature, avec la terre, les végétaux, les animaux, avec le rythme des saisons, avec la vie des autres espèces vivantes. Nous habitons dans des espaces urbains artificialisés. Dans nos villes l’essentiel de nos activités relève du tertiaire, nous ne travaillons plus directement la matière. Nous regardons le monde à travers les écrans. Les écrans représentent le monde mais également ils le masquent, ils font écran. Nous finissons par confondre le monde avec les images que nous nous en faisons. Sur nos écrans il n’y a que de l’image, pas d’odorat, pas de goût, pas de toucher. C’est du sans contact. Or, c’est par les sens que nous retrouvons le contact avec la nature, et par là même avec notre propre nature biologique. C’est par la vue, le toucher, l’écoute, l’odorat, et le goût. La première face est celle de la perception.

La deuxième face sera gravée au nom de la Science. Car pour comprendre l’écologie, il va falloir trier ce qui relève de sa juridiction. Et pas du dogme, ni de  l’idéologie, et pas non plus des batailles d’arguments que s’envoient à la tête les Pour et les Contre, pris dans des luttes d’influences. Comme Montaigne, on va se demander : Que sais-je ?  A propos du réchauffement climatique, à propos de l’effondrement du vivant, à propos des pollutions diverses et des bouleversements des conditions de vie sur terre? Qu’est-ce qu’on peut tenir pour vrai ? Ce n’est pas si difficile que ça de faire le tri, encore faut-il s’en tenir à une approche rigoureuse, basée sur la Raison et sur la méthode scientifique. Nos ancêtres avaient commencé par là : la science, pour construire l’humanisme du XVIè siècle.  La science nous dit, depuis James Lovelock et l’Hypothèse Gaïa, que les conditions de vie sur Terre, la salinité de l’eau, la composition de l’air que nous respirons, ne sont pas des données constantes composant l’environnement dans lequel nous évoluons, mais qu’elles sont produites et régulées depuis 3,8 milliards d’années par les êtres vivants qui ont émergé. Régulées..et dérégulées depuis les débuts de l’ère industrielle et l’entrée dans l’Anthropocène. Sur la deuxième face, donc : la Science, gouvernée par la Raison. Les francs maçons connaissent bien ce principe : avant de commencer à réfléchir à une question, il faut commencer par l’étudier. 

La troisième face sera gravée au nom des Arts. Notamment les Arts Mécaniques qui relèvent à la fois de l’artisan et de l’artiste. Dans notre tradition, l’architecte n’est pas seulement celui qui imagine et conçoit l’édifice mais aussi celui qui le bâtit, dessinateur et maître de chantier. Or les défis que nous lancent l’écologie nous poussent à construire un monde différent de celui-ci, nous aurons besoin d’ouvriers et d’architectes. Mais nous ferons aussi appel aux Arts Libéraux, ceux du Langage et ceux des Nombres, pour imaginer ce monde autrement, nous aurons besoin de poètes, de plasticiens, de musiciens…. Les artistes voient plus vite et plus loin que les ingénieurs. C’est l’imagination qui nous sortira le de la peur de Réel,  de l’éco-anxiété et nous permettra de nous projeter vers un nouvel avenir possible. La troisième face est celle du génie créateur. 

La quatrième face sera dédiée à l’Humanité, mais une humanité renouvelée. Une qui aura compris, grâce à sa perception du Réel, grâce à la Science, grâce aux Arts, que le monde n’est pas composé d’objets qui lui sont extérieurs, qu’elle n’est pas un cas à part du Vivant, mais que toutes choses se tiennent et qu’elle est prise dans un continuum, dans un réseau de dépendances dont il lui est impossible de s‘extraire comme le pense Bruno Latour dans Où Atterrir ?  Elle doit s’interroger sur le rôle qu’elle joue. L’Humanité produit ses propres conditions d’existence…ou les détruit. Et ces conditions sont les mêmes que pour les autres espèces. Ce qui lui donne de nouvelles responsabilités et appelle de nouvelles pratiques : “Tu es responsable de ta rose”  comme on dit :  “Tu es responsable de ton frère”. Au XVIè siècle l’Humanité a pris conscience d’elle-même, au XXIè elle étend cette conscience au reste du Vivant. La quatrième face est celle d’une Humanité consciente, celle d’un nouvel humanisme.

