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La symbolique maçonnique de l’escargot

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Ou l’éloge de la lenteur

A première vue, l’escargot peut sembler loin de la symbolique maçonnique de la construction. En deuxième « lecture » …il apparaît comme la construction même, puisqu’il la porte sur son dos ! Il est donc une « maison en soi », avec ses murs et son toit, ses ouvertures et fermetures…Qui plus est, il constitue une maison mobile, vivante, puisque l’escargot se déplace !

  1. Eloge de la lenteur. Sa mobilité qui se caractérise par progression d’une extrême lenteur symbolise évidemment la patience, la persévérance pour aller d’un endroit à une autre. Au siècle de l’urgence (non justifiée), de la vitesse, de la précipitation, ce mouvement, cet « avancement » à l’extrême ralenti indique, tout au contraire, la possibilité d’avancer sans empressement. A noter que l’escargot (comme l’Homme) ne possède pas de marche arrière ! Cette possibilité d’atteindre aussi un but par reptation à un rythme extrêmement lent, sans contrainte, devient une qualité ! Et un modèle pour l’humain (de réflexion et de préparation avant l’action).
  • Eloge de la sécurité. Le déplacement lent permet l’observation, l’évaluation des lieux, et l’évitement éventuel des dangers. Rappelons que l’escargot possèdent 4 antennes : 2 sont munies d’yeux dirigées vers l’horizontale et la hauteur, 2 sont dirigées vers le bas avec fonction olfactive et tactile. En l’occurrence, pour l’escargot, Tout ce qui est en haut n’est pas comme ce qui est en bas, contrairement à ce qu’affirme la maxime d’Hermès Trimegiste ! Ces facultés indiquent évidemment la protection et prudence ! Encore un modèle de pondération pour l’humain.
  • Eloge de l’adaptabilité. L’escargot secrète une bave qui lui permet (en déroulant un sorte de tapis visqueux progressif devant lui) de se mouvoir et de glisser sur tous les types de sol. Donc une accommodation à son environnement. A cette même image, l’anticipation, la prévision, l’adaptabilité au milieu sont des qualités sans lesquelles l’espèce humaine n’existerait plus (protection vestimentaire et chaussures notamment)
  • Eloge du retrait. L’escargot peut se retirer dans sa coquille à la fois pour se protéger et se reposer, en se dissimulant sous les feuillages voire en s’enfouissant dans l’humus (ou dans l’eau, selon son espèce) pendant la période hivernale. Symboliquement le retrait (du monde) et la réflexion, l’introspection, la méditation, la contemplation, la réflexion, le recueillement même, autant de pratiques humaines, se retrouvent ici.

 5) Eloge de la « renaissance. L’escargot obéit ainsi à un cycle de vie active et de renaissance après son hibernation. Il nous renvoie ici à nos propres phases de renouvellements d’activité saisonnières.

  • Eloge de l’humilité. Par sa vie simple, par sa proximité avec l’humus, l’escargot nous renvoie à l’humilité (d’où ce mot est issu)
  • Eloge de la responsabilité. Porter sa maison sur son dos (qui abrite son fonctionnement viscéral) implique une fonction, une « charge à gérer ». Contrairement à l’homme, l’escargot possède son squelette à l’extérieur, donc exposé aux dangers de blessure et d’écrasement, d’où la nécessité d’une vigilance permanente. En ce sens, notre tête abritant notre cerveau malgré sa boite crânienne, est très vulnérable et demande protection constante. Notre enveloppe charnelle est également très mince, notre ossature est aussi fragile. « Êtres de verre », nous sommes responsables de notre corps à entretenir (faim, soif, reproduction).
  •  Eloge du mystère. Si le calcium qui compose largement sa coquille est organiquement connu, sa forme, multiple selon les espèces, permet toutes les supputations, de la spirale logarithmique au nombre d’or. Sur le plan maçonnique, l’escalier hélicoïdal que cette coquille peut évoquer, renvoie à la « chambre du milieu », située précisément au milieu du temple de Salomon (entre l’équerre et le compas dit notre symbolique). Il est, selon les rites, construit sur un côté du Temple, et composé d’un escalier à vis conduisant précisément à « la chambre des Maîtres » où présidait Salomon pour les prises de décision importantes. Symboliquement, l’escalier à vis, permet à celui qui l’escalade, non de découvrir le mystère « célestes » devant soi (qui doit rester inconnu !) mais de voir son dos (et donc les dangers « terrestres » derrière soi)

CONCLUSION L’escargot – dont la coquille en spirale emblématique, entretient un mystère sujet à diverses interprétations – est une leçon de vie. Cette créature, modèle de douceur et de sagesse, de résilience face à l’adversité, est un modèle de progrès lent mais constant. Sa mince coquille, malgré tout, à la fois foyer et protection, symbolise l’importance de construire un lieu de vie sûr, tant physique que spirituel. Il nous transmet un message profond sur le cycle de la vie, le mouvement perpétuel et l’existence de l’espace et du temps, ces deux énigmes éternelles.

Suivez en video la conférence des 3 Grands Maîtres de la Franc-maçonnerie

Trois Grands Maîtres de la Franc-maçonnerie répondent aux questions

L’association Georges Troispoints Moselle avait organisé son Grand rendez-vous annuel à Metz le 10 janvier prochain dans les salons de l’hôtel de ville. C’était une occasion unique de venir à la rencontre d’illustres Francs-maçons :

– Catherine LYAUTEY de La Grande Loge féminine de France,
– Thierry ZAVERONI de la Grande Loge De France,
– Sylvain ZEGHNI de la Fédération Française du Droit Humain.

Communication du sacré

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Conférenciers :

  • Yonnel Ghernaouti = chroniqueur littéraire et médiateur culturel au Musée de la Franc Maçonnerie. Issu d’une famille compagnonnique, il s’est engagé depuis fort longtemps sur le sentier des sciences traditionnelles et des sociétés initiatiques
  • Franck Fouqueray = membre de la grande loge mixte de France. Il a été Vénérable Maître de 3 loges – Auteur de 11 ouvrages – Président de la Fraternelle des écrivains maçonniques de 2007 à 2022 – Fondateur du journal 450.fm – Créateur du réseau maçonnique www.onvarentrer.com et ses 6000 membres – Il se passionne pour le sens symbolique de la maçonnerie et son instruction.
  • Jean Jacques Cros = Journaliste – Conseil en communication et gestion de crise. Directeur de l’Institut Supérieur de l’Eloquence – En charge de l’organisation des cérémonies solennelles lors des croisières maçonniques et philosophiques.
  • Jacques Carletto = Journaliste – Auteur de nombreux ouvrages d’humour maçonnique
    Directeur de collection chez Dervy – interviews vidéos hebdomadaires d’auteurs dans les domaines de la Maçonnerie, de la spiritualité et du développement personnel.
  • Fabrice Roy = Professeur de communication à l’Université de Nice – spécialiste de l’histoire de l’Art et la vie française au XVIIIe siècle – expert en Impressionnisme et post impressionnisme – Réalisateur de pièces de théâtre à Versailles, à l’Orangerie des Tuileries.
  • Patrick Guedj = Éducateur spécialisé à l’Institut des Jeunes sourds de Paris, Psychologue, Ingénieur informaticien, Président de l’Association Envole-moi, Membre des Chevaliers du Ciel où en 2021 il a reçu la médaille d’or Rêves de Gosse RDG), Chargé de cours dans la formation des médecins qui préparent la Capacité de Médecine Aéronautique à la Faculté de médecine Paris-Descartes

La croisière N°15  de 15 jours s’est déroulée du 6 au 20 janvier – avec les étapes

Marseille – Savone – Valence – Madère – Las Palmas ( Canaries) Ténérife ( Canaries) Lanzarote – Canaries – Cadix – Barcelone

Symbolisme du rituel d’initiation au REAA

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L’initiation est une façon de se connaître soi-même en accédant à un ordre symbolique et il n’est société humaine que symbolique. Il s’agit d’une transformation de l’individu qui lui permet de s’articuler avec la structure sociale que constitue l’Humanité. Le rituel d’initiation du Rite Ecossais Ancien et Accepté est expliqué par étape dans ses significations potentielles.

Chaque nouvel initié est invité à se remémorer la manière dont il a vécu cette cérémonie dans son corps et son esprit.La Franc-Maçonnerie n’est pas communicable sur un plan intellectuel. Elle ne peut être comprise que par celui qui la pratique dans le but d’éveiller concrètement son Etre intérieur.

L’Auteur

Stéphane Fradet : Titulaire d’une licence d’Histoire des Arts à l’Université François-Rabelais et d’un certificat en affaires publiques, stratégie et influence à Sciences Po  a commencé son expérience professionnelle dans le domaine de la communication que ce soit au Ministère de la Culture et de la Communication en tant que rédacteur au cabinet du ministre et au Conseil général de Loir-et-Cher en tant qu’attaché de presse avant d’intégrer le mouvement mutualiste en 2010.

