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Rechigner par temps maussades

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L’humeur ambiante est au maussade, tout y contribue…

Le moral baisse en inverse proportion du niveau des mers, les méchantes courbes sont à la hausse entraînant dans leur sillage les agressivités diverses.

Maussades nous voici donc. Inaptes à goûter la saveur des choses,. Tout nous semble insipide et la sagesse nous déserte. Maussades, parce que les savoirs prouvent leur limites, surtout quand les savants autoproclamés et autres prétendus sachants nous abreuvent de diktats aléatoires autant que volatils.

Alors on rechigne à… Au sens propre, on grimace, en grinçant des dents.

Dans les anciens parlers germaniques, *kînan signifiait tordre la bouche, s’ouvrir, éclater. *kinnus désignait la joue, la mâchoire. On y voit par ailleurs un lien avec le pluriel latin *genae qui désigne les joues, dont est issu le verbe ricaner.

Tout est affaire de dents, dans la quenotte et le chicot : certains peuples du Soudan vont jusqu’à arracher les quatre incisives du bas à chacun, homme et femme. Le sourire illumine alors une grande béance…

Le verbe rechigner est ancien, dès le XIIe siècle dans les chansons de geste et les romans bretons de Chrétien de Troyes, chaque fois que le chevalier ne peut se retenir de manifester sa mauvaise humeur, sa répugnance.

La palette de la désapprobation est toujours imagée par des manifestations du visage.

On rechigne et la déformation même involontaire des lèvres trahit le sentiment, jusqu’à montrer les dents. Dans l’Antiquité, le héros mourant, à qui la volonté et la maîtrise de soi échappent totalement dans l’acmé de sa souffrance, va entrouvrir les lèvres dans un rictus révélateur. Tel le géant Antée, invincible tant qu’il peut toucher la Terre sa mère, et qu’Héraklès étouffe à mort en le soulevant dans son agonie, pour lui interdire le contact salvateur avec Gaïa. Une coupe à boire du Ve siècle av. JC montre ainsi le rictus de souffrance de celui qui rechigne à mourir.

Montrer les dents est signe de refus, d’agressivité et de menace, parce que la peur y est associée. Tels sont les chiens lorsqu’ils se sentent en danger.

L’impassibilité est synonyme de maîtrise de soi, physique ou morale.

A la différence de nos sociétés contemporaines où tout se manifeste avec ostentation.

On boude. Le mot s’autorise du gaulois *bedo, qui signifie le sot, le niais, ainsi que de l’onomatopée *bod qui image la chose boursouflée, enflure physique ou épaisseur intellectuelle. Bedonnant et boudeur… Quitte à se renfrogner dans son boudoir, où on pourra pester sans témoin.

On renâcle. En d’autres termes sémantiques, on souffle violemment par les naseaux pour affirmer sa protestation.

Encore une histoire de nez, on se renfrogne. Le parler gaulois désigne par trugna le groin, le museau, que le gros buveur montre congestionné et rougeaud. Avec une variante frogna, la narine, que l’on retrousse en se renfrognant.

On grogne. La racine très ancienne du mot l’associe au bruitage du porc et de son groin *grunium. Ainsi on grogne, grommelle, gronde.

On renaude comme le renard en maraude. On tique comme le cheval qui manifeste son inconfort.

On râle, on ronchonne, on maugrée, on rouspète.

On fronce les sourcils en devenant sourcilleux.

Du mot, on passe de plus en plus fréquemment au poing, sans vergogne, tant les circonstances semblent répugnantes.

C’est la faute à la météo, à l’écolo dans un monde pas logique, au virus en constante vadrouille, aux démagogos aux aguets. La liste en passe, et des pires. Avis de tempêtes pour saison maussade.

Et pourtant, tant d’instants savoureux à dénicher…

(Humour) Des maçons dignes des loges

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  • Le bandeau sur ses yeux n’empêchait pas sa vue de l’esprit
  • A la tenue blanche de la Loge Parmentier de Grenoble, il y avait tout le gratin dauphinois.
  • Le frère trésorier portait un épais costume de tweed écossais et son grand tablier brodé d’une bourse, en magnifiait la richesse.
  • La calvitie totale du Vénérable Maître lui mettait davantage encore la tête près du bonnet.
  • Il s’était entortillé le buste de telle façon, qu’il fallut lui couper le cordon.
  • Grâce à ses grands pieds en équerre, debout, ce Frère avait un bel aplomb.
  • En les voyant sans arrêt se déplacer, l’Apprentie songea que les frères Expert et Maître des Cérémonies étaient « les marchants du temple ».
  • Avec ses doigts de gants troués par le temps, le second surveillant pouvait tourner plus facilement les pages du rituel.
  • Aussitôt après son tuilage, l’apprenti demanda à couvrir le temple.
  • C’est sous les coups de maillets battants, que le Frère Inspecteur sortit rapidement de la loge.
  • La tenue blanche terminée, les Profanes furent invités par Vénérable Maître, dans son magasin d’optique, pour prendre un verre de contact
  • C’est en se penchant sur son livret d’instruction que le Premier Surveillant comprit trop tard que la bougie et la flamme étaient de mèche pour que sa longue barbe prit feu.
  • Assis, le buste raide derrière son plateau, le frère Hospitalier avait l’air d’un homme-tronc.
  • Après la tenue, le Second surveillant qui était fleuriste, invita les Apprentis dans son arrière-boutique, à prendre le pot de la fraternité.

