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Il projetait de commettre un attentat le 24 juillet 2023 contre les Francs-Maçons

De notre confrère le parisien leparisien.fr – Par Julien Constant

Hier vendredi 25 août, le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) a condamné à une peine de sept ans de prison ferme un homme de 25 ans habitant à Noisy-le-Roi, qui selon les termes de son ex-voisin de cellule :

« il projetait de commettre un attentat le 24 juillet 2023 en s’attaquant au Francs-Maçons qui ne suivent qu’une demi-vérité »

Il venait de passer sept ans derrière les barreaux après une peine de neuf ans prononcée par la cour d’assises de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans une affaire de viol en réunion. Ce garçon s’était converti à l’Islam il y a 10 ans.

Sa philosophie est assez vite résumée :

Kittab al-sharia (ar), Livre de la charia selon l’imam Abu Bakr al-Ajurri, xe siècle.

« La charia est parfaite et son application dans le monde entier est une nécessité »

Bien évidement, il se sent injustement condamné et ses propos de défense étaient assez convaincants :

« Mon codétenu souffre de problèmes psychiatriques. En plus, cette date ne correspond à rien et la Franc-maçonnerie est une société sécrète, comment aurais-je pu l’atteindre ? »

Entre le 15 et le 17 juillet, le prénommé Meziane, cheveux longs et blond, tente au travers des réseaux sociaux et plus particulièrement du darknet de faire l’acquisition d’armes pour passer à l’acte.

Comme le rappelle le Journal le Parisien de ce jour :

« Cet ouvrier qui travaille en intérim sur un chantier du château de Versailles est interpellé le 17 juillet et placé en garde à vue à la PJ. Lors des auditions, Meziane reconnaît qu’il fait du prosélytisme et avoue cette tentative d’acquisition d’arme »

Lors de la perquisition, les policiers ont mis la main sur un pistolet airsoft et une abondante littérature sur l’islam.

Encore un drame évité ?

Suite de l’article…

Les Cahiers de la Sagesse Numéro 1

Présentation de l’éditeur

Les Cahiers de la Sagesse, publication du Grand Chapitre du Rite Français, Suprême Conseil du Rite Moderne. Ce premier numéro est un ouvrage collectif, fruit de la réflexion de tous les membres du GCRF, et le résultat des travaux de l’Université d’automne 2022 du G.C.R.F.

Le thème de recherche était « le Franc-maçon, homme libre ou libéré », particulièrement à la lumière des enseignements des rituels des 4 ordres de Sagesse du Rite Français.

Loin d’être désuets, les rituels des 4 Ordres ont révélé leur étonnante actualité, leur pertinence pour tout franc-maçon en quête de Vérité.

[NDLR : L’auteur, Grand Chapitre du Rite Français, un bref historique afin de savoir d’où il vient, qui il est et où il va… Et quelle genèse !

Ce Grand Chapitre du Rite Français (G.C.R.F.) est issu de la crise de la Grande Loge Nationale Française (2008-2012) qui a connu une perte de plus de 20 000 membres (sur 45 000)… Chacun se souvient encore du bon papier de François Koch, dans son blog La Lumière qui a, en son temps, avait publié « GLNF-GLAMF : du sang sur les tabliers bleus ? », repris par notre ami Géplu sur Hiram.be, le blog maçonnique en date du mercredi 9 avril 2014. « … Celle-ci [la GLNF] a donc, très fraternellement, décidé de (ou profité de l’occasion pour) faire le ménage dans ses structures capitulaires… » écrit-il.

En effet, beaucoup de frères qui pratiquaient les hauts grades dans des juridictions en amitié avec ladite grande loge ont dû faire œuvre d’imagination pour poursuivre, après les grades symboliques, leur cheminement initiatique. Que soit d’ailleurs le rite, d’ailleurs.

C’est ainsi que, concernant le Rite Français, les frères créèrent le Grand Chapitre du Rite Français (G.C.R.F.), regroupant les frères de L’Alliance et de la Grande Loge Indépendante de France (GLIF), consacrée lors d’une tenue solennelle le samedi 12 janvier 2013.

Officiellement consacré à Lyon, le Grand Chapitre du Rite Français « a pour objectif la pratique des Ordres supérieurs ou Grades de Sagesse du Rite Français ou Rite moderne qui furent définis par le Grand Chapitre Général de France en 1786. »  Finalement, accouché dans la douleur, le G.C.R.F. s’épanouit depuis dans l’harmonie.

Le SC Vincent Amat.

Actuellement, le Suprême Commandeur Vincent Amat préside aux destinées du Suprême Conseil des Grades de Sagesse du Rite Français. Ce Cahier lui doit beaucoup.

Il signe d’ailleurs l’introduction titrée « Pourquoi des Cahiers de la Sagesse ? ». En précisant que le Grand Chapitre fêtera ses 10 ans en 2024. Il souhaite que les cahiers permettent à tous les membres, mais également à tout franc-maçon pratiquant les Ordres de Sagesse de puiser dans ces travaux collectifs.

Tablier 1er Ordre.

Bien évidemment, il recommande aux lecteurs de ne lire que les sections qui correspondent à leur grade et d’éviter d’aborder ceux qui restent encore à venir. Ce qui toutefois n’est pas interdit ! Nous reconnaissons bien là ces valeurs du Rite Français à travers la tolérance et la convivialité. L’introduction comprend un autre texte intitulé « Réunion de l’Université d’Automne 2022, signée de Patrick Gilles, Très sage et Puissant Grand Vénérable (TS et PGV) de l’Académie du Ve Ordre.

