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La Kabbale I-Une voie de la connaissance

J’ouvre un dossier qui sera publié en plusieurs articles sur la kabbale : I-Une voie de la connaissance, II-Un paradis à  chercher, III-Les Séphiroth, chemin du divin, IV-La Guématrie, une mystique des nombres. Cela ne fera ni de vous, ni de moi un kabbaliste. Ce n’est qu’avec un regard de franc-maçon que je vous transmets ce qui m’en est paru essentiel pour aborder avec cette voie de la Connaissance.

Ce ne sera qu’au début du IIe siècle de notre ère qu’apparaîtra en Palestine (nom donné par Hadrien en 135 à la Judée-Samarie) le rabbi Siméon Bar Yo’Hai, auteur présumé du Sepher ha-Zohar (Le Livre de la Splendeur). Et ce ne sera qu’un millénaire plus tard que se développera dans le Midi de la France le mouvement kabbalistique, avant de s’épanouir en Espagne. Ce courant prendra, alors, le nom de Kabbale, en remplacement de son nom précédent Hokmah Nistarah, «la connaissance cachée» ; il atteint son apogée à Safed (Galilée) au XVIe avec Cordovero et Louria. La kabbale est essentiellement hébraïque. Son cadre de référence est la communauté d’Israël et la Loi orale révélée à Moïse. Les grands maîtres sont juifs. Les spéculations exégétiques portent sur l’Ancien Testament. La cosmogonie est celle de la Genèse. La kabbale chrétienne, quant à elle, s’intéresse d’avantage aux procédés généraux qu’à l’élaboration d’une véritable science de l’être destinée à être vécue.

La Kabbale est une manière de regarder le monde, de se regarder voir le monde. Cette « manière » est originale parce qu’elle associe l’attente d’une révélation fulgurante (la voie mystique, ou intuitive) à l’étude patiente (la voie rationnelle). Autrement dit, le kabbaliste cultive l’art de comparer et de rendre compte de ses observations tout en intériorisant l’expérience de l’Unité retrouvée.

Le kabbaliste fait travailler en même temps les deux hémisphères de son cerveau. Ses exercices ont pour effet d’établir des connexions entre la raison, l’intuition et l’imagination. Sa démarche est à la fois intellectuelle et spirituelle (Daniel Bérezniak, <archipress.org/?page_id=352>)..

Le mot kabbale, qabalah (קַבָּלָה) est d’origine hébraïque. Il est dérivé du verbe construit sur Q-B-L qui signifie recevoir, accueillir, transmettre (la lettre Qof ק, qui descend vers le bas, symbolise les profondeurs du moi ; le Beith ב est la maison qui désigne l’être ; le  Laméd  ל  montre, par sa forme, ce qui s’élève mais aussi ce qui descend par le  Limoud, l’étude, la lettre Hé  ה représente le Souffle qui donne la vie. Ce que l’on reçoit, c’est la Sagesse d’En Haut. La kabbale constitue dans l’histoire du judaïsme le courant profond et secret qui complète l’initiation biblique et talmudique.

Les kabbalistes admettent généralement que la sagesse fut révélée à Moïse sur le mont Sinaï, en marge de la Loi écrite, le Pentateuque (Torah).

Chez les Juifs, comme chez les égyptiens, la kabbale faisait partie de ce que toutes les Universités métropolitaines appelaient la Sagesse, c’est-à-dire la synthèse des sciences et des arts ramenés à leur principe commun. Ce principe était la Parole ou le Verbe.

La kabbale développe des concepts théogoniques et cosmogoniques basés sur les 32 chemins de la sagesse (le cœur, en hébreu לב, a pour valeur 32) à savoir : les 22 lettres de l’alphabet kabbalistique associer aux 10 Séphiroth (Voir un article suivant, Les Séphiroth, chemin du divin). 

Née à Alexandrie dans un milieu lévitique hellénisant (par exemple avec Philon d’Alexandrie), elle est restée fidèle au monisme originel, arguant que le Divin et l’humain, le monde céleste et le monde terrestre, etc … n’étaient que deux manifestations de la même Unité impersonnelle nommée Eïn-Sof : le «Sans-Limite » (apeiron, en grec) dont YHWH n’était qu’un des Élohim, une des Puissances, celle du Pacte et de la Loi (Marc Halévy, Kabbale et Franc-maçonnerie, p. 26, coédition Académie maçonnique de Provence et éd. Ubik, 2021).

La kabbale remonte à l’origine gnostique de Dieu et des choses : c’est la science de l’Être par excellence. En désignant l’ésotérisme juif, elle va au-delà du Texte, elle cherche la symbolique de tous les éléments bibliques, ainsi que des mots et des lettres, dans leur rapport avec Dieu. Elle prend en charge des questions qu’on peut dire de type philosophique. Ainsi à propos – propos central en l’occurrence – de Dieu, du néant et de la création. L’arrière-fond thématique est ici néo-platonicien : une série d’émanations dérivées, à partir de l’Un, intermédiaires entre Dieu et le néant, et où se tient le monde. La kabbale reprend et approfondit cette donne, en dépassant le dualisme Être et Néant pour considérer en Dieu tout ce qui tient le monde (les dix sefiroth) ainsi que le néant lui-même. Ce qui conduit à faire du néant autre chose que du simple non-être et, partant, à lui attribuer une consistance ou une qualité ontologique (Pierre Gisel,Gershom Scholem, d’une redécouverte de la kabbale et de ses enjeux : <journals.openedition.org/theoremes/150?lang=en>).

