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L’étonnement : une ouverture sur le monde

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« Pour l’essentiel, l’homme est dans ce qu’il cache : un misérable tas de petits secrets ! ». Cette affirmation de l’écrivain André Malraux est-elle toujours vraie aujourd’hui, à l’ère des confessions médiatiques en tous genres et du « déversoir » à mails ouverts de ces outils relationnels qu’on appelle « réseaux sociaux » ?! Comme si l’inconscient collectif, qui ne connaît ni l’espace, ni le temps, s’ouvrait brusquement à la manière d’un barrage rompu et inondait le monde de paroles retenues, soi-disant perdues…et soudain retrouvées ! Et que Sigmund Freud, à la fois premier explorateur de nos profondeurs intimes et visionnaire du devenir de « l’humain » a judicieusement nommé : le retour du refoulé.

Lorsque, il y a une quarantaine d’années, s’est ouverte puis refermée derrière moi la porte du temple, et qu’un bandeau noir m’a été plaqué sur les yeux, j’ai compris sur le champ que je venais d’entrer dans le monde, à la fois impressionnant et théâtral, du secret et du sacré. Secret, par ce qui ne doit être ni vu ni su. Sacré, par le respect des êtres et des choses et les nombreuses « consignes » qui structurent les rituels. Comme un secret ne l’est que si au moins une personne en connaît le contenu, j’ai vite su que les livres de la librairie spécialisée du coin, tout comme la presse, en trahissaient le charme à volonté, mais j’ai joué le jeu ! Qui ne veut et ne doit pas savoir accepte la règle.

Ainsi suis-je devenu acteur, parmi mes « frères et sœurs de rencontre », de cette représentation qui se joue généralement chaque quinzaine, depuis trois siècles, sur la scène de toutes les loges maçonniques du monde.

Selon la hiérarchie (ici symbolique) corporative du Bâtiment, réduit au silence imposé (et librement accepté) à l’Apprenti, j’ai donc de bonne grâce interprété mon rôle « d’observateur-auditeur » muet pendant le temps imparti. Puis, selon la « scénographie d’usage – je suis momentanément sorti de la loge – lors des prestations de Compagnons et de Maîtres – que je ne devais ni voir ni entendre, avant de reprendre ma place ensuite. Et, au fil des « tenues », en possession de ces degrés successifs, j’ai pris la parole lorsqu’elle m’a été rendue, en jurant de ne rien révéler à l’extérieur de mon vécu en « tenue ».

Une véritable école de vie

Ce mutisme imposé puis cette expression orale ensuite « autorisée » m’ont mieux fait apprécier l’adage qui « porte en gloire » l’importance du silence, la valeur de l’écoute et la richesse de la verbalisation : « L’Apprenti apprend des autres, le Compagnon apprend avec les autres, le Maître apprend aux autres ».

Un premier survol superficiel (profane) de ce « ballet » interne inciterait à y voir un aimable « agencement gestuel » et pour tout dire, une forme de comédie. Un second examen plus approfondi permet de découvrir dans la symbolique de cette Franc-Maçonnerie, – si on y adhère – une véritable école de vie. C’est à dire en termes d’échanges interhumains, tout à la fois : un « modèle de « communication », « une opportunité de mettre en commun », « une manière de solenniser » , « une joie d’être et de faire ensemble ». Bref, au sens groupal du terme : « une façon laïque de communier » !

Certes, ce ne sont que des mots, des formules, qui nous renvoient à l’adage passé dans le langage populaire et qui les résument toutes en rappelant que : « C’est au pied du mur qu’on voit le maçon » !

Un monde décloisonné

Visage de femme et biométrie
Visage de femme et biométrie

Or, que découvre aujourd’hui ce maçon, cette maçonne, sur le parvis du temple, précisément « au pied de ce mur » en regagnant la Cité ? Que les « réseaux sociaux » précités l’ont en quelque sorte abattu, alors que, ce n’est pas rien, il est le mur qui abrite aussi la vie privée ! Si l’on en juge par les échanges que permettent ces réseaux sur Internet, et en regardant bien, nous vivons en effet dans un monde « décloisonné » !

Au moment où j’écris ces lignes, le plus important de ces réseaux informatiques fête ses 20 ans d’existence, avec trois milliards d’utilisateurs sur la planète ! D’abord inventé pour établir une liaison, un partage numérique entre les universitaires, le doyen de ce concept, a conquis ensuite la majorité des internautes mondiaux.

Partager veut dire commenter. Si j’en deviens adhérent, sans y prendre garde, je deviens aussi acteur de ce « décloisonnement » … Ce que je pense, ce que je dis, ce que je mange, ce que je bois, ce que j’aime, ce que je déteste, le réseau social va tout savoir de moi, par « mes doigts qui pensent et qui parlent » sur le clavier, avec force détails… ! Photos à l’appui, commentaires aidant, vont apparaître ainsi, dans l’ordre et le désordre ; selon mon humeur : mes opinions sociales et politiques du moment ; selon mes convictions : mes penchants spirituels ; selon mes goûts : mes plats et boissons préférés ; selon mes besoins de déplacements : ma voiture, mon vélo ou mes chaussures de marche ; selon ma préférence « mer-montagne-campagne » : mes photos de vacances ! Et autour de mon portait, bien sûr vont surgir les membres de ma famille, dont l’adorable petit dernier. Lequel fait de moi un grand-père joyeux et, avec un jeu de mot facile, par écran interposé…. un trans-parent ! Et en même temps, un projecteur pour tous mes correspondants, puisqu’ils peuvent m’adresser en retour, et dans l’instant, les commentaires et les images de leurs mêmes bonheurs et tourments. Quand l’ordinateur se transforme en kaléidoscope !

Un déploiement intime qui va combler en permanence la personne ouverte, expansive de tempérament et bien entendu choquer, jusqu’à l’évitement, celle qui est réservée, discrète de nature !

Une multiplication d’amis virtuels

e-commerce, internet, achat en ligne
Achat virtuel

Toujours est-il que cette gigantesque vague mondiale qui déferle, se déroule et colore les fenêtres électroniques de ces communicants avides d’interconnexions véhicule des sens multiples ! N’oublions pas que nous sommes des animaux sociaux, hommes et femmes de contacts, en demande fiévreuse de « pourquoi ? » et en recherche incessante de « parce que ! ».

Les optimistes voient dans ce « bavardage géant » l’indispensable partage, de tout ce qui constitue « l’humain », tant du savoir que de la connaissance, de l’information que de l’indignation, de la joie comme de la tristesse. Tout ce qui crée du lien et élargit la pensée. Soi-disant pour nous rendre meilleurs !

Les lucides remarquent bien sûr le gigantesque marché que représentent les réseaux sociaux, désormais gorgés de publicités qui « marchandisent » nos existences. La vie privée plus haut citée, vue en modèle économique, peut ainsi devenir au fil de nos messages « entrelardés » de produits de consommation, une monnaie que l’on entend même sonner et trébucher. Quand elle ne « plante » pas nos ordinateurs saturés !

Les « socianalystes » eux, vont jusqu’à repérer dans cette « multiplication d’amis virtuels » sur la toile, un surgonflage des ego qui stimule une furieuse envie de se montrer, de s’exposer. Dans ce que d’aucuns nomment carrément « la civilisation de l’impudeur », il convient d’être visible, de clignoter, sur cette nouvelle autoroute des opinions d’un soir !

Les « sages », qui peuvent aussi être les trois précédents, continuent, c’est heureux, d’assigner à l’ordinateur – à côté des réseaux sociaux – un rôle principal de « machine à écrire », dont la précieuse instantanéité permet de s’adresser des « courriels », tout simplement utiles à la vie quotidienne ! Quand la raison reste aux commandes, à l’image des premières pâquerettes au printemps naissant, l’idée perce sous le point de vue. La première peut être constructive quand le second est toujours provisoire !

Une émotion particulière

émotions

Et la franc-maçonnerie dans tout ça ? Comment pourrait-elle être hostile aux réseaux sociaux, alors même que ses membres en sont largement utilisateurs ?! Certes la « fée électricité » est passée par là, au creux même de la loge : la flamme des étoiles, autour du pavé mosaïque vient désormais d’une pile et non plus d’une allumette. Sécurité oblige. Désormais, ou en tout cas souvent, les surveillants dialoguent par tablettes tactiles et le Vénérable Maître conduit la tenue avec le rituel numérisé sur son ordinateur. L’odeur de la cire fondue a malheureusement disparu. A notre imagination de diffuser devant nos visages des images d’Orient…olfactives ! Le cerveau a cette faculté, à la fois de sentir et ressentir !

Si les internautes précités et que nous sommes, continuons de venir en loge, c’est bien que nous y trouvons, ce havre de repos pour l’esprit, cette durée bienfaisante, hors du temps de l’horloge. Et à l’écart de la fureur citadine ! A la célébration de la vitesse, de l’urgence, y succède, si je puis dire, l’éloge de la lenteur, de la mesure, dans l’exécution des phases du rite maçonnique considéré.

Parce que nous le savons, ritualiser désarme, apaise, concentre, régule, discipline le corps, réjouit le cœur et nourrit l’âme. Mais pratiquer un rituel, par le jeu des questions-réponses qu’il contient revient aussi à générer avec les POURQUOI et les PARCE QUE, précités, une émotion particulière : L’ETONNEMENT. Celui-là même qu’éprouvèrent sans doute les premiers penseurs antiques (Thalès, Anaximandre, Pythagore, Héraclite, Parménide, Anaxagore, Empédocle, Zénon, Démocrite, entre autres) en émettant leurs interrogations.

La méthode maçonnique

Que faut-il entendre par ce terme d’étonnement (qui renvoie à attonare, « frapper par le tonnerre ») ? Ce que ressentent précisément les enfants, philosophes en herbe, en pratiquant ce jeu du questionnement ! Parce que pour eux, rien n’est évident, rien ne va de soi, rien n’est « naturel » ! S’étonner n’a donc rien de naïf, c’est au contraire, par le biais de la curiosité, faire preuve d’intelligence !

Entrer en maçonnerie avec cet état d’esprit, c’est être en quête d’une connaissance, d’un savoir, avec un désir sincère de l’acquérir. C’est donc éviter les opinions et les préjugés. C’est présenter à l’enseignement, sans jugement préalable, sans culpabilité, avec modestie, un espace cérébral vierge, une « tête neuve », disponible à la réception d’une « science » que l’on ne possède pas. Et que, souvent, l’expérience des plus anciens, des plus anciennes, nous offrira.

