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Ennemi intérieur : les vieux démons de l’Amérique

De notre confrère belge telepro.be – Par Charles Neuforge

De la chasse aux sorcières de Salem à celle des espions bolchéviques ou islamo-gauchistes, l’«ennemi de l’intérieur» fait partie intégrante de l’histoire du pays. Ce mardi à 22h55, Arte diffuse le documentaire «États-Unis, la guerre intérieure».

Nuit tombante, ciel d’orage. Un éclair zèbre l’armée menaçante de nuages qui cerne le 310 Essex Street à Salem, Massachusetts. Elle a de quoi donner le frisson cette grande bâtisse coloniale bardée de bois. À vrai dire, son nom à lui seul suffit à intimider les plus intrépides. «La Maison de la sorcière» («The Witch House»).

Coup de tonnerre. En 1692, le juge Jonathan Corwin l’habite, le juge des sorcières de Salem. Nouveau grondement de tonnerre. Terminé pour la mise en scène, place aux faits. À l’époque, Corwin est chargé d’enquêter sur des suspicions de sorcellerie. Il entend notamment les trois premières accusées. Une véritable hystérie s’empare de la ville. Les délations pleuvent. Au total, 141 suspects sont reconnus coupables de sorcellerie, quatorze femmes et six hommes sont exécutés. L’intervention du gouverneur sera nécessaire pour calmer les choses. «Une explosion de puritanisme», n’hésiteront pas à dire certains, amenés à se prononcer sur les motivations réelles de ce déferlement de violence. «Paradoxe d’une société où la plupart des Américains sont disposés à croire le pire les uns sur les autres», déclare le journaliste David von Drehle dans les colonnes du quotidien Le Monde. Pour souder sa population, cette société a besoin d’ennemis extérieurs, voire intérieurs.

Red Scare

L’histoire des États-Unis est jalonnée de chasses à d’autres sorcières que celles de Salem. L’une des plus célèbres remonte aux années 1950. À l’époque, le sénateur républicain du Wisconsin Joseph McCarthy lance le pays dans une véritable croisade contre toute personne soupçonnée d’avoir des sympathies pour le communisme. Sous prétexte de protéger la sécurité nationale, des milliers d’enquêtes sont menées sur des personnes supposées «agents communistes» infiltrés dans le pouvoir fédéral, membres d’organisations subversives, homosexuelles… De nombreuses personnalités comme Charlie Chaplin (soupçonné d’être un espion au service des communistes) ou Robert Oppenheimer (le «père de la bombe atomique», lui aussi suspecté de travailler pour l’Union soviétique) comptent parmi les victimes de cette inquisition aujourd’hui synonyme d’intolérance.

De JFK à Clinton

L’ennemi intérieur peut donc prendre de multiples visages. Tour à tour, c’est un service de renseignement, «le complexe militaro-industriel», une mafia, la franc-maçonnerie, une confrérie secrète, les extraterrestres. L’assassinat du président Kennedy en 1963 à Dallas continue par exemple à alimenter les théories les plus folles, soixante ans plus tard. Au regard d’événements qui ont suivi (de la guerre du Vietnam jusqu’à l’épidémie de sida…), sa mort est attribuée à telle organisation, groupement ou individu. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Donald Trump n’a pas hésité à accuser la candidate démocrate Hillary Clinton d’être à la tête d’un réseau pédophile qui se réunissait dans les sous-sols d’une pizzeria de Washington (Pizzagate).

Trump remet ça

L’ancien président américain semble d’ailleurs bien décidé à faire revenir en scène «l’ennemi intérieur» pour les prochaines présidentielle. L’immigré ? L’élite ? Les médias ? Il y a le choix. Vous en doutez ? «La menace de forces extérieures est bien moins sinistre, dangereuse et grave que le danger de l’intérieur», a-t-il déclaré dans un discours le 11 novembre dernier. 

Cet article était déjà paru dans le Télépro du 28/12/2023

Plongée dans l’univers enchanteur des « Allégories Arborées »

Trois ans après Paroles d’Arbres, Claude Cuvelier nous invite à partager ses Allégories Arborées. L’allégorie étant une figure de style souvent utilisée pour donner une dimension symbolique ou afin de transmettre un message de façon plus accessible. Pour le franc-maçon, la transmission est avant tout un processus par lequel les connaissances, les symboles, les rituels, les valeurs et les enseignements de la franc-maçonnerie sont passés d’une génération à l’autre…

Quant au mot arboré, connaissant la passion de l’auteur pour cette thématique, nous ne doutons pas, au-delà de sa référence aux arbres, qu’il abordera toute la charge symbolique, avec la connaissance et la connexion entre le ciel et la terre, dans les différents cultures et traditions.

