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ESPAGNE : 700 congressistes sur le phénomène migratoire

Source : Gran Logia de España – Comunicacion

Plus de 700 congressistes de 34 pays participeront au Congrès maçonnique sur le phénomène migratoire

Le moment est venu. La Grande Loge d’Espagne célèbre cette semaine, les 17 et 18 septembre, la deuxième édition de son Congrès National Maçonnique sous le titre « Voyage intérieur et extérieur : Migration ». « La pertinence du sujet est incontestable. Nous vivons des mouvements de réfugiés et des déplacements d’êtres humains dans différentes parties du monde. C’est une question qui nous préoccupe particulièrement et que, en tant que Maçons, nous devons aborder afin de tirer des conclusions à moyen et long terme », explique le coordinateur technique du Congrès et directeur du Conseil directeur de la Grande Loge d’Espagne. , le respectable frère José Antonio de Haro.

Cette édition, entièrement virtuelle et ouverte à la participation, a suscité un intérêt international inhabituel avec plus de 700 congressistes inscrits de plus de 34 pays. Toutes les présentations se dérouleront en espagnol et auront lieu les après-midi, de 17h00 à 20h30. « De la Grande Loge d’Espagne, nous sommes très fiers de ce projet, qui a débuté en 2019 et qui, dans sa première édition virtuelle, a pris beaucoup de force grâce à une équipe de jeunes Maîtres Maçons possédant une incroyable capacité de travail, et une vision profonde et actuelle pour se concentrer avec détermination sur cette question », dit notre Respectable Frère.

De la profondeur maçonnique, le Congrès apportera une double vision de la réalité de la migration. « Il existe une réalité extérieure au monde d’aujourd’hui, avec ses conséquences économiques, politiques, sociales et culturelles, un déplacement souvent forcé qui a motivé l’équipe de travail de nombreuses questions lorsqu’il s’agit d’analyser la nature de la migration et ses motivations. En préparant le Congrès, des parallèles ont immédiatement émergé du prisme maçonnique d’un autre type de déplacement, l’interne et le conditionnel de chacun de nous tout au long de la vie. Nous sommes des émigrants nous-mêmes qui cherchons constamment à nous améliorer en tant que personnes dans ce monde, dans notre société, dans notre environnement. C’est pourquoi nous avons dû dévider le sens du cheminement intérieur, lié à la praxis de l’aspect religieux, moral, éthique et intime qui suppose d’affronter le concept de laisser une partie de nous-mêmes avec l’espoir de retrouver plus tard notre but spirituel. », explique-t-il le directeur du Conseil des gouverneurs. « Ces deux visions, si différentes et si proches, proposent des éléments de jugement et de réflexion tant pour les initiés en Maçonnerie que pour la personne intéressée, apportant une vision pluridisciplinaire et transversale au concept de migration et de ses conséquences. »

Patrimoine Spirituel – Les Rose-Croix

Leur histoire – Leur enseignement – Leur philosophie

Patrimoine Normand, Hors-Série, Août 2021, 106 pages, 12 €

Présentation de l’éditeur :

Pourquoi un hors-série sur les Rose-Croix ? Parce qu’il y a quelque temps, j’ai découvert “par hasard” le château d’Omonville, situé non loin du Neubourg (dans l’Eure), et que ce château est depuis 1969 le siège de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix. Porté par la curiosité, j’ai cherché à en savoir davantage sur ce mouvement, considéré par certains comme une société secrète. Je me suis donc informé à travers des livres, des revues et le site internet de l’A.M.O.R.C. Puis j’ai demandé s’il était possible de rencontrer le responsable de cet Ordre, désigné traditionnellement sous le titre de Grand Maître. C’est ainsi que j’ai pu m’entretenir longuement avec Serge Toussaint et visiter le château d’Omonville.

Régulièrement, la revue Patrimoine Normand publie des hors-séries sur des sujets en lien avec l’histoire exotérique, mais aussi ésotérique. Il m’a donc semblé intéressant de consacrer un numéro spécial à l’Ordre de la Rose-Croix, héritier d’un héritage culturel et spirituel qui s’est transmis à travers les âges, depuis la plus haute Antiquité. Et si le siège francophone de cet Ordre se situe de nos jours en Normandie, ses activités rayonnent dans le monde entier depuis plus d’un siècle. Sachant qu’il est peu connu du public, je vous propose donc de lever le voile sur ce mouvement qui a pour devise « La plus large tolérance dans la plus stricte indépendance. » En outre, il est reconnu d’utilité publique dans plusieurs pays en raison de sa contribution à la culture, à l’éducation et à la paix.

Les textes présentés dans la première partie de ce magazine ont été rédigés par des historiens ou des auteurs spécialisés dans l’ésotérisme en général et le rosicrucianisme en particulier. La seconde est consacrée à l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, à travers des documents qui nous ont été confiés par Serge Toussaint. C’est ainsi que vous pourrez découvrir des textes très peu connus du grand public, notamment des extraits de l’enseignement rosicrucien. De même, vous aurez accès à des documents d’archives qui témoignent de l’ancienneté et de l’authenticité de cet Ordre qui se donne pour mission de transmettre « une sagesse ancienne pour un monde nouveau ».

Vous en souhaitant bonne lecture.

Laurent Corbin – Directeur de Publication

En kiosque depuis le 3 août dernier, ce très beau numéro richement illustré nous offre un large aperçu de la Rose-Croix en général et de ce mouvement philosophique qu’est l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, plus connu dans le monde sous le sigle A.M.O.R.C. en particulier.

Pour mieux connaître l’Antiquus Mysticusque Ordo Rosae Crucis, nom latin de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix… dont la devise est « Une sagesse ancienne pour un monde nouveau ».

Pour commander ce numéroCliquez ici

Elle quitte son boulot pour étudier la «magie noire»: après un «rituel», elle est retrouvée sans vie près des dépouilles de son bébé et de son chat

De notre confrère belge sudinfo.be

Elizaveta Tsarevskaya était une architecte russe âgée de 32 ans. Un beau jour, elle a décidé de quitter son boulot pour étudier la « magie noire ». Cette nouvelle passion lui a coûté la vie. Selon The Mirror, la jeune femme a été retrouvée sans vie après un « meurtre rituel ». Elle a emporté avec elle sa fille d’un an et de son chat…

Son corps a été retrouvé nu dans son appartement. Des photos d’elle, ainsi que de son ex-amant avec qui elle avait eu sa fille, se trouvaient près de sa dépouille. Une source policière explique qu’« après avoir ouvert l’appartement, même des agents des forces de l’ordre endurcis ont été choqués ». Ce témoin ajoute : « Des choses sanglantes, des objets de rituels magiques étaient éparpillés partout. Le corps de la femme était sur sa fille morte. Pour une raison quelconque, la mère était nue ».

Selon les médias locaux, les victimes ont été tuées par des coups de couteau infligés par la trentenaire. Celle-ci, qualifiée de « sorcière » dans la presse, se serait par la suite suicidée.

Son mari Artur, 26 ans, s’est exprimé sur ce drame. Selon lui, Elizaveta était devenue obsédée par l’occultisme et a essayé de communiquer avec les morts.

Source photo


The Sun

@TheSun_NI

SERBIE : franc-maçons, templiers, rotariens, dragons : ils sont 20.000 en Serbie

De notre confrère serbe kurir.rs

Maçons, Templiers, Rotariens, ne sont que quelques-unes des sociétés secrètes, semi-secrètes et discrètes qui existent en Serbie, et qui sont encore insuffisamment connues du public. Elle compte environ 20 000 membres. Elles ont leurs propres rituels, des rites spécifiques, des tenues particulières, des salutations secrètes et des objectifs. Ils sont entourés de mystère…

Maçons, rituel, satanisme
PHOTO : PROFIMÉDIA

Leurs activités, devenues de plus en plus visibles ces dernières années, intriguent le public, qui se demande ce qui se cache réellement derrière leurs actions. Notre journal Kurir, se penche sur leurs activités, analyse ce qu’ils font et cherche les raisons de leur intérêt à faire des dons de matériel aux écoles, de matériel coûteux aux hôpitaux, de don à des jardins d’enfants, ainsi que dans quelle mesure les membres de ces sociétés gèrent nos vies, sont -ils les maîtres du monde, comme on le dit souvent.

