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Entre lumières et mystères : Frappez à la porte de la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie, souvent enveloppée de mystère et d’énigmes, opère selon le principe de « Frappez et l’on vous ouvrira ». Ce concept, emprunté à un verset biblique (Matthieu 7:7), illustre bien la manière dont les candidats sont accueillis au sein de cette organisation séculaire. Jérôme Touzalin développe cela en plusieurs chapitres, visant à éclaircir l’histoire, les principes, les rites, les symboles, et enfin les critiques et les malentendus qui entourent la franc-maçonnerie.

Avant tout, revenons sur le parcours de celui qui a déjà commis, en 2017, Promenades maçonniques-Chroniques.

Jérôme Touzalin est un dramaturge français né le 23 février 1941 à Tours. Après des études classiques à Châtellerault, il s’installe à Paris où il collabore avec l’académicien français Thierry Maulnier et l’écrivain Gilbert Prouteau, tout en suivant les cours de Tania Balachova. Il est connu pour ses pièces de théâtre et ses nouvelles, qui ont été diffusées sur France Culture ou France Inter, et certaines de ses œuvres ont même été jouées sur les planches, y compris dans le cadre du festival off d’Avignon. Ses écrits sont souvent des comédies psychologiques explorant les relations entre hommes et femmes, avec des œuvres notables telles que « Chloé » et « Le Passager ». Jérôme Touzalin est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur la franc-maçonnerie, thème qui le passionne. Profondément ! Il a écrit des livres qui explorent divers aspects de la franc-maçonnerie, allant de l’initiation aux symboles et aux rituels, ainsi qu’à l’histoire et à la philosophie maçonnique. Ses écrits maçonniques visent à éclairer le lecteur sur cette organisation souvent mystérieuse, en dévoilant certains de ses secrets et en partageant les enseignements et les valeurs qui y sont associés.

La contribution de Jérôme Touzalin à la littérature maçonnique montre son intérêt pour les sujets ésotériques et son désir de rendre accessibles ces connaissances au grand public.

Notre frère est aussi connu pour être le Grand Maître de la Grande Loge de l’Europe et de la Méditerranée (GLEM). Nous imaginons, bien volontiers, que cela implique une responsabilité significative, car cela signifie diriger les loges sous sa juridiction, veiller au respect des rituels et des traditions, ainsi que promouvoir les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, et de tolérance. Dans le cas de la GLEM, cela inclut aussi un travail sur la compréhension et la coopération entre les cultures européennes et méditerranéennes, enrichissant ainsi l’expérience maçonnique par le dialogue et l’échange. L’ouvrage de Jérôme Touzalin est dédié à la GLEM.

La franc-maçonnerie ? « Frappez et l’on vous vous ouvrira », publié en 2024 par Les impliqués Éditeur, explore en 152 pages la franc-maçonnerie sous un angle éclairant et démystifiant. Vendu à 17 €, cet ouvrage s’attache à dissiper les légendes, inventions, et mensonges les plus absurdes qui entourent souvent la franc-maçonnerie. Jérôme Touzalin met en avant la dimension intellectuelle de la franc-maçonnerie, soulignant son engagement à comprendre le monde pour le rendre plus fraternel.

Le titre même de l’ouvrage, inspiré du verset de l’Évangile selon Matthieu, suggère une ouverture vers la compréhension et l’accueil, valeurs chères à la franc-maçonnerie. L’auteur invite le lecteur à découvrir, à travers les pages de son livre, comment la franc-maçonnerie œuvre pour tracer une voie apaisée au milieu des rivalités humaines.

Les textes présentés, qu’ils soient issus de travaux en loge ou publiés sur des sites maçonniques, mettent en lumière la manière dont la franc-maçonnerie – activité intellectuelle dédiée à la compréhension du monde et à la promotion de la fraternité – valorise la diversité. Cette dernière est perçue non comme une source de division, mais comme une richesse favorisant le progrès. Ainsi, Jérôme Touzalin révèle que la franc-maçonnerie est un lieu d’accueil et d’espérance pour la diversité, un espace où celle-ci est attendue et célébrée.

Il souligne combien les légendes, les inventions et les mensonges sur la franc-maçonnerie persistent malgré leur absurdité.

Une illustration due à Rodolphe Touzalin

Jérôme Touzalin explique que la franc-maçonnerie travaille principalement à tracer une voie apaisée au milieu du tumulte humain, dominé par des rivalités barbares. Il présente la franc-maçonnerie comme un lieu où la diversité, souvent source de peur, est non seulement acceptée, mais aussi souhaitée et considérée comme une richesse qui fait progresser, plutôt que comme une source de division.

À travers cet ouvrage préfacé par Franck Fouqueray fondateur de « 450.fm, Journal de la FM sous tous ses angles », Jérôme Touzalin offre une perspective rafraîchissante et profondément humaine sur la franc-maçonnerie, invitant le lecteur à frapper à la porte pour découvrir par lui-même les richesses de cette tradition intellectuelle et fraternelle.

En 26 chapitres, l’auteur nous invite donc vraiment à pousser la porte…

Afin de coller à l’actualité – de nombreuses questions se posent quant à l’usage pour réaliser des planches par exemple quant à l’intelligence artificielle (IA) – nous avons aimé sa réflexion sur cette sur la fameuse intelligence artificielle dont on parle tant aujourd’hui.

Jérôme Touzalin aborde de manière profonde et poétique les préoccupations contemporaines sur l’intelligence artificielle, en interrogeant sa relation avec la liberté humaine, sa capacité à imiter ou surpasser l’intelligence humaine, et l’impact éthique de son utilisation. Ses propos mettent en lumière l’inquiétude commune que l’IA puisse restreindre ou éroder la liberté humaine. En se référant à Spinoza, il est suggéré que notre perception de la liberté est limitée par notre ignorance des causes qui nous déterminent, une perspective qui invite à réfléchir sur les implications de l’IA sur notre autonomie.

L’auteur soulève la question de la véritable nature de l’intelligence, en la définissant comme la capacité à établir des connexions et des intersections, une définition qui peut s’appliquer tant à l’IA qu’à l’humain. Cependant, il met en garde contre la perception de l’IA comme une menace, en la présentant plutôt comme un outil qui, bien que puissant, reste une création humaine dépendante de l’électricité et, par extension, de l’homme lui-même. Son texte explore aussi l’idée que le progrès technique est inévitable et peut être bénéfique, mais souligne l’importance de l’éthique dans l’utilisation des outils que nous créons. La responsabilité repose sur l’humanité et son usage de l’IA, rappelant la célèbre citation de Rabelais sur la science sans conscience. Enfin, Jérôme Touzalin questionne la capacité de l’IA à reproduire l’émotion et la créativité humaines, suggérant que malgré sa capacité à imiter ou à faciliter la création, l’IA ne peut pas ressentir d’émotion réelle ou comprendre la beauté de la même manière qu’un être humain. Il conclut avec un appel à la confiance dans la supériorité de l’intelligence humaine sur l’IA, non seulement en termes de capacité à éprouver des émotions et à créer de l’art, mais aussi dans notre capacité à utiliser judicieusement les outils technologiques que nous développons. Il met l’accent sur l’importance de la responsabilité humaine dans la direction que prendra l’utilisation de l’IA, soulignant le rôle potentiel des francs-maçons dans la canalisation du progrès technique pour le bien de l’humanité.

En somme, ce livre, objectif et informatif, offre un aperçu de la franc-maçonnerie et de ses principes, et pourrait être une lecture intéressante pour ceux qui cherchent à en savoir plus sur le sujet.

