– 714 ans 🎬
– Les templiers 🎬
– Révélation 🎬
📰 3 POINTS C’EST TOUT
Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm
Le journal de la FM sous tous ses Angles
Présentation Hadrien Berthaut
Directeur de la Publication Franck Fouqueray
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Faut-il en rire ou en pleurer ? Faut-il entrer dans cet univers « décalé » ? Il n’est pas dans mon propos de juger du bien-fondé de l’utilisation de la pensée délirante dans l’expression de la pensée humaine. Elle existe chez chacun d’entre nous à des degrés variables. Parfois elle « remplit » l’espace. La démarche maçonnique nous enjoint d’essayer de la comprendre !
La pensée humaine pourrait se définir comme un processus d’élaboration d’une vérité. Penser vient du bas latin « pensare » (en latin classique : peser, comparer) , fréquentatif du verbe « pendere » : peser. (source Wikipedia). A partir d’informations recueillies par nos cinq sens (le Toucher, l’Olfaction, la Vision, l’Ouie et le Goût), l’activité cérébrale perçoit une réalité qui va être interprétée et produire un élément conceptuel qui correspondra à une Vérité, c’est-à-dire une opinion. Cette vérité s’exprimera selon deux modalités : langagière (parlée et écrite) et gestuelle ou comportementale.
En fonction du processus cognitif mis en jeu, on conçoit plusieurs types de pensée humaine ; personnellement j’en distinguerais sept formes :
Nous utilisons tous ces différentes formes de pensée à des degrés divers et selon les circonstances. Un équilibre peut être atteint entre elles, mais il arrive que certaines formes de pensée peuvent prendre le pas sur les autres soit de façon temporaire soit de façon structurelle, soit de façon limitée soit d’une manière dominante.
Il n’est pas le lieu dans cet article de commenter toutes ces différentes formes de pensée ; contentons-nous de nous limiter à l’analyse de la pensée délirante en rappelant que son emprise sur les autres formes de pensée peut être variable.

La pensée délirante est une composante de la pensée imaginative qui nous permet de créer une vérité virtuelle à partir d’éléments d’information qui vont être interprétés sur un mode non logique. L’exemple le plus simple de pensée délirante se retrouve dans les processus hallucinatoires qu’ils soient visuels, auditifs ou simplement cognitifs (ou psychiques). Rien dans la réalité ne permet de retrouver la perception décrite par un individu qui lui affirme la percevoir. De façon banale, on la retrouve aussi dans la perception des rêves et des cauchemars.
La pensée délirante peut s’exprimer de façon comportementale, en particulier artistique, ou langagière.
Il y a toutes sortes de délires ; en psychiatrie le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux définit le délire comme « une croyance erronée fondée sur une déduction incorrecte concernant la réalité extérieure, fermement soutenue en dépit de l’opinion très généralement partagée et de tout ce qui constitue une preuve incontestable et évidente du contraire ». On distingue généralement trois catégories de délires en psychiatrie : les délires paranoïaques, les psychoses hallucinatoires chroniques et les paraphrénies. Mais la pensée délirante ne se limite pas à ces états pathologiques ; on la retrouve dans la banalité des relations humaines.
Si la pensée délirante entraîne souvent une incompréhension avec l’entourage, elle peut aussi être partagée et à ce titre elle prend une importance sociétale pouvant entrainer des mouvements de foule ou des opinions collectives. Le complotisme et les fake-news fonctionnent sur le mode de la pensée délirante ; nombreux sont celles et ceux qui s’y adonnent.
En franc-maçonnerie, on retrouve la pensée délirante dans de multiples occasions.
Que ce soit dans des opinions individuelles, des ouvrages dits de référence ou des pratiques rituelles, la pensée délirante est bien présente en franc-maçonnerie. L’expression la plus répandue de cette pensée se retrouve dans le mysticisme.
En franc-maçonnerie, le mysticisme constitue la substantifique moelle du courant martiniste qui s’exprime en particulier par l’intermédiaire du rite écossais rectifié.
Sous l’impulsion de Martinez de Pasqually (1727-1774) et de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), et le compagnonnage de Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), le Martinisme se veut un processus « d’illumination » mystique chrétien. Dans ce cas précis, le délire s’exprime par une conception des différents stades de la « réintégration ». Il y a une réelle proximité entre le Martinisme et le Spiritisme et il n’est pas rare de voir des francs-maçons fréquenter ces milieux.
Jean-Baptiste Willermoz est l’inspirateur du Rite Ecossais Rectifié ; sous l’influence de Martinez de Pasqually, il a repris le concept de la « théurgie » pour l’appliquer à la franc-maçonnerie.
