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Demander, c’est aussi recevoir !

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Penser neuf, parler neuf : Nombre de Francs-maçons, de Franc-maçonnes, formés à la tradition orale, n’ont de cesse de cajoler cette idée excitante, prometteuse d’un autre regard sur les êtres et les choses…. et en même temps ne peuvent guère s’empêcher de penser ou de parler sans se référer constamment  » à la chose écrite » : textes de l’Evangile de Chose, bouquins de Machin, citations de Truc. Comme si lesdits Frères et Soeurs ne s’autorisaient pas à penser et à créer par eux-mêmes, ici et maintenant ; comme si tout était mieux autrefois et ailleurs, bref, comme si tout était dit et écrit depuis longtemps y compris la Vérité, majusculée bien sûr ! Alors, déjà sur ce simple constat, surgit d’évidence la question : A quoi servons-nous ?!

Ce n’est pas offenser notre mouvement, ni montrer quelque trivialité que de poser cette question vitale, qui en entraine plusieurs autres en forme de faits observables : Quand cesserons-nous, par retenue, timidité, déférence, obséquiosité, par goût morbide du secret aussi, de jouer au Bernard-L’hermite, ce crustacé qui se réfugie dans la coquille des autres ? Quand perdrons-nous l’habitude (inconsciente) de nous autodévaloriser ? Quand nous débarrasserons-nous de notre culpabilité générationnelle ? Quand aurons-nous enfin confiance en nous, adultes devenus, après trois siècles d’existence de la franc-maçonnerie spéculative ?

Le temps du bilan, n’est-il pas venu, au moment où nous est annoncé – indication vraie ou fausse – une baisse de 30% des effectifs maçonniques, opportunément mise sur le compte de l’épidémie de Covid ?!

Changer est certes difficile, mais possible ! Et, après tout, nos mythes et nos légendes, nos allégories et nos symboles, en valent bien d’autres !

Deux mille ans d’une civilisation de la « faute originelle imaginaire » ont laissé des traces ! Soyons fiers d’être francs-maçons et franc-maçonnes. Tant que l’Art Royal existera dans un pays, y vivra ce trésor précieux pour chacune et chacun, qu’est la liberté, d’être, de dire et de faire le Bien.

Nous voulons devenir meilleurs et rendre les autres meilleurs. Très bien, mais qui le sait vraiment, qui le dit vraiment, à l’extérieur de nos temples ? Et d’ailleurs nous-mêmes, prenons-nous vraiment le chemin de cette amélioration, au début de ce siècle, si nous nous contentons seulement d’ouvrir et de lire les livres, anciens et récents, des philosophes réputés ou des penseurs référencés par la télé et les hebdomadaires ? Si nous nous limitons, en d’interminables débats par écrans d’ordinateurs interposés, à commenter les commentateurs, à désigner, si je puis dire, les écrits vains d’écrivains, à nos yeux bons ou mauvais ?!

Les « profanes » peuvent aussi se poser ces questions en lisant nos échanges électroniques qui reviennent trop souvent à faire de l’analyse de textes ! Je me désigne aussi, bien entendu, dans ce jeu de tennis informatique !

Le pouvoir d’indignation

Au vrai, nous souffrons du défaut de notre qualité : le généreux syncrétisme dont est issue la franc-maçonnerie, nous positionne en crise permanente d’identité. Et, à mon avis, nous n’occupons pas la place, où nous devrions être reconnus aujourd’hui. Les livres de nos auteurs maçonniques sont encore souvent classés en librairie, au rayon des pratiques « parallèles », quand ils devraient apparaître sur l’étagère des sciences humaines et sociales !

Avant la seconde guerre mondiale, de l’abolition de l’esclavage au travail des femmes et des enfants, de la Sécurité sociale au contrôle des naissances, de l’essor du syndicalisme aux congés payés, nos aînés ont apporté en y contribuant activement, autant que des pierres, des clés de voûte à l’édifice. Et à ce titre, par secteurs d’activités, la maçonnerie s’est tout à fait inscrite hier et aujourd’hui plus que jamais, dans le progrès de la condition humaine. Notamment en se rapprochant – nos planches en témoignent – outre de la littérature et la philosophie, des disciplines positives : sociologie, psychologie, psychanalyse, Analyse Transactionnelle, Programmation Neurolinguistique, et aussi anthropologie,

De nos jours, à l’image des cathédrales toutes achevées (ou en restauration avancée telle Notre Dame de Paris après son récent et dramatique incendie) les grandes institutions sociales et caritatives sont largement ancrées et opérationnelles. Des millions de bénévoles agissent. Notre Ordre, qui est très intégré dans le vaste mouvement associatif – par le biais de beaucoup de ses membres – ne ferait guère mieux à lui seul, en matière d’aide matérielle et morale aux démunis, que les structures existantes. Nous n’avons d’ailleurs pas forcément vocation d’assistanat.

En revanche, à défaut de cathédrales, il reste l’homme de demain à bâtir. Un homme respectueux de lui-même et de son alter ego. Un homme qui aime d’amour, son Frère Homme. Nous avons montré – avec des colloques réussis notamment sur la Dignité, puis beaucoup d’autres – la capacité des maçons français à s’unir pour afficher à l’extérieur leur pouvoir d’indignation et affirmer que l’être humain n’est pas un produit jetable.

Il en faudra encore, des manifestations semblables, sur tous les thèmes bénéfiques à l’humanité, et sur tout le globe, pour atteindre la lumineuse « humanitude » jacquardienne. Partout, à l’occasion de ces rencontres, sont à inventer et diffuser pensées et paroles neuves, que nous sommes capables de générer sous notre enseigne. Partout, où cela est possible, est notre vrai rôle sociétal. Ne sommes-nous, par notre initiation même, des îlots de lumière, prompts à participer à l’éclairement du monde ?

Encore faut-il que nous redéfinissions notre mouvement, avec les mots d’aujourd’hui. Encore faut-il que nous requalifiions parfois nos Temples, confondus par certains : il n’est pas inexact de dire que ce sont des espaces d’expression, et non des lieux de culte, encore moins des relais du créationnisme. Le « principe créateur » en tant que Grand Architecte de l’Univers, postulé par certaines Obédiences respectables est un symbole parmi d’autres, dans son système de références, mais aucunement le dieu imposé d’une confession. Partant, pas de mélange des genres : il est loisible à chacun, à chacune, de fréquenter à part, une église, où il ou elle le veut, quand il ou elle le veut.

Ouvrons donc nos temples, non à tous ceux qui viennent y frapper, mais aux personnes bien dans leur tête, au clair avec des croyances éventuelles estimables, ni esclaves de l’invisible, ni d’elles-mêmes. Au moment où tant d’individus disent éprouver un « vide spirituel », demandons précisément à nos postulants (tes) ce qu’ils (elles) entendent par spiritualité, ce mot fourre-tout, au final trompeur, voire dangereux quand il est chargé de contre-sens ! Rappelons-nous que le mot Spiritualité appartient à la famille « spir » qui indique avant tout la respiration, donc la Vie !

C’est ainsi, l’homme est souvent dans ce qu’il cache : nous n’avons pas – et plus – à donner l’entrée à ceux, entre autres, qui, rongés par le regret, viennent chercher en maçonnerie une religion privée ou « de substitution », pour compenser les avatars d’un parcours individuel. La tolérance est limitée par l’intolérable. Ce sont presque toujours ces « dépossédés » qui, insidieusement, au fil des degrés de rites qui ne sont pas religieux, installent ou tentent d’installer un dogmatisme régressif et, attention, parfois au parfum sectaire. Ce sont eux qui, dans leur psychorigidité en matière de croyance, nous feraient croire que la tradition est un système figé, pétrifié, tourné vers un passé idyllique et synonyme à leurs yeux, de vérité. Gare !

