Parmi ses émissions thématiques, la Grande Loge de France propose quelques portraits de Francs-maçons célèbres. Ce mois-ci, nous nous intéressons à Gustave MESUREUR.
Retrouvez en images, l’histoire de ce Grand Maître emblématique de la Grande Loge de France et son parcours dans la vie politique et civile.
Par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix
La plupart des gens pensent que la philosophie est l’apanage de quelques personnes qui ont fait de longues études en littérature, en histoire, en géopolitique, etc. À leurs yeux, un philosophe est donc quelqu’un de très cultivé, pour ne pas dire d’érudit, qui passe son temps à lire et à réfléchir, et à qui on demande régulièrement son avis sur tel phénomène de société, tel événement socio-politique, etc. Dès lors qu’on le consulte à l’occasion d’un reportage, d’un documentaire ou de toute autre émission, il est présenté officiellement au public comme étant philosophe.
La philosophie
Sans vouloir minimiser le mérite et la compétence des philosophes, au sens courant que l’on vient de donner, il me semble plus approprié de voir en la plupart d’entre eux des intellectuels ou des penseurs. En effet, le mot «philosophe» provient du grec «philosophus», et veut dire littéralement «amoureux de la sagesse». Or, la sagesse ne se limite ni à l’intelligence abstraite, ni à la culture, ni à l’érudition. Dans l’absolu, elle correspond à un état de conscience, celui de toute personne qui a éveillé les vertus que l’on attribue à l’âme humaine, dans ce qu’elle a de plus divin.
D’un point de vue rosicrucien, un philosophe est donc un homme ou une femme qui manifeste dans son jugement et son comportement des qualités comme la patience, l’humilité, la tolérance, la bienveillance, la non-violence, etc. Or, vous conviendrez que nombre de personnes très intelligentes et très cultivées sont encore bien loin d’avoir éveillé ces qualités, et sont toujours sujettes à l’impatience, l’orgueil, l’intolérance, la malveillance, la violence, etc. Inversement, vous savez comme moi qu’il y a des individus dont l’intelligence et la culture n’ont rien d’exceptionnel, mais dont la façon d’être traduit une certaine sagesse.
La spiritualité
Au regard de ces quelques explications, la philosophie est pour moi indissociable de la spiritualité, car elle est fondée sur l’idée que tout être humain possède une âme et que le but de la vie est d’éveiller les vertus qui lui sont propres. Cela revient à dire qu’un philosophe, au sens le plus noble du terme, est nécessairement spiritualiste et s’emploie à donner l’exemple d’une personne, sinon sage, du moins éprise de sagesse. Vu sous cet angle, un intellectuel ou un penseur athée ne peut être considéré véritablement comme un philosophe, aussi vastes soient sa culture et son érudition. Encore moins s’il s’agit d’un idéologue qui fait preuve de sectarisme dans ses écrits, ses discours, ses prises de position et ses points de vue.
Si besoin est, rappelons que dans l’Antiquité, notamment dans la Grèce antique, la plupart des philosophes étaient spiritualistes. Autrement dit, ils admettaient comme une évidence l’existence de Dieu et de l’âme humaine. Par ailleurs, ils faisaient leur la devise inscrite sur le frontispice du Temple de Delphes : «Connais-toi toi-même !». Parmi eux, citons notamment Pythagore, auquel on attribue le mot «philosophie» et que les Rosicruciens considèrent comme l’un des plus Grands Initiés ait connus.
Chacun connaît la nocivité du tabagisme ; sur près de 68 millions d’habitants, on estime que la France compte plus de 18 millions de fumeurs. Ne pourrait-on pas faire en sorte que les francs-maçonnes et les francs-maçons ne soient pas concernés ?
Sur près de 600 000 décès par an, on estime que le tabagisme provoque près de 75 000 décès (environ 13%) et aboutit à réduire l’espérance de vie d’environ 7 années.
Mais au-delà des décès, il y a aussi les conséquences sur la qualité de la vie ; citons à titre d’exemple :
La fatigabilité liée aux maladies respiratoires chroniques ou aux maladies cardio-vasculaires,
L’atteinte des capacités intellectuelles liées aux maladies cérébrales
L’impuissance précoce secondaire aux troubles vasculaires
Et pourtant, malgré cette réalité morbide, des millions de français et beaucoup plus au niveau mondial, continuent de s’intoxiquer.
Si on peut imaginer que des profanes continuent d’avoir un comportement aussi nocif, sous l’emprise d’une recherche de plaisirs ponctuels, on ne peut comprendre que des sœurs et des frères, êtres humains responsables, engagés dans une quête de la perfection continuent dans une voie qui se révèle suicidaire.
Pour aider nos frères et nos sœurs tabaco-dépendants à se libérer, je leur propose cette méthode que j’ai appelée maçonnico-physiologique car elle se calque sur les huit pas du maître ou de la maîtresse.
C’est en quelque sorte une marche vers la Liberté !
Il s’agit bien sûr d’une marche virtuelle à laquelle les fumeuses et les fumeurs des loges sont invités. Marche virtuelle qu’ils et elles pourront suivre en respectant cette progressivité dans la réflexion :
Prendre conscience de la dépendance addictive :
Le tabagisme est une addiction que l’on peut définir comme un comportement destiné à aider un individu à assumer un mal être. Dans cette prise de conscience, alors que la décision d’arrêter n’a pas encore été prise, l’usager devra accepter de comprendre ce mal être, son origine et sa capacité à imposer sa présence. Accepter le mal être, le comprendre pour mieux le prendre en compte et au final le transformer en bien être voilà l’élément fondamental de ce premier pas qui doit permettre de laisser les « métaux impurs » à la porte du temple !
