L’article sur la reconstruction de Notre-Dame de Paris a rappelé à JISSEY que si les discours funèbres sont généralement utilisés en religion, ils le sont aussi parfois en Franc-maçonnerie…

L’article sur la reconstruction de Notre-Dame de Paris a rappelé à JISSEY que si les discours funèbres sont généralement utilisés en religion, ils le sont aussi parfois en Franc-maçonnerie…

(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)
Penser consiste à élaborer une conscience étendue et complexe en s’engageant dans le labyrinthe du monde et, chemin faisant, à recomposer l’histoire naturelle et culturelle de l’homme, tout en précisant les choix que l’on fait, dans sa vie comme dans la société, et les lignes d’action que l’on entend adopter et mettre en œuvre. Mais penser ne se fait pas seul. Cela commence par l’apprentissage d’un langage qui est à la fois parole et logique : logos.
On s’appuie donc toujours sur des références et des schèmes ressortissant à différentes catégories ou à différents ordres et encore reste-t-on dans les formes et les formats de la philosophie, cette discipline occidentale systématisant les connaissances de façon rationnelle et explicite, dégageant le fondement théorique de tout objet et le livrant à la réflexion critique selon des méthodes préalablement décrites et validées.

La franc-maçonnerie ouvre des voies sur ce plan par la fréquentation de la diversité des points de vue et grâce à la garantie de tranquillité intellectuelle et mentale qu’offre la protection de la loge et de ses rites. Mais la franc-maçonnerie de tradition initiatique propose aussi d’autres chemins d’accès à la réalisation de soi qu’un entraînement régulier favorise. Elle nourrit une quête et une présence spirituelles où, l’expérience aidant, la confiance que l’on fait à son être profond installe des intuitions voire des évidences dans la vision et la conduite des choses qui dépassent, toutes les deux, les traces et les tensions superficielles des phénomènes, en aidant progressivement au dévoilement et au déploiement des matrices et des moteurs de la vie elle-même.

Ainsi, l’initiation maçonnique, qui commence par une école du doute, culmine par une école de l’émergence. Quand vous regardez le Delta lumineux à l’Orient, vous visualisez symboliquement un œil où se reflète à l’infini la recherche d’une unité inaccessible dans son entièreté à l’être humain mais déjà concentrée dans ce fragment du monde qu’est un individu. Peu à peu, vous démêlez les arpèges de l’univers, ces correspondances harmoniques qui font dialoguer microcosme et macrocosme dans des jeux aussi intimes qu’immenses de similarités et de complémentarités et vous cherchez à tenir votre pupitre avec justesse de façon que tout soit source de valeur dans la mélodie.
Pour ce faire, il faut se connaître et se reconnaître comme personne – cela va ensemble –, c’est-à-dire admettre sa figure singulière pour en maîtriser les traits et mettre autant que possible ses propres ressources au service d’un Soi toujours plus grand et plus proche, à la fois, sachant, par ailleurs, qu’il n’y a pas d’accomplissement sans engendrement, pas de tradition sans transmission. L’engagement maçonnique, qui, certes, comporte une large part de travail solitaire, ne serait-ce que par les exercices et les états de conscience auxquels il prédispose, n’a aucune vocation à conduire ses adeptes à une vie érémitique, c’est-à-dire enfermée dans une austère solitude, pas plus, d’ailleurs, qu’à une vie cénobitique, c’est-à-dire enclose dans une communauté retirée du monde.
Le franc-maçon comme son nom l’indique est un constructeur impliqué dans la cité mais c’est un homme d’action qui a un temple en tête, visant à y associer, dans une liberté heureuse et un plein respect mutuel, toutes ses sœurs et tous ses frères en humanité. Avec une telle ambition, il va de soi que, toute sa vie, il ne cessera d’apprendre à voir. C’est le prix de l’exigence qu’il cultive car, de manière constante, ce n’est pas une mince affaire que d’essayer de comprendre ce que la Lumière révèle.

« Fès ma belle, ma délicieuse – Une ode à l’impériale médina », réalisé par Jean-Claude Cintas et coréalisé avec Jean-Pierre Zirn, est un film poétique de 64 minutes qui rend hommage à la ville impériale de Fès, au Maroc.

Fès, perle du Maroc
La ville repose sous le voile d’une histoire millénaire, se faisant l’écho des épopées et des sagesses d’antan. En ses murs, la mémoire du monde arabo-andalou se fond dans l’ocre de ses bâtisses, où chaque pierre et chaque détour racontent un récit de conquêtes, de savoir et de spiritualité. C’est une ville qui se vit comme un poème ininterrompu, dont les vers seraient tissés par les ruelles labyrinthiques de sa médina, la plus grande zone piétonne du monde, un chef-d’œuvre inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ses souks, vibrant au rythme d’un quotidien qui n’a guère changé depuis des siècles, offrent un kaléidoscope de couleurs, d’odeurs et de sons, où le cuivre, le cuir, les épices et les étoffes racontent des histoires de caravanes lointaines. Fès est cette mosaïque vivante, où se mêlent le bleu profond de ses céramiques, le vert émeraude de ses tuiles et l’or scintillant de ses ornements, témoignage de son âge d’or sous la dynastie des Idrissides.

Au cœur de Fès bat Al-Qarawiyyin, joyau de la spiritualité et de l’éducation, considérée comme la plus ancienne université encore en activité. Fondée par Fatima al-Fihri au IXe siècle, elle symbolise le rôle central de Fès dans la transmission du savoir à travers les âges, carrefour des civilisations où se sont rencontrés et fécondés pensée islamique, philosophie grecque et science.

