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Osez la découverte de 3 Facebook d’Anciens Grands Maîtres

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Trois Passés ou Anciens Grands Maîtres, trois manières de tenir la parole dans l’espace numérique. Guillaume Trichard, en pleine lumière de l’Agora, propose une page publique lisible, mesurable, immédiatement attribuable. Thierry Zaveroni, dans une présence quotidienne profondément humaniste, rappelle que le fil des jours peut devenir un geste de soutien, d’attention et de culture. Jean-Pierre Rollet, enfin, affronte surtout l’épreuve de la lisibilité de la signature, souvent portée par des relais institutionnels, tandis qu’un compte homonyme à tonalité complotiste tente de parasiter le nom, comme on détourne un sceau pour sceller des fables.

Entre visibilité, constance et vigilance, ces Facebook disent moins une stratégie qu’une éthique.

Ou l’art de tenir un nom dans la cité numérique

Un réseau social ne dit pas seulement ce que l’on publie. Il dit comment on se tient. Il révèle une manière d’occuper la place publique, d’assumer la signature, de faire circuler une parole sans la livrer au vacarme. Et, dans un monde où l’identité se copie comme un masque, il pose une question plus grave qu’il n’y paraît. Qui parle, et au nom de qui.

Guillaume Trichard, Ancien Grand Maître du GODF

Guillaume Trichard (GODF), dans son domaine

Chez Guillaume Trichard, la forme choisie est celle qui appartient naturellement à l’Agora. Une page publique, donc une parole structurée pour être vue, relayée, discutée. Les chiffres sont affichés, assumés, lisibles. Au 18 décembre 2025, on y lit 8 469 “J’aime” et 1 589 “en parlent”.

Cela ne mesure pas la profondeur d’une idée. Cela mesure pourtant une donnée utile pour un article de fond, la capacité d’une présence à rayonner au-dehors, à installer un rythme, à demeurer identifiable. Guillaume Trichard avance ainsi sur un terrain qui est le sien, celui de la cité, des principes, du débat, de la laïcité vécue en acte, avec des prises de parole repérables, signées, raccordées à une actualité.

Thierry Zaveroni, Passé Grand Maître de la GLDF

Thierry Zaveroni (GLDF), l’humanisme en partage

Thierry Zaveroni se tient sur une autre colonne. Là où Guillaume Trichard parle depuis l’estrade civique, Thierry Zaveroni déploie une présence plus quotidienne, plus fraternelle au sens humain du terme, avec un souci visible de l’autre, de la détresse, de la consolation, du soutien aux arts et à la culture. Son fil est celui d’un humanisme de proximité, d’une attention portée au vivant, d’un geste qui revient chaque jour comme une veille.

Sur le plan des chiffres, le compteur d’audience du profil annonce plus de 3 600 abonnés, et la régularité est un fait, Thierry Zaveroni publie pratiquement chaque jour. Ici, l’engagement ne s’évalue pas seulement en likes. Il s’évalue en continuité, en ton, en manière d’être présent sans se dissoudre dans la polémique.

Jean-Pierre Rollet (copyright GLNF)

Jean-Pierre Rollet (GLNF), actif mais une signature à protéger


La parole de Jean-Pierre Rollet existe bel et bien dans l’espace public, notamment via des contenus relayés sur la page officielle de la GLNF (vidéos, annonces, interventions), y compris à des dates récentes.

Le vrai point de fragilité est ailleurs : la lisibilité de la signature. Quand l’expression passe surtout par des canaux institutionnels (ou par un profil dont la visibilité dépend de réglages Facebook), elle devient moins immédiatement “vérifiable” par le lecteur ordinaire. Or, dans la cité numérique, ce qui n’est pas aisément vérifiable devient facilement réappropriable. Deux exemples de faux comptes Facebook ICI (12 K followers) et ICI.

Et c’est là que le symbole se retourne : le nom devient un sceau… qu’un autre peut tenter d’imprimer sur une cire frelatée.

Car oui, il existe une page homonyme à tonalité ouvertement fantaisiste / complotiste, qui revendique des marqueurs publics massifs – 4 643 “J’aime” et 145 “en parlent” – et se présente dans un registre qui n’a rien d’une parole maçonnique tenue.
Le danger n’est pas théorique :

  • danger de réputation (le nom fait écran et rejaillit sur l’obédience),
  • danger de désinformation (“au nom de”, avant même tout démenti),
  • danger d’arnaque / manipulation, l’usurpation d’identité étant une porte d’entrée classique vers le hameçonnage.

Sur le plan du droit et des démarches, ton rappel est bon et peut être mieux “armé” : la CNIL explique comment réagir (suppression, plainte, conseils) et rappelle la logique judiciaire de l’usurpation ; le Code pénal encadre l’infraction ; et Facebook propose des procédures de signalement.

FB Guillaume Trichard, bandeau

Le classement, clair, assumé

Premier : Guillaume Trichard, pour une présence publique structurée, mesurable, faite pour l’Agora, avec des compteurs visibles.

Deuxième : Thierry Zaveroni, pour une présence d’humanité quotidienne, un fil qui relève du soin, du soutien, de la culture, avec un socle d’abonnés conséquent, et une constance qui dit une posture.

FB Jean-Pierre Rollet, bandeau page officielle

Troisième : Jean-Pierre Rollet
Non par silence, mais parce que la présence est plus dispersée (institutionnelle, dépendante de la visibilité du profil) et surtout parce que le nom est activement parasité par des pages homonymes très “chiffrées”, donc persuasives pour les non-avertis

Au fond, le classement importe moins que l’enseignement. Guillaume Trichard et Thierry Zaveroni, en tête du classement, nous donnent une chance rare, celle de les suivre, de les entendre dans leur domaine propre, de vérifier par nous-mêmes la tenue d’une parole, sa constance, sa part d’humanité ou de cité. Qu’ils en soient remerciés. Car dans un temps où l’on copie les visages et où l’on vole les noms, la présence assumée devient un acte de responsabilité.

Et c’est peut-être cela, aujourd’hui, la première vigilance, savoir reconnaître la signature vraie, refuser les miroirs, et préférer la lumière lente du discernement au flash trompeur de la rumeur.

Londres : quand la discrétion devient soupçon, la Metropolitan Police impose la déclaration, la GLUA riposte en justice

À Londres, la lumière institutionnelle se fait projecteur. En ajoutant la franc-maçonnerie à la liste des “associations à déclarer”, la Metropolitan Police prétend renforcer la transparence ; la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA), elle, dénonce une mesure discriminatoire et ouvre le front judiciaire. Entre exigence d’impartialité et liberté d’association, le bras de fer révèle une question plus vaste : quand la discrétion devient-elle, aux yeux de la cité, un soupçon ?

Il y a, dans cette affaire, une scène très londonienne : d’un côté la police, qui veut regagner la confiance du public en élargissant son arsenal de transparence ; de l’autre, la franc-maçonnerie, qui y lit une stigmatisation moderne, une lumière braquée comme un interrogatoire sur une appartenance licite. Et, entre les deux, la presse britannique – tantôt torche, tantôt loupe – animant un vieux débat sur les “réseaux”, la loyauté et l’impartialité.

Les faits, au cordeau des dates

Tout démarre publiquement fin septembre 2025, quand la Metropolitan Police (la Met) ouvre la porte à une évolution de sa politique dite des declarable associations : les organisations dont l’adhésion devrait être déclarée, parce qu’elle pourrait créer des conflits de loyauté, ou nuire à la perception d’impartialité. La discussion prend feu dans l’espace médiatique, notamment après une charge très hostile publiée par The Spectator (« There’s something vulgar about Freemasons »), qui plaide explicitement pour que les policiers déclarent leur appartenance.

