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Révélation sur l’emplacement véritable du Temple de Salomon

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Révélations sur l’emplacement véritable du Temple de Salomon à Jérusalem

L’OUVRAGE

Une enquête archéologique aux implications géopolitiques et prophétiques étonnantes.

Ces révélations sur l’emplacement véritable du Temple de Salomon sont une onde de choc dans les mondes JUIFS- MUSULMANS –CHRETIENS.

L’actuel emplacement supposé du TEMPLE DE SALOMON, appelé par certains «  monts du temple » et par d’autres «  l’esplanade des mosquées pourrait ne pas être du site historique du Temple de Salomon et d’Hérode…

Et si les pierres du mur des lamentations n’étaient que celles de l’ancienne forteresse romaine abritant la dizième légion commandée par TITUS ? et si la source de Gihon de l’ancienne cité de David jaillissait précisément au centre du temple de Salomon ?

Une révolution historique et sociétale qui permettrait la reconstruction du nouveau temple de Salomon déjà financée par des organisations américaines, Une reconstruction  qui mettrait fin aux luttes idéologiques au proche Orient sur un emplacement que trois religions considèrent comme « sacré »  ?

L’Auteur

Archéologue et ancien membre du FBI,  Robert Cornuke a participé à plus de 70 expéditions internationales à la recherche de lieux perdu décrits dans la Bible : la traque du véritable Mont Sinaï en Egypte et en Arabie Saoudite, l’exploration en Turquie- avec l’astronaute d’Apollo 15 ; James Irving-  sur les traces de l’Arche de Noé, le suivi de l’Arche d’Alliance depuis Israel, puis l’ile éléphantine d’Egypte jusqu’au hauts plateaux d’Ethiopie.  Des recherches qui remettent en actualité les prophéties d’ Isaïe, d’ Ezechiel et de Matthieu qui prévoient le retour de cettte Arche disparue dans un futur de paix mondiale dans la cité de Jérusalem . Robert Cornuke est l’auteur de 11 livres à succès.

L’Élection d’Israël ? Qui a voté pour le « Peuple Élu » ?

La communauté juive vient de recommencer son cycle liturgique annuel avec la clôture de ses Grandes Fêtes : sh hashShânâ (le Nouvel An), Yôm Kippûr (le Grand Pardon) Ḥagh has-Sukkôth (la Fête des Cabannes) et Simḥath Tôrâ (la Réjouissance de la Torah).

C’est l’occasion d’aborder ici le concept souvent mal compris de “Peuple Élu” – terme religieux peu heureux, car il sous-entendrait que quelqu’un aurait voté pour nous les juifs. Or il n’en est rien.

En ancien français, “élu” signifie “choisi

– et c’est ce que traduit l’original hébreu, provenant du verbe bâḥarchoisir, élire, sélectionner”. Dieu a choisi la Maison de Jacob (th Ya‘aqov, aussi appelée ‘Am Benê Yisrâ’élle Peuple des Enfants d’Israël”) parmi les autres nations afin de lui donner la Torah (Deutéronome XIV:2) : « […] et c’est toi que l’Éternel, ton Dieu, a choisi (bâḥar) pour Lui être un peuple spécial (seghullâ) entre tous les peuples répandus sur la Terre. ». Nous sommes donc ainsi devenus une nation de prêtres (mamlèkheth kôhanîm) et un peuple saint (gôy qâdhôsh) pour Dieu (Exode XIX:6). 

Or, ce choix divin, cette “élection” (beîrâ), pour recevoir la Torah et ses préceptes a été compris parfois comme détenteur d’un jugement de valeur, du genre « je suis choisi, donc je suis le meilleur ». Ce qui est un contresens total ! Certes, nous les juifs avons été choisis spécifiquement pour observer la Torah, c’est pourquoi c’est nous qui sommes exclusivement mentionnés dedans et non pas les autres (car la Torah est un texte auto-référent). Mais en ce qui concerne le fait d’être choisi, chaque famille humaine l’est par rapport à son plan divin spécifique. 

Il n’y a aucun jugement de supériorité ou d’exclusivité en cela.

Nous sommes tous choisis. Chaque nation humaine est choisie à sa manière. Par exemple, les Éthiopiens sont choisis par Dieu pour incarner les valeurs, la culture et la spiritualité de l’Éthiopie. De même, les Français le sont pour les valeurs, la culture et la spiritualité de la France. Et ainsi avec tous les peuples de la Terre. N’est-ce pas ainsi une merveilleuse preuve de l’Amour de notre Créateur ?

