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MEXIQUE : 1831 – Le gouvernement de Chihuahua interdit la franc-maçonnerie sur son territoire

De notre confrère mexicain elheraldodechihuahua.com.mx – Par Luis G. Prieto 

Au début des années 1830, l’État s’est joint à l’interdiction des sociétés secrètes parce qu’elles étaient censées diviser le pays.

La franc- maçonnerie est l’un des sujets les moins abordés dans l’historiographie locale, car il existe peu de publications qui traitent des sociétés secrètes dans leurs différentes étapes, en particulier au XIXe siècle , siècle au cours duquel elles exercèrent leur influence et participèrent à la configuration politique du Mexique indépendant

Aujourd’hui, dans les Mémoires de Chihuahua , nous donnerons un peu d’espace à ce sujet, sur la base d’un document que nous gardons avec soin aux archives historiques municipales de Parral, document qui réaffirme le décret interdisant la franc-maçonnerie dans tout l’État de Chihuahua vers 1831 , ainsi que le cas dans tout le pays.

Les loges maçonniques, de rite écossais ou d’York, étaient désignées comme étant la cause de l’instabilité du pays, on leur reprochait de le diviser et de le maintenir dans une lutte violente. Certains auteurs mentionnent que les deux rites sont des précurseurs de l’antagonisme politique actuel : la gauche et la droite, mais sous des facettes différentes républicains et monarchistes, fédéralistes et centralistes, libéraux et conservateurs.

Le document conservé est un fragment du registre officiel du gouvernement des États-Unis du Mexique, qui, sur sa première page du 1er janvier 1831, contient un décret signé par le Congrès de l’État de Chihuahua et le gouverneur José Isidro Madero, qui renouvelle l’interdiction des sociétés secrètes..

Photo : Archives historiques municipales de Parral

Il rappelle que les législateurs étaient convaincus que l’existence des « partis » dans la république était la cause des maux innombrables de à l’époque. À travers les partis, il faut comprendre les différentes loges maçonniques qui existaient et qui proposaient diverses façons d’analyser le Mexique et de résoudre ses problèmes.

En vertu de ce décret, toutes les sociétés secrètes ont été interdites quels que soient leur rite ou leur dénomination et les citoyens ont le droit de dénoncer ceux qui continuaient à se réunir dans lesdits groupes, les qualifiant de criminels. Pour cela, l’État verserait au plaignant une somme de 500 pesos au cas où sa déclaration serait exacte.

Si l’accusateur appartenait à la loge dénoncée, il n’était pas poursuivi et recevait une gratification en guise de récompense.

En ce sens, aucun agent public ne pouvait être membre d’une société secrète et les étrangers qui étaient maçons devaient payer une forte amende, de plus ceux qui apportaient des éléments de type maçonnique dans le pays seraient considérés comme des conspirateurs. « Personne ne doit appeler un autre Yorkais, écossais, neuvième.. » édicte également l’article numéro 9 du décret pour éradiquer l’identification de ces individus.

Une question demeure : « la Franc-Maçonnerie a-t-elle pour autant été éradiquée ? »

archives Historiques de Parral https://www.facebook.com/AHParral

Le Trésor caché – Lettre ouverte aux francs-maçons et à quelques autres

Michel Maffesoli – Éditons Léo Scheer, 2022, 180 pages, 19 €

Présentation de l’éditeur :

Dans Le Trésor caché, Michel Maffesoli dévoile une franc-maçonnerie à l’opposé des clichés habituels qui la cantonnent, au mieux à la défense du progrès et du rationalisme, au pire à un groupement quasi mafieux. Loin d’y voir une survivance de rites et de croyances dépassés, il montre l’extraordinaire actualité de la franc-maçonnerie de tradition : le secret permet le partage de l’intimité et la cohésion du groupe, le rituel nous rattache au passé et manifeste l’union, le penser libre pousse à refuser le dogmatisme et le conformisme. Ce trésor, les francs-maçons doivent le retrouver et l’exposer, représentant ainsi, pour les jeunes générations, une alternative au matérialisme, une quête spirituelle, l’inscription dans une fraternité, seule à même de rompre avec le principe individualiste. Tel est le paradoxe postmoderne : le travail de la loge s’apparente aux pratiques les plus contemporaines du wiki !

Biographie de l’auteur :

Philosophe et sociologue, Michel Maffesoli a consacré son œuvre à l’imaginaire contemporain et à la définition du paradigme postmoderne. Parmi la trentaine d’ouvrages qu’il a écrits, on peut citer Le Temps des tribus (1988), Du nomadisme, Vagabondages initiatiques (1997) ou Les Nouveaux bien-pensants (2014), La France étroite – Face à l’intégrisme laïc, l’idéal communautaire, coécrit avec Hélène Strohl, inspectrice générale des affaires sociales honoraire, La parole du silence (2016), Écosophie : Une écologie pour notre temps (2017), Être postmoderne (2018), La Force de l’imaginaire – Contre les bien-pensants (2019), L’Ère des soulèvements (2021).