Freemasons’ Hall

Le 11 décembre 2025, la Met tranche : la franc-maçonnerie est formellement ajoutée à la liste des « associations à déclarer ».

Désormais, les policières, policiers et personnels (présents ou passés) doivent déclarer toute appartenance à une organisation « hiérarchique », à « adhésion confidentielle », et dont les membres sont supposés « se soutenir et se protéger ». La Met insiste : ce n’est pas une interdiction d’être franc-maçon ; c’est une obligation de transparence, intégrée aux procédures (notamment de vetting). Elle s’appuie sur une consultation interne : environ deux tiers des répondants jugent que cette appartenance affecte la perception d’impartialité et la confiance du public.

Le 17 décembre 2025, la réponse maçonnique change de registre : on passe du communiqué au prétoire

The-Order-of-Women-Freemasons-Womens-Freemasonry-Nationwide

L’UGLE (United Grand Lodge of England), agissant aussi pour l’Order of Women Freemasons et la Honourable Fraternity of Ancient Freemasons – les deux obédiences féminines –, envoie une letter before claim : étape formelle avant une judicial review (contrôle juridictionnel) si la Met ne suspend pas sa décision. L’UGLE qualifie la mesure d’“illégale, injuste et discriminatoire” et vise notamment le droit des données (protection des données), l’égalité, et l’atteinte aux droits des membres.

Notons que la Met Police Federation (syndicat représentatif) s’est aussi publiquement opposée à la décision, la jugeant “inutile” et “erronée”, et invoquant un risque d’atteinte aux droits protégés par la Convention européenne des droits de l’homme (vie privée et liberté d’association).

Le rôle de la presse : du vieux soupçon à l’actualité brûlante

L’élément décisif, ici, n’est pas seulement la décision administrative : c’est la manière dont la figure du franc-maçon redevient, dans certains titres, un personnage de roman judiciaire – le “frère” qui “protège”, le réseau qui “pèse”, l’entre-soi qui “corrompt”. The Spectator cristallise ce vieux réflexe culturel : rendre l’Ordre responsable, par nature, d’une possible déviation de quelques-uns.

En face, la riposte est collective et structurée : le Council for Freemasonry (créé en juin 2024 pour répondre plus vite et plus fermement aux attaques publiques, en incluant la maçonnerie masculine et féminine – mais pas les mixtes ! – en Angleterre et au Pays de Galles) conteste les “déformations” et rappelle la stratégie d’ouverture engagée depuis des décennies.

On voit donc une mécanique médiatique classique : un article “d’opinion” agit comme étincelle ; la consultation policière devient sujet national ; puis la décision du 11 décembre transforme la controverse en affaire de droits – et enfin la judiciarisation du 17 décembre installe durablement le conflit dans le calendrier.

Ce que veut la Met, et ce que redoute l’UGLE

Côté Met : l’argument central est celui de la confiance. La Met explique viser les “organisations hiérarchiques” susceptibles d’influencer l’impartialité ou de créer des conflits de loyauté. Elle affirme que d’autres organisations pourraient être ajoutées à l’avenir si l’information le justifie.
Dans les articles britanniques, cette logique est souvent reliée à l’arrière-plan des scandales et enquêtes qui ont entamé la crédibilité de la Met : l’institution veut montrer qu’elle traite aussi les soupçons “structurels”, y compris ceux qui flottent depuis longtemps autour des réseaux maçonniques.

Côté UGLE : la ligne est inverse : la mesure “colle une présomption” sur une appartenance licite, et crée un fichier de fait. L’UGLE insiste sur le caractère disproportionné et discriminatoire de l’étiquetage “hiérarchique et secret”, conteste la méthode de consultation, et affirme que la décision peut contrevenir à des principes d’égalité et de protection des données.

Et c’est là que le symbole prend la main : la Met dit “transparence”, l’UGLE entend “marquage”. La Met parle d’“impartialité”, l’UGLE répond “liberté d’association”. Dans le langage initiatique, on dirait que l’on confond la discrétion – vertu du silence juste – avec le secret – soupçon d’ombre. La nuance est morale avant d’être administrative.

Le précédent historique : ce retour n’est pas neuf

Le Royaume-Uni a déjà connu, dans la sphère police/justice, des tentatives de déclaration ou d’enregistrement de l’appartenance maçonnique.

  • En mars 1997, le Home Affairs Committee publie un rapport sur la franc-maçonnerie dans la police et la justice, recommandant une forme de registre (dans une logique de transparence).
  • Vers 2000, le débat se durcit autour de la faible réponse des policiers aux dispositifs volontaires (la presse de l’époque, dont The Guardian, évoque explicitement l’hypothèse de mesures plus contraignantes).
  • Dans la magistrature, on retrouve l’idée de déclaration : le gouvernement britannique confirmera plus tard qu’à partir de 1998, les nouveaux candidats retenus pour des fonctions judiciaires/magistrature devaient déclarer s’ils étaient francs-maçons – dispositif finalement abandonné après réexamen (annonce de 2009).

Donc oui : la controverse actuelle a la forme d’un éternel retour

La question n’est jamais “les francs-maçons sont-ils partout ?” (question fantasmatique) ; elle est “comment une démocratie règle-t-elle le conflit entre apparence d’impartialité et droits individuels ?” Et comment éviter que la politique publique se fasse sur une silhouette d’épouvantail ?

Ce qui se joue maintenant : un bras de fer juridique… et un test philosophique

La judicial review annoncée par l’UGLE est un moment-clé, car elle force l’État (via la police) à justifier la proportionnalité de la mesure : pourquoi la franc-maçonnerie, à quelles conditions, selon quelles preuves, avec quelles garanties de traitement des données, quels accès, quelle durée, quels recours ?

Et surtout : quel message politique cela envoie-t-il ? Dans l’imaginaire collectif, déclarer une appartenance peut vite basculer du registre “conflit d’intérêts” au registre “suspicion morale”. Autrement dit : on croyait protéger l’institution, on risque de fabriquer une catégorie de personnels “à risque”, par étiquette.

La franc-maçonnerie – qui travaille précisément la rectitude (l’équerre), la mesure (le compas), et l’exigence d’une loyauté supérieure à soi – ne peut pas ne pas entendre le paradoxe : on lui reproche, en bloc, ce qu’elle demande à chacun de surveiller en lui-même. Mais la police, elle aussi, se tient sur une ligne de crête : dans une institution fragilisée, la moindre zone d’ombre devient une rumeur qui ronge.

Ce dossier n’est pas un fait divers !

C’est une épreuve de balance, une pesée des âmes institutionnelles autant que des procédures. Si la justice valide l’obligation, la franc-maçonnerie devra apprendre à vivre sous déclaration sans perdre son intériorité, c’est-à-dire sans laisser le regard administratif réduire une voie de transformation à un simple “lien d’influence”. Il lui faudra rappeler, sans se crisper, que la discrétion n’est pas le secret, et que l’engagement fraternel n’abolit ni la conscience ni la loi. Si, au contraire, la justice censure la mesure, la police devra trouver d’autres chemins pour retisser la confiance sans créer de catégories suspectes par principe, sans confondre prévention et stigmate, sans nourrir l’idée qu’une appartenance licite équivaut à une présomption.

UGLE

Dans les deux cas, Londres renvoie à une vérité initiatique que nos sociétés oublient volontiers.

On ne gagne pas la clarté en désignant des ombres, on la gagne en se rendant digne de la lumière. La transparence n’est pas une chasse, c’est une méthode ; elle ne vaut que si elle s’accompagne de garanties, de proportion, de discernement. Car le danger, ici, n’est pas seulement juridique : il est symbolique. Dès qu’une institution publie une liste, elle fabrique un imaginaire. Dès qu’elle exige un aveu d’appartenance, elle installe, même malgré elle, un soupçon de nature. Or la vraie question demeure la seule qui vaille : non pas “à quoi appartiens-tu ?”, mais “comment agis-tu ?”.