Nous le savons, l’Homme, en manque d’origine, a besoin de récits compensateurs pour vivre. De « narratifs », comme on dit maintenant savamment. D’où les mythes et les légendes, qui sont, il faut bien le dire, une forme lyrique commode mais incomplète d’explication du monde. La franc-maçonnerie a choisi cette méthode en toute connaissance de cause. Pour nous faire travailler, sans aucun doute ! S’étonner, doit donc consister pour le franc-maçon, la franc-maçonne, à constater et approfondir d’abord puis à « aller plus loin » que le symbolisme de la fiction.

Il s’agit de transformer cette représentation en actes positifs dans la Cité – en manque desquels, par le jeu rituélique de répétition de l’identique à l’infini, le grand risque est le gel de la pensée !

 C’est bien pourquoi, l’enfant blotti en moi, doit toujours entretenir une part d’interrogation, et oui, d’étonnement. Car persister à m’étonner, c’est toujours mieux appréhender le monde, mieux appréhender les autres, et ainsi mieux m’appréhender » moi-même. Mieux enrichir mon « réseau social interne », si je puis dire. Et tout en respectant le socle hiramique de la maçonnerie spéculative, il convient maintenant de participer à la création progressive de nouveaux signifiants adaptés, pour vivre, traverser et interpréter le XXIème siècle !

« Ne pas se moquer, ne pas se lamenter, ne pas détester, mais comprendre », dit fort à propos, le philosophe Baruch Spinoza (1632-1677)

Voleurs de mémoire : Les biens culturels au cœur des trafics illicites internationaux

Le Grand Orient de Suisse est heureux de vous convier à une table ronde publique consacrée à la lutte contre le fléau du trafic illicite des biens culturels

vendredi 1er Mars 2024 à Genève.

La lutte contre le pillage, le vol et le trafic illicite de biens culturels est un enjeu majeur de notre époque. Si les trafics de drogue, d’armes ou d’êtres humains font plus souvent parler d’eux dans les médias, le trafic de biens culturels prospère, notamment dans les zones de crise et de guerre, et alimente les caisses de réseaux criminels et terroristes ainsi que les collections privées d’amateurs peu scrupuleux.

Les conséquences pour les structures et les pays ainsi spoliés sont profondes et les risques pour la sécurité internationale importants. Dans ce contexte, comment protéger les biens culturels en période troublée ? Quels sont les différents mécanismes de lutte et les outils à disposition des forces de l’ordre, des musées et des institutions internationales dédiées ? Comment éviter de faire l’acquisition de biens proposés sur le marché de manière illicite ? Et enfin, pourquoi et comment restituer les biens culturels pillés ou volés à leur pays d’origine ? Autant de sujets de réflexions parmi d’autres que des spécialistes reconnus de la question ont accepté d’aborder avec nous au travers de cette table ronde.

Frais de participation 10 CHF. S’inscrire ici.

Karma : comment débloquer ses chakras pour être mieux dans sa vie ?

De notre confrère voici.fr – par Églantine Werner – Crédits photos : Photo Candice Picard pour Unsplash

Lorsque l’un ou plusieurs de nos chakras est bloqué, cela peut se manifester de différentes manières : stress, fatigue, colère… Voyons ensemble comment réaligner ces centres d’énergie et de bien-être.

Lorsque l’un ou plusieurs de nos chakras est bloqué, cela peut se manifester de différentes manières : stress, fatigue, colère… Voyons ensemble comment réaligner ces centres d’énergie et de bien-être.

Comment savoir si on a les chakras bloqués ?

Avant de s’atteler à la tâche du nettoyage des chakras, il est utile de savoir reconnaître un chakra bloqué ou au contraire, trop ouvert. Puisque les chakras sont directement reliés à notre santé physique et spirituelle, ceux-ci nous font savoir la présence d’un déséquilibre par des maux divers : mal de tête, bégaiement, problèmes de digestion, sentiment de persécution, difficultés à écouter ou à prendre la parole, impression de solitude, des problèmes dans l’affirmation de soi…

Comment débloquer ses 7 chakras ?

Il est tout à fait possible d’effectuer un nettoyage et une harmonisation des chakras depuis chez vous, en intégrant au quotidien des petits gestes permettant de prendre soin de ces centres énergétiques sacrés.
Voici quelques petites astuces pour apprendre comment aligner ses chakras soi-même au quotidien :

  • Chakra racine : marcher pieds nus dans la terre, adopter une alimentation saine et prioriser son hydratation au quotidien ;
  • Chakra sacré : tenir un journal de gratitudes, pratiquer des activités créatives comme la peinture ou la danse par exemple ;
  • Chakra du plexus solaire : répéter des affirmations positives au quotidien, sortir de sa zone de confiance, profiter de chaque instant de la vie, nourrir sa vie sociale ;
  • Chakra du cœur : se promener dans la forêt, s’entourer de personnes positives, complimenter sincèrement son entourage, soigner ses relations, pardonner ;
  • Chakra de la gorge : chanter, exprimer à haute voix ses émotions (même seul !), dire la vérité, tenir ses promesses ;
  • Chakra du 3e œil : suivre son intuition, voir le côté positif, oser rêver et imaginer sa vie idéale, croire en sa valeur personnelle, réaliser des exercices de visualisation ;
  • Chakra couronne : pratiquer la méditation, vivre en pleine conscience, marcher dans la nature, voyager.

Vous pouvez aussi méditer en tenant entre vos mains une pierre associée au chakra à débloquer.

Comment savoir si vos chakras sont alignés ?

L’absence de maux, de difficultés particulières ou de blocages émotionnels peuvent être des indices vous indiquant que certains de vos chakras sont bien équilibrés. Cependant, il est très complexe d’aligner tous ses chakras, surtout pour les débutants en la matière ! Patience et rigueur sont donc nécessaires, mais vous récolterez immédiatement les premiers fruits de votre travail, en vous sentant progressivement de plus en plus apaisé au quotidien.

Qu’est-ce qui bloque les chakras ?

Les chakras peuvent être bloqués pour différentes raisons : une émotion forte non exprimée, par exemple, peut très facilement déséquilibrer les chakras. Les traumatismes, les épreuves de la vie, mais aussi une mauvaise hygiène de vie ont aussi une influence négative sur l’alignement des chakras.

Qui voir pour aligner ses chakras ?

Bien sûr, il est possible d’essayer de nettoyer ses chakras soi-même, mais certaines situations (grand traumatisme, importantes difficultés au quotidien, etc.) peuvent exiger l’aide d’un professionnel en la matière. Ce dernier peut aider à harmoniser ses chakras avec le reiki, le magnétisme ou la manipulation énergétique. Certains peuvent même vous aider à aligner vos chakras avec un pendule ! Vous pouvez donc vous orienter vers un magnétiseur ou un énergéticien par exemple.

Le savoir caché des rituels des hauts grades du Rite Français : découvrez les secrets de la Sagesse !

Pour le néophyte, il nous faut donner quelques éclairages quant à Tradition[s], la revue des Ordres de Sagesse du Rite Français du Grand Chapitre Général Opéra.

Vous avez dit Opéra ? Comprenez Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO)

Souvent simplement appelée Opéra, la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO) a été fondée en 1958, résultant d’une scission avec la Grande Loge Nationale Française (GLNF). Cette séparation s’est produite dans un contexte de désaccords sur des questions de pratiques rituelles, d’orientation spirituelle et de gouvernance. Les fondateurs de la GLTSO cherchaient à préserver et à pratiquer une forme de franc-maçonnerie qu’ils estimaient être plus proche des traditions originelles et symboliques, mettant un accent particulier sur l’aspect initiatique et spirituel de la maçonnerie, par opposition à une approche qu’ils percevaient comme étant plus administrative ou institutionnelle au sein de la GLNF.

À ce jour, six rites sont pratiquées à la GLTSO : le Rite Écossais Rectifié (rite officiel de l’obédience), le Rite Anglais de style Émulation, le Rite Français Traditionnel (RFT), le Rite Écossais Ancien et Accepté, le Rite Standard d’Écosse et le Rite Ancien d’York.

Revenons sur le Rite Français Traditionnel dont la revue se fait l’écho dans ses hauts grades.

Le Rite Français Traditionnel est l’un des rites pratiqués au sein de la franc-maçonnerie, caractérisé par son respect de la tradition et son orientation vers les origines historiques et symboliques de la franc-maçonnerie. Le Rite Français est l’un des plus anciens rites maçonniques, ayant émergé en France au XVIIIe siècle. Il est étroitement lié à l’histoire de la franc-maçonnerie dans notre pays – le rite des Français à cette époque – et reflète l’évolution de la pensée maçonnique et de ses pratiques rituelles au fil du temps. Le Rite Français Traditionnel cherche à préserver et à perpétuer ces pratiques dans leur forme la plus authentique.

Tablier 1er Ordre Rite Français Traditionnel – Source Nos Colonnes.

Le rite est structuré en plusieurs grades, qui sont des étapes dans le parcours initiatique du franc-maçon. Ces grades sont généralement divisés en trois catégories principales : apprenti, compagnon, et maître, chacun associé à un ensemble de symboles, de rituels, et d’enseignements spécifiques.

Les Ordres de Sagesse du Rite Français

Ils font partie de ce que nous pourrions nommer les hauts grades. Ces ordres constituent un ensemble de grades maçonniques qui suivent les trois premiers degrés et sont spécifiques au Rite Français Traditionnel. Ils représentent un approfondissement des enseignements initiatiques et symboliques de la franc-maçonnerie et sont destinés à ceux qui souhaitent poursuivre leur quête spirituelle et philosophique au-delà des fondements initiaux. Les Ordres de Sagesse comprennent plusieurs grades, qui varient en nombre selon les traditions et les juridictions. Traditionnellement, ils pourraient inclure des degrés tels que l’Élu Parfait, le Chevalier d’Orient, le Chevalier d’Orient et d’Occident, le Souverain Prince Rose-Croix.

Tablier 2e Ordre Rite Français Traditionnel – Source Nos Colonnes.

Le Grand Chapitre Général Opéra, juridiction du Rite Français Traditionnel de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra.

Le Grand Chapitre Général Opéra est une juridiction spécifique au sein de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO), chargée de superviser et de gérer les activités liées au Rite Français Traditionnel. Cette structure illustre l’organisation interne de la GLTSO et son engagement envers la préservation et la pratique du Rite Français dans sa forme traditionnelle.

Une des missions principales du Grand Chapitre Général Opéra est la conservation des rituels, des documents, et des connaissances liées au Rite Français Traditionnel. Il veille à transmettre fidèlement cet héritage aux nouvelles générations de francs-maçons, garantissant ainsi la pérennité de cette tradition.

Tablier 3e Ordre Rite Français Traditionnel – Source Nos Colonnes.

