Des névroses à l’apothéose. La différence encore voilée sur le divan de la ressemblance
De l’obsession à la révélation. Le plaisir névrotique : surtout en groupe ou en masse : l’imitation joue à plein. Neurones miroirs. Je suis névrotique avec les autres mais individuellement je ne suis pas un névrosé.
Mais le plaisir des névroses est très puissant : Touche le sujet dans sa globalité et dans tous les domaines : organique, émotionnel, psychique, social et rationnel
Le vécu névrotique de groupe peut résonner très fort et justifier, renforcer la névrose réelle d’un individu. Il se sent encouragé à le faire et pousse ses traits névrosés en avant. Typique des légalistes du rituel. Je pourrais défiler les névroses et voir le risque et les avantages.
Il est donc utile de vivre, même fugacement en Franc-maçonnerie, un large échantillon de névroses. Notamment de croiser la spiritualité et l’humanisme pour voir comment ils sont soutenus par les névroses rituelles ;
Les névroses :
l’obsession : les rites répétitifs, la pureté,
La mégalomanie : les 95 degrés, les titres ronflants… lancés par l’étagement des 3 degrés bleus ;
La paranoïa : on m’en voudra si je trahis mon serment comme le cadavre et les épées ; peur d’être dévoilé : le Couvreur
L’hystérie : grandiloquence théâtrale des rituels en soutien de l’obsession.
La dépression, seul thème du Maître secret. Se sentir petit : on le fait comprendre à l’Apprenti.
L’angoisse : la fuite éperdue d’Hiram
L’agressivité : les épreuves et le meurtre d’Hiram,
Le narcissisme : faire partie de l’élite humaniste ; connais-toi toi-même.
Les phobies : je n’en vois pas
La normose : une pathologie d’intégration de la norme. Joue sur l’instruction des maçons avec l’intégration des valeurs : la tolérance, liberté…Ferdinand Wulliermier.
Le complexe d’œdipe. Chaque nouvel arrivant dans le monde humain est mis en devoir de venir à bout du complexe d’Œdipe ; celui qui n’y parvient pas est voué à la névrose. Pour Freud et son école, à la source de toutes les névroses. Noter que dans la FM, le complexe est « inversé » par rapport à Hiram : attitude positive des Frères pour le père Hiram.
Mais les 3 compagnons sont dans le complexe « normal ».
La Franc-maçonnerie nous ouvre sur les deux aspects ; grande richesse. Très utile car le Surmoi, le lieu des valeurs morales est issu de l’œdipe. Il faut donc qu’il soit réglé pour adopter « librement » les valeurs maçonniques. De la résolution du complexe découlent les névroses. Dans la bataille, moi j’ai penché pour le soin et la loi. Pour moi, les névroses, toutes issue de l’œdipe, persistaient jusqu’à la fin de la vie : les accepter dans un contexte porteur est le mode de résolution le plus courant. C’est tout l’intérêt de la Voie maçonnique : tant que les Hommes auront un œdipe, la maçonnerie existera.
« il n’y a aucune indication qui confirme le complexe d’Œdipe comme un processus existant dans la vie familiale ou le développement normal de l’enfant » (Goldman & Goldman 1982),
Ce sont les conflits psychiques qui provoquent la névrose. La névrose est une affection psychiatrique, plus ou moins marquée, qui se traduit par des troubles émotionnels qui ne portent pas atteinte à la personnalité du malade (contrairement à la psychose), ni à ses fonctions mentales. Le « névrosé » est conscient de ses difficultés mais il ne parvient pas à les dépasser. Chaque nouvel arrivant dans le monde humain est mis en devoir de venir à bout du complexe d’Œdipe ; celui qui n’y parvient pas est voué à la névrose.
Nous sommes tous plus ou moins névrosés. La névrose participe à notre structuration mentale et nous permet de ne pas rester immobiles. Nous devons surmonter des conflits intérieurs en avançant dans la vie.
La façon dont notre inconscient dispose de ces tensions finit par façonner notre personnalité. Le plus connu est le conflit oedipien rencontré par l’enfant qui doit renoncer à épouser son parent du sexe opposé et qui se construit en le dépassant. Quand ces dépassements s’effectuent sans anicroche, les individus acquièrent des capacités d’adaptation psychique qui leur permettent de vivre normalement.
La structuration névrotique d’une personne ne débouche pas forcément sur des pathologies psychiques.
C’est ce qui me permet d’avancer ma thèse : heureusement que nous sommes névrosés
1) c’est une sécurité devant les problèmes
2): c’est un plaisir en groupe ou en masse
3) cela nous individualise, unicité. Marqueur de la différence individuelle par rapport à la ressemblance dans le vécu groupal. Car il faut passe par la ressemblance, d’abord avant d’aller à la différence.
« Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis »
Citadelle Antoine de Saint Exupéry.
Mon frère = je te reconnais comme tel. Passer d’abord par le tuilage psychologique : « En quoi est-il semblable à moi ? » dans les relations humaines.
Une émission consacrée à la Loge d’études et de recherche « Jean Scot Erigène » n° 1000 de la Grande Loge de France.
Jean Scot Erigène
Pour mémoire, Jean Scot Érigène (Iohannes Scottus) est un clerc et philosophe irlandais du IXe siècle né autour de l’an 800. Il meurt vers 877 sans doute sur le continent, comme nombre de moines celtes venus d’Irlande, « l’île des saints et des savants » et du christianisme celtique, à moins qu’il ne soit retourné en Angleterre…
Cette année, la Loge « Jean Scot Erigène » n° 1000 (JSE), Atelier de recherches universitaires, est dirigée par Christophe Bourseiller, invité de l’émission.
Illustration Twitter GLDF
Rappelons aussi qu’il est historien et journaliste mais également Président de l’Observatoire des extrémismes et des signes émergents. Il vient de publier « Le complotisme – Anatomie d’une religion » (Les éditions du Cerf, 2022).
La Loge d’étude et de recherche « Jean Scot Erigène » N° 1000 a été créée en 1987 et est la plus ancienne Loge de recherche de la Grande Loge de France. La Loge maçonne au 3e degré et est en relation étroite avec la Loge nationale « Marquis de La Fayette », mais n’a pas les mêmes buts. Cette dernière se consacre à l’histoire de la Grande Loge de France, tandis que JSE étudie l’évolution des idées maçonniques aujourd’hui et dans leur devenir.
Elle se réunit au siège de l’Obédience le premier samedi du mois de 10 heures à 12 h 30 au plus tard. Un travail symbolique présenté par un jeune Maître, qui dure une dizaine de minutes, ouvre la réunion. Il est suivi d’une conférence-débat donnée par un Frère éminent de la Grande Loge de France ou d’une autre Grande Loge amie. Un colloque annuel conclut nos travaux. La Loge de recherche a un statut spécial, ne participant pas à la vie administrative de l’Obédience, mais ayant le privilège de pouvoir présenter son activité en Tenue de Grande Loge.
À propos du podcast
Divers aspects de la pensée contemporaine, une émission diffusée le dimanche de 9h42 à 10h sur France Culture, confiée en alternance aux différentes obédiences maçonniques et de libre pensée.
Hier mardi, comme tous les 3e mardi de chaque mois depuis bientôt un quart de siècle, la « Table du Mardi » se réunissait dans un restaurant parisien assez confortable. L’invité du jour était le célèbre journaliste François de Closets qui venait présenter son dernier ouvrage à une assemblée d’une trentaine de personnes dont des Frères, des Sœurs… et quelques profanes.
La Table du mardi le 21 juin 2022 à Paris
Lors de ce déjeuner François de Closets à brillamment démontré, comme lui seul sait le faire, que nous sommes dans une impasse sociétale. Une présentation de son ouvrage est proposée ci-dessous, ainsi qu’un rappel du parcours du célèbre journaliste.
Parlons maintenant du sujet qui nous concerne : «La Table du Mardi»
A l’occasion de la venue de l’envoyé spécial de 450.fm les fondateurs de cette association informelle, étaient présents afin de témoigner de la belle histoire de cette Table, pas banale.
Tout commence en 1999, avec la Respectable Loge « Les 3 livres » de la Grande Loge Nationale Française. Un quatuor de Frères, membres de ladite Loge, composé de Claude Vajda, Pierre Perdereau, Gabriel Serge Ersault et Gérard Charrier, l’initiateur de ce projet décident de se réunir tous les mardis, d’abord au Jardin d’Acclimatation de Paris, puis quelques temps après au restaurant du Camping du Bois de Boulogne.
L’objectif est clair : créer de la transversalité entre les initiés et les non-initiés, mais aussi entre les obédiences, afin de sortir du Temple et créer du lien. La recette fonctionne à merveille. Le brassage des idées et des contacts fonctionne. On y traite d’un mardi sur l’autre de sujets divers liés à la Franc-maçonnerie, mais pas toujours.
Gérard Meftah
Les années passent, le concept s’essouffle bien légitimement et surtout, le restaurant du Bois de Boulogne ferme ses portes pour cause de travaux. Un homme entre alors en scène, la direction est confiée au journaliste Gérard Meftah. Pour redynamiser cette idée, il trouve un restaurant plus central, son carnet d’adresses lui permet d’inviter des personnalités telles que François de Closets. Mais, il le dit lui-même : « Il y a cinq mois, nous avions à la même place le journaliste et comédien Nelson Montfort, puis le mois suivant Jean-Claude Bourret, puis ce fut Jean-Luc Cadeddu le Maire-adjoint de Maisons-Alfort et le mois dernier nous avons eu le Docteur William Lowenstein, le Président de SOS addictions. Même le comédien Smaïn est venu animer une de nos Tables un mardi. »
Gérard précise que ces invités viennent de tous horizons du monde profane et parfois du monde maçonnique.
Dominique, un Frère qui connait bien cette assemblée, car il l’a vu démarrer à ses débuts, précise que Gérard Meftah mène l’organisation de main de maître. Il ajoute que la Table du Mardi fête sa 23è année d’existence et que le succès ne se dément pas. Il est vrai qu’à chaque réunion, devenue mensuelle, il y a entre 15 et 30 participants. Le but est de créer des liens entre eux, de permettre à des profanes de trouver un parrain et une loge, mais aussi, d’écouter un conférencier de choix. On peut noter que la Table du Mardi répond concrètement aux problématiques que se posent actuellement les Loges et les Obédiences.
