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À l’ombre des cathédrales : Écriture et pouvoir du XIe au XIIIe siècles

L’ouvrage Écrire à l’ombre des cathédrales parcourt les pratiques d’écriture médiévales au sein des cathédrales, centres névralgiques du pouvoir ecclésiastique. Grégory Combalbert et Chantal Senséby, les directeurs de ce travail, rassemblent des études éclairant la production documentaire dans l’espace anglo-normand et l’Ouest de la France du XIe au XIIIe siècles.

Cet ouvrage en trois parties – première partie « Écrire, rédiger, mettre en forme » ; deuxième partie « Être acteurs de l’écrit » ; troisième partie « Faire écrire, conserver et transcrire » – est réalisé sous la direction de Grégory Combalbert, maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Caen Normandie (centre d’intérêts : histoire de l’Église dans le monde anglo-normand, pratiques de l’écrit en milieu cathédral et édition numérique des actes épiscopaux) et Chantal Senséby, maîtresse de conférences à l’université d’Orléans, ses recherches portant sur la culture et les usages sociaux de l’écrit, principalement dans le Val de Loire entre le Xe et le XIIe siècle.

Un ouvrage ayant reçu le soutien de l’Université d’Orléans, du laboratoire POLEN (EA 4710) et de celui du CRAHAM (UMR 6273, Université de Caen Normandie/CNRS). Dans leur avant-propos Grégory Combalbert et Chantal Senséby introduisent le sujet en évoquant le rôle des chancelleries épiscopales et des bureaux de rédaction des cathédrales.

Puis, dans « Écrire à l’ombre des cathédrales. En guise d’introduction », Olivier Guyotjeannin présente les structures organisationnelles des chancelleries épiscopales et leur fonction documentaire au service des évêques.

La construction du Temple de Jérusalem. pouvant illustrer le chantier d’une cathédrale gothique (tirée d’un manuscrit d’Antiquités Judaïques, de Jean Fouquet, vers 1470-1476. Bibliothèque Nationale, Paris.

La première partie traite de la production diplomatique des évêques de Bayeux et de Coutances (XIe-XIIIe siècles), analyse du rôle de la chancellerie d’Évreux dans la production documentaire et les réseaux d’influence.et met notamment en lumière des relations entre l’évêque Guillaume de Passavant et le chapitre cathédral. Usage des documents comme instruments du pouvoir épiscopal, étude comparative des pratiques d’écriture des évêques, chartes épiscopales du XIIe siècle sont décryptées.

Quant à la seconde partie, cette dernière explore les acteurs de la production documentaire, en abordant notamment les pratiques capitulaires – Production et conservation des actes écrits dans des diocèses, analyse comparative de la production documentaire des différents chapitres, etc.

Véronique Gazeau

Enfin la troisième et dernière partie « Faire écrire, conserver et transcrire » s’intéresse aux pratiques de conservation et de transmission des documents.

La conclusion de Véronique Gazeau, Professeure d’histoire médiévale à l’université de Caen, synthétise les contributions, soulignant l’importance des documents comme instruments du pouvoir épiscopal et du chapitre cathédral.

Écrire à l’ombre des cathédrales offre donc une exploration minutieuse des pratiques d’écriture dans le contexte cathédral du XIe au XIIIe siècle. Les contributions démontrent la diversité des formes documentaires, les enjeux politiques, administratifs et liturgiques associés à la production de ces écrits. Les analyses croisées fournissent une vision riche et nuancée de l’organisation documentaire des cathédrales, rendant ce travail essentiel pour les chercheurs en histoire médiévale.

La première de couverture porte la mention Colloque Cerisy. Rappelons que le Centre culturel international de Cerisy (CCIC), principal moyen d’action de l’Association des Amis de Pontigny-Cerisy (AAPC), assure, dans le cadre accueillant d’un château du XVIIe siècle (monument historique), l’organisation et la publication des Colloques de Cerisy. Ceux-ci se caractérisent par la qualité de l’accueil, leur durée, l’ampleur des discussions et la convivialité du séjour.

Écrire à l’ombre des cathédralesEspace anglo-normand et France de l’Ouest, XIe-XIIIe siècle

Sous la direction de Grégory Combalbert et de Chantal Senséby

Presses Universitaires de Rennes, Coll. Histoire, 2024, 414 pages, 28 €

Les Presses Universitaires de Rennes (PUR) – éditeur de sciences humaines et sociales depuis 1984, le site.

