L’Institut d’Études et de Recherches Maçonniques (IDERM) organise samedi 26 juin en partenariat avec le laboratoire HisTEME (Université de Caen Normandie) un colloque dont le thème est :
« De l’Atlantique à la mer de Chine, la franc-maçonnerie et les colonies (XVIIIe – XXe siècles) »
Date limite d’inscription jeudi 24 juin 2021. Un lien Zoom sera transmis.
Le programme, en matinée :
– 9h00-9h30 : accueil et ouverture par Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France et Éric Saunier, directeur de l’IDERM
9h30 : Cécile Révauger, professeure émérite à l’université de Bordeaux Montaigne : la loge Albion de la Barbade au cœur d’une société esclavagiste en mutation (1740-1834)
9h55 : Chloé Duflo, professeure d’histoire-géographie, Prix Ligou du Grand Collège des Rites : l’originalité des loges de campagne en Guadeloupe à l’heure des révolutions
–10h20-10h45 : Discussions
10h50 : Simon Deschamps, maître de conférences à l’université de Toulouse : les relations interobédientielles entre Madras et Pondichéry à la fin du XVIIIe siècle
11h15 : Éric Saunier, maître de conférences en histoire moderne à Normandie université : les loges du Grand Orient de France dans les Caraïbes, de la puissance au déclin (1738-1900)
-11h 40 : Discussions
Le programme, l’après-midi :
14h00 : Brinda Venkaya Reichert, docteure en études anglophones de l’université de Bordeaux Montaigne :
La presse coloniale et la franc-maçonnerie au XIXe siècle : l’exemple de l’île Maurice
14h25 : Patrice Morlat, docteur en histoire de l’université de Paris Diderot : le Grand Orient de France et l’expansion coloniale : acteurs et institutions (1870-1940)
-14h50 : Pause-Discussions
15h20 : Jean-Luc Le Bras, agrégé de géographie : le développement de franc-maçonnerie à Madagascar (1890-1941)
15h45 : Emmanuel Jourda, docteur en Science Politique (EHESS/CECMC) : la double problématique des « francs-maçons chinois » dans la mer de Chine méridionale du XIXe siècle, essai d’historicisation
Pour faire une plancha succulente, dorée comme une pilule à avaler tout rond et cuite à point pour être crue, avec applaudissement des paupières assuré puisqu’on aura la bouche pleine, nous vous conseillons de suivre pas-à-pas cette recette qui a fait le succès du Restaurant étoilé de l’Art Royal et qui réjouira le palais délicat des Vénérables, Très Vénérables et autres Super Supérieurs Illustres et Génies connus et inconnus, du Cordon, du Sautoir et de la Serviette autour du cou.
Préparation :
1. Prenez sur internet un ingrédient éprouvé, « Le Wikipédia dubitans », plante aromatique que vous pouvez mettre sans modération à toutes les sauces en assaisonnant abondamment votre préparation de copier-coller. C’est vite fait et très gratifiant. Pour la liaison, le chef recommande un petit délayage de mots. N’oubliez pas d’y ajouter votre grain de sel.
2. Disposez aussi en cercle autour de vous « Le Mainguy du futur », « Le Boucher du passé », « Le Bayard oublié », « Le Gabut méconnu ». Ils vous permettront de ne pas surprendre votre auditoire puisque chacun les connaît. Rappelez-vous que, sur les colonnes, les Éveillés ne doivent surtout pas être réveillés de leur songe prémonitoire situé dans la poche intérieure du tablier à pendilles. Prudence ! Votre avenir est entre leurs mains.
3. Ayez toujours sous la main le « Dictionnaire des Symboles » de Chevalier et Gheerbrant. Vous pourrez ainsi vous référer à des civilisations orientales complètement inconnues. Ça ne sert à rien, d’accord, mais ça en jette !
4. Ouvrez à présent une page Word ou équivalent. Considérez-la comme l’Œuvre au blanc. Même si vous ne connaissez pas le B.-A. BA de l’alchimie, apprenez que l’Œuvre au rouge, celle de la honte, n’existe pas en Maçonnerie. Toute honte est bue, et largement, aux agapes. Quant à l’Œuvre au noir, elle n’est pas au début, mais à la fin, quand on est cuit.
5. Toujours commencer sa plancha par des considérations étymologiques. Citez le latin, le grec ou le sanscrit est essentiel pour paraître cultivé, surtout si on n’a aucune idée de ces langues. D’ailleurs, si elles sont mortes, il y a bien une raison. Que tout le monde s’en moque n’a aucune importance, s’y référer montre un bel attachement à la Tradition. Conseil du Chef : affichez de la modestie.
6. À propos de Tradition, évitez de vous référer à René Guénon : c’est un mets périmé, même si ce n’est pas écrit dessus. Son erreur a été d’affirmer que son prénom signifiait qu’il était re-né avec l’initiation, alors qu’il n’a jamais donné la signification de son nom. Guénon de nom ! Impardonnable !
