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Très Respectable Grand Orateur, vous avez la parole

Nous sommes très honoré du privilège qui nous a été offert de présenter devant vous le sujet n°21 qui nous a été imparti, ayant pour titre « La transmission et après ? ».

On le voit, il s’agit d’un thème à la difficulté extrême car, après que l’on a transmis, on n’a plus rien à transmettre et celui (ou celle) à qui l’on a transmis n’en est pas forcément transformé (attention ! trans-formé doit s’écrire en deux mots : trans, préfixe qui signifie d’ici à là, que l’on retrouve dans transport, en commun ou pas, et form, noyau de ce sous-syntagme qui apparaît dans formidable et dans Formose, par exemple, trans-formé signifiant ainsi, et je souligne ce segment de mot formant une unité de son en l’honneur de notre ici présent très vénérable ô combien respecté qui a dépassé le stade du form-ol.) Quant au substantif trans-mission, on y ajoute le latin missus qui signifie envoyé, et l’on retrouve le mi dans Missouri et dans mitraillette. C’est dire si le sujet est délicat !

Aussi l’aborderons-nous en toute humilité en parlant de nous-même, humble parmi les humbles, car, comme l’affirmait Montaigne, « chaque homme porte en soi la forme entière de l’humaine condition » et il n’y a pas de raison qu’il n’en aille pas de même pour votre serviteur qui porte en lui son auditoire tout entier. Chacun de nous est, en effet, le reflet d’autrui mais également de soi-même, ce qui constitue, à n’en pas douter, un avantage certain.

Après ces prolégomènes, réellement essentiels puisqu’ils s’adressent à l’essence et non à l’existence, venons-en à notre sujet.

Nous commencerons par un constat : il nous apparaît primordial de transmettre notre expérience aux jeunes générations car, et c’est là un point très novateur, elles constituent l’avenir. En contrepartie de cet héritage spirituel et moral qui manifeste notre grandeur d’âme, nous garderons les responsabilités au sein du collège. Juste réciprocité ! C’est pourquoi, au cours de cette modeste causerie, nous nous efforcerons de livrer à cette jeunesse qui cherche à donner du sens à sa vie, quelques réflexions et apophtegmes qui, nous en sommes convaincu, les accompagneront sur leur chemin de perfection.

Mais venons-en au fait : qu’est-ce que transmettre ? Nous nous hasarderons à une définition toute personnelle sur laquelle vous interrogerez votre serviteur lors de la seconde partie de cet exposé, la plus importante à nos yeux, celle des questions. Transmettre, c’est offrir à autrui un legs moral ou matériel. Certains auront sursauté devant l’audace de cette proposition qui postule que le terme de legs peut s’appliquer ante mortem, ce qui en déconcertera plus d’un. Qu’ils veuillent bien ne pas en tenir rigueur à l’orateur de ce soir et le suivre dans une pensée dont il reconnaît sans ambages la complexité.

Le premier élément à transmettre à nos yeux, est directement issu des enseignements d’Épictète, de Platon, de Kant et de Nietzche dont le précepte  « Deviens ce que tu es » doit demeurer sous le regard vigilant de notre éveil aux côtés du « Connais-toi toi-même » socratique inscrit sur le fronton du Temple de Delphes avec ce codicille dont on mesurera constamment la portée, « … et tu connaîtras l’univers et les dieux ».

Dans ce contexte et sous cette bienveillante tutelle, nous procéderons à la transmission de notre premier message : « Si le destin contraint à des détours, ne te détourne pas » ou, si l’on préfère, « Quand rien n’est droit, va de travers. » S’adapter à la réalité est le propre du Sage. À l’inverse, contraindre la réalité à s’adapter à soi, exige des connaissances alchimiques extrêmement développées pour atteindre l’Un à partir du Multiple avant d’y retourner ensuite. Car toutes les couleurs de l’Œuvre (au noir, au blanc, au rouge, sans compter l’œuvre au jaune que certains soulignent à bon escient) ne sont en réalité qu’une seule couleur qui permet le passage dans les hautes sphères de la révélation. C’est ce qu’on appelle les Grands Mystères par contraste avec les petits mystères qui, eux, sont seuls à votre portée. Inutile d’aller au-delà, nous avons été très clair sur ce point.

Après avoir examiné le fondement même de la sagesse, abordons celui de la vérité. Ce sera notre deuxième enseignement. « La pensée se cache toujours derrière les mots et la débusquer exige de passer de la portance à l’importance », le préfixe « im », inclusif, soulignant l’évanescence de l’intelligible à la fois que son intemporalité. Nous n’insisterons jamais assez sur ce point. Prudence toutefois : pas de doctrine sotériologique ici. En l’occurrence, il convient de développer l’aptitude au discernement par une ascèse continue de la conscience pour retrouver l’éternité qui est en soi,  ce qui constitue à l’évidence un processus dirimant pour un esprit coruscant. Nous laisserons à chacun le soin d’approfondir cette piste fertile.

Après le Vrai et le Bien, nous traiterons du troisième et dernier élément de cette triade de la transmission, le ternaire étant un nombre divin qui nous concerne particulièrement. Il s’agit du Beau qui est le reflet de l’âme simple qui a trouvé en elle la Voie de l’Intelligence avec un grand « i ». Nous sollicitons sur ce point une extrême attention. L’Intelligence ne concerne pas le quotient intellectuel que certains ont plus développé que d’autres, ce qui, en toute modestie, est notre cas, mais la compréhension de l’Univers dans sa globalité, en ayant conscience d’être partie prenante du Tout. Mais prudence, prudence ! La dimension cosmogonique ne saurait l’emporter sur des relations théogoniques et anthropogéniques. Rassembler ce qui est épars et se fondre dans l’Alma Mundi, tel est le but du mystique, du poète, du savant et du sage qu’il convient d’appeler Maître car il détient les clefs de la Transcendance et de la Mémoire perpétuelle. Celui qui a percé le Mystère rayonne de Lumière. Il vous suffit d’observer le modeste orateur que nous sommes avec l’acuité spirituelle de la réminiscence platonicienne.

« … et après ? », questionne notre sujet. Eh bien après, cheminez !, à présent que vous voilà pourvus du viatique et du bourdon qui vous soutiendront dans ce grand pèlerinage qu’est la vie ! Que les portes de la transmission, qui vous sont désormais entrouvertes, vous procurent la paix, la joie et l’amour, et que l’Infini protège les finis que vous êtes … que nous sommes.

Chères auditrices, chers auditeurs, bien aimés frères et sœurs en devenir, chers admirateurs publics et privés, j’ai dit.

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Avec le temps

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Une notion subjective   

Ce que l’Homme appelle le temps  – et qu’il voudrait arrêter – demeure pour lui une grande interrogation. Pour tenter de le maîtriser, il a donc inventé la durée qui lui permet de diviser ce temps en passé, présent et futur. Encore que, avec ce découpage artificiel notre présent soit du « futur en marche » !

La franc-maçonnerie propose de sortir symboliquement du « temps de la montre » pour vivre en loge un « ici et maintenant » dans un cadre « rituellique ». Tout rite cérémoniel est lié au temps. Le rite maçonnique est ainsi composé de rituels en mouvement, c’est à dire en action chez chaque franc-maçon et franc-maçonne tout au long de son parcours initiatique. De la sorte, il, elle y « branche » son horloge biologique individuelle à chaque entrée dans le temple.