Si certains se montrent circonspects avec certaines Fraternelles maçonniques, car les objectifs peuvent prêter parfois à confusion, il faut avouer que cette réunion informelle à laquelle notre journaliste a participé lui a semblé plus proche d’une réunion d’amis que d’un groupement d’intérêts quelconque. La fraternité semble être la Toile de fonds de cette réunion. Il nous reste maintenant à connaitre la liste des invités des prochains mois, mais Gérard Meftah n’a encore rien voulu dévoiler. C’est bien la preuve que la maçonnerie contient des secrets… vivement le 3è mardi de septembre, que nous puissions enfin lever le voile. Il y a de fortes chances que 450.fm soit une fois de plus présent.
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LE LIVRE : La parenthèse boomers
François de Closets retrace la faillite des boomers à l’aune des enjeux démographiques et économiques actuels. Ce constat fait, il propose une voie et des solutions pour réconcilier les générations et que le désastre possible soit un chemin du renouveau.
Entre 1970 et 2020, la France n’a connu ni guerre ni crise majeure : une parenthèse unique dans son histoire.
Pourtant, pendant cette période, les boomers aux commandes du pays l’ont fait passer de la prospérité au déclin. Cette génération égoïste n’a pensé qu’à ses propres intérêts, sans considération pour l’avenir. Et au moment où la démographie se rappelle à nous, le tragique de l’Histoire fait son grand retour. La parenthèse enchantée est désormais fermée, nous voilà au bord du précipice.
François de Closets n’a cessé de condamner dans ses livres à succès la démagogie et la procrastination. À 88 ans, rejoignant l’indignation des jeunes générations, il retrace sans concession la faillite des boomers, qui laissent à la charge de leurs enfants une société du vieillissement submergée par la dette et la dépendance.
Une irresponsabilité reposant sur le dévoiement de l’idée de liberté, passée de celle du « tous ensemble » au service du bien commun à celle du « moi d’abord » au service des égoïsmes individuels. Pour réconcilier les générations, il nous faut de toute urgence refonder une liberté collective.
Face aux immenses enjeux, des solutions existent qui ne ruineront pas le pays, n’accableront pas les plus jeunes, ne conduiront pas à l’abandon des plus âgés. Par des propositions comme le Conseil de prévision, ce livre en apporte, très concrètement, la preuve. Pour que le désastre en cours se transforme en chemin du renouveau.
Est né le 25 décembre 1933 à Enghien-les-Bains, est un journaliste et essayiste français. Travaillant dans la presse écrite, il collabore successivement à l’Agence France-Presse, à Sciences et Avenir, à L’Express, au Nouvel Observateur, à L’Événement du jeudi. Sur le petit écran, il débute au journal télévisé. Après une interruption, à la suite des évènements de 1968, il produit des émissions pendant une trentaine d’années, tantôt sur TF1, tantôt sur France 2. Spécialisé, en un premier temps, dans les questions scientifiques, il se consacre ensuite à l’économie et à la santé avant de revenir à la science. En 1970, il apparaît deux fois dans Volume animée par Marc Gilbert. Homme de média et polémiste, il traite en vulgarisateur de sujets divers tels que l’économie, la communication, la santé et la culture. Comme écrivain, il a consacré une vingtaine d’essais à la société française dont la plupart furent des best-sellers. Il a également consacré une biographie à Albert Einstein.
Gabriel Steinmetz – MdV Éditeur, Coll. Les Symboles Maçonniques, N° 101, 2022, 128 pages, 10,90 €
Un compte rendu de lecture que nous devons à notre bien-aimé frère Yann Gontard. Après avoir publié Le Premier Surveillant – Du niveau à l’art du Trait (MdV Éditeur, 2017), Gabriel Steinmetz, ingénieur de formation et franc-maçon reconnu, signe son second ouvrage destiné à des initiés rigoureux : Les Cinq sens du Compagnon.
Ayant déterminé la notion du sens, puis plus précisément les cinq sens comme outils essentiels du Compagnon, il unit à sa démonstration le nombre cinq à la définition de l’Homme cosmique, le reliant également à l’étoile à cinq branches, aux pyramides, à la géométrie sacrée, aux quatre éléments et enfin aux polyèdres. Il aborde ensuite, successivement, chacun de ces sens établis à l’origine par Aristote dans son traité De l’âme(De anima), en explorant l’interprétation qu’en faisait notamment l’Egypte ancienne : l’ouïe, le toucher, le goût, la vue en couronnant le tout avec l’odorat qu’il considère comme le sens absolu.
Dans sa conclusion, il introduit l’idée singulière d’un sixième sens comme aboutissement de l’apprentissage par le Compagnon des cinq premiers, qui serait, en quelque sorte, un chemin de vie à travers le rituel maçonnique. Peut-être aussi une méthode pour découvrir en soi progressivement l’intelligence du cœur et pour aborder avec confiance ses intuitions qui amèneront naturellement le Compagnon à tendre vers le sacré. Ce sixième sens ne constitue-t-il pas alors un accès à la porte du Temple… qui intuitivement appelle à l’initiation tous les frères en recherche de leur propre chemin ?
L’Association Aide aux Enfants du Monde, présidée par Richard Gauthier, poursuit inlassablement ses actions au Sénégal pour aider les enfants des rues, les Talibés mendiants, retirés de leur famille par des marabouts pour les contraindre à participer à une mendicité organisée.
Les enfants pris en charge par l’association sont accueillis au centre d’accueil des droits de l’enfant, « La Liane », de Saint-Louis au Sénégal. Pour alimenter les fonds nécessaires à ses actions, l’association organise des soirées théâtre, des concerts, des vide-greniers et a en projet un repas sénégalais.
La Fondation du Grand Orient de France, dont l’un des volets de son activité est l’enfance en difficulté, a été sensibilisée par les actions de l’Association Aide aux Enfants du Monde et a décidé de lui octroyer une aide. Michel Brochard, secrétaire général de la Fondation du GODF s’est déplacé en personne jeudi 16 juin, à Plougonven, pour remettre un chèque de 5 000 € au président Richard Gauthier.
Le jour du solstice d’été, la Terre présente son pôle Nord au Soleil et cache son pôle Sud. L’astre du jour monte au plus haut dans le ciel de l’hémisphère nord et au plus bas dans l’hémisphère sud.
Le solstice d’été, le jour le plus long dans l’hémisphère nord
C’est ainsi que dans l’hémisphère nord, le solstice d’été correspond au jour le plus le long de l’année (21 ou 22 juin), et le plus court pour l’hémisphère sud (21 ou 22 décembre, les saisons étant inversées). Inversement pour le solstice d’hiver.
Les jours de solstice, le Soleil passe à la verticale de l’un des deux tropiques. Il arrive ainsi parfois que le soleil se couche dans l’axe de l’Arc de Triomphe, l’occasion de réaliser de belles photos pour les amateurs d’événements astronomiques. Sur le tropique nord, dit du Cancer, le Soleil atteint même le zénith.
L’étymologie du mot solstice
C’est un nom formé à partir de deux éléments latins « sol » qui signifie « soleil » et « stare » qui signifie « s’arrêter ». D’après son étymologie, ce mot signifie donc « l’arrêt du soleil ». Il est apparu en Français au XIIIe siècle. Le solstice fait référence à l’azimut du Soleil à son lever et à son coucher semble rester stationnaire pendant quelques jours à ces périodes de l’année, avant de se rapprocher à nouveau de l’Est au lever et de l’Ouest au coucher.
Le terme latin « solstitium » est employé à la fin de la République romaine au Ier siècle av. J.-C. Pline l’Ancien l’emploie plusieurs fois dans son « Histoire naturelle » dans le même sens qu’actuellement.
Le solstice d’été a été au centre des fêtes ancestrales chez les druides ; l’un des visages du Janus romain est devenu saint Jean-Baptiste, le Christ chronocrator est devenu le maître du temps.
Le solstice d’été à travers le temps et le monde
Que ce soit en Amérique du Nord, en Europe et même en Asie, la tradition des célébrations du solstice d’été est ancienne et se décline différemment selon les périodes. Expérience souvent déroutante, aux origines païennes, elle a été intégrée en Europe aux fêtes chrétiennes. Petit tour d’horizon des différentes manifestations proposées.
Le solstice d’été, célébré depuis l’Antiquité et porteur de symboles
Feu réalisé à l’occasion du solstice d’été. Le solstice d’été était célébré chez les Romains à l’occasion des fêtes en l’honneur de Saturne, les Saturnales, et marquait l’entrée dans la nouvelle année dans l’Égypte des pharaons.
Le solstice d’été chez les Druides
Cromlec’h, Drombeg, Irlande
Nommée aussi Eruina Alba, le 21 juin est le jour le plus long de l’année. Il marque l’apogée de la Lumière, la période la plus prospère de l’année et le début de l’été. Mais s’il porte la Lumière en son plus haut point, c’est aussi le jour où cette dernière commence à décliner.
La Gorsedd de Bretagne, Goursez Vreizh en breton
Dans la tradition druidique, les cercle de pierres marquaient ce jours dans leur positionnement jouant ainsi un rôle de « calendrier » (et pas seulement des solstices) c’est en leur sein que se pratiquaient les Cérémonies de Rites de l’Aubes pour célébrer la venue du jour le plus long.
C’est une fête de justice, de bonté et de vérité, d’illumination, de sagesse, de transcendance spirituelle très intime. C’est un jour aussi de bannissement du négatif.
C’est la Triple Illumination de l’Awen, le principe divin supérieur, manifesté dans les Trois rayons du Triban qui dominent cette journée. D’autres cérémonies enfin sont célébrées au Zénith, au paroxysme de l’ascension du Soleil. C’est une fête de Feu sous sa forme la plus pure qu’est la Lumière.
Cette journée marque donc aussi le jour le plus élevé, énergétiquement parlant. C’est une période d’expansion maximale pour chacun et chaque chose en la Nature. On est arrivé au point le plus haut de notre renouveau, de ce cycle précis et annuel d’évolution.
