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Les Compagnons du Tour de France, ambassadeurs des métiers d’art

De notre confrère ouest-france.fr

Dans le cadre de l’édition 2023 des Journées Européennes des Métiers d’Art, Vendée vitrail projetait, au cinéma de Mortagne-sur-Sèvre, Compagnons, un long-métrage de François Favrat. Une projection suivie d’un débat avec des compagnons et des apprentis compagnons qui forment un vivier d’artisans d’art.

UNESCO – Patrimoine culturel immatériel

Comment devient-on compagnon ? Qui peut devenir compagnon ? Qu’est-ce que le tour de France ? Qu’est-ce que le chef-d’œuvre ? Combien de métiers le compagnonnage regroupe-t-il ? Combien y a-t-il de femmes ? Ce sont quelques-unes des questions du public, posées à l’issue de la projection de Compagnons, un film de François Favrat, avec, notamment, Agnès Jaoui, dans le rôle d’une compagnonne qui prend sous son aile Naëlle (Najaa), jeune fille passionnée de street-art, mal embarquée dans une histoire de dettes de drogue dans une cité de Nantes, pour la former au métier de vitrailliste, à la Maison des compagnons de cette ville.

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Le compagnonnage : un apprentissage de l’excellence

 Tout le monde peut devenir compagnon , commence Jérémie Mosnier, ébéniste et prévôt de la Maison des compagnons de Cholet, avant de détailler les différentes étapes de recrutement des apprentis compagnons.  Mais ce qui est essentiel, c’est la motivation, l’envie de faire de ses mains , ajoute-t-il.  J’ai découvert le compagnonnage par le bouche-à-oreille , précise Marceau Lheureux, apprenti compagnon tailleur de pierre et précédemment diplômé d’une école d’ingénieurs.

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 Mes parents m’ont dit que si je voulais faire un métier manuel, il fallait que je passe par les compagnons , raconte Rafaël O’Reilly, 20 ans. Apprenti compagnon carrossier  pour assouvir [sa] passion d’enfance de restauration des véhicules anciens , il est en passe aujourd’hui de se réorienter en serrurerie-métallerie, toujours au sein des compagnons.

Serrurier-métallier, c’est le métier d’art de Franck Chartrain, 52 ans,  compagnon depuis l’âge de 17 ans , fondateur d’un premier atelier  à New York , une vingtaine de salariés aujourd’hui, et d’un second, à Saint-Macaire-en-Mauges, La forge de style France, de taille identique.  Je remercie mes profs de collège qui m’ont dit que je n’étais pas fait pour les études , plaisante Franck Chartrain, qui travaille aujourd’hui pour les grandes marques de luxe, et dont l’art rayonne  à Hong Kong, Singapour… .

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Titouan Demailly, 18 ans a, lui, choisi la plomberie et entamera bientôt son tour de France avec un titre de Meilleur apprenti de France décroché en 2022. Un tour de France qui peut aussi avoir des allures de tour du monde, à l’image du futur voyage en Égypte de Marceau Lheureux. Ce périple d’ apprentissage de l’excellence  d’une durée moyenne de 5 ans est obligatoire pour être consacré compagnon, au même titre que la réalisation d’une  œuvre de réception , plus communément appelée “chef-d’œuvre”.

JEMA 2023 : la transmission des savoir-faire

On peut être aujourd’hui compagnon dans 36 métiers,  26 en 2012. Vigneron, fromager, charcutier, jardinier-paysagiste sont les derniers à y avoir été admis. L’ambition est de faire perdurer les savoir-faire », indique Jérémie Mosnier, dont la maison accueille  27 filles sur 80 apprentis. Elles n’étaient que 8 l’année dernière .

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Au nombre également des intervenants, Baptiste Guignard. Lui n’est pas compagnon mais artisan d’art, vitrailliste en l’occurrence et salarié, à 28 ans, d’un ancestral atelier angevin, Barthe-Bordereau, 180 ans d’existence.  J’ai d’abord fait des études de géologie et d’histoire des sciences à l’université avant de me réorienter vers les vitraux », indique le jeune homme qui s’apprête à prendre la responsabilité du chantier de rénovation et restauration des vitraux de la cathédrale du Mans.

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Les uns et les autres présentaient leurs métiers et travaux lors des Journées Européennes des Métiers d’Art, à Vendée vitrail, structure de découverte de l’art des vitraux, installée dans l’église Saint-Hilaire de Mortagne-sur-Sèvre.

Pour en savoir plus sur les Journées Européennes des Métiers d’Art 2023 dans les Pays de la Loire, cliquez

Illustrations : UNESCO

La fraternité : De vraies innovations

            Dans un article précédent : « Un vieux complet veston sur un corps d’Apollon » ou « Un vieux chemisier sur un corps de Minerve », j’ai présenté les trois composantes de la fraternité : l’affection, l’empathie et la gratitude. Selon mon expérience, bien sûr ! Des livres, des planches, des échanges et des jugements foisonnent. Quelle crédibilité ont donc ces louanges quand, dans sa Loge, on sent de l’animosité, de la prétention, des pressions. 

Que penser de cette cratophilie, comme l’écrivait mon maître Daniel Beresniak pour désigner l’amour du pouvoir. Il est vrai que l’organisation pyramidale naturelle de la meute humaine ne favorise pas trop les relations fraternelles dans la Loge ; mais il est vrai aussi que l’entraide, la bienveillance et l’empathie sont aussi natives chez les hominidés. C’est pour cela que nous ne cessons d’en parler, car nous sentons que nous recelons en nous ce trésor. Très bien tout cela. Mais transmettons-nous vraiment la fraternité, en la vivant au fil des tenues ? Parfois. Je trouve que souvent elle est laissée en état de friches dans le cœur de chacun, qui est persuadé qu’il est fraternel. Alors, à ce Frère, à cette Sœur, je pose la question cruciale : « Depuis que tu es initié(e), que fais-tu, concrètement de fraternel que tu ne faisais pas avant d’entrer chez nous ? ». Mon Frère, ma Sœur, lecteur, quelle est ta réponse ?

            Pour l’avenir, dans les troubles tremblants des changements de civilisations, la fraternité riche sera une porte d’accès majeur entre les êtres. Raison de plus, pour les Francs-maçons, de la vivre entre eux. Pour accomplir leur devoir : la transmission dans le monde profane. Qu’elle ne s’attarde plus sur les étendards flottants des belles paroles. Qu’elle descende à la pratique de la marche réelle dans les sentiers fleuris et boueux de la vie en Loge.

            Je suis un ancien, par l’âge et par la date de mon initiation. Pas de quoi se glorifier, je connais des Apprentis qui sont allés plus loin que moi. Mais ce que j’ai certainement, c’est l’expérience accumulée lors de mes voyages maçonniques. J’ai regardé, apprécié , noté beaucoup de pratiques fraternelles, modestes dans leurs apparences, mais efficaces dans leurs résultats. C’est ce que je vais maintenant te présenter. Tu reconnaîtras des pratiques qui existent dans ta Loge. Tu en découvriras d’autres qui sont expérimentées ailleurs. Mais surtout ne pense et ne dis pas : « Ce n’est pas dans le rituel ». La résistance au changement, c’était hier. Demain, la Loge sera créative, innovante et différente dans sa vie et son destin.  Et avec des pratiques nouvelles dont celles que je présente ci-après. Prépare-toi !

  • Le message collectif aux absents – Après la tenue, l’Hospitalier fait circuler une feuille blanche. Y sont inscrites en haut, à côté du sceau de la Loge, quelques lignes du genre : « Ma Sœur, mon Frère, tu nous a manqué. Et l’égrégore n’était pas parfait mais nous t’adressons ce message de fraternité. Ainsi, par la pensée, tu fus avec nous ». Et chacun y va de deux, trois mots et de sa signature. Si une telle feuille t’arrive un jour, car tu as été absent pour une raison d’importance, tu ressentiras comme cela fait du bien. De fait j’ai entendu, plusieurs fois, des remerciements de satisfaction.
  • Le rouleau des anciens disparus dans la canne – Lors des passages et autres tenues importantes, le Maître des cérémonies, devant tous, range dans le pommeau de la canne un papier qui contient le nom des membres décédés que l’on a connus. À défaut de pommeau, fixer le papier avec un ruban bleu ou noir[1].
  • L’accueil des visiteurs – Certaines Loges le font impeccablement ; d’autres ont vraiment à progresser. Voici ce qui se fait. D’abord chacun sur les parvis embrasse les visiteurs qu’il ne connait pas et échange les prénoms. Puis après l’ouverture solennelle le Vénérable les accueille collectivement. Enfin, à la fin de l’appel, le Secrétaire qui a recueilli les noms les appelle. Quand je suis Secrétaire, je demande que le visiteur donne le nom de son rite ; celui de l’obédience s’il(elle) y tient. Afin de marquer qu’il n’y a pas de frontières organisationnelles chez nous. La Franc-maçonnerie n’est-elle pas universelle ?