– Cette loge maçonnique était une assemblée d’hommes avec un jeu de dames en son centre.

  • Le coiffeur, fraîchement initié, se réveilla en sursaut et tout en sueur dans son lit : il venait de rêver qu’avec un ciseau et un maillet, il s’acharnait à couper les cheveux d’un client, la tête en sang.

– C’est en se levant pour remonter sans prendre de gants les bretelles de la loge, que le Vénérable Maître en chaire sentit soudain les siennes lâcher, et son pantalon descendre.

  • L’atelier étant en réfection, la tenue a eu lieu dans la loge du concierge.
  • En levant péniblement son épée flamboyante mais tortueuse, le Vénérable Maître se rappela son rendez-vous chez l’urologue.
  • Le Maître des Banquets qui voyait grand, détailla le prochain repas de la Saint-Jean, par le menu.
  • En marchant sur son lacet, le Vénérable Maître s’étala de tout son long devant la colonne Beauté, avec sa bougie allumée à la main.
  • Sous le bandeau, la profane anxieuse ne s’aperçut pas de la panne de courant et de l’angoisse soudaine des frères présents.
  • C’est au moment où le secrétaire annonça que le dernier tronc de la Veuve était revenu chargé d’une pierre plate de 225 kg, que le frère député assis à l’Orient, reçut le triangle du Grand Architecte de l’Univers sur la tête.
  • Avant même qu’on lui appose le bandeau, il avait des idées noires.
  • Plusieurs sœurs qui avaient laissé leurs manteaux à la porte du temple, ne les ont pas retrouvés en sortant.

La nuit je mens

« On m’a vu dans le Vercors

Sauter à l’élastique

Voleur d’amphores

Au fond des criques

J’ai fait la cour à des murènes

J’ai fait l’amour

J’ai fait le mort… »

La chanson mélancolique de Bashung nous laisse dans la tête cet aveu curieux « la nuit je mens ! » Elle est si insistante qu’on se laisse aller à lui faire écho et à questionner notre propre vie ici et maintenant….

Dans quelle nuit cette addiction coupable se manifeste-t-elle chez nous ? Dans quelle nuit notre esprit se sent-il dégagé de toute obligation vis-à-vis d’une vérité crue ou de la vérité toute nue ? Dans quelle nuit déjà, s’est-on autant senti libre, rebelle et farouche, maître de nos paroles et puissant mystificateur du réel ?

Avec la plainte de la guitare, de telles nuits nous semblent plus graves et plus profondes que les jours où bruissent les forces de la vie. Ce sont des nuits de lune noire où l’épaisseur se fait plus pesante, plus sauvage, des nuits qui nous poussent irrésistiblement à l’errance malgré l’effroi, au désir de desserrer un peu autour du cou le nœud de la peur ….

Alors oui là :

« La nuit je mens

Je prends des trains à travers la plaine

La nuit je mens… »

Non, pas de remords hypocrite ! Dans le cœur de ces nuits-là, c’est l’inflexible Hécate qui vient au-devant du voyageur impudent, un flambeau au poing pour éclairer la route qui mène aux Enfers. Voilà pourquoi au creux de ces nuits l’« on prend des trains à travers la plaine », on parcourt « des kilomètres de vie en rose » avec le fol et dernier espoir de trouver l’âme sœur, peut-être ?

C’est oublier que dans le manteau nocturne rien n’est simple ni aisément décelable, car Hécate, aux carrefours sombres des routes, a trois têtes qui regardent dans trois directions différentes. Hécate et ses trois corps offrent une vision qui, du coup, fait « danser tant de malentendus » et affole terriblement nos boussoles intérieures…

C’est oublier que cette divinité puissante qui règne sur le ciel, la mer, la terre peut aussi lier le passé, le présent et l’avenir, sans la crainte funeste de se perdre dans le temps. Mais, à cette croisée, sur quel chemin s’élancer dans le vent, s’avancer sur la terre d’un pas victorieux, ou bien nager sans s’épuiser dans les vagues furieuses ou les courants sous-marins ?

Paradis, purgatoire et enfer, Hécate au croissant de lune sur le front, tu nous dis que tu nous diriges vers la meilleure piste, la bonne issue ou vers la plus belle des portes ? Confies-tu vraiment la clef qui ouvre les enceintes scellées, le fouet qui réveille ceux qui s’endorment sur des lits de lauriers ? Eux, ces soi-disant « dresseurs de loulous », « ces dynamiteurs d’aqueducs », ces cabotins de la comédie humaine ?

Ô qu’il est malaisé de voir dans l’obscurité ce qui est bénéfique ou maléfique ! Alors que faire ?

« La nuit je mens

Effrontément. »

Hécate, magicienne redoutée, toi qui connais les secrets de la vie et de la mort, l’autre face du visible et de la lumière éclatante, non ! Tu n’auras pas de prise sur mes choix…. Je fais fi de ta puissance… « Je m’en lave les mains » …

À la croisée des routes, mon âme s’arrêtera pour choisir la voie de la terre, de l’horizontalité, de la rationalité et de l’amour, celle qui m’amènera à creuser mon puits et de là, du centre des ténèbres, je m’élèverai toujours verticalement vers la lumière…

Vrai ou faux ?