Fès, c’est aussi une symphonie de jardins cachés et de fontaines murmurantes, oasis de fraîcheur et de paix au sein de l’effervescence urbaine. Ses palais dérobés, avec leurs cours intérieures où le temps semble suspendu, invitent au rêve et à la contemplation.
La spiritualité imprègne chaque coin de rue, dans les chants des muezzins qui s’élèvent vers le ciel à l’unisson, rappelant les fidèles à la prière. La ville, sanctuaire de saints et de savants, demeure un phare de la foi, où les minarets pointent non seulement vers les cieux mais aussi vers les profondeurs de l’âme.
Fès, c’est l’appel du passé qui résonne dans le présent, une mélodie intemporelle qui chante la richesse d’un héritage préservé. Elle est la gardienne de traditions ancestrales, témoignant de la grandeur d’une civilisation qui a su marier l’art, la foi et le savoir, faisant d’elle non seulement une ville impériale mais aussi une cité de lumière et de sagesse. Fès invite à un voyage au cœur de l’histoire, un pèlerinage de l’esprit et du cœur dans les dédales de sa beauté éternelle.

Tout cela, Jean-Claude Cintas nous le conte !
Ce film se distingue comme le premier film poétique dédié à la ville, célébrant sa riche histoire, sa culture, et son architecture à travers ce que Cintas appelle « 12 Chantpoèmes ». Le film est un voyage à travers la médina de la ville, mettant en avant ses artisans, ses marchés et la vie vibrante de ses murs, le tout complété par la musique du célèbre oudiste marocain Driss El Maloumi.

Directeur du Conservatoire de Musique d’Agadir depuis 2010, El Maloumi est non seulement un interprète de la musique traditionnelle berbère, mais sa musique s’enrichit également de rencontres avec des musiciens de renom international. Il a collaboré avec des artistes tels que Jordi Savall & l’Ensemble Hesperion XXI, Montserrat Figueras, et Pierre Hamon, et participé à de nombreux albums et projets, couvrant un large éventail de genres musicaux, de la musique traditionnelle et classique au jazz.
Driss El Maloumi a également composé de la musique pour des spectacles et des films, confirmant son statut de compositeur polyvalent. Ses collaborations s’étendent à de grandes figures poétiques telles qu’Abdellatif Laâbi et Adonis. Parmi ses réalisations discographiques, on trouve l’album de jazz Tawada, son premier album solo L’âme Dansée, 3MA avec Ballaké Sissoko & Rajery, et « Makan » en trio avec Saïd El Maloumi et Lahoucine Baqir, ainsi que « Aswat », son dernier projet en trio. Sa discographie reflète une exploration continue de nouvelles sonorités et la fusion des traditions musicales à travers le monde.

Jean-Claude Cintas, décrit comme un artiste aux multiples facettes, intègre diverses formes d’expression artistique dans son travail, incluant l’écriture, le chant, la musique, la peinture, et le cinéma. Son lien profond avec le Maroc, ayant été né à Oujda et y ayant vécu durant ses premières années, imprègne le film, qu’il décrit comme la quintessence de son engagement poétique avec le pays.
Le film plonge dans l’essence de Fès, explorant sa profondeur spirituelle et historique, présenté comme une lettre d’amour à la ville. Il guide le spectateur à travers les ruelles intemporelles, les mosquées, les écoles et les ateliers de Fès, capturant le mélange d’âme, de tradition et d’artisanat de la ville. Le récit est à la fois une réflexion personnelle et collective sur l’identité, l’appartenance et la beauté transcendante de Fès.
Jean Claude Cintas est un artiste et écrivain qui explore souvent des thèmes profonds et symboliques dans son travail. Son œuvre « Fès, ma belle, ma délicieuse » s’inscrit dans cette démarche, mêlant poésie et chant évoque des réflexions spirituelles ou initiatiques. Ces chantpoésies initiatiques mettent en valeur ce lieu symbolique qu’est Fès, une des villes impériales du Maroc, chargée d’histoire, de spiritualité et de mysticisme. Ces chantpoésies servent à initier l’auditeur ou le lecteur à des états de conscience différents, utilisant le rythme, le son et le verbe pour évoquer une quête spirituelle, une transformation intérieure et le thème de la quête. Avec « Fès, ma belle, ma délicieuse », chantpoésies initiatiques, plongez dans un monde qui évoquera un fantastique voyage spirituel.
Pour ceux intéressés par l’exploration du riche tissu culturel de Fès et de son héritage, « Fès ma belle, ma délicieuse » offre une perspective unique et artistique, invitant les spectateurs à voir la ville à travers les yeux de quelqu’un qui la chérit profondément. L’édition DVD Collector du film est disponible avec un livret de 12 pages, fournissant des renseignements précieux sur les thèmes abordés.
« Fès ma belle, ma délicieuse – Une ode à l’impériale médina »
CD Collector’s Édition, avec Booklet de 12 pages, 21 €
Disponible sur les sites marchands/Suivez Jean-Claude Cintas sur son Facebook.

Avant de partager le dernier La Raison, revenons, pour celles et ceux, sœurs, frères et amis(ies) profanes qui ne connaissent pas encore la Fédération nationale de la libre pensée et La Raison, son mensuel.

