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Le diable dans les cathédrales

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Une interview vidéo de Jean-François Blondel

La cathédrale. Le temple du Christ donnerai-il asile à Satan et à toutes ses cohortes de démons ? C’set ce qu’illustrent la statuaire et les vitraux de nos édifices chrétiens. C’est aussi ce que nous retrouvons dans les légendes de l’imaginaire populaire montrant le DIABLE qui intervient lors de la construction des ouvrages religieux.

Le bestiaire fantastique, composé de dragons, serpents, gargouilles et chimères,  était-il la vision des imagiers médiévaux ? Ces animaux auraient-ils pu représenter un langage symbolique  voire ésotérique des bâtisseurs ?

En réalité qu’est-ce que le DIABLE : une création biblique ? Un vecteur de la connaissance ? Cet ouvrage soulève autant d’interrogations qu’il nous enrichit du savoir historique de son auteur.

L’AUTEUR

JEAN-FRAN9OIS BLONDEL est un historien de l’art, Il est aussi conférencier et spécialiste du Moyen-Age.

Il a écrit une vingtaine d’ouvrages dont :

  • Le Moyen-Age des cathédrales – Trajectoire 2007
  • Le guide des grands sites sacrés en France – Trajectoire 2010
  • Le symbolisme de la pierre à travers l’histoire de la bible – 2015 – Trajectoire
  • Les outils et leurs symboles (- Jean Cyrille godefroy – 2016
  • La Franc-Maçonnerie et le Christ – 2017  Trajectoire
  • La vigne et le vin sacrés symboles – Oxus 2020

Le risque de la spiritualité au GODF

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Un jour, j’ai reçu une invitation pour découvrir ce qu’était la franc-maçonnerie. C’était ma première rencontre avec une loge de Francs-maçons ; une tenue blanche ouverte. Cette rencontre fut le commencement d’un engagement fort, si fort qu’il ne manqua pas de changer non seulement ma vie, mais ma vision de moi-même dans mon corps, dans mon âme, et dans mon esprit.

Lorsque, peu après je déposai ma candidature, je n’avais alors aucune idée de ce qu’était un « Rite » particulier ; et encore moins d’une différence entre les différentes obédiences. Je savais seulement que je recherchais quelque chose depuis tant de temps, sans savoir ni comment ni pourquoi. J’étais dans l’ombre et je désirais la lumière. Cette famille, je l’ai bien choisie ; ma déception aurait été si grande si j’étais allé ailleurs, j’en suis convaincu. Une sœur m’a dit, pas plus tard que ce matin que « rien n’arrive par hasard » ; et plus j’avance, plus mon scepticisme laisse place à l’acceptation de toutes ces potentialités inconnues. C’est une ouverture ; plus encore, un lâcher prise.

J’ai donc atterri au sein d’une loge très focalisée sur sa portée initiatique – ce qui veut dire, symbolique et parfois philosophique. Certains de ses illustres frères, portés par leurs connaissances et leur parcours initiatique soutiennent la loge. Je me suis nourri de leurs idées, qui de toute évidence commençaient à m’aider à percer le secret de ce mystère dont je soupçonnais l’existence, mais que je n’ai jamais su approcher: le mystère le l’Être, de notre origine et de notre destinée.

Et pourtant, comment peut-on être au GODF et dans un rite « chrétien primitif  »? C’est une vraie question ; ou peut-être, un superficiel paradoxe qui est parfois accompagné de noms d’oiseaux. Mais je les mérite, car j’ai parfois été dur avec ma propre obédience, beaucoup trop obnubilée, pour moi par de vils sujets purement politiques (et donc, très éloigné de la sagesse et de ces tentatives de dépassement de l’égo que je trouve au sein de mes pratiques maçonniques).

Et pourtant, chaque obédience possède ses caractéristiques et chaque loge au sein de chaque obédience sa propre personnalité. Et si j’aime être au GODF, c’est par l’incroyable latitude qui nous est laissée pour pratiquer notre rite selon notre histoire. Si le GODF peut être décrit en un mot, c’est « liberté » – cette liberté d’être ce que nous sommes, avec un chemin qui nous est propres. Au lieu de diviser, le GODF a choisi de rassembler le blanc et le noir.

