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Le mystère du Shamir

John Yarker, dans un article sur Le rite d’York et l’ancienne Maçonnerie en général, remarque qu’«en vérité, des ouvriers complotèrent illégalement pour extorquer d’Hiram Abif un secret, celui de l’animal étonnant qui avait le pouvoir de couper les pierres.  Le secret qui a été perdu par les trois Grands Maîtres est celui de l’insecte shermah (shamir), qui a été employé pour donner un parfait polissage aux pierres». Considérant cette remarque de Yarker, le secret opératoire du shamir serait-il «ce qui a été perdu» ?

De même, dans la présentation du Rituel Wooler, qui ressemble au texte de Yarker, on lit dans un catéchisme du troisième degré : «Après la construction du Temple, les ouvriers du plus haut degré, connus sous le nom de «Most «Excellent», ont accepté les grands secrets concernant le noble In… Sh…, qui était ce qui constituait le secret des trois Grands Maîtres et [pour] lequel HAB fut tué» ; l’utilisation d’abréviations prouvant le caractère autrefois ésotérique, ou supposé tel, de l’information.

Dans son Miscellanea Latomorum, le Dr William Wynn Westcott propose un passage d’un vieux rituel qui parle précisément du secret de l’insecte shamir et des trois Grands Maîtres. Cette tradition maçonnique est ignorée de nos jours

Le shamir, de l’araméen chamira, «comme un silex», était un organisme surnaturel.

Le shamir était-il un minéral, une plante ou un animal ?

Dans une légende abyssinienne, il est supposé avoir été une sorte de bois ou d’herbe.

En hébreu biblique, le mot shamir (שָׁמִיר) a été utilisé dans deux sens : soit une pointe faite d’une substance très dure comme le diamant (Jérémie 17,1 ; Zacharie 7,12), soit des épines acérées (Isaïe 5,6).

Le Talmud puis, plus tard, de grands rabbins ont décrit comment le shamir, en passant le long de la surface d’une pierre, peut la fendre de manière parfaite en deux morceaux. Le Talmud affirme que c’est le «regard» d’une créature vivante qui provoquait la cassure de bois ou de pierre. Selon Rabbi Ba’hya, le shamir aurait été utilisé par Betsaléel du temps de la construction du Tabernacle afin de graver les noms des tribus sur les pierres précieuses enchâssées dans le pectoral du Grand prêtre. Le bâton de Moïse éventuellement fait en shamir aurait ainsi pu fendre cette roche en deux pour en faire couler l’eau. Son essence surnaturelle venait du fait qu’il aurait été créé au crépuscule, la veille du premier shabbat, pendant les Six Jours de la Création[1].

Ce shamir miraculeux aurait été spécialement créée au début du monde pour cette utilisation opératoire. Selon cette légende, quand Salomon demanda aux rabbins comment construire le Temple sans utiliser d’outil de fer, pour se conformer, bien sûr, à l’injonction du Deutéronome (Exode, 20,21 ; Si toutefois tu m’ériges un autel de pierres, ne le construis pas en pierres de taille; car, en les touchant avec le fer, tu les as rendues profanes), ils attirèrent son attention sur le shamir par lequel Moïse avait gravé le Nom des tribus sur le pectoral du grand prêtre.

Dans l’Encyclopédie juive on trouve cette légende qui raconte que, sur la recommandation des rabbins et afin de ne pas utiliser le fer, Salomon taillait les pierres au moyen du shamir, un animal, un ver dont le seul contact fendait la pierre. On retrouve cette légende également dans la littérature arabe et même dans  le Coran.

Dans la littérature talmudique, il existe de nombreuses références à Shamir. Des qualités inhabituelles lui ont été attribuées. Par exemple, il pourrait désintégrer quoi que ce soit, même dur comme des pierres. Parmi ses possessions, Salomon la considérait comme la plus merveilleuse. Le roi Salomon était désireux de posséder le Shamir parce qu’il en avait entendu parler. La connaissance du Shamir est en fait attribuée par des sources rabbiniques à Moïse. Après avoir beaucoup cherché le Shamir de la taille d’un grain d’orge, il a été trouvé dans un pays lointain, au fond d’un puits, transmis à Salomon, mais étrangement, il perdra ses capacités et est deviendra inactif plusieurs siècles plus tard, à peu près au moment où le Temple de Salomon a été détruit par Nabuchodonosor.

Étonnant et curieux Shamir ? Qu’est-ce donc ?

On suppose que la légende est basée sur une corruption du mot Smiris, le grec pour l’émeri, qui a été utilisé par les antiques graveurs dans leurs œuvres et médaillons, et que le nom de Shamir est simplement la forma hébreu du mot grec[2].

Selon les auteurs médiévaux, Rachi, Maimonide et d’autres, Shamir était une créature vivante, un ver ; soutenant que Shamir ne pouvait pas être un minéral parce qu’il était actif. Ce ver magique était doté du pouvoir de modifier la pierre, le fer et le diamant, par son simple regard. Par ailleurs, les sources rabbiniques ont transmis la description de la gravure des noms des douze tribus sur les douze pierres précieuses de la cuirasse du grand-prêtre (le pectoral) ; Moïse le fit non pas par sculpture, mais en écrivant avec un certain fluide et en les «montrant» à Shamir, ou en les exposant à son action. De l’avis des auteurs modernes, l’expression «montré à Shamir» indique clairement que c’était le regard d’un être vivant qui a effectué la division de bois et de pierres. On admet cependant que dans les sources talmudiques et midrashiques, on ne dit jamais explicitement que le Shamir était une créature vivante. Alors Shamir/ schamir/ samur, comme on en trouve l’expression, un ver de la taille d’un grain, ou autre chose, une pierre selon les différentes sources littéraires ?[3]   

Une vieille source, La Légende de Soliman et testament de Salomon ouvrage écrit en grec, probablement au début du troisième siècle de l’ère actuelle, se réfère à Shamir comme une pierre verte, le shamir serait une pierre de cristal vert de grande puissance[4].

Un seul shamir est reconnu avoir existé. Il est sculpté en forme de coléoptère, scarabée de l’espèce sacer ateuchus. C’est la raison pour laquelle on a confondu le shamir avec un insecte.

Mais comment une pierre verdâtre aurait-t-elle pu couper le plus dur des diamants avec son seul regard ?

Reprenons ce que raconte Louis Guinzberg, en 1909, dans Les légendes des juifs, qui, inspiré par l’exégèse rabbinique, rapporte l’histoire de manière très fantastique : le shamir fut créé au crépuscule du sixième jour avec d’autres choses extraordinaires. Il n’était pas plus grand qu’un grain d’orge et possédait le pouvoir remarquable de tailler les diamants les plus durs. C’est pour cette raison qu’il aurait été utilisé par Betsaléel (ל אֵ לְ צַ בְּ), et non Moïse, du temps de la construction du Tabernacle pour graver les pierres du pectoral porté par le grand prêtre (minimannamoments.com/sapphire-ten-sayings-part-2-and-a-rebel-lion/ ). D’abord on traça à l’encre les noms des douze tribus sur les pierres qui devaient être serties dans le pectoral ensuite le shamir fut conduit sur les lignes tracées et celles-ci furent ainsi gravées. Circonstance miraculeuse, le tracé ne porta aucune particule de pierre.