Reste la face supérieure du cube. On la verra en forme de pointe, de pyramidon. Le pyramidon posé sur le cube permet de reprendre la thématique de chacune des faces et de les porter vers le haut : Les 5 sens, La Science, Les Arts, L’Humanité. Selon qu’on retiendra l’hypothèse d’un Grand Architecte, alors, dans la tradition Kabbalistique on pourra considérer que la pointe de la pyramide est celle par laquelle passe le souffle initial, le souffle vient du haut vers le bas, il inspire l’existence des Hommes. On bien au contraire on pourra considérer qu’il remonte du bas vers le haut, toujours sur le pilier de la conscience, que c’est par cette voie que passent les aspirations des humains vers quelque chose de plus grand qu’eux, un idéal qui les dépasse, une étoile plus loin que leur regard, un point, un minuscule point au regard de l’immensité de l’Univers, mais qui donne du sens à l’aventure humaine.

Qu’y a-t-il  sur la face cachée du cube, la sixième ? Par définition, on ne le saura pas puisqu’elle est cachée. C’est sur cette face, sur la base,  que toutes les autres peuvent se projeter, toutes les paroles qui concernent l’écologie et qui  auront été obtenues en utilisant une méthode maçonnique : celle de tailler la pierre.  Bien sûr, d’une personne à l’autre, les résultats seront très différents. Chacun n’aura pas la même approche ni le même regard. Mais l’intérêt de l’exercice est uniquement de montrer que nos outils et symboles sont suffisamment souples et ouverts pour qu’on puisse aussi les interroger sur l’écologie.

Reliance maçonnique

C’est à la rencontre du bas et du haut de la terre et du ciel que s’est, en tout temps, structurée la puissance du vivre-ensemble. Puissance naturelle, donc, toute en variété et transformation, s’actualisant dans le devenir culturel. Une métaphore géologique traduirait bien cela : ces « ophiolites », stricto sensu serpents de pierre, désignant l’ensemble stratifié de roches magnétiques. Ou pour le dire en un terme propre à la science de l’homme :  habitus, par lequel St Thomas d’Aquin qualifiait la relation existant entre un lieu, un habit et des habitudes. En d’autres termes, culturalisation de la nature et naturalisation de la culture.

Tout cela pour rappeler que sans polémique excessive, il faut manifester un dégoût décidé vis-à-vis de tous ceux célébrant, sans discernement, les idées convenues. Et qui, du coup, ne sont pas à même de saisir que la vie courante, empiriquement se fonde sur les rapports secrets et signifiants s’établissant entre tous les éléments d’un Réel polysémique. Holisme permettant de comprendre cette harmonie d’ensemble que l’on nomme cosmos.

Le principe de tout est dans la relation. Dans la coïncidence des choses et des gens faisant de la vie ce qu’elle est. Être relié, être en relation, voilà bien la poésie éparse donnant tout son sel au donné mondain. C’est cela même qui constitue cet émotionnel indéfini dans lequel tout un chacun se sent de plain-pied avec ce qui l’entoure. D’où la nécessité de saisir ces croisements qui sont comme autant de hiéroglyphes qu’il convient de déchiffrer.

Cette « reliance » fondamentale, c’est-à-dire ce désir d’être avec et d’être en confiance se retrouve avec constance, tout au long des histoires humaines, dans toutes les associations faisant de la fraternité l’élément moteur du vivre-ensemble. Reliance ! Ce néologisme permet de comprendre la complexité ou l’entièreté humaine à partir du partage des affects. N’est-ce point cela cette affectio societatis d’antique mémoire ?

Des hétairies grecques à la Franc-maçonnerie contemporaine, en passant par les différentes gnoses et autres cultes à mystères, la liste est longue de toutes ces sociétés secrètes qui firent fond sur le lien étroit existant entre l’invisible et le visible, l’immatériel et le matériel. Montrant ainsi la correspondance existant entre les hauteurs célestes et les parties obscures de la conscience collective. Relation permettant, au travers du sentiment d’appartenance, d’être à la hauteur du quotidien.

C’est parce qu’elle a su saisir où se nouaient les rapports secrets d’une telle reliance que la Franc-maçonnerie a pu, au XVIIIe ,  être en phase avec l’esprit des temps modernes. Ce qui lui permit, tout au long du XIXe siècle, d’avoir une indéniable performativité et d’exercer une réelle influence sur le devenir social. Très précisément en ce qu’elle sut mettre en musique les points nodaux où s’articulaient les lames de fond animant la société.

Ainsi, avec la sensibilité hétérodoxe, cœur battant de la maçonnerie authentique, elle s’opposa aux dogmatismes institutionnels, privilégiant l’éducation individualiste, le rationalisme, et le  progressisme (progrès infini). On a là le tripode fondateur d’un contrat social aboutissant à la conception d’une République Une et Indivisible. Mais voilà, dans les métamorphoses propres à l’humanité, ces valeurs sociales ont fait leur temps. Elles se sont, peu à peu, saturées. Par usure, d’instituantes elles sont devenues instituées. Et du coup, elles fatiguent et ne sont plus attractives !

