Agrégé de philosophie, il se définit lui-même comme un « artisan philosophe » et s’intéresse notamment à la philosophie morale et à la théologie orthodoxe. Il a enseigné à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et au Lycée Pothier en classe préparatoire aux grandes écoles en khâgne classique et en hypokhâgne
En 2011, Bertrand Vergely résume ainsi sa démarche : « J’ai écrit des ouvrages dans trois directions : 1°) La vulgarisation de la philosophie et l’histoire de la philosophie. 2°) Des réflexions sur les expériences-limites de la mort, de la souffrance et du mal. 3°) Des ouvrages sur le bonheur et la foi ». En mai 2015, à l’occasion de la sortie de son ouvrage « La Tentation de l’homme-Dieu », il livre sa réflexion sur les problématiques de notre société « postmoderne ».
Le Sujet traité : Le Sens de l’Esprit
Quelques ouvrages de notre conférencier :
La Foi, ou la nostalgie de l’admirable, Albin Michel (2004) ; Voyage au bout d’une vie, Bartillat (2004) ; Saint Augustin ou la découverte de l’Homme intérieur, Essentiel Milan (2005) ; Le Silence de Dieu, Presses de la Renaissance(2006) ; Comprendre pour aimer la philosophie, Milan (2009) ; Retour à l’émerveillement, Albin Michel (2010) ; Sommes-nous libres ? avec Henri Atlan, Salvator (2012). ; Le troisième jour. En collaboration avec Marc Couturier, Gallimard (2012) ; Deviens qui tu es. Quand les sages grecs nous aident à vivre, Albin Michel (2014) ; La tentation de l’homme-Dieu, Le Passeur (2015) ; Entretiens au bord de la mort, Bartillat (2015) ; Traité de résistance pour le monde qui vient, Le Passeur (2017) ; Prier, une philosophie, Carnets Nord (2017) : Le Fil de l’Âme, avec Pierre-Yves Albrecht et Luc-Olivier d’Algange, Éd Arma Artis (2017) ; Obscures lumières, Cerf (2018) ; Notre vie a un sens ! Une sagesse contre le pessimisme ambiant, Albin Michel (2019) ; La Vulnérabilité ou la force oubliée, Le Passeur (2020) ; Le rêve perdu de la sagesse grecque, Privat (2020) ; Dieu veut des dieux. La vie divine, Mame (2021) ; Voyage en haute connaissance, Le Relié (2023) ; La puissance de l’âme. Sortir vivant des émotions, Guy Trédaniel (2023)
La conférence sera suivie d’une séance de dédicace.
Conférence ouverte aux membres de toutes obédiences maçonniques et aux profanes accompagnés par un frère ou une sœur.
Pour les extérieurs au GCRF, pré-inscription obligatoire par mail auprès de notre Grand Secrétaire : gcrf.secretaire@gmail.com
Participation aux frais (10 €/personne) à régler sur place le 23 mars. La conférence se tiendra dans les salons de l’Hôtel Mercure Chartrons,81 Cr Saint-Louis, 33300 Bordeaux
Le 4 avril 2024, la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN propose une Conférence publique animée par le Grand Maître National Sylvain Zeghni.
Thème de la soirée : Osez la Franc-Maçonnerie du Droit Humain, une démarche initiatique, un engagement dans la société.
à 19h30 Cinéma Dôme Gambetta, 12 Rue Gambetta à Albertville
L’espoir est un sentiment puissant qui peut nous motiver à agir et à croire en un avenir meilleur. La jeunesse, avec son dynamisme, sa créativité et son engagement, est souvent une source d’espoir pour la société.
Sous l’impulsion de Mme Andrea Castano Rios, enseignante en espagnol au Collège Brocéliande et coordonnatrice pour l’établissement des réseaux des écoles associées de l’UNESCO, les jeunes de la Cité scolaire Brocéliande située à Guer dans le Morbihan se mobilise pour la 3e semaine des droits humains.
Au programme, nous retrouvons aussi des actions en faveur de la promotion de la paix et de la tolérance.
L’engagement de la jeunesse est essentiel pour construire un avenir meilleur. En s’impliquant dans des causes qui leur tiennent à cœur, les jeunes peuvent faire entendre leur voix et contribuer à changer le monde.
Oui, la jeunesse de France est belle !
Elle est idéaliste – croyant un monde meilleur –, elle est courageuse et n’a pas peur de prendre des risques et de se battre pour ses convictions, elle est créative et donc capable de trouver des solutions nouvelles et innovantes aux problèmes du monde.
L’avenir est entre les mains de la jeunesse. En lui donnant les moyens de s’exprimer et d’agir, nous pouvons construire un monde plus juste, plus durable et plus pacifique.
N’oublions jamais que l’espoir est contagieux. Lorsque les jeunes s’engagent et font preuve d’optimisme, ils inspirent les autres à faire de même.
Alors, encourageons la jeunesse à prendre sa place dans la société et à faire entendre sa voix. C’est ensemble que nous pouvons construire un avenir meilleur.
Blason de Guer.
