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Existe-t-il des liens directs entre le Rotary et les Francs-maçons ?

Du site du Rotary Terre Envol de Toulouse

Existe-t-il des liens directs entre le Rotary et les Francs-maçons? Plaisanterie mise à part, depuis 1905, certains éléments tendent à démontrer l’appartenance de deux des quatre fondateurs du Rotary à la Franc-Maçonnerie – Paul Harris et Gustavus E. Loehr.

Il est avéré que, dès 1919, les Francs-Maçons ont créé, principalement à Londres, quelques loges réservées uniquement aux membres du Rotary – Rotarian Lodge N° 4195, N° 3941, N° 8998, N° 9306, N° 9359, N° 9367, N° 9378 et N° 9389.

Toutefois, ces créations restent anecdotiques dans le développement du Rotary à travers le monde. Afin de faire cesser l’organisation de ces clubs réservés à des membres Rotariens et Francs-Maçons, le Rotary International déclara en 1930 combattre cette pratique en retirant la charte de tout club qui fonctionnerait suivant ce seul principe de double appartenance.

De cette époque, il reste quelques symboles mélangeant l’emblème du Rotary et de la Franc-Maçonnerie ou d’une loge qui gardent encore cette forte empreinte historique. Ce sont ces rares symboles que l’on retrouve encore de nos jours sur Internet pour alimenter le fantasme de lien toujours fort et étroit entre le Rotary et la Franc-Maçonnerie. En effet, il semblerait que le fantasme soit plus présent que les faits.

Symbole Rotary Franc-maçon
Symbole Rotary Franc-maçon

En conclusion, existe-t-il des liens directs entre le Rotary et les Francs-maçons? Certains membres du Rotary peuvent être également Francs-Maçons, au même titre que qu’un individu peut-être membre de deux différentes associations quel que soit leur objet sans qu’il y ait de lien particulier entre elles.

Il y a même fort à parier que tous les francs-maçons n’aient pas connaissance des activités du Rotary et que tous les rotariens n’aient pas connaissance des activités des Francs-Maçons. Pour des organisations liées, on fait mieux !

Lettre Rotary franc-macon

La roue, emblème du Rotary

La roue du Rotary en 1906

La roue est un symbole universel se rapportant à l’idée de perfection. Comme le cercle, elle renvoie surtout à un mouvement. Depuis 1923, l’emblème du Rotary est une roue d’engrenage avec 24 dents et 6 rayons et une rainure de clavetage avec comme couleurs officielles du Rotary le bleu royal et l’or.

Cet emblème, porté comme insigne de boutonnière identifie les rotariens dans le monde entier. Celle du Rotary, présente depuis 1924, a été redessinée à plusieurs reprises dans les premières années de l’organisation. C’est un emblème du club de Chicago, représentant une roue de chariot, qui a influencé les premiers logos des autres clubs US ainsi que celui du Rotary International.

L’emblème du Rotary a toujours été une roue.

Les 24 dents veulent représenter le travail des 24 heures de la journée. La roue est clavetée au centre afin de signifier qu’elle travaille et ne peut pas tourner à vide.

Rotary, emblème actuel

Par ailleurs, elle traduit également tant la continuité et la persévérance dans les actions du club que le fonctionnement même du Rotary. En effet, les responsabilités sont tournantes annuellement en particulier pour tous les présidents. C’est un principe de base respecté dans les 29 000 clubs du monde et naturellement aussi pour la présidence du Rotary International.

Entretien exclusif avec Mme Virginie Tostain, directrice du musée du Compagnonnage de Tours

Madame Tostain nous vous remercions d‘avoir bien voulu accorder à 450.fm quelques instants de votre précieux temps et de nous accueillir dans votre bureau au musée du Compagnonnage de Tours, musée municipal et classé « Musée de France ».

Un lieu des plus magique puisque situé dans l’ancienne abbaye Saint-Julien de Tours. abbaye bénédictine dont l’origine remonte au VIe siècle et qui a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

450.fm : Mme Tostain, pouvez-vous nous dire est née cette passion pour le patrimoine et quel est votre parcours ?

Mme Virginie Tostain, directrice du musée du Compagnonnage de Tours – photo®J-H.Machinal

Virginie Tostain : J’ai commencé la médiation du patrimoine à l’âge de 16 ans dans un château près de mon domicile, en Sarthe. C’est ce qui m’a conduite dans la voie du patrimoine architectural. D’abord, je suis devenue guide-conférencière des Villes et Pays d’art et d’histoire en 2009 et j’ai travaillé régulièrement en Sarthe dans des territoires ruraux : recherches, visites guidées, montage d’animations pédagogiques. En 2012, après la fin de mes études (Master de recherche en histoire médiévale puis Master professionnel Régie des œuvres et médiation de l’architecture et du patrimoine), je suis devenue animatrice de l’architecture et du patrimoine à Grand Châtellerault, j’y ai eu en charge pendant 7 ans, la gestion du Label Pays d’art et d’histoire, la programmation des animations et expositions, les suivis de chantiers Monuments historiques et l’inventaire du patrimoine. J’ai eu l’opportunité de travailler souvent avec des artisans sur les chantiers notamment, c’est la raison pour laquelle le musée du Compagnonnage m’intéressait tout particulièrement. Je ne me destinais pas à travailler en musée de Beaux–Arts par exemple car ce sont vraiment les musées de société qui me permettent de rester le plus en contact avec mes valeurs et mon parcours.

450.fm : Quelle est l’histoire de cet emblématique musée ?

VT : Créé officiellement en 1968, le musée a cependant tout un passé avant la création de ce musée municipal. Il est le fruit de la rencontre de deux projets : celui de l’Alliance compagnonnique tourangelle – fondée en 1908 pour fédérer diverses associations de compagnons qui a porté la création du musée compagnonnique de Tours à consonance associative, en 1911, de façon à montrer au grand public les valeurs du Compagnonnage, situé à l’époque place Anatole France d’une part et, d’autre part, l’histoire d’un homme, tourangeau d’origine, l’ethnologue autodidacte Roger Lecotté*, bibliothécaire au Cabinet des manuscrits à la Bibliothèque nationale de France, qui porta un intérêt tout particulier aux Compagnons du Tour de France et commissaire de l’exposition « Paris et les compagnons du tour de France » (21 décembre 1951-28 avril 1952) au Musée national des arts et traditions populaires à l’occasion du bimillénaire de Paris. Dans les années 50, il organisa, avec le muséologue Georges-Henri Rivière**, surnommé « le magicien des vitrines » et fondateur du Musée national des arts et traditions populaires à Paris, un tour de France afin de recueillir, dans les Cayennes, documents, objets compagnonniques et chefs-d’œuvre.

En s’appuyant sur les collections déjà existantes à Tours, Roger Lecotté a commencé par étoffer l’exposition de l’Alliance en tenant à ce que toutes les sociétés compagnonniques soient retenues. C’est ainsi que ce musée a vu le jour, monté entièrement des mains de son premier directeur qui en fut la cheville ouvrière. Inhumé au cimetière communal de Vernou-sur-Brenne (37), une stèle réalisée par les Compagnons ornent sa sépulture.

En 1993, Laurent Bastard*** succède à René Lecotté, marquant, lui aussi, l’histoire du musée. L’état d’esprit est resté le même.

450.fm : Quelles conséquences a eu la pandémie sur le musée ?

VT : Le fait marquant, c’est que nous avons connu de longues fermetures de 3 et 7 mois, en 2020-2021. Nous avions déjà en tête de faire certains aménagements. À mon arrivée et après échanges nourris avec les Compagnons, ces derniers ont exprimé l’envie de ‘’dépoussiérer ‘’ le musée : modernisation, représentation de nouveaux métiers, donner une visibilité au travail des femmes. Reconnaissons qu’il n’est pas simple, compte tenu la densité des collections, de refondre un établissement comme celui-ci. Nous sommes un musée municipal et seule une fermeture longue de plusieurs années permettrait une refonte générale. Afin de pouvoir engager quelques travaux, nous avions prévu, du reste, une petite fermeture début 2021 pour refaire deux espaces : un espace sur le compagnonnage contemporain et un espace thématique sur les métiers de bouche. Deux espaces qui existaient déjà mais auxquels nous avons donné plus de place.