C’est à l’aune des actes, et non des cercles, que se mesure l’impartialité ; c’est dans l’épreuve quotidienne, et non dans la rumeur, que se prouve l’intégrité. Et c’est peut-être cela, finalement, que ce bras de fer oblige à redire : la loyauté au bien commun – patiemment, humblement, vérifiable – doit l’emporter sur toutes les appartenances, y compris les plus respectables.

Autres articles sur ce thème

Lumière et solstice d’hiver en Franc-maçonnerie

Psithurisme1 à l’ombre de l’arbre en [feu2]…

C’est lovée dans notre ombre-matière que la lumière paraît plus puissante…
cependant LA Lumière venant du Tout, elle n’est pas « plus » ou « moins »…
LA Lumière « EST », ici et [main • tenant]…
c’est par son Unité que Tout semble [pair • cis3 • ter4].

Elle est Conscience cristallisant l’amas tiers en Matière…
cette même Conscience que les Ténèbres n’ont pu arrêter…
elle donne Vie à l’Ombre où nous [maint • tenons]5 [la mortaise • scansion]6
et plus L’Ombre est [danse]7 plus LA Lumière est intense.

C’est notre Lumière dans l’Autre qui nous éblouit…
elle nous fige dans l’ambre de nos [sous • venir]…
illusions perdues d’un Instant au trait passé…
traces éphémères de graphite laissées par la gomme sur le tigre origami.

Nous sommes tous Lumière et Ombre…
et c’est par le regard de l’Autre que nous nous percevons…
si il nous renvoie à notre Ombre alors seulement…
nous pouvons œuvrer pour la Transcendance en faisant le choix de notre Immanence.

Cependant, si par son regard Méduse, l’Autre nous transperce de son [nombre-dard]8
alors nous pourrions retourner à l’Ambre de notre seule histoire…
parfois jusqu’à deux pas du lisier de nos Ténèbres…
statue de [scelle] dans le Miroir mouroir des [mots • dits].

Accueillir l’Autre dans la Lumière c’est…
enlever le [vois • le] illusion qui recouvre son mirage…
ceci est uniquement possible lorsque nous découvrons le nôtre…
pour nous révéler et relever Frères et [pairs], âmes réunies dans l’Ombre par la Lumière.

Après avoir été [sait • parés] en Prométhée…
Ombre et Lumière sont [rai • unis] en Aphrodite…
l’Union Sacrée de l’Unité n’est perceptible que dans [l’Un • visible]…
voilé dans le Débir de Planck9, derrière ce mur des [six • anses]10 de [l’arc • en • Je].

Au cœur de la Nuit rampe et luit l’Emeraude Nahash11
au cœur de l’âme vit la [Pi • erre] de vair sans [pair]12
tombée du frontispice de nos temples de verre, de l’or phare des gueux et fards des rois…
même les cathédrales de Pierre ne peuvent atteindre le [si • elle] où [l’Art • Jean] est [Mot • né].

La Lumière n’est ni onde, ni matière, elle est Révélation, au chant du Coq perce [n’ai je]13
notre ombre est [marée • cage] où les tigres de [pas • pied] se noient…
nous sortons de l’Arche particule infinie pour y retourner [sait • parés] et infirme…
ignitié14 par la Vie, Lumière faite humanité, l’Unique Initiation aura le goût de la [Paume]15

Initiare 1 – ©Stefan von Nemau – 2009 – Encre de Chine sur papier, 40 x 40 cm
  1. Psithurisme : chuchotement du vent passant à travers les feuilles des arbres ↩︎
  2. Feu : homophonie du mot et de l’expression « feu » exprimant à la fois l’incandescence et la personne décédée ↩︎
  3. Cis : élément signifiant « en deçà » ↩︎
  4. Ter : en Musique Indication d’avoir à répéter un passage trois fois ↩︎
  5. Homophonie entre la « main », l’adjectif « maint » signifiant « de nombreuses fois », le verbe « tenir » et le « tenon » de la mortaise unissant deux éléments séparés exprimant la volonté dans nos Travaux. ↩︎
  6. Homophonie entre « la mortaise scansion » qui exprime l’idée que la persévérance dans notre démarche est la mortaise du tenon de la scansion de nos Travaux aidant ainsi la Lumière à traverser les Ténèbres ; « l’âme orthèse scansion » exprime l’idée que la scansion dans nos Travaux est une orthèse (appareillage qui compense, assiste ou stabilise une fonction ou un segment absent ou déficitaire) permettant à l’âme d’aller de son Immanence vers la Transcendance (cf strophe 4) ; et « la mort aise scansion » suggérant le paradoxe entre l’idée que la scansion facilite (aise) la résistance à la mort mais aussi que la mort peut aussi être facilitée par une répétition aveugle de paroles dont l’essence n’a pas été découverte. ↩︎
  7. Homophonie en « dense » et « danse ». Le samâ’ ou « audition spirituelle » est à la fois musique et danse sacrée soufie. C’est par cette danse que le soufie quitte sa densité pour s’élever vers l’union spirituelle avec le divin. ↩︎
  8. Le « nombre dard » exprime ici l’antonyme du Nombre d’Or ↩︎
  9. Le mur de Planck est la frontière entre le monde physique et le monde mathématique pur. Cette frontière est la limite du temps entre l’avant et l’après Big Bang. Cette membrane, enfermée dans le cône d’espace-temps, contient tout l’univers et pourtant, elle a une taille encore plus petite que celle d’un atome (source Mur de Planck) ↩︎
  10. Homophonie entre les « sciences » et les « six anses », analogie avec les séries de six angles aigus, obtus et plats du Seaux de Salomon ↩︎
  11. Nahash : serpent de la Genèse ↩︎
  12. « la [Pi . erre] de vair sans pair » : Lien ternaire entre l’histoire de la pantoufle de Cendrillon, la « Pierre rejetée » qui est une pierre d’angle non utilisée par les bâtisseurs ( 1 – Pierre 2 / 4 à 8) et la 9ème heure (Marc 15-34). ↩︎
  13. Homophonie entre « n’ai je » exprimant nos « manques » et la « neige » qui recouvre la terre et fond aux premières lueurs du jour. Comme la fleur associée ici, c’est la Lumière « perce neige » révélée par le chant du Coq dans l’épreuve de la Terre qui nous permettra de traverser les illusions du voile de nos « manques » afin qu’ici et maintenant nous puissions réaliser l’intuition de la plénitude perçue à l’aube de la quête.  ↩︎
  14. Ignitié : néologisme formé de « ignis » signifiant feu en latin, et « initié » personne qui a été initiée et qui est dans le secret. Tant que l’ignition n’est pas totalement accomplie, l’initiation ne peut qu’être prémices… ou prémisse c’est selon…  ↩︎
  15. Homophonie entre la « paume » de la main exprimant l’unité de mesure, le Travail, la Fraternité, la claque de l’adoubeur réveillant le chevalier, la « pomme » comme symbole du fruit défendu de l’arbre de la Connaissance croqué par Eve et Adam attirés par la tentation de Nahash, mais aussi la « pomme empoisonnée » par la marâtre du conte Blanche Neige des frères Grimm. ↩︎
Psithurisme à l’ombre de l’arbre en feu – Photographie – 2010 – ©Stefan von Nemau

Les « sociétés secrètes » à l’épreuve de la Seconde Guerre mondiale

Quand un régime confisque des archives, il ne saisit pas seulement des cartons. Il tente de rompre une continuité, d’interrompre une mémoire, de fabriquer de l’oubli à coups de listes. C’est à cette violence administrative, et à ses héritages, que s’attaque le séminaire de recherche du projet STACEI – Mémoire(s) confisquée(s), mémoire(s) retrouvée(s) 2026 – pour une troisième année consécutive.