L’arbre est le roi du règne végétal auquel l’homme, en raison de son orgueil, se compare souvent. Il incarne le mieux le lien entre le monde où habite la divinité et le monde inférieur : le domaine des humains, voire le monde souterrain où il plonge ses racines. Cette dernière livraison de Claude Cuvelier est dédiée à toutes celles et ceux qui voient dans l’arbre, symbole de croissance, de vie et de régénération, un chemin reliant la terre au ciel. L’arbre est une connexion entre le ciel (le domaine spirituel ou divin) et la terre (le monde), avec des racines s’enfonçant dans la terre que les branches vers le ciel, formant un pont entre les mondes terrestre et céleste…  Un thème exploité dans diverses croyances et religions où les arbres sont souvent vus comme incarnant des divinités ou ayant une signification spirituelle profonde.

Après ses « Histoires de Sephirot » où l’auteur développe sa thèse de l’« Arbre à six branches » –           connaissance de l’arbre mystique, allusion au rituel REAA (du 15e au 33e degré) –, le maçon sera particulièrement intéressé par le chapitre, 60 pages tout de même, consacré à la « ​Maçonnerie Spéculative dans l’Arbre ». Une profonde et belle connexion entre le matériel et le spirituel, le temporel et l’éternel.

Comme une exploration de la franc-maçonnerie moderne, dite spéculative, où l’imaginaire et la symbolique de l’arbre servent de pont entre les enseignements maçonniques et la quête spirituelle et morale les maçons du XXIe siècle. Après tout, l’arbre de la connaissance ne représente-t-il pas la quête de la sagesse et de la compréhension ?

Claude Cuvelier – Source Jacques Carletto.

L’intérêt de Claude Cuvelier pour Mère Nature nous fait réfléchir autrement sur notre temps marqué par le changement climatique mais aussi sur la perte de la biodiversité ou encore sur la déforestation. Face à ces défis, son œuvre ouvre des portes vers une nature source d’inspiration spirituelle. Pour de nombreux peuples et cultures, la nature est une source constante d’inspiration spirituelle. Jusqu’au terme d’éco-spiritualité reposant sur l’idée que le bien-être de la terre est intrinsèquement lié à la santé spirituelle de l’humanité…

Allégories Arborées

Claude Cuvelier – Numérilivre, 2023, 208 pages, 18 €

Le complot maçonnique et la NASA… ou la Franc-maçonnerie dans les étoiles

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Du site crowdbunker.com

Nous savions déjà que la NASA n’a jamais mis les pieds sur la Lune, tout a été tourné en studio avec la complicité de Stanley Kubrick… et des 400 000 autres personnes qui ont participé directement ou indirectement à cette aventure. Dans cette vidéo nous allons enfin avoir les preuves que les Francs-maçons sont les complices tout désignés. Accrochez votre ceinture…

Les 3 points en Franc-maçonnerie

De notre confrère thesquaremagazine.com

Trois points (ou points) dans une forme triangulaire verticale ∴ sont plus communément connus sous le nom de signe « donc » – alors pourquoi est-il utilisé dans la franc-maçonnerie ?

« Dans  l’argumentation logique  et  la preuve mathématique , le  signe donc ,  ∴ , est généralement utilisé avant une  conséquence logique , telle que la conclusion d’un  syllogisme .

Le symbole est constitué de trois points placés dans un triangle vertical et se lit  ‘donc ‘. Bien qu’il ne soit généralement pas utilisé dans l’écriture formelle, il est utilisé en  mathématiques  et  en sténographie .

Le symbole est également utilisé en météorologie, le signe ‘donc’ est utilisé pour indiquer ‘pluie modérée’ sur un  modèle de station ; le   symbole  typographique similaire astérisme  ( ⁂ , trois  astérisques ) indique une neige modérée.

Source : – Wikipédia

UN DOCUMENT MAÇONNIQUE EN FRANÇAIS UTILISANT UN CERTAIN NOMBRE D’ABRÉVIATIONS. – PAR CHRISTOPHE DIOUX – TRAVAIL PERSONNEL
IMAGE LIÉE : WIKIMEDIA ATTRIBUTION 4.0 INTERNATIONAL (CC BY 4.0)

Cependant, en franc-maçonnerie, le symbole est utilisé pour indiquer une abréviation maçonnique.

Albert G. Mackey, dans son Encyclopédie de la Franc-maçonnerie, explique la signification et l’usage des « trois points » [points] :

Les abréviations de termes techniques ou de titres officiels sont d’un usage très répandu en Maçonnerie.

Ils étaient cependant rarement employés dans les publications maçonniques antérieures.

Par exemple, on n’en trouve aucun dans la première édition des Constitutions d’Anderson.

