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Gabon : Jean Denis Amoussou, un « frère lumière » d’Ali Bongo dans le collimateur de la junte

De notre confrère gabonreview.com – Par Dimitri Mimongo

La chasse aux sorcières semble bel et bien ouverte au Gabon depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire. Jean Denis Amoussou, ancien conseiller occulte d’Ali Bongo, soupçonné de détournements massifs sous le régime déchu, est en détention provisoire au B2, selon le site Gabonclic. Son arrestation marquerait le début de l’opération mains propres des nouvelles autorités visant à traquer les fossoyeurs de la République gabonaise.

Un article publié le 16 septembre sur le site Gabonclic, appartenant au groupe de presse gabonais Oloumambè éditant également les périodiques imprimés La Loupe et L’Aube, révèle que Jean Denis Amoussou, ancien conseiller à la présidence sous Ali Bongo, a été arrêté par les autorités de transition gabonaises. Selon le média, il serait « tombé dans les mailles du filet des militaires » et placé en détention préventive à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire ou B2, pour des faits présumés de détournement de fonds publics.

Jean Denis Amoussou y est décrit comme un « personnage sulfureux » ayant « été de tous les coups tordus » sous la présidence d’Ali Bongo, au sein d’un cercle surnommé « la légion étrangère » par le public et bien de médias gabonais. Bien qu’il soit « très discret et totalement effacé », il était en réalité « omniprésent aux côtés de l’ancien chef de l’État ».

Remplaçant franc-maçonnique d’Ali Bongo jusqu’en 2022

Nommé par Ali Bongo à la tête de la société Necotrans Gabon, Amoussou « tirait toutes les ficelles au profit de sa loge maçonnique », selon Gabonclic. Lors de la 38ème assemblée générale de la Grande loge du Gabon (GLG), tenue à Libreville en novembre 2022, « Jean Denis Amoussou, très proche du chef de l’État et protégé de Maixent Accrombessi, l’ancien directeur de cabinet et homme fort du régime à l’époque» avait été évincé, informait le journal L’Aube, de sa qualité de Pro Grand maître supervisant les activités de la Grande loge maçonnique du Gabon.

Selon Stephane Zeng, activiste très suivi sur Facebook, « Pro est une expression venue d’Angleterre parce que le Grand Maitre de la Grande Loge Unie d’Angleterre est forcément le Roi. Le Pro remplace donc le Roi si besoin. Au Gabon seul Rawiri et Chavillot l’ont été pour OBO. Le Député est l’expression anglaise pour dire adjoint. Donc c’est le Grand Maitre Adjoint, mais il est en dessous du Pro qui prend tous les pouvoirs lorsque le Grand Maitre est indisponible. » Jean Denis Amoussou supervisait donc la GLG en l’absence d’Ali Bongo.

Prévarication et délinquance financière 

Arrêté le 15 septembre dernier, Amoussou est désormais interrogé sur « plusieurs actes délictueux, portant sur la prévarication et la délinquance financière ». Selon le média sus cité, son arrestation marque la volonté du comité militaire de transition « de traquer tous les fossoyeurs de la République ». Elle augure aussi de la possible chute prochaine de son associé Maixent Accrombessi, également cité dans des affaires de corruption sous Ali Bongo.

24/10/23 : Dîner-débat de D&DF sur « Rituels et Démocratie »

Dialogue et Démocratie Française (D&DF), association essentiellement constituée de francs-maçons, frères et sœurs de toutes obédiences et de tous grades, ce qui la différencie des fraternelles,  poursuit ses dîners-débat dans les salons du Sénat.

Sur un sujet nouveau, le mardi 24 octobre 2023, elle abordera l’incidence des rites et rituels « quotidiens » dans notre vivre ensemble, se définissant comme une cohabitation harmonieuse entre individus ou entre communautés… et donc, aussi, de la vitalité de notre démocratie.

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant en cliquant ICI.

Pascal LARDELLIER.

Dialogue et Démocratie Française (D&DF) a invité M. Pascal LARDELLIER, Docteur en sciences de l’information-communication, Professeur (Université de Bourgogne), anthropologue, spécialiste des rites contemporains.

Ses derniers ouvrages Sur les traces du rite. L’institution rituelle de la société (ISTE, 2019) et à paraître le 3 novembre 2023, Éloge de ce qui nous lie. Modernité des rites chez L’Aube, collection Monde En Cours. Il rappelle que « la totalité des institutions, les grands corps d’Etat, et l’ensemble des communautés rassemblées sous l’appellation d’organisations vivent leurs heures importantes et leurs moments historiques sous l’auspice du rite ». Et de rappeler aussi que « Plus qu’une instance symbolisante, le rite devient le cadre donnant un sens et même une réalité à quelque chose qui sans lui, resterait abstrait ».

Ainsi comme nous le verrons avec le conférencier d’un soir, nous découvrirons que la franc -maçonnerie n’a pas le monopole des rites ! Ceux-là peuvent aussi concourir à un vivre ensemble plus paisible.

Dialogues & Démocratie
Dialogues & Démocratie

Vous pourrez aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, adhérer à notre association et ainsi de profiter des avantages qui en découlent. (Participer aux diners-débat, inviter des profanes amis, et participer aux groupes de réflexion sur les sujets de votre choix).

Le Président Perry Wiley reste dans l’attente du plaisir de vous retrouver le 24 octobre prochain.

Être adulte… préjugés, illusions

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Si, sous ses différentes formes, la peur est à même de miner la confiance en soi, les préjugés, ces idées toutes faites et le plus souvent défavorables – sous-tendues elles-mêmes par l’appréhension – ne manquent pas non plus d’être fortement déstabilisants à l’occasion.

Les préjugés sont d’autant plus “toxiques”, qu’ils prennent très tôt racine en nous. Ils peuvent nous poursuivre, même en franc-maçonnerie ! Une bonne raison pour s’y intéresser et même en débattre en loge. C’est à partir des paroles répétées de nos parents et éducateurs (formules, proverbes) que les premières opinions préconçues s’incrustent. Et les suivantes s’ancrent insidieusement, pendant notre adolescence, puis au fil de notre vie personnelle et professionnelle. Ils sont bien entendu fournis et entretenus, entre autres, par :

  • Notre entourage immédiat (famille, voisins, camarades, copains)
  • Nos options confessionnelles (formation religieuse, discours des églises)
  • Nos éventuelles superstitions (attachement aux signes, attitudes magiques)
  • Nos convictions politiques (ascendant des leaders choisis et écoutés
  • Notre réceptivité aux pratiques prédictives (horoscopes, divination, etc)
  • Notre réseau relationnel (amis, collègues de travail, partenaires associatifs)
  • La pression médiatique quotidienne (presse écrite et parlée, publicité)

Certes, nous apprenons à nos dépens qu’aucun être humain ne détient la vérité, que chacun parle de soi et regarde le monde d’abord à travers son “prisme subjectif”, que les preuves des argumentations diverses font largement défaut…Mais les grands enfants que nous sommes, éprouvant – à côté de nos besoins fondamentaux – l’envie d’avoir confiance, de “tenir pour vrai”, sont sans cesse avides de sensations, d’évènements, de nouveautés, de promesses ! Et malgré les précédents déceptifs, la chose annoncée, dite et redite, imprimée, imagée, magnifiée ou discréditée, devient vite certitude ! Influencé de la sorte, je vais par exemple retenir du discours ambiant :

  • Que le travail sera désormais réservé aux seuls diplômés
  • Que mon signe du zodiaque est néfaste à vie
  • Que les petits gros ou les grands maigres sont exposés à l’insomnie et à l’anxiété
  • Que les nouvelles maladies du siècle sont une punition divine
  • Que telle ethnie n’est pas intelligente et encore moins digne de confiance
  • Que les métiers de pilote ou de policier ne sont pas faits pour les femmes
  • Etc.

Autant de jugements infondés et de généralisations gratuites, que j’intériorise et « digère mal », si j’ai la faiblesse de m’estimer concerné. Autant “d’attributions” qui, prises à mon compte, peuvent fragiliser ma personnalité, m’apeurer, m’engager dans l’auto dévalorisation et, au total, me faire perdre mes moyens.

Dans ce domaine des croyances, nos préjugés sont souvent accompagnés d’illusions. Je peux ainsi m’imaginer que j’ai une veine insolente au jeu…et perdre mon salaire du mois en une soirée au casino ! Je peux également penser à l’inverse, que je n’ai pas de chance dans mes relations et que je suis une proie facile, que personne ne m’aime…et faire en sorte d’excéder les autres par mon comportement plaintif !

Cette dernière option infantilisante va d’évidence alimenter en moi des sentiments de persécution et d’infériorité. “L’enfant perpétuel” (ainsi nommé par l’Analyse Transactionnelle) que je suis resté va me conduire à rechercher sans cesse des “bons parents” dans la société. Et je m’expose alors dans ma quête, à connaître bien des déceptions !

Couper le cordon

Comment nous débarrasser de nos préjugés et illusions ? L’Analyse Transactionnelle qui les définit comme une fausse vision du monde gardée de l’enfance, nous conseille d’ôter nos lunettes déformantes, pour découvrir enfin la réalité.

De fait, il s’agit dans le cas des préjugés, à nous autoriser à penser par nous-mêmes et dans celui des illusions…à les perdre, c’est-à-dire de devenir conscients ! Deux façons de couper enfin le cordon ombilical.

 MOI, JE

Nous nous regardons dans la glace plusieurs fois par jour et nous ne nous voyons pas forcément tels que nous sommes, ni tels que les autres nous voient. Nous recevons une image à laquelle nous sommes habitués, que nous interprétons de façon tout à fait subjective, qui nous plaît ou non.

En ce sens, le miroir reflète notre Moi physique et en même temps, à travers notre regard, pour nous seul, notre Moi psychique.

Le Moi physique

Vous pouvez aimer vos yeux, votre nez, votre bouche, mais détester votre couleur de cheveux ou vous désoler de votre calvitie, au point d’en avoir quelque complexe. De la même manière, je peux être content de mon buste, mais trouver mes jambes trop maigres, trop fortes ou trop courtes. Et en éprouver de la gêne, voire de la honte.