On avait également utilisé le shamir pour tailler les pierres dont fut construit le Temple, car la loi interdisait d’utiliser des ustensiles de fer pour tout ouvrage destiné au Temple. Pour le conserver, il ne faut placer le shamir dans aucun réceptacle de fer, ni d’aucun métal, il le ferait éclater. On le conserve enveloppé dans une couverture de laine qui à son est tour est placée dans une corbeille de plomb remplie de son d’orge. Le shamir fut gardé au Paradis jusqu’au jour où Salomon eut besoin de lui. Il envoya l’aigle pour y chercher le ver.  

La manière dont Shamir était gardé en sûreté peut nous donner un indice: «Le Shamir ne peut être mis dans un vase de fer pour la garde, ni dans aucun vaisseau métallique: il éclaterait un tel récipient. Il est gardé enveloppé dans de la laine à l’intérieur d’une boîte de plomb rempli de son d’orge. Cette phrase est tirée du chapitre 48b du Talmud de Babylone et contient un indice important ; car, avec la connaissance actuelle nous pouvons facilement deviner qui ou plutôt ce qu’était Shamir : c’était une substance radioactive ; les sels de radium, par exemple, agissant sur certaines autres substances chimiques, peuvent émettre une luminescence de couleur jaune-vert.

Cela expliquerait comment le pectoral du grand-prêtre avait été gravé : les lettres étaient écrites à l’encre, et les pierres étaient exposées l’une après l’autre au «regard» ou au rayonnement du Shamir. Cette encre devait contenir du plomb en poudre ou des oxydes de plomb. Les parties des pierres qui n’étaient pas protégées par le plomb se désintégrèrent sans laisser de particules de poussière qui, selon ce Talmud, paraissaient particulièrement merveilleuses. Les parties protégées par de l’encre de plomb se dressaient en relief sur la surface des pierres précieuses  (la plupart des gemmes, tels que le diamant, le saphir, l’émeraude ou la topaze, sont décolorés par la radioactivité. D’autres pierres précieuses, comme l’opale, sont constituées de cristaux de silice hydratée. Le rayonnement alpha les désintègre en rompant la liaison avec l’eau ; celle-ci se volatilise sans laisser de résidu).

La possession la plus précieuse de Salomon, son Shamir, n’a pas survécu avec le temps, il est devenu inactif. La version habituelle de l’histoire, «le Shamir disparu», ne correspond pas à la traduction exacte du texte hébreu. Le mot batel utilisé pour décrire la fin, ou la disparition, de Shamir  n’a qu’une seule signification : « Pour devenir inactif. ». Dans les quatre cents ans qui ont passé de la construction du premier Temple à sa destruction par Nabuchodonosor en -587, une substance radioactive aurait pu devenir inactive (le radium perd environ un pour cent de sa radioactivité tous les 25 ans).

Le secret d’Hiram serait-il celui de l’utilisation d’une sorte de laser radioactif que les mauvais compagnons auraient voulu arracher à Hiram.

Le kabbaliste Adolph Grad en donne une semblable interprétation ; une sorte de laser :

<https://youtu.be/87pmTSPjBkQ?t=611>.

Pour compléter cet aspect lire le texte La physique moderne et le chamir : http://lamed.fr/index.php?id=1&art=1424&mode=print

Et pour des représentations de l’animal  Schamir – shamira, and the building of king Solomon’s temple  : thesunkeepers.net/22-blog-posts/sacred-texts,-ancient-studies-myth/10.

Article extrait de l’ouvrage Il était une fois un mythe, Hiram, coédition Ublik et Institut maçonnique de Provence, 2021, p.81à 86 : http://ubik-editions.com/product/il-etait-une-fois-un-mythe-:-hiram


[1] Dans le sixième chapitre du cinquième livre du Pirké Avot –le livre des pères- il est écrit : Dix choses ont été créées la veille du Shabbat au crépuscule : la bouche de la terre, la bouche du puits, la bouche de l’ânesse, l’arc-en-ciel, la manne, la verge (de Moïse), le shamir, l’écriture, la (pointe) graveuse, et les tables (de la Loi)

[2] Mackey, Encyclopédie de la Franc-maçonnerie, p. 709. : butlincat.files.wordpress.com/2015/04/an-encyclopedia-of-freemasonry-a-g-mackey.pdf

[3] karlshuker.blogspot.com/2014/02/the-shamir-and-stone-worm.html

[4] D’après les chroniques de Tabari Med Ibn Djarir, par Sabine Baring-Gould, Ahimaaz bin Tsadok, Louis Ginzberg, John D. Seymour, Chap.7, page 10 note 31 : archive.org/details/9782981161338SALOMON/page/n15/mode/2up

ITALIE : Qui étaient les quatorze noms sur la liste de la Loge P2

De notre confrère italien icalabresi.it – Par Saverio Paletta

Qui étaient les quatorze noms sur la liste des inscrits à la loge Gelli ? Et qu’est-ce qui ressort des enquêtes de l’ancien procureur de Palmi ? Petits poissons, soupçons sur les grands et mystères sur les relations entre la franc-maçonnerie locale et les clans ‘Ndrangheta.

« Franc-maçon et j’en suis fier ! ». Ainsi, au lendemain de l’affaire P2, alors que les institutions étaient encore ébranlées par la découverte de la liste saisie à Licio Gelli , Costantino Belluscio , alors membre du PSDI, a gelé Montecitorio.
De nature très particulière, Belluscio s’est inscrit dans la franc-maçonnerie à Rome (où il résidait et où il avait fait une carrière remarquable aux côtés de Giuseppe Saragat, dont il était l’homme de l’ombre) et non dans sa Calabre, où il était maire d’Altomonte .

Combien de Calabrais étaient inscrits en P2 Parmi les listes examinées par la commission d’enquête présidée par Tina Anselmi, on en compte treize, en plus de Belluscio . Ce sont tous des professionnels sans rôles principaux : Carmelo Cortese de Catanzaro , Paolo Bruno de Cosenza , Antonio Cangiano, Antonio Messina, Italo Aloia, Domenico Fiamengo et Domenico De Giorgio, Franco Morelli, Carlo Satira, Giuseppe Strati, Aurelio Tripepi, Umberto Giunta de Reggio . , Giuseppe Arcadi .

L’affaire Loizzo

La seule « victime » calabraise du scandale P2 était Ettore Loizzo de Cosenza , qui était déjà un franc-maçon à l’époque, mais pas un « piduiste ». Loizzo, dont l’appartenance à la franc-maçonnerie était bien connue, avait également un rôle important dans le PCI, au nom duquel il était conseiller municipal à Cosenza. C’est une histoire bien connue, qui a refait surface récemment suite à la réédition de l’ouvrage Confessioni di un gran maestro  (Cosenza, Pellegrini 2021), le livre contenant l’interview de l’ancien Grand Maître Assistant de Goi avec le journaliste Francesco Kostner .