Masons, Brotherhood, Symbol, Brothers
Pixabay

Faire vivre ce blanc et ce noir nécessite d’accepter le contraire de ce que l’on est soi-même. C’est un grand défi, et j’accepte de ne pas encore être à sa hauteur ; j’ai toujours les yeux qui se lèvent au ciel quand j’entends une planche sur le sort des immigrés, ou encore sur la laïcité (ayez pitié de moi, je vous en prie !)

Mais j’imagine que tous ces frères et sœurs pour qui ces sujets (et bien d’autres) sont profondément maçonniques doivent ressentir le même dégout pour nos sujets Bibliques. Willermoz, en créant le Rite Écossais Rectifié, modifie la maçonnerie Andersonienne pour y déposer une doctrine gnostique, qui se retrouve à tous les grades bleus et qui est, à ce titre assez différent des autres rites. Pour certains, cela doit être un sacrilège…

Car au fond, qu’est-ce qu’est la maçonnerie ? Le Grand Maître de la maçonnerie « régulière » d’Australie n’hésite pas, en 2012 à condamner toute recherche ésotérique comme contraire à toute aspiration maçonnique – et avec elle, l’alchimie, les rose-croix, et bien d’autres sujets que beaucoup en France considèreraient comme ayant une portée initiatique.

Ainsi, nous devons admettre que la maçonnerie n’existe que dans nos cœurs, et que si nous croyons tous en avoir la propriété exclusive, c’est parce qu’elle nous est si chère et si tendre. Nous en sommes amoureux fous, et l’amour fou rend aveugle. Il déchaîne les passions, nous fait oublier pourquoi nous nous tendons tous les uns et les autres la main pour une chaîne d’union.

Je ne sais trop pourquoi le GODF admet en son sein, lui qui est composé à plus de 80% de loges au Rite Français, dont l’écrasante majorité sont sociétales, d’autres rites si christiques, mais je le remercie de nous avoir offert une maison où il fait bon vivre. Je suspecte que cela ait à voir avec la course aux chiffres… Mais j’ai promis d’être sympa pour une fois, alors je m’arrêterai là.

Aussi longtemps qu’il voudra bien de moi, je voudrai bien de lui – à condition qu’il puisse continuer à entendre mes quelques plaintes occasionnelles… Et je pourrai entendre les siennes à mon encontre, et nous nous retrouverons pour une chaîne d’union où tout sera pardonné.

Franc-Maçonnerie à La Réunion : Marie-Claude Batier, Grand Maître de la GLIFF, présente pour une cérémonie

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De notre confrère de la réunion linfo.re

La Franc-Maçonnerie était à l’honneur ce samedi 13 novembre. Une cérémonie particulière s’est tenue hier en plein air et sous le ciel à proximité du Maïdo. Marie-Claude Batier, Grand Maître de la Grande Loge Initiatique Féminine Francophone était présente sur le plateau d’Antenne Réunion pour en parler.

TURQUIE : Franc-maçonnerie et kémalisme

De notre confrère turc yeniasya.com.tr – Par M. Latif SALİHOGLU

Il y a 86 ans : 9 novembre 1935

L’Union maçonnique turque a publié une déclaration le 9 novembre 1935. Dans cette déclaration, il a été annoncé par voie de presse et de diffusion que les activités de la société maçonnique étaient terminées et que ses actifs étaient reversés aux centres communautaires.

Pendant des années, les nationalistes-turcs kémalistes* ont examiné cette situation comme suit :

« Mustafa Kemal est contre la franc-maçonnerie. Pour cette raison, ils ont fermé leurs organisations et mis fin à leurs activités. »

Cependant, la situation réelle n’est pas du tout comme ça. En fait, au contraire. Car, les buts et les activités des Maçons ont été placés sur l’épine dorsale de « l’État officiel », surtout à partir de cette date, et leur chemin a été défriché.

Said Nursi, qui mentionnait la franc-maçonnerie avec les termes « communisme, hérésie, irréligion » ou « ennemis secrets de la religion » dans ses œuvres, était enfermé dans le donjon d’ Eskişeh et condamné à la peine de mort.

Cependant, dans le Traité du Cinquième Rayon, qu’il a écrit en 1908, au même endroit où sont mentionnés les Maçons, il mentionne spécifiquement que le Comité Sufyani Antéchrist « a trompé les comités des Maçons et a obtenu leur soutien ».