Cette vision toute personnelle et auto-dévalorisante de nos particularités physiques – qui contraint certains à fuir les appareils photos et autres camescopes familiaux – n’est pas forcément partagée par notre entourage. Ces taches de rousseur qui vous désole ou cette voix que vous jugez nasillarde lorsque vous l’entendez au magnétophone sont pourtant des « plus » qui font votre charme aux yeux et aux oreilles de vos proches. Faites leur confiance…pour précisément avoir confiance en vous !

En revanche, le refus de vieillir peut vous conduire abusivement vers des salles de musculation ou à vous exténuer dans de trop longs “footings” dominicaux. Pour quelques grammes de moins et vite repris (ce n’est pas le sport qui fait maigrir, mais un régime alimentaire équilibré !) il n’est pas raisonnable de s’exposer à des accidents. De même, s’habiller aux rayons “jeune” avec des vêtements couleurs fluos, porter une casquette à la visière retournée ou une perruque, même en vrais cheveux, n’efface pas les années et ne trompe personne ! “Vivre avec son temps” veut dire vivre avec son âge, et « à l’aise dans son âge », qu’il convient tout simplement d’accepter.

Le Moi psychique

Comme on peut tricher avec sa date de naissance – au prix de combien de contraintes et d’angoisses ! – il est possible de se fabriquer un personnage et ainsi de faire semblant d’être ce qu’on n’est pas.

Nous vivons à l’époque de l’image. Image télévisuelle, image publicitaire, image de marque, et partant image de soi (visualisée et projetée). La vie professionnelle rime souvent avec “artificielle”, et oblige, dans certaines entreprises, à afficher une provenance (école, université, milieu social), un style (que n’a-t-on dit sur le costume trois pièces, l’attaché-case des cadres dynamiques et leur “GTI” vrombissante avec raquette de tennis sur la plage arrière?!) un discours (un langage “branché”, « technique » ou “marketing”!), une disponibilité (il est encore bien vu de se montrer débordé et de rester au bureau jusqu’au vingt heures!).

Bref, pour aboutir assez souvent – en la colorant d’un trait humoristique – à une créature « fabriquée », imprégnée d’un « savoir de magazines » et emprisonné dans la gangue socio-culturelle !

La vie familiale n’est pas en reste avec les “comédies” que l’on y interprète. Du père qui transporte son statut de “patron” à la maison pour se faire respecter, à la mère qui veut ressembler à sa fille, lit les mêmes revues, parle et s’habille comme elle. Du grand-père qui se lance dans l’informatique et navigue sur l’Internet à la grand-mère qui va à la faculté pour conquérir un diplôme !

On ne peut que féliciter ces deux derniers de désirer parfaire encore leur « développement personnel » …mais déplorer leur démarche si au contraire d’une visée récréative, elle tend à rechercher quelque insigne social. Ou à entrer en concurrence effective avec leur descendance !

Il ne faut pas confondre autostimulation et compétition !

Du jeu au “je”

Quel intérêt de faire des choses pour, avant tout, “épater la galerie” ?! Le risque est aujourd’hui de ne surprendre personne et surtout, vêtu d’un costume d’emprunt, de se sentir en permanence mal dans sa peau ! Jouer un rôle social revient fréquemment à vouloir se montrer sûr de soi, sachant, modélisant, performant, bref à s’affirmer “le meilleur” … et de fait à être constamment sur ses gardes, inquiet, calculateur, dans le doute négatif caché.

Que signifie “s’exprimer par soi-même”, sinon penser par soi-même, donc cesser de vivre dans la coquille des autres, comme le Bernard-L’hermite ?! Il s’agit de sortir du jeu…pour revenir dans le « je » !

DROITS, DEVOIRS

Employer fermement le pronom personnel “JE” pour parler de vous ne relève pas de la vanité ou de quelque soudaine boursouflure de votre ego ! C’est la façon la plus claire de :

  • vous exprimer en personne et en votre nom.
  • vous définir par rapport à l’autre et du même coup le reconnaître.
  • vous considérer vous-même, avec vos droits et vos devoirs.

Ce dernier point est important car il dégage les notions essentielles :

  • de puissance (« j’ai / il a la capacité d’être, d’avoir, de faire… »)
  • de permission ( « je / me /te donne l’autorisation de… »)
  • de protection (« je prévois, je me / te protège de… »)

 Dans le cadre des thérapies comportementales qui ont fleuri au cours des années 1960/1980, les psychologues américains en ont fait un principe qu’ils nomment « la règle des 3P » – désignant ainsi les « garanties » à donner à leurs patients – mais qui est aussi applicable à nous-mêmes, par nous-mêmes. En prenant garde toutefois de ne pas transformer notre « Moi relationnel » en « Moi égotiste ». Nous aurons l’occasion de revenir sur ces trois notions essentielles dans d’autres articles de ces « carnets de route », car elles sont à même de nous aider dans notre démarche maçonnique.

LA PUISSANCE

L’homme porte en lui depuis des millénaires, les moyens de s’adapter à son milieu. Je peux ainsi exister, persuadé à juste titre de mes ressources innées et de mon potentiel énergétique, tant physique que mental.

A ne pas confondre avec « le pouvoir », la puissance d’une personne se mesure à sa capacité à ne pas se sentir « victime » de situations, à prendre ses RESPONSABILITÉS et à agir avec AUTONOMIE, plutôt que dans le cadre de relations symbiotiques (dépendance). S’il y a un manque de puissance chez une personne, elle sera moins capable d’assumer PERMISSION et PROTECTION envers elle-même et son entourage.

Cette puissance peut être aussi acquise, par imitation (père ou/et mère, substituts parentaux ou modèles sociaux, « solides », sûrs d’eux et « apporteurs de solutions aux problèmes quotidiens).

C’est souvent la reproduction de ce vécu sécurisant pendant l’enfance qui donne confiance en soi et assurance à l’adulte (l’assertivité, en langage moderne).

LA PERMISSION

Exister, c’est me donner sans réserve aucune, les principaux droits fondamentaux suivants qui me permettent, dans la ligne même des Droits de l’Homme, d’affirmer que (tout en reconnaissant ces possibilités aux autres) J’AI LE DROIT DE :     

  • Vivre, penser, parler par moi-même, en mon nom et en fonction de mes options
  • Réussir mes entreprises et de faire des erreurs, de prendre mon temps
  • D’avoir mes avis, d’en changer, de ne pas tenir compte de ceux des autres
  • D’exprimer mes émotions et sentiments, d’être respecté et d’exiger ce respect
  • D’agir en toute liberté tout en respectant celle des autres, sans rien imposer
  • De ne pas plaire, de ne pas être d’accord et de le dire, d’aimer, de ne pas aimer
  • De dire non, de refuser, de ne pas me justifier, de garder mon libre-arbitre
  • De demander, d’exiger éventuellement, d’insister si besoin, de recevoir
  • De reconnaître mes talents, de les valoriser, de m’offrir de bonnes choses
  • De vivre pleinement ma sexualité en reconnaissant celle des autres
  • De gérer ma vie sans me laisser imposer des contraintes irrecevables
  • D’exprimer mes désirs, mes intuitions, ma curiosité, sans hésitation
  • D’apprendre, de réfléchir, avec mes propres méthodes et à mon rythme
  • De prendre des initiatives, de les tester, d’avoir des limites, de les faire accepter
  • D’avoir mes valeurs et mon système de référence, sans qu’ils nuisent à autrui
  • De ne pas être bridé dans mon besoin d’évoluer, de m’épanouir, de “grandir”
  • D’avoir des qualités et des défauts
  • De choisir mes amis, mais aussi d’interrompre mes relations
  • De ne pas prendre autrui en charge, sauf assister les personnes en danger.

LA PROTECTION

Les droits entrainent des devoirs et réciproquement. Si J’AI LE DROIT de m’affirmer, J’AI LE DEVOIR de veiller sur moi, de protéger ma vie, ma santé, autrement dit de me sécuriser, au même titre que je dois écouter, comprendre pour connaître et secourir les autres. Il est important pour moi de me libérer des injonctions impératives « empoisonnantes » éventuellement enregistrées et conservées de l’enfance (ex : n’existe pas, ne grandis pas, n’agis pas, ne réussis pas, etc.).

En revanche, il est évidemment recommandé de mettre en pratique tous les « tuyaux » utiles, reçus ou acquis pendant la même période !En termes de transmission, il convient de saluer les parents ou éducateurs qui vous ont encouragé – notamment – à savoir conduire, nager, vous orienter, aider ! Et d’être reconnaissant à ce chef scout qui vous a conseillé d’avoir toujours sur vous en déplacement – par exemple – couteau suisse, lampe électrique, aiguilles et boutons ! N’oubliez pas, entre beaucoup d’autres, de telles “consignes de vie” : elles constituent autant de savoir-faire et d’outils qui, sans bruit, confortent la maîtrise de soi.

Responsable, pas coupable

Etre adulte ne signifie pas s’imposer en force, mais faire valoir et respecter ses idées dans son milieu d’évolution, toujours avec courtoisie. Se montrer déterminé et responsable donne une assurance aux antipodes même de toute mauvaise conscience.

Le franc-maçon, la franc-maçonne, pour leur part, savent qu’être adulte, revient ainsi, avec détermination et responsabilité au cours de leurs échanges, en loge et au dehors, à bien penser pour mieux vivre !

Tout savoir sur la bague maçonnique

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par William Régal

L’anneau maçonnique est l’une des pièces d’insignes les plus appréciées de la franc-maçonnerie. On dit que certains maçons valorisent l’anneau maçonnique au-dessus de leur alliance, ce qui, bien entendu, ne plaît pas à leurs femmes !

Quelle que soit l’importance individuelle accordée à l’anneau maçonnique, c’est un élément essentiel du symbolisme maçonnique . Nous allons examiner l’importance de l’anneau maçonnique au sein de la franc-maçonnerie et comprendre son poids symbolique.

Tous les maçons reçoivent-ils une bague ?

Il est largement admis qu’en devenant franc-maçon , on vous donne automatiquement une bague. Ce n’est pas réellement le cas. En fait, les loges maçonniques sont connues pour fournir leurs propres anneaux aux membres à deux occasions précises : après les 14e et 33e degrés du rite écossais.