Au cours d’une période relativement récente, ils ont considérablement augmenté, surtout parmi les écrivains français, et une familiarité avec eux est donc essentiellement nécessaire à l’étudiant maçonnique. Fréquemment, chez les auteurs anglais et toujours chez les auteurs français, une abréviation maçonnique se distingue par trois points  en forme triangulaire suivant la lettre, marque particulière qui fut utilisée pour la première fois, selon Ragon, le 12 août 1774, par le Grand Orient de France, dans une adresse à ses subordonnés.

Aucune explication faisant autorité sur la signification de ces points n’a été donnée, mais on peut supposer qu’ils font référence aux trois lumières autour de l’autel, ou peut-être plus généralement au chiffre trois et au triangle, deux symboles importants dans le système maçonnique.

Avant de donner une liste des principales abréviations, on peut observer que le doublement d’une lettre est destiné à exprimer le pluriel du mot dont la lettre unique est l’abréviation.

Ainsi, en français F∴ signifie « Frère », ou « Frère », et FF∴ « Frères », ou « Frères ».

Et en anglais L∴ et LL∴ pour désigner « Loges ». Cette remarque est faite une fois pour toutes, car je n’ai pas jugé nécessaire d’augmenter la taille de la liste des abréviations en insérant ces pluriels.

Si le lecteur trouve S∴ G∴ I∴ Souverain Grand Inspecteur, il ne saura pas que SS∴ GG∴ II∴ doit désigner « Souverain Grand Inspecteur »… [p.2]

Trois points sous forme triangulaire (∴) sont placés après les lettres dans un document maçonnique pour indiquer que ces lettres sont les initiales d’un titre maçonnique ou d’un mot technique en maçonnerie, comme G∴ M∴ pour Grand Maître, ou G∴ L. ∴ pour la Grande Loge.

Ce n’est pas un symbole, mais simplement une marque abrégée.

La tentative, par conséquent, de le faire remonter aux trois yods hébreux, à un signe kabbalistique du Tétragramme, ou à tout autre symbole ancien, est vaine.

C’est une abréviation, et rien de plus ; bien qu’il soit probable que l’idée ait été suggérée par le caractère sacré du chiffre trois en tant que chiffre maçonnique, et ces trois points pourraient faire référence à la position des trois officiers dans une Loge française.

Ragon dit ( Orthod . Macon., p. 71, ) que la marque fut utilisée pour la première fois par le Grand Orient de France dans une circulaire émise le 12 août 1774, dans laquelle on lit « G∴ O∴ de France ».

L’abréviation est désormais constamment utilisée dans les documents français et, bien que non acceptée par les maçons anglais, a été très généralement adoptée dans d’autres pays.

Aux Etats-Unis, l’usage de cette abréviation s’étend progressivement… [p.815]

Dans les rites français et écossais, les Surveillants sont à l’Ouest, les Seniors au Nord-Ouest et les Juniors au Sud-Ouest ; mais en tout, la position triangulaire des trois officiers les uns par rapport aux autres est conservée ; car un triangle étant formé à l’intérieur du carré de la Loge, le Maître et les Surveillants occuperont chacun l’un des trois points. [p.866]

Il existe également une expression Frére/s Trois-Points qui est un terme péjoratif anti-maçonnique signifiant « Franc-maçon », qui fait encore référence aux « trois points disposés en triangle constituant un symbole lié à la Franc-maçonnerie ». . 

L’usage de ces trois pointes s’est répandu dès le XVIIIe siècle pour la signature de documents confidentiels ».

Le célèbre auteur anti-maçonnique Léo Taxil a utilisé le terme dans le titre de son livre « Révélations complètes sur la franc-maçonnerie – Les Frères Trois-Points » (1885).

PAGE DE TITRE DU LIVRE ANTI-MAÇONNIQUE DE TAXIL (1885)

Lectures complémentaires :

La liste complète des abréviations maçonniques de l’Encyclopédie Mackey de la franc-maçonnerie

Source : Wikipédia

Note de l’éditeur :  les 3 points se retrouvent actuellement souvent sur les réseaux sociaux.   Les utilisateurs de Linked-in utilisent souvent les 3 points .: ou .’. pour signifier qu’ils sont francs-maçons.   L’emoji est également utilisé pour signifier le « brin d’acacia », signe d’un franc-maçon. Les caractères /G\ sont également utilisés pour désigner un franc-maçon]   

ENCYCLOPÉDIE MACKEY DE LA FRANC-MAÇONNERIE

Par : A Mackey

Le Dr Albert G. Mackey, également auteur du Lexique de la franc-maçonnerie, apparaît comme l’auteur de cette « Encyclopédie de la franc-maçonnerie et de ses sciences apparentées », qui, étant une bibliothèque en elle-même, a remplacé la plupart des ouvrages maçonniques tolérés par le artisanat, principalement parce qu’il n’était pas possible d’obtenir de mieux.

