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« La Laïcité », LE livre !

Jacques Limouzin, personnalité éminente dans le domaine de l’histoire et de l’éducation en France, est inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique régional honoraire. Sa spécialisation comprend également le domaine de la laïcité.

J. Limouzin-Photo Midi Libre-JL.

Il enseigne d’ailleurs son histoire ainsi que celles des religions dans le cadre du diplôme universitaire « Laïcité et médiation », à l’université de Nîmes, dans le Gard en région Occitanie. Ce Diplôme d’Université (DU), en partenariat avec l’Institut de Formation aux Métiers Éducatifs (IFME), est une formation s’adressant à des professionnels de divers secteurs ainsi qu’à des étudiants et demandeurs d’emploi intéressés par les questions de laïcité.

Jacques Limouzin est reconnu comme une autorité dans le domaine de laïcité et l’ouvrage reflète cette expertise.

Sans doute aussi que décrypter la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État, qui représente une étape décisive dans le processus de laïcisation et de sécularisation de la France, peut sembler fastidieuse. Ce livre permet une approche très compréhensible du sujet.

Aristide Briand, par Marcel Basche, en 1916.

Rappelons ce que représente cette loi. Votée sous la IIIe République, elle est le fruit de plusieurs propositions antérieures, notamment celles de Sénac – le 25 juin 1903 puis le 31 janvier 1905 proposition de loi sur la séparation des Églises et de l’État et la suppression du budget des cultes.

Portrait officiel du président Émile Loubet.

L’avocat et député Aristide Briand (1862-1932) a joué un rôle déterminant dans son adoption, et elle a été signée le jour même de son vote par Émile Loubet (1838-1929), président de la République du 18 février 1899 au 18 février 1906. Cette loi an mis fin au régime du Concordat de 1802 établi par Napoléon, qui organisait les relations entre l’État français et l’Église catholique. Elle établit la neutralité de l’État vis-à-vis de toutes les religions, garantissant ainsi la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, tout en mettant fin au financement public des cultes. Cela a marqué un tournant dans l’histoire de la France, en concluant un affrontement qui avait duré près de 25 ans entre deux visions de la place des Églises dans la société française​​​​. Considérée comme un acte fondateur de la séparation des Églises et de l’État, cette loi a contribué à l’établissement d’une société laïque où les pratiques religieuses sont libres tant qu’elles ne contreviennent pas à l’ordre public​​.

Pour plusieurs raisons, cet ouvrage est essentiel. L’auteur, dans son introduction, nous confie que « La vertu du péril, c’est de faire réfléchir ». C’est justement ce à quoi nous invite l’ouvrage de Jacques Limouzin. Faire réfléchir, cela exprime l’idée que cette lecture ne doit pas seulement fournir des informations ou raconter une histoire, mais aussi provoquer la réflexion, l’analyse critique et la pensée. Ce livre de 336 pages et de 91 mots servent plusieurs objectifs essentiels, à commencer par développer notre esprit critique et à former notre propre jugement sur la laïcité. Une stimulation intellectuelle qui va permettre une compréhension profonde du sujet et va encourager notre introspection.

Ce livre offre aussi le grand intérêt de donner des arguments afin de former des citoyens, certes déjà informés et réfléchis, à s’engager plus encore pour une société plus éclairée et engagée dans le combat de la laïcité. Car cette dernière, au-delà des débats contemporains autour de la laïcité en France qui sont souvent liées à des questions d’identité, d’intégration et de pluralisme religieux, est attaquée et reste menacée par une visibilité accrue des expressions religieuses dans l’espace public.

S’ouvrant avec le mot « Abaya », cette longue robe ample couvrante, traditionnellement noire, portée par certaines femmes dans diverses parties du monde musulman, notamment dans le Golfe Persique, pour laquelle l’auteur, consacrant pas moins de seize pages – c’est dire l’importance du sujet –, nous donne tous les arguments sur ce qu’elle est ou pas : vêtement culturel traditionnel, religieux, symbolique – identité religieuse –, diversité de pratiques, législations les plus récentes, etc. Un vêtement toujours au cœur de débats sur la laïcité…

Le lecteur fera son miel de l’étude des mots « Islam », religion monothéiste qui comprend des aspects à la fois personnels, juridiques et communautaires, et « Islamophobie », désignant une aversion ou une hostilité envers l’islam. Car, pour beaucoup, l’islam et la laïcité sont deux concepts qui peuvent parfois entrer en tension, notamment dans le contexte français. Cela permet de comprendre que ces tensions ne sont pas inhérentes aux concepts eux-mêmes, mais plutôt à leur interprétation et mise en œuvre dans des contextes sociopolitiques spécifiques.

Nous avons aussi aimé la manière dont Jacques Limouzin nous parle des « Laïcs », « Laïquards », « Laïque », mais surtout de la laïcité « objective », se référant à une interprétation de la laïcité qui vise à être neutre et impartiale, et « subjective ». Ce dernier terme n’étant pas largement reconnu ou défini dans la littérature académique ou les débats publics, contrairement à la « laïcité objective » ou à la laïcité tout court, qui est un concept bien établi.

Nous enchaînons la lecture passionnante de tous ces mots choisis, pour mieux nous rendre compte de la chance que nous avons de vivre, en France, en pleine liberté. Souvenons-nous que l’article 1er de notre Constitution du 4 octobre 1958 énonce les principes fondamentaux de notre République. française. Oui, la France est une république laïque. Cela est établi par ledit article qui déclare que la France est une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Une affirmation solennelle qui, en une formule, résume les quatre piliers de l’esprit républicain. La laïcité garantissant la liberté de conscience et le libre exercice des cultes.

Lire un tel ouvrage permet de mieux comprendre pourquoi la laïcité en France est toujours un sujet essentiel.

L’ouvrage s’achève avec la notion de « Zones grises » du droit qui font référence à des situations où la législation existante n’est pas claire, incomplète, ou ne couvre pas spécifiquement le cas en question, créant ainsi un flou juridique. En fin d’ouvrage, l’index, offrant une vue d’ensemble du sujet et la bibliographie, invitant à d’éventuelles recherches ultérieures, sont des plus utiles.

 La laïcité dans la cité, c’est-à-dire dans notre société, est un principe structurant de l’espace public et de la vie collective. Elle fait référence au « vivre ensemble », cette coexistence harmonieuse au sein d’une société diversifiée, où chaque individu, malgré des différences culturelles, religieuses ou idéologiques, partage un espace commun et participe à la vie collective dans le respect des autres.

Ce livre nous fait aussi comprendre comment faire vivre la laïcité en France aujourd’hui, et comment finalement mettre en œuvre la promotion du respect mutuel.

Les objectifs de l’ouvrage sont atteints, du moins nous semble-t-il. Éducation – pilier fondamental pour enseigner les principes de la laïcité –, dialogue interculturel, application de la loi, respect de la liberté individuelle et surtout sensibilisation afin d’être soi-même des porteurs de ce principe de laïcité et contribuer à une société encore plus harmonieuse. En pratiquant ces principes, la France peut continuer à cultiver une société où la laïcité est vivante et respectée, permettant ainsi à tous les citoyens de coexister pacifiquement, quelles que soient leurs croyances personnelles.

La laïcité, un des principes fondateurs de notre République, se définit comme la volonté de garantir, pour tous, la liberté de conscience. C’est notre bien commun. Sachons le préserver !

La collection « Les mots essentiels pour comprendre » est dirigée par François Icher. En savoir plus sur cette collection.

La Laïcité

Jacques LimouzinCairn, Coll. « Les mots essentiels pour comprendre », 2023, 336 pages, 16 €

Maçon du 33e degré : le summum de la franc-maçonnerie

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par William Régal

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’il fallait pour atteindre le sommet de la franc-maçonnerie ? Le maçon du 33e degré est l’un des grades les plus prestigieux de cette fraternité historique. Dans cet article informatif, nous approfondirons ce qu’implique l’obtention de cet honneur, en mettant en lumière sa signification, ses critères ainsi que les rituels et symboles associés.

Voyageons ensemble à travers des traditions séculaires et découvrons le chemin estimé pour devenir maçon du 33e degré.

Les degrés de la franc-maçonnerie

Les  degrés de la franc-maçonnerie  comprennent les trois degrés du Métier et les degrés du rite écossais, chacun ayant sa propre signification au sein de l’organisation.

Les trois diplômes de Métier : apprenti, compagnon de métier et maître maçon.

La franc-maçonnerie déploie ses enseignements à travers une série de diplômes, à commencer par les Trois Degrés Métiers. Ceux-ci englobent les rangs d’apprenti entré, de compagnon de métier et de maître maçon.

Les francs-maçons commencent leur parcours en tant qu’apprentis entrés où ils apprennent les principes clés de la moralité et de l’éthique symbolisés par des versets scripturaires spécifiques associés à ce diplôme.

Leur niveau suivant est également appelé Fellowcraft Degree, qui met l’accent sur le progrès intellectuel et l’acquisition de connaissances conformément à son verset symbolique. À la fin de cette étape, les membres atteignent le rang le plus élevé dans les rites maçonniques standards, connu sous le nom de Master Mason Degree – un sommet qui représente la maturité et la sagesse au sein de la hiérarchie de la franc-maçonnerie.

Cette structure hiérarchique constitue la base d’une exploration plus approfondie de diplômes plus avancés ou honorifiques comme le 33e degré du rite écossais si l’on choisit de s’aventurer au-delà de ces degrés initiaux de la Loge Bleue.