D’où la nécessité de savoir mettre en musique l’hétérodoxie d’une autre manière afin de repérer les formes que prend l’imaginaire postmoderne. Car c’est bien cela dont il s’agit : repérer la vie cachée et secrète qui est le fond (le fonds) des sociétés contemporaines. Démarche exigeante, n’autorisant plus à être un Don Quichotte, ce « chevalier à la triste figure », luttant contre des moulins à vent, mais bien au contraire, en référence à la Tradition, savoir lire, c’est-à-dire déchiffrer ou épeler la rhétorique sociale du moment. Ce qui est, et non ce que l’on aimerait qui soit !

Est-ce paradoxal ? Pas forcément, car la sagesse ésotérique existe. Et revenir aux racines, être ce que dans les Arts poétiques Horace nomme un « laudator temporis acti »[1], c’est faire preuve de radicalité. Et, ainsi assuré, éviter les facilités du verbiage, les délices désuets de l’opinion, ou la doucereuse sentimentalité, qui sont les caractéristiques essentielles de la vilenie contemporaine. Vilénie ne manquant pas de contaminer la maçonnerie en la confondant avec un parti politique. Maçonnerie se contentant de produire des planches « sociétales » à connotation socialiste !

Mais la Maçonnerie de tradition a quelques clefs permettant d’accéder au secret propre au chemin de pensée ésotérique. Elle peut, par la fidélité aux racines donner quelques indications pour entreprendre la quête toujours renouvelée de ce qui est. J’appelle cela l’enracinement dynamique. En la matière, ne plus réduire l’autre au même, mais bien savoir exhausser l’altérité : l’autre de la communauté, l’autre de la nature, ou l’Autre de la déité .

C’est-à-dire repérer qu’un autre tripode est là, déjà, à l’œuvre dans la société officieuse. Et qu’il convient donc de l’accompagner. Ne serait-ce que pour lui faire donner le meilleur de lui-même.

En la matière, revenant aux racines, repérer l’appétence pour l’initiation, montrer que cela se fait en fonction de l’émotionnel, et ce, en usant d’une philosophie progressive. Dès lors, la res publica est diverse. La mosaïque en est l’illustration achevée qui cohére les différences en les laissant être ce qu’elles sont. Voilà l’intemporel trésor des sociétés secrètes. Voilà en quoi, prenant ses assises à partir de ses racines, la Franc-maçonnerie sera en phase avec l’esprit du temps et pourra redevenir le centre de l’union qui est son essentielle vocation.

Pourquoi parler de démarche ésotérique ? Sinon parce que dans le balancement des histoires humaines, au régime diurne de l’imaginaire, succède un régime nocturne (Gilbert Durand).

Et, en ces époques, la postmodernité est du nombre, où prévaut le clair-obscur de l’existence, alors renaît le goût des sensations de l’âme. Donc, celui du mystère. Une phrase de Balzac, dans son romain « Louis Lambert » pourrait nous aider à comprendre cela : « Abyssus abyssum – Notre esprit est un abîme qui se plait dans les abîmes ».

L’impératif des Lumières, dont la dynamique fut impérieuse et, en son temps, salutaire, s’achève en eau de boudin : l’idéologie de la transparence. D’où, en compensation, d’une manière diffuse, l’appétence pour ce qui est caché, voilé. Ne sont-elles pas belles ces fleurs en bouton dont on attend l’efflorescence ? Et dans l’amour les plus doux aveux ne se font-ils pas dans le secret ? Les choses cachées ne manquent pas d’attrait. « Oh nuit, comme il est doux ton mystère ». Et le mystère est cela même qui unit des initiés entre eux.

Allons plus loin. L’indéniable apport de la psychanalyse, dont Freud a jeté les bases, et celui de la psychologie des profondeurs que l’on doit à C.G. Jung, reposent, justement, sur la nécessité de prendre en compte, à côté de la pure raison, ce non rationnel à l’œuvre dans la vie individuelle et collective. Ce qui apparaît de l’iceberg n’étant qu’une toute petite partie d’un ensemble plus vaste.

L’instant obscur, la part maudite, le rôle de l’ombre. Voilà ce qu’est la démarche initiatique. Ce dont la maçonnerie de tradition recherche, toujours et à nouveau l’arcane et qui est au cœur même de l’inconscient collectif contemporain. Il est frappant de voir combien l’exigence intellectuelle du moment est totalement indifférente aux certitudes proposées par les grands systèmes élaborés lors de la modernité. Comme l’a rappelé le philosophe J.F. Lyotard, la postmodernité est bien « la fin des grands récits de référence ».

Et du coup, l’on revient, empiriquement, au rôle que joue l’initiation dans la nécessaire socialisation des énergies juvéniles. A l’importance de l’émotionnel, c’est-à-dire de ce que j’ai nommé la « raison sensible », dans la construction personnelle et collective. Ce que la « philosophie progressive » dont la maçonnerie a gardé le secret résume magistralement.

