De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM
L’origine de la franc-maçonnerie sera toujours inconnue. De même que nous cherchons l’origine de l’univers, l’origine de la même Divinité créatrice, voire l’origine du même être humain, et nous n’arrivons jamais à déchiffrer cette origine. Il est important de souligner que la Divinité ne doit être comprise qu’à l’intérieur de notre être.
La franc-maçonnerie, du point de vue initiatique, doit aussi être comprise dans notre être, car avec le message que ses « symboles » nous instruisent, c’est un voyage vers notre intérieur, c’est pourquoi nous sommes constructeurs de notre temple intérieur, le très d’origine elle est en nous, car nous faisons partie de « l’Énergie Centrale, de l’Un » et elle habite en nous et c’est ce qui rend l’Institution maçonnique augustéenne si excitante. Mais continuons à spéculer sur l’origine de la franc-maçonnerie : Il existe une théorie qui nous présente trois origines possibles (Franc-maçonnerie-Sangeet Duchane).
1- les Maçons sont la continuation des Templiers du XIVe siècle.
2- Les maçons sont le prolongement des corporations des « bâtisseurs » médiévaux.
3- La franc-maçonnerie naît de la combinaison des tendances des pensées « métaphysiques » et « philosophiques » du XVIIe siècle.
C’est la plus sûre, spéculative, elle est née des trois tendances, car la « Franc-maçonnerie » est ceci et bien plus que cela, elle est plus profonde qu’il n’y paraît, que même ceux qui la réglaient n’imaginaient pas la portée, la force philosophique et initiatique qui il a atteint, à tel point qu’ils le craignent et que beaucoup veulent le détruire. L’Ordre des « Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » a été fondé dans la ville de Jérusalem par Hugues de Payen entre 1115 et 1118.
Cet Ordre a captivé les hommes importants de l’époque, à tel point que des personnages aristocratiques se sont joints et ont fait don de fortunes à l’Ordre, qui est devenu une organisation très puissante sur le plan économique. On leur attribue l’origine de ce que nous appelons aujourd’hui les banques avec leurs systèmes de protection de l’argent et du crédit. Cela lui a causé de grands problèmes, car ils ont accordé des crédits et des prêts aux Royaumes et à plusieurs États qui, incapables de couvrir leurs obligations de crédit, ont fait, en collaboration avec l’Église catholique avec son tribunal de la Sainte Inquisition, une persécution et des accusations jusqu’à ce qu’ils soient brûlé sur le bûcher ses dirigeants et ses membres comme blasphémateurs et hérétiques pour s’emparer de leur fortune, comme cela s’est réellement passé.
Les Templiers ont commencé comme protecteurs des pèlerins et des lieux saints. Ils ont enquêté et recherché des documents et des objets sacrés liés à Maître Jésus, tels que la Croix, la Coupe ou le Saint Graal, le tombeau de Marie-Madeleine, la Lance du soldat qui a percé le côté de Maître Jésus sur la Croix, sa couronne de épines, etc.
Tout est resté dans le silence et le secret de ce qu’ils ont trouvé. Les Templiers qui ont survécu à la persécution se sont rendus en Écosse, le roi leur a offert sa protection, des recherches l’ont montré. Le roi d’Écosse James II a nommé Sir William Sinclair en tant que parrain et partisan des maçons écossais et la construction de la chapelle de Rosslyn a commencé. Il a également importé des maçons d’Europe, avec lesquels il a construit la ville de Rosslyn.
Cette légende de la construction est devenue une partie de la franc-maçonnerie. La famille Sinclair a poursuivi sa relation avec la guilde maçonnique au fil du temps. Cela a contribué à penser que les Templiers étaient les précurseurs de la franc-maçonnerie, et la « légende » nous dit que leur bibliothèque et leurs trésors sont enterrés dans la chapelle Rossyn. Il y a une similitude entre les Templiers et les Maçons : les Templiers portaient une décoration et une ceinture en peau de mouton comme symbole de chasteté.
Les maçons portent un tablier en peau de mouton blanc comme symbole d’une vie pure. Les aumôniers templiers portaient des gants, pour garder leurs mains propres lorsqu’ils officiaient la messe. Les francs-maçons portent des gants blancs, pour montrer que leurs actions sont pures.
Les Templiers gardaient leurs procédures secrètes et l’infliger causait de sévères punitions. Les actes rituels des Maçons, leur identification, elles sont secrètes et les infliger entraîne des châtiments sévères, connus uniquement des francs-maçons. Il y a un point qui diffère des Templiers et des Maçons. Dans la franc-maçonnerie, nous sommes tous égaux dans les objectifs et les idéaux. Les Templiers n’étaient pas les mêmes, ils avaient trois divisions :
1- Ceux qui venaient de la noblesse, étaient illettrés et portaient une cape blanche avec une croix rouge, des cheveux courts et une longue barbe. Ils étaient la force de frappe.
2- Les sergents. Classe moyenne d’artisans et de commerçants. Ils portaient une cape noire ou marron foncé avec une croix rouge. Ils étaient sentinelles, auxiliaires, etc.
3- Le clergé était alphabétisé. Ils portaient des capes vertes avec une croix rouge. Ils étaient scribes, comptables et bibliothécaires. Ils étaient les gardiens du savoir templier.
Sixième et dernière paramita, la sagesse est la conclusion de toutes les autres paramitas. Elle est le point de confluence où nous devons arriver quand nous avons « travaillé » « digérer » les cinq autres.
La sagesse que l’on pourrait traduire par la faculté de voir la réalité telle qu’elle est. Ainsi, on peut agir au mieux et éviter illusions et déceptions. Il est important de transformer le plus petit acte en pratique spirituelle, en application des paramitas.