Les Degrés du Rite Écossais : La Loge de Perfection, Conseil des Princes de Jérusalem, Chapitre de Rose Croix

Les diplômes du rite écossais englobent un ensemble d’étapes critiques sur le chemin de la franc-maçonnerie. La Loge de Perfection contrôle les degrés du 4 au 14, chacun symbolisant différents aspects et enseignements sur les vertus au sein des corps maçonniques .

Le Conseil des Princes de Jérusalem prête son association au Rite Écossais, valorisant ces diplômes.

À l’image de cette structure, le Chapitre de Rose Croix surveille la signification du 15e degré, incarnant les codes moraux et les valeurs intrinsèques à la franc-maçonnerie. Ces organisations locales intégrales fournissent une base pour les études maçonniques tout en offrant de nombreuses opportunités de croissance et de développement au sein de leur système.

Ces trois entités font collectivement partie d’un ensemble total sous ce que l’on appelle « Les Degrés de la Franc-Maçonnerie » – une composante intégrale mettant en lumière des facettes telles que la charité, la vérité, l’honneur, la loyauté, la justice, entre autres, définies par le Rite Écossais.

La signification du 33e degré en franc-maçonnerie

maçon 33ème degré

L’obtention du 33e degré en franc-maçonnerie est une distinction de grand honneur, réservée uniquement à ceux qui apportent un dévouement et un service exceptionnels au métier. C’est un niveau associé au prestige et à la considération au sein de la fraternité internationale.

Le chemin vers cette réalisation nécessite plus que la simple adhésion ; il appelle à une participation active, à un engagement envers les valeurs maçonniques et au service communautaire ainsi qu’à une compréhension approfondie de ses fondements philosophiques.

Il représente la tête humaine au sommet de 33 vertèbres symbolisant la sagesse, la connaissance et l’illumination – des représentations appropriées car ces membres d’élite sont considérés comme des piliers du leadership au sein de la confrérie.

Ils occupent des rôles essentiels dans la gouvernance, ce qui rend leur influence centrale au sein du mouvement franc-maçonnique. Ce diplôme va au-delà de la simple reconnaissance ; cela signifie une transformation d’un membre ordinaire en une autorité éclairée exerçant une immense influence sur la direction de l’organisation.

Avec des symboles comme l’aigle à deux têtes représentant le pouvoir et la croix aux côtés de la couronne indiquant la victoire grâce au sacrifice qui y est lié, les maçons du 33e degré incarnent une autorité supérieure et des capacités d’influence au sein des traditions franc-maçonniques.

Critères d’obtention du 33e degré

Recevoir le 33e degré de franc-maçonnerie est un grand honneur et est décerné aux membres qui ont fait preuve d’un dévouement et d’un service exceptionnels envers l’organisation. Les critères pour obtenir ce diplôme prestigieux peuvent varier selon la juridiction mais comprennent généralement :

  1. Contributions exceptionnelles : Pour être pris en considération pour le 33e degré, un membre doit avoir apporté des contributions exceptionnelles à la franc-maçonnerie, incarnant ses principes et ses valeurs.
  2. Service méritoire : Les membres qui ont reçu le prix du service méritoire dans la juridiction du Nord sont souvent éligibles pour l’examen du 33e degré.
  3. Engagement envers la franc-maçonnerie : les candidats au 33e degré doivent avoir constamment fait preuve d’un engagement exceptionnel envers la franc-maçonnerie à travers une participation active et des rôles de leadership au sein de leurs loges ou d’autres corps maçonniques.
  4. Caractère moral élevé : Le 33e degré est réservé à ceux qui ont fait preuve d’un haut niveau de caractère moral, d’intégrité et d’adhésion aux principes de la franc-maçonnerie.
  5. Durée d’adhésion : Dans certaines juridictions, il peut y avoir une exigence minimale en matière de durée d’adhésion avant d’être pris en considération pour le 33e degré.
  6. Nomination par les pairs : Souvent, les candidats au 33e degré sont nommés par leurs pairs ou par des dirigeants reconnus au sein de la franc-maçonnerie en tant qu’individus ayant apporté une contribution significative à l’organisation.
  7. Approbation du Conseil Suprême : En fin de compte, l’approbation pour l’obtention du 33e degré revient au Conseil Suprême du Rite Écossais, qui examine soigneusement les qualifications et les contributions de chaque candidat avant de lui conférer cet honneur estimé.

Prix ​​pour service méritoire

Maçons célèbres du 33e degré

Le Prix du service méritoire est un honneur très estimé au sein du rite maçonnique, récompensant les membres ayant atteint le 32e degré ou plus. Ce prix prestigieux, décerné par un Conseil de délibération d’État, est réservé aux personnes ayant apporté une contribution exceptionnelle et démontré un service exceptionnel au Rite.

Il est décerné à ceux qui ont fait preuve d’un dévouement et d’un engagement remarquables envers les principes et les valeurs de la franc-maçonnerie.

Cette distinction distinguée reconnaît les contributions majeures apportées par les récipiendaires non seulement au sein du rite mais également à la société dans son ensemble. Le Prix du service méritoire symbolise l’impact positif que ces personnes ont eu sur leurs communautés, soulignant leur rôle important dans l’avancement de la mission de la franc-maçonnerie.

Pour les maçons du trente-deuxième ou du trente-troisième degré de la juridiction du Sud, l’obtention du 33e degré les rend éligibles à cet honneur. En revanche, les individus des juridictions du Nord peuvent recevoir à la fois le 33e diplôme et mériter ce prix après avoir rempli des exigences spécifiques fixées sur une période de 46 mois.

Recevoir ce prix signifie le dévouement et le service exemplaires d’une personne tout en soulignant son rôle inestimable en tant que piliers de sa communauté. Il s’agit de l’une des plus hautes distinctions de la franc-maçonnerie, mettant en valeur non seulement ses réalisations, mais également son engagement inébranlable à améliorer la société à travers ses principes et ses enseignements.

Symboles maçons du 33e degré

Les symboles associés aux maçons du 33e degré ont une signification profonde au sein de la fraternité maçonnique. Voici quelques symboles clés à connaître :

  • La croix patriarcale : Le symbole du maçon du 33e degré est une croix patriarcale inclinée rouge, qui représente le triomphe du Christ sur la mort et la résurrection.
  • Aigle à deux têtes : Un symbole important associé aux maçons du 33e degré est l’aigle à deux têtes, représentant la double nature humaine et divine. Il symbolise la sagesse, la force et la domination.
  • Équerre et Compas: L’équerre et la Compas sont le symbole le plus courant dans la maçonnerie, utilisé pour représenter les francs-maçons et les loges maçonniques dans le monde. Cela signifie moralité, amélioration de soi et discipline.
  • Anneaux de rite écossais : Les anneaux de rite écossais comportent généralement des symboles tels que le chiffre 32 (représentant le 32e degré), les triangles (symbolisant l’équilibre), la lettre hébraïque yod (représentant la main de Dieu), ainsi que l’équerre et le compas.
  • Oeil qui voit tout : Un autre symbole souvent associé à la franc-maçonnerie est l’œil qui voit tout, également connu sous le nom d’œil de la Providence. Il représente la vigilance divine, la perspicacité spirituelle et la connaissance.
  • Piliers : Dans le symbolisme maçonnique, les piliers sont souvent représentés comme des colonnes ou des piliers de sagesse, de force et de beauté. Ces piliers représentent différents aspects du parcours de vie et des principes moraux.
  • Tablier : Le tablier revêt une grande importance dans les rituels et le symbolisme maçonniques . Il rappelle aux francs-maçons leur engagement envers la vertu, l’intégrité et le service envers les autres.

Rituel Maçon du 33ème Degré

Le Rituel Maçon du 33ème Degré est une cérémonie exclusive et hautement vénérée à laquelle seuls ceux qui ont atteint ce rang estimé peuvent participer. Ce rituel est entouré de secret, comme pour de nombreux aspects de la Franc-Maçonnerie, et ses détails sont soigneusement gardés par ceux qui ont été initié au 33ème degré.

Au cours du rituel, les membres vivent une cérémonie puissante et symbolique qui représente leur ascension aux plus hauts niveaux de la franc-maçonnerie. Le rituel implique souvent des éléments tels que des symboles sacrés, des serments solennels et des enseignements profonds qui reflètent les valeurs et principes fondamentaux de la Confrérie.

Un symbole notable dans le rituel maçonnique du 33e degré est un delta avec le chiffre 33 en son centre, écrit en chiffres arabes. Ce symbole emblématique représente l’unité, la force et l’illumination – des qualités clés adoptées par les personnes qui ont atteint ce diplôme distingué.

Il est important de noter que l’accès à ces rituels nécessite un dévouement et un engagement envers la franc-maçonnerie. Seuls ceux qui ont démontré un service exceptionnel à la Fraternité et apporté des contributions significatives sont considérés pour l’initiation aux rangs prestigieux des maçons du 33e degré.

Dans l’ensemble, le rituel maçonnique du 33e degré revêt une immense importance au sein de la franc-maçonnerie. Cela sert non seulement de marque de réussite, mais approfondit également la compréhension de la sagesse ancienne tout en renforçant les valeurs intemporelles partagées entre les membres.

Combien ça coûte d’être maçon du 33e degré ?

