« La déformation serait t-elle le contraire de la formation »
En effet quand on suit une formation, on change, on n’est plus tout à fait la même personne, la formation déforme ! On ne peut pas parler de formation en franc-maçonnerie car il n’y a pas de cours. En loge, on prendra la parole dès que ce sera possible, on échange, on écoute.
Cependant on parle d’apprentissage, de compagnonnage, de maîtrise. Et puis on vous donne des outils. D’accord c’est symbolique on ne travaille pas avec. Heureusement, car j’ai essayé de monter un mur avec le fil à plomb qui m’a été offert à mon initiation mais rien à faire c’est un métier.
Pour moi le fil à plomb, c’ est plus fait pour me rapprocher de Socrate et de son connais-toi toi-même par la verticalité. La règle, alors attention déjà avec la règle de trois on s’arrache les cheveux, si en plus on y rajoute des variations et des graduations ça va pas être simple, on risque d’y être encore demain. Remarquez, ils sont sympa, ils ont mis le choix dans les outils. Tenez, le niveau, parait que c’est pratique pour fixer les étagères. Mais à quoi bon, dans les magasins elles sont déjà toutes prêtes, y a plus qu’à les poser. Non vraiment c’est pas fait pour nous simplifier la vie.
Au niveau artistique, ils ont fait des efforts avec l’histoire de la pierre brute, du maillet et du ciseau, oui mais pas simple quand même! Tout le monde n’est pas Rodin, ni Michel-Ange. Personnellement j’aurais préféré la gouache, ou la peinture vinyle pour taguer, ceci dit on risque de se mélanger les pinceaux. Quel chantier! Une truelle, pourquoi pas mais faut penser alors au ciment pour faire tenir les dalles blanches et noires. Au passage ça manque un peu d’originalité au niveau motif.
Avec tous les figurants qui passent en loge on aurait pu trouver plus de fantaisie dans le choix des échantillons. J’ai regardé d’un peu plus prêt, j’ai trouvé que ça manque un peu de fenêtres, de plus il faudrait mettre les anciennes aux normes et les passer en double vitrage. Pour l’éclairage c’est bien de passer la nuit sous cette voute étoilée mais quelques spots de plus, style halogènes par exemple c’est sympa aussi et plus tendance.
Voila quelques idées pour améliorer l’ambiance. Je ne parlerai pas des autres outils car la liste serait trop longue comme par exemple les incontournables tels que l’équerre et le compas. Je les laisse volontairement de côté car comme vous le savez la somme des angles proposés par ces deux outils (90°+360°) donne 450° comme 450.fm
Bon anniversaire à notre journal 450.fm au passage pour ses 3 ans d’existence qui ont eu lieu dernièrement !!!
Trois monstres relationnels sont en train de dessécher nos échanges, quels qu’en soient le lieu et la nature : dans la rue, dans la famille, avec nos amis… bref partout. Si nous n’y prenons garde, nous risquons de renforcer une tendance qui, hélas, commence à s’inscrire dans nos mœurs ; celle de l’isolement de l’humain dans sa vie, sous tous ses aspects.
Ces trois monstres sont, selon mes observations, l’indifférence,l’ingratitudeet l’inquiétude. Face à ce phénomène sans doute inéluctable, comment se situe la sagesse maçonnique ? Avons-nous, dans notre philosophie et nos pratiques, les ressources pour les contrer ? Nos rites et nos convictions sociales sont-elles en mesure de nous retenir pour ne pas tomber dans ces errements ? Beaucoup, assez ou pas du tout ? En fonction de la réponse, des mesures seront sans doute à, prendre pour s’assurer que nous ne nous laisserons pas ronger par ces trois monstres. Car ils sont déjà à l’œuvre et, comme dans tout message social subliminal, nous ne nous en doutons pas et nous nous soumettons. La société est la maîtresse de nos croyances inconscientes. Notre Maçonnerie, soucieuse de l’harmonie entre humains, dénonce cet aveuglement dont la grande majorité ne se doute pas. Et elle cherche, bien souvent, du moins en théorie ! dans nos Loges, à traquer les croyances qui nous dominent ; à en soupeser l’intérêt et l’utilité. Pour décider, autant que faire se peut, de les revisiter, voire les reprendre. Posons-nous donc la question : sommes-nous en mesure de repérer les trois monstres et de les amadouer, en Loge d’abord ; pour les vivre ensuite dans la société ?
L’indifférence imprègne aujourd’hui tous nos échanges. On répond de moins en moins aux messages qui nous sont envoyés ; les écrans facilitent cette carence. Nous lisons un message et n’y répondons plus. Nous sommes tellement submergés d’informations que nous renonçons à répondre. Et cela n’étonne guère les destinataires. On le comprend si ce sont les réseaux qui nous appellent sans relâche. Mais l’indifférence, acceptable dans les grands nombres, est contagieuse : elle infecte nos relations personnelles. Là cela devient grave pour l’harmonie sociale car elle nous éloigne les uns les autres. Et nous n’y prenons garde puisqu’il s’agit de l’évolution des mœurs qui s’impose à nous sans coup férir. Tenez, l’exemple des séries est effrayant par sa démonstration avérée. Surtout, aujourd’hui, les séries américaines avant que la maladie nous infecte vraiment. Observez telle ou telle série. dans une séquence où l’attention, voire l’intérêt ou l’affection était de mise il y a quelques vingt, trente ans. Par exemple, les échanges familiaux très souvent détériorés. Le gosse, par exemple, qui quitte la maison, se contente, au mieux, d’un « salut » complètement insensible, à sa famille qui est dans la pièce. Partout pareil ! Et cela va plus loin, au cœur des échanges proprement dits. Un autre exemple, comme tant d’autres : le jeune homme qui fait semblant d’écouter son père. Et n’entame qu’une fois sur deux un dialogue ; et se contente de vagues « d’accord », « c’est ton point de vue, allez ciao ! » et autres balayures de l’écoute au faux nez.… C’est partout et pas que dans les films. Hélas, nos vies semblent se gangréner à cause de notre indifférence. Il y a des explications à ce phénomène mais je les laisse aux sociologues.