Mais le fait de croire que seul le peuple d’Israël serait élu exclusivement (i.e. pas les autres), et de s’accrocher à cette élection en usurpant son identité, a été le contresens commis par les chrétiens.

C’est, de leur part, complètement méconnaître le mécanisme du Salut proposé par notre Torah. Celle-ci laisse à chaque peuple la liberté de développer son chemin pour parvenir au divin, en accord avec sa sensibilité propre.L’important c’est l’être humain lui-même ; c’est-à-dire la réalisation de son projet divin, quel que soit le chemin qu’il emprunte.

La voie de la Torah n’en est qu’une parmi de nombreuses autres, toutes dignes du plus profond respect. Car même si la Torah contient un message universel, cette révélation divine n’a revêtu sa forme particulière que pour Israël. Elle est le patrimoine exclusif d’un peuple, d’une famille, celle de la Maison de Jacob (th Ya‘aqov). Les nombreux préceptes bibliques ne prennent vraiment que chez nous leur sens plein, profond, spirituel et transformateur, comme il est écrit (Deutéronome XXXIII:4) : « la Torah que Moïse nous a transmise, elle est un héritage pour la communauté de Jacob. » « Un héritage pour nous [les juifs], et non un héritage pour eux [les non-juifs] (TB Sanhédhrîn 59a). » C’est pour cela qu’il n’existe pas de prosélytisme juif. 

Ce que je dis ici est même inscrit dans la Halâkhâ (la Loi canonique juive – cf. Shulân ‘Ârûkh, Yôrè Dé‘â 268:2) : Lorsqu’un non-juif (gôy) demande à se convertir au judaïsme, les rabbins doivent l’avertir qu’en tant que juif les commandements bibliques sont nombreux et qu’il est malheureusement facile de les transgresser et de rater son Salut (c.-à-d. sa part au Paradis), alors qu’en restant non-juif, soumis à moins d’obligations religieuses, il est plus facile d’acquérir son Salut (TB Yevâmôth 47a). C’est bien la preuve que nous ne considérons pas la Torah comme l’unique voie proposée à l’humanité, ni que nous possédons l’exclusivité du Salut.

Incidemment, je rappelle qu’ici “Israël” doit être compris dans son sens théologique de “peuple des enfants d’Israël (de Jacob)”, c’est-à-dire des juifs d’aujourd’hui, et non pas dans le sens politique moderne d’État d’Israël, bien sûr.

Je pense qu’en considérant erronément l’élection d’Israël comme exclusive et en voulant se l’approprier, les anciens chrétiens ont péché ainsi par deux choses (en plus d’être passibles de l’usurpation de notre identité) : Primo, délaisser leur propre élection spécialement choisie pour eux par Dieu pour endosser celle d’un autre. Et secundo, croire obtenir leur Salut par la Torah, alors qu’ils n’en observent même pas les préceptes (shabbat, circoncision, calendrier, lois alimentaires, etc.). N’est-ce pas là la recette d’un désastre ? Certes, l’Église catholique a essayé de rectifier cette position avec Nostra Ætate en 1965 – ce qui est un excellent début –, mais le chemin est encore long pour le christianisme en général.   

Ceci dit, je ne viens ni juger ni comparer les religions les unes aux autres, sinon ne tomberais-je pas moi-même dans l’exclusivisme que je dénonce ?

Malgré toutes les réserves qu’un juif comme moi pourrait avoir envers ce qui a toutes les apparences de l’idolâtrie et de l’imposture, le christianisme a réussi à produire des êtres exceptionnels, tels que François d’Assise, Maître Eckhart, Thérèse d’Avila ou Ignace de Loyola, pour ne citer qu’eux. C’est là la marque irréfutable du Sceau de la Grâce que Dieu accorde par Sa Providence miséricordieuse. Cela dépasse tout ce que l’esprit humain peut appréhender, et participe du mystère du Plan de Dieu dans Sa Création.

Bref, pour résumer, la compréhension du concept de “peuple élu” comme ne s’appliquant qu’aux juifs et leur octroyant un statut supérieur, est une erreur. Toutes les familles humaines de la Terre sont “élues”, chacune à sa manière. Pour certaines, leur “élection” est écrite dans des Textes Sacrés (comme c’est le cas d’Israël avec la Torah), pour d’autres non. Pas d’échelle de valeur ici. Aucune “élection” n’est supérieure ou inférieure à l’autre, mais juste différente. Que les bénédictions du Seigneur des Mondes nous accompagnent tous pour cette nouvelle année juive 5782.