Prendre conscience de l’importance respiratoire : On n’a pas toujours idée de l’importance de la respiration ; combien d’êtres humains respirent superficiellement et bloquent leurs respirations ! Apprendre à respirer complètement par ce qu’on appelle la respiration abdominale est un apprentissage indispensable ! Bien respirer, c’est un vrai bonheur ! On aussi peut le faire en marchant dans la nature. Bien respirer permettra de passer à la troisième étape !
Prendre conscience de la détérioration progressive : Le tabagisme dégrade aussi bien le corps que l’esprit ! Encore faut-il s’en rendre compte et ne pas se le cacher ! Cette dégradation de notre capital santé, de nos capacités intellectuelles et physico-sportives est insupportable : en prendre conscience, c’est aussi se révolter contre une dérive !
Décision de l’arrêt : C’est le pas de côté du compagnon qui prend la décision d’arrêter de fumer après les trois premières prises de conscience d’un comportement inconscient ! Arrêter de fumer c’est faire prévaloir un acte de conscience active, volontaire et libératoire !
Retour sur le chemin : Le cinquième pas de cette marche virtuelle c’est le retour sur le tracé pourvu d’une nouvelle force que donne une liberté retrouvée et une capacité à inspirer l’énergie de la vie !
Le premier enjambement n’est en fait qu’un pré-enjambement qui se nourrit d’une transmission virtuelle de celui qui nous inspire ! c’est le début d’une sérénité qui s’accompagne d’un détachement.
Le deuxième enjambement est complet, authentique et change la donne ! Le tabagisme est oublié ; il fait partie du passé profane !
Le troisième enjambement, ou demi-enjambement, c’est la consécration d’une force retrouvée dans le détachement et l’assurance !
Ma très chère Sœur, mon très cher Frère, fumeuse et fumeur, je vous souhaite d’expérimenter cette méthode avec toute la concentration nécessaire ; je suis persuadé qu’elle vous permettra de re-vivre !
Une fois l’arrêt du tabagisme obtenu, remémorez vous souvent cette marche de libération et ses étapes que nous offre le rituel maçonnique.
Si le tabagisme est nocif, on ne peut comprendre qu’il soit si facilement toléré dans les loges !
Fumer est incompatible avec la démarche maçonnique !
Par fraternité, on doit aider la maçonne ou le maçon à se libérer du boulet d’un comportement aussi contradictoire avec notre désir de perfection !
Le samedi 26 février en l’hôtel de la GLDF 8, rue Puteaux 75017 Paris, à 10h00
La Respectable Loge Victor Hugo N°1331 Organise une cérémonie funèbre en l’honneur de Jean Verdun, en présence du Très Respectable Grand Maitre de la GLDF, avec la participation de Loges du GODF et de la GLFF et de l’épouse de Jean Verdun.
Il y a 6 ans déjà tv5monde proposait un reportage sur la Franc-maçonnerie féminine. quelles sont ses valeurs ?
Aux origines de la franc-maçonnerie féminine.
La Grande Loge féminine de France fêtait en 2016 ses 70 ans. Pourtant, la franc-maçonnerie a longtemps été un domaine réservé aux hommes. Les franc-maçonnes qui sont de plus en plus nombreuses, ont pour modèle les combattantes Maria Deraismes, Olympe de Gouges ou encore Louise Michel. Aujourd’hui, si les franc-maçonnes ne sont plus toutes aussi militantes, elles restent néanmoins très attachées à l’émancipation des femmes.
« Les personnes admises membres d’une loge doivent être hommes de bien et loyaux, nés libres et d’âge mûr et discrets, ni esclaves, ni femmes, ni hommes immoraux, ni scandaleux, mais de bonne réputation », pouvait-on lire dans l’article III de la Constitution d’Anderson, rédigée en 1721 par le grand maître de la loge de Londres, comprenant les règles et usages des franc-maçons. Elle excluait alors les femmes de cette voie ésotérique et initiatique, visant à l’amélioration de l’humanité et de la société.
Aujourd’hui, les franc-maçonnes représentent en France le quart des effectifs dans les loges et plus de 25 000 femmes ont été initiées depuis 1970. Au 18ème siècle, la place des femmes dans la franc-maçonnerie se limitait aux milieux aristocratiques et aux loges féminines dites « d’adoption », qui restaient sous la tutelle de celles des hommes. La création de loges indépendantes fut le fruit d’un long combat, mené en parallèle de la lutte pour les droits des femmes dans la société. Ce n’est que le 14 janvier 1882 qu’est initiée la première femme selon le même rituel d’initiation que les hommes, Maria Deraismes, femme de lettres et féministe. Une vraie transgression pour l’époque, vivement réprouvée par les obédiences masculines.