Cette science est basée sur la parole. Le mot «qabalah» a commencé par désigner dans le Talmud, les livres bibliques des Prophètes et des Hagiographes, et à partir du cinquième siècle, toute la loi orale, puis à partir du Moyen Âge et surtout après la sortie du Zohar, toute la Tradition ésotérique de la Bible. On peut lui retrouver ainsi trois grandes orientations : la kabbala ‘iyounith contemplative, extatique et méditative, aujourd’hui encore théologique, spéculative et philosophique ; la kabbala ma’assith cherchant des transformations par des incantations des Noms divins qui sont rattachés aux Séphiroth ; la kabbala névouith prophétique par la technique du tsérouf (art de la permutation des lettres pour révéler d’autres sens cachés d’un mot ou d’une locution jusque dans leur essence pour y dissoudre l’énergie qui y est contenue).

Ce qui est nommé acquiert existence. En hébreu, parole se dit davar, ce qui signifie chose, parole, affaire ou ordre. C’est pourquoi, la chose n’a d’existence que si elle porte un nom. Par conséquent, la connaissance du nom implique la connaissance de la chose elle-même ; connaître les noms de Dieu reviendrait à connaître Dieu lui-même.

La Kabbalah  est le 4ème niveau de lecture de la Torah, du PARDES (voir l’article suivant, Un paradis à  chercher),  ce mot qui veut littéralement dire «réception», désigne la transmission orale du Maitre à élève des secrets de la Torah.

Mais, dans cette Transmission traditionnelle, jusque-là réservée uniquement aux initiés, un «Mystère sans nom» a été véhiculé de génération en génération ; «chaque lettre hébraïque est aussi un Nombre et à partir du Nombre,  se fait le calcul de l’énergie perpétuellement et infiniment  créatrice ; cette règle millénaire,  est la 29ème  des 32 règles de la Loi orale  donnée à Moïse sur le Mont Sinaï. Cependant, au cours du partage de La Connaissance, nos Sages décidèrent de nommer le « Mystère sans nom », ils utiliseront un «terme grec», car la Grèce est le symbole de l’exil du Peuple juif, l’exil de la Pensée véritable. Le terme qui sera choisi sera la «Gramma-Métria», la «mesure des lettres», il deviendra la «guématria», «guématrioth» (גימטריאות) au pluriel.

La kabbale se différencie de la métaphysique par le fait qu’elle ne se préoccupe pas de savoir si la chose existe. Il suffit que la chose soit. Le kabbaliste ne cherche pas la vérité, il participe à la vérité par ses actes. La kabbale est donc une démarche de vie et un mode de vie spirituelle ; comme le dit Guénon, «elle est une exaltation spirituelle qui imprègne l’être».

La kabbale offre la particularité d’opérer sur des nombres. Elle est d’abord une tentative d’interprétation et d’approfondissement de la Torah (Le Pentateuque) considérée comme inspirée et dictée par Dieu et porteuse, par-delà son sens littéral, d’un sens profond caché et codé à l’aide des 22 lettres de l’alphabet hébraïque. Le Livre peut être déchiffré par la triple méthode des équivalences numériques (Guématrie, voir un article suivant, La Guématrie, une mystique des nombres), des interpositions dans les acrostiches (Notarikon) et des permutations de lettres (Thémoura, Tsérouf). Les lettres, qui sont des acrostiches, y sont considérées comme gonflées de significations qui attendent l’interprétation (l’ex-plication), les mots sont en attente du révèlement de leur infini et le Livre est une promesse de livre à venir. Papus dit de la kabbale qu’elle est : «les mathématiques de la pensée humaine. C’est l’algèbre de la foi. Elle résout tous les problèmes de l’àme comme des équations, en dégageant les inconnues». Il rajoute : la kabbale apporte paix profonde par la tranquillité de l’esprit et la paix du cœur.»

Beaucoup de philosophes et mathématiciens grecs seront séduits par les révélations dévoilées par le Calcul sacré. Certains mêmes iront jusqu’à se convertir ; citons parmi eux Pythagore dont le nom est la réduction de l’expression «Pitouï Chel Guer» (פיטוי של גר), « la séduction du converti ». 

Le kabbaliste décrypte des textes sacrés composés de mots ; l’hébreu offre la particularité que chaque lettre a une valeur numérique, ce qui permet d’établir des ponts de significations pour les mots ayant même valeur numérique. Ainsi, la kabbale opère, à partir du sens ontologique des nombres, pour retrouver derrière le mot l’image la plus adéquate de la vérité qu’il recèle. La kabbale est d’abord une dynamique de l’interrogation, une quête du sens qui, jamais, ne s’enferme dans la certitude du dit, de la réponse et, toujours, s’échappe vers l’horizon de la pensée en chemin, à l’image même du peuple voyageur qui s’en est fait le messager (le mot «hébreux», selon son origine ivri עברי, peut se traduire par «ceux qui passent»).

Pour les cabalistes, les 22 lettres de l’alphabet hébreu sont les instruments de la Création. En effet, d’après la Tradition, les lettres sont des éléments constitutifs des vibrations de l’univers.