[NDLR : Dans « Cent ans de spiritualité maçonnique – Histoire de la Grande Loge Nationale Française » (Dervy, 2015), plus connu sous le titre de « Livre du Centenaire », prix IMF au Salon du Livre Maçonnique de Paris 2015, catégorie Beaux-Livres, Michel Maffesoli signe, sous forme de causerie à trois, en compagnie de Bruno Pinchard – philosophe et actuel Grand Orateur de la GLNF – et Jean-François Variot – Ancien Assistant Grand Maître – la postface. Il nous déclare « Oui. Tout l’art est d’oser dire les mots, de parvenir à trouver les mots qui résonnent. Notre espèce se distingue de l’animal par le besoin de dire les mots pertinents. Si l’on sait dire les mots pertinents, ils opèrent, alors que le mot contrat, le mot progrès, etc. Tout cela ne fonctionne plus, ce sont des mots devenus politiques qui ne sont plus en phase. »

Ici, dans « Le Trésor caché », dont la première édition est publiée en 2015, Michel Maffesoli emploie justes des mots, mais des mots justes !

L’ouvrage débute, en exergue, avec cette citation du philosophe, humaniste et moraliste Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) « Je n’enseigne pas, je raconte ». L’auteur raconte avec liberté, lucidité et vérité.

Si Montaigne créé ce genre littéraire qui est l’essai, l’auteur, lui, le « transforme ».

S’il existe sûrement encore des trésors qui peuvent faire notre fortune matérielle, celui dont nous parle Michel Maffesoli ne demande qu’à être découvert… C’est le Trésor des francs-maçons. Trésor intellectuel s’il en est, un peu oublié depuis le siècle des Lumières.

L’auteur, philosophe et sociologue, a consacré l’essentiel de son œuvre à l’imaginaire contemporain et à la définition du paradigme postmoderne. Michel Maffesoli explique son sous-titre en citant Ainsi parlait Zarathoustra Un livre pour tous et pour personne, poème philosophique de Friedrich Nietzsche. Dès l’introduction, c’est avec un lumineux tableau, d’une clarté biblique, que nous comprenons mieux les grandes fonctions sociétales en les reprenant en ordonnée – socialisation, identité, fondement, principe méthodologique, philosophie, rapport au temps, lien social – et déclinant en abscisse différents aspects avec la modernité XVIIe-XXe siècle, le Trésor caché de la franc-maçonnerie, la postmodernité du XXIe. Entouré de grands Maçons et auteurs du XVIIIe siècle, comme Louis-Claude de Saint Martin et Joseph de Maistre, l’auteur dévoile une Franc-Maçonnerie qui doit nous permettre, par la démarche initiatique, de retrouver un renouveau imaginal, plutôt qu’une abstraite éducation. C’est en essayant de comprendre la relation entre visible et invisible, que Michel Maffesoli nous faisant toucher du doigt que du secret au discret la société maçonnique permet le discernement, véritable enracinement de tout humanisme.

Rappelons ce que nous entendons par postmodernité qui est un concept utilisé pour caractériser l’état actuel de la civilisation occidentale, dans la mesure où elle aurait perdu confiance dans les valeurs de la modernité (progrès, émancipation) qui ont prévalu depuis le XVIIIe siècle. Quant à l’imaginaire contemporain, résumons-le par cette belle formule, André Breton : « L’imaginaire est ce qui tend à devenir réel. »

Si dans l’édition de 2015, Jean-Michel Dardour, désormais ancien président du Cercle d’études et d’expression publique Franc-Maçonnerie et Société (FM&S), premier Think Tank Maçonnique français et ancien Premier Grand-Maître Adjoint de la Grande Loge de France, signait la postface en interviewant l’auteur, il n’en est rien dans cette présente édition.

La table des matières est la suivante :

Avertissement

Introduction

I. Une pensée libre

II. De la parole perdue

1 – Une démarche voilée ; 2 – La vie de l’esprit ; 3 – La « pansophie » initiatique

III. La tradition ou la chaîne du temps

1 – La sagesse incarnée ; 2 – La pensée progressive ; 3 – Un baroque exemplaire

IV. La loi des frères

1 – Un ordre sympathique ; 2 – Le mystère de la Trinité ; 3 – Le retour de l’enfant éternel

V. En guise d’ouverture

Michel Maffesoli, nous apporte des réponses limpides et nous fait retrouver nos fondamentaux.