Tradition[s], revue des Ordres de Sagesse du Rite Français du Grand Chapitre Général Opéra

La revue, associée aux Ordres de Sagesse du Rite Français du Grand Chapitre Général Opéra, est donc une publication spécialisée qui s’inscrit dans le cadre de la diffusion des connaissances et de la culture maçonnique spécifique à cette tradition. Elle a pour but de fournir un support de réflexion, d’étude et de partage autour des thèmes liés au Rite Français Traditionnel et aux enseignements spécifiques des Ordres de Sagesse. Elle vise donc à enrichir la compréhension et la pratique des membres du Grand Chapitre Général Opéra et de la franc-maçonnerie en général.

450.fm ayant reçu, pour la première fois cette revue de qualité, nous sommes heureux de partager notre plaisir et de vous la présenter.

Incluant une variété d’articles, d’études, et de contributions sur des sujets tels que l’histoire de la franc-maçonnerie, le symbolisme maçonnique, la philosophie, l’ésotérisme, les rituels et pratiques du Rite Français, ainsi que des réflexions sur la spiritualité et l’éthique maçonniques, ce dernier opus offre un dossier spécial sur « Quelle sagesse pour les Ordres de Sagesse ? »

Ce numéro 19 de décembre 2023 aborde un sujet fondamental dans la pratique et la compréhension du Rite Français Traditionnel au sein du Grand Chapitre Général Opéra. Ce thème suggère une réflexion profonde sur la nature, le rôle, et les objectifs des Ordres de Sagesse dans le contexte de la franc-maçonnerie contemporaine.

À commencer par un texte de Serge Asfaux, ancien souverain commandeur du RFT qui nous livre finalement ce qu’il entendre par le titre de ce dossier. Et d’explorer les différentes conceptions de la sagesse à travers l’histoire, la philosophie, et la spiritualité, en cherchant à cerner ce que signifie être sage dans le contexte des enseignements maçonniques. S’en suit, par Alain Mucchieli – chimiste et biochimiste, médecin généraliste puis spécialiste, s’intéresse à la psychologie et notamment aux œuvres de Carl Gustav Jung et de ses élèves – un essai de datation de l’appellation Ordres de Sagesse. Il balaie et explore un large champ allant de 1717 à 2003. Notons aussi que Daniel Borne, membre du souverain chapitre « Progrès et Tradition » (RFT) du Grand Chapitre Général du Rite Français du Grand Orient de France, nous expose son point de vue sur la verticalisation de la Sagesse dans les Ordres du Rite Français. Passant par une étude approfondie du 1er Ordre et de la recherche des assassins logés au sein de nos profondeurs puis de celle 2e Ordre avec la rencontre avec l’ineffable. Il nous rappelle que la maçonnerie et les Ordres de Sagesse constituent une méthodologie non dogmatique qui offre à celui qui le désire très profondément un travail exigeant et assidu sur lui-même.

Tablier 4e Ordre Rite Français Traditionnel – Source Nos Colonnes.

Fidèle au « Varia », titre du dernier chapitre regroupant une variété de contenus qui ne s’inscrivent pas nécessairement dans une thématique unique, cette catégorie fourre-tout offre une vision du Bordeaux maçonnique faisant référence à l’histoire et à l’influence de la franc-maçonnerie dans la ville de Bordeaux, ville portuaire au riche passé commercial et culturel Avec de nombreuses illustrations N&B à l’appui. Nous devons aussi un très beau texte intitulé « Les spécificités des Rites Français » à Jean van Win, auteur maçonnique belge reconnu pour ses contributions importantes à la littérature sur l’art royal.

Alain Mucchielli.

Ce « Varia » présente donc un contenu enrichissant ainsi l’ouvrage avec des perspectives et des informations qui, autrement, pourraient ne pas trouver leur place, incluant une note de lecture du denier Alain Mucchielli sur L’Arche d’Hénoch-La symbolique alchimique du Rite Français Moderne au 2e Ordre, toujours chez La Tarente.

Ce numéro de Tradition[s] offre donc aux lecteurs une occasion riche d’approfondir leur compréhension de la sagesse maçonnique, en explorant ses dimensions historiques, philosophiques, pratiques, et contemporaines, tout en réfléchissant aux moyens par lesquels les francs-maçons peuvent incarner et transmettre cette vertu essentielle dans leur vie quotidienne et leur engagement de tous les instants. Afin de construire une société plus harmonieuse et éclairée ?

Tradition[s] – « Quelle sagesse pour les Ordres de Sagesse ? » 

Revue des Ordres de Sagesse du Rite Français du Grand Chapitre Général OpéraLes Éditions de La Tarente, N° 19, 2023, 104 pages, 16 €

À commander chez l’éditeur.

Alain Bauer se dévoile : l’interview E-X-C-L-U-S-I-V-E !

Alain Bauer, vous êtes une personnalité connue et reconnue dans le domaine de la criminologie et l’êtes également pour vos travaux sur la franc-maçonnerie.

Sollicité par de très nombreux médias, votre expertise s’étend à la fois à la criminalité, à la sécurité publique et aux sociétés secrètes, ce qui fait de vous un auteur prolifique et un spécialiste de ces domaines.

À l’occasion de la parution de votre dernier ouvrage Tu ne tueras point-La globalisation piteuse (Fayard, 2024), nous vous remercions d’avoir bien voulu accorder aux lecteurs de 450.fm quelques instants de votre temps que nous savons précieux.

450.fm : Comment votre expérience en tant que Grand Maître du Grand Orient de France a-t-elle influencé vos écrits sur la franc-maçonnerie ?

Alain Bauer : C’est plutôt l’inverse. En épelant, j’ai beaucoup travaillé sur l’histoire et le patrimoine maçonnique, notamment grâce à l’érudition de Pierre Mollier, enfin heureux qu’un conseiller de l’Ordre vienne fréquenter assidument les archives et le musée, et de Roger Dachez, tout aussi satisfait de discuter des problématiques de fond et pas seulement des querelles d’ego, de largeur de tablier ou d’ancienneté supposée de « via les fausses » patentes. Et l’expérience a permis d’écrire pendant, puis après, avec des auteurs venus d’autres horizons, d’autres obédiences, Éternel apprenti je reste dans la lecture des recherches, et maître je souhaite demeurer dans la distance avec le chaos et le bruit des postures fracassantes.

450.fm : Dans vos ouvrages, vous avez exploré divers aspects de la criminalité. Quelle est, selon vous, la plus grande menace criminelle à laquelle la société est confrontée aujourd’hui ?

A.B. : Comme je l’indique dans Tu ne Tueras Point, l’homicide, le meurtre, l’assassinat. Comme une longue suite de victimes rattachées à la violence maçonnique originelle, celle d’Hiram et donc de la recherche, au-delà du mouvement naturel de vengeance, de justice et de vérité. La violence qui revient, celle qui touche l’humain dans son humanité est celle qui devrait toutes et tous nous préoccuper.

450.fm : Pouvez-vous nous parler d’un cas particulier ou d’une étude que vous avez menée et qui vous a particulièrement marqué ou surpris ?

A.B. : En fait, depuis ma période de jeune conseiller auprès de Michel Rocard, puis mon parcours académique entre IEP de Paris, New York ou le CNAM, c’est la manière dont nous parlons très fort de l’insécurité et de la violence, pour en contester la réalité, l’exagérer ou la nier, sans disposer d’outils permettant de savoir de quoi on parle. De ce que nous croyons, cherchons ou savons, le dernier terme est le plus réduit. Nous disposons d’outils statistiques vieux d’un demi-siècle, partiels, parcellaires, parfois partiaux, qui masquent plus le réel qu’ils ne l’éclairent. Et quand nous mettons en place des dispositifs indépendants pour permettre justement de réaliser cette information citoyenne indispensable, on trouve toujours une bonne raison de ne pas les financer ou de les supprimer. Ce qui m’a surpris, après avoir lancé la première enquête nationale de victimation auprès des citoyens, pour savoir ce qu’ils avaient subi et pas seulement ce quoi était enregistré dans l’outil policier, c’est l’ampleur des violences invisibles et des victimes, femmes, enfants, étrangers.

450.fm : En tant que professeur de criminologie, quelle est votre opinion sur la manière dont les médias traitent les affaires criminelles et leur impact sur la perception publique de la criminalité ?

A.B. : Depuis toujours le crime est un acteur majeur du théâtre antique, de l’opéra (Carmen), du roman, du feuilleton, du cinéma, de la télévision, de la discussion de bistrot. Il a fallu l’affaire Calas pour que le débat pénal bouscule l’opinion, l’affaire Troppmann pour que la presse populaire en fasse un outil de mobilisation, et ce sujet n’a jamais cessé de fasciner les populations. Mais cette surexposition n’a d’effet enraciné que si la réalité rejoint ou dépasse la fiction. 

450.fm : Quelle est l’importance de l’éducation et de la formation en criminologie pour les forces de l’ordre et le système judiciaire aujourd’hui ?

A.B. : Encore trop faible. Je reste l’unique représentant de mon espèce en France alors que je dois avoir des centaines de collègues en Grande Bretagne et des milliers aux États-Unis. Mais avec plusieurs licences, un master, des Doctorants, un MBA et un DBA, des certificats, plusieurs centaines d’étudiants sont inscrits au Conservatoire National des Arts et Métiers. D’autres dans des établissements proches comme Lille ou Pau, Reims ou Nantes, Rennes ou Poitiers.

450.fm : En réfléchissant à votre parcours, quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite faire carrière dans le domaine de la criminologie.

A.B. : Apprendre, écouter, prendre le temps de comprendre. Un peu la méthode maçonnique.

450.fm : Dans Tu ne tueras point-La globalisation piteuse, vous abordez les impacts de la globalisation sur les comportements criminels à travers le monde. Pouvez-vous nous expliquer comment les processus de globalisation ont, selon vous, modifié les structures et les stratégies des organisations criminelles ? 

Alain Bauer par Claude Truong-Ngoc en 2014.

A.B. : C’est surtout l’adaptation de la France à la globalisation qui pose problème. La volonté depuis le milieu des années 70 de transformer le « vieux pays » dont l’État, modèle unique, a fabriqué la nation, qui a modifié la promesse de protection au bénéfice de la sous-traitance mondialisée. Tous les services publics ont peu à peu été démantelés et les citoyens transformés en simples consommateurs. Instruction publique, défense nationale, santé publique, sécurité publique, ont été désossés car considérés comme des coûts et pas des investissements pour l’avenir. Sans parler bien sur des questions agricoles ou de la souveraineté industrielle.

450.fm : Comment appréhendez-vous le monde aujourd’hui ? 

A.B. : Il est devenu chaotique, dangereux, parfois angoissants notamment pour les plus jeunes qui pensent que pour la première fois depuis des centaines d’années, le monde d’après sera moins heureux que celui d’avant. Que les conséquences environnementales leur laisseront peu de possibilités et que notre héritage est empoisonné. Cela ouvre des espaces de violence, mais aussi de résilience et de résistance qu’une obédience comme le GODF ne peut ignorer, car c’est sa marque de fabrique que de concilier, dans des proportions individualisées, une démarche initiatique intime et personnelle et un fort engagement citoyen.