L’égalité de l’homme et de la femme devant l’initiation maçonnique
Mais cette grande oratrice trouve en Georges Martin, médecin, sénateur et franc-maçon, un vrai allié pour l’égalité hommes/femmes en franc-maçonnerie. Onze ans après le scandale qu’avait provoqué son initiation, tout deux décident de créer la première loge mixte, le « Droit Humain ». Rapidement, seize femmes très engagées pour l’émancipation féminine sont initiées et rejointes par quelques hommes. « Le Droit Humain est issu du mouvement féministe réformateur de l’époque, sous la troisième République. C’est à cette période que les femmes ont été autorisées à ouvrir un livret d’épargne sans l’autorisation de leur mari, qu’elles ont enfin eu accès à l’université et aux syndicats », explique Dominique Segalen, membre de la commission Histoire du Droit Humain. « Le premier article de notre constitution internationale de 1893 au Droit Humain est très important car il déclare l’homme et la femme comme égaux dans leurs droits et leurs devoirs », ajoute l’auteure de plusieurs romans sur des grandes figures de la franc-maçonnerie féminine comme Maria Pognon ou Marie Becquet de Vienne.
Marqueurs d’une véritable évolution dans l’histoire de la franc-maçonnerie, Georges Martin et Maria Deraismes font la fierté du Droit Humain. Au siège à Paris, dès l’entrée, sont exposés les bustes des fondateurs, marqueurs de l’identité mixte de la loge. « Le Droit Humain a été créé par un homme et une femme mais surtout par un homme qui ne comprenait pas pourquoi ses frères vivaient leur franc-maçonnerie en oubliant l’autre moitié de l’humanité », commente Madeleine Postal, présidente de cet ordre international.
Pour Madeleine Postal, la mixité est d’ailleurs indispensable en franc-maçonnerie. « Il y aurait plus de changements dans la société si hommes et femmes travaillaient ensemble. Je pense que la franc-maçonnerie bouge. Dans quarante ans il n’y aura plus ces obédiences traditionnelles mono-genre », assure Madeleine Postal.
Pourtant, parmi les loges traditionnelles dites: mono-genre, la Grande Loge féminine de France (GLFF) fêtait ses 70 ans cette année 2016. Avec plus de 14 000 soeurs et plus de 400 loges en France et dans le monde, l’obédience assume son choix de non-mixité et se voit comme un lieu privilégié. « Dans la vie quotidienne, nous sommes tout le temps en mixité. Les endroits où il n’y a que des femmes sont rares. Nous nous construisons donc entre femmes mais cela ne veut pas dire que nous sommes contre les hommes. On dit d’ailleurs souvent dans nos loges : » Vous êtes un pôle de l’humanité, n’oubliez pas que l’homme est l’autre pôle « . Je pense que les femmes ne disent pas les mêmes choses en présence des hommes. Cela nous permet d’aller dans l’intime », constate Marie-Thérèse Besson, grande maîtresse de la GLFF.
A l’instar de la Grande loge féminine de Memphis Misraïm, qui compte environ 1300 sœurs, la mixité n’est pas non plus synonyme de progrès et se veut presque un obstacle à l’affirmation de soi. « Notre obédience a 50 ans d’existence seulement. Nous voulions nous démarquer de la franc-maçonnerie masculine, montrer que nous sommes aussi capables de réfléchir, de chercher à nous perfectionner et à tendre vers plus de spiritualité. Dans les loges mixtes, c’est pour moi plus difficile d’être soi-même », estime l’une de ses membres.
Aujourd’hui les femmes du Droit Humain sont moins engagées dans le féminisme Madeleine Postal, « grand-maître » de la loge mixte le Droit Humain
Au Droit Humain justement, pas question d’appeler Madeleine Postal « grande maîtresse », car les titres et fonctions restent au masculin selon les choix de la loge. Pas non plus de commission des droits des femmes ou de travaux sur ce thème, malgré l’orientation féministe des pionnières de la loge. « Nous soutenons les revendications pour les droits des femmes mais nous préférons avoir une commission sociétale. Nous sommes conscients que les femmes sont discriminées au niveau des salaires, qu’elles subissent des violences, mais dans notre fonctionnement maçonnique nous ne faisons pas la différence hommes/femmes. On dit que la condition de la femme est celle de l’humanité », justifie « le grand maître » élu cette année, sans condition de parité.
Chaque 8 mars, si certaines loges décident de participer à la manifestation pour la journée internationale des droits des femmes, le Droit Humain préfère rester discret et fleurir le buste de Maria Deraismes, square des Epinettes à Paris (XVIIème arrondissement). Mais pour la suppression du droit à l’avortement en Espagne en 2014, Madeleine Postal l’assure, les francs-maçons du Droit Humain étaient partis manifester.
« Dès 1920, toutes les femmes franc-maçons du Droit Humain ont commencé à militer pour le droit de vote des femmes. Aujourd’hui, elles sont moins engagées. Il n’y pas de féministes à ma connaissance dans notre loge. Mais on ne vit pas non plus repliés dans nos temples, nous avons des formes d’investissement à titre privé », soutient l’ancienne directrice d’école, dont la loge qu’elle préside revendique 17 000 membres, dont deux tiers de femmes.
Nous sommes une loge féminine mais pas féministe Dominique Palefroy, présidente de la grande loge féminine de Memphis Misraïm
Chez les « soeurs » de Memphis Misraïm, les ateliers de réflexion sont moins portés sur des sujets sociaux concernant les femmes et plus sur des sujets philosophiques et symboliques. « Nous sommes une loge féminine mais pas féministe. Nous travaillons sur le féminin sacré par exemple, mais surtout sur nous-mêmes. Cela n’empêche pas que des soeurs, lors de commissions inter-obédencielles, aient participé aux travaux sur les violences faites aux femmes », explique Dominique Palefroy, présidente de la grande loge féminine de Memphis Misraïm.