Tout au contraire, la véritable tradition maçonnique est bien vivante. Ce n’est pas une mare mais un fleuve, dont le cours se nourrit sans cesse des riches alluvions de ses affluents, pour sa survie même ! Pour que vive, comme l’eau vive, la franc-maçonnerie !

 Ainsi cette tradition nous dicte-t-elle, dans sa grande sagesse, de pratiquer un recrutement, à visée de complémentarité permanente. Tant de vigilants gardiens de nos valeurs passées sans être passéistes, c’est nécessaire, que d’hommes et de femmes d’ouverture, novateurs, novatrices par définition, c’est essentiel. Et, partant, ladite tradition nous invite à nous garder de nostalgiques abusifs, amateurs d’occultisme, voire de magie et de sorcellerie qui, à l’évidence, se sont trompés de porte ! Le mystère de l’univers, comme son nom l’indique, doit en rester un ! Les astrophysiciens le savent mieux que quiconque : plus ils avancent dans leurs conquêtes spatiales, plus de nouveaux mondes surgissent ! A donner le vertige aux humbles humains que nous sommes ! A nous ôter toute vanité !

 Pour bien vivre présentement sur la terre des Hommes et des Femmes – en écartant l’hubris (la démesure) pointée par les grecs antiques, cinq principes – qui tiennent sur les cinq doigts de la main – s’imposent à eux, donc au Franc-maçon, à la Franc- maçonne : donner, se donner (des satisfactions), demander, recevoir, refuser Dans ce cadre, « A quoi servons-nous ? » dis-je d’entrée : Reconnaissons qu’il nous est surtout demandé et imposé, en divers termes à la fois altruistes et interdictifs lorsque la porte du Temple nous est ouverte, mais les règlements (certes nécessaires) nous disent moins ce que nous y recevrons ! Nous entrons donc en confiance dans cet Ordre.

 Or, lors de cette entrée acceptée, qui s’appelle l’initiation, combien de Frères et de Sœurs sont de fait en demande, non spécialement de reconnaissance, mais, nuance, d’attention et de considération, qui ne leur sont pas toujours offertes à l’extérieur. En un mot, tout simple, cette double faveur a pour nom le RESPECT, qui est de l’ordre du sacré. Car oui, l’Homme est sacré, ne l’oublions jamais.

 Voilà ce que nous venons, à la fois donner et chercher en loge. Voilà pourquoi, certains, certaines, insatisfaits, s’en vont. La solidarité (ou le solidarisme) est à double sens. Nous sommes certes indépendants par nature, mais dépendants par nécessité :

 Je suis parce que tu es, tu es parce que je suis !

Habituez votre esprit au doute et votre cœur à la tolérance

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

La tolérance est mise à l’épreuve lorsque chacun pense avoir raison et ainsi surgissent des divisions, des guerres, du racisme ; il faut le cultiver comme une plante à semer dans les jeunes esprits ; il faut l’arroser constamment pour que ses racines s’enracinent dans la société et la protègent des parasites comme la haine et la discrimination.

Nous sommes si différents les uns des autres par la culture, la profession, les idéaux politiques et religieux, les sentiments, mais il existe entre nous un lien profond qui transcende tout cela, et c’est un lien fort et subtil : fort parce qu’il est construit sur des bases éthiques et morales. les principes , qui sont les fondements indispensables d’une évolution horizontale de l’être humain et, par conséquent, de l’humanité ; minces parce qu’ils transcendent le plan horizontal et s’élèvent vers le haut.

Ils approfondissent l’ici et maintenant et s’étendent jusqu’à prendre conscience que la tolérance implique le respect, ce qui, à son tour, invite à croire que les traditions, les cultures et les religions interprètent différemment les principes et les valeurs des droits de l’homme.

L’objectif de la Franc-Maçonnerie est de former des hommes et des femmes libres de tout préjugé, qui se mettent au service de la justice, de la morale et de la vérité dans la liberté de pensée la plus absolue.

Socrate affirmait :

Je sais parce que je sais que je ne sais pas.

Seuls ceux qui admettent leur ignorance peuvent rechercher la vérité.
La connaissance apporte l’humilité. L’humilité de toujours douter, de savoir comparer, de ne pas exiger d’être compris, d’écouter en silence et d’attendre puis de répondre, si on le permet.

La tolérance incarne une signification énorme, elle représente l’expression pratique des vertus et de l’humilité de l’individu. La tolérance n’est pas en nous dès la naissance, mais c’est quelque chose qui, petit à petit, est assimilé et mis en pratique comme fruit de la connaissance et du savoir. C’est un sentiment qui s’acquiert en grandissant et en nourrissant l’Esprit.

Dans la Franc-Maçonnerie, la Tolérance, en théorie, ne doit pas être appliquée, mais être une mise en œuvre logique, née lorsque la « Lumière » est donnée au profane, et pourtant, n’étant pas des êtres parfaits, mais perfectibles, nous devons nous consacrer au lissage constant de la pierre : la rendre rugueuse, la lisser, la finir.

Nous devons garder à l’esprit que :

La tolérance n’est pas la gentillesse.
La tolérance n’est pas une bêtise.
La tolérance n’est pas l’ignorance.
La tolérance, ce n’est pas profiter des autres.

L’objectif de la Franc-Maçonnerie est de former des hommes et des femmes libres de tout préjugé, qui se mettent au service de la justice, de la morale et de la vérité dans la liberté de pensée la plus absolue.

En suivant un chemin initiatique il semble implicite que les Principes et Valeurs que nous soutenons se concrétisent dans notre expérience quotidienne. Mais souvent, les Principes restent seulement des concepts théoriques lorsqu’il y a un manque de conscience profonde que la Liberté, l’Égalité et la Fraternité constituent les fondements d’une construction éthique, sociale et spirituelle, qui implique toute la création et tous les règnes de la nature.

Ces Principes sont universels et liés à des valeurs qui concernent un moment historique, social et culturel, mais, dans leur essence, ils sont immuables, car ils enseignent que nous sommes tous égaux dans le macrocosme des différences qui caractérise le monde de la matière. .
Le concept clé de la tolérance est qu’il n’y a pas de dogmes ni de vérités absolues, tout est en constante évolution, tout comme chacun de nous change constamment.

La franc-maçonnerie peut avoir pour seul but de former de bons francs-maçons qui savent présenter leurs propres idées et profiter de celles des autres, qu’ils soient francs-maçons ou laïcs. Ce travail continu, fait d’abord sur soi, qui ne connaît aucun arrêt, ne peut produire qu’un raffinement personnel et collégial. Ce n’est que dans ces conditions que les différents niveaux de connaissance et de conscience de chacun de nous peuvent vivre dans le même conteneur et permettre à nous et à l’ensemble de l’humanité de prospérer.

Comme les bâtisseurs des Cathédrales, nous ne verrons pas l’achèvement de l’œuvre finale, mais nous pouvons apporter notre contribution significative en faisant ce qui est en notre pouvoir : nous avons devant nous un papier blanc sur lequel écrire notre histoire orientée vers le progrès. de nous-mêmes et de « l’humanité ».

La franc-maçonnerie, depuis ses origines, est un collège d’hommes libres et de bonnes mœurs. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons également être courageux mais pas imprudents, prudents mais pas craintifs.

Les ouvriers d’Hiram Abiff : une franc-maçonnerie incomprise

De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Les modèles sociaux ont leurs limites dans les règles pour se diriger et se contrôler, les mêmes règles déterminent leurs champs d’action, cela s’est produit tout au long de l’histoire de l’être humain. Cependant, une société sans règles serait le chaos. La franc-maçonnerie spéculative s’est formée autour d’un espace. 