Devenir maçon du 33e degré dans le rite écossais de la franc-maçonnerie est un honneur qui s’accompagne d’engagements à la fois financiers et personnels. Même si le coût exact peut varier, il est important de comprendre que les frais d’adhésion ne dépendent pas uniquement des moyens financiers.

Le cheminement pour obtenir ce diplôme prestigieux implique des années de dévouement, d’études et d’implication au sein de la communauté maçonnique. Il s’agit d’un voyage guidé par des principes moraux et éthiques plutôt que par des contributions uniquement monétaires.

L’accent est mis sur le caractère, l’engagement et le service envers l’humanité plutôt que sur la situation financière. Ainsi, bien qu’il y ait des coûts associés à la progression dans les degrés de la franc-maçonnerie, il est essentiel de se rappeler que le dévouement et l’implication jouent un rôle plus important pour devenir maçon du 33e degré.

Conclusion

Le maçon du 33e degré est un honneur très estimé au sein de la communauté franc-maçonnerie. Il est décerné à des personnes qui ont fait preuve d’un dévouement et d’un service exceptionnels envers la Confrérie, ainsi que des réalisations professionnelles et personnelles remarquables.

Faisant partie du rite écossais, ces maçons possèdent une connaissance et une compréhension avancées des enseignements de la franc-maçonnerie, ce qui en fait des piliers de leadership et de distinction au sein de l’organisation.

FAQ

Qu’est-ce qu’un maçon du 33ème degré ?

Un maçon du 33e degré est un titre honorifique décerné aux personnes ayant atteint le plus haut niveau de réussite au sein de la franc-maçonnerie. Il ne s’agit pas d’un grade, mais plutôt d’une reconnaissance de leur dévouement et de leurs contributions à la fraternité.

Comment devient-on maçon du 33ème degré ?

Pour devenir maçon du 33e degré, il faut d’abord rejoindre la franc-maçonnerie et progresser dans les différents diplômes, de l’apprenti entré au maître maçon. Le processus pour atteindre le 33e degré implique la nomination par d’autres membres et l’approbation du Conseil suprême du rite écossais, qui supervise ce niveau de la franc-maçonnerie.

Que signifie être maçon du 33ème degré ?

Recevoir l’honneur d’être maçon du 33e degré signifie qu’un individu a fait preuve d’un engagement, de connaissances et d’un service exceptionnels envers la franc-maçonnerie. Cela signifie souvent des qualités de leadership au sein de l’organisation et peut impliquer des responsabilités supplémentaires pour guider et encadrer d’autres membres.

Y a-t-il des privilèges ou des avantages spéciaux associés au fait d’être maçon du 33e degré ?

Bien qu’il puisse y avoir des événements ou des cérémonies uniques associés au fait d’être maçon du 33e degré, il n’y a aucun privilège ou avantage inhérent accordé uniquement sur la base de ce titre honorifique. La vraie valeur réside dans la croissance personnelle, l’amélioration personnelle et la camaraderie vécue à travers la participation à la franc-maçonnerie à tous les niveaux.

Prix National de la Laïcité 2023 du GCG du GODF, 12e édition

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Ce jeudi 7 décembre 2023, le Grand Chapitre Général (GCG) du Rite Français (RF) du Grand Orient de France (juridiction des Ordres de Sagesse, grades au-delà de la maîtrise) remettait, Temple Groussier rue Cadet, cinq prix « Laïcité ».

Une cérémonie qui a eu lieu sous la présidence et en présence de Guillaume Trichard, Grand Maître du Grand Orient de France et de Philippe Guglielmi, Grand Vénérable du Grand Chapitre Général du GODF.

Madame Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.

Cette année, l’invitée d’honneur est Madame Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.

Philippe Guglielmi.
Guillaume Trichard.

« Situé dans un lieu discret et préservé, le temple maçonnique se dresse tel un écrin mystérieux et solennel.

Avec son architecture, à la fois majestueuse et sobre, conçue pour refléter et honorer les traditions et les valeurs maçonniques., le grand temple Arthur Groussier a servi d’écrin à cette belle cérémonie qui a débuté à 18h avec l’accueil du public. Pour se clôturer avec un cocktail dinatoire au restaurant du Grand Orient de France.

Les lauréats 2023 sont :

PRIX SPÉCIAL DES DROITS DE L’HOMME ET DE LA FEMME :

Hélène Zay est la fille de Jean Zay, ancien ministre de l’Éducation nationale et du Front populaire. Elle en perpétue sa mémoire, son courage et sa dignité.

5 Mariannes pour 5 lauréats.

PRIX NATIONAL DE LA LAÏCITÉ 2023 :

Stéphane Troussel, actuel Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

PRIX NATIONAL DE LA LAÏCITÉ 2023, mention spéciale Droits de l’Homme et de la femme :

Karim Bouamrane, Maire de Saint-Ouen pour la gestion de sa commune « première ville française à expérimenter un congé menstruel à l’image de ce qui a été instauré en Espagne.

Entrée de la bannière du GCG.

PRIX INTERNATIONAL DE LA LAÏCITÉ :

Madame Feliciana FERREIRA, journaliste, franc-maçonne, TSPGV du Grand Chapitre Féminin du Portugal, ancienne Grand Maîtresse, fondatrice de la Grande Loge Féminine du Portugal.

PRIX NATIONAL DE LA LAÏCITÉ 2023 :

Observatoire de la Laïcité des Alpes-Maritimes (OLAM), association intervenant dans le département des Alpes Maritimes retenue pour son action, dans les écoles et quartiers du Département. Elle a été représentée par son Président Patrick Jeune.

La cérémonie en elle-même

Revenons sur le parcours de Mme Hélène Mouchard-Zay, personnalité notable connue pour son travail de mémoire et son engagement dans la préservation de l’histoire.

Née au Maroc en 1940,Hélène Mouchard-Zay est la fille de Jean Zay, député du Loiret en 1932 à l’âge de 27 ans puis ministre du Front populaire qui a joué un rôle crucial dans la réforme de l’éducation en France, assassiné par la Milice le 20 juin 1944. Son assassinat par le régime collaborationniste, traitre et félon de Vichy marque un épisode sombre de l’histoire française.

La vie et la carrière de Jean Zay symbolisent l’engagement en faveur des idéaux démocratiques et républicains, ainsi que la tragédie des persécutions durant la Seconde Guerre mondiale.

Jean Zay, dont une stèle lui rend hommage dans le hall d’accueil de Cadet, reçut la lumière le 24 janvier 1926 au sein de la loge Etienne Dolet du Grand Orient de France à l’orient d’Orléans, qui est également la loge de son père. Le 27 mai 2015, journée nationale de la Résistance, ses cendres sont transférées au Panthéon à Paris, un honneur réservé aux personnalités ayant marqué l’histoire de France.

Mme Hélène Mouchard-Zay est agrégée de Lettres classiques et a enseigné à l’Université d’Orléans. De plus, elle a joué un rôle actif dans l’administration municipale d’Orléans, servant de 1989 à 2001 en tant que déléguée, puis adjointe chargée de l’éducation, de la jeunesse et des droits de l’homme à la Mairie d’Orléans​. En 1991, elle fonde le CERCIL Musée Mémorial des Enfants du Vel d’Hiv à Orléans, dédié à la mémoire des juifs assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment ceux qui ont transité par les camps.​ À 83 ans, elle continue inlassablement son travail de mémoire, préservant l’héritage de son père Jean Zay.

Hélène Mouchard-Zay , par son engagement dans la défense des droits de l’homme et de l’éducation a un parcours plus qu’exemplaire marqué par une volonté de faire face aux tragédies historiques tout en œuvrant pour l’éducation et la mémoire collective.

Stéphane Troussel.

Stéphane Troussel, actuel Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, est une figure importante de la politique française. Né le 7 avril 1970 à Saint-Denis, Stéphane Troussel a grandi dans la cité des 4000 à La Courneuve, une ville où il réside toujours. Cette expérience de vie dans un quartier populaire a probablement influencé ses perspectives politiques et son engagement envers les questions sociales et urbaines​. Membre du Parti socialiste, Stéphane Troussel s’est distingué en tant que porte-parole de son parti. Sa carrière politique est fortement ancrée dans les valeurs de gauche, avec un accent particulier sur les questions de solidarité sociale et d’égalité. Il a mis aussi l’accent sur le développement de la culture, de la solidarité et le combat permanent pour l’égalité en Seine-Saint-Denis. Une approche visant à améliorer le cadre de vie et à réduire les fractures sociales dans un département qui est souvent confronté à des défis socio-économiques importants. Sa réélection à plusieurs reprises témoigne de son impact et de sa popularité dans son département.

Karim Bouamrane.

Le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane a joué un rôle important dans l’introduction d’un congé menstruel pour les employées de sa ville (2000 personnes dont 1200 femmes), faisant de Saint-Ouen la première ville française à expérimenter une telle mesure annoncée le 8 mars 2023, marquant un engagement notable envers les droits des femmes et le bien-être des employées. Suivant l’exemple de l’Espagne, qui a adopté une loi similaire en février 2023, la mesure mise en place par Karim Bouamrane permet aux agentes souffrant de règles douloureuses ou d’endométriose de bénéficier de ce congé. Il est limité à deux jours par mois, sous certaines conditions​. Cette initiative de Saint-Ouen pourrait potentiellement inspirer d’autres villes et organisations en France à adopter des mesures similaires, contribuant ainsi à une évolution des politiques de travail en faveur des femmes​.