Quand l’archive devient butin, puis instrument

Dès l’occupation du territoire français, des archives maçonniques sont captées comme un butin de guerre. Le 13 août 1940, l’État français vote une loi interdisant les « associations secrètes » et imposant aux fonctionnaires et agents de l’État une déclaration. Le texte ouvre un double chantier, la gestion des biens saisis et surtout le fichage des membres, afin de contrôler la véracité des déclarations de non-appartenance. Un dispositif administratif complexe se met alors en place, dont le Service des sociétés secrètes – le SSS – devient l’emblème. Connu, certes, mais longtemps difficile à étudier faute de fonds aisément accessibles.

STACEI, rouvrir les dossiers, combler les lacunes

Démarré en avril 2022 dans le prolongement de ProMéTEUS, le projet STACEI travaille au plus près de la saisie des archives des « ennemis idéologiques » entre 1940 et 1944, avec un focus particulier sur les « sociétés secrètes ». L’ambition est large, reconstituer les processus de spoliation, éclairer les parcours personnels et professionnels des acteurs de l’antimaçonnisme pendant l’Occupation, comprendre la gestion de leur héritage, et poser la question qui demeure, celle de l’éthique de la transmission patrimoniale dans le temps long. Les premiers résultats, marqués notamment par la mise au jour d’importants fonds, ont naturellement conduit à installer ce séminaire dans la durée.

Cette année, la focale la plus humaine

Après une première année consacrée à la cartographie des archives disponibles et aux modalités de spoliation, puis une seconde attentive aux usages des biens saisis, le troisième cycle change de plan. Il se rapproche des vies. Les individus. Les trajectoires. Les noms. Les silences. Entre 1940 et 1944, la répression antimaçonnique n’a pas été une abstraction, elle a eu des visages, des dommages concrets, des existences déplacées au rythme des dossiers. En replaçant au centre acteurs et victimes, rouages et effets, ce séminaire ne “réveille” pas une mémoire par nostalgie. Il la remet à sa juste place, dans l’histoire, dans le droit, dans l’éthique de la transmission. Et il rappelle qu’après la spoliation vient un temps plus exigeant encore, celui de la restitution, du classement, de l’accès, autrement dit de la vérité travaillée, jusqu’à devenir connaissance, puis vigilance.

Remerciements

Un merci fraternel à Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte LE DROIT HUMAIN, puissance maçonnique qui accueille le projet cette nouvelle saison et en rend possible la tenue, séance après séance, dans ses locaux.


Et un salut tout aussi appuyé au Grand Orient de France, dont la bibliothèque a porté l’élan des débuts du cycle, lorsque le séminaire se tenait au « 16 Cadet » – une impulsion fondatrice qui a permis d’ancrer cette recherche dans un lieu de travail, de sources, et de transmission.

Informations pratiques

Le séminaire a lieu une fois par mois, le mardi, de 18h à 20h, dans les locaux de la Fédération française du Droit Humain, 9 rue Pinel, 75013 Paris. Une participation en visioconférence est prévue sur inscription. Une inscription avant le 15 janvier 2025, formulation à lire comme une consigne d’inscription en amont de la première séance.

« Mémoire(s) confisquée(s), mémoire(s) retrouvée(s) : les « sociétés secrètes » à l’épreuve de la Seconde Guerre mondiale »
« Mémoire(s) confisquée(s), mémoire(s) retrouvée(s) : les « sociétés secrètes » à l’épreuve de la Seconde Guerre mondiale »

Programme 2026

Emmanuel Kreis
  • Mardi 20 janvier – Les personnels du service des sociétés secrètes – Emmanuel Kreis
  • Mardi 17 février – Réfugiés, francs-maçons, trajectoires individuelles — Aurore Duvoisin
  • Mardi 24 mars – Ficher les opposants idéologiques – Élodie Cointement, Anne Leblay-Kinoshita
  • Mardi 19 mai – Intersectionnalité, juifs et francs-maçons – Sarah Gensburger
  • Mardi 23 juin – Jean Marquès-Rivière et les “occultistes” du SSS – Jean-Pierre Brach, Emmanuel Kreis

Liens d’inscription : Présentiel / Visio

Par ici, ça sent l’Sapin

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Noël ça sent la famille !

Pour d’autres, Noël, ça donne envie de se r’trouver à la neige en montagne, non pas russe, c’est trop dangereux, plutôt montagne suisse, on y va doucement, y’a pas l’feu au lac, c’est tout d’bon et j’veux pas me r’trouver chocolat.

C’était la page « humour helvétique » pour les connaisseurs…

Mais « c’est où qu’on va quand ? » comme pourrait dire un enfant d’une chanson de Renaud qui se retrouverait dans une fête interdite.

On nous a menti, on découvre que le Père Noël n’existe pas !

Seul existe les proverbes comme « business is business » qui peuvent se décliner par « Noël is Noël ».

L’italie serait-elle le pays des crèches autorisées et la France deviendrait-elle le futur terrain d’expérimentation des fêtes laïques?

Je me demande ce qu’ont fait les enfants des crèches aseptisées, vu de toute façon que le résultat pour eux va être un cadeau, une récompense qui se doit méritée, le tout enrobé de rêve, un rêve que l’on croque dans cette grosse crotte de chocolat qui nous démange d’attaquer tellement elle nous donne envie. C’est dans ces moments que pour moi naissent les premiers sentiments de fraternité de l’enfance.

Sports à la neige, marchés de Noël, crèches expérimentales, Saint Jean d’Hiver, un mois bien chargé durant lequel nous planchons sur des sujets qui se rattachent à notre éthique maçonnique. Certains parleront de la laïcité à travers un éventuel engagement religieux, d’autres ajouteront une nouvelle touche de fraternité comme il est de de bon ton dans ces moments où elle tombe à point. 

Les francs-maçons comme tous les hommes de bonne volonté se retrouveront pour développer leur opinion sur le marasme de ces fêtes

qui se déroulent au milieu d’innombrables cadeaux qui devraient réparer ou amoindrir les difficultés que nous pouvons traverser. Les francs-maçons peuvent-ils répondre à ces attentes ? Noël reste avant tout une affaire très personnelle et sans doute différente selon nos propres critères religieux ou non.

Je me souviens de mon enfance dans une famille d’accueil pas très aisée où notre mère préparait ces délices chocolatés que nous retrouvions aux Noëls, ces mandarines qui nous attendaient sous le sapin et où parfois nous découvrions des jouets préparés à la hâte ou déposés par quelque visiteur de passage.

Je vais pousser un peu plus loin la séquence nostalgie avec l’invité chargé de nous rejoindre pour le repas fraternel, un moment de découverte, de partage avec cet inconnu. Ce moment où l’on ouvre son coeur et non pas l’enveloppe avec les billets de banque ou encore le cadeau à retirer dans une boutique de son choix, un cadeau interchangeable comme

un achat online qu’on peut refuser et renvoyer à son expéditeur, bref « un Google Noël Amazon »

à moins de croire encore aux contes de Noël comme le Grand René dans la vidéo de son conte ci-dessous :

Légendes de France ou d’ailleurs : le Carcolh, l’escargot-dragon gardien de l’ombre

Le Carcolh appartient à ces légendes qui ne s’abattent pas comme un éclair, mais s’insinuent comme un froid humide dans l’imaginaire. À Hastingues, petite bastide landaise juchée au-dessus des Gaves Réunis, la peur ne vient pas du ciel : elle monte de dessous. Elle ne surgit pas en plein jour : elle attend, lovée dans une grotte, au cœur d’un promontoire que le gascon nomme un tuc. Ainsi naît une terreur à bas bruit, une terreur de proximité, presque domestique, qui ne réclame ni tempête ni tonnerre pour imposer sa loi.