450.fm : Vous avez écrit sur une grande variété de sujets liés à la criminalité. Y a-t-il un domaine ou un sujet spécifique que vous n’avez pas encore exploré mais que vous aimeriez aborder à l’avenir ?

A.B. : J’ai plusieurs projets d’ouvrages, parfois innovants dans des domaines artistiques (BD, cinéma) que je n’ai pas eu l’occasion d’essayer, mais je suis pas toutologue et souhaite éviter de le devenir.

450.fm : Comment la franc-maçonnerie a-t-elle évolué depuis que vous avez commencé à vous y intéresser.

Alain Bauer, par Astrid di Crollalanza.

A.B. : Elle est toujours présente, enracinée, capable de transmettre la méthode du silence et de l’écoute envers et malgré tout. C’est une bonne nouvelle.

450.fm : Quels sont, selon vous, les plus grands malentendus ou idées fausses que le public a concernant la franc-maçonnerie ?

A.B. : Quelle est secrète alors qu’elle n’est même plus discrète.

450.fm : Vous avez écrit avec Roger Dachez quatre livres maçonniques et un lié à la pandémie du Covid-19. Comment s’est réalisé cette écriture à quatre mains et avez-vous de nouveaux projets ensemble ?

A.B. : Je l’espère. C’est toujours agréable de travailler avec un véritable érudit, ouvert et bienveillant.

450.fm : Comment expliquez-vous le grand et beau succès de L’Encyclopédie des Franc-Maçonnes et des Francs-Maçons (Gründ, 2022) ?

A.B. : Il fallait essayer une nouvelle approche de la présentation de notre histoire. Nous sommes très heureux de ce succès comme d’ailleurs des autres volumes publiés (Espionnes et Espions, Crime au cinéma) ? J’espère que le dictionnaire amoureux de la FM illustré pourra y trouver sa place dans les prochains mois.

450.fm : Quels sont les plus grands défis auxquels la franc-maçonnerie est confrontée aujourd’hui ?

Alain Bauer photo sourec Radio France.png

A.B. : Continuer à diffuser la vérité et susciter l’interrogation et l’imagination dans un univers enfermé par les algorithmes des réseaux sociaux. Continuer à rassembler ce qui est de plus en plus épars.

450.fm : Et comment peut-elle rester pertinente dans le monde moderne ?

A.B. : En n’oubliant surtout pas la modernité de ses traditions.

Cher Alain Bauer, nous tenons à vous exprimer notre profonde gratitude pour l’interview exclusive que vous avez accordée à 450.fm. Votre disponibilité et votre générosité à partager vos connaissances et vos perspectives ont grandement enrichi notre contenu, offrant à nos fidèles lecteurs des éclairages uniques et précieux. De la part de toute l’équipe de 450.fm, merci encore pour votre contribution exceptionnelle.

Un magnifique ouvrage que tout maçon se doit de posséder dans sa bibliothèque.

Anglet : les Compagnons du Tour de France au cœur d’un débat qui leur est étranger

De notre confrère sudouest.fr – Jean-Pierre Tamisier

Lors du dernier conseil municipal de l’année 2023, le sujet du terrain destiné à l’agrandissement du CFA des Compagnons du Tour de France est revenu. Le projet est contesté par des associations, car proche de la ZAC Arkinova mais défendu par le maire

La Fédération compagnonnique du Tour de France d’Anglet et Lons s’est donné pour objectif d’élargir son offre, dans son centre de formation des apprentis (CFA), situé 3 allée de Bellevue, non loin de la zone d’activité concertée d’Arkinova, qui soulève de fortes oppositions.

Pour proposer plus de formations aux jeunes basques, les Compagnons ont créé, l’an dernier, une filière boulangerie-pâtisserie dans les locaux de son siège, à Montbrun et une filière métallerie serrurerie, provisoirement installée à Bayonne dans des locaux de l’Agglomération Pays basque.

Dans le but d’accueillir les jeunes apprentis de ce secteur, dans de meilleures conditions, et de leur offrir tous les services de son CFA, la Fédération compagnonnique a acquis, non loin, un terrain propriété de l’Agglo Pays basque. Mais son projet est contrarié par deux recours, déposés par un collectif d’associations, devant le tribunal administratif.

L’un contre le permis de construire accordé par le maire d’Anglet, l’autre contre le défrichement du terrain, effectué par les services de l’Agglomération et considéré à leurs yeux comme illégal. Depuis, un débat est né, aux dépens des Compagnons du Tout de France, qui préfèrent s’en tenir à l’écart.

Pour les adversaires au projet de développement de la zone d’activité concertée Arkinova – destinée à accueillir dans l’avenir, formations supérieures, laboratoires et entreprises orientées sur la construction durable – le terrain concerné fait partie de la ZAC.

« Ce terrain, classé en zone UE 3, est constructible. Il ne fait pas partie de la zone Arkinova »

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Les fruits de la bienveillance : Maha Ghosananda

Extrait de Step by Step – Traduction de Jeanne Schut

Il n’y a rien de plus glorieux que la paix. Lorsque nous stabilisons notre posture et calmons notre esprit, nous pouvons créer la paix en nous. Ensuite, nous pouvons rayonner bienveillance et bonté envers ceux qui nous entourent : notre famille, notre communauté, notre nation et notre monde.

Nous pouvons méditer ainsi : « Puissé-je être heureux. Puis-je être en paix. Puis-je être libéré de la colère. Puissé-je être libre de toute souffrance. »

Pourquoi devons-nous commencer par avoir de la bienveillance envers nous-mêmes ? Parce que la paix commence au niveau de l’individu. C’est seulement en ayant de la bienveillance en nous que nous pouvons l’étendre aux autres. Comme le dit le proverbe : « Charité bien ordonnée commence par soi-même ». En nous protégeant, nous protégeons le monde entier. En état bons envers nous-mêmes, nous sommes bons envers le monde entier. Lorsque nous disons : « Puissé-je être heureux », nous parlons pour tout le monde. Le monde entier est un. La vie est une. Nous relevons tous de la même nature de Bouddha.

La bienveillance est une énergie très puissante. Elle rayonne sur tous les êtres, sans distinction. Elle rayonne sur nos proches, sur ceux qui nous sont indifférents et sur nos ennemis. Il n’y a pas de frontières à la bonté et à la bienveillance. Le Dhamma est fondé sur l’amour bienveillant. Le Bouddha a regardé le monde entier avec compassion. Ainsi, notre prière pour obtenir un bonheur personnel se transforme naturellement en une prière pour tous : « Que le monde entier soit heureux et libre de toute souffrance. »

Les écritures bouddhistes décrivent les mérites de la méditation de la bienveillance. Elles nous disent que ceux qui la pratiquent dorment bien, qu’ls ne font pas de cauchemars, qu’ils peuvent concentrer leur esprit rapidement, que leur esprit est clair et paisible, qu’ils ne sont pas nerveux. De plus, ils sont immunisés contre le feu, les poisons et les armes ; ils peuvent résoudre tous les problèmes du monde ; ils sont aimés de tous les êtres sensibles ; leur teint s’éclaircit ; et ils atteindront le nirvana. Au total, il y a cinquante-deux bénédictions dérivées de la méditation de la bienveillance.

Lorsque nous ressentons de la bonté envers tous les êtres, nous obtenons la bénédiction d’être libres de la peur. Nos paroles et toutes nos actions physiques et mentales deviennent claires et nous devenons libres.

On trouve le plus grand bonheur en vivant sans égoïsme. C’est l’un des fruits de la bienveillance. On se satisfait de sa vie telle qu’elle est. La vie nous paraît souvent pénible, mais elle devient facile lorsque nous cessons de lutter. D’instant en instant, pas à pas, nous pouvons vivre la vie comme quelque chose de léger et d’agréable. Inutile de se dépêcher !

Avec la bienveillance, nous sommes comme des poissons dans une eau claire, jamais submergés par les fardeaux du monde. Nous suivons le courant du temps, facilement, d’instant en instant. Une paix totale habite nos yeux, nos oreilles, notre nez, notre langue, notre corps et notre esprit, car nous contrôlons tous nos sens. Nous comprenons clairement le but de notre vie et comment vivre heureux. Nous avons également une compréhension claire de l’objet de notre concentration ainsi que du je, du moi et du mien. Le Bouddha a dit : « Il n’y a pas de je, pas de moi ni de mien » et cela devient clair lorsque nous mettons la bienveillance en pratique.

En règle générale, nous sommes égoïstes pour ce qui concerne notre famille, notre argent, notre logement, notre nom et notre renommée, ainsi qu’en ce qui concerne le Dhamma. Mais lorsque nous mettons la bienveillance en pratique, nous devenons généreux. Nous offrons gratuitement ce que nous pouvons offrir, y compris le Dhamma.

La bienveillance, c’est aussi la gentillesse. Avec la bienveillance, toute inimitié est transformée. Nos ennemis ne nous haïront plus et ils finiront par nous rendre notre bienveillance en tant qu’amis.

Oui, mes amis, c’est cela l’amour bienveillant.

La grande compassion

Si je suis bon envers quelqu’un, cette personne apprendra la bonté et sera bonne envers les autres à son tour. Si je ne suis pas bon, elle nourrira de la haine et du ressentiment et transmettra ses sentiments aux autres. Si le monde n’est pas bon, je dois faire encore plus d’efforts pour être bon moi-même.

Prendre soin des autres, c’est comme prendre soin de soi. Quand je respecte et sers les autres, je sers tous les bouddhas partout. C’est ce que l’on appelle « la grande compassion ». La compassion est un état mental heureux.

Lorsque nous nous protégeons par la présence attentive de tous les instants, nous protégeons également les autres. Lorsque nous protégeons d’autres êtres vivants par des actions empreintes de compassion, c’est nous-mêmes que nous protégeons aussi

Maha Ghosananda – Biographie

Inspiré par les moines depuis sa plus tendre enfance, il obtient la permission de ses parents de se faire ordonner dès l’âge de 14 ans.

Après avoir suivi des études supérieures, il obtient un doctorat de l’Université Nalanda en Inde.

À 36 ans, il se rend dans les forêts reculées du sud de la Thaïlande où il rencontre le célèbre instructeur de méditation Ajahn Lee Dhammadaro. Il passe 13 ans auprès de ce maître, tandis que son pays est dévasté par l’insurrection des Khmers rouges. Il apprendra plus tard que tous les membres de sa famille ont été tués.

Maha Ghosananda sort de sa retraite pour aider les survivants du génocide et il offre son ministère de la paix à tous, y compris aux membres des Khmers rouges.