La kabbale est un des grands chemins de la Connaissance. Le Midrash Kabbalistique (l’interprétation ésotérique), transcende par sa réflexion le récit biblique, son seul et unique objectif reste l’amélioration de l’être.

Il existe d’autres formes de la Kabbale : Une Kabbale, sur base d’Isaïe et de Daniel, par Isaac Louria: c’est la Kabbale messianique ou eschatologique qui veut décrypter dans le message biblique, le moment et les circonstances de la fin des temps de souffrances, une fois que les temps messianiques  auront repris le monde en main.

Une autre Kabbale est celle d’Abraham Aboulafia, Kabbale yoguique qui pratique la récitation de  mantras  bibliques, des exercices de respiration en prononçant ou en épelant des versets ou des mots, des travaux de posture du corps, et surtout des pratiques de méditation sur les lettres hébraïques ou sur des textes au moyen de techniques appelées, génériquement, le Tsérouf.

C’est à partir du XVIIIe siècle qu’apparaissent les mots hébreux dans la Tradition maçonnique avec Fabre d’Olivet, ouvrant la voie ésotérique de la kabbale aux francs-maçons (Marc Halevy). Pour Mackey, la kabbale est intimement liée à la science symbolique de la Franc-maçonnerie, elle peut être définie comme un système de philosophie qui englobe certaines interprétations mystiques de l’Écriture et des êtres métaphysiques et spirituels.

La kabbale est l’alchimie du langage. Les mots sont substance, en déchiffrant les combinaisons des lettres de l’alphabet comme on étudie le lien chimique entre les substances, la kabbale permet de remonter jusqu’au verbe initial, celui qui est à l’origine du monde (le logos).

Baruch Spinoza tenait les kabbalistes pour des gens qui disent des billevesées et se déclara confondu par leur démence ! «Je déclare que la folie de ces charlatans passe tout ce qu’on peut dire», Traité Théologico-Politique, Chap. 9 : <fr.m.wikisource.org/wiki/Traité_théologico-politique/Chapitre_9>.

Pour Déconfiner la kabbale voir les quatre entretiens avec Marc Halévy dont voici le premier: 

La suite demain à la même heure. La kabbale, II-Un paradis à  chercher

PEROU : Franc-maçonnerie, un œil, pyramide, 13 flèches ? Le billet d’un dollar et le vrai sens de tous ses messages cachés

De notre confrère péruvien infobae.com

Quels mystères la monnaie américaine cache-t-elle que de nombreuses personnes dans le monde chérissent dans leur portefeuille

Plusieurs fois, nous avons vu un ami, un membre de la famille ou une connaissance qui chérit un billet d’ un dollar dans son portefeuille afin d’attirer la bonne fortune et la prospérité économique. Cette pratique est tellement répandue dans le monde que personne ne se demande comment elle est arrivée. Les croyances disent que porter un billet d’un dollar dans votre portefeuille, votre sac à main, dans votre chaussure, le donner ou le recevoir peut attirer la bonne fortune et l’argent.

Ce symbole est si puissant qu’il y a même eu un curieux mariage entre les symboles hindous et le célèbre billet de banque. Le lecteur a sûrement déjà vu ces petites figures d’éléphants -qui pour l’hindouisme attirent la chance, la longue vie, la sagesse et éloignent l’envie- avec un billet d’un dollar coincé dans leur tronc, qui, comme les billets précieux attirent la bonne fortune, en particulier économique.

Ceux qui ont analysé ces rituels ont concentré leur attention sur les caractéristiques particulières du billet d’un dollar, à la recherche de qualités magiques auxquelles ses pouvoirs peuvent être attribués, car il contient une série de symboles et de phrases énigmatiques qui ont donné naissance à tous sortes de théories du complot.

QUE SIGNIFIENT LES SYMBOLES DU DOLLAR ?

La pyramide

C’est peut-être le symbole le plus célèbre du billet de banque pour être l’un des plus marquants, pour la Franc-Maçonnerie il représente la construction, l’œuvre de l’homme qui le rapproche du Grand Architecte ou de Dieu.

Cependant, comme le gouvernement des États-Unis l’a lui-même expliqué , la pyramide représente la force et la durabilité de son propre pays. Mais alors pourquoi est-il incomplet ? C’est parce que, comme ils l’ont expliqué, le travail de construction et de création d’une nation ne se termine jamais et doit toujours être en croissance continue.

L’oeil dans la pyramide

L’œil avait différentes interprétations, il y a ceux qui l’ont attribué à Horus, dans la mythologie égyptienne ce dieu a reçu un œil magique après avoir été borgne dans une bataille mythique. L’amulette a pris une grande importance dans l’Egypte ancienne et a même été utilisée par les juifs et les chrétiens pour désigner Yahweh. Les adeptes de cette théorie l’attribueraient alors à Dieu, ou à une force divine supérieure qui observe les hommes depuis un plan supraterrestre.

D’un autre côté, il y a des gens qui soutiennent que l’œil symboliserait le contrôle des États-Unis sur le monde , le summum de la puissance mondiale. Cette interprétation n’est pas étrange compte tenu de la domination économique des États-Unis pendant une bonne partie du dernier millénaire et du fait de la position de l’œil installé dans la partie supérieure de la pyramide, comme s’il dominait la partie inférieure de celle-ci.