7. N’oubliez pas de bien annoncer dans votre introduction ce que vous devriez dire par la suite. J’ai bien dit « devriez », car, une fois annoncé, vous pourrez dire tout autre chose en affirmant le contraire. Dans le vaste champ de l’analogie, révérée par les Maçons toutes Obédiences confondues, c’est ce qu’on appelle l’analogie digressive, une forme de rhétorique bien connue en Loge.
8. Cultivez l’art de la citation. Rien ne vaut de faire dire sa pensée par quelqu’un d’autre, surtout quand on n’en a aucune sur le sujet. Choisissez de préférence des auteurs inconnus. Si possible des philosophes, ça vous pose. Évitez Pythagore, Platon, Aristote, Kant, Nietzsche et quelques autres — vous prendriez le risque que certains les connaissent. N’hésitez pas à fabriquer vous-même quelque citation que vous attribuerez sans barguigner à un auteur du XVIIIe siècle, Helvétius par exemple qui fut Maçon comme sa femme et que nul n’a lu parmi les Maçons d’aujourd’hui, ou l’abbé de Lattaignant qui a écrit « J’ai du bon tabac dans ma tabatière ». En cherchant un peu, vous en trouverez d’autres. Pas de scrupules, écrivez vos citations ! On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
9. Trouvez le moyen de parler d’éthique. Il est vrai que le terme n’apparaît jamais dans les rituels puisqu’on y parle de Vertu. Mais ça ne fait rien. C’est d’un chic, je vous dis que ça ! A contrario, n’évoquez pas la morale, sauf la « loi morale » et du bout des lèvres. Non, non, une bonne éthique, bien relative, qui exige un consensus. « À chacun sa vérité », c’est ça l’avenir !
10. N’oubliez surtout pas de saupoudrer votre plancha de fraternité, d’un zeste de laïcité, d’une lueur de spiritualité et d’un nuage de doute Ah ! Et n’oubliez surtout pas d’ajouter qu’il n’y a pas de hasard. Ça vous propulse d’emblée sur la colonne sagesse.
11. Concluez toujours par l’amour — fraternel, cela va de soi. Pour nos Sœurs, ça marche aussi. Mais faites bien la différence entre « eros », « philia » et « agapè » même si vous ne savez pas un traître mot de grec. Ici, votre habileté consiste à montrer comment vous, vous savez aimer. Souvenez-vous que l’essentiel, dans une plancha, c’est de se poser en exemple. Sinon, à quoi bon se tenir debout à côté du Véné ou s’asseoir au plateau de l’Orateur ? On est bien au-dessus des autres, non ?
12. Dernier conseil avant d’enfourner (l’interprétation de « four » est libre). Si vous voulez, par exception, être vous-même et pratiquer la connaissance de soi, si vous voulez être plutôt que paraître, alors suivez le conseil de notre Frère Benjamin Franklin pour qui le génie, c’est « 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration ».
Après tout, le génie n’est jamais à exclure quand on fait une plancha…
Tout le monde a récupéré le solstice d’été et sa grande fête païenne dédiée au culte du soleil. L’Église, la première, dès le Ve siècle, en allumant partout des feux de joie, dans la nuit du 23 au 24 juin, soit à la saint-Jean, celle de saint Jean le Baptiste, lui, le prophète. Vive le soleil qui fait croître les récoltes ! Conjurons leur destruction par les accidentels feux du ciel !
Les francs-maçons reprirent cette tradition et organisèrent, aux alentours de la même date, des cérémonies champêtres chantant les cycles de la Nature, source profuse de spiritualité ! Mais la culmination de l’Esprit fait, en réalité, son chemin, réfléchissons-y, dans le grignotement des ténèbres, jusqu’au solstice d’hiver et à l’autre saint-Jean, celle de saint Jean l’Évangéliste, lui, l’apôtre, car n’est-il pas dit, dans la Genèse, et dans cet ordre-là, « Il fut nuit, il fut matin » ?
Je songe aussi à cet autre allumage des feux, au sens trivial de l’expression, que sont la fête et la danse des brandons, procession aux flambeaux, faits de torches de paille, brûlant les mauvaises herbes, les odeurs fétides et les taupes ravageuses, qui avait lieu le soir du premier dimanche du Carême, marquant l’amorce des purifications six semaines avant le dimanche de Pâques, ce tout-puissant symbole de la Résurrection, dans la chrétienté.