Michel Maffesoli

Par ailleurs, nous avons la chance et le plaisir de le compter en qualité de chroniqueur pou 450.fm dans « PARLONS DE LA SOCIÉTÉ », rubrique « Sociologie et Franc-maçonnerie », à retrouver avec « Prendre garde à ceux qui prétendent faire le bien » https://bit.ly/3B4TnUq et « La « Progressivité » n’est en rien progressiste » https://bit.ly/3J40bnZ, mais aussi interviewé par J. Carletto pour « L’ère des soulèvements » https://bit.ly/3GwPBEm ou encore son dernier post du 9 février intitulé « L’esprit de tolérance  » https://bit.ly/3skXRSA

Les Éditions Léo Scheer sont une maison d’édition française créée à Paris en janvier 2000 par Léo Scheer. Spécialisée dans la publication de livres de littérature, de sciences humaines, de photographie, elle publie également La Revue littéraire. Né le 29 mai 1947, Léo Scheer, ancien chargé de mission au ministère de l’Équipement et au commissariat du Plan, est un éditeur, sociologue, producteur de télévision et écrivain. Il dirige aussi les Éditions réticulaires – magazine Chronic’art et site Internet chronic’art.com https://www.chronicart.com/.]

Le Frère Joseph Taddeï est passé à l’Orient Éternel à 97 ans

De notre confrère normand actu.fr

Joseph Taddeï, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale et Chevalier de la Légion d’honneur, est décédé le 7 février à l’âge de 97 ans. Il vivait à Cherbourg (Manche).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’homme originaire de Menton (Côte-d’Azur) rejoint le maquis de l‘Ain près de Bourg-en-Bresse. A seulement 18 ans. Pourtant, il aurait préféré imiter ses sœurs en travaillant dans l’hôtellerie. Le jeune homme de l’époque, né en 1924, tient tête à la France de Pétain. Il refuse à tout prix d’intégrer le STO (Service du Travail Obligatoire). 

« On ne devrait pas connaître de conneries pareilles à 20 ans »

« Ce n’était pas trop pour la patrie. Je voulais me sortir de là. J’avais compris que quand on a un fusil, on peut résoudre sa faim. A 18 ans, ma seule obsession c’était de manger », se remémorait-il l’an dernier, assis dans son fauteuil. 

Des rationnements de 150 grammes de pain par jour aux nuits passées dans des maisons d’inconnues avec la première division de blindés, quand il ne fallait pas dormir sous la table pour se protéger des obus. La vie était particulièrement rude. « Quand tu es pris d’une peur panique, qu’il pleut des obus, tu ne sais plus ce que tu fais. On ne devrait pas connaître de conneries pareilles à 20 ans », témoignait Joseph Taddeï. 

Un hommage vendredi 

Fait Chevalier de la Légion d’honneur pour ses actes de résistance, il avait également reçu une médaille pour ses 50 années au sein du Grand Orient de France

Devenu peintre après la guerre, il abandonne les pinceaux qu’il utilisait pour repeindre les lettres sur les enseignes de magasin en 1970. L’année où il découvre la franc-maçonnerie. Il s’engage au Grand Orient de France d’Orléans, lui qui a « toujours aimé la camaraderie ». 

Une fois arrivé à Cherbourg, région dont est originaire sa femme, il rejoint chaque semaine les réunions de travail de l’organisation. « La franc-maçonnerie m’a permis d’avoir un regard plus étendu sur la société, d’avoir un raisonnement intérieur », nous affirmait-il. Lors de notre rencontre avec lui, il avait conclu par ces mots : « Avant je trouvais ça valeureux. Maintenant je trouve ça con de se battre. »

ESPAGNE : Grand Maître du GODF, Georges Sérignac en Espagne

De notre confrère espagnol elfarodeceuta.es

Le Grand Maître du Grand Orient de France s’est rendu à Ceuta, ville autonome de l’enclave espagnole située sur la côte nord de l’Afrique ayant une frontière directe avec le Maroc, où il a déposé une couronne de fleurs devant la sculpture de Sánchez Prado en présence du Maire.​Le maire de la Ville, Juan Vivas, et la première adjointe, conseillère chargée des Relations institutionnelles, Mabel Deu, ont reçu ce vendredi, dans la salle Isidro Jarque du Palais de l’Assemblée de Ceuta, George Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France, fédération composée de quelque 53 000 membres regroupés en 1338 loges et ayant son siège dans la capitale française.

