Les rituels EMULATION, comme la centaine d’autres modèles du rituel maçonnique anglais, bien qu’ordonnancés en 1816, sont les héritiers directs de la théologie déiste contenue dans cette genèse. Ils en perpétuent tous les fondements mystiques particulièrement au degré de Maître Maçon.
Ce degré ultime, dans le système initiatique anglais, contient, avec son complément explicatif l’Arche Royale, toute l’essence de la Franc-Maçonnerie spirituelle universelle.
Ce livre plonge dans les racines composantes du rituel anglais développé par Désaguliers mais inspiré par Isaac Newton.
L’auteur a fait un travail considérable de traduction des textes anglais ainsi que des recherches minutieuse dans les extraits de la Bible et des traditions judaïques, alchimistes et rosicruciennes, ainsi que dans les grades chevaleresques retrouvés dans d’autres rites continentaux.
Gerard Mayau pratique le rituel EMULATION depuis 1983. Le seul rite anglais pratiqué en France. Il participe aux Conseils et Grand Collège de ce rite
Le franc-maçon doit comprendre en son cœur que l’apprentissage dans la vie est éternel, que ce soit en Loge ou en société. Conscient de son insignifiance devant l’univers entier et de la nécessité continue du polissage de la Pierre Brute, l’Initié doit donc être continuellement humble face à tous les aspects possibles.
Le franc-maçon doit comprendre en son cœur que l’apprentissage dans la vie est éternel, que ce soit en Loge ou en société. Conscient de son insignifiance devant l’univers entier et du besoin continu de polir la pierre brute, l’Initié doit donc être continuellement humble face à tous les aspects possibles, même lorsqu’il est confronté à l’ignorance et au manque de respect. La patience n’est pas seulement une vertu, c’est une nécessité.
La franc-maçonnerie rassemble dans ses colonnes des frères de toutes convictions religieuses et politiques, conscients que les différences rendent l’humanité plus forte. Face à cela, il faut coexister, respecter les différences, même sans abandonner ses convictions, qui ne doivent jamais être fondées sur le fanatisme et l’ignorance. Exercer ce respect est aussi un exercice d’humilité maçonnique.
Un autre point essentiel est qu’il ne faut pas utiliser l’Ordre comme un moyen de se vanter, de prétendre être supérieur à qui que ce soit. En effet, le franc-maçon doit être conscient que sa responsabilité est immense, car sa conduite sociale doit être exemplaire, dans le respect des lois en vigueur et de la tolérance, et ne peut être un mauvais exemple en tant que citoyen, mari, père, fils et professionnel.
La Franc-Maçonnerie n’est pas secrète, mais discrète, permettant de s’identifier en tant que membre de l’Ordre, que ce soit sur des autocollants, des posts ou des événements ouverts, mais le tout dans le cadre des lois maçonniques en vigueur. Par conséquent, en s’identifiant comme membre de cet Ordre laïc, ainsi que toute personne, en réalisant qu’elle parle ou observe un franc-maçon, dans ce scénario, ce qu’il faut voir est une conduite humble et respectueuse envers la société, quelque chose de nécessaire pour tout le monde, qu’il soit initié ou non.
En 1962, j’ai lu la nouvelle de Daniel Keyes parue dans le n°7 de la Revue Planète, Des fleurs pour Algernon[1]. C’est mon oncle Albert, ami de Jacques Bergier, qui m’avait fait connaître, à l’époque, cette littérature différente. L’histoire narrée m’avait tant émue qu’il m’en souvient encore aujourd’hui.
Charlie Gordon souffrant d’une déficience mentale sévère (ce que la société appelle communément un attardé) devient le cobaye humain d’un laboratoire qui a déjà réussi une expérience sur une souris, Algernon.
Il s’agit de pratiquer une intervention chirurgicale révolutionnaire dont le but est simple : augmenter l’intelligence de Charlie et en faire un homme normal, voire peut-être intelligent. L’opération semble réussir et pour suivre son évolution, les scientifiques demandent à Charlie de rédiger des comptes rendus pour attester de ses progrès qui, très vite, vont au-delà de leur attente.
Je pourrais dire que mon initiation en Franc-maçonnerie fut cette intervention dans mon parcours de vie. Quant aux comptes-rendus, appelons-les des planches, des ouvrages, des articles… (entre autres, ma chronique sur 450 fm : Miroir de spiritualité)
En parallèle, la petite souris a le même traitement que Charlie.
Seulement, voilà : devenu savant, Charlie comprend qu’Algernon, en avance sur sa propre évolution, régresse ; il réalise alors que lui aussi va redevenir ce qu’il était auparavant, voire pire encore. Son intelligence artificiellement augmentée se dégrade réversiblement aussi vite que l’augmentation ait eu lieu[2]. Moi aussi, «je m’effondre par morceaux», je fonds comme une spirale de beurre. Je ressens l’effet Algernon-Gordon.
Je suis en train d’oublier tant de choses que j’ai apprises. Il semble que ce soit le processus habituel : les dernières choses apprises sont les premières oubliées. Ainsi, lorsque je relis quelques textes que j’ai écrits, j’ai l’impression qu’ils ont été rédigés par quelqu’un d’autre. Ils sont même devenus des sources -comme si je les découvrais- pour mes recherches. Depuis quelques temps, je me sens incapable de pouvoir exprimer une nouvelle formulation de la pensée maçonnique ne fut-ce que d’un article, sans me copier. Vous vous en étiez certainement aperçus. D’autres symptômes plus régressifs encore apparaissent, notamment la perte de vocabulaires usuels qui brouille l’expression de la parole.
Ah ! Hypomnésie est un bien joli nom pour ma nouvelle amie!