L’obédience aborde également les droits des femmes au niveau européen, possédant un Institut maçonnique européen (IME) et faisant partie du comité de liaison de la maçonnerie féminine qui regroupe toutes les obédiences féminines européennes (CLIMAF).
Aujourd’hui nous sommes davantage dans l’évolution des droits des femmes. Nous n’en voulons pas plus, mais au moins les mêmes droits Marie-Thérèse Besson, grande maîtresse de la GLFF
« Le CLIMAF a fait paraître un communiqué de presse sur les migrantes. Toutes les commissions travaillent donc en ce moment sur cette problématique. Le sujet de notre assemblée générale du mois de janvier était : « Regards maçonniques sur les migrantes et les réfugiées dans l’Europe d’aujourd’hui « . Mais nous réfléchissons à ce que nous pouvons faire sur le terrain, pour ne pas se contenter de manier des idées. Nous avons notamment des contacts avec Gynécologie sans Frontières », ajoute Marie-Thérèse Besson, grande maîtresse de la GLFF, qui s’est rendue quelques semaines plus tard dans le camp de réfugiés de Grande Synthe près de Dunkerque, au côté de l’association.
Mais si la plupart des franc-maçonnes de la GLFF portent des idées féministes en loge comme dans le « monde profane », elles n’en font pas non plus une priorité et ne sont plus toutes aussi militantes. « Je rapproche le militantisme de ce que l’on voyait dans les années 70, quand il fallait revendiquer des droits tels que l’avortement, la pilule… Aujourd’hui nous sommes davantage dans l’évolution des droits. Nous n’en voulons pas plus, mais au moins les mêmes droits », analyse la présidente.
La franc-maçonnerie, un lieu d’épanouissement pour les femmes
Et si l’apport et l’implication de la franc-maçonnerie pour les droits des femmes ne sont plus autant significatifs que par le passé, il n’en reste pas moins selon les loges, un endroit qui participe à l’émancipation des femmes. « Une jeune femme franc-maçonne va acquérir grâce à son initiation et au travail en loge une connaissance d’elle-même, une force et une assurance qui vont l’aider dans sa vie professionnelle et personnelle », soutient Marie-Thérèse Besson, rentrée en maçonnerie à l’âge de trente ans.
La franc-maçonnerie se présente également comme une façon de se ressourcer dans un autre espace en dehors de la sphère professionnelle et familiale, même si cette voie demande investissement et engagement. Mais selon l’analyse de la grande loge féminine de Memphis Misraïm, elle attirerait aujourd’hui de plus en plus de jeunes femmes moins établies socialement que par le passé. Elle répondrait ainsi aux besoins d’une société actuelle en quête de sens, et serait une vraie voie spirituelle, épanouissante pour les femmes. « Les femmes cherchent peut être des valeurs auxquelles se rattacher dans une société qui ne les garantie plus. Elles pensent les trouver en franc-maçonnerie. Cela devient un véritable espace de liberté pour elles ».
Trois questions à Corinne Drescher-Lenoir, l’une des auteures de la collection Voix d’initiées de la GLFF
Quel est le point de départ de cette collection de livres ? Corinne Drescher-Lenoir : A l’époque, nous avons réalisé un petit livret à la GLFF sur Louise Michel. Et puis nous avons eu envie de faire de vrais livres, pour mettre en avant les trésors de notre loge. Nous avons beaucoup de planches et nous voulions extérioriser nos réflexions, montrer la vision de la GLFF. Il y a eu trois premiers thèmes : Louise Michel, les femmes et la santé, et les violences. Ce sont des livres de réflexion ouverts à tous et où l’on y explique un peu le chemin maçonnique.
Pourquoi avez-vous décidé de participer au livre : « Du destin biologique à la liberté » ? Corinne Drescher-Lenoir : Je suis membre de la commission des droits des femmes et également obstétricienne. Il était donc naturel pour moi de participer au thème de la femme et de la santé. C’était l’occasion de revenir sur les luttes où la GLFF avait été active, notamment au moment de l’IVG, de la contraception, de la création du planning familial. Des soeurs ont vraiment oeuvré à ce moment là. Chacune choisit son combat individuellement. Personnellement en tant que gynécologue, j’essaye d’aider au quotidien les femmes en difficultés, que ce soit par rapport au couple, à la sexualité, ou à la maternité.
Qu’est-ce qui vous plaît dans une loge féminine ? Corinne Drescher-Lenoir : J’aime l’idée de recevoir l’initiation de femme à femme. La société évolue en mixité et c’est normal. Mais cette continuité de l’initiation, du travail entre femmes, cette complicité, cette intimité sont importantes. Les mouvements initiatiques féminins ont d’ailleurs toujours existé (Egypte, Grèce…). Les initiations féminines inscrivaient les femmes dans leur rôle social, mais maintenant on essaye de se dégager des stéréotypes.