L’art populaire – iconographie notamment du XIXe siècle réalisé par des compagnons peintres (souvenirs du tour de France) – est ainsi mieux conservé mais aussi revalorisé. Après une campagne de mécénat récente, de nombreuses pièces sont en cours de restauration et feront l’objet, en 2024, d’une exposition temporaire importante sur le thème de la conduite, le moment symbolique et solennel où les compagnons accompagnent leurs frères en Devoir à la porte de la ville lors de son départ. Cette exposition restituera tout le sens de cette cérémonie.

Future entrée du musée

450.FM : DEPUIS 2010, LE COMPAGNONNAGE, RÉSEAU DE TRANSMISSION DES SAVOIRS ET DES IDENTITÉS PAR LE MÉTIER, FIGURE SUR LA LISTE REPRÉSENTATIVE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL DE L’UNESCO. AVEC QUELLES CONSÉQUENCES POUR LE MUSÉE ?

VT : D’ailleurs, j’en profite pour signaler que bientôt nous aurons un nouvel espace d’accueil (entrée, boutique rue nationale) offrant plus de visibilité. Nous enregistrons quelques 35 à 40 000 visiteurs par an. En 2021, très exactement 37 924 visiteurs, dont 15 715 pour l’exposition temporaire.

Le musée accueille toujours de très nombreux groupes scolaires et leurs enseignants et très connus de tous les Tourangeaux. Très bien référencé dans les guides touristiques, nous accueillons, l’été, de nombreux visiteurs et sommes classés comme « musée pittoresque et original». Toutefois, il ne semble pas que l’inscription au patrimoine culturel immatériel (PCI) a eu un quelconque impact.

Cette notion de PCI est finalement encore peu connue du public alors que l’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial est fortement perçu (label, affichage). Cependant, il y a sans doute eu un effet positif chez les compagnons car ils ont travaillé ensemble sur ce dossier dans un esprit de mettre en avant tout ce qui était les valeurs commune du Compagnonnage.

450.fm : Quid de la « Newsletter Musée du Compagnonnage » ?

VT : Dès lors que nous avons connu un engouement pour le digital, nous avons souhaité nous adapter en proposant aux internautes une plus grande visibilité mais aussi, nous l’espérons, de gagner de nouveaux abonnés. Elle complète notre site https://www.museecompagnonnage.fr/index.php/ et notre présence sur les réseaux sociaux, notamment notre page Facebook https://www.facebook.com/MuseeCompagnonnageTours/

La pandémie a permis d’accroître notre présence sur ces nouveaux médias et nous avons désormais une personne dédiée en charge de les enrichir. De notre côté, nous restons aussi toujours en lien avec les compagnons et le tour de France.

Lors d’expositions, nous bénéficions aussi de supports numériques qui permettent de partager, par exemple, des interviews de compagnons, process de travail, etc.

Symbole d’excellence de l’artisanat, les compagnons du Devoir et du Tour de France ont ouvert leurs portes aux femmes

450.fm : Que représentent les femmes dans le Compagnonnage ?

VT : En 2004, les compagnons de l’Association ont acté la présence de femmes et il a fallu attendre deux ans de plus pour que les premières femmes, dont une tailleure de pierre, soit reçue. En 2021, elles étaient 300 reçues. Un chiffre qui, après leur tour de France, devrait être en augmentation. Avec les mêmes motivations que les hommes : acquérir un métier, un savoir, faire son apprentissage mais aussi transmettre.

Tant l’Association ouvrière que la Fédération compagnonnique bénéficient de plusieurs centres de formation des apprentis (CFA) et lycées professionnels qui est mixte, mais les femmes ne pouvaient pas devenir être adoptées et ne pouvaient partir sur le tour de France. Il reste aussi, selon les sociétés, à adapter les rituels de réception.

450.fm : Quels sont les rapports avec les autres musées ?

VT : Avec le Maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière (MOPO) de Troyes, les relations sont excellentes et faciles puisque le compagnon qui en est le directeur Christophe Cheutin fait partie du comité consultatif. Mais pas encore l’occasion de faire des projets communs. De plus, à mon arrivée à Tours, il y a eu une refonte des projets des musées – Tours compte quatre 4 établissements muséaux.

Par contre, l’an dernier, pour l’exposition temporaire sur « Le compagnon et son chef-d’œuvre », nous avons sollicité de nombreuses maisons, cayennes et de nombreux sièges.

450.fm : Quelle est votre œuvre préférée ?

VT : Sans vraiment y a voir réfléchi, je pense à une œuvre non présentée actuellement qui est un pseudo casque de pompier, en zinc recouvert d’ardoises. Fin XIXe et début XXe siècle, ce type de travail répondait à une mode chez les charpentiers et les couvreurs. Sa restauration a permis de passer un partenariat entre des compagnons couvreurs et une restauratrice agréée. Une belle rencontre entre gens du métier – expérience pratique – et des gens issus d’un milieu plus académique. 

Logo musée de France

450.fm : Le musée est-il, labelisé ?

VT : nous bénéficions de l’appellation « Musée de France ». Est considéré comme « Musée de France », au sens de cette loi – du 4 janvier 2002 –, « toute collection permanente composée de biens dont la conservation et la présentation revêtent un intérêt public et organisée en vue de la connaissance, de l’éducation et du plaisir du public ». Nous obligeant aussi à respecter obligations et missions, notamment concernant les collections.

450.fm : Le musée a-t-il des publications ?

VT : Fragments d’histoire du compagnonnage est la revue du musée. Après le numéro 18, paru en 2021, notre prochaine livraison sera en 2023. Avec généralement un dossier central. Celui-ci est consacré à Alphonse Fadin, Normand le Bien Aimé du Tour de France. Cette revue avait été créée en 1998 par Laurent Bastard pour les 30 ans du musée.  Laurent Bastard, dans le numéro de 2016, écrivait que la revue « demeure de cerner le plus possible la réalité complexe de cette vieille institution aux multiples facettes qu’est le Compagnonnage ».

NDLR :

*Roger Lecotté (1899-1991) travailla durant plusieurs années dans des banques, et des entreprises commerciales et industrielles avant d’être nommé en 1936 directeur du Pavillon d’Ile-de-France à l’Exposition universelle de 1937.

Sépulture de René Lecotté

En novembre 1941, Roger Lecotté entra à la Bibliothèque Nationale où il se vit confier le classement des fonds maçonniques confisqués par le Gouvernement de Vichy. Il organisa plusieurs expositions sur le compagnonnage et créa à Tours en 1968 le Musée du Compagnonnage, puis celui des vins de Touraine en 1975.

**Georges-Henri Rivière (1897-1985) a joué un rôle important dans la nouvelle muséologie et dans le développement des musées d’ethnographie à l’échelle mondiale au sein du Conseil international des musées (ICOM). C’est un musicien curieux de tout ce qu’apportent les années folles, de l’art moderne au jazz et à la mode, de la photographie et du cinéma au music-hall. Journaliste polémiste, participant aux revues Cahiers d’art et Documents, il s’impose au musée du Trocadéro, après avoir réalisé en 1928 la première exposition sur « Les Arts anciens de l’Amérique ». Infatigable intercesseur et organisateur d’événements chocs, prenant en exemple les musées étrangers, il conçoit le musée de l’Homme autour de ses collections ethnographiques, comme un instrument de partage social et scientifique qui s’ouvre sous le Front populaire à l’occasion de l’Exposition internationale de 1937. Rivière comprend qu’au-delà de l’ethnologie et des cultures exotiques, il faut s’intéresser au bouleversement annoncé des cultures rurales et ouvrières des pays de France, créant durant cette même année 1937 un Musée des arts et traditions populaires.