Au reste, Pâques qui, bien plus que Noël, est au fondement de la foi, chez les orthodoxes, renvoie aussi à Pessa’h, la fête juive qui célèbre autant l’Exode hors d’Égypte que le début de la moisson de l’orge, prémices du cycle agricole. Chez les orthodoxes, justement, avez-vous vu ou entendu parler de cette fête populaire qui enflamme, chaque année, au printemps, cinq villages de la Grèce du Nord ? J’ai assisté, autrefois, à Langadas, non loin de Salonique, aux abords du pauvre lac Korónia qui se meurt d’année en année, à la cérémonie se déroulant le soir du 21 mai, fête de Constantin et d’Hélène, où, devant toutes sortes de curieux accourus du monde entier, les membres de la secte des Anastenaria foulent des braises, pieds nus, sans se brûler…
Les scientifiques vous expliqueront que le bois et le charbon sont de piètres conducteurs de la chaleur et, qu’à condition d’avoir les pieds secs et bien calleux et surtout de ne pas s’arrêter en chemin, vous pouvez honorer sans danger cette tradition millénaire qui ne s’est, d’ailleurs, implantée là qu’à partir de 1923, lors de l’exil des Grecs d’Asie mineure. La légende rapporte que cette pratique rend hommage à « d’ardents fidèles » qui sauvèrent des icônes dans une église en flammes et s’en sortirent indemnes. Pour ma part, avant de tenter pareille expérience, je méditerais sur l’origine du nom de ces adeptes. Il dérive du verbe grec ἀναστενάζω (anastenazo) qu’on trouve une fois dans la Bible et qui signifie : soupirer profondément…
Au demeurant, la marche sur le feu, savamment appelée pyrobatie, ce qui veut dire strictement la même chose, semble assez répandue. C’est le cas, notamment, en Inde. Et, puisqu’elle vise à manifester une foi authentique dans la Nature, la suprématie de l’esprit sur le corps et la force de l’énergie collective, ne serait-il pas judicieux de renforcer par cette épreuve ignée la cérémonie d’initiation ? Certains protesteront que cette aventure nouvelle implique une trop haute maîtrise de soi pour ne pas la réserver aux degrés ultimes du rite… Je le conçois volontiers, à condition, toutefois, de hâter le processus de collation des grades, maçonniques, s’entend, au risque de noircir la canne. Cette idée lumineuse signerait tout autant un retour à la réalité sacrée qu’un sacré retour à la réalité.
Après tout, ne dansons-nous pas, tous les jours, sur des charbons ardents ?
Ce mot fait partie des milliers de mots dont les parlers celtes ont émaillé le latin qui les avait colonisés. Peut-être près de trente mille, que leurs avatars laissent entrevoir dans les dialectes modernes, gaélique et breton. Faute de traces littéraires fiables, force est de se contenter avec certitude des inscriptions ou des acceptions dans la langue courante des régions concernées. Mots souvent associés à la vie naturelle et rurale ou réservés à la sphère intime et quotidienne. Le chemin y participe, puisque l’on arpente ses terres, géographiques à cultiver, mentales à ensemencer de réflexion et de spiritualité.
Le celtique *caminus désigne le chemin sur lequel marche le chemineau un peu vagabond, avant que le cheminot du rail contribue à acheminer gens et marchandises.
Compagnons de voyages rituels et symboliques, nous ne saurions faire l’économie de ce vocable. Mais sans oublier que, comme l’énonce le philosophe allemand contemporain Rüdiger Safranski, « Il n’y a pas d’expérience sans acheminement. Arriver trop vite quelque part, c’est n’être nulle part »
Annick DROGOU
Qui a inventé le chemin ?
Si l’eau a naturellement un chemin qui est ruisseau, rivière ou fleuve, rien de tel pour les hommes et les animaux. Il a fallu inventer la piste. Et le premier chemin a été tracé entre deux parcelles. Ce sont les bords, les limites qui définissent le chemin. Tracer, c’est laisser trace, traces de pas innombrables qui façonnent le chemin. Et quand il s’agit de tracer sa route, le pas de l’homme se fait dessin. Le pied en est l’outil premier.
On suit la piste, on poursuit sa route. La marche n’est jamais solitaire, même si elle en a l’apparence : d’autres ont marché avant nous, ont fait le chemin. Pas de hors-piste, tout chemin semble balisé et cela n’en fait pas une impasse. Les chemins se conjuguent toujours au pluriel. À toi de choisir le chemin que tu emprunteras, et l’empreinte de pas que tu y laisseras, mince trace effacée par le vent et les pas des marcheurs à ta suite. Libre à toi de cheminer, d’aimer les carrefours et les échappées, d’apprivoiser le labyrinthe.
La vie comme un parcours, un pèlerinage, une longue marche, une traversée et la nécessité de faire le point comme le navigateur.
Dans la tradition initiatique, on chemine par étapes, nul court-circuit donnant un accès entier à la vérité et la connaissance. Petits pas. Horizon qu’on croit proche et qui s’éloigne au fur et à mesure qu’on avance. Surprise du paysage toujours renouvelé, familiarité éprouvée de la voie.
Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, les 17 & 18 juillet prochains, la suite…
Des conférences, des tables rondes, des auteurs en dédicace, l’atelier d’enluminure de Jean-Luc Leguay, concepteur de l’affiche officielle des Estivales, l’Orchestre Mozart de Toulouse, etc.