« On m’a vu dans le Vercors

Sauter à l’élastique

Voleur d’amphores

Au fond des criques

J’ai fait la cour à des murènes

J’ai fait l’amour

J’ai fait le mort… »

Et si la nuit je mens…

« J’ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho

Où subsiste encore ton écho

J’ai fait la saison

Dans cette boîte crânienne

Tes pensées, je les faisais miennes… »

Hécate, toi venue de Thrace, tu es éternellement un être à part ! Que ce soit, à côté et en dehors de l’Olympe, tu bats la mesure de la délicieuse et obsédante musique qui est en nous !

(VIDEO) Blockchain, NFT & la Franc-Maçonnerie – Comment ces technologies serviront aux Francs-Maçons ?

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De notre confrère Inspy

On parle souvent de l’histoire et du présent des Francs-Maçons sur cette chaîne, parlons un peu du futur. Et notamment comment cette technologie majeure qu’est la blockchain, va influer sur la vie des Francs-Maçons dans les années à venir.

Visitez la chaine de Inspy

(VIDEO) Le combat en soi, une quête, un chemin.

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Grâce aux informations de nos confrères fr.aleteia.org et la vidéo de Guillaume Delaage

Discerner entre conflit intérieur et combat spirituel. Nous allons nous rendre à la source de ce qui génère les conflits en nous-mêmes et qui par conséquent anémie notre vie spirituelle. L’apôtre Paul parle d’un « bon combat ». Il invite Timothée à livrer le bon combat de la foi (1 Tm 1, 18 ; 6, 12). Cette invitation sous-entend qu’il y a un mauvais combat. Il porte un nom : « conflit intérieur ».

Le conflit intérieur est difficile à appréhender car il naît souvent d’un bon constat mais utilise de mauvais moyens. Exemple : nous prenons conscience que nous devons changer telle ou telle chose dans notre vie. Nous sentons que nos passions charnelles ont le dessus et sont nuisibles dans nos vies. Nous allons donc lutter de toutes nos forces pour les empêcher de s’exprimer. Nous avons tous essayé, le résultat est décevant, parcellaire, fragile et décourageant. Pour schématiser, c’est vouloir enlever de la crasse avec de la crasse. En d’autres termes c’est lutter par des moyens charnels contre des problèmes charnels, ou encore, c’est vouloir chasser les ténèbres sans allumer la lumière.

Le conflit intérieur est difficile à objectiver car il se passe en nous-mêmes. Il se trouve que nous sommes à la fois le combattant et le terrain du combat. Nous nous sommes tous livrés à des soi-disants combats qui finissaient par tourner à l’obsession. Un exemple simple : un jour de jeûne peut se terminer en course poursuite avec le frigo, l’agresseur étant le frigo lui-même qui nous suit partout et nous harcèle sans relâche… Nous croyons combattre spirituellement et en réalité nous sommes en conflit intérieur. Nous devons parvenir à sortir de cette confusion.

L’apôtre Paul fait une judicieuse remarque qui nous permet de mener le combat comme il convient, lorsqu’il dit aux Galates : « Marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair ». Fondamentalement, saint Paul positionne le combat de manière spirituelle en nous rappelant que « nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. » (Ep 6, 12)

Un bel exemple de conflit

Pour vous éclairer, je vais vous citer une situation mille fois vécue. Vous êtes en réunion, les choses tournent mal avec vos interlocuteurs. Vous ne vous comprenez pas. Vous avez beau argumenter, les choses empirent. Le ton monte, les passions s’exacerbent, bref vous êtes au bord du clash. Pas de panique. Vous êtes entrain de lutter charnellement, (le charnel intégrant aussi le plan de l’intellect). Si vous n’êtes pas totalement enlisé dans le conflit et que vous vous laissez inspirer par l’Esprit saint, si vous avez par miracle ou par entraînement de la « présence d’esprit », demandez à votre ange d’aller expliquer à l’ange du monsieur ou de la dame qui est en face de vous, de quoi il en retourne. Vous serez alors surpris de constater que tout à coup l’ambiance change et que vous commencez à vous comprendre, vous et eux, eux et vous. D’où croyez-vous que vient cette pratique ? Du pape Pie XI, lui-même, qui l’employait très fréquemment.

DOMINATIONS

Quand y a-t-il conflit, quand y a-t-il combat ?

Voici quelques caractéristiques pour discerner entre conflit et combat intérieur : le conflit nous montre ce que nous allons perdre, le combat nous fait voir ce que nous allons gagner ; Le conflit garde nos yeux rivés sur la ligne de départ, le combat projette notre regard vers la ligne d’arrivée ; le conflit intérieur nous paralyse, nous tiraille alors que le combat nous rend mobile et donne de l’élan vers un objectif à atteindre.

La suite de cet article sur le site fr.aleteia.org

Promesse et Serment

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Il faut distinguer d’entrée Promesse et Serment.

