Jose Gregorio Parada-Ramirez, professeur assistant de français et d’espagnol à l’Université de Muskingum aux États-Unis, a soutenu, en 2013, une thèse de doctorat dans le cadre de l’École doctorale Lettres, sciences humaines et sociales (Nice) intitulée Lecture documentée et analyse textométrique de l’œuvre de Jules Verne : les influences de la Franc-Maçonnerie dans son œuvre.
Nous ne doutons pas que ce beau livre, ouvrage de grand format où la part des illustrations est importante, paru aux Éditions Hermésia (alchimie, ésotérisme, hermétisme et sociétés initiatiques) nous en donne une lecture grand public abordable par tous.
L’auteur nous livre donc une étude très détaillée afin de découvrir, sous un autre angle, Jules Gabriel Verne (1828-1905), auteur de romans d’aventures et d’anticipations.
La première des quatre sections donne un aperçu des sociétés secrètes d’alors – politiques et criminelles ; religieuses et initiatiques -, dont la franc-maçonnerie et le compagnonnage.
C’est avec la seconde, et la biographie de Jules Verne, que nous entrons dans son monde et pénétrons son entourage. À commencer par son éditeur Pierre-Jules Hetzel (1814-1886) qui lui fit rencontrer le succès en 1863 en publiant son premier roman, Cinq Semaines en ballon. L’auteur nous révèle le gigantesque réseau social autour de l’écrivain. Des tableaux très pédagogiques nous en simplifie lecture et compréhension. Des rencontres avec de belles personnes œuvrant dans le domaine des arts (musiciens, scénaristes et écrivains, mais aussi des hommes politiques et les milieux financiers, notamment).
Chacun y est, entre autres, classé selon son appartenance (franc-maçonnerie – comme Jean Macé, enseignant, journaliste et un des fondateurs de la Ligue de l’enseignement -, ordre de chevalerie, antimaçonnerie, spiritisme, magnétisme, etc.).
Une grande partie de l’œuvre colossale de l’écrivain – 62 romans et 18 nouvelles -, un des auteurs les plus traduits dans le monde, est analysée avec le prisme de la symbolique maçonnique. Des symboles cosmiques – soleil, lune, étoiles, lumière -, aux symboles pythagoriciens – sphère céleste et astronomie ; quatre éléments : Eau, Terre, Feu, Air -, en passant par l’arithmétique, la géométrie, la musique et les symboles purement maçonniques – pavé mosaïque, pentagramme, étoile flamboyante, pierre cubique, miroir, etc. -, ou chevaleresque comme l’épée.
La quatrième section aborde d’autres aspects littéraires permettant de saisir la dimension ésotérique de l’œuvre de Jules Verne, non maçon. Un chapitre d’ailleurs s’y rapporte. Certains évoquent cependant son appartenance à la très mystérieuse société secrète littéraire et artistique nommée Angélique…
Un remarquable ouvrage pour relire, avec un regard d’initié, Jules Verne, et nous conduire vers d’autres Voyages extraordinaires.
De notre confrère France 3 – Par Pierre de Baudouin
Créé en 1889, le musée parisien, situé au siège du Grand Orient de France, continue d’expliquer l’histoire et les rites maçonniques. L’occasion, aussi, de « lutter contre l’image un peu bébête d’une franc-maçonnerie complètement secrète ».
Bien entendu, inutile de passer par une cérémonie d’initiation pour visiter le musée de la franc-maçonnerie : le lieu, qui reçoit 20 000 visiteurs par an rue Cadet (IXe arrondissement), est ouvert au public. Situées juste après l’accueil dans l’hôtel du Grand Orient de France, les vitrines mettent en valeur environ 700 pièces (sur les 7000 comptabilisés dans l’inventaire).
Tableaux, textiles, faïences, bijoux, documents, objets variés… On y trouve notamment l’épée maçonnique de La Fayette, le tablier maçonnique d’Hugo Pratt ou encore un tablier attribué à Voltaire. La pièce la plus ancienne : les Constitutions d’Anderson, publiées à Londres en 1723. Soit « le texte fondateur de la franc-maçonnerie moderne« , explique Pierre Mollier, le conservateur du musée. Équerres, compas, étoiles… De nombreux symboles associés à l’institution sont affichés en vitrine.
