Accueil Blog Page 425

Cahier Bleu n° 42 : Grandeur d’établissement – Grandeur naturelle

Du site blog-glif.fr

« Mes Frères, nous sommes honorés par la présence du Grand Maître.
Je vous invite à le saluer […] en vous réglant sur moi. »

Voilà un moment cérémoniel que tous les Maçons connaissent pour entendre cette injonction du Directeur/Maître des Cérémonies, chaque fois que le Grand Maître de l’obédience, quelle qu’elle soit (ou son Représentant), est en visite dans une loge.

Et à cet appel, tous les FF obtempèrent comme un seul homme, quoi qu’ils puissent penser individuellement de la qualité personnelle du Grand Maître ou de son Représentant. Et d’ailleurs, celui-ci n’en est pas dupe, puisque la réponse quasi mécanique de sa part est : « Mes Frères je vous remercie de vos salutations, qui s‘adressent à la fonction que je représente et non pas à ma personne. »

Cette humilité « officielle » ouvre la réflexion sur le sens que nous accordons aux personnes que nous élisons pour animer la structure maçonnique, de l’échelon loge à celui de la Grande Maîtrise.

Il est clair, nul ne l’ignore, que dans certaines obédiences, la « grandeur » des représentants est parfois entachée par des agissements, des querelles ou simplement des comportements qui nuisent à l’idée que les Maçons se font de ceux qu’ils ont choisis pour les représenter en interne comme en externe. Mais il y en a d’autres, à l’inverse, Vénérables-Maîtres, Officiers, Représentants du Grand-Maître ou Grand-Maîtres, qui donnent à leur charge lustre et considération. D’ailleurs, du point de vue au moins extérieur, la Grande Loge Unie d’Angleterre n’a-t-elle par à son sommet un membre de la famille royale ?

La question qui se pose est de savoir si l’homme Maçon est capable de faire la différence entre l’estime qu’il peut porter à un titulaire d’une charge élective et le respect qu’il doit à la charge. Et de peser les conséquences toujours fâcheuses qu’il y aurait à faire la confusion entre l’institution, à tous niveaux, et les personnes qui l’incarnent.

Ce sujet fait penser à des écrits de Blaise Pascal, intitulée « Grandeur d’établissement – respect d’établissement ».[1] Pascal cherche précisément à résoudre ce dilemme en distinguant institutions et personnalités chargées de les incarner et de les animer.

Écoutons Blaise Pascal pour nous guider dans notre propre réflexion.

« Il y a dans le monde deux sortes de grandeurs ; car il y a des grandeurs d’établissement et des grandeurs naturelles. Les grandeurs d’établissement dépendent de la volonté́ des hommes, qui ont cru avec raison devoir honorer certains états et y attacher certains respects.

Les grandeurs naturelles sont celles qui sont indépendantes de la fantaisie des hommes, parce qu’elles consistent dans des qualités réelles et effectives de l’âme ou du corps, qui rendent l’une ou l’autre plus estimable, comme les sciences, la lumière de l’esprit, la vertu, la santé, la force.

Nous devons quelque chose à l’une et à l’autre de ces grandeurs ; mais comme elles sont d’une nature différente, nous leur devons aussi différents respects.

Aux grandeurs d’établissement, nous leur devons des respects d’établissement, c’est-à-dire certaines cérémonies extérieures qui doivent être néanmoins accompagnées, selon la raison, d’une reconnaissance intérieure de la justice de cet ordre, mais qui ne nous font pas concevoir quelque qualité́ réelle en ceux que nous honorons de cette sorte.

Mais pour les respects naturels qui consistent dans l’estime, nous ne les devons qu’aux grandeurs naturelles ; et nous devons au contraire le mépris et l’aversion aux qualités contraires à ces grandeurs naturelles.

Voilà en quoi consiste la justice de ces devoirs. Et l’injustice consiste à attacher les respects naturels aux grandeurs d’établissement, ou à exiger les respects d’établissement pour les grandeurs naturelles[2].

[…]

J’ai une vénération toute particulière pour ceux qui se sont élevés au suprême degré ou de puissance ou de connaissances. Les derniers peuvent, si je ne me trompe, aussi bien que les premiers, passer pour des souverains[3]. »

Ces réflexions de Pascal soulignent que c’est un devoir de considérer nos « établissements » comme « justes », de la loge à la structure faîtière qui lui donne légitimité d’« établissement » sous son nom. Cette pensée appelle clairement l’attention sur la nécessité de respecter la « grandeur », c’est-à-dire la hiérarchie, « d’établissement » de ceux qui sont chargés de faire fonctionner les institutions maçonniques et de transmettre la tradition maçonnique, quelle que soit l’estime grande ou petite que l’on pourrait avoir pour certains d’entre eux. Et cela, de sorte que, par exemple dans une loge, quel que soit le rang social, intellectuel, moral, reconnu d’un Frère, le respect dû au Vénérable-Maître, même de petite condition, passera toujours avant celui dû par estime naturelle, afin que l’institution reste stable et solide. Il en va de même pour la Grande Maîtrise, quels que puissent être les éventuels reproches que l’on puisse légitimement élever et les possibles frustrations personnelles que l’on puisse, à juste titre, ressentir.

Respecter les « grands établis », c’est préserver l’ordre et la paix de nos « établissements » Et cela, parce qu’il est injuste de la troubler, ce qui donnerait au monde et en interne une image pathétique, dévalorisante, fausse, de la Franc-maçonnerie et de sa raison d’être qui est de constituer une chaîne universelle, solide, de fraternité, au travers de ses institutions.

Blaise Pascal (1623-1662)

ITER, 11/2023.

***

Annexe.

Passages in extenso.

« Il y a dans le monde deux sortes de grandeurs ; car il y a des grandeurs d’établissement et des grandeurs naturelles. Les grandeurs d’établissement dépendent de la volonté́ des hommes, qui ont cru avec raison devoir honorer certains états et y attacher certains respects. Les dignités et la noblesse sont de ce genre. En un pays on honore les nobles, en l’autre les roturiers ; en celui-ci les aînés, en cet autre les cadets. Pourquoi cela ? Parce qu’il a plu aux hommes. La chose était indifférente avant l’établissement : après l’établissement elle devient juste, parce qu’il est injuste de la troubler.

Les grandeurs naturelles sont celles qui sont indépendantes de la fantaisie des hommes, parce qu’elles consistent dans des qualités réelles et effectives de l’âme ou du corps, qui rendent l’une ou l’autre plus estimable, comme les sciences, la lumière de l’esprit, la vertu, la santé, la force.

Nous devons quelque chose à l’une et à l’autre de ces grandeurs ; mais comme elles sont d’une nature différente, nous leur devons aussi différents respects. Aux grandeurs d’établissement, nous leur devons des respects d’établissement, c’est-à-dire certaines cérémonies extérieures qui doivent être néanmoins accompagnées, selon la raison, d’une reconnaissance intérieure de la justice de cet ordre, mais qui ne nous font pas concevoir quelque qualité́ réelle en ceux que nous honorons de cette sorte. Il faut parler aux rois à genoux ; il faut se tenir debout dans la chambre des princes. C’est une sottise et une bassesse d’esprit que de leur refuser ces devoirs.

