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Cette vidéo ne montre pas Donald Trump lors d’une cérémonie maçonnique

Du site open.online

La scène remonte à 2010 et a été tournée en Écosse pour la remise d’un diplôme honorifique (révoqué par la suite)

Non seulement BlueAnon, l’un des classiques des théories du complot, affecte également Donald Trump à travers une vidéo très floue où il semble, selon le récit des utilisateurs, participer à une sorte de cérémonie maçonnique. A travers une recherche d’images, on découvre qu’il n’était pas du tout entouré de francs-maçons.

Pour les pressés :

  • La vidéo est très floue et ne permet pas de comprendre où et quand elle a été réalisée.
  • Le seul indice fourni par les utilisateurs dans la vidéo est un symbole maçonnique, mais il semble avoir été ajouté par des théoriciens du complot.
  • La cérémonie était celle du diplôme honorifique reçu par Trump en 2010 à l’Université Robert Gordon (Aberdeen, Écosse).
  • Le diplôme a été révoqué par l’Université en 2015 à la suite de certaines déclarations de Trump.

Analyses

Voyons la capture d’écran de l’un des messages soumis à vérification. La description se lit comme suit : 

La vidéo est très floue et ne permet pas de distinguer clairement le lieu et les protagonistes de la scène montrée. Cependant, il est possible de retracer le véritable événement capturé dans la vidéo grâce aux vêtements portés par Trump.

Le diplôme de 2010 (révoqué par la suite)

Un premier indice se trouve sur le site The Christian Science Monitor , dans un article d’octobre 2010 sur les premiers indices divulgués par Trump concernant son potentiel puis sa candidature à la Maison Blanche, on peut voir une photo du magnat dans des vêtements assortis , dans tous les sens et pour tout ce qu’il porte dans la vidéo en cours de vérification.

La légende nous apprend que Donald Trump était à Aberdeen, en Écosse, pour recevoir un diplôme honorifique de l’Université Robert Gordon. Les clichés datent de 2010, comme le rapportent les descriptions des photos dans les archives Getty Images .

Ce titre a ensuite été révoqué en 2015, comme le rapportent The Independent et la BBC , à la suite de déclarations controversées de Trump lui-même.

Conclusions

La vidéo qui circule en ligne ne montre pas Donald Trump lors d’une cérémonie maçonnique. Le tournage concerne la cérémonie de remise du diplôme honorifique reçu en Écosse en 2010, qui a ensuite été révoqué.

Cet article contribue à un projet de Meta visant à lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation sur ses plateformes sociales. Lisez ici pour plus d’informations sur notre partenariat avec Facebook.

Une nouvelle association maçonnique : FIL-INFOS-LOGES

Le 27 juin 2024, nous étions une cinquantaine de sœurs , de frères mais aussi quelques profanes, réunis pour l’assemblée générale constitutive de cette nouvelle association dénommée Fil-Infos-loges !

Que d’émotion dans ce moment d’un processus qui a germé pour se réaliser avec un challenge énorme sur ce chantier de la fraternité universelle !

Elu président par les membres du conseil d’administration, j’ai la charge d’exposer aux lecteurs de 450.fm notre démarche.

Mais tout d’abord me direz vous pourquoi créer une nouvelle association alors que d’autres existent déjà ?

Parce que nous avons la conviction de faire œuvre d’innovation en proposant à tout un chacun, maçon-ne ou non, de participer à une association internationale destinée à valoriser et à soutenir les hautes valeurs morales inhérentes à la franc-maçonnerie et que l’on pourrait résumer en quatre chapitres :

  • La bienveillance et le respect d’une éthique puisés dans la démarche maçonnique,,
  • La recherche spirituelle,
  • La construction de la fraternité universelle,
  • Le respect de la liberté de conscience.

Quels objectifs immédiats pour Fil-Infos-Loges :

Cette association a deux objectifs principaux:

  • Editer une revue maçonnique numérique mensuelle ouverte à tous en trois éditions hispanophone, anglophone et francophone,
  • Apporter un soutien aux loges maçonniques à travers le monde qui en feraient la demande.

Qui sommes-nous ?

Parmi les membres fondateurs, on trouve des membres des grandes obédiences maçonniques françaises et aussi d’autres pays des grands continents (sauf l’Asie, pour l’instant).

Le conseil d’administration est composé de : 
  1. Georges Assogbavi
  2. Thomas Ayissi
  3. Jean-Claude Bodelot
  4. Nedjma Berger,
  5. Alain Bréant ,
  6. Patrick Chambard ,
  7. Blanchard Kangbeto
  8. Pascal Levron,
  9. et Ida Radogowski

Un pari

Nous avons conscience que cette association n’aura de sens que si elle est capable de « réunir ce qui est épars » !

Au diable les clans, les égocentrismes !

Vive la fraternité de l’union de toutes celles et de tous ceux qui peuvent se rassembler pour mettre en exergue un attachement partagé aux valeurs morales respectueuses de nos identités mais désireuses de les faire vivre dans la Paix et l’Harmonie !

C’est d’abord à la jeunesse de tous les pays que nous nous adressons pour nous rejoindre et leur proposer d’assumer leur responsabilité !

Plus d’informations disponibles sur notre site www.webfil.info

« Guilgoul » vous invite à voyager au cœur des réincarnations

Guilgoul est un thriller fantastique écrit par Dominique Destrées, un auteur mystérieux connu pour ses précédents ouvrages Des phares dans la nuit (2021) et Le triomphe d’un ange (2022). Guilgoul explore le concept kabbalistique de la réincarnation, ou cycle des âmes, qui constitue le thème central du roman.

D’emblée, nous notons que DOMINIQUE, prénom de l’auteur mentionné en première de couverture, s’écrit DOMIИIQUE

L’inversion du « N » dans DOMIИIQUE intrigue par son symbolisme visuel et suggère une dualité ou un renversement de perspectives. Ce choix typographique capte l’attention et pourrait refléter des thèmes de conflit intérieur ou de vérités cachées. Il peut aussi être un jeu intellectuel ou une signature espiègle de l’auteur, ajoutant une couche de mystère et d’interprétation personnelle. En somme, cette subtilité invite le lecteur à plonger dans un univers où chaque détail revêt une importance particulière.

