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Pour monter sur une échelle, il faut monter une marche à la fois

De notre confrère expartibus.it – Par De Rosmunda Cristiano

La Bible raconte l’histoire de Jacob qui, au cours de son voyage, voulant se reposer après le coucher du soleil, prit une des pierres qui étaient sur le sol et, la plaçant sous sa tête, s’endormit au même endroit.

Dans un rêve, il a vu une échelle qui reposait sur la terre, tandis que son sommet atteignait le ciel et des anges qui la parcouraient. Au bout de l’escalier se trouvait le Seigneur qui lui dit :

« Je suis l’Éternel, le dieu d’Abraham, ton père, et le dieu d’Isaac. Je donnerai la terre sur laquelle tu t’es couché, à toi et à ta postérité ».

Au matin, s’étant réveillé du sommeil et comprenant le pouvoir de la pierre qu’il avait placée comme oreiller, Jacob la souleva, la planta sur la terre comme une stèle et répandit de l’huile sur son sommet et dit :

« Cette pierre, que j’ai érigée en stèle, sera une maison de Dieu ; Je t’offrirai la dîme de ce que tu me donneras ».
Genèse, 28

L’échelle est un symbole, elle a toujours représenté la connexion entre le ciel et la terre, entre les morts et les vivants, la communication entre Dieu et l’homme, la possibilité de s’élever vers les dimensions subtiles.

Le Bouddha lui-même est descendu du mont Meru en utilisant un.

Les peintures avec les âmes des hommes représentés alors qu’ils montent et descendent une échelle sont courantes dans les œuvres d’art illustratives de la mythologie indienne.

Dans la grotte de Mithra, il y en avait une à sept marches qui reproduisait les sept sphères des planètes au moyen desquelles les âmes montaient et descendaient.

Les magiciens de Perse imaginaient que les âmes des morts devaient parvenir au Soleil par sept portes de sept métaux différents, placées sur un très haut escalier.

Dans la tradition islamique, Mahomet a vu un escalier qui, dans le Temple de Jérusalem, s’élevait vers le ciel, avec des anges à droite et à gauche ; sur l’échelle, les âmes des justes montaient vers Dieu.

Dans la Divine Comédie, Canti XXI et XXII del Paradiso, Dante écrit qu’il voit, dans le ciel de Saturne, une échelle d’or s’élever jusqu’à la dernière sphère céleste, sur laquelle montaient les âmes des bienheureux.

Les ascensions signifient toujours transcender la condition humaine pour pénétrer dans les niveaux cosmiques supérieurs et elles distinguent les initiés de la grande masse des laïcs.

Saint Augustin affirme qu’à travers les degrés des diverses vertus morales on parvient au sommet de l’échelle, c’est-à-dire au Bien Suprême : c’est donc l’emblème qui indique l’ascension graduelle, c’est-à-dire le progrès.

Et en franc-maçonnerie ?

L’augmentation du salaire de Compagnon, par l’utilisation du niveau, aurait dû apprendre au Frère à transformer la Pierre Brute en Pierre Cubique, l’aidant à remonter un escalier courbe de cinq marches, pour se retrouver, dès que cet obstacle est franchi et surmonté, de faire face à l’escalier de sept marches au sommet duquel brille la lumière de la connaissance suprême.

Dans le parcours initiatique, l’importance symbolique attribuée aux marches de l’échelle servant à s’élever vers les plans supérieurs de l’existence humaine est évidente : du plan physique on accède au plan spirituel.

Les échelons, depuis les temps anciens, ont fait référence à la progression vers un plan supérieur, donc plus proche du divin, du ciel; en fait, la plupart des temples des civilisations anciennes ont été construits en gradins, comme les pyramides égyptiennes et d’Amérique centrale, les tours mésopotamiennes et les temples grecs.

L’initié est appelé à faire de nombreux voyages symboliques au cours de son parcours. A partir des quatre éléments constituant l’essence de toutes choses, approfondis symboliquement dans les quatre voyages prévus par le rituel d’initiation, en gravissant une échelle à trois marches, les cinq voyages du compagnon sont entrepris, résumant les traditions gnostiques occidentales.

Chaque « état maçonnique » est bien décrit par un chiffre : trois et cinq résument l’essence de l’apprenti d’abord puis du compagnon. En tant que Maître, cependant, il est nécessaire de comprendre et d’appliquer la conception septénaire de l’univers, ce n’est qu’ainsi que nous pourrons accéder à tous les nombres supérieurs.

Le chiffre sept a toujours joué et joue toujours un rôle important dans de nombreuses cultures.

Les exemples de la valeur symbolique de ce chiffre sont nombreux, voyons-en quelques-uns.

Sept étaient les planètes connues, ainsi que les métaux.

Sept sont les jours de la semaine et exactement le temps qu’il faut à Dieu pour créer le monde.

Il y a sept péchés capitaux, sacrements et vertus catholiques : trois théologales, foi, espérance, charité et quatre cardinaux, justice, tempérance, prudence, force.

Il existe sept arts libéraux.

Sept est le nombre bouddhique de complétude.

Sept flammes entourent la divinité pré-védique Agni, dieu du feu qui incarne les forces de la lumière, fils du ciel et de la terre.

Sept sont les chakras.

Il y a sept notes comme représentation de la musique qui, en réglant le chaos, crée l’Harmonie dans l’univers.

Sept sont les merveilles du monde ancien et moderne.

Sept sont les lettres adressées aux Églises respectives par Jean dans l’ Apocalypse .

Il y a sept nuances de l’arc-en-ciel, ou les couleurs primaires du spectre identifiées par Newton, qui s’appuyait sur des théories philosophiques sophistiques.

Le nombre sept servait à indiquer le saut vers le supérieur, ce qui va au-delà, vu la large diffusion dans le monde assyro-mésopotamien de la base soixante, sept est le premier nombre pour lequel la base de ce système ne peut être divisée en parties exactes de numérotation que, à ce jour, nous utilisons pour la détection des mesures de temps et d’angle.

Sept représente l’expression privilégiée de la médiation entre l’humain et le divin, comme la somme de trois, la trinité divine, plus quatre, les éléments qui composent le monde.

Les concepts liés à la symbolique de l’échelle avec celle du nombre sept, peuvent prendre d’innombrables significations : l’échelle des vertus, des « arts libéraux » et des planètes dans les mystères mithriaques.

Dans le contexte maçonnique, l’escalier est le protagoniste du rite écossais, comme le rappelle Mariano Bizzarri dans « L’escalier mystérieux au degré XXX du rite écossais » .

Dans la chambre de l’Aréopage, degré XXX du Rite Écossais, au centre du Temple, se trouve un double escalier, l’Escalier Mystérieux, composé de sept marches de chaque côté. Les ascendants portent les noms des sept arts libéraux ou, de bas en haut : Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Musique et Astronomie ; du côté descendant les marches conduisent de haut en bas les noms de Prudence, Engagement, Travail, Foi, Douceur, Pureté et Justice. L’inscription « amour du prochain » apparaît sur le premier pilier ; sur le deuxième « l’amour du Très Haut ».

La volonté de monter à un niveau supérieur reproduit la pierre angulaire même du maçon : l’amélioration n’est possible qu’en suivant le chemin vers la « lumière », une route « en montée », caractérisée par de petits pas en avant, en montée !

Frère Giuseppe Mazzini, dans ‘Du Conseil à Dieu’ , 1870, écrit :

Nous voyons dans les anges l’âme des justes qui ont vécu dans la Foi et sont morts dans l’Espérance. Dans l’ange gardien et inspirateur, l’âme de la créature qui nous a aimés très saintement et constamment, nous a aimés en retour sur terre, et a eu pour récompense la mission ou le pouvoir de veiller sur nous et de nous faire du bien : l’Escalier entre terre et le ciel, entrevu en rêve de Jacob, représente pour nous la double série ascendante et descendante de nos transformations sur le chemin de l’initiation à l’Idéal divin, et des influences bénéfiques exercées sur nous par les êtres chers qui nous précèdent sur ce chemin.

Je conclus en citant les paroles d’un autre Frère célèbre :

Pour faire le premier pas, vous n’avez pas besoin de voir tout l’escalier.
Martin Luther King

La GLCI en Côte d’Ivoire est-elle impliquée dans un trafic de cocaïne ?

Cette obédience a été créé en 1989. Elle bénéficie de la reconnaissance de la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA). Le 23 avril dernier, Sylvère Koyo a été investi à la tête de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI), en présence de Jean-Pierre Rollet, le Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), Loge Mère de plusieurs obédiences africaines. Des délégations d’Afrique sont venues du Togo, du Congo, du Bénin et de la Guinée. Cette discrète cérémonie s’est tenue dans le temple de la GLCI, située dans le quartier résidentiel de Zone 4, à Marcory, au sud d’Abidjan. Dans la soirée, les Frères de lumière ont diné au Sofitel Ivoire d’Abidjan, avec leurs épouses.

Il y a quelques jours, des membres ÉminentS de la GLCI ont été mis en examen dans le cadre d’une vaste enquête pour trafic de cocaïne, suite à la saisie fin avril de 2 tonnes de poudre blanche à San Pedro, le second port du pays, mais aussi dans la capitale politique, Abidjan.

Depuis, le Grand Maître Sylvère Koyo est déstabilisé par ce coup de tonnerre et consulte afin de prendre les décisions qui s’imposent.

Parmi les Frères interpelés et mis en examen, on retrouve Richard Gorayeb, qui est membre de la Loge « Les Princes d’Assinie » N° 32 et qui jouit du statut de Grand Officier. Ce Frère est Directeur Général chez Continental Protect et Service basé en Côte d’Ivoire. Depuis le 2 juin dernier, il est écroué. On retrouve aussi Dominique Amata qui lui aussi travaille dans la sécurité.