Progressivité : la Vérité n’est pas donnée une fois pour toutes. Elle est relative, c’est-à-dire vecteur de mise en relation : avec les autres et le monde. Comme le rappelle Martin Heidegger, tout au long de son œuvre, elle est dévoilement momentané, jamais achevé, toujours à refaire. Au plus près de son étymologie grecque : « a-létheia », elle ôte le voile. Mais étant entendu qu’il n’y a dévoilement que parce qu’existe le retrait, ce qui est caché !

C’est ainsi que l’inquiétude contemporaine rejoint la traditionnelle quête de ce qui est caché. Pour le dire à la manière de Fernando Pessoa, dans son inestimable œuvre ésotérique, c’est une « intranquillité » qui, racinée dans le passé, indique les chemins du futur. Et, rappelant que la Maçonnerie est un Ordre secret ou plus exactement un ordre initiatique, il signale que « du reste, tout ce qui se fait de sérieux ou d’important en réunion, dans ce monde, se fait secrètement ».

D’où la nécessité d’une analyse sereine et minutieuse, rappelant la perdurance du caché à trouver dans les moments forts des cultures humaines. Pour ne citer que quelques exemples, c’est bien sûr la quête du Graal, propre à la tradition chevaleresque. C’est ainsi que le rappelle Goethe, qui en savait un bout sur la maçonnerie, dans son Faust, la coupe du roi de Thulé. Ce que l’on retrouvera dans la coupe du félibrige de Frédéric Mistral :

« Coupo Santo        

E versanto

Vuejo Abord

Lis estrambord

E l’emavans difort ! »

(Coupe sainte et débordante, verse à plein bord, verse à flot les enthousiasmes et l’énergie des forts !)

Cette coupe perdue et à retrouver, est cela-même qui donne une ébriété collective. Éternelle recherche dionysiaque des hétairies grecques, ces sociétés au pouvoir occulte ! Quête orgiastique, c’est-à-dire de la passion commune, étant le propre des maçons opératifs du Moyen-Âge, et qui renaît dans l’auberge du « Grill et de l’oie » des loges londoniennes au XVIIIe siècle. C’est bien aussi celle des efflorescences juvéniles postmodernes qui en leurs afoulements rejouent le désir d’un idéal communautaire. Voilà ce à quoi conduit la « reliance » maçonnique. Celle d’un égrégore cause et effet d’un humanisme intégral, d’antique mémoire retrouvant, de nos jours, force et vigueur.


[1] « Être celui qui loue les temps passés »  (Horace)

03/02/24 : « De l’Orient à l’Occident… » aux XIes Rencontres de l’Académie Maçonnique Provence

Samedi 3 février2024, au Château Saint-Antoine à Marseille, les Rencontres Académie Maçonnique Provence, onzième édition, vous invite, de 10 heures à 17 heures, à trois conférences ayant pour thème « De l’Orient à l’Occident… »

Château Saint-Antoine
Château Saint-Antoine

Nous vous faisons part de leur newsletter du 21 décembre 2023.

« Ma Très Chère Sœur, Mon Très Cher Frère,

Nous sommes heureux de poursuivre les rencontres de l’Académie Maçonnique Provence en 2024.

Après étude du sondage que nous vous avions proposé, nous avons apporté deux modifications majeures :

– Nous aurons 3 conférenciers et non 4, car certains nous ont signalé que le nombre et la densité des conférences ne permettaient pas toujours une attention profitable. Ainsi, chaque intervenant aura un peu plus de temps d’expression.

– Après la 3e conférence, nous aurons le temps des rencontres et de dédicaces avec les auteurs. Cette rencontre aura lieu dans la salle humide avec boissons et « petit goûter ». Nous vous proposons ainsi un temps d’échanges fraternels supplémentaire avec les conférenciers et entre nous avant de nous quitter.

Le programme de la journée sera donc le suivant :

– 9h00 : Accueil des participants ;

– 10h00 : Mot d’accueil et de présentation de la journée;

– 10h15 : 1ʳᵉ conférence et échanges avec les participants ;

– 11h30 : 2ᵉ conférence et échanges avec les participants ;

– 13h00 : Agapes fraternelles

– 14h30 : 3e conférence et échanges avec les participants ;

– 15h45 : Conclusions et Chaîne d’Union ;

– 16h00 : Rencontre et dédicaces avec les auteurs et pot de départ.