L’exposition permanente tente, sur 400 m2, d’ »expliquer ce qu’est la franc-maçonnerie et sa contribution« , souligne Pierre Mollier : « La tradition maçonnique est enracinée depuis trois siècles dans l’histoire de France. On pense à la franc-maçonnerie comme un auxiliaire des Lumières, puis comme un vecteur de diffusion du camp démocratique, libéral, républicain. Mais au-delà de la politique, il y a aussi une empreinte dans le domaine de la philosophie et des arts, avec par exemple Goethe, Mozart ou encore le sculpteur Jean-Antoine Houdon.«
200 m2 du musée sont par ailleurs dédiés à des expos temporaires, souvent plus pointues (sur les rites maçonniques notamment) mais parfois tournées vers le grand public (« Templiers et francs-maçons, de la légende à l’histoire » par exemple).
Pillé lors de la Seconde Guerre mondiale, le musée cherche toujours à reconstituer ses collections
La création du musée remonte à 1889. « A l’origine, c’est plutôt un cabinet de curiosités, retrace Pierre Mollier. Un peu avant la Première Guerre mondiale, il est de temps en temps ouvert au public, puis le musée continue de se développer pendant l’entre-deux-guerres. Mais pendant la Seconde Guerre mondiale, la franc-maçonnerie est interdite et les maçons persécutés, harcelés. La police de Vichy a même un service particulier pour lutter contre les sociétés secrètes. Il y a beaucoup de destructions, et la collection est dispersée.«
Dans l’inventaire, la collection historique – qui concerne tout ce qui ne provient pas des rachats après le pillage – ne compte aujourd’hui que 50 pièces « au maximum« . « Notre but est de reconstituer nos magnifiques collections pillées pendant la guerre, de vente aux enchères en vente aux enchères, affirme d’ailleurs le conservateur. Quand je regarde les inventaires d’avant-guerre, c’était merveilleux. Parfois, on achète même des choses qui nous ont été volées, mais bon, des dizaines d’années après… Et les gens sont de bonne foi.«
Après le « cambriolage de 1940« , « le Grand Orient va avoir beaucoup de mal à se remettre de ces années noires« , poursuit Pierre Mollier. Resté fermé pendant une vingtaine d’années, le musée revient en 1973 en s’ouvrant au public, avant une grande rénovation de 2008 à 2010.
« Les gens viennent visiter un musée sur la franc-maçonnerie mais aussi pour rencontrer des maçons »
Au-delà de leur valeur historique, les pièces exposées aujourd’hui sont aussi un moyen d’aller contre certains préjugés, selon le conservateur : « Ce n’est pas l’objectif premier du musée, qui est avant tout scientifique et culturel. Mais en arrière-plan, l’idée est en effet de lutter contre l’image un peu bébête d’une franc-maçonnerie complètement secrète. Quand il y a des groupes de visiteurs, on montre souvent le bâtiment et des temples maçonniques.«
« Certes, c’est une organisation initiatique, il y a donc une partie de l’activité qui se fait à couvert, poursuit-il. Mais le Grand Orient est une association loi de 1901. Nos statuts sont déposés à la préfecture. Et tout le monde a un cousin, un ami ou un collègue franc-maçon. Il y a des loges depuis des siècles dans toutes les grandes et petites villes. Les maçons sont des gens de la classe moyenne : ça peut être le prof d’histoire-géo de vos enfants, votre pharmacien, votre kiné ou votre chargé de clientèle à la banque.«
Pierre Mollier explique par ailleurs que les visiteurs viennent souvent au musée « pour rencontrer des franc-maçons » avec « toujours une forme de curiosité« . « Au Grand Orient, il n’y a pas que des maçons, c’est environ du 50-50, note-t-il par ailleurs. Dans l’équipe du musée, nous sommes tous maçons, mais c’est nouveau. C’est tout de même important d’être maçon pour ceux qui sont à l’accueil, parce que les visiteurs leur posent beaucoup de questions.«
On compte près de 200 000 membres de la franc-maçonnerie en France, dont environ 50 000 au Grand Orient (le courant le plus ancien) et 30 000 à la Grande Loge (issue d’une scission), indique le conservateur. A noter que jusqu’au printemps, une exposition temporaire est centrée sur les rites maçonniques influencés depuis le début du XIXe siècle par l’expédition d’Égypte et l’ésotérisme.