La Fédération nationale de la libre pensée est une association loi de 1901 fédérant les associations locales se réclamant de la libre-pensée en France.
Historiquement, de telles fédérations ont une longue tradition en France, datant du XIXe siècle, enracinée dans les valeurs républicaines et laïques de la Révolution française. Elles ont joué un rôle important dans les débats sur l’éducation laïque, la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État en France, et continuent d’influencer les débats publics sur des questions telles que les signes religieux dans les espaces publics et l’enseignement de la religion à l’école. La Fédération nationale de la libre pensée organise régulièrement des conférences, des séminaires, des campagnes et des publications, comme la revue La Raison, pour diffuser ses idées et soutenir ses principes. Elle peut aussi engager des actions en justice pour défendre la laïcité et les droits humains. La fédération travaille souvent en réseau avec d’autres organisations nationales et internationales partageant des objectifs similaires.
La libre pensée est donc un mouvement intellectuel qui prône la liberté de pensée et d’expression en matière de religion, de philosophie et de science. Les adeptes de la libre pensée peuvent être des agnostiques, des athées, des laïcs ou simplement des individus qui remettent en question les croyances traditionnelles et encouragent l’indépendance de la pensée. En 2017, la Fédération nationale de la libre pensée comptait environ 3000 adhérents. En 2023, elle en revendique 4000.

Quant à la revue mensuelle La Raison – originellement fondée en 1889 à Bruxelles, le titre a connu plusieurs refondations –, elle sert de fil conducteur à la libre pensée pour aborder divers sujets, notamment la politique, la culture, l’histoire, et la philosophie. Cela reflète un engagement envers le questionnement, l’analyse critique, et la discussion ouverte, sans se laisser restreindre par des dogmes ou des doctrines. Le magazine offre à lecteurs des articles qui stimulent la réflexion et le débat sur des questions d’actualité et de pertinence historique, avec une perspective qui valorise la raison et l’analyse objective.

Ce numéro d’avril 2024 célèbre le cinquantième anniversaire de la « révolution des œillets », faisant référence à la révolution portugaise qui a renversé la dictature en place et a établi une démocratie. L’éditorial, rédigé par Jean-Sébastien Pierre, président de la Fédération nationale de la libre pensée, souligne l’émotion toujours vive à l’évocation de cet événement, considéré comme un point tournant pour le Portugal et l’Europe. La révolution est décrite comme ayant été menée par le peuple ouvrier et s’étant manifestée dans les rues de Lisbonne et partout dans le pays.
L’éditorial fait aussi le parallèle entre cette révolution pacifique et les autres dictatures du continent européen, indiquant que le Portugal a été capable de s’affranchir sans effusion de sang. Il note que les autres dictatures ont été, à contrecœur, contraintes d’adopter une façade démocratique sous la pression de la gauche et du mouvement international. Il mentionne également la constitution ‘’normale’’ qui a été établie à la fin de la révolution en 1976.

La thématique principale de cette édition tourne autour du genre et des libertés sexuelles, un sujet que le journal semble aborder pour la première fois, avec une attention particulière portée sur l’attitude de l’Église et sur des questions sociétales contemporaines telles que le mariage pour tous. La revue en fait la première de sa couverture.
Jean-Sébastien Pierre termine l’éditorial en soulignant l’importance de la discussion et du débat sur ces sujets au sein de la publication, incitant les lecteurs à s’engager activement dans les discussions et à apporter leurs contributions aux résolutions des congrès.
En termes de structure organisationnelle, l’équipe éditoriale est listée avec les noms des rédacteurs et des membres du comité de rédaction, ainsi que des détails sur l’abonnement et la publication.

Fondée sur le sommaire, voici un résumé des thèmes et sujets couverts dans cette édition.
Ce 690e numéro commence avec des « Notes de lecture », une rubrique de critiques de livres récents ou d’importance historique. Cette section, écrire par Jean-Marc Schiappa, historien spécialiste de la Révolution française, approfondit Le pilori au Moyen Âge dans l’espace français d’Isabelle d’Artagnan, publié par les Presses universitaires de Rennes (PUR, en 2024, explore l’histoire du pilori du XIIe au XVe siècle en France. Il examine l’émergence de cette structure comme un symbole de justice dans les villes prospères du nord de la France et son rôle dans l’affichage public de l’autorité seigneuriale et la protection de l’espace urbain. Le pilori est analysé non seulement comme un édifice public mais aussi comme la peine infamante la plus répandue de l’époque. Le contenu du livre est structuré en trois parties principales : la genèse du pilori comme signe de justice urbain, y compris son invention et sa diffusion suivant les circuits économiques des marchés, l

La scène du pilori – les ressorts d’un rituel d’humiliation, détaillant la mise en œuvre du rituel d’exposition et son adaptabilité – et les usages pénaux de l’exposition infamante, offrant une perspective sur la sociographie des condamnés à l’exposition.
Suit ensuite la rubrique « Ainsi va le monde », une locution française signifiant « c’est comme ça que ça marche » ou « c’est comme ça que les choses se passent » est souvent utilisée pour exprimer une résignation face à la nature inévitable des événements ou des comportements humain. Avec La Raison, cette section est dédiée, avec beaucoup de lucidité, à l’analyse des événements actuels ou récents avec un regard critique, en mettant l’accent sur les motifs récurrents de l’histoire, la politique, ou les affaires sociales et culturelles.