Voilà pourquoi je suspends mes publications d’articles hebdomadaires sur le Journal 450fm. Il y a une jachère nécessaire mais, peut-être, aussi une plus grande sagesse pour mieux nous retrouver plus tard. Je vous laisse, pour le moment, le chemin que nous avons partagé ici, où j’ai déposé des briques de savoirs épars puisés lors de mes recherchesdans la littérature, dans les rituels, dans les échanges avec sœurs et frères , et quelques questionnements immanquables qui en découlent. C’est une façon d’avoir rédigé des comptes rendus avec lesquels j’ai aimé vagabonder avec vous. Ces traces ne sont que quelques indications, je dirai des invitations à les déborder, en empruntant tous les joyeux chemins insoupçonnés de votre pensée et de la fraternité dans vos réflexions, vos interprétations, comme des fenêtres qui ouvrent le monde à d’autres mondes, à d’autres éclats, à d’autres lumières.
Mais, il y aura peut-être, pour moi, une autre façon de rester dans l’équipe du journal…
J’ai goûté avoir retenu votre attention, le temps de vos lectures de mes parutions hebdomadaires. Plusieurs d’entre vous m’en ont même manifesté leur plaisir, il a été des pétales de sourire sur mon travail. J’ai apprécié ces encouragements ; que vous en soyez remerciés.
En attendant de porter des fleurs pour la petite souris Algernon ou des cailloux pour moi… Fraternellement
[1] Cette œuvre psychologique de 252 pages a été publiée pour la première en 1952 Repris sous forme de nouvelle, elle est publiée en 1959 dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction no 95 et remporta le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte en 1960.
[2] J’avais déjà pensé à cette histoire lorsque j’appris le navrant accident vasculaire cérébral du si brillant Grand maître du GODF, Jacques Mitterrand, avec un AVC qui l’avait brisé.
Les 7 et 8 octobre derniers, se tenaient à Villeurbanne, commune limitrophe de Lyon (département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes), les Rencontres Culturelles Maçonniques lyonnaises organisatrices du 14e salon lyonnais du livre maçonnique.
Le Répit de l’agriculteur de Jules Pendariès et les deux tours cours Émile Zola
Villeurbanne, c’est avant tout les premiers gratte-ciel construits en France de 1927 à 1934 par l’architecte Robert Giroud (1890-1943), premier Grand Prix de Rome en 1922. Un véritable cas d’espèce en tant que gratte-ciel à usage d’habitat social et de cité ouvrière constitutive d’un nouveau centre-ville.
Charles Hernu en 1983-Source Wikipédia.
Villeurbanne, c’est aussi, dans les mémoires de tous, un homme qui, depuis ses débuts dans la Résistance à son poste de ministre de la Défense sous présidence de François Mitterrand, fut député-maire de Villeurbanne. Cet homme, c’est Charles Hernu (1923-1990), fils d’Eugène Hernu, un temps gendarme, militant radical et franc-maçon affilié au Grand Orient de France. Franc-maçon lui-même depuis 1950, Charles Hernu, membre de la Grande Loge de France, puis du Grand Orient de France, puis de nouveau à la Grande Loge, il fut vénérable de sa loge Locarno dans les années 1960 (source Le Maitron, nom d’usage d’un ensemble de dictionnaires biographiques du mouvement ouvrier – mouvement social).
L’entrée du CCVA.
La ville de Villeurbanne sera désormais connue pour ses Rencontres Culturelles Maçonniques lyonnaises…
Et les Rhodaniens(niennes) ne s’y sont pas trompés et vinrent en nombre au 14e salon lyonnais du livre maçonnique, malgré une fin de semaine très estivale (jusqu’à 33°C ?). 1500 sœurs, frères et amis(ies) profanes fréquentèrent le Centre Culturel de la vie associative de Villeurbanne (CCVA). Annoncée dès le 16 juin avec un « Réservez la date !» et le 18 septembre dernier, nous vous donnions le programme des Rencontres qui avait pour thème « Transmission ».
Cédric Van Styvendael, avec à gauche de la photo Pascal Bergeot, Ancien Grand Maître de la GLTSO.
Ce samedi 7 octobre et au-delà des tables rondes et de l’exposition – pour laquelle dans quelques jours nous vous présenterons le diaporama – le discours du premier édile de la ville ne laissa pas un large public indifférent. En effet, Cédric Van Styvendael, élu maire de Villeurbanne lors des élections municipales de 2020 et également vice-président de la métropole de Lyon chargé de la Culture depuis 2020, nous fit part de ses impressions, après les propos introductifs de Christian Lallement, président des Rencontres.
Christian Lallement.
Le maire reconnaît que le travail des francs-maçons force le respect. Il pose la question de savoir « comment continuer à vivre ensemble dans une société qui se fracture qui se fissure de toute part » et rappelle les fondamentaux de sa ville, qui sont aussi son ADN avec, au premier chef, l’accueil de l’autre et la liberté de pensée. La liberté de se réunir est, à Villeurbanne, inconditionnelle. Cédric Van Styvendael rappelle que Villeurbanne est aussi uneville de résistance à toutes les formes d’oppression et de mentionner qu’il y a quelques jours encore, il commémorait les 50 ans du coup d’État militaire au Chili, au sens de se souvenir des victimes. Villeurbanne qui défend encore et toujours toutes celles et ceux qui fuient les États autoritaires. Chose important, il faut sans cesse parler d’éducation afin de développer une pensée critique, s’agissant de la seule manière de vivre en citoyens libres. À l’école, mais aussi tout au long de notre vie. Pour conclure, Cédric Van Styvendael souhaita de très belles journées de découvertes, de rencontres et de réflexions.