Le point de départ est l’intuition de la réalité, qui nous incite à approfondir, à développer notre sagesse. La sagesse et l’illusion sont deux versants de la même réalité car s’il y a esprit d’éveil, effort vers la sagesse, c’est parce que notre nature de bouddha « pousse » en nous pour se manifester. Le bodhisattva stimule l’esprit d’éveil de chacun qui est la manifestation de la nature de bouddha.
Il y a deux niveaux de sagesse : * La compréhension ordinaire qui est le discernement qui fonctionne dans la dualité et qu’on utilise pour éclairer nos erreurs, nos illusions. Par exemple, quand Bouddha recommande à son fils Rahula de discerner les effets de son action avant d’agir. Les quatre Nobles Vérités sont le produit de cette sagesse de discernement.
* Prajna, est la sagesse intuitive et radicale qui perçoit la vacuité des phénomènes comme une évidence, qui la perçoit directement pour tout ce qui existe. (cf. Abidharma) On pourrait penser par exemple, que le Nirvana serait un Dharma qui échapperait à la loi de causalité et à la vacuité. Mais ce n’est pas le cas, car l’éveil implique de laisser tomber même le Nirvana. La vacuité est la totale interdépendance de tous les phénomènes et le Nirvana n’existe donc qu’en fonction du Samsara et réciproquement. La Prajna Paramita est l’intuition de la vacuité de tous les contraires.
Elle désigne les choses telles qu’elles sont c’est à dire non enfermées dans nos conceptions mentales. Cela implique qu’il existe un réel indépendant de notre pensée, mais on ne peut rien en dire, par définition.
La Prajna Paramita est une pratique seulement si elle est vraiment pratiquée car rester juste au niveau d’une conception n’est pas une paramita. Cela signifie que dans sa vie quotidienne, on ne doit jamais oublier que toutes choses sont sans substance, et pratiquer ainsi le lâcher prise. (Se référer au Genjokoan commenté par Maître Deshimaru, ou bien à Gensha : « ce corps est vacuité, d’où vient cette douleur ? Qui a mal ? »)
Elle permet la discrimination juste. On peut aussi distinguer plusieurs types de sagesse:
· la sagesse ultime: celle qui réalise le non-soi des personnes et des phénomènes, la vacuité. On développe cette sagesse sur la base de méditations et d’un travail sur l’absence d’existence inhérente des phénomènes avec l’aide du calme mental acquis par la concentration. C’est l’antidote direct à l’ignorance fondamentale, la clef de la libération.
· la sagesse conventionnelle: c’est la sagesse de la médecine, des arts et des sciences de l’astrologie. C’est une compréhension juste dans différents domaines du savoir. Au-delà d’une simple compréhension théorique, la sagesse permet une appréhension exhaustive et globale de ce qu’il faut savoir sur l’art concerné. Cette sagesse est donc importante pour ne pas se tromper, tant dans l’application d’une méthode que dans les réponses à donner aux questions diverses ou face, dans le cas de la sagesse de la médecine, à un désordre psychique ou somatique.
· la Sagesse bénéfique aux autres: elle se traduit par la connaissance des différentes dispositions, des motivations des êtres, etc. Il s’agit d’une aptitude particulière à comprendre les autres de façon très pointue, à mieux répondre à leurs besoins et à leurs attentes.
Et je terminerais par les paroles de Thich Nhat Han :
Dans le Bouddhisme Mahayana, on dit que Prajna paramita est la mère de tous les bouddhas. Tout ce qui est bon, beau et vrai est né de notre mère prajna paramita. Elle est en nous, il nous suffit de la toucher pour qu’elle se manifeste. La voie juste est la Sagesse.
Ida Radogowski
Ida a créé avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.
La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr
À partir d’Esdras, l’interprétation kabbalistique du Texte s’articule autour de quatre degrés dont les initiales donnent la racine «prds» du mot pardes, le paradis.
PARDES est l’acronyme pour désigner les quatre niveaux de lecture de la Bible connus des kabbalistes : – pchat, sens littéral qui ne traite que du monde sensible – rémèz, sens allusif à une autre notion qui permet de mieux cerner le sujet, qui consiste en un niveau plus élevé de l’étude – drach, sens sollicité, l’enseignement admis par les sages expliquant le sujet ; c’est la parabole, la légende, le proverbe, etc. – sod, sens caché ou secret qu’on peut rechercher en groupe, ou seul à ses risques et périls ; c’est le niveau ésotérique concernant la théosophie, la métaphysique et la révélation des choses surnaturelles, secrètes et mystérieuses.
Ces quatre sens sont représentés par le mot PaRDèS «Paradis» qui est la contraction de :
Peshat : étendre, s’étendre (tendre un vêtement) ; assaillir (s’étendre pour piller comme l’armée qui envahit) ; vision des choses, sens obvie, littéral, historique, d’un mot signifiant simple, ordinaire, clair, facile, évident et du verbe pashot, ôter, enlever un vêtement ou une peau, déshabiller, épouiller, écorcher. C’est voir l’extérieur des choses et envisager de les mettre à nu, de les dépouiller de leurs artifices en faisant ressortir la racine bilitère ou trilitère.
Remez : faire signe, clin d’œil, sens allusif. C’est le clin d’œil que vous fait une lettre ou un groupe de deux trois lettres qui font allusion à d’autres références. Le clin d’œil de la connivence; souvent illustré par des aggadoth, récits légendaires ou folkloriques.