18/05/24 : « Le sacré en franc-maçonnerie : un postulat ? » par Solange Sudarskis à l’Académie maçonnique

La prochaine conférence de l’Académie maçonnique à Paris aura lieu le samedi 18 mai 2024 de 10h30 à 12 h en distanciel via un webinaire Zoom.

Prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France (IMF), en 2017, catégorie « Essais et Symbolisme » pour son Dictionnaire vagabond de la pensée maçonnique (Éd. Dervy, 2017, 602 p.), dont nous pouvons annoncer en avant-première qu’elle prépare une nouvelle édition revue et augmentée, à paraître en septembre prochain sous le titre légèrement modifié de : Dictionnaire vagabond en franc-maçonnerie, Solange Sudarkis est, par ailleurs, la bien connue, rayonnante et prolifique chroniqueuse de notre journal 450.fm où elle est également responsable de la rubrique « Miroir des spiritualités ». Membre de la Fédération française de l’Ordre Mixte International LE DROIT HUMAIN, elle s’interrogera, à titre strictement personnel, sur « Le sacré en franc-maçonnerie : un postulat ?  », sachant que, dans le droit fil de ce sujet, parmi les 26 ouvrages maçonniques qu’elle a publiés jusqu’à présent, elle a fait paraître, en juin 2023, aux éditons Dervy, dans la collection qu’anime Jacques Carletto : « Les outils maçonniques du XXIe siècle », un essai d’une centaine pages, intitulé : Maçonnerie : comment passer du profane au sacré ?

Ces conférences sont réservées aux frères et sœurs de toutes Obédiences et de tous grades.

Si vous souhaitez y assister en visioconférence par Zoom

inscrivez-vous. C’est gratuit !

Vous recevrez en retour le lien de connexion à utiliser le jour de la conférence. Nous espérons vous y retrouver nombreux.

[NDLR : Nous ne doutons pas que notre TCS conférencière Solange en explorant le concept du sacré au sein de la franc-maçonnerie, suggéra que la présence du sacré est une hypothèse de base dans les rituels et les symboles maçonniques. En franc-maçonnerie, le sacré pourrait ne pas se référer à une divinité spécifique, mais plutôt à un sens plus large de spiritualité et de connexion à des valeurs universelles.

Le « Dictionnaire vagabond de la pensée maçonnique« ,Prix littéraire de l’IMF2017, catégorie « Essais et Symbolisme »

La franc-maçonnerie est connue pour sa nature ésotérique et symbolique, intégrant des éléments de diverses traditions spirituelles et philosophiques. Le sacré dans ce contexte pourrait être vu comme un cadre permettant aux membres de s’engager dans une réflexion personnelle et collective. Cela inclut souvent des rituels qui utilisent des symboles et des outils pour transmettre des enseignements moraux et éthiques.

L’idée du postulat suggère que l’acceptation du sacré en franc-maçonnerie est une base acceptée ou un principe non démontré sur lequel d’autres aspects de la philosophie maçonnique sont construits. Cela peut aussi ouvrir des discussions sur comment différents membres perçoivent et interprètent le sacré dans leurs pratiques.

Une belle conférence en perspective qui intéressera celles et ceux qui étudient la franc-maçonnerie non seulement du point de vue historique ou culturel, mais aussi en termes de son impact philosophique et spirituel sur ses membres et la société en général.]

Source : Jean-Robert Daumas, Secrétaire du Collège maçonnique

Les deniers ouvrages de Solange Sudarskis

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La langue devient dialogue avec le silence

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 (Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

Les mots : les mots de passe, les mots secrets, les mots justes, mais aussi tous les mots ordinaires, avec les dérives qu’ils comportent… Il arrive sans doute parfois qu’en franc-maçonnerie, l’on se gave, l’on se gorge, l’on se gargarise de mots, notamment dans certaines planches, fussent-elles d’augmentation de salaire, comme, du reste, dans d’autres morceaux ou monceaux d’architecture. C’est un risque. Un risque avéré : chacun a pu en faire l’expérience, n’est-ce pas ?

