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La loge maçonnique, accueillante pour les non-croyants !

Chacun sait que la conceptualisation de la démarche maçonnique s’est formalisée progressivement en Grande Bretagne à la fin du XVIIème siècle. A cette époque, il était impensable d’imaginer que la vie n’était pas une création divine. Naturellement l’appartenance maçonnique supposait d’inscrire toute la symbolique rituelle dans la référence à Dieu formalisé par l’expression du « Grand Architecte de l’Univers ».

Au début, une déité obligatoire pour tous les francs-maçons

La croyance en Dieu s’accompagnait tout naturellement de la dichotomie Bien-Mal, Paradis-Enfer ;  comme il y avait une vie sur Terre, il y avait forcément une vie extra-terrestre.

C’est dans cet esprit que furent conçus les rituels maçonniques que nous utilisons aujourd’hui ; l’utilisation du langage symbolique permettant des interprétations personnelles, ces rituels persistent malgré l’évolution de la pensée humaine.

Dans le contexte des guerres religieuses de l’Angleterre, la démarche maçonnique a l’originalité de se vouloir pacifique.

Au XVIIème siècle, même un Voltaire, qui s’est rendu célèbre en condamnant les fanatiques, ne peut que condamner l’athéisme : «Les athées sont pour la plupart des savants hardis et égarés qui raisonnent mal, et qui, ne pouvant comprendre la création, l’origine du mal, et d’autres difficultés, ont recours à l’hypothèse de l’éternité des choses et de la nécessité. » (Dictionnaire philosophique – 1764)

L’émergence de l’athéisme

Au XVIIème siècle, il est classique de lire que l’athéisme s’affirme sur trois opinions :

  • La perversité du fait religieux
  • La glorification de la Nature
  • L’omniprésence de la souffrance jugée incompatible avec l’existence d’un Dieu bon et juste.

C’est au XVIIIème siècle qu’émergent les notions d’Humanité et de Droits de l’Homme. Les rites maçonniques se réfèrent à la déité du Grand Architecte de l’Univers (et parfois des Mondes) : L’initié franc-maçon doit trouver sa place dans la position de « cherchant » pouvant espérer être un « servant » !

La franc-maçonnerie accessible aux athées

C’est au XIXème siècle, dans le contexte de l’émergence des revendications sociales, que la question de l’accès de l’athéisme à la liberté de conscience émerge dans les débats. Le Grand Orient de Belgique est la première obédience à supprimer en 1872 la référence au GADLU. Le Grand Orient de France en 1877 suivra, de façon plus subtile, en supprimant « l’obligation » de la croyance en Dieu et de l’utilisation de la référence au GADLU.

Cette « révolution » ne concerne en fait que les instances conventuelles du GODF ; pour les loges bleues, il est laissé libre à chaque loge de garder ou non la référence au GADLU ; les rites, eux, ne sont pas concernés par cette liberté nouvelle.

Une nouvelle manière de vivre son athéisme apparaît ; l’indifférence et la banalisation permettent à des athées d’accepter d’adhérer à des rites qui sont fondamentalement déistes.

Il faut attendre le XXème siècle pour voir apparaître une autre entrée dans l’athéisme. L’anticléricalisme, la glorification de la Nature et l’incompréhension face aux souffrances subies par les peuples ne sont plus au premier plan.

Les découvertes sur l’activité biologique cérébrale aboutissent à un double constat :

  • La pensée humaine est tributaire de l’activité biologique cérébrale ; et par conséquent, la pensée religieuse est dépendante de cette même activité cérébrale ;
  • Et le propre de la pensée humaine est sa capacité à créer de l’imaginaire ; la pensée religieuse étant une des plus belles illustrations de cette capacité créatrice de l’imaginaire humain.

L’athéisme ne se définit plus comme une croyance dans l’absence de vie surnaturelle.

L’athéisme devient de la sorte une simple constatation de la dépendance biologique de la pensée humaine. Si l’activité biologique cérébrale conditionne la pensée humaine on peut facilement en déduire que sans activité biologique il n’y a plus de pensée, donc plus de croyances !

Ces connaissances scientifiques n’ont d’ailleurs pas empêché les religions de toujours bien se porter.

Du fait des nouveaux équilibres entre l’Etat et la société dans les principaux pays européens,  le fait religieux s’est vu conforté dans sa place au sein de la société civile ; les connaissances scientifiques n’ont pas bouleversé les relations entre croyants et non-croyants comme si un pacte de non-agression avait été conclu.

Mais ce qui est vrai en Europe, ne l’est pas dans de nombreux pays du reste du monde où le pouvoir religieux reste très lié au pouvoir d’état et où les athées subissent une répression sans merci.

Malgré tout, la pratique maçonnique n’a pas beaucoup évolué et tout se passe comme s’il s’agissait d’un sujet qu’il ne fallait pas trop fouillé, chacun s’accordant à dire que la liberté d’interpréter à sa façon les mots, permettait d’utiliser ces mêmes mots sans forcément adhérer au sens primitif qui leur a été donné.

Aujourd’hui,  seules certaines loges du Grand Orient de France acceptent de ne pas imposer une référence déiste formelle dans leurs travaux. Cette liberté nouvelle conserve la légende d’Hiram au 3ème degré en laissant à chacun la liberté de l’interpréter.

Il faudra sûrement encore beaucoup de temps pour voir l’ensemble des loges maçonniques adopter une approche tolérante complète vis-à-vis des athées.

Malgré tous les non-dits et toutes les ambiguïtés, l’originalité de la vie des loges provient de la grande tolérance qui permet une coexistence pacifique et un respect mutuel quels que soient les imaginaires de chacun. Dans un contexte mondial où les guerres inter-religieuses font florès, il est un espace social où le respect mutuel existe et permet de vivre ensemble dans la liberté de conscience.

L’actualité de l’athéisme procède surtout de la répression qui est imposée dans de nombreux pays du globe à toutes celles et tous ceux qui osent s’en référer.

Ce que le Grand Orient de Belgique et celui de France ont réalisé permet d’affirmer qu’il est possible d’être athée ou non-croyant et franc-maçon en France aujourd’hui, sans être obligé de cacher ses convictions. D’autres obédiences ont suivi cet exemple.

La référence à l’athéisme pose la question de la spiritualité !

Classiquement, la spiritualité concerne ce qui a trait à « l’esprit », au « spirituel » et par extension à « l’âme » !

D’un point de vie théologique, on définit la spiritualité comme une « théologie mystique qui a pour objet la vie de l’âme, la vie religieuse; ensemble des croyances, des principes ou des règles qui inspirent la vie de l’âme, le mysticisme religieux d’une personne, d’un groupe, d’une époque. «  (cf définition CNRTL)

On pourrait donc imaginer que les athées et non-croyants ne conçoivent pas de contenu pour ces notions qui renvoient à un imaginaire.