Les Éditions Les Impliqués sont une maison d’édition fondée en 2014. Elles se consacrent à la publication d’ouvrages relevant de divers domaines tels que la littérature, les récits personnels, les essais et les témoignages. Elles sont une structure éditoriale récente fondée par L’Harmattan et ont pour ambition de proposer au public des ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines des sciences humaines et de la création littéraire.

Leur philosophie est de proposer et de diffuser vos ouvrages auprès du plus large lectorat possible et faire de vous un auteur fier et heureux. Ils offrent également un service d’évaluation de manuscrits pour les auteurs qui cherchent à se faire publier. Leur siège est situé au 21 Bis Rue des Écoles, à Paris dans le 5e arr.

La franc-maçonnerie ? « Frappez et l’on vous ouvrira »

Jérôme TouzalinLes impliqués Éditeur, 2024, 152 pages, 17 €

Disponible chez DETRAD ou dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre. Achetez dans votre zone, chez votre libraire préféré, pour qu’il continue à vous conseiller, à vous inspirer, à vous faire rêver et, surtout, à animer votre quartier !  

La géométrie en franc-maçonnerie

Que nul n’entre ici s’il n’est pas géomètre et qu’il n’y pénètre pas davantage s’il n’est que géomètre.

La géométrie, en Franc-maçonnerie, Art libéral, nous permet de tracer, mesurer, et in fine, appréhender l’inintelligible. C’est avec elle que la construction se fonde, que la raison et le raisonnement s’ancrent durablement pour accéder à l’univers… Peut-être.

Manier l’équerre qui dresse régulièrement les matériaux, le compas qui établit les mesures exactes au juste écartement de ses branches, la règle emblème du jugement juste et de la raison, le niveau, encore… Fondamentale, dès leur 5 ans d’initiés(es), elle n’est pourtant pas toujours gage de confort et de compréhension pour les littéraires (qui voient tout aussi bien, que les matheux, avec le cœur) qui pourraient connaître quelques angoisses à reprendre équerre, règle et compas…

« Le carré est un triangle qui a réussi ou une circonférence qui a mal tourné ». Pierre DAC

Toute la vérité sur les terribles rituels des maçons de Riga

De notre confrère rus.lsm.lv

« Le maître en Chaire demande à l’initié s’il est impliqué dans le meurtre d’Hiram, dont le cadavre se trouve dans le cercueil », décrit « Aujourd’hui » les rituels maçonniques pratiqués à Riga le 17 février 1924. Et elle a immédiatement ajouté : « Les francs-maçons se sont également engagés dans des actes pieux, comme le soutien aux veuves pauvres et aux orphelins (…) et se sont surtout montrés capables d’atténuer les différences de classe à Riga. »

Franc-maçonnerie à Riga

Il existe plusieurs versions sur l’origine de la franc-maçonnerie en général. Les maçons eux-mêmes tentent de prouver que ce mouvement vient du premier faussaire Tubalcaïn, fils de Lémachus Lamech – Rus.LSM.lv ) , descendant de Caïn. La majorité considère cependant que le fondateur de la franc-maçonnerie est Adoniram, l’architecte du Temple de Salomon.

La franc-maçonnerie historique est née au Moyen Âge, lorsque des confréries de francs-maçons se sont formées lors de la construction d’un grand nombre de cathédrales et d’églises. Ces confréries menaient une vie distincte et étaient organisées en guildes, c’est-à-dire qu’elles avaient des maîtres, des compagnons et des apprentis. Il était important pour eux de préserver les secrets de production, comme les ornements, les méthodes de construction, le mysticisme numérique de la proportionnalité, et ces secrets étaient jalousement gardés.

Au fil du temps, ces fraternités (loges maçonniques), évoluant progressivement,

se fixent pour objectif l’amélioration morale du genre humain sur les principes de l’amour fraternel, de l’égalité, de l’entraide et de la fidélité.

Dans le même temps, les loges ne perdent pas leur division en degrés hiérarchiques. La franc-maçonnerie est apparue en Russie en 1732, lors de la fondation de la Loge de Constance. A Riga, la franc-maçonnerie est née dans les circonstances suivantes.

En avril 1750, deux marchands de Riga, Johann Dietrich von der Heyde et Johann Zuckerbecker, furent acceptés par le ministre plénipotentiaire danois à la cour, F. Maltsan, dans la loge « Silence » qu’il fonda à Saint-Pétersbourg. De retour à Riga, ils trouvèrent dans cette ville, où le Moyen Âge se faisait sentir dans chaque ruelle ancienne, un sol si fertile qu’ils décidèrent d’y fonder une loge de francs-maçons appelée « Étoile du Nord ».

En 1764, le médecin personnel du duc de Mecklembourg arriva ici avec un brevet pour la fondation de la Sword Lodge à Riga. Les maçons de « l’Étoile du Nord » s’installent dans cette loge, puisqu’elle est directement subordonnée au directoire de la 7e province [des francs-maçons], en la personne du Grand Maître Duc Karl-Léopold de Mecklembourg. En peu de temps, les loges Apollo, Castor et Pollux, Astraea, Crowned Eagle et Small Light furent fondées les unes après les autres. De nombreuses informations ont été conservées à leur sujet . Seulement à propos du « lit parfait et équitable de l’Épée », un essai très intéressant nous est parvenu, publié pour ses propres maçons. Il décrit en détail l’histoire de l’origine de cette loge, mais ces données historiques ne nous intéressent pas particulièrement. Plus intéressante est la scène d’initiation au titre de maître, telle qu’elle s’est déroulée dans la boîte de Riga de « l’Épée ».

L’initié était enfermé dans une pièce sombre sans fenêtres, sur les murs de laquelle étaient représentés des squelettes. Des crânes et des os à moitié décomposés gisaient sur le sol. Après être resté quelque temps dans cette pièce,

un nœud coulant a été passé autour du cou du sujet et il a été traîné dans la salle où se réunissait la « grande loge ».

Sur une haute plate-forme, à laquelle menaient sept marches, se dressait une table massive, l’autel du maître de la « chaise ». Sur celui-ci se trouvait un volume ouvert de la Bible, avec des épées croisées, des chandeliers spéciaux de forme triangulaire et des outils de maçon. Un peu plus loin, à une table dans une pièce faiblement éclairée, la « confrérie » est assise dans des robes spéciales, des tabliers et des gants (emblème de pureté).

Dans la salle se trouve également un cercueil noir dans lequel repose l’un des maçons, recouvert d’une couverture rouge. Selon les degrés (à Riga de 3 à 5), les maçons tiennent des équerres, des niveaux à bulle, des compas, des pierres, finis et inachevés. L’autel devrait représenter le trône de Salomon. Il existe également diverses colonnes aux noms mystérieux, autour desquelles lors de certaines cérémonies les maçons sont regroupés par degré. Sur les côtés de la salle se trouvent les emblèmes du soleil, du mois et de l’étoile. Machines spéciales pour créer les effets de la foudre et du tonnerre – tout doit agir sur l’imagination.

Le maître adjoint aborde le sujet et dit d’une voix grave : « Memento mori ». Le maître de chair, quant à lui, a une conversation pleine de mystère avec l’un des maçons.

– Pourquoi sommes-nous réunis ici ?

— Pour retrouver la parole perdue du maître.

-Quel mot avons-nous perdu ?