***Laurent Bastard est né en 1955 en Basse-Normandie, où son père était compagnon tanneur- corroyeur du Devoir (le dernier de sa corporation, reçu à Tours en 1935). Le père, le grand-père et l’arrière-grand-père de ce dernier, ainsi que son oncle, étaient également des compagnons de ce métier. Le Compagnonnage lui était donc familier, et c’est en 1993 qu’il est nommé directeur du musée du Compagnonnage de Tours. Il est l’auteur, avec Jean-Michel Mathonière, de Travail et Honneur, les compagnons tailleurs de pierre en Avignon aux XVIIIe et XIXe siècles (Dieulefit, La Nef de Salomon, 1996). Dans Images des Compagnons du Tour de France (Jean-Cyrille Godefroy, 2010), il a souhaité faire partager la lecture d’une quinzaine d’estampes compagnonniques, qui révèlent des influences très diverses et souvent insolites et qui illustrent l’évolution des Devoirs au cours du XIXe siècle. Nous lui devons aussi Compagnons au fil de la Loire (Jean-Cyrille Godefroy, 2000) et de Chefs- d’œuvre de Compagnons (De Borée, Coll. La mémoire du temps, 2008).

Affiche commémorative pour les 10 ans de l’inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO

Le Musée du Compagnonnage à Tours – Val de Loire, une présentation vidéo de Tours Val de Loire Tourisme https://bit.ly/3NzaUtZ ou encore cette vidéo « Le Compagnonnage, réalisations, chef d’œuvres, histoire au musée de Tours, les secrets » https://bit.ly/3WrIUN8

Le dessin de… JISSEY

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L’inspiration et l’admiration sont les mamelles éternelles de la plume ou du pinceau. Il faut faire de son rêve une réalité à défaut de faire l’inverse.

La Franc-Maçonnerie sous l’aigle impérial (1805-1815)

De notre confrère ladepeche.fr – Par Claude Marquié

Les loges carcassonnaises, mises en sommeil pendant une quinzaine d’années, réapparaissent à partir de 1805 avec la réunion de Saint-Jean de l’Amitié et des Commandeurs, suivie deux ans plus tard par la naissance d’une loge Napoléon qui se réunissait dans les dépendances du bastion Montmorency, lesquels possèdent encore des vestiges de cette époque.

On constate peu de différences avec la période qui avait précédé 1789 : absence de discussion, tandis que se succèdent initiations, élévations de grades, réceptions de visiteurs. Les frères carcassonnais manifestaient le même respect envers le pouvoir impérial qu’ils avaient eu envers la royauté, en évoquant « Napoléon sauveur de la France… le héros qui nous gouverne », et ce d’autant plus facilement que les préfets Barante et Trouvé étaient des leurs. De nombreux maçons sont très actifs dans la vie politique puisque Thoron de Lamée ou Georges Degrand furent successivement maires de la ville.

Sociologie des ateliers

Pour l’ensemble de la période, on décompte à Carcassonne 251 frères dont 108 dans la loge Napoléon, 91 en totalisant les deux loges fusionnées en 1805, plus 52 affiliés à la Persévérance. Au demeurant, l’Orient local semble avoir synthétisé l’expérience des frères initiés avant la Révolution avec l’apport des nouveaux ateliers.

L’étude du recrutement de cette époque montre que les nobles (26 %) sont toujours en tête grâce aux militaires, suivis par les négociants qui se maintiennent à 15 %. Il y a cependant un glissement vers les rentiers et propriétaires, dont des exemples bien connus sont les familles Rolland et Airolles, qui ont délaissé la draperie pour la terre. Les hommes de loi sont en régression, tout comme les boutiquiers et les artisans, à la différence des professions intellectuelles et artistiques. Un trait important est la disparition des ecclésiastiques, l’appartenance à l’Art royal paraissant désormais incompatible avec leur état. Ces différentes catégories sociales ne se mélangent pas toujours : si les militaires sont nombreux dans la loge Napoléon, les Commandeurs et Saint-Jean de l’Amitié concentrent richesse et pouvoir, avec des personnalités comme Jean-Pierre Rolland-Fourtou ou les préfets Barante et Trouvé, ce dernier restant en poste tout au long de la période impériale.

Avec le déclin de l’Empire, des temps difficiles commencèrent pour cette maçonnerie « protégée« , et les loges se mirent en sommeil dans l’Aude comme dans toute la France. Mais le nouveau départ qui aura lieu au XIXe siècle fera la preuve qu’au-delà de leur implication dans la gestion des choses matérielles, les maçons recherchaient la vérité lors de leur initiation, puis dans leur progression sur l’échelle des différents grades, la période 1789-1799 apparaissant plus comme une parenthèse qu’une rupture dans la vie des loges carcassonnaises.Marcoul (N.), La Franc-maçonnerie dans l’Aude des origines à 1815, Bull. Sesa, 1993. Tirand (P.), Loges et francs-maçons audois, 1757-1946, C.P.C.C, 2002.

Les Juifs et la Maçonnerie au XIX° siècle, l’intégration

De notre confrère desinfos.com – par Francis MORITZ 

La présence de Juifs dans les loges maçonniques participe de l’ouverture progressive et du pluralisme de l’évolution de la société juive au milieu de son siècle. Cette ouverture se traduit, en partie, par un rejet de l’institution religieuse. Des Chrétiens comme certains Juifs veulent dépasser les dogmes et sont attirés par la franc-maçonnerie qui propose une réunion des hommes, laissant de côté les clivages religieux en général. Sans abandonner leur religion, les Juifs subissent les courants politiques, idéologiques, philosophiques de la société chrétienne. Ce qui se traduit par un affaiblissement relatif des liens traditionnels, de la place de l’observance religieuse et des interdits. Cette attirance s’explique également par leur volonté d’accéder à leur intégration et à une reconnaissance par la société non juive.

C’est en 1716 qu’on trouve la première référence à un membre juif d’une loge. A partir de 1723, les archives de la grande loge d’Angleterre mentionnent des noms juifs. Dans la seconde édition de ses constitutions de 1738, le Pasteur Anderson mentionne plusieurs grands officiers juifs, pour la plupart d’origine séfarade, qui sont les premiers Juifs intégrés dans la société occidentale au XVIII siècle. L’origine en est bien entendu l’expulsion d’Espagne et du Portugal. Il semble donc logique qu’on retrouve géographiquement la rencontre maçonnique entre Juifs et non-Juifs, là où les expulsés arrivèrent. On les rencontre ainsi dans les ports anglais, à Amsterdam, Bordeaux, Hambourg.

Sir Moses Montefiore Livourne 1784

De sorte que les premiers francs-maçons juifs, sont des séfarades d’Amsterdam ou de Londres et des colonies américaines et partout où l’empire colonial anglais est présent. En revanche, la grande loge de France, au XVII° siècle, conditionnait l’entrée en maçonnerie au baptême. On n’oubliera pas que pour échapper à la mort certains se convertirent et connaissaient donc bien les traditions chrétiennes.  Pendant ce temps, au nom du caractère chrétien de la maçonnerie, l’Allemagne du XVIII° siècle est opposée à l’admission des Juifs. On relève en 1780 à Vienne la création d’une obédience réunissant Chrétiens et Juifs. Ses loges sont implantées à Berlin, Francfort, Hambourg et Prague.

Toutefois le grand philosophe Lessing, franc-maçon qui voit dans la maçonnerie le modèle de l’universalisme et qui lutte pour l’émancipation des Juifs, ne se résout pas à ouvrir sa porte à Moses Mendelssohn. Paradoxalement l’émancipation dans les États allemands semblent renforcer la position des trois principales loges allemandes qui refusent catégoriquement l’admission des Juifs. Seule la grande loge de Hambourg et d’autres, sous obédience française, s’ouvrent aux Juifs. Ce qui est rendu possible par l’avancée des armées révolutionnaires et impériales françaises. Leur départ entraine pratiquement un retour à la situation initiale.