André Comte-Sponville a développé l’idée que religion et spiritualité ne devaient pas forcément être assimilées.

On peut concevoir une spiritualité propre aux athées qui interroge sur le devenir de l’être dans la perspective d’une mort programmée.

Cette capacité pour certaines loges d’être accueillante aux athées et non-croyants est une réelle liberté qui fait honneur à la franc-maçonnerie ! Dans ce monde de violence où on exige la croyance à des dogmes, la franc-maçonnerie a su s’adapter à la nécessaire liberté de conscience ! Les loges qui ont réalisé cette « mutation » ont eu du courage et de la volonté ! Comme quoi tout et possible lorsque la liberté est en jeu !

Bien sûr on pourrait regretter que ces loges soient minoritaires à l’échelle mondiale ! Comme quoi même en Franc-Maçonnerie, le conservatisme existe !

30 ans de la Loge RÉPUBLIQUE

Alors que l’appellation « Grand Orient de France », fête cette année ses 250 ans, la plus ancienne obédience de France possède en son sein une loge des plus emblématiques : « RÉPUBLIQUE ».

Les feux de la Loge République sont allumés le 16 mai 1992, avec des Frères que les fondateurs originels ont sollicités dans toutes les obédiences, tous déterminés à mener à bien le combat des idées et des valeurs républicaines fragilisées, menacées.

L’extrême droite se posait en alternative. Quelque temps plus tard, l’islamisme politique frappait et son idéologie gangrenait des pans de la culture historique de la gauche. Les fondateurs de la Loge République avaient des raisons de s’inquiéter.

Tout au plus eurent-ils peut être tort d’avoir raison trop tôt. Il fallut du temps et de l’énergie pour que cet appel à la prise de conscience, qui bousculait quelques certitudes, soit entendu.

Patrick Kessel.

Les fondateurs se donnèrent pour programme de lever les confusions, de rassembler des Frères différents, engagés sur les deux rives de la République et fidèles aux principes des Lumières, d’unir leurs efforts pour livrer la bataille culturelle qui allait marquer les décennies à venir, celle de la laïcité. Aussi celle-ci sera-t-elle au cœur des réflexions de la nouvelle Loge République.

Cette loge va se donner pour perspective de contribuer à lever la confusion qui s’est abattue telle une chape de plomb sur le pays et de remobiliser autour du substrat républicain.

Patrick Kessel, cofondateur de la Loge République, ancien Grand Maître du Grand Orient de France

Le sommaire :

Avant-propos :Un maçon libre dans une loge libre – Jean-Pierre Vignaud, Vénérable Maître de la Loge République

Introductions : – Avons-nous eu raison trop tôt ? – Patrick Kessel

– J’ai voulu me soustraire au tourbillon de la vie publique – Gérard Delfau

– 1989-1992, quand la laïcité passe à la une – Éric Marquis

Planches

La République et la santé – Jean-Paul L. Pierre B./La fin du travail – Gérard Delfau/Les mots du libéralisme – Marc Riglet/Lobbying et République – Jean-Paul Pages/65 années de franc-maçonnerie au Grand Orient de France/L’intérêt général – Éric Maire/La Commune, Rimbaud et nous/Y a-t-il une limite à la liberté d’expression ?/Sphère publique et sphère privée – Collectif/L’intégrisme – Collectif/Le devoir de mémoire – Collectif/La crise grecque – Daniel Ivanier/La Justice internationale – Matthieu Mayer/L’Etat social – Chantal Didier/“Fake news”, canulars et complotismes – Louis L./Le libre arbitre du franc-maçon – Ivan Gasman

Charte de la Loge.

[NDLR : L’ouvrage débute avec la Charte de la Loge « République », fondée en 1992, date du bicentenaire de la République… Rappelons toutefois que le 21 septembre 1792 , les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décident à l’unanimité l’abolition de la monarchie constitutionnelle en France. Et malgré le fait que la République n’ait jamais été officiellement proclamée, le 22 septembre 1792 , la décision est quand même prise de dater les actes de l’an I de la République.

Le GM Abergel 16 janvier 1994 – Appel du GODF pour défendre l’école et la laïcité.

Les feux de la Loge « République » ont été allumés le samedi 16 mai 1992 très exactement par les très illustres Frères Christian Hervé*, Gilbert Abergel, Grand Maître de 1992 à 1994 et Daniel Giraudeau.

Tous les fondateurs notent que la République est en danger. La Charte mentionne que tous les Frères Maîtres qui la constituent sont venus de tous les points de l’horizon maçonnique et unissent ainsi leurs efforts sous les auspices du Grand Orient de France pour mener à bien le combat des idées et des valeurs républicaines.

Cette Loge maçonne au Rite Français, rite pratiqué, avec des variantes, par 80 % des Sœurs des Frères du GODF. Sur les colonnes de ce nouvel atelier, il dégrossissent la Pierre brute afin de relever la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Les concepts de liberté, d’égalité et de fraternité n’ont pas été inventés sous la Révolution française. Cependant, la combinaison des concepts de liberté et d’égalité est courante au siècle des Lumières, en particulier chez Rousseau et Locke. Toutefois, il faudra attendre la Révolution française pour qu’ils soient réunis en un triptyque, notamment avec la notion d’indivisibilité de la République dont chacun se souvient encore du fameux  « Unité, indivisibilité de la République ; liberté égalité ou la mort » ; même si la dernière partie de la formule, trop associée à l’horreur, est vite abandonnée. Malgré le fait que nombre de Parisiens, suivis aussi dans les provinces, la peignent sur leurs maisons.

Dans un discours de décembre 1790 sur l’organisation de la Garde nationale, Robespierre proposa de graver les mots « Le Peuple Français » et « Liberté, Egalité, Fraternité » sur les uniformes et les drapeaux, mais sa proposition ne fut pas retenue.

Notre devise que la Franc-Maçonnerie et la République partagent depuis plus de deux siècles. La Charte note aussi que la laïcité, ciment de la République, n’a pas été défendue comme elle aurait dû l’être face aux attaques de ses détracteurs. Fort de tout cela, l’avant-propos reprend le texte de Jean-Pierre Vignaud, Vénérable de la Loge « République » qui rappelle dans quelles circonstances, il y a 30 ans, la Loge a été fondée. Pour lui, la Loge est un collectif. Et à son sens, elle est l’expression d’individualité parfois très affirmée reprenant à son compte le fameux adage « Un Maçon libre dans la Loge libre ».