Tablier 2e Ordre.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la spécificité des Ordres de Sagesse et du Ve Ordre, il nous faut faire un retour en arrière. Revenons en 1784 où le Grand Chapitre Général d’alors prévoient cinq ordres ainsi exposés :« Le Grand Chapitre Général renfermera toutes ses connaissances dans cinq ordres. Le 1er ordre comprendra tous les intermédiaires de la maîtrise à l’Élu. L’Élu en sera le complément. Le 2e ordre comprendra l’Écossais, tous Écossais possibles, et ce qui y est relatif. Le 3e ordre comprendra le Chevalier d’Orient, et ce qui y a rapport. Le 4° ordre comprendra le Rose-Croix, et ce qui y est relatif. Le 5e Ordre comprendra tous les grades physiques et métaphysiques et tous les systèmes, particulièrement ceux adoptés par des associations maçonniques en vigueur. »

Tablier 3e Ordre.

Patrick Gil souligne la volonté d’entamer un travail de recherche mis à la disposition de tous les cherchants.

François Xavier Tassel, par ailleurs collaborateur régulier des Cahiers de l’Alliance, la revue d’études et de recherches maçonniques de la GL-AMF, et par ailleurs Grand Orateur du G.C.R.F., qui généralement en publie sur la symbolique de l’espace et sur les relations entre l’Église catholique et la franc-maçonnerie, signe ici un  avant-propos des plus explicatifs puisqu’il nous donne les sources et l’organisation du rite, ainsi que les différentes instances du G.C.R.F. (Conseil d’administration, Comité des Très Sages, Académie du 5e Ordre, Chambre de Justice).

Tablier 4e Ordre.

La thématique du Cahier est passionnante : « Le Franc-Maçon, homme libre ou libéré ? »

Le sujet est traité, bien évidemment, par grade. Celui d’Élu Secret, tout naturellement, puis celui de Grand Élu Écossais, de Chevalier d’Orient, puis, enfin, au grade de Rose-Croix.

Blason G.C.R.F.

Après une première partie, contenant l’introduction, une seconde abordant la notion de libre/liberté, la troisième partie comprend les articles originaux où l’on pourra s’enrichir à la lecture d’un texte concernant le ‘’roi de Salem’’ et ‘’prêtre du Très-Haut’’« Melkisedek, lien des formes traditionnelles » et d’un papier intitulé « Y a-t-il une tradition autre que la Tradition primordiale ? Question s’il en est pertinent pour le maçon à laquelle l’auteur répond par les caractéristiques de la Tradition primordiale, les cycles cosmiques, les arguments en faveur de l’unicité de cette Tradition, analysant son processus dégénératif des formes spirituelles, pour conclure par les particularités de la voix initiatique apportée par l’art royal que sont le travail et le cheminement maçonniques.

Sautoir 5e Ordre.

Nous ne pouvons que conseiller cette première publication et encourager les suivantes pour le plus grand profit et plaisir des sœurs et des frères.

À l’arrivée en France de cette maçonnerie des Modernes venues d’Outre-Manche, ce magnifique rite qui n’était que le rite des français représente, sous son appellation définitive de Rite Français, ce qu’il y a de plus pur de cet esprit maçonnique qui ne cessa de prospérer au siècle des Lumières.

Bonne lecture et belle journée à toutes et à tous !

Les Cahiers de la Sagesse Numéro 1

Le Franc-Maçon, homme libre ou libéré ?Grand Chapitre du Rite Français, 2023, 140 pages, 12 € / ISBN 978-2-487130-00-5 / À commander ICI ou à Éosphoros, sur le site de la GL-AMF.

Pour nos TTCCSS & TTCCFF qui ne connaissent pas encore Éosphoros, vous pouvez lire utilement notre article du 8 courant intitulé Éosphoros : Livres et décors maçonniques sur le Net… Ouvert tout l’été !

Illustrations tabliers et sautoir : DETRAD, 18 rue Cadet – PARIS IX.]

04/09/23 : Cannes Cercle Azurea reçoit Yonnel Ghernaouti

Le Cercle Philosophique & Philanthropique interobédientiel Cannes Cercle Azurea, qui reçoit depuis 20 ans deux auteurs chaque mois, vous convie, en ce début d’année maçonnique, à une conférence de Yonnel Ghernaouti.

La thématique sera celle de son dernier ouvrage Pourquoi les francs-maçons veulent-ils reconstruire le Temple ?

Pour les lecteurs de 450.fm, dont il est le directeur de rédaction, le conférencier d’un jour, notre frère Yonnel, n’est plus à présenter.

Il vous attend aussi nombreux que des épis de blé. Cannes Cercle Azurea vous reçoit dans le cadre convivial du célèbre BBC de Cannes. Pour son Assemblée générale, la conférence et un débat suivi de la traditionnelle dédicace.

Pourquoi les francs-maçons veulent-ils reconstruire le Temple ?

Quatrième de couverture :

« Le temple maçonnique est le lieu d’accueil de la dignité humaine où règne la fraternité universelle. La tâche du maçon est de bâtir. Il existe une analogie entre l’homme et la pierre. Le temple que les frères veulent reconstruire avec persévérance est immatériel.

Il a deux contenus, la lumière intérieure qui brille au tréfonds de chacun et l’accueil fraternel de tous les êtres humains dans une société tolérante.

L’influence de la maçonnerie est dans l’exemplarité des frères, dans leur constance depuis des siècles à bâtir avec bienveillance un monde fraternel. »

Rappelons que le Cercle Cannes Azurea organise de remarquables croisières maçonniques et philosophiques . La 14e du nom sera au départ de Marseille le 13 octobre prochain. Plus d’infos sur leur Facebook.

Frère Yonnel abordera successivement, après quelques propos introductif, la reconstruction du Temple, mais lequel ? De sa représentation au XVIIIe siècle par les francs-maçons anglais et les autres ainsi que ce qu’en disent les rituels en maçonnerie bleue ou symbolique. Et aussi en quoi les ustensiles du Temple « outils à forte symbolique » sont-ils nécessaires à la (re)construction, puis il démontrera comment la franc-maçonnerie peut aider l’Homme à se réaliser dans le Beau, le Vrai et le Juste et comment porter les valeurs maçonniques au dehors du Temple et mener les deux combats essentiels de maintenant, à savoir la défense de la laïcité et la lutte contre l’intégrisme religieux.