Lors de cette réception, le maire a exprimé sa satisfaction que l’organisation se soit intéressée à la réalité de la ville autonome. Et c’est que Ceuta, comme l’a rappelé le chef de l’exécutif, est étroitement liée à la franc-maçonnerie, non seulement à cause de son histoire, mais aussi à cause de son esprit. « Ceuta vit dans le respect et le dialogue, quelles que soient les idéologies et les croyances », a déclaré Jaun Vivas, qui a également souligné le rôle « déterminant » joué par la franc-maçonnerie, compte tenu de la liste considérable d’illustres Ceutans qui ont appartenu à différentes loges.

Dépôt de gerbe devant la statue de Sánchez Prado

À l’issue de la visite du Palais de l’Assemblée, Juan Vivas et Georges Sérignac ont déposé une gerbe devant la statue de Sánchez Prado, médecin et dernier maire républicain, exécuté en 1936. Il est toujours admiré et reste une source de dévotion. ​

La franc-maçonnerie du GODF est une organisation d’hommes et de femmes libres-penseurs qui étudie les outils de recherche personnelle et philosophique. Elle est adogmatique et n’impose aucune croyance à aucune transcendance, elle n’est pas placée sur le plan religieux.

Elle interroge l’Homme et lui propose de trouver sa vérité en lui-même. Dans l’article premier de la Constitution du Grand Orient de France, il est expliqué que « la franc-maçonnerie est une institution philanthropique, philosophique et progressiste dont le but est la recherche de la vérité. L’étude de la morale et la pratique de la solidarité. Elle travaille à l’amélioration matérielle et morale et à l’amélioration intellectuelle et sociale de l’Humanité ».

ITALIE : La Sagesse pour concevoir, la Force pour soutenir, la Beauté pour orner

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Sagesse, Force, Beauté sont un symbole ternaire.

Les Travaux de la Loge commencent par l’allumage et l’extinction des trois cierges représentant, en fait, ces trois qualités, trois vertus que le franc-maçon doit toujours poursuivre, à l’intérieur de la Loge comme à l’extérieur dans le monde profane.

Le symbolisme est un mode d’expression si cher à la franc-maçonnerie, car chaque élément n’a pas une signification unique, mais son interprétation est relative à la sensibilité de l’individu.

Le franc-maçon procède dans le chemin initiatique, qui ne finit jamais, par le perfectionnement intérieur, qui s’obtient par l’interprétation ésotérique des différents signes.

La symbolique constructive, sur laquelle repose notre Art, nous suggère que le premier acte requis pour construire réside dans le projet, la Sagesse ; ensuite la construction doit être élevée avec une rigoureuse garantie de solidité avec Force ; enfin, mais en réalité agissant tout au long de la phase de construction, il y a le soin de la partie la plus externe du bâtiment, c’est-à-dire la Beauté.

Et voici donc leur déroulement raisonné et cohérent conformément au déroulement des œuvres maçonniques : la Sagesse a pour fonction de les « éclairer », la Force de les rendre « fermes », et, enfin, la Beauté de les « réaliser » .

A la Sagesse, la plus proche à l’Est du Temple, est attribué « L’Ordre Ionien », le plus équilibré ; sa colonne est auprès du Vénérable Maître, qui est chargé de s’en servir pour diriger toute la Loge. Il ne peut atteindre que la fin du chemin. C’est un facteur ineffable et indéfinissable.

A la Force, liée au versant masculin et Solaire du Sud, est attribué « L’Ordre Dorique », imposant, dont la colonne est auprès du Second surveillant, qui préside à l’éducation des Apprentis, qui doivent trouver leur propre force intérieure et apprendre l’utiliser pour surmonter ses défauts et sa paresse mentale. Sans cela, l’initié ne peut pas continuer, il ne peut pas moudre cette pierre qui, à l’avenir, servira à la construction du temple. Voilà donc pourquoi la colonne porte ce nom, c’est pourquoi, depuis le temps de Salomon, elle était placée là pour rappeler aux initiés l’importance de cette vertu.

L' »Ordre Corinthien » le plus harmonieux et le plus gracieux est attribué à la Beauté, liée au côté Lunaire et féminin du Nord. Sa colonne est proche du Premier surveillant, qui préside à l’éducation des Compagnons, qui ont appris à polir la Pierre et à endurer les épreuves par la Force. La pierre, cependant, même brute, ne peut servir à la construction du Temple, puisque ses faces ne sont pas encore lisses. Le Compagnon doit donc apprendre à la polir, à le rendre digne d’un usage sacré. La beauté a cependant aussi un autre sens, elle peut être utilisée comme élément de comportement sur le chemin initiatique.

Sagesse, Force et Beauté sont les trois vertus fondamentales de l’Art Royal qu’un maçon apprend patiemment au cours de son parcours initiatique.