Après son premier voyage à Sa Kaeo, camp de réfugiés à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, Maha Ghosananda consacre le reste de sa vie à promouvoir la paix dans le monde et à reconstruire le Cambodge.

Il entreprend de grandes marches pour la paix et devient une figure clé dans le renouveau du bouddhisme cambodgien. Le but de ces marches était d’avancer sans peur et de montrer au monde comment l’esprit du bouddhisme permet d’aller dans des zones de terrible souffrance avec équanimité et compassion. Partout il distribuait des copies du Metta Sutta.

Il soutient que pour instaurer la paix sociale, il faut d’abord trouver la paix intérieure, et que la méditation bouddhiste est le meilleur moyen d’y parvenir : la clé de la révolution sociale est la transformation personnelle.

Maha Ghosananda décède en 2007 après avoir été nommé 5 fois pour le prix Nobel de la Paix. D’abord simple moine de la forêt, il est devenu haut dignitaire monastique en 1988, mais il est resté une figure paternelle pour les enfants cambodgiens, un maître de méditation pour les étudiants occidentaux et un artisan de la paix aux Nations Unies.

Ce texte a été publié dans La Lettre Des Deux Voies pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son nom, prénom, tél, Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

Ce n’est pas un peu dingue la famille ?

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« Folie : désertion à l’intérieur » Pierre Véron (Le carnaval du dictionnaire)

Incontestablement, la Franc-Maçonnerie est liée profondément à la structure symbolique familiale : les Frères et Sœurs qui vivent dans le giron de la Veuve du père assassiné, tout cela fait un peu « remake » d’un vieux film dont nous connaissons déjà par cœur le scénario ! Et, c’est ce « déjà vu » auquel nous n’échappons pas en venant en tenue. Soit pour prolonger le souvenir d’une famille heureuse, soit pour réparer ce qui fut loupé.

Toute cette dimension inconsciente est prégnante et incontournable et va largement contribuer au fonctionnement du vécu maçonnique dont les protagonistes attendent une réponse personnelle que, naturellement, l’Institution ne peut leur donner. Mais, ce lieu premier de notre présence au monde est-il fait de douceur imaginée ou de violence latente ?

C’est avec stupeur que les médias , durant la période de confinement, informèrent d’une progression très importante des cas de violences au sein des familles et de cas de divorces, dont les commissariats de police et les médiateurs familiaux furent les premiers témoins. Faut-il s’en étonner ?

L’inimaginable peut naturellement avoir lieu : la famille, lieu refuge par excellence, peut imploser et constituer un lieu d’angoisse et de conflits. La question que pose actuellement la psychanalyse serait la suivante : la famille elle-même n’est-elle pas un lieu pathologique par nature ? D’où le besoin de réparer les traumatismes ou les déceptions par la création de familles symboliques : églises, vie associative, vécu professionnel, groupes d’amis ou Maçonnerie ! Mais, cette reconstruction symbolique échappe-t-elle au traumatisme initial, reconstituant enfin une famille idéale ou n’est-elle que la répétition, la photocopie de l’original à-travers les projections et les répétitions qui s’y déroulent ?

I-LA FAMILLE ENTRE PROCESSUS ET PRAXIS.

La famille est bien entendu le lieu fondamental de la formation affective et humaine, incontournable, du sujet. Mais il est aussi le lieu où naissent et se développent les dérives pathologiques : névrose, psychose et perversion formant un « bouillon de culture » qui ne demande qu’à croître à la faveur des événements, privés ou collectifs.

En règle générale, c’est surtout les névroses qui s ‘exercent dans le milieu familial à partir du dépassement ou non du « passage œdipien » de l’enfant, vers une sexualité qui s’exprime vers l’altérité et échappe ainsi à l’enfermement psychologique d’un milieu qui ne veut pas laisser partir les siens. Mais la psychose, à l’état latent existe aussi : les pouvoirs publics estiment qu’elle se situe autour de 1 % de la population. Sa définition est complexe car elle n’amène pas de changements organiques notoires et sa manifestation peut-être moins spectaculaire que certaines névroses (hystérie, par exemple) ou d’ « états-limites » qui sont à la frontière entre psychose et névrose. Elle se manifeste souvent à partir de bouleversements sociaux qui mettent en péril les fragiles défenses qui étaient alors déployées pour masquer le pire. Le « cache-misère » psychologique vole alors en éclats.

Les malades éprouvent des impressions étranges ou agissent d’une façon inhabituelle, selon les observations des « psys » ou de l’environnement. Mais, il est difficile de déterminer si la psychose répond à un processus pathologique, un fait, une hypothèse, une présomption ou un jugement. Ce n’est pas un fait, car la maladie n’est parfois qu’une « adaptation » à quelque chose d’insupportable. Ce que l’on nomme la folie est basée sur des relations groupales, notamment sur le « nexus familial » (famille et extérieur formant un réseau « nerveux » dans lequel les patients sont plongés).

La question est de savoir comment la famille évolue dans l’espace et dans le temps : les membres suivent-ils une évolution similaire ou deviennent-ils déviants ? Comment supportent-ils cette évolution d’une déviance ou guérison, un « hors du groupe » qui les conduit à la solitude et à la culpabilité de « lâcher » le milieu familial? Nous assistons donc à une discontinuité apparente entre les processus du système et les actions des individus (ou agents) qui constituent le système. Nous pouvons donc utiliser des concepts de praxis, de processus et d’intelligibilité tels qu’ils furent développés par Jean-Paul Sartre (1). Ce qui se passe à l’intérieur d’un groupe de personnes peut être imputé à un agent déterminé, et on peut parler alors de praxis. Il se peut aussi que personne ne se rende compte de ce qui arrive. Toutefois, ce qui arrive peut devenir intelligible si l’on retrace le chemin parcouru à partir du déroulement du vécu (processus), afin de retrouver l’agent qui a causé les symptômes (praxis).

Du point de vue phénoménologique, un groupe peut être ressenti par ses membres comme un organisme, mais c’est une erreur ontologique : il y a un vécu individuel qui est loin de « faire corps » avec l’ensemble. Il ne peut y avoir qu’adaptation des cellules. La folie est une sorte de cancérisation à partir de l’idée qu’il existerait un corps, immuable et immortel, dont on ne sort pas. D’où l’idée que la pathologie familiale serait « ce qui bouge ». Le danger serait alors d’adopter un regard pathologique sur le fonctionnement de la famille comme si cela était une application de l’analogie biologique. Qu’est que signifierait alors « guérir » : remettre le « déviant » dans le contexte ? On en viendrait alors à un « panclinisme » qui serait plus un système de valeurs qu’un instrument de la connaissance (Sauver la « Sainte Famille » !) Le psychiatre et psychanalyste Roland Jaccard écrit (2) : « Le groupe n’est pas à l’individu ce qu’est le tout à la partie ou l’hyperorganisme à l’organisme. Le groupe n’est pas un mécanisme sauf dans le sens ou l’action mécanique du groupe peut être constituée comme telle à-travers les praxis de chacun de ses membres où elle est le résultat intelligible de telle praxis et peut être élucidée par l’utilisation d’une méthodologie appropriée ».

II- LA FAMILLE COMME « BOUILLON DE CULTURE »

Famille courant dans la nature
Famille courant dans la nature

C’est au moment de l’adolescence que la psychose se discerne le mieux : l’enfance, avec son monde magique, n’est pas révélatrice. Tant qu’à l’adulte malade, il ne fait que prolonger dans sa psychose le monde enchanté (ce qui ne veut pas dire vision « enchanteresse », mais parfois cauchemardesque !) de l’enfance et celui du désir et de la sexualité non maîtrisés. L’adolescence est souvent le point de rupture psychotique avec la famille : l’adolescent devient « fou » avec pour conséquence, le réveil pour toute la famille de la sexualité et de la contestation du pouvoir symbolique.

La famille vit sous le régime de l’intériorisation et de la reproduction : l’enfant voit le monde autour de lui en fonction de son expérience familiale originelle ; c’est-à-dire que son expérience du monde continue à ressembler aux réalités sociales qui étaient arbitrées par sa famille. Grandir, c’est sortir de façon révolutionnaire du cercle. Le discours des patients tourne souvent autour du thème : « Maman (ou papa !) n’a jamais voulu que je grandisse. Je pense que dans un certain sens, la manière dont elle (il) se conduisit envers-moi, fit obstacle à ma croissance ». Les parents veulent faire exister l’enfant selon un schéma bien déterminé et se disent qu’ils n’ont jamais rien à se reprocher. Un enfant peut être prisonnier de l’impuissance de l’un des parents à se libérer de ses propres parents. Le sociologue américain, Erving Goffman, écrit (3) : « Il ne semble pas qu’il y ait d’agent plus efficace qu’une « autre » personne pour amener l’épanouissement d’un individu ou, au contraire, pour réduire à néant la réalité de son existence, par un regard, un geste ou une remarque ».

Dans la famille, l’affection exprimée ouvertement peut effrayer, traduction d’une peur imaginaire de l’inceste. Affectivement, toute personne étrangère devient un danger pour la famille. A l’intérieur et à l’extérieur de la famille, les enfants peuvent faire ce qu’ils veulent, sous réserve qu’ils réagissent « comme il faut » Ils ont des rôles distribués, inconsciemment, qui font que la famille est comme un corps où chaque membre est responsable de la survie de l’ensemble. Si l’enfant n’accepte pas de rentrer dans le rôle qu’on lui donne, il est « malade ». Existe une conspiration inconsciente de la famille qui peut se transformer assez rapidement en paranoïa. Existe une hostilité parfois à ce que l’enfant pense dans et pour la famille, on lui donne seulement l’autorisation de penser dans le scolaire. Tout le travail de l’enfant va consister à sortir du rôle dont il se sent revêtu, en prenant garde que sa révolte ne soit considérée comme symptôme. Il doit jouer au « très bon enfant ». D’où le goût prononcé des enfants pour le théâtre ! Il acquiert une identité « procustéenne » (4).

Les amis ou « petits amis » de l’adolescent (e), inconsciemment, peuvent être rejetés ou intégrés par la famille comme l’un de leurs futurs , mais ne correspondent pas forcément aux stéréotypes familiaux, dès lors, ils représentent un danger d’éclatement de la sphère familiale et doivent être rejetés. L’étranger est un « prédateur » par nature qui risque de bousculer l’ordre des choses. Question d’ « éducation » qui n’est’ qu’en fait, une longue imprégnation d’un endoctrinement imposé par les parents. La folie repose-t-elle sur l’adhésion totale à l’idéologie parentale ou à sa non-observation ? L’enfant est souvent dans une position de « dédoublement » qui se traduit par le vécu tragiquement contradictoire entre personne « intérieure » et personne « extérieure ». D’où, face à ce double jeu, une culpabilité élevée ou la sensation d’être fou (« Un autre moi-même me parle »). C’est toujours un « statu quo ante bellum » (5), juste avant l’explosion venant d’un élément quelconque de l’extérieur, la crise actuelle par exemple.