Derasch : sermon, commentaire, exigence d’une réponse dans le sens intuitif, analogique ; fouler, écraser (comme on écrase un fruit pour en faire sortir le nectar) ; chercher, demander, rechercher, s’informer, exiger, réclamer ; se préoccuper de, se mettre en peine pour… C’est de là que vient le mot Midrasch : Mi ? Qui Chercher ? Qui demander ? Questionnement philosophique.
Sod : Secret, confidence. C’est la Connaissance par amour ; la Torah ne révélant ses secrets qu’à ceux qui l’aiment (Sépher ha Zohar II, 99 b.). Rabbi Lévi Isaac de Berditchev nous dit : «Voilà ce qui en est : le blanc, les espaces dans la Torah, proviennent également des lettres, mais nous ne savons comment les lire, comme nous lisons le noir des lettres. À l’époque messianique, D. révélera le blanc de la Torah dont les lettres sont actuellement invisibles pour nous». C’est dans ce sens qu’il est possible d’interpréter les paroles prophétiques d’Ezéchiel annonçant Une nouvelle Torah (ézéchiel 36, 20-27). Le sens Sod, secret, confidence, est occulté dans la tradition occidentale par une approche linguistique de l’Écriture, la limitant à une vision restrictive. Ce sens Sod, est comme un démoulage transparent de la parole qui permet de retrouver un savoir perdu ; c’est voir en transparence ce que cache l’opacité de l’encre, ce qu’il y a derrière la lettre. C’est le niveau ésotérique concernant la théosophie, la métaphysique et la révélation des choses surnaturelles, secrètes et mystérieuses.
Ces quatre niveaux pourraient correspondre aux quatre causalités d’Aristote qui déterminera toute la philosophie médiévale : causa materialis, cause matérielle ; causa formalis, cause formelle (forme souhaitée) ; causa efficiens, cause efficiente, action ; causa finalis, cause finale qui ne relève que de l’âme : arsitra.org/yacs/files/article/1328/PaRDeS.pdf
Cette association du mot Pardès au jardin d’Éden nous est en fait familière devenue «Paradis». Un vieux mot que l’hébreu, comme les langues de l’Orient, avait emprunté à la Perse, et qui désignait d’abord les parcs des rois achéménides. Le terme passera ensuite à l’Occident, avec le grec paradeisos. Il y a là une notion d’enclos, de jardin gardé, thème que l’on connaît déjà du Cantique des Cantiques (4,12) qui évoque un «jardin cloisonné qui recèle une source secrète», inaccessible… sauf aux initiés.
Ces quatre niveaux de lecture, qui constituent le mot Pardès (verger ou paradis), ont été repris dans l’exégèse chrétienne et sont connus comme le sens littéral, allégorique, moral et anagogique. Ceci ouvre alors un champ infini de lecture, de compréhension, d’expérimentation du Texte. À travers des signes, le réel se donne à être décrypté sous l’angle de ces quatre niveaux, le caché à être dévoilé.
Utilisé dans l’expression «sens anagogique», cet adjectif provient du grec anagogikos (élévation). Il désigne en théologie (écrits patristiques et scolastiques) le sens le plus profond et le plus caché des Écritures. Chiffré par des symboles, ce sens anagogique conduit au divin et ne peut donc être analysé que par un exégète. Hiérarchiquement, dans les quatre sens de l’Écriture, anagogique vient en dernier : sens littéral, sens allégorique, sens tropologique (métaphorique), quelquefois appelé aussi sens moral car le sens tropologique cherche dans le texte des figures, des vices ou des vertus, des passions ou des étapes que l’esprit humain doit parcourir dans son ascension vers Dieu, sens anagogique. Dante Alighieri le qualifie de «sur-sens».
En critique littéraire, l’interprétation anagogique est celle qui tente de dépasser le sens littéral ou immédiat du texte. En philosophie, chez Leibniz notamment, l’induction anagogique est celle qui tente de remonter à une cause première. Pensée symbolique et pensée anagogique sont de même nature. Elles permettent d’aborder le sacré et le mystère. La mise en pratique de cette pensée se fait le plus souvent par le symbole lequel, à partir de son expression matérielle, nous ouvre le chemin vers le plan le plus élevé. Un exemple de chemin anagogique : la remontée dans l’arbre des Séphiroth du Royaume à la Couronne avec Marc Halévy :
Quand Maïmonide (1138-1204) traite du Pardès, il n’évoque pas le fameux acrostiche, ni même l’existence de quatre niveaux d’interprétation des Écritures, qu’il semble totalement ignorer. Le Pardès désigne pour lui, globalement, une forme d’étude qu’il qualifie de «sagesse divine et science des lois de la nature». Elle fait partie intégrante d’un vaste ensemble appelé talmoud ou guémara, qui ne désigne pas chez lui le corpus que l’on connaît, mais bien une discipline : l’effort d’intelligence des choses, l’établissement de liens intelligibles permettant d’obtenir une compréhension et une réflexion d’ensemble.
Au XVIe siècle, Alcala de Hénarès, dans la province de Madrid, était une région de paludisme. Un kabbaliste va trouver le cardinal Francisco Jimenez de Cisnéros et lui explique : les marais salants donnent des fièvres tierces et quartes, il faut les assécher et construire une école à cet endroit. C’est avec la technique du PARDES, trois niveaux d’organisation donnant le quatrième que cette solution fut proposée. Sur les lieux fut érigée la fameuse ville-université, sa façade est comme un livre qui s’ouvre, elle devient un centre d’enseignement des langues sémitiques, latines, grecques et surtout une université formant des kabbalistes. Elle fut fréquentée par Mazarin, Cervantès, l’infant Juan d’Autriche, Ignacio de Loyola… La Kabbale irradiera l’Europe à partir de ce centre.