Les applaudissements nourris d’une assistance nombreuse saluèrent le discours de Monsieur le Maire.
de gauche à droite : Bernard Fieux, Michel Baron, Charles Coutel et Daniel Paccoud.
Animée par Bernard Fieux, la table ronde inaugurale réunie Michel Baron, Charles Coutel et Daniel Paccoud autour du thème « Que transmettre : Une tradition, des principes, une méthode, un savoir être ? » Un succès d’affluence que connurent ensuite les autres stables arondes dont la thématique fur tout aussi passionnante.
Cette année, le salon a aussi souhaité mettre en avant tous les auteurs présents. À ce titre, il organisa, avec une professionnelle de l’audiovisuel, des courtes capsules vidéo… Que nous découvrirons, le moment venu, avec beaucoup de plaisir !
Un sincère et fraternel remerciement aux organisateurs pour cette manifestation qui fut, incontestablement, un grand succès. Ce qui s’appelle, en langage maçonnique, toucher son salaire !
Les rites maçonniques égyptiens forment une famille de rites maçonniques nés au début du xixe siècle, dans le sillage de la Campagne d’Égypte. Les rites de Memphis Misraïm illustrent la présence, dans la franc-maçonnerie, de l’ancestral thème des mystères de l’Égypte antique et de ses temples, qui a entre autres donné naissance à d’importants édifices de hauts grades.
Quatre rites écrivent l’histoire de la maçonnerie égyptienne : le Rite de Misraïm, le Rite de Memphis, le Rite de Memphis et Misraïm issu de leur fusion à l’époque de Giuseppe Garibaldi et le Rite de Memphis-Misraïm, tel que rénové par Robert Ambelain. Si la pratique de ces rites véhicule un hermétisme certain, les « maçons d’Égypte » ont été au xixe siècle, d’ardents révolutionnaires et d’impétueux républicains – à l’instar de Garibaldi, qui occupa les plus hautes fonctions du rite en Italie.
Réformés par Robert Ambelain en 1960, les rites égyptiens se sont jusqu’à nos jours singularisés par l’importance accordée à l’occultisme, au sein du duquel naît notamment la « haute philosophie ». La hiérarchie initiatique que présentent les rites, propose à l’initié l’étude de mythes et symboles, intimement liés aux contrées du Nil. La particularité des rites égyptiens s’affirme également par le mode de transmission utilisé. Toujours partagés par de nombreuses obédiences, de manière minoritaire et au sein de structures souvent éphémères, les rites ne demeurent pas moins perpétués.
Histoire
L’origine des rites maçonniques dits « égyptiens » remonte à plus de 200 ans. Ces rites revendiquent une première filiation, venant d’un Rite primitif qui aurait été pratiqué à Paris en 1721, mais dont l’existence n’a jamais été historiquement démontrée. Ils se réclament aussi du Rite primitif des Philadelphes à Narbonne en 1779.
Cependant leur histoire est plus complexe. Ceci est dû principalement à une triple particularité :
la légitimité maçonnique y est réputée provenir principalement de la transmission de pouvoirs de dirigeant à dirigeant, via des documents appelés « chartes »,
leurs dirigeants étaient, jusqu’à la scission de 1998, tous nommés à vie,
leur pratique ayant toujours été extrêmement minoritaire dans la maçonnerie mondiale, la littérature les concernant est moins fournie et moins facilement accessible que pour d’autres rites.
Les origines
Plusieurs rites ou ordres initiatiques ont existé en France à la fin du xviiie siècle. Ils se présentaient comme héritiers de divers courants mystiques non maçons beaucoup plus anciens. C’est le cas, par exemple, en 1767 des « Architectes africains », en 1780 du « Rite primitif des philadelphes », en 1785 du « Rite des parfaits initiés d’Égypte », en 1801 de l’« Ordre sacré des Sophisiens » et en 1806 des « Amis du désert ».
Le Général Bonaparte et son état-major en Égypte par Jean-Léon Gérôme, 1867. C’est à la suite de la campagne d’Égypte, que l’égyptomanie se développa le plus dans la franc-maçonnerie. Ces rites s’inspirent de ce qu’ils appellent la « tradition égyptienne », et consistent en une association de traditions et de textes, tels qu’ils sont compris à cette époque. C’est le cas, par exemple, du « Séthos » de l’Abbé Jean Terrasson (1731), l’ « Oedipus aegyptiacus » d’Athanasius Kircher (1652) et du « Monde primitif » d’Antoine Court de Gébelin (1773). La Kabbale judéo-chrétienne, l’hermétisme néoplatonicien, l’ésotérisme, les traditions chevaleresques et autres trouvent également là une source naturelle d’expression. Cagliostro, par exemple, constitue ainsi un rite aux inspirations surtout théurgiques et magiques sans lien avec une tradition égyptienne et nomme sa création dans les années 1780, « rite de la haute maçonnerie égyptienne ».
Mais, c’est notamment au début du xixe siècle, à la suite de la campagne d’Égypte, que l’égyptomanie se développe le plus dans la franc-maçonnerie comme dans l’ensemble de la société française.
Au xixe siècle
Rite de Misraïm ou égyptien
La première loge française de Misraïm (Misraïm signifiant « Égypte » en hébreu) bien attestée fut fondée en 1814-1815 à Paris par les trois frères Marc, Michel et Joseph Bédarride, cadres moyens de l’armée impériale en Italie, qui ramenaient ce rite de Naples. Dans l’état actuel des recherches historiques, il semble que ce rite soit apparu dans la République de Venise, peut-être à partir d’une patente délivrée par Joseph Balsamo, avant de commencer son développement dans les loges franco-italiennes du Royaume de Naples. Il est possible qu’il ait eu des sources dans les milieux maçonniques férus d’ésotérisme du Comtat Venaissin où le père des frères Bédarride aurait été initié vers 1771-1773.