Le balancier de l’horloge qui bat la mesure, le fleuve qui passe, le sable qui glisse dans le sablier sont souvent à la fois les images et les métaphores de ce temps qui passe. Parce qu’il est bien difficile, sinon impossible pour nous, de vraiment définir ce temps, cette « dimension mystérieuse du réel » . Alors, par défaut, notre intelligence nous a permis d’inventer la durée et des instruments pour mesurer le temps terrestre, à partir de la rotation de la terre autour du soleil, ce tourbollon qui nous emporte sans cesse dans l’espace.

Ainsi, dans un grand malentendu, l’âge de chacun de nous, c’est à dire notre vieillissement personnel, notre aventure intérieure se trouve déterminée par un événement extérieur ! De la sorte, mon âge est en soi une « attribution conventionnelle » qui correspond au nombre de tours du globe terrestre depuis le jour et l’heure de ma naissance.

Avec et sans jeu de mots, je dirais que cet âge civil vécu par moi et en moi, me met automatiquement…hors de moi ! D’autant que cet âge artificel devient par là un chiffre de comparaison avec mes semblables. Et un système d’évaluation, évidemment tantôt favorable, tantôt fâcheux ! Le dicton populaire a bien raison de dire que «Nous avons l’âge de nos artères ».

Qui dit temps, dit mémoire. Nous le savons, nous la vivons :   la mémoire est de fait une capacité qui stocke, situe et date dans le temps, nos expériences, imagées ou non. Prenant un raccourci, j’avancerais pour illustrer mon propos, que la mémoire est notre bibliothèque, les souvenirs en sont les livres, et les réminiscences, les marque-pages. Cette mémoire, dans son articulation est au vrai un repère qui nous permet d’établir une continuité, de tisser un fil conducteur, entre le passé et le présent. Et même de suggérer une direction, un pont vers l’avenir. Elle est précisément à différencier du souvenir en ce que celui-ci est l’acte même de  cette faculté de mémorisation.

A l’heureuse époque de la Grèce antique, le polythéisme fonctionnait au rythme des hommes, mais les quelque 300 divinités inventés leur fichaient une paix royale…Dieu merci ! Ils avait assez à faire avec les problèmes à régler entre eux. Ce qui pourrait nous faire dire que le monothéisme, au vu des évènements actuels, est une grande régression ! La mythologie nous apprend que Zeus, qui disposait d’un vaste droit de cuissage, engrossa entre autres Mnémosyne, la déesse de la mémoire, elle-même fille d’Ouranos, la terre et de Gaïa, le ciel ; elle accoucha de neuf muses, c’est à dire la totalité de la Connaissance, rien que çà !

Les rites maçonniques doivent beaucoup à cette mythologie, dans laquelle ils ne cessent de puiser des métaphores qui deviennent autant de raisonnements à transposer dans la Cité. La réminiscence, Anamnésis,  en grec, parente de Mnémosyne, est précisément un raisonnement, au sens où l’intelligence est sollicitée pour activer le souvenir. Exemple : Je me souviens qu’il neigeait et  faisait très froid le soir de mon initiation. Ce jeu de l’esprit me ramène au temps.

En dehors du temps météorologique, et sachant que l’Homme est essentiellement temporalité, c’est à dire qu’il n’accède à lui-même que par l’intelligence de son « moi conscient », il est interessant d’en savoir davantage sur ce dernier. Avant d’envisager cette notion sur le plan du rite maçonnique lui-même.

D’après la science, ce n’est pas parce que nous savons  le quantifier aujourd’hui, avec une précision hallucinante – en l’occurrence avec une  horloge photonique au mercure – que le temps,  « cette notion subjective » a une existence propre. Pour les physiciens – Einstein en premier – la distinction entre passé, présent et futur  ne serait qu’une illusion. Même si Galilée, et après lui Newton, ont ouvert les portes de la physique du temps, avec la loi sur la chute des corps, le temps, ce concept invisible, nous échappe encore et toujours. Comme l’eau, comme le sable, qui glissent entre nos doigts. Et comme l’air, qui fouette  notre visage un jour de vent.

Nous ne sommes pas plus avancés si nous consultons nos philosophes. Pascal élude carrément la question en prétextant que tous les hommes conçoivent ce que l’on veut dire en parlant du temps sans qu’on le désigne davantage.

Augustin, docteur de l’Eglise latine, avant d’être sanctifié ne cache pas non plus son ignorance, à propos du temps, même s‘il a une belle formule pour en parler « Quand on ne me le demande pas, je sais ce qu’est le temps, quand on me le demande, je ne le sais plus ! ».

Que faire de ce temps ?

Si vous me demandez  ce qu’est le temps, à moi qui ne suis ni un savant, ni un saint, encore moins un horloger, je ne peux qu’apporter mes constats d’Homo sapiens ordinaire, ancré dans le réel de ma vie. J’aurais tendance à dire, avec une pirouette,  que cette abstraction qu’on appelle le temps « c’est la réalité qui passe et non le temps, qui est là sans y être » .

De la sorte, au sein de ce fluide impalpable, dans lequel nous baignons, je vois avec vous, avec toi, ma Sœur, mon Frère,  les saisons se succéder, des caresses printanières aux flamboiements estivaux, des rousseurs de l’automne aux blancheurs de l’hiver.

Et je constate aussi que les « marqueurs de temps » de notre quotidien que, quoi qu’on en dise en la matière, l’horloge n’est pas si parlante que çà. En effet du temps,  ma montre ne me montre rien…ou presque :  si soudain elle s’arrête faute d’énergie, cette facétieuse complice aux aiguilles immobiles continue néanmoins – comme dit le proverbe – de me donner l’heure exacte deux fois pas jour !

Un autre marqueur du temps est bel et bien notre peau, que le temps froisse…même si nous ne sommes pas susceptibles. La franc-maçonnerie ne peut évidemment pas ralentir le temps de l’horloge, sinon nous recommander   de prendre le temps des choses et de faire chaque chose en son temps !

Ainsi parce que l’Homme est imaginatif, il ne nous  reste que les métaphores pour définir, vivre et subir le temps. Nous sommes sur la berge et nous voyons le fleuve du temps qui s’écoule devant nous, sans savoir vraiment de quelle source il vient, pourquoi il glisse et où il va, sinon… vers la mer des incertitudes ! Le temps existait-il avant le big-bang ? Nous l’ignorons. Nous ne connaissons pas la cause d’un effet qui nous dépasse. Nous parlons de « la flèche du temps » comme pour donner une direction à ce fantôme en mouvement , comme pour indiquer qu’il existerait un passé, le lieu d’où vient  la flèche supposée, un présent qui la sent filer, et un futur inconnu, qui en serait la cible…sans savoir qui est l’archer, ni où il se cache ! Fiction quand tu nous tiens !

De la sorte, je dois me rendre à l’évidence que la gare d’où je suis parti pour commencer à écrire  ce paragraphe n’existe déjà plus ! Que tu me lis  dans une sorte de train en marche, impossible à arrêter, même s’il te semble stopper ce temps, au rythme d’une ponctuation dérisoire de virgules et de points, entre tes respirations. Tu es conscient ( e ) qu’à l’instant où tu achèveras cette lecture, le train et la gare d’arrivée disparaîtront à leur tour, remplacés par les autres gares et les autres trains de ton  imaginaire !