Les quelques illustrations que nous trouvons reprennent les conférences publiques données par cette Respectable Loge qui a accueilli des orateurs prestigieux tels, par exemple, Philippe Seguin alors Président de l’Assemblée nationale ou encore les journalistes Philippe Cohen et Pierre Péan.

Conseiller référendaire à la Cour des comptes, élu député en 1978, maire d’Épinal de 1983 à 1997, Philippe Seguin est ministre des affaires sociales et de l’emploi du 20 mars 1986 au 10 mai 1988. Il est Président de l’Assemblée nationale du 2 avril 1993 jusqu’à la dissolution du 21 avril 1997. Texte et Photo site Assemblée nationale.

Nous devons la 4e de couverture à Patrick Kessel, très impliqué dans la vie associative, dans le domaine du journalisme, comme dans celui de la citoyenneté et de la laïcité, Grand Maître du GODF de 1994 à 1995 et ancien président de Comité Laïcité République (LR), association loi de 1901 qui promeut la laïcité dans le débat public en France.

TIF Christian Hervé.

*Christian Hervé est professeur des Universités de médecine légale et droit de la santé. Sur le plan maçonnique, il est ancien Vénérable Maître de la Loge Nationale de Recherche Villard de Honnecourt, Loge du Grand Maître et, à ce jour, Suprême Commandeur du Suprême Conseil National de France (SCNDF), puissance maçonnique indépendante et souveraine qui a autorité exclusive sur tous les degrés du 4e au 33e degré.]

30 ans de RÉPUBLIQUE-Une loge du Grand Orient de France

CollectifConform édition, 2023, 144 pages, 14 €/Pour commander, 17 € port compris

Tension et liens entre la droite subversive, la mafia et la franc-maçonnerie fourvoyée

De notre confrère italien antimafiaduemila.com – Par Luca Grossi

Le massacre de Bologne s’inscrit dans ce mécanisme de la stratégie de tension qui a commencé le 25 avril 1969, jour où deux bombes ont explosé : la première a explosé à 18h57 dans le tunnel de sortie du pavillon Fiat de la foire commerciale de Milan, un local toujours plongé dans la pénombre car des diapositives y étaient projetées. Le second a explosé à 20h45 à la gare centrale, dans le bureau de change de la Banco Nazionale delle Comunicazioni, situé dans la galerie supérieure.

Le 12 décembre, il y eut aussi le massacre de Piazza Fontana.
Cette stratégie avait une double intention : les ouvriers néo-fascistes voulaient provoquer un changement autoritaire en Italie tandis que leurs inspirateurs – « les stratèges de la stratégie de la tension » comme les appelait Aldo Moro en 1978 dans le mémoire de son incarcération – ils voulaient déstabiliser l’ordre public pour stabiliser l’ordre politique afin de favoriser un changement au sens modéré, sapant les communistes.
Dans les motifs de la condamnation en première instance, les juges ont soutenu avec des « preuves de granit » que le néo-fasciste Paolo Bellini était également présent à Bologne ce matin du 2 août , le cinquième homme du massacre après Valerio Fioravanti , Francesca Mambro et Luigi Ciavardini , condamné à vie définitivement, et Gilberto Cavallini , reconnu coupable uniquement par l’instance au premier degré comme Bellini.
Mais outre les néo-fascistes, il y avait aussi d’autres « entités » derrière le mécanisme de la stratégie de tension.
Chronologiquement:

Le cas de Federico Umberto D’Amato ressort avec force de la lecture de la sentence du procureur général, le puissant directeur du Bureau des affaires réservées du ministère de l’Intérieur de 1971 à 1974  » Oui,
il a déjà été dit – lit la phrase – que Federico Umberto D’Amato était affilié à la loge maçonnique P2 et en contact personnel avec le ‘patron’ Licio Gelli même pendant son inaction en Suisse ».
La thèse du procureur général est que dans le « le duo Federico Umberto D’Amato – Mario Tedeschi a pris la relève , mentionné dans le Documento/Appunto Bologna comme bénéficiaire du financement de Gelli. Les deux hommes étaient unis non seulement par l’amitié, mais par une coopération remontant aux services de renseignement, ce qui est confirmé dans le livre de Lando Dell’Amico ‘La légende du journaliste espion’, acquis dans les procès-verbaux ».


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Le Maître Vénérable de la loge P2*, Licio Gelli © Imagoeconomica


Les juges ont également réaffirmé que « les services secrets militaires et civils italiens avaient pour référence respective, les deux organisations subversives de droite : Ordine Nuovo travaillait avec les militaires ; Avant-garde nationale avec le Bureau des affaires confidentielles.
Cette répartition des tâches est apparue évidente dans l’affaire de la Piazza Fontana où l’action a été menée par l’ON avec ses liens avec les militaires, tandis que la déviation vers les anarchistes a été organisée, dirigée et gérée, comme les sources historiques le donnent désormais avec certitude, l’ancien magistrat Giuliano Turone a été explicite : « L’autre groupe néo-fasciste, Avanguardia Nazionale (AN), a été particulièrement efficace pour infiltrer ses militants dans les groupes d’extrême gauche ( Mario Merlino , infiltré parmi les anarchistes, était le plus connu). Ce groupe, fondé et dirigé par Stefano Delle Chiaie , a noué des relations étroites avec l’Office des affaires confidentielles (Uar), le « service secret » du ministère de Federico Umberto D’Amato , dont il a reçu une aide financière et une protection « .  » Delle Chiaie – nous lisons – était chez lui dans les bureaux de l’UAR, comme Federico Umberto D’Amato lui-même l’a admis  » , y compris celle du général Gianadelio Maletti , ancien chef du service de contre-espionnage Sid : « La protection était assurée pour Delle Chiaie par le bureau des affaires confidentielles et surtout par son patron, le docteur D’Amato ». New Order, en particulier, était en contact étroit avec les services de renseignement américains et avec le renseignement des bases de l’OTAN. Pino Rauti lui-même, dans les déclarations faites lors du débat du procès de Piazza Fontana en 2000, l’a admis : « Il est possible qu’à Ordine Nuovo il y ait eu des épisodes de contiguïté et de collaboration avec les Américains de la CIA ». Et sur ce point, il y a aussi les déclarations de certains officiers supérieurs de nos forces armées, comme le général Emanuele Borsi : « le nouvel Ordre était une structure appuyée par les services de sécurité de l’OTAN avec des tâches de guérilla et d’information » ; et le général Umberto Nardini : « Nous connaissions l’existence d’une organisation paramilitaire, Ordine Nuovo, soutenue par les services de sécurité de l’OTAN ».