Ce coup porté à la GLCI pourrait mettre en difficulté le nouveau Grand Maître. À suivre…

INTERVIEW – Grand Maître de la Grande Loge Symbolique d’Espagne

De notre confrère eldiario.es – Par Ivan Suárez

Xavier Molina Figueras est le représentant de la principale obédience maçonnique « mixte et adogmatique » du pays. Il affirme qu’un renouvellement générationnel s’opère dans l’organisation et que des personnes entre 30 et 40 ans s’en approchent.

« L’image négative de la franc-maçonnerie est l’une des rares victoires du régime franquiste qui survivent encore »

Xavier Molina Figueres (Gérone, 1972) est franc-maçon depuis douze ans. Ce docteur en pharmacie a débuté en 2010 dans une loge à Barcelone. Lassé du fait que, dans le milieu qu’il fréquentait, la plupart des conversations tournaient autour du « football ou des voitures », il cherchait un espace où il pourrait avoir une conversation « sérieuse et calme » sur les sujets qui l’intéressaient. Non seulement philosophique, mais surtout « social, humain, spirituel ». Dans la franc-maçonnerie, il a trouvé ce lieu de débat « ouvert et ordonné ». Pendant quatre ans, il a été le Grand Maître de la Grande Loge Symbolique d’Espagne, la principale association maçonnique « mixte et adogmatique » du pays. 

Il s’est récemment rendu à Gran Canaria pour donner une conférence sur le lien entre la franc-maçonnerie et la science et sera également à Tenerife les 10 et 11 juin. 

Quelle est la relation historique entre la franc-maçonnerie et la science ?

La franc-maçonnerie a toujours été liée à la science et à la littérature. Il y a jusqu’à 24 lauréats du prix Nobel qui ont été maçons. Le prix Nobel de la paix se démarque, mais il y a aussi la médecine, la chimie, la physique… La franc-maçonnerie a toujours été une maison très ouverte à l’innovation et au débat. Cela nous définit. Au final, nous avons pour principe d’atteindre la perfection et l’amélioration de la société et de faire sortir ce que nous apprenons au sein de nos loges ou au sein de nos temples, cet esprit novateur et critique. Ne considérez surtout pas qu’il existe une vérité absolue. Cette mentalité ouverte, bien que croyante la plupart du temps, est ce qui facilite l’existence d’une innovation très importante liée à la franc-maçonnerie, surtout au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. 

Dans une société qui s’exhibe sur les réseaux sociaux et exacerbe l’individualisme, comment s’intègrent les concepts traditionnels associés à la franc-maçonnerie, comme la discrétion ou la fraternité ?

Dans ce type de société que vous avez décrit, il est assez difficile de s’adapter à la franc-maçonnerie. Au final, c’est une association où les contacts entre frères sont très fréquents, dans les réunions, les banquets ou ailleurs. Une fraternité se crée qui est très loin de ce à quoi nous nous habituons maintenant, dans le sens où elle est plus froide et plus distante. Mais je pense qu’au final, on a tous envie de revenir à un modèle de proximité. Ce n’est pas seulement une question de franc-maçonnerie, mais de société. Nous voulons tous revenir davantage à un thème de chaleur humaine. Il faut. C’est une erreur dans laquelle nous sommes tombés en tant que société. 

Quelles mesures prenez-vous en tant qu’organisation pour vous ouvrir à la société ?

La franc-maçonnerie est présente sur les réseaux sociaux. Nous n’avons pas ignoré le changement générationnel. Aujourd’hui il faut être sur les réseaux sociaux, il faut être sur internet. Et pratiquement toute la franc-maçonnerie est présente, avec plus ou moins d’intensité, mais nous sommes tous présents. De plus, c’est la voie pour atteindre ce renouvellement générationnel que la franc-maçonnerie est en train de faire. Dès le départ, les personnes entre 30 et 40 ans viennent de la main des réseaux et d’internet. Ce renouveau a lieu aujourd’hui. Nous ne sommes pas si éloignés de la société d’aujourd’hui.

Que faut-il faire pour entrer en Loge ?

En franc-maçonnerie, entrer avant 25 ans est compliqué. Il faut être stable au travail, en famille. Il faut avoir une certaine stabilité sociale et économique pour entrer dans la franc-maçonnerie, car finalement, quand on étudie, ce n’est généralement pas le bon moment. Pour cette raison, il est généralement retardé jusqu’à l’âge de 25 ans et, normalement, jusqu’à l’âge de 30 ans. 

Nous avons commencé à recevoir pas mal de demandes de commentaires. C’est très simple, nous avons tous des pages web et des formulaires de contact. Il n’y a pas de secret caché pour accéder à la franc-maçonnerie. Ce que nous voulons, c’est que les gens sachent ce qui s’en vient. Tout d’abord, bannir les clichés, comme la franc-maçonnerie comme étant une chose d’influence, de pouvoir économique et social. Ou que nous sommes très ésotériques. Une chose ou une autre. Beaucoup de gens viennent soit à cause de cette question de pouvoir, qui est très éloignée de la réalité, soit à cause de l’ésotérisme. Ce sont deux grosses erreurs. Ensuite, il y a un troisième groupe : ceux qui recherchent un club social. 

Ce sont les erreurs typiques des personnes qui nous appellent. Nous sommes, évidemment, finalement une fraternité et donc un groupe social, mais notre but n’est pas de sortir un vendredi soir. Notre but est l’amélioration de la personne et de toute personne qui vient dans ce sens que nous acceptons, même s’ils ne savent pas très bien quels sont les rites et quelle est exactement la méthode de la franc-maçonnerie. Cela peut s’expliquer. Nous recherchons quelqu’un qui veut améliorer la personne, qui veut s’améliorer, qui veut aider à améliorer les autres et pour qui la méthode initiatique que nous avons lui dit quelque chose. Nous avons une méthode d’initiation, qui est le principe fondamental de la franc-maçonnerie. Si vous pensez que la méthode peut vous aider, fantastique. Si vous recherchez la réflexion intérieure, le travail intérieur aussi. Sinon, vous pouvez trouver une autre activité. 

Que sont les filtres d’entrée ?

On demande toujours à la personne qui frappe à la porte pourquoi elle veut entrer et ce qu’elle sait de nous. Ce qui est dit que la franc-maçonnerie est une secte n’est pas vrai. Il est plus difficile d’entrer que d’en sortir. Une personne qui veut entrer est interrogée au minimum trois fois, trois personnes différentes. Cela se discute. Ce qu’il a dit, si c’est cohérent. Si ce que vous dites correspond à ce que nous faisons. Si une personne qui veut faire de l’activité politique vient, alors non. Nous ne faisons pas d’activité politique. Si vous êtes à la recherche d’un emploi, alors non, désolé. Je recherche un groupe où l’on peut débattre et avancer. Si oui, nous y sommes. 

Nous demandons ce qu’il sait, s’il sait ce que signifie l’initiation, s’il sait que nous travaillons avec la symbologie. Cette symbologie pour nous n’est pas sacrée ou quoi que ce soit, mais évidemment si elle ne vous dit rien, ce n’est probablement pas votre place. Un candidat doit être sûr. Et si tu veux partir, tu n’as qu’à venir dire : je pars. Vous n’avez rien d’autre à faire. C’est la différence fondamentale. Personne ne peut dire que nous sommes une secte. Pour entrer on fait des interviews, pour sortir on ne demande absolument rien. 

Qui fait ces entretiens ? Comment sont classés les loges ?

Les entretiens sont organisés par la loge. Il organise qui interviewe, il est débattu après les trois entretiens et il est décidé d’entrer ou non. Nous appelons cela la plomberie. C’est un langage interne. La franc-maçonnerie est hiérarchique car elle fait partie du rituel. Chaque loge a un maître vénérable qui préside et dirige le travail, car cela fait partie de la méthode. Mais le vénérable maître change presque chaque année. Notre obédience est d’une durée maximale de deux ans. C’est une institution hiérarchique mais tournante. Je suis le président de l’association et grand maître. Je peux rester pour un maximum de deux mandats, soit six ans. Ensuite, je n’ai plus aucun pouvoir. Je suis devenu un de plus au sein de l’organisation. Il en va de même avec le vénérable maître, qui devient un de plus. Cette rotation des postes est très importante. Cela fait partie de la méthode. 

Dans notre obédience, on a coutume de dire que le vénérable maître, celui qui préside aux travaux, lorsqu’il cesse de présider aux travaux, devient un gardien du temple. Le bureau du gardien du temple est celui à la porte, le portier. Le travail le plus humble. Les deux emplois sont tout aussi importants. Apprendre à diriger une loge et être conscient de ce dont les gens ont besoin, car au final nous avons tous nos vertus, nos défauts, nos besoins, comme tout humain. En cela, les maçons ne sont pas plus spéciaux. Pour passer de faire cela et d’avoir un rôle principal au sein du groupe à avoir le rôle le plus secondaire. C’est un point important dans la formation d’un maçon. 

Pourquoi les symboles sont-ils si pertinents ?

Il y a deux facteurs. Nous pensons que lorsque nous entrons dans le temple, la loge, nous faisons un travail maçonnique, nous le faisons avec un rituel qui nous aide à nous déconnecter de notre vie normale. Et cela nous aide à nous concentrer sur nous-mêmes. Cela pourrait être la même chose que ce qui se passe lorsque vous entrez dans un temple bouddhiste ou une église ou quoi que ce soit. Le but est de concentrer votre intimité. Nous l’accomplissons avec le temple. C’est un lieu qui a une symbolique, mais qui n’est pas sacré. Les maçons ont une origine symbolique, qui sont les bâtisseurs de cathédrales. Des maçons qui ont taillé la pierre. Ces maçons utilisaient une série d’outils (l’équerre, le compas…) que nous utilisons aussi, mais pour faire ce travail symbolique de construction ou de perfection de sa propre pierre. 