Marko Lopušina
PHOTO : ARCHIVES PRIVÉES

Le Dr Marko Lopušina, un journaliste et publiciste qui a fait des recherches sur leurs activités et écrit deux livres à leur sujet, déclare pour Kurir qu’à elle seule la Grande Loge Régulière de Serbie compte environ 2 000 Maçons.

Marko Lopušina
PHOTO : ARCHIVES PRIVÉES

– Les sociétés les plus importantes en Serbie sont la Confrérie des francs-maçons, les Templiers de Serbie, l’Ordre du Dragon, les Rotariens et diverses sectes.En Serbie, avec des sociétés moins importantes, il y a environ 20 000 membres d’organisations secrètes et semi-secrètes, y compris la mafia. Il existe des sociétés légalement enregistrées, ainsi que des loges illégales de francs-maçons, de templiers et de sectes, de sorte que leur nombre exact de membres est inconnu. Les loges maçonniques légales sont la Grande Loge Régulière de Serbie, la Loge Nationale de Serbie, la Grande Loge de Serbie et la Loge Française. La Grande Loge régulière de Serbie compte environ 2 000 maçons, tandis que les Templiers de Serbie comptent environ 200 membres. Toutes les organisations importantes sont enregistrées dans en tant qu’organisations sociales et associations de citoyens – dit Lopusina et ajoute que l’objectif de rassembler des maçons et des templiers est de nourrir et de développer la tradition du christianisme, en diffusant les enseignements maçonniques ou templiers aux jeunes générations et à l’extérieur de la Serbie. Les maçons ont construit une fontaine publique à Belgrade, plusieurs jardins d’enfants, ils envisagent d’ouvrir une université maçonnique. Ils aident les gens et en particulier les enfants au Kosovo, et soignent les personnes en danger à leurs frais. Ils ont célébré les funérailles maçonniques du premier maçon Zoran Nenezić et du premier templier Dragan Malešević Tapi. Cependant, bien que les actions humanitaires soient publiques, les autres activités de la société sont exercées en toute discrétion.

franc maçon
PHOTO : COURRIER

– Premièrement, ils s’entraident dans l’entreprise – un maçon prête un autre de l’argent pour son entreprise, puis l’aide à vendre ces produits. Dans la vie socio-économique et économique, cependant, ils sont commerçants de pouvoir. Ils font du lobbying pour eux-mêmes, s’entraident pour orineter les affaires de l’État et autres. En diplomatie, en revanche, ils se battent pour les droits de notre peuple. Ils ont parlé avec les francs-maçons allemands de l’arrêt des bombardements de l’OTAN, avec les Français, de l’arrêt de la satanisation médiatique de la Serbie… – explique notre interlocuteur.

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PHOTO : PROFIMÉDIA

Les Templiers, en revanche, sont environ 200 et leur représentation publique est la protection du christianisme. Cependant, on sait moins que les Templiers s’agitent aussi à l’étranger pour les intérêts de notre peuple. Les Templiers serbes ont publié la Déclaration sur la protection de la culture chrétienne au Kosovo-Metohija, et les Templiers du monde ont envoyé cette déclaration à l’ONU.

Nemanjići, SOC, Autocéphalie
FOTO: PRINTSCREE YOUTUBE

Selon Lopušina, l’Ordre du Dragon a été fondé par Pavle Karađorđević (prince-régent du Royaume de Yougoslavie après l’assassinat du roi Alexandre Ier Karađorđević et fils unique du prince Arsen Karađorđević, frère du roi Pierre Ier). Ensuite, l’e successeur fût le fils de Pavle, le prince Aleksandar Karađorđević. Aujourd’hui, le chef de cette société est le prince Vladimir Karadjordjevic, fils du prince Andrej Karadjordjevic.

Comment entre-t-on dans les sociétés secrètes?

La plupart des maçons sont parmi les médecins

profimedia-0145523406, Maçons, Francs-maçons
PHOTO : PROFIMÉDIA

Selon Lopusina, un maçon ou un templier devient membre sur proposition de deux membres, et un comité spécial d’admission en décide. La sélection est stricte. Les candidats doivent être des personnes honnêtes, respectables, travailleuses et faire preuve de bonnes actions dans leur vie professionnelle. Il va sans dire qu’ils n’ont pas été condamnés.

– Il y a beaucoup de médecins parmi les francs-maçons. Le lobby médical est très fort, car les médecins soignent les personnes importantes et les familles de ces personnes du pays. Ils connaissent les secrets d’État et s’unissent… Un grand nombre de francs-maçons sont des hommes d’affaires, des avocats, puis des hommes politiques, et après eux des artistes. Les Templiers sont pour la plupart des gens d’affaires. Quand on dit que quelqu’un est respectable et réussit dans ce monde de sociétés secrètes, il est sous-entendu qu’il est riche.

– Ils respectent la tradition des dynasties serbes qui avaient un dragon comme protecteur de la famille sur la plupart des armoiries de Nemanjić, et plus tard de Karađorđević. Ils débattent également de l’influence politique, de la diffusion de la vérité sur la dynastie, sur le peuple serbe, ainsi que sur les actions humanitaires. Quant aux Rotariens, ils ont des intérêts commerciaux. Ils s’unissent pour conclure des accords, mais aussi pour aider leur entreprise. Ils font pression pour défendre leurs intérêts auprès des ministères et des institutions de d’État – dit Lopušina, auteur du livre « Sociétés secrètes en Serbie ».

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PHOTO : PROFIMÉDIA

Toutes les sociétés secrètes en Serbie traitent d’influence et de pouvoir, dit-il. Il souligne que ces sociétés sont une alliance de personnes nobles, respectables et puissantes dans leur profession et leur domaine d’activité, mais leur activité essentielle est le commerce du pouvoir dans le domaine de la conscience sociale, de la vie réelle, de l’économie, des affaires et de la politique, bien qu’elles prétendent qu’il leur est interdit de faire de la politique.

– L’histoire a montré que certains présidents, premiers ministres, ministres, évêques serbes étaient membres de sociétés secrètes, ce qui signifie qu’ils ont une forte influence sur le pouvoir exécutif et les événements dans le pays. Ces derniers temps, quelques ministres du gouvernement serbe ont été francs-maçons. Les francs-maçons ont également influencé la création de la première et de la dernière Constitution de la Serbie – dit le Dr Marko Lopusina.

Ils ne jurent que par la Bible

Bien que beaucoup croient que les sociétés secrètes serbes sont contre l’Église orthodoxe serbe, le Dr Lopusina souligne que tous les francs-maçons, les templiers et les dragons prêtent serment sur la Bible dans les temples maçonniques :

– En ce qui concerne les francs-maçons et les templiers, la devise principale du rassemblement est l’aspiration a être un homme, Honnête, travailleur, créatif et humain. Dans la pratique, ce n’est souvent pas le cas, car la police secrète serbe s’est immiscée dans le travail des francs-maçons et des templiers et y a planté divers délinquants, ce qui a entraîné des querelles, des actes criminels et des divisions entre francs-maçons, templiers et sectaires.