Il m’est donc arrivé de regretter – très occasionnellement, bien entendu – que certains frères contournent ce qui aurait dû être les épanchements intimes de leur pensée, par de pompeuses abstractions qu’ils ne maîtrisaient guère, donnant à leurs discours boursouflés de citations mal comprises et souvent inutiles un éclat factice et pathétique qui ajoutait encore à leur amphigouri. C’était le bon temps !

Aujourd’hui, les resucées de Wikipédia et les suggestions de l’intelligence artificielle générative donnent déjà et promettent de donner bientôt davantage à leurs propos cette ampleur fade et contrôlée qui convient au consensus mou d’une bien-pensance supposée universelle. Plus rien de réellement personnel. Plus de rêves, plus de caresses, plus de griffures, plus de morsures : plus de confidences ! Même le sens du doigté en vient à échapper à la délibération de conscience…

Comment éliminer ces vastes fatras, sans craindre de jeter le bébé avec l’eau du bain ? Un bain  de paroles tièdes et récitées, un bébé tout emmailloté de mots qui lui sont étrangers. De quoi le soi-disant « auteur » compte-t-il se protéger ainsi ? Il cherche indéniablement à donner le change, alors qu’en réalité, il ne s’agit jamais que d’un change de bébé, un change propre et sec devant lui épargner de se langer en public et d’assumer tantôt ses manques, tantôt ses doutes, tantôt ses limites, tantôt ses excès, ce qui l’aurait conduit – pour le bonheur commun – à parler avec ce qu’il est, à donner à son phrasé les irremplaçables accents de la sincérité. Bref, il essaie de compenser par une apparente suffisance extérieure le ressenti d’une insuffisance intérieure, alors qu’il n’existe d’élévation véritable que celle qui consiste à s’exprimer à la seule hauteur d’homme qui soit : la sienne.

Vénérable Maître à l’Ordre

Un remède ? Appliquer simplement les préconisations ordinaires qu’un Vénérable Maître doit s’efforcer de faire respecter en Loge : prescrire des interventions courtes sur des sujets formulés de façon peu conventionnelle, incitant à livrer un point de vue. Même si la Loge n’est pas a priori le lieu le plus approprié pour guérir son enfant intérieur, elle y contribue en aidant chacun à vivre en paix avec soi-même, à laisser respirer son être profond, celui qui permet de s’unir à soi et aux autres. À affirmer sereinement sa singularité. C’est pourquoi nous ne devons pas rater la porte du langage, de notre propre langage, celui dont nous souhaitons vêtir notre être au monde.  C’est seulement ainsi qu’au- delà même de ce qu’elle peut incarner entre les hommes, la langue devient dialogue avec le silence.

31/05/24 : Fondation GODF – Dîner des Solidarités en faveur d’associations luttant contre les violences faites aux femmes et contre toute forme de précarité

La Fondation du Grand Orient de France (GODF) a l’honneur de vous inviter à son prestigieux Dîner des Solidarités, qui se tiendra le vendredi 31 mai 2024, à 19 heures. Cet événement caritatif exceptionnel soutient des associations dédiées à la lutte contre les violences faites aux femmes et à la précarité sous toutes ses formes.

Rejoignez-les pour une soirée de solidarité et de générosité, où chaque contribution sera un pas de plus vers un monde plus juste et équitable.

Réservez votre place pour faire partie de cette belle initiative et aider ceux qui en ont le plus besoin.

Soutenir cette initiative très louable de la part de la Fondation du Grand Orient de France (GODF), c’est non seulement lever des fonds, mais aussi de sensibiliser le public à ces problématiques cruciales. Y Participer est une excellente manière de contribuer à ces causes. Chaque don est un pas vers une société plus juste !

Pourquoi la fondation ?

Quelques mots pour retracer l’histoire de la Fondation du Grand Orient de France (GODF).

Dans les années 1980, la question de la responsabilité sociale est de nouveau un objet d’intenses débats publics. A côté des organismes sociaux, de l’État ou des œuvres caritatives, chacun n’aurait-il pas, à son niveau, à s’impliquer ? On commence à parler d’entreprise citoyenne, de mécénat social ou culturel. À l’exemple des États-Unis, les Fondations privées se multiplient. Soucieux d’empêcher les dérives, les pouvoirs publics font du mot Fondation une appellation protégée, assortie d’une procédure lourde.