Mais la vraie raison de l’œil est beaucoup plus simple . Lorsque Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et John Adams se sont rencontrés pour définir le design du projet de loi, ils n’ont jamais demandé qu’une pyramide apparaisse, mais ils voulaient qu’un œil soit inclus. Pourquoi un œil ? Pour inclure un symbole catholique, pour cette raison, ils se sont penchés pour l’œil à l’intérieur de la pointe de la pyramide qui représente l’œil de la Providence , c’est-à-dire qu’il représente la vigilance constante de Dieu – le Dieu chrétien – sur l’humanité.

Phrases latines

Il y a deux phrases en latin qui ont généré beaucoup de mystère autour d’elles. L’un d’eux est sur la pyramide et dit ‘ Annuit Coeptus’ , l’autre est sous le bâtiment et dit ‘Novo Ordo Seclorum’ . Selon les érudits, ces expressions se réfèrent à l’origine chrétienne des États-Unis . «Notre entreprise réussit» et «Nouvel ordre des siècles», respectivement, sont les traductions espagnoles des phrases qui seraient liées à l’inspiration divine qui a guidé les fondateurs des États-Unis.

Bien sûr, il y a ceux qui cherchent un autre sens et suggèrent que ces phrases sont des déclarations claires de l’origine maçonnique du pays, ou du moins de certains des membres fondateurs les plus pertinents.

Chiffres romains

Au bas de la pyramide, comme s’ils étaient taillés dans les briques de la base, il y a plusieurs chiffres romains, « MDCCLXXVI » est l’inscription, et il n’y a pas tant de mystère ici. Le nombre se traduit par 1776, l’année où les États-Unis ont déclaré leur indépendance.

L’aigle, le bouclier et le nombre 13

Un autre des symboles qui a beaucoup attiré l’attention est le nombre 13 , il n’apparaît pas écrit comme tel mais il y a plusieurs éléments qui se répètent autant de fois. Par exemple, cela se voit dans le nombre d’étoiles qui se trouvent sur la tête de l’aigle, comme dans les 13 fruits et 13 feuilles que l’animal a sur l’une de ses pattes, les 13 flèches qu’il porte sur l’autre et les 13 marches de la pyramide.

Si l’on prend en compte que le nombre 13 représente quelque chose de positif pour les francs-maçons, puisqu’il est transformation, il est logique d’imaginer qu’il y eut des amateurs de complots qui en furent tirés pour justifier et agrandir leurs folies. Mais encore une fois, l’explication est plus simple. Ce n’est rien de plus que la représentation des 13 États d’origine qui composaient les États-Unis.

Les amateurs de complots ont voulu trouver dans cet ensemble de symboles une déclaration claire de l’origine maçonnique du pays. Mais en faisant une lecture plus proche de la réalité, il apparaît qu’il ne s’agit que d’une série de coïncidences dans les élections de symboles pour la représentation de la démocratie américaine.

« Transmettre le principe de laïcité », les rencontres du DROIT HUMAIN, le 4 décembre 2021

En présence de Amande Pichegru, Grand Maître National de la Fédération Française du DROIT HUMAIN, vous êtes invités à une conférence publique le samedi 4 décembre 2021, à 14 heures.

Transmettre la laïcité, c’est faire vivre un idéal d’émancipation par l’universel, ce n’est pas simplement communiquer ou célébrer un principe. L’école, doit jouer un rôle majeur dans cette transmission, mais elle ne saurait le faire seule, sans l’appui et l’engagement des citoyens et du mouvement associatif.

Cette conférence, en faisant intervenir un philosophe, des élus et responsables associatifs, nous permettra d’analyser les mécanismes à l’œuvre dans le creusement du fossé générationnel sur le principe de laïcité.

Les intervenants sont :

Charles COUTEL : Professeur Émérite en Philosophie à l’Université d’Artois, Ancien Directeur de l’Institut d’Étude des Faits Religieux, Vice-Président du Comité Laïcité République ;

Jean-Noël AMADEÏ : Élu local, Directeur général d’Actions pour les Collectivités Territoriales et Initiatives Sociales, Sportives, Culturelles et Educatives (ACTISCE), Patronage Laïque Jules Vallès https://actisce.org/ ;

Nathalie ZENOU-ZAMBROWSKI : Élue locale, consultante en communication, médiateur ;

Josiane REYNAUD : Ancienne proviseure ;

Martine CERF : Secrétaire générale d’Égalité-Laïcité-Europe (EGALE) https://egale.eu/

Infos pratiques :

Maison Maria Desraismes – 9, rue Pinel – 75013 PARIS

Site du DH https://bit.ly/3kGG2dQ

Inscription obligatoire : accueil@apfdh.org ou au 01 44 08 62 62

Dieu – La science – Les preuves

L’aube d’une révolution

Michel-Yves Bolloré – Olivier Bonnassies – Guy Trédaniel éditeur, 2021, 580 pages, 24 €

Présentation de l’éditeur :

Trois ans de travail, une vingtaine de scientifiques et de spécialistes de haut niveau : voici révélées les preuves modernes de l’existence de Dieu.

Pendant près de quatre siècles, les découvertes scientifiques se sont accumulées, laissant penser qu’il était possible d’expliquer l’Univers sans avoir besoin d’un dieu créateur.