Il semble que le système et les chartes des frères Bédarride aient convaincu divers maçons, dont Thory et le Comte Muraire, qui les mirent en relation avec d’autres maçons du rite écossais. Quelques autres loges furent créées, mais les frères Bédarride, réduits au chômage avec la fin de l’Empire et n’ayant pu réussir à se reconvertir dans la parfumerie, commencèrent à vivre de la diffusion de leur rite, ce qui pousse quelques frères à s’en retirer et à demander en 1816, sans succès, leur admission au sein du « Grand Consistoire » du Grand Orient de France.
Le rite de Misraïm poursuit son histoire avec des hauts et des bas jusqu’en 1822, date à laquelle, ayant été utilisé comme couverture par des réseaux politiques libéraux et républicains, il fut interdit par la police de la Restauration. Celle-ci ferme la dizaine de loges qui le compose et confisque une grande partie de ses archives, qui se trouvent conservée partiellement aux Archives Nationales. En 1831, le rite obtient de la Monarchie de Juillet le droit de se reconstituer, mais seules quatre loges parisiennes y parviennent
Le frère Morrison (1780-1849) joue également un rôle notable dans l’histoire de ce rite. Originaire d’Écosse, ancien médecin militaire des armées britanniques pendant les guerres napoléoniennes, il s’établit à Paris en 1822. Passionné par les hauts grades maçonniques, il est dignitaire de tous les systèmes de hauts grades existant à l’époque à Paris et contribue à la reconstitution du rite7.
Entre les années 1848 et 1862, le rite de Misraïm traverse une crise. Michel Bédarride ayant un comportement très contesté à plusieurs reprises en ce qui concerne son administration jugée autoritaire et sa gestion financière jugée peu orthodoxe, quelques frères quittent l’obédience et, ne pouvant créer une autre structure, entrèrent au Grand Orient de France où ils ouvrent entre autres, la loge « Jérusalem des vallées égyptiennes ». En 1858, le grand-maître du Grand Orient de France fait savoir que les frères de Misraïm ne peuvent plus être reçus en visite dans les loges du Grand Orient de France.
Michel Bédaride transmet avant sa mort, en 1856, la charge de diriger l’ordre à Hayère auquel succédèrent Girault en 1876, Osselin père vers 1884, puis Jules Osselin en 1887. Ce dernier ferme la Grande loge Misraïmite en 1899.
En 1889, le Rite de Misraïm placé sous la juridiction française compte trois loges à Paris, huit en province, deux à New-York, une à Buenos-Aires et une à Alexandrie. À celles-ci, il convient d’ajouter les loges de la juridiction italienne qui sont alors indépendante.
Rite de Memphis ou oriental
Le Rite de Memphis nait peu avant 1838, sous l’influence de Jean Étienne Marconis de Nègre (1795-1868). Exclu du rite de Misraïm, il fonda en 1838, l’Ordre de Memphis dont il devint le grand maître et grand hiérophante. Son rite ne compte jamais plus de cinq ou six loges au xixe siècle. Cependant, il l’implante aussi aux États-Unis, en Roumanie et en Égypte. En 1841, sur la dénonciation des frères Bédarride, son rite est interdit en France sous l’accusation d’afficher des sympathies républicaines.
En 1862, répondant à l’appel du Maréchal Magnan, grand maître du Grand Orient de France, pour l’unité de l’ordre maçonnique en France, Marconis de Nègre propose la réunion de son rite à l’obédience, ce qui est fait la même année : les loges qui composent alors l’obédience se réunirent au Grand Orient de France.
Rite ancien et primitif de Memphis et Misraïm
Devenu ainsi dépositaire du Rite de Memphis, le Grand collège des Rites du Grand Orient de France accorde une reconnaissance officielle au Souverain Sanctuaire de Memphis aux États-Unis. Sous la grande maîtrise de Seymour, celui-ci ouvre d’assez nombreuses loges non seulement aux États-Unis, mais aussi dans différents pays du monde. Il fonde en particulier un Souverain Sanctuaire pour la Grande-Bretagne et l’Irlande, dont John Yarker était le grand-maître. En 1881, Yarker procéde à un échange de chartes avec le rite réformé de Misraïm de Pessina, sous l’Égide de Giuseppe Garibaldi, qui devint « Grand Hiérophante » des deux rites réunis, « Memphis et Misraïm ». À la mort de celui-ci, Yarker lui succéde.
Au xxe siècle
Antique et primitif Rite oriental de Memphis-Misraïm
En France, le docteur Gérard Encausse (dit Papus), fondateur de l’Ordre martiniste et adversaire du Grand Orient de France, s’intéresse à la tradition maçonnique ésotérique. Après avoir sans succès demandé son admission à la Grande Loge Misraïmite et à la Grande Loge de France, il obtint de Yarker une patente lui permettant d’ouvrir une loge au rite Swedenborgien. En 1906, il obtient de Yarker l’autorisation de constituer une Grande Loge et en 1908, Théodore Reuss l’autorise à ouvrir en compagnie de Teder la loge « Humanidad » qui devient l’Antique et Primitif Rite Oriental de Memphis-Misraïm en France. Il en devint le Grand Maître. Lui succédent Teder (de 1916 à 1918), puis Jean Bricaud (de 1918 à 1934), Constant Chevillon (de 1934 à son assassinat en 1944 par la Milice française), Henri-Charles Dupont (de 1945 à 1960).
Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm
Robert Ambelain prend la direction du rite en 1960 et en réformera les rituels en profondeur.