Roger Leray – Source INA

En 1985, le Grand Maître Roger Leray (1921-1991) propose au Conseil de l’Ordre de s’engager dans la constitution d’une Fondation du Grand Orient de France qui pourrait être « reconnue d’utilité publique ». Une Fondation constituait le cadre et l’outil idéal pour atteindre le but fixé : doter le Grand Orient des moyens nécessaires pour tenir l’engagement de solidarité envers tous.

Le décret de reconnaissance d’utilité publique paraît au Journal Officiel du 12 février 1987. Trois ministères siègent à son Conseil d’administration : l’Intérieur, la Jeunesse et les Sports et les Affaires Sociales.

La Fondation du Grand Orient de France sera la 366e reconnue en France et… la dernière constituée avec un capital de 2 millions de Francs (305 000 €), la loi venant de porter le seuil à 5 millions de Francs (760 000 €). 4 000 personnes ont répondu à l’appel pour réunir le capital ; la trésorerie de l’Obédience a complété cet apport.

Le Conseil d’Administration s’est réuni pour la première fois le 12 juin 1987.

Il lance d’emblée un appel pour susciter dons et legs. Ce furent les premiers pas d’un travail sans relâche pour accomplir le grand œuvre de la fraternité universelle.

Les notions de solidarité et de fraternité ont conservé toute leur pertinence dans le monde d’aujourd’hui. Pour le Grand Orient de France, la Fondation est au service des valeurs humanistes chères aux Francs-Maçons : tolérance, respect mutuel, liberté de conscience.

Au fil des années, les actions de la Fondation du Grand Orient de France se sont diversifiées pour venir en aide aux populations les plus fragiles, pour soutenir les projets éducatifs, valoriser la laïcité, conformément à des objectifs qui tendent à améliorer la condition matérielle et morale de l’Humanité.

Aujourd’hui, la Fondation, ce sont 2000 donateurs par an, pour 200 000 € de dons. La Fondation du Grand Orient de France intervient partout dans le monde.

Télécharger la plaquette de présentation/Soutenez la Fondation, faites un don

Renseignements pratiques : Mairie du 9e. 6, rue Drouot, Paris 9e (métro Richelieu Drouot ou Le Pelletier) – Repas à 110 €. Inscription obligatoire.

18-19/05/24 : Maryse Anson organise 2 sorties fraternelles à Paris

– Samedi 18 mai : Visite guidée de la BNF Richelieu

Suivie de la visite libre de l’exposition – L’invention de la Renaissance, l’humanisme, le prince et l’artiste. Un dîner conférence chez notre Frère dont le sujet portera sur l’exposition visitée l’après-midi

Salle Ovale – – © Guillaume Murat / BnF

11h30 : https://www.bnf.fr/fr/agenda/visite-guidee-du-site-richelieu-mai
Tarif 9€ durée 1h30
Ce site a été entièrement rénové

13h30 : Déjeuner dans le jardin de la BNF ou à l’intérieur en fonction de la météo

15h : Visite libre de l’exposition L’invention de la Renaissance, l’humanisme, le prince et l’artiste
Tarif 13 € https://www.bnf.fr/fr/agenda/linvention-de-la-renaissance

18h30 : dans le restaurant de notre Frère Mario Le Portobello – 36 rue Ordener -75018 Paris – Conférence d’une Sœur sur le thème de l’exposition visitée l’après-midi

19h30 : Agapes au prix de 33€ (entrées, plat, dessert, café, vin)

Dimanche 19 mai : déjeuner dans un restaurant de la Place de la Contrescarpe

Suivi de la pièce de théâtre de notre Sœur Pierrette : Sarah Bernhardt

12h30 : Déjeuner au Café Delmas – 2 Place de la Contrescarpe -75005 Paris

14h30 : Pièce de notre Sœur Pierrette Dupoyet Sarah Bernhardt – Théâtre de la Contrescarpe 5 rue Blainville -75005 Paris Téléphone : 01 42 01 81 88

Lors de votre réservation au Théâtre La Contrescarpe, précisez que vous faites partie des Amis de Pierrette Dupoyet et vous bénéficiez d’un tarif à 20€ au lieu de 30€ – Attention les places partent très vite.

Ces sorties sont ouvertes aux conjoint(e)s & profanes avertis. N’hésitez pas à diffuser ce message autour de vous.