Mais pour les respects naturels qui consistent dans l’estime, nous ne les devons qu’aux grandeurs naturelles ; et nous devons au contraire le mépris et l’aversion aux qualités contraires à ces grandeurs naturelles. Il n’est pas nécessaire, parce que vous êtes duc, que je vous estime ; mais il est nécessaire que je vous salue. Si vous êtes duc et honnête homme, je rendrai ce que je dois à l’une et à l’autre de ces qualités. Je ne vous refuserai point les cérémonies que mérite votre qualité́ de duc, ni l’estime que mérite celle d’honnête homme. Mais si vous étiez duc sans être honnête homme, je vous ferais encore justice ; car en vous rendant les devoirs extérieurs que l’ordre des hommes a attachés à votre naissance, je ne manquerais pas d’avoir pour vous le mépris intérieur que mériterait la bassesse de votre esprit.

Voilà en quoi consiste la justice de ces devoirs. Et l’injustice consiste à attacher les respects naturels aux grandeurs d’établissement, ou à exiger les respects d’établissement pour les grandeurs naturelles[4].

[…]

J’ai une vénération toute particulière pour ceux qui se sont élevés au suprême degré ou de puissance ou de connaissances. Les derniers peuvent, si je ne me trompe, aussi bien que les premiers, passer pour des souverains[5]. »

[1] Br. 310 / L. 797. Br : édition Brunschwicg, L. : édition Lafuma. Réflexion de Pascal rédigée par son ami Pierre Nicole en 1670 dans un Traité de l’Éducation d’un Prince. Dans les Pensées, les fragments qui annoncent les Discours auraient été transcrits fidèlement par Pierre Nicole. Pascal s’adresse au jeune duc de Chevreuse, le fils du duc de Luynes, proche de Port-Royal. [2] In Second discours sur la condition des grands. [3] In Lettre à Christine de Suède. [4] In Second discours sur la condition des grands. [5] In Lettre à Christine de Suède.

Abrégé initiatique et maçonnique

Généralement un abrégé, en matière de livre, est un texte qui a été condensé pour n’en conserver que les points essentiels. Il s’agit d’une version raccourcie d’un ouvrage plus long, où seules les idées principales et les éléments clés sont maintenus, souvent dans le but de fournir un accès rapide à l’information mais surtout de faciliter la compréhension d’un sujet qui, au premier abord, peut sembler compliqué…

En vérité, ici et maintenant, rien de cela. François Brin, dépositaire de plusieurs enseignements ésotériques, ancien professeur à la Faculté des Sciences Humaines a écrit plusieurs ouvrages dont De la tradition à la transmission, Les Lumières de Compostelle, La Levée de la Lumière, Brèves et secrets, Le Père et le Fils (Éd. SDE, 2004), mais est aussi un contributeur bien connu de la fameuse revue Matières à penser (MAP), dont nous avons déjà à plusieurs reprises rendu compte, souhaite partager ses premiers pas dans le monde de l’initiation. Et donner, surtout à celles et ceux qui n’ont pas encore franchi la porte, quelques éléments clés.

Un abrégé initiatique et maçonnique est donc un texte qui résume ou condense les enseignements et les connaissances liées aux rites et aux symboles de la franc-maçonnerie. Il est destiné à instruire les membres de l’ordre ou donner quelques pistes incitatives aux non maçons,  sur les aspects essentiels de la pratique maçonnique, sans toutefois divulguer les éléments les plus profonds ou secrets, qui sont réservés à l’expérience personnelle de l’initiation et de la progression au sein de la fraternité. Il inclut donc des explications de symboles, des descriptions et des synthèse de maçonniques, des études sur l’apôtre Jean, Saint Roch, Marie, Jean-Baptiste Willermoz ou encore sur le sens secret de certains mots :  Lumière, feu, esprit, alchimie, oie…

Prenons pour exemple le mot « Tonnerre », François Brin l’associe aux mots « Travail, Théoclétès, Tau, Templiers,  Témoins, Tarot, Torah, Trois ».

Une déclinaison pouvant évoquer des associations conceptuelles possibles, comme l’idée d’un travail puissant ou d’une force naturelle implacable, comme un travailleur infatigable ou encore pour le Tau, 19e lettre de l’alphabet grec, pouvant être associé, dans certains contextes, à des symboles de résistance ou de salut, pouvant être mis en parallèle avec la puissance du tonnerre. Quant aux Templiers, ordre militaire chrétien médiéval, le tonnerre pourrait métaphoriquement évoquer leur impact ou leur puissance…

Un ouvrage qui balisera le chemin et apportera un certain éclairage.

Abrégé initiatique et maçonnique

François Brin Éditions du Cosmogone, 2023, 136 pages, 15,80 €

À commander aux Cosmogone.

La première de couverture offre un détail de cette très belle peinture. Une œuvre que nous préférons nommer « Le Temple Antique » – plutôt que « Le Vieux Temple » comme parfois noté. C’est une réalisation de l’artiste français Hubert Robert (1733-1808). Bien que la date précise de création de cette œuvre ne soit pas documentée, elle fait partie d’une série ou d’un portfolio intitulé « Le Soirées de Rome ».

Élisabeth-Louise Vigée-Le Brun, Hubert Robert (1788).

L’œuvre est une eau-forte, un type de gravure, et elle est classée dans les impressions. Les dimensions de la plaque sont de 13,8 x 9,6 cm, et la feuille mesure 15,2 x 10,6 cm. Cette pièce fait partie de la collection du Metropolitan Museum of Art de New York et a été exposée lors de l’exposition « Artists and Amateurs: Etching in Eighteenth-Century France » du 1er octobre 2013 au 5 janvier 2014. Elle a également été exposée au Musée du Louvre lors de l’exposition « Hubert Robert 1733-1808 », du 7 mars au 30 mai 2016​​.

Le Dessin de… Jissey « Le corps & l’esprit »

0

« Quand ChatGPT en sera à la version 9 ou 10 les planches ne serviront plus à rien » ! déclare Franck Fouqueray au journaliste du Podcast SOUS LE BANDEAU, le maçonnique canadien Franco Huard.

Au XX ème siècle les objectifs de l’élite dominante était de bien penser. De nos jours un collégien de 15 ans détient dans son smartphone un savoir plus grand que celui d’un dirigeant politique des années 90. Alors à à quoi bon venir écouter en Loge des planches copier-coller de wikipedia ? La nouvelle maçonnerie devra donc se préoccuper plutôt de redécouvrir les lois universelles symboliquement appliquées au corps dans notre vie de tous les jours. On comprend pourquoi l’humoriste JISSEY ironise sur les achats de livres qui ne servent plus à rien, sinon à culpabiliser ceux qui se veulent grenouilles plus grosses que le bœuf …

Lyon endeuillé : Passage à l’Orient Éternel de Gérard Collomb

Ancien maire de Lyon et président du Grand Lyon devenu Métropole, ex-ministre d’État, ministre l’Intérieur, Gérard Collomb, passé du socialisme à la macronie, a toujours été un grand serviteur de l’État… et de sa ville qu’il chérissait tant. Il en a été un grand bâtisseur.

Actuellement, il était conseiller de la métropole de Lyon. Le Progrès de ce dimanche titrait « Le Lyon est mort ». Âgé de 76 ans, c’est le samedi 25 novembre que notre frère Gérard Colomb est passé à l’Orient Éternel, des suites d’un cancer de l’estomac.