Ce que les membres de la famille désirent est une gratitude de l’autre qui, si elle ne vient pas, va se transformer en haine, surtout si les uns et les autres « jouent le jeu » pour mériter cela. Si cette affectivité ne se traduit pas, nous allons assister à une séparation de type psychotique : se mettre « entre parenthèses » dans la maladie. Au mieux, la frustration se traduit par un stade de « convalescence raisonnable ».

Existe même un langage para-verbal au sein de la famille dans lequel les membres de la famille se reconnaissent, à la manière des sociétés animales : tics divers, attitudes physiques copiées par le groupe, habillement selon des codes (le port du loden dans le 16e arrondissement pendant un temps !) et « retourner sa veste », c’est trahir les comportements et les idéologies de la famille, donc être « malade ». Le « bohème », c’est être un errant, sans domicile psychologique fixe. Il convient de préserver un « No man’s land » familial, avec quelques échanges entre deux fronts adverses.

Les parents sont toujours persuadés qu’ils font « ce qu’il convient », surtout si eux-mêmes eurent des parents détestables. Ils se veulent dignes d’éloges, alors que le psychanalyste Donald Winnicott nous parle de l’impossibilité de toute perfection en matière d’éducation et que, en matière d’éducation maternelle, par exemple, le mieux serait une « Good enough mother », une mère « assez bonne » ! Le flot de paroles de l’un et l’autre parent sur leur mode d’éducation est là pour cacher l’angoisse de traduire une réelle implication affective. Le désir, c’est le pire pour la famille. Le drame tient à une protection matérielle prioritaire mais qui ignore les besoins affectifs : « Je suis un objet fragile que l’on aime parce que fragile, mais pas en tant qu’individu. Juste comme un cas ». Les parents envoient souvent leurs enfants vers des zones à « non risques » où ils peuvent exercer un affect limité et où leur idéologie sous-jacente trouve satisfaction : églises, club sportifs, scoutisme, organismes dépendant d’une secte ou d’un parti. Ainsi, ils confient à d’autres la charge qui les inquiètent : gérer le désir de leurs enfants. Ces groupes d’appartenance ont pour fonction aussi de renforcer l’idéologie de la famille en définissant un ennemi commun qui incarne le mal.

III-QUELS SONT LES CRITERES D’UN TERRAIN PATHOLOGIQUE ?

Famille heureuse papa maman enfant
Famille heureuse papa maman enfant sur les épaules

Nous pouvons énoncer un certain nombre de situations qui sont des facteurs pathogènes qui peuvent être le reflet d’une psychose latente, non-décompensée :

– Une mère surprotectrice et en même temps rejetante. Un père absent, malade, dans l’impossibilité de devenir un père symbolique identificatoire pour l’enfant. Dans la famille, le « fou » est l’un des points de relation, un nœud d’échange d’un système d’interactions d’un réseau de communication. Le psychiatre Théodore Lidz écrit (6) : « On ne peut décrire de façon adéquate une famille, ou même un couple, en termes de personnalités de ses membres pris séparément. Une famille est un groupe et demande une description en termes de dynamique de groupe et d’interactions entre ses membres ».

– Divorce émotionnel des parents doublé d’un pseudo accord recouvrant une intense hostilité et une volonté de destruction réciproque. Thanatos est le maître du jeu et Eros en est totalement absent.

– Absence d’entente parentale fondée sur la complémentarité et le respect, harmonie factice, où tout conflit est toujours synonyme de rupture. Souvent des couples immatures où le narcissisme tient lieu de relationnel.

– Frontière entre les générations mal assurée : l’enfant est utilisé comme tampon entre les parents, ou il tient le rôle de « conjoint » dans la vie affective de l’un des deux. D’où une prolongation de la phase oedipienne pour l’enfant.

– Une frontière mal définie entre les sexes. Dans ce cas, le parent du même sexe ne représente pas, par son image, un modèle d’identification valorisé par le sujet. Ce dernier ne se fait pas d’ailleurs une haute idée de son propre sexe auquel il appartient.

– L’identité du Moi n’accède pas à une formation stable en l’absence de références précises. Un sentiment de rejet est implicite. Dans la famille, toute tentative d’individuation est considérée comme un signe d’insoumission et réprimé.

– Fonctionnement en système clos isolé. Avec, cependant, quelques contacts à l’extérieur qui permettent une projection ou un défoulement ayant pour but de préserver la famille d’une implosion. Le confinement n’a fait qu’accentuer les risques latents de la dislocation de ces milieux fragilisés par des fonctionnements psychotiques.

– Répression de toute sexualité génitale, qu’elle soit réelle ou imaginaire (condamnation du phantasme « comme si c’était vrai », d’où la confusion entre réel et imaginaire). La psychose apparaît non quand il y a rupture de liens familiaux, mais au contraire là où une rigidité anormale des liens pré-sociaux empêchent l’individu de se libérer de la loi de son cercle familial ou de son groupe restreint, resté étranger à la collectivité sociale. Luc Kaufmann, psychiatre suisse écrit : Les schizophrènes et leurs familles maintiennent le mythe et le credo d’une harmonie inébranlable dans la famille qui passe avant-tout. Ils se comportent comme si toute motivation agissant contre l’autonomie de l’enfant était qualifiée de « bonne », indépendamment de son âge, et toute pulsion, pensée ou action autonome serait « mauvaise ». Le principe paraît introjecté et superposé aux directives morales habituelles, y compris celle du tabou de l’inceste, une des raisons pour laquelle la tolérance à l’égard de l’inceste est plus grande. « Ce n’est pas si grave, pourvu que les choses se passent en famille ! », cette famille qui est une pseudo-famille, où personne n’a fait son individuation, vit sur un mode de réciprocité sans identité, aspirant à la symbiose sans jamais l’atteindre ».

– Priorité à l’ordre et à la propreté comme valeurs suprêmes. La famille est une « place forte » et nul n’a le droit d’y porter atteinte ou de la salir. Le conservatisme est de rigueur. Dès lors, la folie est l’ultime révolte des enfants contre des parents froids, puritains et consciencieux.

– Les enfants sont vécus comme une honte face au désir des parents en les créant. D’où une non-reconnaissance de leurs enfants comme preuve de leur désir. Ils les élèvent dans la puérilité et l’angoisse d’une sexualité fortement refoulée et dangereuse, car eux-mêmes n’ont pas eu de parents leur permettant d’assurer leur sexualité avec fierté. Françoise Dolto ajoute : « pour peu que les grands-parents, origines de cette névrose, jouent un rôle encore prévalent, soit au foyer de leurs enfants devenus parents, soit dans l’éducation de leurs petit-enfants, ceux-ci subissant de graves traumatismes qui entravent leur structure libidinale ». Selon elle, trois générations sont nécessaires pour qu’apparaisse une psychose, d’où un travail thérapeutique nécessaire avec la fraterie de l’enfant et ses parents et grands-parents, c’est-à-dire avec ceux qui n’ont pas pu soutenir le narcissisme du sujet dans la communication symbolique de ses émotions à leur égard. Pour que l’enfant reçoive la permission d’exister, il faut que les parents soient capables de renoncer à leur attachement infantile à leurs propres parents. C’est comme cela qu’ils pourront reconnaître leur enfant comme un être qui n’est plus eux-mêmes et qui est issu du plaisir et d’un projet.

– Dans la psychose existe une dépossession du Soi et un envahissement du Moi par l’autre qui se traduisent par le fait que les parents parlent au nom et à la place de l’enfant (allant même jusqu’à l’expliquer à lui-même), qu’ils disposent de son corps, aussi bien que pour l’alimentation que pour l’évacuation ou pour toute jouissance. Cela conduit l’enfant à la folie. Roland Jaccard écrit (7) : « Quand le désir est un délit, quelle autre issue que le délire ? »

IV-CONCLUSION

famille heureuse, soleil couchant, père mère enfants
famille soleil couchant père mère deux enfants

Nous pourrions avancer l’idée que la folie est liée à l’impossibilité de se séparer du corps de l’autre par une objectivation de cet autre comme un objet lui appartenant ou étant le prolongement de lui-même. Pour reprendre l’expression de Paul Ricoeur, le psychotique demeure dans sa « mêmité » et ne peut entrer dans l’altérité faute à l’impossibilité à la symbolisation. Ce qu’écrit Jacques Lacan dans son Séminaire sur les psychoses (7) : « Qu’est-ce que le phénomène psychotique ? C’est l’émergence dans la réalité d’une signification qui n’a l’air de rien- et ce, pour autant qu’on ne peut la relier à rien, puisqu’elle n’est jamais entrée dans le système de la symbolisation- mais qui peut, dans certaines conditions, menacer tout l’édifice ». Dès lors,dans une terrible logique, tout événement particulier important ou banal est un facteur déclenchant de ce qui était là depuis longtemps, jamais totalement maîtrisé. Le « passage à l’acte » est alors prévisible.

Mais, nous ne pouvons contourner la question que nous posions en introduction : devant la prise de conscience des manques de l’enfance, ne sommes-nous pas à la recherche d’une famille symbolique qui réparerait ces manques, et la Franc-Maçonnerie n’en serait-elle pas la parfaite représentation imaginaire nous permettant de mettre à distance le réel de nos vies passées, tout en en faisant un étrange parallélisme avec l’approche psychanalytique (Meurtre du père, la Veuve et ses enfants, les Frères et les Soeurs, etc…) ? D’où les blessures profondes engendrées quand le vécu maçonnique ressemble un peu trop à ce que nous connaissions « avant ». Dans la question inversée, une ambiance enfantine heureuse ou imaginée comme telle, n’incite t-elle pas non plus à la recherche d’un lieu de prolongation d’une forme d’utopie salvatrice confiée à la Maçonnerie et rencontrant, comme dans le premier cas, les mêmes déceptions et les mêmes craintes que ce monde qui tendrait vers une utopie en voie de réalisation ne se désagrège ?

 Dès lors, illustrant parfaitement le transfert de la famille d’origine sur la Maçonnerie, le groupe soucieux de « rassembler ce qui serait épars » oppose une résistance opiniâtre à qui ne ferait pas partie de la famille et la critiquerait ! Mais, dans le fond, pourquoi ne pas tenter l’utopie de la famille reconstituée avec discernement, sur la base de l’acceptation que nous cherchons tous un lieu « à la jardin d’Epicure » où nous tenterions, dans l’amitié, de vivre avec des hauts et des bas, quelque chose de symbolique et d’affectif (avec ses limitations acceptées qui ne deviendraient plus des traumas en cas d’échecs momentanés) et qui échapperait à la dureté implacable du réel et permettrait non de s’en cacher, mais donnerait la force et le courage de l’affronter.