Elle est consacrée à Mgr Dominique Rey connu pour ses positions très anti-franc-maçonnerie s’alignant finalement avec les attitudes historiques de l’Église catholique qui a souvent été en opposition avec les sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie, qu’elle considère comme ayant des philosophies et des pratiques qui contreviennent aux enseignements de l’Église, notamment en matière de laïcité et de relativisme moral. Mais c’est surtout sur le fait qu’ile st chargé de former des professeur « laïcité »… En ce qui concerne la formation des professeurs dans les écoles catholiques, il est probable que Monseigneur Rey préconise une ligne d’éducation qui soit en accord avec les enseignements de l’Église et les valeurs chrétiennes. Étrange, pour un « ultra-réac »…

L’article sur Pierre, Feuille, Ciseaux – Alger, 20 août 1965 (Éd. du Croquant, 2023) permet à Dominique Goussot de revenir sur l’ouvrage de Christian Phéline consacré à une étude historique minutieuse d’un événement de censure politique significatif en Algérie. Notons la postface de Mohammed Harbi, un éminent historien et politologue spécialisé dans l’histoire de l’Algérie, qui souligne l’importance de la liberté d’expression et de la diversité culturelle pour l’épanouissement d’une société. La rubrique « Promenade du cinéphile » suggère une réflexion sur le cinéma dont le thème est celui des « Migrations ». après le « Billets d’humeur », vous trouverez le dossier principal de huit pages « Famille, Sexualité, Genres et la Libre Pensée » qui aborde les discussions contemporaines sur les identités de genre, la sexualité, et comment ces sujets interagissent avec les principes de la libre pensée.

L’« International » et l’« Économie/Écologie » propose une « Interview de Minas Papageorgiou, responsable du KEPEK » et un « De la paysannerie à l’agriculture capitaliste industrielle et productiviste ». Enfin un hommage est rendu à Bruno Segre (1918-2024dans « Une vie de liberté ». Bruno Segre, présenté comme un infatigable défenseur de la laïcité et Président d’honneur de la Fédération Giordano – philosophe, prêtre dominicain, cosmologiste, et occultiste italien du 16e siècle, qui fut brûlé au bûcher pour hérésie par l’Inquisition romaine –, représente une figure emblématique dans le combat pour les valeurs laïques et les droits de l’homme. Né en 1918 et ayant vécu jusqu’en 2024, sa longue vie lui a permis de traverser des périodes historiques cruciales, notamment la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide, la décolonisation, la montée du multiculturalisme, et les débats contemporains sur la laïcité et l’intégration.

En tant qu’avocat, il aurait eu les outils et la plateforme nécessaires pour défendre juridiquement les principes de la laïcité, une séparation stricte de l’État et des affaires religieuses, qui est une valeur fondamentale de la République française, ancrée dans la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Son engagement en faveur de la laïcité suggère un dévouement à promouvoir une société où la liberté de conscience et l’égalité de tous les citoyens devant la loi sont primordiales, indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leur absence de croyance.
Les contributions de Bruno Segre, à travers sa défense juridique, son militantisme, et son leadership au sein d’organisations dédiées à la promotion de la laïcité, auront eu un impact significatif sur la société française, encourageant le dialogue, la tolérance, et le respect mutuel dans un contexte de diversité croissante. Son héritage serait celui d’une lutte constante pour les principes démocratiques et les droits fondamentaux, reflétant la complexité et les défis de maintenir la laïcité comme un pilier de la société moderne.
La dernière page est aussi consacrée au « Soutien à une militante franco-palestinienne, Rima Hassan ». Elle est un exemple inspirant d’engagement et de réussite à travers des circonstances difficiles. Née dans un contexte de déplacement et de conflit, dans le camp de réfugiés de Neirab, elle a non seulement surmonté les défis de l’exil mais a également transformé ses expériences en un vecteur de changement social et juridique.

En fondant l’Observatoire des camps de réfugiés en 2019, Rima Hassan a pris une initiative importante pour la surveillance, le rapport et peut-être la promotion des conditions de vie dans les camps de réfugiés, soulignant souvent des problématiques négligées et fournissant une voix nécessaire aux populations marginalisées. Le collectif Action Palestine France, créé en 2023, marque un autre chapitre de son engagement, indiquant un effort pour rassembler, sensibiliser et peut-être influencer la politique relative à la Palestine en France.
La Raison, Mensuel de la Libre Pensée–Familles, Sexualité, Genres et la Libre Pensée
Collectif – FNLP, N° 690, Avril 2024, 34 pages, 3,50 €/La Libre Pensée, le site.


Le Musée Champollion de Vif (département de l’Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes) a récemment inauguré une nouvelle exposition captivante intitulée « Dieux et Déesses d’Égypte », qui se tiendra jusqu’à fin septembre 2024.

Cette exposition vise à révéler les secrets du Panthéon égyptien à travers une plongée dans l’œuvre monumentale de Jean-François Champollion, « Le Panthéon Égyptien ». Champollion, célèbre pour avoir déchiffré la pierre de Rosette – bloc de granodiorite noir, une roche magmatique proche du granite, sur lequel est gravé, en trois écritures différentes, un décret sacerdotal commémorant l’accession au trône du pharaon Ptolémée V, descendant d’un général d’Alexandre le Grand – a joué un rôle déterminant dans la fondation de l’égyptologie en tant que discipline scientifique.
Cette initiative du Musée Champollion de Vif représente une opportunité unique d’approfondir notre compréhension du panthéon égyptien, tout en rendant hommage à l’un des pionniers de l’égyptologie. Pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire et à la culture de l’Égypte ancienne, cette exposition offre une immersion fascinante dans le monde des divinités égyptiennes, révélant la richesse et la complexité de leurs mythologies et de leur culte.