 La maçonnerie allemande, comme la société, est traversée par deux courants, le nationalisme et le christianisme, qui prônent le refus des Juifs. Néanmoins une bourgeoisie juive et franc-maçonne de Francfort, à la tête de la communauté gagnée par une vision libérale et réformatrice du judaïsme, jouera un rôle fondamental dans l’histoire du judaïsme allemand du XIX° siècle. C’est à partir du début de ce siècle-là que la franc-maçonnerie, en Allemagne comme en France ou à Varsovie, commence à jouer un rôle social à une échelle significative.  Le discours maçonnique partage celui des Consistoires israélites, qui aspirent à une humanité nouvelle et ses deux piliers, raison et fraternité. L’Allemagne Bismarckienne dans les années 1880 est marquée par un regain de la haine des Juifs et de l’antisémitisme qui traversent toute la société. La tolérance n’est plus de mise. Ce qui se traduit également par une exclusion des Juifs qui y avaient été admis. On peut voir ici les prémisses de ce qui se passera ultérieurement.


Adolphe Crémieux 1790-1880

A l’est, la maçonnerie est interdite, sauf dans le duché de Varsovie. Son absence a largement retardé l’accès des Juifs à une citoyenneté pleine et entière. Sans refaire ici l’histoire du judaïsme et celle de la maçonnerie, on retrouve un certain nombre d’affinités dans leurs modèles éducatifs. En 1804, une école juive est créée à Francfort. Elle comptera de nombreux maçons parmi ses dirigeants et enseignants. En fait l’entrée des Juifs en maçonnerie progresse plus rapidement essentiellement en Europe occidentale, dans le bassin méditerranéen (hormis l’Allemagne) aux Amériques et dans les diverses colonies hollandaises, où les Juifs acquièrent très rapidement tous les droits civiques, en Amérique du Sud.

Les Juifs de l’empire Ottoman ne sont pas en reste. Les élites juives sont présentes dans les loges des grandes villes où se développent des loges françaises, italiennes, anglaises grecques, allemandes qui contribuent ensemble, à l’expansion de la maçonnerie dans la période 1850-1875 où le Grand Orient de France et celui d’Italie diffusent des idées libérales qui ouvrent aux Juifs l’accès aux idées occidentales. Les Juifs égyptiens d’Alexandrie adhèrent également à des loges qui permettent l’ouverture du dialogue entre les communautés. Il en va de même en Tunisie, où les Juifs sont apparemment plus nombreux à entrer en maçonnerie, qu’en Algérie ou au Maroc où s’implantent de nombreuses obédiences en fonction des communautés auxquelles elles s’adressent sur place, lieu d’intégration des Juifs méditerranéens tant à la culture française qu’aux idées républicaines.

Temple Groussier au GODF

La maçonnerie joue pleinement son rôle de canal d’intégration tant à la culture française qu’aux idées républicaines et pas uniquement pour des raisons philosophiques. On ne doit pas négliger les aspirations sociales, voire économiques des Juifs, longtemps exclus à être reconnus à l’égal des chrétiens. La Tunisie est à la fois à part et exemplaire d’un pays qui fut soumis à la présence française. La maçonnerie y cessa ses activités en 1960. Au temps de la régence puis de la présence française, l’objectif de la naturalisation a été un moteur puissant pour les Juifs tunisiens. Pour eux, c’était un lieu d’intégration dans la culture française. Progressivement elle aura permis aux deux groupes des Granas (Juifs originaires de Livourne) et des Twansas (Juifs autochtones) de renouer grâce à leurs idéaux communs au sein des loges. Fait notable, cela n’a pas provoqué de rupture entre ses affiliés et leur communauté. Bien au contraire cela a permis à ses adeptes, membres d’une communauté de défendre leurs problèmes face à des publics non juifs ou coloniaux. Ce qui aura aussi contribué à forger une communauté et de créer les conditions d’un nouveau départ lorsque les Juifs de Tunisie commencèrent une nouvelle vie ailleurs. Les diverses obédiences d’origine européenne sont présentes en Israël. Chaque pays mériterait une chronique détaillée.

L’effet maçonnique sur les sociétés en présence, juive et non juive de nos jours.

Isaac Mayer Wise

La Franc- Maçonnerie par ses sources, véhicule une image positive du judaïsme. Avec d’autres forces de cette nouvelle société, elle contribue à accélérer l’évolution des mentalités. Le judaïsme reformé, en particulier, joue ce rôle. Aux États-Unis, Isaac Mayer. Wise, rabbin et franc -maçon, ne déclarait-il pas «La F.M. est une institution dont l’histoire, les grades, les devoirs, les mots d’ordre et la philosophie sont juifs du début à la fin».

Dans l’intégration des élites juives éclairées, la construction doctrinale d’un judaïsme universaliste, surtout en France et par extension en Belgique, a largement contribué à leur intégration dans la société, notamment au sein des fractions de la bourgeoisie chrétienne prête à les accueillir car elle adhère aux principes des Lumières. Bien qu’évoluant dans un cadre laïc auquel francs-maçons et Juifs sont attachés, ces adhésions ont également eu pour effet collatéral un retour aux sources et racines du judaïsme pour certains. L’époque actuelle avec ses problématiques diverses et souvent antagonistes, les divers drames qui ont frappé la communauté juive française, trouvent leur source dans un problème inédit dans les siècles passés : l’immigration et l’activisme mortifère d’un noyau salafiste fondamentaliste, qui place la religion au-dessus des lois républicaines, que les lois actuelles et la configuration politique ne peuvent endiguer.  

L’assimilation a certes progressé, le mariage mixte, les conversions provoquent des défections. A cet égard, la Franc-Maçonnerie adogmatique, qui s’inscrit dans la laïcité, n’impose pas à ses adeptes une croyance religieuse explicite – à l’exception des obédiences en lien avec la Grande Loge d’Angleterre qui impose à ses membres la croyance à une religion révélée – elle entraine un brassage positif non conflictuel sur le plan identitaire. De nos jours, il y a compatibilité avec croyance, pratique religieuse individuelle et adhésion à la maçonnerie. Ce qui n’a pas toujours été le cas. L’un s’enrichit de l’autre et permet une intégration sans assimilation.

LES JUIFS ET LA MAÇONNERIE AU XIX° SIÈCLE, L’INTÉGRATION

Par Francis MORITZ

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Le romancier Xavier Cuvelier-Roy, spécialiste du rosicrucianisme, de la franc-maçonnerie et du martinisme s’en est allé…

C’est par la page Facebook, datée du 4 novembre courant, de notre ami Serge Caillet, historien de l’ésotérisme et des sociétés initiatiques, que nous apprenons le départ du poète Xavier Cuvelier-Roy (1946-2022).

Page Facebook de Serge Caillet

Nous reproduisons son message :  

« ADIEU A XAVIER CUVELIER-ROY

Mon vieux copain, mon complice en bien des occasions, avec lequel j’ai eu l’immense bonheur de partager l’aventure littéraire des Hommes de désir que nous avons co-signés et publiés en 2012, s’en est allé vers d’autres rivages, hier, 3 novembre, deux ans jour pour jour après le départ de Dominique Dubois qui avait tant lutté, comme lui, contre une sale maladie.

Adieu le romancier, le poète, l’incollable tintinophile, l’homme de désir qui aimait rappeler qu’il avait, je le cite, « taillé sa pierre dans les plus nobles traditions du rosicrucianisme, du martinisme et de la franc-maçonnerie ».

Adieu, mon frère et mon ami. »

Nous vous rappelons que Xavier Cuvelier-Roy était l’auteur de Louis-Claude de Saint-Martin – L’ami de Dieu et de la Sagesse (Signatura, 2015), Les hommes de désir – Entretiens sur le martinisme (Le Mercure Dauphinois, 2012) coécrit avec Serge, Symmysta-Sur le pas d’un Initié (Éd. Castelli, 2009) et le roman initiatique Sursum Corda – Trois entretiens sur les sciences secrètes (Diffusion rosicrucienne, Coll. martiniste, 2003, rééd. 2012), tous adaptés au théâtre.

Chroniqueur, Xavier Cuvelier-Roy avait taillé sa pierre dans les plus nobles traditions du rosicrucianisme, du martinisme et de la franc-maçonnerie et collaborait aussi à plusieurs revues et à des sites Internet de renom.

Son parcours profane

Sa vie scolaire l’avait conduite d’Armentières à Libourne (1956 – 1959 : Lycée Montesquieu)  puis Valence et Lyon.

