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Tubalcaïn, un personnage sulfureux en Franc-maçonnerie ?

Tubalcaïn, comme Hiram, n’est qu’un personnage secondaire dans le Texte biblique. Il s’inscrit dans la lignée des caïnites et n’apparaît qu’avec sa fratrie, tant dans la Bible où son nom n’apparaît qu’une fois, que dans les textes des Old Charges.

Alors quel est son intérêt en Franc-maçonnerie ?

La racine du nom Tubalcaïn serait en hébreu thu, bal, caïn, celui qui souffle le feu, nom repris en latin par Vulcanus. Fondre le métal et le reformer correspond au «solve et coagula» de l’alchimie hermétique.

C’est Gérard de Nerval qui romance sa relation avec Adoniram, ce qui justifie, quoique utilisé comme mot de passe du 2ème degré dans les rites anglo-saxons, d’évoquer sa légende au 3ème degré.

I – Le personnage

D’après la Bible (Genèse IV, 22), Tubalcaïn façonna toute sorte d’instruments de cuivre et de fer. Il est présenté comme le fils de Lamek et de sa seconde épouse Cilla, il est donc le petit-fils de Caïn, né vers l’an 2975 av. J.-C.

Hénoc devint père d’Iràd; celui-ci engendra Mehouyaél, qui engendra Lamec.  Lamec prit deux femmes, la première nommée Ada, et la seconde Cilla. Ada enfanta Jabal, souche de ceux qui habitent sous des tentes et conduisent des troupeaux.  Le nom de son frère était Jabal: celui-ci  fut la souche de ceux qui manient la harpe et la lyre. Cilla, de son côté, enfanta Tubalcaïn, qui façonna toute sorte d’instruments de cuivre et de fer, et qui eut pour sœur Naama.

Le nom vient de l’union de celui de Tubal avec Caïn. Tubal (8 fois : Gn 10,2; Is 66,19; Éz 27,13; 32,26; 38,2.3; 39,1; 1 Ch 1,5) serait un peuple et/ou un pays d’Asie mineure (Peuples d’Asie mineure, probablement la Phrygie et la Cilicie, ou peuples des bords de la mer Noire.), toujours associé à Méshek. Méshek et Tubal sont deux des sept fils de Japhet selon Gn 10,2 // 1 Ch 1,5.

Quant au nom Caïn, il y a deux étymologies possibles. Le mot hébreu qayin peut signifier «forgeron» ou encore, à l’aide de la racine qnh «j’ai acquis» (cf. Gn 4,1).

On croit que c’est de Tubal-Caïn que les romains païens ont pris l’idée de leur Vulcain ; la racine du nom Tubalcaïn serait en hébreu thu, bal, caïn, celui qui souffle le feu, nom repris en latin par Vulcanus. La désinence du nom et les travaux auxquels s’adonna Tubal-Caïn rendent cette conjecture assez probable. De même, il correspond à Héphaïstos, chez les Grecs : dieu grec du feu et de la forge ; à Vulcain chez les Romains, à Tvashtri en Inde, à Ptah en Égypte, au Grand Yu en Chine, à Ogun chez les Youbas d’Afrique, à Brahmanaspati en Inde. C’est aussi Gobban Saer, le Janus des Celtes, qui figure l’union entre technique et art, Gobban le forgeron, et Saer, le constructeur, habile dans tous les Arts, que l’on peut identifier avec la figure d’Hiram.

Le feu de tous ces forgerons légendaires est un feu créateur, il éclaire et ne brûle pas. Il n’est pas dissociable de la Lumière sans laquelle rien ne serait, car elle établit les formes du monde apparent.

C’est dans l’Histoire de la reine du matin et de Soliman, prince des génies de Gérard de Nerval (1851) au chapitre VII, Le monde souterrain que l’on trouve la rencontre romanesque d’Hiram et de Tubalcaïn.

Le substrat de cette légende est, cependant, différent de la légende maçonnique : on y expose qu’Adoniram est en réalité descendant de Caïn par son père Hénoch ; son ascendance prométhéenne lui est révélée ainsi que la malédiction qui pèse sur elle.

En résumé : Entraîné comme dans un rêve dans les profondeurs de la Terre, Hiram apprend de la bouche même de Tubal-Caïn l’essentiel de la tradition des Caïnites, ces forgerons maîtres du feu. Tubal-Caïn, au sein de la Terre, montre alors à Hiram la longue suite de ses pères : Hénoch, qui apprit aux hommes à se bâtir des édifices, à se grouper en société, à tailler la pierre ; Hirad, qui jadis sut emprisonner les fontaines et conduire les eaux fécondes ; Maviël, qui enseigna l’art de travailler le cèdre et tous les bois ; Mathusaël, qui imagina les caractères de l’écriture ; Jabel, qui dressa la première des tentes et apprit aux hommes à coudre la peau des chameaux ; Jubal, qui le premier tendit les cordes du cinnor et de la harpe, et en sut tirer des sons harmonieux ; enfin, Tubal-Caïn lui-même, qui enseigna aux hommes les arts de la paix et de la guerre, la science de réduire les métaux, de marteler l’airain, d’allumer les forges et de souffler les fourneaux. Caïn enseigne alors lui-même à Hiram comment, au cours des âges, les enfants issus de lui, fils des Élohim, travailleront sans cesse à l’amélioration du sort des hommes pourchassés par un dieu injuste qui privilégia Abel.

II – Tubalcaïn et les Old charges

Dans la tradition maçonnique, la plus ancienne référence à Tubalcaïn remonte au Manuscrit Cooke aux environs de l’an 1400. On y apprend que les enfants de Lamech parmi lesquels Tubalcaïn auraient gravé sur 2 colonnes (alors que selon l’historien Josèphe, c’eut été Seth), l’une de marbre pour résister à l’eau, l’autre en brique pour résister au feu, l’ensemble de leurs connaissances scientifiques et artistiques afin qu’elles survivent au déluge, symbolisant ainsi la transmission de la Tradition.

Voilà ce que raconte le Cooke

La descendance directe d’Adam, au cours du 7e âge adamique avant le déluge comprenait un homme appelé Lamech, lequel avait deux femmes, l’une nommée Ada et l’autre Sella. Par la première femme Ada il eut deux fils, l’un appelé Jabel (Yabal) et l’autre Jubal (Yubal).

L’aîné Jabel fut le premier à inventer la géométrie et la maçonnerie. Et il construisit des maisons et son nom se trouve dans la Bible : il est appelé le père de ceux qui habitent sous des tentes, c’est-à-dire des maisons d’habitation.

Il fut le maître maçon de Caïn et chef de tous ses travaux quand il construisit la cité de Hénoch, qui fut la première cité à être jamais construite. Et elle fut construite par Caïn fils d’Adam, et il la donna à son propre fils Hénoch et donna à la ville le nom de son fils et l’appela Hénoch, mais elle s’appelle maintenant Effraym.

C’est là que pour la première fois, la science de la géométrie et de la maçonnerie fut pratiquée et mise au point comme science et art. Aussi pouvons-nous dire qu’elle fut la base et le fondement de toute science et technique. et cet homme Jabel fut aussi appelé Pater Pastorum.

Le Maître des Histoires ainsi que Bède, le De Imagine Mundi, le Polychronicon et bien d’autres disent qu’il fut le premier à partager le sol afin que tout homme pût savoir quel était son terrain personnel et y travailler comme à son propre bien. En outre, il partagea les troupeaux de moutons si bien que chacun sut quels étaient ses moutons, aussi pouvons-nous dire qu’il fut l’inventeur de cette science.

Et son frère Jubal ou Tubal, fut l’inventeur de la musique et du chant comme Pictagoras le dit d’après le Polychronicon, Isidore dit de même dans ses Étymologies au 6e livre : il y note qu’il fut l’inventeur de la musique, du chant, de l’orgue et de la trompe et qu’il inventa cette science en écoutant le rythme des marteaux de son frère, qui était Tubal-Caïn.

Tout comme la Bible, en son chapitre 4e de la Genèse, dit que Lamech eut de son autre femme, qui s’appelait Sella, un fils et une fille dont les noms furent Tubal-Caïn pour le fils et Naama pour la fille. Certains disent, suivant le Polychronicon, qu’elle fut la femme de Noé mais nous ne saurions l’affirmer.

Vous devez savoir que son fils Tubal-Caïn fut l’inventeur de l’art du forgeron et des autres arts des métaux, c’est-à-dire, du fer de l’acier, de l’or et de l’argent selon certains docteurs. Quant à sa s¦ur Naama elle inventa le tissage, car auparavant on ne tissait pas mais on filait et maillait les tissus et on se faisait les habits qu’on pouvait. Naama inventa l’art de tisser et c’est pourquoi on l’appela art de femme.

Or ces trois frères et sœur apprirent que Dieu voulait se venger du péché par le feu ou par l’eau et ils s’efforcèrent de sauver les sciences qu’ils avaient inventées. Ils réfléchirent, et se dirent qu’il existait deux sortes de pierre dont l’une résiste au feu &endash; cette pierre s’appelle marbre &endash; et l’autre flotte sur l’eau – et on l’appelle lacerus.

Ainsi imaginèrent-ils d’écrire toutes les sciences qu’ils avaient inventées sur ces deux pierres ; au cas où Dieu se vengerait par le feu le marbre ne brûlerait pas et s’il choisissait l’eau, l’autre pierre ne coulerait pas.