[NDLR : Quel bonheur de lire mais aussi, grâce à Jacques Carletto, d’entendre notre très cher frère Stéphane Fradet. Afin de mieux le connaître, je partage avec grand plaisir sa biographie.

Né le 22 février 1983 à Guéret, Stéphane Fradet se passionne très tôt pour le patrimoine historique. Il est l’auteur de deux expositions : « De Noulazac à Noth » en 1996, « Entre Sédelle et Rhin » en 1997, et d’un ouvrage Le Pays de La Souterraine, dans la collection Mémoire en Image chez Alan Sutton, en 2000. En 1997, il fonde la Société Archéologique, Historique et Scientifique de La Souterraine : Archaïs. Pendant trois ans, il a ainsi organisé plusieurs rencontres culturelles en milieu rural, conduit la restauration d’un lavoir, initié la réhabilitation d’une fontaine et ouvert pour la première fois au public la chapelle d’un couvent.

À partir de 2002, il étudie l’histoire de l’art à Tours et se passionne pour l’art contemporain. En 2005 il fonde la revue de création contemporaine Peppermint, créant ainsi un espace commun aux étudiants de l’université et de l’école des Beaux-arts.

Photo Facebook.

En 2005, Stéphane Fradet rencontre Renaud Donnedieu de Vabres, alors Ministre de la Culture et de la communication. Pendant deux ans, il est rédacteur au sein du Cabinet du Ministre. Il s’engage au sein du Parti Radical où il occupe différentes fonctions tant au niveau national que local. En 2006, il est élu au conseil de l’UFR Arts et Sciences Humaines de l’Université de Tours. Il publie en 2007 aux éditions Publibook un livre intitulé Les Jeunes Radicaux pour une politique culturelle globale. Préfacé par Jean-Louis Borloo et Renaud Donnedieu de Vabres, ce manifeste se développe autour de quatre enjeux qui paraissent essentiels en ce début de siècle : la diversité culturelle, la culture au service de la cohésion sociale, la culture comme nouvelle étape de la construction européenne et l’association de la culture à la francophonie.

En 2008, Stéphane Fradet publie Quel Tours voulons-nous ? (préfacé par Laurent Hénart) aux éditions Publibook et devient Conseiller municipal de la Ville de Tours sur la liste conduite par Renaud Donnedieu de Vabres.

Depuis 2012, il vit à Blois où il cofonde le Cercle des Amis de l’Abbé Grégoire, lieu de rencontres et d’idées dont l’objet est de produire des débats, en matière de politiques publiques, ouverts aux démocrates, républicains et progressistes de Loir-et-Cher, et d’en diffuser les réflexions et les propositions dès l’instant où acteurs et participants s’inscrivent dans l’esprit insufflé par l’Abbé Grégoire.

En 2016, Stéphane Fradet est initié au sein de la Respectable Loge « Denis Papin » de la Grande Loge de France (GLDF). Il est reçu Compagnon en 2017 puis élevé à la Maîtrise en 2019. Il a occupé les plateaux de Secrétaire et de Second Surveillant avant de devenir Premier Surveillant.

Bandeau Facebook de Stéphane Fradet.

En 2021, il entre au sein de la Juridiction du Suprême Conseil de France. Il est nommé au 12e degré en 2023.

Stéphane Fradet est notamment l’auteur de deux romans initiatiques : À la croisée des chemins aux éditions Sydney Laurent et Le Crâne d’Adam, aux éditions Code 9. En 2024, il publie Symbolismes du rituel d’Initiation au Rite Écossais Ancien et Accepté aux éditions Cépaduès.

Son dernier opus est préfacé par Philippe Langlet connu et reconnu pour avoir travaillé sur les textes fondateurs, les premiers rituels et les aspects anthropologiques de la maçonnerie Celui-ci proposant ces jours-ci, toujours chez Cépaduès, une réédition de son La Bible et la Loge.

À commander aux Éditions Cépaduès.

Si tel est votre désir, vous pouvez suivre notre frère Stéphane sur son Facebook.

Librairie Savoir-être, Tours.

Pour info, il sera en dédicace le 3 février 2024 à la librairie Savoir-être au 97 rue des Halles à Tours, de de 10h à 12h et de 14h à 16h.

« L’Initiation est une façon de se connaître soi-même en accédant à un ordre symbolique et il n’est de société humaine que symbolique. Elle consiste en une transformation de l’individu le mettant en état de pouvoir s’articuler avec la structure collective que constitue l’Humanité.

Le rituel d’Initiation du Rite Écossais Ancien et Accepté est expliqué étape par étape dans ses significations potentielles. Chaque nouvel initié est invité à se remémorer la manière dont il a vécu cette cérémonie dans son corps et son esprit… » Ainsi commence sa quatrième de couverture.



Portrait de l’abbé Grégoire par Jacques-Louis Davidmusée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon, vers 1791-1792.

*En 1776, l’abbé Grégoire a été membre de la Société philanthropique et charitable de Nancy. Cette appartenance a souvent fait dire de lui qu’il avait appartenu à la franc-maçonnerie. Il apparaît cependant qu’il n’a pas été membre d’une quelconque loge, même si les francs-maçons lui ont souvent rendu hommage et qu’une loge porte son nom. L’amalgame viendrait des liens entre le philanthropisme allemand, mouvement d’origine piétiste, et la franc-maçonnerie politique française, volontiers gallicane et anti-vaticaniste. Grégoire est également membre de la Société des philanthropes de Strasbourg, fondée par le célèbre franc-maçon rectifié Jean de Turckheim vers 1776. Ouverte à toutes les confessions, cette société a des membres à travers toute l’Europe, dont de nombreuses autorités maçonniques allemandes, françaises et suédoises.]

Sacrément pratique

La société romaine de l’Antiquité (comme celle de la Grèce de l’époque précédente) a adopté un certain nombre de divinités grecques qu’elle a introduites dans un large panthéon, présidant à tous les moments de la vie et de la mort.

Un panthéon « sur mesure » puisque les représentations divines accueillies par les Romains devaient toutes être préalablement soumises à la procédure de « l’interpretatio » suivie d’une acceptation citoyenne avec l’édification d’un temple et d’un culte.

À l’instar des Grecs, les divinités étaient retenues pour leurs qualités, leurs énergies, leurs capacités réelles pour lesquelles la bonne exécution des rituels et des offrandes était à la fois définie et recommandée.

Ces divinités n’étaient en rien des allégories, ni des analogies, ni des figures de rhétorique, mais « des puissances informant l’existence et les structures les plus profondes de la réalité ». [1]

Ainsi prenons un exemple de la puissance informatrice des divinités à un moment précis :  lorsqu’un enfant paraît !

Quoi de plus compréhensif que d’appeler sur ce nouveau-né autant de protections possibles, pour l’aider à tracer sa route et à se réaliser. Puisque la vie de l’enfant est conçue comme autant d’étapes, elle doit être protégée au bon moment par la divinité adéquate.

Ainsi, voilà comment chez les Romains on agit pieusement avec la palette des personnages divins : la déesse Lucina (autre nom d’Héra pour présider à l’accouchement) met au jour l’enfant, Vitumnus et Sentinus lui donnent vie et sentiment, Vaticanus lui ouvre la bouche au premier cri, Levana le soulève du sol, Cunina le berce, Potina et Educa lui donnent à boire et à manger, Fatinus lui accorde le premier mot pourvu de sens et ainsi de suite jusqu’à ce que deux déesses prennent soin de lui :  Iterduca au moment de sortir de la maison, tandis que Domiduca garantit son retour.

De telles projections immatérielles témoignent de l’identification d’un processus corrélé avec des modes d’action et des catégories cognitives productives de soins et d’amour. La succession de divinités choisies découvre autant d’opérations séquencées pour conduire une action continue et pour intervenir en harmonie avec les puissances du panthéon romain.

Ainsi tout se faisait « diis iuvantibus » c’est-à-dire « avec l’aide des Dieux », mais pas sans annuler toute réflexion humaine ni occulter les précautions à prendre contre des forces inconnues, car il était bien possible que des esprits ignorés rôdent autour du berceau. Ainsi, pour les éloigner, était-il donné au bébé un hochet avec crécelles pour qu’en l’agitant lui-même de sa petite main, il les éloigne en leur faisant peur par le tintement continu des clochettes !

Qui connaît aujourd’hui le sens du cadeau « sacrément pratique » offert au bébé dans son berceau lors de ses premiers mois de vie ? Ah fêlure de la mémoire collective, mais pas de la tradition des porte-bonheur !


[1] Référence au cours de David D. Miller, professeur d’histoire à École Arts et Sciences à Syracuse aux États-Unis

Jean-Claude Bousquet, Ancien Grand Maître de la GLDF est passé à l’Orient Éternel

Le très respectable frère Jean-Claude Bousquet, Grand Maître de la Grande Loge de France (GLDF) à deux reprises, de 1995 à 1996 et de 1998 à 2001, est passé l’Orient Éternel dans la nuit du 9 au 10 janvier dernier.