De façon imprévue, le balancier de la science est reparti en sens inverse. Les découvertes se sont succédées, venant dynamiter les certitudes ancrées dans l’esprit collectif du XXe siècle. Aujourd’hui le matérialisme, qui n’a jamais été qu’une croyance comme une autre, est en passe de devenir une croyance irrationnelle.

Dans une langue accessible à tous, les auteurs tracent de façon passionnante un panorama rigoureux des preuves de l’existence de Dieu. À l’orée du XXe siècle, croire en un dieu créateur semblait s’opposer à la science. Aujourd’hui, ne serait-ce pas le contraire ?

Une invitation à la réflexion et au débat.

Les biographies des auteurs :

Michel Yves Bolloré est ingénieur en informatique, maitre ès sciences et docteur en gestion des affaires de l’université Paris Dauphine. De 1981 à 1990 il participe avec son frère à la direction du groupe Bolloré dont il dirige la branche industrielle. En 1990, il fonde son propre groupe France-Essor dont l’activité est centrée principalement sur l’industrie mécanique.

Olivier Bonnassies est diplômé de Polytechnique (X86), de HEC (Institut HEC start up) et de l’Institut Catholique de Paris (licence en théologie). Entrepreneur, il a créé plusieurs sociétés. Non croyant jusqu’à l’âge de 20 ans, il est auteur d’une vingtaine de livres et de vidéos et de quelques spectacles, scénarios, articles, newsletters et sites Internet sur des sujets souvent liés à la rationalité de la foi.

[NDLR : Cet imposant volume est préfacé par Robert Woodrow Wilson, prix Nobel de physique 1978. Rappelons qu’il est le découvreur en 1964, avec Arnaud Penzias, du rayonnement de fond cosmologique, véritable écho du Big Bang. Cette découverte ayant permis de prouver que notre univers a eu un commencement. Wilson nous informe que le livre est une très bonne présentation du développement de la théorie du Big Bang et de son impact sur nos croyances et notre représentation du monde.

Cet ouvrage offre une perspective particulièrement intéressante sur la science, la cosmologie et les implications philosophiques ou religieuses.

Selon les auteurs, ingénieurs tous les deux, un esprit supérieur pourrait être à l’origine de l’univers…

Le bandeau de l’éditeur annonce « La science, nouvelle alliée de Dieu ! ». Et pourquoi pas ?

Les annexes qui traitent des repères chronologiques, puis des repères des ordres de grandeur en physique et enfin des repères des ordres de grandeur en biologie sont complétées par un glossaire.]

Les « Figures Féminines de l’Ancien Testament » en conférence !

Les « Figures Féminines de l’Ancien Testament » en conférence !

L’Académie Maçonnique de Lille vous propose le samedi 27 Novembre 2021 de 9h à 13h une conférence ayant pour thème : « Figures Féminines de l’Ancien Testament »

Le programme :

9H 15 : Introduction par le Président : Alain-Noël Dubart

9H30 :  Léa et Rachel : « La raison et l’amour », par Robert Florent, Grande Loge de France

10H 30 :  Esther : « Mourir peut attendre… Esther, une étoile dans la nuit », par Claire Reggio, Grande Loge Féminine de France

11H 30 : Judith : « La foi d’une femme », par Bernard Filoche, Grande Loge de France

12H 30 : Conclusions

Possibilité d’acquérir les annales communes des Académies Lyon et Lille 2019 et 2020 (10 € chacun).

Infos pratiques :

Les conférences se tiendront à Ronchin 59790, dans les locaux de la GLDF

Session gratuite pour les membres 2021 de l’Académie

Chèque à l’ordre de : Le Cercle de l’Acacia – Journée seule 25€

Patrick Weslinck – 27 Impasse de la Forge, 59190 MORBECQUE

Ou par virement sur le compte : Association Le Cercle de l’Acacia :

FR76 16706000215395557953073. AGRIFRPP867

Pour tous renseignements : lecercledelacacia@gmail.com

Le Caveau de la Huchette : de la loge maçonnique au club de jazz iconique

De notre confrère parissecret.com – Par Alexandre Lasry

Il y a de ces lieux qui détonnent par rapport aux autres. Par leur histoire, leur vocation ou leur architecture, ils redéfinissent à eux-seuls le mot « insolite ». Le Caveau de la Huchette, lui, coche toutes les cases à la fois. Avant de faire swinguer les foules sous le pavé parisien, le club de jazz devenu mythique a connu un passé mystérieux et macabre. De Robespierre à La La Land, on vous raconte la folle histoire de cet emblème du quartier Latin.

Derrière la porte du 5…

Au cœur du Paris médiéval du XVIe siècle, le 5 de la rue de la Huchette voit déjà passer en son sein de curieux personnages. La légende dit même que les Rose-Croix et les Templiers y tenaient des réunions secrètes.

Plus mystérieux, l’immeuble aurait été utilisé en tant que loge franc-maçonnique en 1772. Avec ses salles basses et ses caves, la bâtisse constituait le lieu idéal pour accueillir des rassemblements secrets et peu tolérés.

Les habitués pouvaient même profiter de deux souterrains, menant respectivement au cloître Saint-Séverin et au Châtelet.