À l’occasion de ces XIes Rencontres, nous aurons l’honneur d’accueillir

  • Christophe RICHARD, auteur, GODF, Initiations tantriques, initiations maçonniques (UBIK,
Serge Caillet.
  • Serge CAILLET, auteur Les Compagnons d’Alexandrie (La Tarente)
  • Raphaël LIOGIER, sociologue, philosophe, professeur des Universités, membre du GODF, auteur du Le sens symbolique de l’inspiration orientale de la Franc-maçonnerie

Nous avons aussi le plaisir de te proposer de t’abonner ou de renouveler ton abonnement annuel à nos activités :

L’abonnement annuel est inchangé (35€) et te donnera accès gratuitement (hors repas) aux deux rencontres de l’année 2023 ainsi qu’aux manifestations organisées par les Académies de Lyon, Lille, Toulouse et Paris.

Nous comptons sur ton soutien qui nous aide grandement à organiser en toute sécurité ces Rencontres réservées aux Frères et Sœurs Maîtres de toutes les obédiences.

À l’issue des conférences, nous vous enverrons les textes des conférenciers de même que l’enregistrement intégral des conférences et des échanges qui suivront.

La participation aux frais de repas (25 €) comprend le café d’accueil, le déjeuner (entrée, plat, fromages, dessert, boissons, café), ainsi que le pot départ (boissons et amuse-bouche)

Je m’inscris aux XIᵉˢ Rencontres du samedi 3 février 2024

Merci de diffuser cette invitation à tous les Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

Toute l’équipe te souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année.

Salutations très fraternelles,

Alain Boccard

Président »

PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l’Académie Maçonnique Provence sont toujours disponibles en cliquant ICI:

David Taillades.

Toujours disponibles :

David Taillades : Aperçus sur les origines médiévales de la Franc-maçonnerie

Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir

Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?

Marc Halévy, Kabbale et Franc-Maçonnerie.

Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles

Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA

Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté

Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram

Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie

Claire Reggio: Temple et lumière, une question d’orientation ?

Infos pratiques

Le château Saint-Antoine – 10 Bd Jules Sebastianelli, 13011 Marseille/L’Académie Maçonnique Provence . Crée en 1792 le château Saint-Antoine est une grande bastide du 11e arrondissement de Marseille inspirée des palais italiens. La demeure, évoquée dans « Le Château de ma mère » de Marcel Pagnol est la mémoire de l’héroïque commandant de Robien, l’un des propriétaires en 1907.

Source : Newsletter des Rencontres de l’Académie Maçonnique Provence du 21 décembre 2023

[NDLR : « De l’Orient à l’Occident », quel beau voyage à travers les cultures, les époques et les spiritualités.

L’histoire de l’humanité est une fresque riche, tissée de fils multicolores, s’étendant de l’Orient mystique à l’Occident pragmatique. C’est un tableau où se rencontrent et se mêlent des civilisations, des philosophies, des arts et des sciences, chacune apportant sa pierre à l’édifice de notre monde commun.

L’Orient, berceau des civilisations anciennes, est le gardien de traditions séculaires et de sagesses profondes. L’Orient est aussi une terre de spiritualité.

En voyageant vers l’Occident, on traverse des terres aux mille visages, où l’histoire a laissé son empreinte dans chaque pierre. L’Occident, avec son héritage gréco-romain, a façonné le monde moderne à travers la Renaissance, l’ère des Lumières et la révolution industrielle. C’est un monde où la raison et la recherche de la liberté ont ouvert la voie à des innovations et des découvertes sans précédent. Les métropoles occidentales, dynamiques et cosmopolites, sont les témoins de cette quête incessante de progrès.

L’échange entre l’Orient et l’Occident est une danse continue de deux mondes, où chaque pas est un dialogue entre le passé et le présent, la tradition et la modernité.

Cette traversée de l’Orient à l’Occident n’est pas seulement géographique, elle est aussi spirituelle et intellectuelle.Nous caressons l’espoir que les actes de ce très intéressant colloque seront prochainement édités.]

Le journal d’une vie de Jacques-Louis Ménétra, compagnon vitrier du Devoir

Pour ce remarquable ouvrage, fruit d’un longue aventure collective et inédit pour partie, l’historien et universitaire français, Professeur au Collège de France de 1998 à 2004, Daniel Roche (1935-2023), dont les travaux portent essentiellement sur l’histoire culturelle et sociale de la France d’Ancien Régime, a su s’entourer d’une équipe de grands historiens présentés dans la notice bibliographique.

Le siècle des Lumières, tirant son nom de la volonté d’un nouveau courant philosophique combattant l’ignorance et favorisant la diffusion du savoir, aurait-il laissé la littérature populaire dans les ténèbres ? Entendons-nous bien, par populaire nous comprenons qui a trait au peuple ou qui émane du peuple. Car le journal d’une vie de Jacques-Louis Ménétra (1738-1812), compagnon vitrier du Devoir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle entre dans cette catégorie. Ce récit autobiographique, document unique et donc exceptionnel – le livre contenant la seconde partie du manuscrit de Jacques-Louis Ménétra jusqu’alors jamais publié –, sort de l’oubli dès 1977 grâce à l’intérêt que Daniel Roche porte à ce type de culture et à la vie quotidienne des artisans de l’époque.