Vocabulaire spécifique à la franc-maçonnerie : – Franc-maçonnerie : voie ésotérique et initiatique apparue au XVIIe siècle en Ecosse. Elle vise à l’amélioration de l’humanité et de la société. – Loges : ateliers de travail des franc-maçons, dirigés par des Vénérables maîtres. – Obédience : Une obédience maçonnique est un regroupement de loges. Il existe en France cinq grandes obédiences et d’autres plus petites. – Grand maître : titre attribué au président d’une obédience. – Temple : nom symbolique donné à l’endroit où se réunissent les loges pour pratiquer leurs rituels, dans le cadre de réunions qu’ils nomment des « tenues ». – Planche : La planche est le travail (généralement écrit) présenté en loge par le franc-maçon.
Qu’est-ce que la Franc-Maçonnerie ? Le profane peut se le demander mais il n’est pas rare qu’un franc-maçon se pose lui aussi des questions sur l’étrange matériel qu’il a reçu lors de son initiation. D’où cela sort-il ? Que doit-on en faire ?
L’auteur répond de façon aussi claire que possible, selon ce que son expérience – seulement 50 ans de Franc-Maçonnerie – et son état lui permettent.
Vous trouverez ici ce dont les francs-maçons ne parlent ordinairement pas : en quoi consiste l’initiation maçonnique et quel travail intérieur elle induit. Vous apprendrez que les francs-maçons vivent ce travail d’ordre spirituel, grâce à leur présence en loge. Il est symbolisé par la triade maçonnique : « Sagesse – Force – Beauté ».
Biographie de l’auteur :
Jules Mérias, sous son nom de plume, nous a déjà donné plusieurs livres dont notamment, coécrit avec Laurent Philippe « Études alchimiques – Quatre traités d’Alchimie expliqués par la chimie de leur temps » (Gutenberg Reprint, 2018) où l’on trouvera dans ce précieux et pédagogique ouvrage un exposé en clair des opérations en laboratoire, sans compter sur son « Les trois secrets des francs-maçons – Techniques de transformation dans la tradition maçonnique » (DERVY, 2016) où il nos dévoile les buts de la franc-maçonnerie qui ne sont d’ordre ni productif ni quantitatif, mais moral et spirituel, une organisation qui se différencie donc bien du reste de la société humaine ou encor avec « La voie du franc-maçon – Techniques initiatiques pour la Franc-Maçonnerie spéculative » (DERVY, 2003) où il nous révèle que, dans toutes les traditions, les initiations comportent des méthodes destinées à provoquer la progression de l’initiation virtuelle vers l’initiation effective.
[NRLR : L’auteur pose la question ouverte de savoir ce qu’est la Maçonnerie. Juste interrogation qu’un non-initié, qu’un Frère nouvellement reçu même, est en droit d’approfondir. Multiples peuvent donc être les réponses, même si nous pouvons nous entendre sur ce qu’elle désigne : un ensemble d’espaces de sociabilité recrutant ses membres par cooptation et pratiquant des rites initiatiques.
En réalité, Jules Mérias, franc-maçon depuis plus de 50 ans, tente d’apporter sa pierre de façon claire et explicite en partant de l’évènement fondateur, l’initiation. Initiation qui s’inscrit dans une tradition. Survolant les deux approches, ésotérique et exotérique, notamment du Bouddhisme et des trois religions du Livre, l’auteur affirme que c’est la Loge de saint Jean qui transmet. Passant en revue les Anciens Devoirs, 1717 et l’apparition du premier système obédientiel, il s’arrête sur la religion de Noé apparu dans les Constitutions d’Anderson de 1738 et développe la notion de latitudinarisme qui prône une certaine tolérance, chacun étant libre de choisir la religion qui lui plaît.
Il nous conseille surtout sur ce que nous devons faire s’appuyant sur le triptyque Sagesse (pour inventer), Force (pour diriger), et Beauté (pour orner), voie intégrale et véritable pilier. Des vertus à mentionner dans n’importe quel sens, comme si elles étaient dans un cercle, et surtout à travailler car chassant l’ignorance, la paresse et toutes nourritures de l’ego. Un opuscule empli d’espérance.
Pour les amateurs de la Bande Dessinée « Le Triangle Secret«
Les fans parisiens et marseillais de Didier Convard, auteur de bandes dessinées à succès ont déjà pu profiter de l’exposition itinérante proposée par le Musée Archives Bibliothèque de la Grande Loge de France et BD Empher autour de la célèbre série ésotérique « Le Triangle Secret » composée de sept chapitres et vendue à plus de deux millions d’exemplaires.
L’exposition « Dans les coulisses du Triangle Secret » qui résume cette saga éditoriale avec la présentation des « planches » accompagnées de textes explicatifs restitue le contexte général de la série. Des objets « cultes » qui ont inspiré l’auteur et les dessinateurs seront également disposés dans des vitrines.
C’est désormais à Arras, au Pôle culturel Saint-Vaast, 22, rue Paul Doumer, dans le Pas-de-Calais, que vous pourrez profiter de cette exposition jusqu’au 12 mars consacrée à ce best-seller, précurseur du courant ésotérique des années avant le sacre du « Da Vinci Code », référence de la bande dessinée adulte entre science et occultisme.
Extrait de La Gestuelle maçonnique, éd. Ubik, 2021 par Solange Sudarskis
Dans les sociétés secrètes égyptiennes, le banquet marquait le premier degré de l’initiation. Dans les anciens cultes grecs, et notamment chez les Pythagoriciens, le caractère sacré du banquet était si fort que les adeptes n’étaient admis au repas qu’au bout d’une durée de trois à cinq ans après leur entrée dans l’Ordre.