Feliciana Ferreira recevant son prix des mains de Philippe Guglielmi et de Guillaume Trichard

Quand vient, au Portugal, la Revolução dos Cravos, la révolution des Œillets et l’échec de la manifestation du 28 septembre 1974, Madame Feliciana Ferreira est emprisonnée à la prison de la Caxia. Prison qui, sous la dictature de l’Estado Novo, est un lieu où sont aussi enfermés les militants communistes et antifascistes. Des prisonniers fréquemment soumis à des traitements des inhumains et à la torture.

Feliciana Ferreira.

Elle entamera une grève de la faim de 20 jours. la vie professionnelle de Feliciana Ferreira est tout entière consacrée au journalisme dans le quotidien généraliste portugais le Diario de Noticias. Créé en 1864 et toujours considéré comme un journal de référence au Portugal, il est le plus ancien du pays. Il est notoirement connu pour ses positions laïques qu’il n’a jamais manqué de défendre. Combattante contre le fascisme, blessée par balle, emprisonnée, journaliste connue et engagée, Grande Maîtresse des franc-maçonnes portugaises, Grande Vénérable des hauts grades du Rite Français au Portugal, Feliciana Ferreira incarne une laïcité de combat.

Patrick Jeune.

Représentée par son président Patrick Jeune, l’Observatoire de la Laïcité des Alpes-Maritimes (OLAM) est une association à but non lucratif (Loi du 1er juillet 1901). Créé le 10 juillet 2012, ses actions s’articulent autour de deux axes : la promotion et la formation sur la laïcité et les valeurs de la République française. Basée à Nice, l’OLAM regroupe des femmes et des hommes engagés dans la promotion et la surveillance de la laïcité, principe fondamental de l’identité républicaine française.

Mme Panier-Runacher et Guillaume Trichard, GM du GODF.

S’adressant à une assistance nombreuse dans le grand temple, remplie d’une énergie palpable reflétant l’adhésion profonde de l’auditoire à la laïcité, Philippe Guglielmi, Grand Vénérable du Grand Chapitre Général (GCG) du GODF, gestionnaire des hauts gardes du Rite Français par délégation de l’obédience, tint des propos bienveillants et lumineux. À commencer par saluer la présence de Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, faisant l’honneur de revenir au Grand Orient, car ayant, il y a peu, déjà présenté une conférence. Puis le président et l’ensemble des membres du jury pour leur travail de sélection des lauréats. Il salue aussi toutes les délégations françaises et étrangères de hauts grades.

Philippe Guglielmi.

Philippe Guglielmi rappelle que nous sommes à la veille de la promulgation de la loi de 1905*, donnant ainsi à ce prix une forte charge symbolique. Et de donner dans quelle forme de pensée se situe le GCG : société initiatique en amont et engagée dans la résolution du fait social en aval ; progressive dans la méthode initiatique et progressiste dans les projets, laïque et républicain dans les valeurs ; porteur des valeurs humanistes héritées de la franc-maçonnerie du siècle des Lumières ; en osmose avec les trois siècles d’histoire du Grand Orient de France ; savoir d’où nous venons tout en portant un regard prospectif ; le franc-maçon doit continuer à construire le temple intérieur pour aller vers un monde nouveau. Il précise aussi que les maçons ne veulent pas d’une société de l’exclusion, qu’ils ne sont pas coupés du monde, reclus dans leur temple, mais qu’ils sont là pour réfléchir à une société universelle avec plus de liberté et d‘équité pour les hommes et les femmes qui les entourent…

L’humanisme a un visage, poursuit-il, celui du vivre ensemble dans une société laïque, nous parlant d’un Laïcité avec une majuscule. Et de détailler ce qu’elle est, rappelant que Victor Schœlcher et Jules Ferry, de la même loge « La Clémente Amitié » à quarante années de distance, ont fait résonner leurs pas ici-même., de la même loge « La Clémente Amitié » à quarante années de distance. La Laïcité, c’est la liberté.

Annonçant ensuite les lauréats à commencer par la remise du prix spécial des droits de l’homme et de la femme à Mme Hélène Mouchard-Zay et de dire que, ce soir, elle était l’histoire, celle de son père.

Mme Agnès Pannier-Runacher.

Madame la ministre Agnès Pannier-Runacher, dans son discours, nous dit qu’elle est honorée d’être avec nous ce soir pour ce rendez-vous annuel du prix national de la laïcité, quelques semaines seulement après être intervenu sur le thème de l’égalité, un mois après le discours du président de la République pour les 250 ans du Grand Orient.

Remerciant le Grand Chapitre Général, elle rappelle qu’il est de notre responsabilité à tous de défendre ce mot si français de laïcité. Et de relever que certains tentent d’instrumentaliser la laïcité pour mieux diviser notre pays, saluant celles et ceux qui, au péril des insultes des menaces, des violences parfois, n’ont pas abandonné le combat en faveur de la laïcité. Notre modèle étant celui de la Loi de 1905. Non pas celui comme certains voudraient nous faire croire de l’effacement des religion. Mais un modèle qui offre une séparation nette entre toutes les églises, non pas non plus celui du refus de la spiritualité et du sacrée, mais un modèle qui offre au contraire des espaces dédiés protégés…

Puis un frère déclina le magnifique poème de Paul Éluard (1895-1952) « Liberté » qui fut écrit dans le contexte de l’occupation nazie. « Liberté » est un cri de résistance et d’espoir. Le poème utilise la répétition de « Sur mes cahiers d’écoliers… Je dessine ton nom » pour exprimer l’importance de la liberté malgré les répressions.

« Sur mes cahiers d’écolier/Sur mon pupitre et les arbres/Sur le sable sur la neige/J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues/Sur toutes les pages blanches/Pierre sang papier ou cendre/J’écris ton nom »

Et à la dernière strophe, prononça le mot laïcité suivi de celui de Liberté

« … Et par le pouvoir d’un mot/Je recommence ma vie/Je suis né pour te connaître/Pour te nommer/Liberté. »

Comme pour nous dire que comme l’aspiration à la liberté est inhérente à toutes les facettes de la vie et de la nature, la Laïcité doit l’être aussi ! Rappelons que ce poème est devenu un symbole de la lutte contre l’oppression. Il a été utilisé dans la Résistance française : des exemplaires du poème étaient parachutés par les Alliés sur la France occupée. Ce geste symbolisait non seulement la résistance mais aussi l’espoir et la solidarité.

Guillaume Trichard.

 Enfin, le discours du très illustre frère Guillaume Trichard, grand maître, qui, honoré et ému, clôt cette douzième édition. Nous sommes ici autant de gardiens et défenseurs d’un bien aussi précieux que fragiles qu’est la laïcité qui incarne les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Il félicite chaleureusement tous les lauréats pour leurs efforts en faveur de la promotionnelle de laïcité. Ce qui mérite notre plus profond respect et notre admiration. Et de saluer un esprit collectif qui nous anime. Citant aussi Jean Zay, Pierre Brossolette et Salvator Allende.

Un engagement pour la laïcité qui doit prendre vie et se concrétiser en dehors de ce temple.

Un engagement dans des domaines tels que la culture, la politique, la société civile en général.

Le grand maître rappelle que l’‘islamisme par la voix de ses prédicateurs et les armes assassine un touriste à Paris, assassine les enseignements, assassine des jeunes femmes des jeunes hommes voulant la faire la fête, assassine ceux assistant à feu d’artifice…

Guillaume Trichard.

Il rappelle aussi que la Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies un certain 10 décembre 1948.

Un très beaucoup discours chaleureusement applaudi.

*Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État. Rappelons, tout d’abord, que cette loi proclame la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et encadre la pratique religieuse dans l’espace public. La loi de 1905 proclame en premier lieu la liberté de conscience : « La République assure la liberté de conscience ».

Loi de 1905.

Elle a pour corollaire la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions. Elle pose en second lieu le principe de la séparation des Églises et de l’État : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Elle met fin au Concordat instauré en 1802 qui régissait les relations entre l’État et les cultes. Jusqu’alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres du culte et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.

Fresque du grand temple Arthur Groussier, une allégorie riche de symboles – Hôtel Cadet, GODF.

2013 – 2023 – Dix ans de la Grande Loge Indépendante de France (G.L.I.F.)

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La G.L.I.F. est née de la volonté de sept Frères, appelés depuis, « Pères Fondateurs », le 6 novembre 2011, de créer un espace de sauvegarde pour des Frères de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), emportée à l’époque depuis plus d’un an dans un tumulte maçonnique et civil, qui culmina, la même année par sa mise sous administration judiciaire.

Les retraits de reconnaissance de la qualité maçonnique de la GLNF, de la part d’un nombre de plus en plus nombreux de Grandes Loges dans le monde, n’avait cessé d’augmenter. Ce petit groupe de Frères avait été averti de la décision prise par cinq Grandes Loges européennes (Grandes Loges Unies d’Allemagne, Grande Loge Suisse Alpina, Grande Loge Régulière de Belgique, Grande Loge du Luxembourg et Grande Loge d’Autriche) de retirer à leur tour leur reconnaissance à la GLNF, ce qui fut fait le 10 juin 2012. Et d’encourager les Frères français de cette obédience à se mettre à l’abri en créant une Grande Loge régulière et en se regroupant avec d’autres Grandes Loges françaises reconnues comme transmettant la tradition maçonnique.

Or bien avant 2012-2013, sept Frères membres de la GLNF, pressentant l’avenir perturbé de leur obédience dès 2009, se sont, dans un premier temps, échangés leurs avis et leurs réserves sur l’avenir de la GLNF.