Les maçons qui obtiennent ces diplômes sont peu nombreux, et c’est incroyablement prestigieux. Ceux qui ornent ces anneaux officiels de la franc-maçonnerie le font avec fierté, car c’est une indication de leur dévouement et de leur connaissance de l’importance de la franc-maçonnerie dans leur société.

Que représente l’anneau maçonnique ?

1 bague maçonnique
1 bague maçonnique

Comme avec tous les insignes de la franc-maçonnerie, l’anneau a une signification symbolique importante. L’anneau représente l’éternité et la nature cyclique de la vie. Comme c’est le cas des anneaux en général, il symbolise l’attachement et l’obligation éternelle. Les maçons portent leurs bagues comme preuve de leur allégeance à la franc-maçonnerie et la présentent comme une partie vitale de leur vie.

Comme les alliances rappellent aux gens leur devoir de diligence envers leurs partenaires, l’anneau maçonnique remplit un objectif similaire. Lorsqu’un maçon porte sa bague, c’est un rappel de son devoir de diligence et de son engagement envers ses frères fraternels.

C’est également un rappel de vivre sa vie alignée sur les valeurs et les principes promus au sein de la franc-maçonnerie. Pour les membres de la franc-maçonnerie, être maçon n’est pas seulement un titre ; c’est un mode de vie, et la bague en est un rappel quotidien pertinent.

Comment les maçons portent-ils leurs bagues ?

3 bagues maçonniques
3 bagues maçonniques

Il n’y a rien d’extraordinaire dans la façon dont les francs-maçons portent leurs bagues. La plupart des anneaux maçonniques ont une forme uniforme et, à l’exception de toute imagerie ou inscription, ils sont généralement impossibles à distinguer des autres anneaux.

Cela étant dit, la plupart des bagues maçonniques ont différentes formes ou mots gravés dessus, ce qui rappelle au porteur son engagement envers la fraternité maçonnique. Il est courant que les bagues soient ornées de l’œil qui voit tout ou de l’équerre et du compas.

Les anneaux maçonniques se présentent sous de nombreuses formes et conceptions, et c’est au porteur de décider quelle conception ils choisissent. Différents modèles ne sont pas utilisés pour représenter la hiérarchie au sein de la fraternité, c’est donc à chaque maçon quel modèle ils choisissent.

Certains maçons aiment porter leurs bagues en public car c’est une façon pour leurs confrères de reconnaître leur allégeance à la franc-maçonnerie. Bien qu’un anneau maçonnique puisse ne pas être perceptible pour le grand public, un collègue maçon le reconnaîtrait probablement tout de suite.

Le poids de l’anneau maçonnique

2 bagues maçonniques
2 bagues maçonniques

Maintenant que nous avons examiné l’existence de l’anneau maçonnique, nous allons passer à autre chose et essayer de comprendre le poids métaphorique de l’anneau, en particulier ce que cela signifie pour les maçons du monde entier.

L’anneau maçonnique peut être considéré par rapport à ce que les économistes appellent le coût d’opportunité. Cela implique de regarder quelque chose que vous achetez et non seulement de le considérer en fonction de l’argent que vous y dépensez, mais plus important encore, des opportunités que vous abandonnez pour l’atteindre.

Pour les maçons, l’anneau représente le prix qu’ils paient pour atteindre la bonté vivifiante et l’adhésion à la fraternité. Une recherche rapide sur Google révélera que vous pouvez acheter une bague pour quelques centaines de dollars ou quelques milliers de dollars. L’importance de l’anneau ne réside pas dans le coût, mais dans les opportunités que vous avez abandonnées pour l’atteindre.

Les maçons considèrent combien ils ont payé en cotisations à leurs loges, ainsi que les soirées passées loin de leur famille lorsqu’ils assistent à des cérémonies et des fonctions. Ils considèrent également tout le temps et les efforts qu’ils ont consacrés à des événements maçonniques connexes tels que la collecte de fonds, qui sont tous inclus dans le coût d’opportunité de l’anneau.

De plus, de nombreux maçons considèrent que l’anneau représente les valeurs qu’ils vivent au quotidien. Par conséquent, le coût d’opportunité peut être étendu pour représenter tous les moments de la vie où ils se souviennent des valeurs maçonniques fondamentales lorsqu’ils traversent la vie quotidienne.

Lorsque vous tenez compte du coût d’opportunité de la bague, ainsi que du rappel symbolique quotidien au porteur de sa place au sein de la franc-maçonnerie, vous réalisez à quel point la bague est lourde pour la maçonne. qui le porte. Symboliquement, il est beaucoup plus lourd que les huit ou dix grammes indiqués par la balance du bijoutier.

En outre, l’anneau représente tous les millions de frères dans le monde entier et symbolise pour celui qui le porte que la franc-maçonnerie concerne bien plus que lui-même ; il s’agit de l’engagement envers son prochain et de la foi en un être suprême.

Conclusion : quel est le poids réel de l’anneau maçonnique ?

Tout bien considéré, le poids de l’anneau maçonnique doit être compris comme symbolique. Pour celui qui le porte, la bague est bien plus qu’un joli bijou. Il représente leur engagement de toute une vie envers la franc-maçonnerie et un rappel quotidien de l’importance de vivre les valeurs attendues d’un maçon.

De plus, si vous regardez le coût d’opportunité de l’anneau, vous pouvez commencer à comprendre son poids symbolique. L’anneau est un rappel constant de ce qu’ils ont abandonné pour devenir franc-maçon et sert de rappel pour être fier de leur engagement envers leurs frères.

Pratiquement, les maçons portent leurs bagues en public pour afficher fièrement leur appartenance à la franc-maçonnerie, et c’est une caractéristique distinctive que leurs frères remarquent parfois lors d’événements sociaux.

Symboliquement, l’anneau est lourd pour le porteur et constitue un rappel constant de son serment d’allégeance à la franc-maçonnerie.

A l’occasion de la Journée internationale de la libre pensée, on honore Giuseppe Garibaldi

De notre confrère argentin rafaelanoticias.com

C’est par le biais d’une offrande florale que les membres de la Loge « Fille de Garibaldi » ont déposé au pied du buste érigé dans le parterre central de l’avenue Santa Fe.

Ce 20 septembre, la Journée internationale de la libre pensée est commémorée dans le monde entier , comme un souvenir permanent de la date à laquelle Giuseppe Garibaldi a pris Rome, qui a rendu possible la réunification de l’Italie, considérée comme l’un des événements politiques les plus significatifs du XIXe siècle. À Rafaela , comme chaque année, les membres de la Loge maçonnique « Fille de Garibaldi » ont rendu hommage à leur « Frère », en plaçant une couronne de fleurs sur le buste qui décore l’un des parterres centraux de l’avenue Santa Fe .

« À l’occasion de la Journée internationale de la libre pensée, la Respectable Fille de la Loge Garibaldi n° 126 de Rafaela rend un vibrant hommage à son frère, le héros de l’Unification de l’Italie » lit-on dans une note déposée au pied du monument situé entre les rues Sgto. Cabral et Pueyrredón et Saavedra et Alvear.

Le message laissé au pied du buste situé dans le parterre central de l'avenue Santa Fe.
Le message laissé au pied du buste situé dans le parterre central de l’avenue Santa Fe.
« Nous n’avons rien à cacher, mais beaucoup à dire »

En octobre de l’année dernière, Pablo Lázaro, Grand Maître de la Grande Loge d’Argentine des Maçons Libres et Acceptés était arrivé dans la ville et avait accordé une interview à Rafaela Noticias.

Dans son discours, Lázaro a souligné le caractère « laïc » de la franc-maçonnerie, car elle « nourrit » la diversité et a expliqué : « nous voulons qu’il y ait des gens qui pensent complètement différemment. Nous voulons qu’il y ait des juifs, des catholiques, des musulmans, des protestants . Tout comme en politique, nous voulons qu’il y ait des péronistes, des radicaux, des apolitiques, etc.»

Cette hétérogénéité de vues que la Franc-maçonnerie cherche à ajouter est essentielle, comme l’explique le Grand Maître, pour que, lorsqu’ils se réunissent pour « travailler » dans chaque Loge, qui est leur unité minimale d’organisation, les accords conclus les représentent tous. les aventures de l’esprit.

Bien qu’il n’ait pas expliqué comment fonctionne une « tenida », Lázaro a expliqué à Rafaela Noticias que ces Loges, qui ont des jours et des heures de réunion spécifiques, ont généralement « une certaine utilité philanthropique » comme l’entretien d’une salle à manger ou l’aide aux hôpitaux. Certains « créent même des activités philanthropiques spécifiques ».

Interrogée sur les croyances populaires, les mythes et le secret générés autour de la Franc-maçonnerie, la plus haute référence de la société a soutenu que, historiquement, les Loges étaient secrètes puisque leurs membres « risquaient leur vie » contre les régimes monarchiques et ecclésiastiques et donnaient comme exemple les luttes pour l’indépendance. en Amérique latine ou les persécutions des francs-maçons sous le régime de Franco.

Plus tard dans l’histoire, avec l’avènement des constitutions modernes et le retour de la démocratie, la franc-maçonnerie a cessé d’être une organisation secrète pour devenir une organisation discrète, selon Lazarus.

« Bien que nous soyons respectueux envers ceux qui ont passé un très mauvais moment et que nous ayons des raisons de ne pas dire qu’ils sont maçons . Aujourd’hui, nous sommes une direction initiée à la démocratie, qui comprend que nous n’avons rien à cacher mais, au contraire, beaucoup à dire », a-t-il déclaré.

Dans une autre partie de l’interview, on a demandé à Lázaro pourquoi il était nécessaire de « sortir et dire » ce qu’est la Franc-maçonnerie, ce à quoi il a répondu « bien que la Franc-maçonnerie soit célèbre pour les différents processus historiques auxquels elle a participé, comme la Révolution de Mai, l’Indépendance ou la Réforme Universitaire, nous allons vers une amélioration communicationnelle parce que la Franc-maçonnerie est très impliquée dans les processus populaires » et il a cité comme exemples la création du River Plate Club ou la première caserne de pompiers volontaires à La Boca. Et même dans la création de plusieurs villes, parmi lesquelles Rafaela, où son premier maire, Manuel Giménez, était maçon.

