Si les questions essentielles et existentielles de notre époque pouvaient être : Qu’est-ce que le spirituel ? Avons-nous choisi d’expérimenter notre existence ? Pourquoi éveiller notre spiritualité est contre quels obstacles lutter pour nous réaliser ? Existe-t-il des clés qui nous permettent d’évoluer vers une manière plus harmonieuse de vie ? Que penser des fréquences vibratoires liées aux états modifiés de conscience et quels seraient les exercices pour s’améliorer, augmenter nos relations à l’Autre, et percevoir les êtres de lumières dont parlent toutes les traditions ?
Au fil des pages le lecteur reçoit des enseignements d’une grande profondeur, appuyés par de nombreux exercices et apprentissages de clés de discernement.Un ouvrage à parcourir comme un « fil d’Ariane » à suivre avec sa conscience et son ressenti ainsi qu’avec une réflexion rationnelle sur ce que pourrait devenir un futur de long terme moins sombre qu’il n’y parait.
L’Auteur
Serge Boutboul est une enseignant spirituel ayant inspiré des milliers de personnes de par es perceptions extrêmement fines des mondes subtil. Il a été l’ami et l’élève du célèbre clairvoyant français Raymond Réant.(1) On pourrait le qualifier d’éveilleur de conscience par sa transmission de techniques de développement psychique et spirituel au travers de ses cours, séminaires et conférences que l’on retrouve aisément sur Internet. Il est l’auteur de nombreux livres dont le Best-seller = DEVELOPPEZ VOS FACULTES PSYCHIQUES ET SPIRITUELLES paru aux éditions EXERGUE.
Raymond Réant, l’un des plus grands parapsychologues français, accepta de se prêter à de nombreux tests scientifiques destinés à vérifier l’authenticité de ses capacités psi, et à écarter toute tentative de mystification. Les résultats surprenants qui émaillèrent toute sa carrière permirent de faire progresser la recherche dans le domaine du paranormal en comprenant mieux les facultés métapsychiques. (Source Babelio)
Fanny Nussbaum révèle la méthode permettant à chacun de devenir un champion dans son domaine. Cela inclut de se confier à son « système 1 » spécialement entraîné à ce effet.
Performants Kézako ? Dans un article précédent nous signalions Fanny Nussbaum et son équipe : (Relire ici)
Fanny et son équipe lyonnaise ont fait un travail scientifique levant le flou entourant les « surdoués » et autres « zèbres » . Il en est sorti les définitions, nouvelles, de Philo-cognitifs, dont les deux sous-ensembles les philo-complexes et surtout les philo-laminaires semblent bien représentés dans nos loges.
Mais il faut reconnaître que ces philo-laminaires n’ont pas forcément un taux de réussite de leurs entreprises meilleur que monsieur tout-le-monde. Ils montent sans doute plus haut que la moyenne dans les hiérarchies, mais ne brillent pas forcément dans tous les cas. Cela est probablement dû en partie à leur modestie inhérente, avec ego tenu en laisse. Et puis, le sous-titre du livre sur les philo-cognitifs c’est « ils n’aiment que penser ». Fanny a donc cherché à définir une catégorie de « performants», se caractérisant cette fois par un taux de réussite élevé dans les résultats obtenus de leurs actions.
Beaucoup d’entre nous ont été marqués par les idées de Tversky et Kahneman (ce dernier fut nobélisé). Notre cerveau possède deux circuits de décision, désormais bien repérés par les neurosciences. Le système 1, nous le partageons avec tous les animaux supérieurs : automatique, rapide, relié à nos expériences précédentes. Bref c’est le système intuitif et émotionnel. Le système 2, c’est la raison, dont le raisonnement analytique. Il tient beaucoup à la précision et à la vérité, aussi il se livre à plein de vérifications et se méfie de la première impression. Plus récemment ont été définis les biais cognitifs, qui grèvent assez fort l’exactitude de nos décisions. Seul le système 2 a une petite chance de repérer et bloquer les décisions erronées suggérées par nos biais.
Nos rituels, basés sur une recherche permanente de la vérité, font la part belle à la raison.
C’est aussi la méthode maçonnique raisonnée qui permet de prendre du recul par rapport aux idées et son ego. Ainsi nous arrivons à vivre entre sœurs et frères avec bonheur même si nous avons des idées opposées.
Alors le scoop découvert par Fanny Nussbaum est le suivant : le performant se confie à son système 1 dans la phase d’action. Comme indiqué ci-dessus, il faut éviter de succomber aux faiblesses de jugement que nos biais induisent. Donc chez tous ces cas décrits dans le livre « le secret des performants», l’action est précédée d’une longue phase préparatoire. Un des objectifs de cette phase est de disposer d’une base de données d’expériences, dont des essais de méthodes permettant d’assurer le résultat. Il s’agit aussi d’entraîner le système 1 sur un domaine d’application restreint mais de le connaître à fond. Cette notion de domaine, appelée « écosystème », signifie que l’optimisation obtenue est à revoir sitôt que le domaine change. La performance ne réussira que si la préparation est progressive et parfaitement adaptée à l’écosystème. Le but de toute cette phase est que la première solution qui vient à l’esprit soit (la) bonne. Bref on entraîne l’athlète système 1 à une course d’obstacles qu’il doit sauter sans coup férir. Lors de l’action réelle l’esprit reste tendu vers l’objectif défini. Il se produira alors une espèce de synchronisation entre le performant et son écosystème, qui fera tout sembler facile. C’est l’état de « flux », vécu en pilote automatique.
En passant, notons que rester tendu de manière efficace vers l’objectif suppose faire son deuil de l’image que l’on donne.
Peu de gens acceptent de projeter une image non pensée.
C’est analytiquement que l’on vérifie que tout le « territoire » du domaine est couvert. La phase préparatoire à l’action est donc placée sous l’autorité du système 2. Mais les performants adorent la phase d’exécution, placée sous le signe de la vitesse : c’est la vitesse qui permettra la victoire. Un des témoignages raconte « l’action évite à mon cerveau de partir dans tous les sens ». Voilà qui marque une césure nette avec les philo-cognitifs, eux amoureux des longs comparatifs entre grandes théories !
Une autre différence avec les francs-maçons philo-laminaires, c’est que ces derniers cultivent la modestie. Par contraste, les performants se disent ambitieux . On se prend à craindre qu’ils ne soient adeptes du « la fin justifie les moyens » ? Au premier rang de ces moyens on trouve les abus de pouvoir et la violence…Voici que la morale s’invite dans notre propos. C’est quasiment absent du livre, qui se veut purement scientifique. Mais nous sommes conditionnés à ne jamais perdre nos valeurs de vue. L’humain a survécu grâce à son esprit de collaboration. On peut penser que la concurrence peut stimuler les acteurs en vue du progrès, mais le respect reste nécessaire ! À ce propos, le livre affirme que la performance n’empêche pas de rester en accord avec ses valeurs. Elle ne transformerait pas en monstre, mais en une version « accentuée » de soi-même. Qu’en pensez-vous ? Y a-t-il danger d’être emporté par son ambition ? Quels garde-fous voyez-vous ? Mon garde-fou perso c’est le doute, qui appartient au système 2.
Conclusion : je ne suis donc pas candidat à l’appellation de « performant », tant pis !
Les dirigeants du Grand Orient de France semblent conduire leurs affaires avec quelque désinvolture. Qu’on nous entende bien, il ne saurait s’agir ici d’incriminer les 1 300 Loges ou encore les 50 000 Sœurs et Frères qui les composent. Bien au contraire car la vérité leur est due. En réalité, les membres de l’Obédience sont victimes, de la part de leurs dirigeants successifs, d’une coupable négligence confinant, à la longue, à de l’impéritie.
Les responsables sont faciles à identifier : c’est un petit groupe « d’incapables« , peut-on dire, de « profanes » en matière de gestion, qui, depuis quelques années, administrent, sans grand souci de prévision, cette noble institution, c’est-à-dire que, sans leur faire de procès d’intention, ils semblent gérer à la godille, un peu à la va-comme-je-te-pousse et, par suite, assez malencontreusement les activités d’une sorte d’hydre à laquelle repousseraient périodiquement des têtes inadaptées à un corps plus monstrueux que mythique ! Certes, l’ignorance sert souvent d’excuse à l’incurie mais est-ce bien le cas, en l’espèce ?
Nous ne prononçons pas de telles critiques à la légère. Dans cet article, nous nous attacherons à établir des faits, à soumettre le résultat de nos investigations à la sagacité de lecteurs de bonne foi, sachant que l’appétit de vérité n’était apparemment pas du goût de tous et que notre chemin fut semé d’embûches. Triste constat !
1°) Nous dénonçons chez les dirigeants du GODF une volonté d’entrave à la liberté de la presse
Voilà pour la théorie et les bonnes intentions. Malheureusement, la pratique s’écarte bien vite de ces principes que l’on prétend intangibles, dès lors qu’il s’agit de soi…
Ou encore, dans un autre article, nous nous interrogions avec gravité quant à l’existence de certaines manœuvres politiques visant un ancien Grand Maître du GODF.
Comme chacun a pu le lire, ces articles étaient documentés, sourcés et n’ont jamais été contestés, pas plus qu’ils n’ont donné lieu à quelque demande de droit de réponse comme la loi le permet. Notre rédaction agissait strictement dans le cadre des missions incombant à tout organe de presse digne de ce nom et respectueux de la déontologie journalistique.
Nous savions que, par le passé, le GODF n’avait guère éprouvé de pudeurs de gazelle à mandater ses avocats. Si, en la circonstance, il demeura étonnamment silencieux envers nous, c’est qu’en coulisses, il ourdissait de basses manœuvres vengeresses.
a) La rédaction s’est procuré une copie du rapport intégral du Convent 2024 à Lille. On peut y lire un passage pour le moins surprenant :
Ainsi, le GODF permet, lors d’un convent, de statuer sur le bien-fondé d’un article de presse qui révèle des dysfonctionnements graves au sein de sa propre organisation… Avouons que, pour une maison qui se veut le défenseur ombrageux de la liberté de la presse autant que de la laïcité, force est de constater qu’elle a le cuir un peu chatouilleux.