Jean-Claude Bousquet a également été Président fondateur de la Confédération Internationale des Grandes Loges Unies, initialement Grandes Loges Unies d’Europe. Cette confédération a été fondée à Paris le 18 juin 2000 et réunit des obédiences autour de l’« Écossisme », c’est-à-dire principalement autour du Rite Écossais Ancien et Accepté (R.É.A.A.). À ce jour, 23 obédiences la composent.

Jean-Claude Bousquet : professeur et juriste émérite

Jean-Claude Bousquet a été étudiant en Droit à Lyon avant de servir 28 mois en Algérie. Docteur en Droit avec le prix de la meilleurs thèse, il est agrégé de Droit puis professeur de Droit à l’Université de Rabat au Maroc avant de participer à la création de l’Université de Fès.

En 1978 il est nommé professeur à l’Université de Montpellier, poste qu’il conservera jusqu’à sa retraite. Il a également été avocat conseil collaborateur du Dalloz où, pendant plusieurs années il a assuré la chronique du Droit des Sociétés. Il est également l’auteur d’un ouvrage de référence sur le Droit bancaire.

Jean-Claude Bousquet est officier de l’ordre national de la Légion d’honneur la Légion d’Honneur et de l’ordre national du Mérite.

Ce père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants a passé sa retraite sur la terre de ces ancêtres près de Montpellier, préfecture du département de l’Hérault.

Jean-Claude Bousquet, le franc-maçon

Initié en 1983 à l’âge de 50 ans au sein de la respectable loge « Saint-Jean du Verseau » à l’orient de Montpellier, Jean-Claude Bousquet en a été le vénérable maître et le député. Il est également membre fondateur des Loges « Plotin » et « Saint-Jean de la Méditerranée ».

 Il a été également président du Congrès Méditerranée et a présidé le Convent de 1991. Il est élu conseiller fédéral en 1993, Grand Orateur en 1994 et enfin Grand Maître de la Grande Loge de France le 24 juin 1995 pour une année. Il est réélu Grand Maître en 1998, 1999 et 2000.

Jean-Claude Bousquet, Grand Maître de la GLDF.

Il est président (2001-2004) de la Confédération des Grandes Loges Unies d’Europe; fondée à Paris 2000, aujourd’hui la Confédération Internationale des Grandes Loges Unies (CIGLU).

Son action et sa pensée ont inspiré certains de ses successeurs comme Philippe Charuel (Grand Maître de 2015 à 2018) qui a soutenu la souscription et la publication de son livre Essais sur la franc-maçonnerie, Des pensées fondatrices à l’action constructive (Medi’Art Editions, 2015).

À l’occasion de la cérémonie d’anniversaire des 20 ans de la Loge « Athéna » N° 998 en 2005, Jean-Claude Bousquet avait donné une brillante conférence restée encore dans la mémoire de tous.

En 2010, dans un numéro spécial de la revue Points de Vues Initiatiques (PVI), intitulé Paroles de Grands Maîtres, il avait donné cette définition de l’initiation maçonnique :

« L’initiation est avant tout une réconciliation. Réconciliation de l’humanisme avec la spiritualité : de l’homme avec lui-même afin de conduire à une fraternité authentique; réconciliation avec le monde et avec le destin ; réconciliation avec la vie afin d’aboutir, peut-être, à une réconciliation avec la mort. ». 

Le Grand Maître de la Grande Loge de France, Thierry Zaveroni était présent aux obsèques de Jean-Claude Bousquet qui ont eu lieu le lundi 15 janvier 2024.

Que Jean-Claude Bousquet repose désormais dans la paix du Grand Architecte de l’Univers.

Nous devons donc à Jean-Claude Bousquet Essais sur la Franc-Maçonnerie-Des pensées fondatrices à l’action constructive.Un ouvrage qu’il présentait de la façon suivante :

« Ce texte s’adresse à tous ceux que la franc-maçonnerie peut intéresser, qu’ils appartiennent ou qu’ils n’appartiennent pas à cette institution.

Aux premiers, je demande de ne pas s’offusquer d’informations données sans faux-fuyant ni de la transparence générale du propos. D’une part, les prétendus secrets maçonniques sont en vente en de nombreuses librairies ; d’autre part, certaines attaques – récurrentes, certes, mais qui prennent une particulière vigueur de nos jours – montrent combien est préjudiciable à la franc-maçonnerie le fantasme du secret.

Je prie les seconds d’excuser quelques développements qui peuvent sembler ésotériques – j’espère en tout cas au bon sens du terme –. On m’accordera qu’il est impossible de décrire le phénomène maçonnique en profondeur sans examiner les éléments qui lui donnent sens ni l’esprit qui l’habite, à moins, bien sûr, d’imiter certains détracteurs systématiques qui, n’ayant pas tenté de comprendre leur sujet, s’en tiennent à une caricature commode ».

Source : Le blog des spiritualités de Jean-Laurent Turbet

C’est quoi la franc-maçonnerie féminine ? Une conférence ce samedi à Roubaix

De notre confrère lavoixdunord.fr

La Grande Loge Féminine de France (GLFF) tient conférence ce samedi à Roubaix pour «démystifier» la franc-maçonnerie. Entretien avec Catherine Lyautey, la Grande Maîtresse de cette obédience.

Quel est l’objectif de la conférence que vous donnez ce samedi 27 janvier à Roubaix ?

Nous proposons des conférences un peu partout, parce que les gens ne savent pas forcément qui nous sommes ni comment nous rencontrer. L’idée, c’est d’aller au devant de ceux qui sont curieux, qui se posent des questions, pour y répondre, et démystifier la maçonnerie en général, et la maçonnerie féminine en particulier. Il y a toujours une suspicion autour de nous, d’idées reçues sur une société élitiste, ce n’est pas ce que nous sommes.

Nos sœurs, les robes noires…

Et donc, qu’est-ce que vous êtes?

La franc-maçonnerie, c’est une école à penser par soi-même. C’est un ordre initiatique, dont les membres travaillent sur eux-mêmes, se posent des questions pour apporter un plus à la société.

Les femmes ont un regard spécifique sur leur propre situation et ressentent donc l’envie de se retrouver entre elles pour échanger.”

Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France

Pourquoi donner une conférence dans un quartier populaire, les Trois-Ponts, comme vous l’aviez fait en 2018 ?

Justement parce que ça fait partie de notre objectif de démystifier la maçonnerie. Nous sommes ouvertes à tous les milieux ou tous les niveaux d’études. Si une femme a des questionnements intimes ou philosophiques, si elle veut nous rejoindre, elle est la bienvenue. Nous souhaitons donc aller partout où se trouvent les femmes.

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Vous êtes une obédience exclusivement féminine. Pourquoi ce choix?

La Grande Loge Féminine de France a été fondée en 1945, dans le contexte du combat autour du droit de vote des femmes. Il faut se souvenir que lorsque la franc-maçonnerie a été créée, elle était interdite aux femmes. Il existe donc depuis très longtemps une volonté des femmes de travailler entre elles à leur émancipation. Nous avons un regard spécifique sur notre propre situation et ressentons l’envie de nous retrouver entre nous pour échanger, ce qui ne nous empêche pas de travailler aussi avec des hommes.

Sceau GLFF
Sceau GLFF

L’émancipation des femmes, justement, où en est-on aujourd’hui ?

C’est un très long travail qui est loin d’être achevé, pour la liberté de choisir ce qu‘on veut pour son corps, pour l’égalité salariale par exemple. Il se trouve aussi que les femmes se mettent aussi souvent des barrières. Il faut qu’on arrive à prendre toute notre place, partout, dans la société.

Combien la Grande Loge Féminine de France a-t-elle de membres dans la région ?

Nous avons une loge à Roubaix, l’association Lumière des Flandres, qui compte 45 femmes. Nous avons 800 adhérentes dans le Nord. Aujourd’hui, la GLFF est la première obédience maçonnique féminine mondiale. Nous sommes 13 000 membres dans le monde, réparties dans 450 loges, en France mais aussi en Afrique ou en Europe de l’est.

[NRLR : L’association Loi de 1901 organisatrice de cette réunion porte le beau nom évocateur de « Lumière des Flandres ». Un nom ayant plusieurs éléments symboliques et historiques importants, particulièrement dans le contexte de la Franc-maçonnerie en général, féminine en particulier et de la région des Flandres…

Drapeau des Flandres.

Rappelons que le terme lumière a une signification symbolique profonde. Il représente la connaissance, la sagesse et la vérité. Chercher la lumière est souvent synonyme de recherche de la compréhension, de la connaissance spirituelle et morale. Ce concept est central dans les rituels maçonniques et dans l’ensemble du parcours maçonnique car la lumière est donnée à qui demande sincèrement à la recevoir !

Armorial Gelre Flemish Flag.

De plus, la référence aux Flandres indique, bien sûr, une connexion géographique ou culturelle avec cette grande région historique d’Europe. Les Flandres couvrent, en effet, une partie de la Belgique actuelle, des Pays-Bas et du nord de la France. Cette région a une riche histoire culturelle et a joué un rôle important dans notre histoire, celle de l’Europe, notamment dans les échanges commerciaux, l’art, et la culture au Moyen Âge et à la Renaissance.