Ici, dans un volume géant, se trouve un ouvrage qui répond à l’espoir qui a soutenu l’auteur pendant dix ans de travail littéraire, que, sous une seule couverture, il « fournirait à tout maçon qui pourrait consulter ses pages les moyens d’acquérir une connaissance de toutes les questions liées avec la science, la philosophie et l’histoire de son ordre.

Depuis plus de trente ans, le Dr Mackey a consacré des études et des recherches sérieuses et constantes à l’histoire, aux objets et à l’état de la maçonnerie.

Dans l’œuvre actuelle, couronnement et résultat heureux des travaux de toute une vie, il n’a reçu l’aide de personne.

Il dit : « Chaque article a été écrit par moi-même », et il ajoute, ce qui atténuerait les erreurs s’il en était tombé : « Pendant douze mois aussi, pendant le temps consacré à cet ouvrage, j’ai souffert d’une affection de la vue. , qui interdisait tout usage des yeux à des fins d’étude.

Pendant ce temps, heureusement passé, toutes les autorités étaient consultées par les yeux bienveillants de mes filles : tout écrit était fait de leurs mains.

J’ai réalisé pendant un certain temps le tableau si souvent peint du barde aveugle dictant ses vers sublimes à ses filles », et sa préface se termine par ces mots : « Si je devais consacrer ce travail, ma dédicace devrait être : à l’affection filiale. »

Jusqu’à présent, la littérature moderne de la franc-maçonnerie a été diffuse, lourde, peu fiable et hors de proportions raisonnables.

La criminalité maçonnique au XIXe siècle à travers deux exemples

De notre confrère espagnol nuevatribuna.es – Par EDUARDO MONTAGUT

Dans cet article, nous voulons expliquer ce qu’on entendait par crime dans la franc-maçonnerie du XIXe siècle à travers deux exemples, l’un uruguayen et l’autre espagnol. Pour ce faire, nous nous sommes tournés tout d’abord vers le  Code maçonnique pour les officiers du Círculo del Gran Oriente de l’Uruguay , dans une édition de Montevideo, de l’année 1864. La troisième partie dudit Code est consacrée au droit pénal. Deuxièmement, nous nous tournons vers les  Constitutions de la franc-maçonnerie espagnole  dépendante du Grand Orient Lusitanien, publiées en 1870.

Dans le Code uruguayen, il était dit que, puisque la franc-maçonnerie a établi des droits et des obligations pour tous ses membres, elle doit, pour les préserver et pour la protection des francs-maçons eux-mêmes , utiliser les moyens de répression des actions qui pourraient soit désorganiser, soit dissoudre. l’Ordre. , comment offenser et nuire aux francs-maçons.

La notion de crime maçonnique nous semble intéressante à aborder car elle génère un possible conflit conceptuel. La franc-maçonnerie défend la perfection de ses membres dans le domaine moral, mais pourraient-ils commettre un crime en son sein ? Il est évident que oui, car les francs-maçons étaient et sont des êtres humains, et la franc-maçonnerie serait une institution créée par des hommes. Par conséquent, des actions considérées comme des crimes et des délits pouvaient être commises et, en tant que société aspirant à la perfection, elle devait articuler des mécanismes de justice et de réparation des dommages générés. Nous allons donc tenter de voir ce que serait un crime dans la Franc-Maçonnerie , à travers l’exemple de l’Ordre en Uruguay, et au XIXème siècle.

Commander en Uruguay

Premièrement, il était considéré comme un crime d’élever la voix contre un membre ou d’utiliser des expressions inappropriées après avoir été réprimandé et rappelé à l’ordre.

Deuxièmement, c’était également un crime de troubler la paix et l’ordre ou d’utiliser des expressions offensantes pendant le travail.

Le troisième crime concernait le fait d’influencer, d’utiliser des promesses ou des menaces, ou de demander un soutien de toute autre manière, afin que les postes électifs tombent ou cessent de tomber sur certaines personnes. Dans la franc-maçonnerie, on ne pouvait pas faire de prosélytisme pour réaliser quelque chose ou être élu à un poste ou à une fonction interne, ni, bien sûr, critiquer ou influencer négativement dans les mêmes buts.

Pratiquer toute action considérée comme offensante à la moralité et aux bonnes mœurs , ou utiliser des titres ou des décorations que l’on n’avait pas, seraient les actions qui constitueraient le quatrième type de délits.

La franc-maçonnerie nécessite du dévouement, des efforts et de l’engagement

Le cinquième type d’actes criminels concernait la négligence , l’omission ou l’abandon dans l’exercice d’un poste. La franc-maçonnerie nécessite du dévouement, des efforts et de l’engagement.

Un autre crime important était l’insulte ou la calomnie contre un autre maçon, ou la menace.