Insigne du 12e RC

Il aimait à dire que durant son Service national, de 1966 à 1967, il était planqué de 1re classe, en qualité de secrétaire-comptable au peloton de commandement et des services du 11e escadron du 12e régiment de cuirassiers (ou 12e RC), régiment de cavalerie de l’Armée de terre française créé sous la Révolution, à partir du régiment du Dauphin cavalerie, un régiment de cavalerie français d’Ancien Régime dont la devise est In periculo ludunt – Ils jouent dans le danger -, Au danger mon plaisir.

Avers du drapeau du 12e RC

Son parcours en entreprise le conduisit, de 1970 aux années 2000, à la Lloyd Continental, où, il fut d’abord inspecteur à Marseille, puis directeur de région successivement à Nevers, Amiens, Angers, Bordeaux, et finalement à Roubaix. Ensuite, chez à la Swiss-life, de 2000 à 2005, exerce son talent et termine sa carrière. Il se réclamait bien volontiers, désormais, et ce depuis 2005, bénéficiaire de la Caisse de retraite des cadres.

Xavier Cuvelier-Roy en dédicace avec Serge Caillet – Facebook Serge Caillet

Mon très cher Xavier, Requiescat in pace, locution latine issue de la prière catholique pour les défunts, signifiant « Qu’il repose en paix »…

Illustrations de Xavier Cuvelier-Roy sur Babelio par Pénélope

L’inénarrable négociateur en vain, Alain Juillet, est de retour !

De notre confrère le blog le-myosotis-dauphine-savoie.over-blog.com

Beaucoup de Frères de la GLAMF – parmi ceux-ci de très hauts dignitaires – ne promettaient-ils pourtant pas que l’ère Juillet était définitivement révolue ?

Soit leur parole est très « élastique », soit ils ne sont pas de taille à s’opposer au vieux chef – que beaucoup croyaient ramolli – qui tente d’influer à son profit une GLAMF créée de toutes pièces pour permettre de satisfaire l’ambition de quelques dignitaires n’ayant pu la réaliser au sein de la maçonnerie régulière.

Les lecteurs du Myosotis du Dauphiné-Savoie ne manqueront pas de sourire en découvrant le fond comme la forme du message sous forme de Lettre circulaire qu’adresse le négociateur en vain, aux Frères de la GLAMF…

En effet, les Frères de cette obédience, avaient à voter lors de leur dernière Assemblée Générale Extraordinaire une modification de leurs statuts et de leur Règlement Général.

Las, d’une part, ils n’étaient pas motivés pour ce vote puisqu’ils n’étaient qu’une petite minorité à être présents et à voter (35,5% !) et d’autre part, ils ont rejeté cette proposition, provoquant l’ire de l’ancien Grand Maître Glamfien (Il y en a eu quand même au moins quatre depuis !).

Dans sa diatribe, il n’épargne personne : ni les Vénérables Maîtres des 55% de loges de la GLAMF qui ne se sont pas déplacé pour voter, ni l’actuelle direction de l’obédience à laquelle il reproche « Le mélange de l’intérêt général avec les intérêts particuliers et une communication insuffisante ont rendu peu compréhensible les raisons et les objectifs de cette évolution nécessaire qui avait pourtant fait l’objet de beaucoup de discussions et d’amendements ».

Du Juillet pur style : accuser tout le monde de tous les maux, tout en s’exonérant et en voulant apparaître comme LE sauveur…

Pourtant, ce monsieur a un passé (un passif, aurait dit le Président Mitterrand) qui devrait l’inciter à bien plus d’humilité.

Outre le fait que lui-même a procédé à des modifications de statuts avec des scores dérisoires (14% ?) lors de son mandat, son bilan lui permet-il de donner des leçons de morale aux membres de la GLAMF ?

A-t-on oublié qu’il a brigué le poste de Député Grand Maître de Monsieur François Stifani ?

A-t-on oublié qu’il a menacé de créer une nouvelle obédience s’il n’était pas élu Grand Maître de la GLNF (démontrant par là son sens aigu mais néanmoins très particulier de la démocratie) ?

A-t-on oublié qu’il promettait d’apporter la reconnaissance des Grandes Loges régulières à la GLAMF et qu’à ce jour pas une seule n’a reconnu la GLAMF ?

A-t-on oublié qu’à cause de l’accord qu’il a signé avec le Suprême Conseil Pour La France, celui-ci a été rejeté par la presque totalité des Suprêmes Conseils de la planète ?

A-t-on oublié le ridicule d’un Grand Maître qui affirmait avoir signé un accord avec une autre Juridiction, du Rite Français celle-là, et qui se voit aussitôt démenti par son Président (Grand Chapitre Français) ?

A-t-on oublié qu’ainsi acculé, Alain Juillet avait dû téléphoner à ce dernier en évoquant une désopilante « erreur de plume » ?

A-t-on oublié que depuis sa création la GLAMF est secouée par d’incessants scandales internes, comme par d’incessantes tentatives de révolutions de palais ?

N’y a-t-il pas là matière à se faire oublier ?

Pourtant, cela n’effleure pas l’esprit de l’intéressé, qui va jusqu’à agiter à la fois le complotisme et le catastrophisme pour « motiver » ses troupes réfractaires et sans doute lassées par tant d’errements : « Soyez conscients que ce manque croissant de présence aboutira fatalement à la prise de contrôle de l’Alliance par un groupe de pression, comme les plus vieux d’entre nous l’ont connu ailleurs. Nous devons tous nous réveiller pour éviter cette évolution toujours désastreuse. »

L’actuel Grand Maître de la GLAMF, doit subir – volontairement ou non – le poids de l’un de ses prédécesseurs qui ne sait apparemment pas qu’il n’est plus grand Maître, et qui agit comme s’il n’avait pas de successeur…

Les lecteurs du Myosotis du Dauphiné-Savoie, membres de la GLAMF apprécieront.  Déjà, cette lettre suscite beaucoup de remous et d’interrogations au sein de l’obédience. 

Qu’il soit permis d’affirmer ici la conviction que les Frères Maçons de chaque obédience, sont en droit d’avoir un Grand Maître dont la parole est fiable…

Voici le message d’Alain Juillet à ceux qu’il considère comme ses obligés :

L’INENARRABLE NEGOCIATEUR EN VAIN, ALAIN JUILLET, EST DE RETOUR !
Info….. L’Alliance…..Info….. L’Alliance…..Info….. L’Alliance…..Clichy, le 25 octobre 2022

Mon Très Cher Frère,

Il y a dix ans, quand nous avons créé l’Alliance à Tours, les six rédacteurs des statuts, dont j’étais, avaient acté que l’événement annuel majeur dans la vie des Loges intégrerait une partie spirituelle avec les Convents des maisons des rites puis la tenue de Grande Loge et une partie temporelle profane avec le Congrès.

Le Congrès de Deauville, comme les Convents du samedi matin, n’ont réuni que 485 des 1368 représentants les 684 loges de l’Alliance. Il n’est donc pas représentatif de l’ensemble des frères et des Loges ce qui est très grave pour le futur dans une fraternité dans laquelle participer est un devoir.  Plus de 55% des Loges n’ont pas jugé utile de faire le déplacement et n’ont pu contribuer aux échanges indispensables sur leur avenir avec le Grand Maître et les frères présents. Pourtant dans chaque rite lors de son installation, le Vénérable Maître s’engage à faire son devoir qui consiste, entre autres obligations, à assister au Convent et au Congrès pour faire connaitre sa vision et les attentes spécifiques de sa Loge.  C’est le rôle des frères qui l’ont élu de le lui rappeler et de l’exiger.

Soyez conscients que ce manque croissant de présence aboutira fatalement à la prise de contrôle de l’Alliance par un groupe de pression, comme les plus vieux d’entre nous l’ont connu ailleurs. Nous devons tous nous réveiller pour éviter cette évolution toujours désastreuse.

Dans l’A.G. extraordinaire du 9 octobre dernier concernant la modification des statuts et du règlement général, les 485 délégués présents, soit 35,5% du total des délégués, ont voté avec un résultat qui doit nous interpeller. 40 se sont abstenus soit 8,2 %, 225 soit 46,4% ont voté contre leur adoption et 220 soit 45,4% ont voté pour. Ramené au nombre total des Loges de l’obédience 16,4% des Loges était contre et 16,1% pour, ce qui est insuffisant pour engager l’Alliance dans un sens ou dans un autre. Certes en démocratie seuls ceux qui votent ont raison mais dans une obédience maçonnique c’est l’ensemble des loges qui décide.