Avant de plonger au cœur de l’ouvrage, analysons ce concept de Guilgoul, également connu sous le nom de Gilgul, qui évoque une vision mystique et profonde de la transmigration des âmes, ou réincarnation, qui trouve ses racines dans la tradition ésotérique juive.

Grave of Isaac Luria

Émergeant particulièrement de l’école de pensée d’Isaac Louria, le célèbre Ari HaKadosh du XVIe siècle, cette notion revêt une importance fondamentale dans la quête de perfection spirituelle.

Dans l’univers mystérieux de la Kabbale lourianique, le Guilgoul incarne l’idée que l’âme, après avoir quitté un corps physique à la mort, se réincarne dans un autre corps humain. Ce cycle infini, symbolisé par le terme Guilgoul, qui signifie littéralement cycle ou rouleau, est perçu comme un moyen pour l’âme de poursuivre sa progression spirituelle et d’achever les commandements qu’elle n’a pas pu accomplir dans ses existences précédentes.

La transmigration des âmes est intrinsèquement liée au concept de Tikkun, la réparation spirituelle. Chaque vie successive est une opportunité pour l’âme de corriger les fautes passées, de surmonter les épreuves morales et de se purifier. Ainsi, l’âme peut être réincarnée non seulement dans des corps humains, mais parfois aussi dans des formes animales, selon le poids de ses actions et son niveau de spiritualité. Ce processus continu de réincarnation et de réparation souligne la profonde responsabilité de chaque individu dans la purification et l’élévation de son âme.

Le Guilgoul porte en lui une vision de l’évolution spirituelle où chaque existence offre des opportunités nouvelles d’atteindre des niveaux supérieurs de conscience et de proximité avec le divin. Il ne s’agit pas simplement d’une croyance en une vie après la mort, mais d’une compréhension complexe et raffinée du destin de l’âme et de son voyage perpétuel vers la perfection.

Dans la pratique quotidienne des adeptes de la Kabbale, cette notion se manifeste à travers des méditations profondes et des prières ferventes, cherchant à dévoiler les mystères des vies antérieures et à travailler sur les imperfections présentes. L’étude rigoureuse de la Torah et des textes kabbalistiques devient alors un moyen d’aider l’âme dans son chemin de réincarnation et de perfectionnement.

À l’aune de la modernité, le concept de Guilgoul suscite des interprétations variées. Certains y voient une métaphore spirituelle, une allégorie de la croissance intérieure et de la continuité des vertus, tandis que d’autres le considèrent comme une pierre angulaire de la foi kabbalistique, une vérité mystique essentielle qui éclaire le chemin de l’âme à travers les âges.

Ainsi, le Guilgoul, par son exploration des cycles de la vie et de la réincarnation, révèle une vision poétique et métaphysique de la destinée humaine, où chaque existence est une note dans la symphonie éternelle de l’âme, en quête incessante de lumière et de perfection divine.

Revenons au livre dont l’intrigue du livre est complexe et multidimensionnelle. Elle se déroule sur plusieurs continents et entrelacée avec des éléments mystiques et spirituels. Les personnages principaux, tels que Jarvis Pendrick, Jonas Christensen, Mark Jones, et les mystérieux Watchers, sont profondément développés et chacun apporte une dimension unique à l’histoire.

Dans son appartement parisien, Jarvis Pendrick, célèbre neuroscientifique américain et homme d’affaires mondialement connu, reçoit un mystérieux appel téléphonique. À des milliers de kilomètres, Jonas Christensen, en retraite spirituelle au monastère de Tawang, rencontre Ephraïm Halevy, un ancien rabbin spécialiste de la kabbale hébraïque. À Los Angeles, le lieutenant de police Mark Jones traque un tueur en série insaisissable. Pendant ce temps, une confrérie secrète de grands initiés, les Watchers, dotée de pouvoirs surnaturels, veille sur le cycle des réincarnations et doit intervenir pour corriger une anomalie menaçant ce cycle.

Le concept de Gilgoul, la réincarnation des âmes, est au cœur du roman. Ce cycle implique que les âmes passent de corps en corps au fil des vies, influencées par leur passé spirituel et leurs actions. L’auteur explore les cinq niveaux de l’âme humaine dans la kabbale :

Nefesh (force vitale), cette force vitale résidant dans le sang et doit quitter le corps à la mort pour se réincarner dans un nouveau corps au début d’une nouvelle vie ; Roua’h (esprit) qui est lié aux émotions et à la personnalité de l’individu ; Neshama (souvent traduite par âme, avec une connotation de « respiration ») , un niveau représentant la sagesse divine et la connexion spirituelle ; Hayya (vie), un niveau associé à la conscience universelle et à la vie éternelle ; Ye’hida (union), niveau le plus élevé, symbolisant l’union ultime avec Dieu.

Chaque niveau joue un rôle crucial dans l’intrigue, soulignant les transitions et les évolutions spirituelles des personnages.

Les Watchers, êtres de lumière dotés de pouvoirs surnaturels, symbolisent la sagesse et la vigilance. Leur capacité à voyager hors de leurs corps physiques représente le détachement spirituel et la surveillance dudit cycle. Ils jouent un rôle clé dans l’intrigue, intervenant pour corriger les anomalies menaçant l’immuabilité du cycle des âmes.

Le roman est tissé de manière complexe, avec des intrigues parallèles qui se rejoignent progressivement. Cette structure narrative reflète le concept du cycle des âmes, où différentes vies et expériences s’entrelacent. Les personnages principaux sont profondément développés, chacun ayant une quête personnelle liée à la réincarnation et à la réalisation spirituelle. Jarvis Pendrick et Jonas Christensen, en particulier, incarnent la dualité de la science et de la spiritualité.

Guilgoul est une quête initiatique où les personnages, et par extension les lecteurs, sont confrontés à des mystères ésotériques et spirituels. Cette quête est autant intérieure qu’extérieure, impliquant une transformation personnelle et une compréhension plus profonde du monde. Le style poétique et introspectif de Dominique Destrées, mêlant descriptions riches et dialogues philosophiques, rend la lecture captivante et stimulante.