GLFF, médaille commémorative des 50 ans.

Au sein de la Grande Loge Féminine de France, obédience exclusivement féminine, le doux nom de « Lumière des Flandres » symbolise la belle contribution et son impact dans cette région de nos très chères sœurs – idéaux maçonniques de quête de connaissance et de lumière spirituelle.

Déclarée à la préfecture du Nord le 23 septembre 2011, cette association a pour objet « Outre l’entraide entre ses membres, l’étude de sujets philosophiques, spirituels, culturels, éducatifs ainsi que toute activité s’y rapportant ». Volontairement, nous ne mentionnerons son siège social.]

Salle Richard-Lejeune, le plan.

Infos pratiques

La conférence, ouverte à tous, hommes ou femmes, a lieu le samedi 27 janvier à 14 h 30 à la salle Richard-Lejeune, 21 rue d’Anzin à Roubaix.

Inscription souhaitable au préalable sur le mail conference.ldf270124@gmail.com

Facebook Roubaix, le bandeau.

L’interview exclusive du vénérable frère Pierre Lucet, Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, dite L’Alliance

« Le vénérable frère Pierre Lucet, nouveau Grand Maître de L’Alliance », tel était le titre de notre article consacré à l’élection de Pierre Lucet en qualité de Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF), dite L’Alliance, 5e obédience française.

Pierre Lucet, Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

Aujourd’hui, après son installation le 6 janvier dernier, nous sommes honorés d’annoncer une interview exclusive avec le vénérable frère Pierre Lucet, qui occupe la charge de Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, également connue sous le nom de L’Alliance, la cinquième obédience maçonnique en France.

Cette entrevue promet d’offrir des perspectives uniques et des éclaircissements sur les pratiques et les contributions de L’Alliance dans le paysage maçonnique contemporain. La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, s’inscrivant dans la fidélité à la grande Tradition initiatique occidentale et reconnue pour son engagement envers les valeurs de fraternité entre ses membres et envers tous les Humains, joue un rôle crucial dans la perpétuation du devoir de transmission aux nouveaux initiés ; dans le cadre d’une chaîne séculaire ininterrompue. Tout en relevant les défis du 21e siècle.

Le frère Pierre Lucet partage ses réflexions sur le rôle de la franc-maçonnerie dans notre société moderne, l’importance de la spiritualité dans la vie quotidienne et la manière dont L’Alliance œuvre pour le progrès tout en irriguant le grand fleuve de la transmission initiatique de ses membres.

Ne manquez pas cette opportunité unique de plonger dans l’univers fascinant de la franc-maçonnerie à travers les mots d’un de ses éminents représentants. Une interview exceptionnelle !

450.fm : Qu’est-ce qui vous a initialement attiré vers la franc-maçonnerie et comment avez-vous commencé votre parcours au sein de l’ordre ?

Pierre Lucet : En premier lieu, je voudrais saluer vos lecteurs et vous remercier de cette interview.  Sur le plan personnel je suis un jeune retraité de 64 ans, j’ai deux enfants et suis un heureux grand-père. Mon épouse est une sœur qui travaille dans une Loge au Droit Humain. En ce qui concerne la Franc-Maçonnerie, j’ai été initié au Grand Orient de France à l’âge de 30 ans en 1989, j’ai ensuite intégré la Grande Loge Nationale Française en 2006 avant d’être présent le 28 avril 2012 à Tours lors de la Tenue de consécration de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

450.fm : En tant que nouveau Grand Maître, quelle est votre vision pour la franc-maçonnerie et quelles sont les responsabilités qui accompagnent ce rôle ? Comment voyez-vous l’évolution de la franc-maçonnerie dans le contexte social et culturel actuel ?

PL : N’oublions pas que la Franc-maçonnerie est née dans une période de grandes turbulences (sociales, économiques, politiques, religieuses) au XVIIe siècle et en Grande Bretagne. C’est la naissance de la civilisation moderne dont nous sommes peut-être l’achèvement. Elle avait pour objectif de dépasser ce qui divise et réunir ce qui est épars en se fondant sur une nouvelle conception de l’homme.

Nous sommes aujourd’hui dans une situation similaire. Dans la période de grands changements que nous vivons, il est capital de définir ce qui est immuable. Ce qui est immuable et qui constitue notre Tradition, c’est la part éternelle de l’humain, la capacité de vivre autrement le temps, la capacité de l’imaginaire, la capacité de vaincre les passions tristes. C’est savoir que le grand mystère de la vie, c’est la vie elle-même. C’est ce trésor de la Tradition maçonnique que nous avons le devoir de transmettre.

Dans la société fracturée qui est la nôtre, que l’on dit en archipel, nous avons aussi la responsabilité historique de relier les hommes. L’initié est celui qui, sans renier ses appartenances liées à son identité, à son histoire, est capable de les dépasser pour rencontrer les autres sur des appartenances plus hautes, liée justement à la part éternelle de l’homme. Dans la recherche de la vérité, le Franc-maçon est celui que sait que le contraire de la vérité n’est pas l’erreur mais le mensonge. Le premier degré de la vérité, c’est ce qui bâtit la confiance en l’autre. C’est une fraternité de chantier, un travail permanent dans la recherche du centre de l’union. C’est ce qu’a très bien résumé Antoine de Saint-Exupéry quand il écrivait : « On est frère en quelque chose et non frère tout court. Le partage n’assure pas la fraternité. […] Elle se noue dans le don commun à plus vaste que soi. »

450.fm : Quels sont, selon vous, les plus grands défis auxquels la franc-maçonnerie en général et L’Alliance en particulier est confrontée aujourd’hui ?

PL : Le grand défi de la Franc-maçonnerie est d’être capable de se réinventer et de ne pas aller chercher des solutions à nos problèmes parmi les éléments de la vie moderne qui les ont causés. À problèmes nouveaux, solutions nouvelles.

Il faut prendre la Franc-maçonnerie au sérieux. Elle n’est ni un club-service d’aimable sociabilité, ni un cercle politico-philosophique, et encore moins une officine de développement personnel. De même une Grande Loge n’est pas une entreprise à succursales multiples, seulement gestionnaire de temples et uniquement guidée par le marketing de ses recrutements. Une Grande Loge se définit d’abord par une notion d’ordre et d’idéal de fraternité. À ce titre, elle fait vivre et prospérer la fraternité qui réunit ses membres dans leur quête initiatique et elle participe à la promotion de la fraternité universelle comme idéal de civilisation.

On dit souvent qu’il s’agit de réenchanter le monde. Cette expression à connotation magique ne me semble pas adaptée, même si tant de nos contemporains se disent désenchantés. En fait, notre grand défi est de ré-aminer le monde, c’est-à-dire de redonner son âme au monde. Et l’âme du monde, c’est l’amour. Pas une vague sentimentalité mais bien la force d’aimer.

Pierre Lucet.

L’Alliance est à la fois ancrée dans son temps pour répondre aux défis qui se posent aux hommes d’aujourd’hui et fidèle à la Tradition pour mieux y répondre. Pour nous, à L’Alliance, il n’y a pas de maçonnerie sans “monde d’en haut“, mais ce “monde d’en-haut“ se trouve tout simplement dans la profondeur du monde d’en bas. Il est surtout dans l’au-delà du monde des apparences et ce “monde d’en haut“ n’est bien évidement pas forcément celui des religions.

L’Alliance entre dans sa treizième année ; c’est l’âge auquel l’humain sort de l’enfance pour se diriger vers plus de maturité. Pour notre Grande, c’est l’âge auquel nous devons sortir de la construction, nos racines sont maintenant solides, pour amplifier nos actions vers l’âge de la floraison et de l’épanouissement, avec toujours un même objectif : la transmission de ce trésor initiatique dont nous avons la responsabilité de faire découvrir aux générations présentes et futures.

Pour cette transmission, nous devons rester fidèles au message originel de L’Alliance. Dès notre création, nous avons su débarrasser nos Rites du décorum qui les dénaturait. La simplicité et l’authenticité de nos cérémonies nous permettent de tendre à travailler vers la vraie maçonnerie, celle où l’homme dépouillé de tous ses artifices est à même de mettre en lumière le divin qui est en lui.

450.fm : Comment conciliez-vous la tradition du secret dans la Franc-maçonnerie avec la demande croissante de transparence dans la société moderne ?

PL : Dans l’actuel contexte de transparence généralisée, les Francs-maçons ont bien du mal à justifier encore le secret. D’autant plus qu’aujourd’hui, le soupçon et le complotisme prennent de nouvelles formes. La pop-culture américaine, jointe à la puissance d’Internet charrie un torrent de fake news, a renouvelé le terreau toujours fertile de l’antimaçonnisme. Tous les ingrédients sont mobilisés et le secret en reste le principal excipient : Pouvoir occulte, gouvernement mondial, crimes rituels et satanisme. La société française est très perméable aux thèses complotistes.