Ettore Loizzo
Ettore Loizzo

Loizzo a été contraint de quitter le Parti communiste par Fabio Mussi, qui était à l’époque secrétaire régional du parti de Berlinguer et a subi l’énorme pression politique et médiatique d’Italo Garraffa, qui dirigeait alors la section Cosenza du PCI.

A cet égard, il faut rappeler que les statuts du Parti communiste de l’ère Berlinguer n’envisageaient (contrairement à ceux du DC, du MSI et du PSI) aucune incompatibilité entre appartenance à la franc-maçonnerie et militantisme communiste.
C’est également pour cette raison que le vénérable calabrais a publié de lourdes déclarations, qui faisaient allusion à un sujet bien précis : la ‘Ndrangheta .

À propos de Paul Getty

« Compte tenu de ma position maçonnique, dans des circonstances particulières, les dirigeants de mon ancien parti m’ont souvent demandé un coup de main », a déclaré Loizzo dans l’interview fleuve. Il a rajouté : « J’ai été contacté à l’occasion de l’ enlèvement du jeune Paul Getty . Les investigations, selon les enquêteurs, ont conduit à la Calabre : une piste qui a également été suivie avec la contribution de la franc-maçonnerie ».

Jean-Paul Getty III
Jean-Paul Getty III

On ne sait pas ce que Loizzo a réussi à faire dans l’affaire Getty. Mais un de ses mots énigmatiques clarifie certains points : « S’il avait conscience des ramifications de notre Institution, en Calabre comme dans toute autre partie de l’Italie, et de notre réseau de contacts sur lequel on peut compter… ». Il n’est pas nécessaire d’en rajouter.

Le secret de Pulcinella

Un détail suggère que beaucoup de choses sur la P2 sont le secret classique de Pulcinella. En fait, le journaliste d’ Espresso Roberto Fabiani s’est beaucoup consacré à Licio Gelli , qui a écrit I Massoni in Italia en 78 , un dossier plein d’informations et de suggestions, reçu d’un piduiste très particulier : l’ancien chef du bureau des affaires réservées Federico Umberto d’Amato .

L’inquisiteur de Cordoue

Retournons en Calabre et arrivons au présent. Il y a quelques mois, le tribunal civil de Reggio de Calabre a rejeté une demande de dommages et intérêts déposée par l’ancien procureur général de Palmi Agostino Cordova contre le Grand Orient d’Italie.
Le fait, en lui-même secondaire (la Cour s’est bornée à considérer comme légitimes les critiques faites par le Grand Maître Stefano Bisi à l’Orient de Cordoue), a rouvert de vieilles polémiques qui n’ont jamais été résolues sur l’enquête qui, au début des années 90 , a secoué la Calabre et fait trembler l’Italie.
Ce qui reste de cette enquête, qui n’a pratiquement rien donné, est une énorme quantité d’informations et des noms qui courent encore sur le net.

Stefano Bisi
Stefano Bisi

La Calabre qui compte (va)

En 1992 , alors que Tangentopoli n’avait pas encore éclaté et que la mafia haussait la barre de sa contestation envers l’État, l’enquête de Cordoue aboutit dans la presse d’investigation et de contre-information.
Un dossier de Franco Giustolisi, publié chez Espresso le 22 novembre de la même année, regorgeait de noms qui comptaient. On parle du démocrate-chrétien Riccardo Misasi, Bruno Napoli et Leone Manti. Mais surtout, on parle de socialistes, dont beaucoup ont encore des rôles importants dans la vie politique calabraise : Sandro Principe, Saverio Zavattieri et Leopoldo Chieffallo .

Augustin Cordoue
Augustin Cordoue

Ces noms et d’autres ont été « chantés » à Cordoue par Angelo Monaco, un médecin socialiste de San Mango d’Aquino et ont suscité une très forte impression. Surtout parce que l’enquête de Palmi s’est inscrite dans la ligne des relations « interdites » entre la mafia et la franc-maçonnerie.
Celui de l’ Espresso n’était pas le seul dossier : même Avvenimenti (un hebdomadaire né de l’expérience de l’Ora di Palermo, dont il a hérité la rédaction) avait publié, environ un mois plus tôt, un long réquisitoire de Laura Cortina et Michele Gambino sur les mésaventures du Docteur Monaco, d’où partit l’enquête.

Le hachoir à viande

Historiquement derrière tout, la Calabre risquait d’anticiper Tangentopoli . L’enquête de Cordova, la retraçant avec le recul, semblait regarder dans deux directions. D’une part, dans sa recherche effrénée des liens entre loges et ‘ndrine, le procureur de Palmi a retracé les itinéraires effectués les années précédentes par les magistrats siciliens et par la Commission d’enquête sur le P2. En revanche, l’enquête sur la prétendue massomafia a été proposée comme lien avec d’autres opérations judiciaires très lourdes. Il fait référence à l’assassinat de Ludovico Ligato , à l’enquête sur les pots-de-vin à Reggio, dans laquelle Manti était impliqué, et à d’autres affaires peu claires, qui n’ont abouti à rien.

Sandro Príncipe
Sandro Príncipe

Il en était ainsi pour Riccardo Misasi , contre qui le parquet de Reggio a demandé l’autorisation de procéder par association de malfaiteurs de type mafieux et corruption. Et il en a été ainsi pour Sandro Principe, à l’époque sous-secrétaire des gouvernements Amato et Ciampi, qui a fait l’objet d’une enquête de Cordoue pour fraude électorale présumée en sa faveur dans la Piana di Gioia Tauro. Dans le cas de Principe, l’affaire a pris des allures grotesques : la Chambre a rejeté à plusieurs reprises la demande d’autorisation de procéder de Cordoue et le même procureur de Palmi a finalement proposé l’archivage. Toujours sur la base d’une considération : Prince avait pris très peu de votes dans la Plaine. Seul un imbécile, ce que n’est pas l’ancien sous-secrétaire, se serait exposé pour un si maigre butin. Résultats judiciaires similaires pour Misasi : refus d’autorisation de procéder et donc d’archivage .

Pas de tabliers pour les grands noms ?

Et l’appartenance des deux grands noms de la franc-maçonnerie ? Il ne ressort ni des papiers judiciaires ni des listes saisies au Goi, dont certaines continuent de circuler sur le net. Idem pour Saverio Zavettieri, qui n’a jamais parlé de franc-maçonnerie. Le seul à avoir un rôle confirmé dans la franc-maçonnerie est Chieffallo. Mais ce militantisme n’est lié à aucune hypothèse judiciaire . Les déclarations de Munich restent, enfouies dans les décombres de l’enquête.

Revenons à Loizzo. Le vénérable Cosentino s’est retrouvé au sommet du Goi en tant que « régent » avec Eraldo Ghinoi après que le grand maître Giuliano Di Bernardo , un autre super confident de Cordoue, eut abandonné le Goi pour fonder la Grande Loge Régulière d’Italie . Di Bernardo, il y a quelques années à peine, a pris une revanche posthume contre Loizzo. L’ancien Grand Maître du Goi avait déclaré que Loizzo lui aurait confié que sur 32 loges calabraises, 28 auraient été infiltrées par la ‘Ndrangheta. Un ancien notable du Goi a démenti ces déclarations : il s’agit de Franco Chiarello de Cosenza, qui à l’époque de la régence Loizzo était le secrétaire régional du Goi et est maintenant l’animateur de la Fédération des Loges de San Giovanni, une communion maçonnique indépendante.