Concernant ce dernier point, Lázaro a souligné que la franc-maçonnerie jouait un rôle prédominant à Rafaela. Il y avait deux Loges très importantes, comme Hija de Garibaldi, qui était l’hôte de la conférence, et La Torcha, qui, il y a quelques années, a « démoli les colonnes » et qui avait son siège à l’endroit où fonctionne aujourd’hui le Centre Culturel Ben Hur. .

Avant de conclure la note, Lázaro a expliqué la « méthode de travail maçonnique » qui fournit les « outils » pour éliminer les soi-disant fissures, où sont discutés nombreux points de vue, différents les uns des autres, mais en travaillant sur ce qui a été convenu. « Quelque chose qui n’est pas très facile à faire en Argentine. »

Pablo Lázaro. Grand Maître de la Franc-Maçonnerie Argentine

Qu’est-ce que la libre pensée ?

Selon plusieurs auteurs, la libre pensée est un attribut essentiel des régimes républicains qui permet l’épanouissement de la démocratie comme mode de vie des peuples et supprime tout type de privilèges, y compris ceux à caractère religieux.

Pour cette doctrine particulière, les positions concernant la vérité doivent être formées sur la base de la logique, de la raison et de l’empirisme plutôt que sur l’autorité, la tradition, la révélation ou tout autre dogme particulier.

Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?

C’est une société discrète d’envergure internationale et une structure hiérarchique basée sur la fraternité entre ses membres, regroupés en loges et faisant usage de rites et de signes.

La franc-maçonnerie, en tant que telle, est une institution essentiellement philanthropique, philanthropique et progressiste, qui vise à rechercher la vérité, la perfection de l’individu et le progrès de l’humanité.

La blessure est l’endroit par où la lumière pénètre en vous – Dialogue avec Moussa Nabati

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Les épreuves que l’adulte traverse dans sa vie l’affectent, dans sa réalité présente, certes, mais ravivent aussi des traumatismes anciens : ceux de son enfant intérieur, victime naguère de désamour. Face à certains aléas de l’existence – un échec, la découverte d’une infidélité, le deuil d’un être cher, la perte d’un emploi…

avec leur cortège d’angoisses d’abandon et de culpabilité -, comment ne pas céder à la dramatisation ? Comment se protéger pour ne pas transformer une simple pluie en inondation ? Dans cet ouvrage, Moussa Nabati nous révèle que, si l’épreuve est souffrance, elle est aussi initiation, menant le sujet à un degré supérieur de maturité et l’aidant à faire la paix avec son passé. Fermer les yeux sur ses blessures ou lutter contre elles ne fait qu’aggraver les tourments. L’auteur nous encourage ainsi, à travers plusieurs témoignages, à aborder les épreuves autrement, en les regardant non plus comme des obstacles mais comme des occasions privilégiées de grandir et de se reconstruire : elles contribuent à notre autonomie psychique, soutenant nos forces de vie et de progrès.

Vraies loges maçonniques : comment vérifier la légitimité et éviter les irrégularités

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par William Régal

L’attrait de la franc-maçonnerie a longtemps captivé l’imagination des individus en quête d’un sentiment d’appartenance, de développement personnel et de camaraderie. En tant que l’une des organisations fraternelles les plus anciennes et les plus respectées au monde, la franc-maçonnerie s’est imposée comme un pilier d’enseignements moraux et philosophiques, liés par des rituels, du symbolisme et un engagement envers les principes d’amour fraternel, de soulagement et de vérité. Aujourd’hui, les loges maçonniques du monde entier continuent de défendre ces nobles valeurs, accueillant de nouveaux membres qui cherchent à se lancer dans un voyage transformateur de croissance personnelle et d’illumination.

Cependant, parmi l’existence de loges maçonniques légitimes qui fonctionnent conformément aux traditions maçonniques reconnues, il existe également des loges irrégulières et clandestines qui échappent au champ d’application de la reconnaissance officielle. Ces loges peuvent s’écarter des pratiques maçonniques établies, et leur statut non reconnu soulève souvent des questions d’authenticité et de crédibilité.

En conséquence, il est d’une importance capitale pour les personnes intéressées à rejoindre la fraternité maçonnique de faire preuve de diligence raisonnable pour vérifier la légitimité de la loge à laquelle elles souhaitent adhérer. La décision de devenir franc-maçon est une décision profondément personnelle et significative, et prendre les bonnes mesures pour rejoindre une loge maçonnique légitime est crucial pour garantir une expérience maçonnique authentique et épanouissante.

Dans cet article, nous explorerons les distinctions entre les loges maçonniques légitimes, irrégulières et clandestines, fournissant aux lecteurs des informations et des conseils précieux sur la façon de vérifier la légitimité d’une loge maçonnique. Notre objectif est de doter les membres potentiels des connaissances nécessaires pour prendre une décision éclairée, alors qu’ils se trouvent au seuil d’un voyage de toute une vie au sein de la vénérable institution de la franc-maçonnerie.

Comprendre les termes : loges légitimes, irrégulières et clandestines

Avant d’aborder le processus de vérification de la légitimité d’une loge maçonnique, il est essentiel de clarifier certains termes souvent rencontrés dans les discussions sur la légitimité maçonnique. Comprendre ces termes est essentiel pour distinguer les différents types de loges que l’on peut rencontrer, ainsi que pour reconnaître les caractéristiques de la pratique maçonnique authentique.

Loges maçonniques légitimes :

Les loges maçonniques légitimes, également connues sous le nom de loges maçonniques régulières, fonctionnent sous l’autorité d’une Grande Loge reconnue, un organe directeur qui supervise et réglemente les activités des loges individuelles relevant de sa juridiction.

Ces loges adhèrent à un ensemble de principes et de repères établis qui définissent les pratiques et les principes de la franc-maçonnerie. Les loges légitimes possèdent une charte, document formel accordé par la Grande Loge qui atteste de leur régularité et confère le droit d’accomplir des rituels maçonniques.

L’adhésion à une loge légitime garantit que l’expérience maçonnique d’une personne s’aligne sur les traditions respectées défendues par la communauté maçonnique mondiale.

Loges maçonniques irrégulières :

Les loges maçonniques irrégulières, bien que ressemblant quelque peu aux loges légitimes, ne sont pas conformes aux principes universellement acceptés de la franc-maçonnerie et ne fonctionnent pas sous l’autorité d’une Grande Loge reconnue.

Ces loges peuvent s’écarter des pratiques maçonniques traditionnelles et leurs modes de fonctionnement peuvent différer considérablement de ceux des loges régulières.

Bien que les loges irrégulières puissent avoir leurs propres structures et rituels, elles n’ont pas la reconnaissance officielle qui accompagne l’adhésion aux repères maçonniques.

Loges maçonniques clandestines :

Les loges maçonniques clandestines représentent un sous-ensemble de loges irrégulières qui fonctionnent sans charte légitime et sans aucune affiliation formelle avec des organismes maçonniques reconnus.

Les loges clandestines peuvent se livrer à des pratiques qui s’écartent sensiblement de celles de la franc-maçonnerie classique, et leur statut non reconnu soulève souvent des inquiétudes quant à leurs motivations et à leur authenticité.

L’adhésion à une loge clandestine n’est pas reconnue par la communauté maçonnique au sens large, et les individus qui rejoignent de telles loges peuvent se retrouver isolés de la communauté maçonnique traditionnelle.

Avec ces définitions à l’esprit, il devient évident que la distinction entre loges légitimes, irrégulières et clandestines n’est pas simplement une question de sémantique : elle a des implications significatives pour le parcours maçonnique de chacun. S’assurer que l’on rejoint une loge maçonnique légitime est une étape essentielle vers une expérience significative et enrichissante au sein de la fraternité, donnant accès à un réseau de frères qui partagent un engagement envers les valeurs durables de la franc-maçonnerie.

Les risques de rejoindre des loges irrégulières ou clandestines

La décision de rejoindre une loge maçonnique revêt une profonde signification pour un individu cherchant à s’aligner sur les principes et les valeurs de la franc-maçonnerie. Cependant, la présence de camps irréguliers et clandestins présente des défis et des risques potentiels qui méritent un examen attentif.

Bien que ces loges puissent ressembler extérieurement à des entités maçonniques légitimes, leur manque d’adhésion aux pratiques et à l’autorité maçonniques établies peut conduire à des expériences qui s’écartent des principes de la véritable franc-maçonnerie.

Dans cette section, nous explorerons certains des risques associés à l’adhésion à des loges irrégulières ou clandestines et l’impact qu’ils peuvent avoir sur le parcours maçonnique d’un individu.

  1. Manque de reconnaissance et d’acceptation : L’un des principaux risques liés à l’adhésion à une loge irrégulière ou clandestine est l’absence de reconnaissance et d’acceptation par la communauté maçonnique au sens large. Sans la reconnaissance officielle conférée par une Grande Loge reconnue, les membres des loges irrégulières et clandestines peuvent se retrouver exclus des activités et événements maçonniques organisés par les loges régulières. Ce manque de reconnaissance s’étend au-delà des frontières locales et régionales, affectant potentiellement la capacité d’un individu à participer à la camaraderie maçonnique à l’échelle mondiale.
  2. Déviation des principes maçonniques : Les loges irrégulières et clandestines peuvent s’écarter des principes et repères fondamentaux qui sous-tendent la franc-maçonnerie. Ces écarts peuvent inclure des modifications des rituels, des variations dans les diplômes et des incohérences dans la pratique des enseignements maçonniques. En conséquence, les personnes qui rejoignent des loges irrégulières ou clandestines peuvent ne pas recevoir l’expérience maçonnique authentique qui correspond aux valeurs et coutumes séculaires de la fraternité.
  3. Accès limité aux connaissances maçonniques : L’adhésion à une loge maçonnique légitime donne accès à une richesse de connaissances maçonniques, de littérature et de ressources éducatives. En revanche, les loges irrégulières et clandestines peuvent avoir un accès limité à ces ressources, ce qui pourrait entraver la croissance et le développement personnels de leurs membres. La poursuite de la connaissance maçonnique est au cœur de la philosophie de la fraternité, et les limitations à cet égard peuvent nuire à la réalisation des aspirations maçonniques de chacun.
  4. Potentiel de fausse déclaration : les loges clandestines, en particulier, peuvent se livrer à des pratiques ou à des représentations trompeuses ou incompatibles avec les normes de la franc-maçonnerie ordinaire. Sans la surveillance et la réglementation d’une Grande Loge reconnue, il existe un risque de fausse déclaration, tant en termes d’identité maçonnique que des objectifs de la loge elle-même. Les membres potentiels doivent faire preuve de vigilance dans l’évaluation de la crédibilité de la loge et de ses affirmations.