Nous devons être très vigilants. Je n’oublie pas que pendant la crise des Gilets jaunes, un temple maçonnique à Tarbes a été saccagé par des manifestants, que des graffiti et des messages haineux ont fleuri sur les ronds-points, que des Temples et même des sièges d’Obédiences ont été tagués ! Une parole haineuse s’est libérée contre les Francs-maçons en France. En période de crise, on cherche toujours des boucs-émissaires et l’histoire nous a appris hélas que les Francs-maçons qui sont victimes de toutes sortes de fantasmes complotistes constituent une cible idéale.

Nous devons donc expliquer que le secret n’était pas synonyme d’obscurantisme, c’est une autre façon de transmettre. Il y a d’abord le secret d’appartenance qui concerne chaque personne initiée et devenue membre d’une obédience maçonnique. Il y a surtout le « secret par nature », l’expérience intime de l’initiation qui est incommunicable. Le secret n’est pas le mutisme, puisque le propre de la Franc-maçonnerie est la transmission qui va avec la tradition, au sens étymologique de ce mot, c’est-à-dire faire passer ce qu’on a appris à une autre génération sans trahir. Dès lors le secret n’est pas là pour enfermer, pour interdire, mais pour préserver.

450.fm : Comment l’histoire et la culture de L’Alliance influencent-elles vos décisions en votre qualité de Grand Maître ?

PL : Nous avons la chance de pouvoir connaitre et de travailler dans les sept principaux Rites. Ces Rites sont autant de chemins pour tenter d’arriver au sommet, chacun de ces Rites porte sa propre spiritualité mais c’est tous ensemble que nous devons construire ce centre de l’union qu’est le regroupement de nos spiritualités.

450.fm : Quelle est votre vision pour l’avenir de la Franc-maçonnerie et comment prévoyez-vous de l’atteindre ?

PL : Notre premier devoir, c’est la manifestation concrète de notre idéal de Fraternité.

Aimer nos Frères, aimer nos semblables sans exclusive, aider à construire un monde de paix, répandre la joie dans les cœurs. Tous ces mots admirables de nos rituels ne sont que des astres morts si nous ne travaillons pas à leur donner vie à chaque matin. Chacun à notre office, chacun sur nos chantiers, nous avons à faire vivre, à vivre notre idéal maçonnique, forts de la Sagesse de notre Tradition, de la beauté de nos rites et, surtout, de cette force d’âme qu’on appelle le courage.

La Fraternité, c’est sortir d’un individualisme, de l’ego pour comprendre que nous sommes reliés. C’est une fraternité de liberté où nous voulons le meilleur pour tous nos frères, fraternité assise sur la qualité de la relation entre les frères, faite d’amour et de bienveillance, d’empathie, d’écoute, de compréhension et d’émulation mutuelle pour progresser.

450.fm : Quelles sont vos aspirations pour l’avenir de L’Alliance, tant en France qu’à l’échelle internationale

PL : Ce n’est que depuis quelques années que nous avons entrepris de nous engager dans le développement à l’échelle internationale de relations d’amitié avec des Grandes Loges qui portent et respectent les mêmes valeurs de régularité que nous.

Est-il nécessaire de rappeler la régularité d’origine de L’Alliance dont la création s’inscrit dans le respect des pratiques et anciens usages. Ainsi, trois loges historiques, toutes nées avant la renaissance de la maçonnerie régulière en France en 1913 ont procédé à sa création. Ces trois loges sont toujours fédérées à l’Alliance.

Cette légitimité associée à notre dimension a conduit à une volonté réciproque avec de Grandes Loges Étrangères (en Europe, en Afrique, en Amérique latine) à nous rapprocher. Souvent ces Grandes Loges ont une histoire proche de la nôtre.

Dans ce contexte, nous avons été conduits, en 2022, à nous fédérer dans le cadre d’une Confédération des Grandes Loges Indépendantes et Régulières (C.I.G.L.I.R.).

Nous nous sommes réunis autour d’un Charte de la Franc-Maçonnerie Régulière, tous s’engageant à veiller à la pérennité de nos principes et valeurs traditionnels, au respect de la pratique authentique de nos rituels et sans jamais perdre de vue notre rôle dans le monde maçonnique. Chacun s’engageant à écouter les différences de l’autre et ainsi s’enrichir des particularités et objectifs qui animent chaque Grande Loge prise dans son contexte particulier ?

Cette Charte répond en tout point à notre Déclaration de Principes et témoigne de notre volonté de faire prévaloir dans le Monde une Franc-Maçonnerie Initiatique de Tradition et de Spiritualité, indépendante.

Il est important de relever, que cette Confédération porte dans ses gènes le refus de toute volonté hégémonique d’un de ses membres. Nos rapports sont basés sur l’égalité et la confiance, sans certains clivages que nous connaissons, c’est-à-dire sans assujettissement à une institution centrale, sans numerus clausus territorial. 

Nous aspirons bien sûr à étendre le nombre d’adhérents à cette Confédération, mais au-delà de cet aspect numérique, il nous apparait bien plus important de transformer en réalité vivante pour nos loges et nos frères les accords passés.

C’est par le développement de conférences internationales entre nous, d’études et de recherches communes que la Confédération vivra, c’est par l’encouragement à créer des liens de jumelage, il en existe déjà, entre les loges des différentes Grandes Loges que nos frères prendront conscience de notre réalité internationale. 

450.fm : Comment décrivez-vous les relations actuelles entre votre obédience et les autres obédiences maçonniques en France ?

PL : Nous entretenons des relations avec de nombreuses obédiences françaises, qu’elles soient de reconnaissance et d’amitié ou simplement administratives pour celles qui ne s’inscrivent pas dans ce que nous considérons comme nos fondamentaux.

De plus nous participons régulièrement aux rencontres qui réunissent les Grands Maîtres et Grandes Maîtresses des principales obédiences françaises.

Même si nos usages ne nous permettent pas toujours de nous recevoir dans des travaux rituels il serait absurde et contre-productif de s’ignorer.

Bien entendu nous entretenons des relations étroites et régulières avec les Grandes Loges qui ont la même origine que nous, je veux citer, la Grande Loge Indépendante de France (GLIF), la Grande Loge Moderne et Traditionnelle de France (GLTMF), la Grande Loge Traditionnelle de France (GLTF) sans oublier, la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO).

Nous nous rencontrons régulièrement afin d’évoquer nos problématiques communes, de favoriser nos échanges, d’envisager des actions concertées de communication vers un public élargi.

Dans la même optique je voudrais encore rappeler les excellentes relations que nous avons toujours entretenues avec la Grande Loge de France et même si nous ne partageons nos travaux rituels; il est important de noter que

même s’il ne s’agit pas de Grandes Loges je me dois de saluer la collaboration étroite et harmonieuse qui a été instaurée avec les juridictions des sept rites actuellement pratiqués à l’Alliance dans ces grades symboliques. Dans l’indépendance et la souveraineté de chaque structure il nous apparait comme important de pouvoir offrir et faciliter, aux frères qui le souhaitent, un parcours cohérent entre les différents degrés de son rite.

450.fm : Face aux défis contemporains, y a-t-il des problématiques communes où les différentes obédiences travaillent ensemble pour trouver des solutions ?

PL : A ma connaissance pas encore, mais la question est certainement importante, et des initiatives devraient être prises pour cela. Nous ne pouvons pas nous reposer et nous satisfaire de communiqués, même révoltés, de circonstances.

Les idéaux qui nous animent ne peuvent que nous porter à être des acteurs à la réparation d’un monde trop souvent affligeant. Les exemples ne manquent pas, conflits entre les peuples, écosophie, etc.

À L’Alliance nous avons créé un fond de dotation destiné à soutenir dans le monde le projet lié à l’éducation. Ce qui à notre sens reste la clef d’une meilleure écoute et compréhension entre chacun.

Nous ne sommes pas la seule Grande Loge française à avoir pris ce type d’initiative, une concertation, une coordination de nos efforts pourrait être une idée pour une meilleure efficacité et visibilité de nos actions.   

450.fm : Y a-t-il des échanges culturels ou éducatifs entre les membres des différentes obédiences ?

PL : À la demande de certaines obédiences étrangères, généralement de jeunes Grandes Loges, nous les accompagnons dans leur volonté de pouvoir proposer à leurs frères la pratique de nouveaux rites. Cet accompagnement se traduit bien sûr par une patente qui permet la mise à disposition et l’utilisation de nos rituels, et surtout par un support ‘’ pédagogique’’ de notre part conduisant à une pratique authentique et une compréhension profonde du rite.

Des Grandes Loges étrangères inscrivant leurs sources dans des cultures et des traditions différentes de nos fondamentaux traditionnels peuvent intervenir auprès des frères de L’Alliance afin d’exposer les liens qui peuvent exister avec leurs propres traditions et la Franc-Maçonnerie. De telles actions peuvent contribuer à illustrer le caractère Universel que veut incarner la Franc-Maçonnerie.

450.fm : Comment voyez-vous l’avenir des relations entre les différentes obédiences en France ? Y a-t-il une vision pour une unité ou une collaboration accrue ?