            Au Rite Standard d’Écosse, la réception des visiteurs m’éblouit à chaque fois. Le Vénérable descend, va chercher chaque visiteur l’un après et l’autre et le mène au centre de la Loge. Là, il lui prend les deux mains et lui fait un compliment de bienvenue. Comme je me suis senti accueilli !

            Notre Frère Jean Mourgues a écrit cette belle phrase : « Reconnaître son Frère sans l’avoir vu, l’honorer sans le connaître et l’aimer pour ce qu’il est sans l’avoir choisi personnellement, c’est là le tour de force de la fraternité initiatique. »

  • Le remerciement – Contrairement à une idée très sotte qui circule depuis une dizaine d’années, il est non seulement utile de dire « merci » en tenue mais indispensable pour le renforcement de la fraternité. Cela a été démontré mille fois par Seligman et son école : la psychologie positive. Mais des Maçons l’ont deviné ; à preuve cette déclaration que l’on trouve au Standard d’Écosse, déjà cité : « La bienfaisance jouit d’un double agrément du ciel, car elle bénit autant celui qui donne, que celui qui la reçoit. » Dire « merci » est une sorte de bienfaisance.

            Ce qu’il faut absolument éviter en tenue est le jugement ; par exemple sur la qualité d’une planche.  Des phrases comme « Je te félicite, ma Sœur pour la clarté de ta planche » sont à proscrire. Ou à l’inverse « Mon Frère, tu aurais dû revenir au rituel plusieurs fois ». Pourquoi ? parce que le jugement crée une relation d’autorité entre le juge et le jugé. De ce fait, ce dernier risquera de perdre de la liberté d’expression.

  • Choisir sa place aux agapes – Si tu as le bonheur de faire des agapes assises, alors choisis bien ta place ; pas auprès d’un adepte que tu connais bien. Non ! Près d’un visiteur, d’un initié de la Loge en privilégiant ceux et celles pour lesquels tu ressens peu de sympathie ; quel que soit son degré bien entendu. N’oublions pas que c’est d’abord le corps qui parle, puis les émotions, enfin la raison. S’asseoir ainsi est déjà un mouvement fraternel.
  • Écouter sans couper la parole – Tu vas me dire : « Mais c’est le « B-A BA » de la politesse. Certes, certes ! Mais le devoir est encore plus impérieux entre nous. Certains peuvent améliorer leur performance, me semble-t-il. Qui n’a éprouvé que se sentir écouté est un plaisir tel, qu’il déclenche souvent notre gratitude. C’est une des clefs principales, la première, peut-être, de cette qualité dont on parle tant : l’empathie. Sans couper la parole, mais sans oublier de regarder le Frère, la Sœur avec attention. Il(elle) le ressentira positivement.
  • Fêter les anniversaires d’initiation – Bien sûr, dans certaines Loges, l’Hospitalier fête les anniversaires profanes. Cela se défend, mais je préfère ce qui se fait aussi : la mention de la date d’anniversaire d’initiation. Ne compare-t-on pas cette cérémonie à une renaissance, après l’oubli du vieil Homme ? Évidemment l’Hospitalier peut se charger de l’affaire mais je crois que la marraine, le parrain peuvent aussi la prendre en charge. C’est moins formel et plus affectueux.
  • Embrasser vraiment – Là, je trouve que nous avons des efforts à faire. La tradition anglo-saxonne qui s’est peu répandue chez nous veut que ce soit une « accolade fraternelle », sans mention du baiser. Comme le disent joliment les Compagnons du Tour : le baiser de paix. Or point n’est besoin d’être grand clerc pour ressentir un baiser sur la joue comme une marque d’affection. Maintenant, depuis le milieu du XXe siècle les scientifiques n’hésitent plus : le corps et le psychisme sont complètement intriqués. Et tout part du corps qui engendre l’émotion qui monte à la conscience, le cas échéant, et qui déclenche la raison[2]. Conséquence pour les trois baisers : faire semblant d’embrasser en touchant, avec distance, les pommettes, est reçu par le destinataire comme un manque d’intimité. Plus simplement comme une distance affective, une vulgaire habitude politesse. Ce qui, reconnaissons-le, est ennuyeux pour un groupe qui prône la fraternité.

            Selon mon expérience, la fraternité est un ensemble qui regroupe : la courtoisie, la confiance, la transparence, l’empathie et l’affection. Si tu es d’accord avec cette proposition, alors embrasse vraiment ton Frère, ta Sœur : trois baisers avec la bouche, sur les joues. Certains d’entre nous vont se rebeller car ils n’aiment pas la proximité des corps. Ils vont trouver de bonnes raisons. Je crois qu’ils ont intérêt à se poser la question : « Pourquoi je fuis le contact ? ». C’est une question fondamentale dans son introspection, recommandée vivement dans notre Ordre.

  • Toucher une partie du corps de l’autre : la main, le bras, l’épaule pour le rendre plus réceptif C’est tout à fait recommandé quand on s’adresse à lui, à elle, pour un message important. C’est largement démontré en quelques circonstances que ce soit : le serveur qui effleure l’épaule de son client a nettement plus de chance de recevoir une parole gentille, un meilleur pourboire. Expérience classique. À mettre en pratique en tous lieux, avec les membres de sa Loge, sur les parvis, bien sûr ; mais aussi avec tout le monde : tu déclencheras de la sympathie pour toi. Sauf évidemment avec les peureux du contact physique. Et encore c’est à voir, avec l’habitude affectueuse développée entre nous.
  • Résumer la pensée de l’autre et lui poser une question – C’est une des bases de l’empathie. Pas si naturel que ça. En fait, cette écoute de qualité s’apprend. Nécessité d’abord d’être patient quand le vis-à-vis parle. Surtout ne pas l’interrompre par un « Pour moi, tu sais, c’est la même chose » ou « Ce n’est pas du tout pareil pour moi ! Je vais te dire… ». L’autre évidemment ne sent pas une attention dirigée vers et pour lui. D’ailleurs, tout petits, ne nous a -t-on pas seriné : « On ne coupe pas la parole ». Pourtant, avec la croissance, l’ordre de courtoisie est parfois relégué au fond des souvenirs opaques.

            Ce n’est pas tout, pour arriver à un chef d’œuvre de l’écoute : d’abord ne pas interrompre, nous venons de le voir. Ensuite, et ce n’est pas facile, reprendre en quelques phrases ce que vient de dire son interlocuteur.

  • Ne pas se courber en deux quand on salue le Vénérable ou un dignitaire quelconque – Lors d’une entrée ou sortie de Loge, ou en toute autre occasion. Bien sûr plusieurs d’entre nous vont se récrier : « Mais enfin il s’agit d’une marque de respect envers quelqu’un qui a une fonction plus importante que soi. » En rajoutant souvent : « Surtout à une époque où le respect existe de moins en moins. » Mon avis est complètement différent : pour une Voie initiatique qui prône la liberté et l’égalité, respecter l’autre est une évidence ; pour des motifs altruistes et de bienveillance. Mais surtout pas par soumission au dispositif et aux coutumes dépassées de l’organisation. Oui, le Siècle des Lumières nous a légué des valeurs sûres mais souvent habillées du fatras culturel de l’époque. Par exemple, ôter son chapeau et se courber devant une personne de plus haut rang que soi. Toutes ces histoires ne tiennent plus la route périlleuse qui s’ouvre à l’humanité.
  • Le passage des mains à l’initiation – Comme j’ai été ému la première fois où j’ai participé à ce serrage des mains de l’impétrant aux yeux bandés. Voici la séquence. En deuxième partie de l’initiation avant le dévoilement de la Lumière, les initiés agissent ainsi : l’Expert fait faire, au candidat les yeux bandés, le tour de la Loge, où les Frères et Sœurs, en cercle sont debout. Puis l’impétrant est avancé vers le premier adepte. Celui-ci, celle-là prend les deux mains du nouveau et les serre. Comme chacun a un corps qui parle fort, le serrage n’est pas seulement le même à chaque fois. Sous son aspect répétitif, la poignée des deux mains transmet un message personnel, sans intervention de la conscience, dans le registre nu des sensations. C’est de corps à corps que la fraternité, l’accueil affectueux se transmet. Comme je regrette que ce geste rituel n’ait pas existé lors de mon initiation, en 69. La spiritualité qui mêle sensations, émotions, et prises de conscience n’était guère à l’ordre du jour dans la plupart des rites.
  • Chanter à la chaîne d’union – D’abord souligner que la chaîne d’union est un symbole très fort car fondé clairement sur le physique. Quand je pense que des Loges l’ignorent encore. C’est le premier point. Le second, c’est : « Que chante-t-on ? ». On pourrait laisser le choix à la discrétion de la Loge. Une coutume s’impose pourtant : le chant écossais « Auld lang syne », XVIIIe siècle, traduit en français par « Ce n’est qu’un au revoir ».

