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Révolution, franc-maçonnerie et Vatican : la dynamique d’une question ouverte

De notre confrère radiospada.org – par Andrea Giacobazzi

Deux livres publiés à quelques jours d’intervalle constituent un tableau digne d’attention pour quiconque s’intéresse à la révolution qui touche l’Église depuis longtemps.

La franc-maçonnerie vaticane , de Don Charles T. Murr (Faith&Culture), et  Coup d’État dans l’Église , de Don Andrea Mancinella (Edizioni Radio Spada), racontent des histoires différentes mais qui s’entrelacent sur plusieurs points.

Cadre des publications

Le premier est le témoignage personnel des principaux événements liés à l’ enquête Gagnon , ou visite apostolique à la Curie romaine et aux infiltrations maçonniques qui la concernaient, confiée à l’évêque canadien (plus tard archevêque et cardinal) Édouard Gagnon dans les dernières années du règne de Paul VI (1975-1978). Le livre, très ludique et brillant, reprend l’expérience personnelle de Don Murr, vécue en contact direct et en trio serré avec Mgr Mario Marini et Gagnon lui-même, au cours de ces années tumultueuses. Il n’y a aucun détail sur le résultat de l’enquête, qui est très vaste selon ce que l’on peut comprendre, et dans le même volume (p. 33) un appel à publication est lancé : « Saint-Père, dans un souci de transparence, à encourager davantage les réformes indispensables à Rome, et pour la vitalité même de l’Église du Christ, je vous implore de rendre publics les documents sur lesquels mon ami a travaillé si assidûment et qu’il a fournis à vos prédécesseurs.

De l’œuvre du Visiteur Apostolique, le volume ne peut faire connaître que ce qui est défini, sur la même page, comme la  pointe de l’iceberg . Il s’agit principalement du cas du cardinal Sebastiano Baggio et de l’archevêque Annibale Bugnini, soupçonnés d’être affiliés à la franc-maçonnerie. Ce sont deux personnages clés : le premier en tant que préfet de la Congrégation des Évêques, a apporté une contribution décisive à la nomination des Ordinaires (y compris les sièges de cardinaux, évidemment) du monde entier et le second a été le  grand architecte de la révolution liturgique. .

Un passage est révélateur (p. 160-161) où est reconstitué le dialogue entre le Visiteur canadien et Jean-Paul Ier : « « Aussi terrible soit-il, Saint-Père », intervient Mgr Gagnon, « les dégâts qu’ont causés ces deux hommes pour l’Église de Dieu, c’est bien pire. L’archevêque Bugnini a dirigé le travail de réforme liturgique après le Concile, allant bien au-delà du mandat reçu des Pères conciliaires, créant effectivement de nouveaux rites liturgiques et sacramentels. Il a invité les érudits protestants à participer à son  renouveau de la liturgie romaine, un renouveau qui s’apparente plutôt à une réinvention. Il y a eu  une expérimentation liturgique effrénée qui a réduit les rites les plus solennels de l’Église à un jeu. Et c’est lui qui a présidé cette révolution. » « Nous en sommes conscients », a déclaré calmement le pape. « Mais Mgr Bugnini a été démis de ses fonctions », a-t-il ajouté faiblement.

C’est dans ces quelques lignes que réside le nœud du problème, qui nous offre l’occasion de faire un pas en avant. L’archevêque Bugnini a été démis de ses fonctions (envoyé en mission en Iran), mais la révolution liturgique qu’il a mise en œuvre n’a pas été supprimée. Même la carte. Baggio (très tard, en 1984) a été affecté à un autre rôle, mais les erreurs qu’il avait promues n’ont pas été éradiquées.

Ici, l’autre livre vient à notre aide, à savoir  Golpe nella Chiesa , de Don Andrea Mancinella, qui, non sans références à la  partie visible de l’iceberg,  parle aussi beaucoup de la  partie sous-marine : le coup d’État doctrinal-néomoderniste du Concile Vatican II. (1962-1965). Par exemple, juste pour mieux expliquer un passage qui vient d’être cité, au chapitre VIII –  Jean-Paul Ier : l’incompréhension du sourire  (p. 169), on se souvient comment le patriarche de Venise d’alors Luciani, avant d’être élu au trône, était un fier opposant de la messe habituelle, célébrée dans la Lagune par Don Siro Cisilino, et exécutant zélé des normes liturgiques montiniennes-bugniniennes. Le futur Jean-Paul Ier, homme affable et par son histoire personnelle certainement hostile au style maçonnique, avait une approche clairement conciliaire .

Aldo Maria Valli écrit dans la postface de  Golpe nella Chiesa : « Il y a des noms et des prénoms. Il y a les dates et les circonstances. Il y a des responsabilités. » Le plan incliné de la subversion est en outre expliqué par un solide appareil de notes (plus de 400) qui certifient comment, en un temps relativement court, la vie des catholiques a été bouleversée par une nouvelle ecclésiologie, un nouveau rapport au monde , une nouvelle liturgie, avec finalement les grandes lignes d’une  nouvelle religion  compatible avec les idées de la révolution.
Mais avant d’aller plus loin, il est bon d’établir quelques principes qui peuvent être utiles pour rendre l’analyse de ce sujet plus fructueuse.

Dynamiques de subversion et franc-maçonnerie : notes générales et cas concrets

Concernant la dynamique en question, on peut certainement dire que :

1. La franc-maçonnerie n’est pas seulement l’agent de la révolution : elle en représente certes un rôle important et très propulseur mais pas le seul. Il y eut, notamment dans l’après-guerre, des francs-maçons très ardents anticommunistes et de féroces communistes anti-maçonniques (les loges étaient formellement interdites en Union soviétique), sans que cela n’exclue l’un des deux partis du processus révolutionnaire.

2. La franc-maçonnerie est entièrement condamnée par l’Église mais n’est pas toujours unie en son sein, les divisions ont même parfois été aiguës. La même chose s’applique aux forces révolutionnaires en général. L’unité parle de perfection et est propre au bien et non au mal (qui est une privation).

3. On peut agir en faveur de la révolution en général et de la franc-maçonnerie en particulier, même de bonne foi, sans savoir en pleine conscience qu’on est utile à l’avancement des idéaux révolutionnaires ou maçonniques. Il peut donc y avoir des personnes, de par leur histoire et leur formation, hostiles aux modes d’action et aux attitudes propres aux loges, qui portent pourtant des idées bienvenues dans le milieu maçonnique.

4. Les contradictions entre hommes dépassent souvent la sphère idéale. On peut avoir des idées identiques au sein d’une loge, voire au sein d’une association anti-maçonnique, et s’affronter pour des raisons personnelles. Cela se produit également dans le monde de la Tradition catholique, où malheureusement le tentateur , ne pouvant opérer selon la Doctrine, agit souvent sur la haine entre les gens. Ce point est important car le niveau d’analyse d’un conflit ne peut pas toujours être réduit à l’apparent conflit d’idées et de positions, mais doit être étendu à d’autres facteurs.

Ayant posé ces principes, on comprend mieux pourquoi un homme probablement de bonne foi, mais totalement engagé dans la révolution néo-moderniste – au point d’aller jusqu’à utiliser l’expression d’  Église conciliaire  – comme le Cardinal Benelli, fut un grand partisan de la plutôt malvenue enquête Gagnon. On comprend aussi pourquoi dans  La Rivista maçonnique , à l’occasion de la mort de Paul VI, le Grand Maître Gamberini allait jusqu’à déclarer : « C’est la première fois – dans l’histoire de la Franc-maçonnerie moderne – que le Chef de la La plus grande religion occidentale ne meurt pas en état d’hostilité envers les francs-maçons. […] Pour la première fois dans l’histoire, les francs-maçons peuvent rendre hommage au tombeau d’un pape, sans ambiguïté ni contradiction » ( Coup d’État dans l’Église , chapitre III). Ou parce que, sans que chaque participant ait besoin d’être  initié , la liesse maçonnique pour la journée œcuménique d’Assise 1986 – avec Jean-Paul II comme hôte – a été publique, perturbatrice et manifestée par écrit ( Coup d’État dans l’Église , Introduction). Ou encore parce que, sur une initiative maçonnique, on a tenté de remettre le prix Galileo Galilei au pape polonais dix ans plus tard, en 1996, qui a refusé ( Coup d’État dans l’Église , chapitre IX).