En conclusion, Guilgoul de Dominique Destrées est un thriller fascinant qui mêle mysticisme, spiritualité et suspense. En plongeant dans les profondeurs du cycle des âmes et de la kabbale hébraïque, l’auteur offre une intrigue riche et captivante. Les thèmes de la réincarnation, de la quête initiatique et des pouvoirs surnaturels sont habilement explorés, faisant de ce roman une lecture immersive et stimulante. Pour ceux intéressés par les concepts ésotériques et les thrillers complexes, Guilgoul est un ouvrage incontournable qui promet de captiver l’esprit et l’âme du lecteur.

Guilgoul  גלגול 

Dominique Destrées Éditions 20-15, 2022, 304 pages, 18 € 

Acheter le livre/Disponible sur les sites marchands/Toute l’actu des Éditions 20-15

Certaines Sœurs racontent n’importe quoi… des Frères aussi !

Cette première semaine d’août est l’occasion idéale pour vous offrir un dessin d’actualité. Puisque vous devez certainement lire votre journal maçonnique préféré, confortablement installé(e) sur la serviette, profitez-en pour découvrir l’histoire maçonnique qui suit.

Les gradés en vacances

Trois estivants qui font connaissance dans un hôtel des Caraïbes se reconnaissent comme francs-maçons.
Ils fêtent leur rencontre fraternelle au bar à grands verres de punch. L’un d’eux, allemand, se dit être le Grand-Maître de son Obédience régulière reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre.

Le second, belge, prétend être Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du Rite Écossais Ancien Accepté du Grand Orient de Belgique.
Le troisième, Aixois, se glorifie d’être le Très éclairé et Sublime Grand Dignitaire du Cinquième Ordre du Rite Français pour toute la Maçonnerie Libérale européenne…

Le lendemain matin, nos Frères ayant retrouvé leur lucidité, manifestent leurs remords d’avoir cédé à l’ivresse et s’être laissé griser par un prestige qu’ils n’ont pas. L’Allemand s’excuse de n’être que Vénérable de son Atelier munichois, le Belge admet être tout juste au quatrième grade du R∴E∴A∴A∴ de sa Loge de Perfection de Bruxelles, le Français, troublé par le repentir de ses deux Frères, se décide à son tour à avouer son mensonge :

« Eh bien, moi aussi je vous ai menti mes Frères. Je ne suis pas d’Aix, mais de Marseille ! »

« La Table d’Émeraude » Épisode 1 : Par Les Sentiers Initiatiques

Par la chaîne Youtube LesSentiersInitiatiques

La Table d’émeraude (Tabula Smaragdina en latin) est un des textes les plus célèbres de la littérature alchimique et hermétique. C’est un texte très court, composé d’une douzaine de formules allégoriques et obscures, dont la plus célèbre : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »

Selon la légende, elle présente l’enseignement d’Hermès Trismégiste, fondateur mythique de l’alchimie, et aurait été retrouvée dans son tombeau, gravée sur une tablette d’émeraude. La plus ancienne version connue se trouve en appendice d’un traité arabe datant au plus tard du début du IXe siècle. Elle a été largement commentée au Moyen Âge et surtout à la Renaissance.

Malgré le discrédit scientifique de l’alchimie et le développement de la chimie moderne au XVIIIe siècle, elle a continué à fasciner occultistes et ésotéristes.

À partir du IIIe ou du IIe siècle av. J.-C., on voit apparaître dans l’Égypte hellénistique des textes grecs attribués au personnage mythique d’Hermès Trismégiste, détenteur de toutes les connaissances. Il s’agit d’un ensemble hétéroclite de textes (les Hermetica) à caractère parfois alchimique, mais aussi magique, astrologique ou médicinal, qui culmine avec les traités mystico-philosophiques du Corpus Hermeticum du IIe ou IIIe siècle. Dans l’un d’eux, la Koré Kosmou (la « pupille du monde »), Hermès grave et cache ses enseignements avant de remonter au ciel « afin qu’eût à les chercher toute génération née après le monde ».

En 640, l’Égypte, devenue entre-temps chrétienne et byzantine, est conquise par les Arabes qui vont perpétuer la tradition hermétique et alchimique dans laquelle s’inscrit la Table d’émeraude.

Jusqu’au début du XXe siècle, on ne connaissait que des versions latines de la Table d’émeraude, les plus anciennes remontant au XIIe siècle. Ce sont l’historien des sciences anglais E.J. Holmyard (1891-1959) et l’orientaliste allemand Julius Ruska (1867-1949), qui en ont retrouvé les premières versions arabes. (Source Wikipedia)

Merci à Pierre-Alexandre NICOLAS. Merci à Jean-Claude PASCAL. Voix Off : Arnaud MOUETTE & Rémi SANCHEZ. Musiques : Rémi SANCHEZ Soutenez les Sentiers Initiatiques ! Merci ! Sur Tipee : https://fr.tipeee.com/les-sentiers-in… Sur Paypal : http://urlr.me/V65vr Retrouvenez nous sur Facebook   / lessentiersinitiatiques   Retrouvenez nous sur Instagram   / lessentiersinitiatiques     / lessentiersinitiatiques   Le site internet de Pierre-Alexandre NICOLAS : https://www.alkemia.fr/

Décodage antimaçonnique de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris

Le nouvel ordre mondial, les Francs – maçons et les illuminati présents à la cérémonie des JO 2024

La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 a suscité de vives réactions et controverses, notamment en raison de certaines représentations symboliques qui ont été perçues par certains spectateurs comme des références à la franc-maçonnerie et au Nouvel Ordre Mondial. Ces éléments ont engendré une série de débats et d’interprétations variées sur les réseaux sociaux et dans les médias.

L’un des moments les plus discutés de la cérémonie a été la scène perçue par certains comme une moquerie de Jésus-Christ. Cette partie de la performance, bien que vague et artistique, a été interprétée par certains comme une critique subtile ou une parodie des symboles religieux chrétiens. La présence d’un « cheval de la mort » a renforcé cette interprétation, rappelant les cavaliers de l’Apocalypse biblique, et a été vue par certains comme un présage ou une critique de la situation mondiale actuelle.