L’enfant de la Lumière est maintenant Roi. Il est à l’apogée de sa vitalité, le Roi de la lumière nourrit la Terre, les récoltes et il nourrit tout ce qui est vivant. Le Soleil est au Zénith de sa puissance. L’individu est à l’apogée de sa carrière et de sa vie. C’est le guerrier au zénith de sa profession et de sa force physique et intellectuelle.
Le solstice d’été dans la Gaule antique
Épona
Si, aujourd’hui, le solstice d’été n’est plus une fête aussi importante dans notre pays, il n’en a pas toujours été ainsi. Dans la Gaulle antique, le solstice d’été était une date particulièrement importante du calendrier, nommée fête d’Épona. Épona, déesse jument et protectrice des chevaux était également connue comme la déesse de la fertilité. Et c’est donc la fertilité que les Gaulois célébraient le jour du solstice. Cette idée de célébrer la fertilité se retrouve dans la plupart des rituels autour du solstice en Europe.
Le solstice d’été dans la Chine ancienne
Yin (fond noir) et Yang (fond blanc)
En revanche, en Chine ancienne, les cérémonies autour de cette journée portaient sur des thèmes opposés à ceux du solstice d’hiver. Les cérémonies tournaient en effet autour de la féminité, de la terre et des forces du yin. Alors que pour le solstice d’hiver, les Chinois fêtaient la masculinité, les cieux et les forces du yang.
Le solstice d’été sur les autres continents
Autre continent, autres rituels : en Amérique du Nord, les Indiens honoraient le soleil le jour du solstice d’été à travers des danses rituelles et des cérémonies impressionnantes. Souvent, un arbre était coupé à cette occasion, celui-ci était considéré comme le lien entre les cieux et la terre.
Fêter le solstice aujourd’hui : entre traditions paganiques et festivals musicaux
Célébration du solstice d’été à Stonehenge
Stonehenge
Aujourd’hui, les célébrations pour le solstice d’été ont beaucoup évolué à travers le monde, excepté à Stonehenge ou dans des tribus New Age (néo druides, wicca, etc.), où l’on vient observer le lever du soleil. Les célébrations dans la nuit du 20 au 21 juin incluent des pique-niques et de la musique. L’expérience est déroutante, et aujourd’hui, il n’y a plus d’affrontements avec la police comme ils ont pu exister dans les années 1980. En Alaska, où il fait jour plus de 19h, beaucoup d’événements spéciaux sont organisés, en particulier des carnavals et des actions caritatives. A Anchorage, la capitale de l’Etat, un grand festival de musique (le Summer Solstice Festival) est organisé par l’AWAIC, association d’aide aux femmes battues.
Le plus grand bûcher du monde, ville d’Ålesund, Norvège
En Scandinavie, le solstice d’été est l’une des fêtes les plus importantes de l’année et marque en Suède le début des vacances. Dans ce pays, les célébrations varient selon le folklore régional. Le Midsommar est un jour férié, où l’on se retrouve en famille. Les maisons sont décorées à l’aide de couronnes de fleurs, des feux sont également mis en place et on érige un bâton dans les différentes villes. Si à la base, ces célébrations étaient associées à la fertilité et à la nature et étaient réalisées pour la bonne tenue de la moisson d’automne, elles ont été intégrées au christianisme avec l’évangélisation du pays.
Fête du solstice d’été en Europe du Nord
Feu de joie de Midsummar, en Finlande
On cherche également à prédire l’avenir ce jour-là, et notamment à déterminer les futures épouses des jeunes hommes présents. En Norvège et au Danemark, on retrouve les feux rituels, mais aussi des processions. Dans ce dernier pays, l’époque du solstice est aussi marquée par une autre fête importante, la Saint-Hans le 23 juin, où les Danois chantent leur hymne et brûlent des sorcières de paille en mémoire de ce qui se passait au XVIe siècle.
Étymologiquement le mot «travail» viendrait du bas latin, Tripalium, du nom d’un instrument à trois piliers qui servait à ferrer les chevaux, à maintenir les animaux sous le joug et assujettir les condamnés à la torture. Assimilant l’action à l’instrument, on considéra le travail comme un maintien sous le joug en y ajoutant le contexte biblique de condamnation infamante à perpétuité. C’est le très grand honneur de la Franc-maçonnerie d’avoir détruit le tabou d’expiation qui pesait sur le travail ; et de l’avoir remplacé par le symbolisme d’un effort, délivrant des servitudes humaines. (Éliane Brault).
Pour d’autres, «Travailler» serait formé sur une base lexicale exprimant un mouvement, qui s’articule au préfixe tra– exprimant la notion de passage assortie d’une résistance. André Eskénazi émet l’hypothèse selon laquelle tous les sens de travailler se ramènent à une signification abstraite : rupture, sous la pression d’une intervention extérieure, d’une position fondamentale de dégagement dans «l’en soi-pour soi-chez soi». (l.art.pense.free.fr/travailler.html).
Leitmotiv des rituels de tous les rites du passage au deuxième degré qui reconnaît que c’est parce que l’apprenti a bien travaillé qu’il mérite de devenir compagnon. Le travail est conçu, dans les loges, comme permettant d’atteindre un but moral. Le maçon est invité à travailler sur lui-même, à polir sa pierre brute, à se perfectionner avant de songer à améliorer le monde. La symbolique maçonnique, avec les outils du constructeur, témoigne de cette orientation primordiale.
Les francs-maçons, parfois considérés comme héritiers spirituels des bâtisseurs de cathédrales, ont leur Temple à construire. Salomon l’a conçu. Hiram en traça le plan. Chacun des frères et sœurs l’exécute. «C’est le temple de l’harmonie humaine et de la paix. Il est fondé sur la raison. Il est embelli par l’amour. Il est réalisé par le travail.»
Il s’agit, non seulement de participer aux travaux dans les loges, mais de répandre à l’extérieur les philosophies et, surtout, plus efficacement encore, de les servir par l’exemple et l’action dans le monde profane.
Le travail est celui du compagnonnage opératif qui fait de l’ouvrier un artisan, de l’artisan un ouvrier d’art et de l’ouvrier d’art un bâtisseur de cathédrales de pierre ou d’esprit.
Le travail est un dessein de perfectionnement, celui du franc-maçon n’est ni un labeur, ni une peine, ni une tâche, mais une liberté en action, un devoir.
Il est vraisemblable que la formule de glorification du travail ait été issue d’une traduction déformant les premiers rituels maçonniques britanniques. Depuis la moitié du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, dans tous ces textes de rituels complets on glorifie (on honore) le Craft, éventuellement le Work(ing). Or, Craft se traduit par mestier, chantier, savoir-faire ou œuvre, et Work(ing), dans le contexte maçonnique, par rite, rituel, travail en loge, méthode, forme de travail, manière de travailler, en somme le «style». Work(ing) est le synonyme d’un rituel qui va gouverner et diriger la loge. Il ne s’agit donc, par cette expression, que de la glorification du travail initiatique.
Et pour ce travail la Franc-maçonnerie offre des outils.
«Pratique, beau, divers, l’outil transpire l’unité de l’homme qui l’a conçu, utilisé, soigné, transmis. Particulier en son utilité, il sue bien d’avantage encore l’unité d’un homme dont toute porte à penser qu’il n’est devenu sapiens qu’à force de s’être voulu faber» (Paul Feller). L’homme a mis dans l’outil qu’il a créé du savoir-faire, de l’imagination, de la patience, un sentiment du possible bien contrôlé, un sens précis de ses actes ; sans l’outil qui réalise, l’invention de l’esprit n’est que rêverie.
«La première preuve, quant aux outils dans les cérémonies maçonniques, provient de l’Edinburgh Register House MS. de 1696, avec deux versions ultérieures, presque identiques, de c. 1700 et c. 1714. Ils ne contiennent qu’un seul passage qui mentionne des outils. Cela se produit au cours de la salutation du candidat aux Frères lors de son retour dans la loge : comme je suis juré par Dieu, Saint Jean par l’équerre et le compas, et juge commun… En 1801, Preston, lors de sa cérémonie d’installation, a énuméré la règle, la ligne, la truelle, le ciseau, l’aplomb(la perpendiculaire), le niveau, l’équerre, le compas et le maillet, dans cet ordre, et a «moralisé» chacun d’eux. (Harry Carr, Le franc-maçon au travail, &79-p.164)
Il est évident que les outils présentés au cours d’une vie maçonnique sont à considérer comme allusifs à une manière de penser et de progresser tant intellectuelle que morale et spirituelle (taille, géométrisation et vérification). Les outils retenus servent d’indication aux francs-maçons pour une action conforme à la fraternité et à l’amélioration de chacun d’eux. «Je vous présente maintenant les outils de travail de lʼApprenti franc-maçon. Ce sont la Règle de vingt-quatre pouces, le Maillet à dégrossir et le Ciseau. La Règle de vingt-quatre pouces nous sert à mesurer l’ouvrage, le Maillet à dégrossir la pierre brute et à enlever les aspérités, le Ciseau à aplanir la pierre, et à la préparer avant qu’elle ne passe aux mains d’ouvriers plus habiles. Or, comme nous ne sommes pas tous des maîtres opératifs mais plutôt des maîtres Francs et Acceptés ou Maîtres symboliques, nous appliquons ces outils à notre conduite morale» (Rite Émulation : extrait du rituel au grade d’Apprenti, correspondant à la présentation des outils).
Les outils retenus servent d’indication aux francs-maçons pour une action conforme à la fraternité et à l’amélioration de chacun d’eux. Les outils maçonniques expriment ce que Bergson disait de la philosophie : «agir en homme de pensée, penser en homme d’action.»
L’objet rituel, selon Philippe Langlet, est un principe, et les rituels, quand il y est présent, soulignent constamment qu’il est utilisé pour «moraliser», c’est-à-dire qu’il est essentiellement support d’interprétation «spirituelle»…Ainsi on peut les associer avec la triade maçonnique : Sagesse (règle, équerre, compas) ; Force (levier, maillet, ciseau) ; Beauté (niveau, perpendiculaire, truelle).
Jean Baudrillard a raison d’affirmer que cet objet (outil) «n’a plus de fonction, il a une vertu». Poursuivre et compléter par la lecture du texte :Lettre aux francs-maçons par Dominique Naert.