Une fois de plus, dans l’arène où s’affrontent les prélats néo-modernistes, nous assistons à un affrontement entre de fausses alternatives, filles et promoteurs, quoique avec des degrés et des attitudes différents (parfois même en conflit) de la même révolution. Ce fait, comme nous l’avons mentionné, découle de la  désunité  du front subversif et représente d’une part son point faible, de l’autre un point fort dans la tromperie qu’il peut facilement générer : c’est-à-dire faire croire que l’une des fausses oppositions qui s’affrontent représentent une véritable alternative à la révolution elle-même. C’est également pour ces raisons que la chasse à une affiliation maçonnique unique risque de devenir une arme involontaire de distraction massive, ainsi qu’une opération souvent risquée car rarement dotée de preuves irréfutables, de plus facilement polluée par des stratégies de diversion, y compris la publication de fausses affiliations. listes.

Tout cela permet de comprendre pourquoi le résultat de la visite apostolique effectuée par Gagnon dans les années 1970 reste si entouré de mystère et avec des fruits si limités, des décennies plus tard.

Édouard Gagnon : une mention distincte et les consécrations de Mgr Lefebvre en 1988

Le prélat canadien mérite sans aucun doute une mention à part. Homme largement reconnu comme sage, dévoué et équilibré, il a été victime de perquisitions et de menaces de mort au cours de son enquête. Déçu par l’accueil réservé à son minutieux travail d’investigation, il revient exercer son ministère auprès des pauvres de Colombie. Il fut rappelé à Rome par Jean-Paul II à la suite de l’attentat de 1981 (dont Gagnon lui-même l’avait prévenu) et créé cardinal. Un prélat de sensibilité conservatrice a été nommé pour visiter les séminaires de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie de l’ idéologie conciliaire.

À ce sujet, Don Murr a fourni (FSSPX-News, 25 avril 2023) une révélation importante qui, à certains égards, « boucle la boucle » sur de nombreux points évoqués précédemment. Gagnon, dans son rapport officiel, fait l’éloge du Saint Pie «Le système dont ils disposent mérite d’être reproduit dans tous les séminaires du monde. C’est exemplaire. » Don Murr poursuit avec une confiance du cardinal : « J’ai trouvé surprenante l’opinion du cardinal sur Mgr Lefebvre, l’homme lui-même. Il ne fait pas confiance au Vatican. Et qui peut le blâmer? Le ferait-elle ? Pendant des années, il essaya de traiter avec Villot et Garrone. Et pendant des années, ils ont seulement bloqué ses tentatives de parler et de raisonner directement avec le Saint-Père. Elle aussi se méfierait du Vatican. »

Et il termine en le citant encore : « Non, même si je ne peux pas approuver ce qu’il a fait [consacrer quatre évêques au lieu d’un], je peux comprendre pourquoi il l’a fait. Ils lui permettent de consacrer un évêque. Un seul évêque. Il [Lefebvre] meurt. Puis son unique évêque meurt également. Le Vatican envoie alors un remplaçant moderniste à la FSSPX – et, d’un coup [claquement de doigts], c’est fini !

Le reste appartient à l’histoire.

Les saints fantaisistes : Nitouche, Greluchon, Guinefort… : par Laurent Ridel

Visitez le site de Laurent Ridel decoder-eglises-chateaux.fr

L’histoire est encore plus mouvementée que je le pensais. Gérard, un abonné, me signalait en effet un oubli dans mon récit : la cathédrale de Beauvais. Ce monument gothique qui se glorifiait déjà d’avoir les plus hautes voûtes du monde fut surmonté au XVIe siècle d’une tour lanterne culminant à 153 m. Ce record mondial tint 7 ans (1566-1573) jusqu’à ce que les piliers de la croisée du transept, fragilisés par le poids à supporter, fassent basculer la construction. L’ironie du drame, c’est que les chanoines, commanditaires de la tour lanterne, doutaient de sa pérennité avant même son achèvement.   
Dans vos mails, vous avez tenu à me signaler les records du XIXe siècle : l’église principale d’Ulm en Allemagne (161 m), les cathédrales de Cologne (157 m) et de Rouen (151 m). Tout à fait, mais l’objectif de cette infolettre n’était pas de lister les églises les plus hautes du monde, juste les péripéties du record de Strasbourg.  Aujourd’hui, nouveau sujet : je compte vous parler de quelques saints fantaisistes. Mais avant, voici une suggestion de voyage.
3 raisons de visiter le château de Dinan
À Dinan, sous-préfecture des Côtes-d’Armor, le château est à cheval sur les remparts. Il vaut une visite parce que :  – C’est un château-palais condensé en une tour. Son principe est copié du donjon du château de Vincennes, résidence du roi de France. À Dinan, c’est le duc de Bretagne Jean IV qui fait construire le château et s’y installe. La tour renferme 6 niveaux auxquels s’ajoutent les combles. Paradoxalement, en concentrant toutes les fonctions en une seule tour, le château s’est avéré trop petit et le duc ne put y vivre qu’entouré d’une cour restreinte.
– Ce château est aussi un musée dont la scénographie a été revue en 2020. Dans ce projet, les inévitables écrans interactifs ont leur place, mais vous pourrez goûter des sensations moins numériques : sentir les différentes épices utilisées dans la cuisine médiévale, saisir une épée ou une masse d’armes, caresser les tissus précieux des costumes. Mention spéciale pour l’illustrateur Ugo Pinson qui a reconstitué par la peinture les événements historiques et les intérieurs du château. 
– Du château, partez à la découverte de Dinan. Riche en églises et vieilles maisons à pan de bois ou en pierre, la petite ville bretonne a un cachet indéniable. Elle mérite largement son label « ville d’art et d’histoire ».
Les saints fantaisistes
Des historiens remettent en cause l’existence de nombreux saints. Ici, on s’intéressera aux saints que même l’Église ne reconnaît pas.  Premier cas de figure : des saints qui se sont glissés dans des toponymes à la faveur d’une déformation orthographique et phonétique. Par exemple, ne vous faites pas avoir par Saint-Arnac dans les Pyrénées-Orientales. Le nom originel de cette commune était Centernac. Aucun rapport avec un saint.

La Bretagne est riche en ces déformations. Beaucoup de toponymes commençaient par « san » (vallée en breton), transformé au fil des réécritures en « Saint-». Parmi les saints fantaisistes, il y a aussi tous ces personnages que le peuple a promus sans l’aval religieux. Vous avez peut-être entendu parler de saint Greluchon. Il est pourtant absent des vies de saints. Une tradition orale le présente comme un ermite des Ardennes, capable d’évangéliser les sangliers ! Sa réputation principale était de guérir la stérilité des femmes. Selon l’historien de l’art Louis Réau, ce pouvoir dérive d’un jeu de mots sur son nom.

Greluchon renvoie aux grelots, soit les testicules.  Au XVIe siècle, l’imprimeur et humaniste Robert Estienne confirme par une anecdote grivoise la réputation fertilisante de ce saint. Dans l’abbaye de Déols (Indre), se trouvait une statue couchée du saint. Des femmes en désir d’enfant venaient plusieurs fois par jour, « s’étendre sur lui de tout leur long […] boire un certain breuvage dans lequel il y a de la poudre qu’on racle des génitoires du saint, desquelles il est horriblement bien fourni ».