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Trouver et suivre son étoile…

Qui n’a pas tourné son regard vers les constellations lumineuses lors des belles nuits d’été ? Qui n’a pas eu la curiosité de consulter les cartes délivrées par  le monde des astronomes, qui, après la grande Guerre, dans le cadre de la toute jeune Union astronomique internationale (UAI), s’est entendu pour désigner dans le ciel, officiellement, quatre vingt huit constellations ?

Certaines étaient déjà repérées depuis des milliers d’années dans notre hémisphère nord … En effet l’histoire des étoiles est une histoire traversant les cultures et nourrissant  bien des mythologies. Elle est une histoire qui raconte sans se contredire la vie et l’espoir des sociétés humaines. Elle interpelle encore ceux qui sont en quête d’orientation et d’émerveillement à travers les grands voyages qu’ils entreprennent ou simplement lorsqu’ils choisissent de s’enfoncer au cœur des  bois et forêts, loin des villes au ciel brouillé par des éclairages artificiels…

Elle est une histoire du ciel qui se source quelque part, de mémoire, dans le « pays entre les deux rivières » : le  Tigre et Euphrate, où s’épanouirent les royaumes de Sumer, d’Akkad, de Babylonie et de Chaldée. Une histoire qui parle encore autant des levers héliaques que du  coucher des planètes, du dénombrement  des étoiles selon des chaînes s’étalant le long des cercles de déclinaison, précisant leur ascension droite et leur temps de passage, nommant  aussi les étoiles du zénith, avec leurs écarts d’ascension droite. …

Ainsi, nous, les Hommes de Mésopotamie, nous connaissions parfaitement la constellation du « Lion » avec ses nombreuses  étoiles brillantes, comme elle l’était aussi pour  des Perses qui l’appelèrent Ser ou Shir ; des Turcs, « Artan » ; des Syriens, « Aryo » ; des Juifs « Arye » ; des Indiens « Simha », le terme voulant toujours dire «  Lion »…. Quant à la constellation des Gémeaux, nous les Babyloniens, nous l’avions déjà désignée : «  Grands Jumeaux » et décrite dans nos tablettes. Cet ensemble représentait pour nous Maslamtaéa et Lugalirra, les gardiens du monde des morts, deux manifestations du dieu Nergal, le terrible Dieu des Enfers. Au sud des Grands Jumeaux, plus tard, nous avons ajouté deux autres astéroïdes : « les Petits jumeaux ».  Ces deux couples d’étoiles d’un éclat semblable confortaient dans nos esprits l’idée d’une liaison puissante et solidaire soutenant dans la courbure de l’espace la création et l’évolution de l’univers.

Nous, Hommes de la Grèce, dans le berceau de la nuit, nous avons su voir aussi  « Les Grands Jumeaux »  mais c’était pour nous Héraclès et Apollon, avant de les nommer les Dioscures, ou  les fils de Zeus, nés de son union avec Léda. Alors renommés Kástôr et Polydeúkês, ou Castor et Pollux (en latin)  pour nous ils étaient les  guides des navigateurs. Quel heureux présage pour ceux-ci, quand en regardant l’espace ils constataient l’entrée du Soleil devant les Gémeaux marquant alors la fin des tempêtes de l’hiver et le début d’une calme période de navigation !

Nous, Savants de Babylone, observateurs infatigables des cieux du crépuscule à l’aube,  nous avons appelé « Grand Chariot » ce que les Grecs nommeront plus tard la « Grande Ourse », la troisième constellation de l’hémisphère nord par son étendue.

Il n’est pourtant pas si simple de la repérer dans le ciel. En effet, en fonction de l’heure de la nuit, et de la période de l’année, elle n’occupe pas toujours la même place. Plus prosaïquement d’autres voient en elle aujourd’hui non pas le Grand Chariot mais la « grande casserole » car c’est avec ses sept plus brillantes étoiles, un des astérismes les plus connus et le plus vite repéré dans l’immensité de la voie lactée.  D’ailleurs leur légende explique aux âmes encore rêveuses que la Grande Ourse et la Petite Ourse, originairement Callisto et son fils, ont été placés comme constellations au firmament par la volonté de Zeus. Mais si elles  ne semblent jamais se coucher c’est que la jalousie d’Héra femme de Zeus, leur fit en effet interdire par le Dieu de la Mer de venir comme le font toutes les autres étoiles se coucher dans l’Océan.