Ils demandèrent à leur frère aîné Jabel de faire deux piliers de ces deux pierres à savoir de marbre et de lacerus et d’inscrire sur ces deux piliers toutes les sciences et techniques qu’ils avaient inventées. Il fit ainsi et acheva tout avant le Déluge.

S’ils savaient bien que Dieu allait envoyer sa vengeance, ils ignoraient par contre, si ce serait par le feu ou par l’eau. Par une sorte de prophétie ils savaient que Dieu allait envoyer l’un au l’autre. Ils écrivirent donc leurs sciences sur les deux piliers de pierre. Certains disent qu’ils gravèrent les sept sciences sur les pierres, sachant qu’allait venir un châtiment.

De fait Dieu envoya sa vengeance si bien que survint un tel déluge et que toute la terre fut noyée. Et tous les hommes sur terre périrent sauf huit : Noé et sa femme, ses trois fils et leurs femmes. De ces trois fils descend toute l’humanité. Ils avaient pour noms Sem, Cham et Japhet. Ce déluge fut appelé le Déluge de Noé car lui et ses enfants en échappèrent.

Et bien des années après ce déluge, on trouva les deux piliers et, suivant le Polychronicon, un grand clerc, du nom de Pictagoras trouva l’un et Hermès, le philosophe, trouva l’autre. Et ils se mirent à enseigner les sciences qu’ils y trouvèrent inscrites.

Cette histoire est reprise par de nombreux manuscrits appelés Old charges.

III – Tubalcaïn et la Franc-maçonnerie

– À noter que dans les Constitutions d’Anderson, la gravure des colonnes est attribuée à Énoch (p.1): «car, par quelques vestiges de l’Antiquité, nous savons que l’un d’eux, le pieux Énoch (qui ne mourut pas mais fut transporté vivant au Ciel), prophétisa la conflagration finale au Jour du Jugement (comme nous le dit SAINT-JUDE) et aussi le déluge général pour la punition du Monde. C’est pour cela qu’il éleva deux grands piliers (d’autres les attribuent à Seth), un de pierres et l’autre de briques sur lesquels étaient gravées les sciences libérales, etc. Et que le pilier de pierre subsista en Syrie jusqu’aux jours de l’Empereur Vespasien.»

Son évocation dans les rituels

Au Rite Ecossais Rectifié, c’était le mot de passe initial  de l’apprenti. À la demande de Jean-Baptiste Willermoz, qui aurait été inspiré par la comtesse Marie-Louise de Monspey, dite Églé de la Vallière (l’Agent inconnu), chanoinesse de Remiremont, un médium psychographe, ce mot fut remplacé en 1785 par Phaleg. Pour Willermoz, c’était une contradiction que donner à l’apprenti ce mot de ralliement après lui avoir fait quitter tous les métaux qui sont les emblèmes des vices.  Il considérait que «le descendant de Caïn était aussi le père de toutes les abominations, un être indigne coupable des plus honteuses prévarications en voie charnelle, qu’il n’avait découvert la façon de forger le métal que par des opérations diaboliques et profanatrices, qu’il aurait pu arrêter le cours de ces maux, mais entraîné par sa propre concupiscence, il dévia les mauvais anges en femmes.» (Un mystique lyonnais et les secrets de la Franc-maçonnerie Jean-Baptiste Willermoz par Alice Joly, à partir de la page 237). Hé oui, c’est une religieuse qui a « moralisé » le mot de passe maçonnique du RER!

«Tubalcaïn fut donc rejeté des rituels au profit de Phaleg  par le Directoire Provincial d’Auvergne pour les motifs suivants : Tubalcaïn est le fils de Lamech, un bigame. Inventeur de l’art de travailler les métaux, il ne peut être attribué aux Apprentis qui viennent justement de les abandonner. Il est l’emblème des vices, notamment sexuels. Représentant une lignée antédiluvienne effacée par Dieu, il doit céder le pas à Phaleg, « fondateur de la seule vraie initiation ».» Cette modification, intervenue le 5 mai 1785 par une décision de la Régence écossaise, fut mal acceptée par beaucoup de frères appartenant à ce Rite.

Au Rite Émulation, Tubalcaïn est le mot de passage donnant accès du 2ème au 3ème grade.

Au Rite York, Tubalcaïn est le nom de la griffe de passage de compagnon à maître, servant de mot de passe au 2ème  degré, tel que cela apparaît dans l’échange entre le 1er surveillant et le 1er expert dans  les instructions du degré : «- A-t-elle un nom? -Oui – Voulez-vous me le donner ? – Ce n’est pas ainsi que je l’ai reçu et je ne le communiquerai jamais ainsi.- Comment en disposez-vous ? – En l’épelant ou par syllabe. – Donnez-le par syllabe et commencez. – Commencez vous-même. – C’est à vous de commencer.». Le mot Tubalcaïn est donné par syllabe entre le premier expert et le V\ M\  Puis complètement par le 1er expert.  Cette griffe est un en-deçà de la griffe véritable du maître.

Au REAA, c’est le mot de passe du Maître. « Ce mot est TULBAKAIN, que nous avons adopté en raison de l’intimité qui doit exister entre nous et le premier Vulcain dans l’univers. Nous appelons cela un mot de veille, car nous exigeons qu’il soit prononcé avant ce qui était jadis connu, à savoir JAKIN » (Solomon in All His Glory or the Master-mason, traduction du Franc-maçon démasqué ou le vrai secret des Frans maçons de 1751).

IV – L’interprétation

Pour Irène Mainguy, parce que reprenant dans son nom les noms d’Abel et de Caïn, Tubalcaïn «réunit en lui les qualités complémentaires d’un antagonisme fratricide en réintégrant le point central de l’Unité Primordiale» ( Fabien Bertand, Regards croisés sur la Franc-maçonnerie, à partir de la p. 169 >.

Pour Hervé Tremblay, les généalogies des onze premiers chapitres de la Genèse entendent décrire les peuples (Gn 5) et justifier l’apparition des différents aspects de la vie humaine, comme les arts et les métiers. En Gn 4,20-22, les trois castes des éleveurs de bétail, des musiciens et des forgerons ambulants sont rattachées à trois ancêtres dont les noms font assonance et rappellent les métiers de leurs descendants : Yabal (ybl «conduire») ; Yubal (yôbel «trompette») ; Tubal (nom d’un peuple du nord, au pays des métaux). Tubal-Caïn serait «l’ancêtre de tous les forgerons en cuivre et en fer». Cela signifie que les généalogies ne sont pas très fiables historiquement et que les noms sont plutôt des créations visant à rendre compte du monde tel qu’il est.

Tubalcaïn, le forgeron, travaille les métaux et s’inscrit spirituellement comme continuateur de la lignée caïnite. Le forgeron fait partie des bâtisseurs et apprend à être par le moyen de la création. Il a la connaissance des 4 éléments : le métal est extrait de la terre, il est transfiguré par le feu, lui-même attisé par l’air puis trempé par l’eau afin de devenir l’instrument utile aux laboureurs ou aux guerriers. Il forge des épées, œuvre d’initié car elles sont parfois dotées d’un pouvoir magique, qui demande de connaître et maîtriser les forces contenues dans ces éléments. Le forgeron maîtrise le feu et grâce à lui transforme les métaux qui viennent des profondeurs de la terre. Son pouvoir est ambivalent, il peut être aussi maléfique que bénéfique car il forge des armes pour faire la guerre et comme Tubalcaïn qui, selon le témoignage de Philon et du livre apocryphe d’Énoch, cité par Tertullien, employa aussi dans ses travaux l’or, l’argent, etc., dont on fit ensuite des idoles pour les adorer.

La modification du mot de passe de Caïn en Phaleg revient plus philosophiquement à substituer la forge au bénéfice de la dispersion du Verbe. Ce point est loin d’être anecdotique dans une pratique maçonnique qui réintégrera les dimensions et les formes de ce même Verbe en le faisant chair dans l’esprit de l’Évangile de Saint Jean. Le choix est clair et le déterminisme délibérément chrétien qui disperse la forge de Caïn au bénéfice de la Parole perdue. Il n’est plus question d’une construction pluridisciplinaire, d’un architecte polytechnicien, mais bien de la pierre de faîte qui avait été rejetée.

Le travail de la forge signifie la constitution de l’être à partir du non-être. La forge est l’allégorie du cœur et les soufflets représentent les poumons.

Fondre le métal et le reformer correspond au «salve et coagula» de l’alchimie hermétique, travail créateur par excellence, car créer c’est recréer.

Sur un autre plan, selon Guy Barthélémy, la signification politique de la fable de Nerval est claire: ceux qui produisent les richesses de la terre, mais qui aussi ont permis aux hommes de sortir de leur animalité, car parmi ces bannis, il y a celui qui a inventé la ville, celui qui a inventé le tissage, celui qui a conçu le premier instrument de musique qui sont injustement opprimés par ce Dieu qui veut maintenir abusivement les hommes dans un état d’ignorance et par ceux qui lui servent de relais : les rois, ces ministres despotiques d’Adonaï. Le savoir et la liberté ne peuvent donc s’épanouir que dans un combat socialiste qui s’infléchit vers la mise en cause du Dieu unique.

Un médecin et ancien homéopathe révèle la passion pour la franc-maçonnerie de Samuel Hahnemann, père de l’Homéopathie

De notre confrère portugais portaluz.org – Portaluz/ Dr. Emília Vlckova

Le Dr Emilia Vlcková est pédiatre. Elle-même a été pendant des années adepte de l’homéopathie, mais elle en connaissait les conséquences. Dans cet article de sa paternité, elle révèle des détails peu connus du père de l’homéopathie. « Je fais cette contribution parce que je voulais souligner l’essence spirituelle cachée de l’homéopathie. Beaucoup de médecins n’en ont aucune idée. »

Il est essentiel de connaître la personnalité et les principaux travaux du Dr Samuel Hahnemann, qui a été celui qui a découvert les principes de cette méthode. Depuis la mort de ce médecin controversé, personne n’a apporté de changements significatifs à ses méthodes de traitement. 