LES FAITS

Hommes politiques et hommes d’État cités comme francs-maçons :

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PHOTO : ZORANA JEVTIĆ

– Goran Knezevic, ancien ministre de l’Économie

– Zoran Zivkovic, ancien Premier ministre de Serbie

– Goran Svilanovic, ancien ministre des Affaires étrangères

– Vuk Draskovic, responsable SPO

– Dušan Mihajlović, ancien ministre de la police

– Lazar Krstic, ancien ministre des Finances

– Branko Krga, ancien chef d’état-major

– Svetko Kovac, ancien chef de la VBA

– Stevan Nikčević, ancien chef du BIA

ESPAGNE : La Grande Loge décrète la reprise des activités maçonniques en présentiel

Le Grand Maître de la Franc-Maçonnerie espagnole, le Très Respectable Frère Oscar de Alfonso, a publié le décret qui permettra à toutes les respectables loges sous la juridiction de la Grande Loge d’Espagne d’ouvrir leurs travaux. La décision a été adoptée après consultation du Grand Conseil de Gouvernement et de tous les Grands Maîtres provinciaux, considérant « que la vaccination en Espagne a déjà atteint 70% de la population totale » et que « pratiquement toutes les Communautés autonomes ont commencé à assouplir les mesures sanitaires imposée à son époque contre la pandémie ».

« La poursuite de l’activité maçonnique s’effectuera dans le cadre de mesures strictes de prévention sanitaire », explique l’arrêté 1.302 du Grand Maître. Pour cela, les Grandes Loges provinciales établiront « sur leurs territoires respectifs les mesures spécifiques de prévention sanitaire qu’elles jugeront appropriées, en suivant toujours les recommandations de nos autorités gouvernementales ».

La Franc-Maçonnerie espagnole a maintenu une prudence exemplaire tout au long de la pandémie, renonçant à la responsabilité d’ouvrir malgré la possibilité de suivre les recommandations de distanciation sociale de travail en face-à-face de ses respectables loges, qui sont indispensables pour transmettre le savoir initiatique dont elle est la garante. En cette période de réouverture des travaux et d’optimisme relatif, le Grand Maître a appelé tous les Frères à agir de manière sensée et judicieuse, en évitant autant que possible de prendre des risques pour leur santé personnelle et collective.

Mesures de prévention sanitaire de base

En juillet, la Grande Loge d’Espagne a prolongé la suspension générale de toute activité rituelle maçonnique dans les respectables loges mais a autorisé, pour la première fois, la possibilité de demander une dispense provinciale pour célébrer les rituels maçonniques en présentiel dans le cadre de mesures strictes de prévention sanitaire. Sans préjudice des dispositions particulières édictées désormais par les Grandes Loges provinciales, nous nous permettons de rappeler le résumé de ces mesures, visant à maximiser la sécurité de nos réunions.

  1. Tout Frère qui présente des symptômes d’infection ne doit pas aller au Temple ni à aucune réunion de travail maçonnique.
  2. Le port du masque est obligatoire dans les temples maçonniques.
  3. A l’entrée et à la sortie des Temples, tous les Frères se laveront les mains avec du gel hydroalcoolique.
  4. Il est obligatoire de maintenir une distance de sécurité personnelle de 1,5 mètres entre les Frères lorsqu’ils sont assis dans le Temple et il est fortement recommandé d’éviter tout contact physique de quelque nature que ce soit.
  5. Les attouchements fraternels et le baiser de paix sont strictement interdits.
  6. Les pièces des locaux et du Temple doivent être ventilées avant et après utilisation.
  7. Les outils et instruments de travail rituel doivent être désinfectés avant et après usage.
  8. Les surfaces fréquemment touchées doivent être nettoyées.
  9. La durée des réunions devrait être réduite au maximum possible, étant recommandé qu’elle ne dépasse pas deux heures.
  10. Il est interdit de célébrer des agapes à l’intérieur des installations maçonniques, bien qu’elles puissent être réalisées dans les restaurants habilités à cet effet.

Les TEMPLIERS et La Règle de St Bernard (suite 5)

La Règle de St Bernard qui régit toujours les Templiers. Templum Aeternum                                                                            

Celles de bases que j’ai volontairement édulcorées pour une lecture légère :

–    La sauvegarde de notre Foi, de la Sainte Eglise et de la Civilisation Chrétiennes=Avant tout, aimer le Seigneur Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force; Aime le prochain comme soi-même. Ne pas tuer, ni commettre d’adultère, ni voler, ni convoiter, ni porter de faux témoignage. Honorer tous les hommes, et ne pas faire à autrui ce qu’on ne veut pas qu’on nous fasse. Renoncer à soi-même pour suivre le Christ. Réprimer son corps ; ne pas aspirer aux délices, mais aimer le jeûne. Soulager les pauvres, vêtir celui qui est nu, visiter les malades, ensevelir les morts, secourir ceux qui sont dans l’épreuve et consoler les affligés. Se rendre étranger aux préoccupations du monde et ne rien préférer à l’amour du Christ. Ne pas satisfaire sa colère, ni se réserver un temps pour exercer sa vengeance. Ne pas entretenir de fausseté dans son cœur, ni donner une fausse paix. Ne pas abandonner la charité. Ne pas jurer, de crainte de se parjurer, et dire la vérité du cœur comme des lèvres. Ne pas rendre le mal pour le mal. Ne faire d’injustice à personne, mais supporter patiemment celle qu’on nous fait .Aimer ses ennemis. Ne pas répondre par la malédiction à ceux qui nous maudissent, mais plutôt les bénir. Soutenir la persécution pour la justice .Ne pas être orgueilleux, ni adonné au vin, ni gourmand, ni somnolent, ni paresseux, ni prompt au murmure ou médisant . Mettre en Dieu son espérance. Ce que l’on verra de bon en soi, le rapporter à Dieu et non à soi-même. Quant au mal, comprendre toujours qu’on l’a fait soi-même et le mettre à son compte. Craindre le jour du jugement ; redouter l’enfer et désirer la vie éternelle de toute l’ardeur de son esprit.

–    La perpétuité de la présence et de l’influence chrétiennes dans la Sainte Terre;

–  La mise au service des gens déshérités, démunies et des malades, ainsi que l’encouragement des activités humanitaires et charitables;

–    La sauvegarde des innocents, victimes des erreurs de la justice.

–    L’édification spirituelle des membres de l’Ordre !

Mais, il existe une règle élaborée par Saint Bernard à la demande d’HUGUES DE PAYNS, qui sont 73 points importants qui régissent la vie courante des Templiers. Les Trois premiers sont : L’Obéissance, Le Silence et l’Humilité !

La 1ère règle est une prière : Écoute, ô mon fils, les préceptes du Maître, et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un père plein de tendresse et mets-le en pratique, afin que le labeur de l’obéissance te ramène à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. À toi donc s’adresse maintenant ma parole, qui que tu sois, qui renonces à tes propres volontés, et pour combattre sous le vrai Roi, le Seigneur Christ, prend en main les puissantes et glorieuses armes de l’obéissance. De même, le Seigneur dit dans l’Évangile :  Celui qui écoute mes paroles que voici et les met en pratique, je le comparerai à l’homme sage qui a bâti sa maison sur le roc. Les fleuves ont débordé, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison ; et elle n’est pas tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

Oui, les Templiers ont la FOI ; certains sont pratiquants, d’autres moins et d’autres pas. Chacun de nous est Libre de sa Conscience et de ses pratiques. Si, un jour vous souhaitez Nous rejoindre, n’hésitez pas : faites le premier geste qui changera peut-être votre vie. Nous ne sommes pas l’ANPE, ni un centre de Charité, Ni une fraternelle d’échange de Cartes professionnelles. Nous ne sommes pas un club service. Servir et ne pas se servir, voilà une devise que nous pratiquons quotidiennement. Nous ne sommes pas parfaits et chacun de nous avons des défauts et des qualités. Personnellement, mon plus grand défaut est l’Optimisme selon mes parents. Le nom de mon épée : Patiente ; Ma devise : La patience est le Luxe des Forts. Et mon cri :

DIEU LE VEUT !

D’autres chapitres verront le jour ; mais je vous laisse réfléchir et digérer ces 5 premiers chapitres.

Je vous aime et je clos mon propos. Alain Yvon Béguin

(HUMOUR) Rentrée 2021 : quel agenda ésotérique choisir ? Découvrez notre sélection pour vous organiser

De notre confrère femmeactuelle.fr

Astrologie, magie de la Lune et autres rituels de sorcières. Découvrez les meilleurs agendas de la saison 2021-2022 pour vous organiser tout en explorant les différentes spécialités liées à l’ésotérisme. De quoi passer une jolie année, tout en ayant l’esprit serein.