Nous Hommes de la Rome antique, avec les sept brillantes étoiles de la Grande Ourse, c’est  plutôt un chariot de Sept Bœufs (ou « Septem triones ») que nous avons discerné là haut ! Les invoquer en tant que divinité exprimait alors tout notre attachement à ces bovidés représentant une ressource précieuse : loin d’être des animaux prédateurs, les sept bœufs ne sont ils pas un véritable don de la nature, et pour cela une constellation céleste sacrée ?  

Quant à Orion, cette figure stylisée d’un homme, avec ses bras, ses jambes et sa ceinture d’étoiles, qui ne trouve pas cette constellation remarquable et fascinante ? Pour les Egyptiens elle n’était pas moins que la représentation du Dieu Osiris. Par contre, pour les Grecs, Orion, jeune homme de stature gigantesque était un jeune chasseur adroit au destin malheureux. Après sa mort causée par la flèche d’une divinité contrariée à son égard, il poursuit néanmoins sa route dans le ciel : il s’y montre en majesté avec sa ceinture, son épée, son pieu et une dépouille de lion et nous le  voyons toujours !

Au lever du jour, une fois encore, nul n’est indifférent au trajet d’Hélios, ou l’étoile du Soleil : avec son char elle traverse le ciel de part et d’autre. Astre éclatant, Hélios rythme notre quotidien et en chassant les ténèbres – comme nos  questions insistantes de la nuit – il revient plus radieux que jamais…. 

La voute étoilée des francs-maçons

Voilà pourquoi, sous la voute étoilée de sa loge, dès son installation au septentrion, les apprentis, ces nouveaux initiés, se connectent-ils au merveilleux des traditions et du Cosmos. Peut être, qui sait, dans le silence, l’un d’entre eux, entend à son oreille murmurer Zarathoustra : « Je vous le dis : il faut encore porter en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante. Je vous le dis : vous portez encore un chaos en vous. » 

∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Lundi 11 Octobre

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– Présidentielles 🎬 Accès direct 00:30

– Roman Alchimique 🎬 Accès direct 1:10

– Amazonie🎬 Accès direct 3:25

🎥 Les Présidentielles : https://450.fm/2021/10/10/ff-quel-sera-le-role-du-godf-dans-la-presidentielle/

🎥 Roman Alchimique https://450.fm/2021/10/10/une-passion-alchimique/

🎥 Amazonie https://450.fm/2021/10/10/ff-bresil-la-premiere-loge-maconnique-damazonas-fete-ses-149-ans/

📰 3 POINTS C’EST TOUT

Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm

Le journal de la FM sous tous ses Angles

Présentation Hadrien Berthaut

Réalisation Laurent Sirguy

Directeur de la Publication Franck Fouqueray

3ème paramita LA PATIENCE – kshantiparamita

Dans le dernier article sur l’Ethique (shilaparamita), j’induisais l’entraînement de l’esprit (discipline) qui n’est pas une activité en force mais une discipline régulière qui résulte du désir de connaître, de connaître vraiment en toute clarté et qui peut nous permettre de transformer notre vie en œuvre d’art.

Ce qui me permet d’introduire une autre paramita qui est la PATIENCE. Il nous faut effectivement cultiver notre patience pour arriver à une discipline régulière. La discipline rend l’attention et la concentration durables et nous permettent d’approfondir notre pratique.

Un maître zen Kodo Sawaki commentant le Shodoka : Le chant de l’immédiat satori, relate les conseils qu’un maître donne à son disciple :

« La patience, c’est ne pas te réjouir quand tout va comme tu le désires, ni t’irriter quand tout va mal ».

La patience c’est avoir un esprit non perturbé par les émotions. On cherche alors à ne pas répondre à ce qui nous dérange, à l’insulte et à l’agression. On cherche également à accepter les obstacles, les souffrances. Il ne s’agit pas de masochisme, de chercher la souffrance par la souffrance, mais plutôt de ne pas ressentir d’irritation face à une souffrance ou un obstacle. Devant un problème, on cherchera à maintenir son calme, à bien respirer, à analyser son esprit pour ne pas laisser surgir la panique ou l’agressivité. On examinera la situation et les différentes solutions qui s’offrent à nous pour le résoudre.