Giuliano Di Bernardo
Giuliano Di Bernardo

« J’ai parcouru les listes plusieurs fois et je peux dire que je n’y ai jamais trouvé de noms suspects. » Et encore : « Comment se fait-il que Di Bernardo ait parlé seulement 25 ans après cette enquête et cinq ans après la disparition de Loizzo ? ». Enfin : « Loizzo n’estimait pas du tout Di Bernardo, au contraire : il le trouvait peu fiable et désagréable. Pourquoi lui aurait-elle fait ces confidences ?
Ce sont aussi des questions sans réponse. Probablement que le « mystère » maçonnique est constitué de ces malentendus et d’autres, qui s’éternisent d’une décennie à l’autre et d’enquête en enquête.

Les templiers de l’histoire à la légende

Ce documentaire daté de 2016 et diffusé sur RMC Découverte, chaîne de télévision thématique nationale française et gratuite – canal 24 de la TNT -, ne peut manquer de susciter l’intérêt des Sœurs et Frères et amis(ies) profanes

Avec des commentaires de Frédéric Lenoir. sociologue, écrivain, journaliste, conférencier français et docteur de l’École des hautes études en sciences sociales.

Une vidéo très instructive que nous devons à David Galley, auteur, journaliste indépendant, réalisateur de documentaires et auteur de plusieurs ouvrages dont « La France mystérieuse ». Il est un spécialiste reconnu des énigmes historiques qu’il étudie depuis près de 20 ans…

https://www.youtube.com/watch?v=SDt6jtfohfw

Shavas, de Bernard Denis-Laroque

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L’ouvrage

Ecrit comme un scénario de film ce roman est aussi un essai et un récit pour initiés.

Qu’est-il arrivé au sous-marin argentin SAN JUAN ? Pourquoi le calme qui s’installe dans les banlieues difficiles est-il inquiétant ? Comment des centaines de paquets de cocaïne se sont-ils échoués sur les plages de la côte atlantique ? L’auteur ancien membre du Ministère des Affaires étrangères a beaucoup voyagé et les aventures de ses héroïnes et héros se déplacent de Lima à Nazca, de Paris à Ghiseh, pour en explorer les incidences géopolitiques. Mais l’ouvrage est aussi une recherche historique qui remonte à la guerre de Troie et à la construction des pyramides sans oublier les cheminements ALCHIMIQUES explicatifs d’une énergie nucléaire de fusion froide. Nous rencontrons sur le site de Nazca un des derniers descendants SHAVAS qui va révéler à nos « indiana jones » modernes,  bien des surprises. SHAVAS renoue avec les interrogations posées par la revue PLANETE sur l’HISTOIRE INCONNUE DES HOMMES DEPUIS 100 000 ans. 486 pages qui se dévorent d’un trait tant les rebondissements de ces énigmes sont passionnants.

L’AUTEUR

Bernard DENIS-LAROQUE, polytechnicien spécialiste de l’audio-visuel et des télécom a œuvré au Ministère des Affaires étrangères pendant 12 ans. Il a consacré une grande partie de sa carrière à faciliter les échanges culturels avec la France dans les domaines de la Télévision. Il a déjà écrit deux ouvrages issus de ses connaissances géographiques et culturelles : l’ AMBASSADEUR & WOURISTOCK. Sera –til le scénariste d’un prochain James Bond ou d’un film de SF à mi chemin entre DUNE et le CINQUIEME ELEMENT ?

Agricol Perdiguier, la plaque commémorative !

Nous vous invitons à prendre connaissance de la décision de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

Save the date ! Samedi 4 juin 2022, inauguration donc d’une plaque commémorative. Une manifestation organisée par les Compagnons de l’Union compagnonnique et la Société des Compagnons et affiliés menuisiers et serruriers du Devoir de Liberté.

Statue d’Agricol Perdiguier dans le Square Agricol Perdiguier d’Avignon

« DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES 202 1 DAC 409

Apposition d’une plaque commémorative en hommage à Agricol Perdiguier 16 passage de la Bonne Graine à Paris 11e

PROJET DE DELIBERATION EXPOSE DES MOTIFS

Fils de menuisier, Agricol Perdiguier naît en 1805 à Morières- lès- Avignon, dans le Vaucluse. Il fait son apprentissages dans un atelier d’Avignon après avoir quitté celui de son père. Il part ensuite pour faire son Tour de France dans les rangs des compagnons du Devoir de Liberté. Son périple a duré au total quatre ans et demi, après qu’il a été déclaré inapte au service militaire en raison de sa mauvaise denture et échapp a nt ainsi aux sept années de présence dans un régiment. Après quelques mois de halte dans l’atelier paternel, il reprend la route. Il désire vivre plus activement qu’à Morières, s’instruire et entreprendre un combat pour l’extinction des rivalités compagnonniques, dont il avait eu à souffrir sur le Tour de France. Agricol Perdiguier conçoit alors des plans de réforme du compagnonnage en vue de réduire les rivalités, en transformer l’esprit et moderniser l’institution. Il a également pris goût aux aspects les plus techniques des groupements compagnonniques, arrivant à faire des « compagnons finis » de véritables professeurs d’enseignement technique, capables de former leurs élèves, en leur apprenant aussi bien les doctrines de la société compagnonnique dont ils sont membres, que des éléments de géométrie dans l’espace, et des principales méthodes de travail utilisées dans leur métier. Grand amateur de théâtre et de chansons, il publie des chants fraternels et des dialogues édifiants. Il est un membre typique de la première génération de travailleurs manuels accédant à la culture écrite, et marque le temps des « ouvriers poètes ». Ainsi naissent en 1834 et 1836, en deux parties, Devoir de Liberté : Chansons de compagnonnage et autres, puis en 1836 également Compagnonnage : la rencontre de deux frères, scène récente adressée aux compagnons de la France, brochure éducative comme les deux recueils poétiques précédents. En 1840, il publie Le Livre du compagnonnage qui sera réédité en 1841 puis en 1857, livre militant diversement apprécié par les compagnons, mais qui assure à ses idées une très large diffusion et l’estime quasi générale de la presse et des littérateurs. Ce livre attire alors l’attention de Victor Hugo ; il inspire largement George Sand, pour son roman écrit en 1841 Le Compagnon du tour de France ; Eugène Sue le loue dans Le Juif errant ; Frédéric Mistral s’en souviendra en évoquant Calendal. Perdiguier est élu député à l’Assemblée nationale constituant e en 1848, réélu en 1849 au sein de l’assemblée nationale législative, il siège sur les bancs de la gauche modéré e, luttant pour la défense des ouvriers. Il est emprisonné au moment du coup d’État du 2 décembre 1851, avant d’être expulsé de France. Il se réfugie alors à Bruxelles, ensuite à Anvers, puis à Genève, où il demeure jusqu’en décembre 1855. C’est là qu’il fit paraître l’ouvrage qui pour la postérité demeure certainement son chef-d’œuvre : les Mémoires d’un Compagnon, en deux volumes datés de 1854- 1855. Revenu à Paris, où sa femme et ses filles ont, durant son absence, vécu difficilement de l’exploitation d’une maison garnie dite Hôtel des Travailleurs, il installe une école de trait dans le 12e arrondissement, au 38 de la rue Traversière Saint- Antoine, aujourd’hui rue Traversière. À l’école, Perdiguier ajoute une librairie à l’usage des compagnons et, en général, des ouvriers du faubourg Saint-Antoine tout proche. Il meurt le 26 mars 1875. Il est proposé d’apposer une plaque commémorative en hommage à Agricol Perdiguier au 16 passage de la Bonne Graine à Paris 11e dont le texte est le suivant :