Autrement dit, dans cet événement, il y a accord, coopération, voire solidarité totale au sens de « prends ma rose-donne ma rose ». 

Voici une partie de cette mention dans le Cinquième Rayon, dans laquelle les « Narrations Ahirzaman » , dont la plupart sont des mutashabih, sont interprétées :

ÉMISSION DEUXIÈME

Les deux Dajjals sont assistés par le comité secret des juifs (le comité sabbatéen de Thessalonique), qui se venge violemment contre l’islam et le christianisme, et l’aide d’un autre comité redoutable sous le voile des libertés des femmes (la liberté de choisir et d’être choisi pour les femmes) ; en fait, depuis que le Dajjal islamique a trompé les comités des francs-maçons (l’Union maçonnique turque) et a gagné leur soutien, on pense qu’il s’agit d’une puissance terrible.

Les kémalistes, qui ne connaissent pas de limites dans leur fanatisme autant qu’ils sont ignorants du sujet, attribuent la fermeture des organisations maçonniques à cette époque à la perspicacité du gouvernement et considèrent cela comme un exploit de la politique du parti unique. D’une certaine manière, ils veulent dire :  » O gens ! Regardez, voyez, entendez : la direction et le personnel fondateur du Parti populaire sont contre la franc-maçonnerie. C’est pourquoi ils ont fermé leurs organisations sans aucune hésitation. »

Cependant, la réalité est contraire à de tels discours, parce que le gouvernement de l’époque était entièrement sous le commandement et l’influence des maçons et était prêt à servir leurs idéaux.

En fait, la plupart des ministres et députés du gouvernement à parti unique, dont le ministre de l’Intérieur, Şükrü Kaya, étaient soit des francs-maçons, soit intimement liés à eux.

Lorsque nous regardons l’histoire de la franc-maçonnerie en Turquie, nous trouvons les informations suivantes concernant cette période dans les sources officielles des maçons :

* Mustafa Kemal a une réunion avec le ministre de l’Intérieur Şükrü Kaya. Il lui dit que les maçons devraient aller expliquer la situation générale à leurs dirigeants et qu’ils devraient dissoudre leurs organisations de leur propre gré, sans avoir besoin d’aucune loi.

Sur ce, une déclaration signée par les membres de l’Association des Francs-Maçons est publiée par l’Agence Anadolu comme suit : « Elle a été remise à notre Agence avec des signatures de responsables et notoires. La Société maçonnique turque, tenant compte de l’évolution sociale de notre pays et de ses énormes progrès croissant de jour en jour, et en observant la bonté découlant de l’application des principes démocratiques et laïcs prévalant dans la République de Turquie, de mettre fin à ses activités sans aucune loi à cet égard, et de travailler avec tous ses biens pour le développement social et culturel. Il a trouvé commode de faire un don aux Maisons du Peuple.

Le ministre Şükrü Kaya a également fait la déclaration suivante au nom du gouvernement : « Les maçons turcs, voyant que leurs idéaux étaient inclus dans le programme principal du gouvernement, ont dissous leurs propres organisations. Le gouvernement n’a fait aucune tentative ni eu une aucune implication dans cette affaire. (Voir : Journaux du 10 novembre 1935 ; aussi mason.org.tr)

A la lumière de ces informations, on comprend bien pourquoi et dans quel but la Loge maçonnique a été fermée à cette époque.

En bref : le gouvernement de l’époque entreprend toutes les activités que les maçons veulent accomplir et affiche une attitude qui inclut et même surpasse la franc-maçonnerie, comme pour dire : Cet honneur m’appartient.

* Kemal Atatürk, communément appelé Mustafa Kemal Atatürk ou parfois simplement Mustafa Kemal, né en 1881 à Salonique et mort le 10 novembre 1938 à Istanbul, est un homme d’État turc. Il est le fondateur et premier président de la république de Turquie de 1923 à 1938

BRESIL : Une épée rare est volée dans une loge maçonnique à Ceará…

De notre confrère brésilien noticias.uol.com.br

Une réplique d’une épée Templières a été volée à une organisation maçonnique à Crato, Ceará.

L’objet rare a été offert à l’établissement par une institution de Rio de Janeiro, avec seulement deux autres épées similaires dans l’État. Le vol a eu lieu dans la nuit de vendredi 5. Les responsables n’ont constaté le vol de l’objet que samedi 6, selon les informations de la police civile du Ceará.