Demandez le programme !
Nous vous attendons aussi nombreux que des épis de blé.
À très bientôt à Bagnères-de-Luchon, en occitan gascon Luishon ou Banhèras de Luishon, « reine des Pyrénées » depuis 1834 !
Nous devons à Vincent de Chausenque (1781-1868), pyrénéiste français, d’avoir surnommé Luchon « reine des Pyrénées » en 1834 dans son ouvrage « Les Pyrénées, ou Voyages pédestres dans toutes les régions de ces montagnes depuis l’Océan jusqu’à la Méditerranée » (Paris, impr. Lecointe et Pougin, 2 tomes, 1834).
La violence prend différents visages et résulte d’un processus d’interactions manquées. Et la Franc-maçonnerie n’y échappe pas, en dépit de ses belles déclarations.
En sortant de mon dojo d’aïkido, je repensais à cet épisode, pas si rocambolesque de la baffe administrée au Président de la République. M’est alors venue une pensée, la même qu’on emploie à plus ou moins bon escient pour défendre des artistes controversés : séparer l’homme de l’oeuvre. Du coup, je me suis posé une question : qui a-t-on giflé ? L’homme ou le chef d’État ? Je n’ai pas la réponse à cette question, et je me sens gêné. Petite mise au point : je n’approuve pas la violence, qu’elle soit physique ou verbale, à plus forte raison sur une personne dépositaire de l’autorité publique. Mais, il me semble important d’en décortiquer le mécanisme.
Concernant l’homme, si je ne peux décemment pas approuver l’acte du responsable, je pense qu’il faut rappeler quelques faits d’armes de nature à susciter un certain ressentiment. Ainsi, on se souviendra du fameux « Du travail ? Je traverse la rue et je vous en trouve ! », du lamentable « Jojo le Gilet Jaune » (dont la femme de lettres et académicienne Danielle Sallenave a produit une analyse au vitriol) et du chef d’oeuvre : « il y a des gens qui ont réussi et des gens qui ne sont rien ». Mention spéciale au « S’ils cherchent un responsable, qu’ils viennent me chercher ». Et je ne parlerai pas du bilan politique, d’autres le faisant mieux que moi. A ce propos, n’oubliez pas d’aller voter, ce sera une vraie claque pour certains…
Quand un individu se comporte aussi mal dans la vie civile, il est évident que ceux, qui font l’objet de ce mépris, ne pourront pas laisser ces propos qui les touchent dans leur dignité même. Simplement, lorsque l’on n’a plus ni les mots ni les vecteurs pour faire passer les maux, la parole devient acte et se transforme en violence. Que celui qui n’a jamais eu envie de baffer un cheffaillon fils à papa qui le prend de haut (fût-il Vénérable de loge) me jette la première pierre brute. Notons que ce débat s’était déjà posé, il y a quelques années, à l’occasion d’un mouvement social dans l’entreprise Air France. A la suite d’une réunion houleuse du comité central d’entreprise, le DRH s’était vu extraire en urgence après avoir failli être lynché par les représentants. C’est le fameux épisode de la chemise arrachée. Le problème qui s’est posé (et continue de se poser) est celui de la violence sociale. Celle qui à Renault, France Télécom, la Poste et tant d’autres a mené des salariés, des travailleurs à la mort. Cette violence de cols blancs déconnectés, tout juste bons à remplir des tableaux et prendre des décisions sans en assumer les conséquences, détruit le quotidien de travailleurs, en les coupant du sens de leur travail ou en les privant du fruit de leur travail. Allez donc demander aux chercheurs de Sanofi, ce qu’ils pensent du partage des bénéfices engrangés l’an passé par leur entreprise…
Les cols blancs et autres anciens élèves d’usines à connards sont issus de ce que l’on appelle la méritocratie. Etre issu d’une grande école est donc, dans ce système de valeurs un gage de moralité. Mais ,en raison d’un mécanisme d’hubris assez complexe, ceux qui sortent « vainqueurs » de ce système s’imaginent fondés à prendre les autres, ceux qu’ils estiment être les « ratés » de haut, de très haut. Je vous invite à ce propos à lire la monographie du philosophe américain Michael Sandel, la tyrannie de la méritocratie, qui constitue un travail admirable et très complet sur cette question.