Les fondateurs de la G.L.I.F. suivirent ce conseil et créèrent d’abord un groupe de travail en ce sens dénommé « La Fraternité des Anciens Devoirs », qu’ils transformèrent ultérieurement en Grande Loge Indépendante de France, dès que les trois grandes « Loges-Mères » (Grande Loge Unie d’Angleterre, Grande Loge d’Écosse et Grande Loge d’Irlande) déclarèrent la suspension de leur reconnaissance de la GLNF, le 19 septembre 2012. La G.L.I.F se sépara de la GLNF dans un respect mutuel et esprit pacifique, souhaitant entreprendre son propre chemin, à l’abri du bruit et de la fureur d’alors et de la recherche du nombre.

G.L.I.F., Maison des Maçons, 40 rue de Cronstadt – Paris 15e arr.

La G.L.I.F. fut officiellement créée le 1er décembre 2012 et consacrée rituellement le 12 janvier 2013 ; elle reçut sa qualité de « régulière d’origine » par la Déclaration de Vienne, signée le 29 janvier 2013 par les cinq Grandes Loges européennes précitées.

À l’origine, les loges pétitionnaires, c’est-à-dire créatrices de la G.L.I.F., furent au nombre de quatorze, ce qui explique les sept équerres et sept compas de son sceau. Son organisation fut d’emblée originale 

o   Convent, c’est-à-dire assemblée des Délégués des loges, pour l’élection des membres des organes : 

o   Haut-Conseil, groupe des Pères Fondateurs, à l’origine puis renouvelé par tiers tous les deux ans, sans pouvoir de vote au Convent ; 

o   Chambre de Justice ; 

o   Conseil National des chargés de chantier par le Grand Maître.   

Un rapprochement de la G.L.I.F. avec d’autres Grandes Loges fut engagé, dès 2012, en vue de créer une puissante Confédération Maçonnique de France. Mais les circonstances firent qu’elle ne put aller au bout de son projet. Cependant des relations personnelles et institutionnelles, ont demeuré fraternelles et solides entre elles, et particulièrement avec la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française et avec la Grande Loge de France.

G.L.I.F., Maison des Maçons, 40 rue de Cronstadt – Paris 15e arr.

Soucieuse de paix et de tranquillité pour le bien des Frères et la pratique d’une Maçonnerie pure et apaisée, la G.L.I.F. se donna pour ligne d’être discrète dans sa communication vers l’extérieur. Le nombre de loges souhaitant venir travailler sous ses auspices augmentait régulièrement par effet de bouche à oreille, de bonne réputation et d’image favorable. 

Pour faciliter les contacts avec des Frères toujours en déshérence, un site Internet ouvert fut constitué en 2020 : www.glif.fr, avec un blog également ouvert présentant des articles de qualité reconnue et les fameux « Cahiers Bleus » très appréciés de l’extérieur, et un extranet pour des informations réservées aux membres.  

G.L.I.F., Maison des Maçons, 40 rue de Cronstadt – Paris 15e arr.

Dix ans plus tard, La G.L.I.F. comprend, à fin 2023, quelque 600 membres regroupés en quelque 40 loges, souveraines pour leur pratique maçonnique sous la Constitution et le Règlement Général dit « Règle des Maçons » de la G.L.I.F. 

Les rites pratiqués sont le Rite Écossais Rectifié, le Rite Français, le Rite Anglais style Emulation, le Rite Standard d’Écosse et depuis peu le Rite Écossais Ancien et Accepté « 1802 ».

Des déclarations d’amitié et de reconnaissance ont été établies avec plusieurs Grandes Loges masculines et traditionnelles en France et dans le monde. 

Trois Grands Maîtres ont veillé aux bons soins de la G.L.I.F. jusqu’à ce jour.

Qui veut tuer Bonaparte ?

C’est en rédigeant ma note de lecture ce samedi 2 décembre que revint à moi – mais m’a-t-il vraiment quitté un jour ? –, le souvenir de ce que représentait, pour l’Empereur, cette date.

En effet, deux événements ont grandement contribué à la légende de Napoléon et à sa place dans l’histoire : son couronnement, en 1804, en tant qu’empereur des Français, et, en 1805, soit un an après son couronnement, la bataille d’Austerlitz. Une des victoires les plus célèbres de Napoléon, stratège militaire de génie, également connue sous le nom de « la bataille des Trois Empereurs ». Une victoire contre les armées russe et autrichienne considérée comme son chef-d’œuvre tactique.

Philippe Bornet.

L’ouvrage Qui veut tuer Bonaparte ? écrit par le médecin libéral Philippe Bornet, spécialiste reconnu de Napoléon et chroniqueur à Radio Notre Dame, sera en librairie le 14 décembre prochain.

David Chanteranne.

Il est préfacé par l’historien, journaliste et écrivain David Chanteranne, reconnu pour sa contribution significative à la compréhension et à la diffusion de la connaissance de l’ère napoléonienne en sa qualité d’attaché de conservation au Musée Napoléon de Brienne-le-Château et de rédacteur en chef de plusieurs revues notamment Château de Versailles Magazine.

Cet ouvrage est un récit historique haletant et à suspense décrivant avec moult détails les secrets du siège de Toulon et de la stratégie qui mena Bonaparte à la victoire. Victoire qui scella le début de son irrésistible ascension. Le rôle de Bonaparte a été particulièrement remarquable pour son ingéniosité tactique et son audace. À l’époque, il n’était qu’un jeune officier d’artillerie, mais ses compétences exceptionnelles dans la planification et l’exécution de l’artillerie ont joué un rôle crucial dans la victoire des républicains. Bonaparte a proposé un plan audacieux pour capturer les collines entourant le port de Toulon, ce qui permettrait aux forces républicaines de bombarder la flotte britannique et de reprendre la ville. Sa stratégie a été un succès, et cela a conduit à la retraite des forces britanniques et royalistes.

Cette victoire a non seulement été importante d’un point de vue stratégique, mais elle a également propulsé Bonaparte sur le devant de la scène militaire et politique en France. Il a été promu au grade de brigadier général à l’âge de 24 ans, en reconnaissance de son rôle déterminant dans la bataille. Ce succès précoce a jeté les bases de sa future carrière militaire et de sa montée au pouvoir en tant que l’un des dirigeants les plus influents et controversés de l’histoire de la France.

Le Portrait inachevé de Bonaparte, aussi intitulé Le Général Bonaparte, est une œuvre peinte par Jacques-Louis David en 1798. Le tableau est exposé au musée du Louvre.

Un récit qui devrait donc passionner tous les amoureux d’histoire et de stratégie militaire.

Dans la droite ligne de deux de ses précédents ouvrages La Furia : Bonaparte en Italie (La Fureur)  roman se concentrant sur les campagnes italiennes de Napoléon, une série de batailles par le mené Napoléon dans le nord de l’Italie entre 1796 et 1797 et Sultan Bonaparte qui lui explorait l’expédition de Napoléon en Égypte et en Syrie de 1798 à 1801

Des romans se fondant aussi sur des événements historiques offrant une perspective romancée de la vie de Napoléon, en soulignant ses compétences en tant que stratège et leader, tout en explorant les implications morales, politiques et humaines de ses actions.

Mais plus qu’un roman, nous précise Philippe Bornet, Qui veut tuer Bonaparte ? est aussi un roman stratégique. Un genre littéraire que beaucoup découvriront.

Dans ce contexte, qui ici est militaire, un roman stratégique désigne les intrigues principales tournent autour de stratégies militaires ou politiques, mettant l’accent sur les tactiques, les manœuvres, et les jeux de pouvoir – fiction spéculative sur la stratégie, narration, inspiration de stratégies réelles, etc.

Siège de Toulon, 30 novembre 1793 au matin.

Bien sûr que nous ne dévoilerons pas les tenants et les aboutissants de cette belle aventure que nous propose l’auteur, mais nous pouvons cependant évoquer les différentes étapes conduisant à l’épilogue.

Et dans un récit historique à suspense, le suspense s’exprime de diverses manières pour captiver le lecteur à travers chaque chapitre. À commencer par l’épisode du souper de Beaucaire. Un événement historique associé à Napoléon Bonaparte, alors jeune général, qui a eu lieu le 28 juillet 1793 à Beaucaire, en France. Événement connu pour le pamphlet que Napoléon a rédigé peu après, intitulé Le Souper de Beaucaire, qui a contribué à sa montée en notoriété. Dans ce texte, il reproduit les conversations de la soirée, présentant ses arguments en faveur de la Révolution. Le pamphlet a été bien accueilli par les révolutionnaires et a aidé à établir la réputation de Napoléon comme un fervent partisan de la Révolution française. Il a aussi attiré l’attention des dirigeants politiques de l’époque.

Général Jean Baptiste François Carteaux.

La plume alerte de Philippe Bornet nous conduit ensuite à connaître plusieurs autres épisodes tels que celui du peintre et officier de police Jean-François Carteaux, devenu général.

De l’arme secrète aussi. Rappelons-nous que la bataille de Toulon était principalement un engagement naval, les forces alliées tentant de maintenir le contrôle sur la base navale importante de Toulon, qui leur avait été remise par la faction royaliste française. Les Républicains, cherchant à reprendre la ville et son port, assiégèrent Toulon. Napoléon Bonaparte, alors jeune officier d’artillerie, s’est distingué lors de cette bataille en concevant la stratégie qui a conduit à la reprise de la ville par les forces républicaines. Son plan impliquait un barrage d’artillerie pour saisir les hauteurs entourant Toulon, ce qui permit aux Républicains de bombarder efficacement le port et les navires britanniques ancrés là. Cette stratégie fut couronnée de succès et conduisit au retrait des forces alliées, marquant une victoire significative pour les Républicains français.