Depuis l’époque de l’exploitation au Moyen Âge, les constructeurs étaient formés dans un espace où ils ne pouvaient pas opérer dans d’autres. Telles étaient les règles, bien sûr, cela a changé lorsqu’il y avait peu de main-d’œuvre et ils ont eu la liberté d’opérer dans n’importe quel domaine. l’espace, c’est ce que nous appelons : la Franc-Maçonnerie, qui signifie « Franc-Maçon ». Lorsque la franc-maçonnerie entame son « ère spéculative », une nouvelle façon de travailler commence : il n’y a plus de constructions faites avec les mains, le physique, mais le travail s’effectue sans l’intervention des mains, « temples internes de l’être humain »

Dans ce texte, je veux faire un commentaire, un peu sacrilège pour les vieux maçons : la franc-maçonnerie prêche dans ses déclarations qu’elle travaille à la perfection de l’être humain. Je relie la perfection à la moralité, au fait d’être une personne meilleure, responsable de la maison et de la société dans laquelle vous partagez votre chambre. 

Je vois davantage la perfection morale du côté religieux, et la franc-maçonnerie n’est pas religieuse, c’est une « voie spirituelle ». Lorsque nous intériorisons les enseignements contenus dans la symbologie maçonnique, nous commençons à voir la réalité de notre mission, et non la fantaisie, sur ce plan, cela signifie que nous « ouvrons la Conscience ». 

Lorsque nous acceptons un candidat à l’initiation, c’est parce que nous le reconnaissons comme un « être de bonnes mœurs ». Or, ce qu’un maçon doit éclaircir pour « comprendre la connaissance » qu’il acquiert : le fanatisme, le dogmatisme, l’hypocrisie et l’ambition excessive, ce sont les ennemis d’une voie spirituelle. Tous ces ennemis de la Franc-Maçonnerie sont basés sur l’Ignorance et l’objet principal de nos études maçonniques est de lutter contre elle et contre la « Tyrannie » (les passions inférieures). 

Simón Bolívar, héros, franc-maçon et libérateur de notre pays le Venezuela, l’a très bien exprimé lorsqu’il a déclaré : « Ils nous soumettent plus par l’ignorance que par la force ». 

La Franc-maçonnerie s’est constituée autour d’un « Espace », et nous appelons cette sociabilité « Fraternité », base première de l’expérience dans les « Loges », autour desquelles nous nous rassemblons ou nous rencontrons. L’espace ou Loge délimité par nos constitutions, statuts généraux et règles, que nous appelons aussi secret, nous a apporté bien des inconvénients. 

Il n’y a aucune institution au monde qui ait été aussi malmenée et persécutée que la franc-maçonnerie : notre grave défaut est que nous sommes : « Libres », ce qui veut dire que nous ne sommes pas dogmatiques et fanatiques, et que nous basons tout sur la raison. Dans les sept principes hermétiques contenus dans le Kibalion, l’un d’eux dit : « toute cause a un effet, et tout effet a une cause ». Nous basons toutes nos recherches sur ce principe, rien n’existe par hasard. 

Chaque parti politique, chaque religion, tout ce qui existe, tout ce qui est pensé, dit et pratiqué a une cause. Par ignorance, tant de conjectures surgissent sur les activités maçonniques (lieux de luxure, de prostitution et de magie noire, etc.) : l’Église catholique ne supporte pas que nous soyons une institution initiatique, et semble nous prendre en compétition : une bévue, nous ne sommes pas une religion et encore moins persécutons-nous la « respectable Église catholique », et nous la considérons comme détentrice d’un profond savoir initiatique, seulement elle ne le transmet pas à ses paroissiens, ils sont pleins de symboles qui transmettent le savoir : si vous demandez à un catholique pourquoi il l’est, sa réponse est d’abord la tradition familiale et ensuite parce qu’« il croit en Dieu, la Vierge et le Maître Jésus ». Certains gouvernements et régimes nous considèrent comme leurs ennemis, autre erreur : nous ne persécutons ni ne conspirons contre aucun système gouvernemental ou politique. La franc-maçonnerie forme des hommes et des femmes dotés de bonnes bases philosophiques pour faire de ce monde une société juste. 

La franc-maçonnerie n’est cependant jamais intervenue dans aucune religion ou politique : ses membres, avec la formation qu’ils ont, sont libres de faire partie de la politique et des religions, mais à titre personnel et individuel, quoi qu’ils disent, et ce qu’il fait n’est jamais fait. au nom de l’institution : si cela devait arriver, soyez totalement convaincus que la franc-maçonnerie disparaîtrait complètement, comme cela s’est produit avec de nombreuses institutions dans le monde. Une autre conjecture est notre « secret maçonnique », le secret est que la « compréhension de la connaissance » des « symboles maçonniques » n’est pas transmissible, car c’est une connaissance spirituelle, et l’esprit de l’esprit l’est, nous donnons seulement des lignes directrices pour sa étude et recherche. 

Rappelons que tous les savoirs spirituels et initiatiques depuis la nuit des temps sont contenus dans des symboles, car lorsqu’ils se transmettent d’oreille à oreille le savoir se déforme, c’est la raison pour laquelle il est contenu dans des « Symboles ». Je donne un exemple : l’Église catholique a une symbologie impressionnante : le poisson, l’eau, le pain, le feu, le mouton, le vin, le berger, et la plus impressionnante, qu’aucune religion n’a dans ses rites : quand célèbre le rituel de la messe : la Eucharistie, la « Transsubstantiation », du sang et du corps du Maître Jésus », avec le vin et l’hostie. Revenant au « Secret maçonnique » je ne comprends pas pourquoi il y a tant de conjectures négatives, nous jurons de ne rien dire sur ce qui est discuté dans nos Rencontres ou réunions. 

Cela se produit également dans les réunions religieuses, politiques, militaires, économiques et privées : personne ne peut être informé de ce qui a été discuté s’il n’y est pas autorisé. Notre savoir est « ésotérique », interne, et celui des religions est « exotérique », externe. Nos connaissances accumulées tout au long de notre parcours initiatique sont utiles au franc-maçon, et avec notre réflexion dans le monde profane, nous entendons transmettre notre fraternité pleine de paix et d’amour, basée sur notre compréhension des connaissances acquises. « La franc-maçonnerie est une société qui a des secrets, mais elle n’est pas secrète. » (Les Ligues maçonniques. Une sociabilité pluriforme-Luis P. Martin – Université Biaise Pascal).

L’abeille et le Franc-Maçon

Le Très Respectable Frère Jean-Pierre Rollet, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française (GLBF), signe la préface et nous donne avec précision les éléments caractéristiques de l’ouvrage. Une lecture fascinante vous attend. Celle de la découverte de tout un monde, un monde vaste et complexe, celui de l’apis mellifera, l’abeille. Et toute la place qu’elle occupe dans la symbolique maçonnique.

Ce n’est pas parce que la respectable loge de maîtres installés de la Grande Loge Provinciale Alpes Méditerranée, consacrée le samedi 29 octobre 2016 à l’orient de Nice, porte le doux nom de « Les Abeilles » que cet ouvrage a vu le jour, mais bien parce que Patrick Charles Berard et Lucien Millo avaient à l’esprit depuis plus de dix ans ce sujet en tête que cet Atelier se nomme ainsi.

 « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Cette phrase attribuée à Albert Einstein, qui en fait ne l’aurait jamais prononcée, introduit parfaitement la première partie consacrée aux abeilles et aux hommes. Nous liant ainsi dans un destin commun, comme une sorte de puissance extérieure à la volonté humaine. Cet ouvrage, écrit à quatre mains, remonte donc aux origines. Pas moins cent millions d’années avant notre ère, du Mésozoïque au XVIIIe siècle et même jusqu’à nos jours, en passant par le Moyen Âge.

Depuis des temps immémoriaux, on associe l’abeille aux travaux correctement réalisés. Les auteurs nous font découvrir, aux fils des siècles, toute la symbolique de cet hyménoptère vivant en colonie et produisant cire, nécessaire à nos bougies, et miel, aliment universel et symbole de douceur. Des sources antiques et en premier lieu égyptienne, où l’abeille, aussi liée à l’âme et à l’esprit, était déjà symbole royal, aux sources bibliques qui semblent comparer Dieu à un apiculteur qui siffle ses abeilles (Ésaïe 7, 18), ou encore chez les Grecs, où elle symbolise obéissance et labeur, Patrick Charles Berard et Lucien Millo nous dévoilent toute l’histoire de la « mouche à miel ».

La seconde partie s’attache à décrypter les analogies entre l’abeille et le Franc-Maçon, abordant sa dimension initiatique et sacrée. L’intérêt du livre est de nous faire aussi (re)découvrir de très nombreux écrivains tels que le philosophe néerlandais Bernard Mandeville (1670-1733) connut pour son poème « La Fable des abeilles » ou encore l’héraldiste Marc de Vulson, sieur de La Colombière (mort en 1658) passé à la postérité pour son célèbre traité « La Science héroïque ».

Les auteurs analysent tous les rapports entre l’abeille, le maçon et la loge.

L’idéal maçonnique où l’abeille, industrieuse et charitable, et la ruche sont largement représentées tant dans l’iconographie que dans l’imaginaire font l’objet de références qui ne peuvent laisser le Frère indifférent. La ruche restant un lieu idéalisé qui renvoie à l’harmonie et à la concorde. Le Maçon et l’abeille sont tous deux des êtres laborieux agissant dans l’ordre.

Patrick Charles Berard et Lucien Millo nous offre un ouvrage pour que dans les loges, nous puissions maçonner comme au pays du lait et du miel.

Comme l’abeille joue un rôle clé dans la floraison et l’essaimage, gardons à l’esprit qu’il nous faut porter parmi les autres hommes les vertus dont vous avez juré de donner l’exemple.

Lucien Millo.

Rappelons que tous les droits d’auteur sont légués, à parts égales, à la Fondation

pour la promotion de l’Homme, Fondation de la Grande Loge Nationale Française, reconnue d’utilité publique, ainsi qu’à l’Œuvre d’Assistance Fraternelle (OAF), association loi de 1901 dont l’objet est de « venir en aide, moralement et matériellement, par des moyens d’action appropriés, aux francs-maçons réguliers, spécialement ceux qui sont membres de la  » Grande Loge Nationale Française » en abrégé G.L.N.F. »

Après avoir occupé de nombreuses fonctions provinciales et nationales au sein de la GLNF, Patrick Charles Berard est, depuis le 2 décembre 2023, Grand Maître Provincial d’Honneur.

Une abeille qui est dans sa ruche

Ancien vénérable maître de la loge provinciale de recherche « Hildegarde de Bingen » n° 767, Lucien Millo, a été Assistant Grand Maître Provincial et membre du Conseil d’Administration de la GLNF. Il a écrit plusieurs ouvrages sur le Rite Écossais Ancien et Accepté avec toujours ce souci de transmission de connaissances acquises. Ils sont tous des best-sellers !

L’abeille et le Franc-MaçonUne sagesse commune dans un monde partagé

Lucien Millo – Patrick Charles BerardLiberFaber, 2019, 262 pages, 25 €

Disponible chez SCRIBE.

Carbonari et Maçons, la Pierre et le Bois

De notre confrère nuovogiornalenazionale.com – Par Silvano Danesi

 Pour aborder le phénomène des rites forestiers, Blanchet part d’une analyse de la société clanique, typique du monde celtique. « Les activités préindustrielles de ces clans étaient parfaitement déterminées par la forêt elle-même et se concentraient sur trois métiers très courants : la foresterie, l’extraction du charbon et la métallurgie. » [le]

La métallurgie est une activité qui s’est développée avec l’avènement des âges du Bronze et du Fer, c’est-à-dire avec la fin du Néolithique et on peut combiner la métallurgie, plus généralement, avec l’art de transformer les minéraux. Parmi ces arts, nous avons par exemple celui de la transformation du silex en verre et ce n’est pas un hasard si un verrier a transmis les secrets des rites forestiers anciens au seigneur de Bouchesne.

« On peut admettre – écrit René Alleau – l’existence archaïque d’une « métallurgie sacrée », dont la découverte fut commune à l’humanité dans ses relations avec la nature, comme l’avait été celle du feu ». [ii]

L’art de transformer le monde minéral par le feu du bois correspond à la transformation naturelle des éléments minéraux par le bois-eau, c’est-à-dire l’arbre, grâce à l’intervention du feu-soleil.

L’arbre est le maître de l’eau et de la pierre. L’homme est le maître du feu et du bois.

La métallurgie et plus généralement l’art de fondre les minéraux pour obtenir de nouvelles substances utiles à la construction est l’œuvre de l’homme qui se connecte au monde alchimique et ce n’est pas un hasard si la légende maçonnique d’Hiram a été construite au XVIIème siècle.

Les secrets de la métallurgie, considérés comme un art sacré, conduisent alors à l’alchimie spirituelle. Le forgeron alchimiste, comme TubalCaïn , est le gardien d’un savoir antédiluvien et dans les sociétés traditionnelles le métier de forgeron vient immédiatement après celui de chaman ; a des pouvoirs de guérison et de divination ; il a le « pouvoir du feu », c’est-à-dire de transformation.

Le charbonnier et le bûcher initiatique

Il n’est pas mon intention ici d’aborder la culture complexe des Druides et les us et coutumes des Celtes, mais quelques références sont nécessaires pour encadrer la symbolique du carbonaro dans un contexte initiatique.

La première phase des travaux consistait à préparer le bois. Les charbonniers coupent les arbres, de préférence les hêtres, généralement en période de lune décroissante.

Le bois était amené à une longueur d’environ un mètre et, après 10 à 15 jours de séchage, était transporté jusqu’au carré de charbon .

Ces petites cours de ferme étaient dispersées dans les bois à des distances assez régulières et reliées par un réseau dense de sentiers. Ils devaient être éloignés des courants d’air et constitués d’un sol sableux et perméable. Une fois le centre de la charbonnière établi, le bois était disposé en cercle. Trois poteaux en bois, d’environ 2 à 3 mètres de haut, étaient fermement enfoncés dans le sol. Ces poteaux étaient maintenus ensemble par deux cercles formés de brindilles. C’est précisément à partir de ce centre que commença la cuisson du bois.

Ce n’est qu’après avoir planté et attaché les poteaux que les charbonniers ont commencé à construire la fosse à charbon, en disposant d’abord le plus gros bois autour des 3 poteaux (car cela nécessitait plus de cuisson), puis le plus fin, afin de laisser le trou central libre pour placer ensuite les braises. Le bois était bien tassé, pour éviter les espaces aérés qui pourraient compromettre la réussite de la cuisson.

Une fois l’installation terminée, la charbonnière a pris la forme conique arrondie typique avec un rayon de base de 2 à 3 mètres.