PL : À la naissance de L’Alliance, avec d’autres Grandes Loges Françaises, nous avons été à l’initiative d’un projet de création de la Confédération Maçonnique de France. Cette Confédération, voulue dans un contexte et avec des objectifs qui ne sont plus ceux d’aujourd’hui, n’a pas abouti.

Pour autant, avec des ambitions à redéfinir avec nos Grande Loges amies françaises inscrivant leur démarche dans le cadre d’une maçonnerie initiatique de tradition, il y a sans doute une place pour le développement d’un ‘’Pôle Tradition’’ que portait déjà le projet de Confédération.

Sur ce sujet, il semble important que les Grandes Loges qui portent le message de la Franc-Maçonnerie Initiatique de Tradition puissent, aussi souvent que nécessaire, se faire entendre d’une seule voix.   

Un de mes vœux pour cette mandature est que toutes ces Grandes Loges travaillent conjointement afin de redonner à la Franc-Maçonnerie spirituelle et de tradition la place qui est la sienne dans le paysage maçonnique français.

450.fm : Votre obédience participe-t-elle à des événements (salons du livre, etc.) ? Si oui, lesquels ?

PL : La richesse de nos auteurs et de nos publications fait que nous sommes présents dans nombre de salons du livre. C’est une action que nous comptons amplifier dans les années à venir. A ce titre je suis heureux de vous informer que nous allons créer, en collaboration avec Masonica et avec les autres Obédiences, un salon du livre à Tours. La première édition de ce salon est prévue les 1er et 2 juin de cette année. Nous espérons vous y rencontrer.

450.fm : Universalité et Fraternité Comment commémorerez-vous les Jeux olympiques de Paris 2024 (conférences, tenues communes avec les pays participants, etc.) ?

PL : Si vous me le permettez, nous répondrons à cette question en temps voulu. Nous vous donnons donc rendez-vous à cette période.

450.fm remercie Pierre Lucet, Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, dite L’Alliance.

450.fm, votre source d’informations privilégiée sur la franc-maçonnerie et ses multiples dimensions.

L’Alliance, le site. Illustrations extraites du site de L’Alliance.

Moi vs Moi : Analyse d’une double nature (Part 2)

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Bienvenue dans le voyage introspectif de “Moi vs Moi”. Dans cette deuxième partie, nous plongeons profondément dans une exploration multidimensionnelle, où l’analyse de soi transcende les frontières personnelles pour embrasser une diversité culturelle riche et complexe.

Aliénation ou Divinité – La Nature de l’Être Double (Lire la Partie n°1)

Entre aliénation et divinité, où réside la vérité de notre être double ? C’est une question qui nous plonge au cœur même de notre existence, soulignant les aspects complexes et parfois contradictoires qui forment notre nature humaine. D’un côté, l’aliénation suggère une séparation, une dissonance entre notre moi intérieur authentique et le monde qui nous entoure. D’un autre côté, la divinité évoque la transcendance, la possibilité d’atteindre des hauteurs spirituelles et de se connecter à quelque chose de plus grand que soi.

Des récits personnels viennent illuminer la dualité qui réside en chacun de nous. Ces histoires, peut-être les vôtres ou celles d’autres personnes, servent de miroir réfléchissant, capturant les moments où l’aliénation ou la divinité ont laissé leur empreinte. Des expériences vécues deviennent des fenêtres ouvertes sur des vérités profondes, des moments de désespoir ou de transcendance qui ont façonné notre compréhension de nous-mêmes.

Imaginons notre existence comme une toile complexe tissée de fils d’aliénation et de divinité, chacun contribuant à la richesse et à la complexité de l’œuvre totale ; et par leur pouvoir évocateur, nous permettent de saisir ces concepts abstraits d’une manière plus concrète et accessible.

Des exemples culturels, puisés dans la littérature, l’art, la musique et d’autres expressions artistiques, sont des guides précieux dans cette exploration. Les mythes, les symboles et les créations culturelles ont souvent capturé la dualité humaine de manière poignante, offrant des perspectives uniques et des échos de vérités universelles. Ces exemples culturels servent d’ancres culturelles, ancrant nos pensées dans le contexte global de l’expérience humaine.

Dualité de l’être et Corps – Âme – Esprit ?

La dualité de l’être et le concept corps-âme-esprit sont deux idées philosophiques distinctes, mais qui ont des similitudes. La dualité de l’être suggère que chaque être humain est composé de deux parties distinctes, l’une physique et l’autre spirituelle. Le concept corps-âme-esprit, quant à lui, suggère que chaque être humain est composé de trois parties distinctes, le corps, l’âme et l’esprit. Bien que ces deux idées soient différentes, elles partagent toutes deux l’idée que chaque être humain est plus qu’un simple corps physique.

La dualité de l’être se concentre sur la distinction entre le physique et le spirituel, tandis que le concept corps-âme-esprit se concentre sur la distinction entre le corps, l’âme et l’esprit.

Cette dualité de l’être est souvent associée à la philosophie de René Descartes, tandis que le concept corps-âme-esprit est souvent associé à la philosophie d’Aristote. Tandis que concept corps-âme-esprit, nous permets de mieux comprendre la nature physique de l’homme et comment cela peut influencer notre compréhension de nous-mêmes et de notre place dans le monde. Nous pouvons également mieux comprendre la nature spirituelle de l’homme et comment cela peut influencer notre compréhension de nous-mêmes et du monde qui nous entoure.

Le yin et le Yang représentent la dualité inhérente à toutes choses

Le concept du yin et du yang dans la philosophie chinoise représente la dualité et l’interdépendance des forces opposées mais complémentaires dans l’univers. Ces forces sont souvent symbolisées par le yin, associé à des qualités telles que l’obscurité, la passivité, la féminité et la réception, et le yang, associé à la lumière, l’activité, la masculinité et l’émission.

Le yin et le yang sont souvent représentés comme deux parties d’un cercle, indiquant que chaque aspect contient une part de l’autre. Par exemple, la nuit (yin) contient en elle-même la possibilité du jour (yang), et vice versa. Cette dualité est considérée comme une caractéristique fondamentale de l’existence, et l’équilibre entre le yin et le yang est perçu comme essentiel pour maintenir l’harmonie dans la nature et dans la vie quotidienne.

Le concept du yin et du yang est largement utilisé dans divers domaines tels que la médecine chinoise, la philosophie, la cosmologie et les arts martiaux, et il offre une perspective holistique sur la nature de la réalité. Ces deux forces opposées mais complémentaires forment un équilibre dynamique, jouant un rôle essentiel dans la compréhension de la nature et de la réalité.

L’origine du yin et du yang est souvent associée au « Yijing » ou « I Ching », un ancien texte chinois de divination. Dans ce contexte, le yin est souvent associé à la ligne brisée et le yang à la ligne pleine.

Le yin et le yang représentent les forces opposées mais complémentaires de la réalité. Ils ne sont pas statiques, mais en perpétuel mouvement, formant un cycle éternel. Dans la nature, le yin peut être associé à des éléments tels que l’eau, la lune, l’obscurité et le repos. Le yang, quant à lui, peut être associé au feu, au soleil, à la lumière et à l’activité.

Le yin et le yang peuvent également être appliqués aux aspects de la vie quotidienne, tels que le travail et le repos, l’activité physique et le repos mental, la socialisation et la solitude. Ils offrent une perspective holistique de l’univers, encourageant la compréhension de l’interconnexion et de l’interdépendance des opposés. Il s’agit d’un concept profondément enraciné dans la pensée chinoise traditionnelle, influençant de nombreux aspects de la vie quotidienne, de la médecine à la spiritualité.

Le yin et le yang peuvent être considérés comme les deux facettes de notre être, dans la mesure où ils expriment les différentes dimensions de notre personnalité, de notre identité, de notre humanité. Nous avons tous en nous un côté yin et un côté yang, qui peuvent varier selon les situations, les émotions, les relations. L’important est de trouver un équilibre entre ces deux aspects, sans les opposer ni les nier, mais en les acceptant et en les intégrant. Ainsi, nous pouvons développer une harmonie intérieure et extérieure, et mieux comprendre notre propre nature et celle des autres.

Cohabitation de l’Être Double – Une Réflexion Approfondie

Dans cette étape, attardons-nous sur les ramifications pratiques de cohabiter avec notre être double. Il s’agit d’une introspection profonde sur la manière dont cette dualité se manifeste dans nos actions quotidiennes, relations et prises de décision. Comment concilier ces deux aspects de soi-même pour créer une harmonie équilibrée ?

La cohabitation de l’être double ne se limite pas à la compréhension intellectuelle ; elle nécessite une intégration active dans chaque aspect de votre vie quotidienne. Cela pourrait être la clé pour débloquer une richesse intérieure et exploiter pleinement votre potentiel. Ce paragraphe vise à fournir des outils pratiques pour que cette dualité devienne une force motrice positive, plutôt qu’une source de conflit interne.