Pierre Riffard, grand spécialiste de l’ésotérisme, en donne la définition suivante : « La théurgie est une forme de magie, celle qui permet de se mettre en rapport avec les puissances célestes bénéfiques pour les voir ou pour connaître ou pour agir sur elles (par exemple en les contraignant à animer une statue, à habiter un être humain, à révéler des mystères). »
Roger Dachez dans le N°45 de la revue « La chaîne d’union » précise : « De ce monde étrange et quelque peu déroutant devaient émerger deux corpus : l’un est constitué par l’ensemble touffu et souvent peu compréhensible des cahiers de grades, catéchismes et « rituels d’opérations » qui tissaient la vie intérieure de l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers, dont la base et l’apparence étaient maçonniques mais qui s’épanouissait en fait dans la magie cérémonielle . …. l’autre corpus est représenté par un livre, au demeurant jamais terminé, que Louis-Claude de Saint-Martin, devenu le secrétaire particulier de Martinès, aidera son maître à composer dans les toutes dernières années de sa présence en France : le Traité de la Réintégration des Etres. »
En dehors de la franc-maçonnerie on trouve d’autres nombreuses implications ; que ce soit dans la démarche religieuse (cf un récent article du Monde sur les « épouses du Christ » ), dans la vie politique (Eric Zemmour en est un exemple récent), la littérature ou la sociologie (certaines conceptions de Michel Maffesoli par exemple) ; c’est une banalité que de rappeler combien cette forme de pensée est influente.
Le concept de l’initiation est aussi un élément qui alimente la pensée délirante.
Dans le sens académique, l’initiation est le processus d’entrée dans une communauté. En franc-maçonnerie, il s’agit de la cérémonie d’appartenance à la loge et par là-même à la communauté maçonnique en général ; mais certains donnent de l’initiation le sens de connaissance des « mystères » et on parlera ainsi des « grands initiés », en particulier Jésus, Mahomet, Bouddha, qui sont présentés comme ayant atteint une existence transcendantale ! La transcendance est d’ailleurs un thème que l’on retrouve dans de nombreux travaux maçonniques.
Le grand problème de la pensée délirante c’est qu’elle se ferme sur elle-même et qu’elle rejette tout dialogue. Contrairement à d’autres formes de pensée, la dialectique n’est pas possible. Quand la pensée délirante domine les autres formes de pensée, nous obtenons la pensée sectaire.
Au mieux, pour ne pas rentrer dans une dynamique conflictuelle, il faut parfois accepter de rentrer dans le mécanisme du délire pour temporiser et espérer que le sujet comprenne de lui-même que d’autres formes de pensée s’offrent à lui.
L’association des amis de Henry et Stella Corbin nous invite à assister à une journée d’étude consacrée à « Gnose et gnosticisme », le samedi 13 novembre 2021 de 9h30 à 17h30 à l’amphithéâtre de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA).
En présentiel et en visioconférence.
Attention, le passe sanitaire est requis et sera contrôlé à l’entrée de l’amphithéâtre.
Inscription obligatoire https://bit.ly/3uP0sVU
Qui était Henry Corbin (1903-1978) – Stella Corbin, née Leenhardt (1910-2003)
Orientaliste et philosophe, il est l’un des penseurs les plus éminents du XXe siècle. Disciple d’Étienne Gilson et de Louis Massignon, à qui il succéda dans la chaire d’Étude de l’Islam de l’École Pratique des Hautes Etudes de la Sorbonne, il fut aussi l’un des piliers fondamentaux – avec C.G. Jung et M. Eliade, entre autres – du Cercle Eranos de 1949 à 1977, directeur du Département d’Iranologie de l’Institut Franco-Iranien de Téhéran de 1946 à 1970, professeur durant plus de trente ans à l’Université de Téhéran et membre fondateur de l’Université Saint-Jean de Jérusalem.
Henry Corbin a ouvert au regard de l’Occident l’existence d’un monde jusqu’alors complètement inconnu : la profonde spiritualité des grands mystiques shi’ites et la philosophie développée dans l’Orient du monde musulman, en particulier en Iran, après la mort d’Averroès. Son œuvre, centrée dans la connaissance et la spiritualité islamique, mais développée dans le contexte des trois religions monothéistes, comprend un nombre considérable d’études sur les rites, ainsi que des traductions et éditions de textes anciens inédits, arabes et persans, qu’il récupéra lui-même patiemment dans les bibliothèques de Turquie et d’Iran.
Le programme de cette journée d’étude :
9 h 30 – 10 h 30, Christian JAMBET (EPHE-PSL) « Le gouvernement du gnostique selon les philosophes de l’Iran »
10 h 30 – 11 h 30, Jean-Daniel DUBOIS (EPHE-PSL) « Gnosticisme chrétien, état des lieux de la recherche »
11 h 30 – 12 h 30, Alain LE BOULLUEC (EPHE-PSL) « La gnose chrétienne selon Clément d’Alexandrie »
14 h 30 – 15 h 30, Mathieu TERRIER (CNRS-LEM) « Philosophie shi’ite ou gnose shi’ite ? Retour sur l’œuvre de Sayyid Haydar Âmulî (m. après 787/1385-6) »
15 h 30 – 16 h 30, Xavier ACCART (docteur EPHE, écrivain), « La réception de René Guénon par Henry Corbin : “une question assez délicate” (H. Corbin) »
16 h 30 – 17 h 30, Un verre amical sera servi à la fin de la journée d’étude.