Il était également considéré comme un crime de juger ou de procéder de manière abusive ou incompétente, outrepassant les pouvoirs d’une fonction, ainsi que de dissimuler ou de tolérer d’autres crimes.

La franc-maçonnerie considérait comme un crime le fait de s’approprier ou de perdre des bijoux , des métaux, des bijoux ou tout autre objet confié à un franc-maçon en fonction de sa position.

Un crime était de tenter ou de promouvoir directement par des discours ou des textes écrits la désorganisation ou la destruction de la franc-maçonnerie , d’offenser un dignitaire, de s’opposer ou de résister à l’exécution des ordres légaux ou de leur désobéir, ajoutant également l’insulte à la désobéissance.

Cas espagnol

Qu’est-ce qu’un crime maçonnique dans le cas espagnol ? Le premier article du premier chapitre de la partie Droit pénal des deuxièmes Constitutions que nous avons traitées l’a dit très clairement :

« Est un crime maçonnique la commission ou l’omission d’un acte contraire aux obligations imposées par les Statuts Généraux de l’Ordre, les Constitutions, les Règlements particuliers, ou contracté spontanément dans l’acte de prêter serment, ou qui manifeste un manque de zèle. , mépris et indolence envers tout moyen convenu pour réaliser les objectifs élevés de l’Ordre .

Les responsables des crimes et délits seraient les auteurs eux-mêmes, mais aussi les complices ou complices.

Une fois défini de manière générale ce qu’était un crime maçonnique et qui en était responsable, le droit pénal de cette obédience maçonnique en précisait jusqu’à trente et un , c’est-à-dire de manière exhaustive, sûrement pour essayer de couvrir tout ce qui pouvait arriver, et démontrant à quel point la franc-maçonnerie était stricte. à ce moment-là:

 » YO. Présentez-vous au travail à un autre moment que celui désigné.

II. Manquer une séance sans motif justifié.

III. Présentez-vous sans les insignes de votre grade respectif.

IV. Interrompez le silence pendant le travail.

V. Utiliser le mot sans l’avoir obtenu.

SCIE. Manque de subordination et de discipline interne.

VII. Ignorez les avertissements du Vénérable.

VIII. L’insulte ou la calomnie faite à un Frère ; le manque de considération et de respect des opinions exprimées en Loge.

IX. La rupture grave dans toute discussion.

X. Révélez ce qui s’est passé lors d’une séance ordinaire aux Frères qui n’appartiennent pas à votre Atelier.

XI. La révélation du secret maçonnique, entendu comme manifestant au Profane, non seulement le nom d’un autre Frère, mais aussi sa propre qualité maçonnique.

XII. La falsification ou le vol de documents.

XIII. L’abus d’autorité.

XIV. Le parjure.

XV. Invoquer le nom de l’Ordre pour formuler des revendications profanes.

XVI. Formez des réunions en dehors d’elle au sein de n’importe quelle Loge, ou réunissez-vous en commission sans autorisation du Vénérable.

XVII. Poursuivre devant les tribunaux ordinaires, ou accuser pénalement un Frère sans l’avoir exprimé au Vénérable et épuiser tous les moyens possibles de conciliation.

XVIII. Défaut de se présenter à trois séances consécutives sans motif justifié.

XIX. Nous devons à la Loge trois mois en espèces des frais établis.

XX. Arrêtez de vous conformer à la peine qui a été imposée.

XXI. Le non-respect des obligations imposées à l’article 7 du chapitre II de ces Constitutions.

XXII. Signer ou porter des insignes maçonniques en public.

XXIII. Conférer des diplômes ; initier ou s’affilier sans compétence pour le faire.

XXIV. La provocation envers le Frère.

XXV. La révélation de secrets qui pourraient compromettre l’existence de l’Ordre.

XXVI. Facturer des frais indus pour l’initiation ou l’augmentation de salaire.

XXVII. Le détournement de fonds.

XXVIII. Immoralité dans sa vie profane.

XXIX. La commission de tout crime puni par les lois du pays.

XXX. La persécution de l’Ordre occupant une position officielle.

XXXI. « Tout acte contre l’Ordre et qui, par ses conséquences, falsifie les principes fondamentaux de l’Ordre. »

Eh bien, jusqu’à l’article sept, les crimes étaient considérés comme mineurs et seraient réprimés sur place par le Vénérable , c’est-à-dire par le chef de la loge. Mais si l’un d’eux se répétait, cela devenait un crime grave . Ce type de crime conduirait à un « procès maçonnique ».

Nous continuerons à enquêter sur les crimes de la franc-maçonnerie, pour passer ensuite à l’analyse des pénalités et des sanctions et du processus de justice, ou processus maçonnique.