Par son franc-parler, sa goguenardise, sa joie de vivre, son sens de l’observation, notamment pour tout ce qui concerne le petit peuple auquel il appartient, Jacques-Louis Ménétra, Parisien le Bienvenue, inscrit très consciemment tout dans ses écrits, même mineurs, ainsi que dans ces poèmes – parfois de simples quatrains ou sixains – grivois ou non et chansons. Ce « Rousseau à l’atelier », comme certains le surnomment, nous fait découvrir un Paris de son temps et nous raconte aussi une France rurale, une France des champs.

Jacques-Louis Ménétra était vitrier. Fils d’un petit artisan vitrier de Paris, il devient compagnon du Devoir et voyagea entre les années 1750 et 1760. Sachant lire et écrire, il commence à écrire en 1764, sans doute par étapes, et continua dans cette voie jusqu’en 1802, date à laquelle il le recopia entièrement. Tout en produisant une littérature variée dans laquelle on peut trouver des anecdotes amusantes et des vers curieux. C’est ainsi qu’il relate une série d’aventures vécues lors de son Tour de France, le conduisant surtout dans le Midi et l’Ouest du pays. Il nous conte ses rencontres avec les mères, les cérémonies, les luttes et bagarres avec d’autres coteries, mais aussi ses furtives rencontres féminines… Peut-il être représentatif de son milieu urbain et populaire ? Certes non, et ce à bien des égards. Plutôt une figure atypique, ne serait-ce que parce qu’il voulait être écrivain. Même si c’est par hasard que son manuscrit survit à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

C’est justement ce que souligne l’introduction « Le vitrier, la plume et l’encrier » qui nous donne tous les détails – nombre de folios, etc.

La belle originalité de cet ouvrage, c’est d’offrir une approche au moyen d’un « Abécédaire », facilitant la lecture, avec des entrées telles que : Aventure, Bonaparte, Compagnonnage, Dieu, Enfance, Femme, Grande gueule, Honneur. Révolution, Sexe, Tolérance, Urbain, Vitrier, Xystique. Le manuscrit Ménétra a fait l’objet d’une modernisation et d’une régularisation concernant l’orthographe. Ses écrits présentent, page de gauche, un fac-similé et, sur celle de droite, la transcription. De plus, ce livre contient de nombreuses illustrations de qualité qui enrichissent l’expérience de lecture. Pour aller plus loin, un choix de lectures est proposé.

Lucide, Jacques-Louis Ménétra, homme en son temps et en son lieu, s’interroge sur le destin de l’homme, la signification de l’existence, les croyances… Refusant tout fanatisme, son témoignage reste toujours d’actualité et peut nourrir, encore et toujours, notre réflexion de maçon.

Georg Éditeur a été fondée en 1857, ce qui fait l’une des plus anciennes maisons d’édition en Suisse. À partir de 1874, elle prend le titre honorifique de « Librairie de l’Université ». Parallèlement à son activité de libraire, Georg se forgera au fil du temps une solide réputation d’éditeur universitaire. Au cours de son histoire, elle a joué un rôle important dans la diffusion de la littérature et du savoir. Sa longue existence témoigne de son adaptation aux évolutions du monde de l’édition et de son engagement envers la promotion de la littérature et du savoir. Ses collections sont dans les thématiques suivantes : histoire, société (dont les collections « L’Équinoxe », « Demain j’arrête… », « Europe »), sciences humaines, droit et philosophie, psychologie (dont la collection « Études jungiennes »), écologie et développement durable (dont la collection « Sebes »), etc.

En 2022, les éditions Georg lancent la collection « Kraft », publiant de courts essais à prix modique (inspirée de la collection « Tracts » de Gallimard).

Les lumières minuscules d’un vitrier parisien-Souvenirs, chansons et autres textes (1757-1802) de Jacques-Louis Ménétra

Daniel Roche (dir.)Georg Éditeur, 2023, 456 pages, 25 €

Parler pour ne rien dire en Franc-maçonnerie…

Nous accueillons aujourd’hui une nouvelle rubrique avec notre Sœur Adélaïde Della Langoust, qui chaque semaine nous proposera un dessin d’humour maçonnique. Cette semaine elle ouvre le bal avec ce thème si cher aux Francs-maçons qu’est le silence.