« AGRICOL PERDIGUIER

 1805- 1875

HOMME DE LETTRES

 COMPAGNON MENUISIER DU DEVOIR DE LIBERTÉ

DÉPUTÉ DE LA DEUXIÈME RÉPUBLIQUE

ADJOINT AU MAIRE DU 12 E ARRONDISSEMENT

A VÉCU DANS CETTE MAISON DE 1839 À 1852 »

Je vous prie, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir en délibérer.

La Maire de Paris »

À Morières, sa ville natale, le rond-point dédié à cet enfant du pays

Retrouvez notre article du 2 janvier courant sur la BD Agricol Perdiguier – Compagnon menuisier du Devoir de Liberté dit Avignonnais la Vertu – Pacificateur et rénovateur du compagnonnage

BRESIL : Temps et persévérance

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Dans la franc-maçonnerie, le temps est vécu comme quelque chose d’essentiellement bénéfique. Ce qui est positif est éternel et dure. Ce qui est négatif est éphémère et transitoire.

2022. Le début d’une nouvelle année, le sentiment du temps qui passe et des cycles alternés, offrent à beaucoup l’occasion de réfléchir sur ce qui a été possible de faire, ce qui n’a pas été possible et quels sont les projets pour l’avenir. 

En pensant librement, on pourrait même spéculer que cette réflexion, cette analyse et cette programmation sont encore une sorte informelle de planification stratégique individuelle qui, dans le groupe de personnes, est importante pour faire avancer, plus ou moins lentement dans le sens du progrès de l’humanité au fil du temps.

Le franc-maçon ne manque pas l’extraordinaire vibration de ces jours, et vit naturellement et pleinement dans ces moments privilégiés, autant que n’importe qui d’autre. La différence, pour lui, c’est que la réflexion à la recherche du progrès, le sien et celui de la Société, est un devoir constant, et donc non lié à des moments précis du calendrier.

Étant idéalement attaché à l’investigation de la « Vérité » par l’étude, à un moment donné de votre voyage maçonnique, vous ressentirez également le besoin d’essayer de comprendre les nombreuses significations physiques, philosophiques et/ou symboliques du « temps ». Comprise la « Vérité » comme objet de recherche à la fois de la Science et de la Philosophie, elle représente pour le Franc-Maçon la notion d’un travail qui n’a pas de fin, mais que le temps lui-même essaie d’accomplir. Cela lui apprend que le temps, la patience et la persévérance le rendent capable d’atteindre ses objectifs. 

Définie comme une mesure intrinsèque du mouvement, comme la durée relative des choses qui crée chez l’être humain l’idée du présent, du passé et du futur, comme une période continue dans laquelle les événements se succèdent, ou comme la durée des choses dans le succession de jours, d’heures et de moments, le temps est lié, dans la franc-maçonnerie, au symbole de la persévérance bien orientée vers l’accomplissement du devoir.

La « persévérance » est une qualité, attribuable à ceux qui font preuve de constance et de permanence, étant constants et persistants dans la poursuite d’un objectif. La persévérance est toujours le produit d’une bonne résolution, d’une décision imposée par la volonté. Elle est considérée comme une vertu, intimement liée dans la Franc-Maçonnerie au maintien constant (persévérance) dans l’action (volonté) visant à acquérir la Connaissance (objectif). 

Certes, c’est la vertu de « persévérance » qui a aidé l’humanité à atteindre la notion actuelle de « temps », qui a pris des millénaires. S’appuyant sur des progrès scientifiques constants, on peut également dire que cette notion n’est peut-être pas encore la « correcte » et encore moins la définitive. 

En effet, l’observation des cycles de la nature et des astres qui a conduit à reconnaître que le temps existe et doit être mesuré a été l’une des conquêtes de l’intelligence qui a vaincu l’homme et les animaux. « Si nous n’avions jamais vu les étoiles, le soleil et le ciel, aucun des mots que nous prononçons sur l’Univers n’aurait été prononcé. Mais la vision du jour et de la nuit, et des mois, et les révolutions des années, ont créé un nombre et nous ont donné une conception du temps, et le pouvoir d’enquêter sur la nature de l’Univers. (Platon).

L’écrivain José Barbosa Louro commente que « les impressions mêmes de l’environnement donnaient à l’homme l’idée qu’il devait obéir à un ordre supérieur, car les nuits cachaient les jours, le soleil chassait le sommeil, les marées montaient et descendaient, les fleurs s’épanouissaient et se fanaient, les enfants devenaient jeunes, les adultes vieillissaient. Quelque chose de puissant, d’incontrôlable, d’éternel et de très impitoyable contrôlait le cycle de la vie humaine ! Il fallait clarifier et apprendre à connaître cette chose, tantôt amicale, tantôt adverse, palpable et abstraite : le Temps. »

Dans la franc-maçonnerie, le temps est vécu comme quelque chose d’essentiellement bénéfique. Ce qui est positif est éternel et dure. Ce qui est négatif est éphémère et transitoire. Le temps n’est pas une date limite à respecter et l’intervalle entre les événements n’est pas long. « Tout a son temps fixé, et il y a un temps pour chaque but sous le ciel. » (Ecclésiaste 3:1)

Nous continuerons à parler de temps et de persévérance la semaine prochaine. 

(Basé sur les travaux de N. Aslan, O. Luz, HF Sampaio Júnior, K. Ismail, JB Louro, António Jorge, également sur www.freemason.pt, noesquadro.com.br, focoartereal.blogspot.com, cienciaecultura. bvs .br, bibliaonline.com.br, Wikipedia et définitions du dictionnaire en ligne Oxford Languages.)

Responsable : Perseverance Store ( store159@fgsia.com ) – Jorn. Fernando Gerlach (DRT-PR n°2327)

Année ésotérisme 2021

2021 Sous le signe de l’ésotérisme

La bibliothèque consacre 2021 à l’ésotérisme, thème à la croisée de plusieurs pôles forts de ses collections : sciences religieuses, philosophie, psychologie et histoire des sciences. De nombreux événements culturels et scientifiques scandent cette année, parmi lesquels une exposition et un colloque scientifique international organisés sous l’égide d’un comité scientifique présidé par Jean-Pierre Brach, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études (EPHE).