Témoignages et explications d’un ex « frère » décédé de façon inexpliquée

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NDLR : Comme nous avons l’habitude de le faire, voici un article antimaçonnique assorti d’une vidéo d’une heure trente. Notez qu’au début, une coupure son, vous oblige à passer directement de la minute 2 à 8:50. Le reste vaut son pesant d’or en terme de complotisme ou d’absurdités maçonniques ou antisémites. Notez aussi que nous avions déjà braqué nos projecteurs sur ce personnage et quelques autres dans cet article que vous trouverez sur ce lien.

La franc-maçonnerie évoque à chacun d’entre nous diverses références. Stéphane Blet était membre des plus hautes loges, il a témoigné et cela lui a semble-t-il été reproché car perçu par ses ex « frères » comme une trahison ultime.

Stéphane Blet aujourd’hui décédé

Harcelé de toutes parts, il a souvent fait polémique après avoir rejoint les penseurs et artistes auto-proclamés antisionistes. Il explique la différence entre la Torah et la Kabbale (magie et interprétations extraites de la torah) et pourquoi les sionistes, qui se basent sur cette dernière et sont très puissants dans l’organisation maçonnique mondiale notamment au travers du B’né b’rith loge interdite aux non « juifs », représenteraient un lien secret entre l’occident et Israël.

Interdit de scène en France puis dans le monde, Stéphane Blet a été rejeté de la scène médiatique et artistique qui l’avait pourtant récompensé et encensé durant ses années de maçonnerie. Je vous propose une vidéo qui illustre ses propos et diverses informations au sujet de la puissance de la franc-maçonnerie

« Les races n’existent pas MAIS… », où comment confronter histoire et réalité

Le dernier livre de Charles Susanne, personnalité éminente dans le domaine de l’anthropologie et de la génétique humaine, aborde des thématiques essentielles relatives au racisme, à l’humanisme, et à l’éducation.

Susanne souligne l’importance de veiller à ce que les évolutions sociales, scientifiques, technologiques et économiques soient au bénéfice de tous, et non exclusivement au profit de certaines nations ou classes sociales élevées. Il insiste sur l’idée que les progrès doivent être qualifiés d’humanistes uniquement s’ils répondent à cette condition d’équité et d’inclusion​

L’auteur explore également la problématique du racisme, tant dans son contexte historique que dans sa manifestation actuelle. Cette perspective historique et contemporaine offre une compréhension plus profonde des dynamiques du racisme et de ses implications dans la société moderne​

​​En outre, Susanne discute de l’utopie de l’humanisme, soulignant combien la paix perpétuelle et la concorde entre tous les humains sont difficiles à atteindre. Il met en lumière le rôle crucial de l’éducation dans la promotion de rassemblements plus fraternels et de la fraternité humaine, en particulier dans le contexte actuel marqué par des tendances communautaristes culturelles, ethniques et religieuses​.

Le sous-titre « Le racisme d’hier et d’aujourd’hui » indique clairement que l’auteur aborde non seulement la question de la race et de son inexistence biologique, mais aussi la persistance et l’évolution du racisme à travers le temps. Il examine comment les notions obsolètes de race ont influencé et continuent d’influencer les attitudes, les politiques et les pratiques sociales. En reconnaissant que les races en tant que catégories biologiques distinctes n’existent pas, Susanne met en lumière le caractère construit et social du racisme. Il analyse comment ce racisme, bien qu’ayant évolué, reste un problème significatif dans la société contemporaine, affectant les vies et les droits de nombreux individus à travers le monde.

Rappelons qu’en anthropologie et dans les études sociales, le concept de race a historiquement été utilisé pour catégoriser les humains en groupes basés sur des caractéristiques physiques comme la couleur de la peau, la forme du visage, etc. Cependant, ce concept est aujourd’hui largement réfuté par la communauté scientifique.

Et Charles Susanne de bien définir le concept de race – faisant référence à des groupes de groupes de classés principalement sur la base de caractéristiques physiques, comme la couleur de la peau, la forme du visage et d’autres traits corporels et le terme d’ethnie – définie davantage par des facteurs culturels et sociaux que par des traits biologique –, renvoyant à un groupe de personnes qui s’identifient ou sont identifiées par d’autres sur la base de caractéristiques culturelles partagées, pouvant inclure la langue, l’origine géographique, la religion, les traditions, les pratiques culturelles, l’histoire et parfois des éléments d’ascendance commune.

Charles Susanne.

Charles Susanne offre une exploration profonde et éclairée sur un sujet souvent mal compris : la notion de race dans le contexte humain. Les races n’existent pas MAIS… est un ouvrage essentiel pour quiconque souhaite comprendre en profondeur les dynamiques de la diversité humaine, loin des clichés et des simplifications. C’est un livre qui éclaire, qui challenge et qui invite à une réflexion plus nuancée et informée sur ce que signifie vraiment être humain dans toute notre diversité. Une lecture incontournable pour ceux qui cherchent à enrichir leur compréhension du monde et de ses habitants.