Ce que cette symbologie recherche, c’est un travail intérieur. Il n’a pas d’interprétation dogmatique ou unique, mais il nous donne des outils qui peuvent vous dire quelque chose à un moment donné et pas à un autre. Ce qu’ils recherchent, c’est vous inspirer ou vous déplacer vers ce travail intérieur. Se déplacer pour polir la pierre cubique parfaite, la pierre polie. D’autres symboles sont le sol en damier noir et blanc, les contraires, la corde à nœuds, qui signifie union ; les colonnes, qui se connectent avec le divin, avec le ciel et avec le terrestre. Tout cela essaie de déplacer cette réflexion intérieure. Ce que vous recherchez, c’est cet éveil intérieur constant pour que ce processus de réflexion et de travail intérieur ne se termine jamais. 

Y a-t-il des sujets qui ont fait l’objet d’un veto dans le débat au sein de la loge ?

On dit qu’on essaie de ne pas parler de politique, parce que ça divise, ni de religion. Ce sont des sujets dont la loge peut parler si elle le souhaite, mais il est recommandé qu’ils ne soient pas des sujets de débat. Surtout dans le thème religieux, car nous pensons que la religion fait partie de ce que chacun crée. C’est quelque chose d’absolument interne. Dans notre obédience , vous pouvez croire et vous ne pouvez croire en rien. Il n’est pas nécessaire de croire en quoi que ce soit pour faire partie de la Grande Loge Symbolique Espagnole. 

Dans son dernier discours sur la Plaza de Oriente, Franco a continué à parler d’une conspiration judéo-maçonnique. L’image que le dictateur projetait sur cette institution a-t-elle encore du poids ?

C’est une influence clairement négative. L’une des rares victoires du régime franquiste qui survivent est l’image négative qu’il donne à la société de la franc-maçonnerie. Il y avait un discours constant sur la franc-maçonnerie, comme une conspiration maçonnique contre l’Espagne. C’était un béguin absolument brutal et constant. Cela nous a coûté cher de renverser cette image. C’est vrai que les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas ce concept, ils ne l’ont pas vécu. Maintenant, pour une personne de 30 ou 40 ans, tout cela ressemble à du chinois. Il ne l’a jamais entendu. Dans les générations précédentes, le message était très profond, donc la franc-maçonnerie sonnait comme une chose très étrange et dans les années 80, cela coûtait cher de démarrer la franc-maçonnerie en Espagne. Cela a coûté la brutalité. Il était largement stigmatisé dans notre société. 

La loge qu’elle dirige est mixte, mais il existe encore des organisations maçonniques qui interdisent aux femmes d’entrer… 

Nous sommes mixtes et pour nous aujourd’hui faire un métier uniquement avec des hommes n’a aucun sens. Il y a une tradition de 300 ans, mais bien sûr, on peut comprendre qu’au 19ème siècle ou dans la première moitié du 20ème, on ne pouvait pas se retrouver la nuit dans des loges mixtes, car socialement cela pouvait être très mal vu, mais au 21ème siècle si on s’accroche à cette tradition qui a d’autres exigences sociales, cela n’a aucun sens. Nous sommes mixtes et notre organisation a également été présidée deux fois par des femmes au plus haut point. Environ 30 à 35 % des membres de la loge sont des femmes. 

L’institution a-t-elle vieilli ? Quelle est la moyenne d’âge ?

L’âge moyen dans les années quatre-vingt était d’environ 62 ans. Il est maintenant d’environ 49 ans. Si vous considérez que la moyenne de la société espagnole se situe entre 44 et 45 ans et que cette moyenne inclut les mineurs, qui ne peuvent pas entrer dans les loges, nous ne sommes pas si loin de la moyenne.

La maçonnerie existe aussi au Kazakhstan

De notre confrère caravan.kz – Par Nazgul Abzhekenova

Les francs-maçons ici se réunissent tous les 3 samedis – à Almaty et tous les 4 samedis – dans la capitale, dans la Vénérable Loge « Baiterek ». Nous avons 6 ans d’existence à la Kazakhstan Lodge, qui est installée depuis 2016. Le premier Grand Maître fut Berik ZHUBANIYAZ, initié à Moscou. L’actuel responsable de la Country Lodge, Aidar ALPYSBAYEV à 33 ans, il a été élu en juillet 2021 pour une durée de 3 ans. C’est ainsi que commence notre immersion dans le monde de la franc-maçonnerie Kazakh.

Selon notre Constitution, le Grand Maître de la Grande Loge peut être élu pour 2 mandats au maximum. Permettez-moi de souligner que nous sommes une Grande Loge indépendante, non subordonnée à aucune organisation, mais nous interagissons uniquement avec des frères dans le monde. En juin, par exemple, nous irons en Russie, puis en Géorgie, puis au Kirghizistan.

Les francs-maçons ont leur propre calendrier. L’année maçonnique commence en mars. Ainsi, sur le calendrier des Francs-maçons, depuis 3 mois, nous sommes en 6022. Le travail de la Loge quant à lui, va de septembre à juin. Puis il est ponctué de 2 mois de vacances. A partir de septembre, les tenues reprennent. Les sujets de tenues varient.

Nous discutons des œuvres architecturales – des sujets philosophiques. Un frère peut mettre à l’ordre du jour des expériences personnelles en les mettant sous la forme d’une œuvre littéraire. Mais les questions d’appartenance religieuse, de politique sont taboues ici, – nous dit notre interlocuteur.

Non condamné, instruit, sécurisé

Le sujet de la religion n’est soulevé par les maçons qu’une seule fois – lors de l’examen des candidats à la fraternité. Pour entrer dans leurs rangs, il faut adhérer à l’une des trois religions monothéistes – islam , christianisme ou judaïsme.

Autres critères d’admission dans la fraternité : il faut être un homme âgé de plus de 21 ans. L’admission est possible à partir de 18 ans s’il s’agit d’un fils de maçon. D’ailleurs, nous envisageons d’ouvrir une Loge Paramaçonnique pour les fils de frères âgés de 12 à 21 ans.

Puisque nous appartenons à la franc-maçonnerie traditionnelle, les femmes ne sont pas acceptées dans nos rangs. Il en est ainsi depuis l’époque où elles étaient privés du droit de vote. Mais les dames sont dans des loges irrégulières et dans la franc-maçonnerie progressiste car les loges mixtes existent.

Une preuve de revenu fournie par un frère potentiel n’est pas requis ici, cependant, une personne doit gagner suffisamment pour consacrer du temps au travail des loges.

En outre, parmi les conditions de sélection à la fraternité – nous demandons l’absence de casier judiciaire, de troubles mentaux ou encore la dépendance à l’alcool, aux drogues. Nous demandons aussi des informations pertinentes. Avoir une formation supérieure est indispensable. Récemment, en raison de l’absence de ce dernier, nous n’avons pas accepté un candidat – un entrepreneur à succès qui a tout réalisé dans la vie grâce à un travail acharné, mais n’a pas terminé ses études et ses études universitaires.

Les maçons sont des gens de bonnes mœurs, libres et honnêtes, nous ne cherchons pas la prospérité, mais le candidat ne doit pas être dépendant, doit constamment s’engager dans son développement personnel, lire de la littérature. 

L’auto-amélioration est généralement le principe de base. Cela rappelle 2 pierres qui se trouvent toujours dans le temple maçonnique (tout endroit où le travail de la loge est considéré comme tel) : à gauche se trouve une pierre brute non taillée. C’est exactement ainsi que l’âme d’une personne vient dans ce monde, selon les idées des maçons. À droite se trouve une pierre cubique idéale, une personne qui a atteint l’harmonie, qui se connait.

La structure de la Loge comprend des officiers de haut rang : Grand Trésorier, Grands Premier et Second Surveillants, Grand Orateur…

L’évocation du mot « grand » peut donner le sentiment que les francs-maçons ont la folie des grandeurs. Mais en fait, il s’agit d’une traduction de l’anglais (et les premiers maçons sont apparus en Angleterre au Moyen Âge). En Ukraine , les maîtres maçons s’appellent eux-mêmes « dignes« , en Russie – « vénérables« .

Le Grand Maître a un assistant, un adjoint. Également dans la Loge, il y a des étudiants qui, après avoir réussi la formation minimale, deviennent des apprentis et grandissent ensuite sur l’échelle spirituelle.

Tous les francs-maçons, quels que soient leur âge et leurs insignes, communiquent entre eux avec le « vous ».

« Good-Standing » – un document officiel de la Grande Loge, témoigne de la fiabilité d’un frère maçon pour visiter les travaux d’une loge étrangère. En général, les frères sont capables d’identifier les amis et les ennemis par des poignées de main et des gestes spéciaux. Ils ont même leur propre dictionnaire et mots-codes secrets.

Et l’oeil du Grand Architecte

Chaque Loge a son propre emblème. Pour les maçons métropolitains, c’est Baiterek, au-dessus duquel s’élève un delta rayonnant, symbole du Grand Architecte de l’Univers – Dieu, qui veille sur les travaux des francs-maçons. En outre, le 3ème œil est un symbole de perspicacité spirituelle.

De part et d’autre de la base de Baiterek se trouvent des symboles dont la signification nous reste inconnue, et au centre se trouve le symbole principal de la franc-maçonnerie : un compas et une équerre. 