La patience présente trois aspects : le fait d’assumer de bon cœur les épreuves et les difficultés, celui de rester imperturbable quand les autres nous nuisent, et celui de ne pas avoir peur de la réalité ultime. Si ce dernier aspect de la patience vient à manquer, les deux autres ne permettent pas de dépasser les voies mondaines, et si les deux autres manquent ou sont trop faibles, on aura beaucoup de mal à acquérir les qualités propres à la voie et au fruit de la voie en pratiquant la générosité et les autres vertus transcendantes, quelque soit son désir d’y parvenir. Il en sera comme d’un voyageur qui, sans compagnon ni escorte, aurait pris une route infestée d’ennemis, de bandits et de bêtes féroces. Il lui sera extrêmement difficile de parvenir à destination. Exhortons-nous donc nous-même et entrainons-nous à la patience en cultivant le courage.

La patience est une disposition mentale, source de joie intérieure. Elle détruit la colère, l’inimitié, la haine ou l’injure.

Ida Radogowski

Ida a créée avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

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Une passion alchimique

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roman initiatique

Jean-Jacques Velly, universitaire, est maître de conférences HDR à la Sorbonne où il enseigne la musicologie des xixe et xxe siècles. Ses domaines de spécialisation recouvrent les courants post-romantiques et néoclassiques avec un ancrage particulier autour de Wagner et la dramaturgie wagnérienne, Richard Strauss et l’évolution de l’orchestre romantique, ainsi que sur l’opéra, reflet de la modernité esthétique.
En tant qu’éditeur scientifique, il a publié plusieurs ouvrages consacrés aux compositeurs Manfred Kelkel et Janacek, mais aussi aux rapports musicaux et littéraires entre l’Occident et l’Extrême-Orient. Il a également collaboré activement à l’édition de l’ouvrage de Serge Gut consacré à Tristan et Isolde. Jean-Jacques Velly est également l’auteur de nombreux articles de musicologie traitant de ses thèmes de recherche favoris.
Il a participé à un grand nombre de colloques internationaux, et il mène en parallèle une activité de conférencier auprès de différentes institutions musicales et d’organismes culturels.

Résumé

Un roman initiatique à couper le souffle. Passionné d’occultisme, le compositeur Dino Cercamone cherche l’inspiration en méditant les versets de La Table d’émeraude, célèbre texte ésotérique. Séléna, une mystérieuse inconnue, l’interpelle et prophétise à mots couverts la future oeuvre de Dino. Elle lui insuffle une énergie créatrice fondée sur les différentes phases alchimiques, de la calcination aux noces chymiques.
Pris d’une folle passion pour la jeune femme, énigmatique voyageuse temporelle, le compositeur se lance dans un périple picaresque pour la retrouver. Il met sa vie et sa spiritualité en danger à travers le monde et les siècles passés, entre Orient et Occident. Quête de la femme idéale ou exploration de la connaissance de soi, son parcours aux multiples épreuves scellera le sort de son oeuvre, mais aussi son destin.
Mélangeant étroitement fiction et éléments biographiques, ce roman initiatique approfondit l’originalité du compositeur Manfred Kelkel et de son oeuvre Tabula smaragdina, dont la partition, constituée de douze mandalas sonores, reprend les diverses opérations du processus alchimique. Transformé en aventurier de l’occulte, le lecteur est entraîné aux confins du réel dans une vertigineuse évocation de pensées et de pratiques ésotériques millénaires.

Prenez place, mes Frères ! Chaîne de Markov et Chaîne d’Union

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Il est particulièrement difficile d’intégrer un nouvel arrivant dans un groupe déjà constitué. L’arrivée du nouveau membre est susceptible de bouleverser les équilibres existants et de remettre en cause les liens existants de l’ensemble.