2°) Passons maintenant à des faits autrement plus graves
Le directeur de Publication de 450.fm est membre d’une Obédience qui entretient avec le GODF des liens d’amitié par un traité qui la rend dépendante, en ceci qu’ils sont assortis de l’attribution de diverses Patentes de Rites maçonniques.
Pour ceux qui ne sont pas familiers de ce jargon, c’est la conséquence d’une sorte de croyance en la légitimité historique d’une Obédience se présentant comme détentrice d’un rite et qui peut ainsi en délivrer licence pour en autoriser la pratique par une autre puissance maçonnique. (Lire à ce sujet l’article concernant les traités d’amitié au GODF du 8/11/2023)
Comme cette Patente (licence) est reconnue et acceptée par une communauté généralement importante, elle finit par se charger de la valeur que leurs utilisateurs veulent bien y donner. Au passage, notons que ces « Patentes » vont généralement de pair avec la location de Temples, ce qui donne à la transaction une coloration discutable, l’Obédience qui refuserait la Patente risquant mécaniquement de se voir privée de Temple. Les principes initiatiques ou spirituels rencontrent alors immédiatement d’assez pesantes contraintes matérielles. Ce type de relations tapisse le tableau général de la Franc-maçonnerie.
Selon des témoignages reçus par la rédaction de 450.fm, le précédent Grand Maître du GODF, Guillaume Trichard, contactait en privé, de temps à autre, le Grand Maître de l’Obédience à laquelle appartient notre Directeur de Publication, afin de lui demander « aimablement » de radier Franck Fouqueray. Ne sont-ce point là des mœurs nauséabondes ?
Or la pression est encore montée d’un cran, lorsqu’à la rentrée 2024, un courrier à l’en-tête du Grand Maître du GODF fut envoyé, signé du successeur de Guillaume Trichard, Nicolas Penin, demandant implicitement à son homologue de prendre des mesures contre le Frère Fouqueray de son Obédience, on le devine, en raison de la responsabilité qu’il exerce dans ce Journal et des articles gênants que diffuse 450.fm, mais le motif invoqué n’en fait l’aveu qu’à demi, n’osant arguer du contenu des articles, mais du fait que les photos les illustrant seraient utilisées sans autorisation… Le motif qui se veut habilement chantourné manque quelque peu d’épaisseur, surtout quand, à chaque fois, on lit les textes entourant les photos !
Le Conseil de l’Ordre de l’Obédience du Frère Fouqueray a donc consacré une partie de sa séance du 8 novembre 2024 à envisager la manière de traiter cette demande embarrassante. Car, d’un côté, aucune raison sérieuse ne la soutenait et, d’un autre côté, froisser le grand frère non soviétique donnait à réfléchir… Le procès-verbal de ladite séance en porte témoignage.
Quelle portée le GODF entend-il donner, avant la moindre initiative, à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui dispose que « Tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi » ?
L’affaire n’est toujours pas close et on peut très bien imaginer que les pressions contre ladite Obédience continuent de s’exercer jusqu’à ce que vengeance soit faite.
3°) qu’en est-il de la situation financière préoccupante du GODF ?
La Rédaction s’est procuré des informations internes sur la gestion du GODF.
Comptes sociaux du GODF :
Il apparaît objectivement que, sous le mandat de Georges Sérignac, les finances ont pour le moins dérapé. Dans le tableau ci-contre, on constate en 2021 une sérieuse sortie de route avec des déficits qui ne cessent de se creuser. On pourrait penser que, si les finances du GODF se dégradent, la gestion du capital immobilier constitué par la SOGOFIM (SAS au Capital social de 23 360 000,00 €), « filiale » du GODF abritant ses 114 bâtiments pour un total de 180 Temples, pourrait « compenser » commodément ces pertes. Or il n’en est rien, car la SOGOFIM, elle-même, subit une regrettable hémorragie, enregistrant des pertes à hauteur de 95 000 €, en 2022, et 474 000 €, l’année suivante, sans parler des années précédentes dont voici le tableau.
La Commission Conventuelle du Budget (COCOBU) qui est une instance interne au GODF chargée de contrôler la gestion de ses activités écrit elle-même :
Préoccupations et Manque de Transparence : La COCOBU a exprimé des inquiétudes significatives concernant la gestion de la SOGOFIM, notamment :
Absence de Prévisions Financières : Aucun prévisionnel pour le compte de résultat au 31 décembre 2024 n’a été fourni, malgré un déficit de 474 000 euros en 2023.
Gestion des Cotisants : Un suivi insuffisant des effectifs cotisants, surtout au sein des Juridictions, avec des retards dans l’envoi des facturations.
Entretien et Économie d’Énergie : Manque de planification pour les travaux de maintenance et d’économie d’énergie, avec seulement deux diagnostics énergétiques effectués sur les temples.
Absence de Planification Stratégique : Pas de plan de patrimoine ni de programmation financière pluriannuelle, éléments cruciaux pour une gestion immobilière durable.
Quant à la gestion de l’Obédience, elle note :
Budget 2024 : Le dernier Convent a voté un budget rectificatif prévoyant un déficit de 640 000 euros. Grâce à un plan d’économies rigoureux, ce déficit devrait être réduit à environ 500 000 euros, ce qui représente une économie de 140 000 euros. Cette réduction est due à une gestion stricte et à l’hypothèse que la subvention à la SOGOFIM reste stable.
Nombre de Cotisants : Au 31 octobre 2024, le nombre de cotisants s’établit à 50 316, indiquant une tendance positive pour atteindre l’objectif de 50 400 cotisants d’ici la fin de l’année.
Perspective pour 2025 : Avec la poursuite de la rigueur budgétaire et une augmentation de la capitation de 8,80 euros par cotisant, l’équilibre budgétaire semble envisageable pour l’année 2025. La COCOBU prévoit un point d’avancement au printemps prochain.
Pour autant, elle incite à la vigilance :
« La COCOBU continue de surveiller de près les finances de l’Obédience et de la SOGOFIM, insistant sur la nécessité d’une transparence accrue et d’une gestion plus rigoureuse des actifs et des budgets. Le rapport détaillé sera publié sur Netori, accessible à tous les membres de l’Obédience, afin de garantir une information complète et transparente sur l’état financier et les orientations futures.
Un suivi précis des comptes est prévu pour février 2025, où une analyse plus approfondie des résultats de l’année 2024 sera possible, permettant ainsi de mieux anticiper les défis financiers à venir. »
Dans un tel contexte, on peut certainement être préoccupé car la stagnation des effectifs au regard de l’accroissement des coûts de maintenance des bâtiments demeure un point de fragilité.
Au delà des entraves que les pilotes voudraient imposer à la liberté de la presse, demeure cette interrogation sur leur capacité à maintenir un plan de vol sécurisé, connu non seulement de l’équipage mais de tous les passagers…
La Grande Loge Régulière du Portugal a annoncé la création d’un mouvement de soutien pour encourager l’ancien chef de l’État-Major de la Marine, l’Amiral Henrique Gouveia e Melo, à se présenter comme candidat à la présidence de la République portugaise. Ce mouvement, dénommé MAAP (Movimento de Apoio Almirante à Presidência), a été mis en avant par des membres influents de la maçonnerie régulière, marquant ainsi une étape notable dans le paysage politique portugais.
Contexte et Déroulement
Gouveia e Melo, qui a récemment quitté ses fonctions militaires, est déjà vu par beaucoup comme un potentiel candidat à la présidence en 2026. Les sondages précédents montrent une préférence marquée pour lui parmi les électeurs, le plaçant en tête des intentions de vote, devant des figures politiques bien établies comme Pedro Passos Coelho et Luís Marques Mendes.
Le soutien de la maçonnerie régulière n’est pas une nouveauté dans la politique portugaise, mais la création d’un mouvement spécifique pour une personnalité comme Gouveia e Melo est significative. José Manuel Anes et Paulo Noguês, deux anciens dirigeants de la Grande Loja Legal, ont été les figures de proue de cette initiative. Ils ont souligné que, bien que Gouveia e Melo ne soit pas lui-même franc-maçon, le mouvement rassemble des personnes de divers horizons, y compris des membres de la maçonnerie, mais aussi des non-maçons et même des membres de l’Église et de l’Opus Dei, dans un effort de soutien patriotique.
Réactions et Perspectives
Cette annonce a suscité diverses réactions dans la sphère politique et médiatique. Certains voient cette mobilisation comme une reconnaissance de la stature et de l’intégrité de Gouveia e Melo, particulièrement salué pour son rôle dans la gestion de la pandémie de COVID-19 en tant que coordinateur de la Task Force de vaccination. D’autres expriment des réserves, craignant que l’implication de la maçonnerie soit perçue comme une influence indue dans la politique nationale.
Le mouvement MAAP a été comparé par certains à des initiatives passées, comme le MASP (Movimento de Apoio Soares à Presidência) qui avait soutenu la candidature de Mário Soares à la présidence en 1986. Cependant, Noguês a précisé que toute analogie avec des mouvements antérieurs était purement fortuite, insistant sur le caractère unique de ce soutien à Gouveia e Melo.
Implications Politiques
Il est clair que cette initiative stratégique pourrait avoir des répercussions significatives sur la campagne présidentielle à venir. D’une part, elle renforce la position de Gouveia e Melo comme un candidat potentiellement fort, bénéficiant d’un soutien organisé et structuré. D’autre part, cela pourrait aussi polariser l’électorat, avec des débats sur le rôle des organisations non-politiques dans les processus électoraux.
L’amiral a, jusqu’à présent, gardé une distance vis-à-vis de l’engagement politique direct, mais la pression publique et ce soutien organisé pourraient bien le pousser à reconsidérer sa position. La réaction officielle de Gouveia e Melo à ce mouvement reste attendue, surtout après que des membres influents ont admis une certaine précipitation dans l’annonce, notant que l’amiral préfère maintenir son propre rythme et n’aime pas être poussé dans une direction précise.