Franco Freda : ‘Ndrangheta,
est acquittée pour insuffisance de preuves en appel à Bari en 1985, Freda est désignée (avec Ventura) comme l’auteur matériel du massacre par les juges de cassation qui confirment en 2005 l’acquittement définitif de Carlo Maggi, Delfo Zorzi et Giancarlo Rognoni .
Les juges de Bologne ont reconstitué une coupe transversale de son fugitif (qui a eu lieu en 1979) à Reggio Calabria qui est entrelacé avec le ‘Ndrangheta et au-delà : c’était Filippo Barreca (maintenant un collaborateur) le ‘Ndranghetista chargé par  De Stefanos avec la protection de l’ancien terroriste fugitif Franco Freda. Pendant cette période, le collaborateur se serait également occupé des transferts pour les réunions qui ont eu lieu chez Barreca entre De Stefano, Stefano Delle Chiaie et Franco Freda lui-même . Certaines de ces réunions avaient été enregistrées par Barreca, qui était méfiant et ne comprenait pas la raison de son implication dans la protection de Freda, demandée par les De Stefanos.


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L’extrémiste de droite, Franco Freda


« Freda – écrivent les juges – avait autrefois fondé une loge maçonnique, confirmant le milieu maçonnique comme le lieu le plus propice aux échanges, aux négociations, aux accords indescriptibles et sans limites. Freda aurait été franc-maçon avant le fugitif mais il est incontestable que pendant qu’il était fugitif, il a été aidé par des maçons d’extrême droite. Pendant le procès, il a eu l’obligation de rester en Calabre, une mesure qui aurait été insoutenable pour un Padouan sans racines dans le Sud, s’il n’avait pas été plutôt « repris » par membres de la ‘Ndrangheta qui ont organisé leur évasion » précisent les juges dans le chapitre consacré à l’interrogatoire du Dr Piera Amendola , conseillère technique des parties civiles.
Pour les juges, « le nombre de constats de filiation mafia – droit subversif – franc-maçonnerie devient tel qu’il dépasse le seuil du doute raisonnable pour toute une série d’épisodes précis ».
Alors qu’elle fuyait la maison de Barreca, Freda « rencontra des représentants de la Ndrangheta du calibre de Giorgio De Stefano et de Paolo Romeo et fonda une loge maçonnique. Le consultant (Amendola ed) cite le témoignage de Barreca selon lequel Freda était déjà franc-maçonne à cette époque. Les représentants de la ‘Ndrangheta entrent dans la nouvelle loge qui possédait une caractéristique particulière, celle de l’appartenance contemporaine à des formations subversives de droite telles que Ordine Nuovo et Avanguardia Nazionale ».
L’importance de cette loge, selon le consultant, tient au fait que Stefano Bontate « avait tenté de « créer une holding de loges maçonniques couvertes et la première loge contactée fut justement celle de Franco Freda « .


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Le journaliste, Mino Pecorelli


Le ‘Noto Servizio’ ou ‘Ring’
Le Ring ou ‘Noto Servizio’ était un service secret non officiel de la République dans les années de la stratégie de tension. « Gelli – nous lisons – l’attribue à une personnalité encore vivante à l’époque auquel il fait allusion. La référence mène sans équivoque à la figure de Giulio Andreotti « .
La preuve de l’organisation d’espionnage appelée Ring « se trouve dans les enquêtes de Brescia du colonel Giraudo et de l’inspecteur Cacioppo. Le Ring était un groupe qui coordonnait les appareils de sécurité déviés. Les enquêteurs de Brescia ont rencontré à plusieurs reprises les activités clandestines du Ring. L’expression ‘connu service » avait été utilisé de manière cryptique par Mino Pecorelli . Il provenait d’hommes des services secrets fascistes dirigés dans les derniers mois de la guerre par le général Mario Roatta, considéré parmi les criminels de guerre, s’enfuit alors en Espagne. C’était un groupe d’hommes sans scrupules, qui avaient également pratiqué l’infiltration de formations partisanes. Après la guerre, le groupe est resté actif: il a changé de nom, prenant celui d’Anello et se mettant à la disposition de l’hon. Andreotti, démontrant une disponibilité pour des opérations « sales » ».
Pour être précis, il convient de noter que « lorsqu’il a été expressément interrogé sur l’existence d’un acte formel, d’une sentence ou d’un autre document qui atteste directement ou indirectement de son existence, Giraudo a exclu existence en déclarant que « officiellement la structure n’existe pas », mais a trouvé son usage officiel dans des opérations spécifiques comme l’affaire Cirillo.

*P2 ou Propaganda Due est une loge maçonnique dépendant du Grand Orient d’Italie de 1945 à 1976, puis une loge pseudo-maçonnique (également qualifiée de loge « noire » ou loge « clandestine ») dont l’existence était illégale (au regard de la constitution italienne interdisant les loges secrètes et l’appartenance de représentants de l’État à des organisations secrètes) de 1976 à 1981.
Durant les années pendant lesquelles la loge était dirigée par Licio Gelli, P2 a été impliquée dans plusieurs affaires criminelles italiennes, dont la faillite de la banque Ambrosiano étroitement liée au Vatican, les assassinats du journaliste Mino Pecorelli et du banquier Roberto Calvi et des affaires de corruption reliées au scandale des pots-de-vin de Tangentopoli.

Les agissements troubles dans le cadre de la P2 ont commencé à être révélés au début des années 1980, avec les enquêtes sur la faillite de l’empire financier de Michele Sindona, un banquier lié à la mafia et au Vatican. La P2 a parfois été qualifiée d’« État dans l’État », ou de « gouvernement de l’ombre ». La loge comprenait parmi ses membres des journalistes influents, des élus parlementaires, des industriels et des officiers militaires de haut rang. Les noms de Silvio Berlusconi, de l’héritier du trône d’Italie et des chefs des trois branches des services secrets italiens sont notamment apparus dans les listes de membres de la loge (source Wikipédia).

Les francs-maçons de Bamberg font un don à l’Ukraine

De notre confrère allemand wiesentbote.de

La « Flûte enchantée« , K. 620, dont le titre original en allemand est Die Zauberflöte, de Mozart a été jouée dans la loge maçonnique de Bamberg et a enchanté les visiteurs.

Les francs-maçons de Bamberg font un don à l’Ukraine : District Master Volkmar Göbel ; Jochen Neurath, Karl Quinn, Matthäus Kestler Meister vom Stuhl.

Les francs-maçons de Bamberg font un don à l’Ukraine : District Master Volkmar Göbel ; Jochen Neurath, Karl Quinn, Matthäus Kestler Meister vom Stuhl

La Loge maçonnique de la Confrérie sur la Regnitz a invité le public aux représentations de Mozart et de nombreux invités ont suivi l’appel de la Flûte enchantée.