Le suspect du vol, a été filmé par des caméras de sécurité et a déjà été identifié. Il fait l’objet d’intenses recherche par les autorités.

Les images des caméras installées devant le Temple, retransmises par TV Verdes Mares, montrent l’arrivée du suspect, qui saute par-dessus un mur et commence à fouiller à l’intérieur du Temple avec un sac à la main, qui peu après, est jeté en direction de la rue. Ensuite, quelques secondes plus tard, il quitte également l’endroit et prend la fuite.

Malgré la confirmation de la demande pour la réplique, le Secrétariat de la sécurité publique et de la défense sociale de l’État du Ceará (SSPDS) n’a pas indiqué dans la note à UOL quelle était la valeur de l’épée. Dans un communiqué, l’agence a demandé que d’éventuels témoins aident la police à travailler en adressant les plaintes au standard.

USA : Miami : Le gala de la Franc-Maçonnerie francophone se déroule dans quelques jours

De notre confrère courrierdesameriques.com

L’association « Fraternité Universelle de Floride » affiliée à la Grande Loge Traditionnelle de France, première loge francophone maçonnique de Floride informe que son gala d’anniversaire se tiendra le 17 Novembre à 20h à Villa Azur à Miami.

« Nous serons de nombreux frères avec nos épouses et nombreux sympathisants à y participer. N’hésitez pas à nous rejoindre pour cette soirée festive inoubliable, comme chaque année. Notre leitmotiv est Tolérance Travail et Transmission avec l’espoir d’améliorer un tout petit peu notre société. » Le responsable pour les USA est Christian Guerin. Pour réservations et infos floridafm17@gmail.com

Photo du gala qui s'était déroulé en 2017
Photo du gala qui s’était déroulé en 2017
Gala franc-maçon à MIami

Le Grand Maître du GODF au micro de France Culture (17mn)

Le 7 novembre dernier, Georges Sérignac le Grand Maître du GODF était au micro de France Culture pour évoquer le convent 2021 de Montpellier.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour accéder au streaming

Ni lire, ni écrire. Vers un illettrisme global ?

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Les militants de tout bord souhaitent imposer leur cause par la force. Ils disposent pour ce faire d’un outil: l’écriture inclusive. Cet artifice vise à imposer la vision et les règles d’une minorité agissante au nom de causes proclamées justes par leurs militants.

En joueur de Scrabble et enfant d’enseignant devenu intégriste de la grammaire et de l’orthographe, j’ai approfondi mes réflexions sur l’écriture inclusive que je vois un peu trop dans des courriers officiels et des ouvrages récents. Pour les chanceux qui ne la connaissent pas encore, l’écriture inclusive est un artifice de langage consistant à faire apparaître simultanément les genres féminin et masculin des noms communs, adjectifs et pronoms. Ainsi, pour parler des Francs-maçons, on doit écrire Franc-maçon.ne. L’idée est de faire apparaître le féminin, considéré comme invisible par les militants divers et variés. Bien que rendant les textes illisibles, cet artifice est très à la mode dans les documents officiels. Ca fait défenseur des minorités opprimées (j’ignorais que les femmes étaient en minorité, mais bon, que suis-je pour me faire un avis par moi-même?). L’utilisation de l’écriture inclusive va avec l’apparition de militants plus radicaux, défenseurs des minorités, avides de justice mais surtout d’auto-promotion sur les réseaux sociaux.
Fort justement, à l’occasion d’un billet sur les réseaux sociaux, un linguiste membre de l’Observatoire du Décolonialisme alertait sur un danger subtil et profond de l’écriture inclusive.

Avant d’aller plus loin, il faut d’abord comprendre le rôle de l’administration, qui est d’éditer des normes et de les faire respecter dans le cadre juridique de la loi. De facto, le langage administratif doit être univoque et conceptuel, car il engage la responsabilité juridique de l’administration. C’est ainsi qu’on a ce jargon, qui est une source intarissable de gags (surtout dans l’Education Nationale). On se souvient du « référentiel bondissant » pour un ballon, ou du « milieu aquatique fermé » pour une piscine… A cause de ce principe de responsabilité, les fonctionnaires doivent être très prudents dans leurs écrits, la responsabilité juridique de l’Administration étant engagée au moindre courriel…
A l’instar du langage juridique, le langage administratif est donc un langage normé et univoque.