« Gémissons, Gémissons mais Espérons. Espérons, Espérons en confiance, Espérons en confiance et en sérénité ! »

Gérard Collomb : l’homme, le maçon

Après des études supérieures à la faculté des lettres de Lyon, il est professeur agrégé de lettres en 1970. Passionné de philosophies grecque et latine, une de ses principales références philosophiques est Saint-Simon.

Membre du Parti socialiste, il a été député de 1981 à 1988, entre 1999 et 2017, maire de Lyon de 2001 à 2017 et de nouveau en 2018 à 2020, ainsi que président de la Métropole de Lyon de 2015 à 2017​. Il est l’un des édiles auquel les Lyonnais resteront le plus attaché.

Engagé dans le socialisme démocratique, Gérard Collomb a exercé aussi une certaine influence dans le cadre de la montée politique d’Emmanuel Macron, en particulier en tant que figure de proue du soutien précoce à sa candidature présidentielle.

Un extrait de l’article d’Airy Routier « Quel est vraiment le poids des francs-maçons sous l’ère Macron ? » publié dans Challenges du 23 février 2019 : « Emmanuel Macron n’entend pas céder aux frères trois points, alors que ceux-ci ont beaucoup contribué à son arrivée au pouvoir, avec notamment le soutien de François Patriat, Gérard Collomb… »

Gérard Collomb reçoit la lumière en 1989 au sein du Grand Orient de France. De nombreux rapports médiatiques et des discussions publiques ont fait état de son appartenance dont il ne se cachait pas.

Gérard Collomb maçonnait dans une loge parisienne. Cependant une loge à l’orient de Lyon a demandé son exclusion de la principale obédience française, suite à une controverse liée aux subventions accordées par la Ville de Lyon à des organisations religieuses pendant qu’il en était le maire. Ces actions ont été interprétées comme une violation des principes de laïcité chers au Grand Orient. Des informations plus précises sur son parcours maçonnique ne sont pas publiquement accessibles.

Il avait aussi cette forme d’humour qui consiste à se moquer de soi-même, et disait bien volontiers « Je pratique l’autodérision. La dérision n’a d’intérêt que si on se l’applique à soi-même. Sinon, c’est de la cruauté ».

Nous lui devons aussi, dans une interview donnée à L’Express, cette expression : « À Lyon, quand la franc-maçonnerie et l’Église marchent ensemble, la ville avance. » Gérard Collomb refusait tous comportements laïcards. Il était, tout simplement, un humaniste.

Récemment, 450.fm rendant compte de l’ouvrage de Frédéric Ploquin Les réseaux secrets de la police-Loges, influence & corruption (Nouveau Monde Éditions, 2023) vous annonçait : « … et notamment ce que nous pouvons considérer comme un scoop, dès la page 10, car Frédéric Ploquin nous apprend que le Président de la République Emmanuel Macron aurait été initié à Lyon par Gérard Collomb, ancien ministre d’État, ministre de l’Intérieur au sein des gouvernements Philippe I et II, alors franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)… »

Située au cœur du Vieux-Lyon, la Cathédrale Saint-Jean, appelée aussi Primatiale St Jean (siège du primat des Gaules) verra, mercredi 29 novembre, les funérailles de Gérard Collomb.

L’une des particularités de l’édifice est de posséder une horloge astronomique réalisée à la du fin 16ème siècle. À la grande loge d’en Haut, notre frère Gérard ne subira plus le temps terrestre, marqué par les heures et les jours qui laissera sa place à une compréhension plus spirituelle du temps, qui est éternel et infini. L’Orient Éternel représente un retour à la source ultime de la lumière et de la connaissance, thèmes centraux de notre symbolique maçonnique.

Marié à Caroline Collomb, il était le père de cinq enfants. Notre frère Gérard Collomb est parti sereinement, entouré des siens. Nos fraternelles pensées vont à sa famille.

Chance, abondance, amour… quelle couleur de bougie choisir pour vos rituels d’ésotérisme ?

De notre confrère voici.fr – Par Églantine Werner

Si vous voulez allumer une bougie lors d’un rituel de magie ou de néo-sorcière, mieux vaut connaitre sa signification. Découvrez ici le sens des couleurs des bougies !

Lors d’un rituel, des bougies peuvent être allumées pour profiter de l’énergie qui se dégage de leur flamme. Que ce soit lors d’un sabbat ou lors d’une Pleine Lune, choisissez de préférence une bougie naturelle à la cire d’abeille. Préférez également une bougie teintée dans la masse pour son taux vibratoire puissant. Pour finir, choisissez la couleur de votre bougie. Voici la signification de chaque bougie, couleur par couleur !

Bougie rouge : pour le renouveau

Bien que la couleur rouge soit associée à l’amour passionnel, en magie, la bougie rouge peut favoriser le renouveau. Elle offre force et détermination.

Bougie violette : pour la sagesse

Les bougies de couleur mauve sont appréciées lors de la méditation mais aussi pour se reconnecter aux guides spirituels. Elle aide à ouvrir le troisième œil.

Bougie bleue : pour la guérison

Le bleu est une couleur idéale pour les rituels de guérison. Cette bougie peut aussi être utilisée lors d’un rituel de réconciliation, pour lutter contre la tristesse ou lors de la méditation.

Bougie verte : pour la chance

La bougie verte est associée à la vie et à la nature mais aussi à l’abondance et à la chance. Elle favorise les rentrées d’argent, les rencontres amoureuses et professionnelles.

Bougie jaune : pour la confiance

La couleur jaune est solaire et pleine de vie. Elle apporte une grande assurance et permet de surmonter les blocages mentaux.

Bougie orange : pour la réussite

La bougie orange offre de la joie, de la confiance et de la reconnaissance. Elle peut aussi être utilisée pour favoriser la chance aux jeux.

Bougie blanche : pour la protection

La bougie blanche a une signification particulière. Cette couleur étant associée à la pureté et l’innocence, elle vous aidera à purifier votre maison et à connaitre la vérité.

Bougie noire : contre les énergies néfastes

La bougie noire vous aidera lors de vos rituels de protection. Elle repousse les énergies néfastes et conjure la magie noire. Elle éloigne les pensées négatives et les malédictions.

Bougie bleue : pour la guérison

Le bleu est une couleur idéale pour les rituels de guérison. Cette bougie peut aussi être utilisée lors d’un rituel de réconciliation, pour lutter contre la tristesse ou lors de la méditation.

Bougie verte : pour la chance

La bougie verte est associée à la vie et à la nature mais aussi à l’abondance et à la chance. Elle favorise les rentrées d’argent, les rencontres amoureuses et professionnelles.

Bougie jaune : pour la confiance

La couleur jaune est solaire et pleine de vie. Elle apporte une grande assurance et permet de surmonter les blocages mentaux.

02/12/23 : Plongez dans les arcanes de l’« Ésotérisme, littérature et politique » avec POLITICA HERMETICA

Ce samedi 2 décembre, c’est bien là qu’il faudra se montrer si l’on veut se cultiver ! Et nulle part ailleurs ! Qu’est-ce qu’une approche scientifique de l’ésotérisme ?