L’auteur a le don de nous mettre au cœur de la bataille. Nous vivons les jours et les nuits avec la troupe qui a, à sa tête, une génie qui a su, en positionnant les batteries d’artillerie sur des points stratégiques, infliger des dégâts considérables aux ennemis. L’utilisation novatrice de l’artillerie a démontré son talent et son potentiel en tant que grand chef militaire. Ce qui a grandement contribué à sa promotion rapide dans les rangs militaires.

Cette carte d’état-major n’est pas celle reproduite dans l’ouvrage.

Nous avons tout particulièrement apprécié la carte d’état-major de l’imprimerie impériale de 1867, représentant le plan du siège de Toulon.

Cet ouvrage permet aussi de bien comprendre le débarquement de la coalition à Toulon en 1793, période où la ville de Toulon, alors un important port militaire français, a été occupée par les forces de la coalition antirévolutionnaire, composée de Britanniques, d’Espagnols, de Napolitains, de Piémontais et de Français royalistes… Cette occupation est intervenue dans le contexte de la Première Coalition contre la France révolutionnaire. Quant à la Mission O’Hara, l’ouvrage fait référence à l’intervention de l’officier britannique, le général Charles O’Hara dont la mission était de maintenir le contrôle de Toulon contre les forces républicaines françaises.

En conclusion, retenons que le siège de Toulon a été un moment décisif, à la fois dans la trajectoire de Napoléon Bonaparte vers le pouvoir et dans l’affirmation de la République française face à ses ennemis internes et externes.

Si nous connaissons les nombreuses tentatives d’assassinat de Napoléon : conspiration des poignards (10 octobre 1800), complot de la machine infernale (24 décembre 1800), plusieurs autres complots royalistes et jacobins et tentatives pendant les campagnes militaires… Napoléon a survécu à toutes ! Renforçant sa paranoïa et sa méfiance, l’amenant à renforcer sa sécurité personnelle et à prendre des mesures répressives contre ses opposants politiques. Cela a même contribué à l’aura de son destin invincibleMais ici, Qui veut tuer Bonaparte ? À lire, un roman stratégique captivant  et passionnant, mieux qu’un page-turner !

Bonaparte à Toulon. Libre représentation – Source réseaux sociaux.

Nous ne manquons pas aussi, fidèle à notre tradition, d’évoquer un éditeur quand nous chroniquons pour la première fois un de ses auteurs.

Ce roman est une publication des éditions Via Romana, dont le siège est à Versailles. Une maison fondée en 2006 par Benoît Mancheron et qui se définit comme un éditeur littéraire de culture chrétienne reconnue pour sa riche collection. Via Romana publie une variété d’œuvres, y compris des contes pour la jeunesse, des livres sur l’histoire, la religion, la poésie, l’essai littéraire, ainsi que des romans et des livres sur des sujets de société.

Via Romana est une expression latine qui signifie littéralement la voie romaine. Un nom sans doute choisi pour symboliser les qualités ou l’héritage de la Rome antiqueDes principes romains qui représente encore pour nous l’ordre, la discipline, la rigueur et l’organisation.

Qui veut tuer Bonaparte ?

Philippe Bornet – Préface de David Chanteranne

Via Romana, 2023, 202 pages, 20 €Disponible chez l’éditeur

Houzzé, Houzzé, Houzzé en Franc-maçonnerie

De notre confrère italien expartibus.it

La vigne est une plante aux significations profondes. On en tire du vin, présent dans de nombreuses cultures avec son propre appareil symbolique depuis l’Antiquité. Pensons par exemple aux Latins, qui proclamaient « In vino veritas ». Les effets de cette boisson étaient déjà connus à l’époque, ce qui, comme on dit, fait chanter et raconter tout ce qui nous vient à l’esprit.

La vérité, au-delà des divagations de ceux qui en ont abusé, est l’une des vertus les plus importantes. Dire la vérité et éviter les mensonges est un test de sagesse. Grâce à ces symboles puissants, la vigne en vient à représenter la vie elle-même. Ce n’est pas un hasard s’il partage la même étymologie

Il représente une existence abondante et la joie qui en découle. Il reflète le désir de fertilité et de beauté. C’est un signe de dévotion aux fruits de l’esprit et de protection contre le mal.

Plénitude, sagesse, jeunesse, maturation, prospérité, sont autant d’images associées à cette plante et au merveilleux nectar qui en découle. Le sacrifice, la foi et la bonne volonté sont les qualités requises pour qu’elle porte ses fruits.

Il n’y a pas de meilleure façon de raconter son symbolisme qu’à travers les mythes des cultures anciennes.

Le raisin et le vin sont des éléments indissociables l’un de l’autre. Les deux sont riches de significations archétypales profondes qui touchent à des sujets inhérents au cycle de la vie lui-même.

Ampelo devient la Vigne qui enivre les hommes, et le Vin inonde l’univers de joie. Le vin est un symbole de vie, le moyen par lequel la nostalgie et la mort sont vaincues.

La tradition hellénique fait remonter l’origine de la Vigne à la mort d’Ampelos, un jeune homme aimé de Dionysos.

Il était d’une beauté désarmante, avec un regard brillant et une voix de miel. Le dieu en est séduit au point qu’il en devient obsédé, même s’il ne connaît pas la souffrance, il est submergé par la peur de perdre son amour.

Par appréhension, il commence à donner au garçon des conseils pour éviter les pires dangers.

Un jour, il lui dit de faire attention aux cornes du taureau. Et ici, Ate, personnification divine de l’erreur, le convainc d’en caresser une, de jouer avec elle et de la monter. L’animal devient furieux et renverse le garçon, qui est alors mortellement encorné.

Dionysos est détruit, puisqu’il ne pouvait pas pleurer, il le fait maintenant ; et apprend à souffrir. Eros essaie de le consoler, l’invitant à retomber amoureux et lui racontant des histoires de mort et de renaissance, mais il n’y a pas de remède.

Les larmes divines, baignant le corps sans vie d’Ampelo, le transforment en Vigne ; et le même, fusionné avec le sang de son bien-aimé, se transforme en vin, un nectar très doux capable de confondre la mémoire, de la renverser et de la remodeler.

Et voici la grande vérité initiatique : le vin est une boisson mystérieuse, qui ne peut être utilisée qu’avec précaution et discernement. Dionysos est un dieu de la végétation sauvage qui enseigne pourtant à maîtriser la nature : et la culture de la vigne est, au sens plein et profond de ce mot, une « culture ».

D’un côté, le vin, surtout rouge, symbolise le sang et le sacrifice, de l’autre, la joie et l’extase divine, comparant l’homme à la jeunesse et au bonheur éternels.

Cela peut être interprété comme un signe de libération de l’individu des soucis du monde, ce n’est pas un hasard si Dionysos avait le don de prophétie et le pouvoir de remplir l’âme de vérité !

Cela indique la médiation entre les mondes humain et divin.

En ce qui nous concerne, francs-maçons, le vin apparaît lors des banquets rituels, à Agapi, dans le but de consolider l’amitié et la solidarité entre les Frères de notre grande Famille ; comme l’amour qui nous unit et que chacun de nous ressent pour ceux qui sont assis à côté de nous.

Cette affection est scellée par la forte poudre rouge ou blanche, comme on appelle le vin, dans les sept toasts portés lors de cette convivialité.

Cependant, on ne sait pas quand ils sont apparus, ni précisément quand ils sont devenus partie intégrante des coutumes des toasts à caractère maçonnique, ni encore moins pourquoi chacun d’eux est accompagné du mot « Uzzai », prononcé avec « force » et la force ».

Ce que nous pouvons en déduire, c’est que ce mot, même désémantisé, c’est-à-dire utilisé sans aucun sens, s’est, au fil du temps, enveloppé d’une valeur sacrée précisément du fait que la Tradition maçonnique l’a consacré, le retirant du monde maritime. environnements dans lesquels il est né, pour l’utiliser dans des moments particuliers et significatifs de la vie communautaire de l’Atelier et pas seulement celui-ci.

Uzzai est devenu un symbole phonique, doté d’une expressivité particulière, avec sa propre force d’évocation indubitable : bons vœux, satisfaction, invocation exultante de la Fraternité se mélangent et en font quelque chose de bien défini et significatif au-delà d’une interprétation univoque et certaine .

À l’obscurité de l’origine correspond la clarté psychologique de l’utilisation, et chacun perçoit le résultat que l’exclamation obtient, sur le plan émotionnel et spirituel, sur la peau et dans les profondeurs.

Il s’agit d’une décharge positive d’énergie, dont la caractéristique principale ne réside pas dans sa dissolution après l’étincelle, comme un courant électrique qui se « décharge » vers le sol, mais dans son retour immédiat à la circulation, retraçant et électrisant les âmes de ceux qui l’ont participé à une Chaîne d’Union, à un toast porté dans une Agapè.

Certes, son insondabilité demeure, tout comme sont insondables les vibrations obscures et subtiles d’un objet magique ou de certains mots qui « font arriver quelque chose » dont la prononciation doit être calibrée dans un usage qui ne les gaspille pas, mais les optimise pour le bien de toute l’humanité.