Pour participer inscrivez-vous au plus vite

Maryse Anson92.travoy@gmail.com

Inédit, un rabbin lit les Évangiles…

Dans Quand Jésus parle à Israël, le rabbin Philippe Haddad* offre une exploration inédite des enseignements de Jésus en les plaçant dans le contexte du judaïsme du Second Temple. À travers cette analyse, l’auteur cherche à établir un dialogue fructueux entre le judaïsme et le christianisme, soulignant à la fois les similitudes et les distinctions.

Le livre se compose de dix chapitres principaux, chacun abordant un aspect spécifique de la vie et des enseignements de Jésus.

Après la liste des abréviations, l’auteur, dans son ouverture, nous fait savoir que Jésus est un nom qui résonne toujours aux quatre coins de la terre.

D’ailleurs, c’est sans doute volontairement que Philippe Haddad utilise le terme d’ouverture – d’esprit ? – en lieu et place de celui d’introduction que nous ressentons comme une invitation pour le lecteur à entrer dans un dialogue, une exploration. Dans cet ouvrage, ce chapitre, le premier donc, présente les intentions et les objectifs du livre, offrant un avant-goût des réflexions et analyses qui suivent.

« Jésus, entre l’histoire et la foi » explore le contexte historique dans lequel Jésus a évolué. L’auteur analysant les sources historiques le concernant. Jésus.

Philippe Haddad ne manque pas, non plus, de nous entretenir quelque peu du TaNaK, acronyme utilisé pour désigner la Bible hébraïque faisant référence aux trois parties principales de ce texte sacré dans la tradition juive, la Torah (Enseignement ou Loi) – les cinq premiers livres de la Bible, également appelés le Pentateuque –, Nevi’im (les Prophètes) et Ketouvim (les Écrits).

Jésus parmi les docteurs est un tableau peint par un suiveur de Jérôme Bosch dans les années 1540-1550 –  Photographie réalisée avant la restauration de 1994-1996.

L’auteur nous propose un lecture juive des Évangiles, consistant à interpréter les textes chrétiens du Nouveau Testament, en particulier les Évangiles, à travers une perspective juive. Cela implique de replacer les textes dans leur contexte historique, culturel et religieux juif du Ier siècle et de les analyser à partir de ce cadre – période du Second Temple, courants religieux (Sadducéens, Pharisiens, Esséniens et d’autres groupes juifs de l’époque).

Sans compter que Jésus est perçu comme un enseignant juif influent (Rabbi) prêchant et interprétant la Torah.

Dans ce contexte, une lecture juive des Évangiles vise à replacer ses enseignements en fournissant une compréhension plus profonde de ses paroles et de ses actions. Cette approche favorise également un dialogue constructif entre les religions en permettant aux lecteurs d’apprécier la richesse du contexte juif des Évangiles.

Huile et bois de chêne – dimensions 77,5 × 60,4 cm ; Château d’Opočno (République tchèque)

Dans cette optique d’aborder tous les domaines de la vie de Jésus, Philippe Haddad tente une reconstruction biographique de Jésus en s’appuyant sur les Évangiles en le comparant avec d’autres figures religieuses de l’époque. Puis il détaille sermons, paraboles et prières en les mettant en perspective avec ceux des Rabbis du Talmud ou encore des pratiques juives contemporaines. Il interprète aussi les miracles dans le contexte juif de l’époque.

Comparée aux croyances juives contemporaines, l’auteur discute de la foi en Jésus et de son originalité et analyse l’universalité de ses enseignements.

Philippe Haddad propose une lecture respectueuse et érudite des Évangiles à travers le prisme du judaïsme. En mettant en lumière les similitudes et les différences entre Jésus et ses contemporains rabbiniques, il contribue à construire des ponts entre le judaïsme et le christianisme. Cette approche enrichit le dialogue interreligieux et ajoute une perspective unique à la compréhension de la figure de Jésus.

Philippe Haddad

*Philippe Haddad, diplômé du Séminaire Israélite de France, est rabbin de la synagogue de la rue Copernic de l’Union libérale israélite de France (ULIF), fondée en 1907 et incarnant un judaïsme ouvert, progressiste et engagé dans le dialogue. Il enseigne le judaïsme dans le cadre de rencontres et de colloques interreligieux. Il a été rabbin à Nîmes, à Paris (rue Fondary dans le 15 arr.), et aux Ulis dans la Vallée de Chevreuse ainsi qu’aumônier de la jeunesse du Consistoire de Paris. Il a également été enseignant au Beth Halimoud du Centre communautaire de Paris, au MJLF, et enseigne désormais au Collège des Bernardins de Paris.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels : Épreuves d’espérance (Actes Sud, 2000), Islam et judaïsme en dialogue (L’Atelier, 2002) coécrit avec l’islamologue franco-algérien réputé proche de l’islam libéral Ghaleb Bencheikh, Paroles de rabbin (Le Seuil, 2010), La Torah expliquée (Eyrolles, 2021) et Pour expliquer le judaïsme à mes amis (IN PRESS, 5e éd., 2022).