Conclusion
Le lancement du MAAP par la maçonnerie régulière pour soutenir Gouveia e Melo est un événement qui pourrait redéfinir les dynamiques de la course à la présidence de 2026 au Portugal. Ce soutien soulève des questions sur l’influence des sociétés secrètes dans la politique, tout en mettant en lumière la popularité croissante de Gouveia e Melo parmi un large spectre de la population portugaise. Les prochains mois seront cruciaux pour voir si cette initiative se traduira par une candidature officielle de l’amiral, et comment cela affectera les stratégies des autres candidats potentiels.
De notre confrère canadien thealbertan.com – Johnnie Bachusky
La section d’Innisfail, vieille de 104 ans, soutient les aînés, les jeunes et les personnes vulnérables avec des dons totaux de 7 700 $ en 2024. Le chapitre d’Innisfail de l’une des plus anciennes organisations fraternelles au monde dédiée à l’amélioration de la qualité de vie dans leurs communautés a terminé l’année 2024 avec une vague de dons bien mérités.
Kathy Harrington, membre de l’Ordre de l’Étoile de l’Est, chapitre 37 d’Innisfail, a déclaré qu’un don récent de 4 000 $ a été fait à l’auxiliaire de l’hôpital d’Innisfail pour l’achat de quatre fauteuils inclinables électriques chez Innisfail Furniture & Appliance Ltd. pour les résidents du centre Innisfail Rosefield.
« Les fauteuils inclinables offriront de nombreuses années de confort à bon nombre de nos résidents âgés qui ont élu domicile au Rosefield Centre »
a déclaré Harrington.
De plus, deux bourses de 1 250 $ ont été accordées en 2024 à deux étudiants de l’école secondaire Innisfail.
Le chapitre 37 de l’OES d’Innisfail, qui compte actuellement environ 30 membres, a également présenté une motion lors de sa réunion du 7 décembre pour faire un don de 200 $ chacun à la banque alimentaire d’Innisfail et du district et au bureau de Noël d’Innisfail.
« Soutenir notre communauté est important pour nous. Lorsque nous avons les fonds pour le faire, nous faisons des dons chaque année, et nous en faisons également d’autres, comme à la banque alimentaire et au Christmas Bureau chaque année »
a déclaré Harrington.
L’Ordre de l’Étoile de l’Est (OES) est une organisation fraternelle internationale composée de femmes et d’hommes affiliés à la franc-maçonnerie. Elle a été fondée en 1850 par l’avocat et éducateur Rob Morris, un franc-maçon réputé.
L’Ordre de l’Étoile de l’Est a été créé en Alberta il y a 112 ans, en 1912, et le premier chapitre a été créé à Olds la même année que le chapitre Mountainview n°1.
Le chapitre Innisfail #37 a été créé il y a 104 ans, en 1920.
Aujourd’hui, il y a un total de 22 chapitres en Alberta.
Le total des dons du chapitre d’Innisfail pour l’année 2024 s’élève désormais à 7 700 $. Ils sont les suivants :
• 150 $ aux chiens-guides de l’Alberta et de la Colombie-Britannique;
• 150 $ à la Fondation des œuvres de bienfaisance de l’Ordre de l’Eastern Star;
• 2 500 $ pour des bourses d’études à deux étudiants diplômés de l’école secondaire d’Innisfail (1 250 $ chacun);
• 4 000 $ à l’Innisfail Hospital Auxiliary pour l’achat de quatre fauteuils inclinables électriques pour le Centre Rosefield;
• 500 $ à l’Église anglicane d’Innisfail, et
• 200 $ chacun à la banque alimentaire d’Innisfail et du district et au Innisfail Christmas Bureau.
Un sémantisme très ancien et prolifique, comme on pourrait s’y attendre. La lumière est évidemment vitale au coeur de toutes les cultures. Mais la relation qu’on entretient avec elle est ambivalente.
L’indo-européen *leuk- désigne l’idée de briller. *Luknos, la lampe en grec. *Leukos, blanc. Leucocyte, leucémie.
Étonnamment, dès l’Antiquité mycénienne, la peau blanche est considérée comme un manque de virilité. Alors que nombre de cultures la prônent comme signe de pureté « non métissée ».
La lumière, c’est la blancheur qui tranche sur l’obscurité. La luciole, la lueur, le ver luisant. Elle est associée à la luminosité, à la clarté de l’œil. *Lugx, le lynx. Le héros Lyncée, compagnon de l’expédition des Argonautes vers la Toison d’Or, use de sa vue perçante qui lui permet de voir même à travers une planche de chêne. Il aurait été le premier mineur de fond, creusant le sol et suivant les filons avec une lampe, pour rapporter le minerai au jour.
La langue gauloise utilise le même sémantisme pour définir le blanc brillant, tel celui de la loche. En sont issus des toponymes, Lugdunum-Lyon, Leyden, Laon. Lutèce (Lucotetia). Le dieu solaire des Celtes Lug est le « lumineux », dieu des arts et des artisans charpentiers, forgerons, de la médecine, de la poésie. On le fête le 1er août, Lugnasad.
Le latin *lux offre un champ lexical très riche, lucide, translucide, élucider, luire. *Lumen, lumineux, illuminer. On enlumine les manuscrits avec des lettrines à base de couleurs métallifères censées luire dans la pénombre, pour se répérer dans la lecture. *Lucus désigne le bois sacré, clairière des druides dans les arbres, propice à des conciliabules secrets sur la guerre et la politique.
Dès l’Antiquité, l’allumette, en bois de peuplier ou de saule, sera enduite de phosphore à base d’os calcinés. En Chine, dès le VIe siècle, ce sont des bâtonnets de pin imprégnés de soufre, dont l’allumage s’avéra longtemps hasardeux et dangereux.
On « avait la berlue », la bellue médiévale, quand une lésion de la vue faisait voir des objets inexistants, telles des mouches, des toiles d’araignée. De quoi avoir une araignée dans le plafond !
La lumière prédispose à toutes sortes de cultes, toujours assortis d’ambiguïté, parce que ses divinités sont indissociables de l’obscurité.
Lucifer, c’est le porte-lumière, étoile du matin chez les Latins, Vénus, Artémis, équivalent du grec *phôsphoros phosphore. Les Pères de l’Église le confondront avec Satan, dans leur acharnement à combattre les paganismes divers qui prônent le dualisme essentiel des ténèbres et de la lumière. *Luna, *leuk-sna, la lumineuse, avait son culte sur l’Aventin, mais son action était jugée si puissante et dangereuse qu’on évitait de la nommer directement. Fantasque, mystérieuse, bizarre, capricieuse, rêveuse. En contrepoint du Soleil. Le lundi, *lunae dies, suit le dimanche, jour du Soleil.
Dans ce trouble clair-obscur vit le lunatique, dont les humeurs varient avec les phases de la lune. Souvent assimilé à un fou, lunaire pas toujours bien luné. Souvent immergé dans ses élucubrations, qui le font travailler à la chiche lumière d’une lampe ou d’une lucarne, avec application mais sans brio. Pas comme l’illustre, esprit parfois éclairé, toujours brillant.
Lune mellifluente aux lèvres des déments, chante Guillaume Apollinaire dans le Clair de lune de ses Alcools.
La lucidité ne participe-t-elle pas de ces ambiguïtés ? Ne suppose-t-elle pas de naviguer, parfois à vue basse, dans les remous de ses certitudes, de ses présupposés ? Comment identifier avec certitude la lumière intérieure qui guiderait le cheminement de la réflexion, d’une incontestable lucidité ? Serait-elle fiable, définitive et à quel prix ? Faire toute la lumière même aveuglante sur la réalité, dans ce qu’elle est et non pas celle de ses désirs ?
La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil (René Char)
Annick DROGOU
Quel parcours de l’éblouissement à la lucidité ! Quand on sort de l’obscurité et qu’apparaît la lumière nouvelle, on vit d’abord un éblouissement qui n’est pas très éloigné de l’aveuglement qui lui précédait. Contraste saisissant qui ignore la nuance, trop plein de lumière, sentiment débordant d’émotion. Comment vivre dans cette lumière, comment avancer en pleine lumière ? En passant de l’éblouissement à la lucidité.
On dit d’une personne qu’elle est lucide quand elle a une vue claire et exacte des choses ; qui fait preuve de perspicacité. Envisager ces choses avec lucidité, c’est les prendre dans leur nudité, en peser les conséquences. Mais de quelle lucidité s’agit-il ? Raisonnante et arrogante, ou humble lucidité qui laisse passer la lumière. Contempler, ne pas lui faire obstacle à la lumière.
Lucide pour parler de notre rapport à la lumière. De notre relation à la beauté. Rien n’existe en dehors de cela. Lumière dont tout est origine. Lumière visible et invisible. Contempler. Seulement reconnaître la lumière. S’inscrire dans la lumière, laisser passer la lumière. Se fondre dans la lumière. Et si notre seule mission était simplement de renvoyer la lumière, d’en être le miroir.
Reconnaître la grande lumière. Savoir l’ombre, en connaître la limite. Voir est insuffisant, vivre, se nourrir de la lumière, lire et se taire et porter témoignage de la lumière. Rien de réel, rien d’important en dehors de cela. Lucide, non de nos étroites certitudes, mais ouverts, toujours ouverts. Réception. Réflexion. Danse de lumière
Lucide à aimer les aurores, la grande lumière qui commence à apparaître. Éternel commencement. Communion de la lumière contre toutes les ténèbres, les absences à la vie. Et dans l’opacité de nos jours croire en la lumière. La lumière avant nous, après nous. En nous. Entrer dans la lumière. Passeurs de lumière
Entendre le son de la lumière et se mettre à l’écoute. Guidé. Seul guide. Entrer dans l’Infinie Beauté qui nous parle d’au-delà de cette lumière.
De notre confrère bbc.com – Par Chris Craddock pour BBC News, Jersey
Il est prévu de commémorer la mémoire des francs-maçons qui ont été contraints de cacher leur communauté pendant l’occupation allemande de Jersey pendant la Seconde Guerre mondiale. Le nouveau chef du groupe communautaire de l’île souhaite travailler avec le musée de l’île pour mettre en lumière la manière dont ses membres ont été persécutés par les troupes allemandes.