Vivre sa vie de tous les jours en pleine conscience de son moi intérieur, c’est être attentif à ce qui se passe en nous et autour de nous, sans jugement ni distraction. C’est apprendre à savourer l’instant présent, à accueillir nos émotions et nos pensées avec bienveillance, et à agir en accord avec nos valeurs et nos besoins. C’est aussi une façon de réduire le stress, de renforcer notre confiance en nous et de développer notre compassion.


Pour vivre en pleine conscience, il existe plusieurs pratiques que l’on peut intégrer dans notre quotidien, comme la méditation, la respiration, la marche, ou encore l’écoute. Voici quelques exemples concrets de la vie de tous les jours :

La méditation est une pratique de pleine conscience qui consiste à s’asseoir confortablement, à fermer les yeux et à porter son attention sur sa respiration. En observant les sensations dans son corps et les bruits autour de soi, on peut se concentrer sur le moment présent et se libérer des pensées qui perturbent l’esprit.

La méditation peut être pratiquée à tout moment de la journée, que ce soit le matin au réveil, le soir avant de dormir ou à tout moment où l’on ressent le besoin de se recentrer. Il est recommandé de méditer quelques minutes par jour pour instiller une sensation de calme et de clarté qui perdure tout au long de la journée.

Lorsque des pensées surgissent, il est important de les laisser passer sans s’y attacher et de revenir à sa respiration. Cette pratique permet de développer une plus grande conscience de soi et de se libérer des pensées négatives qui peuvent perturber l’esprit.

Cette pratique simple mais puissante peut aider à réduire le stress, à améliorer la concentration et à favoriser une plus grande conscience de soi. Elle peut être pratiquée à tout moment de la journée et ne nécessite aucun équipement spécial.

La respiration est un processus naturel qui peut être utilisé pour se calmer et se détendre. Pour pratiquer la respiration consciente, il suffit de prendre conscience de sa respiration, en sentant l’air entrer et sortir de ses narines, en gonflant son ventre à l’inspiration et en le rentrant à l’expiration.

La respiration profonde est une technique de respiration qui peut aider à réduire le stress et l’anxiété. Pour pratiquer la respiration profonde, il suffit de respirer lentement et profondément, en utilisant l’abdomen plutôt que la poitrine. Cette technique de respiration peut être pratiquée plusieurs fois par jour, lorsque l’on se sent stressé, anxieux ou énervé.

Il existe de nombreux bienfaits à la respiration profonde, notamment la réduction du stress, de l’anxiété et de la tension artérielle. La respiration profonde peut également aider à améliorer la qualité du sommeil et à renforcer le système immunitaire.

La respiration consciente et la respiration profonde sont des techniques simples mais efficaces pour se calmer et se détendre. Elles peuvent être pratiquées à tout moment de la journée et ne nécessitent aucun équipement spécial.

La marche en pleine conscience est une pratique de pleine conscience qui consiste à marcher lentement, en portant son attention sur ses pas, sur le contact de ses pieds avec le sol, sur le mouvement de ses jambes et de ses bras. Cette pratique peut être effectuée n’importe où, que ce soit en se rendant au travail, en faisant ses courses ou en se promenant dans la nature.

Lorsque l’on pratique la marche en pleine conscience, on peut également observer ce qui nous entoure, les couleurs, les formes, les odeurs et les sons. Cette pratique permet de se connecter à l’environnement qui nous entoure et de vivre pleinement l’instant présent.

La marche en pleine conscience peut aider à réduire le stress et l’anxiété, à améliorer la concentration et à favoriser une plus grande conscience de soi. Elle peut être pratiquée à tout moment de la journée et ne nécessite aucun équipement spécial.

Cela reste une pratique simple mais efficace pour se connecter à l’environnement qui nous entoure et vivre pleinement l’instant présent.

L’écoute en pleine conscience est une pratique de pleine conscience qui consiste à écouter attentivement ce que l’on entend, que ce soit les paroles d’une personne, le chant d’un oiseau ou le bruit d’une voiture. On peut aussi écouter ce que l’on ressent, ses émotions, ses sensations et ses envies.

Lorsque l’on pratique l’écoute en pleine conscience, on se concentre sur l’instant présent et on laisse les pensées et les distractions extérieures s’évanouir. Cette pratique peut être effectuée à tout moment de la journée, que ce soit en conversant avec quelqu’un, en écoutant de la musique ou en se posant des questions.

L’écoute en pleine conscience peut aider à améliorer la communication, à renforcer les relations et à favoriser une plus grande conscience de soi. Elle peut également aider à réduire le stress et l’anxiété en permettant de se concentrer sur l’instant présent plutôt que sur les préoccupations passées ou futures.

Elle est d’une pratique simple mais efficace pour améliorer la communication, renforcer les relations et favoriser une plus grande conscience de soi.

Ces différentes pratiques sont des moyens de vivre en pleine conscience, mais elles ne sont pas les seules. On peut aussi vivre en pleine conscience quand on mange, quand on lit, quand on écrit, quand on joue, quand on crée, quand on aime… L’essentiel est de se focaliser sur ce que l’on fait, de le faire avec intention et attention, et de le faire avec plaisir et gratitude.

Psychanalyse et dualité font-ils bon ménage ?

La psychanalyse et la dualité de l’être sont deux concepts différents, mais il est possible de faire un parallèle entre eux. La psychanalyse peut être considérée comme une tentative de comprendre la dualité de l’être humain en explorant les processus mentaux inconscients qui influencent le comportement humain. En effet, la psychanalyse peut aider à résoudre les conflits internes qui peuvent survenir lorsque les deux entités de l’être humain sont en désaccord.

Et que dit la science ?

Il y a plusieurs théories qui tentent d’expliquer cette dualité, mais il n’y a pas de consensus scientifique sur sa nature profonde.

Cela dit, il y a une dualité fonctionnelle dans la parole intérieure qui fait d’elle à la fois l’agent du collectif (par l’emploi de la langue commune et de son répertoire culturel) et le vecteur de l’individuel (autonomie du regard, voix intime et porte-parole du moi). La linguiste Hélène Lœvenbruck explique que la voix intérieure est l’acte, volontaire ou non, de se parler mentalement, appelé l’endophasie. Les tests psycholinguistiques et l’électromyographie suggèrent qu’il s’agit bien d’une simulation de la parole. La neuro-imagerie confirme que les réseaux langagiers de l’hémisphère gauche sont activés, tout comme le cortex préfrontal qui est, lui, impliqué dans l’inhibition. La parole est donc produite en pensée, mais le processus d’articulation est interrompu !

Du point de vue des sciences naturelles, la dualité de l’être peut être comprise comme la distinction entre la matière et l’énergie, qui sont les deux formes fondamentales de la réalité physique. Selon la célèbre équation d’Einstein, E = mc2, la matière et l’énergie sont équivalentes et peuvent se transformer l’une en l’autre. La matière est constituée d’atomes, qui sont eux-mêmes composés de particules élémentaires, comme les protons, les neutrons et les électrons. L’énergie est la capacité d’un système à produire un travail, comme la chaleur, la lumière ou le mouvement. La matière et l’énergie sont soumises aux lois de la physique, qui décrivent les interactions entre les forces et les champs.

L’être humain est un être matériel, qui possède une masse, une forme et une structure. Il est composé de molécules organiques, qui forment les cellules, les tissus, les organes et les systèmes. Il est doté d’un métabolisme, qui assure les fonctions vitales, comme la respiration, la digestion ou la circulation. Il est également un être énergétique, qui consomme et produit de l’énergie. Il utilise l’énergie chimique des aliments pour alimenter ses activités physiques et mentales. Il émet de l’énergie thermique, qui régule sa température corporelle. Il reçoit et transmet de l’énergie électromagnétique, qui lui permet de percevoir et de communiquer.

Pour la science, Le corps est l’ensemble des caractéristiques physiques et biologiques de l’individu, qui le distinguent des autres êtres vivants. L’esprit est l’ensemble des facultés mentales et cognitives de l’individu, qui lui confèrent une conscience, une pensée et une volonté.

Que nous apporte la dualité de l’être en fin de compte ?

La dualité de l’être est un concept qui désigne le fait que nous avons en nous deux aspects, deux dimensions, deux pôles, qui peuvent être complémentaires ou contradictoires. Nous pouvons être rationnels et émotionnels, altruistes et égoïstes, optimistes et pessimistes, etc. Ces dualités peuvent être source de conflit, de confusion, de doute, mais aussi de richesse, de diversité, de créativité.

Peut-elle être considérée comme une véritable opportunité pour l’être humain de mieux comprendre sa propre nature et celle des autres. En explorant nos dualités, nous pouvons découvrir nos forces et nos faiblesses, nos motivations et nos freins, nos valeurs et nos limites. Nous pouvons aussi apprendre à accepter et à intégrer nos différentes facettes, sans les nier ni les rejeter. Nous pouvons ainsi développer une identité plus cohérente, plus authentique, plus épanouie.