Comment donc se situe la pensée maçonnique devant le monstre de l’indifférence qui s’agrippe à nos neurones ? Par le rituel ? Je ne vois pas le lien. Mais quelle chance renversante : notre méthode de prise de parole est un véritable bouclier contre l’indifférence ; car un(e) seul(e) parle et ne peut être interrompu(e). La condition de respect de la différence est assurée, du moins dans le dispositif, formateur pour plusieurs. En bref, l’indifférence n’est surtout pas encouragée dans une tenue. Bien sûr cela ne garantit pas que tous écoutent avec une attention lisse, pulsante et bonifiante. Du moins notre méthode assure que les conditions sont bien là pour jeter aux oubliettes le monstre de l’indifférence. Quel bon point !
Qu’en est-il maintenant de l’ingratitude ? Les psycho-sociologues et l’observation fine mettent en évidence l’arrivée du deuxième monstre rongeur de l’harmonie de nos relations. Maintenant, il est commun d’observer qu’une personne, enfant, adulte, qui bénéficie de quelques chose, objet, parole, acte… s’en saisisse sans remerciement quelconque. Là encore les séries, les films, sont jonchés d’oublis de cette sorte. Sans choquer ni le donneur ni le receveur ! Observez cette gamine qui reçoit un paquet de chocolats : elle s’en saisit prestement ; point !Cet exemple est largement généralisable. Tenez, prenez un don quelconque et observez le receveur. Tout juste un maigre « merci » ! C’est vrai en famille, chez les commerçants (où c’est criant !), à l’école, hélas ! D’autant plus que le jeune enseignant, lui-même de pareille eau, ne songe pas à relever l’ingratitude chez les mômes dont il aurait la charge morale. C’est très grave, à mon sens : l’ingratitude assèche en terrifiant silence, l’attention voire l’affection entre les protagonistes. L’ingratitude dépèce en sourdine l’entente, l’attention et le sceau de la joie du receveur.
La Franc-maçonnerie met-elle en œuvre un dispositif pour que la gratitude puisse s’exprimer ? Oui, plutôt. Il est commun d’entendre un Frère, une Sœur prendre la parole pour exprimer sa satisfaction à propos de la planche entendue. Le fin du fin de cette gratitude est de reprendre, en quelques mots, les idées, réflexions, questions qui se sont manifestées à l’écoute de la planche ? Non seulement, le plancheur ressent fort ce retour agréable pour lui, mais en plus les colonnes y sont aussi sensibles. Donc oui, très souvent, mais sans obligation, la gratitude éclot lors d’une tenue. Cela étant dit, mon expérience me fait naître une réflexion : je crois que beaucoup de nos Loges ont encore une bonne marge pour que la gratitude chante en belle harmonique pendant leurs tenues. La fraternité est au fond mystérieuse et grosse d’avatars affectueux souvent timidement planqué dans notre seule philosophie humaniste. Nourrir nos tenues de toujours plus de gratitudes est un projet exaltant pour notre fraternité déclarée.
La troisième et dernière dérive sociale qui bourre de plus en plus nos esprits sans que nous nous en doutions est l’inquiétude. La peur, fondée sur l’insécurité que tous les animaux fuient, charpente de plus en plus les cerveaux humains. Tout devient risqué, menaçant et dangereux. Et l’humain, peureux dans sa nature profonde, cherche sans relâche la sécurité. Voilà le mot qui ne cesse de gangréner nos relations, nos dits, nos pensées. Nos sociétés, nous abreuvent sans cesse du risque de perdre notre sécurité. De fait, les experts le savent depuis toujours, au nom de la peur de l’insécurité, les dominants soumettent les leurs. Maslow, le grand psychologue créateur de la fameuse pyramide des besoins, a appuyé dans son œuvre, la recherche constante de la sécurité chez les animaux, humains surtout ! L’inquiétude, en outre, fonde bien entendu toute une partie de la folie consommatrice. Sur le ton : « Vous voulez être plus libre ?… Préparer un avenir tranquille pour vos enfants ?… Gérer votre patrimoine sans risques ?… ». L’inquiétude est de plus en plus, selon mon observation, un des leviers les plus évidents, pour faire obéir les foules. C’est évident dans les pays totalitaires et rampant dans nos pays « démocratiques ». La surpopulation insupportable de l’humain est le grand facteur aggravant de cette dérive. Oui, il y a de quoi être très inquiet devant le développement inéluctable de cette dérive.