Vous le saurez en plongeant dans les arcanes de l’histoire et de la pensée avec le XXXIXe colloque international de POLITICA HERMETICA, une journée captivante où s’entremêlent ésotérisme, littérature et politique. Rejoignez la dynamique et sympathique équipe de cette belle association le samedi 2 décembre 2023 à l’Institut national d’histoire de l’art pour une exploration intellectuelle à travers le prisme du secret et du sacré. Des experts reconnus dévoileront comment les courants occultes influencent la scène culturelle et politique, offrant des perspectives inédites sur des figures et des idées qui transcendent le temps. Ne manquez pas ce rendez-vous exceptionnel au cœur de Paris !

XXXIXe colloque international POLITICA HERMETICA avec, pour thématique « Ésotérisme, littérature et politique »

Le programme :

9 heures

⦁ Anne-Marie Baron, « Balzac et l’école du désenchantement ».

⦁ Sylvain Ledda, « Occultisme et Romantisme: reconfigurations culturelles et politiques ».

⦁ Sophie Mentzel, « Figures occultes, espaces du secret : politique de l’ombre sur la scène romantique ».

14 heures

⦁ Nicole Edelman, « Conan Doyle, un homme politique ? »

⦁ Damien Karbovnik, « La littérature New Age ou comment transcender les nationalismes ? »

⦁ Radu Dragan, « Mircea Eliade et la “terreur” de l’histoire ».

⦁ Piero Latino, « L’ultima notte : Furio Jesi et la mystique du sang. Quand vampirisme et nazisme se rencontrent ».

Michèle Baron décrira peut-être comment Honoré de Balzac dépeint le désenchantement – social, intellectuel ? –  à travers ses personnages et ses récits. Balzac, un maître du roman réaliste, est connu pour sa représentation détaillée de la société française après la Révolution de 1789 et sous la Monarchie de Juillet, une époque de grands bouleversements sociaux, politiques et économiques. Quant à Sylvain Ledda, il éclairera sûrement au sujet de l’association entre l’occultisme et le romantisme dans le contexte des « reconfigurations culturelles et politiques » qui pourrait être interprétée comme l’influence des idées et pratiques occultes sur le mouvement romantique et leur impact sur la culture et la politique de l’époque. Tant il est vrai que durant la période romantique, l’intérêt pour l’occultisme, le mysticisme, et l’exploration de l’inconnu était répandu, reflétant une réaction contre le rationalisme des Lumières et une quête pour un lien plus profond avec la nature, l’émotion et l’individu….

Venez et vous saurez ! Une occasion aussi de compléter votre collection.

Politica Hermetica, comment interpréter son symbole…

Les trois visages sont disposés de manière à créer une image qui peut évoquer la trinité ou une forme de triade. Cela peut symboliser une variété de concepts liés à la numérologie, à l’interconnexion, à la communauté, au dialogue interne ou à la complexité de l’identité. La disposition en vase peut aussi évoquer le concept du récipient, du contenant ou de l’union, ce qui est courant dans l’art et le symbolisme ésotérique pour représenter la fusion des idées ou des forces. Politica Hermetica, le site.

Infos pratiques : Samedi 2 décembre 2023, à partir de 9 heures

Institut national d’histoire de l’art – 2, rue Vivienne et 6, rue des Petits-Champs 75002 Paris

Salle Walter Benjamin

« La Plume et la Pensée » n° 6, en consultation libre !

La Plume et la Pensée, supplément de la revue La Raison* de la Fédération Nationale de la Libre Pensée (FNLP), qui a pour devise « Ni dieu ni maître, à bas la calotte et Vive la Sociale ! » est soumis à votre sagacité et cela de façon entièrement gratuite. Que leurs auteurs soient, ici et maintenant, remerciés.

Que nous inspire cette devise parfois entendue à la fin d’un tenue

La devise « Ni Dieu ni maître » est une expression anarchiste datant de la fin du XIXe siècle. Elle symbolise le rejet de toute autorité, qu’elle soit politique ou divine, et affirme le désir de vivre sans contraintes. Cette phrase a été popularisée par le journal du même nom fondé par Auguste Blanqui en 1880, et aurait été inspirée par la brochure « Plus de Dieu, plus de maître » de Étienne Susini publiée en 1870. Selon Maurice Dommanget, le terme « maître » dans ce contexte fait spécifiquement référence à l’exploitation capitaliste. La devise a également été utilisée sur les tombes républicaines ou révolutionnaires durant les premières décennies de la Troisième République en France et a été adoptée dans divers mouvements, y compris le punk et le féminisme, où la phrase est parfois modifiée, y ajoutant « ni mari »​…

Que nous inspire ce beau titre de La Plume et la Pensée

Il évoque une relation étroite entre l’écriture (la plume) et la réflexion intellectuelle (la pensée). Il suggère que l’acte d’écrire n’est pas seulement un moyen de documenter des idées, mais aussi un processus créatif qui peut influencer et affiner la pensée elle-même. Cela implique une reconnaissance de la puissance de l’écriture comme un outil pour façonner, partager et développer des idées et des idéologies.

Ce dernier numéro…

Ce numéro 6 de La Plume et la Pensée-Le rêve est le propre de l’Homme, son titre exact, est consacré aux « Lieux du Souvenir, entre mémoire et histoire » des constructions en pierre liées à la Franc- Maçonnerie.

Un numéro qui s’ouvre avec, en épigraphe, la célèbre phrase d’Émile Littré « La franc-maçonnerie et la conspiration de la tolérance ».

Rappelons qu’Émile Littré (1801-1881), de son nom complet Maximilien Paul Émile Littré était un éminent médecin, lexicographe, philosophe et homme politique français. Il est principalement connu pour son monumental Dictionnaire de la langue française, écrit avant d’être reçu maçon et souvent appelé simplement le Littré. Ses contributions à la lexicographie, la médecine, et ses activités politiques, en tant que sénateur inamovible et membre de l’Académie française, ont laissé une empreinte durable dans l’histoire intellectuelle française​.

Des termes suivis par quelques lignes détaillant sa réception :

« Le 8 juillet 1875, les Francs-Maçons donnent une grande solennité à la réception d’Émile Littré par le Grand Orient de France à la Loge « La Clémente Amitié » et une grande publicité au discours que Littré prononce le jour de son initiation. Il est reçu le même jour que Jules Ferry et Honoré Chavée. La presse consacre de nombreux articles, le plus ou moins favorable, et une foule importante se massent aux portes de l’Hôtel du Grand Orient de France. Son initiation est mise en œuvre comme une commémoration de celle de Voltaire au sein de la Loge des Neuf Sœurs, 100 ans plus tôt. Comme avec Voltaire, sa renommée profite à l’obédience. Sa réception qui a un grand retentissement, fait entrer le Positivisme dans le Grand Orient, préparant la suppression de l’obligation de croire en Dieu inscrite dans sa Constitution, suppression qui intervient au Convent de 1877. »

Au sommaire de ce numéro 6 : Éditorial par Christian Eyschen/Le siège du GODF***(Histoire) par Dominique Goussot/Le Siège de la GLDF**** par Christophe Bitaud/Les sièges du DH***** par Francois Mercier/Maria Deraisme à Pontoise par Claude Singer/Le Temple de Tours par Christophe Bitaud/Franc-maçonnerie et cimetières par Jean-Paul Charaux/Le Père Lachaise par Guy Péquignot/Le Mémorial Maçonnique au National Arboretum du Staffordshire par Philippe Besson/Albert Pike par lui-mème (Morale et Dogme)/Le Monument aux Francs-Maçons morts pendant la Guerre de Sécession (Civil War) de Gettysburg, Pennsylvanie-USA) par Philippe Besson/Un livre : Histoire de la Loge « Les Vrais Amis réunis »par Christian Eyschen/Quand la mort saisit la vie, Réflexions philosophico-maçonniques par Christian Eyschen

En accès libre sur Calaméo.