Les outils de la sagesse (règle, équerre, compas)
La Règle
Instrument rectiligne qui sert à diriger la main pour tracer des lignes droites, c’est aussi ce qui peut conduire, diriger les actions et les pensées des hommes par un jugement équitable. La droiture donne la rectitude, la direction dont il ne faut pas dévier et la loi morale dans ce qu’elle a de rigoureux. « La Reigle disoit au compas : Tu ne sais pas ce que tu dis ; tu ne saurais rien faire qu’un rond seulement qui est le trou du cul ; mais moy je conduis toutes choses directement, et du long et de travers ; et en quelque sorte que ce soit je fais mon cher droit devant moi. Ainsi quand un homme est mal vivant, on dit qu’il vit desreiglement», qui est autant à dire que, sans moi il ne peut vivre droitement. Voilà pourquoy l’honneur m’appartient d’aller devant.» (Bernard Palissy, Dessein du jardin délectable). À la Renaissance, l’équerre porte le nom d’esquierre, et la règle porte le nom de rigle (parfois reigle, Jean Bullant (151?-1578), Petit traicte de geometrie et d’horologiographie pratique, p.4).
L’importance de l’enseignement de la règle est manifeste, la règle est portée au cours de 3 voyages (sur les cinq) lors de l’augmentation de salaire, soulignant l’exigence de ce devoir impératif et de sa constance dans le temps. À certains rites, la règle graduée est d’abord portée sur l’épaule gauche, symbolisant la passivité, la soumission à la matière, puis dans la suite des voyages elle est portée à droite signifiant son sens actif et sa plénitude. À gauche elle devrait être portée avec la graduation apparente (la graduation fait entrer la métaphysique de la droite infinie dans le domaine inférieur de la quantité et de la finitude), à droite sans graduation. Sur l’arbre des séphiroth anthropomorphe, l’épaule gauche est hesed (la générosité, qui est le centre par lequel s’exprime la bonté pure), l’épaule droite est geburah (la puissance. Elle exprime la force vitale).
Souvent sectionnée en 24 divisions horaires, la règle est le symbole de la loi commune qui régit les phénomènes du monde réel et du monde spirituel. La répartition de ces divisions se voulait indication de règle de vie pour le franc-maçon, comme indiqué dans les Divulgations de Martin Harvey : 6h pour le travail, 6h pour la prière, 6h pour la communauté, 6h pour le repos. La Franc-maçonnerie anglo-saxonne la découpe en 8h pour le travail au chantier, 8h pour la prière et les exercices spirituels, 8h pour le repos et la vie familiale.
La règle, c’est aussi le règlement, le principe qui dirige un groupe et qui s’impose à lui.
Une association d’individus peut se considérer comme constituant un ordre quand elle présume une règle ou un rite à travers lesquels on obtient une déterminante infinie.
Un ordre est initiatique quand la règle, ou le rite, sont tels qu’ils complètent la signification de la parole elle-même.
La Franc-maçonnerie se définit comme ordre initiatique. Certaines obédiences, dans le cas de quelques grandes loges dites régulières, se définissent comme un ordre initiatique qui, tout en transcendant les spécificités individuelles, regroupe des personnes qui acceptent par serment, de vivre sous certaines règles que l’on appelle Anciens Devoirs. Les fondements de la régularité maçonnique s’appuient sur le respect d’un ensemble de règles consignées dans les composantes de base que sont les Landmarks, la Règle en douze points de la Franc-maçonnerie et la Constitution de la GLNF du 14 novembre 1915 qui inclut le règlement général et les principes de base propres à toute grande Loge régulière : «-1er Surveillant : Frère Second Surveillant, où sont tracées les règles de nos devoirs ? -2nd Surveillant : Elles sont empreintes dans nos cœurs ; la raison nous en instruit, la religion les perfectionne, et la tempérance nous aide à les remplir.»
Équerre et compas feront l’objet du prochain article.
Les outils de la Force (levier, maillet, ciseau)
Le Levier
«Oui, depuis longtemps l’idée flotte dans mon esprit qu’il est un point en lui [l’univers] d’où tout se découvre, un certain levier qui donne prise sur lui.» (Julien Gracq).
Barre rigide, mobile sur un point d’appui, dont on se sert pour soulever ou faire mouvoir un élément pesant, surmontant ainsi une résistance, qu’elle soit physique ou morale.
Certains ont pu considérer les colonnes Jakin et Boaz du Temple de Salomon comme des engins de levier, permettant d’actionner un mécanisme à l’intérieur du Saint des saints ; l’assemblage de leur nom signifiant : «il érigera» «avec la force». En plus de décrire la grandeur du Dieu des Hébreux, ces colonnes auraient constitué un système avec base et force de sable faisant pivoter un levier qui devait soulever ou abaisser l’Arche d’Alliance placée dans l’espace sacré du Saint des saints, afin de la protéger.
À la volonté du soulèvement, il faut joindre l’habileté en trouvant ce qui fera basculer ce qui paraissait inerte. Cela suppose donc connaissance et persévérance dans l’effort. Le levier est l’emblème de la puissance de la science et la force de la pensée.
La métaphore du soulèvement grâce au levier traduit la dynamique d’un mouvement montrant le dessous, la face cachée des choses, élargissant ainsi le champ de l’entendement du compagnon, tout comme le pas de côté de la marche au deuxième degré de certains rites. La pierre, que le levier doit faire bouger pour la mettre en place, c’est le franc-maçon lui-même devenant un morceau du temple en y intégrant sa nature et les affirmations de sa liberté de conscience. Si l’impulsion semble venir de l’extérieur pour qu’il puisse s’élever, le franc-maçon apprend qu’il est à la fois la pierre et le levier.
C’est avec le levier que peut être extrait, de la pierre cubique, le pyramidion pour construire la pierre cubique à pointe.
Avec l’Intelligence et la Connaissance comme bras de levier, la Sagesse devient un point d’appui pour intervenir dans le monde profane.
Le Maillet
Dans la langue sacrée de l’Égypte ancienne, le maillet est appelé «l’ouvreur du cœur». Le nom donné au sculpteur signifiait «celui qui donne la vie». Telle est la fonction du travail maçonnique, faire sans cesse jaillir la vie en découvrant l’esprit caché dans la matière.
Nommé «malleus», il est décrit dans le Lexique des Antiquités romaines (rédigé par Georges Goyau, 1896) comme : instrument des ciseleurs, des tailleurs de pierres, des maçons, des charpentiers… ; masse avec laquelle les bouchers et les victimaires assomment les animaux.
Le marteau en vieux gaélique se dit «ordos» (avec la mise en ordre) portant l’idée de création à travers le son.
La première apparition du mot «maillet» aurait eu lieu en 1606. On en faisait alors mention comme diminutif de «mail», en référence à l’instrument de guerre utilisé jadis par les Français. De sa première utilisation comme arme (engendrant le désordre), le maillet servira par la suite la justice (représentant l’ordre).
Le maillet est la représentation de la clé tautique ou cruciforme des divinités égyptiennes dont la clé du Nil n’était qu’une imitation. Il symbolisait le pouvoir et la puissance, et ne s’accordait qu’aux initiés du plus haut degré, comme consécration de leur sacerdoce.
En Franc-maçonnerie, il est un outil qui symbolise le pouvoir et/ou la volonté.
Le Maillet est cité parmi les douze lumières de la Loge : «le Père, le Fils, le Saint Esprit, le Soleil, la Lune, le Maître Maçon, l’Équerre, la Règle, le Fil, le Plomb, le Maillet et le Ciseau» (Graham Manuscript, 1726, p.4/10. Voir Note de bas page n° 53)
Tenu par le Vénérable et les deux surveillants, il représente le pouvoir de diriger la loge. Petit marteau en bois, ordinairement précieux ou orné, il n’est aujourd’hui confié qu’aux trois premiers dignitaires (le Vénérable et les deux Surveillants) qui, en loge, sont chargés de diriger les initiations, et d’instruire les adeptes. Habituellement, le maillet est fait d’un bloc de bois de chêne, de frêne, de buis ou d’orme et comporte un manche de frêne de petite longueur.
Pour l’apprenti c’est la volonté de travailler sur lui-même. L’anglais différencie ce maillet (common gavel) de celui utilisé par le vénérable et les surveillants (mallet or setting maul). Le maillet de l’apprenti est toujours utilisé avec le ciseau pour le travail du néophyte : tailler sa pierre brute.
Il existe un troisième instrument, le heavy maul, qui désigne le maillet pesant avec lequel le Maître Hiram est assassiné. C’est pourquoi une parole à ne partager qu’entre francs-maçons est dite sous le maillet, sous le sceau du secret.
Dans le RSE/RÉÉ on devrait distinguer toujours le maillet de justice ou de juridiction (mallet) du maillet pesant opératif (settingmaul). « Mallet » est le vrai maillet des surveillants et du vénérable, symbole de leur pouvoir ; ce mot étant à entendre comme compétence manifestée en frappant divers coups déterminés pour commander et faire exécuter les travaux d’une manière précise et symétrique, il est utilisé suivant la liturgie de la maçonnerie. Il est également représenté sur les attributs du premier diacre.
Le maillet nous enseigne à corriger les irrégularités de caractère, et, comme la raison éclairée, à freiner les aspirations d’une ambition débridée, « pour déprimer la malignité de l’envie et pour modérer l’ébullition de la colère ».
Les francs-maçons français, à qui le mot Gavel est inconnu, utilisent uniformément le mot « maillet », ne permettant pas de différencier ses usages symboliques.
Le marteau commun est l’un des outils de travail d’un apprenti. Il est fait usage par le maçon opératif pour casser les coins de la pierre de taille rugueuse, et ainsi l’adapter le mieux pour l’utilisation du constructeur. Il a été adopté comme un symbole dans la Franc-maçonnerie spéculative, pour nous avertir du devoir de « dépouiller nos esprits et de nos consciences de tous les vices et de toutes les impuretés de la vie, ajustant ainsi nos corps comme des pierres vivantes pour ce bâtiment spirituel non fait avec mains ».