Deux jours supplémentaires de travaux ont suivi pour la toiture. Dans la partie inférieure, des branches d’épicéa étaient placées comme une ceinture. La partie la plus haute était en revanche recouverte d’une haute couche de feuilles sèches débarrassées des brindilles. Cette couche de feuilles devait mesurer 8 à 10 cm.

Pendant la phase de cuisson , deux perches étaient nécessaires, une plus fine pour ouvrir les trous de respiration et une plus épaisse, utilisée pour entrer ( c’est-à-dire remplir ) le puits de charbon de bois. Une fois qu’un feu était allumé pour préparer les braises, on pouvait ouvrir la bouche du charbonnier, qui était remplie de petits morceaux de bois, puis allumée en plaçant de nombreuses braises dans la bouche.

Au pied de la charbonnière, des trous de respiration s’ouvraient à un mètre l’un de l’autre et devaient rester ouverts pendant les 13 à 14 jours de cuisson. Quelques heures après l’avoir allumé, lorsque la fumée sortait abondamment, le feu était alimenté avec du bois neuf qu’il fallait bien tasser avec le plus gros poteau. La bouche était alors fermée et la fumée devait sortir par les trous du fond.

Pendant 4 à 5 jours, le charbonnier fut ainsi alimenté jour et nuit, jusqu’à ce qu’une flamme importante au sommet annonce le début définitif du processus de carbonisation. La cuisson commençait dans la partie supérieure du charbonnier, c’est pour cette raison que les charbonniers ouvraient des trous avec un mince bâton, trous qui étaient ensuite fermés et ouverts plus bas pour déplacer la zone de cuisson.

Après une dizaine de jours, la charbonnière a pris un aspect différent : la terre qui la recouvrait est devenue noire et les dimensions ont été considérablement réduites ; même les fumées sortant des trous prenaient une couleur différente. Dans cette dernière phase de cuisson, le charbonnier était alimenté par les côtés où se créaient des dépressions et non plus par la bouche car elle n’existait plus.

La formation de la charbonnière n’est pas très différente de celle des bûchers, c’est-à-dire des feux druidiques, qui étaient allumés à des moments précis de l’année : feux de Beltane, feux de San Giovanni, feux de Sant’Antonio Abate. Concernant ces dernières, il est intéressant de souligner leur durée traditionnelle dans le temps. Aujourd’hui encore, dans la basse Brescia, dans les villes qui surplombent la rivière Oglio, comme par exemple Villachiara, le 17 janvier, de hauts bûchers sont dressés pour célébrer Saint Antoine Abbé et qui correspondent aux rites initiatiques de l’antiquité celtique et druidique. .

Les feux druidiques

Jean Markale en parle. « Le Feu Druidique nécessitait une préparation méticuleuse. Dans Le siège de Druim Damhgaire, le druide Mogh Ruith dit à son assistant de préparer le feu. Il « l’a fait avec une baratte, avec trois côtés et trois coins, mais sept portes, alors qu’il n’y avait que trois portes dans le feu du nord. Ce n’était ni aménagé ni arrangé, mais le bois s’était entassé. » [iii]

Le sens du rituel, nous dit Markale, se retrouve dans l’interprétation de Claude Gaignebet, selon laquelle le bûcher était primitivement construit en forme de cabane, avec des chutes de chanvre, et surmontait une fosse creusée dans le sol. De tels sites souterrains étaient connus, le plus souvent sous la forme d’une bouteille. En dessous, il y avait un siège où l’on pouvait s’asseoir. Les membres des confréries initiatiques étaient descendus dans les fosses et le feu brûlait au-dessus d’eux. Les vapeurs de chanvre étaient hallucinogènes. Le chanvre n’est pas le chanvre européen avec lequel les cordes sont fabriquées.

Markale rappelle également le rituel dont César fut témoin relatif à la marionnette en osier dans laquelle les hommes étaient brûlés et rapporte un conte populaire de Basse-Bretagne où le héros Yann, au terme de diverses aventures, est condamné par le roi de Bretagne à être brûlé au feu. miser . Le père biologique de Yann, qui est magicien, lui dit qu’il devra faire sa niche dans le feu et apporter un tabouret pour s’asseoir dans le feu. Yann trempe son corps avec le contenu d’une bouteille et, une fois le feu allumé, tout le monde pleure la mort du héros, mais Markale écrit : « C’est alors que Yann sauta du centre du brasier, tremblant de froid de tout son corps. membres. Et toutes les personnes présentes ont remarqué qu’il était beaucoup plus beau qu’avant. » [IV]

Je n’irai pas plus loin, mais le parallèle entre le charbonnier et les bûchers initiatiques est compréhensible, où dans des chambres souterraines aérées les initiés eux-mêmes étaient purifiés par le feu et assumaient ses énergies de transformation, devenant eux-mêmes feu et ressuscitant, quand le bûcher fut éteint, de la chambre souterraine plus belle qu’auparavant. Lors de certains rituels, les jeunes initiés qui sortaient de la chambre souterraine sautaient sur les cendres encore bouillantes.

Le feu est également étroitement lié aux rituels maçonniques. Dans le rite écossais, on prévoit l’allumage du Pramanta qui rappelle, avec quelques variations importantes, l’instrument arani utilisé pour allumer le feu dans le sacrifice védique.

« La croix inférieure du bois de mimosa, en raison de l’essence de bois et de sa position horizontale réceptive, est – écrit Mario Polia – considérée comme la partie féminine de l’instrument et est assimilée à l’énergie cosmique « féminine » (çacti). La cheville verticale est la partie mâle de l’instrument et est assimilée au dieu fécondateur. L’allumage du feu représente donc une véritable réimplémentation de la cosmogonie ». [v] « La partie tournante de l’instrument – ​​ajoute Polia – était aussi appelée pramantha, « le shaker » ». [toi]

Mario Polia, dans son livre, qui représente un pilier fondamental pour l’étude de la langue runique, parle également de l’instrument pour allumer le « feu de la misère » dans les rites solsticiels. « Le bois utilisé – écrit Polia – est majoritairement du chêne. Le nouveau feu ne peut être l’enfant d’aucun autre feu et doit donc être allumé rituellement. » [vii]

Le concept de qualification et de capacité

S’intéresser aux corporations professionnelles n’est pas un exercice étranger à notre sujet d’aujourd’hui, car la corporation implique la notion de compétence. Ceux qui possèdent les qualifications nécessaires pour pratiquer cet art rejoignent la guilde et ceux qui acquièrent les compétences nécessaires pour pratiquer cet art restent dans la guilde.

En ce qui concerne l’Art Réel, c’est-à-dire l’Art qui implique la compréhension des règles de la Nature, pour pouvoir la transformer tout en respectant ses règles, des qualifications sont nécessaires pour être des mýstēs, des initiés, c’est-à-dire des semnotéens, semblables aux dieux, tels qu’ils sont morts et renaissent et prennent, pour cette raison, conscience d’être composés d’un corps, d’une âme et d’un esprit, l’esprit individuel étant une partie, bien que minime, de l’Esprit qui émane de l’origine. L’Esprit comme essence, c’est-à-dire synthèse de l’être et de l’action, comme nous le transmet le verbe-nom être, qui est à la fois éternité et action.

L’Art Véritable est la compréhension des règles pour tendre vers la compréhension de la Règle, qui est contenue dans le Chaos. Ordo ab Chao, en fait, ne consiste pas à mettre de l’ordre dans le chaos, mais à extraire l’ordre implicite du chaos, pour le rendre explicite et l’action d’ordonner est l’action du Logos. Être un mýstēs, un initié, c’est-à-dire un semnotéen, c’est être capable de comprendre l’extraction de l’ordre du chaos, c’est-à-dire de comprendre l’action du Logos et de s’y conformer.