Explorer nos limites, interroger notre devenir en tant qu’humain et, plus globalement, envisager celui de la planète, tel est le vaste champ d’exploration que vous propose cette nouvelle exposition à découvrir au Musée de l’Homme !
L’exposition
Les progrès technologiques ont permis de réparer notre corps biologique et d’accroître nos potentiels physiques et intellectuels, mais jusqu’où peut-on aller tout en restant humain, individuellement et collectivement ? N’avons-nous pas compromis notre propre avenir en malmenant la planète au nom du progrès ?
Un parcours en 6 parties, encadrées par un prologue et un épilogue, vous invite à réfléchir à ces grands questionnements. Chaque partie vous plonge dans une ambiance en lien avec la thématique abordée. Vous y retrouverez des œuvres d’art contemporain, des objets muséographiques, des dispositifs multimédias et des projections audiovisuelles.
Une exposition conçue en partenariat avec l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) qui a contribué au Commissariat scientifique.
Aux frontières de l’humain – Catalogue de l’exposition
Jamais l’humain n’a disposé de tant de pouvoirs. L’Homme réparé, augmenté, amélioré, qui relevait autrefois de la science-fiction, est devenu réalité. De là, une tentation de toute-puissance, voire d’immortalité.
Mais tout est-il souhaitable ? Des limites ne devraient-elles être réhabilitées au-delà desquelles l’Homme – et notre planète – risque de se perdre ?
Le défi de ce livre est de nous placer face à notre miroir. Par le prisme de l’histoire naturelle, il interroge notre part d’humanité et les contraintes qui contribuent à nous équilibrer, en tant qu’individus, membres du collectif et habitants de la Terre.
Sous la direction scientifique de Frédérique Chlous, Evelyne Heyer et Guillaume Lecointre.
Éditions du Muséum national d’Histoire naturelle • 20,5 x 32 cm • 175 pages • broché • 25 €
Manifeste du Muséum. Face aux limites.
« Face aux limites » est le 4e manifeste du Muséum. Il propose une réflexion sur l’avenir de notre planète. À l’heure où la « collapsologie » tente de s’inviter dans le monde universitaire, d’autres modes de pensée perpétuent l’absence de prise en compte des limites : limites physiques et historiques du corps humain, limites des ressources de la planète.
Éditions du Muséum national d’Histoire naturelle • 11,5 x 18,5 cm • 97 pages • broché • 7,50 €
Infos pratiques :
Du 13 octobre au 30 mai 2022 – Ouvert tous les jours de 11h à 19 h sauf les mardis – Dernier accès aux caisses 45 minutes avant la fermeture.
Fermeture exceptionnelle les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet et 25 décembre.
Pour tous renseignements complémentaires : 01 44 05 72 72 de 11 h à 19 h, sauf le mardi – Contact contact.mdh@mnhn.fr
De notre confrère portugais expresso.pt – Par Manuela Goucha Soares
Ce samedi, les Francs-Maçons du Grand Orient Lusitanien ont élu le nouveau Grand Maître et les Grands Maîtres adjoints. Dans la course à la direction de la plus ancienne obédience maçonnique portugaise se trouvaient l’avocat Carlos Vasconcelos et le manager Fernando Cabecinha
Le second tour des élections des Grands Maîtres et Grands Maîtres adjoints de la Grande Oriente Lusitano (GOL), la plus ancienne obédience maçonnique portugaise (fondée en 1802), s’est déroulé ce samedi. Les résultats du second tour ne seront définitifs qu’après « ratification par le tribunal maçonnique « , a indiqué à Expresso un partisan d’un des candidats présents au second tour, mais les résultats partiels indiquent que Fernando Cabecinha a obtenu 58% des voix.
Il y a quatre ans et demi, les journalistes de France-Info, suite à la visite du Président Hollande au GODF, étaient allés à la rencontre de citoyens ordinaires afin de recueillir leur avis et leur perception sur la maçonnerie. Certaines réponses font très peur !
« Est-ce que vous savez ce que sont les Francs Maçons » ? C’est cette question que notre journaliste est allé poser aux passants dans la rue : « Les gros bras, ceux qui ont de l’argent« , répond l’un. « Le programme des Francs Maçons est d’éliminer la population mondiale. Créer des choses dont on n’a pas vraiment besoin mais qui vont en réalité nous détruire. La cigarette par exemple« , pense un autre. « Si François Hollande rend visite aux Franc Maçons, c’est qu’il ne pense pas au développement de la France. On est dans un système où la vérité n’existe pas« , poursuit ce dernier. « Les Franc Maçons utilisent les médias pour nous pousser à consommer sans doute« , explique t-il.
« On a vu chez Daech des attaques très violentes contre la république judéo-maçonnique »
Rudy Reichstadt est rédacteur en chef à Conspiracy Watch. Il explique : « La Franc Maçonnerie, c’est une vingtaine d’obédiences différentes, environ 150 000 maçons en France, de toutes les professions, de tous les horizons« . Selon lui, il y a maintenant « une extrême droite antisémite qui utilise le ressort de l’anti-maçonnisme pour faire de l’agitation politique. Et puis, dans le sillage du printemps français, du mouvement de la Manif pour tous, on a vu ressurgir des mots d’ordre anti-maçonniques« . Et de poursuivre : « Daech dit que la franc maçonnerie corromp la jeunesse, détourne de la religion, qu’elle cherche à régner par l’argent, le sexe, etc ».
De notre confrère breton actu.fr – Par Par Benjamin Chenevière
La loge maçonnique de Fougères, installée à Luitré, organise une conférence à Vitré, vendredi 26 novembre, pour « démystifier » l’image des francs-maçons.