Et la parole circulera…

L’ouvrage de Yonnel Ghernaouti est en vente chez DETRAD.

Infos pratiques

Lundi 4 Septembre 2023, à 12 heures – Restaurant BBC, 12 bd Jean Hibert – 06400 Cannes / Salle au 1er étage avec vue sur mer, apéritif entrée plat dessert vin eau café, triangle adhérent 25 € – non adhérent 35 €.

Pour tout renseignement complémentaire ou pour réserver

Pour tout contact 

Le Vieux-Port de Cannes, le palais des festivals, la Croisette et la colline de la Californie -Source Wikimedia Commons.
Cannes Cercle Azurea
Cannes Cercle Azurea

Sylvain ZEGHNI élu Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN

∴ Du 25 au 27 août 2023, ce sont près de 900 Frères et Sœurs, députés et visiteurs des 740 loges de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, qui tiennent leur Convent annuel aux Docks d’Aubervilliers.

Cette édition a rappelé les 130 ans de la création le 13 avril 1893 de la première loge mixte de l’histoire de la franc-maçonnerie universelle réunissant, en pleine égalité de droits et de responsabilités, hommes et femmes dans un même rituel. La Fédération française du DROIT HUMAIN regroupe en 2023 plus de 15 000 membres en métropole et outre-mer, tous réunis autour d’un même idéal de mixités et de progrès social.

Durant ce Convent, les 39 Conseillers Nationaux ont élu Sylvain ZEGHNI en qualité de Grand Maître National de la Fédération française pour l’année maçonnique 2023-2024.

Il succède ainsi à Amande PICHEGRU, descendue de charge après 2 mandats d’une année.

∴ Âgé de 59 ans, Sylvain ZEGHNI est Docteur en sciences économiques (Université Paris X Nanterre) et actuellement maître de conférences à l’Université Gustave Eiffel (Val d’Europe) en sa qualité de spécialiste de l’économie du tourisme et de l’environnement. Initié en franc-maçonnerie en l’an 2000 au sein de la loge « Travail et liberté » du DROIT HUMAIN de St Germain en Laye, il est désormais membre de la loge Zoroastre de Marne-la-Vallée. Il se passionne particulièrement pour l’histoire et les rites de la franc-maçonnerie, en France comme à l’étranger. Membre élu au Conseil National depuis août 2019, il a officié en qualité de président de la commission Droits de l’Homme et Laïcité ainsi que de premier Vice-Président de la Fédération française en charge des relations extérieures, inter-obédientielles et de l’international.

Plusieurs axes stratégiques vont notamment caractériser son action de Président du Conseil National, Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN :

  • Le renforcement de la démocratie interne de la Fédération par le développement de nouvelles démarches participatives au niveau des régions et de leurs loges,
  • L’impulsion d’une nouvelle dynamique et la conception de nouveaux outils permettant davantage d’innovation, de créativité et d’expérimentation au sein des loges,
  • L’exploration de nouveaux champs de réflexions sur des thématiques sociétales en lien avec l’approfondissement de la méthode maçonnique et de la démarche initiatique des Frères et Sœurs au sein de leurs ateliers,
  • Le renforcement de nouvelles aires de coopération avec les autres obédiences françaises et à l’international.

Le collège des Officiers du nouveau Conseil National, désormais sous la présidence de Sylvain ZEGHNI, sera formé et installé ce samedi 26 août 2023 dans la soirée.

France Culture : D’où vient le nom des francs-maçons ?

De notre confrère radiofrance.fr

Si les francs-maçons s’appellent ainsi, c’est en raison… des maçons. Et contrairement aux idées reçues, la franc-maçonnerie n’est pas une société secrète millénaire, mais date d’il y a trois siècles.

On a longtemps expliqué que l’acte de naissance de la franc-maçonnerie s’était produit le 24 juin 1717. Des historiens penchent plutôt aujourd’hui pour 1721. Quoiqu’il en soit, quatre loges maçonniques se seraient réunies à Londres, dans la taverne « L’Oie et le Grill », pour se fédérer en une Grande Loge, réunissant artisans, commerçants et élites.

Cet acte concrétise des fondations bâties depuis plusieurs siècles. Au Moyen Âge, des confréries de métiers garantissent à leurs membres une formation et du soutien en cas de coups durs. C’est le cas pour les maçons. Les plus anciens, les compagnons, forment les plus jeunes, les apprentis.

Au Moyen Âge, des confréries de maçons s'entraidaient dans leur métier. Bien souvent, ils disposaient d'une loge, un bâtiment proche du chantier.
Au Moyen Âge, des confréries de maçons s’entraidaient dans leur métier. Bien souvent, ils disposaient d’une loge, un bâtiment proche du chantier.

Ces groupes ont des loges, qui désignent jusqu’aux années 1200 un lieu physique : un bâtiment annexe à l’édifice en construction, où on range les outils, où on se repose, où on prépare et on débriefe le chantier. Puis ce terme évolue pour désigner un groupe de travailleurs.

Une ouverture en Écosse et en Angleterre

En Écosse et en Angleterre, à la fin du XVIIe siècle, les loges s’ouvrent à des notables locaux, sans rapport avec la profession. On y vient pour échanger, réfléchir, former un réseau de sociabilité. Aristocrates, artistes, scientifiques, aubergistes rejoignent ces groupes et deviennent des « maçons acceptés » ou « libres », en anglais : « gentlemen masons » ou « free masons ».

Plusieurs hypothèses découlent pour expliquer ce terme, selon l’historienne à l’université Bordeaux Montaigne, Cécile Révauger : « Il existe une différence entre ‘free stone’ et ‘rough stone’, respectivement la pierre polie, de qualité supérieure, et ‘rough stone’, la pierre mal dégrossie. » La spécialiste de l’historiographie de la franc-maçonnerie évoque une autre piste : « Cela pourrait aussi être le fait que ‘free mason’, c’était des maçons qui avaient été initiés au secret professionnel, qui avaient un savoir-faire, et qui, parce qu’ils avaient ce savoir-faire, étaient reconnus, avaient une qualification, qui leur permettait de se déplacer librement. ”

Construire le temple idéal

Se rassembler pour échanger des idées est devenu possible par le vent d’ouverture qui souffle alors sur le Royaume-Uni. “Et ça, ça n’a pu apparaître qu’après la Glorieuse Révolution de 1688, qui a mis un terme à la monarchie de droit divin”, explique l’historienne.