*La commune de Guer comprend quatre parties : Guer-Coëtquidan, Saint-Raoul, La Telhaie et Bellevue-Coëtquidan où l’on trouve les écoles militaires de Saint-Cyr-Coëtquidan, situées à cheval sur la commune voisine de Saint-Malo-de-Beignon.
Élève officier de l’école spéciale militaire de Saint–Cyr.
Guer est limitrophe de la forêt de Paimpont, souvent identifiée comme la mythique forêt de Brocéliande, où se trame la légende de Merlin l’enchanteur, de la fée Morgane et de la fée Viviane.
Merlin.
La Cité Brocéliande, c’est aussi un lycée doté d’une radio. Avec une grande diversité de thèmes et d’actualités qui vous sont proposés parmi lesquels l’environnement sous toutes ses formes, des portraits de personnes célèbres engagées, des actualités en espagnol, des chroniques anecdotiques du monde artistique mais surtout des émissions faites par les élèves pour tous publics ! Tendez l’oreille et écoutez !
Pour plus d’information sur la semaine des droits humains
Andrea Castano Rios +33 637 42 76 68 Enseignante en Espagnol – Référente Culture et ERAI-Erasmus+ – Collège Brocéliande – Coordonnatrice pour l’établissement/Réseau des écoles associées de l’UNESCO Cité Scolaire Brocéliande, Guer (Morbihan, en région Bretagne)
« Les hommes sont si bêtes qu’une violence répétée finit par leur paraître un droit »
Helvétius (Maximes et pensées)
C’est étrange ce phénomène, chez l’homme, qui est de se référer aux textes philosophiques ou littéraires pour traiter d’un sujet qui gêne ou dépasse l’entendement !
Concernant la violence, nous n’échapperons pas à ce mécanisme et nous ferons appel à Albert Camus pour inaugurer notre réflexion. Ce texte, écrit en juin-juillet 1948, intitulé « Deux réponses à Emmanuel d’Astier de la Vigerie » est une parfaite entrée en matière, où Camus, avec le talent que nous lui connaissons cerne l’étendue du problème.
Citons-en un passage conséquent, mais essentiel (1) : « Ce n’est pas me réfuter en effet que de réfuter la non-violence. Je n’ai jamais plaidé pour elle. Et c’est une attitude qu’on me prête pour la commodité d’une polémique. Je ne pense pas qu’il faille répondre aux coups par la bénédiction. Je crois que la violence est inévitable, les années d’occupation me l’ont appris. Pour tout dire, il y eu, en ce temps-là, de terribles violences qui ne m’ont posé aucun problème. Je ne dis donc point qu’il faut supprimer toute violence, ce qui serait souhaitable, mais utopique, en effet. Je dis seulement qu’il faut refuser toute légitimation de la violence, que cette légitimation lui vienne d’une raison d’État absolue, ou d’une philosophie totalitaire.
La violence est à la fois inévitable et injustifiable. Je crois qu’il faut lui garder son caractère exceptionnel et la resserrer dans les limites que l’on peut. Je ne prêche donc ni la non-violence, j’en sais malheureusement l’impossibilité, ni, comme disent les farceurs, la sainteté : je me connais trop pour croire en la vertu toute pure. Mais dans un monde où l’on s’emploie à justifier la terreur avec des arguments opposés, je pense qu’il faut apporter une limitation à la violence, la cantonner dans certains secteurs quand elle est inévitable, amortir ses effets terrifiants en l’empêchant d’aller jusqu’au bout de sa fureur. J’ai horreur de la violence confortable. J’ai horreur de ceux dont les paroles vont plus loin que les actes. C’est en cela que je me sépare de quelques-uns de nos grands esprits, dont je m’arrêterai de mépriser les appels au meurtre quand ils tiendront eux-mêmes les fusils de l’exécution ». Désolé pour la longueur de cette citation, où tout est dit !
Camus, en un instant, saisit le statut de l’homme : il constate avec amertume la nature même de cet l’homme, héritier de son ascendance animale de prédateur et la contradiction de ce qui le tient à distance de ce même animal par l’acquisition du langage, donc du symbolisme qui, au lieu de réaliser une union va mettre en place un conflit interne qui fait que, par nature, la violence est interne au sujet : Le « Jihad », la guerre sainte des musulmans, est d’abord et avant tout le combat entre l’animalité des instincts et ce qu’on nomme la culture. Une lutte qui se transfert bientôt en permanence vers l’extérieur, dans un combat entre le narcissisme et le collectif, entre le conscient et l’inconscient, entre le Moi idéal et l’idéal du Moi. Le combat est sur deux fronts. Ni la raison, ni la foi, ne peuvent avoir raison du conflit. Ce que constate, par exemple, Saint-Paul (Romains 7, 18-19): « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas ».