Cela fait plus de dix ans que les francs-maçons ne s’étaient plus montrés officiellement à Vitré. Vendredi 26 novembre 2021, la loge « Humanité Pierre Harmonie », basée à Luitré, proposera une conférence publique ouverte à tous dans le but de « présenter et démystifier la franc-maçonnerie » et « pas forcément pour recruter », indique son président, Patrick Erard.
La franc-maçonnerie, c’est quoi ?
« On n’est pas une secte », prévient d’emblée Joël Montel, fondateur de la loge fougeraise. En France, la franc-maçonnerie rassemble environ 170 000 personnes, réparties en loges. Elle se définit comme une institution « philosophique, philanthropique et progressive ».
Par exemple, la loge de Fougères se réunit deux fois par mois en moyenne pour débattre de sujets de société, de thèmes philosophiques, culturels ou symboliques.
Localement, qui sont ses membres ?
La loge de Fougères, créée en octobre 2007 et affiliée au Grand Orient de France, est donc la plus proche de Vitré. Mais il en existe aussi cinq à Rennes. « Un petit quart de nos effectifs provient du Pays de Vitré », affirme Patrick Erard, médecin.
Actuellement, elle regroupe une trentaine de personnes, dont une majorité d’hommes. « Cela va de 30 à plus de 80 ans. Ouvriers, commerçants, artisans, médecins… On a un peu de tout », énumère le président, appelé « vénérable maître » au sein de la loge. « Ce qui fait notre richesse, c’est notre diversité. »
Qui est Xavier Le Bris, conférencier ?
Franc-maçon depuis 35 ans, il a été président de sa propre loge et a participé à la création de trois autres loges. Il s’est aussi engagé dans les instances nationales du Grand Orient de France.
À Vitré, Xavier Le Bris présentera les origines de la franc-maçonnerie, son fonctionnement et les différences qui existent entre le Grand Orient et les autres obédiences, puis répondra aux questions des participants.
L’intégralité de l’article de notre confrère à cette adresse
La deuxième plus importante obédience maçonnique française a dénoncé par la voix de son grand maître Pierre-Marie Adam « le déferlement médiatique qui consiste à faire le jeu des populismes et des extrémismes, qui dressent bloc contre bloc ».
Pierre-Marie Adam, grand maître de la Grande Loge de France (GLDF), a expliqué dans un article du Figaro publié le 19 novembre que « l’idée que l’islam serait une menace pour la France » était « raciste et nauséabonde ». Représentant la deuxième obédience maçonnique française en nombre de membres – après le Grand Orient de France -, il a également dénoncé « le déferlement médiatique qui consiste à faire le jeu des populismes et des extrémismes, qui dressent bloc contre bloc ».
Cet ancien fonctionnaire de police de 75 ans, reconduit à un troisième mandat à la tête de l’obédience, a assuré que les francs-maçons n’intervenaient « pas dans les débats politiques », mais étaient « des acteurs de la société, impliqués dans la vie civile », qui souhaitaient défendre la liberté d’expression dans une « période tumultueuse » pour le pays. « Mais pas quand elle met à mal notre démocratie, les valeurs républicaines et les fondamentaux de notre histoire », a-t-il ajouté auprès du quotidien.
Il ne faut donc pas assimiler cette religion au terrorisme et à la radicalité
Ainsi, le représentant de la GLDF a estimé qu’il fallait combattre « les assauts destructeurs de l’obscurantisme, du complotisme et des intégrismes sous toutes leurs formes » qui, selon lui, minent les sociétés humaines, pointant la menace du « bruit des bottes et des armes », du « terrorisme» et des « totalitarismes qui sont autant d’insultes à la liberté ».
Le Figaro souligne que la question de la place de l’islam en France est « peu évoquée publiquement par les obédiences maçonniques ». Pour Jean-Pierre Adam,
« l’idée que l’islam serait une menace pour la France est à la fois raciste et nauséabonde. Si la religion en tant que telle n’est pas une menace, certains de ses pratiquants les plus extrêmes en sont restés au djihad, ce qui fait la différence entre islam et islamisme. Il ne faut donc pas assimiler cette religion au terrorisme et à la radicalité ».
J’ouvre un dossier qui sera publié en plusieurs articles sur la kabbale : I-Une voie de la connaissance, II-Un paradis à chercher, III-Les Séphiroth, chemin du divin, IV-La Guématrie, une mystique des nombres. Cela ne fera ni de vous, ni de moi un kabbaliste. Ce n’est qu’avec un regard de franc-maçon que je vous transmets ce qui m’en est paru essentiel pour aborder avec cette voie de la Connaissance.
Ce ne sera qu’au début du IIe siècle de notre ère qu’apparaîtra en Palestine (nom donné par Hadrien en 135 à la Judée-Samarie) le rabbi Siméon Bar Yo’Hai, auteur présumé du Sepher ha-Zohar (Le Livre de la Splendeur). Et ce ne sera qu’un millénaire plus tard que se développera dans le Midi de la France le mouvement kabbalistique, avant de s’épanouir en Espagne. Ce courant prendra, alors, le nom de Kabbale, en remplacement de son nom précédent Hokmah Nistarah, «la connaissance cachée» ; il atteint son apogée à Safed (Galilée) au XVIe avec Cordovero et Louria. La kabbale est essentiellement hébraïque. Son cadre de référence est la communauté d’Israël et la Loi orale révélée à Moïse. Les grands maîtres sont juifs. Les spéculations exégétiques portent sur l’Ancien Testament. La cosmogonie est celle de la Genèse. La kabbale chrétienne, quant à elle, s’intéresse d’avantage aux procédés généraux qu’à l’élaboration d’une véritable science de l’être destinée à être vécue.