Les races n’existent pas MAIS… Le racisme d’hier et d’aujourd’hui

Charles SusanneNumérilivre, 2023, 258 pages, 24 €

Le Dessin de… Jissey « Diabolisation »

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Un article du 27 décembre parle de la diabolisation des Francs-maçons en Espagne. Qu’en sera t-il au paradis ?

Tout m’est égal

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

Un peu avant Noël, j’ai croisé un ami et « néanmoins » frère (en maçonnerie, on est d’abord frère, avant de devenir éventuellement ami). Il me fait l’honneur de lire régulièrement mes éditos, ce qui l’a conduit à me taquiner sur mes belles impatiences en faveur de la liberté[1], qu’il aurait bien voulu voir doubler d’une aussi ardente révérence au principe d’égalité. Je lui ai dit que la liberté l’emportait d’elle-même. Permettez-moi de m’en expliquer.

C’est, au demeurant, bien simple : comment défendre la liberté dans sa plus large extension pacifique, sans réputer qu’elle s’asseye sur la capacité de tous à l’exercer, c’est-à-dire sur leur égalité. Certes, il ne s’agit là que d’une égalité de droit. Et, si ce droit souffre peu de conditions, il en est une qu’il pose en préalable : que chacun soit en mesure d’accéder sans entrave au sentiment, à l’expression et à la pratique de cette liberté. Je concède volontiers que, quand toutes sortes d’inégalités se creusent dans l’espace social, quand tant de handicaps sont placés sous la selle des plus humbles, les champions sortent de plus en plus du même moule, c’est-à-dire qu’on les retrouve principalement dans des classes aisées qui se reproduisent jalousement.

En fait, en matière d’ascension sociale, on agit exactement à l’inverse de ce que l’on fait pour les courses de chevaux où les petites plaques de plomb glissées dans les poches latérales du siège du cavalier visent à égaliser les chances des concurrents, tout cela pour rendre plus passionnantes les rivalités. On est, d’ailleurs, dans un tout autre contexte et ce n’est pas davantage ce qu’il faudrait faire, quoique cette tentation lancinante inspire bien des mesures prétendument correctrices dont la moindre semble être la discrimination positive[2] qui intervient, au reste, assez tard dans certaines filières de formation. On a, en fait, mauvaise conscience, quoique l’on porte aux nues une obsession de hiérarchie des savoirs et de classement des performances qui abîme toute entreprise réaliste de la progression de tous, tant il s’agirait, en définitive, pour le système, dans sa sublime conception fantasmatique, de culminer graduellement, d’un ressort à l’autre, vers le prix Nobel ou vers cette version locale, mondaine et abâtardie que l’on nomme l’Académie française.

D’une manière générale, convenons-en, dans le cursus scolaire qui semble pour le moins, désormais, avoir perdu de sa superbe, on met très tôt en place des modes de sélection qui favorisent les élèves en détenant originairement les codes, sans se soucier suffisamment, dans un tel modèle de réussite académique, d’accroître le potentiel des plus faibles… ce qui retentit mécaniquement sur des parcours professionnels valorisant hautement les marques initiales d’excellence. De ce côté-là, depuis les années 80, c’est un échec de nos politiques[3]. Il appartient donc au citoyen que je suis, comme à tout autre, de veiller, dans ses choix collectifs, à des garanties de rétablissement ou de réduction, selon l’expansion que l’on voudra donner au mot choisi.

Pour autant, placer l’égalité au sommet de toutes choses a toujours conduit à la dictature et dans un premier temps à celle des médiocres, c’est-à-dire à celle de ceux qui, à force de ne pas vouloir voir dépasser les têtes (sauf les leurs, il va de soi), ont tôt fait d’avoir la faiblesse de les couper. L’égalité est trop souvent l’excuse de la tyrannie, même si elle prend soin d’épargner les nomenklaturas. Elle est le prétexte aux condamnations sommaires, aux atteintes flagrantes à la liberté. Je ne vais pas ici céder à la facilité d’en citer mille exemples. Chacun, de bonne foi, en aura pléthore à l’esprit.

Donc, prenons garde que la liberté, en faisant les frais d’une égalité qui s’époumone, ne[4] se noie dans une bien-pensance aussi bien réactionnaire que révolutionnaire. « En même temps », comme j’ai cru pouvoir le montrer, cette crainte ne doit pas être répulsive au point de faire l’impasse sur une saine exigence d’égalité, qui, non seulement gît au cœur de notre devise républicaine (comme au sein du Rite Écossais, Ancien et Accepté), mais gouverne l’équilibre et l’avenir de nos sociétés. Cette égalité est, d’ailleurs, le fruit naturel du troisième terme de notre triade sacrée : la fraternité. C’est cette fraternité qui en est l’agent heureux et résolu car elle en est à la fois l’aliment et la dimension.