La Flûte enchantée – Proposition de mise en scène pour la première apparition de la Reine de la nuit (Karl Friedrich Schinkel, Berlin, 1815).

Notre équipe culturelle dirigée par Jochen Neurath a interprété en février une œuvre avec des musiciens de l’Orchestre symphonique de Bamberg et un acteur dans le rôle de l’orateur, que nous, maçons, connaissons tous, dit Matthäus Kestler Meister vom Stuhl, mais – pour autant que nous savoir – probablement sous cette forme n’a jamais été jouée dans un temple maçonnique : la Flûte enchantée de Mozart dans un arrangement presque inconnu de 1793 pour flûte, trio à cordes et haut-parleur par FH Ehrenfried.

Les droits d’entrée des plus de 400 visiteurs et d’autres dons ont été collectés et reversés à l’organisation Humanitarian aid*, un vaste réseau qui fait appel à nous, francs-maçons, pour travailler dans le monde et soulager la détresse.

Papageno sur le timbre du 200e anniversaire de la mort de Mozart à côté de l’affiche de la première représentation de la Flûte enchantée.

Le soutien est également venu des entreprises et des frères de Bamberg, qui ont fait d’autres dons. La Grande Loge des Maçons Anciens, Libres et Acceptés d’Allemagne a également apporté une généreuse contribution.

Le montant total de 7000 euros collecté, a été remis solennellement aux organisateurs de l’aide humanitaire après un travail solennel au Temple le 3 avril dernier.

*Humanitarian aid a deux objectifs stratégiques :

– Fournir en temps utile une assistance multisectorielle fondée sur des principes et permettant de sauver des vies aux personnes déplacées à l’intérieur du pays, aux personnes non déplacées et aux rapatriés, en veillant à leur sécurité et à leur dignité ;

– Permettre aux personnes déplacées, aux personnes non déplacées et aux rapatriés d’accéder aux services de base.

Le dessin de… Jissey : « MAGIE »

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La rédaction de 450.fm a publié le 13 avril, un article sur les pratiques magiques de la veuve de Jean-Pierre Pernaut. Est-ce une allusion aux fake news véhiculées par les complotistes persuadés que les secrets maçonniques occulteraient des dérives de magie opérative ? Notre ami JISSEY confirme ces dérives. Avec son humour au second degré… Of course !!!

France Info : « Mythe ou réalité : les complots maçonniques »

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De notre confrère francetvinfo.fr

Venue d’Angleterre au milieu du 18e siècle, la Franc-Maçonnerie y a apporté son goût du secret qui a alimenté tous les soupçons, les fantasmes et les théories du complot qui ont servi de prétexte à sa persécution pendant l’occupation. Avec Roger Dachez, président de l’Institut maçonnique de France.

Le 14 juin 1940, le jour même où elle entrait dans Paris, l’armée allemande occupait et réquisitionnait le siège du Grand Orient de France, rue Cadet. Comme Hitler l’avait fait en Allemagne en arrivant au pouvoir, il fallait que disparaisse aussi en France cette société secrète dont le pouvoir était tel, disait-on, qu’on l’accusait d’avoir entraîné le monde dans la Seconde Guerre mondiale. C’était un des nombreux complots dont on a soupçonné la franc-maçonnerie depuis sa naissance, 200 ans plus tôt. Venu d’Angleterre en France, au milieu du 18e siècle, il y avait apporté ses idéaux, ses rites étranges et son goût du secret qui ont alimenté tous les soupçons, tous les fantasmes et servi de prétexte à la persécution dont la franc maçonnerie a été victime pendant l’occupation. Dès le 13 août 1940, à Vichy, Pétain décidait de dissoudre les loges maçonniques. Et deux mois plus tard, en octobre, les objets confisqués par les Allemands à la rue Cadet étaient exposés à Paris.

PATRICE GELINET 2009ABRAMOWITZ/RADIO FRANCE

Patrice Gélinet : Dans un livre coécrit avec Alain Bauer, Nouvelle histoire des francs maçons en France, l’Occupation, dites-vous , a été sans doute la période la plus sombre de la franc maçonnerie, à l’époque où elle était accusée par les Allemands et par le régime de Vichy d’avoir entraîné la France dans la guerre. Un des nombreux complots dont on l’a soupçonné tout au long de son histoire pendant plus de 200 ans. Comment est-ce qu’on peut expliquer la méfiance, l’hostilité et les théories du complot dont elle a fait l’objet pendant si longtemps ?

Roger Dachez : Je crois que la raison fondamentale, c’est que la maçonnerie n’est pas une société secrète, puisque son existence a toujours été connue et même l’identité de ses membres les plus éminents a toujours été publique. Mais c’est une société à secrets, au pluriel, c’est-à-dire qu’elle a des secrets qui sont en quelque sorte fonctionnels, qui permettent à son organisation de vivre en interne. En 1744, à Paris, on publie pour la première fois un petit ouvrage qui d’ailleurs rencontre un très grand succès public et qui s’appelle Le secret des francs-maçons. C’est la raison pour laquelle j’ai l’habitude de dire que tous les secrets des francs-maçons sont en vente dans les bonnes librairies depuis 280 ans. Et ce petit livre, qui donc a un grand succès, commençait par quelques vers de mirliton dans le style du 18e siècle qui disait ceci: pour le public, un franc-maçon sera toujours un vrai problème qu’il ne saurait résoudre à fond qu’en devenant maçon lui-même. Et au fond, le complotisme, c’est un peu le fruit de cette attente de devenir franc-maçon, souvent déçu ou qu’on n’ose pas obtenir. Alors on fantasme, on imagine. Et de cela naît le complot maçonnique.

Et dès l’apparition de la franc-maçonnerie en France au milieu, et même en 1738, vers 1720, elle est attaquée d’abord par la religion, en tout cas par l’Église catholique qui se méfie d’elle. Lorsque le pape Clément XII excommunie les francs -maçons en 1738, au moment même où elle vient d’apparaître en France.

Oui, alors la maçonnerie, la franc-maçonnerie moderne, est née dans les îles Britanniques à la fin du 17e et au début du 18e siècle, et elle arrive en France, à l’initiative d’ailleurs de Britanniques exilés à Paris vers 1725. Elle a toutes les raisons d’inquiéter les pouvoirs publics. Les deux raisons majeures, c’est d’abord qu’elle est constituée principalement de sujets britanniques, en plus des jacobites, c’est à dire des gens qui sont révoltés contre la nouvelle monarchie Hanovrienne qui s’est établie en 1714. Donc le pouvoir royal vient de faire des complots politiques sur notre territoire, mais aussi parce qu’elle est née dans un pays, l’Angleterre, qui est un pays protestant et de liberté religieuse. Or, à cette époque, en France, non seulement c’est l’absolutisme royal, mais c’est également un régime de révocation, c’est-à-dire qu’en 1685, par l’édit de Fontainebleau, on a révoqué l’édit de Nantes. Il y a donc pas de liberté religieuse pour au moins ces deux raisons . La franc-maçonnerie peut être aussi suspecte.