Quelle serait la solution à cette problématique de violence ? La question est si complexe qu’il serait démagogique de répondre par une injonction simple, de type yakafaukon. Toutefois, outre des idées assez complexes qui restent dans le domaine du politique, il y a dans l’oeuvre de Michael Sandel une piste plus originale, qu’on ne lit pas si souvent : enseigner la morale civique. En tant qu’enseignant, Michael Sandel a constaté que l’enseignement des sciences humaines dans l’ensemble des filières des établissement dans lesquels il intervient était avant tout un enseignement technocratique. Mais il n’existe aucun réel enseignement d’éducation civique ni de morale civique. Peut-être est-ce là une piste ? En France, la morale civique ou laïque n’est plus enseignée depuis un moment (je dirais bien vingt ans). C’est peut-être une grave erreur, à en juger par les actes d’incivisme qu’on peut voir chaque jour, entre le petit col blanc qui jette sa clope dans la rue, le chauffard qui estime que le feu rouge, c’est pour les autres, ou les sales gosses à trottinette qui s’enfuient après avoir renversé et blessé une personne. Concernant le civisme fiscal, on touche au sublime.
Mais en Loge, valons-nous mieux que ce monde profane que nous prenons de haut ? Hé bien, non. Entre ceux qui refusent de se plier au rituel ou à la triangulation de la parole, les mégalomanes en mal de public et utilisant la Loge comme tribune, ou ceux qui regardent les profanes (et plus particulièrement les femmes) de haut, sans compter ceux qui estiment que « Leur » rite pratiqué dans « Leur » obédience est « La » seule « Vérité » et que le reste n’est que fumisterie, nous avons nos têtes à claques nous aussi. Il est dommage que ces personnes aient oublié quelques règles essentielles, telles que la valeur du silence, l’acceptation des règles et rituels ou le respect des personnes. Ceux-là ont visiblement succombé à leurs Mauvais Compagnons. Charge à leurs Frères de les rectifier, en toute Fraternité, bien sûr.
Sur ce, je vous laisse. Tant de violence m’a énervé, je vais aller m’entraîner et me défouler.
Le Musée de la Résistance et dela Déportation de la Haute-Garonne, à Toulouse, nous avait, en septembre 2020, déjà conté l’incroyable aventure de la Marianne noire, datant de 1848 et symbolisant l’abolition de l’esclavage voulu par Victor Schoelcher (1804-1893), républicain et franc-maçon.
Elle est ornée d’épis de blé autour de son visage et comprend sur son socle quelques symboles dont certains pourraient être maçonniques…
Le musée de la franc-maçonnerie nous informe que Madame Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la citoyenneté, Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France et président du musée, ainsi que les membres du Conseil de l’Ordre inaugureront officiellement la Marianne noire vendredi 25 juin 2021 à 19h00.
Rappelons que notre Frère Daniel Chartagnac, président de l’Institut Toulousain d’Études Maçonniques (ITEM) a coécrit avec Georges Bringuier, Jacqueline Ferrasse et Monique Biasi « La Marianne du Musée » (Éd. Loubatières, Coll. Histoire, 2020, 112 pages, 12 €).
La naissance et la mort sont les deux limites extrêmes de la vie. La première en amont, la seconde en aval.
Entre ces deux limites se déroule le fil de l’existence. Un fil d’Ariane qui doit nous mener à la sortie, à la lumière de l’au-delà de la vie – quel que soit l’éclairage que nous donnons à ce terme et au terme de notre existence : un rien, un enfer ou un paradis, suivant la croyance que chacun en a.
En fait, pour cette vie seul importe le labyrinthe dans lequel nous vivons, le combat que nous menons contre le minotaure (le monstre qui est en nous, fruit de nos bas instincts) et les chemins que nous parcourons.
Directions polycentriques de notre vie intérieure, ils sont les impasses où nous nous égarons en tirant inlassablement l’écheveau de nos fils de vie, inextricablement entremêlés les uns aux autres : « Les rituels labyrinthiques sur lesquels se fonde le cérémonial d’initiation (par exemple à Malekula) ont justement pour objet d’apprendre au néophyte, dans le cours même de sa vie d’ici-bas, la manière de pénétrer, sans s’égarer, dans les territoires de la mort. Le labyrinthe, de même que toutes les autres épreuves initiatiques, est une épreuve difficile dont tous ne sont pas en mesure de triompher[1]. »
Dans cette caverne où Platon nous a enfermés, voilà bientôt près de deux millénaires et demi que nous errons à la recherche du monde des idées[2] qu’il nous a promis. Nous le cherchons toujours, alors que depuis longtemps il aurait dû nous éclairer !
« Vivre, c’est commencer à mourir. Les vivants meurent parce qu’ils vivent et ils se reproduisent parce qu’ils vont mourir. Ils vivent pour mourir et ils meurent parce qu’ils se reproduisent[3] », écrit Jean d’Ormesson.
« En suivant les fils de nos vies nous continuons, de génération en génération, constants et opiniâtres, à nous reproduire et à faire des enfants qui, comme nous, se reproduirons et ferons d’autres enfants qui se demanderont à leur tour : « Bon Dieu ! Mais où est cette lumière ? »
Vie et mort physiques, vie et mort initiatiques
La franc-maçonnerie, en nous faisant mourir, puis renaître afin de vivre autrement, prétend posséder la méthode. D’ailleurs, au jour de notre initiation ne nous dit-on pas que nous avons « reçu la lumière » ?