Bien que la décision de rejoindre une loge maçonnique soit profondément personnelle, il est crucial que les individus soient conscients des risques associés aux loges irrégulières et clandestines. L’essence de la franc-maçonnerie réside dans son adhésion à des principes durables, son unité d’objectif et son engagement partagé en faveur du mieux-être de l’humanité. C’est dans le contexte d’une loge maçonnique légitime que l’on peut pleinement embrasser la richesse de l’expérience maçonnique et forger des liens significatifs avec des individus partageant les mêmes idées et partageant une vision commune d’un monde plus éclairé.

Étapes pour vérifier la légitimité d’une loge maçonnique

Alors que les individus entreprennent leur parcours pour devenir francs-maçons, il est primordial de vérifier la légitimité de la loge qu’ils souhaitent rejoindre. Cette diligence raisonnable garantit l’alignement avec les traditions estimées de la franc-maçonnerie et favorise un engagement significatif avec la communauté maçonnique.

Ci-dessous, nous décrivons les étapes clés pour vérifier la légitimité d’une loge maçonnique, offrant ainsi une voie claire et éclairée aux membres potentiels.

  1. Recherchez la Grande Loge gouvernante : Chaque loge maçonnique légitime fonctionne sous l’autorité d’une Grande Loge reconnue, qui sert d’organe directeur pour les loges relevant de sa juridiction. Commencez par identifier la Grande Loge qui supervise la loge en question. Vérifiez que la Grande Loge elle-même est reconnue par d’autres Grandes Loges établies et confirmez son adhésion aux principes traditionnels de la franc-maçonnerie.
  2. Consultez la charte de la loge : une loge maçonnique légitime possède une charte, un document formel qui atteste de sa régularité et lui accorde le pouvoir de fonctionner en tant qu’entité maçonnique. Cette charte est émise par la Grande Loge gouvernante. Renseignez-vous sur la charte de la loge et, si possible, demandez à la consulter afin de confirmer son authenticité.
  3. Renseignez-vous sur les affiliations maçonniques : les loges maçonniques légitimes entretiennent souvent des affiliations avec d’autres corps maçonniques, tels que le rite écossais, le rite de York et les Shriners. Se renseigner sur ces affiliations peut fournir des informations supplémentaires sur la position de la loge au sein de la communauté maçonnique au sens large.
  4. Visitez la loge et rencontrez les membres : Visiter la loge et rencontrer ses membres offre une occasion inestimable d’évaluer les pratiques et la culture de la loge. Faites attention à la conduite des membres, à la manière dont les rituels sont exécutés et à l’atmosphère générale de la loge. S’engager avec les membres peut également fournir un aperçu de l’histoire et des valeurs de la loge.
  5. Vérifiez la liste des loges sur le site Web de la Grande Loge : Les Grandes Loges les plus reconnues tiennent à jour un répertoire des loges affiliées sur leurs sites Web officiels. Vérifiez que la loge en question est répertoriée sur le site Internet de la Grande Loge gouvernante. Ce listing constitue une confirmation supplémentaire de la légitimité de la loge.
  6. Posez des questions et demandez des éclaircissements : N’hésitez pas à poser des questions et à demander des éclaircissements sur tout aspect de la loge qui pourrait ne pas être clair. Les loges maçonniques légitimes accueillent favorablement les demandes de renseignements des membres potentiels et sont transparentes dans leurs réponses. Les questions peuvent inclure la date de fondation de la loge, ses contributions à la communauté et les attentes de ses membres.
  7. Valider les informations via plusieurs sources : croisez les informations obtenues de la loge avec d’autres sources fiables. Cela peut inclure la consultation de la littérature maçonnique, le contact avec des érudits maçonniques et la recherche de l’avis des membres d’autres loges reconnues.

Conseils pour les membres potentiels

Alors que des membres potentiels envisagent de rejoindre la fraternité maçonnique, il est essentiel d’aborder cette décision avec diligence et avec une compréhension approfondie de l’organisation qu’ils cherchent à rejoindre. Pour vous aider dans cet effort, nous proposons les conseils suivants pour garantir que les membres potentiels font un choix éclairé et se lancent dans un voyage maçonnique significatif dans les limites d’une loge légitime.

  1. Mener des recherches approfondies : Avant de vous engager à rejoindre une loge maçonnique, prenez le temps de mener des recherches approfondies sur la franc-maçonnerie, son histoire, ses principes et ses pratiques. Familiarisez-vous avec les valeurs qui sous-tendent la fraternité et évaluez dans quelle mesure elles correspondent à vos propres croyances et aspirations.
  2. Contactez les maçons locaux : La connexion avec les maçons locaux peut être une source inestimable d’informations et de conseils. Recherchez des opportunités de dialoguer avec les maçons de votre communauté, assistez à des événements maçonniques publics et posez des questions pour mieux comprendre leurs expériences au sein de la fraternité.
  3. Faites confiance à votre instinct : Lorsque vous visitez une loge ou interagissez avec ses membres, faites confiance à votre instinct. Faites attention à l’ambiance, au comportement des membres et à la manière dont la loge se présente. Les loges maçonniques authentiques favorisent un environnement d’intégrité, de respect mutuel et d’amour fraternel.
  4. Comprendre l’engagement : Devenir franc-maçon implique un engagement de temps, d’efforts et de dévouement aux principes de la fraternité. Assurez-vous de bien comprendre les responsabilités et les attentes associées à l’adhésion, y compris la participation aux activités de la loge , aux rituels et au service communautaire.
  5. Renseignez-vous sur l’histoire et la charte de la loge : renseignez-vous sur l’histoire de la loge, y compris sa date de fondation, ses membres notables et ses contributions à la communauté. De plus, renseignez-vous sur la charte de la loge et sa position auprès de la Grande Loge gouvernante.
  6. Rechercher des perspectives multiples : Bien qu’il soit utile d’interagir avec les membres d’une loge spécifique, il est également bénéfique de solliciter l’avis des membres d’autres loges reconnues. Cela offre une perspective plus large sur la franc-maçonnerie et vous aide à mieux comprendre la diversité et l’unité de la fraternité.
  7. Méfiez-vous des tactiques de haute pression : les loges maçonniques légitimes n’utilisent pas de tactiques de haute pression pour recruter de nouveaux membres. Méfiez-vous de toute organisation qui vous pousse à adhérer sans vous laisser suffisamment de temps pour réfléchir à votre décision.
  8. Vérifier avant le paiement : Avant de payer des frais d’adhésion ou des cotisations, vérifiez la légitimité de la loge à travers les étapes décrites dans la section précédente. Assurez-vous que votre investissement est dirigé vers une loge maçonnique légitime qui s’aligne sur les principes maçonniques reconnus.
  9. Sachez que la maçonnerie légitime est inclusive : les loges maçonniques authentiques accueillent des individus d’origines, de confessions et d’horizons divers. La maçonnerie est fondée sur des principes d’universalité et d’inclusivité, unis par un engagement en faveur du mieux-être de l’humanité.
  10. N’oubliez pas que la franc-maçonnerie est un voyage qui dure toute la vie : devenir franc-maçon n’est pas un événement ponctuel mais plutôt le début d’un voyage permanent de développement personnel, d’apprentissage et de camaraderie. Abordez ce voyage avec un esprit ouvert, un esprit curieux et une volonté d’embrasser les riches expériences qui vous attendent au sein de la fraternité maçonnique.

Foire aux questions (FAQ)

Pour les personnes envisageant de rejoindre la fraternité maçonnique, des questions et des incertitudes peuvent naturellement surgir. Pour apporter clarté et orientation, nous abordons certaines des questions les plus fréquemment posées concernant la légitimité des loges maçonniques et le processus pour devenir franc-maçon.

Qu’est-ce qu’une loge maçonnique légitime et pourquoi est-il important d’en rejoindre une ?

Une loge maçonnique légitime est une loge qui opère sous l’autorité d’une Grande Loge reconnue et adhère aux principes et repères établis de la franc-maçonnerie. Rejoindre une loge légitime garantit une expérience maçonnique authentique, un alignement avec les principes estimés de la fraternité, ainsi qu’une reconnaissance et une acceptation au sein de la communauté maçonnique mondiale.

Comment puis-je savoir si une loge maçonnique est légitime ou irrégulière ?

Pour déterminer la légitimité d’une loge maçonnique, renseignez-vous sur sa charte, son affiliation à une Grande Loge reconnue et son adhésion aux principes maçonniques. Vérifiez que la loge est répertoriée sur le site officiel de la Grande Loge gouvernante. De plus, engagez-vous avec les membres et évaluez les pratiques et la culture de la loge.

Puis-je rejoindre une loge maçonnique en ligne ?

Bien que les loges maçonniques légitimes puissent avoir une présence en ligne, le processus pour devenir franc-maçon nécessite des interactions en personne, notamment un entretien, une pétition et la participation à des rituels maçonniques. Il est essentiel de visiter la lode, de rencontrer ses membres et de comprendre ses pratiques avant d’y adhérer.

Y a-t-il des signaux d’alarme indiquant qu’une loge pourrait être irrégulière ou clandestine ?

Les signaux d’alarme peuvent inclure des tactiques de recrutement sous haute pression, l’absence d’une charte appropriée, des écarts par rapport aux pratiques maçonniques traditionnelles et des revendications de légitimité maçonnique basées uniquement sur une licence commerciale. Méfiez-vous des loges qui manquent de transparence ou évitez de répondre aux questions sur leur statut auprès d’une Grande Loge reconnue.

Puis-je transférer mon adhésion d’une loge irrégulière à une loge légitime ?

L’appartenance à une loge irrégulière ou clandestine n’est pas reconnue par la communauté maçonnique dominante. En tant que tel, le transfert d’adhésion nécessiterait de présenter une pétition à une loge légitime en tant que nouveau candidat et de suivre les étapes nécessaires pour devenir membre.

Pourrai-je visiter d’autres loges maçonniques si je rejoins une loge irrégulière ou clandestine ?