Venons-en maintenant à l’écriture inclusive. Il faut comprendre que l’écriture inclusive n’est tout simplement pas un langage normé.

Il s’agit d’un usage, sans norme réelle ni code ni règle, comme l’inclusion revendiquée par les militants. D’ailleurs, l’Académie Française n’inclut cet usage ni dans les règles de grammaire, ni dans le dictionnaire. On serait plutôt proche d’un langage codé communautaire, à l’instar de l’argot des voleurs, du louchébem des bouchers parisiens, du javanais, ou du langage SMS. Or, on ne peut concevoir un écrit administratif écrit en louchébem, sauf au théâtre… A ce propos, l’humoriste et Franc-maçon Pierre Dac avait réécrit les rituels du Rite Ecossais Ancien et Accepté en argot des voleurs. Il est question de cabane pour la Loge, de Frangin taulier pour le Vénérable, de Mec des Mecs pour le Grand Architecte de l’Univers, de larfeuille de la Vioque pour le tronc de la Veuve, etc. Mais même le texte de Pierre Dac garde cet aspect normé et univoque.

Si j’en reviens à mon problème d’écriture inclusive, on peut considérer qu’il s’agit d’un argot. Moins poétique que celui de Frédéric Dard, mais argot quand même. Ou, comme les règles de l’écriture inclusive ne sont pas écrites ou codifiées, d’un dialecte. Imagine-t-on un document administratif écrit en arguche ou en alsacieni ? Que peut-on dire de sa validité administrative ?
De manière plus caricaturale, sommes-nous en train de faire comme en Allemagne, où tout le monde parle allemand, mais chacun le sienii ?

La langue administrative est normée et univoque, car issue du droit. Si chacun se sent fondé à changer la langue officielle et juridique au nom de telle ou telle cause ou de l’application de ce qu’il croit être son droit, le risque est de générer des monceaux de documents, sans réelle validité, puisque leur langue n’est pas la langue officielle. Sans compter la perte du sens des mots (ce qui est une horreur pour le Franc-maçon que je suis) et la prédominance de règles individuelles sur les règles communes.

Or, que se passe-t-il si l’engagement individuel ou l’idéologie associée prédominent sur la langue et l‘usage communs ? Ce peut être ravageur, surtout dans l’enseignement ou la formation ! Imaginez un prof d’histoire-géo platiste refusant d’enseigner la géographie au nom de son droit et de ses convictions ou un prof de SVT anti-IVG refusant d’enseigner l’éducation sexuelle et la contraception au nom de ses convictions et croyances, ou des militants du développement durable expliquer en formation que l’informatique est moins polluante que l’usage de la voiture… Même principe : refus de la règle commune au profit de croyances ou d’usages militants, et transmission d’idées fausses au service d’une vision d’un ordre du monde mensonger.

On en revient à ce danger : imposition d’une croyance ou d’une règle d’exception d’une minorité sur le droit et les règles communes, relatives à la majorité. Toujours ce bon vieux prêtre ascétique Nietzschéen…

Un Franc-maçon se doit de toujours chercher l’esprit derrière la lettre et de ne pas se payer de mots. Je perçois donc derrière cet artifice chaotique de plus sombres desseins. Le danger que je vois, c’est donc ce refus des règles communes (Meus meumque jus…) au nom de l’affirmation d’une individualité que l’on prend pour une liberté. La même que la liberté de fumer que prennent les fumeurs dans un espace non fumeur…

Les tenants de l’écriture inclusive véhiculent l’idée que les règles de grammaire et d’orthographe, on s’en fout, que l’intelligibilité et l’univocité du texte juridique ou administratif, on s’en tamponne le coquillard, et que le respect de l’usager est désormais secondaire. Seule doit compter la cause, qui est forcément juste.

La langue française, par la rigueur de ses règles et la richesse de son vocabulaire est la langue idéale du droit et de la diplomatie. D’ailleurs, les constitutionnalistes français sont souvent sollicités à l’étranger pour rédiger des constitutions. A ce titre, le travail de sape de la langue par les démagogues inclusifs et autres militants woke est une véritable catastrophe puisque nous perdons notre langue ou la rendons inintelligible. Une véritable démarche orwellienne…

Et pendant que nous glosons sur l’écriture inclusive, une femme reste payée 30 % de moins qu’un homme à travail égal. Mais ça, visiblement, ça dépasse les militant.e.s divers.e.s et varié.e.s.