Hastingues,-vue-aérienne—source-atlas-des-paysages.landes.fr

Car Hastingues n’est pas un décor neutre. Fondée en 1289 sous impulsion anglaise, fortifiée, tournée vers le commerce fluvial, la bastide a la netteté d’un plan rationnel et la mémoire d’un poste avancé. Une porte de pierre, massive, continue d’en marquer le seuil comme un rappel de l’ancienne vigilance. Mais la géographie, plus que l’archive, a peut-être offert au conte son langage secret. Le village s’installe sur une colline arrondie, et ce relief évoque une coquille. La ville paraît s’être enroulée sur son propre sommet, à la manière d’un gastéropode replié sur sa spirale. Entre la forme du sol et la forme du mythe, un passage s’ouvre : c’est là que Lou Carcolh trouve sa demeure symbolique.

Le monstre, lui, n’a pas la noblesse flamboyante des dragons de vitrail ni la brutalité franche des ogres de veillée. Il est décrit comme un escargot hypertrophié, parfois traversé d’une nervure serpentine, et doté de tentacules si vastes qu’ils deviennent presque un paysage. Il n’a pas besoin de se montrer : sa présence se lit dans l’idée même d’un bras qui surgit du noir, agrippe le passant, le tire vers la bouche de la terre. La grotte devient un organe. Le tuc cesse d’être seulement un promontoire : il prend le pouvoir d’une bouche qui respire lentement.

La légende s’épaissit lorsque surgit le motif du trésor enfoui

Avant l’arrivée des Espagnols, dit-on, les habitants auraient caché leurs richesses sous la colline. Ceux qui, plus tard, tentèrent d’arracher au sol ce qu’il avait reçu furent confrontés à Lou Carcolh, gardien anthropophage des profondeurs. On comprend alors que l’histoire, réelle ou rêvée, sert de matrice à une morale populaire : le sol n’est pas un coffre neutre ; il est un lieu d’alliance et de dette. Le folklore, ici, joue aussi le rôle d’une pédagogie sociale, avertissant les jeunes et les imprudents qu’une convoitise trop directe finit par appeler son propre châtiment. Et l’on sait que les traces écrites de la créature paraissent tardives : preuve que la tradition n’est pas un fossile mais un organisme vivant, prompt à “inventer ancien” pour mieux donner un visage à une inquiétude durable.

Ce qui rend Lou Carcolh si singulier, c’est le régime de peur qu’il installe

Rien de fulgurant. Rien d’héroïque. La menace est lente, visqueuse, tactile. Elle ne frappe pas ; elle absorbe. Elle ne déchire pas ; elle englue. Avec lui, l’horreur n’est pas l’attaque mais l’engloutissement. On ne meurt pas dans le fracas d’une épée ; on disparaît dans le mou, dans le collant, dans ce qui digère sans témoin. Le monstre attend qu’on s’approche, comme si le mal, parfois, n’avait même pas besoin de courir : il suffit qu’il sache se rendre désirable ou nécessaire.

C’est ici que la lecture alchimique ouvre une seconde chambre d’échos

Lou Carcolh semble gardien d’une Prima Materia lourde et obscure, cette substance indifférenciée, humide, nocturne, qui précède toute transformation. L’escargot, dans sa version ordinaire, porte déjà un alphabet d’initié : la spirale, la lenteur, la maison intime transportée sur le dos, la trace brillante qui signe une route discrète. Mais la légende inverse ce symbolisme paisible et en fait une épreuve. La lenteur devient piège, la spirale devient enjeu d’engloutissement, la grotte devient un athanor renversé où l’on ne distille plus la lumière, mais où l’on risque de se dissoudre dans l’informe.

La viscosité prend alors valeur d’avertissement : elle figure ce qui, en nous, n’a pas encore été clarifié. Elle évoque l’attachement aux passions lourdes, aux désirs bruts, à l’illusion qu’un “or” peut être conquis sans purification préalable. Le trésor enterré cesse d’être un simple butin ; il devient le miroir de ce que nous cachons au plus profond de nous-mêmes : colères non transmutées, peurs anciennes, avidités silencieuses. Lou Carcolh n’en est pas le propriétaire ; il en est le symptôme. Il rappelle que la descente aux profondeurs sans lumière intérieure ressemble moins à une quête qu’à une reddition.

La porte de pierre – Tour-d’Hastingues,-bastide-des-Landes,-France.

C’est précisément là qu’un regard maçonnique peut éclairer la légende sans la dénaturer. Hastingues possède une porte de pierre ; Lou Carcolh garde une porte invisible. Le monstre devient figure du seuil intérieur, ce seuil que l’initié apprend à franchir avec méthode, patience et rectitude d’intention. Car l’épreuve ne consiste pas à vaincre une bête extérieure, mais à discerner ce qui, en soi, aspire à la facilité, à la possession immédiate, au raccourci de l’esprit. Le Carcolh incarne la tentation d’une connaissance dérobée, d’une richesse sans travail, d’une profondeur violée au lieu d’être approchée avec respect. Il est le contraire de la pierre taillée : une force de dissolution, une promesse d’enlisement, une inertie qui nous retient au point où l’homme renonce à se construire.

Ainsi la légende, loin d’être un simple cauchemar rural, prend la densité d’un petit traité d’éthique symbolique

Elle confirme une intuition essentielle : le sol qui protège peut aussi dévorer, et toute caverne,  géologique ou psychique, exige un fil, une lampe, une humilité. Le “dragon intérieur” n’est pas toujours une créature d’épopée. Il peut avoir la forme modeste et terrible d’un escargot géant, précisément parce que l’obstacle le plus dangereux n’est pas celui qui fait trembler par sa violence, mais celui qui endort par sa lenteur.

Le mythe a d’ailleurs inspiré des réinventions contemporaines, signe qu’il continue de parler à nos sensibilités modernes. À une époque saturée d’images rapides et de peurs spectaculaires, Lou Carcolh oppose une épouvante archaïque et intime : celle de la proximité silencieuse. Il rappelle que certaines menaces ne sont pas des tempêtes, mais des marécages ; et que la plus grande bravoure n’est pas toujours de combattre dehors, mais de ne pas se laisser happer dedans.

Hastingues a offert à la Gascogne un monstre qui ressemble à sa colline : une spirale posée sur un secret

Et Lou Carcolh nous souffle que les légendes ne sont pas seulement des récits de bêtes : ce sont des cartes émotionnelles, des pédagogies de l’ombre, des miroirs tendus à l’homme qui voudrait s’élever sans se connaître. Si l’on écoute bien cette vieille rumeur du tuc, on entend une leçon très simple, presque initiatique : on ne cherche pas l’or au fond de la terre sans avoir d’abord appris à ne pas confondre la profondeur avec la prise, et le mystère avec la conquête.

Partout où vous vivez, partout où vous voyagez, vous avez l’oreille et l’œil. Une histoire murmuré au comptoir, un nom de lieu qui sonne comme une énigme, une roche fendue que l’on dit habitée, une source à laquelle on prête une mémoire, un animal fabuleux blotti dans le folklore d’un village… Vous repérez ces récits que beaucoup entendent sans les écouter.

À 450.fm, nous savons que nos lectrices et nos lecteurs sont aussi des passeurs de traditions, des collecteurs d’imaginaires, des arpenteurs du merveilleux. Alors plutôt que de laisser vos trouvailles se perdre dans des fils éphémères ailleurs, envoyez-nous vos légendes locales, françaises ou venues d’ailleurs, accompagnées de quelques lignes de contexte, et si vous le souhaitez d’une photo du lieu, d’un détail, d’une pierre, d’un paysage.