Alors que le Franc-Maçon est à la recherche de l’unité primordiale dans son temple intérieur, le Congrès, dans sa réalité profane, a donc vu les délégués présents s’opposer sur un projet d’évolution des Statuts dont les bases se sont imposées aux Grands Maîtres successifs dès le premier congrès de Tours. Le mélange de l’intérêt général avec les intérêts particuliers et une communication insuffisante ont rendu peu compréhensible les raisons et les objectifs de cette évolution nécessaire qui avait pourtant fait l’objet de beaucoup de discussions et d’amendements.

Une évidence s’impose : Tout peut et doit encore être amélioré pour répondre aux inquiétudes légitimes de certains et aux nécessités exprimées par d’autres, mais chacun doit faire preuve d’altruisme pour surmonter les différences et définir une voie commune satisfaisante pour tous. A l’Alliance, dans le cadre d’une recherche d’amélioration permanente visant à éliminer la routine et la bureaucratie, l’échange est indispensable entre les frères, les loges, l’administration, les élus à travers des réunions, le site, les convents et le congrès. C’est pourquoi il faut prévoir dans les programmes des espaces de discussions ouvertes.

Il est temps de rassembler ce qui est épars en se retrouvant sur des principes intangibles :
La déclaration de principes, étant le fondement de notre obédience, en est la référence absolue et ne peut être modifiée.
Le Grand Maître est le chef temporel et spirituel de l’Alliance pendant les trois ans de son mandat, ce qui n’exclut pas les contrôles réguliers et approfondis. Mais il ne peut être confronté à des contre-pouvoirs voulant se substituer à lui. Nous ne sommes pas une société commerciale avec un président et des directeurs généraux qui veulent sa place.
Pour éviter tout type de dérive ou d’abus de pouvoir, le Conseil des Sages doit valider préalablement toute modification des Statuts ou du Règlement général, étant entendu qu’en cas de désaccord cette modification ne peut être mise en œuvre sans un vote au Congrès suivant.
En maçonnerie traditionnelle la partie initiatique, portée par les sept maisons des rites que le Grand Maître coordonne dans le cadre du Conseil de Grande Loge, est essentielle. La partie civile, qui s’appuiera sur le Conseil national des Loges, est là pour optimiser le fonctionnement administratif et nous maintenir dans la légalité. Comme en Loge, l’Orateur prime sur le Trésorier et le Secrétaire en dépit de leurs qualités personnelles. Mettre les deux parties au même niveau est une dérive dangereuse qui rabaisse l’Obédience et nous transforme en association normale.
Pour qu’un vote au Congrès ou aux Convents soit validé un minimum de 50,1% des loges de l’Alliance ou du Rite doivent être présentes ou représentées. A cette fin, il faut faciliter financièrement le déplacement des délégués de Loges qui en feraient la demande afin de ne pas voir venir que les plus riches.  

Vous me permettrez d’ajouter que le projet de Conseil national des Loges n’est autre qu’un conseil de surveillance élargi, qui en reprend toutes les missions antérieures et en ajoute de nouvelles, avec une légitimité renforcée par le nombre des membres et leur mode de désignation.

Le prochain congrès, verra l’élection du nouveau Grand Maître. Profitons du temps qui nous est donné pour rapprocher les bonnes volontés, échanger entre les frères et retrouver la communauté de pensée qui rend l’Alliance si forte quand on regarde tous ensemble dans la même direction.

Je vous embrasse très fraternellement

Alain Juillet
Premier GM de l’Alliance
________________________________________________________

L’Alliance | 6,8 rue Gesnouin | 92110 Clichy | France |

France TV : Corse, terre maçonnique

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De notre confrère francetvpro.fr – Réalisation : Dominique Maestrati

C’était Vendredi 7 octobre à 20h45 sur ViaStella et visible en replay ci-dessous

L’histoire récente de la Corse du 18ème siècle à nos jours a souvent été liée à la franc-maçonnerie avec quelques figures comme Théodore de Neuhoff, Pasquale Paoli, Jérôme et Joseph Bonaparte, Napoléon III…
Ce film a pour but d’explorer ses liens, de laisser s’exprimer des maçons, certains connus, d’autres qui se dévoileront. Ils parleront de leur engagement citoyen, des valeurs, de la violence, de la tempérance …

Du myrte à l'acacia

La Corse, par son insularité et son profond ancrage dans le berceau méditerranéen, a toujours accordé une place prépondérante à la famille.
Maillon social fondamental, progressivement élargie aux clans et communautés fraternelles, la famille remplit la double fonction de réseau de solidarité et de force collective au service de la réussite. Il n’est donc pas surprenant que la Corse soit une terre fertile à la franc-maçonnerie, et fut même l’une des terres où la maçonnerie fut installée le plus tôt, avec la création d’une première loge datée d’environ 1760.

Du myrte à l'acacia 2

Un des premiers maçons corses n’est par ailleurs autre que l’une des figures historiques les plus importantes de l’île : Pasquale de Paoli, véritable père de la démocratie corse, qui, après plus de vingt ans d’exil en Angleterre où il fut initié à la franc maçonnerie, partagea les préceptes et les principes philosophiques de l’organisation auprès de ses insulaires.

Revoir l’Émission en replay ci-dessous

L’automne maçonnique

De notre confrère italien expartibus.it – De Rosmunda Cristiano

La signification de l’équinoxe d’automne pour ceux qui sont en voyage initiatique est l’activation d’un nouveau cycle de croissance. Lorsque nous devenons silencieux et que nous nous reposons, nous laissons émerger notre vision plus large.

Alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, nous faisons face à notre propre obscurité intérieure pour préparer la naissance de la lumière intérieure, célébrée à l’occasion du solstice d’hiver.

Dans le chaos du quotidien, fait de circulation, d’engagements, de stress et de rendez-vous, on s’accorde le temps de se taire, d’écouter ce qui essaie d’émerger en nous.

Nous les francs-maçons avons de la chance car nous avons un endroit merveilleux où nous pouvons mener cette réflexion : le Temple. Asseyons-nous, méditons, savourons sa beauté, profitons de l’atmosphère qu’elle nous offre à chaque fois, regardons-la toujours avec des yeux nouveaux, à chaque fois nous découvrirons qu’elle nous accueille puis nous dirige vers un nouveau chemin, fait de renaissance .

La nature change sous nos yeux, impliquant tous nos sens, avec ses nouvelles senteurs et avec le calme qui a remplacé la joie de l’été. Le cycle de production et de reproduction est terminé, les feuilles commencent à jaunir et les animaux commencent à s’approvisionner en prévision de l’arrivée des mois froids.

Les fruits tombent des arbres, abandonnent leurs coques, tandis que les graines sont sélectionnées pour être consommées ou conservées ; plus tard, ils seront plantés dans la terre pour que le cycle reprenne. Le travail de séparation et de tri qui se produit dans la nature ne concerne pas seulement la végétation, mais implique également les francs-maçons.

Comme le fruit se sépare de l’arbre et la graine du fruit, ainsi l’âme se détache du corps.

Le corps correspond à l’enveloppe, l’âme à la graine qui est plantée en haut et le jour où le fruit représenté par le Maçon sera mûr il ne devra pas tomber sur le sol comme la graine d’une plante, mais continuer vers le Ciel.

L’automne est la période où vit le détachement dont parle Ermete Trismégiste (Hermès Trismégiste) lorsqu’il dit :

Vous séparerez le subtil de l’Épais avec une grande habileté

ce qui signifie séparer le spirituel du matériel.

Au cours de l’automne, ce processus de séparation, qui est une loi de la vie, a lieu dans toute la nature pour se préparer à une nouvelle vie et c’est exactement ce qui devrait se passer dans chaque Loge.