Toujours selon notre informateur, les femmes « deviennent grosses en ce faisant, sans que leurs maris en aient aucunement la peine ». 😂 L’histoire paraît incroyable. Il y a de quoi s’en méfier quand on sait que son rapporteur Robert Estienne était protestant. Comme beaucoup de ses coreligionnaires au temps des guerres de Religion, il usait de la satire pour se moquer du culte des saints chez les catholiques. 

Mais il y a bien un fond de vérité. Ailleurs qu’à Déols, on connaît des statues de Greluchon grattées par des femmes pour en recueillir de la poudre destinée à être bue dans une mixture.  Par contre, n’accordez aucun crédit à sainte Nitouche, invention de l’auteur de Gargantua, François Rabelais. Orthographié à l’origine « Saincte Nytouche », cette fausse sainte se donne l’air de « n’y pas toucher ». Les auteurs suivants s’en sont servis comme expression pour désigner une femme qui publiquement joue l’innocente, passe pour prude et chaste, mais cache une nature plus vicieuse. 

Plus qu’un personnage, saint Glinglin est une date imaginaire dans le calendrier. On s’attend à ce qu’une chose arrive à la Saint-Glinglin, autrement dit, quand les poules auront des dents. Ce nom dériverait du patois de Lorraine, glinguer signifiant « sonner, résonner »🔔. « Proposer, par exemple, de payer à la Saint-Glinglin, c’est proposer à l’ignorant qui ne connaît ni le calendrier ni les saints de l’Église de payer à une sonnerie de cloche, sans préciser laquelle, ni une date précise ». Ce qui peut mener très loin dans le temps », selon les facétieux auteurs Loïc Bonisoli et Gautier Mornas. Ces deux prêtres sont auteurs d’un Dictionnaire décalé du vocabulaire tiré de la Bible, de l’histoire de l’Église et de l’argot ecclésiastique. Et il y a matière entre « avoir le bourdon », « une grenouille de bénitier » ou « pleurer comme une (marie-)madeleine ».  

Par contre, les deux prêtres n’évoquent pas saint Guinefort. Et pourtant quelle histoire ! Il a la particularité d’être un saint animal. Dans un château près de Lyon, vivait le lévrier Guinefort🐶. Un jour un serpent se glissa jusqu’au berceau où dormait le petit garçon du seigneur. Le chien surgit, attaqua et dévora le reptile. Le bébé était secouru. Malheureusement, avec sa gueule pleine de sang, le héros fit peur à la nourrice qui crut le nourrisson englouti par Guinefort. Alerté, le seigneur débarqua, tira son épée et tua le chien.  Toute la maisonnée se rendit compte de l’erreur lorsqu’ils entendirent le bébé gémir dans le berceau. Le corps du lévrier fut jeté dans un puits et recouvert de pierre. Le château fut abandonné et les bois le recouvrirent.  

Les paysans eurent vent de l’histoire. Ils se mirent à vénérer le courageux chien. Des femmes apportaient leur enfant faible et malade sur sa tombe dans l’espoir que saint Guinefort les rende forts . Encore un pouvoir né d’un jeu de mots !  On connaît ce récit grâce à l’historien Jean-Claude Schmitt qui lui-même s’appuyait sur le témoignage médiéval d’Étienne de Bourbon. Au XIIIe siècle, ce religieux dominicain découvrit ce culte populaire et en fut scandalisé. « Superstition ! », dénonça-t-il. En bon inquisiteur, il fit raser le bois, exhumer les reliques canines et brûler le tout💥.  Vous aurez beau feuilleter le calendrier chrétien, de Guinefort, vous ne trouverez aucune mention. 
Souvenez-vous, je vous racontais la rivalité des bâtisseurs pour dépasser le record de la cathédrale de Strasbourg (142 m de haut). Aux XVIe et XVIIe siècles, quelques églises l’ont battu, mais provisoirement. À chaque fois, une catastrophe — tempête, incendie — détruisait la tour ou la flèche audacieuse. L’inébranlable Strasbourg redevenait n°1.

Les ouvriers d’Hiram Abiff : espoir et franc-maçonnerie 

De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Saint Thomas d’Aquin définit l’espérance : « Ce n’est pas du tout le bien futur, mais tout aussi ardu et difficile à obtenir » (Somme Théologique, 1-2 q 40.1). « L’espérance était une divinité honorée par les Romains qui lui bâtirent de nombreux temples. Elle était, selon les poètes, la sœur du Rêve qui donne du répit à nos peines et de la Mort qui y met fin.

Elle est représentée sous la figure d’une jeune nymphe , au visage serein, souriant avec grâce, couronnée de fleurs, messagères des fruits, et en tenant un bouquet à la main. Le vert est sa couleur caractéristique comme emblème du légume naissant qui annonce la récolte des céréales. Les anciens le peignaient avec des ailes car il est caractéristique de l’espoir de s’échapper quand on pense le saisir. Tu pourrais ajouter à cela l’ arc-en-ciel. C’est une allégorie très ingénieuse qui la représente nourrissant l’Amour. (Wikipédia).

L’espoir illumine le chemin de nos vies, c’est une force extraordinaire qui nous pousse à avancer, même dans les moments les plus sombres. C’est un phare qui brille dans l’obscurité de l’incertitude, nous rappelant qu’il y a toujours la possibilité d’un avenir meilleur. Cela nous met au défi de croire en la possibilité d’une transformation, de surmonter les obstacles et la promesse d’un avenir plein d’opportunités et d’affronter les difficultés avec courage. Il nous invite à regarder au-delà des circonstances présentes, à entrevoir des horizons plus larges et à croire qu’avec patience et détermination, nous atteindrons le rivage de la tranquillité, l’espoir nous relie aussi à notre humanité commune, il nous rappelle que, malgré nos différences, nous partageons tous l’expérience de relever des défis et d’aspirer à un avenir meilleur.

En communauté, l’espérance devient un lien qui unit les cœurs, inspirant des actions altruistes et solidaires. Toutefois, l’espoir n’est pas étranger à la réalité. Il reconnaît l’existence de difficultés, mais reste convaincu que même dans les temps les plus sombres, il existe des germes de changement et de croissance. L’espoir nous met au défi d’être des agents actifs de notre propre transformation et de contribuer à la construction d’un monde plus juste et plus compatissant. L’espoir est un cadeau que nous nous faisons, c’est l’acte de regarder vers l’avenir avec un cœur ouvert, d’accepter les possibilités même lorsque la certitude est rare. Dans chaque soupir d’espoir, nous trouvons la force de persévérer, d’apprendre et de construire un avenir plein de promesses.

Que cette flamme intérieure d’espoir brûle toujours dans nos cœurs, nous rappelant que le voyage de la vie est plein de possibilités et que, avec l’espoir, chaque pas compte. La franc-maçonnerie est une société fraternelle qui promeut des valeurs telles que la fraternité, l’égalité, la liberté et la recherche du savoir. Dans cette perspective, « l’espoir » joue un rôle crucial dans la vie de ses membres et dans la compréhension plus large de la finalité humaine. Cela a été un sujet de réflexion pour de nombreux philosophes à travers l’histoire. Voyons comment certains des grands philosophes, comme Platon, Socrate, Diogène et Aristote, ont abordé cette question : Platon, dans ses dialogues philosophiques, souvent axés sur la recherche de la vérité et de la perfection, de son point de vue, l’espoir pouvait être compris comme l’aspiration vers les Formes Idéales ou le Bien Suprême.

Dans le Phédon, Platon suggère que le véritable espoir réside dans la préparation à la mort, car elle représente la libération de l’âme vers un état d’existence supérieur. Diogène, le philosophe cynique, croyait que l’espoir pouvait être nuisible s’il conduisait à la complaisance ou à l’inaction. On raconte que Diogène disait que l’espérance est le seul bien commun entre les hommes, mais c’est aussi le seul bien commun aux méchants, il a souligné l’importance de la vertu et de l’honnêteté par rapport aux simples attentes positives. Aristote, dans son éthique, associe l’espoir à la vertu et à l’équilibre. Il croyait que l’espoir, lorsqu’il est aligné avec la vertu, est une force positive ; un espoir bien fondé implique la conviction que nos actions vertueuses peuvent mener à une vie pleine de sens et prospère. Il a également souligné l’importance de trouver un équilibre entre espoir et prudence, en évitant à la fois le désespoir et les attentes irréalistes. Socrate n’a pas laissé d’écrits, mais Platon, son disciple, était le porte-parole du philosophe ; l’espoir peut être abordé en considérant l’accent mis sur la sagesse, la vertu et la recherche de la connaissance. Il soutenait que la connaissance est la base de la vertu et, par conséquent, d’une vie pleine et éthique.