Le fait que les francs-maçons ont repris des éléments de la culture tengriane et des ornements nationaux kazakhs pour l’emblème s’explique par le respect de la culture des peuples locaux. C’est ce que font les francs-maçons dans tous les pays. Les « francs-maçons » kazakhs n’ont pas encore d’hymne. Soit dit en passant, l’hymne de l’Union européenne est l’hymne d’une des loges maçonniques.

Et avant les travaux de la Loge, nos maçons écoutent l’hymne de leur patrie, faisant ainsi preuve de patriotisme.

À propos du testament

Nous avons conservé les rituels des premiers maçons. Par exemple, un candidat aux frères doit passer par le Cabinet de réflexion, où il fait son testament, poursuit le Maître de la Grande Loge.

L’interlocuteur n’a pas énuméré les détails du document, mais, selon des informations accessibles au public, le testament comprend les souhaits et les vœux du candidat par rapport à lui-même et aux autres, à son pays, à sa famille et à l’humanité.

Le candidat est également interviewé. Nous avons un frère (un ancien officier du renseignement) qui présente toute une liste de critères, par exemple, si le candidat ne vient pas à l’heure, il est déjà rejeté. De plus, ce frère mène souvent des entretiens en marchant, car il pense que lorsqu’une personne marche, il lui est difficile de mentir. L’un des frères a suggéré d’utiliser un détecteur de mensonge, mais jusqu’à présent nous n’avons pas mis en place cette pratique, poursuit Alpysbaev.

Après l’entretien, le candidat attend une enquête sous un bandeau – à l’heure convenue, il a les yeux bandés et on lui pose des questions provocantes: « Voulez-vous tuer pour nous? », « Voulez-vous gouverner le monde? » etc.

– Nous ne violons pas les lois de l’état ni les commandements de Dieu. Nous n’avons pas besoin de sectaires, de satanistes et autres qui ont d’ailleurs tenté de pénétrer dans nos rangs. Soit dit en passant, les maçons sont souvent crédités de pratiquer des rituels sanglants comme boire le sang des bébés et des autres. Donc, c’est un non-sens complet.

Au 19e siècle, l’Église catholique, craignant l’influence toujours croissante des « francs-maçons » sur l’esprit et le cœur des gens, demanda à Leo Taxil d’écrire une fausse dénonciation de la franc-maçonnerie. Depuis lors, c’est devenu une coutume, – dit le Grand Maître de la Grande Loge du Kazakhstan et ajoute qu’une personne sans esprit critique ne peut jamais devenir franc-maçon.

À la fin de toutes les étapes, un vote secret a lieu et si au moins un franc-maçon se prononce contre la candidature du candidat, il ne sera pas accepté comme frère.

L’initiation d’un frère-maçon nouvellement arrivé est un rituel à part. Certes, le Grand Maître n’a pas souhaité le décrire, faisant référence à la scène de l’initiation de Pierre Bezukhov aux maçons depuis l’incorruptibilité de Tolstoï.

L’alcool et les cigarettes chez les Maçons ne sont pas interdits, lors de l’agape (dîner après l’achèvement des travaux de la Loge) ils peuvent aussi boire. Mais tout doit être modéré, ajoute notre interlocuteur. En revanche, les aventures amoureuses mélée à la Franc-maçonnerie ne sont pas les bienvenues.

Les francs-maçons participent à la charité, mais ne font pas de publicité pour leurs actions caritatives. Les francs-maçons ont aussi un tronc de la veuve afin d’aider les autres quand un frère est en difficulté avec l’argent .

Les gens qui réussissent

Dans un avenir proche, la loge ouvrira ses portes à Shymkent. A propos du nombre de frères dans les effectifs, Aidar a refusé de répondre – C’est une information secrète.

« Les oisifs disent que nous, les maçons, nous efforçons de dominer le monde. La franc-maçonnerie a toujours uni les gens qui réussissaient de son temps, mais nous n’avons aucune ambition à gouverner le monde »

souligne le chef des maçons du Kazakhstan.

Soit dit en passant, dans le passé, l’appartenance à la franc-maçonnerie était un bon ascenseur social. Être dans leurs rangs était une garantie que, devenus fonctionnaires, ces gens ne voleraient pas le peuple. En général, comme le disent les sources historiques, la franc-maçonnerie a donné au monde des personnalités exceptionnelles, parmi lesquelles les présidents des grandes puissances. La culture européenne a beaucoup emprunté à la franc-maçonnerie, y compris des éléments de démocratie, qui ont introduit les principes de fraternité dans les institutions législatives.

Il existe un frais d’adhésion dont le montant, contrairement au taux de change du tenge, est stable depuis 2016 – 50 000 tenge par an (108 euros).

Nous ne sommes pas financés par des organisations et des individus extérieurs, – a ajouté le Grand Maître de la Grande Loge du Kazakhstan.

A la question concernant les bâtiments de la capitale du Kazakhstan qui ont été conçus par des maçons, Aidar a commenté comme suit :

Je n’ai aucune donnée indiquant que l’architecte des projets était un maçon. Je ne peux pas obtenir d’informations pertinentes des autres loges, car elles sont secrètes. 

À la fin de l’entretien, le Grand Maître de la Grande Loge du Kazakhstan a admis qu’après avoir rejoint la franc-maçonnerie, il était devenu meilleur – plus calme, plus sage, plus sobre.

Durant l’entretien, nous avons également vu une certaine symbolique, car le compas et l’équerre, qui les principaux signes des maçons, témoignent des leçons symboliques que chacun de nous traverse dans cette vie.

III- Les Arts libéraux, le quadrivium

Quatre disciplines, formant un corpus scientifique, constituent le quadrivium : la géométrie, l’arithmétique, l’astronomie et la musique.

La Géométrie

Terrae mensuras per multas dirigo curas (Avec précision, je mesure la terre). À tout seigneur, tout honneur. C’est pourquoi ce sujet fera l’objet d’un article à part entière sous le nom de «Propos sur la géométrie»; à paraître la semaine prochaine.

L’Arithmétique

Ex numeris consto, quorum discrimina monstro (J’ai confiance dans les chiffres et je montre comment ils sont liés les uns aux autres).

L’Arithmétique est la science des nombres, de leurs relations, de leurs propriétés. On y fait entrer aussi, habituellement, quelques applications pratiques grâce aux quatre opérations : addition, soustraction, division, multiplication. Les «chiffres», les caractères, les marques, les signes calligraphiques servant à écrire les nombres ont une histoire universelle. Toutes les sociétés, de la préhistoire à l’ère des ordinateurs, ont essayé de représenter les quantités et les ordres, autrement dit les nombres. Le passage du nombre à la mesure posa la question du choix de l’unité de cette mesure.

À la valeur réelle de quantité des nombres, doit s’ajouter leur considération symbolique, leur caractère secret, ésotérique que les gnoses, en particulier celles hébraïque, grecque et islamique, approfondissent pour approcher la connaissance du monde.

La réduction théosophique consiste à réduire tous les nombres formés de plusieurs chiffres en un nombre d’un seul chiffre (de 1 à 9), et cela en additionnant les nombres qui les composent jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Soit le nombre 86, qui donne 8 + 6  = 14 et 1 + 4 = 5.

L’addition théosophique consiste à additionner arithmétiquement tous les nombres depuis l’Unité jusqu’à lui-même. Une formule permet de retrouver sa valeur : N (N+1)/2, où N est le nombre.

La valeur secrète d’un nombre est l’application de la réduction théosophique sur la valeur de l’addition théosophique.

86 a comme Réduction théosophique 5, son  addition théosophique est  3741, et sa Valeur secrète 6.

Le calcul théosophique ouvre les gangues sémantiques que sont les mots pour trouver l’en-ça avec sa valeur développée puis réduite, dans un mouvement d’apparition et de retrait, de voilement et de dévoilement de l’unité. Les valeurs secrètes des nombres  de 1 à N suivent une séquence qui se répète à l’identique «136163199» permettant des tracés géométriques selon les angles des segments les uns par rapport aux autres.

L’Astronomie

Ex astris nomen traho, per quae discitur présage (Je dois mon nom aux corps célestes et je prédis l’avenir).

«Remonter des ombres à la lumière qui les induit et de celle-ci à sa source unique, voilà une leçon de Platon, quand il parle de la connaissance. Il ne s’agit pas d’image poétique, mais du geste quotidien des astronomes.» (Michel Serres)

L’astronomie est la science qui a pour objet la connaissance des astres et des lois qui règlent leurs mouvements. Quand elle est purement descriptive, elle prend le nom d’uranographie(ciel) ou de cosmographie(monde). L’astronomie est l’une des quatre disciplines du Quadrivium, part scientifique de l’ensemble des sept Arts libéraux. «L’astronomie a été la seule approche possible de la mesure du temps et les astres par lesquels on mesura l’écoulement de l’abstraction font varier la lumière en fonction de leurs positions successives. Prendre en compte les jeux intentionnels de lumière dans une construction sacrée relèverait évidemment des questions d’orientation»

On attribue aux Chaldéens les premières notions de l’astronomie qui, à l’origine, ne se séparaient pas de l’astrologie. Leurs observations se rapportent surtout aux mouvements des constellations ainsi qu’à la marche du soleil et aux phases de la lune. On avait remarqué que le soleil, la lune et les planètes alors connues ne s’écartaient jamais dans leurs mouvements, dans un espace circonscrit ; cette observation donna l’idée de cette zone idéale, nommée Zodiaque, et de sa division en 12 signes.

Les égyptiens avaient des connaissances d’astronomie, ainsi que le prouvent l’orientation de leurs pyramides et leur zodiaque. Les Chinois se vantent de posséder dans leurs annales les observations astronomiques les plus anciennes.