Ce numéro nous emmène, en première de couverture, entre mémoire et histoire.

Gardons à l’esprit que l’histoire est une tentative objective de reconstituer le passé basée sur des preuves et des documents, s’efforçant d’analyser et de comprendre les événements dans leur contexte, souvent avec une distance critique. Alors que la mémoire peut unir une communauté autour d’un héritage commun, l’histoire cherche à contextualiser et à interroger ce passé, parfois même en remettant en question les récits de la mémoire collective.

*La Raison est un journal couvrant un large éventail de sujets, y compris des réflexions scientifiques, des commentaires politiques, des analyses historiques et des critiques sociales, reflétant l’engagement de la fédération envers la pensée libre, l’anticléricalisme et le rationalisme.

– Le numéro 686 (novembre-décembre 2023) rendait hommage à Michel Grossmann, un scientifique renommé et libre penseur.

  – Le numéro 685 (octobre 2023) discutait de la répression policière continue et comprenait un éditorial faisant référence à l’idée que la loi devrait garder l’épée, et non l’inverse.

  – Le numéro 684 (septembre 2023) incluait un appel pour une nouvelle assemblée constituante élue, libre et souveraine.

– Le numéro 683 (juillet-août 2023) abordait la question du fascisme et les menaces et intimidations auxquelles la fédération est confrontée.

– Le numéro 680 (avril 2023) mentionnait une proposition législative concernant la réhabilitation des individus exécutés pendant la Première Guerre mondiale.

** La Fédération Nationale de la Libre Pensée (FNLP) est une fédération française à but non lucratif composée d’associations locales qui promeuvent le concept de libre-pensée. Créée par la loi de 1901 qui est liée aux organisations à but non lucratif, elle soutient les principes du libre-examen et de la liberté de conscience, enracinés dans des principes rationnels et scientifiques, visant à libérer les individus des dogmes.

Cette Fédération a une importance historique en France en descendant de la Fédération française de la Libre-Pensée, fondée en 1890. Elle a fait partie intégrante des mouvements anticlérical, laborieux, anarchistes et pacifistes en France. La fédération a connu une croissance au fil des ans, son nombre de membres étant passé d’environ 3 000 en 2017 à environ 4 000 en 2023.

La Libre Pensée s’enorgueillit de son allégeance à la raison et à la science, soulignant qu’il ne s’agit ni d’un parti politique ni d’une église et qu’il n’apporte aucun dogme à ses principes. Il met l’accent sur la promotion de l’esprit de libre-examen et de tolérance entre tous les peuples, quels que soient leur origine ou leurs croyances.

***Le siège du Grand Orient de France (GODF) est situé dans un hôtel particulier au 16 rue Cadet dans le 9e arrondissement de Paris. Cet édifice, occupé par le GODF depuis 1853. L’édifice héberge l’emblématique musée de la Franc-maçonnerie (Musée de France) accessible en rez-de-chaussée. Historiquement, l’hôtel a appartenu à la famille Grimaldi et a été occupé par des figures telles que le prince de Monaco en 1700 et duc de Richelieu en 1725. Le bâtiment comporte 21 temples maçonniques, dont le grand temple Arthur Groussier et le Corneloup, n° 4 de style Art déco te classé Monument historique.

****L’Hôtel actuel de la GLDF est situé au 8 rue Puteaux, à Paris dans le 17e arrondissement. Originellement construit en 1886 pour les franciscains, le bâtiment a connu plusieurs transformations avant d’être acquis par la Grande Loge de France en 1903. Durant la Première Guerre mondiale, une partie des locaux a servi d’hôpital. Plus tard, l’immeuble sera un cinéma et un bal populaire. C’est en 1929, que la Grande Loge reprend possession de la chapelle. L’architecture initiale de l’édifice, de nature religieuse, a été adaptée pour une utilisation maçonnique, conservant des éléments tels que les vitraux en grisaille datant de 1895. Des travaux ultérieurs ont transformé la chapelle en grand temple et le chœur en bibliothèque. En 1967, des modifications ont été apportées pour inclure un atrium et de nouveaux bureaux, et en 1988, trois nouveaux temples ont été dans le jardin de la propriété​.  La rue Puteaux est connue pour être « la rue des francs-maçons ».

Siège de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit humain.

*****Le Temple du Droit Humain, situé au 5 rue Jules Breton à Paris XIIIe, est remarquable pour son architecture néo-égyptienne et pour être le siège de la Grande Loge symbolique écossaise de France, un ordre maçonnique mixte fondé par Georges Martin et Maria Deraismes, une pionnière du féminisme en France. La façade du temple comporte des éléments égyptiens tels que des colonnes en forme de lotus, des ondulations rappelant l’Uraeus et une porte évoquant les Mastabas égyptiens, le tout couronné par la devise « Ordo ab chao » (l’ordre surgit du chaos). Aujourd’hui, cette institution compte 17 000 membres en France​

La Maison Maria Deraismes est un lieu emblématique situé au 9 rue Pinel dans le 13e arrondissement de Paris. Cet édifice est associé à la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, qui est la deuxième plus ancienne organisation maçonnique de France, créée en 1893. Cet ordre est notable pour être le premier dans l’histoire de la franc-maçonnerie à n’avoir que des loges mixtes, où hommes et femmes travaillent ensemble en pleine égalité. La Maison Maria Deraismes abrite des vitrines patrimoniales, offrant un aperçu de l’héritage de la fondatrice éponyme, une figure importante du féminisme et de la franc-maçonnerie. Le mobilier de Maria Deraismes, sa déclaration de principes et son testament philosophique sont des pièces centrales de ce patrimoine.

« La plume est plus forte que l’épée » Edward Bulwer-Lytton, écrivain anglais.

A Pravdinsk en Russie, un promeneur découvre des objets maçonniques anciens

De notre confrère russe klops.ru

Un habitant de la région de Kaliningrad, Dmitry, a fondé un ordre maçonnique. Il a écrit à ce sujet sur VKontakte dans la communauté Kaliningrad Diggers Forum. La découverte a été faite dans la forêt de Pravdinsky. Klops s’est entretenu avec Vladimir Chilikin, artiste et restaurateur de la cathédrale, qui a pu voir la relique historique de ses propres yeux.

Sur la commande est gravé le numéro 5864. Chilikin a expliqué que, traduit dans notre chronologie, il s’agit de 1864. Or l’année 6023 est dans la communauté maçonnique. Cela est dû au fait que dans la confrérie, il est d’usage de compter le temps depuis le début de la création de la Terre par le Seigneur.

Selon un employé de la Cathédrale, dans le livre d’Ivan Skobey « Medical Koenigsberg », la date de formation de la loge maçonnique Emmanuel est considérée comme étant le 22 avril 1864.

« Et elle a été fondée le 22 avril, jour de l’anniversaire de Kant. Le fait est qu’ils ont pris ce nom parce qu’il est un digne fils de sa ville, un tel homme… C’est-à-dire qu’il y a un lien avec Kant», a précisé Chilikine.