Ces deux formes d’engagement faisaient partie autrefois (dès l’enfance : promesse des communiants, des scouts) des valeurs de la tradition orale. La poignée de mains des marchands de chevaux pour sceller une transaction valait contrat. La « parole donnée » relevait du sacré (Serment vient d’ailleurs de sacramentum). On avait davantage confiance. Ne pas tenir sa parole revenait à trahir. (Promesse de Gascon, serment d’ivrogne)

Aujourd’hui, paradoxalement au temps de l’image, l’écrit s’est installé pour formaliser les promesses (Les notaires ne parlent plus de “promesse de vente” mais “d’avant-contrat”). Ce qui veut dire que l’on se fait de moins en moins confiance ! L’écrit fait loi où le langage faisait usage.

On retrouve l’antériorité et donc l’histoire très ancrée en « France », du Droit romain.  A distinguer enfin la fausse promesse (faite par ignorance) de la promesse mensongère. D’où l’importance des contrats aujourd’hui.

 A noter que les maçons ne sont pas avares de serments avec des “je le promets” et de « je le jure ». A noter encore que les serments se prêtent toujours sur un livre, généralement la Bible. Le témoin n’est pas un homme mais un livre sacré.

Rencontre de la main qui promet et du sacré…qui peut sanctionner (La superstition n’est pas loin). La promesse et le serment sont donc sous-tendus par une peur, une menace : si tu trahis, si tu es parjure, il t’arrivera ceci ou cela (excommunication, peines diverses, rejet, mort)

La définition philosophique de la promesse est classiquement : « Acte de langage performatif par lequel on s’engage à faire quelque chose devant quelqu’un ».

En ce sens, le serment du médecin (Serment d’Hippocrate) est plutôt une promesse qu’un engagement, car il n’est pas tenu à une obligation de résultat dans l’acte de soin. Son serment est d’abord une intention sincère, une volonté d’assistance.

Ce sujet est original et percutant, au sens où l’on peut suivre l’évolution humaine dans l’histoire avec promesse et serment. Il y a précisément dans la promesse (de promittere, faire aller en avant, laisser aller en avant) une idée de progression et de progrès. Sur la flèche du temps !

En cela, celui qui promet a en quelque sorte, en se projetant dans le temps, un “regard d’avance” sur le monde !

(VIDEO – 52mn) Les mystères de l’alchimie

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L’alchimie est une discipline qui peut se définir comme « un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux ». L’un des objectifs de l’alchimie est le grand œuvre, c’est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux, principalement des métaux « vils », comme le plomb, en métaux nobles comme l’argent ou l’or.

Cet objectif se fonde sur la théorie que les métaux sont des corps composés (souvent de soufre et de mercure). Un autre objectif classique de l’alchimie est la recherche de la panacée (médecine universelle) et la prolongation de la vie via un élixir de longue vie. La pratique de l’alchimie et les théories de la matière sur lesquelles elle se fonde, sont parfois accompagnées, notamment à partir de la Renaissance, de spéculations philosophiques, mystiques ou spirituelles.

Des pensées et des pratiques de type alchimique ont existé en Chine dès le ive siècle av. J.-C. et en Inde dès le vie siècle. L’alchimie occidentale, quant à elle, commence dans l’Égypte gréco-romaine au début de notre ère, puis dans le monde arabo-musulman, d’où elle se transmet au Moyen Âge à l’Occident latin, où elle se développe à la Renaissance et jusqu’au début de l’époque moderne. Jusqu’à la fin du xviie siècle les mots alchimie et chimie sont synonymes et utilisés indifféremment. Ce n’est qu’au cours du xviiie siècle qu’ils se distinguent et que l’alchimie connaît une phase de déclin, sans toutefois disparaître totalement, alors que la chimie moderne s’impose avec les travaux d’Antoine Lavoisier, et la découverte que les métaux sont des « substances simples ».

Géographie du mystère

Bon, d’accord, puisque vous insistez, c’est vrai que je suis un grand lecteur. Mais c’est par obligation. Comme je suis insomniaque, je suis bien obligé de tromper la nuit. Alors je lis en espérant y trouver le sommeil. Un roman est si vite ennuyeux…

Vous savez que j’ai hérité des bibliothèques de mon père et de mon grand-père. Ce soir-là – ou plutôt cette nuit-là –, poussé par je ne sais quelle curiosité, j’étais monté sur un escabeau pour savoir quels bouquins il pouvait bien y avoir sur l’étagère du haut, sous la poussière. Celui qui me tomba sous la main s’intitulait « Géographie du mystère ». Il semblait très ancien ; l’auteur était bizarre : Jean Lexplorateur, sans apostrophe ; l’ouvrage n’était pas daté, et le nom de l’éditeur, « A l’univers », montrait qu’il devait avoir été rédigé à l’intention d’une confrérie secrète, peut-être une secte, et que c’était probablement le Manuel d’un de ses membres. Je l’ouvris donc avec fébrilité. L’éventualité de dormir s’éloignait…

On y relatait un voyage, cartes à l’appui, dans les Ouyades, un archipel à l’ouest du Pacifique dont, je l’avoue, je n’avais jamais entendu parler. Je passerai sur le trajet en bateau pour y aller ; il ne présentait d’autre intérêt qu’un récit par le menu… si j’ose dire ! Car le seul épisode marquant était lorsque les marins, à bout de vivres, avaient fini par manger les rats du navire. Le livre donnait la recette d’un ragoût qui, ma foi, n’avait pas l’air mauvais. Mais passons, pour les écœurés de toute sorte ou les petites natures, et rappelons avec force qu’aucune religion n’interdit la consommation de cet animal, ni ne prescrit la façon dont il faut le tuer. Certains auteurs affirment même qu’une telle liberté est un sacré progrès ou un progrès sacré, ça dépend des traductions, et il y en a même qui ajoutent que les religions, pour dominer leurs fidèles, ciblent leurs interdits sur la nourriture et le sexe. Pour ma part je ne me prononcerai pas. Pensez-en ce que vous voudrez !