Un autre aspect controversé de la cérémonie a été l’apparente référence à l’adoration du veau d’or, un symbole biblique souvent associé à l’idolâtrie et à la décadence. Certains spectateurs ont interprété cette scène comme un appel au retour à des pratiques anciennes ou comme une critique voilée des valeurs modernes, en opposition aux enseignements religieux traditionnels. La cérémonie a également inclus une apparition de la légende urbaine de Bloody Mary, un choix qui a surpris beaucoup de spectateurs. Ce personnage, associé à des contes de fantômes et des rituels populaires, a ajouté une touche de mystère et d’intrigue à l’événement, mais a également été perçu par certains comme un élément symbolique suggérant une connexion avec des rituels occultes.

L’apparition du logo olympique à l’envers a été particulièrement marquante pour de nombreux observateurs. Bien que cela puisse être vu comme une simple erreur ou une décision artistique, certains ont interprété cela comme un symbole caché, souvent associé à des idées de subversion ou de renversement de l’ordre établi, ce qui alimente les théories sur une supposée influence de la franc-maçonnerie, des Templiers, ou des Illuminati sur l’événement.

Ces éléments, bien que subtils et ouverts à interprétation, ont été pris par certains comme des indications d’un message sous-jacent lié à la franc-maçonnerie et au Nouvel Ordre Mondial. La présence de symboles et de thèmes souvent associés à ces organisations dans la culture populaire a encouragé les spéculations sur une tentative de promouvoir ou de normaliser ces concepts au niveau mondial.

Les organisateurs de la cérémonie n’ont pas encore commenté ces interprétations spécifiques, mais il est important de noter que les cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques sont souvent des spectacles artistiques complexes, conçus pour interpeller et provoquer des discussions. Qu’il s’agisse d’une intention délibérée ou d’une simple coïncidence, ces éléments ont certainement ajouté une couche de mystère et de controverse à l’ouverture des Jeux de Paris 2024.

En fin de compte, comme pour toute œuvre artistique, les interprétations varient et dépendent largement des perspectives individuelles des spectateurs. Il reste à voir si ces symboles et messages perçus auront un impact durable sur l’image des Jeux de Paris 2024 et s’ils inciteront à une réflexion plus approfondie sur les thèmes abordés. (Article issu de la chaîne Youtube)

JO 2024 : Des signes sataniques pendant la cérémonie d’ouverture à Paris ? Non, pas franchement

FAKE OFF• Des internautes ont sérieusement vu dans une statue et dans une scène avec un cheval des symboles sataniques.

n milliard de téléspectateurs, dont 22 millions de Français, exposés en direct à des symboles sataniques ? C’est la thèse qui circule – sérieusement – sur Facebook, TikTok ou encore X après la diffusion en mondiovision vendredi soir de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris.

Certains ont vu dans une statue d’un artiste français du siècle dernier une représentation du Veau d’or, tandis que d’autres se sont représenté le cavalier de l’Apocalypse dans le tableau où une cavalière progressait avec sa monture mécanique sur la Seine, toutes deux recouvertes d’argent.

Raconté dans la Bible, l’épisode du Veau d’or est devenu un symbole d’idolâtrie, tandis que l’arrivée du cavalier de l’Apocalypse préfigure la fin du monde.

Un des tweets s’interrogeant sur la présence d’un  » veau d’or  » à la cérémonie d’ouverture. - Capture d’écran X

La sculpture n’a pas été installée pour cette cérémonie. Elle figure sur la place du Trocadéro, à quelques mètres de la Tour Eiffel, depuis près d’un siècle. Cette œuvre, installée depuis 1937, ne représente d’ailleurs pas un veau mais une tête de taureau accompagnée d’un daim bondissant.

Fruit d’une commande du ministère du commerce et de l’industrie de l’époque, elle est l’œuvre de Paul Jouve. Ce Parisien, passionné de dessin animalier depuis son enfance, était un artiste reconnu et célébré pour ses représentations du monde animal.

Quant à la cavalière recouverte d’argent, il s’agissait d’une représentation de Sequana, « déesse du fleuve et symbole de résistance », selon Thomas Jolly, le directeur artistique de la cérémonie. Malin.

Quand la République vacille : L’ascension du communautarisme et du confessionnalisme à travers le cas Samuel Grzybowski

Le travail incisif d’Aline Girard1, préfacé par Jean-Pierre Sakoun2, est une exploration convaincante des dynamiques complexes de la pensée politique et sociale dans la société contemporaine. À travers une structure méticuleuse, Aline Girard dévoile le récit multifacette de Samuel Grzybowski, peignant un portrait vif de son parcours, de ses défis, et des implications plus larges de ses actions sur le paysage politique.

Rappelons que Samuel Grzybowski, militant associatif et entrepreneur social français, est un personnage controversé en raison de ses positions et de ses actions liées à la laïcité. Fondateur de l’association interreligieuse Coexister, il a été impliqué dans plusieurs débats houleux concernant la place de la religion dans la société française.

Les critiques à son égard se concentrent principalement sur ce que certains perçoivent comme une approche trop communautariste et une « cléricalisation » insidieuse de la langue publique. Aline Girard, dans son livre Vers une société communautariste et confessionnelle, argue que Grzybowski et ses partisans favorisent une éthique de la sollicitude qui s’éloigne de l’universalisme républicain. L’auteure apporte toute sa lumière sur ce triste sire…

Son ouvrage commence avec une préface qui donne le ton de l’ensemble du livre, offrant un aperçu du fondement intellectuel rigoureux qui soutient ses arguments. La préface, écrite par Jean-Pierre Sakoun, établit une perspective critique sur l’état actuel des affaires politiques, se concentrant particulièrement sur les thèmes de la laïcité et des divisions sociétales.

Dans les chapitres initiaux, Aline Girard construit méticuleusement le « Portrait de jeune homme en fellow œcuménique », explorant les années formatrices de Samuel Grzybowski. Cette partie n’est pas simplement biographique mais sert d’analyse fondamentale de l’environnement socio-politique qui façonne les jeunes leaders. Le récit d’Aline Girard est riche en anecdotes et en perspectives, offrant une compréhension profonde des motivations de Samuel Grzybowski et des influences précoces qui ont guidé son chemin.