Christian F. Samuel Hahnemann était le fils d’un peintre sur porcelaine à Meissen en 1755. Il était un élève très talentueux et eut bientôt l’opportunité d’étudier à l’école du prince Sankt Afra. En plus du français, il a également étudié l’anglais, le grec et le latin à tel point qu’il a pu plus tard gagner sa vie en traduisant (car il était l’un des étudiants les plus pauvres). À l’âge de 20 ans, il a commencé à étudier la médecine à l’Université de Leizpig. Il poursuit ensuite ses études à Vienne pendant deux ans au même endroit que le célèbre docteur Von Quarin. Il fait la connaissance du baron Samuel Von Brukenthal qui l’engage comme médecin de famille et bibliothécaire. Le franc-maçon Von Brukenthal l’a introduit dans une loge maçonnique où il a commencé à l’âge de 22 ans. Il a appris quelque chose sur le déisme (un enseignement qui dit que Dieu existe, qu’Il est la cause originelle du monde, mais qu’Il n’intervient pas dans le développement ultérieur du monde – le monde se développe selon ses propres lois – ndlr). Il termine ses études en rédigeant une thèse dans laquelle il mentionne pour la première fois le fondateur du soi-disant magnétisme animal, Anton Mesmer, personnage bien connu à cette époque. Après avoir terminé ses études, Hahnemann, déjà médecin, s’installe à Hettstedt, puis à Dassau, où il épouse Henriette Kuchler, la fille du pharmacien local. En raison d’échecs dans l’exercice de sa profession, il s’éloigne de plus en plus de la médecine. Cependant, son activité de traduction était passionnée. Lors de la traduction des articles pour Materia Medici du scientifique anglais Cullen, Hahnemann a critiqué la façon dont Cullen comprenait les effets de l’écorce de quinine. mais qu’Il n’intervient pas dans le développement ultérieur du monde – le monde se développe selon ses propres lois – ndlr). Il termine ses études en rédigeant une thèse dans laquelle il mentionne pour la première fois le fondateur du soi-disant magnétisme animal, Anton Mesmer, personnage bien connu à cette époque. Après avoir terminé ses études, Hahnemann, déjà médecin, s’installe à Hettstedt, puis à Dassau, où il épouse Henriette Kuchler, la fille du pharmacien local. En raison d’échecs dans l’exercice de sa profession, il s’éloigne de plus en plus de la médecine. Cependant, son activité de traduction était passionnée. Lors de la traduction des articles pour Materia Medici du scientifique anglais Cullen, Hahnemann a critiqué la façon dont Cullen comprenait les effets de l’écorce de quinine. mais qu’Il n’intervient pas dans le développement ultérieur du monde – le monde se développe selon ses propres lois – ndlr). Il termine ses études en rédigeant une thèse dans laquelle il mentionne pour la première fois le fondateur du soi-disant magnétisme animal, Anton Mesmer, personnage bien connu à cette époque. Après avoir terminé ses études, Hahnemann, déjà médecin, s’installe à Hettstedt, puis à Dassau, où il épouse Henriette Kuchler, la fille du pharmacien local. En raison d’échecs dans l’exercice de sa profession, il s’éloigne de plus en plus de la médecine. Cependant, son activité de traduction était passionnée. Lors de la traduction des articles pour Materia Medici du scientifique anglais Cullen, Hahnemann a critiqué la façon dont Cullen comprenait les effets de l’écorce de quinine.

Grâce à ses expériences, il est venu avec l’homéopathie. Dès lors, il a travaillé sans relâche sur des tâches de recherche pour définir les résultats du nouveau principe de guérison. En 1796, il publie son célèbre essai sur le nouveau principe de découverte des vertus curatives des substances médicinales et mentionne pour la première fois le principe homéopathique similia similibus curentur (comme guérit comme).

Immédiatement après, il y a eu une dispute entre les spécialistes de la médecine scolastique car ils ont catégoriquement rejeté cette méthode de traitement. Malgré sa grande aversion, Hahnemann fit un doctorat supérieur à l’université de Leipzig où il enseignait l’homéopathie depuis 1811. Parallèlement il était médecin généraliste et réussissait à guérir les gens de manière extraordinaire selon les témoignages de ses disciples. Dans son ouvrage « Organon thérapeutique » publié en 1810, il décrit l’origine et la manière de réaliser les principes de son traitement.

Samuel Hahnemann
Samuel Hahnemann, Fondateur de l’Homéopathie

À Leipzig, Hahnemann s’est retrouvé mêlé à une discussion sur les pharmaciens en raison de l’administration indépendante de médicaments à leurs patients. Interdit de fabriquer des médicaments, il se rendit à Kothen où il put exercer ses activités de médecine alternative sous la protection du duc. Ici, il a eu une période tranquille dans sa vie qu’il a consacrée au développement de l’homéopathie. Les articles du bulletin de l’empire allemand furent un grand moyen de diffusion de l’homéopathie. L’éditeur de ce bulletin était Rat Becker, un autre franc-maçon.

Malgré son âge avancé, Hahnemann a perfectionné son art de guérir. Il a également étendu le deuxième principe de l’homéopathie au-delà de la limite du mesurable, c’est-à-dire le principe de dynamisation ou d’autonomisation. A cette époque, il recommandait aux gens de ne pas prendre de médicaments mais de « sniffer juste un peu ». Déjà veuf à 80 ans, il épouse une peintre française de 35 ans, Mélanie d’Herville, et ils s’installent à Paris. Ici, ils ont formé un groupe d’homéopathie dans un centre extra-hospitalier. Il mourut le 2 juillet 1843.

Organon de l’art de guérir

En 1810, Hahnemann publie à Leipzig l’Organon of Rational Therapeutics. Plus tard, il a été traduit sous le titre d’Organon de l’art de guérir ou d’Organon de la médecine. Dans cet ouvrage, il a laissé incarner les fondements de la philosophie et de la méthodologie du traitement homéopathique. Dans le prologue de sa sixième édition, il critique la médecine allopathique de l’époque, et propose un nouvel art de soigner – l’homéopathie – c’est-à-dire la méthode qu’il a inventée. Il l’a défini comme une méthode de traitement complètement différente des méthodes allopathiques. Il a affirmé que les maladies étaient causées simplement par un trouble de l’énergie spirituelle qui réactive le corps humain. L’utilisation du bon remède homéopathique peut provoquer un changement dynamique et spirituel et réajuster l’état du patient. Il a administré de petites doses de ses médicaments à ses patients. Il a affirmé que la vieille école, la médecine classique est à l’opposé de l’homéopathie, de la même manière que la nuit s’oppose au jour.

Hahnemann a critiqué les principes de la médecine allopathique parce qu’elle essaie de trouver les causes de la maladie et donc d’éliminer sa cause. Cependant, il a affirmé que la plupart des maladies avaient une origine spirituelle; par conséquent, sa cause ne pouvait pas être connue par les sens humains. Il a insisté sur le fait que les causes des maladies n’étaient pas de nature matérielle. Il considérait même que les observations faites par les anatomistes, les pathologistes et les psychologues étaient toutes l’œuvre de la simple imagination. Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les causes des maladies n’étaient pas de nature matérielle. Il ne croyait pas au transfert matériel d’une infection, par exemple à une plaie ou à la peau. Il pensait que les opinions sur l’origine et l’essence des maladies étaient incorrectes. Il croyait que la maladie dans l’organisme humain était causée et entretenue uniquement par l’énergie dynamique spirituelle. Hahnemann faisait référence à la sagesse et au bon Créateur qui lui ont permis de découvrir cet art de soigner l’homéopathie. Il pourrait sembler qu’il était un chrétien croyant. Mais quelles sources théologiques se cachent derrière tout cela ?

Si Hahnemann professait le christianisme, alors nous pourrions chercher une justification pour ses théories spirituelles dans la Parole de Dieu, dans les Écritures. Cependant, la vérité est au contraire. Hahnemann a rejeté les bases de l’Evangile, y compris Jésus-Christ. Dans sa lettre à son disciple Stapf (Brief an Stapf, Kothen 1830), il écrit :

« Je considère le fait que nous lisons Confucius aujourd’hui comme un signe important de notre époque. Bientôt je l’embrasserai dans le royaume des âmes heureuses. J’embrasserai le bienfaiteur de l’humanité qui nous guidait sur le droit chemin vers la sagesse et vers Dieu, six siècles et demi avant le rêveur.

Según esas afirmaciones de mal gusto de Hahnemann, ese soñador fue Jesús de Nazaret quien aparentemente no llevó a Hahnemann por el camino recto de la sabiduría, y fue quién quiso luchar al lado de los pecadores y publicanos por el arduo camino del Reino de Dios en la terre. Cet homme de douleur, qui a parlé au brigand sur la croix, est inacceptable pour Hahnemann. C’est en fait une insulte pour ceux qui aiment la sagesse ésotérique (A. Fritsche, « Hahanemann – Die Idee der Homeopatie », « VI édition, p. 264).