Les discours pauliniens, camusiens et psychanalytiques sont là pour apporter la contradiction à une vision lénifiante du monde. Par exemple, celle du philosophe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) quand il écrit (2) : « L’âme suit ses propres lois, et le corps aussi les siennes ; et ils se rencontrent en vertu de l’harmonie préétablie entre toutes les substances, puisqu’elles sont toutes des représentations d’un même univers ». Hélas, cette « harmonie préétablie » ne reste qu’un vœux pieu du philosophe qui affirmait que « ce monde était le meilleur des mondes possibles ». Pensée qui mettait en joie notre Frère Voltaire et qui lui servi à créer le personnage de Pangloss, philosophe du dimanche honteusement optimiste dans un monde où la violence est permanente, dans son « Candide ».
Depuis la nuit des temps et dans toutes les civilisations l’art de la guerre est vécu comme une équivalence, discrètement, avec les Beaux-Arts qui d’ailleurs eux-mêmes illustrent et glorifient la violence : il suffit de visiter un musée pour voir, dans les œuvres la place prise par les représentations de la violence et de se rappeler qu’au château de Versailles, après « la galerie des glaces », c’est « le Salon de la guerre » qui est le plus apprécié, selon les statistiques. Etrange face à face, en miroir, entre le narcissisme et la destruction de l’autre ! Au fil des événements politiques, la polémologie (3) entre dans les discussions de « café du commerce », où les surenchères verbales dont parlait Camus, grimpent en même temps que l’alcoolémie ! Avec un rire grinçant, 0scar Wilde, dans « Le critique en tant qu’artiste » (3) écrit : « On serait tenté de définir l’homme en disant qu’il s’agit d’un animal doué de raison, qui se met toujours en colère quand on le somme d’agir conformément à cette raison » …
A ce constat difficilement niable de la nature de l’homme « mi-ange, mi-bête » comment répond la Franc-Maçonnerie en ne faisant pas l’impasse sur la manière dont elle vit l’inéluctable de la nature humaine ? En tout cas, en ne s’abritant pas derrière de lénifiantes pensées, comme nous le rappelle Sénèque (4) : « L’esprit a besoin qu’on le déroule et qu’on secoue de temps à autre ce qu’on y a déposé, pour le trouver prêt quand le besoin l’exigera ». La Franc-Maçonnerie relève du vivant, elle n’est pas « Sensi Fidéi », une ombre sans corps, mais une incarnation d’un vécu où peut se refléter le pire.
Et le pire coïncide avec son entrée en Maçonnerie ! La violence y est inscrite de manière permanente, dans tous les rituels, symboliquement bien entendu ! Rappelez-vous à quoi nous fûmes confrontés, dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté, par exemple : soumis à des enquêtes comme des suspects, enfermés dans un « cabinet de réflexion » qui ressemble assez à un tombeau où nous rédigeons notre testament, les yeux bandés nous subissons une série d’épreuves d’où la violence physique symbolique nous malmène en nous déséquilibrant dans notre espace et notre temporalité pour finalement entendre cette menace sinistre : « Je jure solennellement, sans évasion, équivoque, ou réserve mentale d’aucune sorte, sous peine, si je devais y manquer, d’avoir la langue arrachée et la gorge coupée ». Le grade de Compagnon n’améliore pas les choses : « Je préférerais avoir le coeur arraché plutôt que de dévoiler indûment les secrets qui m’ont été confiés ». Mais, nous sommes loin de l’apothéose : au grade de Maître, nous voici transformés en cadavre après un odieux assassinat, dans un état de décomposition avancée (« La chair quitte les os », « Tout se désunit !»), mais toujours soumis à des menaces précises : « Si jamais je deviens parjure, que mon corps soit tranché en deux et surtout que je sois déshonoré à jamais et privé de la société des honnêtes gens ». J’en passe et des meilleurs ! En fait, nous nous apercevons, avec une lecture attentive, que les rituels maçonniques sont noyés dans une certaine forme de violence, avec une alternance du rôle de victime et de bourreau. Ceux qui penseraient que les « Ateliers Supérieurs » y échapperaient sont dans l’aveuglement : les références aux chevaliers des croisades ne sont pas exactement des modèles gandhiens (5) de non-violence !