            Chanter avec les autres est une joie profonde, qui transporte ailleurs, hors les murs de l’atelier. Avec l’espoir, l’entente sans réserve, le partage immaculé ! À entonner après la lecture du texte, à la fin, avant le « Dénouons nos mains ». Petite remarque : dans un des couplets suivants les deux premiers qui sont seuls chantés, le nom de Dieu est prononcé, mais on se contente de chanter les deux premiers couplets. On trouve alors la jouissance d’être ensemble, une unité.

  • Pour l’Orateur, terminer les conclusions par une note positive ou d’espoir – Car cela dispose bien les auditeurs. C’est une des conséquences résultant de l’effet « Zeigarnik ». Il a été étudié scientifiquement en premier, par Bluma Zeigarnik. C’est une des clefs du maintien du moral des groupes, une Loge en particulier. Alors l’Orateur doit le mettre en place avec une ou deux phrases à la fin de ses conclusions. Si tout s’est bien passé, le dire clairement. Si la tenue fut médiocre, ne pas terminer dans la grisaille du constat triste mais par une ou deux phrases dans le genre : « Nous pourrions, à la prochaine tenue, faire ceci ou cela. Ainsi nous nous améliorerons encore ». Ou « Notre chemin de Loge n’est pas toujours très facile mais les difficultés que nous rencontrons sont de belles occasions de nous perfectionner ». Il va de soi que le Vénérable, de son côté, renforce brièvement cette note d’espoir. Ainsi s’assure-t-on que les Sœurs et les Frères partiront en bonne forme.
  • Aller visiter un honoraire qui ne vient plus, parce qu’il est trop âgé ou/et malade – Qui fait la démarche ? Un Maître qui l’a bien connu et un Apprenti qui ne l’a jamais rencontré. Rien de tel pour honorer les anciens. Rien de tel pour démontrer ce qu’est une chaîne « qui vient du passé et tend vers l’avenir ». La Loge où j’ai appris ce dispositif fraternel et affectueux, le mettait en œuvre une fois l’an. Mais la fréquence peut être modulée selon les cas. Je t’assure, voir des éclairs de joie dans les yeux d’un ancien est émouvant !
  • Au passage au deuxième degré, faire une pause et partager le vin et le pain dont chacun déchire un morceau qu’il offre à un autre – Symbole de fraternité inscrit dans la réalité physique : tout le monde le comprend. Bien sûr, inspiration de la Cène, puis du rituel de la messe, qui l’a rendu abstrait : c’est l’officiant qui boit et donne « à manger » les hosties. Dans le rite qui pratique ce simple et beau symbole fraternel, on arrête la cérémonie. Tout le monde se lève dans le désordre. Le Vénérable, le premier, boit le vin rouge dans une grande coupe et la tend ensuite à son voisin. Puis il partage le pain en prélevant une bouchée pour lui. Point de commentaire quand la scène est terminée. Une nouvelle fois, les mythes et les symboles qui s’ancrent dans la réalité physique n’ont point besoin d’explications. Ce qui n’empêchera pas le Second Surveillant d’échanger sur ce moment avec ses Compagnons, lors d’une « séance d’instruction », comme on le dit encore, aujourd’hui, hélas, à la mode du XIXe siècle. Pas d’érudition : ce qu’ils ont vécu et ressenti.
  • Des agapes fraternelles – Souvent on dit que les agapes font partie de la tenue et c’est bien vrai. On sait aujourd’hui que l’organique, l’émotionnel et la conscience sont étroitement mêlés. Ils sont enlacés dans la moindre de nos attitudes et comportements. Les agapes, c’est d’abord l’organique, bien sûr ; mais elles peuvent être le moment d’exhausser la fraternité de deux manières. À mettre en place pour les Loges qui ont des agapes assises, hélas pas toutes et c’est bien dommage.

            D’abord, dans toute la mesure du possible, les agapes sont préparées par plusieurs membres de la Loge, à tour de rôle. C’est le rôle du Maître des banquets que de faire la répartition. Pas facile, me diras-tu ! Nous travaillons et, avec la vie familiale, il n’y a guère de temps. J’ai vécu tout cela mais je t’assure qu’au-delà de l’aspect contrainte, préparer le plat, le dessert, apporter le pain, le vin… te renvoie, en pensée, inévitablement aux FF\ et aux SS\. En cela, tu marques un point concret de fraternité. Les Loges qui se retrouvent à table au siège de l’obédience n’ont pas cette possibilité. Dommage ! Ensuite, un minuscule détail peut avoir le même effet fraternel en toute discrétion. Voici : Bien souvent, l’agapeur pose les plats sur la table et attend que chacun se serve. Trois façons de procéder. Les plats restent au milieu et on se sert en tendant le bras. Mais on fait souvent mieux : le plat est passé de l’un à l’autre. Beaucoup plus courtois. Le mieux ? Quand le plat m’arrive, je ne me sers pas en premier et je propose à mon voisin, ma voisine de le servir. C’est ainsi que les agapes peuvent faire partie de l’arsenal fraternel.

  • Faire le signe d’ordre – L’usage, dans les Loges que j’ai fréquentées, est toujours le même mais je ne crois pas qu’il faille généraliser. La Sœur, le Frère qui entre dans une tenue en cours parce qu’il est retardataire ou parce que la cérémonie l’exige, se met à l’ordre, fait les pas. Il, elle fait le signe pendant la marche ou à la fin, ce n’est pas ce qui importe. Ce que j’ai observé ce sont les Vénérables et les deux Surveillants, à ce moment-là : ils restent assis et font le signe avec leur maillet.  Cela m’a toujours choqué. D’abord le signe réclame impérativement, vu sa force symbolique, d’être accompli debout. Ensuite, je me demande pourquoi les trois officiers usent de cette dérogation. Et on me répond, presque tout le temps : « C’est pour bien marquer la hiérarchie dans la Loge. » Ahurissant pour deux raisons : d’abord confirmation de la structure pyramidale du pouvoir comme dans la vie profane où certains commandent à ceux qui sont censés leur obéir. Ce qui, quand on y réfléchit bien, ne me semble guère maçonnique Ensuite, c’est une violation du principe d’égalité entre tous les Maçons du globe. Là je trouve cela grave. Et pourtant, je n’ai jamais réussi à changer cette pratique. Toi, je le souhaite.
  • L’Hospitalier n’est pas le seul à prendre des nouvelles des absents – Si nous prétendons que la fraternité est la pierre de touche de la Voie, ce que je crois, alors joindre les absents malades est le devoir de tous. Voici ce que j’ai observé une fois : l’Hospitalier demande une assistance :  Trois membres de la Loge, tour à tour, joignent aussi le Frère, la Sœur malade. Le mieux est, bien sûr, d’aller le voir mais la vie moderne ne nous rend pas aisée cette tâche. Alors le mèl, le téléphone visuel si possible viennent à la rescousse.
  • Citer les absents en début de la chaîne d’union. Si besoin, rappeler les causes de leur absence. Ne surtout pas oublier les honoraires.
  • Nous ne cessons de répéter, en France particulièrement, que la Franc-maçonnerie est universelle. En cela, la chaîne d’union, peut-être une belle occasion de le démontrer – Comment ? Ceux et celles qui parle une langue étrangère seront invités à lire le texte de la chaîne dans cette langue. Peu importe que l’on ne comprenne pas ladite langue. Tout le monde ne connaît-il pas cet appel à la fraternité universelle ?

            Voilà donc 21 possibilités d’accroître la fraternité entre les adeptes d’une Loge. Et, ce faisant, de développer un climat général de courtoisie, d’attention et d’empathie. Ne serait-ce pas une des composantes essentielles du fameux « égrégore » ? C’est mon avis. Quand l’atmosphère de la tenue est ainsi rendue plus ouverte et chaleureuse, chacun se livre avec plus de détente. Il, elle donne ainsi à voir ce qu’il est, ressent plus que ce qu’il pense. Et alors la voie royale de l’introspection s’ouvre à tous ceux qui cherchent vraiment à devenir eux-mêmes, dans le tourbillon des émotions croisées et affectueuses.


[1] Surtout pas un élastique.

[2] Cette dernière revêt des mots plus ou moins clairs…

« Peut-on être franc-maçon et chrétien ? » Un Docteur vaudoulogue y répond

La rédaction de 450 fm sélectionne régulièrement des articles assez insolites pour traiter de problèmes habituellement graves. Aujourd’hui, il s’agit d’un docteur vaudoologue du Québec.