L’espoir bien fondé serait celui qui naît d’une compréhension profonde et réfléchie de la réalité, en évitant les illusions ou les attentes irréalistes. Socrate croyait en l’importance de l’introspection et de l’autodiscipline, de la capacité d’examiner nos propres actions, de comprendre nos limites et de rechercher une amélioration continue, une volonté positive de se réaliser et de s’améliorer moralement. La vertu est le bien suprême, et l’espérance naît de la pratique de la vertu et de la recherche constante de l’excellence morale, elle serait liée à la confiance que, grâce à la pratique de la vertu, on peut atteindre un état de bien-être et de plénitude.

En résumé, la réflexion sur l’espoir du point de vue de Socrate se concentrerait sur la relation entre l’espoir, la connaissance, la vertu et l’autoréflexion. Selon Socrate, une espérance bien fondée serait fondée sur une connaissance approfondie de la réalité, nourrie par l’autodiscipline et l’introspection et trouvant sa plus haute expression dans la pratique constante de la vertu. Les philosophes nous présentent différentes visions de l’espérance : Platon avec la recherche de la vérité et de la perfection. Aristote avec vertu et modération et Diogène dit que c’est le seul bien de l’être humain, avec le négatif que les bons et les méchants l’ont.

Des définitions très riches dans leur contexte et fondamentales pour l’être humain. « Vertu infusée qui permet à l’homme d’avoir la confiance et la certitude totale d’atteindre la vie éternelle et les moyens, à la fois surnaturels et naturels, nécessaires pour l’atteindre avec l’aide de Dieu. » (Somme Théologique). Un espoir bien fondé implique la conviction que nos actions vertueuses peuvent mener à une vie pleine de sens et prospère. Il a également souligné l’importance de trouver un équilibre entre espoir et prudence, en évitant à la fois le désespoir et les attentes irréalistes. Socrate n’a pas laissé d’écrits, mais Platon, son disciple, était le porte-parole du philosophe ; l’espoir peut être abordé en considérant l’accent mis sur la sagesse, la vertu et la recherche de la connaissance. Il soutenait que la connaissance est la base de la vertu et, par conséquent, d’une vie pleine et éthique.

Quel rapport entre les Abeilles et la Franc-maçonnerie

De notre confrère thesquaremagazine.com

L’abeille était chez les Égyptiens le symbole d’un peuple obéissant, car, dit Horapollon, de tous les insectes, l’abeille seule avait un roi.

Par conséquent, si l’on considère le travail réglementé de ces insectes lorsqu’ils se rassemblent dans leur ruche, il n’est pas surprenant qu’une ruche ait été considérée comme un emblème approprié d’une industrie systématisée.

La franc-maçonnerie a donc adopté la ruche comme symbole de l’industrie, vertu enseignée dans le rituel, qui dit qu’un Maître Maçon ;

« travaille afin de recevoir un salaire, afin de mieux subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, et de contribuer au soulagement d’un frère digne et en détresse, de sa veuve et de ses orphelins »

et dans les Anciennes Charges, qui nous disent cela ;

« Tous les maçons doivent travailler honnêtement les jours ouvrables, afin de pouvoir vivre honorablement pendant les vacances ».

ICONOLOGIA : OU, EMBLÈMES MORAUX…. DANS LEQUEL SONT EXPRIMÉES DIVERSES IMAGES DE VERTUS, DE VICES, DE PASSIONS, ETC. TELLES QUE CONÇUES PAR LES ANCIENS ÉGYPTIENS, GRECS, ROMAINS ET ITALIENS MODERNES… / ILLUSTRÉES PAR… DES FIGURES HUMAINES, AVEC LEURS EXPLICATIONS ; NOUVELLEMENT CONÇUES ET GRAVÉES … PAR I. FULLER… ET D’AUTRES MAÎTRES. AUX SOINS ET À LA CHARGE DE P. TEMPEST.
IMAGE LIÉE : COLLECTION DE BIENVENUE ATTRIBUTION 4.0 INTERNATIONAL (CC BY 4.0)

Il semble cependant y avoir une signification plus obscure liée à ce symbole.

Il a déjà été démontré que l’arche était un emblème commun à la franc-maçonnerie et aux Mystères antiques, comme symbole de régénération de la seconde naissance de la mort à la vie.

Or, dans les Mystères, une ruche était le type de l’arche. Par conséquent, dit Faber ( Orig. of Pag. Idol ., vol. II., 133) ;

« Les prêtresses diluviennes et les âmes régénérées étaient appelées abeilles ; par conséquent, les abeilles étaient feintes d’être produites à partir de la carcasse d’une vache, qui symbolisait également l’arche ; et c’est pourquoi, comme le grand père était considéré comme un dieu infernal, le miel était très utilisé tant dans les rites funéraires que dans les Mystères.

Extrait de : Une Encyclopédie de la Franc-maçonnerie et de ses sciences apparentées Volume un, Albert G. Mackey, 1914, pp.101-102  

Découvrez-en plus dans cette vidéo de Greg Stewart – Voyageur maçonnique

Qui était Louise Koppe, qui avait fondé, en 1899 à Authon-du-Perche, un foyer accueillant des enfants ?

De notre confrère lechorepublicain.fr

En octobre, à côté de la mairie d’Authon-du-Perche dont le parvis a connu une réfection courant 2023, un square a été aménagé. Et baptisé square Louise-Koppe.

Square Louise-Koppe.

C’est le nom du nouvel espace arboré d’Authon-du-Perche, situé à côté de la mairie. Il a été inauguré début octobre, en même temps que le parvis de l’hôtel de ville, les travaux de l’école primaire, mais aussi l’enfouissement des réseaux rue Basse et rue de la Juiverie. Autant de chantiers qui font partie d’une rénovation globale du centre bourg.

Biographie

Louise Koppe, née Catherine Laurence Koppe à Paris (ancien 4e arrondissement) le 4 mai 1846 et morte à Paris 19e le 31 mai 1900, est une écrivaine féministe française. Elle a fondé plusieurs journaux et la première maison maternelle française.

Née en 1846 à Paris dans une famille modeste, Louise Koppe est la fille d’un tailleur. Sa mère meurt alors qu’elle a huit ans. Élevée dans un pensionnat de l’Oise, elle se marie à l’âge de 18 ans avec Louis Armand Rétoux et de cette union naissent cinq enfants. Rien dans sa vie ne peut alors indiquer un engagement féministe à venir. La Commune, à laquelle elle assiste à 25 ans, et la rencontre avec Victor Hugo dont elle découvre les écrits avec émotion, influencent certainement ses engagements.

Elle est initiée en franc-maçonnerie au sein de la Grande Loge symbolique écossaise – Droit humain en 1894. Cette obédience ayant été créée en 1893, Louise Koppe fait partie des premières personnalités féministes appartenant à celle-ci.

Louise Koppe participe au Congrès international du droit des femmes à Paris en 1878. Elle aime écrire et crée différents journaux dans lesquels paraissent ses poèmes, articles, pièces de théâtre. La fonction maternelle y occupe une place prépondérante. En 1879, elle fonde le journal La Femme de France, remplacé par La Femme dans la famille et dans la société. En 1882, le titre devient La Femme et l’Enfant.