Nous pourrions être tentés de rire devant cette série noire, ce pseudo thriller de film de troisième catégorie ou d’un rituel de carton-pâte pour secte millénariste, si un autre élément, déterminant, ne jouait pas en faveur d’une réflexion plus profonde, qui est la présence du miroir dans le rituel : loin de renforcer notre narcissisme, cet objet bouleverse la perspective. Nous ne sommes plus, potentiellement, les victimes possibles de la violence extérieure ou les héros qui combattent le mal en défendant la veuve et l’orphelin, mais aussi nous pouvons être les artisans et les exécuteurs de la violence même. Il suffit de se donner une bonne raison idéologique qui efface la culpabilité. « Gott mit Uns !». C’est là qu’apparaît la force dialectique de la Maçonnerie : le rituel en symbolisant la violence nous la fait accepter pour nous-mêmes par l’intermédiaire du langage et ce dit nous sert de « garde-fou » à la mise en acte de cette violence dans le réel. C’est cette théâtralité verbale, encadrée par le symbolique, qui permet l’acceptation et la gestion de ce qui reste de l’instinct en nous. Le rituel maçonnique, c’est mettre des mots sur l’instinct et donc l’identifier et le maîtriser. Comme d’autres disciplines tentent de le faire : religion, art, sport, vie intellectuelle, etc…
Bien entendu, le barrage est possible que si nous conservons ce qui fait de nous des êtres de langage et non que des êtres d’instinct. Nous savons d’ailleurs que la violence s’exerce « en vrai » quand la parole manque ou est insuffisante car débordée : « il me coupa la parole et je fus obligé de riposter violemment ». Ce qui est à pointer ici, c’est la question de la violence destructrice qui fait de l’« ex-sistence » une « in-sistence », où le corps se morcelle jusqu’à la déstructuration du corps humain et du corps social. Mais existerait-il une violence qui fait violence à la violence ? Violence
Instructrice qui introduirait à la structure comme lieu de surgissement du sujet. Existe-t-il une instance qui s’oppose à la violence autrement que par une violence plus grande ? Existe-t-il une instance qui délivre le sujet de la violence destructrice et qui fait servir la violence même à l’instruction du sujet ? Existe-t-il une instance qui donnerait à l’homme le « courage de sa peur », comme le dit Eric Weil ? Le psychanalyste Denis Vasse répond (6) : « Si elle existe, cette instance ne peut pas être la négation aveugle de la violence, elle ne peut pas être la non-violence. Elle doit, au contraire, en prendre acte, car, nous le savons, toute dénégation de la violence destructrice ne fait que l’exaspérer ». Il faut donc en parler : « Tout naît de la parole, la parole est ressort de la création : les choses ne sont désignées qu’à cause de leur absence, le rassasiement est muet et c’est le désir qui parle » (7 ). Sous réserve que la parole ne fut pas un bavardage ! Existe aussi le recours à un substitut de la parole, qui est aussi une forme de parole même en soi : le rituel. Je dirais un rituel conscient dans sa signification et non une répétition de type névrotique ou psychotique dénuée de sens pour le sujet lui-même, acte magique par excellence.
Peut-on vivre sans rituel ? Cela n’est guère possible à l’homme, ni aux animaux d’ailleurs : les éthologues font largement état des rituels amoureux ou guerriers chez toutes les espèces vivantes. L’homme n’y échappe pas et même y cherche refuge pour parer à sa peur ou à ses désirs. Face à la violence qui est le passage à l’acte de l’agressivité naturelle et utile comme clause de survie, la Franc-Maçonnerie mit en place un rituel qui, en le vivant symboliquement, permet d’en éloigner le réel, tout en ne le niant pas. Le langage rituélique est bon car il est véritablement humain et permet à l’homme d’arriver au « silence du regard », au désintéressement. Dès lors, le rituel devient ce lieu qui, tel un pont, enjambe la « Spaltung », le fossé, la faille entre raison et instinct qui fait de nous des êtres divisés, acrobates sans cesse menacés par la chute…
NOTES
– (1) Camus Albert :L’abécédaire de Albert Camus. Textes choisis par Marylin Maesso. Paris. Editions de l’Observatoire. 2020. (Pages 203 et 204).
– (2) Leibniz Gottfried Wilhelm : La Monadologie. Paris. Editions Hachette. 1925. (Pages 74 et 75).
– (3) Polémologie :« Sciences de la guerre ». Vient du grec « Polémos », la guerre, et de « Logos », le discours. C’est une branche de la théorie des relations internationales qui étudie la compréhension des conflits, pour se préparer à riposter et se rendre plus efficaces. La polémologie est naturellement enseignée à l’« Ecole de Guerre » où sont étudiés les grands classiques de la stratégie militaire, comme l’oeuvre de Sun Tzu ou celle de Clausewitz par exemple.75)
– (4) Sénèque : Eloge de l’oisiveté. Paris. Editions Mille et une nuits. 2023. (Page 35).
– (5) Concepts gandhiens : Gandhi (1869-1948), dans ses mémoires, soulignera avec honnêteté son degré élevé de violence personnelle et finalement le peu d’influence réelle de la doctrine d’ « Ahimsa », de non-violence sur la société indienne : en font foi les terribles massacres lors de l’Indépendance de l’Inde le 15 août 1947,entre Hindous, Musulmans et Sikhs. Gandhi lui-même sera assassiné par un extrémiste hindou le 30 janvier 1948, lui reprochant sa mansuétude pour les Musulmans ! Il convient de constater d’ailleurs que la pensée gandhienne est très largement minoritaire et oubliée dans l’Inde actuelle.
– (6) Vasse Denis : Le poids du réel, la souffrance. Paris. Editions du Seuil. 1983. (Page 113).
– (7) Beauchamp Paul :Création et séparation.Paris. Editions du Cerf. 1970.
BIBLIOGRAPHIE.
Bauer Alain et Dachez Roger : La Franc-Maçonnerie. Paris. Editions Que sais-je ? 2016.
Bauer Alain : Au commencement était la guerre. Paris. Editions Fayard. 2023.
Bauer Alain :Tu ne tueras pas. Paris. Editions Fayard. 2024.
Bouthoul Gaston : La guerre. Paris. PUF/ Que sais-je ? 1973.