Lumière sur le monde a pour but d’amener des pistes de réflexion, afin de contribuer à l’avancement des peuples noirs. Cette émission est présentée par le Dr Jean Fils-Aimé, P.H.D. Jean Fils-Aimé est un animateur depuis plus de 35 ans, dont 20 ans à la radio CPAM à Montréal (Canada) et chroniqueur politique sur Radio Centre-Ville. Il est titulaire d’un doctorat en théologie de l’Université de Montréal (2003), une maîtrise en histoire médiévale (M.A.) de l’Université McGill (1997), une maîtrise en administration publique (M.A.P.) avec une spécialisation en Management International de l’École Nationale d’Administration Publique de l’Université du Québec (2012). Il est aussi auteur de plus de 14 ouvrages, chercheur en management interculturel et analyste politique. Il vit au Québec depuis plus de 30 ans.

Cérémonie vaudou

Un vaudoulogue est un spécialiste du culte vaudou, en Haïti, par exemple, culte animiste greffé sur une croyance monothéiste et selon lequel il vaut mieux s’adresser aux dieux qu’à Dieu, trop lointain et trop respectable. Il s’agit d’un syncrétisme de rites animistes africains et de rites catholiques.

N’oubliez pas de vaincre la mort

De notre confrère italien expartibus.it – Par Christiane de Rosemunda

Quelques jours se sont écoulés depuis le 10 mars, date que la franc-maçonnerie du Grand Orient d’Italie consacre à la commémoration des Frères passés en Orient éternel. La décision de ne pas faire coïncider ce souvenir avec la célébration officielle reconnue par l’Église n’est pas accidentelle, mais rend hommage au décès du grand représentant du Risorgimento italien Giuseppe Mazzini.

La trace de son initiation n’a jamais été retrouvée, mais ses écrits envers la famille, la patrie, l’humanité et la diffusion des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, qui exaltent le grand héritage des valeurs maçonniques, le font reconnaître comme tel , même s’il n’avait jamais prêté serment.

Nous sommes, entre autres, également proches de l’équinoxe de printemps, le moment où tout redevient « vivant » après une période où tout est « mort ».

Les pensées volent vers le grand philosophe Epicure, selon qui ce n’est pas la mort elle-même qui impressionne, mais c’est la peur de la mort qui alimente ce sentiment qui nous dérange, nous empêchant d’atteindre la sérénité intérieure tant désirée.

Parmi toutes ses merveilleuses réflexions, je cite, ci-dessous, deux :

La mort n’est rien pour nous.

Quand on vit, il n’y a pas de mort. Quand elle est là, nous ne sommes pas là.

Quand je repense aux frères que j’ai rencontrés, déjà à l’âge adulte, qui physiquement ont quitté le Temple et ne pouvaient plus « parler », j’aime à les imaginer dans la Grande Loge de l’Orient Éternel.

Leur travail se poursuit à travers ceux qui travaillent aujourd’hui avec persévérance et fierté, amour et tolérance dans le Temple. Ils sont en nous et nous sommes en eux, forts des idéaux qu’ils nous ont transmis et fiers de suivre leur brillant exemple.

Les individus meurent, mais qu’une grande partie de la vérité qu’ils ont pensée, qu’une grande partie du bien qu’ils ont fait n’est pas perdue avec eux : l’humanité la recueille et les hommes qui marchent sur leur tombe la font leur.
Joseph Mazini

En ce jour très important, il faut se souvenir des francs-maçons qui ont passé une partie de leur vie terrestre à renforcer l’antique et inoxydable chaîne de fraternité, ceux qui, avec une grande passion, constance, sacrifice, humilité et persévérance, ont déposé leur grand ou petit « brique », qui a d’abord servi à construire le Temple personnel puis à agrandir l’espace que nous partageons tous, immense, universel, intemporel et sans frontières.

Nous parlons de la mort, car cela signifie parler de la vie et vice versa.

En franc-maçonnerie la pensée de la mort est un fait réaliste et concret et le néophyte au sein du cabinet de réflexion la sent immédiatement, même si elle l’effraie au départ, car elle est encore trop liée au blasphème. Au cours de son parcours initiatique, il va cependant changer d’approche et comprendre à quel point il est important de mourir et de renaître plusieurs fois, avec une conscience en constante évolution.

Même lorsqu’un franc-maçon passe les Vals célestes, il ne meurt jamais réellement ; nous percevons seulement qu’un maillon de la Chaîne s’est rompu pendant un temps relativement court, laissant un vide qui devient un appel à un autre Vampire pour le combler.

Naturellement, son départ terrestre entraîne des souffrances pour ceux qui restent, mais se souvenir de lui signifie supprimer la douleur, célébrer la vie, donc exclure la mort.

Nous, francs-maçons, disons souvent que « tout est juste et parfait », mais en réalité nous savons très bien que « tout est juste, oui, mais perfectible » ; lorsqu’un Frère abandonne sa dépouille mortelle, il nous laisse le soin de tout rendre « juste et parfait ». Un héritage important pour ceux qui restent.

Le passage à l’Orient Éternel est une transposition de la Lumière et là où il y a la Lumière, il y a la Force, il y a la Vie et la compacité de la Chaîne est renforcée.

Le mot n’a pas disparu, il est seulement perdu, les Frères ont le devoir de le retrouver.

L’important est que la mort nous retrouve en vie.
Marcellus Marchesi

« Nous observons une augmentation des candidatures » affirme Georges Sérignac – Grand Maître du GODF

De notre confrère actu.fr – Par Alain Gravil

En déplacement dans le Gers (Occitanie), Georges Serignac, le Grand Maitre du Grand Orient de France, confie à Actu.fr les enjeux et le contexte de la franc-maçonnerie en 2023.

Actu : Combien y-a t-il de Francs-maçons en Occitanie, et quel est le profil type ?

Georges SERIGNAC : En Occitanie, nous comptons environ 4 000 frères et sœurs dont 2 300 au Grand Orient de France. Chaque loge compte environ 40 membres. Au Grand Orient, le profil est plutôt la classe moyenne. Nous avons par exemple des professeurs, des professions libérales et des élus. On a souvent l’image d’une élite mais cela n’est pas vrai. La franc maçonnerie n’est ni élitiste, ni élitaire. D’autant que dans les loges, les classes sociales n’existent plus; il n’y a donc pas de différenciation entre membres.
L’image élitiste vient de l’origine de la franc-maçonnerie. En effet, lorsqu’elle a été fondée en Angleterre elle rassemblait alors l’élite scientifique.

Ces dernières années le Grand Orient perdait des adhérents. S’agit-il d’une baisse structurelle et comment l’expliquez-vous ?

GS : Nos derniers chiffres sont très encourageants. Ils montrent que nous avons retrouvé tous nos effectifs d’avant Covid. C’était donc une baisse conjoncturelle due à la réduction de l’activité de nos loges en raison du contexte sanitaire. Aujourd’hui, nous comptons 53 000 membres et nous avons un très grand nombre de personnes qui veulent nous rejoindre, de manière plus importante qu’avant covid. Nous verrons si c’est un effet de rattrapage. En tout cas, c’est très réjouissant.
L’âge moyen d’entrée en maçonnerie est de 45 ans. Ces derniers mois, nous observons un rajeunissement des candidats, ce qui est un signal positif dans le contexte de vieillissement que nous observions jusqu’alors.

Quelle est la spécificité de votre obédience ?

GS : C’est d’abord la première historiquement. Elle a trois siècles d’existence. Elle prend le nom de « Grand Orient de France » en 1773, il y a 250 ans. C’est l’obédience la plus importante en nombre d’adhérents. Nous avons abrogé l’obligation de croyance en 1877, ce qui était révolutionnaire à l’époque. Nous pouvons parler de politique et de sujets de société en loge, ce qui n’est pas le cas des obédiences traditionnelles. Nous avons à ce titre accompagné la République dans les grands débats sociétaux, y compris sur la laïcité. Outre le fait de rester un ordre initiatique, nous attachons une grande importance à la liberté de conscience et à l’engagement dans la cité.

Pourquoi s’engager aujourd’hui en franc-maçonnerie ?

GS : Je pense qu’à notre époque il y a peu de points d’ancrage républicains. Des lieux dans lesquels les principes républicains sont défendus, respectés sans la moindre ambiguïté. Outre cela, la méthode que nous pratiquons en franc-maçonnerie n’a pas d’équivalent ailleurs. Nous nous écoutons; nous ne nous interrompons pas; nous avons un respect mutuel les uns envers les autres. Il y a aussi le travail sur soi. Enfin, c’est un lieu de convivialité et nous tissons des liens forts entre adhérents. Aujourd’hui, nos valeurs et notre méthode sont de précieux atouts dans le tumulte de l’époque.