Il ne te restera alors en main que ces lignes et tu pourras croire que tu as rêvé, emporté dans un vertige, soumis à la magie de Cronos, le dieu mythologique du temps ! Bref, tu es, je suis, nous sommes, au présent, des permanents « fabricants de passé ». Nous pouvons ainsi dire que le présent n’existe pas, puisque nous vivons, d’une certaine manière dans un avenir en marche !

Au vrai, cet « instant mobile », élastique, n’est-il qu’un pur effet de ma perception ? Ce que nous appelons le temps, ne serait-il qu’un des moments passés, présents et futurs qui coexistent, qui cohabitent dans un univers en plusieurs dimensions, donc en dilatations, en expansion, comme une bulle de savon, soufflé par un grand illusionniste que serait le Grand Architecte de l’Univers ? La physique, par le biais de la mécanique quantique et de la relativité générale, trouvera-t-elle les clés de ses propres serrures, et par la même, la clé du temps ? A coup sûr, pour découvrir les secrets du temps…il faudra encore du temps !

Le souci principal de l’homme sur terre tient, sans qu’il n’y prenne garde parfois, en une série  d’angoissantes questions : « Que faire de ce temps qui m’est donné à vivre ? Comment l’utiliser ? Comment donner du sens à cette traversée personnelle du temps qui m’est offerte ?

A sa façon, la franc-maçonnerie nous donne une réponse, en nous proposant de reconsidérer, et partant de valoriser toutes mes activités profanes, à travers le prisme du sacré, et par conséquent d’un autre temps, qu’on a pu justement appeler « le temps sacré » ou encore « les heures maçonniques ». Qu’est-ce à dire ? Chacun de nous est confronté aux interrogations de son destin – ou de sa  destinée – vocabulaire au choix de chacun. C’est à dire au « pourquoi » de sa vie éphémère, fragile, au « comment faire ? du quotidien. Avec les efforts à fournir, les récompenses et les reproches à recevoir. Avec les joies à ressentir et les peines à subir. Avec aussi – ne nous  cachons pas cette constante – les injustes souffrances physiques et morales qui peuvent affecter notre condition.

Car, même si nous sommes physiologiquement animés par un puissant « vouloir vivre »…vivre est difficile dans le « temps de l’horloge », dont nous n’avons pas la maîtrise, nous le savons  ! Sur le plan pratique l’Art royal nous propose précisément, je dirais, une « échappée » de nos temps individuels, qu’ils aient pour nom, temps personnel, temps du sommeil, temps familial, professionnel, associatif, culturel, distractif, sportif, etc, pour nous réunir dans un même et autre temps réflexif, protégé et régénérant, relationnel et aimant.

Il s’agit, par une « sacralisation rituelle », ni plus ni moins que d’installer  une relation directe entre nous et l’univers ! D’où l’importance d’une véritable « discipline rituellique » : celle-ci s’exprime dans l’exercice même d’un rite. Au rythme de ses degrés, il tend à aboutir à une forme de « sortie  du réel », de sublimation,  qui ne doit rien au paranormal ni à la sorcellerie, mais tout au symbole ! Là est la clé de la franc-maçonnerie qui nous ouvre à son monde poétique. Donc au rêve !

Une nature dans la Nature

Ces tranches de vie momentanées en atelier, au fil des degrés du rite, hors de l’espace et du temps usuels, qui permettent, tous «  métaux » évacués, de faire le vide, puis le plein en soi, exigent une délimitation spatio-temporelle consacrée.

Je sors ainsi personnellement de mon histoire personnelle à l’occasion de chaque tenue, et je change pour quelques heures de système de référence. Si je subissais un « lavage de cerveau »  dans une secte,  mes « zélés » formateurs s’empresseraient de détraquer mon horloge interne et d’abolir ma conscience du temps !

En franc-maçonnerie, personne ne me détruit, mais chacun, chacune m’instruit. Il m’est seulement proposé d’oublier pour quelques heures mon statut « d’agent économique » dépendant de la société des hommes. De substituer à mon masque social les décors maçonniques, pour vivre en liberté dans l’uniformité égalitaire. Et, en quelque sorte, de venir, en fraternité, me « restituer «  à moi-même. Pour, si j’ose dire, « remettre ma pendule à l’heure » !

Vivre, qui plus est, vivre ensemble, c’est tenter d’accorder nos temps individuels, en un temps unique…le temps des tenues, pour nous maçons. Mais qui devrait être aussi le même hors du temple ! La maçonnerie est pertinente en l’occurrence, avec la création d’un « temps maçonnique » qui est le même pour tous en « loge d’Apprenti ».

Ainsi, en cette qualité, nous avons tous et toutes le même âge ( 3 ans :  le chiffre 3, pouvant symboliser la trinité de la théologie chrétienne et le développement dynamique de l’esprit). Les différences d’âges se trouvent ainsi abolies et – en principe – le « conflit des générations » est évacué ! Cet état vécu en commun favorise la fraternité !

Ce temps maçonnique pose question : Pourquoi travaillons-nous de midi à minuit ? Les rites maçonniques sont des rites solaires. Il est donc logique de prendre pour « bornes » le mouvement quotidien du soleil. Midi est l’heure où la course apparente du soleil semble suspendue. Ce temps maçonnique se trouvant symboliquement hors du temps, il est cohérent de se placer dans une sorte de « temps nul ».

Midi est aussi le moment où l’ombre portée par les corps est minimale. C’est donc le temps (hier, aujourd’hui, demain) de l’illumination maximale. Nous sommes les enfants de la lumière ! Le monde profane est celui des ténèbres ( au regard de  la lumière reçue par l’initié-e). Il est donc logique que le retour dans le monde profane ait lieu à minuit, à l’heure où règne l’ombre absolue.

Chacun, chacune de nous est une parcelle d’étoile : un être animé par son horloge biologique, elle-même rythmée par la grande horloge de l’univers. C’est leur coordination qui nous commande en structurant le mouvement de nos temps de vie  (corporels et mentaux) plus haut abordés : temps professionnel, temps personnel, temps émotionnel, temps relationnel, temps du retrait.

  • Avec qui je passe le plus clair de mon temps dans ma vie ? Avec moi-même !
  • Comment utiliser le temps qui m’est donné à vivre ?…

Ce sont  les questions essentielles, voire angoissantes que chacun se pose, consciemment ou inconsciemment ! Chacun, chacune a ici ses réponses. Elles permettent d’aboutir au constat que nous sommes des êtres cycliques, toujours en mouvement circulaire. Donc des êtres répétitifs. En cela, comme dit le philosophe Michel Serres, nous sommes comparables à  des toupies. Elles tournent en avançant sans cesse, relancées par la vie, et s’arrêtent, à l’instant de la mort. Remarquons ici que le corps humain est profilé pour avancer, pour pénétrer dans le temps ( en l’occurrence, le futur) : il n’a pas de marche arrière. L’homme, quadrupède, s’est un beau matin levé pour devenir bipède et marcher devant lui !

Nous sommes de la sorte comparables à la terre qui tourne, à la fois sur elle-même et autour du soleil. Le soleil ne se lève pas à l’est et ne se couche pas à l’ouest : c’est le mouvement de la terre qui nous donne cette illusion.