Pour mémoire, en raison des circonstances sanitaires et des directives ministérielles, l’Association des amis de Henry et Stella Corbin avait été obligé d’annuler la Journée d’études Henry Corbin prévue le 21 novembre 2020.
Infos pratiques :
INHA 2 Rue Vivienne 75002 Paris/Tél 01 47 03 89 00 ➦
Plus d’info sur le site officiel de l’Association https://www.amiscorbin.com/journee-henry-corbin-2021/
Source : newsletter association des amis de Henry et Stella Corbin, 24 rue Raspail 94230 Cachan
Hubert Germain n’est plus. Il était né le 6 août 1920, à Paris.
De lui qui avait, avant-guerre, été élève de la mission laïque à Damas puis avait participé à la campagne de Syrie en 1941, après avoir rejoint les Forces françaises libres dès le 24 juin 1940, on peut dire, au sens plein de l’expression, qu’à l’âge de 101 ans, ce 11 octobre 2021, il est passé à l’Orient éternel. Celui qui vient de s’éteindre était le dernier compagnon de la Libération. Plusieurs fois député, il avait été ministre du Général de Gaulle, sous la Ve République, dans les gouvernements Messmer, son compagnon d’armes, au temps de la Résistance, qui était resté son ami.
Du caractère, il n’en manquait pas. Fils de Maxime Germain, polytechnicien et général, il avait rendu copie blanche au concours de l’École navale qui se déroulait aux heures de la débâcle et ce, afin de ne pas avoir à se placer sous le joug de l’Occupant. C’était un roc, opiniâtre dans ses convictions républicaines. Élevé à titre honoraire dans l’ordre de l’Empire britannique, par Boris Johnson, lors des commémorations du quatre-vingtième anniversaire de l’appel du 18 juin, il avait, deux ans plus tôt, le 11 juin 2018, reçu, des mains d’Emmanuel Macron, Président de la République, le cordon de Grand-Croix dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, dans la cour des Invalides, alors qu’il était pensionnaire de l’Institution. Comme prévu, il sera inhumé dans la crypte du mémorial de la France combattante au mont Valérien.
Initié, en 1975, à l’Orient de Paris, dans la loge « James Anderson », n° 868, de la Grande Loge de France, il fut également, en 1994, l’heureux instigateur et l’un des membres fondateurs de la loge « Pierre Brossolette, Compagnon de la Libération », n° 1165. Grand-Maître honoris causa de la Grande Loge de France, il était, depuis 1982, membre de la juridiction du Suprême Conseil de France et avait franchi tous les degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté.
Très Illustre Frère Hubert, puissent les vertus de clairvoyance et de courage qui t’ont guidé, ta vie durant, nous inspirer à chacune des heures décisives que nous aurons à connaître !
Une 12e édition dont le thème est « La Franc Maçonnerie, une tradition futuriste »
Le programme 2021 https://www.salonlyonnaisdulivremaconnique.net/programme-2020/
Les auteurs 2021 https://www.salonlyonnaisdulivremaconnique.net/auteurs-2020/
L’organisateur : Association 1901 déclarée en Préfecture du Rhône, le Salon Lyonnais du Livre Maçonnique a été publié au Journal Officiel le 22 août 2015 sous l’annonce n° 873. L’objet de l’association est l’organisation et animation d’activités en relation avec la Franc-Maçonnerie, dans le but de favoriser l’extériorisation et les actions au service de l’intérêt général.
Le but : Depuis sa première édition en 2009 ce « Salon inter-obédientiel sous les auspices du GODF » qui réunit le GODF, la GLNF, le DH, la GLDF, la GLFF, la GLTSO, la GLFMM, la GLMU, l’OITAR et la GLMF s’est donné trois objectifs :
Infos pratiques :
Palais Bondy – Salle Molière/18 Quai de Bondy, 69005 Lyon
Écoute, je ne sais pas pour toi, mais moi, parfois je m’ennuie en tenue. Oui, quand j’entends une planche monocorde, sans saveur, aux reliefs émoussés, je n’apprends pas grand-chose ; alors, je n’avance pas.