L’art vient de l’espoir, regarde vers l’avenir. C’est un projet de coexistence vers une vie meilleure, même quand il nous montre le pire aspect négatif. C’est pourquoi le Franc-Maçon construit le Temple par la recherche incessante de la Vérité, même s’il sait qu’il ne pourra jamais l’atteindre.

Il assiste, dans l’unité temporelle, à la destruction du Temple et à sa reconstruction, mais il n’abandonne pas, car l’art est le but de son œuvre, qu’il réalise, justement, avec Sagesse, Force et Beauté.

Que la Sagesse éclaire notre travail. Que la Force le fasse et le rende solide. Que la Beauté l’orne et lE sublime. Voici trois conceptions, ou qualités, de quelques Frères que j’ai connus dans le monde, qui, par leur comportement, m’ont appris à aimer la liberté dans le respect des droits et des devoirs de tout homme.
MG, membre de la Loggia ‘Le Devoir’ de Lugano

La franc-maçonnerie, fondée sur la légende d’Hiram, vise à former des hommes dotés d’une conscience autonome, d’un libre arbitre, capables de s’imposer une règle de comportement, qui, en même temps, sauvegarde leur dignité et le bien de ceux autour d’eux.

BRESIL : La Vérité, un défi

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

La « Vérité » est-elle vraiment devenue quelque chose de superflu, relégué au second plan de l’importance pour la majorité ?

La « vérité » est-elle vraiment devenue quelque chose de superflu, relégué au second plan de l’importance pour la majorité ? L’observation du comportement moyen des personnes montre que la personne inattentive, ou celle qui est sujette à limiter sa recherche de connaissances à la lecture de messages « whatsapp », est facilement empêtrée par des informations dont l’origine et la véracité sont inconnues. Bientôt, il diffusera également et amplifiera la résonance de ces « nouvelles » : si des « fausses nouvelles », littéralement de fausses informations, sont délibérément créées pour une raison obscure, elles trouvent généralement une plus grande diffusion face au manque d’intelligence individuelle. 

Une hypothèse plausible est que cela se produit avec des informations qui touchent l’émotion, souvent profondément. Presque personne ne publie quelque chose sur ses réseaux sociaux qu’il n’aime pas, et presque personne n’aime quelque chose qui valorise sa propre conviction, même si ce n’est pas vrai. L’identification émotionnelle se produit lorsque des informations, douteuses ou non, prennent tout leur sens face aux convictions personnelles (politiques, religieuses, sportives, discriminatoires, etc.), et plus encore lorsqu’elles sont censées prouver non seulement leur propre « raison » mais preuve aussi de « l’erreur » de l’autre. 

Ajoutez à cela la légèreté de caractère, qui conduit à l’acceptation et à la reproduction faciles du mensonge, et même si l’homme du commun est vaniteux et qu’il ne lui suffit pas d’avoir raison (ou de croire qu’il a raison), il faut convaincre, et même convertir d’autres à sa propre croyance, quoique par la force. Nous sommes donc face au portrait d’une société qui a de plus en plus besoin d’hommes vraiment libres et de bonnes mœurs, qui valorisent la liberté, l’égalité et la fraternité, et qui s’engagent pour la vérité comme objectif institutionnel. 

Selon les mots de Rui Barbosa, la vérité n’est pas impatiente parce qu’elle est éternelle. Il faut le rappeler, c’est un devoir intrinsèque du franc-maçon : l’engagement et le zèle d’agir constamment conformément à la vérité, ainsi que d’éviter, ou du moins de ne pas contribuer et de ne jamais être l’agent lui-même, de la diffusion de quoi que ce soit ce n’est pas la « vérité » la plus pure. Il n’y a aucune facilité à cela. La franc-maçonnerie elle-même ne définit pas la « vérité », mais enseigne à ses adhérents, à travers des symboles et des allégories, que la vérité constitue un attribut de la Divinité, « la poursuite de toutes les vertus ». Par l’étude, la recherche et la méditation, chaque maçon doit arriver à ses propres conclusions, qui satisfont la morale et la raison en tout.

En fait, définir la vérité est, encore aujourd’hui, l’un des problèmes philosophiques les plus complexes. Les dictionnaires ne le présentent que comme la qualité par laquelle les choses apparaissent telles qu’elles sont. En métaphysique, la vérité est « ce qui est réellement ». Ce qui est vrai, c’est simplement « est », la troisième personne du singulier du verbe être. En logique, c’est « la conformité de la pensée avec son objet », par opposition à l’erreur. En morale, « la conformité d’un énoncé à la pensée », par opposition au mensonge. La « vérité » est la propriété de quelque chose d’être conforme aux faits ou à la réalité, c’est la chose, le fait ou l’événement qui existe réellement.