 Bon, il est temps d’arrêter de délirer, je vais aller déjeuner. En famille, bien entendu !

Fraternité et égalité : une loge maçonnique locale construit la communauté

De notre confrère hillsdalecollegian.com

Malgré ce que disent les films National Treasure, les francs-maçons ne contrôlent pas le gouvernement – ​​du moins plus maintenant. La loge franc-maçonne de Hillsdale, créée en janvier 1852, a été l’une des premières loges établies dans le Michigan et est toujours en activité aujourd’hui.

Les maçons ont deux objectifs principaux dans leur travail : la communauté et la moralité, a déclaré le directeur principal George Thomas. 

« La maçonnerie a pour but d’aider un homme bon à devenir un homme meilleur », a déclaré Thomas. « Et c’est comme beaucoup de choses dans la vie, si vous ne faites pas d’efforts, vous n’en retirez rien. Cela vous guide si vous utilisez les connaissances que vous obtenez.

Thomas a grandi à l’extérieur de Détroit où son père était maçon et sa mère était membre de l’Eastern Star, une organisation semblable aux maçons mais exclusivement réservée aux femmes.

« J’ai grandi dans une famille de maçons », a déclaré Thomas. « Je ne sais pas exactement pourquoi j’ai rejoint le groupe, ce n’est pas que quelque chose m’y ait particulièrement attiré, j’étais simplement entouré de cela. »

Malgré la formation morale, l’aspect communautaire, les rituels, le symbolisme, l’héritage culturel et les prières chrétiennes, Thomas a déclaré que la maçonnerie n’est pas une religion. 

« La maçonnerie est basée sur la foi, mais ce n’est pas une église », a-t-il déclaré. « Nous ne faisons pas de trucs d’église. C’est le choix de chaque personne. Les maçons viennent de toutes les religions, musulmanes, juives, de tout. »

Bruce Casewell, le vénérable maître de la loge, a déclaré que la religion n’est pas discutée dans la loge. Casewell est un ancien sénateur et représentant de l’État. 

« Il y a deux choses dont nous n’avons jamais parlé dans la loge : la politique et la religion », a déclaré Caswell. « Vous n’en discutez pas. La manière dont un homme choisit d’adorer Dieu est son affaire. Ce n’est pas notre affaire. Nous ne sommes pas une religion. Tout ce que nous demandons, c’est que lorsque vous rejoignez la loge, c’est une seule question : « croyez-vous en Dieu ? Et si vous croyez en Dieu, nous vous accepterons. Comment vous croyez en ce que vous croyez être votre affaire. Celui de personne d’autre. 

Junior Phoebe Vanheyningen, dont la famille a une histoire avec la maçonnerie, a déclaré que quelqu’un ne peut pas être à la fois maçon et chrétien. 

« D’après mes propres recherches et ce que je sais de ma famille, c’est incompatible avec le catholicisme », a déclaré Vanheyningen. « Toute organisation qui tente de faire de soi une religion est incompatible. » 

L’un des aspects importants de la maçonnerie est l’unité par l’égalité.

« La maçonnerie concerne votre unité », a déclaré Thomas. « Si nous sommes tous un, alors il n’y a aucune différence entre nous. Nous ne vous considérons pas par votre richesse matérielle. Il s’agit de votre structure interne, c’est sur cela que vous êtes mesuré et valorisé.

À partir de cette unité, les maçons sont mieux à même de commencer leur formation morale à travers les trois étapes de la vie : apprenti, compagnon de métier et maître maçon. 

«Cela reflète la vie», a déclaré Thomas. « Dans votre jeunesse, vous êtes jeune et vous apprenez ; puis, à un âge mûr, vous gagnez et construisez ; et puis, dans votre vieillesse, vous avez maîtrisé la vie et, espérons-le, vous avez appris quelque chose en cours de route.

La loge possède une peinture murale de ces trois marches peinte en 1951 par un ancien professeur du Hillsdale College dans un style classique. Le tableau représente trois marches avec une personne de chaque étape de la vie montant les marches. 

En plus de cette peinture murale, le même professeur a peint trois autres œuvres, a expliqué Thomas.

« Le prochain est le roi Salomon, à l’heure du déjeuner, disant une prière. Le dernier est constitué des trois officiers de la loge. Votre Vénérable Maître, votre Surveillant Senior et votre Surveillant Junior », a déclaré Thomas.

Le Vénérable Maître est le nom du chef de la loge maçonnique. 

Caswell a expliqué que la quatrième fresque murale, représentant une femme lisant avec un ange tenant une faux derrière elle, représente notre temps limité sur terre.

Caswell a déclaré que la loge collectait des fonds pour des bourses d’études et aidait les membres de sa communauté. Par exemple, un homme qui a perdu ses moyens de subsistance pendant la pandémie a été aidé à se remettre sur pied grâce à un soutien financier et à la fraternité, a déclaré Caswell.

Casewell a déclaré que la loge locale s’auto-gouvernait principalement avec les règles que les maçons ont toujours mises en place.

« Vous suivez à peu près les règles de l’État en vigueur », a déclaré Caswell, « mais vous avez également vos propres règlements locaux et vous devez ensuite partir de là. Il n’y a donc pas beaucoup de direction descendante.

Caswell, qui, comme Thomas, est le fils d’un maçon et d’un Eastern Star, a déclaré que malgré les 110 membres de la loge, il a été plus difficile d’atteindre les jeunes.

« Je dirai qu’il devient de plus en plus difficile, dans n’importe quelle organisation, Kiwanis, Rotary, Lions, Maçons, ou autre, d’amener les jeunes à adhérer », a déclaré Caswell. « Les jeunes ne semblent pas aussi socialement orientés. Je pense qu’ils sont plus informatisés. Ce genre de chose. C’est juste un monde différent, et ce n’est ni bon, ni mauvais, c’est juste différent.

Même si la situation des maçons a changé aujourd’hui, sans peut-être compter sur des hommes comme George Washington ou Benjamin Franklin, il y a encore 875 000 maçons aux États-Unis.

Même sans contrôle secret du gouvernement, ils tentent toujours d’avoir un impact sur la communauté.

« Au fil des années, c’est vraiment devenu une organisation fraternelle », a déclaré Thomas. « La première chose que nous essayons vraiment de faire est d’aider la communauté. »

Audi Vide Tace : la sagesse intemporelle derrière l’adage latin

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par Matthieu FC

Audi Vide Tace, une expression latine signifiant « Écouter, voir, se taire », a une histoire riche et une importance significative dans divers contextes. Parmi ses nombreuses applications, il sert de devise à certaines loges et juridictions maçonniques. Ses origines remontent aux armoiries de la Grande Loge Unie d’Angleterre, où elle fut adoptée après l’Union en décembre 1813. L’expression est restée fidèle au calendrier des francs-maçons depuis 1777, soulignant sa pertinence durable au sein de l’organisation.

Ce dicton a une signification profonde qui transcende son usage maçonnique. Il met l’accent sur l’importance d’observer et d’écouter tout en gardant la discrétion, qualités universelles et applicables dans divers aspects de la vie. Essentiellement, Audi Vide Tace nous rappelle de faire preuve de sagesse et de prévenance dans nos interactions quotidiennes avec les autres, contribuant ainsi positivement à notre croissance personnelle, à nos relations et à nos engagements professionnels.

Contexte historique d’Audi Vide Tace

La devise Audi Vide Tace porte une histoire importante dans le monde de la franc-maçonnerie. Elle est apparue pour la première fois dans le calendrier des francs-maçons de 1777 et est depuis devenue un symbole important au sein de l’organisation. Dérivée d’un vers «léonin», la phrase latine complète est Audi, Vide, Tace, Si Vis Vivere In Pace , qui se traduit par «écoutez, voyez et tenez votre langue, si en paix vous vouliez vivre».

L’utilisation de cette devise découle de l’accent mis par les francs-maçons sur la discrétion et la confidentialité. L’expression rappelle aux membres d’être discrets sur leurs activités, discussions et connaissances au sein de l’organisation. Ce respect du secret a été considéré comme un moyen de protéger l’intégrité du groupe et de maintenir l’harmonie entre ses membres.

Diverses loges et centres maçonniques à travers le monde ont adopté l’expression et l’ont intégrée dans leur décor. Un tel exemple peut être trouvé dans un centre maçonnique avec les mots « Audi, Vide, Tace » au-dessus de la porte de la loge. Cet affichage visible véhicule un message puissant, rappelant à tous ceux qui entrent de respecter les principes de l’organisation.

Dans la franc-maçonnerie, l’expression Audi Vide Tace est également apparue sur les médailles et documents maçonniques, soulignant l’importance de préserver les secrets du groupe et d’adhérer aux valeurs de silence et de discrétion. La prévalence de l’expression démontre l’engagement profondément enraciné envers ces valeurs au sein de la franc-maçonnerie.

En résumé, le contexte historique d’ Audi Vide Tace réside dans ses origines du vers léonin du Moyen Âge et dans son adoption par les francs-maçons comme symbole de discrétion, de confidentialité et d’harmonie entre ses membres. Cette devise continue de jouer un rôle important dans la transmission des valeurs et principes fondamentaux de l’organisation à travers le temps et la géographie.

Interprétation philosophique

Audi : l’art d’écouter

Audi, qui signifie « entendre » ou « écouter » en latin, représente un aspect essentiel pour acquérir la sagesse et la compréhension. L’art d’écouter implique :

  • Engagement actif : accordez toute l’attention à l’orateur et aux informations partagées.
  • Empathie : Comprendre le contexte émotionnel derrière les mots, lié au vécu de l’orateur
  • Ouverture d’esprit : Être réceptif aux idées nouvelles, même si elles contredisent ses convictions

En maîtrisant l’art de l’écoute, un individu développe la capacité d’absorber et d’analyser efficacement les informations.

Vidéo : Le pouvoir de l’observation

Vide, qui signifie « voir » en latin, souligne l’importance d’une observation approfondie dans l’acquisition de connaissances. Les éléments essentiels du pouvoir d’observation comprennent :

  • Souci du détail : Reconnaître les différences ou les modèles subtils que d’autres peuvent négliger
  • Pensée critique : évaluer la validité de l’information et tirer des conclusions indépendantes
  • Patience : Accorder du temps pour un examen approfondi et une réflexion sur les informations observées

Le pouvoir d’observation contribue à la croissance intellectuelle d’une personne et favorise une prise de décision éclairée.