Je me soumets aux formes profanes, l’académisme et l’encyclopédisme ravageurs. Relents scolaires sont nos comme tous victimes ; au collège comme à l’université, nous avons appris à nous taire ; révérencieux du « conférencier », comme on dit parfois dans certaines loges. On ne l’interrompt pas car il est car il est censé détenir la loi du savoir. La leçon sinistre fondée sur l’érudition, ses opinions ou ses propres connaissances. Bonjour bonsoir, messieurs et mesdames les historiens de la franc-maçonnerie et des vagabondages symboliques hasardeux ! Et, scolarité oblige, plus le conférencier parle bien : ton, débit, métaphores, effets de manche…réussis plus nombreux sont les Sœurs et les Frères qui sont enthousiastes. Ne reconnaissent-ils pas ; dans la sécurité et le plaisir le gabarit multi séculaire de la scolarité ? Et cette continuité qui permet de remonter aux jeunes années d
de la scolarité. Si nous continuons ainsi, nous allons sombrer, lors du grand « effondrement » annoncé, dans ce cul de bas de fosse pédagogique affirmé par les fumeuses Lumières. Remuons tout ce fatras et fonçons vers une andragogie (et toc, érudition ! c’est la pédagogie des adultes-).
Que ressent-on à l’écoute de ce modèle vieilli ? Et pour fuir la tristesse du modèle évoqué ci-après, comment faire pour trouver une pratique qui corresponde au génie de la franc-maçonnerie ?
Rappelle-toi toutes les fois où tu te sentis enfermé dans la prison triste des mots convenus et des idées reçues. Avec joie d’ailleurs née dans la sécurité des choses convenues. Tous les ingrédients de la mauvaise cuisine maçonnique mijotaient dans la platitude de laborieux efforts. Les voici en une sinistre enfilade. D’abord, une dégoulinade de savoirs ; ensuite, des références historiques ; enfin la lecture elle-même, qui ne pimente pas le discours, le plat alors réchauffé. Les anciens ronflent ! Alors qu’il s’agit de faire l’inverse : des émotions personnelles lisibles sous les idées, et juste quelques notes pour laisser un peu d’improvisation.
Les émotions ! Souvent en pagaille, volte-face et glissandos ; .J’entends les rétifs, les tenants de l’ordre: « mais ça va être décousu ! ». Dirimant : « I », Savant : « Pas de citations d’auteurs, ça manque de solidité ! » Est-ce ton avis ? C’est celui de beaucoup d’entre nous.
Mais moquons-nous de tous ces arguments d’une rhétorique chenue Au diable les autoroutes du raisonnement : vivent les lacis du cœur. Et il ne s’ouvre pas, ce cœur, c’est qu’il coincé, enfermé, castré dans une geôle dont nous sommes les barreaux tenaces ; Voici donc la lecture fastidieuse er réchauffée de quelques pages soigneusement rédigées. Laissons-nous respirer ! Vivre pour échanger nos joies, nos peurs, nos tremblements, nos plaisirs et nos découvertes intimes.
J’ai eu a chance en 52 ans de maçonnerie de travailler dans des loges frissonnantes de nouveautés bienvenues/ Au revoir le « conférencier » Et encore plus, un salut définitif à l’orateur. La grandeur exotique de ce mot draine les voix de Démosthène, de de Gaulle Mais, dans la bouilloire des maladresses agglutinées, le vol et le viol du plateau de l’orateur de la loge Cet Orateur, qui ne cesse de rappeler à tous que depuis notre plus jeune âge la Loi fait partie des conditions de vie dans la meute humaine. Et on y place, une Sœur, un Frère qui va lire trois feuillets. C’est la déroute d’un foutoir symbolique mal digéré.
Alors bazardons ce dispositif : D’abord le « plancheur » est debout entre les colonnes Pourquoi ? Parce qu’il est dans l’axe qui le mène des parvis au symbolique. Car il mêlera les deux sans s’en douter. Ensuite, il-elle commence : « Vénérable Maitre. Et vous tous mes Sœurs et mes Frères en vos grades et qualités. Le sujet que je vais traiter. »
Ca y est, ça recommence, la méthode miséreuse de nos ancêtre maçons Le retour dans les couloirs mal aérés de la transmission rigide, voire autoritaire.
Enfin, cherchons la pratique convenable à une loge qui se prépare pour demain. Partons de l’idée maçonnique qu’une loge est une symphonie de l’expression de tous ses membres, qui ont l’âge dès lors que le rituel est respecté. TOUS ses membres.
Conclusion :
Ce sont les Frères / Sœurs des colonnes qui prennent la parole les premiers avant la planche Proprement dite. Puis vient le temps où les colonnes sont muettes Alors, le plancheur, sans papier, ne dégoise pas, Il fait jouer le premier violon, celui des émotions, des sentiments Il réagit à ce qu’il a entendu qu’a-t-il savouré ? Sur quel point reste-t-il coi ? Qu’est-ce qui l’a hérissé, Sur quoi n’est-il pas d’accord ? Il a été remué : quand et pourquoi ?