Robert Ambelain, ayant pris la direction du rite en 1960, en réformera les rituels en profondeur et renommera son obédience du nom de « Grande Loge française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm ». Il transmettra sa succession à Gérard Kloppel en 1985.
L’éclatement de la Grande Loge Française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm
Les prémisses de l’éclatement de la Grande Loge de Memphis-Misraïm ont lieu à partir de 1995. Les conflits sont principalement liés :
À la question de la mixité des loges.
À celle de l’indépendance des ateliers des trois premiers grades vis-à-vis de ceux des hauts grades.
À la question de la nomination à vie des dirigeants.
Au débat sur la distinction entre rite et obédience.
Ainsi peut-être qu’à quelques querelles de personnes.
Après la création d’une « voie » égyptienne mixte, intervint en 1997, le projet de modification de la structure de l’obédience. Le conflit conduit à la désintégration de l’obédience le 24 janvier 1998, et à la séparation de l’obédience en deux branches, l’une formant la Grande Loge symbolique de France sous l’impulsion de Georges Claude Vieilledent, l’autre restant fidèle à Gérard Kloppel sous le nom de Grande Loge française masculine de Memphis Misraïm. À la suite de cette scission, après avoir créé la Grande Loge traditionnelle de Memphis-Misraim, Gérard Kloppel démissionne le 5 mai 1998 en transmettant ses pouvoirs à Cheikna Sylla. La dissolution de la Grande Loge française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm est ensuite prononcée par le tribunal de Créteil. On assiste ensuite à l’apparition d’une trentaine d’autres scissions au cours des années suivantes. L’obédience d’origine ayant été dissoute par voie de justice, personne ne peut reprendre le même titre sans assumer la charge du passif relativement lourd. Ceci explique, notamment, qu’il existe aujourd’hui différentes grandes loges françaises qui reprennent le nom de Memphis-Misraïm mais qu’aucune d’entre elles ne soit officiellement déclarée sous ce nom selon la loi de 1901.
En 1999, six loges et quatre triangles se rapprochent du Grand Orient de France, tant par affinités personnelles que philosophiques, et y obtiennet leur intégration, ainsi que le réveil de la patente du rite égyptien détenue par le Grand Orient depuis 1862, offrant ainsi un pôle de stabilité au rite.
Le 2 mars 2000, à Bruxelles, Gérard Kloppel organise un Souverain Sanctuaire international qui décide de destituer Cheikna Sylla. Le 12 juillet 2007, bien que n’ayant plus aucune prérogative selon ses propres constitutions, il participe à la création d’une association dénommée « Confédération Internationale Franc-Maçonnique » et décida de « restaurer » l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm. Cette destitution est considérée comme nulle et non avenue par Cheikna Sylla et son successeur au sein de l’ordre maçonnique international du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraim, Willy Raemakers. Ce dernier prit le 26 janvier 2008 un décret de radiation du rite de Gérard Kloppel.
Pratiques contemporaines
Le temple égyptien du Freemason Hall en Australie, en 2014. Les colonnes sont de part et d’autre palmiformes.
Le Rite de Memphis-Misraïm est pratiqué par de nombreuses obédiences à travers le monde. En 2012, le nombre de loges travaillant en France à ce rite au sein d’une obédience est estimé à 175 dont 40 au Grand Orient de France. Il existe aussi un nombre indéterminé de loges indépendantes pratiquant un rite égyptien, dont une loge d’études et de recherches située à Paris, qui a remis en vigueur le rituel de Marconis de Nègre (1838). Contrairement aux autres rites maçonniques, la filiation d’un rite égyptien repose sur un seul homme ou une seule femme, ce qui permet non seulement à tout(e) franc-maçon(ne) de fonder une nouvelle branche du rite, une fois un certain degré atteint (90e pour le rite de Misraïm, 95e pour le Rite de Memphis-Misraïm), mais facilite aussi les impostures et rend la légitimité de chaque branche pratiquement invérifiable.
Philosophie et spécificités
Les rites égyptiens se fondent sur la culture égyptienne, qui s’axe principalement autour de la relation de l’homme au sacré. Les égyptiens distinguaient d’ailleurs le « vrai » du « réel ». Tous les acteurs de la tradition égyptienne ont tenté de faire revivre, sous la forme maçonnique, les anciens mystères.
Fonctionnement
Sautoir du 95e grade du Rite Memphis-Misraïm.
L’originalité du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm réside principalement dans ses grades maçonniques spécifiques, bien qu’elle s’affirme également, dans une moindre mesure, dès son premier degré. Ses degrés d’instruction et d’enseignement se situent sur une échelle de 99 grades divisés en plusieurs séries distinctes.
Dans les statuts organiques de Memphis, publiés par Marconis en 1849, l’échelle des grades avait ainsi été découpée en trois séries dont les objets étaient les suivants :
Du 1er au 35e grade : la morale, l’explication des symboles, la philanthropie et la partie historique de l’Ordre.
Du 33e au 68e : les sciences naturelles, la philosophie de l’histoire, le mythe poétique de l’Antiquité, la recherche des causes et des origines, le développement de sens humanitaire et « sympathique ».
Du 69e au 92e: la haute philosophie, le mythe religieux.
Quatre-vingt ans plus tard, dans les Constitutions et Règlements généraux publiés par Bricaud, est inscrit presque le même programme, les séries sont respectivement dénommées :
La maçonnerie symbolique, du 1er au 3e degré, travaille sur le symbolisme et énonce les prémices de la recherche philosophique.
La maçonnerie philosophique, du 4e au 33e degré, s’attache à l’étude de la philosophie et des mythes. Le but est de mettre sur la voie de la recherche des causes et des effets originels.