L’exposition, inaugurée le 28 mars dernier, s’avère être un événement marquant pour tous ceux intéressés par l’histoire et la culture de l’Égypte ancienne. Dédicacée aux dieux et déesses égyptiens, elle est conçue pour offrir aux visiteurs une exploration approfondie du panthéon égyptien tel que documenté par Jean-François Champollion, dit Champollion le Jeune, né le 23 décembre (Figeac 1790 – Paris 1832) dans son œuvre majeure, « Le Panthéon égyptien ». Ce travail significatif, comprenant 200 planches colorées et 450 pages de texte, fut publié en 1823 et reste une référence dans le domaine de l’égyptologie, présentant des divinités clés telles que le dieu solaire Ra.

La démarche du musée, situé dans l’ancienne résidence familiale de Champollion à Vif, est non seulement de mettre en lumière la vie et l’œuvre de cet éminent savant mais également celle de son frère. Cette nouvelle exposition, accessible gratuitement et ouverte à tous jusqu’à fin septembre 2024, vise à plonger les visiteurs dans la redécouverte de la civilisation égyptienne et de ses pratiques cultuelles au début du XIXe siècle, tout en ouvrant des perspectives sur les recherches ultérieures en égyptologie.

En plus d’offrir un regard approfondi sur les divinités égyptiennes, l’exposition s’étend pour couvrir les cultes locaux et le polymorphisme, des aspects moins reconnus mais tout aussi fascinants de la religion égyptienne. Une section spéciale de l’exposition est dédiée aux jeunes visiteurs, qui, à travers des activités interactives telles que des jeux de cubes et d’aimants, peuvent apprendre à identifier les différentes formes et attributs des divinités égyptiennes.
Cette exposition représente une occasion exceptionnelle pour tous les âges d’approfondir leur compréhension de l’Égypte ancienne, en mettant l’accent sur les contributions inestimables de Champollion à l’égyptologie et sur l’influence durable de l’Égypte dans le domaine des sciences humaines


Champollion, franc-maçon ?
La question de l’appartenance de Jean-François Champollion à la franc-maçonnerie est un sujet qui a été exploré par divers historiens et chercheurs. Cependant, il n’existe pas de consensus clair ou de preuve définitive concernant son affiliation maçonnique. Les documents historiques ne fournissent pas de confirmation directe de son implication dans la franc-maçonnerie1. Si vous êtes intéressé par ce sujet, je vous recommande de consulter des ouvrages spécialisés ou des articles de recherche qui pourraient offrir une analyse plus approfondie de la vie et des affiliations personnelles de Champollion. Nous joignons les fiches du Fichier Bossu (BnF) concernant le nom de Champollion.
Infos pratiques : Musée Champollion – 45 Rue Champollion, 38450 Vif

04 57 58 88 50 – musees.isere.fr/Le Facebook du musée

« La déformation serait t-elle le contraire de la formation »
En effet quand on suit une formation, on change, on n’est plus tout à fait la même personne, la formation déforme ! On ne peut pas parler de formation en franc-maçonnerie car il n’y a pas de cours. En loge, on prendra la parole dès que ce sera possible, on échange, on écoute.
Cependant on parle d’apprentissage, de compagnonnage, de maîtrise. Et puis on vous donne des outils. D’accord c’est symbolique on ne travaille pas avec. Heureusement, car j’ai essayé de monter un mur avec le fil à plomb qui m’a été offert à mon initiation mais rien à faire c’est un métier.
Pour moi le fil à plomb, c’ est plus fait pour me rapprocher de Socrate et de son connais-toi toi-même par la verticalité. La règle, alors attention déjà avec la règle de trois on s’arrache les cheveux, si en plus on y rajoute des variations et des graduations ça va pas être simple, on risque d’y être encore demain. Remarquez, ils sont sympa, ils ont mis le choix dans les outils. Tenez, le niveau, parait que c’est pratique pour fixer les étagères. Mais à quoi bon, dans les magasins elles sont déjà toutes prêtes, y a plus qu’à les poser. Non vraiment c’est pas fait pour nous simplifier la vie.
Au niveau artistique, ils ont fait des efforts avec l’histoire de la pierre brute, du maillet et du ciseau, oui mais pas simple quand même! Tout le monde n’est pas Rodin, ni Michel-Ange. Personnellement j’aurais préféré la gouache, ou la peinture vinyle pour taguer, ceci dit on risque de se mélanger les pinceaux. Quel chantier! Une truelle, pourquoi pas mais faut penser alors au ciment pour faire tenir les dalles blanches et noires. Au passage ça manque un peu d’originalité au niveau motif.
Avec tous les figurants qui passent en loge on aurait pu trouver plus de fantaisie dans le choix des échantillons. J’ai regardé d’un peu plus prêt, j’ai trouvé que ça manque un peu de fenêtres, de plus il faudrait mettre les anciennes aux normes et les passer en double vitrage. Pour l’éclairage c’est bien de passer la nuit sous cette voute étoilée mais quelques spots de plus, style halogènes par exemple c’est sympa aussi et plus tendance.
Voila quelques idées pour améliorer l’ambiance. Je ne parlerai pas des autres outils car la liste serait trop longue comme par exemple les incontournables tels que l’équerre et le compas. Je les laisse volontairement de côté car comme vous le savez la somme des angles proposés par ces deux outils (90°+360°) donne 450° comme 450.fm
Bon anniversaire à notre journal 450.fm au passage pour ses 3 ans d’existence qui ont eu lieu dernièrement !!!
Que fait la Franc-maçonnerie ?
Trois monstres relationnels sont en train de dessécher nos échanges, quels qu’en soient le lieu et la nature : dans la rue, dans la famille, avec nos amis… bref partout. Si nous n’y prenons garde, nous risquons de renforcer une tendance qui, hélas, commence à s’inscrire dans nos mœurs ; celle de l’isolement de l’humain dans sa vie, sous tous ses aspects.
Ces trois monstres sont, selon mes observations, l’indifférence, l’ingratitude et l’inquiétude. Face à ce phénomène sans doute inéluctable, comment se situe la sagesse maçonnique ? Avons-nous, dans notre philosophie et nos pratiques, les ressources pour les contrer ? Nos rites et nos convictions sociales sont-elles en mesure de nous retenir pour ne pas tomber dans ces errements ? Beaucoup, assez ou pas du tout ? En fonction de la réponse, des mesures seront sans doute à, prendre pour s’assurer que nous ne nous laisserons pas ronger par ces trois monstres. Car ils sont déjà à l’œuvre et, comme dans tout message social subliminal, nous ne nous en doutons pas et nous nous soumettons. La société est la maîtresse de nos croyances inconscientes. Notre Maçonnerie, soucieuse de l’harmonie entre humains, dénonce cet aveuglement dont la grande majorité ne se doute pas. Et elle cherche, bien souvent, du moins en théorie ! dans nos Loges, à traquer les croyances qui nous dominent ; à en soupeser l’intérêt et l’utilité. Pour décider, autant que faire se peut, de les revisiter, voire les reprendre. Posons-nous donc la question : sommes-nous en mesure de repérer les trois monstres et de les amadouer, en Loge d’abord ; pour les vivre ensuite dans la société ?