Nous découvrirons bientôt ce que tout cela a à voir avec les rites forestiers dans la suite de ce travail, mais avant d’aborder les médias , il reste quelques prémisses supplémentaires.

Le Tout est Phýsis

La tradition maçonnique, si elle est bien comprise, est primordiale, ancestrale et se retrouve dans une multiplicité de lieux, où les artefacts de l’être humain reproduisent des harmonies cosmiques, qu’il s’agisse de celles du mégalithisme, des pyramides, des zigurats, des cathédrales gothiques ou des divers témoignages d’une construction constructive; antiquité qui contient en elle la numérologie et la géométrie du cosmos et les proportions essentielles de la nature.

Dans cette tradition, l’architecte terrestre est celui qui imite l’arché-tecton, l’architecte divin, le Logos, la puissance dynamique qui imprime et réalise l’Arché, c’est-à-dire l’Origine.

Dans cette tradition, l’être humain est un collaborateur du Grand Arche Tecton de l’Univers, le Démiurge.

La tradition maçonnique dite spéculative, greffée sur la tradition opérationnelle au XVIIe siècle, contient en elle de multiples lignes de pensée, pas toujours compatibles les unes avec les autres, voire souvent contradictoires.

Je crois donc pouvoir affirmer, même dans ces brèves considérations, que la tradition opérationnelle est la tradition fondatrice de la Franc-Maçonnerie moderne ; celle vers laquelle il faut se tourner comme la référence paradigmatique essentielle.

La tradition spéculative, au contraire, avec ses contradictions internes évidentes, même si elle est astucieusement élevée au rang de facteur constitutif légitimant, doit être étudiée avec une grande attention et un esprit critique, pour ne pas tomber dans le piège de la théorie d’Anderson. Constitutions, fruit de la franc-maçonnerie hanovrienne, ou dans celui des Constitutions fédericiennes, qui, en contradiction avec l’essence de la libre pensée maçonnique, contiennent des références au dogme et à la doctrine.

 suit

Pour ceux qui voudraient en savoir plus :https://ilmiolibro.kataweb.it/libro/storia-e-filosofia/269539/riti-forestali/

[i] Régis Blanchet, La Résurgence des Rites Forestiers, Les Éditions de Prieuré

[ii] René Alleau, La science des symboles, Payot

[iii] Jean Markale, Druidisme, Méditerranée

[iv] Jean Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, cité dans Jean Markale, Il druidismo, Méditerranée

[v] Mario Polia, Runes et symboles, Le Cercle-Le Corail

[vi] Mario Polia, Runes et symboles, Le Cercle-Le Corail

[vii] Mario Polia, Runes et symboles, Le Cercle-Le Corail

Différence entre sorcière, sorcier et magicien

De notre confrère differkinome.com

Différence clé – sorcière vs sorcier et magicien
 

Sorcière, sorcier, enchanteur, magicien, mage, démoniste, etc. sont des termes qui ont été associés à des individus censés avoir des pouvoirs magiques ou surnaturels. À une époque lointaine, où l’homme ignorait tout des forces de la nature, sans parler des choses qui l’entouraient, ces experts étaient les sources de la connaissance en expliquant les choses à partir de l’étude de la magie ou de la sorcellerie. Tous les trois, à savoir une sorcière, un sorcier et un magicien sont des praticiens de la magie, mais il existe des différences subtiles entre les trois experts qui seront abordées dans cet article..

Qui est une sorcière?

Une sorcière est une femme qui est soupçonnée d’avoir des pouvoirs diaboliques et magiques et qui pratique la sorcellerie. Souvent, une femme à la conviction qu’elle est une sorcière. Il existe une définition qui dit que tous ceux qui pratiquent la sorcellerie sont appelés des sorciers sans distinction de sexe. Cependant, un sorcier est appelé démoniste.

Qui est un magicien?

Wizard est un homme qui est censé avoir des pouvoirs magiques. Le mot sorcier a eu une sorte de résurrection avec la sortie des films Harry Potter avec plus de gens à travers le monde sachant ce qu’est un sorcier et ce qu’il fait. Le mot sorcier est né vers le 14ème siècle après le début de la peste noire en Europe. Le mot a probablement été fait avec la réunion de sages de sages et ardents pour faire référence à quelqu’un qui était sage. Ainsi, celui qui avait la sagesse était qualifié de sorcier. Cependant, dans les périodes ultérieures, la maîtrise de l’occultisme et de la magie était considérée comme suffisante pour qualifier une personne de sorcier. On trouve la mention des sorciers dans les contes de fées, et ce ne sont pas toujours des hommes mal intentionnés, car il y a aussi des sorciers bienveillants qui travaillent pour le meilleur de la société..

Qui est un sorcier?

Un sorcier est un membre rare et le plus puissant de la famille comprenant des magiciens de toutes sortes. On pense que les sorciers maîtrisent la sorcellerie par la pratique et l’étude, même s’ils doivent être nés dans une famille de magiciens pour pouvoir être étiquetés comme sorciers. Dans la plupart des contes de fées, on voit des sorciers exercer leur pouvoir avec l’aide d’un bâton. Ce bâton les aide à concentrer leurs pouvoirs, même s’ils peuvent lancer leur sort même sans bâton. On croyait que les sorciers étaient capables de maîtriser les pouvoirs des esprits et pouvaient lancer leur sort pour influer sur celui d’autres personnes..

Quelle est la différence entre sorcière, sorcier et magicien ?

Définitions de sorcière, sorcier :

Sorcière : Une sorcière est une femme censée avoir des pouvoirs diaboliques et magiques et qui pratique la sorcellerie.

magicien : Wizard est un homme qui est supposé avoir des pouvoirs magiques.

Sorcier : Un sorcier est un membre rare et le plus puissant de la famille composée de magiciens de toutes sortes.

Caractéristiques de la sorcière, du magicien et du sorcier:

Sexe :

Les trois membres du groupe des magiciens peuvent lancer des sorts et influer sur le destin et la fortune des autres, mais une sorcière est une femme perverse, alors que le sorcier et le mage sont des magiciens de sexe masculin..

Champ :

La sorcellerie individuelle est appelée sorcière, tandis que la sorcellerie est qualifiée de sorcier..

Puissance :

Sorcier est censé être plus puissant qu’un sorcier et une sorcière. Un sorcier a la capacité de maîtriser les pouvoirs des esprits et il peut influer sur la fortune des autres en jetant un sort..

Courtoisie d’image :

1. « TheWitch-no1”Par Baker, Joseph E., ca. 1837-1914, artiste. – lithographie, Walker, Geo. H., & Co. (Bibliothèque du Congrès). [Domaine public] via Commons

2. Mariage de sorcier Maximov Par Vassily Maximov [domaine public], via Wikimedia Commons

La franc-maçonnerie de Varginha fait don de 250 paniers de nourriture de base aux personnes dans le besoin

De notre confrère brésilien blogdomadeira.com.br

Sept loges maçonniques de la ville (Acácia do Sul de Minas, Chevaliers de Villa Rica, Chevaliers d’Acier, Fraternidade Varginhense, Templiers du Real Segredo, União e Humanidade et Vinte de Agosto), se sont réunies pour délivrer 250 paniers de services de base pour les personnes nécessiteuses de la ville de Varginha. 