Comment notre Franc-maçonnerie traite-t-elle, en ses Loges, l’inquiétude, si elle le fait ? Oui, tout à fait, comme tous les groupements à visée altruiste. Elle propose une ambition humaniste en prétendant que nous pouvons tous calmer la peur de l’inconnu par nos visées positives. Oui, prétendent les regroupements associatifs qui vont dans ce sens. Notre philosophie et notre méthode, semblables à d’autres souvent religieux, transforment alchimiquement, pourrait-on dire, cette dernière dérive sociale. Comment ? Dans une tenue, nous sentons bien que la quiétude vient dès l’entrée en Loge. Et grâce à l’essence même de notre méthode, qui ne nous est pas particulière, d’ailleurs ! L’inquiétude fond comme neige au soleil grâce au rite. Le secret est lâché. Oui, une des vertus saisie inconsciemment par tous, toutes réside dans la répétition des rituels : aucune surprise dans le bercement des choses mille fois vécues dans l’accord tacite de tous. Nous vivons en silence et dans nos profondeurs assemblées, la douceur chantée des rituels. Aucune alarme, aucune alerte, aucun appel : tout se déroule comme prévu. Nos inconscients se détendent et se reposent dans la joie de la détente « sacrée ». En bref les associations fondées sur la douceur, le silence, la détente, tel notre Ordre peuvent et pourront de plus en plus, si elles se développent, freiner l’extension sauvage de l’inquiétude, de la peur souchée sur la violence innée chez l’humain.
L’effondrement de la société est annoncé depuis une trentaine d’années. La dégradation des relations sociales en seraient les prémices, les causes et les conséquences. Cet article en relève trois en particulier, sournoises et assassines : l’indifférence, l’ingratitude et l’inquiétude. Or notre Franc-maçonnerie est animée par une philosophie qui, dans ses conséquences concrètes : nos tenues, nos rituels, nos valeurs, est tout à fait susceptible de joindre aux autres chemins un désengagement du bourbier des dérives des relations sociales. A nous de les mettre en œuvre avec toujours plus de conviction et de réalités dans nos tenues ! Notre Franc-maçonnerie entonne toujours et encore l’hymne de l’apaisement des relations humaines. Chantons en joie et en espérance tous ensemble !
Notre rédaction a reçu, pour ce mois d’avril, la newsletter de la Grande Loge de France (GLDF). Fraternel merci à eux ainsi qu’à leur dynamique équipe communication !
Une infolettre que nous sommes heureux de présenter à nos nombreux lecteurs. Elle souligne les valeurs de serment, travail, résistance, bravoure, fraternité et solidarité qui sont le cœur de l’engagement maçonnique.
Dans les pages de cette newsletter, les lecteurs auront l’occasion de plonger dans les multiples dimensions de l’engagement maçonnique. Que ce soit en loge ou en dehors du temple, les frères de la GLDF portent haut et fort les valeurs de la fraternité. L’implication des membres ne connaît pas de frontières et s’étend bien au-delà des murs de la loge, infusant dans la vie quotidienne la richesse de ces idéaux.
Nous sommes ravis aussi d’annoncer une série de conférences publiques qui exploreront en profondeur toutes les facettes de l’initiation maçonnique. Ces échanges promettent de stimuler l’esprit et d’encourager le dialogue sur la culture et la tradition maçonniques. Parmi les événements à ne pas manquer ce printemps figurent les Entretiens Pic de la Mirandole 2024, une occasion de réflexion et d’éducation pour tous ceux intéressés par notre démarche.
Cette newsletter encourage leurs membres et le public intéressé à se connecter sur les réseaux sociaux de la Grande Loge de France pour rester informés de leurs dernières activités et découvrir aussi les trésors de leur Musée-Archives-Bibliothèque (MAB).
Le dernier numéro de Points de Vue Initiatiques (PVI) avec pour thème « La Loge, un creuset, un Maître ? » est maintenant disponible. La revue offre des perspectives enrichissantes sur cette vénérable institution.
Nous invitons tous nos lecteurs et amis à ouvrir leurs agendas et à marquer les dates des événements à venir. La Grande Loge de France vous attend pour continuer ensemble cette quête de connaissance et de développement personnel.
Nous résumons les points clés de la newsletter.
Le 18 avril 2024, la GLDF, en son Hôtel rue Louis Puteaux à Paris dans le 17e arr., accueillera une réflexion matinale sur l’un des sujets les plus cruciaux de notre époque : la crédibilité de l’information à l’ère du numérique. L’événement « Petit-déjeuner Enjeux & Perspectives » invitera Bruno Jeudy, directeur délégué de La Tribune Dimanche, journaliste et essayiste de renom, pour aborder cette question.
Ancien membre des rédactions du Parisien et du Figaro, et ayant servi en tant que rédacteur en chef politique au Journal du Dimanche et à Paris Match, Bruno Jeudy apporte une richesse d’expérience. Actuellement éditorialiste à BFM TV depuis 2016, sa perspective sur la fiabilité de l’information promet d’offrir des aperçus profonds et pertinents. Pour ceux intéressés par cette conversation capitale, l’inscription est gratuite mais nécessaire, et plus d’informations sont disponibles sur les réseaux sociaux et sur le site gldf.org (http://www.gldf.org). Cet événement offre une opportunité unique de s’engager dans un dialogue vital sur l’avenir de notre paysage médiatique.
Les Entretiens Pic de la Mirandole, en détail : le thème porte sur « L’Être humain est-il maître de son destin ? », la date : Jeudi 25 avril 2024 à 19h30, le lieu : Hôtel de la Grande Loge de France – Temple Pierre Brossolette, 8 rue Louis Puteaux, 75017 PARIS.
Les conférenciers et leurs contributions :
David Rabouin nous invitera à explorer les implications philosophiques des algorithmes. Directeur de recherche CNRS, il ouvrira le débat sur notre rapport aux avancées technologiques.