Tim Dallas-Chapman a été officiellement reconnu comme le nouveau chef de la franc-maçonnerie de Jersey le mois dernier.
Il souhaite reconnaître le travail effectué par les francs-maçons pour préserver leur mode de vie dans le cadre du 80e anniversaire du Jour de la Libération, le 9 mai.
Une grande partie de l’intérieur du temple a été détruite ou enlevée pendant l’occupation allemande
M. Dallas-Chapman souhaite également changer la façon dont les gens perçoivent le groupe et le rendre plus accueillant pour la communauté au sens large.
Il a déclaré que
« c’était un honneur fantastique »
d’assumer ce rôle, mais
« nous devons éliminer la mystique des francs-maçons »
pour que davantage de personnes les rejoignent.
Pendant l’occupation, les autorités allemandes ont fermé le temple au public, prolongeant ainsi l’interdiction de la franc-maçonnerie que le régime nazi avait décrétée en 1934.
M. Dallas-Chapman a déclaré qu’une
« liste de tous les francs-maçons actifs »
avait été établie et que le temple avait été utilisé « comme un magasin de bouteilles » et que de nombreuses peintures et objets avaient été « détruits ou enlevés ».
M. Dallas-Chapman souhaite que les francs-maçons deviennent plus accessibles à la communauté au sens large
M. Dallas-Chapman a déclaré que les francs-maçons de l’île ont été contraints de cacher leurs croyances et leurs pratiques, ce qui a ajouté au côté mystique selon lequel les francs-maçons sont une société secrète.
Il a déclaré que « les gens avaient l’impression que c’était une drôle de brigade de poignées de main » et « qu’ils ne pouvaient rien vous dire sur la franc-maçonnerie » mais « cela a changé et nous voulons parler de la franc-maçonnerie au monde ».
« Nous distribuons environ 100 000 £ par an et nous l’avons fait au cours des 10 dernières années ou plus à des organismes de bienfaisance locaux et nous devons continuer dans cette voie »
a ajouté M. Dallas-Chapman.
De nombreux tableaux et objets détruits ou enlevés par les soldats allemands ont été remplacés et d’autres collections historiques de cette époque devraient être exposées en mai.
La rédaction est allée à la rencontre du robot « Perplexity » avec sa boule de cristal, afin de lui demander si la Franc-maçonnerie portait en elle les germes de sa propre disparition future. Nous en avons profité pour lui demander quels étaient les moyens à mettre en œuvre pour renaître et rayonner de nouveau.
Question1 : Quelles sont les 5 raisons qui expliquent pourquoi la Franc-maçonnerie pourrait disparaitre dans les prochaines années ?
Voici 5 raisons qui expliquent pourquoi la franc-maçonnerie risque de péricliter dans les prochaines années :
1) Difficultés économiques : Les crises économiques et la nouvelle précarité des classes moyennes, traditionnellement présentes dans les loges maçonniques, affectent leur capacité à soutenir financièrement les œuvres de bienfaisance de la Franc-maçonnerie
2) Déclin des effectifs : Le nombre de membres chute depuis des années, sans parler des démissions, suivant une tendance observée dans d’autres organisations fraternelles et clubs philanthropiques.
3) Évolution des modes de vie : Les changements sociétaux, comme le travail accru des femmes et l’implication croissante des hommes dans la vie familiale, laissent moins de temps pour s’engager dans des organisations comme la Franc-maçonnerie.
4) Concurrence des distractions modernes : Les nombreuses distractions de la société moderne, notamment les réseaux sociaux, détournent l’attention des valeurs fondamentales promues par la Franc-maçonnerie.
5) Perte de mystère : La familiarisation croissante du public avec les rituels autrefois secrets du mouvement peut diminuer son attrait.
Question 2 : Fort de ces 5 raisons, qu’est-ce qui pourrait revivifier la Franc-maçonnerie pour la relancer activement ?
Malgré les défis auxquels la Franc-maçonnerie est confrontée, plusieurs éléments pourraient contribuer à sa revitalisation :
Renouveau des valeurs fondamentales : La Franc-maçonnerie pourrait se recentrer sur ses principes de base, tels que l’amélioration de soi et le développement personnel, qui restent pertinents dans la société moderne. En mettant l’accent sur la « quête maçonnique comme un outil pour retrouver le sens de la nature humaine et ré-enchanter le monde« , elle pourrait attirer de nouveaux membres en quête de sens.
Adaptation aux enjeux contemporains : En s’engageant activement sur des questions sociétales actuelles, comme l’écologie, la Franc-maçonnerie pourrait démontrer sa pertinence continue. L’idée de « revitalisation des racines détériorées, symbole de l’engagement écologique du citoyen Franc-maçon » illustre cette possibilité.
Modernisation des méthodes : Tout en préservant ses traditions, la Franc-maçonnerie pourrait actualiser ses pratiques pour les rendre plus accessibles aux générations plus jeunes. L’utilisation de la « méthode et de la pensée symboliques » pourrait être adaptée aux modes de communication modernes.
Transparence accrue : Pour contrer les perceptions négatives, les obédiences maçonniques pourraient adopter une approche plus ouverte, expliquant clairement leur mission d’être « au service de tous » et non seulement des élites.
Renforcement du réseau international : La Franc-maçonnerie pourrait capitaliser sur son réseau mondial pour offrir des opportunités uniques de connexions et d’échanges interculturels, un atout précieux dans un monde globalisé.
En se concentrant sur ces aspects, la Franc-maçonnerie pourrait se revitaliser et attirer de nouveaux membres tout en restant fidèle à ses valeurs fondamentales de sagesse, force et beauté.
Qu’en pensez-vous ?
Avouez que ces réponses pourraient faire l’objet d’un travail en Loge, car elles ne sont absolument pas dénuées de (bon) sens, n’est-ce-pas ?
Que nous soyons pro IA ou définitivement contre, nous ne pouvons pas faire l’économie de ce débat. Ce serait une ouverture sur un thème nouveau, car il semble de toute évidence que le sacro-saint thème de la « Laïcité » ne fasse plus recette auprès du public d’antan. Ce thème par ailleurs fort important dans notre société, ne suffit plus à fédérer les foules constituées de jeunes. Par ailleurs, est-ce réellement mobilisateur que de vouloir attirer en Loge des nouvelles recrues avec pour seule motivation le sauvetage de la république ? Pas certain du tout.
Si je peux poser une requête à certains lecteurs qui vont s’empresser d’intervenir dans les commentaires pour défendre leur idéologie ou leur maison maçonnique, l’objet de cet article est aux antipodes de la polémique, pour rappel :
Cet article est une proposition de réflexion sur l’avenir de la Franc-maçonnerie. Comme dans tout débat, pour faire avancer les idées, traitons des idées, débattons, mais ne nous battons pas !
Les sectes gnostiques des premiers chrétiens présentent des similitudes frappantes avec les pratiques de la franc-maçonnerie moderne. Est-il possible que la Franc-maçonnerie puisse faire remonter ses origines à ces écoles religieuses secrètes ?
L’hypothèse qui cherche à établir un lien entre le gnosticisme et la franc-maçonnerie, et peut-être même une origine de cette dernière à partir du premier, a été avancée à maintes reprises et mérite donc d’être prise en considération. Le dernier exemple en date se trouve dans un ouvrage de M. C.W. King, publié en 1864 sous le titre The Gnostics and their Remains, Ancient and Medieval.
M. Hughan a très justement qualifié cet ouvrage de King, en ce qui concerne ses théories maçonniques, de « caractère non maçonnique et non historique ». Mais il faut reconnaître que King n’a pas été le premier écrivain à chercher à faire remonter la Franc-Maçonnerie à une origine gnostique.
Dans une brochure publiée en 1725, dont une copie a été conservée à la Bibliothèque Bodléienne, parmi les manuscrits du Dr Rawlinson, et qui porte le titre de Deux lettres à un ami.
Le premier concerne la Société des Francs-Maçons. Le second donne un compte rendu du plus ancien ordre des Gormogons, etc.
Nous trouvons, dans la première lettre, sur les francs-maçons, le passage suivant :
Mais maintenant, Monsieur, pour en venir à une conclusion et donner sérieusement mon opinion sur ces prodigieux virtuoses, je crois que s’ils appartiennent à une dénomination quelconque ou à une secte d’hommes qui est apparue jusqu’ici dans le monde, ils peuvent être classés parmi les gnostiques, qui ont pris leur origine de Simon le Magicien ; c’était un groupe d’hommes qui ridiculisaient non seulement le christianisme, mais même la morale rationnelle, enseignant qu’ils devraient être sauvés par leur vaste connaissance et leur compréhension d’aucun mortel ne pourrait dire quoi.
Ils parlaient d’une étonnante intelligence qu’ils tenaient on ne sait d’où. Ils amusaient et intriguaient la foule écervelée et imprudente avec des interprétations superstitieuses de caractères talismaniques extravagants et des significations absconses de mots cabalistiques peu communs ; ce qui concorde exactement avec les procédés de nos francs-maçons modernes.
Bien que la valeur intrinsèque de cette brochure n’ait pas été telle qu’elle aurait pu la préserver du tombeau littéraire qui l’aurait vouée à l’oubli, si le zèle d’un antiquaire n’en avait conservé qu’un seul exemplaire comme relique, l’idée d’une relation quelconque entre la franc-maçonnerie et le gnosticisme n’a pas été complètement abandonnée dans les années suivantes. Hutchinson dit que :
… dans le cadre de notre profession actuelle de franc-maçonnerie, nous prétendons que notre moralité a été déduite à l’origine de l’école de Pythagore, et que le système religieux basilidien nous a fourni certains principes et hiéroglyphes.[i]
Basilide, le fondateur de la secte qui porte son nom, était le plus éminent des gnostiques égyptiens. A l’époque de la fabrication des Hauts Grades sur le continent européen, diverses opinions sur l’origine de la Maçonnerie – dont beaucoup étaient absurdes – surgirent parmi les érudits maçonniques. Parmi ces théoriciens, nombreux furent ceux qui remontèrent l’origine de l’Ordre aux premiers chrétiens, parce qu’ils le supposaient trouvé parmi les gnostiques, et surtout sa secte la plus importante, les Basilidiens.