Louise Koppe meurt en 1900 à Paris et est incinérée au crematorium du Père-Lachaise. Ses cendres sont déposées au columbarium, puis transférées en 1910, dans un caveau de la division 90, avec celles de son mari. Ses trois filles, Angèle, Mathilde et Hélène-Victoria, continuent de développer son œuvre.

Les vidéos déjantées de Ludovic Iochem

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Ludovic Iochem, créateur et animateur du Podcast « Les Frangins sont pas tous gâteux » a été initié au Grand Orient de France en 2011 par la Loge Hiram, à Londres. Depuis, il a répété les initiatives qui consistent à extérioriser la Franc-Maçonnerie pour la rendre plus accessible à tous, à travers des blogs, une chaîne youtube et surtout maintenant un Podcast qui publie un épisode par semaine.

Pour bien démarrer l’année, nous partageons avec vous ses vidéos de fin 2023, totalement déjantées…

Accès direct à sa chaine Youtube

Les Piliers de la Terre – Tome 1, Le Rêveur de cathédrales

L’édition classique est, en livre imprimé, à 19,00 € et en format Kindle à 13,99 €, soit une économie de 5,01 € (26 %). La version des Piliers de la Terre que nous vous présentons ici est une édition spéciale Fnac, avec une couverture exclusive et un bonus graphique additionnel.

Édition classque.
Édition spéciale Fnac.

Pour celles et ceux qui n’ont pas connu la Fnac, appelée à l’origine « Fédération nationale d’achats », puis « Fédération nationale d’achats des cadres », rappelons cette belle aventure de cette chaîne de magasins française spécialisée dans la distribution de produits culturels et électroniques. Fondée en 1954, son histoire reflète l’évolution du commerce de détail et de la culture de consommation en France, elle est créée par André Essel et Max Théret, deux militants de gauche désireux de créer une entreprise qui servirait les intérêts des consommateurs. À l’origine, la Fnac était une coopérative offrant des réductions sur des produits variés à ses membres, principalement des cadres. Puis elle a commencé à se diversifier et à s’élargir au-delà de sa clientèle initiale et s’est spécialisée dans la vente de produits photographiques, électroniques, et plus tard, de livres et de musique. Elle a survécu aux valses des actionnaires et à l’essor de la vente en ligne.

La Fnac nous propose donc une édition spéciale ! Spéciale en quoi ?

Elle se distingue des éditions standard par plusieurs aspects, notamment par une couverture exclusive. Et surtout par son contenu additionnel avec des recherches graphiques commentées par Didier Alcante : modélisation 3D et plans, étapes de création-storyboard, couverture et postface. Soit un bonus de douze pages. Une édition spéciale qui sera tout particulièrement appréciée, non seulement pour leur contenu littéraire, mais aussi par les nombreux détails fournis. Un bel hommage et une riche expérience de lecture offerte aux passionnés et aux collectionneurs. Une véritable source de plaisir.

Un magasin Fnac.

Les Piliers de la Terre est un roman historique écrit par Ken Follett, publié pour la première fois en 1989 et publié en français en 1990. Un livre ambitieux et volumineux – 1056 pages pour l’ouvrage publié aussi, à compter d’avril 1992 (traduction de Jean Rosenthal), en version poche – qui marque un tournant dans la carrière de Follett, qui était auparavant connu pour ses romans d’espionnage et de thriller.

Ken Follet.

L’histoire se déroule en Angleterre au XIIe siècle, durant une période de bouleversements politiques et de guerres civiles, connue sous le nom d’Anarchie anglaise.

Le premier tome de la BD, sous-titré « Le rêveur de cathédrales », s’ouvre avec, en double page, un navire pris dans une tempête en novembre 1120, pour se situer, ensuite, en Angleterre, en 1123.

Le XIIe siècle est souvent désigné comme le temps des bâtisseurs de cathédrales, y compris en Angleterre. Une grande période de profondes transformations sociales, politiques et culturelles, marquée notamment par un essor remarquable dans le domaine de l’architecture religieuse.

Représentation libre du conflit connu sous le nom d’Anarchie.

Une partie dudit siècle fut marquée par un conflit connu sous le nom d’Anarchie (1135-1154), une guerre civile pour la succession au trône entre Étienne de Blois et l’Impératrice Mathilde. Puis sous l’autorité de monarques tels qu’Henri II, il y eut une consolidation significative du pouvoir royal, avec des réformes judiciaires et administratives importantes.

Chantier cathédrale.

Mais ce siècle a vu l’introduction du style gothique en Angleterre, caractérisé par des arcs brisés, de grandes fenêtres vitrées, des voûtes surélevées, et une utilisation extensive de la sculpture. Les bâtisseurs de cathédrales ont utilisé des techniques de construction avancées et innovantes, comme les arcs-boutants, permettant de construire des édifices plus hauts et plus lumineux. Cette époque nous a laissé des cathédrales comme celles de Canterbury, Lincoln et Durham ont été soit commencées, soit significativement modifiées pendant cette période. Pour certaines, elles ont été souvent des sites de pèlerinage, attirant des fidèles cherchant des reliques sacrées et des miracles.

Tailleurs de pierre.

Cette période est aussi une période de renouveau intellectuel avec les premières universités qui ont commencé à émerger, et les écoles et chantiers cathédrales étaient des centres importants d’apprentissage et de transmission. Les cathédrales bâties durant cette époque sont un témoignage durable de l’ingéniosité et de la dévotion de cette période. Un bel héritage qu’il nous faut protéger et nous aussi transmettre.

Alors, les bâtisseurs de cathédrales sont-ils les précurseurs des francs-maçons ? Vous le saurez en lisant…

Plus sérieusement, la relation entre les bâtisseurs de cathédrales du Moyen Âge et les francs-maçons est un sujet qui a fait l’objet de nombreuses spéculations et théories, certaines fondées sur des preuves historiques et d’autres relevant davantage de la légende ou de l’interprétation.

Maître verrier.

Les bâtisseurs de cathédrales, au Moyen Âge, étaient des artisans hautement qualifiés, maîtres dans l’art de la construction en pierre. Ces artisans, souvent appelés maçons ou tailleurs de pierre, étaient organisés en guildes ou corporations. Ces guildes avaient leurs propres règles, traditions et secrets de métier, nécessaires pour réaliser les constructions complexes de l’époque, notamment les grandes cathédrales gothiques.

Quant à la franc-maçonnerie, telle que nous la connaissons aujourd’hui, nombre de nos fidèles lecteurs savent bien qu’il s’agit d’une fraternité initiatique qui a commencé à prendre sa forme moderne au début du XVIIIe siècle en Angleterre. Elle puise une partie de sa symbolique et de sa terminologie dans le métier de la maçonnerie, mais elle s’est transformée en une organisation avec des objectifs et des croyances qui dépassent largement les compétences en construction.

Les bâtisseurs de cathédrales ne sont donc pas les précurseurs des Francs-Maçons au sens strict, bien que certaines de leurs traditions et symboles aient pu être adoptés et adaptés par la franc-maçonnerie moderne, dite spéculative.

Revenons aux Piliers de la Terre…

Le roman est situé principalement dans la ville fictive de Kingsbridge, en Angleterre. Au moment de l’Anarchie anglaise. L’histoire s’étend sur plusieurs décennies, couvrant les années 1123 à 1174. Voici pour le contexte historique. Quant à l’intrigue principale, celle-ci tourne autour de la construction d’une cathédrale à Kingsbridge, symbolisant la quête de beauté et de salut dans un monde tumultueux. Ce magnifique récit suit les vies de plusieurs personnages principaux dont les destins sont interconnectés par la construction de cette cathédrale :

  • Tom Builder : Un maçon qui rêve de construire une cathédrale ;
  • Philip : Un moine ambitieux qui devient prieur de Kingsbridge et un allié clé de Tom dans la construction de la cathédrale ;
  •  Jack, le fils adoptif de Tom, un sculpteur talentueux et innovateur dans l’architecture ;
  • Aliena, une noble déchue qui se bat pour regagner sa fortune et devient l’amour de Jack ;
  • Waleran Bigod, un évêque rusé et un antagoniste principal qui s’oppose souvent aux plans de Philip et Tom ;
  •  William Hamleigh, un noble cruel et adversaire des protagonistes, notamment d’Aliena et de sa famille.
Les outils du constructeur.