Bruno Bachimont, quant à lui, apportera son expertise technique et philosophique pour aborder la question de la maîtrise de la complexité technique, illustrée par l’intelligence artificielle.
Bruno Pinchard enrichira la discussion en examinant le lien entre sciences et intelligence, offrant une perspective éclairée par sa profonde connaissance de l’œuvre de Dante.
Éric Schmidt, Grand Orateur de la Grande Loge de France, nous amènera à réfléchir sur l’art de se construire soi-même dans le temps et l’espace, dans un monde en constante évolution.
Ces Entretiens promettent de stimuler une exploration profonde de la capacité de l’homme à façonner son avenir, en intégrant les éclairages de la science moderne et les principes intemporels de la spiritualité. Pour participer à cette soirée d’échange et de savoir, l’inscription est ouverte et gratuite via le sitewww.gldf.org.
N’hésitez pas à rejoindre la GLDF pour une soirée d’introspection et de dialogue, où l’humanité et son avenir sont au cœur de la conversation.
D’une manière générale, le public est invité à s’engager activement avec la GLDF et à participer à ses diverses activités.
Source : Newsletter GLDF n°126 – avril 2024
Nous vous rappelons que la GLDF et son fonds de dotation « Fraternité & Humanisme » continuent leur opération de solidarité avec les victimes de la guerre en Ukraine.Donner et découvrir le détail de leurs actions : https://fraternite-et-humanisme.org/. Contacter « Fraternité & Humanisme » :fondsdedotation@gldf.org
Le 14 mars 2024, Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France, accompagné d’une délégation du Conseil fédéral, a participé à la cérémonie de pose d’une plaque à la mémoire de José Roig, à Paris. Frère de la Grande Loge de France, José Roiga été fusillé en août 1941 pour avoir participé à la Résistance française et organisé un réseau maçonnique de fuite d’aviateurs alliés dont les avions avaient été abattus.
Aujourd’hui, pour notre 81e édition, nous explorons un thème captivant : « Être Auteur(e) Maçonnique en 2024 » avec Hervé H. Lecoq.
📚 L’écriture et la publication maçonnique vont bien au-delà de la simple documentation de rituels ou d’histoires. Elles sont une porte ouverte sur l’interprétation, l’enseignement et la préservation des enseignements ésotériques. Dans cet épisode, nous accueillons des auteurs maçonniques qui partageront leur processus créatif, les défis qu’ils rencontrent et la passion qui les pousse à écrire pour la communauté maçonnique.
🔍 Nous aborderons les sujets suivants :
L’évolution de l’écriture maçonnique : Hier vs. Aujourd’hui
Processus de recherche et d’inspiration pour écrire sur la franc-maçonnerie
Impact de la technologie sur la publication et la distribution maçonnique
Conseils pour les aspirants auteurs maçonniques en 2024
👥 Avec la participation de notre frère Hervé H. Lecoq, nous plongeons dans les coulisses de ce qui fait un bon livre maçonnique et comment les auteurs actuels adaptent leurs écrits à une nouvelle génération de lecteurs.
📢 Si vous êtes un passionné de littérature maçonnique ou simplement curieux de découvrir ce monde, cet épisode est pour vous. Rejoignez-nous pour une discussion enrichissante et pleine de découvertes.
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Le 23 mars 2024, la Fédération Loge Nationale Française (FLNF) a organisé avec les frères de la loge Saint Martin de l’orient de La Rochelle, une journée en hommage à René Guilly.
FÉDÉRATION LOGE NATIONALE FRANÇAISE (FLNF) – LNF® branche historique
UNE FRANC-MAÇONNERIE TRADITIONNELLE
La Fédération LNF® est la continuation de la Loge Nationale Française (LNF®) créée le 26 avril 1968 à l’initiative de René GUILLY. Cette institution se caractérise par une structure fédérative la plus légère possible, laissant toute liberté à chacune de ses loges de pouvoir poursuivre un travail initiatique sans surcharges administratives.
La LNF® est également, à l’image de son fondateur, un lieu de recherche et d’étude avec la plus grande rigueur historique pour une maçonnerie conforme à ses principes d’origine. Enfin, elle fonctionne dans la plus grande humilité, sans Grand Maître. Elle reste fidèle à l’esprit qui nous anime, comme il animait son fondateur René GUILLY.
La Fédération Loge Nationale Française s’appuie sur la Charte de la Maçonnerie Traditionnelle Libre adoptée en 1969.
Fidèle à ses origines, elle accueille les loges qui pratiquent principalement, mais sans exclusive, trois rites traditionnels tels que définis lors de sa fondation, à savoir :
• le Rite Français Traditionnel ;
• le Rite Écossais Rectifié ;
• le Rite Anglais style Émulation.
Ces trois systèmes, de valeur initiatique équivalente, permettent de rassembler la
Cette journée, dans l’esprit de la Loge Nationale Française a rassemblé plus de 80 frères et sœurs de 23 loges différentes issues de sept obédiences, les locaux étant utilisés à leur maximum. Réunissant des conférenciers de grande qualité : compagnon et ami de René Guilly comme c, sa fille Évelyne Guilly, mais également Paul PaolonietPierre Mollier (sur la photo de gauche à droite), tous deux maîtres d’œuvre de la Revue Renaissance Traditionnelle depuis plusieurs décennies.
Bernard Dat
Le matin, lors d’une tenue au Rite Écossais Rectifié, Bernard Dat a apporté des témoignages des apports de René Guilly, particulièrement au Rite Rectifié, en lui donnant la parole par des enregistrements qu’il conservait depuis les années 80. Ami très proche, il a étayé ses propos d’anecdotes vécues ensemble lors de leurs travaux de recherche dans les différents pays d’Europe.