Le marteau du Maître de Loge ( du Vénérable) s’appelle aussi un Hiram, parce que, comme cet architecte, il gouverne le Craft et maintient l’ordre dans la Loge, comme il l’a fait dans le Temple.
Le plus célèbre des Setting Mauls est l’un des plus précieux de la Lodge of Antiquity, n ° 2, United Grand Lodge of England. Il appartenait autrefois à Sir Christopher Wren, et a été par lui présenté à la Loge dont il était membre (de même que son fils après lui). Dans un registre écrit de la loge appelé Livre E, dans ce qui est dit être une copie d’un ancien livre des procès-verbaux, un article daté du 18 mars 1722 fait référence au «vieux maillet utilisé pour poser la première pierre de la cathédrale Saint-Paul. Dans l’inventaire de la loge de 1778, il y a un record: le maillet avec lequel Sir Christopher Wren a posé la première pierre de la cathédrale Saint-Paul. En 1827, le duc de Sussex, grand maître, y fit apposer une plaque en argent gravé : il s’agit du même maillet avec lequel sa majesté le roi Charles II a nivelé la première pierre de la cathédrale Saint-Paul. (Albert C. Mackey M. D.,Encyclopédie de la Franc_Maçonnerie et de ses sciences apparentées.
Le Ciseau
C’est un des outils emblématiques du Maçon grâce auquel l’opérant doit s’efforcer de faire tomber, comme autant d’aspérités fâcheuses, ses défauts, ses préjugés et ses erreurs. Le ciseau symbolise le raisonnement, l’intelligence, le discernement. Le ciseau, est l’emblème de la discipline et de l’éducation. L’Esprit dans son état primitif est rude et non poli, telle la pierre brute, et comme le ciseau a pour effet sur la surface de la pierre d’en faire jaillir les beautés cachées, l’éducation fait ressortir aussi les vertus latentes de l’esprit.
Le Ciseau n’apparaît que fort tardivement dans les rituels de la Maçonnerie spéculative. Dans The Whole Institution of Masonry (1724), l’outil est cité parmi les douze lumières de la Loge : «Le Père, le Fils, le Saint Esprit, le soleil, la lune, le Maître Maçon, l’équerre, la règle, le fil, le plomb, le maillet et le ciseau.»
Le travail sur la pierre consiste à enlever le superflu, à ôter et supprimer le lourd et le grossier, à conférer une qualité à ce qui est encore une quantité, et à privilégier l’être par rapport à l’avoir. Cette taille de la pierre est un cisèlement de l’être. On parle d’abandon du vieil homme.
Le ciseau est actif par rapport à la pierre passive, sur laquelle il imprime sa marque ; en revanche il est passif par rapport au maillet dont il subit l’impulsion. Il correspond alors à une faculté de distinction et de discrimination. Comme le suggère Irène Mainguy : «Dans son application initiatique et opérative, le ciseau symbolise une connaissance distinctive et le maillet la volonté spirituelle qui actualise ou stimule cette connaissance.»
Utilisé au premier degré pour dégrossir la pierre brute, il est, au deuxième grade, l’outil pour affiner, lisser, polir la pierre cubique. Ce ciseau est l’allégorie du perfectionnement de soi et de son influence salutaire exercée non seulement sur l’individu, mais sur tout son entourage.
Outre le ciseau, il existe un très grand nombre d’outils de la taille de la pierre, adaptés à sa dureté : pointe ou pointerolle, pied-de-biche, ciseau à grain d’orge, ciseau à bout rond, chasse, chasse-pierre, gradine, gouge, massette, taillant, têtu, pique, polka, boucharde, chemin de fer, rabotin, râpe, ripe, scie, sciote,…
Les outils de la Beauté (niveau, perpendiculaire, truelle)
Le Niveau
Ce mot provient de l’ancien français nivel, déformation de livel, du latin libella, qui désigne précisément le niveau maçonnique. L’outil, composé de deux jambages et d’une traverse graduée, est surmonté d’un fil à plomb oscillant ; stabilisé à la verticale, à équidistance de son piétement, il nous indique la rectitude de l’horizontale. L’archipendule est l’ancêtre du niveau, constitué d’un cadre et d’un fil à plomb.
Pour le Chinois, le niveau est le symbole des magistrats, des hommes de justice, des justes, de ceux qui sont équitables… des hommes de droiture, ceux dont on dit parfois, en accolant le pouce et l’index et en traçant une droite dans le vide, qu’ils sont à niveau. On retrouve cette idée d’équité chez les Hébreux avec Isaïe 28.17 «Je prendrai le droit pour règle et la justice pour niveau».
Le niveau est l’outil de base sans lequel aucune construction ne saurait être bâtie sans risque de s’effondrer.
Le niveau dit «de maçon» est un outil de la maçonnerie opérative. Il sert à mesurer l’horizontalité d’une surface, bien qu’il indique aussi la verticalité, s’entendant alors comme la droiture d’esprit. Il existe plusieurs types d’outils nommés niveau, servant à vérifier la planéité : niveau à bulle, de charpentier, de paveur… Celui de la Franc-maçonnerie est un bijou, emblème de l’un des deux surveillants, variant selon les rites, avec la perpendiculaire. Ils s’appuient l’un et l’autre sur le fil à plomb. Ainsi ils permettent de vérifier la conformité de la réalisation, de l’élévation aux principes énoncés par le plan de l’œuvre porteurs de signifiants philosophiques et de devoirs de fonction.
Le niveau symbolise l’égalité fondamentale des hommes. Le règne de ce principe d’égalité dans les droits et dans la valeur humaine, est la condition sine qua non de l’épanouissement de cet esprit de fraternité qui distingue la Franc-maçonnerie. Parce qu’il évoque avant tout l’égalité, le niveau convie les francs-maçons à inventer les relations qui permettront de manifester l’idéal humaniste et fraternel.
Le Prichard (1730) cite le Niveau parmi les bijoux mobiles pour vérifier toutes les horizontales.
Pour le RER, le niveau est l’emblème de la régularité.
Au Rite Français Ancien, bien que ne figurant pas parmi les outils de passage, le niveau est ainsi expliqué : «le Niveau nous avertit qu‘il doit régner une parfaite égalité entre tous les Maçons.»
Au Rite Émulation, « le niveau sert à poser les surfaces planes et à vérifier les lignes horizontales… Il nous enseigne l’égalité.»
Dans les loges Émulation, une louve est placée sur le plateau du 1er surveillant dont l’emblème est précisément le niveau, sa fonction est associée à la colonne de la force Jakin.
Le niveau du surveillant se présente sous la forme d’un châssis triangulaire auquel est suspendu un fil à plomb qui vient battre une marque quand l’instrument est en position horizontale.
Commencé dans la verticalité avec le fil à plomb, l’apprentissage se poursuit dans le plan transversal avec le niveau. En passant de la perpendiculaire au niveau, le jeune maçon quitte le 2 du dualisme, celui des oppositions, pour découvrir le 2 de la multiplication, celui de la dualité.
Au cadran solaire, le niveau se déduit de la verticale par un déplacement de l’ombre de la lumière.
La Perpendiculaire
Du latin perpendiculum, ce qui pend à la verticale et perpendere, peser attentivement, apprécier avec exactitude, évaluer avec précision. La perpendiculaire est aussi appelée fil à plomb en Maçonnerie.
Une perpendiculaire est une droite géométrique convenue, dans une figure géométrique convenue, qui peut se trouver n’importe où dans l’espace, pourvu que, issue d’un sommet de cette figure géométrique, elle face un angle de 90° avec une autre droite de cette figure, opposée au sommet dont elle est issue. Cette figure géométrique pourrait par exemple se situer dans un plan tangentiel à une sphère. On peut donc tracer des perpendiculaires dans la voûte céleste, mais pas des verticales car la verticale d’un lieu se situant sur une sphère, passe par le centre de cette dernière.
Le second surveillant qui a une fonction d’éveilleur des apprentis porte en sautoir la perpendiculaire, symbole actif de la recherche sur soi, de la profondeur de la connaissance et de sa rectitude. Il invite l’apprenti à descendre dans les tréfonds de la conscience de soi, mesurant la pesanteur de ses pensées, de ses actes et de ses propos, puis à s’élever, libéré, régénéré, apaisé et confiant, ayant accédé à un niveau de conscience nouveau.
Partie complémentaire de l’horizontalité dans l’équerre, la verticalité doit être marquée dans toute gestuelle maçonnique qui veut faire référence à la rectitude, à la droiture et à l’équilibre.
La Truelle
Pourvue d’un manche oblique, sa forme est empruntée à la «Truelle à finir».
Cet outil représente l’achèvement du travail, le moment où l’on étale et lisse sur les murs le mortier ou le plâtre qui efface les distinctions entre les pierres. Il est aussi associé à la puissance créatrice ; au Moyen Âge, le créateur était parfois représenté une truelle à la main.
Au RER, elle orne le plateau du Vénérable. On la retrouve aussi aux grades capitulaires : Arche Royale, Maître Écossais de Saint-André, etc., on y explique que les Maçons du Temple de Jérusalem tenaient l’épée de la main gauche et la truelle de la main droite. Ce qui prouve, entre autres, que le maçon ne doit ni attaquer, ni se battre, mais seulement travailler et se défendre. La truelle est un outil de «liaison» et de coordination, donc un rappel du lien fraternel. Le symbolisme de cet outil se fonde aussi sur la forme triangulaire de sa lame et sur son profil brisé simulant l’éclair. Le Rituel de Swedenborg de 1870 explique : «La truelle est l’instrument qui permet d’étendre uniformément le ciment sur les pierres de la construction. Symboliquement, nous l’utilisons pour étendre le ciment de l’amour fraternel et de l’affection tant sur la surface que sur les fondations des institutions humaines afin d’unir les hommes dans l’unique fraternité des enfants d’un même père, qui ont comme seul but l’intérêt de tous. Ainsi cimentées, toutes les pierres de l’édifice seront droites, impartiales, justes et égales entre elles.»