La Kabbale est une manière de regarder le monde, de se regarder voir le monde. Cette « manière » est originale parce qu’elle associe l’attente d’une révélation fulgurante (la voie mystique, ou intuitive) à l’étude patiente (la voie rationnelle). Autrement dit, le kabbaliste cultive l’art de comparer et de rendre compte de ses observations tout en intériorisant l’expérience de l’Unité retrouvée.
Le kabbaliste fait travailler en même temps les deux hémisphères de son cerveau. Ses exercices ont pour effet d’établir des connexions entre la raison, l’intuition et l’imagination. Sa démarche est à la fois intellectuelle et spirituelle (Daniel Bérezniak, <archipress.org/?page_id=352>)..
Le mot kabbale, qabalah (קַבָּלָה) est d’origine hébraïque. Il est dérivé du verbe construit sur Q-B-L qui signifie recevoir, accueillir, transmettre (la lettre Qof ק, qui descend vers le bas, symbolise les profondeurs du moi ; le Beith ב est la maison qui désigne l’être ; le Laméd ל montre, par sa forme, ce qui s’élève mais aussi ce qui descend par le Limoud, l’étude, la lettre Hé ה représente le Souffle qui donne la vie. Ce que l’on reçoit, c’est la Sagesse d’En Haut. La kabbale constitue dans l’histoire du judaïsme le courant profond et secret qui complète l’initiation biblique et talmudique.
Les kabbalistes admettent généralement que la sagesse fut révélée à Moïse sur le mont Sinaï, en marge de la Loi écrite, le Pentateuque (Torah).
Chez les Juifs, comme chez les égyptiens, la kabbale faisait partie de ce que toutes les Universités métropolitaines appelaient la Sagesse, c’est-à-dire la synthèse des sciences et des arts ramenés à leur principe commun. Ce principe était la Parole ou le Verbe.
La kabbale développe des concepts théogoniques et cosmogoniques basés sur les 32 chemins de la sagesse (le cœur, en hébreu לב, a pour valeur 32) à savoir : les 22 lettres de l’alphabet kabbalistique associer aux 10 Séphiroth (Voir un article suivant, Les Séphiroth, chemin du divin).
Née à Alexandrie dans un milieu lévitique hellénisant (par exemple avec Philon d’Alexandrie), elle est restée fidèle au monisme originel, arguant que le Divin et l’humain, le monde céleste et le monde terrestre, etc … n’étaient que deux manifestations de la même Unité impersonnelle nommée Eïn-Sof : le «Sans-Limite » (apeiron, en grec) dont YHWH n’était qu’un des Élohim, une des Puissances, celle du Pacte et de la Loi (Marc Halévy, Kabbale et Franc-maçonnerie, p. 26, coédition Académie maçonnique de Provence et éd. Ubik, 2021).
La kabbale remonte à l’origine gnostique de Dieu et des choses : c’est la science de l’Être par excellence. En désignant l’ésotérisme juif, elle va au-delà du Texte, elle cherche la symbolique de tous les éléments bibliques, ainsi que des mots et des lettres, dans leur rapport avec Dieu. Elle prend en charge des questions qu’on peut dire de type philosophique. Ainsi à propos – propos central en l’occurrence – de Dieu, du néant et de la création. L’arrière-fond thématique est ici néo-platonicien : une série d’émanations dérivées, à partir de l’Un, intermédiaires entre Dieu et le néant, et où se tient le monde. La kabbale reprend et approfondit cette donne, en dépassant le dualisme Être et Néant pour considérer en Dieu tout ce qui tient le monde (les dix sefiroth) ainsi que le néant lui-même. Ce qui conduit à faire du néant autre chose que du simple non-être et, partant, à lui attribuer une consistance ou une qualité ontologique (PierreGisel,Gershom Scholem, d’une redécouverte de la kabbale et de ses enjeux : <journals.openedition.org/theoremes/150?lang=en>).
Cette science est basée sur la parole. Le mot «qabalah» a commencé par désigner dans le Talmud, les livres bibliques des Prophètes et des Hagiographes, et à partir du cinquième siècle, toute la loi orale, puis à partir du Moyen Âge et surtout après la sortie du Zohar, toute la Tradition ésotérique de la Bible. On peut lui retrouver ainsi trois grandes orientations : la kabbala ‘iyounith contemplative, extatique et méditative, aujourd’hui encore théologique, spéculative et philosophique ; la kabbala ma’assith cherchant des transformations par des incantations des Noms divins qui sont rattachés aux Séphiroth ; la kabbala névouith prophétique par la technique du tsérouf (art de la permutation des lettres pour révéler d’autres sens cachés d’un mot ou d’une locution jusque dans leur essence pour y dissoudre l’énergie qui y est contenue).
Ce qui est nommé acquiert existence. En hébreu, parole se dit davar, ce qui signifie chose, parole, affaire ou ordre. C’est pourquoi, la chose n’a d’existence que si elle porte un nom. Par conséquent, la connaissance du nom implique la connaissance de la chose elle-même ; connaître les noms de Dieu reviendrait à connaître Dieu lui-même.
La Kabbalah est le 4ème niveau de lecture de la Torah, du PARDES (voir l’article suivant, Un paradis à chercher), ce mot qui veut littéralement dire «réception», désigne la transmission orale du Maitre à élève des secrets de la Torah.