Une collection labellisée CollEx

Après les départements de la Bibliothèque nordique en 2017 et de la Réserve en 2019, le Fonds général s’est lancé dans la labellisation CollEx (collections d’excellence pour la recherche) de ses fonds avec sa collection dédiée à l’ésotérisme, labellisée en 2020.

Fruit d’une attention constante depuis plusieurs décennies, ce fonds est unique en France par sa richesse et sa diversité. Le thème de l’ésotérisme y est abordé des points de vue de nombreuses disciplines (philosophie, histoire, sociologie, sciences des religions, littérature, art, psychologie, psychanalyse, histoire et philosophie des sciences, etc.) et dans une extension temporelle très large (les documents les plus anciens au département de la Réserve complètent parfaitement ceux, plus récents, du Fonds général). Collection très vivante, ce fonds ésotérisme est connu, reconnu et apprécié des chercheurs qui y trouvent un matériau très riche pour leurs travaux.

Conférence-lecture pour les Nuits de la lecture

La bibliothèque Sainte-Geneviève participe régulièrement à l’événement national des Nuits de la lecture. En 2021, en raison des contraintes liées à la crise sanitaire, une conférence-lecture filmée sans public dans les espaces de la bibliothèque est diffusée en ligne. Intitulée « Ésotérisme et poésie au XIXe siècle », elle est organisée en partenariat avec l’association La Voix d’un texte (ENS). La captation de cet événement est disponible ici et sur la chaîne YouTube de la bibliothèque. Au programme : une sélection de poèmes de Nerval, Mallarmé et Laforgue lus par Mélanie Traversier, comédienne et maîtresse de conférence en histoire moderne à l’Université de Lille, qu’accompagnent les commentaires éclairés de Bertrand Marchal, professeur des universités en littérature française à l’Université Paris-Sorbonne.

Billet de blog Gallica

Annie Besant et la Société de Théosophie

Annie Besant, née Wood en 1847, est une femme à la vie marquée par des engagements forts pour les droits des femmes et des plus faibles. Figure de proue de la Société de Théosophie entre 1889 et 1933, elle a mis sa plume, son énergie et sa force de conviction au service de ce mouvement spirituel et culturel, alors en cours de structuration. […]

Trésor du mois – avril 2021

La Photographie transcendantale

Texte publié en 1896 par Jean Finot dans la Revue des revues dont il est le directeur, cet article fait l’objet d’un tiré à part de l’éditeur Charles Mendel, spécialiste des innovations photographiques. Il expose un panorama de la question des esprits des personnes décédées, pris sur le vif comme autant de preuves de leur réalité ou de fraudes. Restituer cette substance solide, liquide ou gazeuse par la photographie, ne serait-ce pas dire que celle-ci peut rendre visible l’invisible à l’oeil nu, surprendre ce que le Larousse universel définira pour la première fois en 1922 comme l’ectoplasme, « plasma à l’origine psychique émané d’un médium » ?  […]

Trésor du mois – mai 2021

Le Paris fantastique de Charles Meryon : estampes ésotériques

Ces trois estampes de Charles Meryon (1821-1868) mêlent le fantastique au réalisme, le mystère et l’ésotérisme à la précision topographique. Dans la série des Eaux fortes sur Paris, qui représentent des quartiers du Vieux Paris voués à la disparition car objets des démolitions et des transformations du baron Haussmann, Meryon insère dans certaines de ses vues pourtant très précises, des figures étranges, allégoriques, voire énigmatiques. L’interprétation de ces apparitions surnaturelles reste très délicate […]

Trésor du mois – juin 2021

Les Arts divinatoires

Unique dans les collections universitaires françaises, le document exposé illustre la richesse des publications ésotériques entrées à la bibliothèque par Dépôt légal pendant plus d’un siècle.
Cette brochure de Mme Daubigny éditée en 1900, témoigne de la permanence et du renouveau des arts divinatoires sous l’effet conjugué de l’engouement pour l’occultisme et des progrès scientifiques. S’interrogeant sur l’origine et le sens de la vie, elle répond par la pratique des sciences occultes dont elle se dit héritière. Elle expose alors l’ordonnancement du « monde humain » à travers un panel concis et instructif de techniques, connues de longue date dans la culture populaire ou apparues il y a peu. […]

Quelques exemples de numérisation

Chiromancie

Astrologie

Yoga

Manuscrits

(Éphéméride) 9/I/1873 : Mort en exil de Napoléon III. Connaître l’état de la FM sous son emprise ou son empire…

Dans le cadre des rendez-vous culturel de la ville de Garches (Hauts-de-Seine), nous vous invitons à prendre connaissance, à l’occasion de la date anniversaire du décès de Napoléon III, de la conférence « La Franc-Maçonnerie sous Napoléon III » donnée par notre Frère Alain Queruel, auteur du livre éponyme et bien connu de notre journal, cf., entre autres, nos présentations :  

Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873) dernier monarque français connu sous le nom de Napoléon III, empereur des Français

Et la Franc-Maçonnerie sous son règne. Vous le saurez en lisant…

Alain Queruel

La conférence

Introduction

La franc-maçonnerie en France fait partie d’un ensemble de phénomènes historiques et sociaux très divers formant un espace de sociabilité qui recrute ses membres par cooptation et pratique des rites initiatiques faisant référence à un secret maçonnique et à l’art de bâtir. Elle a vu le jour en France sous l’influence des Stuart émigrés et de leur entourage vers le début du XVIIIe siècle.

Sous le règne de Napoléon Ier l’engouement pour la franc-maçonnerie est évident mais l’histoire de la franc-maçonnerie sera mouvementée jusqu’à l’avènement du Second Empire en 1851, Napoléon III offrant sa protection aux diverses obédiences, mais là-même pour mieux les contrôler. L’âge d’or pour la franc-maçonnerie sera la Troisième République sous laquelle les membres du gouvernement étaient fréquemment francs-maçons.

I – Brève histoire de la franc-maçonnerie en France avant Napoléon III

La franc-maçonnerie moderne serait née en Angleterre au XVIIe siècle comme une conséquence de l’incendie de Londres et à son grand besoin en ouvriers et entrepreneurs du secteur de la construction afin de rebâtir la capitale. A la même époque, la lutte pour le trône d’Angleterre entre la maison d’Orange et les Stuart divise la noblesse. Jacques Stuart viendra se réfugier en France mais Louis XIV, affaibli par le Traité d’Utrecht, devra accéder aux exigences anglaises et expulser son hôte qui s’exilera dans diverses Cours européennes. Au fil des décennies, avec l’installation d’exilés stuartistes en France la franc-maçonnerie aura traversé La Manche. La première loge aurait été fondée à Dunkerque mais celle dont l’existence est historiquement bien documentée a été fondée par les britanniques à Paris vers 1725. Elle regroupait principalement des Irlandais et des exilés stuartistes. Les débuts sont difficiles car la franc-maçonnerie était déclarée persona non grata en France. Cependant, en 1728 les francs-maçons français décident de reconnaître comme « Grand Maître des francs-maçons en France », Philippe, Duc de Wharton qui avait déjà été en 1723 Grand Maître de la Grande Loge de Londres. Il faudra pourtant attendre dix ans de plus pour qu’une véritable assemblée des représentants de toutes les loges constitue pleinement la première Grande Loge de France le 24 juin 1738.