Le roman explore des thèmes tels que l’ambition, la corruption, la lutte de pouvoir – cela a-t-il vraiment changé de nos jours ? –, la rédemption et la nature de la foi.

L’ouvrage donne aussi une représentation détaillée de la vie au Moyen Âge, y compris les aspects politiques, sociaux et religieux.

La construction de la cathédrale est décrite avec des détails techniques, reflétant les avancées architecturales de l’époque. Le roman est connu pour sa narration captivante, ses descriptions détaillées, son développement riche des personnages et est structuré en plusieurs parties, chacune se concentrant sur différentes étapes de la construction de la cathédrale et sur les arcs narratifs des personnages.

Saga historique épique et un récit intime de la vie et des aspirations de personnages profondément humains, son mélange d’histoire, de politique, de romance et de construction architecturale fait des Piliers de la Terre un roman captivant. Très apprécié par des millions de lecteurs, c’est un best-seller international.

Représentation libre d’un blason d’une guilde des maçons au Moyen Âge.

Ce premier tome de grande qualité nous offre un style artistique très réaliste et d’une grande minutie, tout à la fois expressif et dynamique. Le niveau de détail des dessins est impressionnant, que ce soit dans les arrière-plans ou dans les expressions des personnages. Chaque planche offre une richesse visuelle qui invite à une observation approfondie. Et que dire de la palette de couleurs qui renforce l’ambiance et les émotions de l’histoire. Une palette de couleurs vives et audacieuses, des teintes subtiles et nuancées.

Par ailleurs, les bulles de dialogue et de narration sont placées stratégiquement pour guider l’œil du lecteur à travers la page, tout en maintenant une clarté et une lisibilité optimales.

La biographie des auteurs

Didier Alcante.

Didier Swysen dit Alcante, originaire d’Uccle , en région de Bruxelles-Capitale (Belgique) est un scénariste belge de bande dessinée. Il a coécrit aux côtés de Jean Van Hamme la série Rani (éd. Le Lombard) qui se situe en 1743, une époque où le tumulte de la guerre entre les grandes puissances européennes résonne jusqu’aux Indes lointaines… Il a également écrit un épisode de XIII Mystery pour François Boucq, un auteur de BD que nous vous avions présenté dans notre article « Trace de Liberté, une expo de François Boucq à Toulouse (Haute-Garonne) », le 25 octobre 2022. Didier Alcante est aussi le scénariste de plusieurs sagas chez Dupuis (dont la série-concept Pandora Box) et Glénat, au rang desquelles Ars Magna et Lao Wai co-écrit avec L.-F. Bollée. Marqué à jamais par sa visite au mémorial d’Hiroshima lorsqu’il avait onze ans et ayant accumulé une énorme documentation sur le sujet depuis lors, il est à l’origine du projet La Bombe coécrit avec L.-F. Bollée, énorme succès critique et commercial publié en 2020. En 2023, il entame chez Glénat une adaptation magistrale du roman historique de Ken Follett, Les Piliers de la Terre, prévue en une série ambitieuse de 6 volumes aux côtés de Steven Dupré.

Steven Dupré.

La biographie du dessinateur

Né à Morstel près d’Anvers le 7 août 1967, Steven Dupré dessine depuis l’âge de 4 ans. C’est à cette époque que l’on observe les 1ers symptômes de fatigue scolaire ! Il publie dans le journal de l’école primaire ses premiers dessins sous le pseudo de Dust. Il est dirigé vers une formation technique en Arts Plastiques et commence déjà à visiter les rédactions avec des projets de cartoons et de bandes dessinées. La BD prend de plus en plus de place dans sa vie. Il publie quelques dessins dans les revues hollandaises « Zozolala » et « De Zaak Zonnebloem » ainsi que dans la revue d’entreprise de la firme anversoise BASF.

En 1986, il est lauréat d’un concours BD organisé par le Crédit Communal et publie un court récit dans le livre de vacances des éditions Scriptoria.

À cette époque, il rencontre Anch qui devient son scénariste pour leur première série BD Wolf. Lorsque les Éditions Standaard commence la publication de l’hebdo Bob et Bobette, elles font appel à lui pour créer la série Sarah et Robin qu’il signe de son vrai nom. Il réalise aussi un album BD sur l’histoire de la ville de Courtrai et fournit un gag hebdomadaire à l’émission TV hollandaise « Véronica » etcollabore aux dessins des personnages d’une série TV allemande et de 2 longs métrages, l’un italien, l’autre allemand. Il organise son temps entre l’animation et la BD.

bande dessinée, travaillant actuellement sur le tome 3 de Coma.

Marié et père de deux enfants, Steven Dupré vit en Campine, une région flamande de Belgique,

Ken Follet.

Que dire de la vie et de l’œuvre de Ken Follet auteur originel des Piliers de la Terre ?

Ken Follett est un écrivain britannique né le 5 juin 1949 à Cardiff, au Pays de Galles. Il est particulièrement connu pour ses romans historiques et ses thrillers, et a acquis une renommée mondiale grâce à ses récits captivants et bien documentés.

Follett a commencé sa carrière professionnelle en tant que journaliste, travaillant pour le South Wales Echo et, plus tard, pour le London Evening News. Il a également travaillé dans l’édition, ce qui lui a donné une compréhension approfondie du monde du livre.

Il s’est lancé dans l’écriture de romans dans les années 1970. Ses premiers livres étaient principalement des thrillers, comme « L’Arme à l’œil » (1978) et « Triangle » (1979).

Son premier grand succès est venu avec « Les Lions du Panshir » (1981), un thriller qui s’est vendu à des millions d’exemplaires.

En 1989, Follett publie Les Piliers de la Terre, un tournant majeur dans sa carrière. Après cet immense succès, il a continué à explorer l’histoire avec des romans comme Un Monde sans fin (2007) et Une Colonne de Feu (2017), qui poursuivent l’histoire de Kingsbridge à travers les siècles. Sa trilogie Le Siècle, comprenant La Chute des géants (2010), L’Hiver du monde (2012) et Aux portes de l’éternité (2014), suit plusieurs familles à travers les événements majeurs du 20ème siècle.

Il est auteur connu et reconnu pour son sérieux, ses recherches approfondies et sa grande habileté à mélanger des faits historiques avec des intrigues fictives des plus fascinantes. Ses romans sont aussi célèbres pour le descriptif des personnages. De quoi conduire les lecteurs dans une immersion totale.

Sur un plan personnel, Ken vit avec son épouse Barbara, qui a été députée et ministre sous le gouvernement travailliste britannique. Il est également connu pour son engagement en politique, soutenant notamment le Parti travailliste. Il reste une figure emblématique dans les domaines du roman historique et du thriller. Ses livres, qui ont été traduits dans de nombreuses langues et se sont vendus à des millions d’exemplaires, continuent de passionner et d’enchanter les lecteurs à travers le monde.

Les Piliers de la Terre – Tome 1, Le Rêveur de cathédrales

Didier Alcante – Steven Dupré (dessins), Ken Follett (Auteur originel) Glénat/Robert Laffont, 2023, Éd. spéciale Fnac, 110 pages, 20.50 €

Vanités ou Vanité 

La vanité, l’un des sept péchés capitaux que l’on associe à l’orgueil et dont il est dit qu’il est le péché le plus grand et donne naissance à tous les autres. Vanité ou orgueil, c’est l’attribution de nos propres mérites considérés comme des dons !

Il est dit aussi de l’orgueil ou de la vanité qu’il s’agit du caractère de ce qui n’a pas de sens, de ce qui est futile.