Il a également partagé que ce n’est pas la première fois qu’il voit ce signe :

« Dans notre grande salle, nous avons même un vitrail avec ces signes ; sa création a été financée au début du XIXe siècle par trois loges maçonniques de Königsberg. »

La trouvaille, selon l’expert, a été achetée par le collectionneur local Sergueï Popov.

Le magazine « Entreprendre » interviewe Michel Maffesoli sur son livre à charge contre le GODF

6

De notre confrère entreprendre.fr – Par Marc Alpozzo 

Le sociologue et professeur émérite à la Sorbonne, Michel Maffesoli, que j’avais rencontré précédemment pour parler de l’élite pressentant sa fin et agitant les peurs d’un État-Léviathan[1], revient avec un pamphlet, Le Grand Orient. Les lumières sont éteintes, (Guy Trédaniel, 2023), qui se présente à la fois sous la forme d’un solde de tout compte, mais aussi d’une charge violente contre la transformation progressive d’une des plus grandes obédiences de France.

Michel Maffesoli, qui en fut le membre durant 50 ans, accuse le Grand Orient, d’avoir éteint les lumières, en passant d’une quête spirituelle à des problèmes politiques et sociétaux éteignant les lumières, ou plutôt les Lumières, celles de l’universalisme et de la liberté de penser, pour leur préférer les nouveaux problèmes propres au « politiquement correct » de notre époque, comme le wokisme par exemple. Ce fut l’occasion de revenir sur quelques grandes questions métaphysiques et spirituelles qui pourront éclairer nos temps bousculés.

Marc Alpozzo : Cher Michel Maffesoli, vous avez été membre du Grand Orient depuis 1972 et vous en avez été exclu le 10 novembre 2022. Pourquoi avoir choisi d’intégrer cette obédience de la Franc-maçonnerie, et pourquoi en être sorti ?

Michel Maffesoli : J’ai été 50 ans au Grand Orient. J’ai d’abord démissionné, puis j’ai été exclu quelques jours après. Lorsque j’y suis rentré j’étais jeune. Pour quelle raison ? C’était l’époque où j’ai fait la connaissance de celui qui fut toute ma vie durant mon maître, Gilbert Durand, anthropologue, trop peu connu à mon goût, et avec lequel j’ai fait mes deux thèses. C’était un Franc-maçon. Il était l’équivalent de Claude Lévi-Strauss à son époque. J’avais été nommé assistant à Grenoble, et je l’avais rencontré là-bas. Il a également aiguillé tout mon travail, ma sociologie étant très influencée par sa pensée, et je le cite régulièrement.

Mais à côté de son œuvre majeure, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire[2], et tous ses travaux sur le symbolique, il était maistrien. Il a écrit un ou deux livres très intéressants sur Joseph de Maistre. Et, la seconde raison – même si la vie est sans pourquoi, n’est-ce pas ? – : me préoccupaient, le symbolique et l’imaginaire, et il s’est trouvé que la maçonnerie avait cette spécificité-là. Aussi, dans le cadre des obédiences maçonniques, on en trouve certaines pour lesquelles, ce que je viens de dire est plus important, par contre le Grand Orient est plutôt orienté vers des questions plus rationalistes, voire de gauches. Mais il y avait des niches, et je me trouvais dans une de ces niches. Et puis, très lentement, durant les deux dernières décennies, j’ai réalisé que ces niches n’étaient plus tenables non plus. Particulièrement dans leur dimension sociétale.

À ce propos, vous proposez précisément dans votre livre[3], une critique de cette dimension sociétale, disant que cela a remplacé le spirituel.

Michel Maffesoli : Ma thèse est là en effet. Nul besoin de chercher midi à quatorze heures. Au fondement même de la franc-maçonnerie, lorsqu’elle se recrée en 1717, à Londres, on trouve les Constitutions d’Anderson de 1723. Or, la première règle est précisément que l’on ne parle pas de politique. Il s’est pourtant trouvé que, progressivement, la bureaucratie du Grand Orient est devenue sociétale, wokiste, politiste, et le dernier grand-maître, Trichard, est syndicaliste de profession.

Vous le dites précisément : cela démarre au Grand Orient, et puis cela s’achève en Occident. C’est ainsi que l’on commence par parler de spiritualité puis l’on finit par parler de politique. Ce qui rappelle vos deux précédents ouvrages, où vous montrez, fort à propos la décadence de l’Occident et la fin de la modernité[4].

Michel Maffesoli : Dans ce nouveau livre, je fais en effet un jeu de mots : Grand Orient et petit Occident. Comment expliquer cela ? En général, toute société a besoin de réflexions ésotériques, dans le sens fort du terme, même si je sais que ces mots peuvent faire peur. Toutefois, accordons à ce mot « ésotérique », l’idée d’une pensée de fond. Et c’est à partir de cette pensée de fond qu’il y a l’exotérique : ça sort ! Je vais vous donner un exemple, puisque vous êtes philosophe : quand Hegel dit, en 1825, que la lecture du journal, c’est la prière de l’homme moderne, il dit cela parce qu’il a une œuvre de fond, – il était Franc-maçon de surcroit – une œuvre ésotérique, une œuvre délicate d’ailleurs.

Et puis, à côté de cela, il y a la lecture du journal. Ce qui est exotérique. Or, pour qu’il y ait de l’exotérique, il faut qu’il y ait de l’ésotérique. Aussi, l’analyse que je développe dans ce livre, c’est que le Grand Orient a perdu cette dimension ésotérique, qui est le cœur de la maçonnerie depuis les pythagoriciens jusqu’aux Mystères d’Éleusis, en passant par les Templiers, puisque c’est cela la filiation avec les fraternités du Moyen-âge, etc. On voit bien comment, régulièrement, il y a des endroits où l’on œuvre et l’on pense de manière profonde. La maçonnerie, en 1717, s’inscrit dans cette filiation.

Et, en France, le Grand Orient, depuis le XVIIIe jusqu’à la moitié du XIXe siècle, et peut-être un peu plus, demeure dans cette tradition. En 1877, il abandonne la référence au grand architecte de l’univers, ce qui fait sa spécificité, et il n’est dès lors plus reconnu par la Grande loge d’Angleterre : il n’est plus inscrit dans les maçons réguliers. Je dirais que c’est le début de la décadence, lorsqu’on ne veut plus penser qu’il y a de l’invisible pour comprendre le visible.

M. A. : C’est le religare en latin. Ce qui relie le visible à l’invisible.

Michel Maffesoli : Oui. De cet abandon, celui de la dimension du sacré, de la dimension du divin sous quelque forme que ce soit, et qui a conduit au fameux « laïcisme », autrement dit la dénégation et la lutte à bien des égards contre le sacré, le spirituel et le symbolique, etc. C’est à cela qu’a conduit la laïcité…

Et qui conduit à des combats ou des discussions d’arrière-garde, et notamment le wokisme auquel vous consacrez un chapitre[5]. Ces fameux « éveillés »[6] !

Michel Maffesoli : Encore une fois, ma position est un peu provocante, lorsque je montre dans ce chapitre, et je l’ai dit dans d’autres de mes articles que le wokisme n’est autre que la caricature des Lumières. C’est-à-dire que lorsque quelque chose arrive à sa fin, cela devient une caricature. Voyez d’une manière très précise, les Lumières, c’est l’universalisme, les droits de l’homme, etc. Or, que fait le wokisme actuellement sinon universaliser une particularité : la peau, le sexe, le genre, etc.