L’indifférence imprègne aujourd’hui tous nos échanges. On répond de moins en moins aux messages qui nous sont envoyés ; les écrans facilitent cette carence. Nous lisons un message et n’y répondons plus. Nous sommes tellement submergés d’informations que nous renonçons à répondre. Et cela n’étonne guère les destinataires. On le comprend si ce sont les réseaux qui nous appellent sans relâche. Mais l’indifférence, acceptable dans les grands nombres, est contagieuse : elle infecte nos relations personnelles. Là cela devient grave pour l’harmonie sociale car elle nous éloigne les uns les autres. Et nous n’y prenons garde puisqu’il s’agit de l’évolution des mœurs qui s’impose à nous sans coup férir. Tenez, l’exemple des séries est effrayant par sa démonstration avérée. Surtout, aujourd’hui, les séries américaines avant que la maladie nous infecte vraiment. Observez telle ou telle série. dans une séquence où l’attention, voire l’intérêt ou l’affection était de mise il y a quelques vingt, trente ans. Par exemple, les échanges familiaux très souvent détériorés. Le gosse, par exemple, qui quitte la maison, se contente, au mieux, d’un « salut » complètement insensible, à sa famille qui est dans la pièce. Partout pareil ! Et cela va plus loin, au cœur des échanges proprement dits. Un autre exemple, comme tant d’autres : le jeune homme qui fait semblant d’écouter son père. Et n’entame qu’une fois sur deux un dialogue ; et se contente de vagues « d’accord », « c’est ton point de vue, allez ciao ! » et autres balayures de l’écoute au faux nez.… C’est partout et pas que dans les films. Hélas, nos vies semblent se gangréner à cause de notre indifférence. Il y a des explications à ce phénomène mais je les laisse aux sociologues.
Comment donc se situe la pensée maçonnique devant le monstre de l’indifférence qui s’agrippe à nos neurones ? Par le rituel ? Je ne vois pas le lien. Mais quelle chance renversante : notre méthode de prise de parole est un véritable bouclier contre l’indifférence ; car un(e) seul(e) parle et ne peut être interrompu(e). La condition de respect de la différence est assurée, du moins dans le dispositif, formateur pour plusieurs. En bref, l’indifférence n’est surtout pas encouragée dans une tenue. Bien sûr cela ne garantit pas que tous écoutent avec une attention lisse, pulsante et bonifiante. Du moins notre méthode assure que les conditions sont bien là pour jeter aux oubliettes le monstre de l’indifférence. Quel bon point !