Vos contributions pourront nourrir la rubrique Légendes de France ou d’ailleurs, et seront présentées, signées et mises en valeur comme elles le méritent : avec respect pour la mémoire des territoires et reconnaissance pour votre regard de veilleur.

La Fondation du GODF, un pilier de solidarité et de valeurs républicaines

Au cœur de la franc-maçonnerie française, la Fondation du Grand Orient de France (FGODF), créée en 1987 par des membres du Grand Orient de France – la première obédience maçonnique de l’Hexagone – et reconnue d’utilité publique, incarne les valeurs républicaines de solidarité et d’humanisme. En cette fin d’année 2025, marquée par un bilan philanthropique exceptionnel avec plus de 149 actions soutenues dans des domaines comme la santé, l’humanitaire, la culture et la laïcité, la FGODF appelle à la générosité. Tout don avant le 31 décembre ouvre droit à des réductions fiscales attractives, transformant l’engagement en impact concret pour les plus vulnérables.

Indépendante dans son fonctionnement tout en portant haut les valeurs de fraternité, de tolérance et de liberté de conscience, la FGODF agit comme un levier essentiel pour promouvoir les droits humains et les principes républicains à travers le monde. Inspirée par son site officiel et les documents promotionnels récemment diffusés, cette entité philanthropique mérite un éclairage complet, surtout en cette fin d’année 2025 marquée par une activité intense en matière de bienfaisance.

Une histoire ancrée dans l’humanisme maçonnique

La FGODF voit le jour il y a 38 ans avec pour objectif de financer des actions concrètes en faveur des plus vulnérables. Reconnue d’utilité publique, elle opère en toute autonomie, sans intervention directe de l’obédience, mais en alignement avec ses valeurs fondamentales. Ses ressources proviennent exclusivement de dons privés (particuliers ou entreprises), de legs et de revenus d’investissements issus d’un fonds de dotation initial.

Au fil des ans, la Fondation a soutenu des centaines de projets, avec un accent croissant sur la lutte contre toutes les formes de précarité. En 2023, par exemple, elle a appuyé 85 initiatives dans ses domaines prioritaires, et en 2024, elle a collecté 327 000 euros pour financer 76 associations. Gouvernée par un conseil d’administration présidé par Nicolas Penin, la FGODF met l’accent sur la transparence et l’efficacité, comme en témoignent ses newsletters mensuelles et ses appels réguliers aux dons.

Mission et valeurs : rayonner la solidarité républicaine

La mission de la FGODF est claire : soutenir des actions associatives concrètes pour le respect des droits humains, des valeurs républicaines et la solidarité envers les plus démunis, en particulier les femmes et les enfants. Elle n’intervient pas directement sur le terrain mais finance des projets portés par des associations alignées sur ses engagements. Les domaines d’intervention couvrent un large spectre :

  • Actions humanitaires et émancipatrices : Aide aux populations vulnérables, lutte contre la précarité.
  • Santé et enfance en difficulté : Soins médicaux, soutien aux enfants malades ou exclus.
  • Culture : Promotion de l’accès à l’art et à l’éducation culturelle.
  • Laïcité et valeurs républicaines : Défense de la liberté de conscience et de la citoyenneté.

Ces axes s’inspirent directement des principes maçonniques, comme illustré dans les documents promotionnels de la Fondation : Rejoignons la Fondation pour faire rayonner nos valeurs – un appel à développer des projets concrets en santé, humanitaire, culture et laïcité. La FGODF combat ainsi les exclusions, favorise l’émancipation et renforce la cohésion sociale, en France comme à l’international.

Les opérations de bienfaisance en 2025 : un bilan impressionnant

L’année 2025 a été particulièrement riche pour la FGODF, avec le soutien de plus de 149 actions à travers le monde. Ces opérations, souvent menées en partenariat avec des associations locales, ont touché des milliers de bénéficiaires dans des contextes de crise humanitaire, de précarité ou d’exclusion. Voici un retraçage exhaustif, organisé par domaines, basé sur les rapports et actualités de la Fondation.

Santé :

  • Janvier : Soutien à l’Équipe de Soins Primaires à Mamoudzou (Mayotte) pour des consultations pédiatriques et soins chroniques post-cyclone Chido.
  • Février : Financement de recherches sur la myopie à l’Institut de la Vision (Paris) via la Fondation Voir et Entendre.
  • Mars : Acquisition d’une table radiologique inclinable à Mahajanga (Madagascar) par l’Association France Majunga pour la Santé Faliavanja ; livraison d’une ambulance et de matériel médical à Soumy (Ukraine) par Une Main Tendue Vers…, d’une valeur de plus de 415 000 euros.
  • Juin : Soutien à Phoceo (Marseille) pour un accélérateur MRI-Linac en oncologie pédiatrique ; formation de soignants en pédiatrie au Cambodge par Pédiatres du Monde.
  • Octobre-Décembre : Soins gratuits pour réfugiés en Grèce du Nord via Med’Equaliteam ; distribution de jouets le 17 décembre à l’hôpital Timone (Marseille) par Des Coccinelles Rouges pour Thomas.

Humanitaire :

  • Janvier : Envoi de lait infantile à Mayotte par la Fédération Nationale de Protection Civile ; distribution de 43 tonnes de matériel (tentes, eau) par Aides Actions Internationales Pompiers.
  • Mars : Aide aux personnes âgées post-cyclone à Mayotte par la Fédération Internationale des Personnes Âgées ; réparation d’un puits mécanique au Togo par l’Association des Volontaires Unis pour le Développement du Togo.
  • Juin : Microcrédits pour l’élevage ovin au Sénégal par Zebunet ; ateliers pour filles en pauvreté au Pérou par Emanik.
  • Septembre : Reconstruction d’écoles au Maroc post-séisme par le Secours Populaire Français ; aide solidaire en Auvergne/Occitanie pour Mayotte par le Réseau de Recherche sur la Cohésion Sociale.
  • Octobre : Soutien scolaire en Guinée par Act for Health in Africa.
  • Décembre : Logement intérimaire pour familles exclues à Strasbourg par Les Petites Roues ; concert caritatif pour jouets aux enfants défavorisés à La Seyne-sur-Mer par Les Rockeurs ont du Cœur ; accueil d’enfants artistes ukrainiens à Bordeaux par Pont de l’Espoir ; restauration d’un centre culturel en Namibie par Peri Naua ; inclusion des personnes handicapées au Congo par Solidarités Internationales France-Congo.

Éducation et soutien aux mineurs :

  • Janvier : Programme BaskIN inclusif à Nanterre par Novosports.
  • Mars : Construction de salles de classe au Sénégal par Diaspora Action Senegal (début le 7 janvier).
  • Juin : Ateliers sur la laïcité pour jeunes en Loire-Atlantique par Pop’ Média ; théâtre éducatif sur la séparation en Ille-et-Vilaine par Laïcité 35 ; cohésion sociale pour jeunes non scolarisés à Mayotte par Clowns Sans Frontières France.
  • Décembre : Soutien scolaire pour mineurs non accompagnés à Paris par Envols ; réparation de puits scolaire au Togo par Écoles et Amitié ; formation professionnelle pour enfants vulnérables au Cameroun par Nkwe’ni.

Laïcité et culture :

  • Juin : Concours de piano international à Lyon par le Grand Prix International de Piano de Lyon ; publication sur l’esclavage par Éditions du Faubourg.
  • Décembre : Rencontres laïques à Vichy par Vivre la Laïcité (théâtre, film, table ronde) ; exposition photographique à Vannes par Ty Colibri ; interventions clownesques en EHPAD à Nantes par Le Nez à l’Ouest ; théâtre sur la société en régions par La Palissade Compagnie Artistique ; éducation antiracisme dans le Loiret par Licra Loiret ; exposition sur le marronnage par Gens du Monde.