Mais, dans cette Transmission traditionnelle, jusque-là réservée uniquement aux initiés, un «Mystère sans nom» a été véhiculé de génération en génération ; «chaque lettre hébraïque est aussi un Nombre et à partir du Nombre, se fait le calcul de l’énergie perpétuellement et infiniment créatrice ; cette règle millénaire, est la 29ème des 32 règles de la Loi orale donnée à Moïse sur le Mont Sinaï. Cependant, au cours du partage de La Connaissance, nos Sages décidèrent de nommer le « Mystère sans nom », ils utiliseront un «terme grec», car la Grèce est le symbole de l’exil du Peuple juif, l’exil de la Pensée véritable. Le terme qui sera choisi sera la «Gramma-Métria», la «mesure des lettres», il deviendra la «guématria», «guématrioth» (גימטריאות) au pluriel.
La kabbale se différencie de la métaphysique par le fait qu’elle ne se préoccupe pas de savoir si la chose existe. Il suffit que la chose soit. Le kabbaliste ne cherche pas la vérité, il participe à la vérité par ses actes. La kabbale est donc une démarche de vie et un mode de vie spirituelle ; comme le dit Guénon, «elle est une exaltation spirituelle qui imprègne l’être».
La kabbale offre la particularité d’opérer sur des nombres. Elle est d’abord une tentative d’interprétation et d’approfondissement de la Torah (Le Pentateuque) considérée comme inspirée et dictée par Dieu et porteuse, par-delà son sens littéral, d’un sens profond caché et codé à l’aide des 22 lettres de l’alphabet hébraïque. Le Livre peut être déchiffré par la triple méthode des équivalences numériques (Guématrie, voir un article suivant,La Guématrie, une mystique des nombres), des interpositions dans les acrostiches (Notarikon) et des permutations de lettres (Thémoura, Tsérouf). Les lettres, qui sont des acrostiches, y sont considérées comme gonflées de significations qui attendent l’interprétation (l’ex-plication), les mots sont en attente du révèlement de leur infini et le Livre est une promesse de livre à venir. Papus dit de la kabbale qu’elle est : «les mathématiques de la pensée humaine. C’est l’algèbre de la foi. Elle résout tous les problèmes de l’àme comme des équations, en dégageant les inconnues». Il rajoute : la kabbale apporte paix profonde par la tranquillité de l’esprit et la paix du cœur.»
Beaucoup de philosophes et mathématiciens grecs seront séduits par les révélations dévoilées par le Calcul sacré. Certains mêmes iront jusqu’à se convertir ; citons parmi eux Pythagore dont le nom est la réduction de l’expression «Pitouï Chel Guer» (פיטוי של גר), « la séduction du converti ».
Le kabbaliste décrypte des textes sacrés composés de mots ; l’hébreu offre la particularité que chaque lettre a une valeur numérique, ce qui permet d’établir des ponts de significations pour les mots ayant même valeur numérique. Ainsi, la kabbale opère, à partir du sens ontologique des nombres, pour retrouver derrière le mot l’image la plus adéquate de la vérité qu’il recèle. La kabbale est d’abord une dynamique de l’interrogation, une quête du sens qui, jamais, ne s’enferme dans la certitude du dit, de la réponse et, toujours, s’échappe vers l’horizon de la pensée en chemin, à l’image même du peuple voyageur qui s’en est fait le messager (le mot «hébreux», selon son origine ivri עברי, peut se traduire par «ceux qui passent»).
Pour les cabalistes, les 22 lettres de l’alphabet hébreu sont les instruments de la Création. En effet, d’après la Tradition, les lettres sont des éléments constitutifs des vibrations de l’univers.
La kabbale est un des grands chemins de la Connaissance. Le Midrash Kabbalistique (l’interprétation ésotérique), transcende par sa réflexion le récit biblique, son seul et unique objectif reste l’amélioration de l’être.
Il existe d’autres formes de la Kabbale : Une Kabbale, sur base d’Isaïe et de Daniel, par Isaac Louria: c’est la Kabbale messianique ou eschatologique qui veut décrypter dans le message biblique, le moment et les circonstances de la fin des temps de souffrances, une fois que les temps messianiques auront repris le monde en main.
Une autre Kabbale est celle d’Abraham Aboulafia, Kabbale yoguique qui pratique la récitation de mantras bibliques, des exercices de respiration en prononçant ou en épelant des versets ou des mots, des travaux de posture du corps, et surtout des pratiques de méditation sur les lettres hébraïques ou sur des textes au moyen de techniques appelées, génériquement, le Tsérouf.
C’est à partir du XVIIIe siècle qu’apparaissent les mots hébreux dans la Tradition maçonnique avec Fabre d’Olivet, ouvrant la voie ésotérique de la kabbale aux francs-maçons (Marc Halevy). Pour Mackey, la kabbale est intimement liée à la science symbolique de la Franc-maçonnerie, elle peut être définie comme un système de philosophie qui englobe certaines interprétations mystiques de l’Écriture et des êtres métaphysiques et spirituels.
La kabbale est l’alchimie du langage. Les mots sont substance, en déchiffrant les combinaisons des lettres de l’alphabet comme on étudie le lien chimique entre les substances, la kabbale permet de remonter jusqu’au verbe initial, celui qui est à l’origine du monde (le logos).
Baruch Spinoza tenait les kabbalistes pour des gens qui disent des billevesées et se déclara confondu par leur démence ! «Je déclare que la folie de ces charlatans passe tout ce qu’on peut dire», Traité Théologico-Politique, Chap. 9 : <fr.m.wikisource.org/wiki/Traité_théologico-politique/Chapitre_9>.