Tout le monde peut-il rentrer dans une loge ? Le processus de sélection semble très ardu.

GS : Tout le monde peut candidater y compris par internet via notre site. Vous êtes ensuite redirigé vers une loge à proximité de votre domicile. Le président de la loge vous rencontrera et il pourra ensuite lancer la procédure d’admission qui comprend trois entretiens avec des membres de la loge. Suivra le mythique « passage sous le bandeau »: l’impétrant sera alors interrogé sur ses motivations sans pouvoir voir les membres autour de lui, car il faut garantir le secret des membres en cas d’un échec éventuel du candidat lors du vote de la loge. La très grande majorité des candidats est acceptée à l’issue du processus.
Pour rentrer au Grand Orient de France, il n’est pas nécessaire d’être un universitaire de haut rang, ni d’avoir fait de grandes études. Il faut juste être en phase avec les grands idéaux républicains.

Le Grand Orient de France fête cette année son 250ème anniversaire. Des rendez-vous avec le grand public sont prévus partout en France.

Plus d’information : https://godf.org/index.php/pages/details/slug/250-ans-de-lappellation-grand-orient-de-france

Grand Maître de la Grande Loge chilienne, Sebastián Jans : « La Constitution doit avoir une nouvelle formulation dans un processus démocratique »

De notre confrère chilien diarioconcepcion.cl – Par Cécilia Bastias

Lors d’une visite dans la région de Biobío, le Grand Maître de la Grande Loge franc-maçonne du Chili, Sebastián Jans, s’est entretenu avec Diario Concepción de divers aspects du travail national et régional, dans le cadre de l’installation du Triangle maçonnique, qui est le premier ID, à San Javier de Loncomilla.

Blason de la Gran Logia de Chile A. F. & A. M.

Comment voyez-vous que la franc-maçonnerie a influencé l’évolution de la région du Biobío vers la décentralisation ?

Une essence maçonnique très puissante de contribution qui signifie des jalons importants dans le développement régional et l’affirmation régionale, en ce sens ce qui a été construit historiquement par une franc-maçonnerie extrêmement importante. Il y a des jalons culturels et éducatifs, des jalons du point de vue de la résolution de certains problèmes de santé. Nos frères étaient très importants pour avoir un système de santé publique vigoureux dans cette Région. Dans l’éducation, nous connaissons le lien qui existe dans le processus de gestation, de développement et de permanence dans le projet de l’Université de Concepción, Coemco elle-même, qui a des écoles à Concepción, à Chiguayante, à San Pedro de la Paz, le Comental qui est à Talcahuano, des écoles extraordinaires. Il y a des présences politiques dans l’histoire de la région où il y a toujours eu des francs-maçons qui, à partir de différentes perspectives idéologiques, ont indiqué un modèle de développement. La participation maçonnique à ce que signifiait le développement de l’industrialisation est très importante. Mais aujourd’hui, il y a aussi une affirmation sur ce que signifie concevoir une vision autour de l’éducation au processus de régionalisation et nous sommes très concentrés depuis nos loges sur la contribution aux développements qui se produisent précisément dans la Région, de la province, et, bien sûr, de la ville.

En 2022, la Grande Loge du Chili fêtait ses 160 ans.

Nouvelle constitution

Comment pensez-vous que le processus de la Nouvelle Constitution devrait être mené ?

Il devrait y avoir des débats sereins, tournés vers des réalisations vraiment fructueuses représentant la démocratie et la pluralité. La franc-maçonnerie condamne clairement les moyens violents de résoudre les conflits sociaux, elle condamne les manifestations dans le fanatisme, car évidemment cela n’apporte pas de résultats, personne ne peut s’attendre à ce que ce soit une bonne voie. Nous sommes ouverts à contribuer fortement aux dialogues pour la construction d’un tissu social sain, nous sommes pratiques, nous n’avons aucune réserve quand il faut clairement apporter une contribution à cet égard.

Lorsque l’éclosion sociale s’est produite, nous avons tenu une convention nationale dans le cadre d’un débat auquel toutes les loges ont participé et qui s’est terminé par une réunion nationale. Là, l’une des résolutions importantes, était la nécessité que nous, les maçons, croyons, à savoir que la constitution devait avoir une nouvelle formulation et être issue d’un processus démocratique. Par conséquent, lorsque l’accord précédent a été conclu, nous avons fermement soutenu ce qui s’est passé en novembre avec l’accord politique. Tout cela signifiait que nous avions apporté une contribution au processus précédent, et il semble qu’évidemment, ce n’était pas ce qu’il fallait faire pour arriver à un résultat vraiment acceptable pour les citoyens. Nous continuons d’insister sur la nécessité d’être recherché et dans des conversations avec différents acteurs politiques exprimant cette opinion.

Grande Loge du Chili – Bandeau Twitter.

Quel est votre appel à ce processus ?

Notre appel est justement aux différentes instances qui ont été créées à cet effet de faire les meilleurs efforts pour exprimer et respecter les points établis par l’accord politique, parce que c’est très important, il y a des points essentiels qui ont été le fruit d’un grand débat au sein des partis politiques. Je crois que cela doit aboutir à un bon résultat. Nous sommes optimistes et soutenons clairement cette voie. Ce qui nous intéresse, c’est qu’elle soit effectivement une constitution qui réponde aux préoccupations de la société que la constitution actuelle ne contient pas, ce qui a à voir avec un État laïc nous semble très important.

Par exemple…

Il s’agit de garantir l’éducation, non seulement en tant que principe général, mais aussi en termes de qualité pour tous. Lorsque nous parlons de la vie, il est important de garantir la santé, non seulement le droit à la vie, mais la bonne expérience de la vie, car aujourd’hui, il y a des gens qui meurent à cause desquels le système de santé n’a pas été en mesure de fournir la maladie réponse. Cela montre vraiment que, ayant un très bon système de santé pour la réalité de l’Amérique latine, il y a des lacunes qui doivent être résolues et je pense que quand on parle de la vie et de la protection de la vie, il faut penser à tout le processus de la vie de la naissance à la mort.

On ne peut pas non plus avoir une constitution pleine de garanties, c’est une autre affaire, mais il y a des choses qui sont fondamentales par rapport à la vie des gens, le droit à une éducation de qualité je pense est fondamental.

Comment analysez-vous l’exercice du gouvernement actuel ?

Nous n’avons pas l’intention de nous sentir réprimés par certaines autorités, ce n’est pas notre objectif. L’objectif est que nos frères qui participent à des activités gouvernementales ou qui remplissent des rôles dans n’importe quel cas où nos principes sont fortement représentés. Que les valeurs soient exprimées dans les différentes options qui sont canalisées. Nous avons un nombre important de nos frères qui participent au gouvernement ou à différentes instances, aux services les plus larges, aux seremías et aux instances supérieures du gouvernement. Oui, il est important de souligner ces principes essentiels, comme la tolérance, le dialogue, comme la liberté de conscience, sa préservation et son assurance. Ces aspects sont essentiels pour nous car ils sont toujours dans les débats dans la manière dont ils s’expriment comportementalement en politique.

Grande Loge du Chili, fondée le 24 mai 1862. Son siège est à Santiago du Chili.

Comment avez-vous observé ce qui s’est passé avec l’urgence due aux incendies de forêt et comment la franc-maçonnerie agit-elle en réponse ?

Sur l’origine même de cette situation d’urgence, je crois que des règlements doivent être établis pour éviter qu’elle ne se reproduise. Il est nécessaire de travailler sur la réglementation et de parvenir à un consensus avec les différents acteurs pour une réglementation qui rende la situation des feux de forêt plus maîtrisable. Il faut être conscient que nous ne faisons pas quelque chose de bien en tant que pays, en ce qui concerne la façon dont les plantations sont faites et comment les grands risques éventuels que les grandes plantations impliquent sont efficacement protégés. Dans la situation du changement climatique qui va apporter de nouveaux épisodes, il faut y penser, et il faut que ce soit rapide. D’une part, deuxièmement, les dommages, l’impact que cela produit économiquement sur les personnes, sur les entreprises, sont dramatiques. Il y a des gens qui ont perdu tous leurs animaux, qui ont acheté un lopin de terre pour leurs vieux jours et qui se sont retrouvés sans rien.

Plaquette de présentation, détail – Au 01/01/2020, la Grande Loge du Chili comptait 13 534 Frères et 241 Loges.