Je vous embrasse.

iContrairement au provençal, qui est une langue parlée et écrite, disposant d’une grammaire, l’alsacien est un dialecte, parlé sans règles codifiées.

iiSituation vécue : l’allemand officiel est celui parlé sur Arte, le Hochdeutsch parlé principalement à Hanovre et enseigné à l’étranger. Mais il existe des multitudes de dialectes et de variétés régionales, qui rendent les conversations rapidement inintelligibles : le Ruhrdeustch, le bavarois etc.

Pour réfléchir en maçon – Le Revenu Universel Inconditionnel

Commission Nationale pour l’étude du Revenu Universel Inconditionnel G.O.D.F.

Conform édition, 2021, 208 pages, 15 € (port compris)

Le Revenu Universel Inconditionnel (RUI) est, depuis quelques années, devenu un sujet de réflexion transversale. De nombreux acteurs intellectuels politiques et associatifs de la société s’en emparent.

Les Francs-Maçons du Grand Orient de France travaillent depuis plusieurs années sur cette question qu’ils considèrent comme essentielle.

Ce livre présente les travaux les plus récents de la Commission Nationale d’Études sur le Revenu Universel Inconditionnel (CNERUI) du Grand Orient de France. Le président André Fetet en signe l’avant-propos.

L’introduction s’achève sur le constat que je suis le Rui appliqué à l’Europe permettez à chaque individu de se sentir davantage citoyens européens c’est en construisant ce modèle que nous pourrons espérer donner à ce projet sa dimension universelle.

Le sommaire :

Préface

Avant-propos du Président

Introduction

Le Revenu Universel : une idée qui vient de loin

– Éthique et fondements philosophiques

– Fondements philosophiques du revenu universel inconditionnel ?

– Le RUI quels objectifs ?

1/ Les fondamentaux :

Deux conceptions différentes du RUI :

– Qu’est-ce qu’un RUI dans une optique néolibérale et qu’est-ce qu’un RUI dans une vision progressiste ?

– Comment le revenu universel inconditionnel contribue-t-il à l’amélioration matérielle et morale de l’humanité ?

– Le RUI serait-il une aide pour exister ou un droit parce que l’on existe ?

– RUI, pourquoi « revenu » ?

– RUI, pourquoi « universel ? »

– RUI, pourquoi « Inconditionnel » ?

– Face à la progression des injustices sociales, des inégalités et de la destruction de l’environnement (disruption),

– le RUI peut-il être un levier pour construire une société différente (meilleure et plus éclairée) ?

– RUI et justice sociale ?

– Comment réduire, voire sortir de l’injustice sociale ?

– Le RUI peut-il se substituer aux aides sociales ?

– Pourquoi le revenu universel inconditionnel est-il nécessaire aujourd’hui ?

– Qui pourra prétendre au RUI, les plus riches comme les plus pauvres ?

– Comment justifier l’attribution d’un RUI sans contrepartie ?

– La liberté inconditionnelle portée par le RUI renforcerait-elle les comportements individualistes en opposition avec le besoin de faire société ?

2/ Les questions posées par le RUI

Sur son approche :

– Quels sont les principaux arguments développés par les opposants au RUI ?

– Faut-il instaurer le RUI progressivement ou d’emblée ?

– Les premières expérimentations ou celles en cours permettent-elles une analyse encourageante vers sa possible instauration ?

Sur le RUI et le travail :

– D’où vient la notion de « valeur » accolée au travail ?

– Le RUI est-il un encouragement à la paresse et pourquoi travailler si l’on bénéficie du RUI ?

– Le travail est-il essentiel à l’émancipation de la personne humaine ?

– Comment concevoir la redistribution du temps de travail avec le RUI ?

– Le RUI aura-t-il un effet délétère sur la recherche d’un emploi ?

– Peut-on passer, grâce au RUI, d’un travail de subsistance contraint par la nécessité à un travail choisi, gratifiant, utile pour la société ?

– Le RUI risque-t-il de tirer les salaires vers le bas ?

Sur la transition écologique et sociétale :

– Le RUI peut-il être un des outils aidant à mettre en place des actions de lutte favorisant la transition écologique

– Faut-il conditionner l’attribution du RUI aux actions de la préservation de l’environnement ?