L’histoire de l’astronomie ne commence, en Occident, que vers 600 av. J.-C. D’après la tradition, Thalès enseigna la sphéricité de la terre, l’obliquité de l’écliptique et expliqua les causes des éclipses. Vers la même époque, Pythagore devinait la rotation de la terre sur son axe et sa révolution annuelle autour du soleil qu’il plaçait au centre du monde. Cette période de découverte se poursuit avec Pythéas qui observa la longueur du méridien au solstice d’été, à l’aide d’un gnomon comme le fait Ératosthène (en 230 av. notre ère) pour calculer la circonférence de la Terre. C’est à l’aide d’un obélisque, en l’occurrence le phare d’Alexandrie, construit vers 300 av.J-C. qui en remplit le rôle, qu’Ératosthène calcule la première estimation de la circonférence terrestre. Ératosthène sait qu’à Syène – aujourd’hui Assouan en Égypte – le jour du solstice d’été, à midi, les rayons solaires tombent verticalement par rapport au sol parce qu’ils  éclairent un puits jusqu’à son fond. Au même moment à Alexandrie, ville située à peu près sur le même méridien mais plus au nord, le Soleil n’est pas au zénith. L’obélisque de cette ville y projette en effet vers le Nord une ombre bien mesurable. Avec la verticale du lieu, (la hauteur du phare), la longueur de l’ombre de l’obélisque permet de connaître l’angle que fait la direction du Soleil et par là même de déterminer celui que fait les deux villes à partir du centre de la Terre. Pour en déduire la valeur de toute la circonférence terrestre, il suffit à Ératosthène d’estimer la distance séparant les deux villes. On comptait alors 5000 stades et le calcul  de proportionnalité, avec un angle de 7 degrés et un stade de 157 mètres, donne au calcul 40349 km à comparer avec les 40074 actuellement mesurés.

À dater de la fondation de l’école d’Alexandrie, l’astronomie prit une forme plus rigoureuse ; les observations se firent alors au moyen d’instruments ingénieux propres à mesurer les angles, et les calculs s’exécutèrent à l’aide des méthodes trigonométriques. Hipparque, en 160 av. J.-C., inventa l’astrolabe, détermina la durée de l’année tropique, forma les premières tables du soleil, fixa la durée des révolutions de la lune relativement aux étoiles et à la terre, et découvrit la précession des équinoxes.

Le Ciel constitue donc bien l’archétype des archétypes, le symbole majeur où se rassemblent, s’organisent et s’expliquent tous les êtres et les choses de l’univers d’ici-bas. Pour Aristote, l’astrologie  est «la plus propre et la plus intime philosophie des sciences mathématiques; car elle fait la théorie de l’être à la fois sensible et éternel, tandis que les autres de ces études ne s’occupent point des êtres mais seulement de la géométrie ou des nombres». Le ciel est le modèle gigantesque du nombre et de l’ordre, comme l’avait bien vu, avant Képler, les Pythagoriciens. C’est le lieu métaphysique par excellence, le réservoir de la Toute Puissance par son élévation exemplaire, le modèle de toute intelligibilité par son ordre exemplaire, le lieu de maîtrise divine sur les destinées et les évènements. Képler pensait que le nombre des planètes et leur disposition n’étaient pas arbitraires, mais une manifestation de la volonté de Dieu. Il avait encastré les planètes connues à l’époque dans les 5 solides parfaits de Pythagore (dits platoniciens). Le modèle proposé figure dans son ouvrage de 1596 Le Mystère cosmique : Terre en icosaèdre, Vénus en octaèdre, Mars en dodécaèdre, Jupiter en tétraèdre,  Saturne en cube.

L’orientation du temple maçonnique, la place des officiers représentent le modèle d’une cosmographie sacrée.

Consulter l’article d’Émile Namer sur l’histoire de l’astronomie : Science  et astrologie au début du XVIIe siècle.

Et l’ouvrage de l’abbé Halma Table chronologique des règnes, … 

Et l’ouvrage de l’abbé Halma Table chronologique des règnes, … .

Pour essayer de comprendre l’infinie complexité du cosmos, rendez -vous et prenez le temps sur le site de l’astrophysicien Aurélien Barrau : Des particules au cosmos.

Ou encore regarder la vidéo très didactique sur La Théorie du Big bang 

La Musique

Musica sum late doctrix artis variate (Je suis la musique et j’enseigne mon art à l’aide de divers instruments).

Les Anciens considéraient la musique comme la force qui sous-tend l’univers, musique de la vibration des sphères et des rapports entre elles qui régit le cours des astres.

Si les mots sont le langage de l’esprit, la musique est le langage de l’âme.

«Il faut, en maçonnerie, rendre la vertu aimable par l’attrait des plaisirs innocents, d’une musique agréable, d’une joie pure, et d’une gaieté raisonnable» (Ramsay).

La musique est l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille. Les éléments essentiels de la musique sont la mélodie et le rythme, auxquels il faut joindre le timbre et l’accentuation, enfin l’harmonie qui fixe la simultanéité des sons.

Aristote consacre une bonne partie du dernier livre conservé de sa Politique (VIII, 5-7) à l’éducation musicale. La musique, selon lui, peut avoir une influence sur le comportement, sur le développement du caractère, sur les dispositions morales, ce que les Grecs appellent l’êthos, de même qu’elle peut avoir une action sur l’âme, la psyché. (à partir de la p. 106, Exercices de mythologie par Philippe Borgeaud, éd. Labor Et fides, 2004).

Pythagore, Platon donnaient au mot musique une acception beaucoup plus étendue que celle que nous lui donnons aujourd’hui. Ils distinguaient une musique théorique ou contemplative et une musique active ou pratique. À la première ils rapportaient l’astronomie (l’harmonie du monde),  l’arithmétique (l’harmonie des nombres), l’harmonique (traitant des sons, des intervalles, des systèmes), la rythmique (traitant des mouvements), et la métrique (la prosodie). La deuxième comprenait la mélopée (art de créer des mélodies), la rythmopée (art de la mesure et de la poésie). La musique est un exercice arithmétique secret et toute personne qui s’y adonne ne réalise pas qu’il manipule des nombres (Leibniz, 1712).

Musikê était à la fois l’approche scientifique, physique et mathématique, des sons et l’art issu des Muses. Rappelons que la première demande que fit Pythagore au Sénat de Crotone, était de bâtir un Temple aux Muses, comme symboles de l’harmonie qui devait présider à tout groupe social.

Les Hébreux cultivèrent de bonne heure la musique et le chant, témoins les cantiques de Moïse, les trompettes de Jéricho, la harpe de David, etc. La musique était intimement liée à toutes leurs cérémonies religieuses.

Les Romains ne commencèrent à s’occuper de la composition musicale que sous le règne d’Auguste.

Les premiers Chrétiens imitèrent les Juifs sous ce rapport ; de là l’origine du plain-chant créé au IVe siècle par Saint Ambroise et qui est comme un reflet de la musique des Anciens. Jusqu’au XIe siècle il n’y eut guère d’autre musique écrite que les chants d’église. À cette époque, l’invention de la gamme, ou échelle musicale, due au bénédictin Gui d’Arezzo, et celle du contrepoint donnèrent naissance à la musique moderne. C’est avec la connaissance de la musique, c’est-à-dire l’harmonie des sons et la beauté des rythmes que le compagnon règle sa conduite afin de tendre vers la véritable sagesse. «S’il y a une portée, elle doit bien porter quelque chose et s’il y a des clefs, elles doivent bien ouvrir des portes.»

Parler de gamme chromatique c’est associer la musique aux couleurs comme en alchimie : Les couleurs sont une clef et la musique une serrure. Avec son sang, les couleurs du paon donnent la gamme chromatique. Salomon Trismosin, dans Splendor Solis, son traité alchimique, associe le paon à un concert sur une de ses gravures. (Patrick Burensteinas, Le voyage alchimique, Etape 1-La Grand’Place de Bruxelles)

Dans son ouvrage Atalante fugitive ou nouveaux emblèmes chymiques des secrets de la nature, Michel Maïer (qui inspira Monteverdi) explique le Grand Œuvre alchimique par un ensemble de fugues musicales, de gravures et de poèmes, bref un essai d’art total comme l’opéra dont la traduction est justement le mot œuvre.

Le triton ou quarte augmentée (par exemple do, fa dièse), intervalle dissonant de 3 tons entiers entre deux notes, a été considéré comme maléfique, le diabolus in musica, au Moyen Âge.

On a découvert que certains atomes exposés à des températures proches du zéro absolu commençaient à se comporter comme s’ils étaient un seul et unique atome, alors qu’ils sont des milliards livrés à une ronde synchronisée. Le comité du Nobel, qui décerna le prix Nobel de physique en 2001 à Cornell et Wieman, Ketterle pour cette découverte, a dit que les atomes chantaient à l’unisson (découvrant ainsi un nouvel état de la matière appelé condensat de Bose-Einstein) au rythme de la musique cosmique, qui n’est pas sans rappeler le rythme de la danse créatrice de Shiva.

À l’instar de la musique liturgique et du chant sacré de l’église, la musique maçonnique a joué un rôle et des fonctions toujours plus importants dans les travaux et tenues de la loge. D’emblée, la communauté maçonnique a reconnu les effets exhausteurs exercés par la pratique musicale sur l’ambiance de la loge et les sentiments animant les frères (et sœurs). Dans certaines Loges en Écosse, le rituel est chanté quasi intégralement quasi intégralement depuis des siècles.La pratique de la musique et du chant en loge contribue essentiellement, jusqu’à ce jour, au maintien de la communion des esprits lors des travaux rituels, mais aussi, dans la mesure où elle est en adéquation avec le texte et la gestuelle, à marquer plus intensément la perception du déroulement du rituel. Dans son ensemble, la musique maçonnique peut se subdiviser en trois catégories :

  • Chants et pièces instrumentales composés en vue des travaux rituels, loges de table, fêtes de St Jean et autres manifestations analogues, une musique de circonstance.
  • Compositions qui ne furent pas écrites expressément à des fins maçonniques, mais qui par leur caractère et leur contenu se prêtent parfaitement aux travaux en loge.
  • Œuvres originales d’inspiration maçonnique, telle, par exemple, la Maurerische Trauermusik  (Musique funèbre maçonnique) de Mozart.