Ensuite…

Cela a un impact énorme sur lequel il est nécessaire de promouvoir des politiques efficaces et rapides. La question de la perte des écoles est très importante pour nous, d’ailleurs c’est une région avec un énorme potentiel et aussi des retards importants. Dans ce domaine, notre premier effort a été de soutenir ceux qui affrontaient les incendies. Nous avons fourni un soutien très important aux pompiers en rations alimentaires de base pendant qu’ils travaillaient, ce qui signifiait la livraison d’eau pour tous les membres de la brigade et les pompiers, un excellent travail a été fait à cet égard. Aujourd’hui, notre travail de soutien est de savoir comment nous pouvons collaborer aux processus de reconstruction des sphères sociales et collaborer dans tout ce que nous pouvons pour compléter ce que les organisations gouvernementales font à cette fin. Nous avons une conversation en cours avec la déléguée à la reconstruction, Paulina Saball, pour voir comment nous pouvons aider le processus de reconstruction selon nos moyens. Cela coûte beaucoup en temps et en exige beaucoup de sérénités.

Le sens de la maladie dans l’univers initiatique

Il n’est pas nécessaire d’être médecin pour prendre conscience des interférences entre la maladie et le processus initiatique !

Cette première approche a pour objectif de soulever le voile d’un aspect particulier de l’univers initiatique.

Ce billet rentre dans le cadre des réflexions qui ne peuvent manquer à l’occasion du Ramadan, de la semaine sainte et de Pessa’h (débuté le 5 avril).

En franc-maçonnerie, si nous travaillons de midi à minuit c’est aussi en relation avec la souffrance (voir un développement sur ce sujet).

Il est clair que cela ne concerne que celles et ceux qui sont intimement convaincues de la réalité du processus initiatique.

Cette précision est importante parce qu’il ne faut pas croire que cela aille de soi. Si on s’intéresse par exemple à la franc-maçonnerie, toutes les francs-maçonnes et tous les francs-maçons ne sont pas sur le même niveau de conviction par rapport au sens qu’ils donnent de la réalité initiatique.

Pour un certain nombre, l’initiation est assimilée au démarrage d’un processus d’acquisition d’une connaissance , pour d’autres il s’agit d’une réelle entrée dans un monde fantastique ; cette re-naissance s’annoncant riche de transformations.

L’univers initiatique ne se limite naturellement pas à la franc-maçonnerie ; il comprend bien d’autres démarches ; des aventures mystiques, occultistes, alchimistes, animistes ou chamaniques, pour ne citer que les plus connues, appartiennent aussi à cet univers.

Pour celles et ceux qui vivent l’initiation comme une « renaissance », la relation entre la maladie et l’initiation se comprend dans la mesure où dans les deux cas on retrouve le moi profond. Dans l’usage des mots, ne parle-t-on pas de mort et de renaissance en imaginant que l’initiation implique l’émergence d’un être nouveau ?

Dans cet univers initiatique la maladie a un sens ; bénéfique ou perturbante, mais toujours elle questionne !

Si d’un point de vue médico-psychologique, l’initiation peut s’analyser comme un transfert, et la maladie comme un désordre fonctionnel, dans une approche initiatique la maladie apparaît comme le stade nécessaire et indispensable où l’auto-transformation est en œuvre.

Ce stade que l’on pourrait rapprocher de l’épreuve de la terre est inhérent au processus initiatique.

Quatre types de situations initiatiques dans lesquelles la maladie intervient peuvent être décrits !

La maladie est déniée et la perturbation du raisonnement qui est observée est vécue comme un exercice normal ; pour le sujet en cause, tout va bien et si on semble insinuer qu’il y a un problème, c’est qu’on ne le comprend pas ou qu’on veut du mal à la personne en cause.

On retrouve ce mode de fonctionnement dans tout ce qui implique un délire ou un fétichisme.

La maladie a constitué un élément essentiel du processus initiatique. En surmontant l’épreuve qu’elle a constituée, la personne concernée a pu accéder à un niveau de conscience supérieur.

Globalement, on retrouve cette définition de la maladie que l’on doit à Nelly Sevin, psychothérapeute : « La maladie est un message émis par le corps pour que l’on prenne conscience qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans notre façon de penser, d’agir ou de prendre soin de soi. »

La maladie est un élément de l’initiation. Ce qui est vécu comme une maladie par d’autres personnes est intégré comme une composante de l’initiation ; la maladie et la mort qui s’en suivra sont inhérentes au processus initiatique.

C’est par exemple le pouvoir attribué à la folie en Afrique. La personne considérée comme folle est dotée d’un pouvoir qui lui donne sa place sociale ; elle seule a accès à certaines connaissances ; il faudra donc bien prêter attention à ce qu’elle dit et à ce qu’elle fait !

Le pouvoir de guérir la maladie, considéré comme le témoin de la qualité initiatique.

Dans le paragraphe précédent, la personne malade possède des dons qui lui permettent d’accéder au statut d’initié ; dans un autre cas de figure, on reconnaîtra l’initié-e à sa capacité de guérir, par exemple par l’imposition des mains pour soigner les brûlures ou les dermatoses.

Mais celui qui sait maîtriser la maladie sait aussi rendre malade ! On retrouve là, la difficile limite entre un pouvoir bénéfique et la capacité maléfique.

Ce pouvoir de guérir ou de manipuler la maladie (en jetant des sorts par exemple) donne un statut d’initié-e qui sous-entend la capacité d’accéder à un niveau de connaissance supérieure.

On retrouve cette qualité de l’initié-e dans une lecture médicale particulière du Tarot de Marseille.

Ces différentes intrusions de la maladie dans le processus initiatique se retrouvent dans l’univers initiatique de façon plus ou moins subtile ; ce n’est pas un sujet qui est facilement abordé car il se heurte parfois avec les connaissances rationalistes du monde médical. On l’a vu dernièrement en ce qui concerne la maladie covid ou dans l’approche des obligations vaccinales.

En loge, c’est un sujet que l’on aborde en petit comité ou lors des agapes ; on apprend ainsi qu’un tel ou qu’une telle possède un « pouvoir » ! Et c’est ainsi que se développe parfois une activité de consultation.

Cette interprétation de la maladie comme une composante de l’univers initiatique est une réalité anthropologique qui coexiste avec l’univers scientifique. On comprend bien que cela nécessite une grande prudence et beaucoup de retenue.

Le principal intérêt de cette lecture du processus initiatique est de permettre d’expliquer la grande variété des approches du processus initiatique et l’absence d’homogénéité qui ne favorise pas l’agrégation.

La relation entre souffrance, maladie et initiation est un classique et nombreuses sont les citations qui relèvent la proximité entre ces trois termes !

La franc-maçonnerie est peut-être la moins homogène des approches de l’initiation ; historiquement, socialement et intellectuellement nous marquons une réelle réticence à assumer la logique du processus initiatique et notre côté bon vivant ne nous rend pas très crédible !

Mais cela n’interdit pas des engagements sincères et authentiques de soeurs et de frères qui sont en demande d’une telle orientation.

Pour aller plus loin :

Lieu symbolique : Chapelle des Templiers de Fourches, trésor caché de la forêt de Fontainebleau

Un véritable trésor, car le plus ancien sanctuaire templier d’Île-de-France !

En 2014, l’association Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques (CRDMA) de Saint-Mammès achète la chapelle de Fourches-en-Gâtinais, au cœur de la forêt de Fontainebleau.

Localisation du Vaudoué dans le département de Seine-et-Marne.

Voici ce que nous en dit, en 1971, La Revue de Moret et de sa région – créée en 1959 et publiée trimestriellement à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne) jusqu’en 1997- et le bulletin monumental d’Albert Bray, architecte en chef et conservateur du domaine de Fontainebleau :

« Non loin de la sortie du village, à main gauche, un chemin forestier vous conduira après quelques kilomètres de marche, devant les ruines émouvantes d’un très ancien ermitage, celui de la chapelle Saint-Blaise de Fourche.

Cet ermitage fût à l’origine une maladrerie, fondée par les Templiers, passée après leur suppression aux chevaliers de Malte et rattachée par eux à leur commanderie de Beauvais. La maladrerie comportait, dans un enclos entouré de terres cultivables, dont le plan d’intendance nous donne le tracé tel qu’il subsistait au XVIIIème siècle, les maisonnettes des lépreux, avec sa chapelle dédiée à Saint Blaise, la maison du chapelain et le cimetière. »

Blason de Le Vaudoué.

Le site templier se trouve sur le territoire de la commune de Le Vaudoué (Seine-et-Marne).

Il est actuellement constitué d’une chapelle, d’une cave, de latrines et de l’ancienne prison. Dans le cimetière, de nombreuses sépultures ont été découvertes – 10 dans la chapelle et 63 dans les ruines du cimetière – ainsi que différents objets (une croix de Jérusalem et des céramiques). Les corps ont été laissés à leur place « par respect pour les vœux des défunts d’être enterrés à cet endroit ».