Il y a cependant une voie sûre à suivre : « la vérité a pour caractère l’ évidence et produit la certitude dans l’esprit qui la possède. La coordination des vérités constitue la science. La « science » est la connaissance acquise par le respect des règles et procédures de base, la méthode scientifique, un processus organisé, logique et systématique de recherche, d’instruction, d’investigation et de présentation des résultats. 

La méthode scientifique est la logique appliquée à la production du « savoir », terme qui vient de la même racine latine, « scientia ». Comme nous l’avons vu au cours des semaines précédentes, la « connaissance » est la perception ou la compréhension, par le raisonnement, c’est-à-dire l’intelligence, et/ou par l’expérience, des informations reçues par la personne tout au long de sa vie, tandis que la « sagesse » est la capacité d’appliquer bien la connaissance, conduisent à la conclusion qu’il faut d’abord « savoir » avant de pouvoir « savoir ».

Basé sur des livres de N. Aslan et des informations du dictionnaire des langues d’Oxford et de wikipedia. 

Responsable : Loja Masônica Perseverança – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com )

ESPAGNE : Un franc-maçon de La Moncloa se dévoile : « Je m’appelle Antonio Hernández, je montre mon visage même si ensuite certains chercheront à me briser »

De notre confrère espagnol elespanol.com – Edouard du Champ

Il est le responsable de la stratégie de Pedro Sánchez. Il accorde sa première interview pour mettre fin à la stigmatisation qui pèse encore sur les loges. « Nous sommes en phase de reconstruction ; la franc-maçonnerie et la politique doivent être séparées », dit-il.

Il rencontre « des députés, des ministres, des conseillers et des directeurs généraux de différents partis » , passés et présents, qui lui ont révélé en privé leur statut de frères francs-maçons . Mais Antonio Hernández Espinal (Séville, 1973) admet qu’actuellement, il est le seul franc-maçon de la haute politique espagnole qui ose franchir le pas, le reconnaître et d’en parler publiquement, comme maintenant dans cette interview exclusive avec EL ESPANOL . Peu le connaissent en dehors du palais Moncloa car il fait partie de ces plombiers qui travaillent dans l’ombre dans les coulisses du pouvoir. Mais le maître maçon Antonio Hernández n’est pas n’importe quel homme politique : consultant spécialisé dans les campagnes électorales, il est le chef de l’unité stratégique au sein du cabinet de la présidence du gouvernement et, par conséquent, une personne de confiance de Pedro Sánchez. Il est également le nouveau secrétaire des données, de l’analyse et de la prospective du PSOE andalou de Juan Espadas .

Il montre son visage – « au risque d’être brisé », ajoute-t-il métaphoriquement – pour aider à éliminer la stigmatisation qui pèse encore sur ces confréries libérales semi-secrètes que la dictature franquiste a balayées. Avant lui, il ne se souvient que du « coming out » d’un autre socialiste, celui qui fut ministre des Administrations publiques et de l’Éducation et des Sciences, maire de Las Palmas et président des îles Canaries, Jerónimo Saavedra , né en 1936, il y a des années. le sévillan Antonio Hernández ne cache pas non plus son affiliation maçonnique, mais c’est la première fois qu’il donne une longue interview.

Le conseiller présidentiel sait qu’il aurait été fusillé s’il avait été franc-maçon au moment du coup d’État de Franco en 1936, comme cela est arrivé à nombre de ses coreligionnaires qui reposent encore dans les fosses communes du cimetière de Séville , à commencer par le maire de l’époque, Horacio Hermoso Araújo, du Parti de la Gauche Républicaine et Maçon de la Loge Espagne et Travail, âgé de 42 ans.

L’idéal, notre étoile du Berger

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Sur ce site, il y a peu, Matthieu Ricard explicitait la notion de responsabilité universelle prônée par le Dalaï-lama . Je voudrais y revenir.

Cette expression est étourdissante a priori. Certains pourraient tout à trac en conclure que l’on serait responsable de tout, à tout moment. Cela, évidemment, est de nature à dissoudre notre sens des responsabilités et à nous décourager de tout engagement particulier. Bref, ce principe trop étendu de responsabilité tuerait l’exigence qui la sous-tend. Je comprends cette vision réactive et quelque peu fataliste.

Cependant, j’invite tout initié à méditer sur l’interdépendance de toutes les réalités dont nous avons connaissance. A procéder à cet examen à différentes échelles, à ancrer cette perception dans ses propres circonstances de vie, en faisant effort pour en discerner des causes et des conséquences au-delà de ce que, dans l’enchaînement de ses pensées et de ses expériences communes, il veut bien s’avouer au jour le jour. Et, alors, vont se tisser des effets, des influences, des séries complexes de causes qui atténuent grandement aussi bien les déterminations uniques qu’on entrevoit que le jeu incertain du hasard dans ce que l’on observe.