L’après-midi a été consacrée à trois tables rondes :
• Évelyne Guilly a présenté la voie originale qu’avait trouvée René Guilly pour associer les sœurs. C’est grâce à l’obédience mixte anglaise AFAM qu’il a pu créer la R.L. L’Échelle de Jacob aujourd’hui sous l’égide de l’Ordre Maçonnique Mixte l’Acacia (OMMA). Évelyne nous a ainsi présenté la filière anglaise : vingt ans d’étroite collaboration avec le F⸫ M.C. Debenham.
Pierre Mollier
• Pierre Mollier, en historien reconnu, a abordé l’apport de René Guilly dans la recherche des documents d’archive et plus particulièrement les nombreux rituels qui posent un problème de classement. Dans le fonds maçonnique de la BnF figuraient 2000 rituels. René Guilly a alors accepté d’apporter son expertise en les étudiant afin de les répertorier par famille. Pendant une période de 6 années, tous les jeudis, il a examiné et classé plus de 900 rituels. Pierre Mollier a mis en évidence toute la difficulté d’appréhender et de classer ainsi des fonds de rituels.
Paul Paoloni
• Enfin, Paul Paoloni qui a œuvré à l’élaboration et à la rédaction du numéro spécial de Renaissance Traditionnelle consacré à René Guilly (n° 201 – 202 de 2022) a pu, par sa connaissance de l’œuvre et de la vie maçonnique de René Guilly, mettre en évidence cette incessante quête de la Tradition.
Une exposition d’objets et décors maçonniques ayant appartenu à René Guilly, ainsi que la projection de photos de ce dernier, complétaient la rétrospective de sa vie.
Cette journée s’est terminée par un verre de l’amitié au cours duquel des épisodes de la vie de René Guilly ont continué à être évoqués.
Enfin, un dîner de gala, rassemblant 40 frères et sœurs, concluait cette journée riche en informations sur l’œuvre de René Guilly, lequel a tant apporté à la maçonnerie traditionnelle.
Une brochure reprenant la totalité des interventions de cette journée, enrichie de photos, sera publiée ultérieurement.
Laisser les métaux à la porte du temple… Cette injonction nous suggère, au sens propre, de nous dépouiller de notre argent, de notre or, de nos bijoux, pour que déjà, une forme d’égalité s’installe entre nous. Symboliquement, il s’agit bien de maîtriser nos passions, d’ancrer la dématérialisation, sans intellectualiser nos pensées et nos actes, s’affranchir de l’égoïsme, de l’origine et ce qui nous distingue socialement…
Passer la porte, dans un sens comme dans l’autre, soumis volontairement à cette injonction, c’est travailler à tailler sa pierre en ce sens. Il n’est pourtant pas si évident d’y croire et de « jouer les prolongations » hors du temple et dans le monde profane, dans le dénuement. Alors, si les francs-maçonnes, coquettes, laissent symboliquement leurs métaux à la porte du temple, laissent-elles leurs secrets à la porte de la bijouterie ?
« La belle époque, c’est maintenant ; une époque où la moindre des choses vaut beaucoup d’argent et où beaucoup d’argent ne vaut pas grand chose. » Pierre DAC
Le choix du lieu, le Musée d’Apt, situé dans une partie de l’ancienne usine de fruits confits Marliagues, ajoute une couche supplémentaire de contexte historique.
Le musée lui-même est une célébration de l’histoire industrielle et humaine d’Apt, mettant en avant sa renommée pour la faïence, les fruits confits et les ocres. C’est fascinant de penser à la manière dont ces artisans et leurs métiers se sont entrelacés avec les ressources naturelles et le tissu économique de la région.
Blason, ville d’Apt
Organisée dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’Art, offrant un accès gratuit au début du mois d’avril, c’est une merveilleuse opportunité pour tous d’explorer cet aspect du patrimoine d’Apt sans barrière. Cela me semble être une manière réfléchie d’engager la communauté et les visiteurs, les encourageant à se connecter avec l’histoire locale et, peut-être, à inspirer une appréciation pour les métiers traditionnels qui ont façonné cette région de France.
L’expo temporaire « Le compagnonnage à Apt »
Origines et Significations
Le compagnonnage trouve ses racines dans le Moyen Âge, évoluant au fil des siècles pour devenir une institution respectée de formation professionnelle et d’entraide. Les compagnons, après avoir terminé leur apprentissage, partent en « Tour de France », voyageant de ville en ville pour parfaire leurs compétences auprès de maîtres différents.
Le compagnonnage à Apt
À Apt, la tradition du compagnonnage est particulièrement liée aux métiers du cheval – les charrons et maréchaux-ferrants. Ces artisans étaient essentiels à l’économie locale, notamment à une époque où les transports et les travaux agricoles dépendaient largement des chevaux. L’exposition entend mettre en lumière comment ces compagnons ont contribué à l’essor industriel et commercial d’Apt, en utilisant des documents et objets d’époque pour raconter leur histoire.