La passion de Hahnemann pour la franc-maçonnerie

Il y a un fait tragique et inaliénable évident : Hahnemann il a construit sa connaissance selon la religion naturelle qui était répandue à cette époque.De sa jeunesse jusqu’à sa mort, il fut un fidèle adepte du déisme susmentionné. Son travail considérable (articles et manuscrits) ainsi que son affiliation précoce à une loge maçonnique révèlent son attitude spirituelle authentique.

Quelle est l’opinion actuelle sur l’Organon ? Aujourd’hui encore, l’homéopathie est pratiquée sur les mêmes principes qu’au temps d’Hahnemann. Les adeptes de cette méthode pensent que leurs opinions sont toujours vraies. Cependant, presque tous évitent les mots métaphysiques de Hahnemann et oublient que sans les idées spirituelles de son fondateur, le fonctionnement de l’homéopathie est incompréhensible. Ils suppriment les explications originales basées sur le spirituel et les remplacent par de nouveaux termes « scientifiques ». Jusqu’à présent, près de deux cents ans plus tard, aucune preuve naturelle ou scientifique basée sur des résultats de recherche n’a été démontrée pour expliquer les principes de base de l’homéopathie.

Essais cliniques et enregistrement de médicaments homéopathiques

Aucun des essais cliniques soigneusement conçus n’a réussi à tester de manière fiable l’efficacité des médicaments homéopathiques. Dans la prestigieuse revue médicale Lancet (vol 344 – 1994), le Dr Reily, homéopathe, a présenté une étude sur l’efficacité des médicaments homéopathiques dans le traitement des rhumes allergiques. Il a affirmé que les médicaments homéopathiques étaient plus efficaces que le placebo. Cependant, dans le numéro suivant de cette revue (vol. 345 -1995), un article a été publié indiquant que cet essai comportait des erreurs importantes qui pourraient complètement fausser ses résultats.

En 2002, le British Medical Journal (vol. 324) a publié un essai clinique randomisé contrôlé en double aveugle par Lewis et al : L’utilisation des puissances ultramoléculaires des allergènes pour traiter les personnes asthmatiques allergiques aux acariens. Deux cent quarante-deux asthmatiques ayant eu une réaction positive aux acariens ont participé à l’essai. Cependant, aucune différence n’a été établie entre les résultats d’un groupe utilisant des placebos et un autre utilisant des médicaments homéopathiques.

En 2003, le British Journal Clinical Pharmacology a publié une étude de Brien, Lewith et Bryant sous le titre : L’homéopathie ultramoléculaire n’a pas d’effets cliniques observables. Il s’agit d’un essai en double aveugle, randomisé et contrôlé par placebo de Belladonna 30C. L’objectif de l’essai était d’établir si la dilution de Belladonna 30C diffère dans ses effets du placebo. Cependant, les résultats n’ont pas confirmé de différence significative entre les deux groupes examinés. Au cours de l’essai, 37 effets indésirables ont été enregistrés, dont deux graves – un mal d’oreille sévère qui pourrait être lié à l’utilisation du médicament homéopathique Belladonna.

Je tiens à souligner que les expériences ci-dessus ont été publiées dans des revues étrangères qui ne sont pas facilement accessibles aux médecins dans leur pratique habituelle. Je n’ai trouvé aucun essai clinique dans les revues médicales slovaques. Dans les travaux de Lullman Pharmacology and Toxicology (Grada 2002) on peut lire :
« Un groupe d’experts de la Commission européenne a décidé en 1996 que les médicaments homéopathiques devaient être soumis aux mêmes conditions de test que celles utilisées en médecine scientifique et que leur efficacité et leur innocuité devaient être testées dans les mêmes conditions (études cliniques contrôlées). Cependant, selon le point de vue actuel de nos autorités, le « succès » de certaines méthodes d’importance périphérique (à laquelle appartient l’homéopathie) ne peut être jugé que par le personnel exécutant la méthode respective. C’est un contre-argument qui contredit toute méthode scientifique critique. »

Par conséquent, les médicaments homéopathiques (en apparence considérés comme des médicaments) échouent dans leur attribut fondamental, c’est-à-dire leur efficacité prouvée. Dans les pays de l’Union européenne, les médicaments homéopathiques sont enregistrés même sans une telle efficacité. A l’inverse, dans les pays où l’efficacité doit être prouvée lors de la procédure d’enregistrement (par exemple la Norvège), il n’y a pas de médicaments homéopathiques enregistrés. En Slovaquie, les médicaments homéopathiques ont été enregistrés de 1991 à 1993 à l’Institut de recherche sur les médicaments et sont généralement disponibles en pharmacie. Son efficacité est jugée par l’homéopathe de service….

Point de vue des sociétés médicales professionnelles

Le conseil médical permanent de la Communauté européenne (qui regroupe les organisations médicales des pays de l’UE) classe l’hémopathie comme une méthode dont les principes ne sont pas scientifiquement justifiés. A Belgirate (Italie) en 1992, des dirigeants de sociétés pharmaceutiques européennes avaient une vision négative de l’homéopathie. Sur la base de l’analyse des principes homéopathiques et des études cliniques, de nombreux professionnels des entreprises médicales n’ont pas accepté l’homéopathie comme une méthode amateur déraisonnable. La Société homéopathique slovaque n’appartient pas aux sociétés médicales expertes. L’homéopathie en Slovaquie ne peut être pratiquée qu’en tant que « pratique de guérison ».

conclusion

Lorsque j’ai participé aux stages de formation en homéopathie, je n’étais pas tenu d’avoir un diplôme ou un diplôme de médecine. L’homéopathie n’est pas une discipline médicale d’étude et n’est donc pas couverte à l’université. Cette cure n’est pas une cure lege artis (selon les recommandations des méthodes scientifiques). Si les médecins ne tiennent pas compte des méthodes de guérison scientifiquement recommandées et prescrivent un traitement homéopathique, ils pourraient être poursuivis pour cela. La Société slovaque d’homéopathie accepte officiellement les médecins et les pharmaciens, mais uniquement pour le fait qu’elle souhaite s’établir dans le secteur médical. Mais jusqu’à présent, il n’a pas atteint son objectif (à cause de sa méthode non scientifique).

Je fais cette contribution parce que je voulais souligner l’essence spirituelle cachée de l’homéopathie. Beaucoup de médecins n’en ont aucune idée. Diverses formulations pseudoscientifiques sont utilisées dans les cours de formation : énergie vitale, information, etc. Les médecins qui étudient en profondeur l’homéopathie commencent par pratiquer la méthode EAV, la médecine chinoise, etc. Ils peuvent tomber dans les pièges de l’occulte. Leurs points de vue commencent peu à peu à changer, et il n’est pas facile de s’en affranchir…

GODF, une appellation de 250 ans d’âge

Georges SÉRIGNAC, Grand Maître du Grand Orient de France, et les membres du Conseil de l’Ordre vous invitent dans le cadre des célébrations de l’appellation Grand Orient de France à une conférence publique intitulée « La Franc-maçonnerie d’hier à demain, entre tradition et modernité »,

le samedi 4 mars 2023 à 16h00 au Nouveau Siècle 17 Place Pierre Mendès France – 59800 Lille.

Georges Sérignac
Georges Sérignac

Les intervenants sont Georges SÉRIGNAC, Grand Maître du Grand Orient de France et Pierre MOLLIER, historien et conservateur du musée de la franc-maçonnerie.

Pierre Mollier

Pour des raisons de sécurité et d’accueil, l’inscription pour assister à la conférence est obligatoire sur https://reservation.godf.org

Une série d’événements est organisée dans plusieurs villes en France et à l’île Maurice : conférences publiques et expositions. Voici les lieux et le dates connues à ce jour : Lyon : Vendredi 17 & samedi 18 mars 2023/Nantes : Samedi 25 mars 2023

Le programme pour les prochaines villes (Toulouse, Nancy, Marseille, Tours, Paris) et l’île Maurice sera disponible progressivement. Pour tous renseignements

Pour rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information. En entrant votre adresse mail, vous acceptez les conditions générales d’utilisation du site.

Source : Lettre d’information du 3 février 2023 – Événement : 250 ans de l’appellation du Grand Orient de France

Profitez-en aussi pour écouter le podcast du Grand Orient de France, émission du dimanche 05 février 2023 sur France culture – Divers aspects de la pensée contemporaine – dont l’invité n’était autre que l’écrivain, philosophe et haut fonctionnaire Regis Debray, Grand prix de littérature de l’Académie française en 2019.

Reçu avec joie, plaisir et honneur par le journaliste Alexis Lacroix et Frédéric Louis pour essentiellement deux ouvrages : L’exil à domicile (Gallimard, 2022) et la reparution, en livre de poche Folio, D’un siècle l’autre, initialement publié dans la collection « Blanche », chez Gallimard, en 2020.

130 ans de « voyages initiatiques en mixités » au DROIT HUMAIN

La Fédération française LE DROIT HUMAIN (DH) nous informait, le 24 décembre 2022, de la conférence « 130 ans de voyages initiatiques en mixités au DROIT HUMAIN » le samedi 4 février 2023, au siège de l’Obédience à Paris.

Un franc succès, au regard de l’affluence. Un Grand Temple comble… et nous l’imaginons bien volontiers, des organisateurs comblés !

La Fédération française du DROIT HUMAIN, fondée en 1901, première et plus ancienne fédération de l’Ordre maçonnique mixte international LE DROIT HUMAIN première obédience mixte fondée en 1893…

Un belle façon de rendre hommage à Marie Adélaïde Deraismes, dite Maria Deraismes (1828-1894), féministe, oratrice et femme de lettres, première femme initiée à la Franc-Maçonnerie en France, à la fin du XIXe siècle, et à l’origine de la création de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN.