Qu’en est-il maintenant de l’ingratitude ? Les psycho-sociologues et l’observation fine mettent en évidence l’arrivée du deuxième monstre rongeur de l’harmonie de nos relations. Maintenant, il est commun d’observer qu’une personne, enfant, adulte, qui bénéficie de quelques chose, objet, parole, acte… s’en saisisse sans remerciement quelconque. Là encore les séries, les films, sont jonchés d’oublis de cette sorte. Sans choquer ni le donneur ni le receveur ! Observez cette gamine qui reçoit un paquet de chocolats : elle s’en saisit prestement ; point !Cet exemple est largement généralisable. Tenez, prenez un don quelconque et observez le receveur. Tout juste un maigre « merci » ! C’est vrai en famille, chez les commerçants (où c’est criant !), à l’école, hélas ! D’autant plus que le jeune enseignant, lui-même de pareille eau, ne songe pas à relever l’ingratitude chez les mômes dont il aurait la charge morale. C’est très grave, à mon sens : l’ingratitude assèche en terrifiant silence, l’attention voire l’affection entre les protagonistes. L’ingratitude dépèce en sourdine l’entente, l’attention et le sceau de la joie du receveur.
La Franc-maçonnerie met-elle en œuvre un dispositif pour que la gratitude puisse s’exprimer ? Oui, plutôt. Il est commun d’entendre un Frère, une Sœur prendre la parole pour exprimer sa satisfaction à propos de la planche entendue. Le fin du fin de cette gratitude est de reprendre, en quelques mots, les idées, réflexions, questions qui se sont manifestées à l’écoute de la planche ? Non seulement, le plancheur ressent fort ce retour agréable pour lui, mais en plus les colonnes y sont aussi sensibles. Donc oui, très souvent, mais sans obligation, la gratitude éclot lors d’une tenue. Cela étant dit, mon expérience me fait naître une réflexion : je crois que beaucoup de nos Loges ont encore une bonne marge pour que la gratitude chante en belle harmonique pendant leurs tenues. La fraternité est au fond mystérieuse et grosse d’avatars affectueux souvent timidement planqué dans notre seule philosophie humaniste. Nourrir nos tenues de toujours plus de gratitudes est un projet exaltant pour notre fraternité déclarée.
La troisième et dernière dérive sociale qui bourre de plus en plus nos esprits sans que nous nous en doutions est l’inquiétude. La peur, fondée sur l’insécurité que tous les animaux fuient, charpente de plus en plus les cerveaux humains. Tout devient risqué, menaçant et dangereux. Et l’humain, peureux dans sa nature profonde, cherche sans relâche la sécurité. Voilà le mot qui ne cesse de gangréner nos relations, nos dits, nos pensées. Nos sociétés, nous abreuvent sans cesse du risque de perdre notre sécurité. De fait, les experts le savent depuis toujours, au nom de la peur de l’insécurité, les dominants soumettent les leurs. Maslow, le grand psychologue créateur de la fameuse pyramide des besoins, a appuyé dans son œuvre, la recherche constante de la sécurité chez les animaux, humains surtout ! L’inquiétude, en outre, fonde bien entendu toute une partie de la folie consommatrice. Sur le ton : « Vous voulez être plus libre ?… Préparer un avenir tranquille pour vos enfants ?… Gérer votre patrimoine sans risques ?… ». L’inquiétude est de plus en plus, selon mon observation, un des leviers les plus évidents, pour faire obéir les foules. C’est évident dans les pays totalitaires et rampant dans nos pays « démocratiques ». La surpopulation insupportable de l’humain est le grand facteur aggravant de cette dérive. Oui, il y a de quoi être très inquiet devant le développement inéluctable de cette dérive.

Comment notre Franc-maçonnerie traite-t-elle, en ses Loges, l’inquiétude, si elle le fait ? Oui, tout à fait, comme tous les groupements à visée altruiste. Elle propose une ambition humaniste en prétendant que nous pouvons tous calmer la peur de l’inconnu par nos visées positives. Oui, prétendent les regroupements associatifs qui vont dans ce sens. Notre philosophie et notre méthode, semblables à d’autres souvent religieux, transforment alchimiquement, pourrait-on dire, cette dernière dérive sociale. Comment ? Dans une tenue, nous sentons bien que la quiétude vient dès l’entrée en Loge. Et grâce à l’essence même de notre méthode, qui ne nous est pas particulière, d’ailleurs ! L’inquiétude fond comme neige au soleil grâce au rite. Le secret est lâché. Oui, une des vertus saisie inconsciemment par tous, toutes réside dans la répétition des rituels : aucune surprise dans le bercement des choses mille fois vécues dans l’accord tacite de tous. Nous vivons en silence et dans nos profondeurs assemblées, la douceur chantée des rituels. Aucune alarme, aucune alerte, aucun appel : tout se déroule comme prévu. Nos inconscients se détendent et se reposent dans la joie de la détente « sacrée ». En bref les associations fondées sur la douceur, le silence, la détente, tel notre Ordre peuvent et pourront de plus en plus, si elles se développent, freiner l’extension sauvage de l’inquiétude, de la peur souchée sur la violence innée chez l’humain.
L’effondrement de la société est annoncé depuis une trentaine d’années. La dégradation des relations sociales en seraient les prémices, les causes et les conséquences. Cet article en relève trois en particulier, sournoises et assassines : l’indifférence, l’ingratitude et l’inquiétude. Or notre Franc-maçonnerie est animée par une philosophie qui, dans ses conséquences concrètes : nos tenues, nos rituels, nos valeurs, est tout à fait susceptible de joindre aux autres chemins un désengagement du bourbier des dérives des relations sociales. A nous de les mettre en œuvre avec toujours plus de conviction et de réalités dans nos tenues ! Notre Franc-maçonnerie entonne toujours et encore l’hymne de l’apaisement des relations humaines. Chantons en joie et en espérance tous ensemble !
Aujourd’hui, pour notre 81e édition, nous explorons un thème captivant : « Être Auteur(e) Maçonnique en 2024 » avec Hervé H. Lecoq.
📚 L’écriture et la publication maçonnique vont bien au-delà de la simple documentation de rituels ou d’histoires. Elles sont une porte ouverte sur l’interprétation, l’enseignement et la préservation des enseignements ésotériques. Dans cet épisode, nous accueillons des auteurs maçonniques qui partageront leur processus créatif, les défis qu’ils rencontrent et la passion qui les pousse à écrire pour la communauté maçonnique.
👥 Avec la participation de notre frère Hervé H. Lecoq, nous plongeons dans les coulisses de ce qui fait un bon livre maçonnique et comment les auteurs actuels adaptent leurs écrits à une nouvelle génération de lecteurs.
📢 Si vous êtes un passionné de littérature maçonnique ou simplement curieux de découvrir ce monde, cet épisode est pour vous. Rejoignez-nous pour une discussion enrichissante et pleine de découvertes.
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Le 23 mars 2024, la Fédération Loge Nationale Française (FLNF) a organisé avec les frères de la loge Saint Martin de l’orient de La Rochelle, une journée en hommage à René Guilly.