En préparation avant mon départ pour le Texas. Je vais chercher notre Soeur Claudia afin de comprendre un peu plus ce qu’est une loge de recherche. Une loge de recherche ou loge d’étude et de recherche est un type de loge maçonnique s’occupant uniquement de maçonnologie, ou d’études sur la franc-maçonnerie en général. Une loge d’étude et de recherche est une loge maçonnique et en tant que telle, dispose d’une charte la liant à une obédience maçonnique.
Cependant, elle n’initie et n’attribue pas de degrés et ses membres sont le plus souvent des maîtres maçons ayant certaines compétences dans le domaine de la maçonnologie. Il existe généralement des loges de recherche dans tous les pays où la franc-maçonnerie est présente.
La plus ancienne loge de recherche est la loge n° 2076 Quatuor Coronati, fondée en 1886 sous la juridiction de la Grande Loge unie d’Angleterre. Elle accepte des membres du monde entier à travers son cercle de correspondance (Correspondence Circle). Un livre des opérations (transactions) appelé Ars Quatuor Coronatorum, qui comprend toutes les communications présentées dans la loge, a été publié chaque année depuis 18861.
La plupart des loges de recherche présentent leurs travaux sous formes d’actes de conférences, de lettres ou de cahiers thématiques publiées régulièrement.
Pierres brutes: Le Fat Pack – Podcast, Frater Saint-Homard Auditeurs flamboyants: Michael S., Le K., Sam R., Cyndie, Carl-Henri, Vincent R. et Thomas D. Maîtres podcasteurs: Éric B., Raymond N., Oli Ver T, Dominique L., Michel B., Cedric T., Thibault Adam S., Ronan G., Joe A., Samuel L., Shawn Q. et Sylvain C. Très Illustre Patron: Pierre D.
Perrine Simon-Nahum est directrice de recherches au CNRS, professeur attachée au département de philosophie de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Elle est également directrice de collection aux Editions Odile Jacob. Elle est la fille de Pierre Simon.
Dans son dernier livre, Déraisons modernes (Editions L’Observatoire), face aux déraisons – collapsologie, cancel culture, essentialisme, identitarisme,…-, Perrine Simon-Nahum prône la «désidération» urgente grâce à la philosophie. La philosophie a-t-elle encore quelque chose à nous apprendre pour nous préparer à affronter le monde qui vient ?
Les liens qui nous unissent les uns aux autres, l’amour, l’amitié, mais aussi le deuil ou la perte, ces expériences intimes ne se comprennent que si elles sont vécues dans l’épaisseur d’un présent qu’elles permettent d’infléchir. Elles ne donnent sens à nos vies que si elles trouvent à se prolonger dans des institutions qui traduisent au niveau collectif l’importance que nous donnons à nos engagements individuels.
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Les francs-maçons ont signé le Pacte des forces armées lors d’une cérémonie au Freemasons’ Hall à Covent Garden le 20 octobre sous la direction de Son Altesse Royale, le duc de Kent.
Le partenariat vise à soutenir les membres de la communauté des forces armées et à garantir qu’ils aient le même accès au gouvernement ainsi qu’aux services et produits commerciaux que tout autre citoyen.
En signant le Pacte des Forces armées, la Grande Loge Unie d’Angleterre (UGLE) montre son soutien aux membres des Forces armées dans un certain nombre de domaines, notamment l’éducation, le bien-être familial, l’obtention d’un logement, le démarrage d’une nouvelle carrière, accès aux soins de santé, à une aide financière et à des services à prix réduit.
L’UGLE a une solide expérience des Forces Armées à travers ses Loges militaires. Ce partenariat représente donc une étape importante pour soutenir davantage les militaires actifs et retraités. Des personnalités aussi importantes des forces armées telles que l’amiral Sir Peter Parker, Francis Rawden-Hastings, 1er marquis de Hastings, le capitaine Robert Falcon Scott, le général vicomte Kitchener de Khartoum, le lieutenant Elias Henry Jones, le maréchal de la Royal Air Force Cyril Louis Norton Newall, le commodore Wilfred Henderson et Thomas William Gould VC étaient tous des francs-maçons bien connus.
Le Grand Maître d’UGLE, Son Altesse Royale, le Duc de Kent, entretient une relation de longue date avec l’armée. En 1955, le duc de Kent est diplômé de la Royal Military Academy Sandhurst en tant que sous-lieutenant. Ce n’était que le début d’une carrière militaire qui dura plus de 20 ans.