Le cabinet de réflexion, lieu de méditation du profane avant son initiation, laisse supposer quel va être le sens de l’initiation.   Tout est là, tout y est dit mais à cet instant précis, impossible au profane de saisir le sens, les sens, de ce qu’il voit, de ce qu’il lit.

Dans cet espace clos, sous une pâle lumière, objets et sentences avertissent le profane avant ses premiers pas d’initiés. Mais comment comprendre ce jour-là que le franc-maçon en devenir, va apprendre le sens du mot vanité et qu’il va devoir pas à pas apprendre à dépasser la vanité, l’orgueil et de relativiser la légèreté des représentations sociales de la vie profane.

Pour mieux cerner et comprendre le mot Vanités, je m’appuierais sur l’expression artistique et picturale de ce que l’on appelle LES VANITÉS.

Qu’appelle-t-on Vanités dans le monde de l’art ?

  • Une nature morte
  • Une composition métaphorique
  • Un tableau à message
  • Une valeur argumentative
  • Une remise en question face aux doutes

La vanité, du latin Vanitas, de Vanus, signifie « vide, creux, vain, futile », est une catégorie artistique qui apparaît à la fin du XVIème siècle. Elle s’inscrit dans le genre des Memento Mori, c’est à dire du « Souviens-toi que tu vas mourir ».

Les Vanités : une nature morte

Dans l’Antiquité un genre d’art nouveau voit poindre des tableaux représentant des objets, des fleurs, des fruits qui donnent l’illusion de la réalité. Ces tableaux furent appelés rhyparographie[1]. Au XIVème siècle, Giotto peint des trompes l’œil, un siècle plus tard on verra des natures mortes sous formes de miniatures. Plus tard encore, la nature morte va devenir un véritable style avec des bouquets, des fruits, des cuivres…

C’est d’Espagne que viendront complexité et austérité dans ces expressions picturales. Le fond est souvent noir, la lumière, violente, arrive latéralement et donne un aspect tranchant. Un certain mysticisme rationnel, diront les critiques de l’époque.

Que sont ces natures mortes que les peintres affectionnent ? Diderot les disait « inanimées ». Oui, il s’agit de peintures représentant artistiquement des objets inanimés. Les vanités, seraient donc de simples natures mortes ? Pas vraiment. Elles représentent des objets porteurs d’un sens particulier avec un message rappelant à l’homme son passage éphémère sur cette terre. Ni naturalistes, ni expressionnistes, elles expriment  « l’insoutenable légèreté de l’être [2]», donc, de la vie humaine.

Les natures mortes françaises émergent du groupe de Saint Germain des Près[3], au XVIIe. Des peintures austères influencées par le milieu protestant. Les coupes de fruits, corbeilles ou bouquets, aiguières et tissus font florès.

Les Vanités : une composition métaphorique

La particularité des « Vanités » vient de leur composition et du sens métaphorique des objets tout autant que du caractère éphémère de la vie, comme un crâne, une bulle de savon, une bougie qui se consume. Elle dit à celui qui regarde, que les plaisirs terrestres sont des leurres, des divertissements qui le détournent de la véritable spiritualité. Analogie avec le cabinet de réflexion : bougie, crâne, intériorisation… 

Les vanités mettent en scène, des objets représentatifs de la vie quotidienne. On y trouve des éléments allégoriques symbolisant les moments de plaisirs. Certaines de ces créations prendront une tournure érotique qui peut aller jusqu’à l’obscénité. Tous ces objets, très artistiques, ne parlent généralement que de plaisirs futiles, passagers et peu empreints de spiritualité.  À la façon de Malherbe qui, dans le poème à son ami Perier à propos de la mort de sa fille : « commun trépas » écrit « Mais elle était du monde où les plus belles choses ont le pire destin ». On peut aussi évoquer Rimbaud qui ne cesse de parler au travers de métaphores de la fragilité de la vie, et de sa fulgurance. Tels sont les messages métaphoriques des « Vanités ».  La lumière de ces tableaux ajoute au mystère, un objet reçoit toute la lumière ou presque, le reste est dans l’ombre.

Les Vanités : un message à faire passer.

 Quel objectif ont donc Les Vanités ? Amener l’individu à une prise de conscience sur les choses terrestres et tenter de le guider vers un esprit supérieur, une force cosmique, Dieu pour certains. La philosophie maçonnique ne cesse de le prôner avec cette petite phrase qui revient à chaque tenue : nous avons laissé nos métaux à la porte du temple. Les vanités mettent cette sentence en peinture pour nous rappeler que les choses matérielles ne doivent pas devenir le but de la vie, le but de notre vie puisque celle-ci est éphémère.

Ces tableaux nous disent que la mort est tout simplement la fin de notre histoire ici et maintenant, la fin d’une histoire personnelle. La mort fait partie de la vie. 

« Vanités, tout est vanité », voilà une raison impérieuse et incontestable qui devrait pousser les êtres humains à se retourner vers l’universalité, vers une puissance cosmique, religieuse, en franc maçonnerie nous parlerons du Grand Architecte de l’Univers. Quel que soit le mode choisi, le but : tenter de rechercher la spiritualité qui aide à se dépasser et à ne pas s’en laisser conter par des idoles humaines, par de fausses images, par l’orgueil par la vanité…

Victor Hugo l’a fort bien dit :

Quoi ! Hauteur de nos tours, splendeur de nos palais,
Napoléon, César, Mahomet, Périclés,
Rien qui ne tombe et ne s’efface !
Mystérieux abime où l’esprit se confond !
À quelques pieds sous terre un silence profond
Et tant de bruit de surface

Des tableaux à valeur argumentative

N’oublions pas que ces symboles se voulaient, alors, empreints de religieux. L’observateur devait comprendre que pour dépasser la crainte de la mort il fallait se tourner vers autre chose que vers les satisfactions matérielles. Le crâne, tel celui du cabinet de réflexion, se trouve dans quasiment tous ces tableaux. Il renvoie au crâne d’Adam, traditionnellement représenté au pied de la croix dans les images de la passion du Christ, afin de rappeler que la mort est un châtiment infligé par Dieu aux hommes pour le péché originel.

L’éphémère beauté de la vie terrestre face à l’éternité céleste ne doit pas devenir un objectif ni un but de vie. Georges de La Tour nous renvoie fort bien la sensation de ce passage terrestre au travers de Marie-Madeleine. Marie-Madeleine, courtisane pour ne pas dire prostituée, pardonnée, se trouve dans ce tableau, absorbée dans une rêverie méditative. Rarement personnage, était représenté dans les Vanités.

Une chandelle qui brûle devant des livres entassés, sa main appuyée sur un crâne, symbolise de la vanité des choses de ce monde. Un regard intériorisé telle une réflexion simple et directe de cette femme méditant sur sa jeunesse et sa beauté qui elles aussi ne sont que passagères. Deux éléments éphémères de la vie d’un être humain, de la fulgurance des choses terrestres face à l’éternité des choses spirituelles. Aucun accessoire ne vient brouiller cette image. Marie-Madeleine est dépouillée de tout signes extérieurs. Elle semble concentrée dans une profonde méditation, face à ces objets.

Ces peintures ont souvent une valeur argumentative bien plus forte que les mots.

Les Vanités : une remise en question

Si l’on tente de mettre en concordance l’art pictural des œuvres dites Vanités et le cabinet de réflexion, il est clair que bien des similitudes apparaissent quant au message à transmettre. À savoir : observer, analyser, méditer, réfléchir.

Le testament philosophique demandé à la profane ne représente rien moins que l’abandon de ses métaux, le désir d’une vie plus spirituelle et l’espoir de laisser derrière elle un message empreint d’humanité et de bienveillance. La mort, très présente dans les Vanités se trouve aussi dans le cabinet de réflexion pour donner conscience à la future initiée qu’elle va devoir laisser derrière elle les futilités de la vie profane et s’engager sur un nouveau chemin.