Après ces mois de confinements, de couvre-feu et autres processus dignes de dystopies, il semble que nous revenons à une situation quasi-normale. Bon, comme Michel Houellebecq l’avait prédit, le « monde d’après » sera comme celui d’avant en plus moche, et on peut s’en rendre facilement compte. Il suffit de lire les unes des journaux pour se dire que nous sommes entrés dans un bien sombre cycle. Mais malgré cela, nous continuons. Nous venons à nos Tenues, nous travaillons et nous avançons. Notre Chaîne d’Union existe toujours et nous nous y retrouvons avec joie (en principe, à moins de fréquenter certains établissements spécialisés, mais c’est une autre histoire). Il paraîtrait même qu’on a de nouveau le droit d’initier ou de recevoir sous le bandeau ! A ce propos, nous devrions nous réjouir de voir de nouveaux visages. Mais avec le contexte sanitaire de cet automne, ce sera difficile, entre le masque et le bandeau. Mais c’est une autre histoire. Et puis, on finit toujours par ôter le bandeau.

En fait, si une organisation, ou un groupe tel que le nôtre fonctionne bien, il peut aussi arriver que celui-ci ne commence à fonctionner en circuit fermé. Dans le cas d’une Loge, ce peut être un frein au recrutement et un comportement discutable envers les nouveaux arrivés. Ainsi, dans certaines Loges, les Apprentis peuvent être laissés de côté par les vieux Maîtres qui ont leur cour ou leur aréopage. Condamnés au silence pendant leur apprentissage, ils sont aussi condamnés à la solitude parce qu’une poignée de barbons a oublié son propre apprentissage. On peut se demander ce que la Loge peut espérer transmettre dans ce cas. Si l’on veut faire œuvre de Fraternité, il appartient à tous, mais surtout aux plus anciens et aux officiers de veiller à ce que les nouveaux venus ne restent pas isolés. Toutefois, cela reste un effort, tant il est difficile d’intégrer un nouveau membre dans un groupe.

En relisant un traité de mathématiques, je repensais à un modèle conceptuel que j’aime beaucoup utiliser : la chaîne de Markov. Derrière ce nom barbare se cache un outil conceptuel très puissant, que nous utilisons au quotidien sans nous en rendre compte. Il s’agit en fait d’une représentation de réseau de nœuds et de chemin entre les nœuds, avec une valeur numérique associée à chaque chemin. Ainsi, le réseau RATP est représenté sous forme d’une chaîne de Markov. De la même manière, le schéma de connexion des smartphones que certains utilisent clandestinement en Loge en est une représentation, et bien sûr, pour les habitués de la Kabbale et de l’interprétation de textes sacrés, l’arbre de Vie avec ses Séphiroth et les chemins associés est encore une autre représentation de chaîne de Markov.

Toute la subtilité de la chaîne de Markov est de savoir comment sont reliés les nœuds entre eux. Rassembler ce qui est épars, ça nous dit quelque chose, non ?

A y bien réfléchir, la Chaîne d’Union que nous réunissons en fin de Tenue pourrait être aussi modélisée sous forme de chaîne de Markov. Mais on peut encore aller plus loin. Comme dans toute société humaine, il se crée des affinités entre les Frères. Ainsi, tel Frère est proche de tel Frère, lui-même ami d’un autre Frère, mais qui ne peut pas piffer le Frère initial et ainsi de suite. Ainsi, il peut se créer des sous-groupes, voire des clans dans la Loge, particulièrement quand celle-ci dépasse une taille critique. Dans ce cas, il peut arrive que des Frères se sentent mis à l’écart selon l’agencement et les affinités de ceux qui la constituent, sans parler des recherches d’intérêt. La stabilité du réseau finit aussi par le rendre stérile, ce qui est désastreux du point de vue humain.

Si j’en reviens à mon modèle de chaîne de Markov, je dirais qu’une Loge risque de fonctionner en circuit fermé, parce que des équilibres stables se sont créés entre les Frères. Les nœuds sont bien reliés et ne peuvent plus bouger, une forme d’équilibre est alors atteinte. L’ajout d’un nouveau nœud à une chaîne de Markov peut entraîner une modification importante du dessin initial. Et si l’arrivée d’un nouvel initié peut être vue comme une bonne nouvelle, elle peut être aussi un facteur d’angoisse parce que le nouvel initié va devoir prendre place dans la chaîne de Markov, pardon, la chaîne d’union, ce qui aura comme effet irrémédiable de modifier les équilibres existants et de provoquer une certaine instabilité en en cherchant de nouveaux.