Les membres des loges irrégulières ou clandestines ne sont généralement pas autorisés à visiter ou à participer aux activités menées par les loges maçonniques légitimes. Les loges légitimes adhèrent à des protocoles stricts pour vérifier la régularité des visites des maçons.

Existe-t-il une autorité centrale qui supervise toutes les loges maçonniques du monde entier ?

Il n’existe pas d’autorité centrale unique qui supervise toutes les loges maçonniques. Au lieu de cela, la franc-maçonnerie est organisée à travers un système de Grandes Loges, chacune gouvernant les loges relevant de sa juridiction. Ces Grandes Loges entretiennent des relations de reconnaissance mutuelle basées sur des principes et des normes partagés.

Les femmes peuvent-elles rejoindre les loges maçonniques ?

Les loges maçonniques traditionnelles sont traditionnellement des organisations réservées aux hommes. Cependant, il existe des organisations maçonniques pour les femmes, comme l’Ordre de l’Étoile de l’Est, et certaines juridictions ont des loges co-maçonniques qui admettent à la fois les hommes et les femmes.

Conclusion

La poursuite de la franc-maçonnerie est une entreprise noble et séculaire qui a captivé les individus à travers les générations et les cultures. Comme nous l’avons exploré tout au long de cet article, la décision de rejoindre une loge maçonnique comporte à la fois une signification et une responsabilité. En cherchant à faire partie de cette fraternité estimée, il est essentiel que les membres potentiels fassent preuve de diligence raisonnable et prennent les mesures nécessaires pour vérifier la légitimité de la loge qu’ils souhaitent rejoindre.

En rejoignant une loge maçonnique légitime, les individus s’alignent sur les principes, traditions et repères durables qui définissent l’expérience maçonnique. C’est dans les limites d’une loge légitime que les francs-maçons peuvent s’engager pleinement dans les rituels, les enseignements et la camaraderie qui ont façonné la fraternité pendant des siècles. Ce faisant, ils font partie d’une fraternité mondiale unie par un engagement commun en faveur de la croissance personnelle, de l’illumination et de l’amélioration de l’humanité.

Comme nous l’avons évoqué, vérifier la légitimité d’une loge maçonnique implique de rechercher la charte de la loge, son affiliation à une Grande Loge reconnue et son adhésion aux principes maçonniques. C’est grâce à ces mesures que les individus peuvent garantir un authentique parcours maçonnique, qui s’aligne sur les valeurs fondamentales de la fraternité et favorise des liens significatifs avec les autres maçons.

En conclusion, le parcours de la franc-maçonnerie est à la fois enrichissant et transformateur. C’est un chemin qui mène à la découverte de soi, à l’exploration intellectuelle et à un sens approfondi du but. Pour ceux qui choisissent de se lancer dans ce voyage dans le cadre d’une loge maçonnique légitime, les récompenses sont multiples. Que ce soit par la poursuite des connaissances maçonniques, l’engagement dans des œuvres caritatives ou la forge de liens de fraternité permanents, l’expérience de la franc-maçonnerie sert de phare et de force directrice pour l’amélioration de l’individu et de la société dans son ensemble.

Alors que les membres potentiels parcourent le chemin pour rejoindre la fraternité maçonnique, nous espérons que cet article vous aura fourni des informations et des conseils précieux pour vérifier la légitimité des loges maçonniques et éviter les organisations irrégulières. Avec des connaissances, de la vigilance et un engagement envers les principes de la franc-maçonnerie, les individus peuvent faire en toute confiance leurs premiers pas vers un voyage maçonnique enrichissant et percutant, qui résonnera pour les années à venir.

Pythagore et la Franc-maçonnerie

Les « Old Charges », ces anciens manuscrits de la Franc-Maçonnerie opérative, le Régius daté de 1390 et surtout le Cooke de 1410, présentent une origine légendaire de la maçonnerie qui sera reprise dans le préambule des Constitutions d’Anderson de 1723 et, surtout, dans les deux discours de Ramsay de 1736 et 1737 dont l’influence sur la Maçonnerie française sera grande.

Un personnage y apparaît toujours, Euclide, maître à la fois de la mesure, de l’harmonie et du nombre sacré. Or Euclide est, à Alexandrie, trois siècles av. J.-C., le fils spirituel de Pythagore qui avait vécu, lui, trois siècles avant lui et fondé une école dont il était l’héritier.

Pythagore est le successeur direct des « Sept sages » de Grèce, dont Thalès de Milet est le plus connu. Bien qu’enveloppés de légende, ceux-ci ont réellement existé à la fin du VIIe siècle avant J.-C. et ce sont eux qui, réunis à Delphes, auraient inscrit sur le fronton du temple d’Apollon les fameux préceptes « Connais-toi toi-même » et « Rien de trop » (en grec « Mêdèn ágan » et « Ne quid nimis » en latin) qui ne sont nullement une invitation à l’introspection ou à l’ambition personnelle mais incitent chacun à avoir conscience de son exacte mesure, à ne pas se prendre pour un dieu.

Quel était le souci de ces « sages » soi-disant primitifs ?

En fait, ils se sont interrogés sur ce qui change et ce qui demeure. Une bûche, par exemple, a une consistance, elle brûle, nous en voyons la flamme ; plus tard il n’y a que cendres et un souffle de vent disperse le tout. Et nous, nous sommes pareils à cet éphémère puisque naître c’est entrer dans la finitude et mourir c’est retourner au principe. Alors, qu’est-ce qui persiste à travers tout ce changement ? Voilà la question.

La première réponse de l’école de Milet sera « la substance » et on la cherchera dans ce qui est subtil : l’eau, l’air, le feu ou encore l’apeiron, ce qui n’a pas encore été nommé, ce qui est « en puissance », le Verbe ou la Parole du début de l’Évangile de Jean.

Pythagore apportera à ces questions une tout autre dimension qui tiendra compte de l’orphisme, né peu avant son époque, qui offrait aux initiés une religiosité assurant la paix de l’âme après la mort.

Il reprendra cette idée en fondant une « école », mi-politique mi-religieuse, que les historiens contemporains appellent « secte » mais il faut dire qu’en ces temps-là les savants étaient aussi mathématiciens, philosophes, géomètres, astronomes et moralistes, et qu’ils s’employaient à faire coïncider la société et leurs conceptions.

Pythagore est né à Samos, à une date indéterminée du VIe siècle av. J.-C. ; fuyant la tyrannie de Polycrate il s’exile à Crotone, en Italie du sud, après avoir suivi jusqu’à 56 ans – dit la légende – une formation auprès des sages grecs et phéniciens, avoir été initié aux mystères de Tyr, puis à ceux d’Égypte et, enfin, avoir reçu l’enseignement des Chaldéens, les fameux mages de Babylone qui ont suivi bien plus tard l’étoile qui menait à la crèche de Bethléem. On dit encore qu’il tiendrait de Zoroastre et – tant qu’à faire – du Bouddha une part de sa connaissance et que sa capacité à interpréter les songes lui viendrait des Hébreux ! C’est dire qu’aux yeux de tous il est le réceptacle de l’ensemble des Traditions. Il aurait fini massacré par un soulèvement populaire. En fait, on ne sait presque rien de lui. D’ailleurs pour Hérodote, qui ne lui est pourtant postérieur que d’un siècle, il est déjà entré dans la légende.

On raconte à son sujet qu’il est descendu aux Enfers, dans le royaume des morts où il est resté « trois fois neuf jours », qu’il avait le don d’ubiquité et qu’en Sicile, à Métaponte, il aurait, devant un groupe de gens, troussé sa tunique exhibant une superbe cuisse en or… C’est là justifier son origine, mi-dieu (descendant d’Apollon) mi-homme.

On sait que ses disciples étaient divisés en deux groupes : les exotériques qui écoutaient pendant cinq ans l’enseignement du maître sans le voir (il était caché derrière un rideau) et les ésotériques, eux-mêmes divisés en deux branches, les acousmatiques et les mathématiciens, les premiers se consacrant à la politique, les seconds – considérés comme supérieurs – à l’étude. L’enseignement qu’ils recevaient se fondait sur des maximes, les akousmata et les sumbola, ces dernières étant dites à deux voix, en alternance. Cette façon de faire suivait la logique du symbole qui était, à l’origine, un signe de reconnaissance qui désignait un objet coupé en deux dont les deux contractants conservaient chacun une moitié qu’ils transmettaient à leurs enfants ; on rapprochait un jour les deux parties pour prouver que des relations de coopération avaient bien été pactées. On voit quel est le sens de nos symboles, on n’en détient que la moitié, l’autre moitié est celle des Frères, et d’où vient le fameux « …dites-moi la première lettre et je vous donnerai la seconde. »

Selon la tradition c’est Pythagore qui aurait inventé le mot « philosophie ». Il affirmait que seuls les dieux ont droit au beau nom de sage (sophos, en grec), mais que l’homme, pour sa part, ne pouvait qu’aimer la sagesse (philo, en grec, signifie « aimer » et sophia, « sagesse »), tendre vers elle, s’efforcer de l’atteindre.

Il préconisait un mode de vie ascétique ; ses disciples et lui-même étaient végétariens. On s’est étonné qu’il leur soit interdit de manger des fèves et les philosophes du IVe siècle après J.-C. qui ont rédigé sa biographie, Jamblique et Porphyre, en ont donné des explications contradictoires. En fait, la raison de ce tabou primitif est le lien que la superstition établissait entre les fèves et les fantômes. À Rome, on jetait en effet des fèves noires aux revenants vengeurs et aux morts qui ne trouvaient pas le repos, lors de la fête des Lémuries (Lemuria) qui avait lieu trois jours différents les 9, 11 et 13 mai selon le calendrier julien. Si la graine germait, devenait une plante et qu’une femme en mangeait les fèves, elle se trouvait enceinte d’un fantôme. Les Pythagoriciens s’abstenaient donc de fèves sauf s’ils voulaient priver un ancêtre de la possibilité de se réincarner.

Cette coutume peut être rapprochée du culte de Déméter et de sa fille Perséphone enlevée par le dieu des Enfers, Hadès, puisque si Perséphone revenait sur terre avec le printemps, preuve qu’il existe un cycle de la nature et que toute mort est suivie d’une renaissance, son époux, Hadès, restait, lui, dans le royaume des ombres, prisonnier du temps linéaire, celui d’une mort qui ne se réincarne pas.