La nature de ces cercles de cooptation change, mais la filiation avec l’univers de la maçonnerie demeure. Car les francs-maçons disent œuvrer à la construction d’un temple idéal : un temple métaphorique, celui d’une société rationnelle, où les individus deviennent libres et éclairés, à l’image du profane intronisé qui trouve la lumière lorsqu’on lui retire le bandeau qui lui couvre les yeux pendant la cérémonie.

L’équerre et le compas

La franc-maçonnerie reprend aussi des outils de construction, comme l’équerre ou le compas, qui servent de base à son univers symbolique. “On va faire un parallèle entre la rectitude, la droiture de l’individu et la règle, illustre Cécile Révauger. On va même parler de géométrie morale. Et ça, c’est l’esprit très rationnel des Lumières.

À lire aussi : Grande Loge de France – « La spiritualité en Grande Loge de France »

Grande Loge de FranceÉCOUTER PLUS TARDLECTURE

18 min

Si son fonctionnement est similaire à un dogme, la franc-maçonnerie s’établit en dehors de la religion et des instances officielles du pouvoir. En 1970, Jacques Mitterrand, alors Grand maître du Grand Orient de France, expliquait dans un reportage télévisé se positionner à la fois en dehors et à la confluence des partis politiques, des syndicats, des religions : “nous sommes précisément le seul lieu de rencontre de toutes ces organisations, dans la mesure où il s’agit d’organisations axées sur une volonté de justice sociale, de progrès intellectuel et de liberté de pensée.

Environ 160 000 francs-maçons en France

La franc-maçonnerie va ensuite se diffuser en Europe et attirer des figures de tous bords, pêle-mêle Sadi Carnot, Condorcet, Rouget-de-Lisle, le clan Bonaparte… Les premières loges sont créées en 1725 à Paris et en 1732 à Bordeaux. Le Grand Orient de France sera lui fondé en 1773. Aujourd’hui, on compte en France 160 000 “frères” revendiqués francs-maçons, incluant depuis 2010 des « sœurs ».

Communiqué de Presse du GODF – Guillaume Trichard, nouveau Grand Maître du Grand Orient de France

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A l’occasion du 158e Convent du Grand Orient de France, réuni à Lille, les Conseillers de l’Ordre ont procédé à l’élection du nouveau Grand Maître. Guillaume Trichard a été élu au 1er tour de scrutin.

Guillaume Trichard succède à Georges Serignac qui depuis janvier 2021 présidait aux destinées de la première Obédience française fondée en 1728.

Le nouveau Grand Maître, en rendant hommage à son prédécesseur, a dit vouloir en cette année du 250e anniversaire de l’appellation de l’Obédience « oeuvrer avec force à la diffusion des valeurs et principes de la franc-maçonnerie libérale et adogmatique. »

Il a conclu son discours en disant : « Les Francs-Maçons du Grand Orient de France ont désormais une responsabilité historique, celle de contribuer à réparer notre République pour que ses principes respectables soient partout respectés, pour que la République universelle et fraternelle ne soit plus une promesse mais une réalité, pour que l’avènement d’une humanité meilleure et plus éclairée ne soit pas qu’une incantation dans nos temples, pour que l’extrême-droite n’accède plus jamais au pouvoir et reste là où elle doit être, dans les sombres pages des livres d’Histoire. »

Âgé de 47 ans, diplômé de l’Institut Mines Telecom Business School, titulaire d’un Master 2 exécutif Gestion des Ressources Humaines et Relations du Travail du CIFFOP, Université Paris II Panthéon-Assas, Guillaume Trichard a effectué toute sa carrière professionnelle dans de grands groupes industriels où il a occupé entre autres les fonctions de Directeur Marketing.
Jusqu’à son élection à la tête de l’Obédience, Guillaume Trichard était Secrétaire général adjoint de l’UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes) en charge du secteur juridique national, de la transformation écologique et des transitions technologiques, de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise.

Son parcours syndical et ses responsabilités nationales de premier plan en font un connaisseur avisé des problématiques économiques et sociales, et plus largement de tous les enjeux liés au champ de la justice sociale.

Guillaume Trichard a été initié, à l’âge de 23 ans, en 1999 dans une loge de l’Hay-les-Roses.

1723-1773-2023 Francs-maçons passeurs des Lumières

Été 2023, pour un hors-série de La Chaîne d’Union, c’est un sacré hors-série ! 192 pages entièrement en couleur et une thématique « 1723-1773-2023 – Francs-maçons passeurs des Lumières » de plus… maçonnique ! Avec une première de couverture qui reprend la célèbre De sterrennacht, La Nuit étoilée, de Vincent van Gogh. Pour le peintre, « la nuit est beaucoup plus vivante et richement colorée que le jour ».

1723-1773-2023, trois dates :

  • 1723

Cette 1723 voit, le 17 janvier, l’approbation des Constitutions d’Anderson, considérées comme un des textes fondateurs de la Franc-maçonnerie moderne, (rédigés collectivement entre 1721 et 1723).

D’ailleurs, c’est au mois de décembre de l’année 1721, alors que John Montagu (1690-1749) est alors grand maître, qu’Anderson présente à ses frères le projet de Constitution qu’il vient de rédiger et qu’une commission est chargée d’examiner. Il y affirme que nul ne peut être franc-maçon s’il n’est homme libre et de bonnes mœurs, excluant ainsi tous ou esclaves. Il fait des loges le lieu de rencontre des croyants de toute religion afin qu’il puisse aussi travailler en commun, instaurant ainsi un régime de tolérance. Rappelons James Anderson (1678-1739) est un pasteur presbytérien qui joua un rôle important dans la naissance de la franc-maçonnerie moderne, dite « spéculative ».