Qu’en est-il donc ?
Pour le savoir, comparons l’évolution de notre vie physique et l’évolution de notre vie initiatique (le schéma ci-dessous n’est pas spécifique aux francs-maçons, il est valable quelles que soient les mystagogies).
Comment se présentent-elles ?
A = naissance profane
B = mort profane
C = vie profane
D = mort initiatique
E = naissance initiatique
F = vie initiatique
Le phasage de la vie profane est constitué par la suite :
A – C – B = naissance – vie – mort.
Le phasage de la vie initiatique est symbolisé par la suite :
D – E – F = mort – naissance – vie.
La séquence de vie d’un initié
Ainsi le phasage total d’une vie d’un initié combine le phasage de la vie profane et le phasage de la vie initiatique :
A – C – D – E – F – B =
naissance (physique) – vie (profane) –
mort (initiatique) – naissance (initiatique) – vie (initiatique) –
mort (physique).
Dans la vie profane, la naissance précède la mort. Dans la vie initiatique, la mort précède la vie.
Aux limites, la naissance initiatique se situe entre deux morts (la première est initiatique, la seconde est physique).
La mort initiatique se situe entre deux naissances (la première est physique, la seconde est initiatique).
De ce fait, la vie profane est toute entière comprise entre la naissance physique (profane) et la mort physique (profane).
La vie initiatique est tout entière comprise après la mort initiatique et la naissance initiatique (qui se succèdent sans discontinuité dans la cérémonie d’initiation).
Dans le premier cas (profane), la naissance et la mort englobent la vie.
Dans le second cas (initiatique), la mort et la naissance précèdent la vie.
Et dans tous les cas, la naissance profane et la mort profane contiennent toute la vie (qu’elle soit profane ou initiatique)…
Comment vivre ?
Qu’en déduire ?
Si la naissance et la mort physiques encadrent toute la vie initiatique, alors ces deux limites physiques doivent avoir un sens pour l’initié qui revit sa naissance et sa mort comme une seconde naissance et une seconde mort.
Le Don Juan Tenorio[4] de Prosper Mérimée a vu sa mort. Et cette vision l’a conduit à prendre conscience de la finitude de sa vie : il réalise que cette finitude a eu un commencement, mais aussi que sa fin est proche ; et que s’il n’a rien fait entre ces deux limites, il aura vécu pour rien, il n’aura rien été parce que sa vie n’aura pas eu de sens.
Le choc psychologique que vise à provoquer l’initiation a pour but d’éveiller la réflexion sur les questions de la vie et de la mort. Elle incite à se pencher sur sa vie, mais pas la vie profane, la vie intérieure éclairée par la spiritualité et confortée par la fraternité de ceux qui poursuivent la même démarche.
La question qui vient dès lors à l’esprit n’est pas : Pourquoi vivre ? puisque celle-ci n’a pas de réponse : l’homme qui est dans son système (d’existence) ne peut pas simultanément l’étudier de l’extérieur et le transformer de l’intérieur ; elle est : Comment vivre ? Quel sens notre vie a-t-elle ? ou quel sens lui donner si elle n’en a pas ? ce qui induit une nouvelle question : Pourquoi faudrait-il donner un sens à sa vie ?
Sens ou non-sens
Comprendre est un besoin de la nature humaine. Ce qui rend fou, c’est l’absence de sens.
L’homme s’affiche comme un être de raison. C’est pourquoi il recherche une raison à toute chose. Mais le sens de la raison ne fait pas la raison d’un sens. La tautologie ne fait pas le discours, elle l’évince.
Alors, sens… ou ab-sens ?
Deux auteurs ont fait du sens le sens de leur recherche.
Le premier, Pascal parie pour un sens de la vie ; mais, curieusement, il le porte… au-delà de la vie, pour un au-delà de la mort. Le problème, c’est que le pari est faussé. Il préempte un au-delà de la vie comme hypothèse, sans pouvoir le valider d’aucune sorte. Il oublie qu’un agnostique ne se pose la question ni de l’au-delà, ni de Dieu.
Le second auteur, Camus, pose aussi la question du sens de la vie : ou elle en a un, et il faut parier pour le sens ; ou elle n’en a pas, et elle est un non-sens, elle est absurde. Face à ce dilemme, il faut faire un choix. Par un saut existentiel, le philosophe fait le choix du sens ; mais étonnamment, lui aussi, après Nietzsche qui revendique d’obéir à « quelque chose qui transfigure, quelque chose de raffiné, de fou ou de divin[5] » ; après Alain, qui voit dans la prière une nuit nécessaire à la pensée[6] ; il associe « les mystiques et les existentiels » pour retrouver un sens proche de la foi : pour lui, Don Juan, « l’homme absurde par excellence », finit sa vie « dans une cellule de ces monastères espagnols perdus sur une colline[7] ».
N’y aurait-il donc de sens possible que par une vie en Dieu ?