La Syssitie était un repas au cours duquel, dans une coupe rituelle, les grecs mettaient un peu de farine, un peu de miel, et du vin de Samos. Après avoir bien mélangé, ils déversaient une cuillerée de ce mélange dans le feu sacré, et offraient ainsi à la divinité une part du repas sacré, puis la coupe circulait parmi les célébrants. «Ceux qui auront invités les dieux à leur table», dit Hérodote, seront invités, après la mort au banquet éternel dans les iles des Bienheureux.»
Le banquet était le repas qu’un vassal était obligé de fournir à son seigneur une ou plusieurs fois l’année.
De nombreuses traditions enseignent que la régénération de l’homme déchu se fait par l’administration d’une nourriture ou d’un breuvage. Qu’il s’agisse d’un Élixir, d’une communion ou de l’ambroisie, il semble bien que notre restitution dans notre état antérieur ne soit pas une opération spirituelle et abstraite, mais bien une transformation physique et concrète, provoquée par un aliment. Plusieurs termes employés par différentes traditions ou religions y font allusion : par exemple, le terme latin sapiens, « sage », signifie littéralement « qui goûte », participe de « sapere »[1]. L’art de se tenir à table correspond depuis toujours à l’art de sagesse, à l’art du Verbe. L’initiation ne peut se passer de cet aspect opératif et magique qui associe le partage spirituel à l’échange matériel.
En Franc-maçonnerie, au XVIIIe siècle, cette pratique de la bombance dans les Loges spéculatives était à tel point commune qu’on avait coutume d’appeler les francs-maçons «Frères de l’estomac». On trouve aussi comme moquerie l’expression « Chevaliers de l’estomac[2] ».
On peut lire une philippique de Laurence Dermott (les Ancients), ajoutée primitivement à la 5ème édition de l’ouvrage intitulé The Constitution of Freemason, or Ahiman Rezon[3] évoquant les banquets des Moderns : « On crut convenable d’abolir l’ancien usage de s’occuper en loge de l’étude de la géométrie, et il parut, à quelques-uns des jeunes Frères, qu’un bon couteau et une bonne fourchette dans les mains d’un habile Frère, appliqués sur des matériaux convenables, donneraient une plus grande satisfaction, et ajouteraient à la gaité que l’échelle la plus solide et le meilleur compas… ».
L’ébriété, qui ne manquait sans doute pas lors de ces banquets, était souvent évoquée non seulement par des profanes de l’époque[4], mais aussi dans les divulgations : « si l’heure ne permet pas que l’on fasse l’instruction de la Loge, …Ils enlèvent leurs bijoux et ils se saoulent comme des Francs-Maçons ; Compagnon, comme cela arrive très rarement, alors ils ferment ils chantent et s’enivrent, c’est tout[5]».
Bien sûr, les abus n’étaient pas rares ; ainsi, la gravure satirique de William Hogarth, intitulée La Nuit, montre un franc-maçon sortant d’une taverne dans un état que l’on peut qualifier de « chargé »[6]. Ce personnage est généralement considéré comme le Vénérable de la loge d’Hogart, Sir Thomas de Veil, soutenu par le garde de la loge maçonnique (tyler), identifié comme Andrew Montgomerie, grand fabricant de perruques[7] (Museum of Freemasonry, Londres).
Le fait que les premières loges se soient réunies dans des tavernes – dont elles portaient le nom – peut facilement expliquer cette réputation[8]. «C’est parce que les loges parisiennes ne connurent d’abord d’autre mode de travail que les banquets, qu’elles se réunissaient invariablement chez des restaurateurs. Parmi ceux-ci, il s’en trouva qui cherchèrent à exploiter la situation, en se faisant recevoir Maçons et même en acquérant le droit de tenir loge. Or, le Maître de Loge qui vendait à boire et à manger avait une tendance naturelle à se préoccuper surtout de ses intérêts commerciaux. Sous sa direction, les travaux maçonniques risquaient fort de perdre le caractère de dignité qui leur convient. Cela conduisit, par la suite, à de graves abus. Certaines loges donnèrent lieu, en effet, à des critiques malheureusement trop justifiées. On y admettait n’importe quel candidat, pourvu qu’il fût en état de subvenir aux frais d’initiation ; puis, les « travaux de mastication » devinrent ouvertement la chose essentielle, l’Instruction maçonnique se concentrait avec prédilection sur ce vocabulaire grotesque et aucunement initiatique, dont on persiste parfois à faire usage dans les agapes ou banquets d’ordre[9].»
En réponse aux détracteurs le Chevalier Andrew de Ramsay écrivit notamment : «Nos festins ne sont pas ce que le monde profane et l’ignorant vulgaire s’imaginent. Tous les vices du cœur et de l’esprit en sont bannis et l’on a proscrit l’irréligion et le libertinage, l’incrédulité et la débauche. Nos repas ressemblent à ces vertueux soupers d’Horace où l’on s’entretenait de tout ce qui pouvait éclairer l’esprit, régler le cœur et inspirer le goût du vrai, du bon et du beau[10]»
Il semble qu’à cette époque où les partis politiques et guildes étaient interdits, l’organisation de banquets permettait de se retrouver autour d’un prétexte festif autorisé[11]. Les articles 22 à 27 des Règlements généraux des Constitutions d’Anderson de 1738 évoquent l’organisation d’un banquet annuel, comme l’avaient déjà prévu les articles 22 à 30 des Règlements généraux de 1720[12] de la Grande loge de Londres et de Westminster sous le nom de « festin ». Durant les périodes postrévolutionnaires, alors que la Maçonnerie était en sommeil, le banquet était un moyen parfait de se rencontrer.