Pour Déconfiner la kabbale voir les quatre entretiens avec Marc Halévy dont voici le premier:
La suite demain à la même heure. La kabbale, II-Un paradis à chercher
Quels mystères la monnaie américaine cache-t-elle que de nombreuses personnes dans le monde chérissent dans leur portefeuille
Plusieurs fois, nous avons vu un ami, un membre de la famille ou une connaissance qui chérit un billet d’ un dollar dans son portefeuille afin d’attirer la bonne fortune et la prospérité économique. Cette pratique est tellement répandue dans le monde que personne ne se demande comment elle est arrivée. Les croyances disent que porter un billet d’un dollar dans votre portefeuille, votre sac à main, dans votre chaussure, le donner ou le recevoir peut attirer la bonne fortune et l’argent.
Ce symbole est si puissant qu’il y a même eu un curieux mariage entre les symboles hindous et le célèbre billet de banque. Le lecteur a sûrement déjà vu ces petites figures d’éléphants -qui pour l’hindouisme attirent la chance, la longue vie, la sagesse et éloignent l’envie- avec un billet d’un dollar coincé dans leur tronc, qui, comme les billets précieux attirent la bonne fortune, en particulier économique.
Ceux qui ont analysé ces rituels ont concentré leur attention sur les caractéristiques particulières du billet d’un dollar, à la recherche de qualités magiques auxquelles ses pouvoirs peuvent être attribués, car il contient une série de symboles et de phrases énigmatiques qui ont donné naissance à tous sortes de théories du complot.
QUE SIGNIFIENT LES SYMBOLES DU DOLLAR ?
La pyramide
C’est peut-être le symbole le plus célèbre du billet de banque pour être l’un des plus marquants, pour la Franc-Maçonnerie il représente la construction, l’œuvre de l’homme qui le rapproche du Grand Architecte ou de Dieu.
Cependant, comme le gouvernement des États-Unis l’a lui-même expliqué , la pyramide représente la force et la durabilité de son propre pays. Mais alors pourquoi est-il incomplet ? C’est parce que, comme ils l’ont expliqué, le travail de construction et de création d’une nation ne se termine jamais et doit toujours être en croissance continue.
L’oeil dans la pyramide
L’œil avait différentes interprétations, il y a ceux qui l’ont attribué à Horus, dans la mythologie égyptienne ce dieu a reçu un œil magique après avoir été borgne dans une bataille mythique. L’amulette a pris une grande importance dans l’Egypte ancienne et a même été utilisée par les juifs et les chrétiens pour désigner Yahweh. Les adeptes de cette théorie l’attribueraient alors à Dieu, ou à une force divine supérieure qui observe les hommes depuis un plan supraterrestre.
D’un autre côté, il y a des gens qui soutiennent que l’œil symboliserait le contrôle des États-Unis sur le monde , le summum de la puissance mondiale. Cette interprétation n’est pas étrange compte tenu de la domination économique des États-Unis pendant une bonne partie du dernier millénaire et du fait de la position de l’œil installé dans la partie supérieure de la pyramide, comme s’il dominait la partie inférieure de celle-ci.
Mais la vraie raison de l’œil est beaucoup plus simple . Lorsque Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et John Adams se sont rencontrés pour définir le design du projet de loi, ils n’ont jamais demandé qu’une pyramide apparaisse, mais ils voulaient qu’un œil soit inclus. Pourquoi un œil ? Pour inclure un symbole catholique, pour cette raison, ils se sont penchés pour l’œil à l’intérieur de la pointe de la pyramide qui représente l’œil de la Providence , c’est-à-dire qu’il représente la vigilance constante de Dieu – le Dieu chrétien – sur l’humanité.
Phrases latines
Il y a deux phrases en latin qui ont généré beaucoup de mystère autour d’elles. L’un d’eux est sur la pyramide et dit ‘ Annuit Coeptus’ , l’autre est sous le bâtiment et dit ‘Novo Ordo Seclorum’ . Selon les érudits, ces expressions se réfèrent à l’origine chrétienne des États-Unis . «Notre entreprise réussit» et «Nouvel ordre des siècles», respectivement, sont les traductions espagnoles des phrases qui seraient liées à l’inspiration divine qui a guidé les fondateurs des États-Unis.
Bien sûr, il y a ceux qui cherchent un autre sens et suggèrent que ces phrases sont des déclarations claires de l’origine maçonnique du pays, ou du moins de certains des membres fondateurs les plus pertinents.
Chiffres romains
Au bas de la pyramide, comme s’ils étaient taillés dans les briques de la base, il y a plusieurs chiffres romains, « MDCCLXXVI » est l’inscription, et il n’y a pas tant de mystère ici. Le nombre se traduit par 1776, l’année où les États-Unis ont déclaré leur indépendance.
L’aigle, le bouclier et le nombre 13
Un autre des symboles qui a beaucoup attiré l’attention est le nombre 13 , il n’apparaît pas écrit comme tel mais il y a plusieurs éléments qui se répètent autant de fois. Par exemple, cela se voit dans le nombre d’étoiles qui se trouvent sur la tête de l’aigle, comme dans les 13 fruits et 13 feuilles que l’animal a sur l’une de ses pattes, les 13 flèches qu’il porte sur l’autre et les 13 marches de la pyramide.
Si l’on prend en compte que le nombre 13 représente quelque chose de positif pour les francs-maçons, puisqu’il est transformation, il est logique d’imaginer qu’il y eut des amateurs de complots qui en furent tirés pour justifier et agrandir leurs folies. Mais encore une fois, l’explication est plus simple. Ce n’est rien de plus que la représentation des 13 États d’origine qui composaient les États-Unis.
Les amateurs de complots ont voulu trouver dans cet ensemble de symboles une déclaration claire de l’origine maçonnique du pays. Mais en faisant une lecture plus proche de la réalité, il apparaît qu’il ne s’agit que d’une série de coïncidences dans les élections de symboles pour la représentation de la démocratie américaine.