Les influenceurs maçonniques 2023 – Première partie

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Ah, voilà que mon Frère Franck a pris le large pour un peu de répit, me laissant le soin de tenir la baraque pendant quelques jours ! Alors, j’ai pensé à un truc sympa : parlons des influenceurs maçonniques qui ont marqué l’année. Pas de premier ni de dernier ici, car en 2024, on veut que la Maçonnerie fasse son petit bonhomme de chemin sur le net, tout naturellement. Un gros merci à tous ceux que je vais citer dans cet article, en première et en deuxième manche. Si j’oublie quelqu’un, pas de souci, on rattrapera ça l’année prochaine! Cela me permettra de découvrir des nouveaux talents !

En fait, qu’est-ce qu’un influenceur et surtout est-ce que l’on en a vraiment en Franc-Maçonnerie?

En effet, la question mérite d’être posée : qu’est-ce qu’un influenceur, surtout dans le contexte spécifique de la Franc-Maçonnerie? Historiquement, les maçons ont œuvré dans l’ombre, privilégiant la discrétion et la subtilité dans leurs actions et interactions. Pourtant, à l’ère du numérique, le concept d’influenceur semble s’infiltrer même dans les couloirs les plus vénérables de nos loges. Ces individus, armés de leur présence digitale, se distinguent non par le port ostentatoire de leurs tabliers ou par l’éclat de leurs bijoux, mais plutôt par la portée de leurs mots et la résonance de leurs idées sur les plateformes en ligne. Ils partagent leurs réflexions, éclairent sur les principes maçonniques et débattent sur des sujets de société, tout en respectant cette frontière délicate entre divulgation et discrétion.

Mais alors, peut-on véritablement parler d’influenceurs en Franc-Maçonnerie, comme on le ferait pour d’autres sphères de la société? La réponse n’est pas si simple. Certes, il existe des frères et sœurs qui, par leur savoir, leur éloquence et leur capacité à toucher un public au-delà des colonnes du temple, contribuent à modeler la perception de la maçonnerie dans l’espace public. Ces maçons modernes, connectés et engagés, utilisent les réseaux sociaux et autres canaux numériques pour propager des messages empreints de fraternité, de réflexion philosophique et d’humanisme.

Franco HUARD – Auteur et Animateur de l’émission Sous le Bandeau

Ah, vous pensez déjà que je vais me lancer des fleurs en me mettant en tête de liste des influenceurs! Et bien, vous n’avez pas tout à fait tort : qui mieux que soi-même pour se faire valoir, n’est-ce pas? Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente : je suis Franco Huard, un nom qui résonne un peu dans le monde maçonnique (il faut rester humble non?) depuis pas mal d’années. Mais ce n’est pas tout, j’anime aussi un podcast, « Sous le Bandeau », depuis plus de six ans.

« Sous le Bandeau », c’est notre petit coin de partage et de discussion sur tout ce qui touche à la Franc-Maçonnerie, que ce soit ici au Canada ou sur la scène internationale. Notre émission est une vraie caverne d’Ali Baba pour ceux qui s’intéressent à la maçonnerie, qu’ils soient initiés ou non. On y parle de l’actualité maçonnique, on décortique les sujets brûlants et on accueille des invités (quand ils daignent nous faire l’honneur de leur présence) pour plonger ensemble dans les mystères de la Franc-Maçonnerie.

Il est crucial de préciser que « Sous le Bandeau » est une émission indépendante de toute obédience. Les opinions, les connaissances et les passions partagées par nos animateurs et nos invités n’engagent qu’eux. Ici, pas de prétention à détenir la vérité absolue, juste une honnête curiosité et une envie de partager. Notre ligne de conduite, c’est la discrétion : pas question de dévoiler l’identité d’un frère ou d’une sœur sans son accord, ou à moins que son appartenance maçonnique soit déjà un secret de Polichinelle. Pareil pour les lieux maçonniques. Et bien sûr, on ne dévoile rien qui pourrait nuire à la Franc-Maçonnerie ou à ses membres. Après tout, Internet est déjà bien assez grand pour ça!

Site web du podcast: https://souslebandeau.ca

Hervé H. LECOQ – Auteur, Chroniqueur, Podcasteur et Youtubeur

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Ah, Hervé! Si je devais le décrire, je dirais qu’il est le « couteau suisse » de la Franc-Maçonnerie, un genre de super-héros sans cape, mais avec une plume, une caméra et une tonne de savoir. Que ce soit en tant qu’auteur, chroniqueur ou Youtubeur, il est partout! Avec les années, il n’est pas seulement resté un Frère, mais il est devenu un ami de confiance et un compagnon de route inestimable dans nos aventures maçonniques.