Pour Mackey, la truelle est l’outil par excellence du Maître : « Lors de la construction du Temple, les pierres ayant été taillées, équarries et numérotées dans les carrières par les apprentis, ayant été correctement ajustées par les compagnons, sont finalement fixées à leur endroit approprié, avec le ciment le plus fort et le plus pur, par les maîtres constructeurs. Après que les compagnons aient prouvé l’exactitude de leur travail (par l’équerre, le niveau et l’aplomb) et testé, par ces instruments infaillibles, l’exactitude de leurs joints, satisfait de la juste disposition de chaque partie, le maître appliquait le ciment, qui devait donner une union immuable à l’ensemble » (Albert G. Mackey, The Symbolism of Freemasonry, 1882, chap. XII, The Symbolism of Solomon’s Temple.
Au Rite Français, la truelle, que le récipiendaire tient en main pendant le cinquième voyage de l’initiation au second degré, est l’outil avec lequel, par la chaux ou le ciment, le maçon unit les pierres, en particulier les dalles du pavé mosaïque, place les enduits et polit les surfaces. C’est par elle que la construction se termine et devient parfaite. La truelle symbolise, outre l’achèvement du travail, sa glorification. Dans le rituel de 1786, au cours de la cérémonie d’attribution du 2ème Ordre de Sagesse, on utilise une truelle pour oindre le récipiendaire sur le front, la bouche et le cœur d’une mixture composée de lait (douceur), d’huile (sagesse), de vin (force) et de farine (beauté).
Au Rite Écossais Rectifié La truelle est évoquée dès le grade d’apprenti «pour construire des temples à la vertu». Remise au deuxième degré, elle prend une autre signification : «Pour couvrir charitablement les défauts de mes frères.» comme on peut le lire dans le discours prononcé par le frère Lalande en recevant Voltaire dans la Loge des Neuf-sœurs (1778). L’expression, passer la truelle, signifie aussi pardonner.Cette incitation à l’indulgence est le véritable ciment de la tolérance, de la concorde et de la fraternité.
Pour Ambelain, la Truelle n’est pas en effet le symbole d’un effacement de toute irrégularité sur une face de la Pierre cubique. Elle est encore le rappel, l’image du ciment qui unit les pierres du Temple entre elles, les maçons eux-mêmes. (La Symbolique maçonnique des outils, Scala Philosophorum, par Robert Ambelain). La truelle rappelle à chaque nouveau franc-maçon son devoir constant de prendre soin de ses Frères et sœurs de la Franc-maçonnerie.
«Les monarques eux-mêmes n’ont pas pensé qu’ils dérogeaient à leur dignité d’échanger le sceptre contre la truelle». Dans cette déclaration, il est dit que certains qui ont occupé le poste le plus élevé du pays n’ont pas eu honte d’occuper le poste le plus récent et d’être le plus jeune parmi les francs-maçons.
Il est à noter que la truelle est absente des Rites Écossais.
La rédaction de 450.fm a enfin identifié une liste d’opposants sérieux à la Franc-maçonnerie – et à ses valeurs – et aux Francs-maçons. Il est impossible de naviguer sur les réseaux sociaux sans les croiser, avec parfois une nauséabonde odeur de revanche envers notre Art, lorsqu’il ne s’agit pas d’antisémitisme…
Pour certains, ils ont enfin sauvé leur âme des enfers le jour du miracle divin à Lourdes, pour d’autre cela s’est produit à Rocamadour, ils ont tous un point commun.
Ils n’ont pas vraiment quitté la Franc-maçonnerie car ils en parlent tous les jours. Mêmes s’ils ne viennent plus en Loge, ils passent plus de temps à y penser pour la combattre qu’à l’époque où ils en étaient membres. C’est devenu un fonds de commerce qui leur permet d’exister pour certains quelques années durant.
Cette liste des 7 n’est évidemment pas exhaustive. Nous nous réservons le droit de mettre à jour cet article avec le temps. Ceux présentés ci-après sont les plus médiatiques, les plus visibles par leurs vidéos ou leurs écrits. Matériellement, il n’a pas été possible d’enquêter en profondeur sur chacun d’eux. D’ailleurs, quel en aurait été l’intérêt. Cependant, pour le plus médiatique de la bande Serge Abad-Gallardo, notre rédaction a pris la peine de creuser son passé en rencontrant des membres de son ancien Atelier, afin de comprendre quel est son moteur et surtout, quelles sont ses motivations à se répandre ainsi sur les réseaux sociaux depuis des années. Il représentera en quelques sortes le portrait-robot de l’antimaçon actif et militant.
Nous avons voulu décoder, afin de saisir ce qui le motive à écrire son 6e livre sur le même sujet, telle une obsession qui ne le quitte pas. Son action est actuellement sans conséquence, car ses déclarations et ses dévoilements sont sans intérêt. Vous avouerez toutefois que de nombreux Sœurs et Frères sont agacés de l’entendre sous un faux air détaché affirmer qu’il a réussi à s’extirper de la toile de la mygale maçonnique pour enfin rencontrer le Christ et retourner dans le droit chemin de la lumière. Nous terminerons donc notre galerie de portraits par Serge Abad-Gallardo le bien nommé.
Nos 7 élus du jour sont donc : Maurice Caillet, Stéphane Blet, Jean-Claude Lozac’hmeur, Christophe Flipo, Bill Schnoebelen, Morgan priest, Serge Abad-Gallardo :
Maurice Caillet
Né à Talence le 24 septembre 1933 et mort à Auray le 6 novembre 2021, est un essayiste français, chirurgien-gynécologue et urologue, membre de la franc-maçonnerie avant de la quitter à la suite d’une conversion religieuse. Il est issu d’une famille bretonne, athée et anticléricale, qui avait apostasié. Il n’a pas été baptisé à la naissance et n’a reçu aucune éducation religieuse. À l’âge de trente-cinq ans, il est initié à la Franc-maçonnerie au Grand Orient de France où il reste durant quinze ans, puis s’affilie à la Rose-Croix AMORC, et s’intéresse à la radiesthésie, à l’occultisme en général, ainsi qu’à la magie blanche.
Il était interne aux hôpitaux de Paris et assistant à la Faculté de Médecine. Puis il exerce la chirurgie notamment gynécologique à Rennes. Chirurgien-urologue et gynécologue, il se dit rationaliste et scientiste, il est membre du Planning familial où il est un pionnier de la contraception et de l’interruption volontaire de grossesse (IVG).
Cependant, à l’âge de cinquante ans, lors d’un voyage à Lourdes en accompagnement de sa femme Claude gravement malade, il assiste à sa première messe ; il vit une conversion religieuse, et demande immédiatement à recevoir le premier sacrement du Chrétien, à savoir le baptême : « À Lourdes, en 1983, le franc-maçon que j’étais tomba brutalement de son cheval, un peu comme saint Paul sur le chemin de Damas. »
Il s’engage ensuite dans le renouveau charismatique et devient membre sociétaire de l’Association des écrivains catholiques de langue française, membre du comité d’honneur de l’Alliance VITA et de Mère de miséricorde.
Il est l’auteur de 7 ouvrages :
Du secret des loges à la lumière du Christ – Où la conversion d’un franc-maçon…, 1998 ;
Hédonisme ou Christianisme (Éd. L’icône de Marie, 2001) ;
Rien n’est impossible à Dieu – Un charisme de guérison (Éd. Le Sarment/Éd. du Jubilé, 2002) ;
La franc-maçonnerie : un péché contre l’Esprit ? (Éd. L’icône de Marie, 2004) ;
Occultisme ou Christianisme- Clefs de discernement (Éd. Rassemblement à Son Image, 2005) ;
Catholique et franc-maçon : est-ce possible ? (Éd. l’Icône de Marie, 2008) ;
J’étais franc-maçon (Éd. Salvator 2009) ;
L’avortement je croyais bien faire (Éd. Rassemblement à Son Image, 2017).
Né le 9 mars 1969 à Paris et mort le 7 janvier 2022 à Genève (Suisse), est un pianiste, compositeur et polémiste français.
Ancien Franc-maçon, il est également connu pour ses positions antimaçonniques et antisémites. Il est notamment l’auteur de plusieurs essais sur le sujet de la franc-maçonnerie. À partir des années 2010, il est par ailleurs un proche du mouvement Égalité et Réconciliation d’Alain Soral.
Disciple du pianiste américain Byron Janis qui l’invite à New York dans les années 1980, il est également le jeune assistant de Vladimir Horowitz. Il entame une carrière de concertiste à partir de 1986. Ses récitals à la salle Gaveau ou au théâtre des Champs-Élysées lui valent le succès du public, comme lors de son « marathon Franz Liszt » en février 1987 où il est bissé plus de trente minutes, ce qui fait dire au critique musical Pierre Petit : « Stéphane Blet, c’est plus que du simple piano, c’est la musique elle-même ». À l’âge de dix-neuf ans, il enregistre son premier disque, consacré à Franz Liszt. Parallèlement, Stéphane Blet a composé plus de 300 œuvres, essentiellement pour piano, mais aussi pour violon, orchestre ou encore voix.
Gaël Brustier révèle en 2017 qu’il est proche d’Alain Soral et « l’un des conférenciers engagés dans la dénonciation de l’influence maçonnique. Il se livre à un exercice assez commun depuis deux siècles d’antimaçonnisme : le témoignage d’un ex-initié. En un mois, sa conférence a été visionnée 77 000 fois sur YouTube au cours du seul mois d’août. Stéphane Blet a réalisé un autre entretien de « repenti » visionné plus de 260 000 fois ». Son antimaçonnisme comporte également une dimension antisémite, Blet déclarant que « la franc-maçonnerie est une institution juive ». Il considère que la Franc-maçonnerie aurait été progressivement infiltrée par les juifs, qui l’auraient ainsi détournée de son but initial afin de la transformer en une organisation nuisible aux nations et aux peuples et bénéficiant à Israël ainsi qu’au mondialisme sioniste. Il apparaît dans La France maçonnique, film réalisé par Paul-Éric Blanrue et Julien Teil, en compagnie de Dieudonné, de Jean-Yves Le Gallou, de l’éditeur, essayiste et journaliste Emmanuel Ratier (1957-2015) et de Pierre Hillard. En septembre 2020, Stéphane Blet affirme son soutien au militant antisémite Hervé Ryssen, alors incarcéré. En 2021, Il écrit la préface du livre de Dieudonné, Réponse à Éric Zemmour.