La troisième partie des Constitutions d’Anderson est consacrée à 4 chants maçonniques (le Chant du Maître ou l’Histoire de la Maçonnerie ; le Chant du Surveillant ou une autre Histoire de la Maçonnerie ; le Chant des Compagnons ; le Chant de l’Apprenti). L’édition suivante, en 1738, reprend (pour certains, dans une version abrégée) les quatre chants de l’édition de 1723, mais y ajoute sept chants supplémentaires : Chant du Député Grand Maître ; Chant du Grand Surveillant ; Chant du Trésorier ; Chant du Secrétaire ; Chant du Porte-épée ; Ode aux Francs-maçons ; Ode à la Maçonnerie. Les éditions suivantes des Constitutions, celles de 1746, 1756, 1767 et 1784 continueront à ajouter et à soustraire des chansons.

Dans les Constitutions de Dermott, Ahiman Rezon, on trouve (1-4) les quatre chansons originales des Constitutions d’Anderson de 1723 (on notera que le Chant du Maître, déjà ramené de 244 à 52 vers en 1738, n’en contient cette fois plus que 12) ; (5-8) les quatre premières des sept ajoutées dans l’édition de 1738 ; (9-68) 60 autres chansons ; divers prologues et épilogues ; l’oratorio Solomon’s Temple.

À lire, ce texte de Christian Tourn La musique maçonnique.

Pour une histoire musicale de la Franc-maçonnerie et l’écoute de musiques de loge.

La musique comme la danse conduit à une philosophie de l’évanescent, la note entendue, les gestes disparaissent après leurs exécutions dans leur précarité.

Coup de projecteur sur une Sœur qui vit dans la lumière : Pierrette Dupoyet

Pierrette a été initiée il y a déjà 30 ans au Droit Humain. Ce choix d’Obédience est cohérent avec son parcours de vie à savoir la Mixité et l’Internationalisme. A travers ses spectacles qu’elle crèe (texte, mise en scène et interprétation), elle s’emploie à transmettre les valeurs de Fraternité et d’Engagement dans la Cité. Elle les transporte hors de nos frontières (70 pays). Lors de ses tournées aux quatre coins du globe, elle se retrouve avec bonheur à visiter des Ateliers au Liban, à Madagascar, à l’Ile Maurice, La Réunion..etc) ; A l’aide de ses spectacles, elle s’efforce également de faire rayonner ses valeurs dans des pays en guerre, des lieux de conflit ou de grand chaos économique et politique. Pour elle, l’Art est un fabuleux outil de transmission !

ELLE EST SURTOUT CONNUE CAR ELLE EST COMÉDIENNE, DRAMATURGE ET METTEUR EN SCÈNE.

Pierrette Dupoyet découvre le théâtre à l’âge de 13 ans lors d’une représentation d’un récital Guy de Maupassant au Théâtre des Célestins à Lyon. Elle participe au cours d’art dramatique du Lycée Juliette Récamier et joue par exemple dans Dona Rosita de Garcia LLorca. Elle s’inscrit au Centre d’Études Dramatiques où elle apprend aussi bien la technique orale que le mime, la mise en scène et la chorégraphie. Elle y rencontre le directeur de troupe et dramaturge Gilbert Léautier avec qui elle va s’associer pour créer une compagnie consacrée au théâtre contemporain.

C’est le coup de cœur de la rédaction. déjà l’an dernier nous vous avions offert une interview (à redécouvrir sur cette page). Depuis 40 ans, Pierrette crée des personnages autour de grandes figures littéraires comme George Sand, Colette, Marguerite Yourcenar, Jean Giono, Arthur Rimbaud, Victor Hugo ou Honoré de Balzac ainsi que sur des thèmes de société (la peine de mort, l’enfance maltraitée, l’exclusion, la psychiatrie, l’erreur judiciaire, les camps de concentration, le monde des chiffonniers…)

Pierrette joue pour la première fois au Festival off d’Avignon en 1978. Elle y reviendra 5 ans plus tard et tous les ans depuis…

Cette année elle y jouera 2 spectacles et ce sera sa 39° participation

La comédienne a beaucoup voyagé. Elle a représenté la France en Égypte au Festival Expérimental du Caire. Elle a aussi participé, grâce au théâtre du Béguin, à de nombreux festivals internationaux, notamment en Norvège, Festspillene de Bergen, en Serbie, Brams de Belgrade, en Tunisie, Festival d’été de Hammamet, en Belgique, Festival du jeune Théâtre de Liège…

Elle est passée devant la caméra à de nombreuses reprises : 1974 (France) : Bernard MAIGROT « Voici Calypso », Bernard MAIGROT « At Coeur O’Clock », 1976 (Italie) : Federico FELLINI « Casanova », 1978 (Belgique) : Christian MESNIL « Anglomania-Marilyn », 1979 (Afrique) : Jules TAKAM « L’appât du gain », 1980 (France) : Claude LELOUCH « Les uns et les autres », 1981 (France) : Claude CHABROL « Edgar Poë », 1990 (France) : Clip musical (VRP) « Ramon Perez »

Son actualité 2022

Festival d’AVIGNON  2022  (du 7 au 30 Juillet)

Je serai au Festival pour la 39ème fois avec 2 spectacles

Texte, Mise en Scène et Interprétation : Pierrette DUPOYET

ACQUITTEZ-LA !

Thème :  Les violences faites aux femmes

Ce récit nous plonge dans la spirale vécue par des milliers de femmes battues, humiliées, murées dans le silence par la peur. Quand le drame éclate au grand jour, les questions pleuvent: « Pourquoi n’as-tu pas quitté  ton bourreau avant ? »  Question facile à poser mais réponse difficile à trouver…

PRESSE : «Création puissante  » (PARISIEN) « Spectacle nécessaire  (CLASSIQUE Provence). «Acquittez-la ! doit être vu par le plus grand nombre» (COUP de THEATRE)

 «Jeu d’une puissance inconditionnelle» (RIDEAU ROUGE)

 Théâtre BUFFON  18, Rue Buffon  à 11h10  

Réservat : Tél :04.90.27.36.89   (ou par mail : pdupoyet@wanadoo.fr)

&

Joséphine BAKER, un pli pour vous…

Joséphine Baker est au Panthéon, mais avant d’en arriver là, que de combats ! Elle est entrée dans la Résistance, a adopté 12 enfants et rêvait de fraternité. Elle donnait sans compter… Lorsque le spectacle commence,  Joséphine est ruinée. Un huissier vient l’expulser du Château des Milandes.

PRESSE : « Ce spectacle nous prend aux tripes…On sent une symbiose entre la star de la Revue Nègre et la comédienne, toutes deux mènent la bataille pour la Fraternité. Le théâtre selon Dupoyet est une histoire d’amour. Joséphine ne pouvait la laisser indifférente… Grand moment d’émotion ! »

 Théâtre LUNA   1, Rue Séverine à 16h15 

Réservat : Tél :04.90.86.96.28  (ou par mail : pdupoyet@wanadoo.fr)

Pierrette Dupoyet animera un STAGE (Méthode Stanislavski-Actor’s Studio)

du 22 au  26 Août en Touraine (hébergement assuré). Ce stage est accessible à tous, sans formation préalable. Informations : pdupoyet@wanadoo.fr 

Projet de constitution d’une loge d’étude et de recherche sur « handicap et dépendance en maçonnerie » à la GLMF

L’association N.D.H. (Numérique, Dépendance, Handicap), actuellement constituée en Association Loi 1901 des sœurs et frères d’une Loge parisienne de la GLMF planchent sur handicap et dépendance en maçonnerie.

Numérique Dépendance Handicap (NDH) a pour finalité d’étudier, de rechercher et de promouvoir des valeurs humanistes et citoyennes, en France, en Europe et dans le monde. Elle s’attache particulièrement à approfondir les possibilités permises par le numérique pour tenir des réunions, et y inviter notamment ceux en situation de dépendance ou de handicap.

L’association travaille actuellement sur une boucle de son, mobile, transportable qui sera mise à disposition, des personnes intéressées le temps d’une séance, pour faciliter l’écoute des personnes malentendantes ou en perte progressive d’audition.

Des spécifications de dispositifs plus légers pour de petits groupes en 3 et 10 personnes sont à l’étude.

Des tenues ouvertes à tous, avec utilisation du matériel, sont envisagées. Les membres de l’association peuvent, selon des modalités à préciser, se déplacer partout en France, pour mettre en œuvre cette boucle son mobile.

Le matériel sera utilisé : Samedi 11 juin 2022 T∴B∴F∴ à 10H00 au 5, rue Jules Breton. 75013 PARIS

Ulysse GOSSET, Grand Reporter traitera du Thème  Chine – États-Unis : Le choc des Titans

N.D.H (Numérique Dépendance Handicap) déploiera un démonstrateur de boucle son pour permettre aux sœurs et frères malentendants une meilleure écoute

Inscription préalable obligatoire à la tenue à l’adresse suivante :

jp.adoum@gmail.com Mob : 06 02 71 56 17 Agapes : 15 € . Paiement sur place.

John Marvin Steele, le célèbre parachutiste du 6 juin 1944 était-il Franc-Maçon ?