Philippe Haddad est l’un des principaux contributeurs d’Akadem, un campus numérique qui offre une variété de contenus liés à la culture et à l’héritage juifs qui vise à ouvrir une fenêtre sur les composantes diverses du monde juif, en s’adressant à la fois au public juif et non juif. Il est devenu un site de référence dans le domaine de la culture juive.

Quand Jésus parle à Israël – Un rabbin lit les Évangiles 

Philippe Haddad – Dervy, 2024, 258 pages, 20 € 

L’improbable rencontre… Dieu et le Grand Architecte

Les deux premières représentations de la pièce « L’improbable rencontre… Dieu et Le Grand Architecte » se sont jouées à guichet fermé et exclusivement pour les frères de la Grande Loge de France, au théâtre de Passy (Paris, 16e arr.). 

Devant le grand succès obtenu par cette pièce, une troisième représentation est donc organisée mais est ouverte, cette fois-ci, aux sœurs et frères de toutes les obédiences ainsi qu’à leurs invités.

Travailler à ma Gloire ! Mais qu’est-ce que cela veut dire ? 

Intrigué, voire irrité, quelque peu choqué même, par ce qu’il vient d’apprendre à savoir que sur une minuscule planète au fin fond de l’univers un groupe de farfelus travaillent en effet à sa Gloire, le Grand Architecte de l’Univers donc, qui n’a décidément pas besoin de cette sorte de louange, décide d’aller voir, en personne, sur terre, ce que ce que cela veut dire !

Il entreprend même d’infiltrer ces fameux « francs-maçons » – c’est comme cela que s’appellent entre eux les farfelus – et, afin de bien comprendre, il envisage de se faire initier dans l’une de leurs loges…

C’est ainsi qu’il découvrira les humains

Et c’est ainsi qu’il les prendra en affection … car ces humains se déclarent perfectibles … et le grand Architecte en accepte l’augure …

Également irrité, voire très fâché parce qu’il vient d’apprendre concernant les agissements du Grand Architecte, Dieu – Dieu lui-même, en personne ! – va le convoquer, et ce d’une manière péremptoire, à une rencontre avec lui-même!

Improbable rencontre, s’il en est… Qui ne manquera pas de faire quelques étincelles !

Il ne s’agit là, bien évidemment, que d’une comédie. Comédie à la fois ironique et incisive, drôle et parfois grinçante, mais qui ne manque pas, au travers d’une réflexion éclairée d’aborder des sujets certainement beaucoup plus profonds qu’ils n’en ont l’apparence.

Une malicieuse fantaisie qui, à n’en pas douter, donne à réfléchir…

Si vous ne connaissez pas la prose de Jean-François Pluviaud* vous allez découvrir cette écriture à la fois profonde et légère qui fait que l’on passe un très bon moment sans même s’apercevoir – entre deux rires – qu’il s’agit en fait de choses sérieuses.

Une soirée au bénéfice de Fraternité & Fraternité

Le Fonds de dotation de la Grande Loge de France a été créé, dans son principe, par l’Assemblée Générale de la Grande Loge de France en Juin 2012. Ce Fonds de dotation s’inscrit dans le cadre précis de la Loi du 4 Août 2008 et de son décret d’application du 11 Février 2009. Il a pour but de mettre en œuvre la solidarité qui doit relier et unir tous les êtres humains, de favoriser la vie culturelle et de contribuer aux recherches scientifiques et historiques sur la franc-maçonnerie et ses valeurs humanistes.

Le fonds répond aux urgences : soutien médical et logistique avec les Pompiers Humanitaires Français en Ukraine, don après l’incendie de Notre-Dame de Paris, aides aux victimes du tremblements de terre en Turquie, en Syrie ou au Maroc encore récemment, comme il s’inscrit dans le temps long : soutien au Sidaction et à la recherche scientifique, mentorat de jeunes, soutien à l’association Un cœur pour la paix  en Israël et en Palestine, par exemple, actions dans la vie culturelle et soutien aux artistes.