Maria Deraismes, première femme initiée à la Franc-Maçonnerie en France.

L’année maçonnique 2023 marquera donc le 130e anniversaire – et quel anniversaire ! – de la création, le 4 avril 1893, par LE DROIT HUMAIN de la première loge mixte de l’histoire de la Franc-Maçonnerie universelle, en pleine égalité entre femmes et hommes.

Un frère introduit les « travaux » du jour

Une série de conférences/débats ponctuent ainsi cette année. De beaux événements en perspective , donnant ainsi à notre très chère Sœur Amande Pichegru, Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN, l’occasion de présenter au grand public la modernité originelle du DROIT HUMAIN à l’aune de nouveaux enjeux du vingt et unième siècle.

Le Grand Temple de la Maison Maria Deraismes

Nous notons que la prochaine conférence publique se tiendra à Saintes le 10 mars prochain, à l’initiative de la loge saintaise « Lumière de Saintonge » (entrée libre et ouverte à toutes et à tous).

Nous retenons qu’en France 16 000 Sœurs et Frères sont membres du DH qui maçonnent dans plus de 740 Loges de métropole et d’outre-mer – en Île-de-France près de 2000 sont répartis en une cinquantaine de Loges. La Fédération internationale compte, elle,  33 000 répandus sur toute la surface de la Terre.

Et surtout de nos expliquer pourquoi le terme « MIXITÉS » s’entend au pluriel. Une formule en deux temps – conférence de 45 minutes suivie d’un débat de même durée – s’ouvrant par de remerciements adressés aux Loges organisatrices, au conférencier mais aussi et surtout au public présent en ce samedi après-midi au sein de la Maison Maria Deraismes, du nom de la cofondatrice du DH. Pour traiter de toutes les mixités : d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Amande Pichegru

Amande Pichegru présente l’une des grandes Obédiences maçonniques françaises en parlant de géographie, diversité, symbolisme, histoire et plus… Dans le contexte actuel, la conférencière précise que nous avons tous besoin d’espérance, et d’utopie. Rappelant la célèbre phrase de Victor Hugo (1802-1885) « L’utopie est la vérité de demain ».

Comme à l’accoutumée, la parole circula. Elle fut riche et dense. De nombreux profanes purent étancher leur soif de savoir et nous ne doutons pas qu’ils (elles) repartirent contents !

Déclaration de principes de la Loge écossaise « Les Libres Penseurs » du Pecq et le Testament philosophique de Maria Deraismes.

Nous retenons que les Maçons sont des ouvriers qui viennent « travailler avec une caisse à outils symboliques afin de construire au fil de leur parcours initiatique ce que nous appelons le temple intérieur, un édifice personnel très intime, aux fondations solides ».

À l’issue de ladite conférence et du débat, un temps d’échange plus particulier était accordé à celles et ceux qui désiraient aller plus loin. Chacun pouvant aussi prendre connaissance des travaux des nombreuses commissions du DH : Europe, droits de l’homme et laïcité, perspectives sociétales, bioéthique, etc. Le DH met en avant, dan son dossier de présentation l’égalité de la femme et de l’homme, la fraternité & la justice sociale, le perfectionnement de l’humanité et le principe de laïcité.

Siège du DH, rue Pinel à Paris

Découvrir l’histoire du DROIT HUMAIN, une mixité historique

Suivre l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN Fédération française, sur Facebook

Photos © Yonnel Ghernaouti, exceptée le sceau, l’affiche du DH et le logo DADLPC.

Réécoutez, si tel est votre désir, sur France culture, « Le Droit Humain – Interview d’Amande Pichegru, Grand Maître National au Droit Humain – France » du dimanche 30 octobre 2022.

La Franc-Maçonnerie une école de vie à découvrir

Présentation de l’éditeur

 La Franc-maçonnerie « spéculative », cette société initiatique née au 18e siècle, est aujourd’hui traversée en France par divers courants d’une spiritualité aussi bien confessionnelle que laïque. Elle pérennise néanmoins la tradition fervente des bâtisseurs de cathédrales.

À ce titre, elle centre sa réflexion symbolique sur les premiers mots de l’Evangile de Jean : « Au commencement était le Verbe ». Dès lors y sont activés sept vocables qui en découlent et lui dictent une véritable ligne de conduite : Apprendre, recevoir, œuvrer, croire, croître, fraterniser, transmettre. C’est autour de ces injonctions productives – librement acceptées et pratiquées par les francs-maçons et franc-maçonnes contemporains de divers horizons – que Gilbert Garibal, membre de la confrérie depuis plus de quarante ans – a structuré cet ouvrage.

Il nous présente ainsi « l’Art Royal » avec une écriture alerte, limpide et précise. Devenir franc-maçon. Être initié. Intégrer une loge. Y faire quoi. Le secret maçonnique. La rencontre. Le message de cette organisation discrète. Autant de situations, autant d’interrogations : l’auteur y répond ici clairement, avec sa sensibilité très personnelle.

Que votre souhait soit d’entrer en franc-maçonnerie ou de vous informer sur ce modèle de communication, vous découvrirez dans ce livre, « vivant » et complet, le fonctionnement d’une institution séculaire, de sa naissance à nos jours. Au moment même où elle sait faire rimer humanité avec modernité.

Gilbert Garibal
Gilbert Garibal

Biographie de l’auteur

Gilbert Garibal, docteur en philosophie, psychosociologue et ancien psychanalyste en milieu hospitalier, est spécialisé dans l’écriture d’ouvrages pratiques sur le développement personnel, l’épanouissement individuel, les faits de société et la franc-maçonnerie parus, entre autres, chez Marabout, Hachette, De Vecchi, Dangles, Dervy, Grancher, Numérilivre, Cosmogone. Au total, près d’une cinquantaine.

Franc-maçon depuis plus de quarante ans et titulaire du 33e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, il est membre de la Grande Loge de France et du Suprême Conseil de Méditerranée.

[NDLR : Vous le savez, Gilbert Garibal est un chroniqueur régulier de 450.fm à qui nous devons la rubrique « Humain/psycho socio ». Un rubrique enrichie par pas moins de 90 articles à ce jour.

Préfacé par José Barthomeuf, 33e et membre de la GLDF, celui-ci a réalisé quelques papiers pour Points de Vue Initiatiques(PVI), revue trimestrielle de la Grande Loge de France qui a pour but d’accompagner la démarche initiatique des Frères, les aider dans leur réflexion et les éclairer dans leurs travaux.

D’emblée, dans sa préface, José Barthomeuf nous précise que Gilbert Garibal aime la vie, ne cessant même de vouloir la rendre plus belle autour de lui. Comment ? En proposant des méthodes de développement personnel, que sa formation de psychosociologue et sa carrière de communicant lui ont permis d’approfondir et d’appliquer. Cela s’appelle, en Franc-Maçonnerie de tradition la transmission !

Nous le savons, Gilbert Garibal aime l’autre, son prochain, son Frère. Joseph Barthomeuf décrit l’ouvrage comme une lumière et un phare reposant sur des bases saines, solides, historiques et profondes de plusieurs millénaires. Prenant racine dans les plus anciennes traditions et symboles des bâtisseurs. De ces vestiges monumentaux que nous ont légués les Égyptiens de l’Antiquité, les pyramides jusqu’à ces édifices gothiques, au cœur des villes, que sont les cathédrales. Il s’agit pour lui d’un livre construit tel un véritable guide permettant de tout savoir, ou presque, sur la Franc-Maçonnerie. Sauf, bien évidemment, ce que l’on ne peut pas dire, sans doute attaché à ce que l’on entend par le trop fameux ou fumeux secret maçonnique…

Vitraux à motifs maçonniques, GLDF, photo Gilbert Garibal

Dans son chapitre intitulé Ouverture, Gilbert Garibal fait un constat sur l’état de la Franc-Maçonnerie à l’aune de ce nouveau siècle. Une société qui est toujours dite fermée, voire secrète et des Francs-Maçons plus ou moins jugés comme hermétique. Un réflexe hérité du passé dont cette société secrète intrigue et fascine toujours et le grand public lui prête quelques mystères. L’auteur relate pourquoi et comment les authentiques Francs-Maçons et Franc-Maçonnes travaillent discrètement à l’abri des regards. Il nous entretient, en 7 chapitres, de sa vision de cette « école de vie à découvrir ». Terminologie du titre qui annonce déjà ce que nous pourrions entendre et comprendre de et par l’Art Royal : identité, éducation, mission, vocation, apprentissage, etc.

La colonne vertébrale de l’ouvrage se décline ainsi :

  • Premièrement, APPRENDRE : la franc maçonnerie est historiquement une école de pensée ;
  • Deuxièmement, RECEVOIR : en les accueillant, elle ouvre au demandeur une voie initiatique ;
  • Troisièmement, ŒUVRER : elle leur propose des outils et des matériaux symboliques de formation ;
  • Quatrièmement, CROIRE : croyant, agnostiques et athées peuvent choisir leur obédience ;
  • Cinquièmement, CROÎTRE : la maçonnerie permet un épanouissement personnel en commun ;
  • Sixièmement, FRATERNISER : elle diffuse un message permanent d’amour universel ;
  • Septièmement, TRANSMETTRE : elle invite à répandre à l’extérieur les connaissances acquises.

Gilbert Garibal redonne les principes de la Maçonnerie, qui sont comme autant de nobles buts, bien loin de toutes combines ou complots, situant, en toute logique, le Maçon comme un être aux antipodes de l’obscurantisme.