Voici donc ce que nous devons apprendre pendant le solstice d’automne : sélectionner, discerner, apprendre à séparer le pur de l’impur, l’utile de l’inutile, le nuisible du sain, le mort du vivant. Et la cause de tout le mécontentement au sein de la Loge est précisément le manque de capacité de discernement.

Le bien et le mal sont si étroitement unis qu’ils ne peuvent être éliminés prématurément sans causer de lacérations. L’art de séparer les contraires est le plus difficile qui soit ; et c’est dans la nature que les Initiés s’en sont inspirés. Il n’est pas facile de séparer la noix de son écale, mais la nature sait le faire : elle laisse mûrir le fruit, l’écale s’ouvre d’elle-même et la noix se détache.

Rien de forcé ou de lourd, l’univers suit simplement son cours.
La même chose arrive à celui qui a frappé à la porte du temple, le travail de discernement qui a commencé en lui suit le cycle naturel.

A l’automne, c’est le moment pour chacun de faire le bilan, même pour les francs-maçons : nous avons sous les yeux ce que nous avons semé durant l’année et nous pouvons voir quels fruits nous avons récoltés.

Le fait que tout ce qui se passe ait une valeur allégorique, laisse deviner que la chute des feuilles a aussi à voir avec les francs-maçons. C’est un symbole qui nous invite à nous débarrasser de tout le superflu, puis à revêtir une nouvelle robe faite d’émotions nouvelles, de pensées aux intrigues différentes, de situations différentes de celles que, comme les feuilles d’automne, nous avons laissées tomber en attendant le renouveau hivernal. .

Il est significatif que la franc-maçonnerie ait accordé et continue d’accorder tant d’importance aux symboles de la nature, aux côtés de ceux du travail, préfigurant un équilibre harmonieux des deux parties constituant notre qualité d’être humain, à savoir la culture et la nature, en fait.

Si le reste du monde voit les feuilles mourir en automne, j’aime à penser que les francs-maçons observent les couleurs qui naissent !

Des Livres & Vous… la News – N°1, automne 2022

Newsletter littéraire de 450.fm

Édito

Une grande première ! En effet, 450.fm souhaite, chaque trimestre et au rythme des saisons, vous adresser sa newsletter littéraire.

Notre livraison de cet automne se veut celle de notre traditionnelle rentrée maçonnique.

Par avance, nous vous remercions de l’accueil fraternel que vous voudrez bien lui réserver.

Nous sommes, de façon bienveillante – ceci n’est pas un vain mot sous notre plume –, à votre écoute quant à vos suggestions et propositions d’amélioration, afin de vous proposer un tour de France des ouvrages répondant à tous vos centres d’intérêt.

Nous ne pouvons donc, ici et maintenant, que vous proposez quelques livres « coups de cœur ».

Montesquieu, dans son Esprit des Lois, écrivait : « Il ne s’agit pas de faire lire, mais de faire penser ». Nous serions heureux si tel cet objectif pouvait être atteint.

Que cette rentrée maçonnique vous soit inspirante et belle et que, désormais, Des Livres & Vous… la News vous accompagne.

Les propositions de lecture qui vous sont faites dans ce numéro, en huit catégories – Essais, Franc-Maçonnerie, Histoire, Philosophie, Religion, Sciences humaines, Bande dessinée et Roman –, vous permettront, peut-être, de vous évader, le temps d’une lecture, de la moroisté quotidienne.

Des livres de Maçons, mais pas seulement, pour les Maçons… et les autres. N’avons-nous pas promis de porter « parmi les autres hommes les vertus dont vous avez juré de donner l’exemple » ?

450.fm reste à votre entière disposition et souhaite une bonne lecture à toutes et à tous.

Avec toute ma fraternelle affection. Votre humble, fidèle et dévoué serviteur.

Yonnel

Essais

Les illuminati
Les illuminati

Les illuminati – De la société secrète aux théories du complot

Pierre-Yves Beaurepaire – Éditions Tallandier, 2022, 352 pages, 21,90 €

Résumé : Accusés d’être à l’origine de la Révolution française, d’avoir noyauté les États-Unis d’Amérique dès leur naissance ou encore d’avoir précipité l’effondrement de l’Union soviétique, les Illuminati font les beaux jours des théories complotistes les plus extravagantes depuis plus de deux siècles.

Biographie de l’auteur : Pierre-Yves Beaurepaire est professeur d’histoire moderne à l’université Côte d’Azur et membre de l’Institut universitaire de France. Notre recension : https://bit.ly/3zWcz6l

Histoire de l'Alchimie
Histoire de l’Alchimie

Histoire de l’Alchimie – Histoire d’un grand malentendu ?

Christian Montésinos – Éditions Numérilivre, 2022, 376 pages, 25 €/Résumé : L’auteur dresse le portrait de tous ces livres au cours des siècles en montrant la lente édification de l’alchimie. Procédant à une étude fouillée et magistrale, d’une érudition rare, il étudie de quelle manière les traités s’enrichirent les uns des autres, alors que l’alchimie à l’origine naquit d’un grand malentendu.

Biographie de l’auteur : Né en 1947, Christian Montesinos, écrivain et historien, consacre la plus grande partie de son œuvre au symbolisme religieux ésotérique ou alchimique. Notre recension : https://bit.ly/3U5sk45

Franc-Maçonnerie

L’encyclopédie des franc-maçonnes et des francs-maçons

L’encyclopédie des franc-maçonnes et des francs-maçons

Alain Bauer & Roger Dachez – Gründ, 2022, 282 pages,

34,95 €/Résumé :  Ce treizième volume écrit à quatre mains est un imposant volume qui nous instruit, en 22 chapitres et près de 400 entrées, sur la biographie de Sœurs et Frères emblématiques qui ont laissé une empreinte au sein de la Fraternité.

Biographie des auteurs : Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire national des Arts et Métiers, à New York et à Shanghai.

Roger Dachez, médecin et universitaire est Grand Maître des Loges Nationales Françaises Unies et président de l’Institut Maçonnique de France. Notre recension : https://bit.ly/3DI882k

LE PÈRE LACHAISE – Un trésor maçonnique à ciel ouvert

Guy Péquignot – Préface de Pierre Mollier – Conform Édition, 2022, 352 pages, 49 €/Résumé :

Biographie de l’auteur : Inspecteur de l’Education nationale retraité, Guy Péquignot est franc-maçon du Grand Orient de France.

Notre recension : https://bit.ly/3DjUIZ2

L'alchimie éclaire-t-elle la démarche maçonnique ?
L’alchimie éclaire-t-elle la démarche maçonnique ?

L’alchimie éclaire-t-elle la démarche maçonnique ?

Jean-François Blondel – Éditions Dervy, Coll. Les outils maçonniques du XXIe siècle, 2022, 120 pages, 9,90 €

Résumé : Du cabinet de réflexion – couvert de symboles alchimiques – dans lequel séjourne provisoirement le profane avant sa réception jusqu’au plus haut grade du Rite Écossais Ancien et Accepté, l’auteur retrace tous les éléments que l’Art Royal a emprunté à l’Alchimie.

Biographie de l’auteur : Jean-François Blondel est engagé depuis fort longtemps sur le sentier des sciences traditionnelles et se passionne pour l’histoire des métiers, de leur organisation (corporations, confréries) et des sociétés initiatiques.

Notre recension : https://bit.ly/3WdxkoC

Du Profane au Sacré : L'initiation écossaise
Du Profane au Sacré : L’initiation écossaise

L’Initiation écossaise – Du profane au Sacré

Jean-Claude Mondet – Numérilivre, 2022, 450 pages, 26 €

Résumé : Dans la continuité de son ouvrage consacré à l’Apprenti au Rite Écossais Ancien et Accepté, l’auteur approfondit l’approche du Sacré à laquelle nous convie l’initiation au 1er degré du REAA, qui en est la porte d’entrée.

Biographie de l’auteur : Ingénieur de formation et de métier, Jean-Claude Mondet, prix littéraire de l’IMF en 2018, catégorie Symbolisme, a été plusieurs fois Vénérable Maître.