Bref, au terme de son voyage, l’auteur nous faisait part de sa première découverte, l’île d’Yeux. Il n’y avait sur cette île qu’images et mirages, et les habitants assis, ou même en marchant, regardaient à travers des sortes de lunettes le spectacle de la vie qu’ils ne vivaient pas. Ils gesticulaient en parlant tout seuls à leurs lunettes pour répondre à des jeux où ils pourraient gagner une seconde paire de lunettes. Ils ne regardaient pas les autres parce que c’étaient des concurrents et ne dormaient que d’un œil pour garder toutes leurs chances de gagner, tandis qu’avec l’autre œil ils visualisaient leur lot gagnant. Comme ils avaient désappris à aimer, suivant en cela les dispositions en vigueur, l’État leur inculquait, dès le plus jeune âge, la manière de soumettre leur volonté au Bien commun et au couvre-feu de la pensée. Les programmes scolaires avaient été adaptés par « des pédagogues que le monde entier nous envie » (sic) et dont les experts du pays vantaient la suprématie dans tous les médias.

Un dissident, il y a bien des années, avait osé parler de propagande et de conditionnement, mais il avait été éliminé dès le premier tour. Quelque temps après il avait disparu dans un accident. Certains prétendaient à mi-voix qu’il avait été assassiné, mais peut-on mettre des barrières à la rumeur ? Quoi qu’il en soit, dans cette île bienheureuse, on distribuait de l’argent pour qu’on puisse le dépenser dans les machines à rêve, c’est-à-dire des billets qui, placés devant les lunettes, donnaient des spectacles féériques. On disait que ça rapportait gros à l’État et à ses concessionnaires.

À quelques encablures se trouvait l’île d’Ouÿ, la plus verte de l’archipel. Selon la carte, elle était parsemée de montagnes qui se renvoyaient de l’écho. Située au nord, en zone pluvieuse, il y faisait noir, mais à peine descendu du bateau, on était submergé par le brouhaha. Tout le monde hurlait plus fort pour se faire entendre de ceux qui hurlaient. Des haut-parleurs, réquisitionnés par les autorités et les syndicats, débitaient des informations assorties de commentaires appropriés afin que les auditeurs ne se trompent pas d’interprétation. De temps en temps, grâce à la liberté et à la démocratie dont les haut-parleurs vantaient l’existence, des élections étaient organisées. Heureusement, les haut-parleurs veillaient en indiquant le bon candidat. L’erreur était impossible : comment confondre le bon et le mauvais, le compétent et le nul, le vertueux et le voleur ? Merveilleuse civilisation où l’on remboursait les somnifères pour endormir les résistances et les calmants pour apaiser les inquiétudes !

L’auteur du livre marquait toute son admiration pour une invention surprenante. Laissons-lui la parole.

  • « Ce qui prouve à l’envi, si besoin est, la supériorité de cette civilisation sur la nôtre, ce sont les “bornes à discours”. L’île est, en effet, parsemée de bornes de couleurs différentes surmontées de sortes de parapluies de la même couleur. Un habitant m’indiqua que cela permettait de les voir de loin et, surtout, de ne pas les confondre. »
  • « Mais à quoi cela sert-il ? » – lui demandai-je.
  • « On voit bien que vous n’êtes pas d’ici » – me répondit-il avec un air teinté de commisération. « Ce sont les discours de nos politiques et chaque couleur correspond à un parti : les bleus, bleu ciel ou marine, les rouges, les roses, les verts, les gris qui sont au centre et il y a même un parti bariolé qui prend un peu de chaque. Il suffit de soulever le couvercle de la borne et on trouve des casques qui permettent d’écouter les discours que l’on veut. Grâce aux boutons sur le côté, on choisit le sujet : l’économie, le chômage, la dette, l’immigration… C’est très intéressant ! Et comme il y a plusieurs casques par borne, on peut se mettre à plusieurs pour crier plus fort que les autres. On ne s’ennuie pas ici, vous savez ! »

Comme il avait pris un casque et que des voisins s’approchaient pour la dispute, il m’a semblé plus prudent de les laisser entre eux et de partir furtivement.

La troisième île, sur la carte, s’appelait Bella. Sur le bac qui reliait les îles de l’archipel, le passeur m’avait mis en garde.

  • « Si vous ne voulez pas prendre de risque, prenez ce casque et ce bouclier. Je ne fais dessus aucun bénéfice ! Vous hésitez ? Faites ce que vous voulez, mais après ne vous plaignez pas ! »

Devant de tels arguments et comme il m’avait l’air de bonne foi, je lui louai ses protections et y ajoutai même des guêtres. Le prix était exorbitant, mais je m’y attendais : toute bonne foi, surtout si elle est foi, inclut ses péchés capitaux. Je débarquai donc lesté de tout ce barda. Il fallait monter un escalier, assez abrupt, avant d’accéder à un plateau.