Il est promu capitaine en 1961 et après avoir servi à Hong Kong, Son Altesse Royale, le duc de Kent est à nouveau promu major en 1967. Trois ans plus tard, il commande un escadron de son régiment servant dans la zone de la base souveraine britannique en Chypre. En 1970, Son Altesse Royale, le duc de Kent, a également servi en Irlande du Nord, avant d’être promu lieutenant-colonel le 30 juin 1973.
Le duc a pris sa retraite du service actif le 15 avril 1976. Il a ensuite été promu major général le 11 juin 1983 et maréchal le 11 juin 1993.
Son Altesse Royale, le duc de Kent, a déclaré : « C’est pour moi un grand plaisir de signer le Pacte des forces armées au nom de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Ce document représente une partie de notre engagement continu à soutenir le personnel militaire actif et à la retraite. Nous sommes fiers de notre relation de longue date avec les forces armées et nous continuerons à promouvoir leur bien-être, leur soutien et leur respect parmi tous nos membres. »
En signant le Pacte des Forces Armées, UGLE démontre son intention de soutenir la communauté des Forces Armées qui, à son tour, permet à UGLE d’être reconnu par le Defence Employer Recognition Scheme (ERS) du gouvernement britannique. Un prix ERS montre que le récipiendaire apporte un soutien tangible à la communauté des forces armées.
Le général de division Simon Graham, directeur de l’Armée de réserve, signant au nom des Forces armées de la défense, a déclaré : « Le Pacte des forces armées est un engagement à soutenir ceux qui ont servi et leurs familles. Le soutien des employeurs et la promesse publique de soutenir la communauté des forces armées qu’ils sont appréciés par la société sont essentiels. Cette année, nous célébrons le 10e anniversaire de l’Armed Forces Covenant, et depuis des siècles, la Grande Loge Unie d’Angleterre entretient des liens solides avec les Forces armées, et il est parfaitement logique que les francs-maçons s’inscrivent cette année à l’Armed Forces Covenant. Je tiens à remercier la Grande Loge Unie d’Angleterre pour son soutien à la communauté des Forces armées.
Le Dr David Staples, directeur général de l’UGLE, a déclaré : « C’est un grand honneur de pouvoir signer le Pacte des forces armées. Depuis ses origines, la franc-maçonnerie a toujours entretenu une relation étroite avec les forces armées. Aujourd’hui, nous voulons remercier ces courageux hommes et femmes qui consacrent leur vie à protéger notre pays et les gens qui y vivent. Ils méritent toute notre reconnaissance, notre respect et c’est l’une des nombreuses mesures que nous visons à prendre pour aider les membres actifs et retraités des Forces armées et leurs familles. »
Le même jour où l’UGLE a signé l’alliance au Freemasons’ Hall, les chefs de la franc-maçonnerie de l’île de Man, du Cheshire, de l’East Lancashire, de l’ouest du Lancashire et du nord du Pays de Galles se sont également engagés à respecter l’Alliance des forces armées. Cela s’ajoute aux régions du Staffordshire et du Yorkshire North et East Riding. Au total, 24 Provinces ont signé ou signeront le Pacte. La Masonic Charitable Foundation et le RMBI signeront également l’alliance en décembre 2021 lors de leur assemblée générale annuelle.
L’une des organisations les plus secrètes aujourd’hui mise sur l’ouverture, mais demeure toujours pleine de mystère
Les maçons russes auront leur propre temple dans le nord de Moscou à l’automne. L’une des organisations les plus secrètes d’aujourd’hui parie sur l’ouverture. Les francs-maçons accordent une longue interview à « Russia 24 », ont leur propre page sur Instagram, mais sont encore pleins d’égnimes. Pour savoir de quoi ils ne parlent pas devant la caméra, le correspondant « Interlocuteur » a décidé de rejoindre la société secrète.
La franc-maçonnerie moderne est née en Europe occidentale au début du XVIIIe siècle.Elle ‘est basée sur des sociétés anciennes (en fait des unions) d’architectes et de tailleurs de pierre, l’artisanat le plus rentable et le plus demandé de l’époque. Comme les francs-maçons ont gagné en puissance, ils ont été rejoints par des gens d’autres professions riches et libres. Au fil du temps, ils ont constitué la majorité et les éléments de construction tels qu’un ciseau et un maillet, un fil à plomb, un niveau, un compas, une équerre, etc., ont acquis une signification purement symbolique. L’élitisme de la franc-maçonnerie, couplé à ses rituels complexes, fit que la société était méfiante vis à vis d’elle. Mais les membres, du club, masculins, plus âgés, l’appréciaient.