L’exposition et ses objectifs
Conçue par Jean-Michel Mathonière, essayiste et historien sur le compagnonnage et plus particulièrement spécialiste des compagnons tailleurs de pierre, et le Compagnonnage Égalitaire – Chambre d’Apt, l’exposition à essentiellement pour but
d’éduquer le public sur l’histoire et l’importance du compagnonnage dans la région.
de présenter des artefacts, des documents et des outils qui témoignent de la vie et du travail des compagnons.
de valoriser les métiers manuels et l’artisanat, dans un contexte où ces compétences sont de plus en plus reconnues pour leur importance culturelle et économique.
accueil du public par Jean-Michel Mathonière
Portée culturelle et éducative
Cette exposition s’inscrit dans les Journées Européennes des Métiers d’Art, soulignant l’engagement du Musée d’Apt à promouvoir l’artisanat et les traditions locales. En offrant un accès gratuit au début d’avril, elle invite les habitants et les visiteurs à redécouvrir et à célébrer le riche patrimoine artisanal d’Apt.
Cette exposition n’est pas seulement une fenêtre sur le passé; elle est aussi un rappel de la valeur intemporelle des métiers manuels et de l’importance de préserver et de transmettre ces compétences aux générations futures.
Hier, vendredi 12 avril, Jean-Michel Mathonière, membre de l’Académie de Vaucluse, a donné une conférence présentant ce qu’étaient réellement autrefois les compagnons du Tour de France. Encore obscure, l’histoire des compagnonnages est tissée de légendes. Le conférencier a donné, avec l’éloquence que nous lui connaissons, une juste vision Cette de ce qu’étaient réellement autrefois ces compagnons, formant autant de sociétés compagnonniques que de métiers, et quels étaient leurs légendes, traditions, rites et symboles.
Ne manquez pas la seconde conférence le 24 mai prochain à 18h.
Infos pratiques
Exposition « Le compagnonnage à Apt » – Du 2 avril au 1 juin – Musée d’Apt 14 Place du Postel 84400 Apt / Musée d’Apt – Tel. 0490749530/email : musees@apt.fr
Après la publication à Paris en 1935 du livre de Tatiana Bakounine « Francs-maçons russes célèbres », la version selon laquelle le célèbre commandant russe Alexandre Souvorov* était un franc-maçon est devenue populaire. Cependant, les chercheurs sur la vie du généralissime font encore référence à ces travaux.
Alors, que ressentait-il réellement face à ce phénomène ?
Avantages et inconvénients
Indirectement, la franc-maçonnerie de Souvorov confirme le fait suivant. En janvier 1761, la loge « Aux Trois Couronnes » (située à Königsberg) reçut la visite du lieutenant-chef Alexander von Suvorov, qui se présenta comme le maître de la loge « Trois étoiles » de Saint-Pétersbourg.
Il y a même une trace de cela dans les archives de la loge. A cette époque, pendant la guerre de Sept Ans, Souvorov se trouvait à Königsberg. À cette époque, la Prusse orientale était sous le contrôle des troupes russes et le père du commandant était gouverneur général de ces terres. Il est donc fort probable que Suvorov Jr. soit venu rendre visite non seulement à son père, mais aussi à ses frères spirituels.
Alexandre Vassilievitch quitta Koenigsberg au début de 1762. Étonnamment, aucune information n’a été conservée sur l’appartenance de Souvorov aux loges maçonniques de Saint-Pétersbourg. Il faut supposer que s’il avait rencontré les francs-maçons à Königsberg, il aurait certainement continué à communiquer avec des personnes partageant les mêmes idées à Saint-Pétersbourg.
Oui, à cette époque, la franc-maçonnerie était à la mode et plus d’une loge opérait à Saint-Pétersbourg. Mais comme vous le savez, une machine à coudre ne peut pas être cachée dans un sac… Un étranger parmi les siens Les contemporains ont noté que Souvorov avait une attitude négative envers la franc-maçonnerie.
De plus, il était croyant, ce qui va à l’encontre de l’idéologie des francs-maçons, qui adoraient l’Intelligence suprême. Sur cette base, il convient de supposer qu’Alexandre Vasilyevich n’avait rien à voir avec les francs-maçons. A Königsberg, un autre Suvorov pourrait facilement leur rendre visite.
Mais même si les historiens parviennent un jour à prouver la réalité de la visite, on peut discuter longtemps du but de la visite. Les loges maçonniques ont toujours attiré un public influent et Suvorov ne pouvait recueillir que des informations sur l’humeur de l’élite. De telles données n’auraient sûrement pas dérangé mon père, car la position de la Prusse orientale en tant que région russe à cette époque était précaire.
Qui était-il ? *
Alexandre Vassilievitch Souvorov (en russe : Алекса́ндр Васи́льевич Суво́ров ; en français, on a aussi dit Souvarov), né le 13 novembre 1730 (24 novembre dans le calendrier grégorien) et mort le 6 mai 1800 (18 mai dans le calendrier grégorien), comte Rymnitski, prince Italiski (1799) en raison de sa campagne en Italie, comte du Saint-Empire romain germanique, est un généralissime russe.
Souvorov est l’un des rares généraux à n’avoir jamais été vaincu, à l’instar d’Alexandre le Grand, de Sylla, de Khalid ibn al-Walid, de Gengis Khan, de Yi Sun-sin et du Maréchal Davout. Il devint également célèbre pour son ouvrage, La Science de la Victoire, où il compila et résuma ses principes militaires en formules simples et accrocheuses : « La balle est une chose folle, seule la baïonnette sait ce qu’il en est », « Meurs, mais sauve ton camarade ! » ou encore « Ce qui est dur à l’entraînement sera facile pendant la bataille ». Il enseigna à ses hommes à être excessivement offensifs, une nouvelle citation le confirmant : « Attaquez avec le fer ! Poussez avec la baïonnette ! ». Il était particulièrement proche de ses hommes, les gratifiant du titre de « frères », et rendait « l’inspiration » à l’origine de ses plans et stratégies géniaux.