Sceau GODF – Dossier presse GODF.
  • 1773

Du printemps à l’automne 1773, sous l’impulsion de Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1737-1803), le Grand Orient de France, qui se nommait alors Grande Loge de France, née en 1735, conduit une importante réforme interne qui aboutit à sa transformation en Grand Orient de France. C’est ce que développe le grand maître Georges Sérignac dans son avant-propos.

  • 2023

Cette année marque le 250e anniversaire du choix de l’appellation Grand Orient de France, effectué par la première obédience maçonnique française, et donc la plus ancienne mais aussi la plus importante d’Europe continentale. Puissance symbolique régulière souveraine, le GODF a ponctué 2023 de rencontres (exposition, conférences, débat, etc.) à travers la France et le monde pour cet anniversaire de l’appellation Grand Orient de France. Le grand maître rappelle que le GODF  « est un ordre initiatique et symbolique et, dès ses origines, l’enfant des Lumières, imprégné de leur souffle émancipateur, démocratique et universaliste, qui a construit notre République et s’oppose au vent contraire des obscurantismes, d’où qu’ils proviennent, depuis trois siècles ».

Jacques Garat, le rédac chef.

La première de couverture porte aussi les mentions « Des passages et des passeurs » et « La maçonnerie du siècle des Lumières », comme deux éléments forts et importants de l’histoire du GO.

Un succès du Grand Orient de France qui ne se dément pas. Déjà au XVIIIe siècle, l’obédience comptait 115 loges en activité en 1774 pour passer, quinze ans plus tard, à 656…

Le sommaire

Avant-propos par Georges Sérignac

Éditorial par Jacques Garat

Roger Dachez, Pdt de lIMF.

PARTIE I – LA MAÇONNERIE DU SIÈCLE DES LUMIÈRES

– Pour une lecture symbolique du frontispice des Constitutions maçonniques de 1723 par Jean-Luc Le Bras

– Les premiers pas de la franc-maçonnerie française retour sur les premières loges de Paris par Roger Dachez

Cécile Révauger (2018)

– Les Lumières, creuset de la franc-maçonnerie leurs valeurs actualisées par le Grand Orient de France par Cécile Révauger

– Les débuts heurtés du Grand Orient de France par Daniel Kerjan

– Le duc d’Orléans, premier Grand Maître méconnu du Grand Orient de France par Michel König

– La Princesse, l’amitié et la reine par Daniel Beaune

Ferri Briquet.

– Raison, Vérité et Recherche de la Vérité par Ferri Briquet

– Lumières de l’Illuminisme par Laurent Segalini

ENTRETIEN AVEC ÉRIC SAUNIER

Les premières années du Grand Orient de France : des affinités naturelles à la « négociation » en temps de révolution

Alain Bauer.

PARTIE 2 – DES PASSAGES ET DES PASSEURS

– Transmettre par Guy Arcizet

– La commémoration comme objet d’étude symbolique par Éric Badonnel

– Améliorer l’humanité : actualité des Lumières par Charles Coutel

– L’héritage des Lumières en Maçonnerie au XXIe siècle par Jean-Marc Berlioux

– La franc-maçonnerie face aux conflits leçons du passé obligations présentes par Alain Bauer

Bien sûr que tous les articles de ce hors-série sont remarquables. Il suffit de regarder la qualité des participants qui ont permis d’élaborer ce numéro.

Mais en cette année de tricentenaire des Constitutions d’Anderson, nous avons souhaité nous attarder sur le premier d’entre eux, l’article de Jean-Luc Le Bras, professeur agrégé qui, après une carrière au ministère des Affaires étrangères, s’est consacré à des travaux de recherche en matière d’histoire maçonnique. Et nous constatons qu’il a trouvé !Il nous entretient avec délice de « Pour une lecture symbolique du frontispice des Constitutions maçonniques de 1723 ». Il précise d’entrée que le frontispice de l’édition de 1723 des Constitutions des francs-maçons dites d’Anderson n’est pas qu’une belle gravure.

C’est bel et bien un riche document iconographique qui met en scène, en deux ensembles égaux et selon un protocole bien établi, des personnages aussi connus que le duc de Montagu, John Beal, Joshia Villeneau et Thomas Morris Jeune, d’un côté et, de l’autre, le duc de Wharton qui sera, ne l’oublions pas, le premier grand maître de la maçonnerie française en 1728, entouré de Jean Théophile Desaguliers, fort reconnaissable avec sa tenue noire, accompagné de William Hawkins et Josuah Timson. Jean-Luc Le Bras nous décrit le Temple, l’espace, mais aussi les aspects statiques et dynamiques de cette scène (cercle, carré, fini, infini et orientation rituelle).

Nous assistons aussi ‘’en direct’’ à la transmission symbolique du pouvoir par le biais des Constitution avec un Montagu « pontifex » – Dans la Rome antique, pontifex maximus (grand pontife) était le titre donné au grand prêtre ; charge la plus élevée en prestige et en obligations –, passant le relais au duc de Wharton. L’ensemble du frontispice est passé au crible. Un décodage nécessaire pour qui veut en comprendre toute la symbolique et le message.

Cette dernière livraison, qui est d’ores et déjà une référence, fait œuvre de transmission en s’interrogeant sur le rôle qui a pu être celui de la maçonnerie dans la construction de la modernité du Grand Orient de France. Une façon aussi de bien comprendre la spécificité du Grand Orient de France qui est de laisser la souveraineté aux loges. Des mots de l’ancien grand maître Guy Arcizet qui signe, dans cet ouvrage, l’article « Transmettre » !

La Chaîne d’Union – Hors-Série

1723-1773-2023 Francs-maçons passeurs des Lumières

Conform édition, H-S n° 12, 2023, 192 pages, 17 €

À commander ICI

Disponible aussi chez DETRAD, librairie spécialisée sise à Paris 9e, 18 rue Cadet. Vous y trouverez toujours de bons conseils de lecture.