Le président a connaissance de la franc-maçonnerie mais cela ne le soucie pas
Pour aider le profane (comme les maçons appellent les gens ordinaires) a connaître La Grande Loge de Russie (l’organisation mère) celle-ci possède un site WEB. Tout commence par un questionnaire, comme pour postuler à un emploi : nom, nationalité, formation, expérience professionnelle, etc. Environ un mois plus tard, ils m’ont rappelé et ont pris rendez-vous.
L’endroit est un restaurant japonais à la périphérie de Moscou.
Mon premier franc-maçon est un bourgeois typique : le manager souriant Igor, 40 ans, avec une cigarette électronique en poche et une voiture sur le parking. L’entretien est comme un débat philosophique :
– Comment comprenez-vous l’expression « bonnes moeurs» ? Qu’est-ce que la religion? Qu’est-ce qu’un homme libre ?
la question est inhabituelle mais la réponse pas difficile. J’ai l’impression d’être noté comme étudiant.
Étudier, étudier et …toujours apprendre
Parlant de la franc-maçonnerie elle-même, Igor baisse la voix et s’interrompt même une fois :
– On dirait que quelqu’un se tient derrière mon épaule, est-il loin ?
Entre deux questions philosophiques, j’arrive à poser mes propres questions « banales ».
« Bien sûr, sans la permission du président, la franc-maçonnerie russe ne serait pas apparue en 1992 », répond Igor. – Je ne dis pas qu’Eltsine était un franc-maçon, comme on le soupçonne désormais de Macron. Mais le chef de l’Etat était au courant et a donné son feu vert. Il y a eu une réunion spéciale. Et il n’y a eu aucun problème avec le président suivant. Les services de sécurité nous connaissent. Il y a des difficultés en Biélorussie, il n’est pas possible d’y obtenir un statut officiel. En général, il est interdit de discuter de politique, comme de religion, dans les réunions.
– Mais qu’en est-il du chef de la Grande Loge de Russie, Andrei Bogdanov, participant aux élections présidentielles de 2008 et chef d’un parti politique ?
« Il y a différentes opinions à ce sujet, mais c’est son affaire », répond Igor.
Un débutant n’exige pas grand-chose – pour s’améliorer, apprendre des rituels et, bien sûr, reconstituer le trésor.
– Il y a une cotisation annuelle – 10 000 roubles, et il y a une cotisation initiatique – 15. Nous sommes une organisation à but non lucratif, nous finançons nos dépenses. Acheter des épées rituelles, payer des locaux dans le centre de Moscou – nous payons tout nous-mêmes, plus les taxes, « communaux ». Nos Réunions rituelles ont lieu une fois par mois, mais nous pouvons simplement nous rencontrer et boire de la bière plus souvent.
Hommes en noir
Je n’aurais jamais pensé qu’une chaîne de cafés du centre de Moscou, devant laquelle je suis passé mille fois, soit un lieu de rencontre habituel pour les maçons.
Le dimanche matin, je dois passer l’examen principal – un passage sous le bandeau (sur les yeux.)
Le jour prévu, j’attends dans un café. Je porte un costume noir, une chemise blanche c’est un code vestimentaire obligatoire. Les serveurs ne regardent pas de notre côté – apparemment, ils y sont habitués.
Bientôt, quatre hommes en noir apparaissent à leur tour. Sur les revers – insignes avec compas, étoiles et branche d’accacia, sur les poignets – une sorte de boutons de manchette, semble-t-il, avec des maillets. Personne ne pense même à se cacher.
Entre eux – s’embrasser trois fois (un signe de confiance).
– Nous ne serons pas encore avec vous, – me disent-ils.
Cette fois, la conversation philosophique est plus amusante.
– Famille? C’est dommage. En général, nous réjouissons les liens non conventionnelles. OK, je plaisante, allez-y sereinement. Tout ira bien.