Ici, l’un des maçons commence à demi-chuchoté une histoire sur le meurtre du grand maître Adoniram (Hiram) par deux compagnons imprudents qui voulaient extraire le mot de passe du constructeur en chef du Temple de Salomon afin de pénétrer dans les profondeurs. du temple en construction, où les maîtres se réunissaient pour recevoir un salaire de maître.

Le maître EN « chaiRE » demande à l’initié s’il est impliqué dans le meurtre d’Hiram, dont le cadavre se trouve dans le cercueil. Dans le même temps, le maître montre un cercueil avec une couverture rouge, symbole du sang de la personne assassinée.

Pour prouver son innocence, l’initié doit enjamber le cercueil, et après chaque pas, il est soigneusement examiné pour voir si du sang est apparu. Cette cérémonie est répétée trois fois, et après chaque fois l’initié se rend à la « cellule de réflexion ». Ici, il doit essayer de se rappeler s’il a tué Hiram. Après que l’accusé nie catégoriquement sa culpabilité à trois reprises, le maître de « en chaire » se lève et, après l’avoir frappé à trois reprises avec un marteau, déclare :

« Nous soumettons ce meurtre honteux au jugement de Dieu. »

Pendant ce temps, le maçon dans le cercueil, après avoir jeté le voile sur lequel sont représentés des crânes, le mot « Jéhovah » et une branche d’acacia, se lève, ce qui constitue une preuve évidente de l’innocence de l’initié. Maintenant, ce dernier doit prononcer la phrase suivante en réponse à la question du maître sur les objectifs des maçons : « Notre objectif est la préservation et la transmission à la postérité de quelque sacrement important des siècles les plus anciens, et même de la première personne qui est venue jusqu’à nous;

De ce sacrement dépend peut-être le sort du genre humain tout entier, jusqu’à ce que Dieu daigne le révéler au monde entier pour le bien de l’humanité.

Et après une série de cérémonies longues et fastidieuses, l’initié devient maître de la loge. Ce rituel se terminait généralement par un repas.

Frédéric le Grand a décrit l’essence de la franc-maçonnerie – un grand Rien (Rus.LSM.lv) .

Cependant, en plus de leur passion pour les rituels mystérieux, les maçons se livraient également à des actes pieux, comme soutenir les pauvres veuves et les orphelins. Ils fondèrent un établissement d’enseignement à Riga, dans l’église Saint-Pierre. John a contribué au développement de la vie spirituelle et sociale, a contribué à la propagation des Lumières et s’est particulièrement montré en atténuant les différences de classe à Riga. Par décrets de Catherine II et de Paul Ier, les loges commencèrent à fermer et, au fil du temps, disparurent.

« AUJOURD’HUI », IL Y A CENT ANS

Dans la rubrique « Aujourd’hui, il y a cent ans », Rus.LSM.lv republie des articles et des notes parus dans le célèbre journal russe de Riga il y a exactement un siècle – à partir de numéros datés du même jour du même mois et disponibles sous forme numérisée dans le Bibliothèque nationale de Lettonie .
Les matériaux sont sélectionnés selon plusieurs critères (il faut admettre d’emblée qu’ils ne sont pas très stricts). En particulier, l’importance du sujet joue un rôle – si un article était publié en première page il y a cent ans, il était consacré à un problème important. Il est également important de savoir dans quelle mesure ce qui s’est passé dans la Lettonie indépendante fait   écho à ce qui se passe actuellement dans la Lettonie indépendante . Enfin, la préférence est donnée aux documents originaux : la rédaction envoyant son propre correspondant, soit à une réunion de professeurs de russe dans la province lettone, soit dans un pays lointain, est un signe certain de l’intérêt suscité chez les lecteurs par les événements qui s’y déroulent.
Les documents de la section sont publiés avec un traitement éditorial minimal et, dans certains cas, avec des abréviations mineures. Pour faciliter la lecture, l’orthographe a été alignée sur les normes de la langue russe moderne.

  • En 2019, à l’occasion du centenaire du journal, Rus.LSM.lv a publié plusieurs articles dans lesquels il racontait l’histoire de Segodnya – son essor, sa prospérité et sa mort. Ces articles peuvent être lus ici .

Traité philosophique et pratique du tarot | Sous le Bandeau | Épisode #80

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Philippe Égalité, « roi » des francs-maçons

De notre confrère pointdevue.fr – Par Philippe Delorme

Exécré par une partie des royalistes, Louis-Philippe-Joseph, duc d’Orléans, a été comme beaucoup d’autres, emporté par la bourrasque de 1789. Auparavant, dans les dernières années de l’Ancien Régime, ce prince libéral s’était distingué par son goût pour les idées nouvelles, et particulièrement la franc-maçonnerie, venue d’Outre-Manche. Il a même été le premier Grand Maître du Grand Orient de France, qui vient de fêter son 250e anniversaire…

Selon la légende contre-révolutionnaire, c’est le duc d’Orléans, chef d’un complot maçonnique, qui aurait fomenté les troubles de 1789, afin de détrôner son royal cousin ! Aujourd’hui, cette thèse n’est plus défendue par aucun historien sérieux. Il n’en reste pas moins que Louis-Phippe-Joseph d’Orléans a été le premier grand maître du Grand Orient de France, dès 1773, et qu’il l’est resté durant vingt ans.

À l’époque, le futur « Philippe Égalité » n’est encore que duc de Chartres – il deviendra duc d’Orléans après la disparition de son père, en 1785. Son mariage avec sa cousine Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre fait de lui l’homme le plus riche du royaume. Comme beaucoup de ses contemporains, il adule tout ce qui vient de Grande-Bretagne : du parlementarisme aux courses de chevaux ! Or, la franc-maçonnerie participe de cette anglomanie ambiante. Fondée à Londres en 1717, sur les ruines des vestiges des anciennes confréries médiévales de bâtisseurs, elle a rapidement franchi la Manche. 

À partir de 1738, le duc d’Antin, un grand seigneur, prend la tête de la Grande Loge de France. Il y est remplacé en 1743 par un Condé, le duc de Clermont. La monarchie de Louis XV n’est pas mécontente qu’un prince du sang dirige cette étrange société, afin de mieux la contrôler. D’ailleurs, le roi lui-même aurait été initié, sous l’influence de son premier valet de chambre Bontemps. Quant au duc de Chartres, élu en avril 1772 et installé le 22 octobre de l’année suivante, il ne se fera jamais remarquer par une activité débordante. En fait, il abandonnera la réalité de ses pouvoirs à son administrateur général, le duc de Montmorency-Luxembourg, qui parviendra à rassembler toutes les obédiences au sein d’un « Grand Orient de France ».