La discussion passe sans heurt à la formation du emerging young leader, où Aline Girard examine les moments et les décisions clés qui définissent l’ascension de Grzybowski. Ce chapitre est particulièrement éclairant, offrant un mélange de croissance personnelle et de mouvements stratégiques qui l’ont positionné comme une figure significative dans l’arène politique. L’écriture d’Aline Girard ici est à la fois analytique et réfléchie, capturant l’essence du style de leadership et de la vision de Grzybowski.

Dans « Missionnaire ad majorem Dei gloriam », Aline Girard se concentre sur la mission plus large que Grzybowski entreprend. Cette partie est imprégnée d’un sens du but et de la dévotion, mettant en lumière les engagements spirituels et idéologiques qui guident ses actions. L’exploration de la mission de Grzybowski par Aline Girard est exhaustive, présentant une vue équilibrée de ses succès et des controverses entourant ses méthodes.

Le livre aborde ensuite le concept de « conviction« , le décrivant à la fois comme une arme et un point de discorde potentiel dans le discours sur la laïcité. L’auteure navigue habilement dans les complexités de ce thème, examinant comment les convictions façonnent les actions politiques et les perceptions publiques. L’analyse ici est nuancée, reflétant l’engagement profond d’Aline Girard envers le sujet.

L’une des parties les plus intrigantes du livre est « Ambassadeur du soft power américain ». L’exploration par Aline Girard de l’influence de Grzybowski sur et par le soft power américain est à la fois critique et éclairante. Elle examine les échanges transatlantiques d’idées et de stratégies, offrant une vue d’ensemble de la manière dont les influences globales imprègnent la politique locale.

Le récit continue avec les débuts politiques de Grzybowski, détaillant « Les premiers pas en politique ». Cette section est remplie de manœuvres politiques, d’alliances et de la nature souvent tumultueuse de l’entrée en politique. Le compte rendu de Girard est vivant, offrant aux lecteurs un aperçu des défis et des triomphes des débuts politiques de Grzybowski.

Le chapitre « La Rencontre des Justices » est une méditation profonde sur les intersections de la justice, à la fois sociale et légale, dans le travail de Grzybowski. L’écriture d’Aline Girard ici est particulièrement poignante, réfléchissant sur les implications plus larges de la justice dans la société et comment les efforts de Grzybowski contribuent à ce discours.

« La Primaire populaire » est une analyse détaillée d’un événement politique significatif, capturant l’essence de la participation démocratique et des complexités impliquées dans de tels processus. Le récit de l’auteure est à la fois descriptif et analytique, offrant aux lecteurs une compréhension approfondie de l’impact de la primaire sur la carrière de Grzybowski et le paysage politique en général.

Dans « Samuel Grzybowski, un révélateur », Aline Girard positionne Grzybowski comme une figure révélatrice dans la politique contemporaine. Ce chapitre est réfléchi et critique, examinant comment ses actions et idéologies révèlent des vérités plus profondes sur la société et le système politique. Les insights de Girard sont acérés, offrant une perspective critique à travers laquelle on peut voir l’influence de Grzybowski.

La dernière partie du livre, y compris « consacré par son propre affaiblissement » et les chapitres suivants, explorent les paradoxes et les contradictions qui marquent le parcours de Grzybowski. Aline Girard examine les thèmes de la force et de la vulnérabilité, du succès et de l’échec, offrant une vue holistique de son impact sur la société.

Les réflexions finales de Girard sur « La République et le peuple » offrent une perspective réflexive et tournée vers l’avenir sur la relation entre la république et ses citoyens. Cette section est contemplative, exhortant les lecteurs à considérer la nature évolutive de cette relation et le rôle de leaders comme Grzybowski dans la formation de son avenir.

Le livre est méticuleusement sourcé et comprend une bibliographie complète, reflétant l’approche rigoureuse d’Aline Girard en matière de recherche et de bourses d’études. Chaque chapitre est riche en références, fournissant une base solide pour ses arguments et offrant aux lecteurs un chemin vers une exploration plus approfondie.

En résumé, le travail d’Aline Girard est un mélange magistral de biographie, d’analyse politique et de commentaire social. Son approche détaillée et littéraire offre une compréhension profonde et nuancée de l’impact de Samuel Grzybowski sur la politique contemporaine. Le livre est une contribution significative au discours sur la laïcité, la justice et le leadership politique, offrant aux lecteurs un voyage réfléchi à travers la vie et le travail d’une figure captivante.

Conformément à nos us & coutumes, nous vous présentons l’éditeur

Le Pont 9, une maison d’éditeurs, se distingue par son engagement à offrir une édition de qualité en plaçant l’éditeur au cœur du processus de publication. Fondée sur la conviction que chaque livre digne d’être publié doit d’abord être lu et aimé par un premier lecteur autre que l’auteur, Le Pont 9 incarne cette philosophie en donnant à chaque manuscrit l’attention et le travail nécessaires pour atteindre son plein potentiel.

Aline Girard

1Aline Girard, secrétaire générale d’Unité laïque*, est conservateur général honoraire des bibliothèques. Après avoir occupé diverses fonctions de direction dans le réseau des bibliothèques de la Ville de Paris, elle a rejoint la Bibliothèque nationale de France. Elle a publié plusieurs ouvrages et articles et donne régulièrement des conférences sur l’enseignement du fait religieux. Elle est membre du comité éditorial d’Humanisme – Revue des francs-maçons du Grand Orient de France et du Conseil des sages de la Ville de Valence.

Jean-Pierre Sakoun

2Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque, est un ancien conservateur des Bibliothèques et ingénieur de recherche au CNRS, pionnier de l’édition numérique en France. Il a présidé le Comité Laïcité République de décembre 2017 à janvier 2021 et a publié de nombreux articles dans la presse nationale, tout en intervenant régulièrement sur les radios et télévisions.

Il donne de nombreuses conférences et participe à des colloques au nom d’Unité Laïque, et est l’éditeur intellectuel et coauteur de Le bêtisier du laïco-sceptique (Minerve, 2021), un manuel de survie laïque en temps de polémique.

*Unité Laïque est une association populaire dédiée à la défense, à la promotion et au développement de la laïcité ainsi que des principes républicains en France, au sein de l’Union européenne et dans les instances internationales. L’association se positionne comme un rempart contre les atteintes à la laïcité et milite pour son respect scrupuleux dans toutes les sphères de la vie publique. Son engagement se matérialise par une vigilance constante pour s’assurer que les institutions et collectivités publiques respectent ce principe essentiel. En outre, Unité Laïque soutient activement le développement des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, fondements inébranlables de notre société.