« Personne ne te laissera partir »
J’ai mon deuxième entretien et nous nous dirigeons vers le club d’échecs voisin, qui est vide au petit matin du week-end. Là, ils m’ont bandé les yeux et m’ont lentement conduit dans une pièce voisine. Sous le bandage noir, seul un morceau du sol noir et blanc est visible. J’entends un requiem jouer et il semble que des bougies allumées crépitent. A en juger par les bruissements et les voix, je suis assis au centre d’un cercle d’une dizaine de personnes. À tour de rôle, ils posent des questions : « De quoi as-tu le plus peur ? », « Qu’est-ce que le mal ? », « De quoi es-tu fier ?
J’essaie de répondre sincèrement, mais sur la troisième question je désamorce l’ambiance :
– Je pense que je suis plutôt bien, quelqu’un de bien.
Des rires étouffés résonnent partout.
Parfois, les questions sont plus spécifiques : « Quelle est votre situation financière ? et encore plus tranchant : « Comprenez-vous que si nous vous acceptons, personne ne vous laissera partir ? Ici, pas de temps pour les blagues.
Après environ 30 minutes, je sors dans la rue, plissant les yeux au soleil par manque d’habitude. Mes sentiments sont mélangés.
… Trois heures plus tard, le téléphone reçoit un message : « Félicitations, la décision est positive. Vous êtes accepté. Ils vous écriront pour la date de l’initiation plus tard. »
-Bon, messieurs les rosicruciens, à bientôt.
Deux mois et demi se sont écoulés entre la soumission au questionnaire et ce moment. Selon Andrei Bogdanov, la communauté maçonnique se compose de personnes de diverses professions : des affaires, de l’art aux forces de l’ordre. L’entrée est fermée uniquement aux athées et aux condamnés. C’est ce qui m’a paru étrange la première question sous le bandeau : « Quel est le nom complet et la date de naissance. Il semble que pendant le laps de temps après l’entretien mystérieux, les camarades des Templiers ont pénétré à fond mes données personnelles.
Entre la Loubianka et les berges
Les locaux de la loge sont à 400 mètres du bâtiment du FSB, en face se trouvent les succursales de plusieurs banques et une église orthodoxe. La géolocalisation est un cadeau pour les théoriciens du complot. Pendant la journée, les enfants jouent ici à des jeux de réflexion ; le soir, des hommes aux yeux bandés parlent de leurs désirs secrets.
À en juger par le Registre d’État unifié des personnes morales, en plus de la loge, le Centre social et politique russe et l’Association psychiatrique indépendante de Russie sont enregistrés ici. Il y a quelque chose dans cet ensemble.
– Si tout va bien, alors l’initiation vous sera effectuée en mai, mais après les vacances. Nous partirons tous avec leurs familles pour nous reposer, – me dit le franc-maçon Igor après le passage sous le bandeau.
Les rituels sont des rituels, mais le 1er mai est sacré pour le commun des mortels et les maçons.
Commentaire de spécialiste
« Il y a des milliers de francs-maçons en Russie »
Le politologue, expert en franc-maçonnerie Nikolai Troubetskoy a expliqué à « l’interlocuteur » ce qu’est aujourd’hui la confrérie des francs-maçons :
– Le nombre de francs-maçons en Russie se compte plus par milliers que par dizaines de milliers. Mais il est en constante augmentation. La base des rencontres est la partie rituelle, ainsi que l’écriture, la lecture, la discussion de textes sur des sujets philosophiques, que l’on appelle « travaux d’architecture ». Parmi les maçons, il y a aussi des personnages célèbres qui sont particulièrement connus. Mais ils sont plus nombreux dans les pays européens et aux États-Unis, Jusqu’aux présidents.
Elu Grand Maître du GODF le samedi 16 janvier dernier, Georges Sérignac, Vétérinaire de son état, il sera âgé de 68 ans mardi prochain, installé à Méry-sur-Oise (Val-d’Oise) depuis 1980, père de quatre enfants, vient d’être réélu à 28 voix contre 8 et un vote blanc à la tête du Grand Orient de France.
Pour créer plus de suspens, un candidat s’était présenté contre le Grand Maître Sérignac.
Le Grand Maître est réélu par les 37 membres du Conseil de l’Ordre. Le Conseil est lui même élu par les loges. Alors que le Grand Maître propose sa candidature, un autre F∴ du conseil de l’Ordre se lève et propose une alternative en se présentant à son tour.