De l’activité maçonnique du prince, restent quelques objets emblématiques. Le plus authentique est sans doute son épée, qui appartient aujourd’hui aux collections de la Grande Loge de France, rue Puteaux, à Paris. Les armes d’Orléans, entourées de symboles maçonniques, décorent la lame. Près de la garde, une inscription indique qu’elle a été fabriquée à Solingen, la célèbre cité manufacturière allemande. Le trône doré, garni de velours rouge, qui lui est attribué, est davantage sujet à caution. Il s’agit assurément d’un « fauteuil de vénérable », dans le goût de l’époque, avec des entrelacs de rosaces, de feuillages, d’équerres et de compas. Appartenant depuis fort longtemps au patrimoine historique du Grand Orient de France, cette pièce est d’une provenance douteuse. Si elle date bien du XVIIIe siècle, rien ne prouve vraiment que le duc d’Orléans s’y soit réellement assis. Il est vrai que sa « grande maîtrise », si elle flattait son goût de la popularité, va finir par lui sembler une charge incommode et même dangereuse car, contrairement à l’idée reçue, la Révolution se montrera hostile à la franc-maçonnerie. Pendant la Terreur, celui qui est devenu député de la Convention et siège parmi les Montagnards sous le nom de « Philippe Egalité », reniera publiquement son engagement. La lettre qu’il adresse au Journal de Paris s’achève en ces termes : « Comme je pense qu’il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblée secrète dans une République, je ne veux plus me mêler en rien du Grand Orient ni des assemblées de francs-maçons… »

Cette ultime apostasie, après avoir pris part au régicide de son cousin Louis XVI, ne sauvera pas l’ancien grand maître. Le 17 brumaire an II (7 novembre 1793), le ci-devant duc d’Orléans finira sa carrière sous le couperet de la guillotine. « Il était bien tourné, bien fait, avec de jolis yeux, écrira de lui le prince Charles-Joseph de Ligne. Ses intrigues infâmes, révolutionnaires, auront sûrement rendu son visage rouge et boutonneux, affreux ; car ce qui se passe dans l’âme s’y peint ordinairement. Quand on a été son ami (mot dont il connaissait la valeur), il faut le pleurer avant de le détester, oublier l’homme aimable et abhorrer le scélérat qui a voté la mort du roi… »

Musée de la Franc-maçonnerie, 16 rue Cadet, 75009 Paris. www.museefm.org

Xavier Moreau et Alain Escada font échec à la franc-maçonnerie liberticide

Du site antimaçonnique medias-presse.info – par Léo Kersauzie

La section ER de Lorraine avait invité Xavier Moreau et Alain Escada à prendre la parole samedi dernier. La conférence devait se tenir à Metz sur le thème “L’Occident est-il devenu l’URSS 2.0 ?”. Le public était tellement enthousiaste que les organisateurs avaient dû rapidement annoncer que les réservations étaient terminées, le nombre de places étant limité.

La franc-maçonnerie à la manœuvre pour faire interdire la conférence

Cependant, ce succès annoncé a quelque peu agacé la franc-maçonnerie locale. L’UFAL (union des familles d’action laïque), l’une des officines du Grand Orient de France, s’est adressée au Préfet de Moselle et au Maire de Metz pour réclamer d’interdire la conférence commune de Xavier Moreau et d’Alain Escada. C’est ensuite Le Républicain lorrain qui a pris le relais. Dans un contexte d’évidente collusion, le journal se faisait l’écho de la revendication maçonnique et jetait de l’huile sur le feu en prétendant que l’extrême gauche pourrait avoir l’intention de se frotter au public de la conférence, public évidemment qualifié “d’ultra-droite”. C’est enfin le Préfet qui, vendredi vers 18h, annonçait l’interdiction de la conférence en question.

Un arrêté d’interdiction confus

Dans le communiqué de presse préfectoral que vous pouvez lire ci-dessous, on notera l’évidente mauvaise foi. Le communiqué préfectoral présente d’abord Xavier Moreau et Alain Escada comme organisateurs de cette conférence, ce qui est le premier mensonge. Ils étaient les conférenciers invités par une association locale. Le communiqué préfectoral présente également Xavier Moreau comme le “représentant de l’association pro-russe Egalité-Réconciliation”, ce qui est également faux. Xavier Moreau est le directeur de Stratpol. Le communiqué préfectoral tente ensuite de minimiser la portée de l’événement qu’il interdit, écrivant que cette conférence “pourrait réunir une quarantaine de militants d’ultra-droite”. Enfin, le communiqué préfectoral donne le beau rôle au Préfet de la Moselle, Laurent Touvet, prétextant de “risques de troubles à l’ordre public” pour justifier son arrêté d’interdiction d’une telle conférence, et ce jusqu’au dimanche inclus. Au passage, on notera que le communiqué préfectoral se termine plus confusément encore, parlant d’un “spectacle” et non plus d’une conférence.

Alain Escada et Xavier Moreau interdits de conférence en Moselle samedi dernier
Alain Escada et Xavier Moreau interdits de conférence en Moselle samedi dernier

Une réplique efficace

Qu’à cela ne tienne, la section ER de Lorraine a prouvé son efficacité en réorganisant la conférence commune de Xavier Moreau et Alain Escada au jour et à l’heure prévue mais hors de la Moselle.

Succès de foule pour la conférence commune de Xavier Moreau et Alain Escada

Et le public, motivé, s’est adapté. Si bien qu’à 15h, samedi dernier, environ 160 personnes prenaient place dans une salle bondée pour écouter les intervenants. Avec humour et complicité, Alain Escada et Xavier Moreau ont alterné durant une heure et demie leurs analyses et comparaisons. Après une pause bien méritée, ils ont ensuite répondu aux questions du public pendant encore près d’une heure. Xavier Moreau s’est ensuite prêté à une longue séance de dédicaces de son livre Ukraine : pourquoi la Russie a déjà gagné. Le public était ravi. La franc-maçonnerie a raté son coup…

Lieu symbolique : Le Puy du Fou – commune des Épesses – Vendée

Nombre de nos lecteurs nous ont écrit à la suite de la récente récompense reçue par le Puy du Fou, organisateur de spectacles impliquant souvent de grandes mises en scène avec des acteurs, des animaux, des effets spéciaux et des décors impressionnants.

Blason des Épesses (Vendée).

La créativité, l’originalité et l’excellence du Puy du Fou sont reconnues par les professionnels et les spécialistes du monde entier. Depuis 2012, le Puy du Fou reçoit régulièrement les récompenses internationales les plus prestigieuses du monde des parcs et du spectacle. C’est grâce à l’investissement et l’audace créative de l’ensemble des équipes que le Puy du Fou a été élu à 2 reprises « Meilleur parc d’attraction du monde ». Retrouvez ci-dessous quelques prix décernés au Puy du Fou.

Le 16 mars 2024 – MEILLEUR SPECTACLE DU MONDE : LE MIME ET L’ÉTOILE

Pour la troisième fois en moins d’un an, le grand spectacle « Le Mime et l’Étoile » (nouveauté 2023) a été récompensé à l’international pour ses prouesses techniques, son originalité et sa mise en scène spectaculaire. Le samedi 16 mars 2024, à Los Angeles (USA), les THEA AWARDS lui ont décerné le titre de « Meilleur Spectacle du Monde« , une reconnaissance mondiale qui met une nouvelle fois en lumière le savoir-faire unique et l’excellence du Puy du Fou.

Le 27 septembre 2023 – BEST LIVE ENTERTAINMENT : LE MIME ET L’ÉTOILE

Récompensé par le Park World Excellence Awards 2023 à Vienne, en Autriche, la nouvelle création 2023 « Le Mime et l’Étoile » a obtenu, le 27 septembre, le prix du « Meilleur Spectacle de l’Année ». Le Puy du Fou est, une nouvelle fois, reconnu à l’échelle mondiale pour la qualité artistique, technique et novatrice de ses créations.

Le 15 juin 2022 – N°1 DES PARCS À THÈME. Comme chaque année, le classement TripAdvisor nomme les meilleurs sites de loisirs et d’attractions aux échelles nationales, européenne et mondiales. En 2022, le Puy du Fou est n° 1 des parcs à thème en France, en Europe et dans le top 5 selon les notes de ses visiteurs (hors parcs aquatiques).