La vie est un immense réseau de phénomènes prompts à manifester des turbulences.

Une haute conscience, en y apportant de la lucidité, souhaite aussi y propager une lumière de paix. Son principe d’action est la non-violence, seule à même de dissiper, en responsabilité, les peurs, les possessions, les illusions qui subissent autant qu’elles répandent, en sourdine comme avec éclat, la mort et le désespoir.

Il ne s’agit pas, dans mon esprit, de prôner le non-agir mais d’aider à la survenance d’événements harmonieux et prometteurs, qui amorcent des cycles vertueux dans les relations que les hommes entretiennent entre eux et avec le monde qui les entourent et dont ils sont plus que jamais partie prenante dans l’économie globale qu’ils ont engendrée et dans les rapports souvent forcés qu’ils se sont imposés entre leurs cultures.

Il n’est donc pas faux de considérer que nous sommes tous les gardiens de nos troupeaux d’humanité. Nous devons devenir nos propres bergers. Et même s’il est immense et inaccessible et sans doute pour cela même, notre idéal est bel et bien notre étoile, notre étoile du Berger

Dans le sud Aveyron, les élus ont-ils trouvé le trésor des Templiers?

De notre confrère millavois.com

Un collectif s’étonne des sommes astronomiques dépensées dans leur petite commune pour des projets loin des besoins de leurs habitants donc inutile.

Depuis des mois, quelques habitants du Viala du Pas-de-Jaux s’opposent au projet de construction sur la commune d’une salle multi activités et culturelle (!) de près de 1M€ TTC pour une population de moins de 80 habitants à l’année : moins de 60 adultes et moins de 20 enfants et adolescents pour 35 foyers à l’année.

Ce projet est d’autant plus inutile que la commune possède déjà deux salles, vides, pouvant accueillir des réunions pour les habitants : la salle du rez-de-chaussée de la mairie et l’ancienne salle de classe de l’école.

Le projet initié en 2016 par l’achat d’un terrain a été monté par la municipalité dans la plus grande opacité sur ses coûts et son ampleur jusqu’aux premiers chiffres publiés en décembre 2019 d’environ 910 000 EUR TTC. Quelques habitants qui se posaient des questions avaient déjà demandé en juin de la même année une réunion d’information sur le sujet : réunion refusée par Monsieur le Maire et son conseil qui précisaient que « les réponses seraient exposées en temps utiles lors d’une réunion de présentation ».

Début 2021, le montant du projet s’élevait déjà à environ 960 000 EUR TTC. À la vue des sommes phénoménales engagées pour une si petite commune et pour un projet inutile, les quelques habitants se sont regroupés en collectif et ont essayé d’avoir plus d’informations en participant à un conseil municipal en juin 2021. L’accès à la salle leur a été refusé arguant des restrictions sanitaires sans aucune raison légale puisque les recommandations de la sous-préfecture étaient largement respectées.

Le collectif a alors décidé d’envoyer un courrier en recommandé aux élus de la commune avec copie à la préfecture et à la sous-préfecture pour demander une réunion publique d’information : elle a enfin a eu lieu fin décembre 2021 et le projet a enfin été dévoilé. Vu le délai de réponse -deux ans et demi- et la pression nécessaire exercée, le collectif note le caractère dictatorial de l’équipe municipale.

Aux questions posées par les nombreux participants (26 sur les 55 adultes du village + 5 conseillers municipaux sur 6, dont un seul s’est exprimé, et M. le maire) sur le financement, les activités proposées, la démarcation de cette salle par rapport à toutes celles (10) présentes dans un rayon de 15 km autour de la commune, l’attente des villageois pour ce type de projet (ou pour un autre), Mr le Maire est resté très évasif. Pour lui :

Le financement est réglé par les subventions acquises et promises et le reste à charge pour la commune serait largement supportable : ce qui est oublier que les subventions sont elles aussi payées par les contribuables européens, français, occitans, aveyronnais, larzaçiens et de la commune. Contribuables, vos impôts ne vont pas baisser de sitôt !

Les gens de la commune viendront (pour faire quoi ? Mystère), la salle se remplira de mariages et de quines ???

Il faut noter que la grande majorité des habitants présents s’est exprimée pour condamner ce projet et son montage confidentiel.

Il faut aussi préciser que cette salle sera construite au pied du seul monument remarquable du village (Tour et Logis des Hospitaliers) inscrit aux Monuments historiques et que cette tour en cours de rénovation, accueille déjà des expositions de peintures, de photos, d’artisanat local, des ravitaillements de diverses manifestations sportives qui se déroulent sur le causse, des concerts (avec une excellente acoustique), des conférences…. Toutes ces activités utilisent entre autres respectivement trois salles de 60, 90 et 200 m2.