Bouthoul Gaston : Traité de polémologie, sociologie des guerres. Paris. Editions Payot. 1999
Eliade Mircéa : Images et symboles-Essais sur le symbolisme magico-religieux. Paris. Editions Gallimard. 1952.
Nietzsche Friedrich : La naissance de la tragédie. Paris. Editions Flammarion. 2022.
Sun Tzu : L’art de la guerre. Paris. Ed. Hachette. 2000.
Von Clausewitz Carl : De la guerre. Paris. Editions Rivage-poche. 2014.
Parce que l’Œil Divin, le Soleil et la Lune sont exposés, certains pensent que la Franc-Maçonnerie avait joué un rôle dans la création du Caodaïsme[1]. D’autant plus que le Giáo Tông par intérim Lê Văn Trung[2] et le gendre du Hộ Pháp Phạm Công Tắc de Tây Ninh, un Français, faisaient partie de cette organisation, et que nombreux étaient les Francs-Maçons Français sur place qui étaient favorables à cette nouvelle religion. Le premier caodaïste Ngô Văn Chiêu n’était pas maçon.
La Franc Maçonnerie est née de la mutation au premier tiers du XVIIe siècle au Royaume Unie et en Irlande des loges opératives où les membres étaient des constructeurs d’églises, en loges spéculatives où les membres étaient des intellectuels venus partager un rite et chercher ensemble à s’améliorer moralement et spirituellement.
Ils prennent le Tout-Puissant en exemple d’avoir créé l’Univers comme un Grand Architecte et visent d’être leur propre architecte pour la construction de leur Temple intérieur. Leur toile de fond est la construction du Temple de Jérusalem maintes fois détruite et 70 ans de l’histoire des Juifs qui a amené à la rédaction de l’Ancien Testament entre le VIIIè et le VIIè siècle avant J.C. I
L’équerre et le compas, des outils de travail des maçons opératifs, deviennent pour les maçons spéculatifs des symboles respectivement de la rectitude et de la portée et des conséquences des actes de chacun dans sa vie au quotidien. L’œil, en principe un œil neutre, symbolise le Grand Architecte de l’Univers, le Créateur de tout ce qui est. Le Soleil et la Lune qu’Il a créés pour présider au jour et à la nuit (Genèse B1, 14-18), sont représentés dans les loges comme messagers de sa volonté.
Dans le Caodaïsme il n’y a pas d’équerre et de compas, mais venant de la tradition chinoise, le carré qui peut se dessiner avec une équerre symbolise depuis la nuit des temps la Terre, le monde Temporel, le Yin, et le cercle qui peut se tracer avec un compas symbolise l’Univers, le Ciel, le monde Spirituel, le Yang. Les pièces de monnaie chinoise des temps anciens étaient rondes avec au centre un trou carré.
L’Œil divin vénéré des Caodaïstes est un œil gauche qui est apparu au premier Caodaïste, Monsieur Ngô Văn Chiêu, mais il faut noter que l’œil est vénéré dans beaucoup de cultures. Le Soleil et la Lune symbolisent respectivement le Yin et le Yang toujours présents comme faisant partie de la Création. Le Yin et le Yang, le cercle et le carré, le Soleil et la Lune et l’Œil existent comme symboles depuis longtemps, bien avant la naissance de la Franc-Maçonnerie.
Les objectifs et les façons de pratiquer des deux organisations ne sont pas du tout les mêmes.
L’une travaille au Nom et/ou à la Gloire du Créateur pour sa propre amélioration morale et spirituelle et est toujours en cherche de ce que les livres sacrés n’ont pas révélé aux hommes.
L’autre vise à ramener l’homme perdu vers la Voie qui le conduit à sa délivrance par des pratiques bien définies (les Trois Voies – Confucianisme, Taoïsme et Bouddhisme – et la méditation) transmises par des maîtres expérimentés.
[1]Hội Tam Điểm (La Franc-maçonnerie), Trần Thu Dung, éditions Sáng, Illuminati, Paris 2013, Sự hiện diện của các thành viên Tam Điểm tại Việt Nam (La présence des Francs-maçons au Việt Nam), Trần Thu Dung, éditions Hội Nhà văn, Omega+, Hà Nội 2020
[2] Lê Văn Trung le futur Giáo Tông (Supérieur Grand Maître) par intérim du Caodaïsme de Tây Ninh enfila son tablier et fit le signe de détresse maçonnique au directeur du centre de détention provisoire où il avait été emmené, également franc-maçon.
L’expression « le Sacré dans tous ses états », titre de ce dernier numéro des »Cahiers de L’Alliance » peut être interprétée de diverses manières. Surtout dans un contexte maçonnique !
Le terme sacré fait référence à tout ce qui est étant considéré comme de nature divine ou spirituelle, avec une importance religieuse ou spirituelle profonde. Cela peut englober des croyances, des objets, des lieux, des pratiques, ou des concepts qui sont des vénérés ou équestre en haute estime pour leur signification spirituelle.