Stéphane Blet est condamné en 2017, à 5 000 € d’amende, pour provocation à la haine et injure raciale. Il est à nouveau condamné en 2020 à six mois de prison. Il meurt le 7 janvier 2022 à Genève, en tombant du balcon de l’appartement de ses amis, situé au sixième étage. Les enquêteurs privilégient la thèse du suicide.
Il est auteur de 7 ouvrages dont 3 sur l’occultisme :
Sous le voile de l’Occultisme (Éd. Amalthée, 2006) ;
Traité d’Herméneutique – Trésors occultes de la Franc-Maçonnerie (Cap Béar Éditions, 2010) ;
LA FRANCE MAÇONNIQUE Film complet avec Stéphane Blet
Jean-Claude Lozac’hmeur
Jean-Caude Lozac’hmeur
Né en avril 1940 à Toulon, Jean-Claude Lozac’hmeur est un linguiste, critique littéraire et essayiste français. Médiéviste, professeur émérite à l’université Rennes 2 Haute Bretagne depuis 1964, il est également l’auteur d’ouvrages antimaçonniques.
Ses principaux axes de recherche portent sur les origines celtiques et mythologiques des romans arthuriens et la littérature galloise médiévale. Il est également un essayiste. Il a été membre de la Société de Langue et de Littérature médiévales d’Oc et d’Oïl, de la Société internationale arthurienne et de la Société de linguistique romane.
La 4e de couverture de son deuxième ouvrage antimaçonnique, est assez explicite sur son engagement antimaçonnique : Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? D’où vient-elle ? Quel est son secret ? Quels sont ses objectifs ? Telles sont les questions auxquelles il est répondu dans cet ouvrage. Après avoir dans un précédent livre démontré que le culte des « Fils de la Veuve » est la forme moderne d’une antique religion à mystères opposant un « Dieu Civilisateur » à un « Dieu Tyrannique » identifié au Dieu de la Bible, l’auteur conduit dans ces pages sa recherche à son terme. En effet, si, comme tout l’indique, les Initiés travaillent au retour de l’Âge d’Or, il importe de savoir ce que sera la société dont ils préparent l’avènement. C’est ici que l’étude systématique des différentes composantes de la Franc-Maçonnerie apporte de précieuses informations.
Il est auteur de 8 ouvrages dont 2 sur la Franc-maçonnerie :
Fils de la veuve : essai sur le symbolisme maçonnique (Éd. Sainte Jeanne d’Arc, 1990 ) ;
Les origines occultistes de la franc-maçonnerie (Éd. des Cimes, 2015).
Réunion de Egalité et Réconciliation à Nice
Christophe Flipo
Il reste un antimaçon plutôt soft. Son discours s’inscrit toutefois dans la mouvance des illuminés dans des lieux sacrés. Aujourd’hui, Christophe Flipo a 62 ans. Marié et père de quatre enfants, il travaille comme ingénieur architecte informatique. Éduqué chrétiennement, il a tout de même passé 21 ans loin du « Christ » en s’engageant dans la Franc-maçonnerie. Il a raconté cette quête spirituelle dans un premier livre, « La meilleure part ». Dans son nouvel opus, « L´adieu aux frères » (Éd. du Cerf, 2016), il s’efforce d’expliquer à ses anciens « frères » l’inanité de leur quête et l’incompatibilité entre Franc-maçonnerie et foi chrétienne. Sur le plateau d’« Un cœur qui écoute » (KTOTV), il raconte sa conversion qui n’aurait pu se faire sans celle d’une collègue qui, elle-même, s’est convertie en rencontrant des chrétiens à Rocamadour.
Il est auteur de 3 ouvrages :
Nous avons gagné Pékin Express (Éd. du Cerf, 2022) ;
La meilleure part – De la fraternité des loges à la communion de l’Église (Éd. du Cerf, 2015) ;
L’adieu aux frères (Éd. du Cerf, Coll. Débats, 2016).
Sa 4e de couverture : La franc-maçonnerie éloigne-t-elle ou rapproche-t-elle de l’Évangile ? Est-elle l’adversaire ou l’antichambre de l’Église ? Et ne faut-il pas distinguer, entre ses diverses obédiences, celles qui admettent l’athéisme, au nom d’une liberté de conscience absolue, de celles qui professent le déisme, en vertu d’une conception ouverte de la spiritualité ? À ces interrogations et à ces débats, Christophe Flipo répond ici avec une finesse et une pédagogie nourrie de sa propre et double expérience. Lui-même, longtemps franc-maçon avant de se convertir au catholicisme, dit la grandeur, mais aussi les limites d’une tradition qu’il a aimée avant de finalement la dépasser. Le récit vécu qu’il en donne offre ainsi une vision vivante et authentique de ce mouvement, objet de tous les fantasmes.
Au maçon tenté par la communion eucharistique et au chrétien tenté par la fraternité maçonnique, à l’initié comme au baptisé, il pose la question même du Christ : « Que cherchez-vous ? »
Ingénieur architecte informatique, passé par la franc-maçonnerie où il a été reçu dans les hauts grades, désormais simple paroissien, Christophe Flipo vit avec son épouse entre Londres et le nord de la France. Il a raconté sa conversion dans La meilleure part (Éditions du Cerf, 2015), livre qui a connu un franc succès.
Interviewé par Cyril Lepeigneux de KTO
Morgan Priest
Il se dit artiste et prédicateur. Le plus exotique des antimaçons. Il se reconnaît facilement sous ses allures gothiques, il semble tout juste débarquer d’un autre temps ou d’une planète. Il gravite autour de la fachosphère d’Alain Soral et sa bande. Il est très actif sur les réseaux et plus particulièrement les vidéos. Il a commis quelques vidéos anti-FM puis s’est diversifié vers d’autres voies afin d’élargir son public. C’est ainsi qu’on retrouve sur sa chaine privée des dizaines de thèmes destinés à attirer un public plus grand.
Il est né à Gisors, dans l’Eure, le 31 décembre 1979. Il se dit artiste indépendant et prédicateur catholique. Il raconte qu’il a été bercé dans l’ésotérisme et le satanisme. Dès son enfance, il est interpellé par le monde spirituel. Il raconte qu’à l’âge de 15 ans, il trouvera une partie de son épanouissement à travers la culture gothique.
Il prétend qu’entre 2010 et 2013, il intégra la Franc-maçonnerie à la Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm. Il affirme que c’était pour des raisons occultes et carriéristes, mais se convertira au christianisme en 2012, ce qui lui permettra de sortir de la Franc-maçonnerie en 2013. Le seul problème est qu’il n’existe aucune trace de son passage dans ladite Obédience. Après 2 années d’études théologiques dans le protestantisme (Évangélique et Charismatique), en 2016, il embrasse le catholicisme et trouve ainsi sa lumière.
William (Bill) Schnoebelen
William (Bill) Schnoebelen
William Schnoebelen, dit Bill Schnoebelen, né le 24 août 1949 est un pasteur et un écrivain évangélique chrétien américain. Il est connu pour ses opinions anti-satanistes, anti-mormons, anti-wiccans et antimaçonniques, ayant lui-même, selon ses dires, fait partie de tous ces mouvements durant une partie de sa vie. Avant de devenir un chrétien né de nouveau en 1984, William Schnoebelen aurait, selon ses dires, fait partie de l’Église de Satan durant 7 ans, de la franc-maçonnerie durant 9 ans, et de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (Mormons) durant 5 ans.
Il aurait ainsi collectionné les grades initiatiques et les titres maçonniques : 32e degré du Rite écossais ancien et accepté, 90e degré du rite de Memphis-Misraïm, 10e degré du rite d’York, 2e degré de l’Église de Satan (Ordre du Trapèze), Shriner, Sorcier Wiccan et membre des Illuminati (1er degré). Grades dont il montre les certificats ouvertement lors de ses conférences. Il dénonce principalement dans la haute maçonnerie illuministe (très mal connue des basses loges rationalistes), un culte du phallus luciférien farouchement opposé aux valeurs du christianisme ainsi qu’une résurgence des cultes à mystères de l’Antiquité.
William Schnoebelen affirme également que la Watchtower, organisation qui gère l’Église des Témoins de Jéhovah, ainsi que les dirigeants de Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours sont en réalité des initiés lucifériens qui utilisent ces mouvements pour camoufler en leur sein d’anciens sorciers. L’aspect le plus intéressant mais aussi le plus intrigant de son parcours est incontestablement son initiation vampirique qui le contraignit pendant plus d’une année à se nourrir exclusivement de sang et d’hosties catholiques.
Présentation de ses ouvrages en français
La franc-maçonnerie, au-delà de la lumière, éditions Roi des Rois
Danse avec la mort, éditions Roi des Rois
Les Envahisseurs, éditions Roi des Rois
Lucifer détrôné, éditions Roi des Rois
Serge Abad-Gallardo
Serge Abad-Gallardo
Célèbre complotiste de l’antimaçonnisme enfin démasqué !
Depuis 2016, Serge Abad-Gallardo se répand dans les médias pour vendre ses 6 livres antimaçonniques et comme l’affirme la pub d’un opérateur téléphonique français « et c’est pas fini ». Il prétend avoir reçu un message divin à Lourdes un jour de 2012. Il est une sorte de miraculé, touché par la grâce divine, la Bernadette Soubirous des Francs-maçons en somme. Selon ses propos, tout cela est arrivé le jour où il a enfin compris qu’il servait Lucifer, à l’époque où il était encore Franc-maçon.
Depuis, il enchaîne les interviews, il témoigne et surtout, écrit des ouvrages pour révéler les secrets maçonniques en les dévoilant, au mépris de son serment passé, vingt ans plus tôt. La question que la rédaction s’est posée, partant du postulat « Parjure un jour, parjure toujours », qui est ce personnage incontournable des réseaux sociaux et des émissions catholiques ?
Nous avons donc décidé d’enquêter, afin de mieux cerner les motivations qui justifient autant d’animosité envers son ancienne passion. Nous avons rencontré des membres de son ancien Atelier du Droit Humain, nous nous sommes procurés des informations sur cet élu de « l’infusion de l’esprit sain ». Nous avons voulu comprendre, si sa démarche était sincère, s’il s’agissait d’un illuminé, ou tout simplement d’un opportuniste… ou peut-être d’un escroc ? Il faut avouer que le personnage est complexe.