Lorsqu’un ouvrage traite un sujet de façon chronologique, comme c’est le cas pour Histoire intellectuelle de la laïcité – De 1905 à nos jours de Vincent Genin, plusieurs points de lecture et d’interprétation peuvent être particulièrement pertinents.
Le premier d’entre eux est que cela permet de suivre l’évolution du sujet étudié à travers différents contextes historiques, sociaux, et politiques. Dans le cas de la laïcité, observer comment ce principe a été interprété, mis en œuvre, et contesté depuis 1905 aide à comprendre les transformations sociétales et les débats intellectuels qui ont influencé sa conception et sa pratique. Et d’identifier aussi, au fil des ans, les différents acteurs – individus, groupes, institutions, etc. – qui ont joué un rôle dans l’histoire de la laïcité, aidant en cela à comprendre les dynamiques de pouvoir et les intérêts en jeu autour de ce principe.
Et ce principe attire l’œil du lecteur – qui voit tout ! –, c’est le dessin à la plume et à l’encre de Chine de la première de couverture que nous devons à l’illustrateur Joseph Constant. Il est riche en symbolisme et en allusions au concept de laïcité tel qu’il est compris et vécu en France. Représentant un personnage central, probablement un intellectuel ou un législateur, tenant un livre – peut-être symbolisant la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État – émettant une lumière vive –, il suggère que la laïcité est perçue comme un guide ou une lumière dans la société. Pour l’initié, la lumière fait aussi référence à l’illumination, à la connaissance et à la raison. Des valeurs souvent associées à la laïcité.
Autour de cette figure, un groupe de personnes de divers milieux, religieux ou non, lèvent les bras, soit dans un geste de célébration, soit comme s’ils cherchaient à capter un peu de cette lumière. Cette diversité des personnages ne refléterait-elle pas notre société française dans son ensemble et la manière dont les différents groupes sociaux interagissent avec la notion de laïcité ?
Le franc-maçon notera la présence du coq, symbole traditionnel de la France, qui est représenté au sommet de la lumière, ce qui, pour nous, signifie que la laïcité est au cœur de notre identité nationale. De plus, le coq chante impliquant que la laïcité, concept vivant, est une source de fierté nationale et un principe actif et vibrant au sein de notre culture.
Arrêtons-là la description symbolique du dessin et entrons au cœurs même de l’ouvrage…
Vincent Genin – Site gsrl-cnrs.fr
L’ouvrage de Vincent Genin s’annonce comme une contribution importante à la compréhension de la laïcité en France. Il propose une exploration approfondie de la laïcité, au-delà de sa représentation habituelle comme sujet de controverse, en la présentant comme un objet de réflexion intellectuelle. L’auteur s’efforce de démêler la laïcité de ses principes fondateurs, souvent éclipsés par son instrumentalisation dans la société française contemporaine. Cette instrumentalisation a conduit à une mauvaise interprétation de la laïcité en tant que religion civile, favorisant les clichés et la transformant en un mythe moderne. Vincent Genin souligne comment les domaines politique, médiatique et parfois intellectuel ont tendance à négliger les recherches approfondies en sciences sociales sur la laïcité.
Pastel de Jean-Jacques Rousseau par Quentin de La Tour (1753)
Nicolas de Largillierre, portrait de Voltaire en 1718 – Musée Carnavalet
Dans ce que Vincent Genin nomme « Ouverture » en lieu et place d’une introduction, présente la laïcité comme un concept qui a évolué au fil du temps et les raisons qui rendent son étude nécessaire. En commençant avec les écrits de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), auteur de J.-J. Rousseau à Monsieur de Voltaire, le 18 août 1756.
Dans son chapitre premier « Archéologie des traditions politique et philosophique », Vincent Genin pose les bases historiques et intellectuelles de la laïcité, en examinant les origines des traditions politiques et philosophiques qui l’entourent, avec une analyse critique des interprétations et des appropriations de la laïcité à travers différentes périodes. Immédiatement suivi par « Une cristallisation sous les auspices du catholicisme de gauche (1956-1966) », explorant explore l’interaction entre la laïcité et le catholicisme de gauche, probablement en lien avec les changements sociopolitiques de l’époque. En passant au crible des personnalités tels que René Rémond qui a beaucoup écrit sur la politique française, l’influence de cette figure emblématique de la IVe République qu’était Pierre Mendès France sur les institutions politiques et éducatives françaises.
L’auteur analyse ensuite les périodes où la laïcité a été moins prééminente dans le discours public, suivie d’un regain d’intérêt et de comment les études en sciences sociales, notamment par l’École pratique des hautes études – établissement d’enseignement supérieur spécialisé dans les Sciences de la vie et de la terre, les Sciences historiques, philologiques et les Sciences religieuses (l’EPHE) – ont contribué à sa compréhension.
« Les années d’incubation (1985-1988) » se concentre sur les développements conceptuels de la laïcité avant les grands bouleversements politiques et sociaux de la fin des années 80.
Après les années d’incubation, « Les années électriques (1988-1992) » abordent les périodes de forte tension politique et sociale où la laïcité était un enjeu central, y compris dans les débats sur l’éducation et l’islam en France. Les lecteurs découvriront l’équipe HSL (Histoire et Sociologie de la Laïcité) de l’EPHE.