Alors qu’elle ne l’est pas dans les pays où elle est née, l’Angleterre, à plus forte raison les États-Unis, où elle apparaît très vite, avant même l’indépendance des États-Unis, avec le président George Washington, avec tous les pères fondateurs des États-Unis, avec même La Fayette qui vient avec l’armée française. La franc-maçonnerie n’a donc jamais eu de problème dans les pays anglo-saxons de l’origine jusqu’à nos jours

Par ailleurs, la franc-maçonnerie a rarement fait l’objet de critiques, tout simplement parce qu’elle est totalement intégrée à l’establishment, même si ça fait sourire. On peut mentionner qu’aujourd’hui encore, le Grand Maître de la Grande Loge unie d’Angleterre, qui se présente comme la Grande Loge, mère de toute la franc-maçonnerie mondiale, est le duc de Kent, cousin de la reine Élisabeth II. Donc elle est totalement intégrée à l’establishment. Vous avez mentionné que Washington et la plupart des treize autres signataires de la déclaration d’indépendance sont des francs-maçons. Dans ces pays-là, la franc-maçonnerie fait partie du paysage politique, historique et culturel.

Avec « Les infox de l’Histoire« , la deuxième saison du podcast de la Fondation Descartes en partenariat avec franceinfo, est un voyage à travers les époques au cœur des grands épisodes de désinformation. Patrice Gélinet et ses invités exposent et analysent les infox qui ont défrayé la chronique de l’antiquité à nos jours. Complotisme, désinformation, rumeurs, calomnies, emballements médiatiques… Une saison 2 de 8 épisodes pour décrypter les mensonges de l’Histoire.

C’est quoi la Franc-maçonnerie ?  Qui sont les célébrités de la Franc-maçonnerie ?

De notre confrère onoticiado.com.br – Par Bruna Musskopf da Rosa

Enveloppée de mystère, la franc-maçonnerie est-elle une société secrète ou une forme de religion ? Trouve la réponse !

Créée en Europe au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie est une société secrète, qui s’est peu à peu répandue dans le monde. Au sein de cette organisation, les membres sont appelés francs-maçons ou francs-maçons. Ses principes et ses croyances sont empreints de symbolisme et de rituels inspirés de l’art et de l’architecture des carrières, et il croit en un pouvoir suprême. 

Les francs-maçons suivent des valeurs éthiques et morales, se consacrent à la recherche de la connaissance de soi et du développement personnel, ainsi qu’à la charité et à la solidarité. La franc-maçonnerie est organisée en loges, où les francs-maçons se réunissent pour effectuer des rituels et discuter de questions d’organisation. C’est une institution non religieuse, mais certains de ses rituels et symboles peuvent s’inspirer de diverses traditions spirituelles.

Parce qu’elle est secrète, il est difficile de déterminer avec certitude qui en est membre, mais malgré tout, de temps en temps, certains noms sont pointés du doigt comme pratiquants de la franc-maçonnerie. Rencontrez-en quelques-uns.

  • Arthur Conan Doyle – L’écrivain britannique bien-aimé est devenu franc-maçon en 1887 et a même été nommé membre honoraire de la grande franc-maçonnerie d’Écosse.
  • John Elway – L’athlète double champion du Super Bowl a rejoint l’ordre maçonnique en 1998 après avoir pris sa retraite du football.
George VI
  • George VI – Le roi d’Angleterre et père de feu la reine Elizabeth II est devenu membre de la franc-maçonnerie navale en 1919. Plus tard, d’autres membres de sa famille ont rejoint le même ordre.
  • John Wayne – L’acteur bien-aimé, populaire pour ses films de style occidental, était membre de la Masonic Society depuis les années 1970.
  • George Washington – En plus d’être le premier président américain, George Washington était également un maître maçon. Il aurait été membre depuis 1752, alors qu’il n’avait que 20 ans.
  • Steve Wozniak – Steve est l’un des co-fondateurs d’Apple, il est devenu franc-maçon dans les années 1980.
  • Franklin D. Roosevelt – Un autre président américain, Roosevelt était maçon depuis 1911, quelques années avant sa première élection en 1932.
  • Buzz Aldrin – Considéré par beaucoup comme un héros, Aldrin est connu pour être le deuxième homme à avoir marché sur la lune. Il y a même des rumeurs selon lesquelles en marchant sur le sol lunaire, Buzz aurait avec lui le drapeau de la société maçonnique.
  • Oscar Wilde – Oscar a été initié aux voies de la franc-maçonnerie par le prince Léopold, avec qui il était très proche. 
  • Mozart – Connu pour ses compositions géniales, Mozart était si adepte de la franc-maçonnerie qu’il a même créé des mélodies spécifiques à utiliser dans les réunions de la société.
  • Simón Bolívar – Simón Bolívar était l’un des plus grands noms de l’histoire de l’indépendance du Pérou, de la Bolivie, de l’Équateur, du Venezuela et de la Colombie. En tant que franc-maçon, il a également pris de l’importance, ayant atteint le 33e degré.
  • Clark Gable – L’acteur du classique « Autant en emporte le vent » était connu pour être un membre qui ne suivait pas strictement les préceptes de la société.
  • Michael Richards –  Comme Simón Bolívar, l’acteur, célèbre pour son rôle dans la série Seinfeld, appartenait au plus haut niveau de l’ordre, le 33e degré.
  • Winston Churchill – Churchill a rejoint la société secrète à l’âge de 26 ans et en était un membre régulier. Au cours de ses années en tant que franc-maçon, il rencontrera Oscar Wilde et Buzz Aldrin dans la même loge. Selon les spéculations, le premier ministre britannique aurait abandonné l’ordre lorsqu’il a commencé sa vie politique.
  • Philippe d’Édimbourg – Philip, époux de la reine Elizabeth, a suivi les traces de son beau-père, le roi George VI, et a rejoint la maçonnerie navale en 1952.
  • Mark Twain – Un autre membre de l’ordre maçonnique, Mark Twain a même inclus des références maçonniques dans certaines de ses œuvres.
  • Comment identifier un membre de la franc-maçonnerie ?
  • Identifier un franc-maçon peut être un peu difficile, car la franc-maçonnerie est une société secrète et ses membres sont encouragés à ne pas révéler publiquement leur appartenance. Cependant, certains signes peuvent indiquer que quelqu’un est franc-maçon.
  • L’un des signes les plus courants est l’utilisation de bijoux maçonniques, tels que des bagues, des colliers et des bracelets, qui peuvent avoir des insignes ou des symboles maçonniques. Certains maçons peuvent également porter des tabliers ou des chapeaux avec des symboles maçonniques lors des réunions.
  • Un autre signe est la présence d’une loge maçonnique dans la ville ou la région où vit la personne. Les loges sont des lieux où les francs-maçons se réunissent pour effectuer des rituels et discuter de questions d’organisation. Ils peuvent être situés dans des bâtiments publics ou privés, mais ont généralement un signe ou un symbole maçonnique sur le devant pour indiquer leur emplacement.
  • Il est également courant que les maçons s’impliquent dans des causes et des projets caritatifs ou caritatifs promus par d’autres maçons.
  • La franc-maçonnerie utilise divers symboles et gestes pour communiquer des concepts et des idées importants pour l’organisation. Certains des plus connus sont :
  • L’étoile à cinq branches : C’est un symbole qui représente l’union des cinq sens physiques (vue, ouïe, toucher, odorat et goût) avec les cinq sens spirituels (intuition, raison, âme, esprit et conscience).
  • La boussole et l’équerre : ce sont des instruments utilisés par les maçons pour tracer des lignes droites et courbes, et représentent la mesure et l’équilibre. Le compas est utilisé pour tracer des cercles, tandis que le carré est utilisé pour tracer des lignes droites.
  • L’Oeil qui voit tout : C’est un symbole qui représente la présence de Dieu en tous lieux et en toutes choses, et symbolise la connaissance et la sagesse.
  • Le Tapis Vert : Utilisé dans les loges maçonniques, il symbolise l’espoir, l’innocence et la pureté.
  • Le Geste de Reconnaissance : Geste utilisé par les francs-maçons pour se reconnaître. Elle consiste à toucher le pouce droit avec les autres doigts de la main droite, formant un triangle. Le geste est utilisé pour démontrer l’unité et la fraternité entre les francs-maçons.
  • Cependant, il est important de rappeler que ces signes ne sont qu’indicatifs et ne garantissent pas qu’une personne est franc-maçon. Le seul moyen d’être sûr est de demander.
Certificat de maître maçon d’Oscar Wilde.
Sir Winston Churchill
Sir Winston Churchill
Mozart
Mark Twain photographié par Napoléon Sarony en 1895.