Le 21 octobre 2022 – MEILLEURE CRÉATION EUROPÉNNE : LE SIGNE DU TRIOMPHE. Le nouveau final 2022 du spectacle « Le Signe du Triomphe », entièrement repensé pour faire apparaitre une immense galère romaine, s’est vu décerné le prix de « Meilleure Création Européenne » par les Parksmania Awards 2022. Cette récompense salue la technicité, l’innovation et la quête perpétuelle de l’excellence artistique des équipes du Puy du Fou.

Non sans évoquer en 1989, le prix de la meilleure création européenne, en 1992, le prix du meilleur spectacle son et lumière ou en 1997, le Grand Prix du Tourisme ainsi que de nombreuses autres récompenses dont le meilleur parc d’attractions au monde (2012 et 2014), la meilleure destination européenne (2014) et le prix d’excellence TripAdvisor (2016).

Revenons au tout début avec le château oublié : L’histoire du Puy du Fou commence en 1977 avec la découverte des ruines du château du Puy du Fou par Philippe de Villiers. Ce château médiéval, construit au XIIIe siècle, avait été détruit pendant la Guerre de Cent Ans et était tombé dans l’oubli.

Le Puy du Fou a été inauguré en 1978 avec le spectacle « La Cinéscénie », qui raconte l’histoire de la Vendée à travers le destin d’une famille, depuis la Guerre de Vendée au XVIIIe siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Ce spectacle nocturne, qui utilise les dernières technologies de son et lumière, est rapidement devenu célèbre pour sa mise en scène impressionnante et son utilisation massive de bénévoles locaux – plus de 4000 – comme acteurs.

Le développement : Fort de son succès initial, le Puy du Fou a entamé une phase d’expansion dans les années 1990, ajoutant une variété de spectacles et d’attractions diurnes. Chacun de ces spectacles s’attache à raconter une période spécifique de l’histoire à travers des reconstitutions à grande échelle, des batailles épiques et des histoires émouvantes.

Les spectacles : Parmi les spectacles les plus remarquables, on trouve « Le Signe du Triomphe », qui recrée une course de chars dans un amphithéâtre gallo-romain, « Les Vikings », qui met en scène un village médiéval attaqué par les Vikings, et « Le Bal des Oiseaux Fantômes », un ballet aérien mettant en vedette des dizaines d’oiseaux de proie. En plus des spectacles, le parc offre des villages historiques reconstitués, des ateliers d’artisanat d’époque et des jardins thématiques.

De l’engagement écologique et culturel… : Le Puy du Fou est également connu pour son engagement en faveur de l’environnement et de la préservation du patrimoine. Le parc a mis en place des mesures pour minimiser son impact écologique et favorise la conservation des espèces et des savoir-faire anciens.

… À l’impact économique et social : Le parc joue un rôle important dans l’économie locale, étant l’un des plus grands employeurs de Vendée. Il attire des millions de visiteurs chaque année, contribuant de manière significative à l’économie touristique de la région. Le Puy du Fou est également engagé dans des projets de développement durable et de conservation de la nature.

Voici quelques dates importantes dans l’histoire du Puy du Fou : 1977 : Découverte du château du Puy du Fou ; 1978 : Création de la Cinéscénie ; 1989 : Ouverture du Grand Parc ; 1998 : Création de l’Académie Junior ; 2001 : Inauguration du Stadium Gallo-Romain ; 2006 : Ouverture du Grand Carrousel ; 2012 : Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Award ; 2017 : Ouverture du Mystère de la Pérouse ; 2021 : Ouverture du Fort de l’an Mil.

Le Puy du Fou est un lieu magique qui a su séduire des millions de visiteurs depuis sa création. En 2023, par exemple, le Puy du Fou a enregistré un nouveau record de fréquentation en accueillant plus de 2,5 millions visiteurs pour la saison 2023, soit 200.000 de plus qu’en 2022 ! C’est une destination incontournable pour tous ceux qui aiment l’histoire, la culture et les spectacles grandioses.

Illustrations : TripAdvisor, Site Internet Le Puy du Fou, Wikimedia Commons

Comment se déroule l’entrée traditionnelle dans la Franc-Maçonnerie au Brésil ?

De notre confrère brésilien sosergipe.com.br – Par Nelson Cantanheides de Miranda

De la genèse à l’admission des candidats

Chers frères, cette pièce d’architecture se concentre sur les voies importantes qui mènent à une admission traditionnelle dans la Franc-Maçonnerie, et nous rapportons ici l’importance des parrains et marraines, l’enquête et l’avis de la Commission d’Admission et des Diplômes des Loges Maçonniques Fédérées au Grand Orient de Brésil-GOB, puissance dont fait partie notre Loge Clodomir Silva sous le nº 1477.

Photo : Lucas Almeida Vaz do Nascimento/Perseverança Masonic Lodge

Dans la gestion actuelle de notre Loge Clodomir Silva, dirigée par le frère bien-aimé et Vénérable Maître, Hernan Centurion Sobral, le Comité d’Admission et de Diplômes compte sur la collaboration des bien-aimés Frères José Cândido de Santana  Antônio Carlos Alves de Souza et Nelson Cantanheides de Miranda. sous la présidence du frère bien-aimé passé maître Cândido, et ainsi notre Loge reste dûment alignée sur les préceptes du Règlement Général de la Fédération – RGF du GOB, en ce qui concerne le processus d’admission susmentionné et les grades des candidats.

ASPECT RÉGLEMENTAIRE :

En observant les règlements maçonniques, nous constatons que le chapitre I du RGF traite exclusivement du sujet maintenant abordé, en passant par toutes les étapes du processus d’admission des candidats, à savoir : le processus d’admission, les enquêtes, les oppositions, le secret de contrôle, les cérémonies d’initiation et de remise des diplômes. Dans ce premier chapitre, vous trouverez un ensemble de principes, de règles et de procédures qui guident l’ensemble de ce processus.

 ORIGINE DU PROCESSUS D’ADMISSION :

Le début du processus traditionnel d’admission d’un candidat, tradition très ancienne, s’effectue par une invitation personnelle d’un Maître Franc-Maçon qui deviendra le parrain du profane, si la proposition d’admission est formellement présentée à la Loge. On peut dire qu’une telle invitation est une expérience personnelle et directe, reflétant l’importance accordée aux relations interpersonnelles et à la confiance dans la sélection des nouveaux membres.

Et à ce stade, il y a un aspect que tout franc-maçon doit observer : tout au long du processus traditionnel d’admission, de l’invitation à l’éventuelle approbation, il faut être conscient des directives et lois universelles de la franc-maçonnerie. Cela semble trop évident, cela semble redondant, mais cette observation doit être considérée comme un mantra à ne pas oublier ni reléguer à un niveau inférieur. De telles lignes directrices sont établies pour garantir que l’entrée dans l’Ordre est basée sur des principes éthiques, moraux et spirituels, visant à promouvoir l’intégrité et l’harmonie au sein de la communauté maçonnique. Ce soin apporté au processus d’admission est une caractéristique distinctive de la franc-maçonnerie, renforçant son engagement envers l’excellence morale et le développement personnel.

Remarquez mes bien-aimés Frères, nous parlons ici de la Communauté maçonnique et pas seulement de la Loge maçonnique, car un candidat initié s’engage à suivre les commandements de l’Ordre, non seulement dans sa Loge Mère, mais avec toutes les Loges de sa ville, son État, votre pays et le monde. On peut dire qu’il s’agit d’un engagement universel.