Ce dispositif n’est pas une billevesée : Des loges, rares encore, l’ont adopté Car il répond à une lecture actuelle et à venir des relations de transmission. Mais surtout il n’est pas vaporeux, éthéré : il existe déjà, en évidence patente. Il concourt à un résultat : fondre le devoir neutre de la fraternité psalmodiée et faire s’épanouir le bleuet qui nait dans nos cœurs !
On apprend que notre cerveau se prépare à l’action bien avant que notre intention n’apparaisse à notre conscience : le patron, c’est le cerveau et non notre pensée et notre libre arbitre comme nous le pensions jusqu’ici. Il va nous falloir réviser nos concepts concernant notre esprit, notre liberté de penser, nos intentions, …et notre rapport à la mort.
Les psychologues cliniciens l’ont prouvé : les enfants de 3 ans font la distinction entre le vivant, animé d’intentions ou pensées, et l’inanimé, comme une machine. Les philosophies, religions et autres façonnages éducatifs n’ont à cet âge pas encore formaté les enfants, tout en spontanéité et naturel.
Nous en déduisons que la pensée naturelle de tous les humains débute par le dualisme : il y a d’un côté la matière, tangible, mais souvent non pérenne ( lorsque vivante ), et de l’autre les concepts, pensées, intentions, etc. Le père Platon ne nous contredira pas. Les religions actives sur terre sont environ 10.000. Toutes, et donc y compris les grandes religions comme nos trois monothéismes, le bouddhisme populaire, l’hindouisme et le taoïsme, intègrent la notion d’âme et/ou d’esprit immatériel. L’immatériel échappe aux contraintes du matériel, et il n’y a qu’un pas de plus à faire pour penser que l’âme est immortelle, et/ou transmissible et implantable dans un nouveau corps. Descartes, assiégé de questions par la princesse Élisabeth de Bohême, a lui-même coupé court aux discussions : l’humain est un assemblage corps/esprit, point final.
Les premières connaissances de la structure du cerveau ont permis de désigner avec aplomb le siège de l’âme : la glande pinéale, mais la preuve manque toujours. En 1907 Duncan MacDougall cherchait à mesurer le poids de l’âme humaine, et trouvait 21 grammes La reproductibilité de l’expérience ne fut pas au rendez-vous.
Nous maçons, bien que libres de nos croyances, avons aussi un devoir de recherche de la vérité , et un autre de connaissance de soi . Nos rituels parlent de « soumettre notre volonté », ce que nous traduisons volontiers par « soumettre nos désirs ou émotions à notre raison » . Fort bien, mais où siègent ces entités ? Comment fonctionnent elles et réagissent elles entre elles ? Les psychologies nous ont déjà un peu aidés, mais depuis peu les neurosciences apportent des preuves et des explications. Beaucoup reste cependant à faire.
Thierry Ripoll, dans son opus « de l’esprit au cerveau », commence par expliquer que le succès du dualisme était inéluctable : non seulement il est présent dès la plus tendre enfance, mais il est aussi intuitif ( il est vraisemblable que la formation d’une intention précède les préparatifs d’une action ), réconfortant, et bétonné par tous les animismes et religions ( qui visent elles aussi à rassurer par un récit simple, intuitif et cohérent ). Les études socio-psychologiques montrent une adhésion proche de 100% en Asie et Afrique, un peu moindre aux USA, moindre encore en Europe, mais il reste un peu de dualisme au fond de chacun d’entre nous.
L’opposé du dualisme c’est le physicalisme : « moi, c’est mon cerveau, et rien d’autre. »
Notons que les points de vue des deux camps ne sont pas si éloignés :
C’est en fait un chronomètre qui a départagé les deux options. Les équipes dirigées par Soon ont en 2008 démontré que les préparatifs d’action, mis en évidence par une activité reconnaissable du cerveau, précèdent de plusieurs secondes l’apparition de l’intention à la conscience, donnant ainsi raison aux physicalistes. L’expérience est reproductible, et l’écart est net : YAPA PHOTO ( comme on dit chez Fuji ).
Nos textes philosophiques insistent fort sur l’importance des intentions, qui semblent toujours précéder tout le reste, faisant de nous des dualistes purs et durs. Va donc falloir réviser nos positions et manières de penser !
Le premier impacté est le libre arbitre . Dans le cas du dualisme, le libre arbitre du franc-maçon semble plein, puisque l’esprit n’est pas soumis aux déterminismes matériels, et que « au commencement était l’intention ». Bon, Rousseau, et ses accusations contre la société qui rend l’homme mauvais, ont amené quelques bonnes excuses, que Freud et autres psys n’ont pas désavouées.