Retrouvez Conform édition au Convent du Grand Orient de France à Lille, préfecture du département du Nord et chef-lieu de la région Hauts-de-France.

GODF, Convent 2023, Lille.

Par ailleurs, pour la rentrée maçonnique et sur toutes les nouveautés maçonniques de l’été et ce jusqu’au dimanche 27 août minuit, Conform édition propose moins 10 % + les frais de port France offert (cf. sa newsletter du jeudi 24 courant). Qu’on se le dise !
Conform édition, c’est tout l’été, toute l’année !

Lieu symbolique : Le Temple de Lanleff à l’origine si mystérieuse…

Certains voyaient à Lanleff, situé dans les Côtes-d’Armor, un temple gallo-romain, d’autres un baptistère mérovingien.

La couleur rose est due à la présence d’oxyde de fer.

Quant aux romantiques, ils n’ont pas hésité à qualifier le bâtiment de sanctuaire d’origine celtique : les Celtes ont toujours affiché un profond respect pour le symbolisme du cercle. D’autres y voyaient déjà une édification d’origine templière, ronde comme le saint Sépulcre de Jérusalem qui est, selon la tradition chrétienne, le tombeau du Christ, c’est-à-dire le sépulcre où le corps de Jésus de Nazareth aurait été déposé au soir de sa mort sur la Croix.

Aujourd’hui, tous les chercheurs se rejoignent pour dater la construction de la si mystérieuse et curieuse église au XIe siècle.

L’édifice est de style roman, et son magnifique granit rose lui confère une austérité toute monastique. Quant à son inspiration en cercle, finalement les chercheurs – qui ont trouvé – ont tranché ! Elle serait donc plus d’origine palestinienne, en ressemblance et à l’imitation du Saint-Sépulcre de Jérusalem, que celtique.

Avec sa construction en rotonde, le temple de Lanleff intrigue depuis des siècles. Pas étonnant dès lors que s’y attache le légendaire, comme un troc avec le diable ! Commençons par elle.

Une légende est liée au temple de Lanleff. Une pauvre et affreuse femme fit un troc avec le diable : son enfant en échange de pièces d’or. Lucifer conclut l’affaire et déposa une poignée de pièces sur la margelle de la fontaine, sise près du temple. Puis il saisit l’enfant et l’emporta. Quand la mère indigne voulut récupérer son butin, elle se brûla gravement : les pièces sortaient tout juste des flammes de l’enfer. Dans un cri de douleur, elle lâcha l’or si convoité et les pièces s’incrustèrent à tout jamais dans le granit de la margelle. Si vous passez par Lanleff, rendez-vous à la fontaine. Vous mouillerez la margelle et 14 pièces apparaîtront. Mais réfléchissez bien avant de les saisir et de les empocher…

Extérieur ; exotérique ?
Intérieur ; ésotérique ?

Puis, posons-nous la question de savoir pourquoi certaines églises sont rondes ?

Si certaines églises sont rondes, c’est en raison de choix architecturaux spécifiques liés à leur époque de construction, à la culture locale, aux besoins liturgiques ou encore à des considérations défensives. De la forme circulaire, en voici quelques raisons :

Documentation consultable sur place. Grand merci à l’association locale.
Courants telluriques. Document association locale.
  • une architecture préromane et romane.  C’est ainsi qu’au début de l’architecture chrétienne, certaines églises rondes ont été construites en utilisant des plans centrés, qui étaient souvent associés à des styles préromans ou romans. Ces églises avaient souvent une signification symbolique, la forme circulaire évoquant l’idée d’unité, de plénitude et de perfection.
  • un culte païen. Dans certaines régions, les églises rondes peuvent avoir été construites sur d’anciens sites païens ou mégalithiques, et la forme circulaire pourrait avoir été choisie pour incorporer des éléments locaux ou pour atténuer la transition entre les croyances païennes et chrétiennes.
  • des nécessités défensives. Dans certains cas, des églises rondes ont été conçues à des fins défensives. La forme ronde offre une meilleure visibilité et une meilleure résistance aux attaques, par opposition à la forme traditionnelle de l’église à nef unique.
  • Des influences locales et culturelles. La forme ronde peut également être influencée par des traditions architecturales locales, des matériaux disponibles et des méthodes de construction spécifiques à la région.
  • De nouveaux besoins liturgiques. Au fil du temps, les besoins liturgiques ont évolué, et dans certains cas, des églises rondes ont pu être conçues pour accueillir des congrégations plus nombreuses et pour favoriser une meilleure acoustique ou une meilleure visibilité pour les fidèles.
Chapiteau en grès rose.

Mais, il s’agit souvent d’une combinaison de facteurs historiques, culturels, religieux et architecturaux.

Un peu d’histoire et de culture…

L’édifice se présente sous la forme de deux murailles concentriques, sans couverture, constituées de petit appareil, pour l’essentiel en grès rose, hélas trop friable, que le temps dégrade fortement; on trouve aussi un certain nombre de pierres volcaniques de couleur sombre, appelées spilite ou tuffeau vert ; il y a même quelques blocs de granite gris-beige.

Ces deux enceintes reposent, en guise de fondation,  sur un mur bahut large de plus d’un mètre .Il manque environ un tiers de l’enceinte extérieure ; la partie restante est complétée par deux absidioles, l’une à l’est, l’autre au sud-est. Cette partie restante est percée, à intervalles assez réguliers de neuf ouvertures qui évoquent ce que l’on sait des meurtrières moyenâgeuses. La circonférence extérieure totale a du être de 60 mètres. La partie est-sud est de l’édifice est formée d’un espace couvert qui relie les 2 enceintes extérieure et intérieure; cette partie laisse supposer que la construction devait être ainsi dans sa totalité.

Adam pudique. La particularité de cet élément décoratif est les grandes mains aux très grands doigts.

L’enceinte intérieure est formée de douze arches de style roman primitif portées par des piliers carrés de 90 cm de côté; ces arches sont toutes de dimensions différentes. Des colonnes engagées agrémentent chaque côté de chaque pilier.