Philippe Foussier, ancien Grand Maitre du GODF – VERNIER/JBV NEWS

Rappelons aussi que son actuel vice-président n’est autre que le militant laïque depuis les années 1990 Philippe Foussier, grand maître du Grand Orient de France de 2017 à 2018.

Sa collection « Les enquêtes d’Unité Laïque » sont souvent réalisées en collaboration avec des experts, des universitaires et des militants. Elles couvrent une variété de thèmes, allant de l’analyse des politiques publiques en matière de laïcité à l’étude des comportements et des perceptions des citoyens. Ces enquêtes fournissent des données précieuses et des connaissances permettant de mieux comprendre les défis auxquels la laïcité est confrontée aujourd’hui.

Vers une société communautariste et confessionnelle – Le cas Samuel Grzybowski

Aline Girard – Préface de Jean-Pierre Sakoun – Pont 9, Coll. Les enquêtes d’Unité Laïque #1, 120 pages, 16, 90 €

Disponible dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre. Achetez dans votre zone, chez votre libraire préféré, pour qu’il continue à vous conseiller, à vous inspirer, à vous faire rêver et, surtout, à animer votre quartier ! 

« Tolérance et Progrès », la loge fermée après des agapes trop bruyantes…

Savez-vous ce qu’est devenue l’éphémère loge maçonnique de Lure (Haute-Saône) ?

Blason de la ville du Lure

Lure, également appelée la cité du sapeur, est une commune de Haute-Saône, en Franche-Comté. Fondée par le moine irlandais saint Colomban en 610, la ville a connu de nombreuses invasions et destructions au Moyen Âge. Indépendante du comté de Bourgogne, son abbé était prince du Saint-Empire Romain Germanique. Elle fut rattachée à la France par les traités de Nimègue (1678-1679).

Au XIXe siècle, la construction du chemin de fer et l’arrivée d’entreprises alsaciennes et lorraines permirent son développement économique et démographique. Aujourd’hui, avec 7 918 habitants en 2021, Lure demeure prospère et est connue pour être la patrie du Sapeur Camember, un personnage de bande dessinée créé par Georges Colomb (alias Christophe) en 1890. Il est connu pour ses mésaventures burlesques et son allure comique. Ses histoires, pionnières dans le genre, ont marqué la BD française de la fin du XIXe siècle.

Ce sont nos confrères de L’Est Républicain en date du 25 juillet courant qui ont attiré notre attention, sans toutefois nous dévoiler le nom du pigiste…

Si le sapeur Camember est né dans le village imaginaire de Gleux-lès-Lure, il existe bien une rue des Gleux à Lure. Et un édifice a un temps défrayé la chronique au numéro 12 de cette rue : un temple maçonnique. Il accueille, à partir du 22 décembre 1864, les frères (membres) de la loge « Tolérance et progrès ». La construction du temple fut rapide. Il fut édifié sur un terrain acheté le 10 mai 1864. Dix-sept frères ont assisté à la première tenue (réunion). En 1866, ils sont 64 et 74 en 1872.

Fermé après des agapes trop bruyantes

Temple maçonnique, détail

Les francs-maçons lurons font quasiment tous partie des « républicains extrêmes », hostiles au gouvernement de l’époque et anticléricaux notoires. En 1874, ils soutiennent aux élections le candidat radical, qui fut élu. Ils fêtèrent l’évènement lors d’agapes bruyantes et insolentes qui inquiétèrent les voisins. Et plus encore la préfecture, qui en profita pour ordonner la fermeture définitive de cette loge du Grand Orient de France, obédience qui accepta la décision sans difficulté, désirant elle aussi se séparer de ces trublions.

Communauté de Penang (début du XXe, archives des Sœurs de l’EJNB, n°444)

Des religieuses catholiques jusqu’en 1996

En 1877, le temple fut vendu à des particuliers, qui en firent don à la municipalité, à charge pour elle d’y établir des religieuses catholiques gardes malades qui y restèrent jusqu’en 1996. Le bâtiment a été peu utilisé ensuite par les associations. L’entretien coûteux et le besoin d’argent ont contraint la mairie à le vendre à des particuliers il y a quelques années.

Toutefois, en 2019, Heclesias, sur son blog, publiait la description suivante :

« La loge maçonnique se trouve dans la rue des Gleux. Des symboles maçonniques ornent la façade du bâtiment. Constituée d’opposants à l’Empire et d’anticléricaux, elle fut dissoute en 1874 puis revint à des religieuses.

Le Sapeur Camember a essayé de faire partie de la loge, mais elle était déjà dissoute quand il a demandé, donc tant pis. »

Pour mémoire, nous nous devons de rappeler que la loge « Tolérance et Progrès », à l’orient de Lure, fut une des premières loges à avoir adhéré à la Ligue de l’enseignement pour la somme de 20 fr de l’époque. Compte tenu de l’érosion monétaire due à l’inflation, le pouvoir d’achat de 20,00 Francs en 1901 (date la plus ancienne du convertisseur) est donc le même que celui de 8954 € de 2023.

Aujourd’hui, l’ex-loge maçonnique luronne de la rue des Gleux est devenue propriété privée.

Lieu symbolique : L’abbaye de Saint Pé-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées)

Dans le creux des montagnes pyrénéennes, le village de Saint-Pé-de-Bigorre, commune rurale de 1154 habitants (en 2021), située dans l’ouest du département des Hautes-Pyrénées en région Occitanie, se dévoile comme un véritable écrin de nature.

Blason de Saint-Pé-de-Bigorre (65)

Les montagnes majestueuses entourent ce havre de paix, offrant des paysages d’une beauté saisissante. Le murmure apaisant du Gave de Pau accompagne les visiteurs tout au long de leur promenade, ajoutant une sérénité palpable à ce lieu idyllique.

Histoire et vie locale

Les ruelles étroites de Saint-Pé-de-Bigorre sont bordées de maisons en pierre qui témoignent de l’architecture traditionnelle pyrénéenne. Chaque bâtisse raconte une histoire, chaque pierre murmure des souvenirs d’antan. Le village, avec son église ancienne et ses petits commerces locaux, est un voyage à travers le temps, un lieu où le passé et le présent se rejoignent harmonieusement.