Cette partie de l’expression – dans tous ses états – suggère une exploration ou une reconnaissance de la diversité et de la complexité du sacré. Elle implique une approche exhaustive, reconnaissant le sacré sous toutes ses formes et manifestations, qu’elles soient traditionnelles ou non conventionnelles, organisées ou personnelles, explicites ou plus subtiles.
Dans l’art royal, l’expression du sacré peut donc se commenter sous plusieurs angles : pluralité des croyances et des pratiques spirituelles, quête de connaissance et d’élévation spirituelle – développement personnel, amélioration de soi et recherche de la vérité –, approche universaliste de la franc-maçonnerie, qui cherche à transcender les différences doctrinales spécifiques pour se concentrer sur des principes spirituels et moraux plus larges qui unissent l’humanité.
Pierre Lucet.
Dans son éditorial, Pierre Lucet, grand maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF) dite l’Alliance, élu en octobre 2023 pour un mandat de trois ans, précise dans son avant-propos intitulé « Sacré, de quoi parle-t-on ? » que « … l’objet de ce cahier est donc de visiter les contours du sacré, de découvrir et redécouvrir le sacré dans tous ses états pour mieux en comprendre la dimension infinie, toujours liée au mystère de l’Univers dans la transformation de notre aventure humaine… »
Tout est dit et bien dit !
En sa qualité de nouveau grand maître, Pierre Lucet souhaite poursuivre le travail de ses prédécesseurs. En témoigne son premier avant-propos offrant au lecteur une introduction générale du contenu de ce dernier opus de L’Alliance de ce qu’il va découvrir. Nous fournissant aussi un contexte important pour comprendre le sacré. Sachant qu’avec le temps, le concept de sacré s’est étendu pour embrasser une gamme plus large de significations, souvent au-delà du strict contexte religieux, pour inclure tout ce qui est considéré comme d’une importance suprême, digne d’un respect et d’une protection particuliers. Cela peut inclure des valeurs, des principes, ou même des éléments de la nature ou de la culture humaine perçus comme fondamentaux ou intangibles.
Rappelons que le mot sacré a une étymologie incertaine. Selon cette théorie, le mot sacré dériverait du latin sacer, qui signifie consacré aux dieux, mais aussi maudit ou intouchable. Un mot est lui-même dérivé du verbe sacrare, qui signifie consacrer, rendre inviolable. L’idée derrière cette origine étant que le sacré est séparé du profane, du monde ordinaire, et qu’il est voué à une puissance supérieure.
IL nous faut tenir compte aussi de son origine indo-européenne. D’autres chercheurs avancent une origine racine indo-européenne sak, qui signifie sanctifier, purifier. Une racine se retrouve dans d’autres langues indo-européennes, comme le sanskrit sacer et le grec ancien ἱερός (hiéros). Mais le mot sacré est apparu en français au XIIe siècle où il a d’abord été utilisé pour désigner des choses consacrées à Dieu. Puis, c’est au XVIe siècle que le mot sacré a pris son sens moderne de relatif à la religion.
Avec ce numéro sur le « Sacré » avec un ’’S’’ majuscule , ce numéro des Cahiers – revue d’études & recherche maçonniques renforce la fraternité entre les frères de la GL-AMF, promeut les valeurs de la franc-maçonnerie mais participe au débat public sur les questions de société en sachant que certains contributeurs à la revue ne sont pas maçons…
« Le Sacré dans tous ses états » une étude et une acceptation de la pluralité et de la complexité de la sacrée. Cela peut impliquer de s’ouvrir à des formes de spiritualité et à des pratiques religieuses, divers qu’il est à des interprétations personnelles du divin ou du sacré.
En ajoutant « au risque des profanations », on souligne la fragilité inhérente du sacré. La profanation, c’est-à-dire le traitement d’une chose sacrée avec irrespect ou de manière à la dévaloriser, est un risque permanent quand le sacré est exposé, discuté, ou simplement quand il coexiste avec des perspectives non religieuses ou avec l’irrévérence. Cette partie de l’expression met en lumière le courage et la volonté de confronter ce risque pour la recherche et l’expression de la spiritualité.
L’association des deux concepts invite à réfléchir sur la relation dynamique entre le sacré et le profane. Dans un monde où les croyances et les valeurs sont diverses et parfois en conflit, reconnaître et explorer le sacré « dans tous ses états » tout en étant conscient du « risque des profanations » reflète une tentative de naviguer et de concilier ces différences, en cherchant un terrain d’entente ou une compréhension mutuelle.
Gaston-Paul Effa.
C’est ce à quoi se sont attachés tous les collaborateurs.
À commencer avec le premier texte, celui de Gaston-Paul Effa, écrivain connu et reconnu français d’origine camerounaise, professeur de philosophie et vénérable maître de la loge nationale de recherche qui nous invite, la définition passée à traiter comment le sacré justifie notre existence. François Xavier Tassel, grand orateur de L’Alliance, avec son é »Salé, sucré, sacré : la loi de la valeur » évoque une exploration profonde et variée de la vie, mêlant les expériences sensorielles à la quête de sens. Le salé et le sucré représentent les dualités et les contrastes de la vie, les joies et les peines, les épreuves et les récompenses. Le sacré, quant à lui, suggère une dimension plus profonde, une recherche de connexion avec quelque chose de plus grand que soi, que ce soit à travers la religion, la spiritualité, ou les valeurs personnelles. Ensemble, ces éléments forment un voyage riche vers la compréhension de ce qui donne véritablement de la valeur à notre existence. C’est une invitation à embrasser la diversité de la vie tout en cherchant ce qui la rend significative et sacrée.