Comme en Angleterre, la franc-maçonnerie est vite pénétrée par la haute noblesse et se développe tout au long de l’Ancien Régime, à tel point qu’elle devient un phénomène de mode. Les deux loges les plus connues sont « Les neuf sœurs » où l’on trouve essentiellement des bourgeois et des intellectuels, et « La candeur », la loge des aristocrates. En 1771, Louis Philippe d’Orléans succède au Comte de Clermont à la tête de la franc-maçonnerie. La Grande Loge de France change de nom et devient en 1773 le Grand Orient de France. A la fin de l’Ancien Régime, la franc-maçonnerie est bien installée et toute l’intelligentsia en fait partie.

Durant la Révolution il y eut des Francs-maçons dans tous les camps. Cependant, alors qu’on estime que le nombre de loges était de cinq cents avant la Révolution son nombre tombe à dix-huit, mettant en grave danger l’existence de la franc-maçonnerie. Le fait qu’une loge comme « La Candeur » regroupe bon nombre de nobles et soit dirigée par Louis-Philippe d’Orléans ne peut qu’entraîner la haine des révolutionnaires. Le Grand Maître du Grand Orient lui-même devenu « Philippe Egalité » renie publiquement la maçonnerie en 1793 …peu de temps avant de finir sur l’échafaud ! Si le Grand Orient proclame son attachement à la forme démocratique de gouvernement dès janvier 1789 il est cependant contraint de cesser ses activités sous la Terreur entre 1793 et 1796.

Le renouveau a lieu en 1797 grâce à Roëttiers de Montaleau qui comprend qu’il faut s’appuyer sur le pouvoir en place. Ainsi on propose, en 1804, la Grande Maîtrise à Bonaparte mais celui-ci la refuse. Bonaparte devenu Napoléon 1er veut bien accepter la franc-maçonnerie, mais à condition qu’elle soit à son service et qu’elle défende ses intérêts. En règle générale on peut dire que sous Napoléon Ier la franc-maçonnerie a connu une période calme, toute la famille Bonaparte étant initiée et la quasi-totalité des maréchaux de l’Empire étant francs-maçons (18 sur 24). Finalement c’est Joseph Bonaparte qui est mis à la tête du Grand Orient de France dont l’administration effective est confiée à Jean-Jacques Cambacérès. Une légende affirme que Napoléon 1er lui-même aurait été maçon mais nous n’avons aucune preuve écrite. L’engouement pour la franc-maçonnerie peut s’expliquer par le fait que lors des nombreuses campagnes militaires, les blessés recevaient bien souvent le coup de grâce sur place mais les francs-maçons ayant des signes particuliers pour se reconnaître pouvaient s’entraider. Être membre d’une loge maçonnique pouvait donc sauver la vie. Pendant le Premier Empire, le Grand Orient de France, étroitement contrôlé par le pouvoir politique, réunit progressivement sous son égide la quasi-totalité de la franc-maçonnerie française qu’il développe pour atteindre 1200 loges dont de très nombreuses loges militaires.

À la fin du Premier Empire, la franc-maçonnerie est exsangue, il n’y plus de grand maître depuis le départ de Joseph Bonaparte et de Cambacérès. Par ailleurs, la franc-maçonnerie a tellement été identifiée au régime napoléonien que sous la Restauration elle fait profil bas. Sous Louis XVIII, le Duc Decazes lui redonne un peu de lustre. Mais après l’assassinat du Duc de Berry, elle souffre de répression. Cependant peu à peu la franc-maçonnerie française se politise et de nombreux francs-maçons seront parmi les révolutionnaires de 1830 et, à l’exception de Lamartine et Ledru-Rollin, tous les membres du gouvernement provisoire de 1848 sont francs-maçons. Entre 1848 et 1852 le Grand Orient de France devient quasiment hégémonique c’est pourquoi il est si important pour le pouvoir de le contrôler. Pourtant il existe trois autres obédiences : le Suprême Conseil de France, l’Ordre de Memphis, rite apporté de la campagne d’Egypte et l’Ordre de Misraïm, également un ordre égyptien.

Il faut souligner que l’on ne doit pas associer les rites à une obédience. Le rite français est né suite à la querelle des « anciens » et des « modernes ». Le rite écossais ancien et accepté est la conséquence d’un rite ramené du nouveau monde ; quant au rite rectifié, il provient d’Allemagne et a une forte connotation religieuse.

II – La franc-maçonnerie sous Napoléon III

En 1851 Napoléon III met fin à la Seconde République et met en place le Second Empire. Il offre sa protection à la franc-maçonnerie tout en la mettant sous tutelle. Il obtient du Grand Orient de France que celui-ci élise le Prince Lucien Murat à la Grande Maîtrise. Prince fantasque qui doit tout à l’Empereur, il est autoritaire. Il achète un immeuble pour le siège du Grand Orient dans la rue Cadet, qui est toujours le siège du Grand Orient. Cependant, une certaine méfiance commence à s’installer entre l’obédience et son chef. Certains membres réclament l’élection d’un nouveau chef mais Murat cherche à se faire réélire et l’obédience est au bord du schisme, finalement la rupture est évitée de justesse grâce à l’Empereur qui impose le Maréchal Bernard Magnan. C’est un pilier de l’Ordre à qui l’Empereur doit sa réussite du coup d’Etat du 2 décembre. Magnan n’était pas franc-maçon et il passera les trente-trois grades du rite écossais ancien et accepté en une journée (le 6 février 1862). Cependant les opposants de Murat ne voient pas Magnan d’un bon œil. Les projets de Magnan sont d’arriver à l’équilibre financier car le Grand Orient de France est endetté essentiellement à cause des salaires très élevés versés à ses grands maîtres. Magnan cherche aussi à fusionner toutes les obédiences. Par ailleurs, Murat est en opposition avec Jean-Pons Viennet grand-commandeur du Conseil Suprême de France. Viennet, déjà octogénaire, ne voulait obéir qu’à l’Empereur qui de son côté ne décide rien et attend la mort de celui-ci. Viennet obtient le soutien de certaines gazettes. En ce qui concerne la fusion de toutes les obédiences, le succès est mitigé. Si le rite de Memphis accepte rapidement de passer sous contrôle du Grand Orient, le rite de Misraïm, quant à lui refuse catégoriquement toute idée de fusion.

À partir de 1864, la franc-maçonnerie commence à débattre des thèmes de société comme l’éventuelle entrée des femmes dans la franc-maçonnerie, la religion etc. Le plus grand mérite de Magnan est d’avoir obtenu le droit pour le Grand Orient de nommer lui-même son Grand Maître, permettant ainsi à la franc-maçonnerie de se libérer du contrôle du pouvoir. Magnan meurt en 1865, juste un an après sa réélection. Son successeur, le général Mellinet, laisse faire les choses. Lors de cette décennie la France est devenue une puissance coloniale où les loges maçonniques sont présentes.