La maçonnerie hermétique et ésotérique, du 34e au 99e degré, privilégie la haute philosophie, étudie les mythes religieux des différents âges de l’Humanité et accède au travail philosophique et ésotérique le plus avancé.
À noter que la plupart d’entre eux ne sont pas pratiqués et sont conférés par simple communication. On remarquera que ce rite a complètement intégré la hiérarchie du rite écossais ancien et accepté qu’il a prolongé par des grades qui lui sont spécifiques (donc à partir du 34e, ce qui fait donc 66 degrés spécifiquement misraïmites).
Il existe toujours des loges qui pratiquent le seul rite de Misraïm en 90 degrés et d’autres le seul rite de Memphis.
Les grades
Loges symboliques
Les rites égyptiens étant à leur origine des systèmes de hauts grades maçonniques, il n’y avait pas, jusqu’à une date relativement récente, de spécificité égyptienne dans les rituels des loges symboliques dont ceux-ci ont été publiés pour la première fois en 1966.
Loges de hauts grades
Du 4e au 33e degré, les rites égyptiens utilisèrent le plus souvent l’échelle des grades du Rite écossais ancien et accepté, avec parfois des variantes et avec cette différence avec le REAA que ces trente grades étaient généralement tous pratiqués dans le cadre d’un même atelier, susceptible de prendre symboliquement différentes dénominations suivant le grade auquel il travaillait. C’était le cas en particulier du système en 33 degrés pratiqué par Yarker et qu’il publie à Londres en 1875. En 1934, au convent de Bruxelles, le rite égyptien de Memphis-Misraïm décide de réactiver l’échelle complète de 90 grades d’instruction et de 9 grades administratifs tels que définis comme ci-dessous. Toutefois, la plupart de ces degrés étaient conférés sans aucune cérémonie rituelle, par simple communication. Seule une petite minorité d’entre eux donnaient lieu à une cérémonie d’initiation et à une pratique réelle. Robert Ambelain lui-même considérait qu’à ses yeux les seuls grades obligatoires étaient les 9e, 18e, 30e, 32e et 33e.
Échelle en 99 grades
Échelle en 99 grades
Loges de Perfection :
4e Maître Secret
5e Maître Parfait
6e Secrétaire Intime
7e Prévôt et Juge
8e Intendant des Bâtiments
9e Maître Élu des Neuf
10e Illustre Élu des Quinze
11e Sublime Chevalier Élu
12e Grand Maître Architecte
13e Royal Arche
14e Grand Élu de la Voûte Sacrée, dit Jacques VI ou Sublime Maçon
Chapitres :
15e Chevalier d’Orient ou de l’Épée
16e Prince de Jérusalem
17e Chevalier d’Orient et d’Occident
18e Sublime Prince Rose-croix
Sénats :
19e Grand Pontife ou Sublime Écossais dit de la Jérusalem céleste
20e Chevalier du Temple
21e Noachite ou Chevalier Prussien
22e Chevalier de Royal Arche ou Prince du Liban
23e Chef du Tabernacle
24e Prince de Tabernacle
25e Chevalier de Serpent d’Airain
26e Écossais Trinitaire ou Prince de Merci
27e Grand Commandeur du Temple
28e Chevalier du Soleil ou Prince Adepte
29e Grand Écossais de Saint André d’Écosse, Prince de la Lumière
Aréopages et Tribunaux :
30e Grand Élu Chevalier Kadosch, dit Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir
31e Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur
32e Sublime Prince du Royal Secret
33e Souverain Grand Inspecteur Général
Grands Consistoires :
34e Chevalier de Scandinavie
35e Sublime Commandeur du Temple
36e Sublime Negociate
37e Chevalier de Shota (adepte de la Vérité)
38e Sublime Élu de la Vérité
39e Grand Élu des Eons
40e Sage Sivaïste (Sage Parfait)
41e Chevalier de l’Arc-en-Ciel
42e Prince de la Lumière
43e Sublime Sage Hermétique
44e Prince du Zodiaque
45e Sublime Sage des Mystères
46e Sublime Pasteur des Huts
47e Chevalier des Sept Étoiles
48e Sublime Gardien du Mont Sacré
49e Sublime Sage des Pyramides
50e Sublime Philosophe de Samothrace
51e Sublime Titan du Caucase
52e Sage du Labyrinthe
53e Chevalier du Phoenix
54e Sublime Scalde
55e Sublime Docteur Orphique
56e Pontife de Cadmée
57e Sublime Mage
58e Prince Brahmine
59e Grand Pontife de l’Ogygie
60e Sublime Gardien des Trois Feux
61e Sublime Philosophe Inconnu
62e Sublime Sage d’Eleusis
63e Sublime Kawi
64e Sage de Mithra
65e Patriarche Grand Installateur
66e Patriarche Grand Consécrateur
67e Patriarche Grand Eulogiste
68e Patriarche de la Vérité
69e Chevalier du Rameau d’Or d’Eleusis
70e Patriarche des Planisphères
71e Patriarche des Védas Sacrés
Grands Conseils :
72e Sublime Maître de la Sagesse
73e Docteur du Feu Sacré
74e Sublime Maître du Sloka
75e Chevalier de la Chaîne Lybique
76e Patriarche d’Isis
77e Sublime Chevalier Théosophe
78e Grand Pontife de la Thébaïde
79e Chevalier du Sadah Redoutable
80e Sublime Élu du Sanctuaire
81e Patriarche de Memphis
82e Grand Élu du Temple de Midgard
83e Sublime Chevalier de la Vallée d’Oddy
84e Docteur des Izeds
85e Sublime Maître de l’anneau Lumineux
86e Pontife de Sérapis
87e Sublime Prince de la Maçonnerie
88e Grand Élu de la cour Sacrée
89e Patriarche de la Cité Mystique
90e Patriarche Sublime Maître du Grand Œuvre
Grands Tribunaux :
91e Sublime Patriarche Grand Défenseur de l’ordre
Grands Temples Mystiques :