Vu d’un physicaliste, le libre arbitre est plus problématique, puisque nous ne sommes que des machines biologiques, farcies de contraintes et limites. Les fanatiques du déterminisme voient même une possibilité de remonter la chaîne effet / cause jusqu’au Big Bang ! On pourrait leur opposer des éléments aléatoires dans les prises de décision , rompant le déterminisme absolu. Spinoza, déjà, avait repéré des limites au libre arbitre, découlant des limites de notre conscience : nous sommes conscients de nos désirs mais non de ce qui les provoque. Et c’est une caractéristique particulière de notre cerveau, en comparaison des autres organes, que cette opacité de fonctionnement qui fait qu’on détecte instantanément quel endroit du corps est douloureux, alors qu’en cas de dépression impossible de désigner la zone du cerveau qui souffre.
Puisque le dualisme est faux, il nous faut l’abandonner, soit, mais il y a, outre le trouble jeté sur le libre arbitre, quelques autres conséquences gênantes à la clé.
D’abord, il faudrait aussi abandonner les religions, toutes bâties de manière indissociable sur le dualisme, y compris les paradis et enfers ( et réincarnations ) promis aux âmes après la mort. Sachant comme les religions, acquises très tôt dans la vie des humains, sont chevillées au corps de la plupart de nos frères humains, c’est un mouvement qui sera fatalement très lent.
Ensuite, il faut aussi faire le deuil des aspects anxiolytiques des croyances associées à la survivance de l’âme : la mort du corps est aussi mort définitive de l’esprit…revoilà la terreur de la mort, si difficile à gérer. Nous connaissons la course à la survie des transhumanistes , elle n’est probablement pas plus qu’un mauvais calmant ( encore une minute, monsieur le bourreau ).
Nous reste-t-il du positif après tout cela ? Ben oui : l’excitation et le plaisir de la recherche de la vérité ( scientifique, philosophique ), dans toute sa complexité : passionnant, non ? Toujours plus que des vérités révélées, qui étaient avouons-le un peu simplistes : personnellement, l’âme indétectable me laissait sur ma faim. « La franc-maçonnerie a pour objet…la recherche de la vérité ».
Bonne recherche !
– Le crack, du divin à l’enfer !🎬 Accès direct 00:28
– Infiltration 🎬 Accès direct 1:14
– Cosmos 🎬 Accès direct 3:18
🎥 Le crack, du divin à l’enfer ! : https://450.fm/2021/10/04/le-crack-du-divin-a-lenfer/
🎥 Infiltration : https://450.fm/2021/09/09/video-rituels-secrets-et-fantasmes-dans-lintimite-des-francs-macons/
🎥 Cosmos : https://450.fm/2021/10/11/trouver-et-suivre-son-etoile/
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Présentation Hadrien Berthaut
Réalisation Laurent Sirguy
Directeur de la Publication Franck Fouqueray
La dernière question posée à l’impétrant lors de la cérémonie d’initiation est : vous avez connu beaucoup d’hommes; vous avez peut-être des ennemis. Si vous en rencontriez dans cette assemblée ou parmi les francs-maçons, seriez-vous disposé à leur tendre la main et à oublier le passé ?
Platon dit que le mot primordial pour la communauté est loi ; quant à Aristote, il pense que c’est Philia. Les deux pourraient avoir raison. Ce qui maintient une communauté ensemble, c’est la loi au-dessus des êtres. Mais ce qui crée une communauté, c’est l’amitié qui vit dans ces êtres.
La fraternité maçonnique n’est pas que théorique, elle est ressentie sincèrement par tous. La fraternité se distingue de l’amitié car elle n’est pas une affinité ; sa recherche constitue un devoir pour le maçon. Il doit l’étendre à tous les membres de l’humanité par un passage du «dévisagement à l’envisagement» selon l’expression de Lévinas.
Mais surtout, le chantier est le lieu de la fraternité sans laquelle le franc-maçon ne peut se prévaloir de progrès initiatiques.
En remontant aux Anciens Devoirs de la Maçonnerie, on découvre, insérée de façon plus ou moins voilée dans les règles normatives qui y sont énumérées, une indication précieuse, notamment, pour les recherches du Compagnon : il y est affirmé que «l’amour fraternel constitue la pierre de fondation et la clef de voûte, le ciment et la gloire de cette antique Fraternité», méthode qui vise au dépassement des barrières limitatives qui entourent le moi vis-à-vis des autres : «Recherche pour ton Frère soixante-dix excuses et, si tu ne les trouves pas, reviens vers ton âme avec suspicion et dis-lui: ce que tu vois en ton Frère, c’est ce qui est caché en toi !»
Il y a en chacun de nous un originaire souci de l’autre, qui serait le bien, qui fonde l’humain. La Franc-Maçonnerie est ancrée sur cette notion de bien et l’appelle fraternité.