Une façon de (re)découvrir une certaine histoire de la construction, opérative dans un premier temps comprenant aussi celle de l’édification du Temple de Jérusalem,  jusqu’à la période spéculative, notamment avec le discours de Ramsay.

L’auteur nous propose d’ « Entrer en Maçonnerie » en dressant un tableau, non exhaustif des différentes Obédiences présentes sur notre territoire – avec toutefois quelques erreurs quant aux nombre de membres et de Loges.

Dans sa conclusion, Gilbert Garibal rappelle que le marathon maçonnique est bien porteur des symboles des valeurs de la République avec « Liberté de l’espace, Égalité dans l’épreuve, Fraternité dans l’effort ». Une façon pour l’initié d’aller plus loin…

Retrouvez notre note de lecture du 12 juillet 2022 d’Une traversée de l’Art Royal – 40 ans en Franc-maçonnerie (Numérilivre,2022).

La Franc-maçonnerie une école de vie à découvrir

Joseph Garibal-Préface de José BarthomeufÉditions du Cosmogone, 2023, 196 pages, 18,50 €]

Dessin de… Jissey : Théurgie & Société Secrète

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L’article 450FM de Guillaume Schumacher du 1er février nous a éclairé sur les courants historiques et légendaires de la ROSE+CROIX et en particulier sur L’ordre kabbalistique fondé par Stanislas Guaita et Joséphin Péladan, Ordre  qui enseignait l’OCCULTISME… de quoi stimuler la créativité de notre facétieux JISSEY qui a sauté sur ses pinceaux numériques…

La Franc-maçonnerie interdite aux pauvres ? Des solutions !

A vrai dire, ce n’est pas tout à fait vrai, car chacun sait que les obédiences et les Loges disposent d’un fonds de secours qui peut permettre de venir en aide aux Sœurs et aux Frères qui ne peuvent pas assumer les frais de l’appartenance maçonnique.

En 2021, pour le GODF, avec un effectif de près de 50 000 membres, cette aide a concerné une trentaine d’exonération de capitation sur un total d’environ 250 dossiers ayant bénéficié d’une aide, pour un total de prêts de 900 000 €.

Cette remarque étant faite, il n’en demeure pas moins que, les exigences financières d’une activité maçonnique pouvant être estimées à près de 500 € par an, les personnes en difficultés ne peuvent pas se permettre de postuler.

Mais d’abord, qu’est-ce que la pauvreté ?

La Banque Mondiale décrit la pauvreté comme suit :

« La pauvreté, c’est avoir faim. La pauvreté, c’est être sans abri. La pauvreté, c’est être malade et ne pas pouvoir voir un médecin. La pauvreté, c’est ne pas pouvoir aller à l’école et ne pas savoir lire. La pauvreté, c’est ne pas avoir de travail, s’inquiéter de l’avenir et vivre au jour le jour. »

« La pauvreté a de nombreux visages. Elle change de lieu en lieu et avec le temps. Elle a été décrite de maintes manières. Le plus souvent, la pauvreté est une situation à laquelle les gens veulent échapper. La pauvreté est donc un appel à l’action – pour les pauvres comme pour les riches – un appel à l’action pour changer le monde pour que beaucoup plus de gens aient assez à manger, un logement décent, accès à l’instruction, à des soins de santé et à la protection contre la violence, ainsi qu’un mot à dire par rapport à ce qui se passe dans leur collectivité. »

On définit le seuil de pauvreté à partir du chiffre correspondant à 60% du niveau de vie médian.

En 2019, en France métropolitaine, le niveau de vie médian de la population s’élève à 22 040 euros annuels. Il correspond à un revenu disponible de 1 837 euros par mois pour une personne seule et de 3 857 euros par mois pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.

Le seuil de pauvreté officiel de l’INSEE avec un seuil à 60%* : 1102 € (+ 39 € vs 2021) correspondant à plus de 9,3 millions de pauvres en France.

Le seuil international de pauvreté est fixé à 1,90 dollar par personne et par jour, (soit près de 52€/mois) sur la base des taux de conversion 2011 en parité de pouvoir d’achat (PPA). En 2015, et selon les dernières données disponibles, la part de la population mondiale vivant dans la pauvreté a baissé pour s’établir à 10 %, ce qui représente environ 736 millions de personnes. (Source Banque Mondiale).

Concrètement la pauvreté c’est la privation d’un certain nombre d’activités

On considère qu’une personne est pauvre lorsqu’elle ne peut pas se permettre de …

  1. payer un loyer ou des factures de services publics,
  2. garder la maison suffisamment au chaud,
  3. faire face à des dépenses imprévues,
  4. manger de la viande, du poisson ou un équivalent protéique tous les deux jours,
  5. s’offrir une semaine de vacances loin de la maison,
  6. avoir accès à une voiture/fourgonnette pour usage personnel,
  7. remplacer les meubles usés;
  8. remplacer les vêtements usés par de nouveaux vêtements;
  9. avoir deux paires de chaussures correctement ajustées;
  10. dépenser une petite somme d’argent chaque semaine pour lui-même («argent de poche»);
  11. avoir des activités de loisirs régulières;
  12. se réunir avec des amis/la famille pour un verre/repas au moins une fois par mois;
  13. disposer d’une connexion Internet.

Selon les sources, on quantifie parfois en précisant qu’il s’agit d’au moins un nombre de privations (7 par exemple) sur 13.

La contrainte financière de l’adhésion à la Franc-maçonnerie

Fréquenter une loge entraîne plusieurs types de dépenses :

  • La capitation annuelle due à l’obédience : 170 € pour le GODF
  • La cotisation annuelle due à la loge : environ 100 €
  • Les frais d’agapes : sur la base de 2 réunions par mois sur 10 mois et 10 € par repas cela fait 200 € par an
  • Les frais de déplacement : selon le nombre de réunions et les distances parcourues on peut estimer à environ 100 € par an
  • Les oboles : sur la base de 20 réunions par an, environ 50 € par an
  • Les dépenses diverses (décors, ouvrages, abonnements) : environ 100 € par an
  • Soit un total approximatif de 720 € par an.

Cette estimation mérite d’être adaptée à des contextes locaux ; le total obtenu peut être inférieur ou supérieur. Quoiqu’il en soit, il est clair que pour une activité associative, cette dépense ne peut être assumée que par des personnes disposant d’un revenu important.

Par ailleurs, l’activité maçonnique, si elle est pratiquée avec un certain sérieux, est très prenante et chronophage : deux réunions par mois au minimum mais souvent plus si on ajoute les réunions de commissions, les visites, les salons et autres conférences et les activités obédientielles sans parler des réunions amicales. Tout cela suppose du temps libre et un coût supplémentaire !

On comprend que dans ces conditions, pour postuler à l’entrée dans une loge maçonnique le niveau de revenus est un critère d’élimination !

La Franc-Maçonnerie, une activité réservée aux riches ?

Lorsqu’on fréquente une loge, on s’aperçoit bien que tous les membres ne sont pas des richards et qu’il y a aussi sur les colonnes des sœurs et des frères aux revenus modestes qui font des sacrifices pour pouvoir honorer leur engagement !

Ce qui est sûr c’est que la majorité d’entre nous fait partie de la classe moyenne ou supérieure ; dans la grande majorité des loges, on note une quasi absence de membres de la classe ouvrière ou de chômeurs.

Doit-on accepter que la démarche maçonnique soit de facto interdite aux pauvres ?

Intellectuellement, affirmer que la démarche maçonnique doit être réservée à des personnes aisées est révoltant ! Alors que nous prétendons philosopher et être le centre de l’union, nous accepterions sans rien dire de ne pas accueillir des profanes qui pourraient avoir une place parmi nous !

Chacun sait que la richesse n’est pas un critère de moralité, qu’avoir un bon salaire n’est pas forcément corrélé avec la bienveillance ou la spiritualité !

On est capable de dépenser des centaines de milliers d’euros pour un convent de 3 jours, et on refuse d’examiner la candidature d’une personne qui ne peut contribuer à un droit « de passage » ?

Par ailleurs, toutes les études sociologiques montrent que la pauvreté correspond souvent à un passage, une tranche de vie, un moment transitoire et que la personne peut en sortir.

Les pauvres ont d’autant plus leurs places dans les loges que notre conception de la dignité humaine nous enjoint de les respecter en tant que personne humaine !

Il y a aussi le problème des francs-maçons qui deviennent pauvres et qui sont bien souvent contraints de démissionner car par pudeur, ils ne veulent pas que l’on sache leur situation !

Cela peut concerner un ou une franc-maçon-ne mais aussi un couple de francs-maçons.

Quelles solutions ?

Dans le cas de francs-maçons basculant dans la pauvreté, plusieurs mesures pourraient être prises très rapidement :

  • Ne pas tenir compte du niveau de revenus dans les enquêtes.
  • Prévoir une cotisation selon les revenus avec une option, cotisation nulle en cas de pauvreté avérée !
  • Agapes gratuites
  • Décors prêtés
  • Documentation prêtée.

Dans le cas de profanes en état de pauvreté , il faut changer notre façon de faire :

  • Tout d’abord, informer les candidats que la situation financière n’est pas un critère d’admission, l’important étant la motivation et la moralité du candidat ou de la candidate !
  • Instituer le montant de la capitation en fonction des revenus en prévoyant qu’au-dessous du seuil de pauvreté toutes les dépenses afférentes à l’activité maçonnique seront prises en charge par la loge et l’obédience !
  • Mobiliser le frère ou la sœur élémosinaire pour qu’un soutien particulier soit apporté au frère ou à la sœur pauvre admis sur les colonnes.