Tace : La force du silence

Tace, qui signifie « se taire » en latin, met en avant la valeur du silence et de la discrétion. La force du silence peut être vue dans les principes suivants :

  • Maîtrise de soi : s’abstenir de tout discours inutile, surtout lorsqu’il peut conduire à un conflit ou à la divulgation d’informations sensibles
  • Pleine conscience : Rester présent dans l’instant présent, observer ses pensées et ses émotions sans réagir de manière impulsive
  • Réflexion : Accorder du temps à l’introspection, examiner les expériences personnelles et intégrer les connaissances acquises par l’écoute et l’observation

Adopter l’essence de Tace favorise le développement de la sagesse et des niveaux accrus de conscience de soi.

Application dans la vie quotidienne

Réflexion et développement personnel

Le principe Audi, Vide, Tace encourage les individus à écouter attentivement, à observer attentivement et à garder le silence lorsque cela est nécessaire. Cette pratique peut être appliquée dans la vie quotidienne pour la croissance personnelle et le développement personnel :

  • Écoute : Développer des compétences d’écoute active permet une compréhension plus approfondie des informations partagées et aide à prendre de meilleures décisions.
  • Observer : prêter une attention particulière aux signaux non verbaux, au langage corporel et au contexte aide à mieux comprendre les autres et à acquérir une perspective plus large.
  • Silence : Pratiquer le silence favorise l’auto-réflexion, une concentration accrue et une conscience de soi, conduisant à la croissance personnelle.

Techniques de communication

La mise en œuvre d’Audi, Vide, Tace dans vos techniques de communication peut améliorer les relations interpersonnelles :

  1. Écoute empathique : Abordez les conversations avec une perspective empathique et ouverte d’esprit, visant à comprendre le point de vue de l’autre personne.
  2. Langage corporel : Soyez conscient de votre propre langage corporel et interprétez celui des autres. Les signaux non verbaux peuvent transmettre de nombreuses informations et avoir un impact considérable sur la communication.
  3. Soyez attentif : pratiquez la pleine conscience lorsque vous parlez, en choisissant les mots avec soin et en évitant les répétitions inutiles ou les mots de remplissage.

Résolution de conflit

L’utilisation des principes d’ Audi, Vide, Tace peut aider à résoudre les conflits :

  • Écoute active : Permettez à l’autre partie d’exprimer ses opinions et ses sentiments, sans l’interrompre ni le juger. Cela démontre du respect et encourage une communication ouverte.
  • Observer : Reconnaître les émotions et les indices non verbaux derrière les mots pour mieux comprendre les enjeux sous-jacents à un conflit.
  • Silence : évitez de réagir de manière impulsive ou défensive, en utilisant des moments de silence pour laisser l’espace aux émotions et permettre des réponses réfléchies.

L’intégration de la pratique d’ Audi, Vide, Tace dans la vie quotidienne a le potentiel d’améliorer la croissance personnelle, les techniques de communication et les capacités de résolution de conflits, ce qui en fait une compétence précieuse à maîtriser pour les individus.

Références culturelles et utilisation

« Audi Vide Tace » est une expression latine qui a imprégné diverses parties de la culture, notamment la littérature et les médias populaires. Nous explorerons ici la manière dont cette expression a fait sa marque sur ces plateformes culturelles.

Audi Vide Tace dans la littérature

L’expression « Audi Vide Tace » est apparue dans plusieurs œuvres littéraires au fil des ans. Sa première apparition remonte au calendrier des francs-maçons de 1777. On pense que l’expression a évolué à partir d’un proverbe médiéval – « Audi, vide, tace, si vis vivere in pace » (Écoutez, voyez, mais taisez-vous si vous souhaitent vivre en paix) – que l’on retrouve dans des écrits dès 1300.

Voici quelques exemples de son utilisation dans la littérature :

  • Les Trois Singes Sages : Dans cette histoire, les personnages incarnent le proverbe, représentant les principes de ne pas entendre de mal, de ne pas voir de mal et de ne pas dire de mal.
  • Devise du Yorkshireman : Une expression populaire originaire du comté du Yorkshire, en Angleterre, qui partage des éléments avec le proverbe « Audi Vide Tace ». Le dicton dit : « Écoutez tout, voyez tout, dites maintenant ».

Audi Vide Tace dans les médias populaires

Dans la culture moderne, l’expression « Audi Vide Tace » est également apparue dans diverses formes de médias populaires :

  • Musique : Certains musiciens ont été inspirés pour inclure « Audi Vide Tace » dans les paroles de leurs chansons, abordant les thèmes de l’observation et du silence.
  • Film : Le principe de « Audi Vide Tace » se retrouve dans les films mettant en scène des personnages témoins d’événements marquants mais choisissant de garder le silence pour se protéger ou protéger les autres.
  • Télévision : L’expression et ses thèmes sous-jacents ont également été référencés dans des émissions de télévision, souvent dans le contexte de personnages apprenant l’importance de la discrétion.

En conclusion, « Audi Vide Tace » a eu un impact durable sur la littérature et les médias populaires, servant à la fois de guide moral et d’inspiration pour diverses formes d’art.

Critiques et réfutations

Audi, Vide, Tace, traduit par « Écoute, vois, tais-toi », est un ancien proverbe latin qui occupe une place importante dans la franc-maçonnerie. Alors que certains critiques affirment que cette expression promeut le secret et l’exclusivité, les partisans de la franc-maçonnerie affirment qu’elle incarne les valeurs fondamentales de fraternité, de tolérance et de croissance personnelle.

L’une des principales critiques d’Audi, Vide, Tace réside dans son lien perçu avec le secret au sein de la franc-maçonnerie. Les critiques soutiennent qu’en promouvant le silence, l’organisation encourage ses membres à cacher des informations aux autres et à maintenir une atmosphère d’exclusivité. D’un autre côté, les partisans interprètent ce dicton comme un appel à la discrétion, permettant aux membres de préserver un sentiment de confiance et d’unité au sein de l’organisation. Ils affirment qu’en écoutant et en observant sans divulguer d’informations confidentielles, les membres peuvent favoriser un lien fort et maintenir l’harmonie au sein de la fraternité.

Un autre problème soulevé par les critiques est le potentiel des expressions Audi, Vide, Tace à promouvoir la passivité . Certains soutiennent qu’en incitant les membres à garder le silence, le proverbe décourage les individus de jouer un rôle actif dans l’amélioration de leur organisation ou de leur communauté. En réfutation, les défenseurs de la franc-maçonnerie soulignent que le proverbe encourage les membres à acquérir des connaissances et une compréhension en observant et en écoutant activement avant de parler. Cette approche permet aux individus de prendre des décisions prudentes et éclairées, bénéficiant en fin de compte à l’organisation et à leurs communautés.

Dans le contexte des références culturelles d’Audi, Vide et Tace, certains critiques affirment que cela encourage l’indulgence envers les actions fautives. Ils soutiennent qu’en insistant sur la nécessité du silence, le proverbe pourrait par inadvertance encourager les membres à fermer les yeux sur un comportement contraire à l’éthique. Cependant, les défenseurs de la franc-maçonnerie soulignent que l’objectif principal du proverbe est la croissance personnelle, l’acquisition de connaissances et la promotion de la paix. Ils soutiennent que les valeurs de la franc-maçonnerie promeuvent une conduite honnête et la responsabilité de ses actes.

Pour résumer les points clés :

  • Les critiques soutiennent que le proverbe promeut le secret, la passivité et la clémence.
  • Les partisans de la franc-maçonnerie soutiennent qu’elle encourage la confiance, l’unité, la croissance personnelle et la prise de décision responsable.

En considérant à la fois les critiques et les réfutations, il devient évident que l’interprétation d’Audi, Vide, Tace est subjective et dépend de la perspective et de la compréhension des valeurs fondamentales de la franc-maçonnerie.

Questions fréquemment posées

Quelle est la signification de l’Audi Vide Tace dans la franc-maçonnerie ?

Dans le contexte de la franc-maçonnerie, Audi Vide Tace est une expression latine qui signifie « entendre, voir, se taire ». Il rappelle aux francs-maçons de pratiquer le silence et la circonspection dans leur vie quotidienne. Cette phrase souligne l’importance de réfléchir avant de parler et de décider quelles informations doivent rester confidentielles, encourageant les membres à incarner les vertus maçonniques de silence et de circonspection.

Quel est le lien entre Audi Vide Tace et la devise des francs-maçons ?

Audi Vide Tace est étroitement liée à la devise des francs-maçons « Virtus Junxit Mors Non Separabit », qui se traduit par « Celui qui unit la vertu, la mort ne séparera pas ». Les deux phrases soulignent l’importance de l’amour fraternel, de l’unité et du maintien du secret des enseignements maçonniques. Audi Vide Tace sert spécifiquement de principe directeur permettant aux francs-maçons de faire preuve de discrétion lorsqu’ils discutent des enseignements et des pratiques de leur Ordre.

Que symbolise Audi Vide Tace dans le contexte de la franc-maçonnerie ?

Au sein de la Franc-Maçonnerie, Audi Vide Tace symbolise les vertus de :

  • Silence : Il est conseillé aux francs-maçons de garder le silence sur les informations sensibles et de respecter le secret des enseignements de leur Ordre.
  • Circonspection : les membres sont encouragés à faire preuve de prudence et de discernement lorsqu’ils partagent leurs connaissances et leurs idées avec d’autres.
  • Discrétion : il est rappelé aux francs-maçons de réfléchir avant de parler et de décider soigneusement quelles informations doivent être divulguées ou gardées confidentielles.

Dans quelles langues Audi Vide Tace est-il couramment utilisé ?

Audi Vide Tace est une expression latine couramment utilisée dans le contexte de la franc-maçonnerie. Bien que le latin ne soit pas largement parlé aujourd’hui, il revêt toujours une importance symbolique et est fréquemment utilisé dans les domaines juridique, scientifique et religieux. Dans la franc-maçonnerie, l’utilisation du latin représente les racines historiques et traditionnelles de l’organisation.

Comment Audi Vide Tace est-il intégré aux symboles maçonniques ?

Audi Vide Tace peut être incorporé dans divers symboles et artefacts maçonniques, tels que les entrées de loges, les éléments décoratifs et les objets personnels comme les bagues ou les pendentifs. Par exemple, il peut apparaître au-dessus de la porte d’une loge maçonnique , rappelant aux membres de respecter les valeurs de silence et de circonspection lorsqu’ils entrent dans leur espace sacré.

Quelle est la signification de l’anneau Audi Vide Tace dans la franc-maçonnerie ?

Dans la franc-maçonnerie, une bague Audi Vide Tace sert de rappel personnel à un franc-maçon de son engagement envers les valeurs de silence et de circonspection. Le port de cette bague signifie le dévouement de l’individu à respecter les principes d’Audi Vide Tace dans sa vie quotidienne et ses interactions avec les autres. La bague peut également être considérée comme un symbole d’amour fraternel, d’unité et de dévotion à l’ordre franc-maçon.