Chemin qui conduit vers la Lumière, vers la Vérité sachant que ni la Lumière, ni la Vérité ne sont accessibles à l’être humain. Pourtant l’initiée ne perdra jamais espoir, elle avancera sur le chemin, pas à pas, en espérant toujours soulever un peu plus le coin du voile pour renaître à une nouvelle vie empreinte de spiritualité.

« Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel intérêt a l’homme à toute la peine qu’il prend sous le soleil ?»

(L’Ecclésiaste).

Ah ! Qui que vous soyez, vous qui m’avez fait naître, 
Qu’on vous nomme hasard, force, matière ou dieux, 
Accomplissez en moi, qui n’en suis pas le maître, 
Les destins sans refuge, aussi vains qu’odieux.

Faites, faites de moi tout ce que bon vous semble, 
Ouvriers inconnus de l’infini malheur, 
Je viens de vous maudire, et voyez si je tremble, 
Prenez ou me laissez mon souffle et ma chaleur !

Et si je dois fournir aux avides racines 
De quoi changer mon être en mille êtres divers, 
Dans l’éternel retour des fins aux origines, 
Je m’abandonne en proie aux lois de l’univers.

René François Sully Prudhomme. 1875


[1] Représentation artistique et picturale de scènes obscènes ou mortifères

[2] Milan Kundera, « L’insoutenable légèreté de l’être »

[3] Le faubourg St Germain devient au XVIIe le lieu où se retrouvent les artistes, les peintres, les écrivains. Ils se réunissent dans des cafés et notamment au Procope.

Connaissez-vous : Le Grand Bazar Maçonnique ?

De notre confrère thesquaremagazine.com

Grand Bazar Maçonnique (1895) ; pour lever des fonds pour effacer la dette contractée par « Mère Kilwining » lors de la reconstruction de leur loge.

Alors que j’éditais l’article intitulé Une visite à la Loge Mère d’Écosse  par Carlos Oliveira Santos, je cherchais joyeusement des images lorsque je suis tombé sur ce petit bijou : le guide du Grand Bazar maçonnique qui s’est tenu à Glasgow en décembre 1895 pour collecter des fonds pour la restauration de Mother Lodge Kilwinning, n° 0.

Mother Lodge Kilwinning, n° 0. : l’hon. Thomas Cochrane, député, RW Master et PG Master d’Ayrshire. Guide du bazar. Grand Bazar maçonnique dans le Trades’ Hall, Glassford Street, Glasgow. Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 décembre 1895.

Un livret de 17 x 22 cm, avec 80 pages de texte, d’illustrations et de publicité imprimées partout.

L’OBJET DU BAZAR était de récolter la somme de 1 500 £ pour effacer le reste de la dette contractée par « Mère Kilwining » pour la reconstruction de leur Loge.

Le nouveau bâtiment a été érigé sur un site attenant à la loge Did, présentée par Lord Eglinton, et a été consacré à la maçonnerie le 30 septembre 1893.

L’ancienne loge a été construite en 1779, et après avoir été la maison de la loge mère d’Écosse pendant 114 ans, il a été jugé nécessaire, en raison de son état dangereux, soit de la réparer, soit de construire une nouvelle loge. D’où le nouveau bâtiment.

Près de 2 000 £ ont été dépensées pour la construction et l’ameublement du bâtiment, et 2 000 £ ont déjà été souscrites par les frères pour couvrir les frais.

Les membres de la Loge font maintenant appel aux francs-maçons d’Écosse et à leurs amis pour les aider à les soulager. « Mère Kilwining » de cette dette, et ils sont convaincus qu’ils ne feront pas appel en vain.

LES PUBLICITÉS TOUT AU LONG DU LIVRET METTENT EN VEDETTE LES COMMERÇANTS DU BAZAR…

IL Y A AUSSI DES PORTRAITS DE CERTAINS MEMBRES…

ET LEURS FEMMES QUI AIDAIENT SUR LES STANDS…

IL COMPREND ÉGALEMENT : « HISTOIRE DE LA LOGE MÈRE, KILWINNING. « MÈRE KILWINING », PAR LE RÉVÉREND WILLIAM LEE KER, MA, AUMÔNIER », AUX PAGES 11 À 34 – NOUS PRÉSENTERONS LA TRANSCRIPTION COMPLÈTE DANS L’ÉDITION DU MOIS PROCHAIN.

ARTICLE DE : Philippa Lee. Éditeur

Philippa Lee (écrit sous le nom de Philippa Faulks) est l’auteur de huit livres, éditrice et chercheuse.

Philippa a été initiée à la Fraternité Honorable des Anciens Francs-Maçons (HFAF) en 2014.

Sa spécialisation est l’Égypte ancienne, la franc-maçonnerie, les religions comparées et l’histoire sociale. Elle a plusieurs livres en cours sur le thème de l’Égypte ancienne et moderne.  Sélection de livres en ligne sur Amazon

Cérémonie d’élévation sous les étoiles… en Australie

Les francs-maçons de Central West et la Loge Highway ont collaboré pour donner vie à l’expérience théâtrale complète de la cérémonie du troisième degré dans le cadre de l’événement « Une élévation sous les étoiles ».

Cet événement unique, qui aura pour toile de fond une vaste ferme en activité de 3 500 acres à Cowra, promet d’être un mélange de tradition, de nature et de célébration communautaire, prévu pour la soirée enchanteresse du 24 février 2024.

Sous la vaste étendue du ciel nocturne, cette réunion de loge pas comme les autres vise à transcender le cadre habituel de nos cérémonies, en offrant une expérience profonde et immersive. L’environnement serein et tranquille est destiné à renforcer l’impact de la cérémonie, créant une atmosphère rare et captivante pour l’accomplissement du troisième degré.

L’organisation d’un tel événement n’est pas une mince affaire. Au cours de l’année écoulée, une planification méticuleuse a permis de s’assurer que la cérémonie respecte les anciens repères et coutumes, tout en mettant en valeur la beauté de l’environnement naturel. Aucune pierre n’a été oubliée en ce qui concerne l’engagement des organisateurs à préserver le caractère sacré et la sécurité de la franc-maçonnerie.

Connue pour son riche symbolisme et ses enseignements introspectifs, la cérémonie du troisième degré prend une dimension inégalée dans ce théâtre. Les frères présents ne se contenteront pas d’observer, mais participeront à une cérémonie qui donne vie aux enseignements maçonniques. Le cadre promet d’ajouter une couche de solennité et de grandeur à ce rituel déjà profond.

Après la cérémonie maçonnique, l’agape festive se déroulera dans la splendeur naturelle du Central West et sur les rives pittoresques de la rivière Lachlan. Les participants se régaleront d’un somptueux banquet et participeront à la fraternité, à la joie et à l’esprit fraternel.

Compte tenu des préférences variées des participants, les possibilités d’hébergement vont du camping sur place à l’hébergement confortable en ville. Le motel Alana est recommandé aux frères qui préfèrent rester en ville, afin que chacun trouve sa place dans cette expérience unique.

Cet événement est une invitation ouverte à la communauté maçonnique à assister à un mélange unique de tradition ancienne et d’exécution moderne. C’est l’occasion de faire partie d’une tradition vivante, de découvrir l’unité et la fraternité que représente la franc-maçonnerie, le tout sous le ciel envoûtant de Cowra.

« A Raising Under The Stars » témoigne de l’attrait durable des valeurs de la franc-maçonnerie et de sa capacité à être plus qu’une simple cérémonie, mais une célébration de l’héritage, une communion avec la nature et une démonstration de la pertinence intemporelle des enseignements maçonniques dans le monde d’aujourd’hui.

Détails :
Inscrivez-vous ici : https://www.trybooking.com/COERO
Lieu : Lachballin – 1212 Darbys Falls Rd, Cowra NSW 2794

Samedi 24 février
– Arrivée : 18 heures
– Départ : 7:15pm
– Conseil festif : 21h30

Hébergement :
– Canton de Cowra
– Sur place : Camionnette, remorque ou tente