Une fois en haut, ce que je vis me stupéfia. C’était un champ de bataille. On n’entendait que cliquetis d’armes, hurlements d’assaillants, râles de vaincus, appels à renforts, battements de pieds, sifflements de lances et flèches, chocs de massues contre des boucliers… J’empoignai fermement le mien et m’approchai d’un cercle de femmes qui tantôt pleuraient à grands cris tantôt s’esclaffaient bruyamment, et je demandai à la moins excitée quel était le motif de cette bataille.

  • « Mais, Monsieur, ce n’est pas une bataille, c’est la guerre ! On est en guerre depuis toujours. Mes parents me l’ont transmise et ils la tenaient de mes grands-parents, du moins ceux que j’ai connus, et je la transmets à mon tour à mes enfants. Oh, ils sont encore petits, mais déjà ils ont envie de se battre ! » – me dit-elle toute fière.
  • « Et pour quel motif ? » – demandai-je, curieux.
  • « Pour les lapins de garenne ! » Je la regardai d’un œil si ahuri qu’elle poursuivit. « On apprend ça dans nos livres d’histoire ! En 1874, les marins du Valong, un navire scientifique, ont introduit dans l’île le lapin de garenne en venant observer un phénomène astronomique. En quelques années il s’est développé, propagé et s’est mis à manger avec délices les choux, les ignames, les patates et le taro de l’île, ils grignotaient tout, y compris l’écorce des arbres, les pousses de ceux qui sortaient de terre, ils faisaient des trous partout et ils se multipliaient, se multipliaient, se multipliaient, tant et si bien que ce qui était une forêt, est devenu un désert… »
  • « On a bien essayé de lutter, on a construit des dizaines de kilomètres de grillages pour les empêcher d’atteindre les terres cultivées, mais le lapin creuse par-dessous ! On a tenté le renard ; solution désastreuse, le renard préfère les poules et on n’avait plus d’œufs ni de bouillon ! On a alors importé d’Europe des lapins avec la myxomatose ; elle a été efficace dans un premier temps, mais… les lapins sont devenus résistants. On a aussi importé la puce espagnole, adaptée aux milieux arides. Nouvel échec. D’autres virus sont introduits, mais on commence à s’inquiéter… vous comprenez ? »
  • « Oui, bien sûr ; on serait inquiet à moins… Mais enfin, ça, c’est la guerre contre les lapins, mais ça n’explique pas la guerre entre vous ! »
  • « Oh, c’est tout simple : la moitié des habitants de l’île veut se débarrasser des lapins tandis que l’autre moitié veut les déclarer espèce protégée, car ils nous ont permis de surmonter la grande famine du début du siècle dernier. Entre le Parti des Territoriaux (PDT) et le Parti des Redevables (PDR), l’hostilité, que dis-je la haine, est inextinguible. De temps en temps il y a des trêves, on oblige les médias à ne plus parler du sujet, mais ça a repris dernièrement avec des lapins qui se sont attaqués au jardin d’un élu de la majorité. Il a proclamé, immédiatement, que c’était un complot de l’opposition. Vous imaginez la suite… »

Je fis un « oui » évasif et je m’apprêtais à redescendre vers le bac lorsque je reçus un coup de gourdin sur le casque. J’entendis mon agresseur hurler : « À bas les journalistes étrangers ! » Un peu sonné, je descendis l’escalier vers le port plus vite que je ne l’avais monté.

Après quoi l’auteur se lançait dans de très longues considérations sur le sens du voyage et surtout le voyage intérieur bien moins risqué, écrivait-il, mais qui, selon lui, devait inciter (l’initié, peut-être) à la prudence, à l’humilité et au discernement, vertus qui, selon lui, préparaient à une vie meilleure. Mais il ne précisait pas quelle vie. D’ici-bas, de l’au-delà ou d’une vie prochaine ? Quant à la maxime qui concluait cet étrange ouvrage, on aurait dit une espèce de message à l’intention des adeptes, à moins qu’il ne s’agisse d’un mot de passe. Elle m’a parue d’une profonde sagesse. Je vous la livre sans commentaires :

Quand on est revenu de tout, on ne peut aller nulle part.”

RUSSIE : Francs-maçons, Irena Lodge et Peace of Tilsit

De notre confrère russe kaskad.tv

La région de Kaliningrad est littéralement imprégnée de toutes sortes de secrets et d’énigmes. Y compris ceux laissés par les francs-maçons – membres de l’organisation la plus célèbre, la plus puissante et la plus mystérieuse de l’histoire du monde.

Francs maçons

Ce sont leurs architectes qui ont laissé leurs traces secrètes que l’on peut voir sur certains des édifices antiques de notre région :  » Delta Radiant  » (All-Seeing Eye), ainsi qu’une équerre, une boussole, un marteau et une hache, reflétant le thème de la construction.

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Pourquoi construire ? C’est très simple : la confrérie des francs-maçons est originaire de l’Europe médiévale, et au tout début cette organisation secrète était une guilde de bâtisseurs. Fondamentalement, les membres de la confrérie ont construit des cathédrales et d’autres bâtiments. Après que les francs-maçons se soient désintéressés de la construction, les principes de base de la communauté ont changé.