On peut observer la même chose avec l’arrivée d’un nouveau dans une classe, par exemple, ou l’arrivée d’un enfant dans un couple qui a son équilibre et qui va le voir bouleversé. Face à ce bouleversement de nos équilibres, que faire ? Notre devoir de Fraternité engagé par les serments que nous avons prononcés nous amène à aménager la place du nouvel initié, afin qu’il puisse prendre place dans la Chaîne d’Union. C’est l’un des sens du « Prenez place, mon Frère » : une place définie par le Rite et les rituels, en fonction du degré, mais aussi une place dans cette société humaine particulière qu’est la Loge. Une place à prendre, et aussi à construire, envers et contre tout. N’est-ce pas là le sens de l’Initiation et plus généralement de la spiritualité : chercher notre juste place dans un monde qui nous échappe, quitte à la construire si celle-ci n’est pas évidente ?

Peut-être est-ce à cela que servent nos outils de bâtisseur : construire sa maison et ainsi trouver sa place ?

Je vous embrasse.

BRESIL : La première loge maçonnique d’Amazonie fête ses 149 ans

De notre confrère brésilien emtempo.com.br – Par Ayrton Senna Gazel

Fondée avant même la construction du théatre d’Amazonie, la Loge Espoir et Avenir, située au centre-ville de Manaus, a fait partie des événements majeurs de l’histoire de l’État.

MANAUS (AM) –  Fondée avant même la construction du Théatre AMAZONIE, la loge Esppir et Avenir achève, ce mercredi (6), 149 ans d’histoire. Le bâtiment, construit en 1872, est situé dans le centre historique de la capitale, rue Bernardo Ramos, dans la zone Centre-Sud de Manaus. Première loge maçonnique de l’État, le lieu est destiné aux rencontres et événements de la société discrète.

Pour le Grand Maître Serein Marcelo Barbosa Peixoto, la création de la loge Espoir et Avenir n°1 ne représente pas seulement la Franc-Maçonnerie amazonienne, qui a donné naissance à une histoire dans la capitale, mais aussi la saga des luttes pour la Franc-Maçonnerie Universelle. « Au cours de ces années, nos membres se sont consacrés au travail, en faveur de l’humanité et de la communion entre nos frères et nos familles, en plus de la lutte incessante pour les plus nécessiteux. Le nom choisi par nos frères il y a 149 ans en disait déjà long., et il a toujours une forte signification encore aujourd’hui. Notre première loge maçonnique dans l’État d’Amazonie a une vision de l’avenir, tout ce qu’un maçon veut toujours, l’espoir et ce qui est à venir, notre avenir », a-t-il rapporté.

  Selon le Vénérable Maître Bruno Gimack Salgado, le quartier général a été construit par le général João do Rego Barros Falcão, et dans les années suivantes, il a été visité par des présidents de la république, tels que Floriano Peixoto et le Maréchal Deodoro da Fonseca.  

« Avant même la construction d’une loge à Manaus, les francs-maçons travaillaient déjà avec beaucoup d’énergie pour mettre en œuvre des mesures visant le développement régional en Amazonie, comme le montre divers documents historiques », commente Bruno.

Gimack rappelle l’une des plus grandes conquêtes obtenue par les francs-maçons de la loge Espoir et Avenir nº1 : la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Le 10 juillet 1884, le franc-maçon Teodoreto Carlos de Faria Souto, qui occupait le poste de gouverneur de la province, a signé un document interdisant le travail des esclaves sur le territoire amazonien. C’est à ce jour l’une des décisions humanitaires les plus importantes de l’histoire de l’Amazonie.

Le bâtiment est situé dans le Centre de Manaus
Le bâtiment est situé dans le Centre de Manaus | Photo : Brayan Riker

« Il est indéniable que plusieurs francs-maçons ont contribué à cette conquête, avant même que cette décision ne soit officialisée, certains membres de la société maçonnique ont acheté des lettres d’émancipation pour libérer des esclaves et ont rendu difficile l’entrée de ce type de main-d’œuvre en Amazonie », rapporte-t-il.

  Au siège de la loge maçonnique Espoir et Avenir sont encore conservés des documents et des illustrations de moments historiques où les maçons ont participé à la vie politique.  

Plusieurs francs-maçons se sont distingués dans le mouvement abolitionniste, dont Carlos Gavinho Viana, Bento de Figueiredo Tenreiro Aranha, Antônio Dias dos Passos, Deocleciano Justo da Mata Barcelar, Antônio Clemente Ribeiro Bittencourt, Maximiano José Roberto, Gentil Rodrigues de Souza, João Carlos Antony , Pedro Ayres Marinho, Antônio Hosannah de Oliveira, Francisco Público Ribeiro Bittencourt, Antônio Ponce de Leão et Antônio e Solimões, esclaves affranchis. 