Car les pythagoriciens croyaient à la réincarnation de l’âme de corps en corps, conception qui sera reprise par Platon qui en tirera sa théorie de la « réminiscence ». Pythagore enseignait aussi que « tout est son nombre » et que celui qui possède la science des nombres détient le secret ultime des choses.

On connaît sa fameuse Tetraktys (Quaternaire), fondement de tous les nombres, constitué par la somme des quatre premiers : 1+2+3+4=10, et représenté par le triangle décadique comportant à son sommet un point, en seconde ligne un point sur chaque côté du triangle plus un central, idem pour les troisième et quatrième lignes, ce qui donnait quatre points verticaux et quatre de chaque côté du triangle. C’était leur figure secrète, ésotérique, qui enveloppait en elle le pair et l’impair et figurait donc le fondement de toute chose.

On raconte qu’un jour Pythagore fut frappé par les sons que rendaient des enclumes de tailles différentes sous le marteau d’un forgeron. Rentré chez lui, il eut l’idée de répéter l’expérience sur des cordes tendues de longueurs différentes, les plus longues, comme les plus grosses enclumes, rendant les sons les plus graves. Pythagore remarqua que les hauteurs des notes obéissaient à une loi de proportionnalité mathématique. Ainsi est née la gamme dite, justement, pythagoricienne.

On rapporte qu’il aurait aussi appliqué au monde le terme de kosmos qui, en grec, renvoyait à l’idée d’ordre et de beauté. Porphyre nous rapporte qu’il « écoutait l’harmonie de l’univers, sensible qu’il était à l’harmonie des sphères et des astres qui s’y meuvent, que la médiocrité de notre nature nous empêche d’entendre. » L’idée de musique des sphères naîtra de la transposition dans l’espace du ciel des rapports harmoniques entre les notes de la gamme, comme si les planètes étaient, dans les sphères qui les font tourner, les notes d’une partition cosmique. On retrouvera chez Boèce (VIe siècle), durant tout le Moyen-Âge et la Renaissance, chez Kepler aussi, cette fameuse « musique des sphères » : la gamme est un univers sonore, l’univers, une musique céleste.

Il ajoutait que toute harmonie repose sur des oppositions, le limité et l’illimité, le stable et le mouvement, le bien et le mal, la lumière et l’obscurité, et notamment le un et le multiple.

Ainsi, les pythagoriciens en vinrent à imaginer une mathématique universelle du monde. Mais pour Pythagore le vrai principe, c’est l’Un primordial, l’unité fondamentale, d’où procèdent tous les nombres. Cette unité première c’est la divine « Monade », que les pythagoriciens désignent aussi par le nom de Mnémosunè, la Mémoire par excellence, prégnante du souvenir des origines. Établir le rapport de toute chose avec cette Monade originaire, tel est le but précis que se proposaient Pythagore et son école, afin de réaliser un monde parfait. Cet idéal n’est-il pas aussi le nôtre ?

Le signe de ralliement des Pythagoriciens était le « Y » dont une branche représentait la voie exotérique, l’autre la voie ésotérique.

Cet « Y » symbolise peut-être la philosophie d’aujourd’hui, toujours en quête de l’Un, de cette unité primordiale dont Pythagore nous a parlé en premier et dont on nous dit tantôt qu’elle est dans l’Esprit, le GADL’U, le Dieu concepteur, tantôt dans la matière avec le Big-Bang ou l’ADN, cet élément primordial dont tout serait issu, et nous aussi.

Matérialisme ou Spiritualité de l’Homme et de l’Univers ? On ne peut que conclure en citant le conseil donné à la fin des Vers d’or qui constituaient une sorte de mémento des préceptes de vie des pythagoriciens :

« Aie confiance, puisque les mortels sont de race divine

et que la sainte nature leur montre et leur découvre tous ses secrets […] ;

en élevant ta pensée qui est le meilleur des guides […]

tu seras un dieu immortel, incorruptible

et tu cesseras d’être exposé à la mort. »

Francs-maçons-Trois siècles de pensée libre, d’actions et de fantasmes

250e anniversaire de l’appellation Grand Orient de France. À cette occasion, Historia se penche sur l’image et le rôle de l’Ordre, lié à l’Histoire de France depuis le XVIIIe siècle.

Un dossier retraçant sa riche histoire ainsi que celle de la franc-maçonnerie en général et sa perpétuelle évolution entre pensée libre, influence sociale et politique, scandales et théories du complot.

Deux cent cinquante ans tissant des passerelles entre le monde profane et celui des initiés.

Historia, quelle histoire ?

Historia est une revue mensuelle de vulgarisation consacrée à l’histoire et plaçant le désir de divertir au centre de sa démarche.

Pour mémoire, la revue Historia est créée par un ancien libraire devenu éditeur Jules Tallandier, qui lance en 1908 le magazine Lisez-moi, composé de récits d’aventures, et son pendant littéraire Lisez-moi bleu.

En décembre 1909 paraît le Lisez-moi historique sous-titré Historia. Le magazine cesse de paraître de 1937 à 1945. Maurice Dumoncel, président des éditions Tallandier et petit-fils de Jules Tallandier, relance en 1946 le magazine illustré Lisez-moi Historia, « la revue vivante du passé ». En janvier 1955, le magazine prend son titre actuel.

Leader des magazines de vulgarisation historique d’après-guerre, la revue tire à près de 300 000 exemplaires dans les années 1960 avant de voir son succès décliner. En 1994, Historia et Historama fusionnent en une seule revue tirée à 120 000 exemplaires.

La revue publie des articles et des dossiers auxquels participent des historiens connus. Les dossiers sont approfondis dans un bimestriel thématique.

Historia et les francs-maçons, une histoire d’amour ?  

Sur le site, nous avons 85 résultats pour « franc-maçon », 95 pour « francs-maçons » et 135 « franc-maçonnerie ».

Retenons un numéro spécial, le 93, daté de janvier – février 2005 sur La véritable influence des Francs-Maçons. Déjà Historia constatait que depuis trois siècles, la franc-maçonnerie faisait l’objet de tous les fantasmes et de toutes les controverses. La revue se penchait avec sérieux sur l’histoire et l’influence des Frères. Historia notait l’impact historique de l’art royal qui a été considérable, de la Cour des Stuarts à celle de Louis XVI, de la Révolution au Second Empire, de la IIIe à la Vème République, les loges ont influencé la philosophie, la politique et les arts.

Éric Pincas.

Rédacteur en chef du magazine Historia depuis 2014, Éric Pincas, historien de formation, ancien élève de l’Institut français de Presse ayant notamment collaboré à l’hebdomadaire Le Point (rubrique société) et aux éditions spéciales du Point grandes écoles (rubrique cinéma) et enseigné en presse écrite à l’Institut International de Communication de Paris (IICP), signe l’éditorial intitulé « Une fraternité qui questionne ».

Extrait : « Secte, société secrète, confrérie ésotérique… Malgré ses trois siècles d’existence, la franc-maçonnerie souffre encore d’une grande méconnaissance et alimente toutes les divagations. Les premières pierres de la maçonnerie ont été posées en Écosse, à la toute fin du XVIe siècle, mais c’est véritablement dans le premier tiers du XVIIIe siècle que l’institution prend son essor, quasiment simultanément, en Grande-Bretagne et en France. Cette année, le Grand Orient de France célèbre son 250e anniversaire. L’occasion pour Historia de s’interroger sur le rôle et l’impact réel des « frères de lumière » dans les grandes évolutions politiques et sociales en France depuis la Révolution… »

Et d’écrire aussi :

« La suspicion de l’Église notamment, n’a jamais cessé de jeter un doute sur les intentions des francs-maçons »

Rappelons que le Grand Orient de France (GODF), puissance symbolique régulière souveraine, est la plus ancienne obédience maçonnique française, la plus importante d’Europe continentale mais aussi la plus importante obédience libérale au monde.

Pour mémoire, dans ses Constitutions et ses « Principes Généraux de l’Ordre Maçonnique », il est stipulé que : « La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité. Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité. »

Grille du GODF – Salle du Conseil de l’Ordre.

Un dossier de 35 pages – sur les 98 que compte la revue – qui lui est donc consacré à l’occasion des 250 ans de l’appellation Grand Orient de France.

« Francs-maçons, trois siècles de pensée libre, d’actions et de fantasmes », le sommaire du dossier :

La place de l’Ordre dans l’Hexagone par Denis Lefebvre,
Abécédaire franc-macon par Denis Lefebvre,
10 idées reçues sur les maçons par Laurent Lemire,
Les Francs-maçons ont-ils inventé la Révolution ? par Pierre Mollier,
Les ateliers des Lumières par Pierre Mollier, 
Les sept frères illustres des Neuf Sœurs par Pierre Mollier,
L’éclipse de 1789 par Pierre Mollier,

Grille du GODF – Salle du Conseil de l’Ordre, détail.
Grille du GODF – Salle du Conseil de l’Ordre, détail.


Les loges du Grand Orient de France par Denis Lefebvre,
Sous Napoléon, une franc-maçonnerie d’État par Thierry Lentz*, 
Un voyage dans le temple par Denis Lefebvre,
Les loges, laboratoire de la IIIe République par Bruno Fuligni
Les six grands chantiers des ateliers maçonniques par Bruno Fuligni, 
Les frères aux premières loges dans les colonies par Bruno Fuligni, 
Les multiples visages de l’hydre antimaçonnique par Pierre Mollier,
Aux origines du « complot judéo-maçonnique » par Pierre Mollier,
Des fiches et des flèches par Pierre Mollier,

A. Lacroix, 2014 – H. Assouline.


Les foudres de l’Église contre l’Ordre par Denis Lefebvre,
Opinion par Alexis Lacroix,
L’Elysée, si loin, si proche de la maçonnerie par Denis Lefebvre.

Denis Lefebvre dans « La place de l’Ordre dans l’Hexagone », tout en rappelant les dates clés de l’art royal – de 1723, date de la publication à Londres des Constitutions d’Anderson à 2010, date à laquelle le GODF s’ouvre aux femmes –, nous instruit quant à l’histoire et l’influence de l’obédience, du XVIIIe siècle à nos jours.

Denis Lefebvre.