« Un maçon, par sa position même, obéit aux lois de la morale… Une seule religion est obligatoire pour tout le monde – c’est une religion universelle qui unit les gens, qui consiste dans le devoir de chacun de nous d’être gentil et fidèle au devoir, être un homme d’honneur et de conscience », – dans « Novaya book of statuts » en 1723, écrit le célèbre franc-maçon britannique et auteur des constitutions des francs-maçons James Anderson.

« Aux trois couronnes » et Souvorov

Le mouvement maçonnique, apparu en 1717, s’est progressivement développé, et n’a pas contourné la ville de Prusse orientale, où se sont constituées les loges maçonniques de la confrérie des francs-maçons.

Les membres de l’organisation secrète étaient des professeurs, des officiers, des pharmaciens, des enseignants, des marchands, des ministres calvinistes, des aumôniers et d’autres personnes influentes de l’époque. Il était tout simplement impossible de devenir franc-maçon. Les membres de la communauté fermée ont choisi leurs propres membres.

Des loges maçonniques existaient à Insterburg (Tchernyakhovsk), Pilkallen (Dobrovolsk), Gumbinnen (Gusev), Tilsit (Sovetsk), Memele (Klaipeda, Lituanie) et, bien sûr, à Königsberg (Kaliningrad). Les noms de certaines « cellules » de Königsberg avaient des noms symboliques pour la région – « A trois ancres », « A trois couronnes », « A une tête morte et un phénix », « Le lit d’Emmanuel ». La « Loge Andreevskaya » était composée d’officiers russes – participants à la guerre de Sept Ans.

Il existe une légende selon laquelle un membre de la loge maçonnique « Aux trois couronnes », qui en 1760 est devenu le successeur légal de la « loge Andreevskaya » existante, était le prince russe et grand commandant Alexandre Souvorov, qui l’a rejoint en hiver. de 1761.

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Lors de son séjour à Königsberg (Kaliningrad), le futur généralissime des forces terrestres et maritimes russes a rendu visite à son père, Vasily Ivanovich Suvorov, qui a été gouverneur général de Prusse orientale.

La Loge « Aux Trois Couronnes » était une « branche » de la Loge Berlinoise « Trois Globes », dans laquelle, selon certaines informations, le roi de Prusse Frédéric II le Grand occupait le poste de Grand Maître.

C’est Frédéric II, connu sous le surnom de « Vieux Fritz », qui en 1756 ordonna à ses troupes d’entrer en Saxe en trois colonnes, déclenchant d’abord la guerre de Sept Ans, qui impliqua plus tard les plus grands États européens, dont la Russie. Le conflit militaire majeur du XVIIIe siècle a pris fin un an après qu’Alexandre Souvorov a rejoint les « francs-maçons de Konigsberg ».

Loge « Iréna »

Des bâtiments historiques ayant appartenu à ces mystérieux maçons ont miraculeusement survécu sur le territoire de notre région.

À Sovetsk, dans la rue Iskra, anciennement Fabrikstrasse, un bâtiment de deux étages a survécu, où se trouvait auparavant la loge Irene, qui a été convertie en 1823 de la Louise à la loge Pure Heart.

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Le premier président de l’ancienne loge « Louise au cœur pur » était le marchand de Tilsit Johann Friedrich Keizer.

Des mémoires de Georg Friedrich, un ancien habitant de Tilsit (Sovetsk), il s’ensuit que le professeur Stobbe était le maître de la loge Irene. Sur la quarantaine de membres de l’organisation secrète, la plupart des gens vivaient à Tilsit.

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Georg Friedrich : « Pour chaque franc-maçon, garder des secrets était d’une importance primordiale, car la retenue et le secret sont des qualités humaines absolument bonnes. »

Le franc-maçon le plus haut placé de la ville était alors le maire et citoyen d’honneur de Tilsit (Sovetsk) – Eldor Pohl.

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Soit dit en passant, le maire a reçu un statut si honorable pour son travail lié au maintien de l’ordre dans la ville pendant le régime d’occupation russe en 1914. Pendant la Première Guerre mondiale, lors de l’opération en Prusse orientale, des unités russes ont occupé Tilsit du 26 août au 12 septembre.

Selon Georg Friedrich, diverses dates mémorables étaient célébrées dans la loge Irena et des réunions se tenaient régulièrement, accompagnées du rituel du « repas fraternel » (un autre nom est « la fête de l’amour fraternel »). Toutes les cérémonies et événements se sont déroulés en cercle fermé, sans la présence d’étrangers et de femmes.

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Maintenant, dans l’ancien bâtiment de la loge maçonnique « Irena », il y a des bureaux et dans une petite extension du café « At Marina ».

« Paix de Tilsit » et les francs-maçons

Il s’avère que les francs-maçons de Tilsit étaient directement liés à un événement historique important – la signature du traité de paix de Tilsit entre la Russie et la France. Le traité a été ratifié par les empereurs Alexandre Ier et Napoléon Bonaparte.

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Les francs-maçons ont fourni des chaises et des tables pour le radeau, où le célèbre rendez-vous des empereurs a eu lieu le 7 juillet 1807. En outre, des membres de la société secrète aidaient les autorités de la ville en matière de cantonnement des unités des belligérants.