Jean-Claude Tribout.
Nous avons tout spécialement apprécié le papier du rédacteur en chef des Cahiers, passionné d’histoire, de littérature et d’art sacré Jean-Claude Tribout sur « L’art sacré des icônes ». Il aborde une réflexion profonde sur le rôle et l’impact des icônes dans la société et la culture. Une icône, qu’elle soit une personne, une image, ou un symbole, transcende souvent son origine pour incarner des idéaux, des aspirations ou des valeurs partagées par une communauté ou l’humanité tout entière.
Icône de Théodore de la Mère de Dieu, honorée par les orthodoxes comme icône miraculeuse de la Vierge Marie.
La vocation d’une icône est de servir de pont entre le quotidien et l’idéal, d’inspirer, de mobiliser ou de consoler. Il nous transcende, devient un phare éclairant les aspects éternels et universels de l’expérience humaine. Pour une recherche individuelle et/ou collective de sens.
On peut donc prendre la mesure du sacré en contemplant le message lumineux des icônes…
Si l’objet de ce numéro des Cahiers était de visiter les contours du sacré, de découvrir et redécouvrir « le sacré dans tous ses états » pour mieux en comprendre la dimension infinie, toujours liée au mystère de l’Univers, dans la transformation de notre aventure humaine, reconnaissons que le pari est gagné.
Avec la force de leurs rites, les francs-maçons font l’expérience du temps et de l’espace sacrés dans la voie initiatique. Et, dans la pratique de la fraternité, ils reconnaissent comme sacré le visage de leurs Frères. Aves les Cahiers, entrons dans le sacré, libérés du risque d’idolâtrie ou de peur, invités à sacraliser nos vies. Ils sont un facilitateur atteindre ce bel idéal !
Cahiers de L’Alliance n° 17 – Revue d’études et de recherche maçonniques
Le Sacré dans tous ses états au risque des profanations
Collectif – Éditions Numérilivre, février 2024, 120 pages, 20 €
Au rythme de 3 numéros par an, les « Cahiers de L’Alliance » sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.
Directeur de la rédaction : Jean Dumonteil – Rédacteur en chef : Jean-Claude Tribout
C’est le mercredi 6 mars dernier que la Grande Loge de France (GLDF), grand temple Pierre Brossolette, devant une assemblée qui appréciait les nuances sonores uniques de l’orgue et partageait un intérêt profond pour son histoire, inaugurait son nouvel Hauptwerk qui, grâce à sa technologie avancée, permet de reproduire les sons d’orgues historiques avec une grande fidélité, offrant ainsi une expérience musicale et spirituelle unique.
Le public prenant déjà place, une heure avant le début du concert !
L’introduction de cet instrument au temple Pierre Brossolette représente non seulement un pas en avant dans la célébration de la musique sacrée et de la spiritualité au sein de la maçonnerie, mais aussi une opportunité de renforcer les liens entre les membres et de partager ces valeurs avec un public plus large. Ce concert inaugural était donc une occasion exceptionnelle d’assister à un événement qui combine art musical de haut niveau et profondeur spirituelle, dans le cadre majestueux du grand temple.
Il était donc recommandé à tous ceux qui s’intéressent à la musique, à l’histoire de l’art, à la spiritualité ou à la maçonnerie, de ne pas manquer ce moment d’exception.
Marc Adamczewski, à l’orgue.
L’événement a rempli toutes ses promesses non seulement de mettre en lumière le talent des musiciens impliqués, mais également d’offrir une réflexion sur la manière dont la musique peut servir de pont entre le matériel et le spirituel, en harmonie avec les principes maçonniques de fraternité, de partage et d’élévation personnelle.
Qu’est-ce qu’un orgue Hauptwerk ?
Thierry Zaveroni, Grand Maître, adressa un mot de bienvenue, présentant la Grande Loge de France, une de plus anciennes obédiences maçonniques françaises, et la plus ancienne et la plus importante dans la pratique de la Franc-maçonnerie traditionnelle, initiatique et spiritualiste. Elle est la continuatrice des premières Loges parisiennes de 1728, et de la première Grande Loge constituée à Paris en 1738.
Thierry Zaveroni, Grand Maître.
Puis décrivant l’histoire du grand temple où, en 1947, la GLDF décide d’aménager la chapelle du couvent qu’elle a acheté en 1911, il précise qu’en juin 2014 elle décide de donner au grand temple le nom de Pierre Brossolette, initié à la Grande loge de France en 1927, à laquelle il restera fidèle jusqu’à son sacrifice suprême en mars 1944.
Pour enfin nous parler de l’orgue.