Notre recension : https://bit.ly/3WaLbfv

Comprendre l'Arche Royale
Comprendre l’Arche Royale

Comprendre l’Arche Royale-Rite Domatique – Rite d’Écosse – Rite York

Jean Solis – Aureus Éditions, 2022, 74 pages, 15 €

Résumé : Ce manuel est destiné à orienter de façon assez pratique le nouveau Compagnon ou Maçon de l’Arche, dans son rite, quel qu’il soit, et à lui fournir les fondamentaux en lui évitant les habituels écueils de compréhension du rituel de nature à déconcerter le franc-maçon ne maîtrisant pas le récit biblique.

Biographie de l’auteur : Éditeur, Jean Solis est connu pour ses ouvrages très spécialisés sur la Franc – Maçonnerie et, par ailleurs, pour sa vision spirituelle et métapolitique des questions de société. Notre recension : https://bit.ly/3DLK5zB

Histoire

Le siècle des Lumières
Le siècle des Lumières

Le siècle des Lumières

Jean Vassort – Éditions Ouest-France, 2022, 286 pages, 23 €

Résumé : Les Lumières, développées notamment en France au XVIIIe siècle, sont un sujet ouvert sur la modernité et qui demeure au cœur des débats contemporains les plus vifs ? Le souci du livre est non seulement de présenter les philosophes et leur pensée, mais encore de les replacer dans l’époque et dans la société au sein de laquelle ils vivent.

Biographie de l’auteur : Agrégé d’histoire, docteur d’État, professeur honoraire de khâgne au lycée Descartes de Tours, Jean Vassort a travaillé sur l’histoire sociale et culturelle des provinces ligériennes et a collaboré à de nombreux manuels de l’enseignement secondaire. Notre recension : https://bit.ly/3fkqFsa

Philosophie

Histoire mondiale de la philosophie – Une histoire comparée des cycles de la vie intellectuelle dans huit civilisations

Vincent Citot – PUF, 2022, 516 pages, 29 €

Résumé : Après avoir posé en introduction les principes épistémologiques et la méthode qui président à ce travail historique, l’ouvrage se compose de huit chapitres, chacun retraçant l’histoire de la vie intellectuelle (avec une insistance particulière sur la philosophie) d’une civilisation : la Grèce, Rome, l’Islam, l’Europe, la Russie, l’Inde, la Chine et le Japon.

Biographie de l’auteur : Agrégé et docteur en philosophie, Vincent Citot enseigne à l’INSPE de Paris – Sorbonne Université et est le directeur de la revue Le Philosophoire (Vrin).

Philosophie & Kabbale
Philosophie & Kabbale

Philosophie & Kabbale

António Telma – Les Éditions de la Tarente, 2021, 224 pages, 21 €

Résumé : Cet ouvrage d’António Telmo est une belle opportunité de découvrir non seulement l’œuvre de ce penseur d’exception mais un courant de pensée philosophique et initiatique portugais majeur, le plus souvent ignoré hors du Portugal. L’auteur nous propose un voyage inattendu en terre de Tradition.

Biographie de l’auteur : António Telmo (1927-2010), philosophe, auteur, enseignant, féru de kabbale, de théosophie et de philosophie classique, est un héritier de l’École de Porto, école de pensée et d’art extraordinairement originale et féconde à laquelle nous pouvons rattacher notamment Fernando Pessoa. Notre recension :https://bit.ly/3zv8yXb

Religion

Dieu-Le science-Les preuves
Dieu-Le science-Les preuves

Dieu – La science – Les preuvesL’aube d’une révolution

Michel-Yves Bolloré-Olivier Bonnassies – Guy Trédaniel éditeur, 2021, 580 pages, 24 €

Résumé : Dans une langue accessible à tous, les auteurs retracent de façon passionnante l’histoire des découvertes scientifiques et de leurs avancées et offrent un panorama rigoureux des nouvelles preuves de l’existence de Dieu.

Biographie des auteurs : Michel Yves Bolloré, est ingénieur en informatique, maitre ès sciences et docteur en gestion des affaires de l’université Paris Dauphine.

Olivier Bonnassies, est diplômé de Polytechnique (X86), de HEC (Institut HEC start up) et de l’Institut Catholique de Paris (licence en théologie). Entrepreneur, il a créé plusieurs sociétés. Notre recension : https://bit.ly/3ffBBaz

Sciences humaines

Jung et la gnose

François Bonardel – Éditions Dervy, 2022, 2e éd., 424 pages, 26 €

Résumé : Médecin de l’âme et homme de culture, Carl Gustav Jung (1875-1961) s’est intéressé à la gnose dès les années 1910 alors qu’il effectuait des recherches sur les mythologies, mystères et croyances populaires. Son intuition lui disait que cette littérature étrange et difficile détenait un trésor d’images symboliques dont il lui fallait comprendre la signification.

Biographie de l’auteur : Philosophe et essayiste, Françoise Bonardel est l’auteur d’une œuvre forte et originale associant réflexion critique sur les religions et la culture. Après l’hermétisme et l’alchimie auxquels elle a consacré plusieurs essais, ce sont ici les gnoses dont elle scrute les enseignements afin de savoir ce que Jung en a véritablement retenu, et surtout quel usage psychologique il en a fait.

Vivre avec nos morts-Petit traité de consolation

Delphine Horvilleur – Livre de Poche, 2022, 216 pages, 7,40 € 

Résumé : Un rabbin est confronté chaque jour au mystère de la mort. Pour accompagner les mourants et réconforter les endeuillés, il tente de transmuer l’inéluctable, d’y trouver du sens : « Je me tiens aux côtés de femmes et d’hommes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits », écrit Delphine Horvilleur. Ce livre de consolation tresse étroitement trois fils – le conte, l’exégèse et la confession.

Biographie de l’auteur : Delphine Horvilleur est rabbin. Elle officie au sein du Judaïsme en Mouvement et dirige la rédaction de la revue d’art, de pensée et de créativité juive Tenou’a depuis 2009.

Bande dessinée

L’Épopée de la franc-maçonnerie-Neuf sœurs et trois frères-Tome 7

Didier Convard (dir.) – Glénat, 2022, 56 pages, 14,95 €

Résumé : 1780, Versailles. La franc-maçonnerie, qui a vu naître ses textes fondateurs en Angleterre fait souffler un vent nouveau en France en propageant des notions comme Liberté, Egalité, Fraternité. Cela pourrait grandement fragiliser les Bourbons qui tirent leur légitimité du droit divin !

Biographie des auteurs : Contributeur à la BD, Pierre Boisserie est kinésithérapeute pendant quinze ans avant de devenir scénariste à temps complet.

Après avoir suivi 4 ans d’études à l’École Professionnelle de Dessin Industriel Éric Lambert se réorienter dans l’infographisme et est le dessinateur de la BD.

En 2020 débute la série L’Épopée de le franc-maçonnerie qui retrace, en 12 tomes, l’histoire des Francs-Maçons. En plus de scénariser certains tomes, Didier Convard en est le directeur d’ouvrage.

Roman

Les Compagnons du soleil

Jean-Michel Roche – Édition DETRAD aVs, Coll. EnQuête Historique, 2022, 214 pages, 17 €

Résumé : Habile mélange de fiction et de réalité historique, l’auteur nous transporte au cœur des multiples complots et des contre-complots, fleurissants, à partir de 1790.

Biographie de l’auteur : Auteur de nouvelles et de romans policiers, Jean-Michel Roche est guide-conférencier au musée de la franc-maçonnerie.

Notre recension : https://bit.ly/3SUGIdH

Le royaume perdu

Éric Giacometti – Jacques Ravenne – JC Lattès, 2022, 448 pages, 22 €

Résumé : le commandant Antoine Marcas, Franc-maçon, part en quête du véritable livre d’Enoch, un manuscrit apocryphe, convoité par des start up de pointe, prêtes à tout pour s’en emparer. Un thriller explosif et initiatique, nouvelle épisode d’une série vendue à plus de 3 millions d’exemplaires.

Biographie des auteurs : Éric Giacometti est écrivain et ancien journaliste. Il est aussi le scénariste de la bande dessinée Largo Winch.
Jacques Ravenne est écrivain. Franc-maçon, spécialiste de la Révolution, et auteur de livres historiques.