La tension monte et devient alors palpable dans le Temple ; c’est le futur du GODF qui est en jeu. Problème, le F∴ Ferry semblait peu préparé et probablement plus motivé à s’opposer à Georges Sérignac qu’à devenir le futur Grand Maître.
Résultat : il récolte un total de 8 voix et Georges Sérignac est élu à nouveau.
Dates à retenir
1953 : Georges Sérignac naît à Paris.
1977 : Diplômé de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse.
1980 : Thèse de Doctorat Vétérinaire. Il intègre l’équipe de France de concours complet d’équitation. 1986 : Installation de la clinique vétérinaire des époux Sérignac à Méry-sur-Oise (Val- d’Oise).
2007-2014 : Médiateur municipal de la ville d’Auvers-sur-Oise.
2001 : Georges Sérignac est initié à la loge de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).
2014 : Élu président du Convent, l’assemblée générale du Grand Orient de France.
2017-2019 : Élu Grand Maître adjoint du GODF.
Janvier 2021 : Élu Grand Maître du GODF.
28 Octobre 2021 : Réélu à la fonction suprême du GODF.
Liste des Grands Maîtres du GODF depuis 1944, IVe et Ve République
Dirigeants du Grand Orient de France depuis 1944 :
Que se cache-t-il derrière le mystérieux temple de la loge Union et Amitiés. Quel est le rôle que la franc-maçonnerie a joué dans la formation de la ville et quelles actions a-t-elle fait en faveur de ses habitants.
Chaque week – end , San Nicolás de los Arroyos devient l’un des points de référence du tourisme de proximité Parmi les points distinctifs, une construction mystérieuse se détache. Un bâtiment chargé d’histoire, oui, à l’image de la Maison des Accords, mais marqué par le secret attribué à ses occupants. Ceux-ci qui ne sont que des hommes, forment la Loge Union et Amitié n°10 et sont en charge de l’espace, également connu sous le nom de Temple maçonnique de San Nicolás.
Situé Calle De la Nación 80, au cœur du centre-ville de Nicoleño, le Temple maçonnique ouvre généralement ses portes pour diffuser les traditions de l’ordre à travers les « tenues blanches ». En résumé, ce sont des causeries ouvertes axées principalement sur les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, qui régissent les principes de la loge.
Les voisins et les visiteurs, en plus de se plonger dans l’organisation, peuvent visualiser des détails tels que le plan symétrique du site. Il est composé de trois prismes disposés autour d’un patio néoclassique. Les symboles qui ornent les murs du lieu ajoutent une touche de mystère et complète l’ensemble de cette construction unique dans la ville.
A San Nicolás, la loge est née en 1858 de l’union de deux groupes, basés sur des objectifs philanthropiques et sous le nom de « Fraternité et bienfaisance ». Plus tard, elle sera rebaptisée « Union et Amitié ». Pendant ce temps, le siège a été modernisé en 1879, c’est l’un des plus anciens temples maçonniques de Buenos Aires.
L’année suivante, ses affiliés présentent un projet de création d’une école dans le bâtiment. Ce sera le premier des divers établissements d’enseignement érigés par l’organisation. Une autre de ses réalisations a eu lieu en 1884, lorsqu’il a créé un comité de secours pour soigner les personnes souffrant du choléra.
De plus, la franc-maçonnerie a donné lieu à la création d’entités telles que le Club de Regatas, toujours en vigueur et représentatif de San Nicolás ; la première succursale de Banco Provincia à l’intérieur de Buenos Aires, inaugurée en 1863 ; et le Centre Scientifique Littéraire. En 1917, il publie même divers magazines à portée locale, tels que « Unión et Amitiés » et « Lautaro ».
Franc-maçonnerie en Argentine
Les maçons considèrent que l’homme peut s’épanouir par la science, la justice et le travail. Dans le pays, la franc-maçonnerie a plus de 160 ans. Parmi ses représentants les plus éminents, on trouve des héros tels que San Martín, Belgrano et Sarmiento, communément liés à cette tradition. À l’heure actuelle, la Grande Loge Argentine des Maçons Libres et Acceptés compte des milliers de membres, selon ses affirmations. Comme ils le prétendent, dans presque tous les gouvernements nationaux, il y avait des francs-maçons. Bien que, soit dit en passant, l’une de ses règles fondamentales est que personne ne peut révéler si une autre personne fait ou non partie de l’organisation.