Le temps, tel un fluide invisible, nous façonne de notre naissance à notre mort.

Notre corps « à croissance  et obsolescence programmée » s’épanouit puis se fane lentement, se dessèche comme une fleur. Nous ne pouvons pas ralentir la course de ce temps – dont nous ne sommes pas les constructeurs –  sur notre organisme. Les rides, en sont elles, entre autres, les marqueurs. Faute de le comprendre, nous l’avons structuré. Nous vivons ainsi dans une fiction permanente, avec, en Occident, la date de la mort du Christ pour référence. Elle est devenue une naissance avec l’invention du calendrier, qui permet les célébrations, les fêtes, le marquage des solstices. Nous avons repéré cette saisonnalité et instauré des « dates séquentielles » à partir de cette rotation des astres.

Ce temps mystérieux a aussi une influence sur notre langue. Il a fallu inventer les « temps linguistiques » avec la conjugaison pour communiquer et situer sans cesse notre discours dans « l’espace-temps ». Nous parlons du temps météorologique pour désigner les phénomènes de la Nature.  En tant qu’éléments de la nature, nous en possédons tous les constituants, sous forme d’oligo-éléments.

Nous sommes « météorosensibles ». Chacun de nous est une nature dans la Nature.

                                                                       Gilbert Garibal

Chronique FM & Société – Chaos, Liberté, Courage

Les mois écoulés aboutissent à un sentiment de chaos constitué d’islamisme mortifère, de Covid, de décès, d’incohérences et tergiversations gouvernementales, d’assassinats entre voyous de la drogue, de la collusion trafic de drogue-terrorisme islamiste, de féminicides horribles, de vacances grises, de rentrée morose. Je ne suis pas exhaustif !

La liberté chérie a été largement entamée par confinement, gestes-barrière, passe sanitaire, mais aussi écornée par de nouvelles règles de conduite automobile urbaine, par les mesures anti-terroristes ou même abîmée par les algorithmes des Gafam gaffeurs. Là encore je ne suis pas exhaustif !

Dans ce contexte chaotique et de liberté réduite, le courage est indispensable afin de surmonter peur et angoisse. Le courage se manifeste souvent de façon impromptue lors d’événements inattendus, l’acte d’Arnaud Beltrame en est un symbolique exemple. Il peut être également le fruit d’une pensée et d’une action réfléchie à l’instar de De Gaulle, d’Albert Camus ou de Simone Veil.

Face à une situation dangereuse à plus d’un titre et dans cette civilisation numérique encore balbutiante, le courage des FF et SS fondé sur leur engagement est indispensable. La fraternité fm ne réclame pas beaucoup de courage car il s’agit de reconnaître Frères et Sœurs comme « tels » du fait de leur initiation et ainsi de leur appartenance à la communauté maçonnique. Beaucoup de SS et de FF montrent du courage pour affronter les souffrances et les peines en s’engageant, à titre individuel, dans telle ou telle organisation. Ce courage qui procède de la charité est magnifique. Les actions collectives des agences de l’ONU, de la Croix Rouge, du Croissant Rouge ou encore du Rotary montrent leur efficacité. De façon très modeste FM&Société participe de ces actions collectives pour faire vivre la fraternité et la liberté par l’union de francs-maçons sans aucune exclusive.

Bernard OLLAGNIER
Président, FM&S
htpps://fmetsociete.frcontactfms@yahoofr

PORTUGAL : Le Grand Orient Lusitanien se rappelle que l’ancien président Jorge Sampaio avait compris le rôle de la franc-maçonnerie.

De notre confrère portugais noticiasaominuto.com

Le Grand Orient Lusitano a exprimé sa « profonde tristesse » après le décès de l’ancien président de la République Jorge Sampaio, rappelant que cette illustre personnalité avait compris le rôle de la franc-maçonnerie et son importance dans la société portugaise ».

« Jorge Sampaio a dit un jour que la solidarité n’est pas facultative, mais un devoir, valeur à laquelle les maçons sont particulièrement sensibles. Ils la considèrent comme un pilier de la construction sociale. Jorge Sampaio comprenait bien cela, de même qu’il comprenait le rôle de la franc-maçonnerie et son importance dans la société portugaise »

lit-on dans un communiqué signé par le grand-maître de la franc-maçonnerie portugaise, Fernando Lima.

L’organisation, qui a exprimé sa « profonde tristesse » face au décès de l’ancien chef de l’Etat, a souligné la participation de Jorge Sampaio à la lutte étudiante des années 60, à la campagne d’Humberto Delgado, à la lutte contre la tuberculose, à la présidence de la Alliance des civilisations et son travail pour les réfugiés et les droits de l’homme.

Lorsque, le 20 mars 2003, en tant que Président de la République, il visita le Palais maçonnique, il nota dans le Livre d’Honneur : « En m’associant aux commémorations du 200e anniversaire de la Grande Oriente Lusitano, je veux reconnaitre votre travail en faveur de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité pour une société plus juste et plus humaine' », ont rappelé les francs-maçons, déplorant la perte de l’un des « plus illustres » du pays.

L’ancien président de la République Jorge Sampaio est décédé vendredi à l’âge de 81 ans, à l’hôpital de Santa Cruz, à Carnaxide, Oeiras, où il était hospitalisé depuis le 27 août, des suites de difficultés respiratoires.

Samedi, il y a eu la veillée et les funérailles, avec les honneurs de l’État, aujourd’hui ont lieu les funérailles précédées d’un hommage national au Monastère des Hiéronymites à Lisbonne.

Avant le 25 avril 1974, il a été l’un des protagonistes de la mouvement étudiant du début des années 1960, qui a généré une longue et générale protestation étudiante contre l’Estado Novo, a défendu des prisonniers politiques pendant la dictature en tant qu’avocat.

Jorge Sampaio a été secrétaire général du PS (1989-1992), président du conseil municipal de Lisbonne (1990-1995) et président de la République (1996 et 2006).

Après avoir été Président de la République, il a été nommé en 2006 par le secrétaire général des Nations Unies comme envoyé spécial pour la lutte contre la tuberculose et, entre 2007 et 2013, a été un haut représentant de l’ONU pour l’Alliance des civilisations. .

Il présidait lors de sa disparition la Plate-forme mondiale pour les étudiants syriens, fondée par lui en 2013 dans le but de contribuer à l’urgence académique que le conflit en Syrie avait créée, laissant des milliers de jeunes sans accès à l’éducation.

Lieutenant Frank Colombo est-il Franc-maçon ?

Événement du jour  : 15 septembre 1971

Le lieutenant Columbo fait son apparition au petit écran pour la première fois. Ce premier épisode, Murder By The Book, a été dirigé par Steven Spielberg, alors âgé de 19 ans. La popularité du célèbre détective au vieil imperméable et à la Peugeot 1959 pas très fiable, qui a fait la gloire de l’acteur Peter Falk, ne fera que croître au fil des ans.