Jean-François Pluviaud – Source J.-L. Turbet

*Jean-François Pluviaud (1930-2023) a exercé son talent en qualité de décorateur. Franc-maçon à la Grande Loge de France depuis plus de 40 ans, il a aussi été rédacteur du journal interne de la GLDF et rédacteur en chef adjoint de la revue trimestrielle de Points de Vue Initiatiques (PVI) dans laquelle il a rédigé de nombreux articles dont l’un intitulé « Le Grand Architecte a-t-il de l’humour ? ». Il est l’auteur de près d’une dizaine d’ouvrages dont quatre recueils de poésie.  

Vous aussi, venez à la rencontre de Dieu et le Grand Architecte. Ne manquez pas cette malicieuse fantaisie de notre regretté Frère Jean-François Pluviaud.

En présence de Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France.

Infos pratiques

Théâtre de Passy – 95 Rue de Passy, 75016 Paris – Tel. 01 82 28 56 40

S’inscrire – Prix : 30 €

En savoir plus sur les réseaux sociaux et le site de la GLDF

Étrange incendie qui ravage une chapelle fréquentée par des amateurs d’ésotérisme

De notre confrère actu.fr – Par Jeremy Marty

Une chapelle des Pyrénées-Orientales ravagée par un incendie : le village lance un appel aux habitants

À Opoul-Périllos (Pyrénées-Orientales), la chapelle de Sainte-Barbe a été victime d’un incendie, mardi 30 avril. Les pompiers sont intervenus pour tenter de sauver l’édifice.

Alertés dans la journée du mardi 30 avril, les sapeurs-pompiers des centres de secours de Perpignan et de Salses sont parvenus à maîtriser un incendie qui s’était déclenché au cœur de la chapelle de Sainte-Barbe, basée sur le territoire de la commune d’Opoul-Périllos, au nord des Pyrénées-Orientales.

Un arrêté de mise en péril pour la chapelle

Si l’édifice religieux est toujours debout, la charpente en bois a été fragilisée par les flammes malgré les efforts des soldats du feu. L’incendie s’est déclaré au niveau de l’autel avant de gagner les parties boisées de la chapelle, d’après le SDIS 66.

Un arrêté de mise en péril a été rédigé par le maire d’Opoul-Périllos qui était sur place lors de l’intervention. Pour des raisons de sécurité, l’accès à la chapelle Sainte-Barbe est désormais interdit.

Une enquête a démarré dans le but de déterminer les causes de l’incendie.

La mairie recherche des photos

Ce jeudi 2 mai, la mairie d’Opoul-Périllos a lancé un appel aux habitants et de la commune et aux randonneurs : « Suite à l’incendie de la chapelle Sainte-Barbe, et pour les besoins de l’enquête, nous recherchons des photographies récentes de l’intérieur du bâtiment », demande la municipalité.

« Nous cherchons notamment à savoir si les bancs et l’autel étaient toujours en place. Merci pour votre aide ! », poursuit la commune. Si vous détenez des photos récentes des lieux, vous pouvez contacter la mairie par message privé, via la page Facebook.

Un lieu symbolique pour les pompiers

Isolée dans la garrigue et cernée de contreforts rocheux, la chapelle de Sainte-Barbe a été construite en 1907 avant de tomber dans l’oubli. En 1987, des travaux de rénovation lui ont donné son aspect actuel.

Ironie de ce triste incendie, ce lieu est hautement symbolique pour les pompiers. La Sainte-Barbe, observée le 4 décembre, est en effet une fête consacrée à Barbe d’Héliopolis, la sainte patronne des professions en rapport avec le feu.