Panneau laïcité, ville d’Étampes
Dans « Internationalisation et réflexivité (1992-2005) », le chapitre 6, l’auteur analyse comment la laïcité a influencé la scène internationale, et comment elle est perçue et réinterprétée à travers différentes cultures. Puis il discute de la période (2005-2016) où la laïcité a été utilisée comme un instrument de consensus apparent mais également comme un outil dans les politiques de sécurité, en lien avec les questions de radicalisation et d’inclusion sociale en analysant, ensuite et ce depuis 2016, les développements récents où la laïcité est peut-être devenue un symbole du nationalisme dans la France contemporaine, avec une analyse critique des implications de ce phénomène.
Dans sa conclusion « Considérations Finales. La République du même », Vincent Genin
donne une réflexion sur les implications des discussions précédentes pour l’état actuel et l’avenir de la République française.
Le livre s’appuie sur des archives inédites et de nombreuses sources depuis 1905 pour naviguer à travers les complexités de la laïcité telle qu’elle a été façonnée par divers penseurs, et pour remettre en question l’ensemble de valeurs et d’idéologies qui ont fini par entourer ce terme totem dans la France contemporaine. Cette entreprise vise non seulement à fournir une compréhension plus claire de la laïcité, mais aussi à suggérer que son appropriation ultime pourrait refléter une nouvelle forme de nationalisme dans le pays.
Vincent Genin, avec son parcours approfondi dans l’histoire des sciences sociales relatives aux religions et aux laïcités, apporte une profondeur académique à cette enquête. Ses titres, incluant une habilitation à diriger des recherches de l’École pratique des hautes études de Paris et son appartenance au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL) au CNRS, le positionnent comme une figure de proue dans ce domaine. Les travaux antérieurs de Genin, tels que ses études sur Marcel Detienne et l’impact de Max Weber sur les historiens français, soulignent son expertise dans l’examen de l’interaction entre religion, laïcité et pensée intellectuelle.
À travers cette exploration, Genin aspire à élever le débat sur la laïcité au-dessus de la mêlée des débats politiques contemporains, visant une compréhension plus nuancée et historiquement informée.
Histoire intellectuelle de la laïcité-De 1905 à nos jours
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Rendez-vous donc le mercredi 1er mai à l’abbaye Notre-Dame de Fontaine-Guérard, abbaye cistercienne féminine située sur la commune de Radepont dans le département de l’Eure en Normandie. Elle vous ouvre ses portes pour son 3e salon Hupériôn (journée du livre et de la spiritualité) ayant cette année pour thème « Féminin et spiritualité » !
Rappelons que dans la mythologie grecque, Huperiôn est un des douze Titans, fils d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), ce qui en fait une figure de la génération pré-olympienne des divinités. Son nom, qui signifie « celui qui va au-dessus », le place symboliquement comme une entité céleste. Hupérion est souvent associé au soleil et à la lumière, parfois même confondu avec Hélios, le dieu solaire, bien que dans la mythologie ils soient des entités distinctes.
Les organisateurs vous invitent à venir nombreux découvrir ce remarquable lieu cadre enchanteur et reculé, réputé pour sa fontaine miraculeuse, qu’avait choisi une communauté de sœurs bénédictines pour s’installer au XIIe siècle, avant d’être rattachée à l’ordre cistercien au siècle suivant.
Les vestiges de l’abbaye font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 avril 1937, spécialement la chapelle Venez profiter d’un programme riche en fruits spirituels… Mais pas que, avec aussi restauration et boissons sur place.
Des conférences tout au long de cette belle journée d’échanges et de partage avec les auteurs et conférenciers, des expositions d’œuvres d’art.
Un salon du livre, de 10h à 19h et des exposition de Christine Ray (plasticienne), Gilles Merméjean (peintre) et Muriel Brebion (icônes).Cf. conditions en bas d’article.
Programme détaillée des conférences et spectacles
10h15 : Ouverture du salon par la présidente : Paule Amblard
10h30 : L’icône, fenêtre sur l’invisible. Muriel Brebion
10h45 à 11h45 : Atelier de méditation avec Mgr Martin Laplaud
12h00 : Olivier de Lagausie : La place de la femme dans l’Église
14h15 : Mgr Martin Laplaud : Marie et Myriam, deux femmes dans la spiritualité chrétienne. Avec la participation musicale de Jean-Jacques Lemêtre
15h30 : Paule Amblard : La femme dans l’art sacré
16h30 : Sylvie Monpoint : La spiritualité d’Hildegarde von Bingen
17h30 : Leïli Anvar accompagnée par Jean-Jacques Lemêtre : extraits de son spectacle musical « Femmes mystiques d’Orient et d’Occident »
18h30 : lecture poétique : Daniel Berghezan
Sylvie Monpoint
Nous relevons la conférence de Sylvie Monpoint qui a participé aux Rencontres Initiatiques-Spiritualitéen Franc-Maçonnerie du samedi 23 mars dernier.
Médecin-dermatologue, Sylvie Monpoint travaille à la Grande Loge Féminine de France depuis plus de 30 ans. Écrivaine et conférencière, elle est l’auteure de différents ouvrages en particulier sur la dimension spirituelle de la peau
Elle est également présidente d’une association humanitaire pour l’aide à la scolarisation d’enfants pauvres au Cambodge. Sa réflexion s’articule autour des différentes voies de spiritualité et de leur point de rencontre, portant un intérêt tout particulier au langage symbolique de l’initiation.
Un bon 1er mai, pour une traversée littéraire sur le féminin et une magnifique quête spirituelle !