John Marvin Steele (1912-1969) est un parachutiste américain de la Seconde Guerre mondiale, connu pour être resté accroché au clocher de l’église de Sainte-Mère-Église dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, la nuit précédant le débarquement de Normandie.

Église de Sainte-Mère-Église, avec un mannequin du parachutiste
John Marvin Steele accroché au clocher – Photos © YG

D-Day : la véritable histoire de John Steele

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les parachutistes américains sautent sur le Cotentin (opérations Albany et Boston) pour créer une tête de pont aéroportée à l’arrière d’Utah Beach, une des deux plages américaines du débarquement pour faciliter la sortie des troupes qui vont y arriver à l’aube. En effet les nombreux marais et terrains volontairement inondés à l’arrière de la côte ainsi que le peu d’accès routier sont très favorables à la défense allemande et risquent d’empêcher la progression américaine sur la terre ferme. L’unité de John Steele doit sauter aux abords de Sainte-Mère-Église et prendre le bourg normand.

John Steele, second à partir de la droite

Mais le pilote du C-47 qui transporte une quinzaine de parachutistes, dont Steele, vole trop haut, de peur de la DCA. Les hommes sont donc mal largués et sont parachutés aux alentours de 1h du matin sur le village même. Lors de sa descente, John Steele est atteint au pied par une balle ou un éclat métallique. Il ne peut plus contrôler son parachute et atterrit finalement sur le clocher de l’église. Il se balance et tente de se libérer de son parachute tandis que sur la place, tout autour de l’église, les combats font rage.

John M. Steele Airborne Museum (Sainte-Mère-Église)

Il essaye de se décrocher à l’aide de son couteau mais malheureusement celui-ci tombe. Il prend alors la décision de faire le mort afin d’éviter de servir de cible à l’ennemi. Après plus de deux heures, un soldat allemand du nom de Rudolf May vint le décrocher. John Steele fut soigné et fait prisonnier. Il s’évade trois jours après.

« The Longest Day », « Le Jour le plus long » et Sainte-Mère-Église

En 1957, il reçoit un courrier de Cornelius Ryan, un journaliste qui prépare un livre sur le Jour J et qui sollicite des centaines d’anciens combattants. Il leur adresse un questionnaire type, libres à eux de rajouter des éléments biographiques. À la question « Où étiez-vous le 5 juin 1944 à minuit », John Steele écrit, en lettres capitales, « SUSPENDU AU CLOCHER SOUS LA CORNICHE DE L’ÉGLISE DE SAINTE-MÈRE ». Ryan contacte alors Steele et l’interviewe. Son livre Le Jour le plus long est publié aux États-Unis en novembre 1959. Une vingtaine de lignes sont consacrées à Steele, suffisant pour le faire connaitre. Il est ainsi invité à une prestigieuse soirée-débat à Washington avec une dizaine d’autres anciens GI et des officiers supérieurs.

John Steele lors de son premier retour à Sainte-Mère-Église

Le succès du livre est tel qu’une adaptation cinématographique est rapidement programmée, reprenant le titre de l’ouvrage Le jour le plus long. Le rôle de John Steele est interprété par Red Buttons, alors une star comique américaine (doublé en France par Guy Piérauld). La scène ne dure que 140 secondes – sur un film de 2 heures 50 – mais va faire connaitre au monde entier l’épisode du clocher et John Steele.

John Steele tel que vous ne l’avez jamais vu !

Un mannequin est accroché sur l’église de Sainte-Mère-Église en hommage à John Steele. Il est régulièrement « descendu » afin de lui refaire une beauté, généralement une à deux semaines avant le 6 juin, Jour- J.

Mannequin de John Steele – décrochage pour entretien – Photos © YG

À Sainte-Mère-Église, une auberge porte son nom.

John Steele franc-maçon ?

J’ai toujours entendu dire que le John Marvin Steele, soldat du 3e Bataillon du 505th Parachute Infantry Regiment de la 82nd Airborne Division, était Franc-Maçon. Il s’avère toutefois que cela soit ce que nous qualifions aujourd’hui de fake news !

Cependant sa dépouille repose au cimetière maçonnique de Metropolis – sa ville de naissance – dans le comté de Massac, Illinois.

Il est sans doute confondu avec un John Steele dont le nom figure sur liste de francs-maçons connus aux USA dès la fin du XVIIIe siècle dans le célèbre Biographical Congressional Directory, 1774-1903, p. 19-21.

Pierre tombale de John Marvin Steele

Sources : Wikipédia ; H. Paul Jeffers, The Freemasons In America : Inside Secret Society ; Masonic Cemetery, Metropolis, Massac County, Illinois, USA fr.findagrave.com ; Le Blog Normandy American Heroes normandyamericanheroes.com

82nd Airborne Division Shoulder Sleeve Insignia
Mannequin de John Marvin Steele – Photos © YG
John Marvin Steel – Photos © YG
John Marvin Steel – Photos © YG

Sensibilité maçonnique et sagesse humaine

Dans la succession des crises civilisationnelles, s’inscrivant dans la longue chaîne de la connaissance traditionnelle « l’ordo ab chao » maçonnique rappelle que l’on ne peut  pas réduire à une cause matérielle la faillite d’une organisation sociale donnée. Mais celle-ci en appelle, tout simplement à une autre révolution spirituelle, qui est l’apanage et l’honneur de notre espèce animale. La panique peut régner à la Bourse, les élites être totalement déconsidérées, l’économie partir en capilotade, l’essentiel est de pouvoir parler de l’esprit pour trouver une véritable issue à la décrépitude d’une société.

            Il est fréquent de rappeler qu’étymologiquement le mot « crise », en grec, signifie jugement. On signale moins, et ce n’est pas moins important, que cela désigne, aussi, cet instrument permettant de trier qu’est le crible. Belle métaphore populaire soulignant qu’il faut savoir rejeter ce qui doit l’être et garder, également, ce qui le mérite.

            À cet égard, puis-je ici noter une historiette par laquelle, dit-on, commença la vie monastique de Saint Benoît. Ce qu’il est convenu de nommer le « miracle du crible » ! Crible qui est prêté à sa nourrice, et que celle-ci brise en deux. Benoît réunifie les deux morceaux. Mais pour échapper à la ferveur de ses admirateurs il se retire dans un lieu désert appelé Subiaco où il va mener une vie érémétique dans la grotte appelée depuis « Sacro Speco ».

            Intéressant symbole que cette référence à cet instrument de la vie courante dans le monde paysan. Dans l’atmosphère fin de siècle qui est celle caractérisant la naissance de la réforme bénédictine. Ce passage au crible qu’opère celui qui va être qualifié de « Patriarche des moines d’Occident », le fait que lui-même se retire dans le secret du désert, tout cela est à l’origine de l’extraordinaire action civilisatrice du mouvement bénédictin dont tous les historiens ont montré l’importance dans l’élaboration de la civilisation européenne.

            A la fin de ce terrible Ve siècle, les barbares sont à toutes les portes, la fin d’un monde est vécue et ressentie comme telle, et c’est en se retirant de l’action immédiate, c’est par la force de l’esprit qu’un autre monde émerge. Cela mérite d’être souligné, quand on sait le rôle joué par les ecclésiastiques lorsque la maçonnerie, au XVIIIe siècle, entend participer à l’élaboration d’une nouvelle civilisation . Les travaux de mon regretté ami, Charles Porset en témoigne à loisir.Et ce en reprenant l’intuition primordiale de tous ceux que Chateaubriand nomme les « génies Mères » : c’est la puissance de l’esprit qui est matricielle. Le reste : politique, économie, social, vient de surcroît.

            La sagesse du « crible » est indéniable en ce qu’elle ne procède pas à partir d’une « tabula rasa », mais est faite de prudence, de discernement, cette « discrétion-secrète » qui sait, de savoir incorporé : celui de la tradition initiatique que l’ordre des choses est une perpétuelle métamorphose en appelant, toujours, à une nouvelle renaissance. De ce point de vue, ce dont sont conscients les francs-maçons c’est qu’il faut savoir mettre en œuvre une médecine expectante, c’est-à-dire prudente, qui sait attendre en mettant en œuvre des remèdes de longue durée, ayant fait leurs preuves au cours du temps.

            On a souvent reproché à la prudence maçonnique cette attitude du juste milieu, aussi loin du révolutionnarisme que du conservatisme. Attitude faisant place à toutes les sensibilités. Mais cela ne fait que traduire le souci de l’harmonie, fût-elle conflictuelle, qui redit, sous une forme sophistiquée, ce que la sagesse humaine sait d’antique mémoire : il faut de tout pour faire un monde. Et ces sensibilités diverses, avant de se dire et de se vivre au grand jour, doivent s’expérimenter dans le secret de ce qui inconsciemment attend la manifestation consciente.

            Peut-être est-ce ainsi qu’il faut comprendre cette lucide observation de Bossuet sur l’Histoire universelle, lorsqu’il rappelle que la « vraie science de l’histoire est de remarquer dans chaque temps les dispositions secrètes qui ont préparé les grands changements et les conjonctures importantes qui les ont fait arriver » . Parmi bien d’autres, cette remarque souligne que c’est toujours en catimini que s’opèrent les grands changements sociétaux. Lorsque Karl Marx utilise l’image de la « vieille taupe », il est dans la même sensibilité théorique. C’est bien en ce sens que le « secret » et la « loi du silence » maçonniques redisent une structure anthropologique dont il est vain de vouloir faire l’économie.