Rituels de sorcières, pouvoirs de la Lune et fêtes païennes qui rythment les saisons. Depuis quelques temps, les femmes ont à cœur de se (re)connecter aux différentes pratiques ésotériques. Un récent sondage mené par l’IFOP révèle même que « plus d’un Français sur deux (58%) croit à au moins l’une de ses disciplines (astrologie, voyance, numérologie, cartomancie…), et un sur quatre (26%) passe le cap de la consultation, ce qui déconstruit totalement les clichés que nous pouvons avoir dans ce domaine« . Pour célébrer la fin de la saison de la Vierge, cette période propice à l’organisation, nous vous avons sélectionné une série d’agendas magiques.

Agenda 2021-2022 : les pouvoirs de la Lune sont à l’honneur

Ce n’est plus un secret : le cycle de la Lune influence notre quotidien. Émotions, cycle menstruel, croyances. Ses différentes phases, dont les plus connues ne sont autres que la Nouvelle Lune et la Pleine Lune, ont de nombreux pouvoirs. Nombreux sont les agendas, cette année, à proposer un accompagnement complet pour apprendre à travailler avec les énergies de l’astre. De l’agenda de la Lunologie imaginé par l’astrologue Yasmin Boland, qui répertorie les différents rendez-vous que nous donne la Lune, au carnet intitulé Vivre au rythme de la Lune, vous obtiendrez toutes les clés pour comprendre les mouvements lunaires. Rituels beauté, conseils pour organiser votre quotidien ou matérialiser vos vœux grâce à la Lune, avec un tel agenda, les 13 lunaisons de l’année n’auront plus aucun secret pour vous. On vous ajoute en prime notre troisième agenda préféré pour se calquer sereinement sur le cycle de la Lune en 2022 : Femme Lunaire – l’agenda chamanique et cyclique. Publié aux éditions Véga, cet “agenda-livre” cyclique permet à chaque personne menstruée d’équilibrer son cycle sur celui de la Lune tout en renouant avec son pouvoir du féminin sacré.

Un agenda basé sur l’astrologie pour organiser votre quotidien

En astrologie, l’année est divisée en 12 saisons. Chacune correspond ainsi à un signe, à une énergie. Ce n’est donc pas parce que ce n’est pas votre période anniversaire que vous ne pouvez pas ressentir les différentes énergies qui traversent le ciel. Ainsi, pour vous aider à optimiser vos forces tout en tirant partie des bons influx des planètes, des agendas astro ont été mis au point. Dans la longue liste, on vous conseille l’Astro Planner de Mathilde Fachan, un organisateur qui, en plus de détailler les différentes influences des saisons, vous permet de découvrir l’astrologie sous de nouveaux angles. Rétrogradation des planètes, astuces pour bien lire son thème astral ou encore conseils pour la Pleine Lune. Tout y est ! Même chose avec Mon agenda d’Astromagie signé par Ozalee ou l’Agenda astrologique 2022 de la médium Angélique dans lequel vous découvrirez “chaque jour un conseil et un message inspirant des anges pour vous relier aux énergies du moment”. A tout cela s’ajoutent des décryptages pour apprendre à traduire les messages que nous envoient les planètes. Maison, nœuds lunaires, conflits planétaires… Chaque page est agrémenté d’une carte du ciel hebdomadaire pour vous permettre de comprendre quelle sera l’influence des astres sur votre journée. De quoi programmer votre année en connaissance de cause. Vous éviterez ainsi les problèmes causés par Mercure rétrograde !

La sorcière, plus forte que jamais : c’est la star de la rentrée 2021

Sorcière. Pour certaines personnes, cette appellation est encore effrayante. Elle a pourtant fait ses preuves. Loin des clichés de la femme qui mange des enfants et jette de mauvais sorts, la sorcière est désormais une figure d’émancipation. C’est la femme qui n’a pas peur, celle qui prend conscience de son pouvoir et l’embrasse pour faire régner le bien autour d’elle. C’est du moins cette figure qui inspire de nombreux auteurs, comme de nombreuses autrices, à la rentrée. Agenda de Parole de sorcièreGrimoire de pratiqueAgenda thérapeuthique de la Femme SacréeWitch Vibes… On ne compte plus les ouvrages qui voient le jour. Leur point commun ? Partager les secrets ancestraux des sorcières pour organiser son année au rythme de la roue Wicca. Vous y retrouverez différents rituels pour célébrer les équinoxes et autres sabbats issus de la culture celtes, des idées de recettes magiques et même des conseils pour jardiner en fonction des saisons. Avec ça, pas de doute, vous serez la reine de l’organisation en 2022. L’occasion, pour vous, de ne plus manquer aucun rendez-vous !

Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France. Une femme au cœur de la franc-maçonnerie.

Interview effectuée par notre confrère Olivier Tourchon de brillantemagazine.com

A 65 ans, Catherine Lyautey est retraitée depuis le 1er juillet “précisément” comme elle se plaît à le rappeler. Cette femme dynamique a mené deux vies professionnelles bien différentes. A ses débuts, Catherine œuvre 20 années dans le domaine de l’horlogerie bijouterie. C’est après avoir vécu de multiples agressions qu’elle décide de raccrocher. Elle entre alors au Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, où elle travaille en tant qu’Assistante de Cabinet Ministériel.

Catherine Lyautey a été élue Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France le 29 mai dernier. Pour les profanes, elle est devenue présidente de la plus grande organisation Féminine Franc-Maçonne en France et dans le monde.

L’organisation à la tête de laquelle elle œuvre aujourd’hui possède une particularité. Elle est entièrement féminine. Ses membres, à l’instar de l’ensemble de Sœurs et des Frères maçonnes et maçons, travaillent à forger leur conscience du monde et de la société. Souvent caricaturée, parfois haïe, la Franc Maçonnerie est trop méconnue pour qu’elle ne suscite pas notre attention, qui plus est lorsqu’elle est emmenée par une femme.

Parcours profane et Maçonnique mêlés

Lorsqu’on demande à Catherine Lyautey, de nous parler de son parcours Maçonnique, il est intimement mêlé à celui de sa vie profane. La Grande Maîtresse nous explique : “En 1994, après une énième agression dans la joaillerie où je travaillais, j’éprouvais le besoin ardent d’une rupture. Je sentais que la rupture professionnelle était consommée, mais je sentais aussi qu’elle ne suffirait pas. J’étais en quête de sens, à la recherche d’un chemin et d’un but” commence-t-elle. Avant de poursuivre sur son Histoire sacrée : “Je m’intéressais aux offres de développement personnel, scientologie et autres promesses de mieux-être se présentaient comme autant de réponses, mais l’esprit indépendant que je suis ne se contentait pas de ces bonimenteurs. J’étais en quête, en recherche de spiritualité. J’ai rencontré un Franc Maçon avec qui j’ai longuement échangé de ma quête. Il m’a faite parler et m’a écouté. Il a su me proposer non pas des réponses comme le faisaient la plupart des mouvements à tendance sectaire d’alors, mais d’une nouvelle démarche intime de mon horizon personnel, au travers de la Maçonnerie.” 

Ainsi, la rencontre féminine aura-t-elle été initiée par un homme. “Ce Maçon m’a proposé de rencontrer des femmes de la Grande Loge Féminine de France (GLFF)”.

Le reste, l’histoire parle pour elle-même, comme l’explique Catherine Lyautey : “J’ai intégré la GLFF au sein de laquelle j’ai été initiée. Je ne savais pas précisément qu’il existait, dans la Maçonnerie, des loges mixtes et des loges féminines. Du reste, on ne précise pas “loge masculine”, c’est curieux” commente-t-elle. “Je me suis fortement impliquée dans la vie de mon obédience. Je suis entrée au Conseil d’Administration de la Grande Loge en 2015, puis mes Sœurs m’ont rapidement sollicitée pour que je fasse acte de candidature pour devenir Grande Maîtresse, ce qui est arrivé le 29 mai dernier”.