Le voyage épique de Woodhall Spa Freemason à travers la Grande-Bretagne l’emmène en Écosse

De notre confrère anglais lincolnshireworld.com – Par Rachel Armitage

Les ampoules douloureuses, les températures inférieures à zéro et les genoux endoloris ne sont que trois des problèmes douloureux que ce brave franc-maçon a combattus dans son défi épique de collecte de fonds.

Chris Jones, de Woodhall Spa, a entrepris une marche autour de la Grande-Bretagne en janvier , dans le but de collecter jusqu’à 100 000 £ pour l’association caritative des francs-maçons, la Masonic Charitable Foundation (MCF).

Il estime qu’il faudra jusqu’à 18 mois pour terminer le défi de 7 000 milles, et lorsque le Horncastle News l’a contacté en février un mois après le début de son défi , il avait déjà fait de bons progrès et avait marché jusqu’à Co. Durham.

Maintenant plus de trois mois après son défi, collectant des fonds pour l’association caritative qu’il attribue pour lui avoir sauvé la vie pendant ses problèmes de santé mentale, Chris a déclaré qu’il ressentait définitivement la douleur.

La vue de Chris depuis sa tente.
La vue de Chris depuis sa tente.

S’exprimant le Vendredi saint juste à l’extérieur de Montrose sur la côte est de l’Écosse , il a déclaré: «Cette dernière ampoule était une vraie puanteur – je suis allé voir un chiropraticien quand je suis rentré à Woodhall Spa la dernière fois parce que j’avais un problème avec mes articulations et tendons, et il m’a dit d’obtenir des supports plus hauts – ce qui a soulevé mes pieds plus haut dans mes bottes, et je n’ai pas apporté ma trousse de premiers soins ou mes bâtons avec moi ce jour-là.

« C’était la première et la dernière fois que je pars sans mon kit complet ! »

La marche constante a, naturellement, fait des ravages sur les jambes et les genoux de Chris, mais il a dit qu’il essayait juste de marcher lentement et régulièrement pour éviter de mettre trop de pression sur ses articulations :

« Mes genoux ont définitivement joué, mais j’ai utilisé beaucoup de Deep Heat et j’ai utilisé mes bâtons pour soulager la pression sur mes genoux.

Les bottes bien usées de Chris à Anstruther près de Fife, en Écosse,
Les bottes bien usées de Chris à Anstruther près de Fife, en Écosse,

« Je ne fais rien de stupide non plus, je prends juste les choses en main. »

Chris a continué à être soutenu par des francs-maçons et des partisans en Angleterre et en Écosse au cours de son voyage jusqu’à présent, avec de nombreuses loges maçonnes organisant des dîners en son honneur et des invitations à rester chez d’autres pour lui éviter de dormir dehors pendant une nuit dans sa tente.

« J’ai eu quelques offres d’hébergement, et j’ai établi une règle pour accepter les offres parce que les gens ne les offriraient pas s’ils ne le pensaient pas », a-t-il déclaré. « Mais je trouve aussi l’équilibre entre payer de l’argent pour des chambres d’hôtes si je le sens et camper dans ma tente car le temps s’améliore et je veux l’aventure.

« J’ai eu de nouvelles nuits où il faisait environ -6°c, ce qui m’avait rendu frileux de sortir de mon sac de couchage ! Mais je n’ai pas rencontré de neige heureusement. »

La vue sur Abedour.
La vue sur Abedour.

Chris pourra ensuite faire une pause dans ses aventures lorsqu’il reviendra à Woodhall Spa pendant quelques jours en mai, et il espère atteindre Cumbria en juillet ou août à temps pour des vacances en famille – ce qu’il espère ne pas faire. Ça n’implique pas d’escalade ou de randonnée…

Il a maintenant collecté plus de 10 000 £ pour le MCF. Vous pouvez continuer à suivre les progrès de Chris en visitant https://www.walktheedgemcf.com/

Les carbonari ? Franc-maçonnerie pour les pauvres

De notre confrère italien ilrestodelcarlino.it – Par Riccardo Paolo Uguccion

En 1825, une vague d’arrestations entre Pesaro et le reste de la province. Les adeptes réclamaient liberté et statuts, attaquaient l’absolutisme.