Édition de la 'Sopão da Esperança' promue par le magasin
« la soupe de l’espoir » action de la loge | Photo : Brayan Riker

 héritage social

Le Vénérable Maître explique que la loge met en place des actions dans des projets d’activisme social, qui cherchent à contribuer au développement des familles les plus pauvres d’Amazonie. « 

Nous avons le Noël de l’enfant pauvre, par exemple, qui a été créé il y a plus de 50 ans. Dans ce projet, les frères donnent des paniers alimentaires aux familles nécessiteuses le 25 décembre. Nous avons également la « soupe de l’Espoir», créée il y a plus de trois ans, qui sert plus de 200 familles nécessiteuses autour du magasin avec un repas et fournit du lait aux enfants tous les jeudis. »

Bruno Gimack Salgado, Vénérable Maître

Idéaux de la Révolution française

Bruno souligne que la philosophie maçonnique prêche des idéaux qui ont influencé la Révolution française : liberté, égalité et fraternité. « Nous cherchons à combattre et alléger la souffrance des peuples, sans distinction de couleur, de race ou de religion. En travaillant pour le bonheur de l’humanité, nous nous sentons récompensés et épanouis, car au service des autres, nous vivons conformément aux enseignements de la Sublime Institution « , a-t-il conclu.

Quel sera le rôle du GODF dans la présidentielle ?

Difficile d’être Grand Maître du Grand Orient de France… En soutenant que son obédience serait « un laboratoire d’idées », et non pas « un parti politique » ayant en vue la présidentielle, Georges Sérignac pourrait presque nous faire croire que le GODF ne se mêle pas trop des sujets politiques.

Bien entendu, il se rattrape quelques lignes plus tard :

« … On parle très peu des sujets de fond, comme la justice sociale, l’emploi, la santé, le montant du SMIC… »

En outre, le Grand-Maître prend bien le temps de fustiger les sujets qu’il qualifie « d’obsessionnels » et de « monomaniaque« , par exemple comme l’islam.

Nous y sommes donc… Le GODF ne prend pas de parti aux élections, mais énonce ses préoccupations, qui par une incroyable surprise pourraient toutes être sorties de la Rue de Solférino. Ce n’est qu’assurément un énorme hasard …

Alors que le GODF prépare son convent à la fin du mois d’octobre, les sujets portés par les loges sont multiples, mais à l’image de tous les frères et sœurs qui garnissent les colonnes, la direction du GODF s’efforce à se faire entendre dans le débat public – sur ses sujets, avec sa manière de les traiter. Cela même si le risque est d’oublier ceux des Français (ainsi que ceux de certaines loges trop éloignées de son centre.)

Loge maçonnique de Versailles – GODF

Quitte à en privilégier certains au détriment de beaucoup. Comment se positionner sur un sujet aussi complexe que l’emploi, la santé, ou encore l’immigration, tout en gardant un positionnement maçonnique ?… Sur ce dernier thème, par exemple, une lecture simple nous amène à un appel vers plus de compassion, d’amour envers ceux qui ont fait tant de kilomètres pour s’échouer sur nos côtes…

Une analyse plus profonde nous appelle à admettre l’existence de frontières dans tous les pays du monde, qui ont une nécessité évidente afin de pouvoir réguler la présence de celles et ceux qui sont sur leurs territoires. Ne peut être ignoré, de même, le résultat des migrations lors des Trente Glorieuses, dont le résultat aujourd’hui est complexe à analyser.

Ce n’est pas tomber sous le joug de qui que ce soit que d’exprimer cet état de fait – c’est comprendre que très souvent, la vérité se trouve de part et d’autre de l’échiquier, et que c’est ce fameux « chemin du milieu » qui traverse aussi les idéologies qui peut nous apporter une connaissance.

Bien entendu, la véritable connaissance ne peut être d’ordre politique. Elle traverse le bas monde des hommes et l’élève pour le porter à sa vraie destinée, qui n’est d’autre que son origine… C’est ainsi qu’une loge devra se pencher tôt ou tard sur l’origine de l’homme, sa destinée, ainsi que son état actuel dégradé.

Mais en attendant cette heure, l’acceptation simplement politique d’un contraire qui serait légitime fera l’affaire.