Ni Falk ni son personnage le plus célèbre n’étaient des maçons. Mais dans un épisode, les années 1973 « Requiem For A Falling Star », un anneau maçonnique l’a aidé à résoudre une affaire de meurtre (du site Web de la Grande Loge de la Colombie-Britannique et du Yukon) :

Colombo :

Columbo tient un anneau appelé anneau Shriners. Auparavant, il avait vu une photo de quelqu’un qu’il soupçonnait plus tard d’avoir été assassiné :

Columbo : « J’ai remarqué qu’il était aussi un grand homme dans les Shriners. Maintenant, c’est quelque chose que je sais. C’est une bague à double aigle de rite écossais 32 degrés. Il avait un oncle, il jouait de la cornemuse dans le groupe des Shriners. remarque, mais personne ne pouvait faire la différence.

Plus tard, Columbo est sur une scène de crime quand il réalise l’importance de la bague :

Columbo : Excusez-moi, êtes-vous un Shriner ?

Officier : « Non. »

Columbo : Votre partenaire est-il un Shriner ?

Officier : « Je ne sais pas. Pourquoi ne lui demandez-vous pas. »

Columbo : « Excusez-moi, êtes-vous un Shriner ?

Officier : « Non. »

Columbo : « Est-ce que quelqu’un ici est un Shriner. Je suis le Lieutenant Columbo. Service de police. J’aurais besoin d’aide. Est-ce que quelqu’un ici est un Shriner. Ou est-ce que quelqu’un ici connaît un Shriner ?

Témoin : « Lieutenant ! »

Columbo : « Êtes-vous un Shriner ?

Témoin : « Non. »

Columbo : « Monsieur… »

Passant : « … mais vous savez, Frank le barman du coin est un Shriner. »

Columbo : « Merci. Est-ce qu’il a une bague Shriners ? »

Témoin : « Je ne sais pas. Pourquoi ne lui demandez-vous pas ? »

Columbo (1973)

Requiem pour une étoile filante.

Date de diffusion originale 21/01/1973

Peter Falk, Anne Baxter, Mel Ferrer. Saison 2, épisode 5. Réalisé par Richard Quine, écrit par Jackson Gillis.

Le prénom de Columbo n’est pas explicitement connu. Il se présente toujours sous la forme de « Lieutenant Columbo » lorsqu’il s’adresse à quelqu’un. Dans l’épisode Poids mort (Dead Weight), il est néanmoins possible en faisant un arrêt sur image de lire distinctement sa signature avec Frank Columbo sur sa carte. Dans l’épisode Symphonie en noir (Étude in Black) on entend le vétérinaire l’appeler par le prénom Bob (uniquement pour le doublage VF, le vétérinaire ne prononce pas ce prénom dans la version originale et se contente de l’appeler « Lieutenant »). L’intention des auteurs de la série étant de ne jamais révéler son prénom, il semble que ce « Frank » soit une création de l’accessoiriste de la série. On peut voir également une photographie de la carte de Columbo sur la version anglophone de l’article, ainsi que dans la saison 5 dans Une Question d’Honneur (A Matter of Honor), on découvre la photographie de la carte de police au début de l’épisode au moment de l’accident de voiture où l’on voit clairement écrit « Frank »11. En outre, dans l’épisode Entre le crépuscule et l’aube (By Dawn’s Early Light), le Colonel Lyle C. Rumford (interprété par Patrick McGoohan) lui demande son prénom mais Columbo élude la question12 en répondant « ma femme est à peu près la seule à s’en servir ». Dans l’épisode Meurtre aux deux visages (It’s all in the game), lorsque Lauren Staton (interprétée par Faye Dunaway) demande à Columbo son prénom13, celui-ci lui répond « Lieutenant ».

Sources :

Éphéméride du jour

http://freemasonry.bcy.ca/fiction/images/columbo.html

http://freemasonsfordummies.blogspot.com/2011/06/just-one-more-thing-sir.html

La Franc-Maçonnerie ? Ce n’est pas pour moi !

Bruno, un homme « bien sous tous rapports » ! Une carrière réussie, dans un monde ouvert, adaptable, éclectique, médiatique et pourtant quand on lui parle de Franc-Maçonnerie, le discours se durcit et se radicalise. Alors la question est posée : « pourquoi tant de haine ??? »

450FM – Nous n’allons pas faire du « basching maçonnique », vous allez nous dire, pourquoi vous n’adhérez pas aux valeurs et à la philosophie maçonnique.

Bruno – Bien sûr que non, pas de « basching » car cela ne traduit que mon opinion. Alors remontons au XVIIIe siècle, moment de l’émergence de la franc-maçonnerie. L’Islam, Le judaïsme, le catholicisme, trois religions monothéistes, bien ancrées dans les esprits, voient la franc-maçonnerie qui semble être alors considérée comme une 4eme religion « antireligion ». Comment accepter cette philosophie prônant la liberté de penser, la liberté de croire  ou de ne pas croire ? L’inconscient collectif aura tôt fait de considérer ses adeptes comme des renégats, des croyants incroyants qui s’opposaient à la foi. La pensée maçonnique fait penser à la sorcellerie, à la façon d’une secte pratiquant des rituels quasi sataniques.  La franc-Maçonnerie porte encore cette image dans l’imaginaire des pratiquants religieux. Cette image a perduré à travers les siècles et y continue son chemin.

450FM –  Un peu facile, l’utilisation des mots secte, sorcellerie, rituels sataniques… Nous sommes tout de même au XXIe siècle et historiquement un grand nombre de Francs-maçons a œuvré pour faire avancer la société.

Bruno –    Evidemment,  et pour autant force est de constater que la transparence ne règne pas en maître !  Pour avoir été approché plusieurs fois au cours de ma vie, j’ai trouvé à chaque fois que cette approche manquait de clarté, de simplicité, de vérité, de sincérité. Le discours est détourné, nébuleux plein de circonvolution. Dans ce discours d’approche, il est question d’association, de découverte, d’humanisme, de philosophie……… mais, il n’est jamais clairement exprimé le mot franc-maçonnerie. Plus tard, le mot viendra et la personne met du temps aussi à s’identifier en tant que franc-maçon. J’ai trouvé étrange qu’un ami de longue date me parle un jour de son appartenance comme de quelque chose mystérieux, de secret.

Mystère, secret, discrétion……… il faut reconnaître que le vocabulaire usité pour parler de franc-maçonnerie ne donne pas dans la transparence.  Le mot secret me dérange beaucoup. Où est donc ce secret ? Le trouve-t-on dans l’initiation ? Beaucoup de mystère pour peu de chose me semble-t-il. Peut-être le secret protège-t-il de haine éventuelle ? Retour à l’extermination des juifs, des francs-maçons et des homosexuels ? Ne pas avouer son appartenance ? Plusieurs réponses : honte d’être FM, peur d’être mis dans une case, besoin de protection… Certes, il y a un monde entre secret et mystère, et, si je comprends bien la maçonnerie n’a rien de mystérieux dans la mesure où un mystère reste inexplicable et impossible à prouver alors qu’un secret peut toujours être trahi, divulgué, répété.

Je comprends aussi que l’intersubjectivité conforte et protège le groupe mais est-il besoin de cultiver ce goût du secret ? D’autant que, lorsque l’on parle de secret et de discrétion, voilà que cela attire souvent une curiosité malsaine, une forme de méfiance, de suspicion souvent à la limite de l’hostilité.

450FM – Vous êtes ni tendre ni tolérant sur le sujet !