Rappelons que le Hauptwerk est un logiciel avancé d’orgue virtuel qui émule méticuleusement le son et la fonctionnalité des orgues à tuyaux traditionnels en utilisant des échantillons audio numériques. Il permet aux utilisateurs de jouer des représentations virtuelles d’orgues à tuyaux réels du monde entier sur leurs ordinateurs.
L’orgue a pris place sur la mezzanine, où rayonne la devise Ordo ab chao (l’ordre à partir du chaos), devise donnant sens à la démarche initiatique.
Ce logiciel est particulièrement apprécié pour sa haute-fidélité aux sons des instruments originaux, réalisée en enregistrant la note de chaque tuyau et en incluant diverses propriétés acoustiques et artefacts de l’orgue à tuyaux dans ses échantillons sonores.
Les organistes ovationnés.
Le public a particulièrement apprécié cette belle expérience immersive qui imite de près le jeu d’un véritable orgue à tuyaux.
Une très belle soirée dédiée à l’histoire, à la culture, à la musique et à la fraternité !
La musique, en tant que composante du quadrivium, était étudiée non pas tant pour l’exécution ou la composition musicale, mais plutôt comme une discipline mathématique sous le nom d’harmonie.
Oui, l’harmonie régnait. Comme toujours à la Grande Loge de France !
Cet instant musical gratuit a toutefois donné l’occasion à celles et ceux qui le souhaitaient de faire, via un QR Code sur le flyer GLDF, un don au fonds de dotation « Fraternité & Humanisme », engagé de de très nombreuses actions humanitaires.
Et à la fin, tous ensemble, fut chanté le « Auld Lang Syne »
Parmi les francs-maçons, le chant de « Auld Lang Syne » (« Ce n’est qu’un au revoir ») symbolise la fraternité, l’unité, et le respect mutuel. Le chanter ensemble est comme un acte de solidarité et de commémoration, renforçant les liens entre les francs-maçons et exprimant un sentiment de continuité et d’appartenance à une tradition commune.
Ce soir-là, entre les francs-maçons et les amis profanes, l’interprétation du « Ce n’est qu’un au revoir » a servi de pont culturel et émotionnel, rappelant l’importance des relations humaines au-delà des affiliations institutionnelles. Cela souligne l’engagement des francs-maçons envers les valeurs d’amitié, de respect, et d’entraide, qui sont universellement appréciées.
Constitutionnalisation du droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse
La Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN salue l’inscription dans la constitution de la « liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »
Mais les Frères et les Sœurs resteront vigilants.
Une simple loi pourrait revenir sur les délais d’avortement ou même limiter les cas de recours à l’IVG.
Cette inscription dans la constitution n’est donc pas une garantie contre tout retour en arrière.
De plus, encore faudra-t-il donner les moyens en métropole comme dans les territoires ultramarins, en ville comme dans les territoires ruraux, pour asseoir concrètement le droit à l’avortement : près de 150 centres d’IVG ont fermé en 15 ans.
Vigilance donc et surtout action pour donner les moyens financiers et humains garantissant effectivement ce droit.
Le 05 mars 2024
Le T\R\F\ Sylvain ZEGHNI Grand Maître National De la Fédération Française De l’Ordre Maçonnique Mixte International
Une sœur bien connue des fidèles lecteurs de 450.fm, notre très chère sœur Annick Drogou, en charge de la rubrique « Mot Dico » nous convie à venir l’entendre sur un sujet passionnant. La prochaine conférence de l’Académie maçonnique aura lieu le samedi 16 mars 2024 de 10h30 à 12h en distanciel via un webinaire Zoom.
Notre sœur Annick Drogou – agrégée de grammaire, coauteure du Dictionnaire buissonnier de la franc-maçonnerie (Numérilivre, 2019) – traitera du sujet suivant : « À quoi servent les mots pour dire les symboles ? »
Ces conférences sont réservées aux frères et sœurs de toutes obédiences et de tous grades.
Vous recevrez en retour le lien de connexion à utiliser le jour de la conférence.
La question « À quoi servent les mots pour dire les symboles ? » soulève une réflexion profonde sur la nature et la fonction de la langue dans l’expression et la communication des symboles. Les symboles, par définition, sont des représentations qui portent en eux des significations plus vastes et plus profondes que leur simple apparence visuelle ou leur forme. Ils sont souvent chargés d’histoire, de culture, et d’émotions, transcendant le littéral pour toucher à l’universel. Les mots agissent comme des ponts entre le monde concret et les idées abstraites. Lorsqu’il s’agit de symboles, les mots nous aident à articuler et à partager leurs significations profondes, facilitant ainsi la compréhension mutuelle et la transmission culturelle.
Annick Drogou.
Notre sœur Annick, compte tenu de son parcours (cf. sa biographie sur 450.fm) est bien la personne la plus compétente en pour vous parler de cette thématique !
Elle saura trouver les mots qui peuvent servir d’outil de réflexion et de méditation sur les symboles et nous inviter à une introspection sur leurs significations et sur la manière dont ils résonnent avec nos propres vies.
Mes très chères sœurs et très chers frères, nous vous souhaitons une belle visio !