Le 17 octobre 2023, un petit événement a eu lieu, et pas des moindres : la réédition de son livre « Humanité Artificielle: L’Apprenti de la Résistance ». Un coup de maître, disponible sur Amazon pour tous ceux qui veulent plonger dans un monde où la franc-maçonnerie rencontre la science-fiction. On a même causé de ce bouquin lors de nos émissions sur l’intelligence artificielle. Et franchement, avec la montée en puissance de l’IA, la réédition du livre d’Hervé tombait à pic!

Mais ce n’est pas tout! Hervé met aussi sa plume au service de Franc-Maçonnerie Magazine. Chaque mois, il y dévoile un peu de l’histoire maçonnique, avec son style unique qui nous fait voyager dans le temps. Et pour ceux qui préfèrent les images aux mots, sa chaîne YouTube @hervehlecoq, forte de plus de 5000 abonnés, est une mine d’or. Chaque mois, il y propose du contenu riche et varié sur la Franc-Maçonnerie. C’est une vraie caverne d’Ali Baba pour les passionnés! Hervé, c’est un peu notre phare dans le brouillard de l’ignorance, il éclaire notre chemin avec ses connaissances et sa passion.

Franck FOUQUERAY – Auteur, Éditeur et Directeur des publications chez 450.fm

Ah, Franck! Parler de lui, c’est pas juste une corvée pour garder mon job, c’est un vrai plaisir! Blague à part, j’ai un respect énorme pour mon ami, qui est à la fois auteur, mon Directeur des publications, et surtout, un Frère admirable. Si vous ne le connaissez pas encore, laissez-moi vous dire que vous ratez quelque chose! Franck, c’est l’auteur prolifique derrière une palanquée de livres qui ont marqué les esprits ces dernières années.

Jetons un œil à son palmarès : pas moins de 10 ouvrages sur les spiritualités et un sur les changements du monde. Rien que ça! Et ce n’est pas tout : il est le grand manitou des éditions LOL et le président fondateur du site 450.fm. Ah, et n’oublions pas, c’est un conférencier hors pair aussi.

450.fm, parlons-en! Ce n’est pas juste un nom sympa à prononcer (4…5…0, et pas quatre cent cinquante, s’il vous plaît!), c’est une véritable révolution dans le monde médiatique maçonnique. Gratuit, accessible, et bourré d’infos et d’analyses sur la Franc-Maçonnerie, ce média est devenu incontournable. Avec sa diversité de sujets, et une équipe d’auteurs et d’autrices aux plumes affûtées, 450.fm brille par sa richesse et son originalité. Franck a réussi un tour de force : créer un espace où la Franc-Maçonnerie se vit et se partage, dans toute sa splendeur et sa complexité. Chapeau, l’artiste!

Patrick WESTLINCK – Organisateur du Salon Masonica

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Tout récemment, j’ai eu le plaisir de croiser le chemin de notre Frère Patrick, lors du Salon Maçonnique de Lille à Ronchin. Ce fut une rencontre mémorable, d’autant plus que Patrick est l’un des cerveaux derrière cet événement phare pour les Francs-Maçons de toute la francophonie.

Ce salon, c’est un peu la coupe du monde de la Franc-Maçonnerie! Organisé par les obédiences maçonniques françaises, qui rassemblent plus de 140 000 frères et sœurs, et avec le soutien de l’Institut Maçonnique de France, c’est un véritable melting-pot d’idées et de cultures maçonniques. Ces obédiences, dans toute leur diversité, portent haut les valeurs universelles de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Tolérance. C’est le cœur battant de notre démarche initiatique et spirituelle, partagé par tous les francs-maçons du globe. Depuis près de trois siècles, la Franc-Maçonnerie irrigue la pensée occidentale, à la croisée des spiritualités, des courants religieux et humanistes.

Mais revenons à notre Frère Patrick. Ce salon, c’est son bébé, et quelle réussite! Chaque année, le temps d’un week-end, des milliers de personnes se rassemblent pour partager, apprendre, et vivre la maçonnerie. Et Patrick, avec son équipe, ne s’arrête pas là. Tout au long de l’année, ils alimentent la flamme avec des vidéos et des articles disponibles sur le web. C’est un travail colossal, mais tellement vital pour maintenir le lien entre tous ces frères et sœurs éparpillés aux quatre coins du monde. Patrick, c’est un peu notre maître d’orchestre, celui qui fait vibrer les cordes de la fraternité maçonnique!

Conclusion

J’espère sincèrement que vous avez pris autant de plaisir à lire cette première partie que j’en ai eu à l’écrire. Je suis déjà en train de mijoter la suite, où je vous présenterai d’autres figures marquantes de notre belle communauté, des auteurs de talent et des amis chers à mon cœur. Si ces quelques lignes vous ont plu, faites passer le mot! Partagez cet article autour de vous, et ensemble, continuons à tisser les liens qui unissent notre grande famille maçonnique. Restez branchés, le meilleur reste à venir!