Toujours de sa plume, un abécédaire suit nous amenant des termes acacia à vénérable maître, en passant par allumage des feux, enfants de la veuve, métaux, planche, temple, etc. Ainsi que la double page, façon « Le Dessous des cartes » décryptant et positionnant sur le planisphère, toutes les loges du GODF dans le monde – en juillet 2023, 1391 loges dont 1228 sur le territoire français (métropole et outre-mer). Précisant même que « le Grand Orient de France, depuis le Brexit, est l’obédience la plus importante de l’Union européenne ».

Laurent Lemire.

Laurent Lemire, comme dans un jeu de demandes et réponses – vrai ou faux – couvre les dix principales idées reçues sur la franc-maçonnerie – société secrète, maçons dreyfusards… ou pas, les Frères qui formaient le tiers-État en 1789, la figure de Marianne, par exemple.

Quant à Thierry Lentz son « Sous Napoléon, une franc-maçonnerie d’État », nous parle d’ « acte d’union » des principales obédiences, à compter du 5 décembre 1804.

Groupe de francs-maçons de la région de Nantes des années 1890.

L’article de Bruno Fuligni, illustré par un groupe de francs-maçons de la région de Nantes des années 1890, reprise d’ailleurs en première de couverture, dresse le tableau de la maçonnerie sous la IIIe République, dont beaucoup disent qu’il s’agissait de l’âge d’or de la maçonnerie. Et des six grands chantiers (école publique, laïcisation du parlement, droit aux obsèques civiles, laïcisation de la justice, séparation des Églises et de l’État), mais aussi d’un échec (l’armée) et de la place des femmes… Bruno Fuligni nous offre aussi « Les frères aux premières loges dans les colonies » qui permettra de se faire juste une idée mais une idée juste sur l’implication des maçons dans notre Empire colonial.

Pierre Mollier

Tout comme Denis Lefebvre, Pierre Mollier, spécialisé en maçonnologie, directeur de la bibliothèque du GODF et conservateur du musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) signe six articles. Il nous conduit des ateliers de Lumières à la Révolution – inventée par les francs-maçons ? –, à la prestigieuse loge des Neuf Sœurs. Son article sur « Les multiples visages de l’hydre antimaçonnique », cet animal fabuleux à plusieurs têtes que les antimaçons veulent, de tout temps, terrasser, nous donne des repères, car il nous faut garder en mémoire que la maçonnerie n’a pas que des amis… Du complot judéo-maçonnique, de Barruel à Vichy, à « Des fiches et des flèches », Pierre Mollier nous amène dans les arcanes de l’antimaçonnisme dont la IIIe République fut aussi l’âge d’or.

Le dernier article du dossier que Denis Lefevre consacre à « L’Elysée, si loin, si proche de la maçonnerie » rappelle que le Palais n’a pas toujours eu des rapports francs avec les maçons. De Pompidou à Macron.

Bannière du GODF.

Un très beau et très pédagogique dossier qui permet de mieux connaître le GODF. Une obédience qui défend l’idéal républicain, en particulier les valeurs de la démocratie, la laïcité, la solidarité et la dignité humaine.

Un magazine qui remet, selon l’expression populaire, « l’Église au centre du village ». C’est-à-dire remettre de l’ordre dans les idées, des frères et des sœurs en tout premier lieu, puis de nos amis(ies) non maçons, d’autre part. Sur l’historique, l’initiatique, le social, le sociétal, et le politique.

Loin de toute ‘’légende noire’’ de la franc-maçonnerie avec son lot de mensonges et rumeurs. La maçonnerie ayant toujours lutté pour la liberté, l’émancipation, la fraternité, l’entraide, l’universalitéHistoria montre réellement ce qu’est la franc-maçonnerie au cours de ces deux derniers siècles. À tous ceux qui reprochent aux initiés le fameux secret maçonnique, nous les invitons à prendre connaissance de ce numéro.

Thierry Lentz, en 2011.

*Thierry Lentz est un historien et écrivain, spécialiste de Napoléon Ier et des études napoléoniennes. Depuis 2000, il est directeur de la Fondation Napoléon et professeur associé à l’Institut catholique d’études supérieures depuis 2021.

Il est également rédacteur en chef de Napoleonica, la revue (depuis 2008), revue sur les deux empires destinée aux chercheurs, publiée par la Fondation Napoléon et disponible en ligne sur le portail Cairn.info. Il est l’auteur (depuis 1986, date de parution de son premier livre), seul ou en collaboration, d’une soixantaine d’ouvrages sur les deux empires.

En 2017, il fonde la collection Bibliothèque de Sainte-Hélène, coéditée par la Fondation Napoléon et les Éditions Perrin. Thierry Lentz poursuit ses recherches et publications sur l’histoire générale, diplomatique et des institutions ou administrations à l’époque de Napoléon. Il vient de publier, ce 7 septembre, Sur les bords de la Seine-Histoires et secrets du tombeau de Napoléon(Perrin, 2023), un ouvrage qui éclaire la folle aventure du tombeau de l’Empereur.

Francs-maçons-Trois siècles de pensée libre, d’actions et de fantasmes

Historia, N° 922, Octobre 2023, 98 pages, 6,20 €

Pour acheter ce numéro.

19/10/23 : « Sous le sceau de la clandestinité », la FM à Mönchengladbach (Allemagne)

Mönchengladbach, ville de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, est surtout aussi connue pour son club de football, le Borussia Mönchengladbach, l’un des plus grands clubs allemand puisqu’il fut sacré champion 5 fois et participa à 5 finales de coupe d’Europe, en remportant deux.

Blason de Mönchengladbach.

Elle sera désormais aussi connue pour sa franc-maçonnerie.

Rappelons que probablement à Hambourg, en 1737, que fut fondée la première loge spéculative allemande qui prit, en 1741, le nom « d’Absalon ». C’est une délégation de cette loge qui initia, le 14 août 1738, à Brunswick, le futur roi de Prusse, Frédéric II, sous le règne duquel la franc-maçonnerie connaîtra en Allemagne un succès considérable.

grandes Loges Unies d’Allemagne.

Selon L’Encyclopédie libre Wikipédia, en Allemagne coexistent actuellement des obédiences libérales et adogmatiques ou dite « irrégulières »selon les préceptes de régularité édictés par la Grande Loge Unie d’Angleterre et les Grandes Loges Unies d’Allemagne, nom d’une confédération d’obédiences maçonniques, fondées en 1958 par cinq grandes loges, reconnues par la GLUA et faisant partie, à ce titre, du courant des obédiences dites « régulières ».

VHS

La franc-maçonnerie à Mönchengladbach

Elle sera au centre d’une conférence de la VHS le jeudi 19 octobre 2023 de 19h00 à 20h30. La franc-maçonnerie est un phénomène de société. Certains disent qu’elle recèle un secret qui ne peut être ni révélé ni expliqué. Pour les francs-maçons eux-mêmes, le secret n’est pas une explication, mais une expérience. Quel que soit l’angle sous lequel on considère la franc-maçonnerie, elle est accompagnée de mythes, de légendes, de préjugés et de rumeurs. Mais qu’est-ce que la fiction et qu’est-ce que la vérité ? Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? D’où vient-elle et que veut-elle ? C’est à ces questions que l’historien Dr Alexander Berens souhaite répondre dans cette conférence.
L’entrée est gratuite pour les membres de l’association de soutien et les détenteurs de la « carte intelligente » de la VHS.

Alexander Dr. Berens est notamment l’auteur de Die Geschichte der Freimauerloge « Vorwärts » zu Mönchengladbach von 1845 bis heute – Festschrift zum 175-jährigen Jubiläum disponible en E-book chez Decitre à 3,99 €, soit L’histoire de la Loge des Francs-Maçons « Vorwärts » à Mönchengladbach de 1845 à nos jours – Publication commémorative à l’occasion de son 175e anniversaire

D’ailleurs sur le site de sa loge, le Dr. Alexander Dr. Berens, vénérable maître, vous acueille de la façon suivante : « Bienvenue à la Loge Maçonnique

Cher visiteur, La citation « La franc-maçonnerie a toujours été » a été inventée par Gotthold Ephraim Lessing*. Il faisait référence à l’effort ancien des hommes pour le bien, le beau et le vrai, pour la coexistence pacifique, pour la liberté et pour le respect et l’estime mutuels. 

Dans un monde en constante évolution, la Franc-Maçonnerie est et reste une constante qui reste fidèle à ses valeurs de philanthropie, de tolérance et de fraternité. 

La franc-maçonnerie n’est pas une société secrète, mais elle a quand même ses secrets. Dans les pages suivantes, vous aurez l’occasion de vous faire une première impression de la Franc-Maçonnerie et de ses objectifs en général et de la loge « En Avant » en particulier. 

Gotthold Ephraim Lessing.

Si nous avons éveillé votre intérêt pour la franc-maçonnerie et la loge « En avant » et que vous avez des questions à nous poser, nous vous invitons à utiliser la rubrique « Contact » du menu et à nous contacter. Soyez assuré que nous traiterons toutes les demandes de manière confidentielle.

Cordialement. Dr. Alexander Berens / Maître de la Chaire. »

De cette conférence, dont le titre exact de l’annonce est « VHS: Unter dem Siegel der Verborgenheit – Freimaurerei in Mönchengladbach », il faut savoir que terme allemand Verborgenheit peut signifier, soit la dissimulation ou la clandestinité ou encore caché.

Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781) est un écrivain, critique et dramaturge allemand. Nous lui devons Dialogues pour des francs-maçons, disponible en français chez DERVY – Ernst et Falk. Dialogues maçonniques (1778-1780), trad. fr. Lionel Duvoy, Dervy, 2011 (édition du texte intégral établie par Lionel Duvoy). Un texte qui n’a pas perdu de son actualité et que nous pourrions croire écrit de la main d’un franc-maçon de notre temps. Lessing est un infatigable et un brillant combattant du progrès humain.

Infos pratiques
Jeudi 19 octobre 2023 de 19h00 à 20h30 VHS am Sonnenhausplatz, Lüpertzender Straße 85 –  Mönchengladbach, Allemagne
N° du cours : 232C2000/Direction : Dr. Alexander Berens
Tout public – Entrée payante : 7,50 €.
Plus d’informations et inscription : www.vhs-mg.de, tél. 02161 / 25-6400.