Avec l’image d’un verre rempli de vin violet, pointant vers le haut, vers le GADLU et avec les vers de ‘The Tyler’s Toast’ , ‘The Guardian’s Toast’ , je porte un toast à vous tous, mes frères.

Chers Frères de la Chaîne Mystique,la nuit s’éloigne rapidement :notre travail est terminé,la fête est terminée,c’est le dernier toast.Et maintenant, par ordre du Vénérable Maître,je vous propose le Toast du Gardien :À tous les Frères pauvres et affligés,où qu’ils soient dispersés sur la surface de la terre et sur les mers, en leur souhaitant un prompt rétablissement de leurs souffrances,et un heureux retour dans leur pays natal,si tel est leur souhait.Joyeux feu, frères !

Lieu symbolique : Saint-Merri est-elle l’église du Diable ?

Il ne vous a pas échappé que, vendredi dernier, notre « Lieu symbolique » était consacré à la fontaine Stravinski. Sur certaines photos, vous pouviez d’ailleurs apercevoir l’église Saint-Merri (ou Saint-Merry) est une église catholique située à proximité du centre Georges-Pompidou, dans le 4e arrondissement de Paris.

C’est bien d’elle dont nous allons vous parler en ce vendredi 8 décembre , fête de l’Immaculée Conception qui découle d’une croyance populaire qui remonte à Byzance et au haut Moyen Âge… Mais, chargée de symboles, Saint-Merri ne serait-elle pas l’église du Diable ?

Comme toujours, commençons par son histoire

Construite entre 1500 et 1550, l’Église Saint-Merri est un exemple remarquable de l’architecture gothique flamboyant en France. Elle est dédiée à Saint Médéric, Merri, un abbé du VIIIe siècle. L’église a été construite sur le site d’une chapelle plus ancienne dans Médéric et enterré. Elle est connue pour sa façade richement décorée, son portail sculpté et ses vitraux. L’intérieur de l’église abrite de nombreux éléments artistiques, notamment des peintures, des sculptures et des vitraux, certains remontant au XVIe siècle.

Cette église, en plus d’être un lieu de culte, sert de centre pour diverses activités culturelles et communautaires. Elle accueille des concerts, des expositions et d’autres événements, reflétant son emplacement dans l’un des quartiers les plus dynamiques et artistiques de Paris.

Saint-Merri est un exemple de la riche histoire religieuse et culturelle de Paris, et sa visite offre un aperçu de l’architecture gothique ainsi que de l’art et de la musique religieuse.

Son célèbre Baphomet

Le nom Baphomet apparaît pour la première fois en relation avec l’ordre des Templiers au XIVe siècle. Les Templiers, organisation de moines chevaliers, accusés, entre autres, d’hérésie, mais aussi de l’adoration d’une idole nommé Baphomet. En vérité, je vous le dis, il n’existe aucune preuve concrète de l’existence d’une telle idole au sein de l’ordre.

Son symbolisme ésotérique

Au XIXe siècle, Baphomet a été réinterprété par des occultistes comme Eliphas Lévi, un érudit et écrivain français. Lévi a décrit le Baphomet comme une figure androgyne, mi-homme, mi-femme, avec une tête de chèvre et des symboles alchimiques. Cette représentation symbolique est souvent liée à des concepts tels que l’équilibre des contraires, la dualité et la réconciliation des opposés.

Dans la culture contemporaine, le Baphomet est parfois associé au satanisme, bien que cette association soit largement un produit de la culture populaire et des médias plutôt que basée sur des pratiques satanistes historiques ou liturgiques. Certains groupes satanistes modernes ont adopté des images inspirées de Baphomet comme symbole, mais cela ne reflète pas nécessairement les croyances ou les pratiques de tous ceux qui s’identifient au satanisme.

Baphomet Eliphas Lévi – Source esoblogs.net

Cependant l’image du Baphomet a souvent été mal comprise et est devenue un point focal pour diverses théories du complot et des allégations d’occultisme. Ces interprétations sont souvent éloignées de ses origines historiques et de son symbolisme ésotérique.

Pour les occultistes, mais pas tous, et certains courants ésotériques, le Baphomet représente souvent la connaissance ésotérique, l’initiation spirituelle, ou l’union des opposés, plutôt qu’une entité littéralement adorée.

Mais, historiquement, le pentagramme a également été utilisé dans le christianisme, où il symbolisait les cinq plaies du Christ ou représentait les cinq vertus du chevalier chrétien.

Le pentagramme inversé

Mais avant intéressons-nous au pentagramme, tout court.

Il est un symbole ancien, depuis l’époque sumérienne et l’environnement dans l’Antiquité grecque et romaine. Chez les Pythagoriciens, il est vu comme un symbole de perfection mathématique et spirituelle, la santé et l’harmonie. Dans certaines traditions ésotériques, le pentagramme représente les cinq éléments : l’esprit, l’eau, l’air, le feu et la terre. La pointe supérieure représente souvent l’esprit, tandis que les autres pointes représentent les éléments matériels. Et dans de nombreuses cultures, le pentagramme est vu comme un puissant symbole de protection. Il est souvent utilisé dans les amulettes et talismans pour éloigner le mal et attirer des énergies positives. Pour certains, dont le Wicca et d’autres formes de néo-paganisme, le pentagramme est un symbole central souvent utilisé pour représenter la déesse, les aspects de la féminité et de la fertilité, et les forces de la nature.

Alors, lorsqu’il est inversé, avec deux pointes orientées vers le haut, le pentagramme peut prendre des significations différentes. Dans certains contextes, il est associé au satanisme, en particulier lorsqu’il est utilisé avec une tête de chèvre inscrite, connue sous le nom de Sigil de Baphomet. Cependant, il est important de noter que cette association est plus récente et n’est pas universelle.

Le pentagramme inversé est également un symbole important dans traditions diverses magiques et occultes. Il est souvent utilisé dans les rituels et pratiques les magiques comme un outil de concentration et de manifestation des intentions.

Il peut être interprété comme une inversion ou un renversement des valeurs traditionnellement associées au pentagramme droit. Cela peut symboliser un défi aux normes établies – opposition ou subversion des valeurs chrétiennes traditionnelle notamment – ou une exploration des aspects sombres ou non conventionnels de la spiritualité. C’est ainsi que dans certaines traditions ésotériques, il symbolise aussi la dominance de l’élément terre sur l’esprit, mettant l’accent sur le monde matériel et physique plutôt que sur le spirituel. Rappelons que dans certaines pratiques magiques ou occultes, le pentagramme inversé est utilisé dans des rituels spécifiques. Notamment dans la magie noire, il est utilisé dans des rituels destinés à invoquer des esprits ou des puissances maléfiques. Ces pratiques sont souvent destinées à obtenir un pouvoir personnel ou à nuire à d’autres.

L’église Saint-Merri a-t-elle une façade alchimique ?

L’église est un exemple de type gothique flamboyant. Elle une façade richement décorée avec des éléments sculpturaux qui sont caractéristiques de ce style. Ces éléments décoratifs sont interprétés de diverses manières, mais ils avaient avant tout les conventions stylistiques et religieuses de l’époque de sa construction.

Au fil des siècles, certains ont attribué des significations ésotériques ou alchimiques. Ces interprétations sont généralement basées sur des lectures symboliques (Fulcanelli surtout) des éléments architecturaux et ne sont pas nécessairement soutenues par des preuves historiques.

Alors, y a-t-il, même si l’alchimie, avec son riche symbolisme, a fasciné de nombreuses générations et a souvent été liée, parfois de manière spéculative, à des sites historiques, des preuves que Saint-Merri ait été conçue avec des intentions alchimiques ou qu’elle cache des symboles alchimiques.

450.fm reviendra, courant janvier, sur cette église si particulière en lui consacrant deux ou trois articles sur le portail principal, percé de trois portes ogivales surmontées de crossettes et de fleurons, et son caractère alchimique…

Quid de la gloire en bois doré de 1753, agrémentée de têtes de chérubins ?

La gloire, souvent représentée par les rayons lumineux ou un halo, est un motif artistique utilisé pour symboliser la présence divine, la sainteté ou l’illumination spirituelle. En bois doré, elle évoque non seulement la richesse et l’opulence de l’art religieux de l’époque mais aussi la lumière divine

Quant aux chérubins, ils sont des figures angéliques dans la tradition chrétienne, souvent représentés comme de petits enfants avec des ailes. Ils symbolisent l’innocence, la pureté et la proximité avec Dieu. Dans l’art chrétien, les chérubins servent souvent d’accompagnateurs ou de gardiens du divin. Enfin, l’art baroque, dominant en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, se caractérise par son exubérance, sa richesse décorative et son utilisation dramatique de la lumière et de l’ombre. Les œuvres d’art baroques, comme cette gloire en bois doré, visaient à susciter l’émerveillement et à renforcer les thèmes spirituels par leur impact visuel.

À Saint-Merri, comme ailleurs, de tels éléments décoratifs avaient une fonction à la fois liturgique et symbolique. Ils étaient destinés à enrichir l’expérience de la prière et de la contemplation, à rappeler aux fidèles la grandeur de Dieu et à les aider à se concentrer sur les aspects spirituels de la foi. Cette œuvre d’art doit être vue dans le contexte de l’époque de sa création. En 1753, l’Église catholique utilisait l’art comme moyen de communication et d’enseignement religieux, surtout après le Concile de Trente qui a encouragé l’utilisation des arts pour la Réforme catholique.