Le funèbre passé du caveau

À l’époque de la Révolution, le Caveau de la Terreur devenu taverne accueille en ses sous-sols les clubs des Montagnards et des Cordeliers puis les membres de la Convention nationale. Ainsi, Robespierre, Danton et Marat s’y sont retrouvés plus d’une fois. L’établissement n’aura jamais aussi bien porté son nom qu’à ce moment-là, puisqu’il s’y déroulera de nombreux jugements et exécutions, comme en témoignent les vestiges actuels des différentes salles et du profond puits du caveau.

Suite de l’article sur parissecret.com

CHILI : La franc-maçonnerie exclut l’ancien directeur de la police judiciaire mis en examen pour détournement de fonds et blanchiment d’argent

De notre confrère eldinamo.cl – Par Hector Espinosa

La Grande Loge du Chili a indiqué avoir exclu l’ancien directeur du PDI, Héctor Espinosa Valenzuela, de la Maçonnerie, celui-ci est accusé de détournement de dépenses réservées à la police civile et de blanchiment d’argent. La franc-maçonnerie explique que ce dossier était en cours d’instruction depuis août, mais aussi en raison de l’entrave à la justice faite dans l’enquête sur le meurtre du l’inspecteur Vivanco, survenu 72 heures avant qu’il ne quitte ses fonctions.

Il avait été prévenu par la Franc-maçonnerie en août, mais pour une autre affaire policière. Cependant, cette semaine de Grande Loge a sanctionné de la peine maximale son « frère » l’a jugeant « nécessaire » et a radié l’ancien directeur du PDI , Héctor Espinosa , mis en examen par le parquet pour détournement de dépenses réservées et blanchiment d’argent pendant son mandat. dans la police civile.

Comme le rapporte ce matin Radio Bío Bío, l’ancien directeur Espinosa était « en congé », c’est-à-dire inactif de la Loge Ouest n°158 de la Vallée de Santiago, en raison de sa situation judiciaire complexe. En raison de l’affaire liée aux délits économiques qui a été officialisée en octobre.

« Perte de la qualité de membre Franc-maçon»

« La Grande Loge informe le Frère Héctor Espinosa Valenzuela, Maître, en congé de la respectable Loge Ouest n°158 de la Vallée de Santiago, la mesure de la perte de l’appartenance à l’Ordre Maçonnique », a déclaré Radio Bio Bio.

Le texte, dont le signataire est le grand maître Sebastián Jans, indique que la mesure s’applique à partir de la date de promulgation du décret, sans qu’il soit nécessaire de la publier au Journal officiel de la Grande Loge du Chili.

A cela s’ajoute une polémique pour obstruction à la justice pour l’enquête sur l’assassinat de la détective Vivanco.
L’ancien directeur PDI Hector Espinosa est assigné à résidence chez lui. Il est officiellement accusé d’avoir détourné 146 millions de pesos de dépenses réservées par la police de la recherche sous sa direction.

Des membres de la Grande Loge du Chili et des fonctionnaires du haut commandement de la PDI qui composent le groupement avaient considéré sa responsabilité suite au cas d’homicide de Valeria Vivanco, la Subinspectrice de la Brigade des homicides de la PDI, assassiné le 13 juin dernier.

L’homicide, pour lequel deux hommes sont détenus, s’est produit 72 heures avant qu’Espinosa ne prenne sa retraite. Une deuxième affaire a été portée devant le ministère public pour obstruction à l’enquête sur l’assassinat de Valeria Vivanco, sur-inspectrice de la Brigade des Homicides, morte par balle au milieu d’une procédure policière dans la commune de La Granja, le 13 juin dernier

UKRAINE : La Poupée Barbie fait son entrée en Loge… recrutée par des francs-maçons

De notre confrère ukrainien sport.znaj.ua – Par Artem Bogomaz

On croirait à un canulard. Avez vous entendu parler de Valeria Lukyanova ?

Elle est née en 1985 en Moldavie. C’est est un mannequin, chanteuse et blogueuse ukrainienne, personnalité médiatique controversée, surnommée la « Barbie vivante ». Car elle est le sosie vivant de la célèbre poupée Barbie. Valeria, pour sa part, se présente comme une conférencière sur les voyages hors du corps et organisatrice de séminaires spirituels.

Odessa Barbie Valeria Lukyanova affirme avoir été « recrutée par des francs-maçons ».

La fille a décidé de raconter comment elle a survécu à l’une des situations les plus difficiles de la vie.

La nouvelle a été publiée sur sa page Instagram , dont elle est une utilisatrice active. La jeune fille fait régulièrement plusieurs publications dans lesquelles elle parle de choses insolites qui existent dans le monde, ou tout simplement se montre.

Selon Valeria Lukyanova, nous sommes tous maintenant dans une telle réalité que si l’Avatar fonctionne correctement, vous devez travailler dur toute la journée, sans vous reposer du tout, pas une minute. Ensuite, la sensation de fatigue ne vient pas.

« Maintenant, vous ne pouvez pas vous reposer ou vous détendre du tout. Ce n’est tout simplement pas le moment. Je n’aimais toujours pas ce métier, et maintenant c’est complètement interdit, si vous voulez survivre dans les réalités actuelles, vous devez travailler et regarder. Apprendre et comprendre » – écrit Odessa Barbie.

Il y a six mois, la fille a eu une crise grave et elle n’a pas eu le temps du tout. C’était de sa faute si elle perdait lentement mais sûrement connaissance, et elle était à blâmer. Après un certain temps, la fille a réalisé ses erreurs et a commencé à les résoudre.