Écoutons d’abord son récit : Selon ses dires dans une des vidéos qui circulent, il serait né de père andalou, ce qui justifie son caractère entier. Une Sœur de sa Loge qui l’a très bien connu, nous confirme pourtant que son père était marocain, qu’il s’est engagé dans l’Armée française afin d’obtenir la nationalité française. Il est vrai que l’histoire est moins romantique, mais elle décrit assez bien l’ambiguïté de l’individu.
Il semble avoir été initié au sein d’une Loge de Bastia (Corse), mais nous ne trouvons pas de trace de cette cérémonie. Cependant, son appartenance n’est pas remise en cause, grâce aux éléments ultérieurs. Ensuite il voyage, il part en Guyane quelques temps, puis Paris et Antibes. Durant ce temps, arrivé à Antibes, il occupe dans cette ville le poste de fonctionnaire territorial. Il s’affilie alors à la Loge du DH « Paix et Fraternité ». Son passage dans cette Loge sera assez chaotique. Dans cette Loge bleue il occupe d’abord plusieurs plateaux, dont celui d’Expert, de 2nd Surveillant puis d’Orateur.
Comme il le raconte sur tous les médias qui l’interviewent, il devient Vénérable Maître de cet Atelier le vendredi 15 novembre 2002. Ce que Serge omet de dire, c’est qu’il n’aura tenu le maillet qu’une seule Tenue, puisqu’il est muté à Narbonne en février 2003. Il abandonne ainsi sa Loge en « filant sa démission » comme le raconte un Frère de sa Loge lors d’un soir de Tenue, un jeudi 14 novembre 2013. Les membres de « Paix et Fraternité » ont d’ailleurs gardé un assez mauvais souvenir de cette expérience ressentie comme brutale. Il démissionne de la Loge le 17 décembre 2003. Il se met ensuite en sommeil entre 2003 et 2004 de son Obédience le Droit Humain.
En 2004, il reprend du service dans une Loge du DH à Narbonne. C’est là que les choses vont se gâter et qu’il entamera son virage catholique. Il prétend que cela résulte d’une révélation divine. Il devrait plutôt déclarer que son litige avec la Franc-maçonnerie d’un différent à Narbonne avec des Frères du Grand Orient de France qu’il fréquentait. Mais il est évident que l’histoire serait moins belle et que cela ne fait pas des succès en librairie.
Ses récits sont à l’image des romans de Dan Brown, il mélange du réel et du fictif. Les mensonges se succèdent et il fait des petits arrangements avec l’histoire. Pour l’exemple, il raconte dans certaines videos qu’il est allé dans les hauts-grades maçonniques. Comme à chaque fois, la réalité de son parcours maçonnique est nettement plus simple. Il passe à Narbonne en 2009 son 4e degré. Il nous montre d’ailleurs son Tablier de 4e du REAA dans une de ses vidéos.
Ensuite il est élevé au 12° en 2011. Mais jamais il n’ira au 14e comme il le prétend. Du reste, il n’existe actuellement aucune trace de son diplôme de 14e… Une fois de plus un mensonge. On le comprend aisément, au fil du temps, il s’est créé un personnage théâtral de victime d’un système maçonnique qui l’emprisonnait. Il servait Lucifer et les maçons lui avaient menti sur les vérités de notre univers. Il se répand sur tous les médias prétendant avoir été trompé. Notre confrère Hervé Hoint-Lecoq lui a d’ailleurs dédié une vidéo cette semaine sur ce thème de Lucifer (sans nommer ce brave Serge afin d’éviter les représailles). Il explique dans la vidéo en question que Lucifer n’est apparu dans un rituel du Droit Humain qu’un an après de départ de Serge Abad-Gallardo. Comment a-t-il pu avoir accès à cette information 12 mois avant son départ ?
Mais nous n’en sommes plus à une approximation près avec ce personnage haut en couleur de l’antimaçonnisme.
Présentation de ses 6 ouvrages :
Je servais Lucifer sans le savoir (Éd. Tequi, 2016) ;
Secret maçonnique ou vérité catholique – Ce que j’ai découvert dans l’ombre des loges (Éd. Artège, 2019) ;
Fin de vie – Les manœuvres maçonniques pour le droit à mourir (Éd. Tequi, 2018) ;
La Franc-Maçonnerie démasquée (Éd. La Bonne Nouvelle, 2017) ;
La conversion d’un franc-maçon – Comment Dieu m’a arraché aux ténèbres des loges (Éd. Artège, 2021) ;
J’ai frappé à la porte du Temple… Parcours d’un franc-maçon en crise spirituelle (Éd. Tequi, 2014).
Pour compléter ce tableau des antimaçons, il nous semblait évident de vous rappeler ce film de propagande nazie dont 450.fm vous avait déjà parlé le 20 octobre dernier
Le film Forces occultes
Ce film a été commandité en 1942 par le service de propagande nazie du commandement militaire allemand en zone occupée en France. Il raconte la vie d’un député qui se joint au Grand Orient de France, influent ordre franc-maçon, afin de relancer sa carrière. Il se confronte alors avec la corruption et les scandales politiques du moment et constate ensuite que les Francs-maçons conspirent avec les Juifs et les Anglo-américains pour entraîner la France dans une guerre contre l’Allemagne. A voir sur YouTube.
Hervé Hoint-Lecoq, notre Frère bien connu des réseaux sociaux, dont c’était le 40e anniversaire de naissance la semaine dernière, pose aujourd’hui la question sur laquelle les complotistes du monde entier s’accrochent désespérément pour prouver que les maçons vouent un culte à Satan.
Dans un reportage filmé et animé de 39 minutes, Hervé déconstruit intégralement tout le mécanisme des accusateurs de la Franc-maçonnerie.
Hervé HOINT-LECOQ est né en 1982 et travaille comme Responsable de Service Clients dans le domaine de la vente en ligne. Membre de l’Académie de Vaucluse, passionné d’Histoire, il a administré et participé à différents sites internet personnels et associatifs. Auteur de différents articles en langue française mais aussi anglaise dans des revues, des magazines ou sur des sites d’information, il est désormais rédacteur d’un journal de bord sur la transmission professionnelle
De notre confrère argentin economis.com.ar – Par Christian Miltiade
Le missionnaire Gustavo Bauch a joué aujourd’hui dans un événement historique pour l’histoire de la franc-maçonnerie non seulement à Misiones mais dans toute l’Argentine.
Aujourd’hui à Paris, la Grande Loge Fédérale Unie Argentine (GLUFA) -l’une des deux branches de la Franc-Maçonnerie- a été honorée et l’objet d’un hommage par la Grande Loge de France à travers la signature d’un Traité Ecossais de reconnaissance mutuelle.
Mais l’événement le plus important a été l’octroi de la lettre patente qui accrédite la GLUFA en tant que « pouvoir maçonnique » de juridiction nationale dans la République argentine, dans le respect des principes de régularité dans la pratique du rite écossais ancien et accepté qui régit la puissance française.
Aujourd’hui à Paris, la Grande Loge Fédérale Unie Argentine (GLUFA) a été honorée et l’objet d’un hommage de la Grande Loge de France à travers la signature d’un Traité Ecossais de reconnaissance mutuelle et, non moins pertinent, par l’octroi de la Charte Brevet qui accrédite la GLUFA en tant que « Puissance maçonnique » de juridiction nationale dans la République argentine, sous le respect des principes de régularité dans la pratique du Rite Écossais Ancien et Accepté qui régit le Pouvoir Français.
Le Grand Maître de la Glufa, le Dr Eduardo Gustavo Daniel Bauch, a été spécialement invité en tant que représentant de la même Loge et dont le siège est le Temple traditionnel de la Loge Roque Pérez de Posadas, Misiones.
De la franc-maçonnerie argentine et à Misiones en particulier, nous recevons avec joie de si grands événements, historiques et avec de larges répercussions pour l’Ordre dans le pays car ils ouvrent de nouvelles voies de pratique fraternelle pour les provinces, exemptes du centralisme absorbant que la capitale du pays toujours des exercices dans tous les aspects.
Adhésion internationale
D’autre part, mardi 21 juin, l’incorporation de la Grande Loge Fédérale Unie Argentine à la Confédération Internationale des Grandes Loges Unies (CIGLU) aura lieu dans la ville de Nancy, en France, en tant qu’observateur avant de rejoindre en tant que membre à part entière.
Le CIGLU est une organisation mondiale qui regroupe vingt-trois Grandes Loges du monde entier en association avec la Grande Loge de France.
Ces deux faits, pour la province de Misiones et pour la ville de Posadas désormais, sont des événements qui seront inscrits dans leur histoire. Un jalon de plus qui prolonge la trajectoire déjà étendue de sa Loge la plus ancienne, la Loge Roque Pérez n° 1 avec 143 ans de cheminements fructueux parcourus dans la construction institutionnelle de la franc-maçonnerie régionale et argentine.
Grande Loge de France
La Grande Loge de France est une Obédience maçonnique française et la plus ancienne et la plus importante dans la pratique de la Maçonnerie traditionnelle, initiatique et philosophique. Elle succède aux premières Loges parisiennes de 1728, et à la première Grande Loge constituée à Paris en 1738.
La Grande Loge de France s’est structurée sous sa forme actuelle à Paris le 7 novembre 1894 par la réunification des différents courants de la Franc-Maçonnerie dite « Ecossaise », en référence au rite qu’elle pratique, l’Ancien Rite Ecossais et Accepté, le rite maçonnique le plus pratiqué au monde.
En référence à la pure et authentique tradition maçonnique qu’elle entend défendre, la Grande Loge de France a placé en tête de ses propres Constitutions le texte des Obligations Anciennes, considéré comme la Loi fondamentale de la Franc-Maçonnerie universelle.
Aujourd’hui, la Grande Loge de France regroupe près d’un millier de Loges à travers le monde, regroupant des milliers de francs-maçons. Son siège central est situé au 8 rue Puteaux 75017 Paris, lieu où aujourd’hui la franc-maçonnerie argentine a vécu une étape historique.