La structure de ces piliers laisse penser que la construction de l’édifice est plus ancienne qu’on ne l’a, le plus souvent, envisagée, en effet, la plupart des constructions connues du début du XIe siècle utilisent des piliers ronds, les piliers carrés les ont précédés dans les techniques de construction.

Chapiteaux ; Photo site Temple de Lanleff.

Les colonnes présentes dans la partie intérieure de la paroi interne sont au nombre de 12, quatre hautes d’environ 4,5 mètres, 8 de 3 mètres. Elles ont perdu leurs chapiteaux. Chacune des colonnes sous les arcades est surmontée d’un chapiteau en forme de pyramide inversée, tronquée.

YouTube et le Temple de Lanleff

Lieu dédié au culte du soleil ? Construction templière ? Au centre de la petite commune de Lanleff, les deux enceintes concentriques d’un « temple » ont longtemps intrigué érudits et archéologues. Il s’agirait en fait d’une église chrétienne édifiée au XIe siècle, constituant sans doute le plus vieil édifice médiéval encore debout en Bretagne. Un patrimoine rare classé Monument historique en 1889, suite à la visite quelques années plus tôt de l’écrivain Prosper Mérimée, alors inspecteur général pour l’institution. Aujourd’hui, le site vit grâce au travail de l’association Le Temple de Lanleff, qui y organise des visites gratuites.

Temple de Lanleff dans les Côtes d’Armor, lieu qui reste une énigme!

Le temple de Lanleff est le plus ancien édifice du haut Moyen-Age encore visible en Côtes d’Armor. Le charme du bâtiment se trouve renforcé par le mystère de ses origines, oui cela reste une énigme et laisse beaucoup de réflexions !

Sources : Bretgane.com ; Lanleff-temple ; Photos © Yonnel Ghernaouti, YG

Reproduction, Adam et Ève, 2015.
Reproduction, Adam pudique, 2015.
Reproduction, pariade- période où les oiseaux s’unissent par paire pour l’accouplement, 2015.
Reproduction, naissance d’Ève, 2015.
Document association locale.
Base de la colonne marquée d’un X.
Base de colonne.

Guillaume Trichard élu Grand Maître du GODF

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Dans notre édition du 16 août dernier, nous présentions un banc d’essai des 4 candidats en lice. Parmi ceux-ci, deux favoris étaient pressentis. Les jeux sont maintenant faits. Le gagnant est… Guillaume TRICHARD, avec 29 voix sur 36 votants et un absent.

L’ensemble de son équipe n’est pas encore totalement constitué. Selon nos informations actuelles, qui seront complétées dans les prochaines heures, l’équipe du nouveau Grand Maître pour les 12 prochains mois sera la suivante :

Grand Maître : Guillaume TRICHARD

1er GM adjoint : Denis MALARMEY

2e GM adjoint : René DURAND (ancien Grand Orateur)

3e GM adjoint : Amaresh RAMLUGAN

(Nous en parlions le 12 août dernier)

Grand Orateur : Gilles KOUNOWSKI

GSAI : Frédéric LOUIS

GSAI adjoint : Patrice JEUNET

GSAE : Marcel CLAUDION

Grand Trésorier : Nadine ASUNCION

Grand Trésorier adjoint : Pierre BERTINOTTI

Garde des sceaux : Nicolas PENIN

Grand Hospitalier : Jean-Jacques CASTELLANI

Interview du nouveau Grand Maître

Interview accordée le lundi 20 mars au journal csematin à Agnes Redon

Quel est votre parcours ?

Interview de Guillaume Trichard, UNSA, sur son parcours syndical – © D.R.

Je suis diplômé de la Business School de l’Institut Mines Telecom (anciennement Institut National des Télécommunications). J’ai commencé ma carrière professionnelle en marketing stratégique chez Alcatel puis Thomson.

  • En 2004, je me suis investi à la délégation unique du personnel (DUP) alors sans étiquette au sein de Thomson Telecom, une filiale du groupe Thomson. Je suis devenu délégué syndical CFE-CGC, secrétaire de la DUP, du CE puis secrétaire adjoint du comité de groupe.
  • Depuis 2008, je suis devenu conseiller prud’homal.
  • En 2009, avec plusieurs de mes collègues, nous avons créé le syndicat autonome des salariés Thomson, affilié à l’UNSA, qui est devenu l’une des premières organisations syndicales du groupe.
  • En 2012, lors d’un fort conflit social lié notamment à la fermeture de l’usine Thomson d’Angers, alors secrétaire du comité de groupe, je suis devenu le porte-parole de l’intersyndicale groupe. Nous nous sommes battus jusqu’au bout pour que l’entreprise soit reprise.
  • En 2013, lors du congrès de la fédération de l’industrie et de la construction de l’UNSA, je suis devenu secrétaire général. J’ai ainsi progressivement quitté le périmètre de l’entreprise Technicolor (anciennement Thomson).
  • Depuis 2019, je suis secrétaire général adjoint de l’UNSA en charge du secteur juridique national et du secteur transitions écologique et technologique.

De quelle manière menez-vous des négociations ?

Il faut écouter ceux qui sont sur le terrain. Ces sujets étant très techniques, il faut beaucoup lire et travailler. Par exemple, les projets de loi qui concernent l’énergie requièrent beaucoup de travail en amont.

Il me semble très important de consulter les salariés impactés au premier chef par ces sujets.

Par exemple, pour la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), il n’est pas suffisant d’écouter ou de lire les « spécialistes ». Il faut aussi écouter ceux qui sont sur le terrain, notamment les salariés qui travaillent dans des centrales nucléaires ou des centres de traitement des déchets.