L’ orgue, instrument remarquable et historique

L’orgue actuel de Saint-Merri a été construit par Aristide Cavaillé-Coll, un facteur d’orgues français célèbre du XIXe siècle, connu pour ses innovations et pour avoir construit certains des plus grands orgues en France. L’instrument possède des caractéristiques typiques des œuvres de Cavaillé-Coll, notamment en termes de sonorité et de mécanismes. Il est doté de plusieurs jeux et de tuyaux, offrant une large palette sonore adaptée à la fois à la musique liturgique et aux concerts. L’orgue est non seulement un instrument liturgique pour les services religieux, mais il est également utilisé pour des concerts et des événements musicaux. Il attire des organistes et des amateurs de musique du monde entier. L’orgue, placé dans un cadre aussi historique que celui de Saint-Merri, ajoute à l’atmosphère spirituelle et artistique de l’église.

Alors, selon vous, Saint-Merri, église du Diable ou pas ? Vous avez 12 heures, de midi à minuit !

Merci encore à notre frère Philippe pour sa visite ésotérique de Saint-Merri !

Photos © Yonnel Ghernaouti, YG

Conspiracy Watch : La première carte interactive du web conspirationniste francophone

En partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, Conspiracy Watch publie aujourd’hui une carte du web conspirationniste francophone. 126 sites et leurs interactions ont été analysés afin d’offrir pour la première fois au grand public une représentation graphique et interactive de la « complosphère ».

Quelles sont les principales plateformes de diffusion de contenus conspirationnistes en langue française ? De quelle manière cette « complosphère » se structure-t-elle ?

C’est pour tenter de répondre à ces questions et offrir au public un outil permettant de visualiser les connexions entre les différentes mouvances complotistes liens que Conspiracy Watch, la Fondation Jean-Jaurès, l’agence Occurrence et Deep Opinion se sont associés pour cartographier le web conspirationniste. Sur la base de données de fréquentation relevées par notre partenaire Similarweb, l’agence Wedodata a été mandatée pour élaborer cet outil interactif qui, basé sur la méthode de la cartographie de réseaux, révèle une forte intrication des sites conspirationnistes.

Fondé sur le travail d’observation et de documentation effectué par la Rédaction de Conspiracy Watch (des notices d’information complètes sont associées à chaque site), cette carte propose une catégorisation du web conspirationniste en six « familles » construites à partir des théories du complot véhiculées par ces sites. Un système de filtres permet également de naviguer dans la carte par théories du complot, par audiences ou encore par degrés d’intensité complotiste. Des notices d’information complètes sont en outre associées à chaque site représenté sur la carte.

Crédits : Wedodata.

8/12/23 : « Stop aux Violences Sexuelles » – avec la R∴L∴ Les Amis du Creuset n° 348 (Paris 20e)

 Réunion Publique AVEC ANNE MAUREL, Présidente de l’association sans but lucratif « Stop aux violences sexuelles » (SVS).

À 19 heures, Maison de la Vie Associative et Citoyenne (MVAC), 18 rue Ramus – PARIS 20e.

Inscription recommandée : william.bres@orange.fr – Tél :  06 50 12 00 40

Sous les auspices de la Grande Loge Mixte de France (GLMF), avec la participation de la très illustre sœur Sophie Jacquest, Grand Orateur.

Anne Maurel, la biographie

Anne Maurel (née en 1963) a suivi une formation supérieure scientifique (grande école d’ingénieur puis de commerce). Elle a travaillé quelques années dans des grandes entreprises. Puis elle a décidé de vivre au milieu de sa passion : la culture et en particulier la musique classique.

Après une première expérience à l’Opéra de Monte Carlo, elle devient, en 1998, l’administratrice d’OstinatO, un orchestre de jeunes musiciens professionnels. Dirigé par le chef d’orchestre Jean-Luc Tingaud, OstinatO a été fondé sous l’impulsion de son maître, le compositeur et chef Manuel Rosenthal (1904-2003), lui-même élève de Maurice Ravel. Cet orchestre, en résidence artistique à l’opéra-comique, se produira dans des grandes salles parisiennes (TCE, Chatelet, Athénée, BnF) et en banlieue. Il participera  à des opéras à l’étranger (Espagne, Chine, Belgique et Inde) et collaborera avec l’Académie de l’Opéra national de Paris.

En 2009, Anne Maurel prend la direction de la culture de la ville de Dourdan (91). En 2014, elle s’installe à Bruxelles, où elle codirige un festival de musique classique.

En 2016, alors qu’une de ses amies a été tuée au Bataclan, elle échappe aux attentats de Bruxelles. Survivante et sensibilisée aux abus sexuels (son grand père en ayant été victime dans l’enfance), elle participe à des formations dispensées par l’association française « Stop aux Violences Sexuelles »[1] et à des rencontres professionnelles organisées en Belgique. Elle y découvre les conséquences dévastatrices pour l’humain des violences sexuelles et l’existence d’un lien entre elles et le terrorisme.

Elle crée, alors, l’asbl[2] « Stop aux violences sexuelles ! Belgium » dont elle assure la présidence. Avec cette asbl, des formations et des actions de sensibilisation seront mises en place à Bruxelles, ainsi que des ateliers thérapeutiques escrime.

Par ailleurs, Anne Maurel pratique, depuis 45 ans, le yoga qu’elle enseigne à Bruxelles depuis 2017. En 2019, elle a débuté des études de théologie, en distanciel, à l’Université de Genève.  Enfin, depuis 2022, elle chante dans le chœur « Cassandra » de la Monnaie, l’Opéra de Bruxelles.


[1] « Stop aux Violences Sexuelles » (SVS) a été fondée par des médecins français en 2013. Son but est d’informer sur les graves conséquences médicales (psychologiques et somatiques) que causent des violences sexuelles, notamment subies dans l’enfance. SVS propose des formations pour le grand public et pour les professionnels de santé. SVS a également développé un protocole médical d’ateliers thérapeutiques autour de l’escrime, pour les victimes de violences sexuelles, et un autre protocole pour les auteurs.    

[2] Asbl = Association Sans But Lucratif, l’équivalent belge des associations loi 1901 françaises

La Maison de la Vie Associative et Citoyenne (MVAC), Mairie du 20ᵉ arr.

Bulletin de la Société Martinès de Pasqually, le N° 33

Fondée en 1989, la Société Martinès de Pasqually, dont le sous-titre sur son site est « Études, échanges sur la connaissance de la vie et l’œuvre de Martinès de Pasqually » édite,  tous les ans, un remarquable bulletin. Vous pouvez d’ailleurs, prendre connaissance de notre présentation 2022, le 18 octobre très exactement, ici-même.

L’Association Martinès de Pasqually à Bordeaux est une organisation qui s’intéresse aux enseignements et pratiques de Martinès de Pasqually, une figure historique du XVIIIe siècle liée à l’illuminisme et à l’ésotérisme chrétien. Pasqually est connu pour avoir fondé l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l’Univers. Les enseignements de l’Ordre des Élus Coëns étaient basés sur une interprétation unique du christianisme ésotérique. Ils incorporaient des éléments de la Kabbale, de la théurgie, et de la philosophie occulte. Les rituels pratiqués visaient à établir un contact avec le monde spirituel et à purifier l’âme. L’objectif principal de l’Ordre était la réalisation spirituelle à travers un processus de l’âme humaine avec le Divin.

Rappelons que, pour celles et ceux qui ne connaissent pas ou peu Martinès de Pasqually, que son enseignement se concentre sur la théurgie, une forme de magie cérémonielle visant à invoquer des présences angéliques et divines. Les travaux de Pasqually sont profondément ancrés dans la tradition chrétienne mystique, avec un accent particulier sur la réconciliation de l’humanité avec la divinité à travers divers rituels et pratiques spirituelles.

Nous qualifions vraiment ce bulletin, comme les trente-deux précédents du reste, de remarquable pour plusieurs raisons. Il présente des articles de fond, des analyses et des études réalisées par des spécialistes dans le domaine de l’ésotérisme, de l’histoire de l’occultisme, ou de la vie et de l’œuvre de Martinès de Pasqually. Nommons, ici et maintenant, les contributeurs de ce dernier opus : Jean-François Var (OE),  Jean-Louis Boutin, Serge Caillet, Fadi Caledit, Georges Courts, Thierry Lamy, Micelle Nahon et Jean-Marc Vivenza.

Cachet de Martinès de Pasqually.

Un bulletin se caractérisant par une recherche approfondie et rigoureuse, incluant aussi des découvertes inédites, une analyse minutieuse de la vie et l’œuvre de Martinès de Pasqually ou encore des explorations de l’influence historique de ses enseignements. Le tout permettant de contribuer significativement à la compréhension de Martinès de Pasqually, à l’étude de l’ésotérisme ou à la diffusion de ces connaissances auprès d’un public plus large.

Nous vous invitions à prendre connaissance du très riche sommaire reproduit ci-dessous.

Bulletin de la Société Martinès de Pasqually

N° 33, 2023, 150 pages, 15 €

Société Martinès de Pasqually, le site https://societe-mdp.fr/ – Contact : smdp.bx33@gmail.com – L’adresse du siège : Librairie Olympique, 23 rue Rode, 33000 Bordeaux – Adhésion, commande ou abonnement   https://societe-mdp.fr/boutique/