Il s’agit d’un travail entre magasins visant à aider ceux qui en ont le plus besoin, en cette date importante qu’est Noël. Initialement, l’objectif des magasins était de collecter 150 paniers, mais avec l’aide des Filles de Job, de l’Ordre de DeMolay et de nombreuses autres personnes, il a été possible de collecter 250 paniers, 200 panettone, 200 kits d’hygiène, 200 boîtes de chocolat et plus encore. de 20 cartons de lait.Les paniers ont été organisés et emballés par 20 membres des sept loges la veille au soir.Des fournitures ont été données à différents endroits de la ville, notamment :

  • École municipale Cláudio Figueiredo Nogueira,
  • École municipale Emílio Justiniano de Rezende Silva,
  • Ferme des Tachos,
  • École municipale Paulo Cândido de Figueiredo,
  • École municipale José Pinto de Oliveira,
  • Communauté Três Córregos et;
  • Région du quartier Nova Varginha.
  • Deux paniers ont également été offerts à deux familles vénézuéliennes.

L’événement a bénéficié du soutien du CRAS – Centre de Référence de l’Assistance Sociale et de l’Association de Promotion et d’Assistance Sociale – ASPAS, qui ont accompagné les choix des familles et l’organisation des accouchements.Le geste concret de solidarité reflète la volonté et l’œuvre vers une société plus heureuse, plus juste, fraternelle et égalitaire.Les magasins préparent davantage d’événements solidaires pour l’année prochaine.

19/01/1344 : Création de la compagnie des Chevaliers de la Table ronde

Le 19 janvier 1344, il y a eu une décision historique de créer la compagnie des Chevaliers de la Table Ronde. Cette initiative fut une tentative de raviver les idéaux de la chevalerie médiévale, inspirée par les légendes arthuriennes.

Château de Windsor.

La compagnie fut fondée par le roi Édouard III (1312-1377) d’Angleterre, qui, fasciné par les récits du roi Arthur et de ses chevaliers, cherchait à recréer cet esprit de noblesse et de bravoure. Les membres de cette compagnie étaient sélectionnés parmi la noblesse et devaient prouver leur valeur et leur noblesse de caractère. Cet événement historique reflète l’influence durable des légendes arthuriennes sur la culture et la société médiévales.

Édouard III, roi d’Angleterre organise à Windsor une fête de la Table ronde

Ladite fête fut un événement remarquable qui a eu lieu au château de Windsor. Cette fête, qui s’est déroulée au XIVe siècle, était une manifestation de l’admiration du roi pour les légendes arthuriennes et son désir de recréer la splendeur et le prestige de la cour du roi Arthur.

Windsor, intérieur.
Illustration par Gustave Doré de Camelot dans Les Idylles du Roi, d’Alfred Tennyson (1868).

Lors de cette fête, le roi Édouard III et ses chevaliers se sont habillés en imitant les figures légendaires de la Table ronde, cherchant à reproduire l’atmosphère et les idéaux de chevalerie associés à l’époque d’Arthur. Le château de Windsor a été transformé pour ressembler à Camelot, le légendaire siège du roi Arthur. Les chevaliers ont participé à des tournois et à des joutes, des pratiques typiques des fêtes médiévales, qui étaient à la fois des divertissements et des démonstrations de compétences martiales.

Cet événement a marqué un moment important dans l’histoire médiévale, illustrant le lien entre la réalité historique et le mythe, et montrant comment les légendes du passé pouvaient influencer les actions et les idéaux des dirigeants et de la société de l’époque. La fête de la Table Ronde à Windsor reste un exemple fascinant de la manière dont la mythologie et l’histoire peuvent

Ordre de la Jarretière, blason sur les murs de Windsor.

À l’origine de l’ordre de la Jarretière, en 1349

Il existe bel et bien un lien historique entre la fête de la Table ronde organisée et la création de l’Ordre de la Jarretière en 1349. Bien que les détails exacts de la fondation de l’Ordre de la Jarretière soient enveloppés de légende, il est largement accepté que la fascination d’Édouard III pour les légendes arthuriennes et son désir de recréer cet esprit de chevalerie ont joué un rôle clé dans l’établissement de cet ordre de chevalerie.

Collier de l’ordre.

L’ordre de la Jarretière est l’ordre de chevalerie le plus élevé et le plus ancien d’Angleterre. Selon une légende populaire, l’inspiration pour l’ordre est venue lors d’un bal à la cour, où la jarretière d’une dame de la cour serait tombée – il pourrait s’agir de celle de la comtesse de Salisbury, maîtresse du roi d’Angleterre –, et Édouard III l’aurait ramassée. Pour éviter l’embarras de la dame et répondre aux moqueries des courtisans, il aurait attaché la jarretière autour de sa propre jambe en disant « Honi soit qui mal y pense » (« Honte à celui qui pense mal de cela »), qui est devenu le motto, la devise, de l’Ordre.

Cet ordre était et reste un symbole de l’idéal de chevalerie et de l’élite nobiliaire. Les membres de l’Ordre, limités en nombre, étaient et sont choisis par le souverain pour leur honneur et leur mérite. La création de l’Ordre de la Jarretière illustre comment Édouard III a cherché à lier les idéaux chevaleresques du passé légendaire avec la réalité politique et sociale de son époque.

« Honi soit qui mal y pense », une citation à l’aspect tant historique que symbolique

Défilé, de nos jours, des membres de l’ordre.

De « Messieurs, honni soit qui mal y pense ! Ceux qui rient en ce moment seront un jour très honorés d’en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le rechercheront avec empressement », nous ne retenons, bien souvent que « Honi soit qui mal y pense ».

Cette citation révèle plusieurs aspects intéressants, tant sur le plan historique que symbolique.

La réaction d’Édouard III, selon la légende, est un acte de défense de l’honneur d’une dame de la cour, dont la jarretière était tombée. En attachant la jarretière à sa propre jambe, le roi transforme un incident potentiellement embarrassant en un acte de chevalerie, protégeant ainsi la réputation de la dame.

De plus, la déclaration du roi suggère que ce qui était initialement un objet de moquerie deviendra un symbole de grande distinction. En effet, l’Ordre de la Jarretière est devenu l’un des ordres de chevalerie les plus prestigieux et respectés, et sa jarretière un symbole de haut rang et d’honneur.

La citation souligne aussi comment les perceptions et les valeurs sociales peuvent être transformées. Ce qui est initialement considéré comme ridicule ou sans valeur peut devenir, avec le temps et sous l’influence de figures puissantes, hautement estimé et recherché.

Par ailleurs, cela souligne bien la capacité et la force du chef à influencer et à modifier les normes. Dans beaucoup de cas, le souverain, chef suprême, par son exemple et son autorité, est capable de redéfinir les normes de ce qui est honorable et désirable.

Enfin, cette devise reflète un principe chevaleresque de bienveillance et de présomption d’innocence. Il exhorte à voir les actions et les symboles dans leur aspect le plus noble et positif, un principe qui reste central dans l’éthique chevaleresque.

Source : Wikimedia Commons

L’apparition du Graal aux chevaliers de la Table ronde. Illustration extraite d’un manuscrit du XVe siècle du Livre de Lancelot du lac.

Zadig sur les chemins maçonniques-Réflexions et pratiques, pour transmettre

Alain Appercel, a une longue expérience et joue un rôle significatif au sein de la Grande Loge Nationale Française, ainsi que dans d’autres juridictions maçonniques en amitié avec cette dernière. Il est, depuis fort longtemps, engager dans des activités caritatives, notamment en faveur pour les déficients visuels. C’est dire la générosité de l’auteur.

Il nous offre ici, avec profondeur et authenticité, un écrit qui pourrait intéresser autant ceux qui sont curieux de la franc-maçonnerie, de ses enseignements, et de la manière dont ils peuvent être interprétés et intégrés dans la vie quotidienne que les jeunes maçons qui vint de franchir la porte basse. Il donne aussi une perspective intéressante sur la façon dont la sagesse et la morale maçonniques peuvent être appliquées pour guider le comportement et le développement personnel.