La Carboneria est importante dans la phase initiale du Risorgimento italien, et une importante association sectaire existait également à Pesaro et dans sa province. Mais qui l’a rejoint et dans quel but ? Ou plutôt : la Carboneria a-t-elle vraiment existé ou était-ce un paravent maçonnique, une sorte de franc-maçonnerie simplifiée pour la « foule la plus basse » ?

Dans la nuit du 11 juin 1825, une vague d’arrestations pour sédition et association sectaire est déclenchée à Pesaro sur ordre de Rome. Les personnes arrêtées – Francesco Perfetti, Giulio Leonardi, Antonio Bianchi, Saverio Artazù, Gaetano Togni, etc. – sont placés « au secret » (c’est-à-dire à l’isolement) dans les prisons du palais et dans la forteresse. D’autres arrestations ont également suivi à Fano, Fossombrone, Cagli, Urbino, Macerata Feltria, etc., où existe une association secrète très répandue qui se qualifie de « société du carbone » (carbonaro est le membre de la coterie, carbonic est l’adjectif correspondant).

Que demandent ses followers ? Liberté et statut. Nous traduisons : nous voulons que les États italiens, qui sont gouvernés par leurs propres dynasties (seulement dans le royaume de Lombardie-Vénétie, le roi est l’empereur d’Autriche), tempèrent l’absolutisme par des statuts. C’est une revendication qui est encore loin de l’organicité révolutionnaire du programme de Mazzini – unité nationale et république – qui sera annoncé dans quelques années.

L’unification de la Péninsule est encore au-delà de l’horizon, même si certains arrêtés ont en tête qu’il s’agit du « beau royaume italien » de Napoléon, mort une dizaine d’années plus tôt. Bref, le programme politique des Carbonari est limité et confus, ils se contenteraient probablement d’un statut accordé. Nous suivons une histoire.

L’enquêteur demande à Gaetano Togni, 32 ans, géomètre, arrêté à Sant’Angelo in Lizzola où il était engagé dans des estimations de recensement, pourquoi il est en prison (c’est ainsi que cela fonctionnait à l’époque). Peut-être pour avoir « imprudemment rejoint la société Carbonari sous la vente du soi-disant régent Leonardi », admet le prévenu. Qui raconte avoir été introduit dans la secte quelque temps auparavant par le susmentionné Leonardi, qui, avec Antonio Bianchi, l’emmena dîner un soir dans une maison derrière la cathédrale, via della Canonica, où l’on pouvait faire un peu de bruit sans gêner les voisins. Plusieurs personnes participent.

Là on lui bande soudain les yeux, puis on frappe à une porte, puis il entend ce dialogue : « Grand centurion, il se bat contre les profanes », « Maestro primo reggitore, demande qui est ce profane qui vient troubler nos travaux paisibles » , « Et ‘ un païen perdu dans notre forêt demandant à faire partie de notre société. »

Le rendez-vous de la carbonaraLe rendez-vous de la carbonara

Ils l’introduisent dans une pièce où Giulio Leonardi – il reconnaît sa voix – lui demande qui l’a inspiré à être si audacieux, derrière son dos, ils lui proposent de dire « Ma volonté », mais comme il hésite, ils répondent pour lui. Alors Leonardi leur ordonne de l’emmener en « voyage »: en le soutenant pour qu’il ne trébuche pas, ils lui font traverser les buissons du jardin, puis rentrent dans la maison et à genoux ils lui font jurer allégeance et secret, ou il serait tué, son corps brûlé, cendres dispersées, etc.

À ce moment-là, ils le soulèvent et quelqu’un derrière lui déclare que le profane demande la lumière : « Qu’il soit accordé », ordonne Leonardi, puis ils le déshabillent. Une vingtaine de personnes gardent leurs poignards tournés vers lui : s’il n’est pas loyal et réservé, lui disent-ils, ces armes l’atteindront. Il est alors « baptisé » : à genoux, ils lui touchent la tête avec un fer sur lequel ils frappent de légers coups avec un autre fer tandis que Leonardi déclare : « Au nom du rédempteur de l’univers et pour les pouvoirs qui m’ont été accordés Je te baptise et je fais de toi un frère du devoir. »

Un rituel grossièrement maçonnique, comme on peut le voir, qui se répétait de nombreuses fois dans les pièces isolées des auberges et des tavernes, à Pesaro et dans d’autres villes. Mais Togni est pour l’instant un « frère du devoir », un Carbonaro qu’il deviendra plus tard.

01/05/23:Rassemblement en hommage aux Martyrs de la Commune de Paris, pour la République et la Laïcité

À l’initiative du Grand Orient de France, les francs-maçons de toutes obédiences se retrouvent le 1er mai au cimetière parisien du Père-Lachaise pour rendre hommage aux martyrs de la Commune de Paris de 1871.

Le Mur des Fédérés, souvenons-nous…

Le Mur des Fédérés.

Le samedi 27 mai 1871, les troupes versaillaises parviennent à investir le cimetière du Père-Lachaise, les communards résistent au point que les combats se sont parfois terminés au corps à corps et à l’arme blanche, entre les tombes, non loin des sépultures de Nodier, Balzac et Souvestre.

Bannière du GODF, puissance symbolique régulière souveraine.

Cent quarante-sept communards faits prisonniers sont fusillés contre le mur Est de l’enceinte du cimetière. Dans les heures et les jours qui suivent, les corps de milliers d’autres fédérés sont ensevelis à leurs côtés, dans les fosses communes utilisées à l’époque.

En leur mémoire, une section de cette muraille est appelée, dès 1871, le « Mur des Fédérés ».

En savoir + avec Commune de Paris et Franc-maçonnerie, ou les rendez-vous du 1er Mai (Conform édition, n° 19, 2019) de Pascal Joseph, avec une préface de Philippe Foussier, Grand Maître du GODF de 2017 à 2018.

Extrait : « Pour être à la hauteur du combat de tous ces magnifiques héros, célèbres ou inconnus, qui se sont battus pour leur liberté et la nôtre, pour leur émancipation et la nôtre, ces « artisans du progrès social » comme le stipule l’invitation diffusée par le Grand Orient de France chaque année, plus que jamais travaillons à l’avènement de la République sociale et universelle. Dans son discours de 2013, Pascal Joseph nous adressait une recommandation que je reprends volontiers à mon compte. Soyons, francs-maçons, aux avant-postes ! »

Sources : GODF ; https://parcours.commune1871.org/ ; https://atelier-voltaire.blue/ ; photos © Yonnel Ghernaouti, YG

Le parcours du 1er mai 2023
Rassemblement en hommage aux Martyrs de la Commune de Paris, pour la République et la Laïcité
Rassemblement en hommage aux Martyrs de la Commune de Paris, pour la République et la Laïcité