Découvrez qui est le GADLU…

De notre confrère blog-glif.fr – Par Gérard Lefèvre

Notre TCF Gérard Lefèvre nous propose une lecture personnelle autour de cette référence commune à tous les Francs-maçons de tradition, réguliers ou … autres. Il rappelle deux personnalités de la vague occultiste du XIXe siècle. Il écrit :

Si l’évocation de l’Architecte est à différencier, pour certains, de celle d’un Dieu dogmatique, recherchons ce qui est évoqué sous ces termes :

« Il est vrai que pour nous, Judéo-chrétiens, il est d’usage de penser et d’évoquer le Dieu de nos religions, quand nous parlons du Grand Architecte ».

Si cette appellation vient du grec « arkhitektôn » qui signifie « maître charpentier » on ne peut pas en déduire qu’il désigna le « constructeur en chef de monument ». On retiendra pour cette tâche particulière de bâtisseur plutôt le terme de « Maître d’œuvre ou de Maître Maçon ».

Dans l’Ancien Testament, le mot en lui-même ne s’y trouve que trois fois :

· Hébreux chapitre 10 « Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur »,

· Exode 25:8-9 Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux. Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d’après le modèle que je vais te montrer

· Psaume 126/127 : Si Dieu ne bâtit la maison, en vain travaillent les maçons.

Et dans le nouveau testament c’est le père de Jésus qui est « arkhitektôn », soit « charpentier ». Est-ce un signe ?

Sous réserve d’une étude plus précise, l’expression apparaît aussi dans L’Épître aux lecteurs de l’édition de 1567 de l’Architecture de Philibert Delorme, dans laquelle l’auteur évoque « ce Grand Architecte de l’Univers, Dieu tout puissant » qui a placé les sept planètes dans le ciel pour gouverner la terre. Plus loin, il ajoute :

« Dieu est le seul, le grand et l’admirable Architecte, qui a ordonné et créé de sa seule parole toute la machine du monde tant céleste que terrestre, avec un si grand ordre, une si grande mesure, et si admirables proportions, que l’esprit humain sans son aide et inspiration ne peut la comprendre… »

Ainsi dit Jules Boucher, de conviction alchimiste et occultiste : « n’érigeons pas le Grand Architecte de l’univers en un objet de croyance. Voyons-y un symbole à étudier, comme un autre afin de construire nos convictions personnelles. »

Oswald Wirth (1860/1943), autre occultiste, adepte du tarot, martiniste et rosicrucien (Ordre Kabbalistique), écrit que Le rituel anglais, tel qu’il fut introduit sur le continent, à la période la plus active des Lumières, était loin de donner satisfaction au génie de notre peuple, qui veut que tout soit logiquement coordonné. Les maçons Français éprouvèrent donc, dès le début, le besoin de retoucher ce qui leur semblait assez mal venu.

Ces lignes sont plus nationalistes que tout ce que certains « auteurs » ont pu écrire ! Mieux, elles ont une forme d’aversion. Leur sens littéral lui-même l’indique.

Dans la bouche d’un maçon, imbu d’universalisme, elles sont illogiques et même grotesques.

Toutes les Grandes Loges du monde professent, suivant la tradition, l’existence d’un Dieu et en donnent cette fameuse définition « A la gloire du Grand Architecte de l’Univers ».

Le Grand Architecte comme tout ce qu’on rencontre en maçonnerie, est-il un symbole pour certains ?

Pour ceux-là, un symbole ne s’adore pas …

L’essentiel pour les initiés, c’est que leur conception, quelle qu’elle soit, correspondent à une réalité.

Or le Grand Architecte, sans doute parce qu’il est moins transcendant pour certains que le Dieu des théologiens, fait allusion à une entité qui existe incontestablement, car le travail constructif des francs-maçons s’inspire d’un idéal propulseur d’une formidable énergie.

Une force supérieure à eux même fait agir les maçons et coordonne leurs efforts avec une intelligence qu’ils sont loin de posséder individuellement. Tel est le fait brutal qui se constate et devant lequel nous nous inclinons

Que chacun l’interprète à sa guise. Libre aux imaginatifs de se figurer ce qui leur plait ; s’ils sont influencés en cela par des réminiscences, quand elles s’attaquent à une réalité trop vaste et trop haute pour se laisser contenir en l’étroitesse d’une faible mentalité humaine.

A jamais le mystère nous obsédera, sachons lui réserver sa part, afin de nous attacher sans distraction à notre tâche positive.

Or comme je viens de le dire, un symbole ne s’adore pas, car le penseur à qui il s’adresse s’efforce d’en saisir la signification.

Le symbolisme s’oppose à toute idolâtrie et conduit à un idéalisme réservé aux initiés par la force des choses, car les croyants matérialistes, qui matérialisent l’esprit, ne parviennent pas à saisir la portée du mot symbole.

Devenons symbolistes en philosophie et notre vision mentale y gagnera en profondeur et en étendue. Les symboles nous aideront à tout comprendre et nous préserveront de toute étroitesse d’esprit.

Ils nous rendront indulgents à l’égard des images caricaturales, qui traduisent les impressions recueillies par l’intelligence humaine dans son aspiration à pénétrer l’insondable mystère dont elle est obsédée.

Quant au Grand Architecte de l’Univers, libre aux maçons déistes ou théistes de l’identifier avec le Créateur, libre aux autres de sous-entendre exactement tout ce qu’ils croiront vrai par cette formule.

Nulle part, il n’est question de proposer le Grand Architecte comme un pur symbole.

Aucune édition postérieure du code maçonnique, aucun rituel du XVIIIe siècle, voire aucun auteur maçonnique n’a jamais dit que le Grand Architecte n’était qu’une formule symbolique, abandonnée aux disputes individuelles des initiés.

Voilà pourquoi nous devons continuer à tailler notre pierre brute, afin qu’elle devienne parfaitement cubique. Une fois ce travail réalisé, nous pourrons reprendre notre place dans l’édifice et fusionner avec le Tout, et par conséquent avec le Grand Architecte de l’Univers.

Pour conclure, Souvenons-nous aussi des propos de saint Augustin sur le Prologue de l’évangile de Jean : « ‘[…] et le Verbe était Dieu’… si tu ne peux arriver à le comprendre, attends de grandir, c’est une nourriture trop grande pour toi. »