Rapport à l’être intime de chacun

On pourrait fantasmer la Franc Maçonnerie, victime des images trop souvent véhiculées, bloquée entre des traditions séculaires et des rites occultes. Elle est une relation avec le soi intime, la recherche d’une meilleure conscience du monde et de ce qui le fait fonctionner. C’est ce que nous explique Catherine Lyautey lorsqu’on parle de l’apport que la Maçonnerie a avec l’être intime de chacune : “Pour une femme, être en Maçonnerie fournit un espace de liberté absolue, un lieu à couvert.  Les femmes sont confrontées au besoin de gérer plusieurs choses en même temps : ce qu’on appelle communément la « charge mentale ». Elles sont mamans, épouses, amantes, infirmières et comptables tout en étant pour la plupart devenues des professionnelles dans des secteurs d’activité divers.” 

La Franc Maçonnerie, vecteur de liberté féminine

La Franc Maçonnerie octroie -t-elle, ainsi aux femmes la liberté que la société ne leur accorde pas ?

C’est ce que revendique Catherine Lyautey :

“Les femmes demeurent prisonnières des limites d’expression et de parole que l’histoire a mises en place. Être dans une loge, c’est s’accorder deux fois par mois, au cours des « tenues », un espace réservé. C’est un bastion de liberté absolue pour les femmes. « Être Franc-Maçonne », continue Catherine Lyautey, “c’est aller au plus intime de soi pour essayer d’édifier un monde meilleur. C’est aller à sa propre rencontre pour se connaître soi-même. Avant toute chose cela passe par le regard des autres. C’est cela la démarche initiatique et qui permet ensuite d’agir sur le monde”. La parole est claire, la Franc-Maçonnerie n’est pas en marge, elle s’intègre au monde actuel et ses membres sont avant tout des Citoyennes et des Citoyens.

Comment la Grande Maîtresse définit-elle la cause féminine ? 

« Les fondatrices de la GLFF avaient comme but l’émancipation des femmes à l’aide de la démarche symbolique. Nous continuons d’essayer d’être à la hauteur de la transmission que nous avons reçue, pour la rendre meilleure lorsque nous la transmettons à notre tour. La cause féminine, c’est exiger sa place de femme dans la société. C’est le dessein du travail initiatique en loge que de permettre à chaque Sœur de conquérir cette place. C’est en cela que la Franc-Maçonnerie est une Société initiatique” poursuit Catherine Lyautey.

Initiation, certes, mais comment quantifier l’apport de la libre-pensée à la cause féminine ? 

“Je ne sais pas s’il y a un apport de la Maçonnerie à la cause des femmes”, commence la Grande Maîtresse, “mais ce dont je suis certaine, c’est que chaque Sœur mûrit une réflexion qui lui est propre, elle l’apporte et la partage autour d’elle. Les Maçonnes et les Maçons ont été et demeurent amenés, comme tous les Citoyens d’ailleurs, à réfléchir sur des questions de société. La Franc-Maçonnerie est reconnu par les autorités comme « famille de pensée ». Nous tentons d’exiger toute notre place dans la citoyenneté d’une façon globale.” 

« La société est composée de la religion, aussi », c’est ce par quoi conclu la Grande Maîtresse, “La devise de la République française, Liberté, Egalité, Fraternité devrait être complétée par “Laïcité”, car, généralement, lorsqu’on parle d’absence d’un droit pour les femmes, il y a du fait religieux alentour”.

Penser, réfléchir, se remettre en question… Certes, ce sont des actions bénéfiques à l’individu et à son développement . Cependant, la discrétion volontaire sur les actions de la Grande Loge Féminine de France et de la Franc-Maçonnerie dans son ensemble en empêche la visibilité. Catherine Lyautey nous parle ainsi des actions concrètes de l’obédience qu’elle mène aujourd’hui. 

Fond de dotation « Femmes Ensemble »

“Nous avons établi un fond de dotation “Femmes Ensemble”. Il a pour objectif de soutenir toute action d’intérêt général qui vise à la solidarité, à la défense des droits des femmes et, enfin, au rayonnement des valeurs défendues par la Franc-Maçonnerie féminine. Sans prosélytisme ni publicité. » « Plus récemment” poursuit-elle “Nous avons apporté un soutien financier aux Banques Alimentaires qui ont été fortement mises sous tension au cours de la crise sanitaire que nous traversons. Un grand nombre de nos Sœurs nous ont interpellées sur les difficultés des femmes durant cette période. Encore une fois, cette crise sanitaire aura mis en exergue le fait qu’être une femme représente généralement un handicap supplémentaire lorsque les choses vont moins bien. C’est cette double peine que connaissent les femmes incarcérées, auxquelles nous souhaitons fournir du soutien matériel. 

Enfin, nous sommes partie prenante en communication et en actions chaque année à Octobre Rose en faveur du dépistage du cancer du sein chez les femmes. Individuellement, enfin, nos Sœurs sont, à titre personnel, extrêmement investies dans la vie associative et culturelle dans leurs vies profanes. Leur engagement dans l’obédience est un vecteur de confiance en elles qui fait trop souvent défaut aux femmes. Conquérir cette confiance, c’est oser aborder sa place dans la cité » termine la Grande Maîtresse.

Le Covid a accru les inégalités entre hommes et femmes

La récente crise sanitaire – non encore entièrement achevée – a certainement donné une visibilité accrue à la position des Femmes dans la société.

Qu’en pense la responsable d’une organisation uniquement féminine comme la GLFF ? 

“Les femmes représentent immanquablement la variable d’ajustement dans les crises sociales. Si, au sein de certains foyers, la coexistence imposée par les confinements a pu amener à une prise de conscience des unes et des autres sur le cumul des charges, c’est sur les femmes qu’au cours de cet épisode la société a fait peser la plus grande charge. Y-compris en télétravail par exemple, les femmes effectuent de fausses pauses, interrompant l’activité professionnelle pour aller sur l’activité ménagère par exemple. À distance, il existe une suspicion sur les femmes que les hommes ne connaissent pas. Clairement, un manager pensera qu’une femme s’occupe des enfants si elle n’est pas devant son écran, là où il pensera qu’un homme est en train de préparer un café.”

La Franc Maçonnerie est le reflet de la société

À propos de fonctionnement organique, la Franc-Maçonnerie est un ensemble d’obédiences et de loges qui, si elles embrassent des principes fondamentaux les unes et les autres, disposent d’une approche diverse de la manière d’étudier les sujets en question. Certaines obédiences seront particulièrement symboliques là où d’autres travaillent sur les rites traditionnels. Néanmoins, on peut imaginer que, moderne, la Franc-Maçonnerie ne restreint pas les possibilités d’évolution des femmes en son sein.

Qu’en est-il réellement ? 

“La franc-maçonnerie est le reflet de la société” commence Catherine Lyautey. “Lorsque vous entrez dans la Maçonnerie, vous pénétrez une association d’êtres humains. On peut parfois être déçu par un maçon, jamais par la méthode maçonnique. Il y demeure les mêmes problèmes que dans le reste de la société. Certaines obédiences [Le Grand Orient de France NDLR.] viennent de s’ouvrir à la mixité, c’est positif. Sauf que le plateau de secrétaire a quasiment systématiquement été donné à une femme. L’excellente nouvelle c’est que cela change, car les femmes n’ont pas envie de reprendre ces seuls rôles. Il ne faut pas se représenter la Franc-Maçonnerie comme hors-sol ou hors-société, elle représente une partie de la société car elle est faite de personnes, des mêmes personnes qui constituent la Cité au sens littéral du terme. »

La Grande Maîtresse de poursuivre “Dans la société actuelle, l’homme n’octroie pas sa place à la femme. Nous, les femmes, devons devenir bien plus conscientes de nos capacités que nous ne le sommes. Nous devons cesser d’élever nos filles dans ce schéma de soumission inconsciente aux hommes. Le poids des années et des traditions est immense, il faut que les femmes apprennent à déconstruire les clichés. Inconsciemment, il faut que les femmes se libèrent de ces chaînes-là. Pour y parvenir, il faut que les femmes travaillent sur elles, échangent entre elles et avancent. Il faut rappeler les messages aux femmes, remettre sans cesse l’ouvrage en question et essayer de l’améliorer. C’est en ce sens que la Loge est un endroit idéal pour travailler, individuellement et entre Sœurs sur la manière de transmettre les messages que les femmes veulent passer.”