La vie à Saint-Pé-de-Bigorre est rythmée par les saisons et les traditions locales. Le marché du village, les fêtes traditionnelles et les rencontres dans les cafés témoignent d’une communauté chaleureuse et accueillante. À quelques kilomètres de là, la ville de Lourdes attire des pèlerins du monde entier, ajoutant une dimension spirituelle à cette région riche en histoire et en culture.

Un village connu dans le monde entier

La Grotte de Bétharram, située à proximité de Saint-Pé-de-Bigorre, offre une aventure souterraine inoubliable et vous propose un voyage au centre de la Terre…

Découverte au début du XXe siècle, elle est rapidement devenue une des attractions les plus prisées de la région. La descente dans la grotte est une invitation à explorer les entrailles de la terre, un voyage fascinant à travers des millénaires de formation géologique.

Saint-Pé-de-Bigorre et la Grotte de Bétharram sont des joyaux cachés des Pyrénées, offrant une combinaison unique de beauté naturelle, de richesse historique et d’aventure souterraine. Cependant, notre lieu symbolique nous conduit à l’abbaye de Saint Pé-de-Bigorre.

L’abbaye

L’abbaye de Saint Pé-de-Bigorre, autrefois connue sous le nom de Saint-Pé de Générès, fut fondée aux alentours de l’an 1022 par des moines venus de Saint-Sever de Rustan, appartenant à l’ordre de Cluny. Le duc Sanche de Gascogne, accompagné de son fidèle vassal le vicomte de Béarn, fit un jour halte en ce lieu presque désert mais déjà renommé pour ses guérisons miraculeuses. Souffrant de maladie, Sanche recouvra la santé après son passage à Générès, attribuant sa guérison à un miracle. En remerciement, il ordonna la construction d’une abbaye en l’honneur de Saint Pierre et Saint Paul par les moines de Saint-Sever.

La légende

Selon la légende, la clé de Saint Pierre, exposée aujourd’hui dans l’église paroissiale de Saint-Pé, aurait été fabriquée à partir des chaînes qui avaient entravé Saint Pierre lors de son martyre à Rome. Ces reliques auraient été envoyées par Rome et vénérées pour leurs pouvoirs de guérison.

Le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle, initié au début du IXe siècle, contribua à faire de Saint-Pé-de-Générès un lieu de passage crucial pour les pèlerins en route vers Santiago. L’abbaye servait de grand relais avant la traversée des Pyrénées, et les moines, pour attirer des colons, accordèrent des terres et des exonérations à ceux qui voulaient s’y établir.

Au commencement…

L’église abbatiale romane du XIe siècle, consacrée en 1096, fut remaniée aux XIIe et XIIIe siècles. Elle conserve une partie de la nef triple et deux absidioles orientées. Au XIIe siècle, les moines ajoutèrent un transept et un chœur à l’ouest, séparant les fonctions d’abbatiale et de paroissiale. À son achèvement au XIIIe siècle, l’église mesurait plus de 60 mètres de long et 25 mètres de large, devenant ainsi l’un des plus grands sanctuaires romans de la région.

… Et par la suite

Les siècles suivants furent marqués par des épreuves. L’occupation anglaise au XIVe siècle, suivie de la Guerre de Cent Ans et des Guerres de Religion, laissèrent l’abbaye en ruines. En 1569, les huguenots de Jeanne d’Albret, vicomtesse de Béarn et reine de Navarre, commandés par Montgomery, pillèrent et incendièrent l’abbaye ainsi que plus de 80 maisons du village. En 1661, un tremblement de terre fit s’effondrer le superbe dôme de 40 mètres de haut.

Les bénédictins de Saint-Maur

Les bénédictins de Saint-Maur, arrivés en 1666, entreprirent de relever l’église de ses ruines en conservant le plan d’origine.


Armoiries de la congrégation de Saint-Maur

Les Bénédictins de Saint-Maur, ou Congrégation de Saint-Maur, furent une émanation réformée de l’ordre bénédictin, née en France au XVIIe siècle. Cette communauté monastique, emblème de rigueur et d’érudition, a marqué de son empreinte l’histoire religieuse et intellectuelle de son époque. En 1618, un groupe de moines, animés par le désir de revenir aux sources de la stricte observance de la règle de saint Benoît, établit la Congrégation de Saint-Maur. Ils prirent pour patron Saint Maur, disciple dévoué de saint Benoît, et leur premier refuge fut l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris.

Animés par une aspiration à la pureté spirituelle et à une discipline monastique exemplaire, les moines mauristes voulaient restaurer la vie conventuelle. Leur quotidien était rythmé par la prière, le travail manuel et l’étude approfondie des textes sacrés et profanes. Les Mauristes se distinguèrent par leur immense contribution à l’érudition. Ils entreprirent des œuvres monumentales, éditant avec une précision inégalée les écrits des Pères de l’Église.

Parmi eux, Dom Jean Mabillon, figure de proue, est célébré comme le père de la paléographie, cette science des écritures anciennes. La Révolution française marqua un coup fatal à la Congrégation de Saint-Maur. Les monastères furent dissous, les moines dispersés, et les efforts postrévolutionnaires pour ressusciter la communauté n’aboutirent jamais à retrouver sa grandeur passée.

L’influence des Mauristes perdure, leur labeur érudit et leur quête de la connaissance illuminant encore les études monastiques et l’histoire ecclésiastique. Leur rigueur et leur dévotion intellectuelle demeurent des phares dans l’univers des sciences humaines. Les Bénédictins de Saint-Maur représentent ainsi l’aboutissement d’une alliance harmonieuse entre la vie spirituelle intense et l’érudition méticuleuse, leur héritage traversant les âges pour enrichir notre compréhension du passé religieux et culturel.

Reconstruite en 1680 sans le dôme mais avec le clocher actuel, l’église subit également une modification de l’entrée, qui fut déplacée du côté de la place, ancien lieu de marché et centre d’activité de la ville. Le portail monumental, orné de douze statues représentant les apôtres, disparut à cette occasion. Le bâtiment fut vendu comme bien national pendant la Révolution.