Ce qui rejoint les préoccupations actuelles de la bureaucratie du Grand Orient, et que j’appelle diabolique, au sens étymologique : ce qui coupe. Et puis, pour vous le dire très simplement, je suis un de ceux qui, dans les années 1970, influencé par la pensée allemande, sous la direction de Durand, je n’ose pas le dire, mais je crois que je suis l’un de ceux qui ont lancé le mot « sociétal ». Voyez, dans cette philosophie allemande, lorsque Heidegger veut montrer l’importance de la philosophie historique, il dit « historial » ; lorsque le philosophe marxiste Georg Lukacs parle de la philosophie de l’objet, il dit l’objectal[7], etc.

Eh bien, c’est dans cette filiation que j’ai employé le mot « sociétal », qui n’était pas employé en 1972, pour rendre à ce qui est profond, – ce que j’appelle la nappe phréatique – qui n’est pas seulement le contrat rationnel, le contrat rousseauiste, mais une dimension plus profonde. Or, le problème qui me chagrine aujourd’hui, c’est que ce mot est devenu ridicule, puisque, lorsqu’on ne sait pas quoi dire, on dit sociétal. D’un mot de fond, c’est devenu un mot superficiel. Or, c’est à la conjonction de ce wokisme et de ce pseudo-sociétal, que ce qui prévaut au Grand Orient, ce ne sont plus les plans symboliques, mais l’euthanasie, l’avortement, les combats LGBT, etc. Ce qui n’est rien d’autre que des questions politiques, et que l’on appelle « sociétales ». Or, je montre précisément que la décadence est l’aboutissement de cette conjonction.

Aussi, ce qui prévaut dans votre thèse, thèse que vous développiez déjà dans vos deux précédents ouvrages, Le temps des peurs[8] et Logique de l’assentiment[9], c’est que le Grand Orient est en pleine décadence parce qu’il n’a pas compris que c’est la fin de la modernité et qu’il n’arrive pas à entrer dans la postmodernité, ce qui a pour conséquence que les jeunes ne suivent plus.

Michel Maffesoli : J’ai donné le chiffre, même si je ne suis pas un homme du chiffre. Cela dit, je ne peux pas ne pas dire que 65% des jeunes abandonnent. Chiffre très important pour un sociologue. Et je m’amuse un peu à montrer, qu’en 1972, la moyenne d’âge était de 42 ans. Aujourd’hui, elle est officiellement de 65 ans. Ce que j’appelle le « cinquante nuances de gris ». Mais à vrai dire, c’est cinquante nuances de blanc. Ce qui veut dire, que c’est un truc de vieux retraités. Je ne sais pas si vous connaissez mon livre La nostalgie du sacré[10]mais j’y montre que le sacré est une vraie préoccupation de la jeunesse.

On assiste dès lors au retour du sacré, mais aussi des religions.

Michel Maffesoli : Oui, je le vois ainsi. Mais pas le retour des religions instituées. C’est plutôt, à Paris, les églises traditionnelles. Ce n’est plus le catholicisme conciliaire, qui a abandonné le latin, la vraie liturgie, et qui a vidé les églises. Certes, ce que je dis est anecdotique, ce n’est pas scientifique, mais je vais régulièrement à Saint-Nicolas du Chardonnet, et je suis frappé de voir qu’une bonne moitié de l’église est pleine de jeunes. Donc, en effet, je crois qu’il y a un retour de tout cela, et que l’on peut observer à travers les 16 000 participants au pèlerinage de Chartes, ou à l’affluence incroyable au JMJ de Lisbonne en 2023. Au nombreuses retraites spirituelles également. Cela nous donne quelques petits indices. Voyez, index : ce qui pointe.

Au Grand Orient, on vous a reproché par exemple d’avoir fait des émissions avec des personnes qui sont infréquentables médiatiquement. Par exemple, vous avez débattu avec Éric Zemmour. Vous avez accepté de passer sur CNews. Vous montrez que c’est une forme inquisitrice[11].

Michel Maffesoli : C’est anecdotique ça aussi. Mais oui, et c’est d’autant plus grave que, concernant le Grand Orient, cela va à l’encontre même de la liberté de pensée. Or, ce qui est le cœur battant de la tradition maçonnique, c’est la liberté de pensée et la liberté de conscience. Vous étiez de droite ou de gauche, c’était officieux. Voyez cette vieille idée de Voltaire, même s’il était initié, de la tolérance. Et là ce n’est plus le cas !

Est-ce que cela ne rejoint pas l’esprit de la société française aujourd’hui ?

Michel Maffesoli : En effet. Revenons à ce que je disais à propos de l’ésotérique, ce qui est officieux rentre désormais dans l’officiel. En copiant. Je cite, dans ce livre, ce qui s’est passé à propos de la psycho-pandémie du Covid : ils m’ont repris sur ce que je disais à propos des gestes barrières, le masque que j’appelais « la muselière », etc. On me l’a reproché.

Comme on m’a reproché d’être du côté des gilets jaunes. Le sens de ce que l’on discute à présent, c’est précisément cette liberté fondamentale de penser, la liberté de poser des questions, de n’être pas dogmatique, puisque le propre même de la Franc-maçonnerie c’est l’esprit libre : celle de poser des questions.

Cela rappelle votre thèse à propos du « complotisme ». Pour vous, cela relève du fait de s’interroger, de se questionner. C’est la remise en question de Socrate. Aujourd’hui, cela devient interdit.

Michel Maffesoli : Je dirais plutôt Aristote que Platon. Mais c’est un problème secondaire. Je suis dans la filiation de saint Thomas d’Aquin. Lorsqu’Aristote pose la différence entre la philosophie et la doxa, il emploie une formule : kalos aporestai : poser bellement des questions. Aporie, qui veut dire des problèmes auxquels il n’y a pas forcément des réponses.

Et lorsqu’on lit la Somme théologique de saint Tomas d’Aquin, on voit qu’il y a tel argument contre, puis je pose ceci, etc. : ce qui était la « disputatio » dans la fameuse Sorbonne. Ce qui avait une tendance dogmatique, c’est-à-dire une solution a priori, on pouvait lui opposer ce processus de la disputatio. Or, nous disons tous les deux la même chose : ce n’est plus le cas dans la société d’aujourd’hui. Et c’est le vrai problème actuel. Partout, il y a ces oppositions de dogmatismes. Mais on ne trouve plus d’endroit où c’est l’essence même d’avoir ces disputatio. Cela n’existe plus.

Vous faites d’ailleurs une très belle distinction entre la philosophie progressive et le progressisme.

Michel Maffesoli : Le mythe du progrès fut ma critique dans ma thèse d’État, en 1978. Je ne sais pourquoi, je fis la critique du progrès et du service public, disant ironiquement, que le service public a pris le public à son service. Voyez, une inversion. C’est au XIXe qu’apparaît le mythe du progrès. Ce qui est devenu la grande idéologie du progressisme sous la forme d’une injonction.