– Le financement du RUI ne nous impose-t-il pas une croissance productiviste contraire à l’urgence climatique ?

– Le RUI favoriserait-il la création, l’initiative et le développement local ?

– L’évolution de notre société est-elle suffisante pour imaginer que chacun puisse travailler sans y être obligé ?

– La robotisation et l’économie informationnelle détruisent-elles les emplois ?

– Le RUI est-il une réponse efficace pour lutter contre les inégalités et la pauvreté ?

– Le RUI est-il l’outil permettant de lutter contre la précarisation et l’exclusion due à la pauvreté ?

– Comment imaginer le RUI sans avoir remis en cause notre modèle de croissance, comment éviter d’alimenter une surconsommation et une accumulation de bien, comment progresser dans une économie raisonnable ?

– Le RUI peut-il être un facteur de protection de la planète ?

– Le RUI est-il une aide sociale au sens où nous l’entendons actuellement ?

RUI et décroissance :

– Jean Baptiste Mylando

– Sophie Swaton

Sur le financement :

– Quelles seraient les sources de financement d’un RUI : fiscalité, création monétaire, services gratuits, monnaie locale, combinaison de plusieurs sources ?

– Pourquoi et dans quelles conditions le RUI devrait-il être constitué d’une monnaie fondante et fléchée ?

– Le RUI doit-il s’adapter à des besoins particuliers, par exemple pour les plus jeunes, une part disponible et une part capitalisée comme aide à l’entrée dans la vie active ?

– Le RUI impose-t-il une réforme fiscale pour trouver le financement ?

– Le RUI doit-il être imposable ?

– Une taxation des transactions financières pourrait-elle être une possible source de financement pour le RUI ?

– La BCE peut-elle refinancer le Revenu Universel Inconditionnel ?

Sur l’universalité :

– Quid du RUI confronté à la réalité migratoire ?

– Texte Stanislas Jourdan

3/ Définition d’un nouveau droit

– Le RUI outil d’un nouveau droit ?

– Le RUI est-il une allocation pour les plus démunis ou un droit universel ?

– Le RUI permet-il une simplification des aides sociales pour éviter les trous dans la raquette et préserver la volonté de solidarité dans un principe d’universalité ?

– Dans le modèle actuel, sans issue, le RUI est-il l’outil pacifique permettant la transition vers un autre avenir ?

– Le RUI nécessiterait une définition des communs et obligerait à repenser la propriété. De ce fait, imposerait-il de penser un projet soucieux de l’humanité dans un monde fini ?

Pour Conclure :

– Gaël Giraud

– Nicolas Dufrêne

Annexes :

– Détruire la misère – Victor Hugo

– Travail pour tous où Revenu universel – Denis Maillard

– Fiche de lecture « Le revenu de base inconditionnel »

– Personnalités invitées aux travaux de la CNERUI

Conseils de lecture pour aller plus loin

Le colloque du 3 juillet 2021 (3:05:12)sur la chaîne YouTube GODF https://youtu.be/uaG6zXkbDVk

Disponible sur https://www.conform-edit.com/nouveautes-livres-maconniques/revues-maconniques/revenu-universel-detail.html

17 novembre 2021 : « Dédicaces sous L’acacia », à Pisan

À partir de 17h17, au sein de la Maison des Maçons, SCRIBE, la librairie de la GLNF, vous invite aux « Dédicaces sous L’acacia » à l’occasion de la parution des ouvrages de :

Alessandro Sbordoni/Jean-Luc Leguay « La liberté comme méthode – L’initiation maçonnique dans ses relations avec les pratiques du quotidien » ;

Jean-François Blondel « Le Diable dans les cathédrales – Le démon y aurait-il sa place ? »

Éditions Dervy

Tous deux publiés aux éditions Dervy, une marque du groupe Guy Trédaniel.

SCRIBE reprend ses traditionnelles dédicaces, le mercredi 17 novembre prochain à partir de 17h17, après presque deux années d’inactivité en raison du respect des restrictions sanitaires.

Dédicaces sous L’acacia

Infos pratiques :

De 17h17 à 19h – Hall d’accueil ; Maison des Maçons

Grande Loge Nationale Française

12, rue Christine de Pisan – 75017 PARIS

Pass sanitaire obligatoire