Le thème de la fraternité sert souvent à démonter le rôle de la violence, la nécessité de poser son identité, de comprendre l’identité de l’autre, de lui faire confiance, d’avoir une attitude dialogale. «Lorsque nous sommes rassemblés, nous devenons tous frères ; le reste de l’univers nous est étranger : le prince et le sujet, le gentilhomme et l’artisan, le riche et le pauvre y sont confondus, rien ne les distingue, rien ne les sépare ; la vertu les rend égaux : elle a son trône dans nos loges, nos cœurs sont ses sujets, et nos actions le seul encens qu’elle y reçoive avec complaisance[1]».
Être frère c’est avoir la même ascendance, donc avoir la même origine, ce que sont tous les humains. C’est pour cela qu’Adam a été créé unique (je prends cela comme catégorie de pensée et non dans un sens créationniste), pour la paix des créatures, qu’un homme ne puisse pas dire à son prochain : mon père est plus grand que le tien, mon héritage spirituel ou religieux est le seul valable. Ce principe est le fondement de la LAÏCITÉ.
« La laïcité est pour moi un cadre qui ne sature pas, qui promet que l’espace autour de nous restera non saturé des convictions ou des certitudes des uns et des autres. La laïcité est une garantie d’un espace autour de moi qui reste vide de ma croyance ou de celle de mon voisin ».
Delphine Horveilleur
Être fraternel, c’est considérer toute vie comme équivalente d’une autre, quelle que soit sa valeur. C’est dépasser les différences pour ne retenir que ce qui est commun. C’est accepter l’autre pour lui-même. C’est ne pas vouloir, par une surconscience, diminuer l’autre pour se grandir. Si les hommes doivent se comprendre, ils doivent se reconnaître, et pour se reconnaître, il faut qu’ils se rencontrent sans se mutiler, sans s’appauvrir, sans se renoncer. Il faut cesser d’être œdipien, pour pouvoir devenir fraternel. C’est à dire qu’il faut renoncer à tuer le père en sortant d’un système de hiérarchie profane, hiérarchie des êtres, hiérarchie des cultures, pour retrouver en l’autre, quelle que soit son histoire, sa propre altérité. C’est peut-être ce que signifie aussi être enfant de la veuve comme il est dit en Franc-Maçonnerie. Ne plus avoir de père met provisoirement les hommes à l’abri des tentations ou pulsions homicides œdipiennes ; provisoirement car cela reste difficile à mettre en œuvre.
Dans le judaïsme, est pur tout ce qui a trait à la générosité pour l’autre, est impur tout ce qui est en rapport avec l’enfermement sur soi et la mort. Le mot «clef», c’est la bonté. Pas le «bien», qui n’est qu’un mot, mais la bonté, au sens de petit geste ; car c’est là qu’est le véritable amour : dans les petits gestes. Tsédek, la justice ; tsédaka, la bienfaisance. La tsédaka équivaut à tous les commandements de la Thora ; à elle seule, elle les contient tous. Elle consiste à être touché par n’importe quelle douleur éprouvée par quelqu’un ; à lui offrir quelque chose de son avoir, et quelque chose de soi. La Tradition n’est pas seulement une philosophie, un «amour de la sagesse», mais elle ouvre la voie à la «sagesse de l’amour»! Nos Sages nous enseignent que sauver un homme équivaut à sauver l’humanité entière. Il faut de la volonté pour passer de la conception morale de l’altérité à une éthique manifeste, on appelle cela l’altruisme.
«Je est un autre[2]» ! N’oublions pas que le miroir présenté à l’impétrant après qu’il ait promis de se réconcilier avec tout frère (ou sœur) a pour signification que son reflet est son plus grand ennemi avec lequel il faut d’abord se réconcilier[3].
Les actes de bienfaisance dans le monde profane de la Franc-Maçonnerie feront l’objet d’un autre article
Illustration, d’après Eugène Delacroix, Dante et Virgile aux enfers dit aussi La barque de Dante.
[1] Joseph Uriot, Le Secret des francs-Maçons mis en évidence, p.17: < digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/uriot1744/0021>
[2] Expression de Rimbaud dans la lettre adressée à Paul Demeny : «Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène.»
[3] Certains Rites n’utilisent pas le miroir, d’autres lui donnent des significations différentes.
Il y a au moins deux façons d’interpréter un rituel maçonnique. Soit, comme les « ritolatres » contemplatifs et jargonnants, en considérer chaque degré comme le précieux papillon figé et épinglé d’une collection sous verre. Soit, utiliser le rituel pour ce qu’il est avant tout : un conducteur cérémoniel, qui prend vie à partir d’une suite fictionnelle, et porteur de principes moraux et de valeurs existentielles, à mettre en pratique par des maçons libres, dans le réel de la loge et de la Cité.