Certains auteurs allemands et français ont également soutenu l’hypothèse d’un lien plus ou moins intime entre les gnostiques et les francs-maçons. Je ne connais aucun auteur allemand qui ait affirmé positivement l’existence de ce lien. Mais il a été fait allusion à cette doctrine à plusieurs reprises sans que l’on nie absolument sa véracité.
Ainsi, Carl Michaeler, auteur d’un Traité sur les mystères phéniciens, a écrit quelques observations sur ce sujet dans un article publié par lui en 1784 dans le Journale für Freimaurer de Vienne, sur l’analogie entre le christianisme des premiers temps et la franc-maçonnerie. Dans cet essai, il fait allusion à la théorie de l’origine gnostique de la franc-maçonnerie.
Il est cependant très prudent dans ses déductions et dit sous réserve que, s’il existe un lien entre les deux, il doit être rattaché au gnosticisme de Clément d’Alexandrie, sur lequel il peut simplement avoir été fondé en tant qu’école de philosophie et d’histoire, tandis que les différences qui existent actuellement entre les deux doivent être attribuées aux changements de conception humaine survenus au cours des siècles intermédiaires. Mais, en fait, le gnosticisme de Clément était quelque chose d’entièrement différent de celui de Basilide, à qui Hutchinson et King attribuent l’origine de nos symboles et auquel Clément s’est vigoureusement opposé dans ses ouvrages.
C’était ce qu’il appelle lui-même « une véritable philosophie gnostique ou chrétienne fondée sur la foi ». C’était cette connaissance supérieure, ou cet état plus parfait de la foi chrétienne, auquel saint Paul est censé faire allusion lorsqu’il dit, dans sa première épître aux Corinthiens, qu’il a fait connaître à ceux qui étaient parfaits une sagesse supérieure. Reghellini parle de manière plus positive et dit que les symboles et les doctrines des Ophites, qui étaient une secte gnostique, sont passés en Europe, après avoir été adaptés par les Croisés, les Rosicruciens et les Templiers, et ont finalement atteint les Francs-Maçons[ii].
Enfin, je puis me référer au manuscrit Leland, dont l’auteur a clairement fait connaître cette doctrine au public, en affirmant que les francs-maçons connaissaient les « facultés d’Abrac », expression par laquelle il fait allusion au plus important et au plus distinctif des symboles gnostiques.
Mais avant de pouvoir aborder cette importante question, il convient, pour le bien du lecteur, de dire quelques mots sur les gnostiques et sur le système philosophique et religieux qu’ils professaient. Je me propose donc de répondre très brièvement aux questions suivantes : Qu’est-ce que le gnosticisme ? Qui étaient les gnostiques ?
A peine la lumière du christianisme avait-elle brillé sur le monde qu’une multitude d’hérésies surgirent pour troubler la nouvelle religion.
Parmi ces sectes, le gnosticisme occupe la position la plus importante. Le titre de la secte dérive du mot grec Gnosis, « sagesse ou connaissance », et a été adopté dans un esprit d’ostentation, pour indiquer que les disciples de la secte étaient en possession d’un degré de sagesse spirituelle plus élevé que celui auquel pouvaient prétendre ceux qui n’avaient pas été initiés à leurs mystères.
L’hérésie du gnosticisme est apparue si tôt dans l’Église chrétienne que nous trouvons l’apôtre Paul avertissant les convertis à la nouvelle foi des innovations sur la pure doctrine du Christ, et disant à son disciple Timothée d’éviter « les bavardages profanes et vains, et les oppositions de la science, faussement appelée ainsi ».
Les traducteurs de la version autorisée ont traduit le passage ainsi. Mais, étant donné la plus grande lumière qui a été jetée depuis leur époque sur l’histoire et l’esprit religieux de l’époque apostolique, et la nature réelle de l’élément gnostique qui l’a perturbé, nous pouvons mieux préserver le vrai sens du grec original en le rendant par « oppositions de la fausse gnose ».
Il y avait alors deux espèces de Gnose, ou gnosticisme, la vraie et la fausse, distinction que saint Paul lui-même fait dans un passage de son Épître aux Corinthiens, où il parle de la sagesse qu’il communiquait aux parfaits, en opposition à la sagesse du monde.
La fausse Gnose à laquelle l’Apôtre fait allusion est le Gnosticisme qui fait l’objet de notre présente enquête.
A l’époque où Jean-Baptiste prêchait dans le désert, et depuis quelque temps déjà, il existait de nombreux systèmes philosophiques et religieux anciens qui, émanant de l’Orient, participaient tous du caractère mystique propre à l’esprit oriental. Ces divers systèmes, par suite des communications accrues entre les différentes nations qui suivirent les conquêtes d’Alexandre de Macédoine, commencèrent donc à se rapprocher les uns des autres. Les disciples de Platon acquéraient quelques-unes des doctrines des mages orientaux, et ceux-ci s’imprégnaient à leur tour plus ou moins de la philosophie grecque.
Les traditions de l’Inde, de la Perse, de l’Égypte, de la Chaldée, de la Judée, de la Grèce et de Rome se mélangeaient en une seule masse, et formaient à partir de ce conglomérat une philosophie et une religion mystiques qui participaient des éléments de tous les ingrédients dont elles étaient composées et contenaient pourtant en leur sein un mysticisme qui lui était propre.
Ce nouveau système était le gnosticisme, qui tirait ses principales doctrines de Platon, du Zend-Avesta, de la Kabbale, des Védas et des hiéroglyphes d’Égypte. Il enseignait comme articles de foi l’existence d’un Être suprême, invisible, inaccessible et incompréhensible, créateur d’un monde spirituel composé d’intelligences divines appelées éons, émanant de lui, et d’une matière éternelle, source du mal et antagoniste de l’Être suprême. L’un de ces éons, le plus bas de tous, appelé le Démiurge, créa le monde à partir de la matière, qui, bien qu’éternelle, était inerte et sans forme.
Le Père Suprême, ou Premier Principe de toutes choses, demeurait de toute éternité dans un plérôme ou plénitude de lumière inaccessible, et c’est pourquoi on l’appelait Bythos, ou l’Abîme, pour désigner la nature insondable de ses perfections. Le Dr Burton, dans son exposé éclairé du système gnostique dans les conférences de Bampton, déclare :
Cet Être, par une opération purement mentale ou agissant sur lui-même, produisit deux autres êtres de sexes différents, desquels, par une série de descendances plus ou moins nombreuses suivant les différents schémas, se formèrent plusieurs couples d’êtres, qu’on appela Éons, d’après les périodes de leur existence antérieure au temps, ou émanations, d’après le mode de leur production. Ces Éons ou émanations successifs paraissent avoir été inférieurs les uns aux autres ; et leur existence était indispensable au schéma gnostique, pour rendre compte de la création du monde, sans faire de Dieu l’auteur du mal.
Ces Eons vécurent d’innombrables siècles auprès de leur premier Père. Mais le système des émanations semble avoir ressemblé à celui des cercles concentriques, et ils se détériorèrent peu à peu à mesure qu’ils s’approchaient de plus en plus de l’extrémité du Plérôme.
Au-delà de ce Plérôme se trouvait la matière, inerte et impuissante, quoique coéternelle avec le Dieu suprême et comme lui sans commencement. Enfin, l’un des Éons (le Démiurge) franchit les limites du Plérôme et, rencontrant la matière, créa le monde d’après la forme et le modèle d’un monde idéal qui existait dans le Plérôme ou l’esprit du Dieu suprême.
Il n’est pas nécessaire d’entrer dans une récapitulation minutieuse des autres points de doctrine qui découlèrent de ces trois doctrines. Il suffit de dire que l’ancien gnosticisme n’était pas un système original, mais une cosmogonie, une religion et une philosophie constituées de parties des anciens systèmes grecs et orientaux, y compris le platonisme des Grecs, le parsisme des Perses et la cabale des Juifs.
L’avènement du christianisme a vu l’essor de ce vieux gnosticisme en Asie et en Egypte. Certains de ses disciples se convertirent à la nouvelle religion, mais ils y apportèrent avec eux de nombreuses vues mystiques de leur philosophie gnostique et cherchèrent à les appliquer aux doctrines pures et simples de l’Evangile.
Ainsi, le nom de gnosticisme fut appliqué à une grande variété d’écoles, qui différaient les unes des autres dans leurs interprétations de la foi chrétienne, mais qui avaient cependant un principe commun d’unité : elles se plaçaient en opposition avec les conceptions du christianisme telles qu’elles étaient généralement reçues par ses disciples. Et cela parce qu’elles le jugeaient insuffisant pour fournir des germes de vérité absolue, et c’est pourquoi elles prétendaient posséder une somme de connaissances supérieure à celle des croyants ordinaires.
Le révérend Dr Wing déclare :
Ils prétendaient rarement démontrer les principes sur lesquels reposaient leurs systèmes par des preuves historiques ou des raisonnements logiques, car ils se vantaient plutôt d’avoir découvert ces principes grâce aux facultés intuitives d’esprits plus doués que les leurs, et que les matériaux ainsi obtenus, soit par la foi, soit par la révélation divine, étaient ensuite élaborés sous une forme scientifique, selon les capacités naturelles et la culture de chacun. Leur but était de construire, non seulement une théorie de la rédemption, mais celle de l’univers, une cosmogonie.
Aucun sujet n’échappait à leurs recherches. Tout ce que Dieu pouvait révéler à l’intellect fini leur semblait à leur portée. Ce qui pour d’autres n’était que des idées spéculatives était hypostasiée ou personnifiée par eux en êtres réels ou en faits historiques. C’est ainsi qu’ils élaborèrent des systèmes de spéculation sur des sujets entièrement hors de portée de la connaissance humaine, qui nous étonnent par leur audace et leur apparente conscience de la réalité.