 LE DEVOIR D’UN PARRAIN FRANC-MAÇON :

Lorsque nous abordons le sujet du parrain franc-maçon, il est important de souligner que la franc-maçonnerie ne s’intéresse pas seulement à la quantité de membres, mais surtout à la qualité des composantes de son personnel, car ce n’est qu’avec la qualité que ses objectifs et ses enseignements se perpétueront. , qui ne doivent pas être connus des non-initiés.

Temple de la Loge maçonnique Clodomir Silva

Et au vu de ce paramètre de qualité du candidat, il appartient au parrain franc-maçon de ne pas oublier que son filleul pourrait dans le futur devenir un Vénérable Maître et même un Grand Maître. Il faut donc être pointilleux dans son choix et ne pas inviter quelqu’un que vous avez rencontré et que vous pensez avoir le profil d’un franc-maçon, soit parce que cette personne vous a rendu service, soit même parce qu’elle fait partie d’une certaine caste sociale.

La perpétuation de l’Ordre maçonnique dépend en grande partie du parrain, car, selon son choix ou son indication, la franc-maçonnerie aura d’excellents ouvriers ou simplement des francs-maçons incapables de réaliser l’œuvre qu’elle propose, c’est-à-dire offrir des moyens qui assurent des jours meilleurs à l’humanité. Soyez heureux.

Les moyens présentés par l’institution maçonnique pour que l’humanité puisse être heureuse sont d’une simplicité unique, il suffit que les francs-maçons les exercent et les mettent en pratique dans le monde profane.

En pratiquant les moyens établis par l’Ordre Maçonnique, le Franc-Maçon doit prêcher :

  • L’amour comme moyen principal de résoudre tout problème et de rassembler les gens ;
  • Que grâce à l’amélioration des mœurs, il est possible de vivre dans une société sans troubles ;
  • Qu’en faisant preuve de tolérance et de patience, on évite les frictions entre les gens ;
  • Que chacun est un être humain avec ses propres idées et qu’en tant que tel, il doit être traité avec égalité et respect, y compris en respectant l’autorité et les croyances de chacun, sans établir de frontières ou de races pour cela, d’autant plus que tout le monde est effectivement égal.

Il est à noter que le parrain franc-maçon se charge de très bien connaître le candidat, ainsi que sa famille. Lorsqu’une personne profane rejoint l’Ordre maçonnique, sa femme, ses enfants et d’autres membres de sa famille le rejoignent également, c’est pourquoi la participation effective de tous les membres de la famille est extrêmement importante pour accomplir les actes les plus divers, tels que les solennités, les fêtes, l’Ordre de DeMolay. , Filles de Job, mouvements caritatifs, etc.

Il faut donc que le parrain soit très prudent lors du choix du filleul, et pour cela, il doit connaître ses relations familiales, son comportement avec ses collègues de travail, sa situation économique, sa disponibilité financière, sa disponibilité de temps pour suivre l’évolution de la situation. intérêts de l’Ordre, son niveau de culture, sa facilité à manier les mots et surtout, son niveau de perception dans la compréhension des sujets qui lui sont exposés.

Une personne profane ne doit être invitée à adhérer à la Franc-Maçonnerie que lorsqu’elle démontre, sans l’ombre d’un doute, un intérêt à le faire et que sa femme, si elle est mariée, ne présente aucun symptôme de mauvaise volonté.

Le parrain, lorsqu’il présente le nom de son candidat, est investi d’une autorité déléguée par des frères qui lui font pieusement confiance, comprenant que ce parrain amène au sein de la Franc-Maçonnerie, un futur frère qui préserve les coutumes de l’Ordre. Cependant, la responsabilité du parrain ne s’arrête pas là, car le comportement de son filleul dépend de lui, avec le Parrain comme exemple.

Monument-place-Fabriciano-Brésil
Toujours en voie d’achèvement, un monument sur la place Fabriciano célèbre les 60 ans de la franc-maçonnerie à Vale do Aço

Le parrain doit apparaître à son filleul comme étant le Maître des Maîtres, il doit être comme un « Père », un grand ami, un conseiller confident cherchant à l’éclairer, pour que ses démarches vers l’obtention des diplômes se fassent exclusivement sur le mérite. Il appartient donc au parrain de donner le bon exemple à son filleul, de respecter sa présence aux séances conformément au RGF et, principalement, ses obligations pécuniaires envers l’Ordre.

Il est bon de rappeler que le parrain a le devoir de rechercher son filleul, lorsqu’il est en non-conformité avec la Loge, car, lorsque le parrain a présenté le nom de son candidat proposé, il a déclaré catégoriquement à travers un document signé qu’il est en mesure de répondre de l’aptitude morale et financière du candidat. Autrement dit, lorsque le parrain présente le nom d’un candidat à l’Assemblée, il s’avère que presque personne (ni même personne d’autre) ne connaît la personne présentée. Il s’avère que les membres de l’Assemblée croient simplement aux paroles de leur frère et approuvent le début du processus d’enquête.

INDICATION:

Rituel d’initiation d’un candidat

Le mot enquête vient du grec súndikos signifie « être avocat, représenter en justice »

Dans la franc-maçonnerie, le mot susmentionné confère  des statuts  essentiels à la structure organisationnelle d’une loge maçonnique. L’ enquête  offre au candidat le privilège d’être la voie légale pour devenir franc-maçon.

Partant de cette prémisse, la triade de frères nommés par le Vénérable Maître doit avoir suffisamment « d’expérience » pour syndiquer un candidat – ils assument une grande et réelle responsabilité lors de la syndication –, sachant même « qu’IL pourrait être votre frère ». A ce stade, les frères doivent enquêter sur le candidat en tenant compte notamment des règles et instructions définies dans le RGF.

Il est prudent que, dans le dialogue , les groupes cherchent à évaluer d’autres prédicats tels que : l’expérience dans un groupe social, le comportement familial et autres. Nous devons toujours visualiser et fixer dans notre esprit que nous recherchons un  « citoyen » qui, après avoir été  initié  (devenu franc-maçon), sera notre  frère  et des milliers d’autres répartis sur toute la surface de la Terre.

COMITÉ D’ADMISSION ET DE DIPLÔMES :

Une fois le travail des sections terminé, la commission des admissions et des diplômes entre sur le terrain pour vérifier si tout est bien paramétré au regard du RGF. Il s’agit d’un travail technique, d’une extrême responsabilité comme les autres précédents et d’une analyse précise, car l’avis de ce Comité devient le document qui indique si les conditions d’admission sont justes et parfaites pour continuer le processus vers l’Initiation… ou non. .

De manière générale, une Commission des Admissions et des Diplômes est chargée de :

  • Émettre un avis sur les modalités d’admission et de placement diplômant ;
  • Surveiller toutes les procédures d’admission ;
  • Préparer le calendrier des procédures d’admission pour le VM et le Secrétariat ;
  • Transmettre, guider et exiger les procédures du Secrétariat dans le processus d’admission ;
  • S’occuper de toutes les procédures d’obtention du diplôme ;
  • Préparer le calendrier des procédures d’attribution des diplômes pour le VM et le Secrétariat ;
  • Diriger, guider et exiger les procédures du Secrétariat dans le processus d’attribution des diplômes ;
  • Créer des normes techniques pour les candidats ;
  • Délivrer une attestation technique aux candidats souhaitant changer de diplôme.

CONCLUSION

Le Serment (Dionysos Tsokos, 1849) illustre une cérémonie d’initiation : le pope semble être Grigórios Phléssas, le combattant Theódoros Kolokotrónis.