Bruno – Comment être tolérant avec un groupe qui, pour vous accepter vous oblige à une épreuve très spéciale tout de même : Le fameux bandeau source de tous les fantasmes ! Poser des questions, à quelqu’un qui ne voit pas ses interlocuteurs et qui est vu par tous……… pas très agréable et surtout très inconfortable cette mise en état d’infériorité et de dépendance. Vous allez me dire que l’initiation est un acte qui ouvre un chemin, je suis d’accord avec vous. L’initiation est un acte vieux comme le monde, on initie à tout, les rites de passages sont connus, les épreuves à passer aussi mais pour moi cet ordre initiatique et son initiation ne cessent de fasciner, d’interpeller, d’interroger et même d’inquiéter. Un ouvrage intéressant que la Thèse (HDR) d’histoire soutenue par Fabien Bertrand en 2009 dont le sujet est éloquent : « Regards croisés sur la Franc-maçonnerie ». Une étude passionnante qui pose la question : et si la FM était un monde dans Le monde, une société dans la société ?

450FM – Vous ne pouvez pas contester que l’histoire de la franc-maçonnerie se conjugue avec l’Histoire et les deux sont indissociables.

Bruno – Certes, il y a eu de grands francs-Maçons qui ont œuvré pour le bien de la République. De plus, personne n’a oublié l’interdiction du gouvernement de Vichy, pas plus que l’affaire Dreyfus. Tout cela laisse des traces dans la mémoire collective. Hélas, le monde a changé, l’individualisme, les nouveaux outils à notre disposition, pas toujours bien maîtrisés, la politique et les politiques qui ont oublié en chemin ce que signifiaient ces mots. J’ose penser et dire qu’aujourd’hui le lobbying devient l’activité essentielle des FM, qui ne travaillent que pour eux. Il me semble aussi que le sens de l’engagement n’est plus le même, alors si la franc-maçonnerie a été utile à une période, il faut qu’elle s’adapte à la société d’aujourd’hui. Admettez aussi que la société maçonnique reste un « enclos » élitiste tant par l’argent que par le niveau culturel. Tout le monde n’est pas initiable, eu égard à ces deux critères, et j’insiste encore  sur le mot secret qui est pénalisant et ne donne pas une image positive.

450FM – Vous avez certainement autour de vous des francs-maçons dont vous connaissez l’appartenance et d’autres dont vous ignorez cette appartenance.

Bruno – Peut-être ai-je beaucoup de francs-maçons autour de moi, je reconnais avoir quelques amis dont je connais l’appartenance. Je ne les trouve pas différents les uns des autres. Cette expression « maçon sans tablier » m’échappe, car je ne vois pas en quoi ils seraient différents. Un être humain qui a été élevé avec des valeurs humaines, dans le respect de l’autre, des autres, avec des valeurs fortes, qu’ils soit maçon ou pas sera toujours quelqu’un de bien, enfin c’est mon opinion. Aujourd’hui, on peut tout découvrir sur tous les sujets, juste avec une souris et un clic. Les sites antimaçonniques sont nombreux et la presse magazine n’hésite pas deux ou trois fois l’an à titrer à la une, le marronnier de la Franc-Maçonnerie. Preuve que cela ne cesse de fasciner et d’interroger le grand public, car les tirages se multiplient avec un tel titre ! De mon point de vue, il n’est pas indispensable d’être initié pour tenter de donner du sens à sa vie et pour découvrir la spiritualité. André Comte-Sponville est-il franc -maçon ? Je ne crois pas.

(VIDEO) La Franc-maçonnerie au cinéma

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Discrète ou clairement affichée la franc-maçonnerie a été présente dès les débuts du 7e art avec des figures comme John Wayne, Clark Gable, Douglas Fairbanks, Laurel et Hardy, Les Monty Python et plus proche de nous la célèbre série des Simpson… Relais de la pensée initiatique ou instrument de propagande, le cinéma a cristallisé les peurs et les aspirations de la société.

Pour mieux comprendre comment la franc-maçonnerie est vue au travers du filtre du cinéma, 164 œuvres ont été analysées. Il en existe certainement plus mais la documentation à ce sujet reste très limitée. Parmi les 130 films, 19 séries TV, 10 documentaires et 5 films d’animation, réalisés entre 1915 et 2017, signalons que
plus des deux tiers proviennent de l’Amérique du Nord et le reste principalement d’Europe. Plus de la moitié sont des films d’action ou policiers, suivis par des comédies, des documentaires et des films fantastiques ou de science-fiction. Face aux idées de la franc-maçonnerie, 52 % sont neutres, 29 % sont très critiques voire dénoncent la franc-maçonnerie et 19 % la présentent sous un jour favorable. Nous avons trouvé dans 69 films, des symboles clairement identifiables, un dialogue explicite voire une cérémonie maçonnique (dont six fois une initiation).

Découvrez maintenant l’intégralité de l’excellent article de Dominique-Alain Freymond
Président du Groupe de Recherche Alpina sur le sujet

(8 pages – Cliquez ici)

Si ce sujet vous passionne, nous vous invitons aussi à lire un ouvrage sur ce thème :

C’est en découvrant, presque par hasard, une copie du film antimaçonnique français Forces Occultes datant de 1943 que Harry Swerts commence ses recherches. Il la restaure et la présente, dans de nombreux ateliers, accompagnée d’une réflexion sur la propagande au cinéma. Il en conclut que les maçons sont surtout littéraires et se désintéressent, voire négligent souvent, le pouvoir de l’image et les idéologies qu’elle véhicule.

Il cherche alors la place faite à la maçonnerie dans les films. Cette quête, jamais terminée, l’amène à  » plancher  » dans le circuit maçonnique. Par cette démarche, il tente de convaincre qu’une Loge, une église ou un cinéma sont des lieux de rassemblement d’une expérience commune et que beaucoup de films s’adressent au versant spirituel de la nature humaine.

D’Intolérance aux Raisins de la Colère, de Sueurs Froides à 2001, Odyssée de l’espace, le cinéma répond à une très ancienne recherche de l’inconscient collectif, un besoin qu’ont les hommes de partager une mémoire commune.

Tous les détails sur le site de Dervy

Titre :Franc-maçonnerie et 7e art
Auteur : Harry SWERTS
Infos : 159 pages, 270 x 210 cm
Parution : mai 2005
Editeur : DERVY
ISBN : 978-2-84454-356-1
Prix public : 24,34€

Qui s’y frotte s’y vit : l’Acacia

Proviendrait d’une étymologie grecque a-kakos (α-κακός) signifiant «privé de mauvais».

Dans tous les Mystères antiques, alors que la plante sacrée était un symbole de l’initiation, l’initiation elle-même était le symbole de la résurrection à une vie future et de l’immortalité de l’âme. Dans cette optique, la Franc-Maçonnerie a substitué l’acacia au lotus, à l’érica, au lierre, au gui et au myrte.