Inclusion et social :

  • Juin : Ateliers pour femmes étrangères à Pantin par Habitat – Cité ; réhabilitation pour enfants handicapés en Ukraine par Association Narbonne Ukraine ; activités outdoor inclusives en Haute-Garonne par Univers Montagne Esprit Nature ; coaching pour femmes précaires en Île-de-France par Imani ; boxe adaptée en Essonne par Kraken Boxing Club ; optimisation WiFi en EHPAD à Cherbourg par Fondation René et Lucile Schmitt.
  • Décembre : Cirque adapté en PACA par Zimzam ; journées bien-être pour patients cancéreux à Martigues par Les Prestataires du Cœur ; fiction sonore pour aidants en Isère par Les Coulisses à Ressorts.

Ces opérations, souvent relayées dans les newsletters mensuelles (comme celles d’octobre, novembre et décembre 2025), incluent des témoignages touchants, tels que celui de l’association AOC de Villers-sur-Mer (17 décembre) ou de Solidarités Internationales France-Congo (19 octobre).

Comment soutenir la Fondation : méthodes et avantages fiscaux

Soutenir la FGODF est simple et accessible, comme détaillé dans ses supports promotionnels : dons ponctuels ou mensuels via virement bancaire, chèque (à l’adresse 16 rue Cadet, 75009 Paris), carte bancaire, Google Pay, Apple Pay, ou même legs et assurances-vie.

Le site propose un espace personnel pour suivre ses contributions, et un formulaire en ligne sécurisé. Pour un don rapide, rendez-vous sur le site ou scannez le QR code des affiches. Un atout majeur : tout versement avant le 31 décembre 2025 ouvre droit à des réductions d’impôt pour l’année fiscale en cours.

En tant que fondation d’utilité publique, les dons bénéficient d’une déduction fiscale de 66 % pour l’impôt sur le revenu (jusqu’à 20 % du revenu imposable), 75 % pour l’IFI (jusqu’à 50 000 euros), et des avantages pour les entreprises (60 % déductible). C’est l’occasion idéale de transformer sa générosité en impact concret tout en optimisant sa fiscalité.

Un engagement maçonnique pour l’avenir

La Fondation du Grand Orient de France incarne l’essence de la franc-maçonnerie : une action philanthropique discrète mais puissante, au service de l’humain. En 2025, ses opérations ont démontré une réactivité exemplaire face aux crises (cyclones, conflits, précarité), tout en promouvant la culture et la laïcité.

Pour les lecteurs, rejoindre cette dynamique – via un don avant fin décembre – c’est perpétuer les valeurs communes de la franc-maçonnerie. Contact : 01 45 23 74 96 ou à l’adresse suivante.

En soutenant la Fondation du Grand Orient de France, chaque franc-maçon et sympathisant perpétue un héritage de fraternité active, face aux défis contemporains.

Faisons rayonner la solidarité !

L’interview de Jacques Carletto : « Eveil de l’humanité »

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Si 1984 était un roman anticipateur d’une certaine réalité actuelle, la CHUTE DES MAITRES serait-elle une « prophétie » d’un futur fictionnel ? Dans cet ouvrage, Luc Bodin explore l’histoire secrète de l’humanité à travers le prisme d’un récit ésotérique où des forces spirituelles, positives comme négatives, influencent depuis des millénaires le destin de la Terre.

Le livre décrit également comment divers groupes de sages, initiés ou êtres spirituels ont tenté, à travers les âges, de préserver une connaissance authentique destinée à aider l’humanité à retrouver sa liberté et son potentiel supérieur. Ces connaissances auraient été dissimulées, cryptées ou transmises sous forme de mythes afin d’échapper à la censure des pouvoirs oppressifs.

Luc Bodin établit ensuite un parallèle entre cette histoire occultée et les enjeux contemporains. Il avance que l’humanité se trouve à un moment de bascule : les forces qui ont longtemps manipulé les peuples perdent peu à peu leur influence tandis que les consciences individuelles s’éveillent. Cette dynamique créerait à la fois des tensions et des opportunités de transformation.

L’ouvrage insiste sur l’importance du discernement spirituel : il existe encore aujourd’hui des « faux maîtres » ou des structures d’autorité qui perpétuent la confusion. La véritable connaissance, dit Bodin, ne se transmet plus par une élite autoproclamée, mais se découvre dans l’intériorité, la lucidité et la prise de responsabilité personnelle.
La « chute » évoquée par Bodin n’est donc pas seulement celle de certains maîtres anciens, mais aussi celle des systèmes de domination qui s’effondrent progressivement. Cet effondrement ouvre la voie à un nouvel âge où la coopération, la conscience et la souveraineté intérieure deviendraient les fondations d’une société plus harmonieuse.

Le livre se conclut par un appel à l’éveil : reconnaître les anciennes influences, se libérer des conditionnements, cultiver la connaissance de soi et participer collectivement à la reconstruction d’un monde reposant sur des valeurs de respect, de vérité et de fraternité. Ainsi, La Chute des Maîtres se présente à la fois comme une lecture historique ésotérique et comme un manuel de transition spirituelle pour notre époque.

L’AUTEUR

Luc Bodin est un ancien médecin, spécialiste en thérapies naturelles et soins énergétiques. Il est également conférencier et auteur de nombreux livres best-sellers, ainsi que du roman PROJET HUMANA

Orphée, l’amoureux inconsolable : un mythe éternel d’amour, de perte et de quête spirituelle

Dans la mythologie grecque, Orphée incarne le poète divin, le musicien dont la lyre enchante la nature entière et apaise les cœurs les plus endurcis. Fils du roi thrace Œagre et de la muse Calliope, il est doté d’un talent surnaturel : son chant fait danser les arbres, calme les fleuves et attire les animaux sauvages. Mais c’est son amour tragique pour Eurydice qui a immortalisé son nom, transformant ce héros en symbole de l’amoureux inconsolable, prêt à défier la mort elle-même pour retrouver l’être aimé.

Le mythe : amour, mort et descente aux enfers

Le jour de leurs noces, Eurydice, une dryade belle et gracieuse, fuyant les avances du berger Aristée, est mordue au talon par un serpent caché dans l’herbe. Elle meurt instantanément et descend aux Enfers, royaume sombre gouverné par Hadès et Perséphone. Orphée, fou de douleur, refuse d’accepter cette séparation. Armé de sa lyre, il décide de descendre dans les abysses pour ramener son épouse à la vie.

Guidé par son chant mélancolique, Orphée traverse les portes gardées par le terrible Cerbère à trois têtes, qu’il endort de sa musique. Il charme le passeur Charon, apaise les juges des morts et les Euménides furieuses. Même les damnés interrompent leurs supplices pour écouter ses plaintes. Devant Hadès et Perséphone, il implore : son chant émeut les divinités infernales, qui acceptent de libérer Eurydice à une condition stricte – Orphée doit la précéder dans la remontée vers la lumière sans jamais se retourner pour la regarder, sous peine de la perdre à jamais.Le couple entame l’ascension.

Orphée, guidé par le bruit des pas d’Eurydice, avance. Mais, arrivé aux portes du monde des vivants, saisi par le doute et l’impatience amoureuse, il se retourne. Eurydice, encore dans l’ombre, s’évanouit pour toujours, tendant vainement les bras vers lui. Orphée tente en vain de redescendre aux Enfers, mais les portes lui sont désormais fermées. Inconsolable, il erre ensuite en Thrace, refusant l’amour des autres femmes, jusqu’à sa mort tragique : déchiré par les Ménades en furie, ou selon d’autres versions, foudroyé par Zeus.