Les agnostiques n’auraient-ils pas droit, eux aussi, à trouver un sens à leur vie, et seraient-ils condamnés au non-sens… sous prétexte qu’ils ne croient pas ? Bien sûr que non !
Parier pour le non-sens de la vie… pour lui donner un sens !
Reprenons le dilemme du sens et du non-sens et l’argument du pari, en les recadrant, non plus dans la perspective d’un au-delà incertain, mais dans la certitude de l’ici-bas et maintenant que nous vivons.
Si je parie pour le non-sens de la vie, je considère qu’elle est absurde. Ma conduite peut donc être absurde face à la vie, et un raisonnement par l’absurde convient parfaitement à la logique de sens recherchée.
Or, qu’y a-t-il de plus absurde que d’être absurde soi-même en pariant pour le sens de la vie dans un monde qui n’en a pas ? L’ironie est la seule réponse à l’absurde.
Mais au-delà de l’ironie, le sens vient du dépassement même de cette absurdité. Au-delà de l’antithèse qui, par le sens, justifie le non-sens de la vie, il y a plus de fond dans cette démarche qu’il n’y paraît de prime abord. Car il suffit qu’à un moment quelconque quelqu’un fasse entrer du sens dans sa vie pour que le sens entre dans le monde et repousse l’absurdité qui y régnait !
Dépassant donc l’absurdité de sa vie, l’homme qui parie pour le sens dépasse du même coup l’absurdité de son monde en y introduisant son sens. Et, dès lors, le monde devient sensé… malgré lui !
Ainsi, dans le monde d’ici-bas, a-t-on toujours intérêt à parier pour le sens, même si la vie n’en a pas.
En réalité, ce n’est ni la vie ni le monde qui ont du sens (ou pas) ; mais la conception que l’on a de la vie ou du monde qui fait sens (ou pas).
Désormais, la question du sens se ramène à celle de sa nature : Quel sens donner à sa vie ? Qu’est-ce qui va la guider ? En un mot, qu’est-ce qui donne du sens au sens ?
Nous l’avons déjà reconnu : c’est la mort qui donne son sens à la vie…
Pierre PELLE LE CROISA, le 23 mai 2021
[1] ÉLIADE M., Traité d’histoire des religions, p. 321 (Petite Bibliothèque Payot, Paris, 1979).
[3] D’ORMESSON J., « La Création du monde », p.130 (éd. Robert Laffont, Paris, 2006).
[4] MÉRIMÉE P., Les âmes du Purgatoire in Romans et nouvelles de Prosper Mérimée.
[5] NIETZSCHE F., « Par-delà bien et mal. Prélude d’une philosophie de l’avenir » in « « Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche »,vol. X,V, 188, trad. Henri Albert (éd. Mercure de France, Paris, 1913)
[6] ALAIN, « Histoire de mes pensées » (éd. Gallimard, Paris, 1936).
[7] CAMUS A., Le don juanisme 30 in Le mythe de Sisyphe. Essai sur l’absurde.
Le couvre-chef, comme son nom l’indique, est une parure de la tête à laquelle les traditions donnent des significations.
En Orient, d’une façon générale, la coiffure était jadis considérée comme symbolisant l’honneur et la dignité de celui qui la portait ; on jurait volontiers par elle ; y porter atteinte était considéré comme une injure particulièrement grave.
La tête est le résumé du corps. Ce que l’on pose sur la tête, le couvre-chef, a valeur d’accomplissement et doit être en concordance de nature avec celui qui le porte, donc dépend de l’état de conscience atteint. Rappelons par exemple que les dieux égyptiens ont la tête couverte d’un symbole, que les prêtres grecs se couronnaient quand ils offraient un sacrifice, que Nicolas Flamel portait un bonnet et qu’en fait, tous les alchimistes représentés au moyen âge portaient un chapeau de forme variée[1].
Si l’on se réfère à la Bible, le grand-prêtre portait un couvre-chef. Ce n’est que vers le IIe siècle de notre ère que le port du chapeau commença à être étendu à tous les juifs à la suite d’une discussion talmudique sur le respect et la crainte de Dieu. Lorsqu’au Moyen Âge cette coutume fut adoptée, on considéra que tous étaient semblables au grand-prêtre et, en même temps, on affirma que le chapeau rappelait qu’il y a toujours quelque chose entre l’homme et Dieu. Le Talmud apprend que le port de la kippa (ou avoir la tête couverte) a pour but de rappeler que Dieu est l’Autorité suprême au-dessus de tous. Le mot yiddish pour couvre-chef yarmulke, vient de l’araméen yira malka qui signifie «crainte du Roi». En hébreu, le couvre-chef est appelé Kippa, littéralement «dôme».