Les Égyptiens avaient, en effet, choisi l’érica ou bruyère, comme plante sacrée. Dans les mystères d’Osiris, une légende raconte qu’Isis, à la recherche du corps de son mari assassiné, l’avait découvert enterré au front d’une colline, près de laquelle une erica (la bruyère), grandissait ; après la récupération du corps et la résurrection du dieu, lorsqu’elle a établi les Mystères pour commémorer sa perte et sa guérison, elle aurait adopté l’érica, comme plante sacrée, en souvenir de l’endroit où les restes mutilés d’Osiris étaient cachés[1]

Chez les Égyptiens de l’Antiquité, l’acacia est présent dans l’iconographie funéraire ; l’acacia, ished, qui signifie «ce qui donne la félicité», était considéré comme un arbre sacré sur les feuilles duquel Thot et la déesse de l’écriture étaient réputés transcrire les noms du Pharaon pour lui souhaiter prospérité et longue vie ; son nom hiéroglyphique est shen (Le Chen est un anneau qui représente le concept d’éternité, sans commencement ni fin). Dans le sarcophage de granit d’Aménophys II, on découvrit sur le corps du défunt une branche d’acacia.

Les égyptiens l’utilisaient pour fabriquer des secrétaires à papyrus, des malles et des coffres à momies. Le papyrus du Livre des Morts d’Ani, découvert à Thèbes en 1887 par Wallis Budge, contient hymne et litanie à Osiris. La section 5 de la litanie comporte une invocation toute spéciale : «Hommage à toi, ô seigneur de l’Acacia». Cela permet de suggérer que le Hiram de la légende maçonnique serait un avatar symbolique d’Osiris ?

Selon la tradition juive, le terme hébreu qui désigne l’acacia est «Shita» (shin-Teth-Hé, שִׁיטָּה), or ce mot en guématrie vaut 314, qui n’est autre que la valeur de Shaddaï, le nom divin Tout Puissant. Ainsi par cette équivalence traditionnelle, la branche d’acacia, emblème et symbole du maître maçon, nous ramène par l’expression voilée vers l’un des noms du G.A.D.L’U.

Le Midrash raconte que Jacob avait, par inspiration prophétique, vu qu’un jour sa descendance sortirait d’Égypte et qu’elle serait amenée à construire un sanctuaire dans le désert. C’est pourquoi, lorsqu’il fut contraint à descendre en Égypte à cause de la famine, il apporta avec lui d’Israël des plants de shittim qu’il fit planter à Goshen. Ainsi, tout au long de l’exil, les enfants d’Israël ont entretenu ces arbres qui étaient devenus le symbole de leur espérance.

Après avoir servi de poteau pour le temple itinérant dans le désert, les shittim furent utilisés pour la fabrication du mobilier sacré du Temple de Salomon. Le poteau, le pilier qui marque le lieu, se dit en hébreu amoud. Ce mot a la même racine (aleph, mem, daleth, אמד, valeur théosophique 45) que les mots omed (debout), Adam, amida (le cœur de la prière quotidienne)  et  madoua (pourquoi ?).

Le terme n’apparaît qu’une fois au singulier dans la Bible en Isaïe 41,19 dans un passage à caractère rédempteur. «Car moi, Yahvé, ton Dieu, je te saisis la main droite, je te dis : Ne crains pas, c’est moi qui te viens en aide […] Je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier.»

Le sens étymologique du mot shittah signifierait «le feu de la connaissance cachée». Prétendument en or (ce ne fut qu’un projet), protégeant intérieurement l’arche, cet or représenterait les forces bénéfiques mises en jeu pour édifier l’univers ; l’or extérieur, les forces contraires qui sont vouées à sa perte. L’acacia lui-même devait être autant protégé que la Loi conservée dans l’Arche, d’où les deux couches d’or. L’acacia aurait alors le sens de connaissance ésotérique avec ses deux facettes dorées. L’acacia serait donc l’image du libre choix qu’on ferait de la connaissance et, d’une façon générale, du libre-arbitre de l’homme qu’il y a lieu de protéger.

L’acacia méconnu, (l’acacia m’est connu), celui de la Bible, le Sittâh ou shittim (ou sethim), ne correspond à aucune des variétés présentes en France. C’est un arbre du désert, au tronc tourmenté et noueux, d’un bois très serré, extrêmement dur dont les branches sont recouvertes d’épines de trois à cinq centimètres. C’est avec le bois de shittim que les Hébreux firent certaines parties du mobilier sacré comprenant le tabernacle, l’autel des sacrifices, la table des pains de proposition et l’Arche de l’Alliance.

L’aspect déchiqueté des branches n’est pas sans poser de problèmes aux exégètes dont certains pensent qu’il a pu, aux temps bibliques, exister un acacia d’une variété plus élancée, aux branches droites, alors que d’autres se réfèrent aux légendes rapportant que le nom de shittim évoque des cèdres qui auraient été plantés dans le désert en vue de la construction de l’Arche par des ancêtres visionnaires[2].

Dans le Sinaï, on raconte que l’acacia représente la mort parce que rien ne pousse aux alentours tant ses longues racines (plus de cinq mètres parfois) sont avides de la moindre trace d’humidité. On dit aussi que c’est un symbole d’immortalité, de pureté, car il est réputé imputrescible.

En Inde et en Afrique,  presque tous les objets rituéliques sont faits en bois d’acacia. Chez les Bambaras d’Afrique par exemple, un rituel spécial était fait durant la saison sèche, car c’est à ce moment-là que l’acacia refleurit après avoir perdu ses fruits et ses feuilles durant l’hiver ; chez eux les vieillards en fin de vie dormaient sur un lit d’acacia, préfigurant une vie éternelle dans l’autre monde.

Certains arabes consacraient à l’acacia un culte jusqu’au jour où Kaleb reçut l’ordre de Mahomet de l’anéantir[3].

Le terme sanscrit qui désigne l’acacia est saplaparna qui veut dire «plante à sept feuilles, les sept folioles».

Les savants l’appellent Cercis siliquastrum. Mais, dans la tradition, il reste l’Arbre de Judée, l’arbre célébré dans le Temple de Jérusalem. La Bible cite 29 fois l’acacia dans l’Ancien Testament. Ces occurrences se trouvent principalement dans le livre de l’Exode et se rapportent essentiellement à la construction de l’Arche (Ex 25.26.36) ainsi qu’à celle de l’autel (Ex 27. Ex 38). En Israël, les Bédouins reconnaissent au moins cinq espèces d’acacia ; certains proches du mimosa des quatre saisons de la méditerranée, les autres de l’acacia d’hiver, moins feuillus et pourvus d’épines simples ou doubles.

Les épines creuses de cet arbre pionnier (l’un des premiers à coloniser les espaces ouverts) d’Amérique latine, offrent un refuge et une nourriture aux fourmis lesquelles, en retour, protègent l’acacia de ses prédateurs et de ses concurrents. La relation est devenue tellement étroite entre la fourmi et la plante qu’elle en est symbiotique : l’acacia est dit myrmécophyte. Les acacias peuvent former une communauté. Lorsque leurs feuilles sont attaquées par les koudous qui viennent les brouter, ces arbres émettent un message d’alerte qui rend leurs feuilles toxiques, ce message, sous forme gazeuse (l’éthylène), est porté par le vent.

Les constructeurs des cathédrales, inspirés par les symboles de la Shékhina, ont souvent sculpté sur les piliers la feuille de saule qui représente l’immortalité et la lumière divine. Dans les mystères antiques, cette feuille était le rameau d’or, qui devient l’acacia dans la Franc-Maçonnerie portant les significations d’innocence et de pureté. Cette présence de l’acacia rappelle les vertus du fondateur Hiram, censé immortaliser celui qui est pourvu de tous les mérites.