Ce récit, transmis par Ovide dans les Métamorphoses et Virgile dans les Géorgiques, symbolise l’amour absolu confronté à l’irréversibilité de la mort. Orphée représente la puissance de l’art et de la musique face au destin, mais aussi la faiblesse humaine : le doute et l’impatience qui font échouer la quête.

Interprétations symboliques et philosophiques

Au-delà de l’histoire d’amour tragique, le mythe d’Orphée est riche en significations ésotériques. Il est au cœur de l’orphisme, un mouvement religieux et philosophique grec du VIe siècle av. J.-C., attribué à Orphée lui-même.

L’orphisme enseigne la dualité de l’âme (divine et prisonnière du corps), la réincarnation et la purification par les rites. La descente aux Enfers (catabasis) symbolise l’initiation : plongée dans les ténèbres de l’inconscient ou de la mort pour renaître à la lumière de la connaissance.Orphée, civilisateur par sa musique, représente l’harmonie cosmique et la victoire de la culture sur la sauvagerie. Sa lyre, souvent à sept cordes (correspondant aux planètes), évoque l’ordre divin. Eurydice incarne l’âme perdue ou le féminin sacré. Le retournement fatal illustre l’interdit initiatique : regarder en arrière, c’est s’attacher au passé, au matériel, et perdre la grâce spirituelle.

Ce mythe a inspiré Pythagore, Platon (qui voit en Orphée un lâche dans certains dialogues) et les néoplatoniciens. Il préfigure des thèmes chrétiens (descente aux enfers du Christ) et alchimiques (Grand Œuvre de résurrection).

Le lien profond avec la Franc-maçonnerie : une initiation symbolique

Hiram attaqué par les 3 mauvais compagnons

La Franc-maçonnerie, société initiatique fondée sur le symbolisme, trouve dans le mythe d’Orphée un écho puissant à sa propre démarche. Bien que le rite central maçonnique repose sur la légende d’Hiram (le maître assassiné et ressuscité au troisième degré), les influences orphiques sont nombreuses, particulièrement dans les rites ésotériques et les traditions hermétiques qui imprègnent l’Ordre depuis le XVIIIe siècle.

La descente aux Enfers d’Orphée est une allégorie parfaite de l’initiation maçonnique. Le candidat, comme Orphée, plonge dans les ténèbres (le cabinet de réflexion, symbole de la mort profane) pour renaître à la lumière. Le bandeau sur les yeux, les épreuves du feu, de l’eau et de l’air évoquent le passage infernal. La condition de ne pas « se retourner » rappelle l’interdit maçonnique : ne pas regresser vers le monde profane, ne pas douter de la voie initiatique sous peine de perdre les bénéfices de la lumière reçue.

Orphée, maître de la musique et de l’harmonie, symbolise le Grand Architecte de l’Univers, artisan divin qui ordonne le chaos par la géométrie et la mesure – piliers de la Franc-maçonnerie. Sa lyre évoque les outils symboliques (équerre, compas) et l’harmonie fraternelle. Dans certains rituels, la musique joue un rôle (comme dans La Flûte enchantée de Mozart, opéra maçonnique par excellence).

Les racines orphiques remontent aux mystères antiques (Éleusis, Dionysos), que la Maçonnerie revendique comme héritage. Oswald Wirth, grand symboliste maçonnique, et d’autres auteurs (comme René Guénon) voient dans l’orphisme une source de la tradition initiatique occidentale. L’œuf orphique (Phanès, dieu primordial sortant de l’œuf cosmique) influence des symboles maçonniques comme la création et la régénération.Dans le Rite Écossais Ancien et Accepté (pratiqué à la Grande Loge de France), les hauts grades explorent des thèmes mystiques proches de l’orphisme : quête de la lumière perdue, résurrection spirituelle. Orphée incarne le maçon idéal : artiste, chercheur de vérité, capable d’apaiser les passions par la sagesse.

Enfin, des planches maçonniques contemporaines comparent explicitement le retournement d’Orphée à l’erreur du maçon qui « regarde en arrière » vers ses vices profanes. Le mythe avertit : la vraie initiation exige foi inébranlable et progression vers la lumière.

Héritage culturel et conclusion

De Monteverdi à Gluck, de Cocteau à Anaïs Mitchell (Hadestown), le mythe d’Orphée fascine artistes et penseurs. Il nous parle de l’amour transcendant la mort, de la puissance de l’art, mais aussi de la fragilité humaine face au destin.

En Franc-maçonnerie, Orphée devient guide initiatique : rappel que la quête spirituelle exige courage, harmonie et fidélité à la lumière. L’amoureux inconsolable nous enseigne que la perte peut être transmutée en élévation, si l’on avance sans se retourner.

Ainsi, Orphée reste éternellement vivant, chantant l’aspiration humaine vers l’infini.

Des tombeaux antiques en Pologne révèlent des mystères sur les Templiers et le Saint Graal.

De notre confrère vietnam.vn – Par Báo Khoa học và Đời sống

Des archéologues fouillent une crypte gothique sous la cathédrale, dans l’espoir d’y trouver le Saint Graal et le passage secret des Templiers.

Des archéologues ont découvert une crypte sous une église en Pologne. Le site renferme non seulement des tunnels secrets, mais aussi les restes de plusieurs Templiers. Photo : Wikimedia Commons.

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Certains avancent même que ce tombeau pourrait abriter le légendaire Saint Graal, que les Templiers recherchent depuis des années. Photo : Wikimedia Commons.
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Les Templiers participèrent aux croisades, possédaient des trésors d’une grande valeur et menaient des activités secrètes… De ce fait, la vie de ces chevaliers est devenue un sujet d’étude pour de nombreux experts et historiens qui s’attachent à percer les mystères qui les entourent. Photo : Wikimedia Commons.
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D’après la Smithsonian Institution, les fouilles du tombeau ont débuté en 2004 et se poursuivent. Des experts utilisent un géoradar (GPR) depuis 2024 dans l’espoir de faire une découverte importante. Photo : Wikimedia Commons.
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Les experts fondent de grands espoirs sur la découverte du Saint Graal sous l’église de Chwarszczany, en Pologne, espérant ainsi résoudre le grand mystère qui intrigue l’humanité depuis si longtemps. (Image : Wikimedia Commons)
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L’archéologue Przemyslaw Kolosowski a déclaré que l’équipe d’experts avait utilisé des technologies modernes pour découvrir la crypte gothique des Templiers sous la chapelle de l’église. Photo : knighttemplar.org.
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« Selon la légende et des documents médiévaux, un puits se trouvait près de la chapelle. La rumeur court que ce puits était autrefois l’entrée d’un tunnel secret. Cela nécessite encore une étude archéologique approfondie », a déclaré l’archéologue Przemyslaw. Photo : GETTY.
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« Selon la légende et des documents médiévaux, un puits se trouvait près de la chapelle. La rumeur court que ce puits était autrefois l’entrée d’un tunnel secret. Cela nécessite encore une étude archéologique approfondie », a déclaré l’archéologue Przemyslaw. Photo : GETTY.
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Les Templiers ont non seulement construit cette église en 1232 comme lieu de culte, mais l’ont également utilisée à des fins défensives. Il est donc fort probable que les personnes inhumées en dessous et les passages encore inconnus soient liés à l’ordre des Templiers. Photo : historic-uk.com.

Les lecteurs sont invités à visionner la vidéo : « Dans les coulisses du succès des scientifiques ». Source : VTV24.

Source : https://khoahocdoisong.vn/ham-mo-co-o-ba-lan-he-lo-bi-an-ve-hiep-si-dong-den-va-chen-thanh-post2149074468.html