Ce qui ne fait aucun doute, c’est la permanence de la pratique du festin parmi les maçons, notamment comme élément de réception[13] puisque, selon les ordonnances royales qui réglementaient le métier, la réception des nouveaux maçons était suivie d’un grand repas pris en commun[14] au cours duquel étaient échangées des accolades fraternelles et faisant circuler le message de paix grâce au pain et au vin. Il y a une ambiguïté dans le texte qui pourrait laisser penser que la cérémonie se déroulait lors du banquet.
La pratique des Banquets d’Ordre est assez peu attestée dans l’histoire de la maçonnerie, contrairement à celle des banquets (agapes)[15]. On ne garde pas véritablement de traces de banquets ordonnés par un rituel spécifique avant le tout début du XIXe siècle ; cette pratique n’est attestée que sur le continent, plus particulièrement en France. Cependant, on trouve, dans le Manuel Maçonnique, ou Tuileur des Divers Rites de Maçonnerie pratiqués en France, dans lequel on trouve l’Étymologie et l’Interprétation Des Noms et Des Mots Mystérieux Donnés Dans chacun des degrés des différents Rites de 1830[16], la description de banquets pratiqués dans les Hauts Grades : « Il y avait, dans l’origine, ce qu’on appelait un réfectoire, où l’on ne mangeait que debout, et où l’on ne servait que des légumes cuits à l’eau… Lorsque le local le permet, on donne à la table la forme d’une croix grecque. Les verres sont nommés calices, la table est désignée sous le nom d’autel. Le surplus des ustensiles a la même dénomination que dans les premiers degrés[17]. »
Les tenues de style Émulation se composent d’une rituélie en loge et d’un banquet protocolaire obligatoire durant lequel il est coutume de livrer les communications ou planches qui pourront faire l’objet de débats fraternels. C’est aussi, dans la bonne pratique, le moment que les Vénérables Maîtres visiteurs choisiront pour donner leurs salutations et impressions.Ce banquet est le strict équivalent de la Chaîne d’Union des rituels continentaux. Ne pas y participer revient à sortir de la chaîne[18].
Le Banquet d’Ordre, ou banquet symbolique, est un repas rituel, considéré comme une tenue d’obligation.
Il est organisé le plus souvent aux alentours des solstices astronomiques, celui d’hiver qui annonce le renouveau (à la Saint-Jean l’Évangéliste, le 27 décembre) mais aussi celui d’été où le soleil approche le zénith (à la Saint-Jean le Baptiste, le 24 juin). La forme des tables est toute astronomique ; au solstice d’été, elle représente la course du soleil dans l’hémisphère supérieur ; au solstice d’hiver, celle dans l’hémisphère inférieur. De ce fait, le Vénérable, qui d’après le rituel maçonnique représente le soleil, occupant l’extrémité, ou point solsticial, est toujours le point le plus élevé, en hiver comme en été.
La salle où se fait le Banquet d’Ordre doit être située de façon à ce que l’on ne puisse rien voir du dehors. La table est en fer à cheval, les officiers y occupent une place précise rappelant celles à l’intérieur du temple. Les apprentis servent les mets ; les compagnons, les vins. Les chandeliers sont placés sur la table. Un ruban délimite le centre de table au long duquel sont alignés les canons (verres) qui, selon le Rite Français Philosophique, doivent être des « verres à feu », c’est‐à‐dire des verres à fond plat, et non des verres à pied[19].
Les travaux detable se composent de sept santés – nombre égal à celui des planètes – (parfois cinq seulement) auxquelles l’Antiquité offrait sept libations que les santés maçonniques ont remplacées.
Des termes de table, la plupart d’origine militaire, parfois alchimique, y sont employés.
Ce n’est plus le tablier, mais la serviette, placée en divers endroits du corps des commensaux, qui est la marque du grade du convive (sur le bras pour l’Apprenti, sur l’épaule pour le Compagnon, autour du cou pour le Maître). C’est avec la serviette que se lie la Chaîne d’Union[20].
Le Banquet d’Ordre est une tenue qui se fait à mains nues, sans tablier, seuls les cordons et sautoirs sont portés.
Les cérémonies de table des Hauts Grades sont quelque peu différentes[21].
Pour évoquer les banquets maçonniques, en l’absence de respect de formes rituelles, les francs-maçons parlent d’agapes[22]. Dans le rituel du dix-huitième degré du RÉAA, on trouve précisé que la réception d’un chevalier Rose-Croix nouvellement consacré porte le nom de «cène» [23]. Au Rite Forestier, le banquet est appelé Vente de table.