[NDLR : La chapelle Sainte-Barbe est un lieu chargé d’histoire et de spiritualité. C’est un édifice modeste mesurant environ 8 mètres de long sur 5 mètres de large et 3 mètres de haut. La chapelle a un plan rectangulaire basique, ouverte sur le côté Sud par une large ouverture grillagée empêchant de rentrer dedans. Elle est crépis, et son toit à double pente est en tuile canal, comme on le fait par ici. La façade Sud, sur laquelle il y a l’entrée, est surmontée d’une petite croix sous laquelle se découpent une niche vide est une autre fenêtre protégée par un linteau de bois. À l’intérieur, elle contient trois pupitres et une grande quantité de statuettes représentant la Vierge ou Ste Barbe, un crucifix, et de nombreuses images pieuses. L’environnement de la chapelle est sauvage. On l’a dit fréquenté par des ésotéristes de toute sorte…]

La Loge Maçonnique Tupy reçoit des grands maîtres du Brésil et de l’État

De notre confrère brésilien sampi.net.br

La visite de ces dirigeants maçonniques souligne l’importance de l’échange et de la collaboration entre les différentes instances de la Franc-Maçonnerie. Dans la nuit de ce vendredi, la Loge Maçonnique Tupy, à Araçatuba, a reçu la visite du Souverain Ademir Cândido da Silva, Grand Maître Général du Grand Orient du Brésil, et de l’Éminent Ruberval Ramos Castello, Grand Maître du Grand Orient du Brésil – São Paulo.

Cette réunion solennelle a été marquée par un accueil chaleureux, dirigé par le Vénérable Maître João Felipe Rodrigues de Albuquerque Andrade Picolini, leader de la Loge Tupy, et d’autres membres de l’institution et aussi des loges Luz et Caridade III, Sabedoria de Humildade, 8 de Setembro et Luz et Liberdade, qui ont tenu la séance conjointement.

La séance solennelle, dédiée à honorer les travailleurs pour leur engagement et leur dévouement envers la franc-maçonnerie, a été enrichie de la présence et des paroles inspirantes de ces dirigeants maçonniques renommés. Ademir Cândido da Silva, outre sa position distinguée de Grand Maître Général, est reconnu pour sa formation en droit et en administration, ainsi que pour son travail en tant qu’ambassadeur de la paix pour la Fédération pour la paix universelle, un organisme lié aux Nations Unies (ONU).

À son tour, Ruberval Ramos Castello, un éminent homme d’affaires, mène une carrière remarquable au sein de la franc-maçonnerie, ayant occupé plusieurs postes importants et contribué de manière significative au renforcement de l’Ordre.

Le Vénérable Maître João Felipe Rodrigues de Albuquerque Andrade Picolini a exprimé sa gratitude pour la présence des distingués visiteurs, soulignant l’importance de cette rencontre pour la franc-maçonnerie locale et régionale.

« La visite du Souverain Ademir Cândido da Silva et de l’Éminent Ruberval Ramos Castello représente un moment d’une profonde signification pour notre communauté maçonnique. Leurs trajectoires exemplaires et leur dévouement à l’Ordre sont des sources d’inspiration pour nous tous. Nous vous remercions sincèrement pour partageant avec nous votre sagesse et votre expérience.

La visite de ces dirigeants maçonniques souligne l’importance de l’échange et de la collaboration entre les différentes instances de la Franc-maçonnerie, enrichissant le travail réalisé par les loges locales et renforçant les liens fraternels qui unissent les travailleurs dans leur recherche de valeurs éthiques et humanitaires.

La Loge Maçonnique Tupy d’Araçatuba a été créée le 29 janvier 1920. Depuis lors, elle a réalisé ses principes philosophiques, philanthropiques, progressistes et évolutifs, fondés sur les objectifs suprêmes de former des hommes francs-maçons libres, égaux et fraternels.

Vallée Vézère : les commanderies templières et hospitalières mises à l’honneur

De notre confrère sudouest.fr – Par Boris Rebeyrotte

L’office de tourisme du pays de Brive, en Corrèze, et ses homologues de la vallée Vézère ont travaillé de concert pour mettre en valeur les sites templiers et hospitaliers de la vallée

Jérusalem, au XIIe siècle. Les pèlerins en route vers le tombeau du Christ sont régulièrement victimes d’attaques de la part de bandits et de musulmans. Pour les défendre au cours de ce chemin de croix, deux ordres sont créés : les Templiers et les Hospitaliers.

Les sites de la vallée Vézère ont été répertoriés pour le public.
Les sites de la vallée Vézère ont été répertoriés pour le public.DR

Des ordres novateurs

Une curiosité dans un monde médiéval divisé en trois catégories, ceux qui travaillent, ceux qui combattent et ceux qui prient : Hospitaliers comme Templiers portent… (Suite de l’article)