« Même temporairement, je devais ne pas aller à la franc-maçonnerie, car je n’avais tout simplement pas le temps à ce moment-là. Et la franc-maçonnerie demande beaucoup de temps et d’attention. C’est un emploi. Mais pendant ce temps, j’ai appris à bien répartir l’attention, la concentration et maintenant, j’ai trouvé du temps pour une partie importante de ma vie, dans laquelle je suis entré avec une force, une conscience et une valeur nouvelles  » – a poursuivi l’histoire de Valery Lukyanov. Maintenant, elle a commencé à valoriser encore plus l’énergie maçonnique et l’institution spirituelle.

On rappellera qu’Odessa Barbie continue de choquer avec l’apparition d’une poupée, à chaque fois il est de plus en plus difficile de la distinguer

Plus tôt, il a été rapporté qu’à propos de Desi Barbie, Valeria Lukyanova a révélé comment nous sommes gouvernés par les rêves

Les occupations du grand-rabbin de France

De notre confrère jforum.fr et la Voix du Nord

Nous ne doutons pas un moment que le grand-rabbin de France est relativement occupé. C’est bien ainsi. Qu’il soit apprécié, pour certaines de ses interventions, comme l’indique la Voix du Nord est une très bonne chose. Les représentations du grand-rabbin sont certes très utiles, d’autant que celle du grand-rabbin de Paris, sont plus rares voire inexistantes.

Mais soyons juste un peu lucides. La communauté devrait être leur première préoccupation. Nous ne voyons pratiquement jamais ces deux personnages (grand-rabbin de France ou de Paris)  dans nos communautés dites de banlieue.

Il parait que se déroulent actuellement des élections au Consistoire de Paris, où non seulement les jeux sont déjà faits, mais qui plus est, cette association qui est devenue une SASU – société par action simplifiée unipersonnelle-, n’est plus un bien commun, puisque Joël Mergui a la main mise sur toutes les entités composant le consistoire.  C’est aussi sur ces points-là que l’on aurait aimé entendre le grand-rabbin: le mépris des adhérents, la démocratie bafouée, l’absence de transparence, la cacherout en chute libre, bref tout ce qui fait le judaïsme qui se meurt petit à petit. Mais bon, tant que cela amuse la galerie, c’est bien. Dormez bien bonnes gens, votre communauté se meurt, tandis que d’autres se servent des institutions pour des intérêts étrangers aux fidèles.

Une conférence sur les spiritualités organisée par la franc-maçonnerie au Touquet

Haïm Korsia, grand-rabbin de France, a participé dimanche 13 novembre matin, au palais des Congrès du Touquet, à une conférence organisée par l’Agapé du Touquet, une société philosophique. Approche philosophique, réponses universelles ? Etait l’objet du débat.

La laïcité et la liberté de conscience sont des principes intangibles pour la franc-maçonnerie. Elle se pose en gardienne du temple, mais reste ouverte au débat sur les multiples façons de vivre sa spiritualité, quelle que soit sa religion.

Cette réflexion sur une spiritualité laïque, détachée de la religion, donnera lieu à une conférence, ce dimanche, au palais des Congrès du Touquet. Elle est organisée par l’Agapé, une société philosophique qui regroupe des franc-maçons de différentes obédiences (Grande Loge de France, Grand Orient, Droit Humain, etc.).Laurent Requier, membre d’Agapé, estime le moment opportun pour débattre : « Le judaïsme s’est particularisé, le christianisme s’est sécularisé et l’islam s’est politisé, un chemin spritituel est possible sans qu’il soit nécessaire d’avoir recours à dieu ou à la religion, c’est en tout cas ce qu’on pense. »

Un grand maître de la GLF

Un invité de marque sera présent, il s’agit d’Haïm Korsia, grand-rabbin de France, qui représentera la communauté juive. Yves-Max Viton, ex-grand maître de la Grande Loge de France, animera les débats.

Haïm Korsia illumine le colloque touquettois consacré à la spiritualité.

« L’Agapé Touquettoise » organisait, ce dimanche, un colloque consacré aux différentes spiritualités. Spiritualités monothéistes bien sûr mais aussi polythéistes, animistes et laïques. Parmi les différentes interventions, celle d’Haïm Korsia.

Haïm Korsia, grand-rabbin de France, c’est-à-dire plus haute personnalité de la communauté juive française, a été récompensé l’an dernier par le prix Edgar-Faure pour son essai politique Réinventer les aurores, présenté comme « un manifeste contre l’indifférence, un plaidoyer pour la fraternité et une politique de la jubilation ».