Nous précisons aussi cinq points complémentaires à la suite d’une réunion avec Monsieur le sous-préfet de Millau :

Comment un permis de construire devant habituellement être respecté a pu être validé par l’Architecte des Bâtiments de France à moins de 500 m vis-à-vis d’un bâtiment inscrit en l’occurrence la tour Hospitalière du village ?

Comment les pouvoirs publics et les collectivités locales ont-ils pu accorder des subventions sans réaliser préalablement un audit sur place pour s’assurer du bien-fondé de cette construction ?

À propos de culture, pourquoi des fouilles préalables n’ont-elles pas été diligentées par la Direction Régionale des Affaires Culturelles sachant la proximité de la tour Hospitalière du Moyen Âge qui était occupée aux 12e et 13e siècles ?

Contrairement à ce qu’affirme monsieur le maire dans un article du Progrès Saint-Affricain, la commune est loin de compter 100 habitants : nous sommes moins de 80 habitants qui logent régulièrement sur le village !

Sur le permis de construire, la salle principale de 152 m2 est donnée pour 462 personnes ! La partie réservée aux chasseurs, cinq personnes à priori concernées sur le village, d’une surface de 40 m2 pour un investissement d’environ 100 000 EUR !

Pourquoi ne pas se mettre autour d’une table et proposer un projet commun nettement moins coûteux et avec un autre cachet qui le différencierait des autres salles périphériques ?

Le développement rural mené par les élus locaux passe-t-il vraiment par ce genre d’investissement et de dépenses somptueuses ?

Monsieur le Maire pense attirer des habitants grâce à la construction de cette salle. Mais ce qui attire les habitants, ce sont plutôt les commerces, les écoles, les facilités de déplacements, l’accès à Internet, les paysages et le calme.

Pourquoi aussi ne pas répertorier les maisons vides actuellement ou dans un futur proche, vu la moyenne d’âge des habitants et convaincre leurs propriétaires de vendre pour pouvoir attirer des jeunes avec de nouveaux projets.

Les habitants actuels préfèreraient sûrement pouvoir finir leurs jours au Viala : pourquoi ne pas transformer ce futur local en une maison afin d’installer une famille d’accueil pour personnes âgées qui pourrait à la fois répondre à l’établissement d’une famille, à la création d’emplois et au bien-être de la population vieillissante ?

Mesdames et Messieurs les élus financeurs, HONTE à vous tous qui, sans contrôle et étude préalables des projets sur le terrain et sans connaître les besoins réels des habitants, accordez des subventions exorbitantes pour satisfaire les ego et la mégalomanie de certains maires de petites communes. Les restes à charge imposés pour pouvoir bénéficier de ces subventions donc de l’argent public mettent certaines d’entre elles dans des situations financières catastrophiques. À qui le tour ?

Mesdames et Messieurs les électeurs des petites communes, ne regardez pas votre intérêt particulier, mais au moment de mettre un bulletin dans l’urne pensez à l’intérêt collectif.

Collectif des habitants du Viala du Pas-de-Jaux

Qui sont les Francs-Maçons ? Archive vidéo de l’INA de 1975

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« Les Dossiers de l’écran » sur Antenne 2, le 16/12/1975

Documentaire sur la franc-maçonnerie révélant quelques uns des mystères qui entourent les francs maçons et leurs rites. Retour sur l’histoire de la franc-maçonnerie en France, recueil de témoignages de personnes au hasard dans la rue et de francs-maçons sur leur engagement et leur pratique.

Images d’archive INA Institut National de l’Audiovisuel http://www.ina.fr

Bien que sur la liste des émissions de la saison 9 (1975-1976) de « Les Dossiers de l’écran », émission de télévision française créée par Armand Jammot et diffusée à partir du 6 avril 1967 sur la deuxième chaîne de l’ORTF, puis sur Antenne 2, jusqu’au 6 août 1991, figure toujours « Les francs-maçons à visage découvert », documentaire de Ado Kyrou, en vérité celle-ci a été remplacée par la diffusion de « Tintin et les oranges bleues », un film d’aventures franco-espagnol de Philippe Condroyer… même si Jacques Bergier (1912-1978) en a été le conseil scientifique !

Jacques Bergier connu surtout pour sa promotion, en France, du paranormal et de théories pseudo-scientifiques, notamment par le biais de son livre « Le Matin des magiciens », écrit en collaboration avec l’écrivain et journaliste Louis Pauwels (1920-1997).