En ce qui concerne l’avenir de l’homme, il est vrai qu’elle jouera un rôle primordial. En prenant le temps de réfléchir sur nous-mêmes, nous pouvons mieux comprendre nos propres besoins et désirs, ainsi que ceux de tous les Hommes. Nous pouvons ainsi reconnaître et respecter la diversité des points de vue, des opinions, des croyances, des cultures, qui existent dans le monde. Nous pouvons aussi développer notre empathie, notre compassion, notre solidarité, envers ceux qui souffrent, qui sont opprimés, qui sont marginalisés. Nous pouvons ainsi être conscient de notre existence et de notre monde, de notre responsabilité et de notre impact, de notre potentiel et de notre devoir.

La communication et l’écoute sont des compétences fondamentales pour vivre en harmonie avec soi-même et avec les autres. Elles nous permettent de partager nos idées, nos sentiments, nos expériences, mais aussi de recevoir celles des autres, de les comprendre, de les respecter. Elles nous aident à créer des liens, à résoudre des conflits, à coopérer, à innover. Elles sont essentielles pour construire un avenir meilleur, un avenir où nous sommes conscients de notre impact sur le monde, où nous agissons avec responsabilité et solidarité, où nous cherchons à améliorer les conditions de vie de tous les êtres.

La dualité de l’être nous invite à reconnaître et à accepter les différentes facettes de notre personnalité, de notre identité, de notre humanité. Elle nous montre que nous ne sommes pas figés, mais en constante évolution, en fonction de nos contextes, de nos émotions, de nos relations. Elle nous révèle que nous avons en nous des potentialités infinies, des talents cachés, des ressources insoupçonnées. Elle nous encourage à nous remettre en question, à nous dépasser, à nous transformer.

Est-ce donc un concept concret, bien réel, qui nous concerne tous ? Elle n’est pas une source de division, mais d’union. Elle n’est pas un problème, mais une solution. Elle n’est pas une faiblesse, mais une force. Profitons-en tous ensemble, en apprenant à mieux communiquer avec soi, et enfin écouter l’autre… tous les autres ! C’est uniquement de cette façon que nous pourrons réaliser notre potentiel individuel et collectif, et créer un avenir meilleur pour nous-mêmes et pour le monde.

Alain Bourguignon / Janvier 2024

Pénétrez les mystères de l’« Initiation au Ier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté »

Cette collaboration unique entre deux frères que sont Michel Gerhart* et Alain Graesel** est une belle alliance riche de diversités, d’expériences et de passions.

De plus, elle est interactive car centrée autour d’une question posée concernant des sujets variés tels que la philosophie, la spiritualité, l’histoire, ou les pratiques de l’organisation.

Et des réponses fournies par les coauteurs, éminents spécialistes du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Chaque auteur prépare sa réponse ou pas, mais toute réponse prend la forme d’une réflexion approfondie, d’une analyse ou d’une interprétation personnelle de la question. Cette étape implique recherche, réflexion personnelle, et éventuellement une discussion entre les auteurs pour affiner leur compréhension.

Une manière d’avancer et de (re)vivre l’initiation au Ier degré du R.É.A.A.

Bien sûr que décrire en détail les étapes de l’initiation au premier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté pourrait enfreindre les principes de confidentialité et de discrétion associés à nos pratiques. Mais les rites maçonniques en général, y compris ceux du R.É.A.A. en particulier, sont traditionnellement gardés secrets et ne sont révélés qu’aux initiés. Cette confidentialité fait partie intégrante de l’expérience maçonnique et est respectée par ses membres. Reconnaissons donc que nos amis profanes doivent, afin de vivre au mieux cette magnifique renaissance, prendre connaissance du contenu de l’ouvrage qu’après leur initiation.

Pour les jeunes initiés, cet ouvrage est d’un grand et très utile apport ! Une véritable aide dans sa quête du sacré.

Après avoir défini l’initiation maçonnique comme processus et comme fin, les auteurs donnent un aperçu général de ce à quoi l’on vit lors de la cérémonie d’initiation.

Du cabinet de réflexion à la préparation du candidat et à son introduction dans le temple, où se déroule la cérémonie. De la prestation de serment sur un livre sacré à la transmission de la Lumière, cette étape symbolique importante où le candidat reçoit la « lumière », souvent accompagnée de l’explication de certains symboles et outils maçonniques, nous en comprenons mieux tous les aspects y compris lorsque le candidat devenu frère reçoit des enseignements sur les valeurs, les principes et les symboles du premier degré.

Michel Gerhart et Alain Graesel décrivent les quatre épreuves symboliques de la Terre, de l’Air, de l’Eau et du Feu, éléments clés dans le riche processus initiatique du Rite Écossais Ancien et Accepté. Des épreuves conçues pour représenter des étapes de purification et de transformation spirituelle et morale. Elles sont souvent incorporées dans les cérémonies d’initiation et les rituels associés à différents degrés du rite.


Dieu, Grand Architecte de l’Univers, dans une enluminure médiévale (c. 1250).

Les auteurs font aussi référence à la déclaration de principes émise par le Convent de Lausanne en 1875, qui est un événement important dans l’histoire du R.É.A.A. Cette réunion de hauts grades avait pour but de standardiser les rituels et d’établir des lignes directrices importantes pour le fonctionnement et l’organisation du REAA, tout en contribuant à une plus grande cohérence et uniformité à travers les différentes juridictions maçonniques dans le monde.

Elle a souligné l’importance de la fraternité, de la tolérance, et de l’engagement envers des valeurs humanistes et éthiques. De plus, elle a peut-être abordé des questions de gouvernance et d’administration du rite, ainsi que des principes fondamentaux liés à la spiritualité et à la symbolique maçonnique.

Répondant toujours aux questions du frère apprenti, les auteurs abordent le Suprême Conseil de France (SCDF).  Fondé au début du XIXe siècle, il est chargé de la gestion des hauts grades dudit Rite, qui vont du 4e au 33e degré et qui utilisent un riche symbolisme et des rituels pour enseigner des principes moraux et philosophiques. Son rôle inclut aussi la préservation de la tradition, de l’intégrité des rituels du R.É.A.A. ainsi que la promotion notamment des valeurs de fraternité, de tolérance.

Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF
Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF

Initié à la GLDF en 1985 à l’orient de Marseille au sein de la loge « Stella Maris », Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France, signe la préface rappelant surtout le réel partage autour des fondamentaux du Rite que procure l’ouvrage. Pour lui, c’est comme cela que doit se faire la transmission de la Tradition : l’expérience des plus anciens mise au service des plus jeunes. Une belle façon d’éclairer le chemin qui s’offre aux nouveaux initiés.

Étroite collaboration, communication continue, échange des connaissances, ce livre donne non seulement des réponses approfondies et diversifiées aux questions bien naturelles de tout apprenti, mais servira aussi, pour beaucoup, de guide. Un indispensable.

Michel Gerhart.

*Michel Gerhart, né en 1947, gynécologue-obstétricien, a été initié en 1974 au sein de la GLDF dans la Respectable Loge Erwin de Steinbach à Strasbourg en Alsace. Devenu VM de sa Loge puis député il a été également membre fondateur de la Respectable Loge Lumière et Amour à Strasbourg et Vénérable Maître fondateur de la Loge La Rosace Initiatique toujours à Strasbourg.

Erwin de Steinbach travaillant sur son œuvre.

Il en est toujours le député. Élu au Conseil fédéral pour la première fois en 1997, devenu Grand Expert adjoint cette même année, il a été Grand Expert de 1998 à 2000. Il redeviendra Grand Expert adjoint en juin 2006 puis sera élu Grand Expert de juin 2007 à juin 2009 lors du mandat d’Alain Graesel. Il est membre de le Respectable Loge de recherche nationale Marquis de La Fayette à Paris.

Auteur de nombreux ouvrages sur les Rituels et l’histoire des Rituels, il fut membre permanent de la Commission paritaire de l’harmonisation des Rituels de septembre 2009 à juin 2017.

Alain Graesel.

**Alain Graesel, né en 1949, a été professeur des universités associé dans une Grande École Nationale d’ingénieurs et conseil dans l’industrie. Initié en 1984 dans la Loge Alliance et Humanisme en Lorraine, il en est devenu VM puis député et a créé la première Journée d’études maçonniques de sa région en 1995.

Élu au Conseil fédéral pour la première fois en 1996, Grand-Maître adjoint à trois reprises, il sera Grand-Maître de la GLDF de 2006 à 2009. Il deviendra ensuite Président de la Confédération Internationale des Grandes Loges Unies (2010 à 2020). En 2004 il a été nommé Président des « Journées de ROYAUMONT – Pierre SIMON » à l’initiative du Grand-Maître Pierre SIMON (1925 – 2008), leur Président fondateur.

Auteur de La Grande Loge de France (Trois éditions dans la collection « Que sais-je ? » aux PUF) il est également auteur de nombreux articles dans PVI, la revue de la GLDF. Il a donné près de 260 conférences publiques. Alain Graesel est aussi contributeur à 450.fm, en charge de la rubrique « Miroir des spiritualités ».

Initiation au Ier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté

Michel Gerhart-Alain GraeselPréface de Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de FranceÉditions Numérilivre, 2023, 144 pages, 20 €

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