C’est avec ses branches qu’aurait été tressée la couronne d’épines du Christ. Le Recueil Précieux de la Maçonnerie Adonhiramite [4] explique que l’acacia est là en mémoire de la croix du Sauveur, elle-même faite de ce bois très commun en Galilée.

Dans les traditions de sacralisation de l’acacia, on le trouve comme rameau sur la tombe d’Hiram, couronne d’épines du Christ, croix du Christ, cercueil d’Osiris, Arche d’Alliance des Hébreux, arche de Noé, Tabernacle de Moïse. Avant Irénée, l’acacia était un emblème importé par les pythagoriciens qu’ils auraient reçu des Esséniens[5].

L’Acacia est l’analogue de l’aubépine, de la Croix égyptienne et chrétienne, de la lettre hébraïque Vav, qui veut dire «lien». C’est le symbole du lien qui unit le Visible à l’Invisible, cette vie à la suivante ; c’est le gage de l’immortalité.

René Guénon fait remarquer que beaucoup de plantes symboliques sont des espèces épineuses comme la rose, le chardon, l’acanthe. Pour lui, les épines comme les pointes ou cornes évoquent l’idée d’une élévation et peuvent, dans certains cas, être prises pour figurer des rayons lumineux. À noter en ce sens qu’Al Uzza veut dire acacia, «épine d’Égypte» et que c’est un symbole solaire.

L’importance du symbole de l’acacia au 3ème degré a permis à William Hutchinson (1732-1814), membre de la Royal Society of Antiquaries, de surnommer les francs-maçons les Acacians, les Acaciens.

On notera ainsi que sur un tableau allégorique de 1753 intitulé Les mystères montrés ici sont ceux que seul un maçon peut connaître, le Roi Salomon y dessine le théorème de Pythagore, il a le regard tourné vers deux personnages assis dans le ciel sur des nuages. L’un d’eux est sans conteste le temps Chronos qui tient dans sa main droite la faux de la mort avec un ouroboros et une branche d’acacia dans sa main gauche.

L’acacia maçonnique pourrait bien ne pas être un arbre tel que présenté ci-dessus. Il pourrait s’agir de la déformation d’ascia. On distingue deux asciae. L’une, herminette opposée à un marteau, servait au travail du bois et de la pierre. L’autre, hoyau opposée à un râteau bifide, à remuer la terre. L’ascia funéraire, ne portant pas le râteau bifide, serait donc l’herminette à marteau. Elle aurait servi à tailler les stèles funéraires. Le verbe deasciare qualifie évidemment l’acte inverse d’asciare dont le sens second, symbolique, pourrait être «sceller une tombe sous l’ascia pour lui conférer un caractère inviolable». Le sens premier serait : dédier la tombe en aplanissant le bloc funéraire avec l’ascia. Deasciare serait alors : détruire cette dédicace en martelant la stèle. Donc le mot déformé acacia serait un outil doté d’une dimension symbolique, troqué dans le Manuscrit Masonery Dissected (1730) de Prichard par «cassia».


[1] Albert G. Mackey, The symbolism of Freemansonry, Chap. XXVIII. Le brin d’acacia, <sacred-texts.com/mas/sof/sof30.htm>.

[2] p.12 : <lesconfins.com/ARCHEALLIANCE.pdf>.

[3] Consulter l’article L’acacia par Henry Bac à  partie de la page 72 du n° 2 en 1981 de la Revue Initiation : <linitiation.eu/telechargement/L-Initiation-1981-2.pdf>

[4] Louis Guillemain de Saint-Victor, 1787.

[5] Nouvelles considérations sur l’ascia : <persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1957_num_152_2_8749>.

Emblématique des sept arts libéraux

Percy John Harvey – MdV Éditeur, Coll. Les Symboles Maçonniques, N° 97, 2021, 128 pages, 10,90 €

De culture franco-britannique, Percy John Harvey, franc-maçon depuis près de quarante ans, s’intéresse à l’iconographie sacrée et à l’herméneutique. Il signe ici son onzième ouvrage dans cette collection qui se veut une référence dans le domaine de l’initiation.

Définissant, dans son introduction, le mot emblème, l’auteur l’associe aux sept arts libéraux et fonde son travail sur « des représentations conceptuelles ou symboliques figurées par l’image ». Quant aux citations qui fleurissent tout au long de sa démonstration, elles sont le fruit de trois sources dont celles du Rituel des trois premiers degrés selon les anciens cahiers (5829), pour le Rite Écossais Ancien et Accepté. Il développe ensuite le troisième voyage du Compagnon et la référence aux arts libéraux, dont nous trouvons l’origine chez Porphyre. Dans le système d’enseignement du Moyen Âge, ils étaient divisés en deux parties, le trivium, ensemble des trois premiers à savoir grammaire, rhétorique et dialectique et le quadrivium qui comprenait les quatre dernières disciplines desdits arts à caractère mathématique : arithmétique, géométrie, astronomie et musique. Après les avoir longuement définis, et enrichis son propos à partir de représentations graphiques apparues au XVe siècle, Percy John Harvey s’attache toujours à resituer les arts libéraux dans le rituel. En essayant d’en comprendre toute la portée. C’est l’objet de ses « Homologies » – relations de correspondances – et de ses rapports avec l’initié, les quatre éléments – Terre, Air, Eau, Feu – ou encore les trois principes – Soufre, Mercure et Sel -, qui sont les sept fondements de l’Alchimie.

Ça M’intéresse – Histoire/4000 ans de conspiration/Complots et sociétés secrètes

Groupe Prisma Média, Hors-série, été 2021, 98 pages, 6,90 € – e-book 5,99 €

Même s’il ne s’agit pas d’une revue obédientielle, il est toujours intéressant de s’informer sur ce vaste – et à la mode – sujet que sont les « complots et sociétés secrètes »…

L’éditorial de « la fondue d’histoire » qu’est Cyrielle Moigne-Tolba, rédactrice en chef adjointe, porte le titre de « elle court, elle court, la rumeur ». Et chacun sait combien la rumeur peut être dévastatrice et destructrice. Souvenez-vous de celle d’Orléans, cette affaire médiatique et politique qui se déroule en 1969 et qui a pris de l’ampleur dans la France entière.

Les histoires de complotisme – et des sociétés secrètes – seraient-elles devenues les nouveaux marronniers de la presse ?  

Ce numéro, fort bien construit, offre la possibilité de faire le tri entre info, intox et autres fake news.

D’ailleurs, le premier article traite de « D’où viennent les théories du complot ? »

Pour ensuite aborder « Les plus grand complot de l’histoire de France », avec Étienne Marcel, Catherine de Médicis, « La journée des dupes », Babœuf, l’assassinat de Sadi Carnot entre autres.

Reconnaissions pour une fois que la franc-maçonnerie est quasiment absente du magazine, si ce n’est avec un passage sur Augustin Barruel qui, en 1797, développe la « thèse mondiale du complot mondial des francs-maçons ».

Pour retrouver aussi au sommaire les Illuminati, le Bohemian Club, le 11 septembre 2001, Roswell, les services secrets, etc.

Ça M’intéresse – Histoire est un magazine qui aide à comprendre.

Alors, pour échapper à la rengaine du métro, boulot, dodo, complot, n’hésitez pas à lire, si tel est votre désir, ce hors-série d’été.