            Par là se dit la vie. Car c’est bien cela dont il est question. La médecine expectante de la sensibilité maçonnique est une sagesse humaniste s’accordant et accompagnant le tempo spécifique de l’humaine nature. Et ce afin de lui faire donner le meilleur d’elle-même,  non pas en forçant, d’une manière paranoïaque, à aller vers un avenir meilleur, mais bien en vivant ici et maintenant au mieux de ses potentialités. De toutes ses potentialités : sens et raison se fécondant l’un l’autre. Comme l’indique Spinoza, « Homo liber de nulla re minus quam de morte cogitat et ejus sapienta non mortis sed vitae meditatio est »[1]

                               C’est bien une sagesse au jour le jour que propose l’accompagnement maçonnique, et ce en ponctuant l’année civile par le comput liturgique que l’on retrouve dans toutes les religions. Les solstices d’hiver et d’été rendant attentif au soleil qui décroît, mort symbolique préparant à la mort réelle, et le soleil qui repart, allégorie de la résurrection et de la lumière de la connaissance. Dans la liturgie chrétienne : Saint Jean-Baptiste, la « voix » annonçant celui qui doit venir, Saint Jean l’Évangéliste proclamant la parole, le verbe se faisant chair. « Solstice » : « sol stare », le soleil s’arrête, mais ce afin qu’un cycle nouveau recommence : la vie en son développement perpétuel !

            L’éternelle métamorphose des choses et de la vie, voilà, certainement, ce qui est , ainsi que le rappelle Gilbert Durand (« Les grands mythes fondateurs de la Franc-Maçonnerie ») le cœur battant de l’ésotérisme maçonnique . C’est par là qu’il est, sur la longue durée, et sous des formes différentes, un excitateur de l’âme continuant à attirer nombre d’intelligences aiguës, et à la dynamiser vers un plus-être existentiel. Et ce, très précisément en montrant comment l’esprit, sans les contraindre ou les dévaster, permet à la nature et à la vie sociale de donner le meilleur d’elles-mêmes.

            L’idée même de la métamorphose est celle d’une création renouvelée faisant créance à l’efficace interne des situations, et qui reconnaît que lorsqu’une forme sociale spécifique est épuisée, c’est une autre qui est appelée à en prendre la relève. En la matière, la franc-maçonnerie, protagoniste essentielle de la modernité, est en phase secrète avec la post-modernité naissante. Et ce même si, nombreux sont les membres de diverses obédiences ne voulant pas en convenir, voire luttant contre un tel état de fait.

            En effet, ce passage d’une époque à une autre, certains ne veulent pas le voir car l’abâtardissement de la pensée, c’est-à-dire la perte de ses qualités originelles, de sa vigueur propre, freine la reconnaissance de ce qui est. La routine philosophique et les facilités de l’opinion commune, c’est chose fréquente dans le déroulement des histoires humaines, empêchent de voir en quoi, et comment, certaines structures anthropologiques, archétypales, reprennent force et vigueur alors qu’on les avait crues exténuées.

            Faut-il, d’ailleurs, le rappeler, l’expression même : « reprendre force et vigueur », que l’on retrouve, fréquemment, dans les textes et les divers rituels maçonniques ne traduit-elle pas l’inéluctable récurrence des phénomènes humains ? Récurrent ne signifie-t-il pas courant en arrière ? C’est-à-dire retourner à la source, revenir au fondamental. Le « Schritt zurück », ce pas en retour vers l’expérience ancestrale, celle de la tradition, dont la pensée allemande, en particulier celle de Husserl ou de Martin Heidegger, a montré la pertinence et l’actualité.

            Blocage que l’on doit à des élites n’étant plus en phase avec la vie sociale réelle. Et parmi eux nombre de ceux s’affichant francs-maçons sans en comprendre l’intime et profonde inspiration. Quelques uns, ayant le pouvoir institutionnel, celui de l’opinion publiée, mais qui reste une simple opinion, et oubliant que la pensée n’est jamais et en rien réductible à la facilité exotérique.

            Une telle situation peut être éclairée par cette remarque émise , , par Joseph de Maistre : « Il serait à désirer que cette nation impétueuse, qui ne sait revenir à la vérité qu’après avoir épuisé l’erreur, voulût enfin apercevoir une vérité bien palpable : c’est qu’elle est dupe et victime d’un petit nombre d’hommes qui se placent entre elle et son légitime bien » (« Considération sur la France ») .

            Son « légitime bien » est, pour lui, le souverain. Mais là n’est pas l’essentiel. L’important est l’acuité de son regard qui fut, d’ailleurs, relevé par des auteurs aussi divers que Philippe Sollers ou Cioran. Vision profonde des événements et des hommes lui permettant de noter en quoi une minorité active, obsédée par le pouvoir n’est plus à même de saisir qu’elle est la véritable puissance à l’œuvre dans une époque donnée. Mystique qu’il était, Joseph de Maistre, fortement marqué, en sa jeunesse, par la pensée maçonnique, a toujours su voir, au-delà des agitations de surface, quels étaient les courants profonds à l’œuvre dans les histoires humaines. C’est un défi de cet ordre qui est lancé à la Franc-Maçonnerie contemporaine.


[1] « L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse n’est pas une méditation sur la mort mais sur la vie. »

« Diableries ! » Namur (Belgique) invite le Diable en son musée des Arts anciens

Une thématique qui endiablera le musée tout l’été…

Organisée dans le cadre du projet « Circus We are », mené conjointement avec le Delta et le Musée Félicien Rops, l’exposition « Diableries ! » propose une plongée dans l’univers captivant du Diable, figure emblématique de notre imaginaire collectif. Tantôt créature hideuse et terrifiante, tantôt tentateur séduisant et envoûtant, ce dernier effraie autant qu’il fascine depuis des siècles.

De tout temps, le diable occupa une place centrale dans la vie des hommes, souvent pointé du doigt comme le principal responsable de leurs maux et malheurs, comme l’instigateur des plaisirs et des divertissements coupables auxquels ils s’adonnaient pourtant volontiers.

Cette exposition entend donc mettre en lumière le rapport étroit de l’homme au Malin, au Moyen Âge et durant l’époque moderne, au travers de thématiques diverses, principalement centrées autour du jeu et du délassement. Illustreront ces thèmes des œuvres variées, issues de collections privées et muséales, nationales comme internationales, mêlant sculptures, peintures, gravures, artefacts archéologiques et autres formes d’art populaire.

Cet été, et jusqu’au 28 août, le musée provincial des Arts anciens (TreM.a) propose une promenade aussi ténébreuse que fantastique à travers l’iconographie (peintures et gravures) de 121 œuvres (issues de 39 prêteurs) courant du XIIe au XVIIe siècle, du Moyen Âge à la Renaissance, à une époque où les artistes, jouant, dansant ou se produisant sur une scène de théâtre, pouvaient être accusés d’avoir pactisé avec le Malin.

« On dresse le portrait de ceux qu’on dépeint comme les disciples du Diable, qui l’ont aidé dans ses œuvres », explique Gaylen Vankan, commissaire de l’exposition. Au Moyen Âge, le cirque itinérant n’existe pas encore mais les jongleurs de rues, les saltimbanques, les bateleurs, les magiciens qui font des tours d’escamoteur, les contorsionnistes ou les funambules, sont vus comme des parasites sociaux invocateurs de démons. Dans l’esprit tordu de l’époque, qui peut mieux que le Diable se complaire dans la ruse et l’imposture, pour mieux illusionner et tromper les âmes pures? S’adonner aux jeux est synonyme de péché mortel. Mais pas n’importe quel jeu. « Ceux qui font intervenir le hasard, comme les cartes et les dés, sont jugés diaboliques, parce qu’ils conduisent à la violence et à l’abus d’alcool, à l’inverse du jeu d’échecs qui est assimilé à la conquête amoureuse », détaille le jeune commissaire de 29 ans, aspirant chercheur au FNRS de l’ULiège.

Les danses, au même titre que les jeux, et surtout celles qui font sauter et gesticuler, « sont des choses que les païens ont inventées sous la tutelle du diable » , dicte un décret du Concile d’Arles (524).

Le Musée Provincial des Arts anciens du Namurois

Situé dans un hôtel de maître du 18e siècle, bien caché derrière les stucs de sa façade classée patrimoine exceptionnel de Wallonie, le Musée des Arts anciens du Namurois abrite des trésors du Moyen Âge et de la Renaissance. Parmi les chefs-d’œuvre exposés, dont les plus anciens remontent au XIIe siècle, on y découvre en particulier le Trésor d’Oignies, une des 7 merveilles de Belgique, des sculptures réputées du Maître de Waha et les peintures d’Henri Bles évoquant la vallée mosane.

Le musée publie de nombreux ouvrages dont les guides du visiteur et les carnets d’exploration ludique (gratuits pour les jeunes visiteurs 4-6 ans et 7-12 ans). Visites guidées et animations sont organisées sur réservation pour les groupes, les particuliers, les familles et les écoles. Les enfants peuvent également fêter leur anniversaire au musée.

Infos pratiques :

Musée Provincial des Arts anciens du Namurois (TreM.a.), 24 rue de Fer, Namur – Belgique

Horaires : Jusqu’au 28 août. Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h. Tout le programme (conférences, petit théâtre de poche, dimanches en famille, etc.) sur :

www.museedesartsanciens.be – Tél. : 00 32 (0)81 77 67 54

Les espaces d’exposition temporaire sont accessibles aux PMR.

Tarifs : Enfants (< 12 ans) : gratuit/1ers dimanches du mois : gratuit/Adultes : 3 € (5€ si exposition temporaire)/Seniors, groupes (min 10 pers.), étudiants: 1,50 € (2,50€ si exposition temporaire)/Écoles (hors activités) : 1€

Illustration : Attribué à Jan Mandyn (1500-1560), Le Christ devant les portes de l’Enfer, panneau de chêne renforcé, deux planches, 33 x 47 cm.

Sources : TreM.a. ; https://www.lavenir.net/

Musée Provincial des Arts anciens du Namurois (TreM.a.)