Il est important que nous connaissions soigneusement les  « candidats » que nous proposons désormais d’initier dans notre Ordre maçonnique. Dans le processus traditionnel d’admission, les parrains et marraines doivent porter le verbe SER… très différent du verbe ESTAR…

L’Enquête doit être menée par des Maîtres Maçons expérimentés, avec une grande observation et sans poser de questions dans l’ordre selon la forme. La Commission des Admissions et des Diplômes, purement technique, travaille dans la perspective de la réglementation maçonnique et opère selon un vaste processus qui commence par la sélection du candidat par un parrain franc-maçon.

D’après ce qui a été dit dans ces lignes, nous pouvons dire que pour optimiser le processus d’admission, nous devons être forts et conscients dans la décision de choisir les candidats , d’autant plus si l’un d’eux est un parent ou un ami (proche) et qui , en sa bonne conscience de parrain, reconnaît que l’élu remplit, de manière insatisfaisante, les exigences que l’Ordre maçonnique nous fixe.

Peut-être sommes-nous trop critiques, mais, comme il n’y a pas de tamis spécial dans le choix du profane par le parrain, on peut dire que certaines propositions de nomination des candidats, apportées aux Loges maçonniques par les « parrains » , peuvent souffrir d’un incohérence abyssale, car  lorsque le syndicat le sollicite pour un dialogue, il parvient à capter son manque partiel de connaissances en se rendant compte que « lui » ne sait même pas  pourquoi  il veut vraiment être accepté dans l’ordre maçonnique .

Ce n’est pas une tâche facile de bien faire les choses lors du choix d’un candidat ayant le niveau souhaité par l’Ordre, mais c’est à nous tous, Maîtres Maçons, de faire de notre mieux pour séparer le bon grain de l’ivraie.

Cathares : la vraie raison derrière leur extermination

L’Empire n’a jamais pris fin. C’est une phrase qui est apparue dans un rêve de l’écrivain de science-fiction Philip K. Dick. Il était dans une librairie et il cherchait des vieux numéros d’une revue nommée : L’Empire n’a jamais pris fin.

S’il réunissait toute la collection, l’histoire politique et spirituelle de l’humanité serait enfin lisible. Nous pourrions sortir de l’amnésie, de la « prison de fer noire ». Philip K. Dick savait quel sens symbolique avait ce titre, L’Empire n’a jamais pris fin. Il l’écrira dans L’Exégèse, ce journal rédigé toutes les nuits de 1974 à sa mort en 1982 : « Rome a toujours été là, est et sera toujours là. Le christianisme que nous voyons de manière exotérique est en réalité romain, infiltré par Rome. »

C’est même Rome au carré. César deux points zéro. Puisque, infiltrant le christianisme, l’Empire allait faire passer son entreprise de domination pour une aventure spirituelle. Et ses conquêtes matérielles pour des combats du Bien contre le Mal. « On juge l’arbre par ses fruits » a dit Jésus. Cette parole, lorsqu’on doit l’appliquer à celle qui s’en est prétendue l’héritière légitime, l’Église, fait mal. Si on doit juger l’Histoire de l’Église et celle de la France, sa « fille aînée », non par ce qu’elles disent d’elles-mêmes mais par ce qu’elles ont fait, l’arbre n’est pas plaisant à voir. C’est le moins qu’on puisse dire. Cette alliance, nouée lors du baptême de Clovis à la fin du Ve siècle, devait culminer au XIIIe dans un crime que la France et l’Église réaliseront en commun : La Croisade contre les Albigeois.

Le massacre de ces hérétiques que l’on a dit « cathares » et la conquête des territoires des seigneurs qui les protégeaient. S’il fallait un seul événement pour démontrer que l’Empire romain, neuf siècles après sa fin apparente, n’avait cessé de dominer le monde, ce serait celui-là. Comme dit Simone Weil : « On peut trouver dans l’histoire des faits d’une atrocité aussi grande, mais non plus grande, sauf peut-être quelques rares exceptions, que la conquête par les Français des territoires situés au sud de la Loire, au début du XIIIe siècle. » Ce qui va suivre est de l’Histoire et n’en est pas. Pas vraiment. Pas seulement.

Parce qu’un tel récit déborde de sa seule réalité historique. C’est un événement d’une autre nature. Ce récit de chevaliers français et d’inquisiteurs catholiques exterminant des « hérétiques » situés dans le Sud-Ouest est aussi l’histoire d’un monde parallèle. Un monde étrange et familier, avec une mentalité si moderne qu’elle nous semble presque anachronique et une mythologie qui semble venir de loin, de très loin, dans le temps comme dans l’espace, et dont on se demande comment elle a pu coexister avec la France chrétienne médiévale. Car avec eux, auprès d’eux, se continue imperturbablement pour nous la Geste secrète des Sans Roi.

L’Extermination des Cathares n’est pas seulement un épisode sanglant, c’est un récit mystérieux. Il nous emporte, qu’on le veuille ou non, sur une autre rive. Il se situe, comme ces hommes qui furent tués, de l’autre côté du miroir de l’Histoire.

Avec la collaboration philosophique de Franc Bardou.
Auteur : Pacôme Thiellement
Réalisation : Mathias Enthoven, Ameyes Aït-Oufella
Montage : Ameyes Aït-Oufella
Son : Baptiste Veilhan
Graphisme : Morgane Sabouret, Diane Lataste
Production : Hicham Tragha
Directeur des programmes : Mathias Enthoven
Rédaction en chef : Soumaya Benaïssa
Directeur de la publication : Denis Robert
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Le concept de « moi autonome » et la question de l’éthique

(à la frontière entre psychanalyse et philosophie)

La psychanalyse, comme toute science, est divisée par des courants où sont confrontés la « science pure et dure » à des courants qui seraient plus sensibles à l’application d’une éthique dans leur pratique, qui en feraient même la base de leur engagement au service des analysants.

« L’éthique m’est étrangère et vous êtes pasteur d’âmes. Je ne me casse pas beaucoup la tête au sujet du bien et du mal, mais, en moyenne, je n’ai découvert que fort peu de « bien » chez les hommes. D’après ce que j’en sais, ils ne sont pour la plupart que de la racaille, qu’ils se réclament de l’éthique de telle ou telle doctrine-ou d’aucune ».

Lacan ne laissera guère de marge de manœuvre supplémentaire en enfermant le sujet dans le langage. Plus intéressé que Freud par la philosophie, il rejoint d’ailleurs Nietzsche sur ce point quand celui-ci dit (4) : « La morale n’est qu’un langage symbolique, qu’une « symptomatologie » : il faut déjà savoir de quoi il s’agit pour en tirer profit ». Pour un grand nombre de philosophes et de psychanalystes l’homme n’a aucun libre-arbitre, pris dans le fonctionnement de systèmes ou celui de l’inconscient, en tout cas dans le désir de l’autre. Ce qui amènera d’ailleurs certains philosophes à vouloir échapper à la philosophie elle-même. Par exemple, Albert Camus, quand répondant à une interview de Servir, le 20 décembre 1945, il dit (5) : « Je ne suis pas un philosophe. Je ne crois pas assez à la raison pour croire à un système. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment il faut se conduire. Et plus précisément comment on peut se conduire quand on ne croit ni en Dieu ni en la raison ».

Certains psychanalystes eux-mêmes vont introduire l’idée que l’homme n’est pas totalement « Le self-arbitre » de leur inconscient pour reprendre une célèbre expression luthérienne. Un courant va voir le jour dans la psychanalyse américaine : « l’ego-psychology » qui aura des partisans en France, bien que critiqué par les partisans d’une psychanalyse classique ou « réformée » par une relecture de Freud, dont Jacques Lacan et ce qu’on appellera le lacanisme par la suite. En faisant toutefois remarquer que Lacan consacrera un séminaire (1959-1960) sur l’éthique de la psychanalyse !