Le chapeau est aussi le substitut de la couronne, symbole de royauté, à la fois temporelle et spirituelle. L’homme qui la porte peut donc être considéré comme celui qui joint la terre au ciel, et réciproquement il conduit l’influx venu du ciel vers la terre. En ce sens l’homme qui porte le chapeau est un homme debout, un axis mundi, l’esprit et le regard tendus vers le ciel. «Je te couronne au-dessus de toi-même» dit Virgile à Dante avant de le quitter. Ainsi couronné, il rejoint Béatrice qui l’emmène au paradis.
C’est avec un chapeau tricorne qu’est représenté un franc-maçon français du temps du Chevalier Ramsay[2].
Napoléon ne portera qu’un bicorne en feutre de castor, le plus souvent en bataille[3].
Symbole du grand uniforme du polytechnicien, le port du bicorne relève du règlement : «le chapeau laisse à découvert la partie gauche du front, effleure l’oreille droite et divise le sourcil droit en moyenne et extrême raison.» En somme, une façon d’inscrire la proportion divine sur son front !
Le Régulateur du Maçon de 1802 mentionne pour le Grade de Maître : «Tous les Frères seront vêtus de noir le chapeau en tête et rabattu». Dans ce Rituel, on rend au nouveau Maître son épée, puis son chapeau, en ajoutant «désormais vous serez couvert en Loge de maître, cet usage très ancien annonce la liberté et la supériorité»[4]
Aujourd’hui, dans certains rites, les maîtres se doivent de porter un couvre-chef (chapeau, calot). Dans le Rite Opératif de Salomon (ROS), lors de l’élévation à la Maîtrise, l’Expert revêt le nouveau Maître des décors du degré : le tablier, l’écharpe et le couvre-chef.
Le rituel du troisième degré REAA de la GLDF précise qu’ «en Chambre du Milieu tous les Maitres portent leur chapeau»
Au RER, si le rite est très traditionnellement respecté, tous les maîtres de la loge devraient être couverts. «Qu’il soit sur votre front le symbole de l’esprit de justice, de tempérance et de prudence qui doit accompagner les maîtres dans toutes leurs démarches. Désormais, vous pourrez vous en couvrir toujours en loge, afin d’annoncer la supériorité que ce grade vous donne sur les apprentis et les compagnons.» Lorsqu’ils parlent, les frères, sauf le Vénérable et les Surveillants, se découvrent et si le vénérable enlève son chapeau pour recevoir un frère, tous les assistants doivent en faire de même. Depuis le XVIIIe siècle, leur chapeau est un tricorne noir bordé d’un galon doré dont la calotte ronde est symbole du ciel (les Quakers d’Amsterdam du 18ème siècle en portaient de semblables[5]).
Au Rite Français Groussier, le port du chapeau est tombé en désuétude. Il en est de même REAA, même si, au 1er degré de l’écossisme, le Vénérable est couvert uniquement à l’ouverture et à la fermeture des travaux.Au Rite Émulation, le port du chapeau est proscrit bien que certains anciens documents anglais indiquent que le maître de la loge devait être couvert, signifiant son rôle et son statut, à l’instar de la couronne du Roi Salomon. RY. S’il est traditionnellement observé, le Vénérable Maître porte un haut de forme ou un «clac».
Au XIXe s., les sœurs de la Maçonnerie d’adoption portaient rarement le chapeau. Il faut dire aussi que leur coiffure très apprêtées ressemblait à des bibis[6]
Au XXe s., les loges parisiennes à forte présence féminine ont été parfois des lieux d’exhibition de créations excentriques des modistes. Elles ont adopté aujourd’hui, plus sobrement, le calot, avec le même usage et la même symbolique que le chapeau des frères.
On peut comprendre que le chapeau, en tant que symbole de la limite de l’homme -comme le «connais-toi toi-même»- lui montre sa capacité à l’humilité devant le mystère.
[2] Revue Points de vue initiatiques n° 31-32, p 73.
[3] Cela ne veut pas dire lors des batailles, mais le chapeau porté avec les cornes (les pointes) parallèles aux épaules. Ses chapeaux furent tous confectionnés par le chapelier Poupard : blog.napoleon-cologne.fr/le-bicorne-de-napoleon-bonaparte/
Musée de la franc-maçonnerie – Exposition « Les francs-maçons de la Commune »
Le 18 mars 1871, les Parisiens se rebellent contre le gouvernement… c’est le début de la Commune qui durera 72 jours. Un épisode historique qui a marqué les esprits. 2021 voit le 150e anniversaire.
Le musée de la franc-maçonnerie nous informe de l’inauguration de l’exposition temporaire « Les francs-maçons de la Commune » – une galerie de portraits par Jacques Kurkdjian -, en présence de l’artiste.
Gérald Dittmar, écrivain, libraire, éditeur, spécialiste de l’histoire de Paris en général et du XXe arrondissement, en particulier et biographe de Louise Michel et Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France et président du musée, sont heureux de vous convier à cette inauguration le mercredi 23 juin 2021 à 18h00, au musée de la franc-maçonnerie.