C’est pourquoi, je persiste à le proclamer, la liberté est toujours le thermomètre de la santé du corps social. Que vous la preniez par n’importe quel bout, la liberté reste la signature éclatante du respect de l’Homme. Sans réduction des inégalités, sans diversité des propositions d’accomplissement, les sociétés ne peuvent être qu’en crise. On le voit : elles couvent comme des volcans. Il faut donc veiller à offrir, à la liberté, de multiples champs d’épanouissement, pour qu’elle ne soit pas plus une manifestation distinctive réservée à quelques-uns  qu’un symptôme vacillant chez tous les autres. C’est alors que chacun, rendu à sa liberté, pourra s’écrier, non avec mépris, mais avec fierté : « Tout m’est égal ! »


[1] V. mon édito du 15 décembre 2023 : « Un front uni vers elle : la liberté ».

[2] La « discrimination positive » consiste à traiter de manière préférentielle certaines catégories de population pour améliorer l’égalité des chances.

[3] Et même Les Échos s’en font l’écho.

[4]  Petit clin d’œil à mon Très Cher Frère Gilles, adepte de la nuance, dont la réputation de finesse n’est plus à faire et qui a découvert avec délice la thèse d’une jeune chercheuse en linguistique, Chloé Tahar : La négation explétive : des impératifs aux connecteurs : approche diachronique et formelle. Soyons plus explicite encore, le Gilles en cause n’est autre que Gilles Saulière, érudit et surprenant mélomane, connu pour être l’infatigable animateur de la « sympathique » radio web, RadioDelta, dont ce Journal fait fraternellement la promotion.

17/01/24 : Café Laïque présente « Missak Manouchian au Panthéon »

Le Café Laïque nous invite, dans sa récente newsletter et à quelques semaines du transfert au Panthéon des cendres de Missak Manouchian, poète, ouvrier, résistant, symbole de la résistance des étrangers, de venir échanger avec Jean-Pierre Sakoun, initiateur et porteur de la démarche de panthéonisation et président du Comité « Missak Manouchian au Panthéon ».

Missak Manouchian, en 1930.

Pour tout comprendre de la vie du héros, de la portée symbolique républicaine et universaliste de son entrée dans la temple de la République le 21 février 2024 et du processus-même de la panthéonisation.

L’Affiche rouge. affiche de propagande allemande placardée massivement en France sous l’Occupation, dans le contexte de la condamnation à mort de 23 membres des FTP-MOI.

[NDLR : Missak Manouchian était un poète, homme politique, traducteur, résistant, journaliste, syndicaliste, et tourneur d’origine arménienne. Né le 1er septembre 1906 dans l’Empire ottoman, il est devenu une figure importante de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. Survivant du génocide arménien, Manouchian s’est réfugié en France en 1925. Il s’est engagé dans le mouvement antifasciste animé par le Parti communiste français après la crise du 6 février 1934. En tant que militant, il a travaillé pour plusieurs publications et organisations, dont le journal Zangou et l’Union populaire franco-arménienne.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après l’attaque allemande contre l’URSS, Manouchian a été arrêté mais rapidement libéré. En février 1943, il a rejoint les Francs-Tireurs et Partisans – Main-d’Œuvre Immigrée (FTP-MOI) de la région parisienne, où il a finalement été nommé commissaire militaire en août 1943. Sous son commandement, son groupe a mené près de trente attaques réussies contre les intérêts allemands d’août à novembre 1943. Malheureusement, il a été arrêté par la police collaborationniste française et fusillé par les Nazis au Mont-Valérien le 21 février 1944.

Tombe de Missak et Mélinée Manouchian.
Cénotaphe des FTP-MOI inauguré le 20 mai 1989 près du Mur des Fédérés, au Père Lachaise, par Georges Marchais, secrétaire du PCF, et Mélinée Manouchian entourée de la direction du parti.

Missak Manouchian est aujourd’hui reconnu comme un héros de la Résistance française, et son histoire est une part importante de la relation bilatérale entre l’Arménie et la France. Son héritage continue d’être célébré et honoré en France et en Arménie​. Sa panthéonisation célèbre sa contribution à la Résistance française et son statut de poète et de combattant pour la liberté.]

Infos pratiques : Le Chevalier de la Barre et Unité Laïque ont le plaisir de vous convier à notre prochain Café Laïque qui aura lieu le 17 janvier 2024 à 18h30

Au RÉGENT 70 rue Lafayette, 75009 PARIS/Métro CADET – PAF : 10 € – Consommation incluse/Inscription : contact@unitelaique.org