La partie la plus ancienne de l’église se trouve vers le clocher, où l’on peut admirer des chapiteaux sculptés du XIIe siècle, témoignant de l’art roman de l’époque. Classée Monument Historique depuis 1977, l’église fut restaurée en 1995. En 1822, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, ajouta un petit séminaire aux ruines de l’église, transformé en établissement scolaire mixte en 1966, bien que fermé depuis 1999.

Le 16 mai 2017, l’association Authenticité & Mission acquit l’abbaye et entreprit un vaste projet de réhabilitation sur dix ans. Lors de la journée portes ouvertes du 15 septembre 2018, l’édifice fut rebaptisé Maison Maronite de la Mère de la Miséricorde, continuant ainsi sa mission spirituelle et culturelle. Aujourd’hui, l’abbaye et le village de Saint-Pé-de-Bigorre forment un ensemble harmonieux où histoire, foi et patrimoine se conjuguent pour offrir aux visiteurs une expérience inoubliable.

Sources illustrations : Wikimédia Commons, Facebook Abbaye Saint-Pé-de-Bigorre

Vengeance ! Un regard maçonnique sur le remake « Le comte de Monte-Cristo »

La nouvelle adaptation cinématographique du roman légendaire d’Alexandre Dumas, réalisée par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, se présente comme une fresque magistrale et poignante, mêlant trahison, vengeance et rédemption. Cette œuvre, produite par Dimitri Rassam, s’inscrit dans la lignée des précédents succès du duo, tout en apportant une profondeur narrative et visuelle digne des grands classiques du cinéma français.

Une narration éclairée par une perspective maçonnique

L’histoire de “Le Comte de Monte-Cristo” est un voyage initiatique et allégorique qui peut être interprété à travers une grille de lecture maçonnique. Les étapes de la vie d’Edmond Dantès, de l’innocence trahie à la vengeance méticuleusement orchestrée, rappellent les épreuves symboliques et les rituels de purification et de renaissance propres à la Franc-Maçonnerie.

Pierre Niney, en 2016

Edmond Dantès, interprété avec brio par Pierre Niney, incarne le néophyte injustement emprisonné, plongé dans les ténèbres du château d’If. Cette détention, rappelant la descente dans les profondeurs de l’inconscient, est une période de gestation et d’acquisition de connaissances, soulignée par la rencontre avec l’abbé Faria (Pierfrancesco Favino). L’abbé, dernier des Templiers, transmet à Edmond un savoir ésotérique et un trésor caché, symboles de la sagesse et des richesses spirituelles que le néophyte doit conquérir.

L’évasion et la révélation

L’évasion d’Edmond Dantès, marquée par un subterfuge ingénieux, peut être vue comme une renaissance, une sortie des ténèbres vers la lumière. En s’échappant et en découvrant le trésor de Monte-Cristo, il renait en tant que comte de Monte-Cristo, un être transformé, investi d’une mission quasi divine de justice. Cette transformation est magistralement mise en scène par la direction artistique de Patrick Schmitt et la photographie de Nicolas Bolduc, qui utilisent les jeux d’ombre et de lumière pour illustrer la dualité du personnage.

Edmond_Dantès
Count of Monte-Cristo, 1908

Le retour et la vengeance : une œuvre de justicier…

De retour à Marseille, déguisé et armé de son nouveau pouvoir et de sa fortune, le comte de Monte-Cristo orchestre une vengeance qui s’apparente à un travail alchimique de rétablissement de l’équilibre et de la justice. Les machinations dévoilées, les traîtres démasqués, et les injustices corrigées, chaque action du comte est empreinte de la rigueur et de la rectitude maçonniques. La vengeance du comte n’est pas seulement une question de revanche personnelle, mais une quête de justice universelle, où chaque acte est pesé et mesuré pour rétablir l’ordre cosmique.

Fernand et Mercédès

L’apothéose et la réconciliation

Le climax du film, marqué par le duel entre Edmond Dantès et Fernand de Morcerf (Bastien Bouillon), n’est pas simplement une confrontation physique, mais un affrontement des idéaux et des valeurs. La blessure de Dantès et son choix d’épargner Fernand, malgré tout, symbolisent la réconciliation des contraires et l’achèvement du travail de purification. La sagesse ultime de Dantès, incarnée dans son message final à Mercédès (Anaïs Demoustier), « attendre et espérer », résonne comme une leçon maçonnique de patience et de foi en la justice divine.

Caderousse

Une réalisation magistrale et une équipe artistique en harmonie

Le film brille par ses performances, avec Pierre Niney offrant une prestation nuancée et intense, capturant les multiples facettes d’Edmond Dantès. La direction artistique de Patrick Schmitt et les décors de Stéphane Taillasson recréent une atmosphère à la fois historique et intemporelle, tandis que la musique de Jérôme Rebotier accompagne parfaitement les émotions et les tensions du récit.

Le choix des lieux de tournage, du château d’If aux magnifiques paysages d’Occitanie et de Provence, renforce l’authenticité et l’immersion du spectateur dans cette épopée. Les costumes de Thierry Delettre ajoutent une couche supplémentaire de crédibilité historique, tout en soulignant la transformation intérieure des personnages.

Une œuvre universelle et intemporelle

Le Comte de Monte-Cristo (2024) est une adaptation formidablement bien réussie qui transcende son matériau d’origine pour offrir une réflexion profonde sur la justice, la vengeance et la rédemption. À travers une lecture maçonnique, le film révèle des couches de signification symbolique et ésotérique, enrichissant l’expérience du spectateur. C’est une œuvre qui, tout en restant fidèle à l’esprit de Dumas, trouve une résonance contemporaine et universelle, rappelant à chacun l’importance de la patience, de l’espoir et de la quête incessante de justice et de vérité.

Île de Monte-Cristo

Plongez dans l’univers captivant de « Le comte de Monte-Cristo » (2024), où vengeance et rédemption s’entrelacent dans une fresque épique portée par le talent du cinéma français.

Soutenez le cinéma français en découvrant cette adaptation magistrale, une œuvre qui transcende le temps et les frontières, enrichie par une profondeur symbolique rare.

Bon film à toutes et à tous !

Alexandre Dumas