Prendre en compte la pauvreté et faire en sorte que cela n’empêche pas le parcours maçonnique serait une belle preuve que nous sommes capables de mettre en œuvre les valeurs qui sont les nôtres : Liberté, Egalité, Fraternité !


Pour aller plus loin

  • « LES PAUVRES : INTERDITS DE SPIRITUALITÉ ? »  par Gwennola RIMBAUT paru en 2009 , classé dans : Essais

• Les personnes vivant dans des ménages à très faible intensité de travail sont celles âgées de 0 à 64 ans vivant dans des ménages où les adultes (âgés de 18 à 64 ans) travaillent 20 % ou moins de leur potentiel de travail total au cours de l’année écoulée.

Félix Éboué-Le lion qui a dit non

Présentation de l’éditeur

Le gouverneur général Félix Éboué a passé toute sa carrière dans l’Empire colonial français, entre les Antilles et l’Afrique subsaharienne. Administrateur de proximité, allant au-devant de ses administrés, les respectant, essayant toujours de les comprendre, médiateur et républicain au plus profond de lui-même, il a souvent été écarté par des intrigues de bas étage.

Il a payé son indépendance d’esprit, mais aussi son engagement dans les rangs du socialisme et dans la franc-maçonnerie qu’il ne cachait pas.

Nommé gouverneur du Tchad début 1939, une voie de garage à ses yeux, il entre vivant dans l’Histoire en août 1940 : refusant la soumission, il se rallie au général de Gaulle et devient un homme-clé de la France libre dans l’Empire colonial, organisateur sans faille qui sait mobiliser les énergies.

Félix Éboué, Gouverneur général de l’Afrique-Équatoriale française du 11 août 1941 au 15 février 1944.

Il décède épuisé au Caire le 17 mai 1944, quelques semaines après la célèbre conférence de Brazzaville, sans avoir connu la libération de la France. En 1949, la République honore ce descendant d’esclave en le faisant entrer au Panthéon en même temps que Victor Schoelcher, l’homme de l’abolition de l’esclavage en 1848.

Cette biographie ne néglige aucun aspect des engagements et de la vie personnelle d’un homme hors du commun.

La biographie de l’auteur

Denis Lefebvre (photo personnelle), en 2014.

Secrétaire général de l’OURS (Office universitaire de recherche socialiste), chroniqueur régulier à Historia et à Franc-maçonnerie magazine, ancien journaliste, Denis Lefebvre a publié une vingtaine de biographies et d’essais historiques depuis son premier livre, Guy Mollet le mal aimé (Plon, 1992), dont Marcel Sembat. Franc-maçonnerie, art et socialisme à la Belle Époque, Dervy, 2017.

[NDLR : Souvenons-nous ! Lundi 26 août 1940, par la voix du gouverneur Félix Éboué (1884-1944), le Tchad devient la première colonie à rejoindre la France libre. Rejoint, quelques jours plus tard, par le Cameroun et le Congo français.

Blason des Gouverneurs généraux

Patriote résolu, l’homme politique était administrateur colonial et un résistant de la première heure durant la Seconde Guerre mondiale, répondant, dès août 40, à l’appel du 18 juin lancé par le général de Gaulle depuis Londres, au micro de la BBC. Il est aussi l’artisan du ralliement de l’Afrique-Équatoriale française (A-ÉF) à la France libre.

Depuis le 20 mai 1949, les cendres de Félix Éboué repose au Panthéon. Il reste un exemple d’engagement pour tous. Fils d’un orpailleur descendant d’esclaves affranchis, doté de hautes valeurs morales, il est un véritable humaniste.

Félix Éboué a été initié au sein de la Loge « La France équinoxiale » de la Grand Loge de France, à l’Orient de Cayenne, le 13 juillet 1922. Passé Compagnon le 1er février 1927 puis, le 26 mars 1927, élevé Maître Maçon, il s’affilie par la suite la Loge martiniquaise de la GLDF « Les disciples de Pythagore ».

Eugénie TELL-ÉBOUÉ, députée de la Guadeloupe puis sénatrice (1946-1952) – photo Le Maitron

Il semble aussi – sa femme Eugénie Tell, initiée au DROIT HUMAIN, s’engage dans les Forces françaises libres féminines et ayant servi comme infirmière à l’hôpital militaire de Brazzaville – que Félix Éboué ait fréquenté la Loge « Maria Deraismes », à l’Orient de Paris, de la Fédération française du DROIT HUMAIN.

C’est en quatre chapitres que Denis Lefebvre, bibliographe bien connu, nous conduit avec bienveillance à la découverte, essentielle et exemplaire, de cet homme remarquable. Il retrace tout son parcours tant profane que maçonnique, nous dépeignant Félix Éboué comme un homme d’une grande simplicité.

Sépulture de Félix Éboué, détail – Panthéon, 211112 – Photo © Yonnel Ghernaouti, YG

Le Maçon retiendra aussi, dans la dernière partie, les lignes consacrées aux « Hommages maçonniques ». Mais c’est sans doute aussi le titre du premier chapitre qui peut être repris comme une maxime maçonnique : « Écoutez beaucoup, parlez peu, comprendre. » Une belle « devise » que chacun pourrait faire sienne.

Sépulture de Félix Éboué – Panthéon, 211112 – Photo © Yonnel Ghernaouti, YG

Nous soumettons à votre méditation la phrase de Jean Jaurès (1859-1914) : « Le devoir de mémoire n’est pas de conserver les cendres mais d’entretenir la flamme. » Puissions-nous, tous ensemble, faire vivre, longtemps encore, l’humanisme de ce grand homme parti trop tôt…

Denis Lefebvre – La Passeur éditeur, 2022, 176 pages, 18 €

L’équipe du Passeur

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L’émerveillement face au vivant : une invitation à prendre soin ?

Par Matthieu Ricard

Notre époque est confrontée à de nombreux défis et impératifs à court, moyen et long terme auxquels se superposent trois types d’intérêts – les nôtres, ceux de nos proches et ceux de tous les êtres. Une manière de répondre à ces défis pourrait être de créer une société plus coopérante et altruiste qui prennent en compte l’interdépendance de toutes choses et le fait que l’ensemble du collectif est plus que la somme des parties.

L’émerveillement, comme prise de conscience de la part sauvage du monde, en serait un des piliers. Cultiver ce rapport d’humilité avec le vivant, d’en prendre conscience, favorise notre disposition à s’y intéresser et par conséquent à s’y dévouer. Le désir de prendre soin de ce qui nous émerveille permettrait de contribuer au changement nécessaire de nos modes de vie et de prendre en considération le sort de toutes les espèces.

Depuis plus d’un demi-siècle, l’humain exploite et consomme excessivement les ressources de la planète1 et a généré une bascule dans une nouvelle ère géologique : de l’Holocène à l’Anthropocène2. Comme le rappelle l’explorateur et médecin Jean-Louis Étienne, là où les changements d’époque géologique résultaient auparavant des phénomènes naturels, l’homme en est à présent l’acteur principal3. La puissance d’impact de ses activités sur l’ensemble du système qui maintient la vie sur Terre épuise le stock de « capital naturel » (énergies fossiles, forêts, réserves marines, eau douce…) sans lui laisser le temps nécessaire à sa régénération4 , entraînant actuellement la sixième extinction de masse des espèces.

Lors du Global Positive Forum de 2019, Aurélien Barrau, professeur en astrophysique engagé pour le climat, rappelait qu’avec “un bulldozer qui fonctionne à l’énergie solaire, l’humain peut raser la forêt amazonienne5. Ce sont nos propres pratiques qui engendrent ces multiples bouleversements, dont le réchauffement climatique résultant des activités humaines est un aspect qui a des répercussions sur l’ensembles des autres composantes. Il est donc possible de changer !

Face au manque de volonté et d’engagement de la part du monde politique, il nous faut nous garder de tomber dans une apathie généralisée, un cynisme résigné où nous aurions tendance à penser que « tout compte fait, l’on verra bien quand ça arrivera ». Comme l’écrit très justement Herbert George Wells : « L’histoire est une course entre l’éducation et la catastrophe.[7] »

Les solutions existent. Il nous reste encore quelques années pour prendre des mesures décisives. Transformer nos activités individuelles et collectives qui affectent l’ensemble de la planète en prenant la pleine mesure des alertes lancées par les scientifiques est indispensable. De même que de suivre les courants d’idées qui promeuvent l’altruisme et le bien-être véritable en tant qu’authentiques guides dans nos prises de décisions.

Renouer avec le vivant en faisant naître en nous le sentiment d’émerveillement est un changement de mentalité important et déterminant au court, moyen et long termes. Il favorise les actions nécessaires à l’émergence d’une nouvelle économie et de nouveaux modes de vie et de consommation, à la fois plus solidaires et plus responsables vis-à-vis de notre planète et des êtres qui y cohabitent.

L’émerveillement devant la nature sauvage à lui seul ne suffira pas à régler la crise écologique, mais il est une prise de conscience nécessaire à l’action efficace. Cultiver cet état d’esprit de reconnaissance et d’humilité est un antidote au consumérisme superflu et mortifère – un espoir de restaurer la confiance dans la nature humaine et de préserver la part sauvage du monde.