Le CRDMA au secours de la chapelle

Avec le temps, la chapelle se dégrade

Claude-Clément Perrot.

Sa toiture effondrée, la chapelle est progressivement recouverte par la végétation. En 1974, le Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques de Saint-Mammès (fondé en 1967 et dirigé par Claude-Clément Perrot*, homme de savoir, de savoir-faire et de transmission) est interpellé par son état de délabrement. Des investigations archéologiques sont alors entreprises.

Outre des campagnes de fouilles et de restauration dans d’autres sites, comme pour le ponceau de Villecerf et la restauration d’une cave à Moret-sur-Loing, le CRDMA se propose d’entretenir régulièrement et bénévolement la chapelle de Fourches.

« Les premiers travaux entrepris par les membres du CRDMA consistèrent à l’élimination de la végétation luxuriante qui étouffait et disloquait les ruines de la chapelle. Ensuite, on entreprit les travaux de consolidation d’urgence… »

L’association devient propriétaire de la chapelle

Le 9 décembre 2014, soit 42 ans après le début des travaux sur le site, le CRDMA devient propriétaire de la chapelle de l’ancienne commanderie. C’est grâce à un appel aux dons que l’opération a pu être menée à bien.

« Plus que jamais, il incombe au CRDMA de sauvegarder et d’animer ces ruines que beaucoup considèrent comme les plus attachantes et les plus romantiques du massif de Fontainebleau. »

Les travaux d’entretien et de consolidation des vestiges de la commanderie se sont poursuivis par un traitement du haut des murs de la chapelle et une reprise en maçonnerie des parties les plus dégradées.

Les vestiges archéologiques mis au jour par le passé (latrines, prison, cave) sont désormais couverts par des protections durables. Les substructions du bâtiment aux lépreux, mises au jour dans les années 1980, avaient pratiquement disparues sous l’humus et la végétation, elles viennent d’être à nouveau dégagées et vont être rehaussées d’un rang de pierre.

Tout au long de l’année, le centre organise également des visites guidées thématiques, des expositions, ainsi que des conférences afin de sensibiliser le public au patrimoine culturel et l’encourager à entreprendre des chantiers de restauration, afin de « transmettre aux générations futures l’héritage précieux de notre histoire ».

Site CRDMA

Actuellement et régulièrement, les membres du CRDMA continuent les travaux d’entretien de la chapelle et procèdent à des fouilles de fondations des cellules des moines et des caves encore enfouies. C’est grâce aux actions d’hommes et de femmes passionnés(es) et attachés(es) à leur patrimoine que les petits et grands projets se concrétisent ! Sauver son patrimoine, c’est possible ! Il faut bien entendu de la patience et du courage mais surtout de la passion.

Mairie de Saint-Mammès.

Si vous souhaitez aider l’association et participer à la préservation de la chapelle, vous pouvez envoyer vos dons à : Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques – Mairie de Saint-Mammès – 2, rue Grande – BP 30 – 77814 MORET-SUR-LOING

Le CRDMA, le siteLe bulletin de décembre 2021

La chapelle en 7 datés clé :

  • XIIe siècle : Fondation de la commanderie de Fourches-en-Gâtinais.
  • 1312 : Suppression de l’ordre du Temple, qui passe aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
  • 1621 : Plusieurs ermites de l’ordre de Saint-Antoine y séjournent jusqu’en 1790.
  • 1792 : La toiture de la chapelle s’effondre, elle est transformée en carrière de pierres.
  • 1926 : Inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.
  • 1973 : Les bénévoles du CRDMA obtiennent l’autorisation d’entreprendre le sauvetage du site, alors en friche, et de procéder aux premières fouilles.
  • 2014 : Acquisition du site par le CRDMA.

*Claude Clément Perrot. Un homme exceptionnel, qui commence avec son équipe du centre de recherche et de documentation Médiévales et Archéologiques de Saint Mammès ses recherches, en 1974 en l’église de Fourches.

Passionné, il consacre tout son temps et son énergie à la restauration de monuments anciens. Créé en 1967, le centre de recherche avec l’aide de bénévoles organise des campagnes de fouilles et de restauration, comme le ponceau de Villecerf, la restauration d’une cave à Moret sur Loing, l’entretien régulier de la Chapelle de Fourches.

Sur Instagram, la vidéo de la plus vieille chapelle des Templiers…

Sources : www.levaudoue.fr ; https://actu.fr/ile-de-france/le-vaudoue , Instagram ; Temple de Paris ; www.patrimoine-religieux.fr ; https://www.xn--unregarddiffrentsurlanature-moc.com/

Jean-Paul Lahache Photographie

Remerciements pour les photos à :  ©RSM77/Y.V., Yoann VALLIER ; aux sites cités en « Sources » ; Jean-Paul Lahache Photographie.

Le gonfanon baussant.

France TV propose une série de 11 films sur l’Égypte – À voir maintenant

De notre confrère France.tv

Secrets d’Égypte : Les pharaons livrent leurs derniers mystères

Considérée comme étant le berceau de la civilisation, l’Égypte des pharaons a vu le jour il y a 5000 ans. Elle est l’une des civilisations les plus longues et les plus prospères de l’antiquité. Pourtant, de nombreux mystères entourent encore son histoire… Ses fondements, son architecture colossale et sa religion fascinent toujours autant les archéologues, scientifiques et non-initiés. À travers une série de documentaires, des experts vont tenter de percer les derniers secrets d’Égypte. Du tombeau de Toutankhamon àla cité oubliée de Ramsès II en passant par la vallée des Reines, par quelle merveille débuterez-vous votre aventure ?

Accéder au sommaire des 11 films ou voir le détail ci-dessous

La cité oubliée de Ramsès II

Diffusé le 06/04/23 à 21h05  Disponible jusqu’au 13/10/23

Ramsès II a été le plus grand pharaon de l’Egypte antique ; il a régné plus de six décennies et a édifié à travers tout le pays une myriade de monuments, tous plus imposants les uns que les autres. Mais le véritable joyau de ce pharaon bâtisseur était sa capitale mythique : Pi-Ramsès. Redécouverte à la fin du XXe siècle dans le delta du Nil, après trois millénaires d’oubli, cette cité est depuis fouillée chaque année par les archéologues et révèle de nouveaux secrets. En 2022, pour la première fois, une équipe d’archéologues menée par le professeur Henning Franzmeier entreprend des fouilles dans le palais même de Ramsès II.

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Égypte, les secrets de la Vallée des Reines

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 06/06/23

La vallée des Reines, moins célèbre que celle des Rois, abrite pourtant près d’une centaine de tombes. Des archéologues tentent de percer les mystères de cette nécropole qui n’abritait pas que des épouses royales mais aussi des princes et d’autres membres de leurs familles. Si certains tombeaux ont été pillés dès l’Antiquité, d’autres sont encore richement décorés. Des scientifiques expliquent les techniques utilisées pour obtenir les splendides couleurs qui ornent encore aujourd’hui la tombe de Néfertari, pourtant vieille de 3000 ans. Les reines d’Egypte, ces femmes puissantes, étaient pour certaines d’entre elles détentrices du pouvoir religieux et politique, à l’instar de leurs maris pharaons.

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Le palais des hiéroglyphes – Sur les traces de Champollion

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 06/06/23

Il y a deux siècles, un jeune savant français, Jean-François Champollion, réussit l’impossible : déchiffrer le code des hiéroglyphes, restés muets pendant plus d’un millénaire. Grâce à cette clé, c’est toute une civilisation enfouie sous le sable de l’Égypte qui a pu renaître. Dans le sud du pays, près de Louxor, un temple de hiéroglyphes intrigue les égyptologues : la tombe d’un prêtre dénommé Padiamenopé, la plus monumentale d’Egypte, plus grande que celles des pharaons. Un accès exclusif au coeur de la mission archéologique de l’Institut Français d’archéologie orientale révèle leurs dernières découvertes.

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Au royaume des pharaons noirs

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 13/10/23

À Méroé, au Soudan, d’étranges pyramides s’élèvent vers le ciel en plein milieu du désert. Le pays possède près de deux fois plus de pyramides que l’Egypte voisine. Les plus connues sont très certainement celles qui se trouvent sur ce site unique à 200 km de Khartoum. Leur construction a démarré près de 2000 ans après la grande pyramide de Gizeh dans le royaume de la Koush, un ancien royaume africain qui avait pris son essor dans l’actuel Soudan et la Nubie égyptienne. Une équipe d’archéologues a récemment rouvert des chambres funéraires dans l’une des pyramides royales. Leur enquête les mène jusqu’en Égypte où les pharaons noirs ont régné pendant plusieurs siècles.