Le général Mellinet qui est un libéral, est favorable aux initiatives sociales de l’Ordre du Grand Orient. Ainsi en 1867, au Grand Orient on crée une caisse de retraite pour les employés, et une sorte de sécurité sociale avant l’heure. On note aussi une nouvelle liberté de ton dans les loges avec l’affiliation de nombreux radicaux.

En 1870 c’est la débâcle. La Prusse inflige une sévère défaite à la France à cause d’une armée mal préparée et des oppositions antimilitaristes. Les Prussiens sont à Paris et cet événement sonne le glas du Second Empire.

Babaud-Laribière lance un appel à souscription pour les victimes de guerre. En 1870 on compte environ 18 000 francs-maçons au Grand Orient et 6000 au rite Ecossais.

En 1871, c’est la Commune de Paris dans laquelle les francs-maçons de la capitale s’impliqueront fortement. Pourtant dès la fin de la Commune, le Grand Orient désavoue officiellement l’action des loges parisiennes pour se rallier à Adolphe Thiers et à la Troisième République dans laquelle il va être amené à jouer un rôle de premier plan.

III – La franc-maçonnerie et l’Église

Dès avril 1738, le Pape Clément XII excommunie la franc-maçonnerie par une Bulle. Cette condamnation est le début d’une vague de persécutions dans les pays européens les plus soumis à l’autorité de Rome. Il n’en va pas de même en France où aucune bulle ne pouvait avoir d’effet sans être enregistrée par le Parlement, ce que ce dernier se garda bien de faire pour des raisons politiques. Très rapidement la franc-maçonnerie française sera donc principalement composée de catholiques dont de nombreux prêtres.

Avec l’établissement du Concordat de 1801, les excommunications étant applicables, les catholiques quittent progressivement les loges et en 1877 on supprimera toute référence à la religion.

En septembre 1865 le Pape Pie IX se lance dans une violente diatribe contre les sociétés secrètes et surtout la franc-maçonnerie. Il affirme que la franc-maçonnerie est une secte aspirant le crime et s’attaquant aux choses saintes. Toutes ces attaques et excommunications répétées engendrent un sentiment anticlérical de la part des francs-maçons.

De plus en plus les loges débattent des thèmes de société et la tendance est à l’ouverture. Ainsi, sous l’influence d’Isaac Adolphe Crémieux, membre de la loge du « Bienfait anonyme » à Nîmes et célèbre avocat, est passé un décret qui porte son nom et qui attribue d’office en 1870 la citoyenneté française aux Juifs d’Algérie, une communauté de 35 000 personnes. Crémieux est également le promoteur de la création de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) et le fondateur de l’Ecole Normale israélite orientale. Cet universalisme amène la franc-maçonnerie à commencer à accepter les Juifs.

La montée anticléricale apparaît particulièrement dans le domaine de l’enseignement. Ainsi, en 1866 Jean Macé avait été fondée la Ligue de l’Enseignement qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque mais dans un premier temps elle n’est pas soutenue par la franc-maçonnerie. Avec la montée de l’anticléricalisme de cette fin de XIXe siècle, et la présence importante de socialistes et radicaux dans la franc-maçonnerie, elle finira par soutenir la Ligue de l’Enseignement trois ans plus tard. L’Eglise quant à elle s’y oppose vivement car cela met en danger le monopole de l’enseignement qu’elle détient. La franc-maçonnerie est accusée d’introniser la laïcité dans l’enseignement.  Finalement la tendance progressiste soutenue par la franc-maçonnerie aboutira aux lois Ferry.

Conclusion

Dès son arrivée en France au début du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie a connu des périodes difficiles et d’autres plus prospères qui ont permis d’influencer la société vers des évolutions progressistes. Contrôlée dans les premiers temps par le pouvoir, la franc-maçonnerie a pu gagner son indépendance et se développer librement. La fin du XIXe siècle lui est particulièrement propice car les gouvernements de la Troisième République sont souvent constitués de Francs-maçons. C’est également en cette fin de siècle, entre 1893 et 1899 que la France voit se constituer la première obédience maçonnique mixte, qui deviendra très rapidement internationale.

Un ouvrage disponible dans votre zone, chez votre libraire préféré. N’hésitez pas à privilégier les éditeurs qui conçoivent, fabriquent et font imprimer en France. À lire, si tel est votre désir :

La franc-maçonnerie sous Napoléon III

Alain Queruel

Préface Yves Hivert-Messeca

Cépaduès, Coll. de Midi, 2019, 324 pages, 22 €

TAGS découverts sur le temple maçonnique de Pau

De notre confrère sudouest.fr – Par Tiphanie Naud

Notre confrère de Sud Ouest nous apprend qu’hier samedi 8 janvier, le temple maçonnique du 6 rue Lapouble à Pau (Pyrénées Atlantiques) a été tagué dans la journée. Il faut dire que le bâtiment offre une inscription « 1914 – Les Acacias » qui ne laisse aucune doute sur la destination maçonnique de l’édifice.

Deux inscriptions visant les francs-maçons ont été constatées l’après-midi du samedi 8 janvier sur la porte d’un temple maçonnique du centre-ville de Pau

Un temple maçonnique de Pau a été dégradé par des tags :

« Fuck franc-maçon »

et « Fuck les franc-maçons » (sic). Les deux inscriptions, faites visiblement au marqueur indélébile, ont été découvertes sur la porte samedi 8 janvier. Les dégradations remonteraient à la fin de matinée ou au début d’après-midi.

Le président de l’association propriétaire de ces locaux qui accueillent plusieurs loges de diverses obédiences compte déposer plainte ce lundi pour dégradations de bien privé.

« Nous déplorons cette nouvelle attaque d’un local maçonnique, quelques mois après les dégradations – beaucoup plus importantes – commises dans le temple de Tarbes […] »

soulignent dans un communiqué les présidents des loges paloises du Grand Orient de France :

« Ce n’est pas qu’un local qui a été visé, mais bien les valeurs de la République française – liberté, égalité, fraternité, laïcité – que défendent tous les francs-maçons ».

Le Franc-maçon est-il un «Gobe-mouches !» ?

De notre confrère Le Figaro – Par Maguelonne de Gestas

Le quotidien français nous proposait cette semaine

« Cinq façons de dire des grossièretés avec raffinement »

Parmi ces 5 choix, un a retenu notre attention puisqu’il est question de Franc-maçon :

« Gobe-mouches ! »

Niais, crédule, naïf, bête… Le «gobe-mouches» est une expression argotique qui désigne bien des choses. L’image est évocatrice: elle décrit une personne qui «ingurgite» tout ce qu’on lui dit, sans aucune forme de discernement, à la manière d’un animal qui avale tout ce qui se présente à sa bouche. Selon le dictionnaire vivant de la langue française, qui répertorie les termes d’argot, le «gobe-mouches» est aussi un «espion», un « franc-maçon », et un «flâneur qui s’arrête à chaque boutique».

Il reste maintenant à retrouver l’origine de cet usage fort surprenant !