L’ouvrage s’ouvre avec l’avant-propos intitulé « Où allons-nous… avec Zadig ». Ce « Où allons-nous », nous fait immanquablement penser au tableau créé à la fin du XIXe siècle « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? », une œuvre emblématique de Paul Gauguin, artiste postimpressionniste de renom. Le tableau retrace des questions existentielles : les origines de l’humanité, le sens de notre existence et notre destinée. Divisé en trois sections principales, il représente symboliquement les différentes étapes de la vie humaine. Des questions que chaque profane se pose avant de rejoindre la fraternité afin d’y trouver des réponses.

Et pour ce voyage Alain Appercel nous propose de le mener avec Zadig, qui, en hébreu, a pour signification « le juste ». Un nom qui fait écho au roman de Voltaire Zadig ou la Destinée dont l’histoire se déroule dans l’ancienne Babylone et suit les aventures du personnage principal, Zadig, un jeune et riche philosophe. Le récit parcourt les thèmes de la destinée, la justice, la société, et la recherche de la vérité. Ce livre fait partie des contes philosophiques de Voltaire, un genre où il combine des éléments de fiction avec des discussions philosophiques et satiriques.

Logo des Éditions de l’Art Royal.

D’ailleurs, Alain Appercel demande pardon à Voltaire pour lui avoir emprunté son personnage connu pour son esprit aiguisé et sa capacité à observer et à déduire. Il utilise ces compétences pour résoudre divers mystères et problèmes, ce qui lui attire souvent des ennuis autant que des louanges…

À travers lui, l’ouvrage qui explore des thèmes maçonniques à travers un parcours initiatique mené en sept voyages. Le tout afin de nous conduire à plus de sagesse et de connaissance maçonniques.

L’auteur développant des idées forces pour un maçon telles que la morale, la conscience, la vérité, la sincérité, la tempérance, la fidélité, la loyauté, ou encore l’honneur.

Finalement, ce livre est écrit avec le cœur. Alain Appercel nous fait cadeau d’un véritable guide du savoir-vivre maçonnique, qui peut s’entendre comme un ouvrage destiné à fournir des orientations et des conseils sur les normes de comportement, les pratiques rituelles, et les principes éthiques au sein de la franc-maçonnerie. Enrichis des apports de Zadig, il présente les valeurs fondamentales de la franc-maçonnerie et un aperçu des responsabilités éthiques et morales du franc-maçon d’aujourd’hui, tant au sein de la loge qu’en dehors.

Offrant des perspectives à la fois théoriques et pratiques sur cette tradition séculaire qu’est l’art royal, ce livre est une ressource précieuse pour ceux qui s’intéressent à la franc-maçonnerie.

Le sommaire

Avant-propos. – Où allons-nous… avec Zadig

Chapitre I. – Le labyrinthe. La vie est une succession de voies à explorer

Chapitre II. – Voyage au pays de la morale et de la vertu. Devenir meilleur et s’élever

Chapitre III. – La charité ou la bienfaisance. La plus grande des vertus, c’est la charité

Chapitre IV. – Le rituel et le sacré. Au cœur de la Loge…

Chapitre V. – Le franc-maçon « juste et parfait ». Un modèle significatif

Chapitre VI. – Le chemin du vieil homme sage. La voie de l’engagement maçonnique

Chapitre VII. – De la constance du vieil homme sage. L’art de vieillir en maçonnerie…

Retour aux sources. D’où venons-nous… Les Anciens Devoirs

Zadig sur les chemins maçonniques-Réflexions et pratiques, pour transmettre

Alain AppercelÉditions de l’Art Royal, 2023, 126 pages, 16 €

En vente chez SCRIBE

Lieu symbolique : La Scala de Milan

Milan, située dans le nord de l’Italie, est une ville dynamique et influente, connue pour son riche patrimoine historique et culturel. C’est un centre majeur de la mode et du design, célèbre pour ses boutiques de haute couture et ses semaines de la mode. Milan abrite de nombreux palais construits à la Renaissance, des musées et son célèbre opéra (La Scala).

Le Teatro alla Scala, ou La Scala de Milan, est un célèbre opéra inauguré le 3 août 1778, suite à la destruction du Teatro Regio Ducale par un incendie. Le nouveau théâtre, conçu par l’architecte Giuseppe Piermarini, a été construit sur l’ancien emplacement de l’église Santa Maria della Scala.

La Scala est reconnue pour sa superbe acoustique et son architecture élégante. Au fil des siècles, La Scala est devenue un lieu incontournable pour les plus grands artistes lyriques et les ballets les plus renommés. C’est un symbole de l’histoire et de la culture de l’opéra, jouant un rôle crucial dans le développement de l’opéra italien et européen. La Scala continue d’attirer des spectateurs du monde entier, proposant un répertoire varié allant des classiques de l’opéra à des productions contemporaines.

La Scala est aussi un point de rencontre important pour l’élite noble et riche de Milan. La Scala a accueilli les premières de nombreuses opéras célèbres et a entretenu une relation spéciale avec Giuseppe Verdi. Cependant, à une époque, Verdi a refusé de laisser jouer ses œuvres à La Scala en raison de modifications apportées à sa musique. Le théâtre a subi une importante rénovation de 2002 à 2004, améliorant sa structure et la qualité sonore. La Scala est réputée pour son acoustique exceptionnelle et reste un lieu privilégié pour le monde de l’opéra et du ballet​

La Scala de Milan symbolise l’excellence et la tradition dans le monde de l’opéra et du ballet. En tant que l’un des théâtres lyriques les plus prestigieux au monde, elle incarne l’histoire et la culture de l’opéra, surtout l’opéra italien. Sa riche histoire de premières d’opéras célèbres et son association avec de grands compositeurs en font un lieu de référence pour les performances de qualité. La Scala représente également l’innovation artistique et la continuité de la tradition culturelle italienne. Son architecture impressionnante et son héritage historique font d’elle un symbole de la grandeur et du raffinement artistique.

Noël CoypelLa Grammaire parmi les Arts libéraux, dit aussi Le Triomphe de la Philosophie, 1685-1690.

Les arts libéraux

Les arts libéraux dans l’éducation médiévale se divisaient en deux catégories : le trivium et le quadrivium. Le trivium comprenait la grammaire, la rhétorique et la logique. Ces disciplines étaient axées sur les compétences linguistiques et la pensée critique. Le quadrivium, quant à lui, comprenait l’arithmétique, la géométrie, la musique et l’astronomie, centrées sur les mathématiques et la compréhension du monde physique et cosmique. Parmi celles-ci donc, la musique était considérée comme une discipline mathématique car elle implique des ratios et des proportions (comme dans l’harmonie et le rythme). Dans le quadrivium, la musique transcendait son aspect purement artistique pour devenir un moyen de comprendre l’ordre et l’harmonie dans l’univers, reflétant l’idée que les mêmes principes qui régissent la musique s’appliquent aussi à l’ordre cosmique et naturel.

Les sept arts libéraux dans l’Hortus deliciarum d’Herrade de Landsberg, 1180.

Ensemble, ces sept arts libéraux formaient la base de l’éducation dans les universités médiévales, préparant les étudiants à une vie de savoir et de réflexion philosophique.

Dans la franc-maçonnerie, l’enseignement des arts libéraux, occupe une place importante, notamment selon certains rituels au deuxième grade. Ces disciplines sont considérées comme essentielles pour le développement intellectuel et spirituel des frères et des sœurs. Une aide à la quête de connaissance, de compréhension de soi et de l’univers ? Ces arts sont vus comme des outils pour atteindre la sagesse…

Photos : Wikimedia Commons, TripAdvisor