L’ « Ego Psychologie » est l’un des grands courants du freudisme américain et la principale composante de ce qu’on appelle l’Ecole de New-York. Elle a pour point commun, avec tous les autres courants du freudisme américain, d’être fondée sur l’idée d’une possible intégration de l’homme à une « communauté », voire après 1970, à une identité sexuelle, à une différence (la folie ou les marginaux). Si elle vise l’adaptation pragmatique de tout sujet à la société, elle prend aussi en compte de manière critique les déracinements et les différences liés à l’idéal adaptatif américain. Ce courant se veut une éthique pragmatique de l’homme, fondée sur la notion de prophylaxie sociale ou d’hygiène mentale qui tendrait vers le bonheur, la santé mentale et l’intégration au groupe d’appartenance. Le courant de l’Ego Psychologie s’est développé à partir de 1939 à l’intérieur de l’Association internationale de psychanalyse (I.P.A.). Alors que Freud affirme le primat de l’inconscient sur le conscient et qu’il introduit l’idée de la pulsion de mort, les partisans de l’Ego Psychologie soutiennent une position contraire à ce décentrement. Selon eux, le Moi s’autonomise, et devient un Moi autonome en contrôlant ses pulsions primitives, ce qui lui permet d’acquérir son indépendance face à la réalité extérieure. La libido, reversée dans la sublimation assure une désexualisation des pulsions agressives. Plus le Moi est fort, plus il renforce son quantum d’énergie, plus il est faible, et moins la neutralisation agit. Ce courant va être représenté en France, par Sacha Nacht.

Sigmund Freud
Sigmund Freud entouré de ses plus proches partisans (Sandor Ferenczi, Hanns Sachs (debout), Otto Rank, Karl Abraham, Max Eitingon, et Ernest Jones).

Sacha Nacht (1901-1977), né à Racaciuni en Roumanie, était issu d’une famille de juifs convertis. C’est en 1919 qu’il émigra à Paris pour poursuivre des études médicales déjà commencées dans son pays. En 1922, il découvre l’oeuvre freudienne et fait une analyse à l’âge de 27 ans avec Rudolf Loewenstein, devenant ainsi, au sein de la Société Psychanalytique de Paris (S.P.P.), le plus jeune titulaire de sa génération. Il sera le seul aussi de sa génération, à avoir un contact personnel avec Sigmund Freud. Durant la seconde guerre mondiale, il refusera l’émigration et le port de l’étoile jaune. En 1942, il s’engagera dans un réseau de résistance. Ce fut un remarquable clinicien, toujours soucieux de ce qu’il appelait « l’efficacité thérapeuthique ». Il sera aussi un excellent didacticien. Il va être, en France, celui qui va prendre fait et cause pour la théorie du Moi autonome, dans son livre célèbre : « Guérir avec Freud » (6).

Nacht est intéressé par le Moi autonome qui se situerait dans une zone non-conflictuelle du psychisme, dépassant ainsi l’idée que l’homme ne serait qu’un champ de bataille où s’affrontent ses conflits internes. Il existerait donc une zone non-conflictuelle qui préexisterait à tous les conflits ou coexisterait avec ceux-ci sans en être affectée, puisque par définition elle est inaccessible à eux. Si le patient devient conscient que « cela existe » en lui, il peut s’amarrer à ce point stable et mieux percevoir la juste proportion de ses conflits, ce qui l’amène à prendre goût d’une stabilité qui lui était inconnue. Il convient donc que le psychanalyste s’emploie à ouvrir l’accès de ce Moi autonome au patient, de façon à lui donner la possibilité d’établir un contact avec cette partie de lui-même qui échappe aux pulsions.

S’il y a en l’homme un Moi autonome, celui-ci devient l’axe central de son être, le moyeu de la roue où, quelque que soit la rapidité du mouvement qui emporte la roue, Il reste immobile (image partagée avec le Bouddhisme !). C’est autour de lui que se construit et s’organise le mouvement de tout le psychisme humain. Un point permanent dans un tourbillon d’impermanence. Ce point existerait de façon innée en tout homme et, par conséquence ne devrait rien au milieu ou aux circonstances. Ce Moi autonome serait donc différent du reste du psychisme. Le résultat en serait que l’aspiration à être l’emporterait sur le besoin d’avoir et permettrait à ce que l’homme porte en lui de meilleur puisse s’épanouir et qu’il acquiert une authentique liberté intérieure, où il abandonne l’attachement complice inconscient pour ses chaînes et rester ainsi l’esclave de lui-même. Cette réflexion sur le Moi autonome nous permet de constater que dans chaque discipline, existent des orientations qui emprisonnent le sujet dans des théories qui sont de l’ordre de la prédestination et d’autres où existent, contre vents et marées, un libre-arbitre, aussi mince soit-il, qui permet au sujet d’échapper à un destin réducteur et lui laisse le choix ou non de l’éthique.

Bien entendu, cette question du Moi autonome ne peut laisser la Franc-Maçonnerie indifférente, car toute sa pratique du rituel la conduit à un constat : Deux fois démoli, le temple de Jérusalem, montre que l’imitation de la gloire du monde dans un édifice ostentatoire est voué à l’échec, et que le temple , pour survivre, ne peut-être qu’autonome dans la liberté intérieure qui s’acquière, en même temps entre travail sur soi et abandon, ayant pour conséquence que notre liberté intérieure devient une lumière pour les autres.

Allez, poursuivons la métaphore du temple de Jérusalem jusqu’au bout : Le Moi autonome ne serait-il pas une sorte de Saint-des-Saints inviolable où, dans le silence, nous reprenons contact avec quelque chose ou quelqu’un qui fait sens ?!

 NOTES.

– (1) Schopenhauer : Le monde comme volonté et comme représentation. Paris. PUF. 1992.

– (2) Nietzsche Friedrich : Crépuscule des idoles-Ou comment philosopher à coups de marteau. Paris. Ed. Gallimard. 1974. (Page 112).

– (3) Freud-Pfister : Correspondance (1909-1939). Paris. Ed. Gallimard. 1966. (Page 103).

– (4) Nietzsche Friedrich : idem (Page 68)

– (5) Camus Albert : L’abécédaire ». Paris. Ed. De l’observatoire. 2020. (Page 160).

– (6) Nacht Sacha : Guérir avec Freud. Paris. Ed. Payot. 1971.

 BIBLIOGRAPHIE

– Hartmann Heinz : La psychologie du moi et le problème de l’adaptation. Paris. PUF. 1968.

– Kris Ernst et Lowenstein Rudolph : Eléments de psychologie psychanalytique ». Paris. PUF. 1975.

– Lacan Jacques : L’éthique de la psychanalyse 1959-1960- Le Séminaire- Livre VII.Paris. Ed. Du Seuil. 1986.

– Nacht Sacha : Le masochisme. Paris. Ed. Payot. 1975.

– Nacht Sacha : De la pratique à la théorie psychanalytique. Paris. PUF. 1950.

– Nacht Sacha : La présence du psychanalyste. Paris. PUF. 1963.

– Roudinesco Elisabeth : Histoire de la psychanalyse en France. (2 volumes). Paris. Ed. Fayard.1994.

– Saada Denise : Sacha Nacht. Paris. Ed. Payot. 1972.