Tel fut le gnosticisme dont les diverses sectes s’introduisirent dans l’Eglise avec leurs notions mystiques et leurs interprétations allégoriques, avant que le christianisme ne soit bien établi. Bien que dénoncées par saint Paul comme de « vains bavards », elles se multiplièrent et donnèrent naissance à de nombreuses hérésies qui durèrent jusqu’au IVe siècle.
La plus importante de ces sectes, et celle dont les modernes ont tiré la plupart de leurs conceptions sur ce qu’est le gnosticisme chrétien, fut fondée au IIe siècle par Basilide, le chef des gnostiques égyptiens. La doctrine de Basilide et des Basilidiens était un développement ultérieur du système gnostique originel. Elle se distinguait plus particulièrement par l’adoption de la doctrine des nombres de Pythagore et par l’utilisation et l’interprétation du mot « Abraxas » – ce mot dont la signification, selon le manuscrit Leland, intrigua tant le savant M. Locke.
Dans le système de Basilide, le Dieu suprême était incompréhensible, inexistant et ineffable. De sa perfection se développaient sept attributs ou pouvoirs personnifiés, à savoir :
1. Esprit,
2. Raison,
3. Pensée,
4. Sagesse,
5. Puissance,
6. La sainteté et
7. Paix.
Sept était un nombre sacré, et ces sept pouvoirs se rapportaient aux sept jours de la semaine. Basilide supposait aussi qu’il y avait sept êtres semblables dans chaque étape ou région du monde spirituel, et que ces régions étaient au nombre de trois cent soixante-cinq, correspondant ainsi aux jours de l’année solaire. Ces trois cent soixante-cinq régions étaient autant de demeures célestes entre la Terre et l’Empyrée, et il supposait l’existence d’un nombre égal d’anges.
Le nombre trois cent soixante-cinq était dans le système basilidien un nombre sacré. C’est pourquoi il inventa le mot « ABRAXAS », car les lettres grecques qui le composent ont une valeur numérique, une fois additionnées, d’exactement trois cent soixante-cinq.
Le savant théologien allemand Bellerman pense avoir trouvé la dérivation dans le Captu, ou ancienne langue égyptienne, où les mots « Abrah », signifiant « parole », et « Sadsch », signifiant « béni », « saint » ou « adorable ».
Par conséquent, « Abrahsadsch » hellénisé en « Abraxas » dénoterait « le Verbe saint, béni ou adorable », se rapprochant ainsi de l’esprit des kabbalistes juifs dans leur utilisation similaire d’un nom sacré. On ne sait pas si le mot a été ainsi dérivé ou s’il a été inventé par Basilide en raison de la valeur numérique de ses lettres.
Il l’appliqua cependant dans son système comme le nom du Dieu suprême. Ce mot Abraxas, comme le Tétragramme des Juifs, devint d’une grande importance pour la secte des Basilidiens. Leur vénération pour lui donna naissance à ce qu’on appelle les « pierres précieuses abraxas ». Ce sont des pierres précieuses, des plaques ou des tablettes de métal, qui ont été découvertes principalement en Égypte, mais aussi en France et en Espagne. Elles portent l’inscription du mot Abraxas et d’une image censée désigner le dieu basilidien. Certaines d’entre elles portent des mots juifs, tels que Jéhovah ou Adonaï, et d’autres contiennent des symboles persans, égyptiens ou grecs.
Montfaucon, qui a traité le sujet des « Gemmes d’Abraxas » de manière élaborée, les divise en sept classes.
1. Ceux sur lesquels est inscrite la tête d’un coq, symbole du soleil.
2. Ceux qui ont une tête de lion, pour désigner la chaleur du soleil, et le mot Mithra.
3. Ceux qui ont l’image du dieu égyptien Sérapis.
4. Ceux qui ont des images de sphinx, de singes et d’autres animaux.
5. Ceux qui ont des figures humaines avec les mots Iao, Sabaoth, Adonaï, etc.
6. Ceux qui ont des inscriptions sans figures.
7. Ceux qui ont des formes monstrueuses.
De ces joyaux nous avons tiré notre connaissance des symboles gnostiques ou basilidiens, qui auraient fourni des idées aux constructeurs du moyen âge dans leur art décoratif. M. King et quelques autres écrivains ont supposé qu’ils avaient été transmis aux francs-maçons. Le principal de ces symboles gnostiques est celui du Dieu suprême, Abraxas. Celui-ci est représenté sous la forme d’une figure humaine à tête de coq, les jambes étant deux serpents. Il brandit une épée dans une main, parfois un fouet, et un bouclier dans l’autre.
Le serpent est également un symbole très courant, ayant parfois la tête d’un coq et parfois celle d’un lion ou d’un faucon.
D’autres symboles, dont on sait qu’ils sont d’origine purement gnostique ou plutôt basilidienne, d’après l’inscription qui l’accompagne, Abraxas, ou Iao, ou les deux, sont Horus, ou le Soleil, assis sur une fleur de lotus, qui est soutenue par une double lampe, composée de deux images phalliques jointes à leurs bases. Le chien, le corbeau et la croix de bronze surmontée d’une tête humaine.
Le dieu égyptien Anubis et le père Nil, dans une posture courbée et tenant dans sa main la double lampe phallique d’Horus. Ce dernier symbole est curieux parce que le mot Heilos, comme Mithra, qui est aussi un symbole gnostique, et Abraxas, exprime, dans la valeur des lettres grecques dont il est composé, le nombre trois cent soixante-cinq.
Tous ces symboles, on le voit, font allusion au soleil, à l’éther, comme représentant du Dieu suprême ou comme source de lumière. On pourrait supposer que dans le gnosticisme ultérieur, comme dans les mystères mithraïques, il y avait une allusion au culte du soleil, qui était l’une des religions primitives les plus anciennes et les plus largement diffusées.
Il est évident que le soleil joue un rôle très important dans le symbolisme gnostique comme dans le symbolisme mithraïque. Bien que les architectes ou les constructeurs du Moyen Âge aient pu emprunter et aient probablement emprunté certaines suggestions des gnostiques pour mettre en œuvre le symbolisme de leur art, il n’est pas probable, compte tenu de leur organisation ecclésiastique et de leur caractère religieux, qu’elles aient été plus que de simples suggestions. Elles n’auraient certainement pas été acceptées par ces chrétiens orthodoxes avec quoi que ce soit de leur véritable interprétation gnostique.
On peut appliquer à l’emploi des symboles gnostiques par les architectes médiévaux les remarques faites par M. Paley au sujet de l’adoption de certains symboles païens par les mêmes constructeurs. Leur origine gnostique n’était qu’un simple accident. Ils n’étaient pas employés comme symbole d’une quelconque doctrine gnostique, mais dans l’esprit du christianisme, et « l’Église, en perfectionnant leur développement, leur a donné un caractère plus pur et plus sublime »[iv].
Il est vrai que les francs-maçons ont manifesté très tôt une tendance à la doctrine des nombres sacrés, qui s’est depuis largement développée dans la franc-maçonnerie des Hauts Degrés modernes, mais ce symbolisme est directement dérivé des enseignements de Pythagore, que connaissaient bien les fondateurs des rituels primitifs. Il est également vrai que le soleil et la lune sont brièvement mentionnés dans nos rituels et peuvent être considérés comme des symboles maçonniques, mais l’utilisation qui est faite de ce symbolisme et son interprétation prouvent très clairement qu’il n’est pas issu d’une source gnostique.
De notre confrère italien trucioli.it – de Gianfranco Barcella
Entretien avec Mauro Cerulli : avocat, essayiste, philologue et journaliste indépendant
Mauro Cerulli, avocat, essayiste, philologue et journaliste indépendant, prend la parole. « La franc-maçonnerie n’est plus ce qu’elle était. Mais tout change… aux origines. Elle n’est pas née en opposition à la doctrine chrétienne, bien au contraire.
Je rencontre Mauro Cerulli, avocat pénaliste et civil dans son cabinet, situé à Savona. Il est au seuil des soixante-dix ans mais est toujours actif, engagé sur plusieurs fronts : au-delà de la profession d’avocat il cultive des études sur les communions ésotériques des XVIIIe et XIXe siècles, de la franc-maçonnerie au martinézisme, avec une grande rigueur philologique et une passion pour l’histoire. Et il ne néglige pas non plus l’étude et la valorisation des plus belles traditions de Savone, en restaurant et en mettant en ligne les films réalisés par les cinéastes de la ville il y a plus d’un demi-siècle.
L’avocat Cerulli est une figure très connue également parce qu’il a été conseiller municipal et qu’il a participé activement pendant une courte période à la vie politique de la ville ; Il est en outre assez souvent présent sur les réseaux sociaux, sur lesquels il n’épargne pas de critiques cinglantes à l’encontre de Carlo Nordio, qu’il considère comme le pire ministre de la Justice que le pays ait connu depuis l’époque de Numa Pompilio. Mais ses critiques visent également les dernières lois sur la décriminalisation et la réforme Cartabia, qui, selon lui, ont été une innovation réglementaire qui a donné le coup de grâce à un système déjà dans le coma. La discussion nous mènerait loin et je préfère le presser avec cette question sur sa précieuse activité d’érudit et de chercheur.
Avocat, pouvez-vous m’expliquer votre activité d’universitaire et de journaliste ?
« Depuis près de trente ans, pendant mon temps libre, je me consacre à la restitution et au commentaire de textes anciens sur des sujets ésotériques écrits en français et en anglais, avec une attention particulière aux rituels maçonniques anciens et aux écrits kabbalistiques. Rite de Perfection dédié aux degrés de Vengeance et à ceux de la Voûte Sacrée, dont une version très augmentée constitue le quatrième volume d’une série consacrée au Rite Écossais. J’ai également traduit les textes alchimiques de Théodore de Tschoudy en italien en 2015 et restitué la quasi-totalité des rituels du Rite de Memphis et de celui de Misraim, à partir des textes d’ Etienne Marconis de Negre et du Rite de Venise.