Très à l’aise derrière son pupitre, interagissant avec le public et illustrant ses démonstrations de notes d’humour, Haïm Korsia a délivré en quinze minutes quelques pistes de réflexion simples pour une spiritualité riche. L’engagement et la continuité par exemple : « Nous ne sommes crédibles dans les rapports avec Dieu comme avec autrui que si l’on s’inscrit dans la régularité. Faire une chose une fois est à la portée de n’importe qui. Le refaire dans la continuité, c’est autre chose. »

Le rapport à l’étranger, aussi, qu’il illustre par ce verset biblique : « Tu aimeras l’étranger comme toi-même, car tu as été étranger en terre d’Égypte. » Face à une personne nécessiteuse, que faire ? Prier Dieu pour qu’il accomplisse un miracle ou donner au nécessiteux un billet ? Plus religieuse en apparence, la première solution n’est pas la bonne pour Haïm Korsia. Une métaphore de l’engagement que le grand-rabbin a offerte en guise de conclusion à son exposé. « Peut-être que le judaïsme c’est cette religion où Dieu nous dit : « Prenez vos responsabilités » et où nous lui répondons « oui, nous allons prendre nos responsabilités pour essayer de faire de ce monde le reflet de ce que tu as fait pour moi. »  »

Le 07 octobre 2021 à la grande synagogue de Lille…

«Je suis Catholique» : à Lille, le touchant soutien du Grand recteur de la Mosquée de Paris

Les grands représentants des religions monothéistes se sont retrouvés mercredi soir à la Synagogue de Lille, pour une conférence autour de la foi en Dieu et en l’Homme. Deux heures d’échanges riches, profonds, sur un ton parfois léger. Qu’est-ce que ça fait du bien ! Retour sur les temps forts…

Mercredi soir, à la Synagogue de Lille, une conférence inédite a réuni les représentants des quatre principales religions monothéistes : l’archevêque de Lille, Monseigneur Ulrich, le pasteur de l’Église Unie Protestante, Jan Roetman, le Grand-rabbin de France, Haïm Korsia et le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz. Sous les yeux de Martine Aubry, et avec un dispositif de sécurité autour du lieu de culte, où se côtoyaient des fidèles des quatre courants religieux, à la hauteur de la rareté du moment.

De gauche à droite, Laurent Ulrich, archevêque de Lille ; Élie Dahan, rabbin des Hauts-de-France ; Haïm Korsia, grand-rabbin de France ; Chems-Eddine Hafiz, recteur de la grande mosquée de Paris ; Jan Roetman, pasteur de l’Église unie protestatnte et Élie Korsia, avocat au barreau de Paris, modérateur de la soirée. PH PIERRE LE MASSON – VDNPQR

Quatre religions unies pour « le vivre ensemble »

Des mots forts, entre quelques instants de légèreté, presque main dans la main. Un discours qui n’empiète pas l’un sur l’autre, et se complète même. Juïfs, Catholiques, Protestants et Musulmans veulent démontrer qu’il est possible de coexister. « On parle de bien vivre ensemble, de mieux vivre ensemble ! C’est la laïcité », synthétise Monseigneur Ulrich. Le grand-rabbin de France, Haïm Korsia, y va de son idée, sous forme de théorème : « Dieu préfère que nous soyons rassemblés contre lui, que désunis en son nom. »

Camus, Alain… Brassens et même Khaled. À chacun sa source d’inspiration. On ressent l’énergie du pasteur protestant Jan Roetman, à grands coups de métaphores lumineuses. « Je ne connais que les hommes en minuscule, je suis un homme en minuscule ! », lance-t-il.

Les excuses de Monseigneur Ulrich…

Quelques jours après la publication d’un rapport accablant par la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, Monseigneur Ulrich, a présenté à nouveau ses excuses aux victimes. Et il y eut ces mots, tendres, sincères, à destination de l’Église catholique, dans un contexte lourd, qualifié de « une terrible sentence ».

… et le « Je suis Catholique » du Grand recteur de la Mosquée de Paris

« Le nombre de victimes, ces douleurs, ces familles brisées, ces vies brisées, énumère Chems-Eddine Hafiz. Moi Musulman, je ne peux pas ne pas me sentir concernéEt je suis véritablement, aujourd’hui, Catholique. »

Le « J’aime les Juifs », du Grand recteur de la Mosquée de Paris

Entendre des versets du Coran résonner dans une Synagogue, c’est rare, c’est beau. « J’aime les Juifs ! », lance Chems-Eddine Hafiz, en citant directement le texte sacré et regrettant que l’on « tente de séparer les Musulmans des Juifs ».

L’ancien avocat prône l’apaisement et dénonce l’Islam politique qui « instrumentalise une idéologie mortifère. C’est facile de le dire, mais nous essayons de le démontrer chaque jour. L’Islam, tel qu’il est véhiculé, n’est pas le vrai Islam. »

Jforum et Voix du Nord

ANGLETERRE : Les francs-maçons d’Ilkley soutiennent la fondation de recherche sur le diabète

De notre confrère anglais ilkleygazette.co.uk – Par Claire Lomax

Le franc-maçon Andrew Wellock a remis un chèque à Penny Robinson de la Juvenile Diabetes Research Foundation.

Le don fait suite à une présentation animée et informative du travail entrepris par FRDJ au Ilkley Freemasons Hall sur Cunliffe Road, Ilkley.

FRDJ est la principale organisation à but non lucratif qui cherche à trouver un remède contre le diabète de type 1, une maladie auto-immune qui change la vie et qui n’a pas de remède connu.

FRDJ finance la recherche sur le diabète de type 1, fournit un large éventail de services communautaires et militants à la population DT1 et milite activement pour une réglementation favorable à la recherche médicale et l’approbation de modalités de traitement nouvelles et améliorées.

Pour plus d’informations sur le travail de la fondation, visitez https://jdrf.org.uk.

Pour en savoir plus sur la franc-maçonnerie et le travail caritatif que les francs-maçons Ilkley entreprennent, contactez Peter Smeaton au 07814 863839.