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Le tombeau de Toutânkhamon, un mystère révélé

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 13/10/23

Près de cent ans après la découverte du tombeau de Toutankhamon dans la Vallée des Rois, ce documentaire redonne vie aux images et aux photographies prises en 1922 grâce aux dernières technologies de coloration. 13h de films documentaires et 14 000 photos ont permis de recréer le plus grand évènement archéologique du XXe siècle sous un angle totalement inédit. Ce film permet de redécouvrir cette aventure extraordinaire comme l’ont vécu Howard Carter et Lord Carnarvon lors qu’ils ont retrouvé le trésor. Les images ont été immortalisées par le caméraman anglais, Harry Burton.

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Les secrets du temple d’Abou Simbel

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 13/10/23

Ancré dans une imposante falaise de grès, Abou Simbel est l’un des sites les plus impressionnants de l’Égypte ancienne. Il a été conçu comme le témoignage éternel des accomplissements de Ramsès II, qui a régné pendant 66 ans. Une équipe d’experts déchiffre les hiéroglyphes et les sculptures, afin de révéler, bloc par bloc, les plus grands mythes et mystères que renferme le temple du plus grand de tous les pharaons.

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Égypte, un charme éternel

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 05/07/23

Des étendues de sable immenses sous un ciel cristallin. Rarement un pays n’aura suscité autant de rêves, d’aventures et de découvertes. Voyager le long des berges du Nil, en Égypte, c’est aller à la rencontre des trésors laissés par les différentes dynasties de Pharaons. Mais l’Égypte ce sont aussi les immanquables pyramides de Gizeh et d’Alexandrie, les ruelles du Caire, la mer Rouge, des hommes et des femmes fiers de cet héritage culturel qu’ils aiment partager.

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Pharaon des deux terres

Publié le 06/04/23 à 00h00  Disponible jusqu’au 30/05/23

Pour la première fois, le musée du Louvre a réuni dans une exposition exceptionnelle les plus beaux objets produits par les artistes de la XXVe dynastie égyptienne, celle des pharaons kouchites qui étaient aussi les rois de Napata. Ceux-ci ont régné à la fois sur le nord de l’actuel Soudan et sur l’Égypte entre 775 et 656 avant notre ère. Ces rois africains ont légués à la postérité des temples, des pyramides et des objets d’un grand raffinement. Grâce aux nouvelles technologies et à l’impression 3-D, certaines statues de ces pharaons renaissent et permettent de lever un peu le voile sur cette civilisation née aux frontières sud de la grande Égypte pharaonique.

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Les aventuriers du monde oublié (1/2)

Diffusé le 23/10/22 à 13h20  Disponible jusqu’au 18/07/25

En 2022 sont célébrés le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes de la pierre de Rosette et le centenaire de la découverte du tombeau de Toutânkhamon. Des exploits scientifiques signés par le Français Jean-François Champollion et le Britannique Howard Carter. Destins croisés…

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Les aventuriers du monde oublié (2/2)

Diffusé le 23/10/22 à 14h08  Disponible jusqu’au 18/07/25

En 2022 sont célébrés le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes de la pierre de Rosette et le centenaire de la découverte du tombeau de Toutânkhamon. Des exploits scientifiques signés par le Français Jean-François Champollion et le Britannique Howard Carter. Destins croisés…

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L’Égypte, une passion française

Diffusé le 28/09/22 à 21h08  Disponible jusqu’au 05/07/23

A l’occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion et du centenaire de la découverte du tombeau de Toutankhamon Carole Gaessler se lance dans un voyage dans le temps à la découverte de l’Egypte antique. « Champollion et Ramsès II : rencontre sur le Nil ». 27 septembre 1822. Jean-François Champollion entre dans l’histoire en perçant le mystère des hiéroglyphes. Six ans plus tard, il réalise son rêve, et effectue son seul et unique voyage en Égypte, d’Alexandrie jusqu’au temple d’Abou Simbel, en passant par Thèbes et Karnak. – « L’égyptomanie, une passion française »: La fascination pour l’Egypte antique que le XIXe siècle a nommé « égyptomanie » est née dès le retour de Bonaparte de sa campagne d’Égypte en 1801.

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Transmutation alchimique à Montauban !

À l’Orient d’un lieu très fort, très éclairé et très régulier, où règnent le silence, la concorde et la paix, en l’an 2023 de la vraie lumière maçonnique 6023, le 1er jour du deuxième mois, s’est déroulé un colloque sur l’Alchimie sous le point géométrique de la voûte azurée, connu des seul initiés Francs-Maçons.

Les conférenciers

Du Grand Œuvre ! Réservé aux Sœurs et Frères de toutes les Obédiences du Grand Sud-Ouest et organisé par l’association Les Conférences de Midi à Minuit, il a connu un immense succès.

Arnaud des BRUNIS

Ce fut d’abord Arnaud des BRUNIS, ancien Professeur de Classes Préparatoires aux Grandes Écoles, alchimiste à ses heures depuis longtemps et auteur d’un récent « Une Histoire Alchimique du Monde », qui ouvrit les travaux en s’attachant aux passerelles entre Science contemporaine et Alchimie.

Jean-François BLONDEL

Puis, Jean-François BLONDEL, auteur et spécialiste du Moyen Âge, détailla les éléments visibles mais trop souvent ignorés ou déformés de L’Alchimie dans les cathédrales.

Jean SOLIS

Jean SOLIS, auteur du tout nouveau L’Alchimie expliquée aux Francs-Maçons, sur la base d’un diaporama inédit, présentant les principales phases opératives de la Voie du Cinabre, put ainsi circonscrire ce qui, dans cet autre Art Royal qu’est l’Alchimie,  participe de la démarche maçonnique.

Jean SOLIS, en conférence.

Le public, captivé, se rua littéralement, en fin de matinée, sur les ouvrages des différents conférenciers en vente dans l’espace librairie pour obtenir ensuite des dédicaces avant de retrouver la nourriture matérielle du buffet fraternel préparé par une Sœur restauratrice réputée de la région.

Françoise BONARDEL

L’après-midi, la Professeur émérite de Philosophie des religions et experte de l’hermétisme, Françoise BONARDEL, proposa un développement lumineux sur Actualité de l’Alchimie : Comment être opératif aujourd’hui ? Ce fut un grand moment pour accéder simplement à la portée philosophique de l’Alchimie et entrevoir ainsi la pratique pour tout cherchant qui s’en donne la peine à un perfectionnement réel.

Henri-Étienne BALSSA

Pour conclure, un grand débat, entre tous les conférenciers, sur Alchimie et Hermétisme, animé par le Frère Henri-Étienne BALSSA, mit en exergue l’intérêt de l’Alchimie dans une démarche initiatique.

À l’issue du pot fraternel de clôture, les nombreux participants purent échanger directement avec les quatre conférenciers et ne manquèrent pas de mentionner leur plaisir d’avoir enfin pu obtenir des éclaircissements sur les différents aspects et questionnements qu’engendre cette matière.

L’espace librairie rencontra un vif succès.

La salle put, en effet, durant toute cette journée, loin des clichés habituels, des salmigondis abscons ou des approximations trop souvent rencontrées par ailleurs, participer activement à un grand partage précis et documenté. Preuve qu’on peut présenter très sérieusement un sujet si complexe sans se prendre au sérieux.

Franc succès ! Salle comble.

Après la remarquable conférence du maçonnologue Pierre MOLLIER, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France, conservateur du musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) et  rédacteur en chef de la revue d’études maçonniques et symboliques Renaissance Traditionnelle (RT) à Cahors en octobre dernier.

Une assistance passionnée par les conférenciers.

Fort de ce nouveau succès, rendez-vous est pris, désormais, pour la prochaine conférence de l’éminent historien de la Maçonnerie, Roger DACHEZ, Grand Maître des Loges Nationales Françaises Unies (LNFU) et président de l’Institut Maçonnique de France (IMF),à l’occasion de la commémoration du Tricentenaire des Constitutions d’Anderson, le 30 septembre prochain, en Aveyron probablement cette fois !

Renseignements, sur le lien suivant : https://forms.gle/NhCUbnyWDZL4runX8 ou par courriel : confmidiminuit@gmail.comCrédit photos : Damien CABROL

Les Conférences de Midi à Minuit
Les Conférences de Midi à Minuit, le logo.

L’ALCHIMIE FAIT DONC SALLE COMBLE À MONTAUBAN. Bravo et merci aux Conférenciers.

Montauban, « la plus rose des villes roses ». Montauban, ville de tradition, d’art et d‘histoire. Montauban, capitale du Quercy, désormais alchimique ! En vérité, je vous le dis « On ne devrait jamais quitter Montauban » !

Source : Les Conférences de Midi à Minuit

Diaporama lors de la conférence d’Arnaud des BRUNIS.