La plupart de mes travaux ont été publiés par Place and Book Publishing, mais certains ont été publiés par Tipheret et Fontana. Un texte que je voudrais signaler s’intitule : Magie théurgique et thaumaturgique au siècle des Lumières. Il s’agit de la correspondance de Martinez De Pasqually avec Jean-Baptiste Willermoz et les Adeptes Cohen qui est conservée à la bibliothèque de Lyon également pour les types PlaceBook. La doctrine diffusée par Martinez de Pasqially peut en quelque sorte être considérée comme issue d’une tendance chrétienne ésotérique particulière de la franc-maçonnerie. Davide Delbono écrit dans la préface : « Martinez de Pasqually est certainement l’un des personnages les plus fascinants et énigmatiques de l’ésotérisme et de l’occultisme ». Je ne peux m’empêcher de rappeler avec plaisir que les illustrations de presque tous mes volumes, dont deux à paraître prochainement, ont été réalisées par Riccardo Cerulli, mon fils, professeur d’art et diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Brera.
De plus, la plupart de mes volumes sont édités par Fortunato Guerra, un mathématicien napolitain, qui se consacre patiemment à ce travail de diffusion depuis des années.
Mais pour beaucoup, la Franc-maçonnerie reste encore une association enveloppée de brouillard…
Je voudrais tout d’abord préciser que, de ce que j’ai appris au cours de mes études, la Franc-maçonnerie est née comme une communion sur une base initiatique, ésotérique et fraternelle. Répandue dans de nombreux États du monde, ses origines remontent aux temps modernes en Écosse, d’où elle s’est ensuite propagée en Irlande, en Angleterre et enfin sur le continent, en France, grâce aux exilés de la maison Stuart, exilée à la fin du siècle XVII lorsque la dinastía hanovrienne monta sur le trône de Saint Georges.
Une forte impulsion a été donnée par les francs-maçons de la Royal Society anglaise, tels que Newton, Boyle, Fludd et bien d’autres, mais il s’agissait toujours d’organisations hautement élitistes, qui s’occupaient des sciences occultes, de l’alchimie, de la physique et de la philosophie.
Il n’existe pas beaucoup de certitudes quant aux origines de la franc-maçonnerie moderne et les chercheurs ont souvent émis des opinions contradictoires. Il y a ceux qui prétendent qu’elle descend des corporations médiévales, héritières de celles qui existaient à l’époque de l’Empire romain, les collegia fabrorum, confréries d’artisans qui rassemblaient les métiers nécessaires à tout type de construction et qui accompagnèrent les légions dans la colonisation. de nouveaux territoires. D’autres soutiennent qu’il s’agit d’une forme de continuation de l’ Ordre des Templiers, dont les survivants de la conspiration de Philippe le Bel et de Clément V s’étaient en grande partie réfugiés en Écosse.
Ensuite, il ne faut pas oublier la légende qui situe les origines de la tradition maçonnique à l’époque de Salomon, roi d’Israël au 10ème siècle avant JC. Hiram Abif, un maître bâtisseur de la ville de Tyr, en aurait été le maître d’oeuvre. du temple que Salomon avait bâti à Jérusalem. Même si dans la Bible il n’est mentionné que comme un artisan étranger, dans la mythologie maçonnique il est indiqué comme le principal responsable de la construction du temple et dans sa légende, qui rappelle sa résurrection, beaucoup ont vu une référence précise à Jésus-Christ, que les anciens rituels appellent le « Grand Maître ».
En parlant de constructions, la thèse a été avancée selon laquelle les Templiers médiévaux installés à Jérusalem avaient appris l’art sacré de l’architecture directement auprès des savants musulmans lors de leur séjour en Terre Sainte, lors des différentes croisades ou qu’ils y avaient en tout cas découvert quelque chose de caché depuis longtemps. Après la suppression de l’ Ordre du Temple par le pape Clément V en 1312, les Templiers se dispersèrent sur tout le continent européen, s’installant, comme nous l’avons dit, principalement en Écosse, où ils donnèrent vie à ce qui pourrait être une sorte de continuation de l’Ordre du Temple. est l’œuvre de l’ordre dissous, une manière de survivre dans une extrême discrétion pendant plusieurs siècles.
Cette hypothèse reposait sur le caractère initiatique de l’ordre des Chevaliers du Temple. En fait, ses membres subissaient un rituel d’initiation dont nous ne savons pratiquement rien, et nous savons aussi qu’ils s’inspiraient du soufisme islamique, dont les confréries suivaient les enseignements mystiques de divers maîtres, et dont les secrets et les rites sont peut-être devenus partie intégrante des traditions les plus anciennes. ancien rituel de maçonnerie.
Et maintenant dissipons une légende : certains attribuent la naissance de la maçonnerie moderne à 1717 lorsque quatre loges qui se réunissaient dans des tavernes décidèrent de se fédérer pour créer ce qu’on appelle communément la Grande Loge, une structure qui aurait unifié les critères et donné des règles communes à celles-ci. sociétés qui voulaient adhérer.
En réalité, rien ne s’est passé en 1717. La franc-maçonnerie existait depuis longtemps et celle créée à Londres en 1717 n’est en aucun cas la communion la plus importante : la véritable franc-maçonnerie moderne est née en France, comme mentionné précédemment, par des exilés écossais. Ce n’est pas un hasard si tous les principaux rites maçonniques ont leurs racines dans le territoire transalpin et que toutes les figures les plus importantes de la franc-maçonnerie historique sont françaises ou d’origine écossaise.
Et en Italie ?
Le problème de la franc-maçonnerie en Italie, à ne pas confondre avec la franc-maçonnerie italienne, qui malheureusement s’effondre entre disputes et scissions, dont je ne veux et ne peux rien dire, étant étranger à des milieux que je respecte certes mais que je connais peu, doit être encadré dans le cadre général de son histoire.
Disons que la contribution la plus importante et la plus innovante apportée à la franc-maçonnerie moderne par l’Italie est constituée par l’œuvre de Raimondo di Sangro, prince de San Severo, à qui l’on doit la création des fondations sur lesquelles reposent les rituels alchimiques du Rite de Misraim.
En Italie, la franc-maçonnerie est née sous l’impulsion étrangère, principalement française mais aussi allemande, si l’on considère qu’au XVIIIe siècle il existait des loges italiennes de la Stricte Observance Templière fondées en 1751 par le baron Karl von Hund.
Les premiers ateliers maçonniques documentés furent ceux de Florence (1731) et de Rome (1734). Cependant, il faut rappeler qu’en 1738 le pape Clément XII excommunia les francs-maçons et que leur chemin devint plus difficile. Malgré tout, en l’espace d’une soixantaine d’années, entre 1859 – 1862 et entre 1922-23, quatre présidents du Conseil des Ministres sont issus de la Franc-maçonnerie : De Pretis, Crispi, Zanardelli et Fortis mais s’il avait un projet pour s’implanter en tant que <parti de l’État>, cela n’a jamais abouti. Même Ernesto Nathan, peut-être le meilleur maire que Rome ait jamais eu, n’était pas seulement franc-maçon mais était le Grand Maître du Grand Orient d’Italie.
C’est un thème passionnant qui touche à l’Histoire, à la Philosophie, au Droit, à la Sociologie…
Permettez-moi de citer à nouveau l’ouvrage de Fichte intitulé : « Philosophie de la franc-maçonnerie ». Publié en Allemagne entre 1802 et 1803, de manière anonyme et sous forme de conférences. La Philosophie de la franc-maçonnerieest l’œuvre de l’un des plus grands représentants du romantisme allemand : Johann Gottlieb Fichte. L’esprit qui anime les interventions de Fichte, qui peuvent être considérées comme de véritables leçons magistrales, fait ressortir avec force et rigueur la centralité de la traction initiatique et ésotérique. Pour Fichte, la tradition n’exige pas de preuves historiques, encore moins de méthodes rationnelles attestant de son authenticité. L’essence de la franc-maçonnerie, à laquelle le philosophe a été initié, ne consiste donc pas dans son histoire, mais dans le fait qu’elle existe dans le cœur de ceux qui y adhèrent. Fichte démontre ainsi qu’il a compris, quoique dans un domaine romantique, l’essence ésotérique de la franc-maçonnerie : la recherche de l’Absolu, de la Totalité, de l’Être. Je voudrais également ajouter que, bien que cela soit inconnu de la plupart, bon nombre des grandes figures qui ont apporté une contribution substantielle à l’histoire de l’humanité au cours des trois derniers siècles ont rejoint la franc-maçonnerie. Ils ont apporté une contribution notable au progrès culturel de la société, comme un brillant exemple du travail initiatique nécessaire pour atteindre les objectifs humains les plus élevés, entre autres : Voltaire, Benjamin Franklin, Mozart, Oscar Wilde, De Amicis, Carducci, Pascoli, Alfieri. et dans le cadre du spectacle Gino Cervi et Totò.
Enfin, Giuseppe Garibaldi était franc-maçon dès son plus jeune âge et fut le représentant le plus célèbre de la franc-maçonnerie italienne du XIXe siècle. Il parvint à occuper les plus hautes fonctions et pensa que la franc-maçonnerie pouvait être l’organisme capable de réaliser le plan politique de recomposition de toutes les forces dispersées de la gauche démocratique italienne en un front unique. Garibaldi incarnait le symbole de l’idée républicaine et de la lutte contre le pouvoir temporel des papes et l’obscurantisme de l’Église catholique. La franc-maçonnerie était absente de la scène italienne de 1820 à 1859 ; interdit par tous les États avant l’unification après le Congrès de Vienne parce qu’il inspirait les forces révolutionnaires et qu’il était farouchement combattu par l’Église catholique. En Italie, il ne réapparut que vers la fin de 1959, lorsqu’à Turin un groupe de libéraux de confession cavourienne fonda la Grande Oriente Italiano, qui devint plus tard la Grande Oriente d’Italia. Il fut ensuite rejoint par le Conseil Suprême du Rite Écossais ».