L’homme n’est pas conçu pour se représenter le monde, enchaîné et immobile dans une caverne, comme celle de Platon. Il est fait pour le découvrir, le parcourir. Un squelette et des membres progressivement adaptés à la station debout et à la marche bipède, des mains et des pieds agrémentés d’un pouce, les premières permettant une forte préhension et les seconds une bonne stabilité au sol, une boîte crânienne volumineuse et profilée, un cou dégagé, une dentition bien arrondie, des yeux alignés en façade : l’homo sapiens montre une évidente dynamique pour aller de l’avant, scruter l’horizon. Pour marcher et courir devant lui. A remarquer, précisément, que sa structure ne comporte pas de marche arrière ! C’est avec cet équipement physique, complété de cinq sens, vue, ouïe, odorat, goût, toucher – par excellence, outils indispensables pour répondre à son besoin d’information – qu’il a d’abord « palpé » et inspecté son environnement immédiat puis quitté ensuite ce berceau africain où il est né, actionné par le DÉSIR d’être, de faire et d’échanger avec ses congénères, en conquérant progressivement toute la planète.
En chemin, ce désir – façon « Connais-toi toi-même » socratien – l’a conduit à s’intéresser à son propre fonctionnement corporel extérieur. La dissection des cadavres a longtemps été interdite par le clergé. C’est à la fin du Moyen âge seulement que la « curiosité chirurgicale » a, si je puis dire, ouvertement pu exercer l’exploration interne des corps. Et ainsi, à partir de la mort, préserver la vie, par des interventions appropriées. L’étymologie du mot « curiosité » prend ici tous son sens, puisqu’il est une déclinaison de « cure » : prendre soin, donner des soins, soigner. On peut s’étonner du changement de sens, lorsque la curiosité vient à signifier « le besoin de savoir ». Le philosophe Spinoza nous donne la passerelle entre les deux sens, lorsqu’il affirme que l’Homme est destiné à « persévérer dans son être ». Il s’agit donc bien de se perfectionner, donc de « s’occuper de soi », d’apporter du soin à sa propre réalisation. On ne peut y parvenir qu’en étant « curieux de soi même », c’est à dire en recensant « soigneusement » nos possibilités.
Cette « connaissance de soi » établie, notre curiosité, ce « radar individuel » nous invite à une conversion de point de vue. Il convient, pour le curieux, au delà de sa personne, de regarder, penser et vivre ce monde. La franc-maçonnerie nous propose d’adopter le raisonnement de Kant sur le Devoir, qui inclue le concept de « pensée élargie ». A savoir, la nécessité d’ôter nos œillères psychiques – productrices d’idées arrêtées et de préjugés – et d’agrandir notre périmètre d’action (on parle aujourd’hui de « zone de confort »), par exemple en apprenant une langue étrangère puis en voyageant dans le pays concerné. La curiosité est alors pleinement satisfaite avec une pensée augmentée de découvertes et de raisonnements nouveaux. Et d’une imagerie mentale enrichie !
L’utopie est l’antichambre du réel. La curiosité comblée trouve son plus bel exemple avec la conquête de la lune ! Combien de générations l’ont rêvée ? Jusqu’à ce qu’une équipe de terriens l’atteignent et y posent le pied (dont un franc-maçon Eldwin Aldrin) en 1969 ! La liste est longue des hommes et des femmes, auxquels nous devons, grâce à leur « soif de trouver », un savoir sur le macrocosme et le microcosme. Et aussi une vie préservée, facilitée, prolongée. De Gambatista della Porta, inventeur du premier télescope (1586) à Zacharias Jensen, inventeur du premier microscope (1595). De Louis Pasteur, découvreur des micro-organismes responsables de plusieurs maladies infectieuses, à Alexander Fleming découvreur du penicillium ouvrant la voie aux antibiotiques. Puis à Marie Curie, découvreur de la radio-activité du thorium et avec son mari Pierre Curie, du polonium et du radium (1898). Depuis, ces inventions et recherches ont produit des avancées scientifiques prodigieuses.
Après la médecine, on ne peut passer sous silence les domaines où la curiosité permet des découvertes pratiquement chaque année, qu’il s’agisse de l’astronomie, l’archéologie, la vie sous-marine. Les sciences humaines et sociales ne sont pas en reste depuis la philosophie avec notamment la psychanalyse, qui a fait qualifier Sigmund Freud de « spéléologue de l’âme » ! Ont précédé ou suivi, les découvertes de l’ethnologie, la psychologie, la linguistique, la sociologie, etc. La curiosité exprime ce besoin humain, de connaître le pourquoi et le comment «de moi et du monde». Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? : éternelle trilogie questionnante !
Les religions apportent des réponses, la franc-maçonnerie apporte des questions.
Nous sommes des témoins qui ne connaitrons jamais le mystère de l’univers mais cette « soif de savoir » nous donne ici et maintenant, à la fois, un regard d’avance dans notre vie quotidienne et un délicieux et… curieux goût d’éternité !