[1]À propos de l’acte de «manger», Revue Arca volume1,2016, p.160
[4]. “We make [Masons] for five guineas, the price is but small, and then Lords and Dukes, you your Brother may call, have gloves, a white apron, get drunk and that’s all.” « On vous fait maçon pour 5 guinées, c’est peu cher payé, et ensuite vous pouvez appeler les Lords et Ducs votre frère, vous avez des gants, un tablier blanc, vous vous soulez et voilà c’est tout », paroles de chansonniers des années 1720 évoquées par Pierre Noël dans son article Une initiative pleine d’avenir :
[7]. Cependant, Philippe Langlet dans Lecture d’images de la Franc-Maçonnerie, Dervy, 2013, précise, p. 170, qu’il s’agirait plutôt d’un aubergiste, au vu du ciseau à moucher les chandelles qui pend sur son tablier (et non la clef de la loge), comme il a pu en voir sur une autre gravure d’un aubergiste portant le même tablier.
[11]. « La plupart des Assemblées de Francs-Maçons se tiennent chez des Traiteurs, ou Marchands de Vin. Quelquefois la Réception se fait en maison Bourgeoise, & le repas au Cabaret, & le Cabaret préféré est celui dont l’Hôte, & les Valets sont initiés dans l’Ordre, ce qu’ils croient un abri contre la Police » (p.101), Nouveau catéchisme des francs-maçons. 1440 depuis le Déluge (1740) : <gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k130898h/>.
[14]. Statuts W. Schaw, 1599, « Art. 9. – Il est ordonné, par Monseigneur le Surveillant général, que tous les anciens statuts et règlements, établis par les prédécesseurs des maçons de Kilwinning, soient, à l’avenir, fidèlement observés par les gens du métier, et que tout apprenti ou compagnon ne pourra désormais qu’être reçu dans l’église de Kilwinning uniquement, sa paroisse et seconde loge ; et que tous les banquets de réception des apprentis ou des compagnons se feront dans ladite Loge de Kilwinning : Art. 11. – Tous les apprentis devant être reçus ne le seront que s’ils paient d’abord pour le banquet susdit la somme de six livres, ou bien ils paieront le banquet pour tous les membres du métier appartenant à ladite loge et à ses apprentis.»<anciensdevoirs.com/page-14.html>.
[15]. Une description de banquet, nommé alors « festin », accompagné de chants, est faite au chapitre VIII, intitulé Cérémonie des festins et peines pour fautes commises, p. 101, de la divulgation Nouveau Catéchisme ou La désolation des entrepreneurs modernes du temple de Jérusalem, ou Nouveau catéchisme des francs-maçons, 1744, de L. Travenol (L. Gabanon ? alias Sieur Polichinelle), sur le site numérique de la BNF
[17]. Commandements pour les santés : « Debout, chevaliers ! Le drapeau en sautoir ! La main au calice ! Haut le calice ! On l’élève à la hauteur du front. Vidons le calice en trois temps ! Le calice à l’épaule gauche ! Le calice à l’épaule droite ! Haut le calice ! Posons le calice ! À moi, pour la batterie ! »
[20]. On trouvera des instructions en loge de table ainsi que de nombreuses informations sur ce sujet dans le document du Rite Français Philosophique selon les textes originaux de la Respectable Loge Tolérance (1970-1985) à partir de la page 127 : <en06.fr/wa_files/rituel%20rite%20francais.pdf>.
[22]. L’agape est un amour oblatif, c’est-à-dire donnant priorité aux besoins des autres, sur les siens propres. Un amour dont l’équivalent latin est Caritas, différent de l’Eros charnel, de Philia pour l’amitié et le plaisir de la compagnie, et de Storgê pour l’affection familiale.
[23]. Sublime chapitre Bernard de Clairvaux, « La Cène des Chevaliers Rose-Croix », à partir de la page 63 : <fliphtml5.com/lxqr/xefi/basic>.
Dans le cadre de son cycle de conférences 2021-2022 portant sur « Regard sur quelques fondements maçonniques », le président de l’Académie Maçonnique, qui n’est autre que notre Frère Christian Roblin, directeur d’édition de 450.fm, vous invite le samedi 19 février 2022 à 10h30 (AM heure de Paris) à écouter et à questionner notre Frère Franck Fouqueray, auteur et conférencier maçonnique, sur « L’accomplissement initiatique par le corps en franc-maçonnerie ».
Pour mémoire, Franck Fouqueray est directeur de la publication de 450.fm. Membre de la Grande Loge Mixte de France, il est aussi l’initiateur du 1er Festival d’humour maçonnique de Paris et préside depuis 2017 aux destinées de la célèbre et prestigieuse Fraternelle des Écrivains Maçonniques ainsi que des Éditions L’O.L.http://www.editions-lol.com
Retrouvez-le dans notre présentation de son dernier ouvrage, coécrit avec Solange Sudarskis, le « Manuel de sauvetage pour Compagnon maçon… sans instructeur » https://bit.ly/3sB6Kb0
Avec 17 000 francs-maçons, la région PACA est une place forte de la franc-maçonnerie. Qui sont-ils ? Quel est leur rôle ? Souvent dénoncés pour leur culte du secret ou critiqués pour leurs influences supposées, quels pouvoirs ont-ils réellement ?… Invités : Louis Trébuchet, Ancien Grand Maître Adjoint de la Grande Loge de France, Nadine Agin de la Grande Loge Féminine de France Memphis Misraïm et Philippe Dario de l’Ordre Maçonnique Mixte et International LE DROIT HUMAIN Fédération française.