FÉDÉRATION LOGE NATIONALE FRANÇAISE (FLNF) – LNF® branche historique
UNE FRANC-MAÇONNERIE TRADITIONNELLE
La Fédération LNF® est la continuation de la Loge Nationale Française (LNF®) créée le 26 avril 1968 à l’initiative de René GUILLY. Cette institution se caractérise par une structure fédérative la plus légère possible, laissant toute liberté à chacune de ses loges de pouvoir poursuivre un travail initiatique sans surcharges administratives.
La LNF® est également, à l’image de son fondateur, un lieu de recherche et d’étude avec la plus grande rigueur historique pour une maçonnerie conforme à ses principes d’origine. Enfin, elle fonctionne dans la plus grande humilité, sans Grand Maître. Elle reste fidèle à l’esprit qui nous anime, comme il animait son fondateur René GUILLY.
La Fédération Loge Nationale Française s’appuie sur la Charte de la Maçonnerie Traditionnelle Libre adoptée en 1969.
Fidèle à ses origines, elle accueille les loges qui pratiquent principalement, mais sans exclusive, trois rites traditionnels tels que définis lors de sa fondation, à savoir :
• le Rite Français Traditionnel ;
• le Rite Écossais Rectifié ;
• le Rite Anglais style Émulation.
Ces trois systèmes, de valeur initiatique équivalente, permettent de rassembler la
quasi-totalité de la Tradition maçonnique.
® Marque protégée par enregistrement INPI n° 118 4 504 255.

Cette journée, dans l’esprit de la Loge Nationale Française a rassemblé plus de 80 frères et sœurs de 23 loges différentes issues de sept obédiences, les locaux étant utilisés à leur maximum. Réunissant des conférenciers de grande qualité : compagnon et ami de René Guilly comme c, sa fille Évelyne Guilly, mais également Paul Paoloni et Pierre Mollier (sur la photo de gauche à droite), tous deux maîtres d’œuvre de la Revue Renaissance Traditionnelle depuis plusieurs décennies.

Le matin, lors d’une tenue au Rite Écossais Rectifié, Bernard Dat a apporté des témoignages des apports de René Guilly, particulièrement au Rite Rectifié, en lui donnant la parole par des enregistrements qu’il conservait depuis les années 80. Ami très proche, il a étayé ses propos d’anecdotes vécues ensemble lors de leurs travaux de recherche dans les différents pays d’Europe.
L’après-midi a été consacrée à trois tables rondes :
• Évelyne Guilly a présenté la voie originale qu’avait trouvée René Guilly pour associer les sœurs. C’est grâce à l’obédience mixte anglaise AFAM qu’il a pu créer la R.L. L’Échelle de Jacob aujourd’hui sous l’égide de l’Ordre Maçonnique Mixte l’Acacia (OMMA). Évelyne nous a ainsi présenté la filière anglaise : vingt ans d’étroite collaboration avec le F⸫ M.C. Debenham.

• Pierre Mollier, en historien reconnu, a abordé l’apport de René Guilly dans la recherche des documents d’archive et plus particulièrement les nombreux rituels qui posent un problème de classement. Dans le fonds maçonnique de la BnF figuraient 2000 rituels. René Guilly a alors accepté d’apporter son expertise en les étudiant afin de les répertorier par famille. Pendant une période de 6 années, tous les jeudis, il a examiné et classé plus de 900 rituels. Pierre Mollier a mis en évidence toute la difficulté d’appréhender et de classer ainsi des fonds de rituels.

• Enfin, Paul Paoloni qui a œuvré à l’élaboration et à la rédaction du numéro spécial de Renaissance Traditionnelle consacré à René Guilly (n° 201 – 202 de 2022) a pu, par sa connaissance de l’œuvre et de la vie maçonnique de René Guilly, mettre en évidence cette incessante quête de la Tradition.

Une exposition d’objets et décors maçonniques ayant appartenu à René Guilly, ainsi que la projection de photos de ce dernier, complétaient la rétrospective de sa vie.
Cette journée s’est terminée par un verre de l’amitié au cours duquel des épisodes de la vie de René Guilly ont continué à être évoqués.

Enfin, un dîner de gala, rassemblant 40 frères et sœurs, concluait cette journée riche en informations sur l’œuvre de René Guilly, lequel a tant apporté à la maçonnerie traditionnelle.
Une brochure reprenant la totalité des interventions de cette journée, enrichie de photos, sera publiée ultérieurement.
Source : Fédération Loge Nationale Française