92e Sublime Cathéchrist
93e Grand Inspecteur Régulateur Général
94e Sublime Patriarche de Memphis
Souverains Sanctuaires :
95e Sublime Patriarche Grand Conservateur de l’Ordre
96e Substitut Grand Maître National, Vice-Président du Souverain Sanctuaire National
97e Grand Maître National, Président du Souverain Sanctuaire National
98e Substitut Grand Maître Mondial, Vice-Président du Souverain Sanctuaire International
99e Sérénissime Grand Maître Mondial, Grand Hiérophante, Président du Souverain Sanctuaire International
Échelle en 33 grades
En ce qui concerne les hauts grades des rites égyptiens tels qu’ils sont pratiqués au Grand Orient de France, la situation est différente, puisqu’ils sont pratiqués suivant l’échelle ramenée à 33 degrés définie par l’accord de la fusion de 1862 menée par Marconis de Nègre (en gras, les grades conférés par initiations, les autres étant communiqués sans cérémonie particulière) :
Échelle en 33 grades
Collèges égyptiens
4 Maître discret
5 Maître sublime – Maître des angles
6 Chevalier de l’Arche Sacrée
7 Chevalier de la Voûte Secrète
8 Chevalier de l’Épée
9 Chevalier de Jérusalem
10 Chevalier d’Orient
11 Chevalier Rose-Croix
12 Chevalier de l’Aigle Rouge
13 Chevalier du Temple
14 Chevalier du Tabernacle
15 Chevalier du Serpent
16 Sage de la Vérité
17 Philosophe hermétique
18 Chevalier Kadosh
19 Chevalier du Royal Mystère
20 Grand Inspecteur
21 Patriarche Grand Installateur
22 Patriarche Grand Consécrateur
23 Patriarche Grand Eulogiste
24 Patriarche de la Vérité
25 Patriarche des Planisphères
26 Patriarche des Védas Sacrés
27 Maître Égyptien – Patriarche d’Isis
28 Patriarche de Memphis
29 Patriarche de la Cité Mystique
30 Sublime Maître du Grand Œuvre
Académie égyptienne
31 Grand Défenseur du Rite
32 Prince de Memphis
Souverain Sanctuaire
33 Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)
Obédiences
Les rites maçonniques dits « égyptiens » sont pratiqués dans plusieurs obédiences. La plupart d’entre elles sont françaises et issues de l’éclatement de la Grande Loge française de Memphis-Misraïm), en 1998
Visite immersive exceptionnelle les samedi 28, dimanche 29 et mardi 31 octobre à 19H00
C’est Halloween ! Laissez-vous envoûter par la nuit la plus frissonnante de l’année.
Pour sa 5ème édition, la troupe du Paris hanté revient dans un nouveau parcours afin de ressusciter les fantômes et autres créatures inquiétantes de la capitale. Vous avez rendez-vous avec le Grand Veneur, un mystérieux cavalier noir, que vous suivrez dans les ruelles du Paris historique et le long des quais afin d’aller à la rencontre des personnages peuplant les légendes de la capitale.
Sorcières et empoisonneuses, bourreaux et criminels, fantômes et possédés… Ils sont nombreux à avoir répondu à l’appel du Grand Veneur ! De l’île de la Cité au jardin des Tuileries en passant par les ruelles sombres du Châtelet et du Louvre, les ombres s’abattent sur la Ville Lumière.
Véritable spectacle musical, cette chevauchée fantastique en compagnie de nos comédiens costumés se conclura par notre traditionnel concours de costumes. Venez déguisés !
INFOS PRATIQUES :
Localisation : de l’Île de la Cité au Louvre
Durée : 2 heures environ
Heure de départ : 19H00
Âge minimum recommandé : 7 ans
Inclus : dégustation de gourmandises macabres
Langue : Français
Une fois la commande validée, vous recevrez un mail de confirmation avec les détails de votre rendez-vous (attention, ce message peut tomber dans vos spams)
Il n’y a rien à imprimer, l’intervenant aura la liste des participants
Une soirée en mémoire de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, assassiné par Abdoullakh Anzorov, citoyen russe d’origine tchétchène âgé de 18 ans.
Une conférence intitulée « Réparer la République » organisée par le Collectif Laïque National qui se tiendra en l’Hôtel du GODF, Temple Arthur Groussier.
Avec comme intervenants :
Catherine KINTZLER, philosophe
TABLE RONDE Liberté d’enseigner
– Alain SEKSIG, membre du Conseil des Sages de la laïcité
– Eddy KHALDI, président de la Fédération des DDEN
En présence de Guillaume TRICHARD, Grand Maître du Grand Orient de France.
Ce lundi 16 octobre 2023 à 11h00, en hommage à Samuel PATY, le Collectif Laïque National vous convie à une cérémonie au Square Samuel PATY (75005 PARIS) en présence de Guillaume TRICHARD, Grand Maître du Grand Orient de France et d’une délégation du Conseil de l’Ordre (cordons, sautoirs et bannières sont les bienvenus).
Hommage du GODF en 2021.
Le square Samuel Paty
Face à la Sorbonne, ce square est choisi par le Conseil de Paris en 2021 pour rendre hommage à Samuel PATY (1973-2020), professeur d’histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, assassiné le 16 octobre 2020 par un terroriste islamiste. Avec pédagogie et passion, Samuel Paty défendait les valeurs de la République et les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Samuel PATY, chevalier de la Légion d’honneur et commandeur des Palmes académiques à titre posthume, était l’honneur de l’école de la République.