Les femmes plus jeunes tendent à oublier les combats des précédentes

Les droits des femmes sont, aujourd’hui, largement supérieurs à ce qu’ils étaient il y a à peine 50 ans. Tout est gagné ? 

“Je me rends compte en parlant avec des femmes plus jeunes qu’elles pensent que les choses sont acquises. Les générations actuelles sont conscientes des combats qui ont été menés et remportés, tout en pensant que c’est acquis et que plus rien ne pourra régresser. C’est une erreur majeure, car il suffit qu’une crise économique arrive pour que les droits changent vers la moins-disance. Les femmes doivent perpétuellement demeurer vigilantes pour conserver les droits acquis par les générations précédentes et combattre pour ces droits. Les actions récurrentes de tous les intégrismes religieux sont la démonstration que tout peut se perdre. Vigilance, donc !”

La Franc Maçonnerie est un parcours intime

Qu’est-ce qui, en 2021, peut mener une femme à s’intéresser à la maçonnerie ?

“Il y a dans notre société actuelle florilège d’offres de coaching, de développement personnel et autre travail psychologique sur soi. Les femmes doivent être extrêmement attentives sur ce qui est proposé et s’assurer que certaines frontières ne sont pas franchies. La Franc-Maçonnerie n’offre pas de prêt-à-penser, elle est un questionnement perpétuel. La loge et le travail en son sein engendrent une remise en cause permanente de ce qu’on pensait. C’est une société initiatique. Elle apporte, je crois, une réponse éclairante à toutes celles qui se questionnent sur le monde et sur leur place en son sein, en recherche de spiritualité. C’est à présent aux Maçonnes et aux Maçons de s’extérioriser pour parler de ce qui est proposé, de ce qui se fait et de ce qu’il est réalisable d’apporter et de trouver dans la démarche Maçonnique.”

La Franc-Maçonnerie, une société pas si secrète..

La Franc-Maçonnerie est assez peu visible, c’est certainement ce qui peut engendrer cette impression de société secrète. C’est, du reste, un des principes de fonctionnement de l’organisation.

 Est-elle encore adaptée aux nouveaux modes de communication ? 

“Nous ne sommes assurément pas une société obscure ou encore secrète” rétorque Catherine Lyautey. “Nous sommes discrètes car nous représentons une association pas comme les autres, autant prendre la parole nous-mêmes pour parler de qui nous sommes. Qui mieux qu’une maçonne peut parler de la maçonnerie ?” Développe la représentante de la GLFF. « Et c’est un fait (Tout relatif NDLR), aucune association, quel qu’en soit l’objet, ne communique sur les membres qui la composent. Pourquoi la Franc-Maçonnerie française serait-elle enjointe à le faire ? »

Il faut que les femmes prennent leur place, toute(s) leur(s) place(s) !

La nouvelle Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France a-t-elle un dernier message à passer ? 

“Il faut que les femmes prennent leur place, toutes leurs places. Il ne faut pas attendre qu’on la leur laisse, elles doivent la prendre. Être Franc-Maçonne apprend à pouvoir s’exprimer, à acquérir un esprit critique La loge demeure un espace de liberté, d’écoute respectueuse et de bienveillance entre nous. Que les femmes aillent au-dehors et prennent leur place, dans toute son intégralité, sans crainte des erreurs, des railleries ou des blocages. »

Elle ajoute 

Une de nos pionnières disait “je suis une femme ordinaire avec une exigence en plus”.

* * *

Nous remercions Olivier pour son interview :

Olivier, 45 années et quelques. Passionné de choses et d’êtres. Je ne supporte pas de voir une porte fermée, je veux systématiquement voir ce qu’il se passe derrière. Voir plus d’articles

(VIDEO) Islam en France : Comment lutter contre les préjugés et la fièvre identitaire ? – GLMF

La Grande Loge Mixte de France a organisé une conférence publique au théâtre de la Alliance française le samedi 4 septembre 2021, avec pour thème : Islam en France : Comment lutter contre les préjugés et la fièvre identitaire ?

ESPAGNE : La franc-maçonnerie, en Espagne, pendant la seconde moitié du XIXe siècle

De notre confrère espagnol elobrero.es – Écrit par  Pablo Bahillo Redondo Publié dans Historalia

Ce n’est pas une tâche facile de saisir l’histoire de la franc-maçonnerie espagnole. L’évolution historique convulsive de l’Espagne et les dissensions mêmes qui ont surgi au sein de la franc-maçonnerie, depuis sa naissance, sont en grande partie responsables de cette difficulté.

Le Dr García-Municio de Lucas, auteur de la thèse de doctorat « Militaire et franc-maçonnerie », déclare que : « À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le type de personnes affiliées à la franc-maçonnerie a subi quelques variations. L’exclusivité précédente a laissé le pas à la appartenance de personnes de tous types de condition et de classe sociale  » (1)

Au cours de la période historique connue sous le nom de « décennie modérée » (1844-1854) eut lieu la signature du Concordat entre l’Espagne et le Saint-Siège. Cet événement pertinent a eu lieu le 16 mars 1851 et a eu l’approbation de la reine Elizabeth II et de Juan Bravo Murillo, président du Conseil des ministres. Avec la signature du Concordat, les relations Église-État sont rétablies et l’Église retrouve une partie du pouvoir social et idéologique qu’elle avait perdu.

Dans la ville de Londres, également en 1851, une loge espagnole appelée « Amistad » a été fondée. L’année suivante, les loges suivantes ont été créées : « La Vraie Initiation » et « Les Amis de la Vertu » à Barcelone ; « Les amis de la nature et de l’humanité » à Gijón ; et « Antorcha de Israel » et « San Juan de España » à Gracia (Barcelone). (2)

En juillet 1854 débute le « biennium progressif » (juillet 1854-juillet 1856), durant cette brève période historique, la répression contre la franc-maçonnerie diminue. Cependant, après la démission d’Espartero, le 14 juillet 1856, la répression reprit. L’année suivante, dans la ville de Cadix, la loge « Moralidad y Filantropía » a été fondée.

Dans la thèse de doctorat : « L’ennemi imaginaire. Rhétoriques et discours anti-juifs, anti-maçonniques et anti-marxistes dans l’entre-deux-guerres » ; son auteur, le docteur Romero Barea, nous dit que : « En juin 1863, le Bulletin ecclésiastique de l’évêché de Barcelone affirmait que la révolution de 1820 était l’œuvre de sociétés secrètes, ainsi que l’indépendance des colonies américaines, et que La franc-maçonnerie a prospéré au cours de l’exercice biennal progressif ». (3)

Le 8 décembre 1864, le pape Pie IX promulgue l’encyclique  » Cuanta qura « , dans laquelle la franc-maçonnerie est à nouveau condamnée. Cette même année, Pio Nono publia le « Syllabus »: un « index des principales erreurs de notre temps » qui, dans sa section IV, condamnait le socialisme, le communisme et les sociétés secrètes.

En 1865, la loge « Faro del Progreso » est fondée à Barcelone et la même année, le 25 septembre, le Pape Pie IX condamne à nouveau la franc-maçonnerie dans l’Adresse : « Multiplices Inter ».

La révolution de Cadix, connue sous le nom de « La Gloriosa », a commencé le 18 septembre 1868. Dans cette ville andalouse a eu lieu la déclaration de la marine, qui était sous le commandement de l’amiral Topete, l’armée était dirigée par les généraux Prim et Serrano. Le « sexennat révolutionnaire » (1868-1874) avait commencé. Après qu’Elizabeth II a été détrônée, le 30 septembre, elle a été exilée en France et trois jours plus tard, le général Francisco Serrano a commencé à présider le gouvernement provisoire. Un mois plus tard, le 9 octobre, la « guerre de 10 ans » commençait à Cuba.