J’ai aussi entendu parler de la cabale maçonnique et de l’ésotérisme
On appelle initiation maçonnique, l’ascension de l’humain vers le Divin. Nous définissons le processus inverse comme la Kabbale maçonnique. En vérité, il ne s’agit pas de deux processus, ni de deux chemins, ni de deux échelles, mais d’une échelle unique dans laquelle se rencontrent descendants et ascendants. Les premiers transmettent la science de la maçonnerie ; ces derniers le reçoivent. Cette rencontre est donc une transmission-réception ; pour les Compagnons c’est Réception, pour les Maîtres c’est Transmission. En vérité, l’Artificier Universel réserve aux Apprentis la lumière qu’ils sont capables d’apprécier puisqu’ils ont à bien des égards les yeux bandés et profanes. Ils n’utilisent que la sensorialité, mais cette possibilité n’est pas mince, puisque c’est précisément par les sens que l’élu entre en contact avec le monde, d’abord matériel, puis spirituel et progressivement plus spirituel.
L’ésotérisme est un système de pensée, même s’il ne reste pas une pure abstraction, mais il donne généralement l’impulsion à certaines pratiques. Cela nécessite également une attitude d’obéissance au principe qui interdit de révéler aux non-initiés certaines parties d’un rite ou d’une doctrine, notamment religieuse.
Un autre volume d’un grand intérêt historique intitulé « All’ombra di De Molay » sortira prochainement, publié par Place Book Publishing. Le thème central concerne <le caractère chrétien de la franc-maçonnerie originelle>, ignoré ou mal compris par la plupart.
L’ouvrage traite de l’élément templier dans les sociétés initiatiques du XVIIIe siècle et est le résultat d’une longue recherche à travers des documents vieux de plusieurs siècles. Et l’élément chrétien est dominant, même s’il est mélangé à des éléments issus de l’Ancien Testament.
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui sont amenés à penser, notamment en raison du contraste historique entre les communions maçonniques et l’Église de Rome, que la franc-maçonnerie constitue l’expression forte d’une laïcité pleinement affirmée et, dans certains cas, aussi une solide barrière contre un pouvoir ecclésiastique excessif. C’est certainement le cas aujourd’hui, notamment en France, où un athée est autorisé à faire partie de la franc-maçonnerie, alors qu’autrefois cela était interdit. Mais en même temps, même aujourd’hui, dans certaines communions, l’adhésion n’est autorisée qu’à ceux qui se déclarent chrétiens et, dans certains cas, un acte de baptême est requis.
A cet égard, je voudrais rappeler, comme l’auront constaté tous ceux qui ont lu nos volumes consacrés aux origines du Rite Écossais (< Aux origines du Rite Écossais. Volumes 1 à 4, tous publiés chez Place and Book Publishing entre 2020 et 2023 éd.), que les communions maçonniques nées de l’époque du roi Jacques Ier jusqu’au XVIIIe siècle avaient des caractéristiques complètement laïques et reposaient en effet sur une vision résolument et profondément chrétienne de la monde; être un bon chrétien, quelle que soit sa confession, était donc une condition absolument nécessaire pour rejoindre la franc-maçonnerie.
En même temps, il faut rappeler qu’en général la franc-maçonnerie a été et est toujours anticléricale, dans le sens où elle a toujours été, ou a toujours été considérée comme une sorte de contre-pouvoir par rapport à l’Église de Rome, qui a toujours été a toujours considéré la franc-maçonnerie comme un obstacle à sa prétention à contrôler la conscience des individus, comme elle l’a fait avec succès pendant de nombreux siècles et a affirmé continuer à le faire jusqu’aux temps modernes. Mais la philosophie et les principaux objectifs de la franc-maçonnerie originale, indépendamment de ce qu’a pu écrire le surfait et bien connu James Anderson (Anderson, 1679 – 1739, écossais et prêtre, était un ministre du culte de l’église presbytérienne écossaise et, en tant que franc-maçon, parmi les rédacteurs des constitutions des francs-maçons, connues sous le nom de Constitutions d’Anderson ( dont il est considéré comme le père, ndlr), étaient tous de nature profondément chrétienne ».
Pouvez-vous développer ce sujet ? Il me semble opportun de réfuter de nombreuses inexactitudes concernant la franc-maçonnerie.
« Comme on peut le comprendre à la lecture des rituels contenus dans les volumes cités précédemment, les références à Jésus et à sa doctrine évangélique sont larges et claires, tandis que les influences juives restent en arrière-plan. Le Psaume 133 de l’Ancien Testament lui-même, à la page duquel la Bible a été ouverte pendant le travail de l’Apprenti et sa lecture lors de la cérémonie de réception, a un caractère résolument évangélique car il appelle à la fraternité, et ce n’est pas un hasard s’il a été adopté par l’Ordre des Martinistes pour cette inspiration chrétienne ( Psaume 133 : < Voyez comme il est bon et agréable pour des frères de vivre ensemble. Et comme une huile parfumée qui, aspergée sur la tête, tombe sur la barbe, le barbe d’Aaron, qui descend jusqu’au bord de ses vêtements ; c’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car là le Seigneur a ordonné qu’il y ait une bénédiction, la vie éternelle ).
Si par exemple, le Rite de Perfection d’ Etienne Morin, puis tous les rites qu’il a inspirés, dont le Rite écossais, ainsi que les rituels alchimiques du baron Théodore de Tschoudy, s’inspirent ensuite de la tradition juive pour le choix initiatique, le rite chrétien la matrice n’a jamais échoué. Il suffit de penser au contenu du XVIIIe Degré pour voir comment cela fait revivre au candidat ce qui est décrit par le Credo chrétien : ( Jésus)… est mort et a été enterré, il est descendu aux enfers ; le troisième jour, il ressuscita des morts. Le candidat, tout comme Jésus, avant d’être admis à la Chambre Rouge, ignorant la Parole, doit descendre aux enfers.
La déchristianisation de la franc-maçonnerie en général a commencé au XIXe siècle en France et fut l’un des fruits de la Révolution, qui avait introduit le culte de l’ Être suprême et de la déesse de la Raison. Cette sécularisation progressive de l’institution maçonnique atteint son apogée dans la seconde moitié du XIXe siècle en France et fut l’un des fruits de la Révolution qui avait introduit le culte de l’ Être Suprême et de la Déesse de la Raison. Cette sécularisation progressive de l’institution maçonnique a trouvé son point culminant dans la seconde moitié du XIXe siècle lorsque même les athées déclarés ont commencé à être acceptés dans le corps de la franc-maçonnerie et que des loges individuelles ont été autorisées à supprimer la figure du Grand Architecte de l’Univers parmi la maçonnerie. symboles. La franc-maçonnerie originelle ne prévoyait pas de formule particulière pour la dédicace des œuvres : celle-ci commençait par la lecture du Psaume 133 et la simple déclaration que les œuvres étaient ouvertes. Nous avons procédé de même pour la clôture dans laquelle la bénédiction du Ciel était invoquée tout aussi simplement (Ciel dans le texte original) ».
La Franc-maçonnerie d’aujourd’hui a-t-elle conservé les valeurs chrétiennes de ses origines ?
« Nous avons aujourd’hui, notamment en France, à côté d’une franc-maçonnerie encore traditionnellement chrétienne, une franc-maçonnerie plus laïque qui fait de sa laïcité proclamée son point fort, même si cet aspect implique la suppression d’éléments qui à notre avis étaient et restent fondamentaux. Pensez par exemple au rituel du Prince Rose+Croix qui est l’apothéose de la Résurrection du Christ. En supprimant l’élément chrétien par quelque chose de différent, on obtient un résultat très étranger, un peu comme si l’on voulait remplacer la tomate pour assaisonner les spaghettis avec de la confiture. C’est une position respectable, à mon avis, et probablement nécessaire ou du moins appropriée dans un monde globalisé et multiculturel (et trop souvent éloigné de la spiritualité), mais qui est décidément loin de l’esprit qui imprégnait la franc-maçonnerie de l’époque. Cet esprit imprègne presque tous les rites maçonniques du XVIIIe siècle et donc aussi les différentes versions des diplômes évoquant des thèmes chrétiens. La principale caractéristique de la franc-maçonnerie de l’époque était celle d’un rituel d’ouverture et de fermeture des œuvres, réduit à l’essentiel, tandis qu’un grand espace était consacré au travail en profondeur typique des communions initiatiques, sans fioritures mais qui prêtait attention à la question ».
Aujourd’hui, d’après ce que j’ai pu constater en lisant les textes qui me sont parvenus, disons que la peau a augmenté et la pulpe a diminué. Mais c’est un problème qui ne me concerne pas, mais uniquement ceux qui travaillent dans les loges.
Gianfranco Barcella
CURRICULUM DE L’AVOCAT MAURO CERUALLI DU SITE WEB DE LA RÉGION DE LIGURIE
Il est né le 25/12/1954. EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE De 1977 à 1979 employé au spa privé TV Savona-TV en tant que technicien RVM et opérateur de télévision. Il exerce le droit depuis 1982. Actuellement sous forme associée en tant que membre du cabinet d’avocats associé Cerulli-D’Angelo.
De 1983 à 1985, il a enseigné le droit et l’économie à l’Institut Technique des Comptables de Loano et Varazze et à l’ITIS de Savone. Depuis 1992, inscrit au registre des journalistes – section publicistes de Ligurie. Collaboration de 1986 à 2006 avec des magazines du secteur audiovisuel pour la partie juridique.
En 1994, membre de la Commission Anti-Piraterie Audiovisuelle du Ministère de l’Intérieur. Conseil pour l’élaboration de la loi communautaire de 1994 pour la mise en œuvre de la directive CEE no. 100/93 sur la protection des œuvres audiovisuelles. Fiduciaire de Compagnies d’Assurances depuis 1986. Actuellement du Groupe Assicurazioni Generali.
Collaboration avec l’Office Régional des Avocats de Ligurie depuis 2000.
FORMATION ET FORMATION Diplômé en droit en 1981 de l’Université de Gênes avec une thèse en droit romain : « Gestion du patrimoine impérial au Bas Empire ».
Habile à exercer la profession d’avocat avec le titre d’avocat, session de 1985 près la Cour d’Appel de Gênes. Habile à exercer devant les juridictions supérieures depuis 1998. Qualifié en 2011 pour exercer comme médiateur civil professionnel. Domaine d’activité : droit civil, pénal et fiscal.