Or, c’est amusant, car au début de chaque tenue maçonnique, il y a l’affirmation que c’est une philosophie progressive. Mais ce n’est pas le progressisme, car c’est la prise en compte de la tradition, et que j’ai appelé la spirale, l’enracinement dynamique, un oxymore contraire à la flèche du temps marxiste qui nous promet les lendemains qui chantent. S’il y a une évolution, ce sera sur la base de la tradition. Or, si c’est affiché à chaque tenue, c’est le contraire qui est développé dans les discours de la bureaucratie.
Précisément, ce mythe progressiste a fait son temps, et les nouvelles générations ne s’y reconnaissent plus : cette société parfaite à venir, etc. Leur désengagement politique est à ce titre intéressant. Le trésor caché de la philosophique maçonnique, c’est plutôt la progressivité que le progressisme.

Quelle est l’essence même de la Franc-maçonnerie ? Dans son objectif, dans sa spiritualité et sa métaphysique ?

Michel Maffesoli : Puisqu’on est parti au commencement de cet entretien du symbolique et de la spiritualité, et que vous en avez rappelé l’étymologie, on parlera de cette idée de « relier ». Il y a un côté religieux, dans le sens que je viens d’indiquer. Le mot fréquemment employé, et que je n’ai jamais aimé, est la fraternité. Dans ce livre, je propose de le remplacer par un vieux mot français, et que l’on trouve chez moi dans le sud de la France : l’affrèrement. Donc, la fratrie. C’est cela le cœur battant de la maçonnerie. Bien sûr, cela prend parfois des formes caricaturales : le copinage, la solidarité, l’entre-aide, etc.
On peut trouver ces perversions, bien entendu. Mais fondamentalement, c’est cette dimension que nous retrouvons. Personnellement, j’avais proposé des tenues de table : les agapes. Cela dit bien ce que cela veut dire en grec : agapè. Ce qui était le fil rouge de toute vie en société auparavant, et que la modernité a oublié en mettant l’accent sur l’individualisme, notamment le narcissisme qui est la fine pointe de cet individualisme. Donc, en bref, être ensemble.

Propos recueillis par Marc Alpozzo
Philosophe, essayiste
Auteur de Seuls, Éloge de la rencontre (Les Belles Lettres).

[1] Voir l’entretien dans ces pages.
[2] Paris, Dunod (1re édition Paris, P.U.F., 1960).
[3] Michel Maffesoli, Le Grand Orient. Les lumières sont éteintes, Paris, Guy Trédaniel, 2023.
[4] Voir à ce propos, l’entretien avec Michel Maffesoli « Je m’attache à montrer que l’époque moderne est achevée » par Marc Alpozzo, in Question de Philo, n°30, Juin 2023.
[5] Chapitre premier, pp. 25 à 35.
[6] Voir à ce propos « Le peuple des égarés » préface à Robert Jacquot, Où l’on se surprend être rien parce que tout est conscience, Paris, Les éditions La Bruyère, 2023, pp. 7 à 10.
[7] Voir à ce propos « Considérations sur le « sacral » postmoderne » par Michel Maffesoli in Sociétés 2018/1 (n° 139), pp. 7 à 17
[8] Paris, Éditions du Cerf, 2023.
[9] Paris, Éditions du Cerf, 2023.
[10] Paris, Éditions du Cerf, 2020.
[11] Chapitre 7, « De la tolérance au sectarisme », pp. 97 à 111.

En Inde, les francs-maçons offrent des outils aux commerçants et aux vendeurs ambulants…

De notre confrère deccanchronicle.com

Les moyens de subsistance sont le meilleur cadeau que l’on puisse offrir à quiconque : Anish Kumar Sharma, Grand Maître de la Grande Loge de l’Inde

Hyderabad : Anish Kumar Sharma, le Grand Maître, chef de la franc-maçonnerie en Inde, a distribué des outils à 50 petits commerçants, professionnels et vendeurs ambulants issus de différentes professions de tout le Telangana pour les aider dans leur travail et obtenir de meilleurs revenus dans une fonction exercée à Bâtiment maçonnique Goshamahal Baradari à Goshamahal Nampally vendredi soir.

De nombreux dignitaires maçonniques, des membres tels que Janaki Ram Sharma, PS Moorthy et d’autres honorés, dont Mme Rakhi Kankari, non-maçonnique.  

Les francs-maçons ont sélectionné 50 personnes talentueuses, travailleuses, pauvres mais dépourvues des outils adéquats pour ce travail, parmi 683 personnes qui ont postulé.

Certains bénéficiaires ont perdu leur gagne-pain. Certains d’entre eux souhaitaient apporter un revenu supplémentaire à la famille. Certains d’entre eux étaient talentueux mais pauvres et avaient besoin d’outils et d’instruments pour s’acquitter de leurs tâches professionnelles.  

Ces outils ont été présentés dans le cadre de l’initiative phare de la franc-maçonnerie « Gift-A-Livelihood ». C’était la neuvième étape de leur initiative, où ils ont distribué des boîtes en fer, des machines à coudre, des machines Pico, des kits d’outils aux charpentiers, électriciens, mécaniciens de scooters, barbiers, Dhobis, du matériel pour centre tiffin à ceux qui voulaient créer un centre tiffin comprenant un Varalakshmi, physiquement handicapé. La plupart des bénéficiaires étaient issus des milieux les plus pauvres.

Le coût du projet était de 3,75 lakh. Les francs-maçons ont jusqu’à présent aidé 730 petits commerçants et distribué des outils d’une valeur de Rs 43, 7 lakh en huit pattes. Les fonds du projet ont été apportés par les membres de la franc-maçonnerie.  

S’exprimant à cette occasion, M. Anish Kumar a déclaré que les moyens de subsistance sont le meilleur cadeau que l’on puisse offrir à quiconque. Il appréciait les francs-maçons des régions d’Hyderabad pour leur service remarquable.  

Gift-A-Livelihood, une initiative qui a été lancée modestement pendant la pandémie pour aider les gens à retrouver leurs moyens de subsistance, s’est maintenant tellement développée que l’initiative est reproduite par les bras maçonniques à travers l’Inde ainsi que par les communautés dans leur ensemble.  

La 9ème étape de Gift-a-Livelihood a été organisée à la veille du Grand Festival 23 qui se tiendra dans la ville les 25 et 26 novembre, auquel participent 1 200 francs-maçons de toute l’Inde et des représentants de 7 pays différents, a déclaré D. Ramchandram, P. Veerabhadrudu, Vijay Kailash Beerwal, Madduletti. M. Rajkumar. Il s’agit de la toute première congrégation annuelle de la franc-maçonnerie dans les États Telugu organisée au cours des 62 ans d’histoire de la Grande Loge de l’Inde, l’organisme suprême des francs-maçons en Inde.   

50 bénéficiaires identifiés ont reçu des outils d’une valeur d’environ Rs 7 000/- chacun de leur choix pour poursuivre la profession qu’ils ont choisie. Qu’il s’agisse de boîtes en fer (istri pette), de machines à coudre, d’ustensiles pour les centres tiffin, de perceuses, de machines à souder, de cutters, pour les électriciens, les menuisiers, les plombiers, d’outils pour les mécaniciens de scooters, de chariots pour vendeurs ambulants, de matériel de papeterie, de bracelets pour les magasins, etc.  L’idée est d’aider les professionnelles pauvres et à petit emploi, les femmes qui souhaitent réaliser certaines activités à domicile afin de gagner leur vie mieux et plus durablement.

Gift-a-livelihood est une nouvelle initiative des francs-maçons.