En pratique, si chacun d’entre nous cultivait davantage l’aspiration à prendre soin, en ayant par exemple plus de considération pour les espèces animales, nous serions amenés à repenser la manière dont nous les traitons. Au lieu de les réduire à des êtres insensibles et instrumentalisés, nous reconnaîtrions leur conscience et état d’êtres vivants. Concevoir ce souhait de prendre soin permet de mieux prendre en considération notre interdépendance. Le sentiment d’émerveillement mène nécessairement au désir de protéger et donc à agir en ce sens. Cultiver collectivement cette considération du sort d’autrui et du vivant, éviterait le sacrifice aveugle du monde à nos intérêts éphémères, ne laissant à ceux qui viendront après nous qu’une planète polluée et appauvrie.

L’émerveillement en aspiration et en action, est un concept qui permet d’œuvrer ensemble à un monde meilleur en prenant sérieusement en considération le sort des générations à venir et des huit millions d’autres espèces qui sont nos concitoyennes en ce monde.

Johan Rockström, éminent chercheur sur les changements climatiques et environnementaux, me disait récemment : « Nous formons une seule communauté et gagnons à être bienveillants les uns envers les autres. Nous dépendons tous de notre capacité collective à rester en deçà des limites planétaires qui nous permettraient de préserver un espace de sécurité au sein duquel l’humanité pourrait continuer de prospérer. En menaçant la stabilité de la planète, nous menaçons toutes les générations futures. Garder une planète stable est l’expression ultime non seulement de la bienveillance, mais aussi de la justice intergénérationnelle. Nous devons parler du droit de naître sur une planète offrant de bonnes conditions de vie. La bienveillance exige de remettre à nos enfants une planète en bon état. Ce serait la meilleure de nos réussites. »

L’émerveillement mène au respect, le respect mène au désir de prendre soin, prendre soin mène à l’action – étendons collectivement notre engagement personnel au sein d’une responsabilité universelle.

Pourrions-nous nous émerveiller dans notre monde franc-maçonnique ? Nous émerveiller d’une Tenue qui nous a permis de « lâcher un peu prise » sur des problèmes récurrents, lâcher prise sur nos peurs ?  Les planches nous y aident bien entendu, mais de façon plus « sensitive » plus « émotionnelle » le rituel et les outils peuvent aussi nous permettre de nous émerveiller. L’émerveillement, comme le dit si bien Matthieu Ricard, nous mène au respect et au désir de prendre soin. C’est ce qu’il nous arrive de faire dans nos Loges, puissions-nous accentuer ce prendre soin, de nous et des autres.

Ida

Ida a créé avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son nom, prénom, tél, Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr


1 Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers, William W. Behrens, The Limits to Growth, Universe Books, 1972.

2En 2009, le Suédois Johan Rockström et vingt-sept autres scientifiques de renommée internationale introduisaient le concept de « limites planétaires » en neufs grands changements environnementaux. À partir de 1950, Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, désigne par « anthropocène » la prédominance de l’influence de l’activité humaine sur le système terrestre. On assiste à ce que les scientifiques appellent « la grande accélération ». Tout augmente : la population, l’utilisation d’engrais et d’eau pour l’agriculture, la surpêche et la pollution des mers, le nombre de véhicules, le méthane qui vient de l’élevage industriel, la diminution de l’ozone. En appauvrissant constamment les sources mêmes qui, depuis les origines, ont constitué la vie, les activités humaines détruisent la nature dans sa structure matérielle. L’ère de l’anthropocène marque le dépassement des « limites planétaires ». La violation des droits des êtres vivants par les activités humaines compromet irrémédiablement la pérennité et la survie des espèces et des générations futures.

3 Jean-Louis Etienne, Inventer sa vie, Points Aventure, 2016.

4Croissance : les dessous du réchauffement climatique, Pour L’éco, 26 décembre 2019. Croissance : les dessous du réchauffement climatique. 5 Aurélien Barrau au Global Positive Forum, 2019, Réveiller, Alerter mais surtout Encourager ! S’engager pour un monde positif – GPF2019. Réveiller, Alerter mais surtout Encourager ! S’engager pour un monde positif – GPF2019.

Oui, il existe des Grandes Loges racistes

La Franc-maçonnerie se fonde sur le travail sur soi en vue de s’améliorer. Pourtant il existe en ce 21e siècle des Grandes Loges racistes. Ce paradoxe demande explication.

Une fois n’est pas coutume, j’inclurai un peu de grognement défoulant dans ce billet, même s’il reste dans ma lignée obstinée « je veux comprendre ».

Nous avons tous un ami que l’on peut ranger dans la catégorie « complotiste ». Bien sûr, il n’y en pas deux pareils, mais les sociologues ont débusqué quelques invariants. Bien souvent, on trouve au départ une personnalité qui souhaite de la reconnaissance en se démarquant des courants de pensée « mainstream », et recherchant l’information alternative que les élites veulent garder cachée. Dans notre monde actuel toutefois, on est devant une mosaïque de théories du complot interconnectées, qui se modifient sans cesse au gré des focalisations du moment.

Et notre complotiste en herbe se retrouve vite à soutenir non plus une mais un bouquet de théories du complot.  A sa décharge, il faut rappeler que Goebbels déjà nous disait qu’un mensonge sans cesse martelé devient une vérité. Nous sommes donc tous influencés par nos lectures, et comme certaines nous plaisent plus que d’autres, nous voilà dans une boucle de renforcement, avant même que les algorithmes et les bulles cognitives qu’ils créent ne continuent cette œuvre de communautarisation clivante.

Mais le côté éminemment changeant du paysage proposé par internet diminue peut-être la virulence du phénomène ; cela reste à investiguer par les sociologues. En contraste, la lecture des livres, essais ou même fictions, doit logiquement créer des effets plus durables, en bien comme en mal…

Ceci m’amène à une lecture récente d’échanges sur une page maçonnique américaine sur un réseau social. Un frangin anglais découvrait effaré qu’aux USA il y a toujours 5 états, soit 10%, où la Grande Loge et la Grande Loge Prince Hall (= noirs et latinos) ne se reconnaissent pas et ne se visitent pas. Cela se passe dans les états dits de la « Bible Belt ».

A la question qui naît inévitablement (comment est-ce possible en 2023 ? Comment ne pas nommer cela du racisme ?), le modérateur indiquait qu’il est souhaitable que cela évolue, et qu’il faut prier pour qu’un jour tout s’arrange.

J’en déduis que ces frangins sous-traitent au GADLU des choses qui sont à leur main. Cela rappelle les pantoufles qui finalement sont responsables d’au moins autant de maux que les bottes, non ?

Comment se peut il qu’un ordre dont le premier objectif est le travail d’amélioration de soi en soit là ? Faut il voir dans cette mentalité rétrograde une des raisons pour lesquelles le nombre de francs-maçons aux USA, supérieur à 4 millions dans les sixties, est désormais sous le million ?

Quid si nous zoomons un peu sur les pratiques ? D’abord, les rites pratiqués là-bas imposent le par-cœur. Jusque-là on voit mal pourquoi cela freinerait le travail sur soi. Il faut tout de même ajouter qu’il n’y a pas non plus de « planches ». Or, les planches incluent chez nous une incitation à expliciter les réflexions qu’on fait sur soi-même. Cette verbalisation aide puissamment à se comprendre et à agir en conséquence.

Le travail à la gloire du GADLU, je n’y vois pas de contradiction de principe avec l’idée de travail amélioratif sur soi, et idem pour l’obligation de proclamer que l’on croit en dieu et/ou en la survivance de l’âme après la mort. Croire qu’un juge pèsera nos actes ou se dire que l’humanité vaut qu’on l’aime et qu’on travaille à l’apaiser, cela vise le même but.

Mais ensuite nous avons le Volume de la loi sacrée. Ici je commence à être un peu inquiet. Lorsqu’on ne fait pas de planches, ou si tout sujet sociétal ou religieux est rigoureusement interdit, il ne reste à l’adepte que la lecture et l’exégèse (sans critique du fond !) de la Bible et/ou du nouveau testament.

Je voyais sur un autre réseau social un « BibleBot Automatic Daily Verses », déversant en continu les plus belles citations des écritures. Je soupçonne que les passages effrayants, le Bot les glisse sous le tapis. Juste un exemple : « je suis le Seigneur notre Dieu, le Dieu fort et jaloux, qui venge l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la 3ème et jusqu’à la 4ème génération.. » Exode 20,5. Oui aujourd’hui on appelle cela génocide.

« Aime ton prochain » est interprété comme une subtile autorisation à détester ce qui est lointain ou différent : bonjour racisme, sexisme, clivages communautaristes et autres suprémacismes.

La personne qui baigne dans ces textes qui datent de plusieurs millénaires ne peut qu’être influencée par l’état d’esprit de l’époque d’écriture : domination des uns sur les autres (femmes, esclaves, autres « races » ou religions,  etc.) , châtiments sanguinaires, justifications par renvoi à la volonté de l’être suprême, pensée magique… Notons à ce propos que les traductions ont un peu adouci la pilule :  par exemple, le mot esclave a été remplacé par servante. Seuls les lecteurs ayant du recul pigeront la ‘manip’.

Nos frangins qui baignent dans ce jus ne peuvent qu’arriver à la conclusion que l’humain est une espèce figée telle que le créateur l’a pondue, avec ses différences qui induisent autant de hiérarchies et d’autorisations de mauvais traitements. Puisque l’espèce est figée, il est peu urgent d’y travailler pour l’améliorer, d’autant que nous n’avons pas à nous prendre pour dieu en corrigeant l’épure :  un p’tit coup de rabot hygiénique sur sa propre personne, et basta. Bref, c’est cela l’anti-Lumières.

Est-ce comme cela qu’il faut voir la franc-maçonnerie ? A moi les tradis, montrez nous votre volonté.