Hommage du GODF en 2021.
Ce square était auparavant dénommé Paul Painlevé, du nom de la rue voisine.
Samuel Paty (1973-2020), serviteur de la République.
Infos pratiques
Lun 16 octobre 2023/20h00 — 22h30
Grand Orient de France, 16 rue Cadet – 75009 PARIS/RéservationICI
Est-on gâteux parce qu’on s’oblige à obéir à une obédience ? A l’audition du podcast paru le 8 octobre sur 450.FM, podcast d’un frère désormais canadien, Jissey en a conclu que les sujets traités en Loge pouvaient, peut-être, réveiller l’esprit critique des Francs-maçons. Esprit critique qui, lui, n’a pas d’âge !
De notre confrère belge rtbf.be – Par Chloé Rosier
L’université d’Exeter en Angleterre devrait proposer une formation en « magie et sciences occultes » à partir de septembre 2024.
Poudlard n’a pas voulu de nous ? Hé ben qu’à cela ne tienne, nous aurons quand même notre diplôme en magie et que les sorciers et sorcières se préparent à la venue de moldus parce qu’ils seront bien experts en sciences occultes !
Comme la BBC l’explique, les étudiants de l’Université d’Exeter pourront choisir un cursus un peu spécial, le premier du genre en Angleterre : un master en Magie et Sciences Occultes a été développé par l’institution suite à un « regain d’intérêt pour la magie », a expliqué son responsable du cours.
Sur le site de l’université, on découvre la description du master (disponible en un an en temps plein et en 2 ans à mi-temps) : « Développez une expertise interdisciplinaire tout en explorant vos intérêts spécifiques dans l’histoire longue et diversifiée de l’ésotérisme, de la sorcellerie, de la magie rituelle, de la science occulte et des sujets connexes. » Le programme se divise en plusieurs cours allant de l’histoire aux sciences humaines : la magie en Grèce et à Rome, les textes occultes du judaïsme, du christianisme et de l’islam, l’histoire de la sorcellerie, la magie dans la littérature et le folklore, la tromperie et l’illusion, l’histoire de la science et de la médecine…
À tous les moldus, on attend votre retour sur ces cours qui passionneraient Hermione.
Le Rite émulation ou Rite anglais de style émulation ou Rite d’union est un rite maçonnique constitué par la Grande Loge unie d’Angleterre en 1813-1816. Le rite apparaît à l’époque comme une réponse à la querelle des « Anciens » et des « Modernes ». Le rite anglais est codifié puis enseigné à partir de 1817 par des loges d’instruction telle que la « Emulation Lodge of Improvement », qui donnera son nom au rituel.
Fixé dans le premier quart du xixe siècle, il arrive un siècle plus tard en France. Il se maintient sans changements majeurs jusqu’à nos jours. Son immuabilité lui permet de rester le rite de référence de la Grande Loge unie d’Angleterre mais aussi celui de plusieurs milliers de loges, principalement au Royaume-Uni et dans les anciennes colonies britanniques. Le Rite émulation est également pratiqué par diverses obédiences maçonniques françaises.
Histoire
L’histoire du rite est profondément inscrite dans celle de la maçonnerie anglaise. Ce rite, qui a été le symbole de la réconciliation des « Anciens » et des « Modernes ». En 1717, la première grande loge dite des « Moderns » a commencé à rassembler ce qui constituait l’essence du rite pratiqué jusqu’alors. À partir de 1752, les « Antients » contribuent à leur tour au travail des « Moderns » en apportant de substantielles modifications. Les deux courants, « Antients » et « Moderns » se rassemblent alors par l’acte d’union en 1813, constituant ainsi la Grande Loge unie d’Angleterre.
En 1823, un des fruits de cette union a été la création de loges d’instructions exclusivement réservée aux maîtres « Emulation Lodge of Improvement », qui a donné son nom au rite, créé dans version originale en anglais la même année. La mission de ces loges était de pratiquer le rituel dans sa plus grande rigueur afin de former les maîtres des autres loges qui devaient à leur tour l’enseigner aux autres frères.
Particularités du rite
Le Rite émulation est un rite maçonnique d’oralité dont les particularités sont de graviter autour des références universelles du métier, d’exclure toute idée de discours qui valoriserait certains « frères », et de pratiquer les cérémonies intégralement par cœur.
Le rite émulation dans le monde
Ce rite est pratiqué principalement par la Grande Loge unie d’Angleterre. Il est également utilisé de manière plus minoritaire, dans de nombreux autres pays.
Arrivé en France avec les soldats alliés durant la grande guerre, il y est pratiqué principalement par la Grande Loge nationale française (GLNF), la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra (GLTSO) et la Loge nationale française (LNF).
En Suisse, il est pratiqué par plusieurs loges de la Grande Loge suisse Alpina.
Grades
Comme d’autres rites, le Rite émulation comporte trois grades au niveau des loges bleues :
1er grade : apprenti
2e grade : compagnon
3e grade : maître
Il n’y a en revanche pas de « hauts grades » dans le Rite émulation.
En Angleterre, dans les pays du Commonwealth en général, les francs-maçons peuvent accéder au chapitre de l’Ordre suprême de la Sainte Arche royale qui leur transmet le degré de « maçon de l’arc royal ».
En France les francs-maçons travaillant au rite émulation se tournent vers un atelier d’une Grande Loge des maîtres maçons de marque, puis vers les chapitres de l’Arche royale qui sont vus comme « le parfait et harmonieux complément » du Rite émulation.