Bâtiment solide Mendelssohn

À Sovetsk, au coin des rues Iskra et 9 janvier, il y a un autre bâtiment intéressant de l’ancienne loge –  » Aux trois patriarches « , qui est l’un des principaux monuments architecturaux de Tilsit.

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Autrefois sur le site de ce magnifique bâtiment, construit en 1926 par l’architecte Erich Mendelssohn, la communauté juive « Bnei-Brit » (Fils de l’Alliance) était située, du nom de trois patriarches juifs – Abraham, Isaac et Jacob.

Aujourd’hui, ce bâtiment historique abrite l’Institution budgétaire municipale de formation continue « Centre pour le développement de la créativité ». 

Les sculptures des pionniers placées devant la maison rappellent à tous qu’à l’époque soviétique il y avait la Maison des Pionniers de Sovetsk.

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BRESIL : Après tout, qu’est-ce que la « franc-maçonnerie » ?

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br – Par Jorn. Fernando Gerlach

Nous avons déjà vu que la franc-maçonnerie est une institution avec des siècles d’existence, et qu’à son sujet il y a toujours eu des mythes et de la méfiance. La plupart du temps, la contre-vérité est le résultat d’une désinformation (manque de connaissance), ajoutée à des inventions claironnées de mauvaise foi par quelqu’un intéressé à profiter de l’ignorance du peuple, ou prêchée par quiconque, personne ou institution, est menacé par les principes maçonniques comme la défense de la libre pensée, de l’égalité et de la fraternité entre les hommes, de la démocratie et de la légalité.

Longtemps l’obscurité a facilité l’ignorance, mais aujourd’hui l’accès quasi illimité à l’information offert par la technologie met littéralement la connaissance à la portée de tous. Bien que cela facilite aussi le côté obscur que représente la « fake news », cela permet sans doute de démystifier et d’éclaircir la franc-maçonnerie de manière inédite et devant un public beaucoup plus large, ne justifiant plus l’ignorance ou croyant à la mauvaise foi. En ce sens, nous continuons à présenter des informations et des éclaircissements sur l’Ordre maçonnique, en partant de la réponse à la question « après tout, qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? 

La franc-maçonnerie est une institution essentiellement philosophique, philanthropique, progressiste et éducative.

Il est philosophique parce qu’il s’intéresse à l’essence, aux propriétés et aux effets des causes naturelles. Il enquête sur les lois de la nature et énumère les premiers fondements de la morale et de l’éthique pure.

Elle est philanthropique parce qu’elle ne recherche pas le profit personnel ou de classe. Ses ressources sont destinées au bien-être de l’humanité, sans distinction de nationalité, de sexe, de religion ou de race. Il cherche à promouvoir le bonheur humain par l’élévation spirituelle et la tranquillité de la conscience. 

Elle est progressive car, croyant à l’immortalité et à un Principe Créateur régulier et infini, elle ne s’accroche pas aux dogmes, aux précautions ou aux superstitions. Et elle n’oppose aucunement des obstacles à l’effort de recherche de la vérité, ni ne reconnaît d’autre limite à cette recherche que celle de la raison fondée sur la science.

Et il est éducatif parce qu’il constitue un système d’enseignement permanent, avec des instructions constantes et une transmission progressive de toutes les connaissances qui sous-tendent ses principes et ses objectifs, visant au plein épanouissement de l’humanité. 

Ses principes privilégient la liberté des individus et des groupes humains, qu’il s’agisse d’institutions, de races ou de nations ; l’égalité des droits et obligations des êtres et des groupes sans distinction de religion, de race ou de nationalité ; la fraternité de tous les hommes (car nous sommes enfants du même Créateur) et par conséquent la fraternité entre les nations.

La Franc-Maçonnerie œuvre pour l’amélioration intellectuelle, morale et sociale de l’humanité, ayant pour devise « Science, Justice, Travail ». La science, pour éclairer et élever les esprits ; La justice, pour équilibrer et valoriser les relations humaines ; et Le travail comme moyen pour les hommes de s’honorer et de devenir économiquement indépendants. 

Il vise à enquêter sur la vérité, à examiner la morale et à pratiquer les vertus. La morale est la loi naturelle et universelle qui régit tous les êtres rationnels et libres, et aussi la science fondée sur l’entendement humain, la démonstration scientifique de la conscience, qui nous enseigne les devoirs et la raison de l’usage des droits. Avec la morale ancrée dans les profondeurs de l’âme, le triomphe de la vérité et de la justice se fait sentir.

La vertu, à son tour, est la force de faire le bien dans son sens le plus large ; c’est l’accomplissement de devoirs envers la société et la famille, sans aucun intérêt personnel. Lorsqu’il s’agit d’accomplir son devoir, la vertu ne recule pas.

L’expression « Respect de Dieu, amour du prochain et dévouement à la famille » est la plus grande synthèse de la fraternité universelle, et résume la compréhension maçonnique du devoir de l’homme : respecter les droits, servir et protéger les autres. 

D’après des informations de GOB-PR.

Responsable : Perseverance Store ( store159@fgsia.com ) – Jorn. Fernando Gerlach (DRT-PR n°2327)