Pour le Dr García-Municio : « La Gloriosa n’était pas une déclaration similaire aux précédentes, mais elle a changé l’organigramme politique de ses racines. La situation politique et sociale a subi un changement radical et, en ce qui concerne le sujet de la franc-maçonnerie, On peut dire que c’est à cette date qu’il a acquis la légalité nécessaire pour être montré publiquement pour la première fois de toute l’histoire.

En 1868, une période de liberté et de publicité a commencé pour l’Ordre qui était complètement différente de tout ce qui précède. En raison du harcèlement, avec plus ou moins de méchanceté, sous le règne d’Elisabeth II, la Franc-Maçonnerie a toujours eu de grandes difficultés à remplir sa fonction. La nouvelle période, de relative liberté pour l’institution, durera avec des hauts et des bas jusqu’à la guerre civile de 1936 « . En 1868 fut fondée la  » Gran Oriente Nacional de España « , cette obédience symbolique avait sous sa juridiction, jusqu’en 1895, un total de 331 loges Toujours la même année, le « Grand Orient Lusitanien Uni » fut implanté en Espagne, qui avait sous sa juridiction, jusqu’en 1890, un total de 83 loges symboliques.

La Constitution espagnole de 1869 fut promulguée le 6 juin de la même année et prévoyait, dans son article 17, le droit de réunion et d’association ; Tout cela a grandement profité à la franc-maçonnerie. Sur les 326 députés qui faisaient partie des tribunaux de 1869, il est attesté que vingt appartenaient à la franc-maçonnerie.

En 1869 fut fondé le « Grand Orient d’Espagne », cette obédience maçonnique avait sous sa juridiction, jusqu’en 1889, un total de 496 loges : 350 en Espagne et Afrique du Nord et 106 à Cuba, Porto Rico, les Philippines et Lisbonne.

Le 12 octobre 1869, un an avant l’occupation de la ville de Rome par les troupes garibaldiennes, le pape Pie IX publia la Constitution « Apostolicae Sedis » ; Dans ce document, les francs-maçons, carbonari et autres sectes qui « complotent contre l’Église et les gouvernements légitimes » ont été excommuniés.

Une série d’événements historiques importants se déroulent au cours de l’année 1870 : Manuel Ruiz Zorrilla (1833-1895), président des Cortes, est élu Grand Maître et Grand Commandeur du Grand Orient d’Espagne (20 juillet) ; après la perte des États pontificaux, il y a eu la réunification de l’Italie (20 septembre) ; Lors de la séance des Tribunaux du 16 novembre, Amadeo de Saboya fut élu roi d’Espagne ; Le général Prim, membre de la franc-maçonnerie, a subi une grave attaque le 27 décembre dans la Calle del Turco à Madrid et est décédé trois jours plus tard (30 décembre) des suites de ses blessures. Le jour même de la mort du général Prim, Amadeo de Saboya, duc d’Aoste, débarqua à Carthagène pour occuper le trône d’Espagne.

Le 15 février 1871, la loge « La Discusión » de Madrid a présenté une proposition pour l’abolition de l’esclavage à Cuba et à Porto Rico. La même année, le 24 juillet, le politicien progressiste Ruiz Zorrilla est nommé chef du gouvernement. Le professeur Ferrer Benimeli rappelle que « le gouvernement de Ruiz Zorrilla a été le premier dans l’histoire de l’Espagne à engager le processus d’abolition de l’esclavage ». Le 24 décembre 1872, le ministre des Outre-mer présente un projet d’abolition de l’esclavage sur l’île de Porto Rico.

Le bref règne d’Amédée Ier, qui n’a duré que deux ans et deux mois, a été marqué par l’instabilité. Le 21 avril 1872 débute la troisième guerre carliste et le 11 février 1873, le duc d’Aoste démissionne de la couronne d’Espagne.

La première République est proclamée par 258 voix pour et 38 contre. Cinq jours plus tard, la « Gran Oriente de España » publiait un message de paix et de fraternité.

La Première République n’a duré que onze mois et a eu quatre présidents : Estanislao Figueras, Francisco Pi y Margall, Nicolás Salmerón et Emilio Castelar. Le 20 février 1873, un projet de loi abolissant la peine de mort est présenté. La même année, le 29 mai, le pape Pie IX, dans la lettre de Quamquam, condamne à nouveau la franc-maçonnerie. La Première République prit fin le 3 janvier 1874 après le coup d’État du général Pavía. Le 29 décembre de la même année eut lieu la proclamation de Martínez Campos et le lendemain, Alphonse XII, fils d’Isabelle II, fut proclamé roi. Commence alors une nouvelle période historique connue sous le nom de Restauration (1874-1923).

En 1875, il y a eu une scission dans le Gran Oriente de España et Juan Antonio Pérez a fondé une autre obédience, du même nom, qui avait 77 loges sous sa juridiction.

Entre le 6 et le 22 septembre 1875, le Couvent Universel de Rite Ecossais Ancien et Accepté se tient dans la ville suisse de Lausanne. Elle a été convoquée par Adolfo Crémieux, Grand Commandeur du Suprême Conseil de France. Lors de cette importante réunion internationale, à laquelle ont participé 11 Conseils suprêmes sur les 22 qui existaient à l’époque, l’approbation d’un Manifeste comprenant une « Déclaration des principes du Rite » a été adoptée à l’unanimité. Toutes les résolutions qui y ont été prises ont réglé, et continuent de le faire, le fonctionnement des Obédiences et Suprêmes Conseils de Rite Écossais Ancien et Accepté rattachés au Couvent de Lausanne.

Selon le professeur José A. Ferrer Benimeli : « La période clé de l’affrontement entre l’Église catholique et la franc-maçonnerie fut précisément celle des pontificats de Pie IX (1846-1878) et de Léon XIII (1878-1903), qui engloba pratiquement toute la seconde moitié du XIXe siècle. Et ici il faut rappeler la situation socio-politique des États pontificaux, si l’on veut comprendre les plus de deux mille interventions de ces deux papes contre les sociétés secrètes en général et la franc-maçonnerie en particulier, et comment ils sont allés loin pour avoir un impact sur les campagnes anti-maçonniques lancées dans tous les pays catholiques. » Dans ce contexte, le Dr Ferrer Benimeli continue de nous dire : « l’attaque et la condamnation des sociétés secrètes ne mettent plus l’accent sur le secret, le serment et le soupçon d’hérésie, comme cela s’était produit au XVIIIe siècle,un leitmotiv qui se répète sans cesse et qui a beaucoup à voir avec les États pontificaux ». (4)

Le 7 mars 1876, Práxedes Mateo Sagasta, chef du parti libéral, est élu Grand Maître et Souverain Grand Commandeur du Grand Orient d’Espagne. Le 29 avril, le pape Pio Nono condamne à nouveau la franc-maçonnerie dans la « Lettre : Exortae ». Le 30 juin de la même année, la Constitution de 1876 a été approuvée par les Cortes et le 29 octobre l’Institution gratuite d’éducation a été fondée.

En 1878 eut lieu la fondation de la Confédération maçonnique du Congrès de Séville, avec un total de 17 loges ; l’année suivante, la Grande Loge Symbolique Régionale Catalane est créée, avec 22 loges.

Le 23 mai 1880, Sagasta est élu président du parti libéral-fusionniste ; la même année, le 18 juillet, il démissionne de son poste de Grand Maître du Grand Orient d’Espagne. L’année suivante, le 8 février, Sagasta est nommé chef du gouvernement. Toujours en 1881, la Grande Loge indépendante espagnole de Séville a été fondée.

En 1883, la première édition du « Dictionnaire encyclopédique de la franc-maçonnerie » de Lorenzo Frau et Rosendo Arús a été publiée à La Havane.

Pendant les vingt-cinq ans que dura le pontificat du pape Léon XIII (1878-1903), environ deux cent cinquante documents condamnant la franc-maçonnerie furent publiés. La plus connue d’entre elles fut l’Encyclique « Humanun genus », publiée le 20 avril 1884. Après sa parution, de nombreuses associations et revues anti-maçonniques furent fondées. Selon le professeur Ferrer Benimeli ce texte est : « le plus direct et le plus étendu contre la franc-maçonnerie, bien qu’il reste identifié dans ses buts et ses moyens avec le naturalisme ». Léon XIII considère que : « la dernière et principale de ses tentatives, à savoir : c’est de détruire jusqu’aux fondements tout l’ordre religieux et civil établi par le christianisme, en élevant à sa manière un nouveau avec des fondements et des lois tirés des entrailles de naturalisme. « . Pour le Pape Léon XIII : « (5)

Le 21 juillet 1884, Manuel Becerra est installé comme Grand Maître du Grand Orient d’Espagne. La même année, il y eut une scission dans le Grand Orient national d’Espagne et le vicomte de Ros fonda un autre Grand Orient national.

Le 25 novembre 1885, Alphonse XII mourut et la régence de María Cristina (1885-1902) commença. Plusieurs obédiences maçonniques régionales ont été fondées au cours de ces années : La Grande Loge Symbolique Régionale Catalane a été fondée en 1886 ; la Grande Loge Régionale de Castilla la Nueva en 1887 ; la Grande Loge régionale d’Andalousie en 1888 et la Grande Loge régionale de Galice en 1889.

En 1889, après la fusion du Grand Orient national et du Grand Orient espagnol, le Grand Orient espagnol est fondé et le professeur Miguel Marayta Sagrario est installé comme Grand Maître. Cette obédience en vint à avoir 262 loges sous sa juridiction.

En 1890, la Grande Loge symbolique provinciale de Malaga a été fondée, avec la juridiction sur neuf loges.

La même année, le « Manuel de la Ligue anti-maçonnique » est publié à Valladolid. Toujours en 1890, le pape Léon XIII publia une encyclique adressée aux évêques, au clergé et aux fidèles d’Italie. Cette encyclique était connue en Espagne avec le sous-titre : « La franc-maçonnerie contre la papauté ».

En 1891, la Grande Loge symbolique provinciale d’Almería fut fondée et l’année suivante, le pape Léon XIII publia deux lettres encycliques condamnant la franc-maçonnerie : « Inimica Vos » et « Custodi di Quella fede » ; Toujours en 1892, le Gran Oriente Iberico a été créé et un an plus tard, la Grande Loge régionale de Murcie a été fondée avec une juridiction sur dix loges.

En juillet 1895, l’anarchiste et franc-maçon Anselmo Lorenzo défendit à l’Athénée de Barcelone la compatibilité entre la franc-maçonnerie et le prolétariat anarchiste. Cette même année, le Comité national de l’Union anti-maçonnique a été créé en Espagne, présidé par le cardinal Sacha, archevêque de Valence. Le 19 mai 1895, le franc-maçon José Martí, leader de l’indépendance cubaine, meurt au combat.

En 1896, le député Vázquez Mella a présenté une pétition aux Cortes pour que la franc-maçonnerie soit déclarée « illégale, factice et traîtresse à la patrie ». Le 21 août de la même année, la police saisit les archives du Gran Oriente Español, du Gran Oriente Nacional de España et de l’Asociación Hispano-Filipina et arrêta leurs dirigeants. Cependant, le 8 septembre, le juge spécial chargé de cette affaire a libéré toutes ces personnes après les avoir déclarées innocentes, à la fois elles et les institutions qu’elles présidaient.

Le professeur Ferrer Benimeli nous raconte que « le 20 septembre 1896, en raison de la crise coloniale aux Philippines, l’autodissolution de la franc-maçonnerie espagnole a eu lieu et le ‘Journal officiel du Grand Orient espagnol’ a cessé d’être publié ». (6)

Le 26 septembre 1896 eut lieu le congrès international antimaçonnique de Trente. 36 évêques, 50 délégués épiscopaux et 700 délégués de diverses organisations catholiques y ont participé. L’évêque de Malaga, Muñoz Herrera, a envoyé plus de 100 000 signatures pour protester « contre la secte obscure et diabolique, ennemie de Dieu, du trône et de notre pays ». Le congrès a eu la participation spéciale de Leo Taxil et la présence du prétendant espagnol, Don Carlos. Le 30 décembre de la même année, José Rizal est abattu accusé d’appartenir à la franc-maçonnerie. En 1897, Emilio Castelar a nié dans « l’Espagne moderne » avoir appartenu ou avoir appartenu à la franc-maçonnerie.

Le 19 avril 1897, ce qu’on appelle le « Taxil Hoax » ou « Taxil Fraud » se termine de manière scandaleuse. Ce jour-là, lors d’une conférence tenue à la Société de géographie de Paris, Léo Taxil déclara que toutes les affirmations qu’il avait faites pendant douze ans sur les relations entre la franc-maçonnerie et le satanisme étaient totalement fausses.

Le professeur Ferrer Benimeli rappelle que : « Au total, de 1868 à la crise coloniale de 1898 qui entraîna la disparition pratique de la franc-maçonnerie espagnole accusée d’être la coupable de l’indépendance des Philippines et de Cuba, elles sont comptabilisées en Espagne et ses dépendances, en trente ans seulement, la création de quelque 1750 loges »  (7)

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(1) García-Municio de Lucas, Ezequiel Ignacio. Thèse de doctorat : « Militaire et Maçonnerie ». Université Complutense de Madrid. Faculté des sciences politiques et de sociologie. Madrid 2018. p.253.

(2) Ferrer Benimeli, José A. Livre : « La Masonería ». Chronologie : p. 245-249.

(3) Romero Barea, Antonio Juan. Thèse de doctorat : « L’ennemi imaginaire. Rhétoriques et discours anti-juifs, anti-maçonniques et anti-marxistes dans l’entre-deux-guerres ». Université de Séville. Faculté de géographie et d’histoire. Département d’histoire contemporaine. Séville 2019. p.128.

(4) Ferrer Benimeli, José A. « La Masoneria ». Deuxième édition. Alliance éditoriale. ISBN : 978-84-206-4789-0. Chapitre 6 : « La condamnation de l’Église catholique » : La question romaine et Pie IX contre la maçonnerie. P. 94-96.

(5) Ferrer Benimeli, José A. Livre « La Masonería ». Deuxième édition. Alliance éditoriale. ISBN : 978-84-206-4789-0. Deuxième édition. Chapitre 6 : « La condamnation de l’Église catholique » : « Léon XIII, dossier anti-maçonnique » et « Impact du genre Humanum », pp. 97-102.

(6) Ferrer Benimeli, José A. Livre : « La Masonería ». Chronologie p. 249.

(7) Ferrer Benimeli, José A. Musée virtuel de l’histoire de la franc-maçonnerie. UNED :  » La Maçonnerie en Espagne (1728-1979). Extrait de  » Les Maçons dans l’histoire espagnole contemporaine « , in José A. Ferrer Benimeli (coor.).  » Maçonnerie, Histoire 16 « , Extra IV- Novembre 1977, pp. 57- 76. Et José Antonio Ferer Benimeli, « La Maçonnerie espagnole : l’histoire dans ses textes », Madrid, 1996, pp. 11-16.

PABLO BAHILLO REDONDO

Il est diplômé en Médecine et Chirurgie de l’Université de Valladolid. DEA en Pharmacologie de l’Université de Valladolid. Médecin. Actuellement doctorant en histoire contemporaine à l’Université d’Estrémadure. Co-auteur avec Victor Berástegui et Juan Antonio Sheppard du livre  » Maçonnerie. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur cette Institution  » (Editatum). 2019. Il a présidé la Grande Loge Générale d’Espagne et le Conseil Suprême d’Espagne.