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« Féminin et Spiritualité »: Succès du 3e colloque Hupériôn à Notre-Dame de Fontaine-Guérard (Eure)

Retour en quelques lignes sur un 1er mai pas comme les autres… À la campagne, c’est vrai mais aussi et surtout sur une thématique qui a attiré énormément de monde ! « Féminin et Spiritualité »,  : un succès ce 1er mai 2024 pour ce thème proposé par l’Association Hupériôn comme troisième colloque à l’Abbaye Notre- Dame de Fontaine-Guérard (Eure).

HUPERíÔN, le salon du livre sur "FÉMININ ET SPIRITUALITÉ"
HUPERíÔN, le salon du livre sur « FÉMININ ET SPIRITUALITÉ »

Aujourd’hui, la spiritualité se définit comme un ensemble d’attitudes, idées, et pratiques fondées sur la conviction que d’une part le monde visible fait partie d’un univers de l’Esprit dont il tire sa signification, d’autre part l’union et l’harmonie avec cet univers de l’Esprit sont une fin en soi à dégager pour mieux vivre avec le monde et les autres (ou plutôt un Autre, qui même s’il est différent physiologiquement , reste semblable dans sa quête de l’équilibre et de l’harmonie ).

Dans ce monde contemporain où la parole des femmes vient dénoncer un rapport séculaire d’un dominant masculin sur le féminin,   voire sort du silence les maltraitances et les violences qui leur sont faites, et que, dans bien des cultures, des institutions religieuses ont façonné des comportements oppressants,  autoritaires voire abusifs, comment envisager le féminin et la spiritualité ? Comment au-delà d’une légitime revendication politique et sociale, l’inscrire et la reconnaître comme une quête universelle de transformation d’un état négatif à un état positif ? 

Dès leur arrivée, les participants attirés par l’annonce de ce troisième Colloque de l’association Huperiôn, furent agréablement surpris par ce magnifique lieu qu’est l’Abbaye Notre-Dame de Fontaine-Guérand. C’est en effet un site religieux, du XIIᵉ siècle, un ancien lieu de retraite en Normandie d’une quarantaine de moniales de l’Ordre cistercien à l’époque médiévale qui fait l’objet actuellement d’une restauration patiente de ses jardins. Pour mémoire, l’Ordre cistercien est un ordre monastique de droit pontifical et est une branche réformée des bénédictins dont l’origine remonte à la fondation de l’abbaye de Cîteaux par Robert de Molesme en 1098. Un ordre qui a joué un rôle de premier plan dans l’histoire religieuse du XIIᵉ siècle.

Ensuite, chacun fut étonné, après avoir gravi un rude escalier de pierre, de découvrir au premier étage, l’ancien dortoir des anciennes habitantes : un dortoir sous une voûte restaurée en vieux bois de charpente, lieu maintenant transformé en une grande salle de rencontres culturelles.

Ce premier mai, l’endroit  était donc réservé à la mise en évidence d’un vaste champ d’investigation de la spiritualité : celui des icônes, témoins de la prière et du recueil, mais aussi celui des grandes figures  religieuses telles Myriam de Magdala, Marie, Lazare, amis de Jésus Christ,  de l’Apocalypse en images colorées et d’autres écrits de philosophes, théologiens ou prêtres, mais aussi le champ de la spiritualité  qui inspire la plume des romanciers sur l’histoire des Templiers ou des Cathares, sur des itineraires initiatiques voire maçonniques ou simplement des présentations de recueils poétiques d’ici et d’ailleurs, suggérant tous que la vie est sacrée et le Divin abordable !

Après un détour dans la  belle salle capitulaire du rez de chaussée, sous la direction d un homme de l’Église  orthodoxe,  ce fut l’occasion de faire ensemble une méditation d’une demi heure, dite « en pleine conscience » : chacun invité à être attentif à ce qui s’offre au présent comme le chant des oiseaux et le vent dans les feuilles. Et, l’exercice guidé par la voix et le gong parut bienfaisant à tous…

A l’abri de la pluie du printemps, les conférences « à couvert » ont été centrées sur différents thèmes retenus par les organisateurs ;  ainsi  celui des femmes dans l’Église catholique :  pourraient-elles être habilitées à donner des sacrements ou à lire aux fidèles des textes sacrés  à l’instar de celles qui ont cette pratique autorisée dans d’autres religions ?

Les avis furent  prudents  voire indécis pour déterminer si l’institution traditionnelle devait leur faire plus de place.

Par contre, les auditeurs furent, l’après midi, plus consensuels pour concevoir que la différence des sexes sur le plan de l’Esprit n’existe pas et que tout Être peut se considérer étant « enceint » d’une semence divine, semence que chacun et chacune se doit de développer pour s’épanouir dans une paix universelle …

Avec les explications de l’historienne Paule Amblard, le féminin méritait de sortir de son mystère ou plutôt du regrettable oubli de sa richesse qui reste pourtant  décelable dans bien des représentations de l’art sacré. Les tableaux du peintre Georges de la Tour (1593-1652) finirent par en convaincre,  celles notamment où la femme démontre une direction : celle de la Lumière à Job, son mari qui a tout perdu de ses biens et de sa superbe …

   

Pourquoi donc, tous, ne pas prendre le parti de dévoiler le féminin qui est en nous ?

   
Sylvie Monpoint

L’exemple d’Hildegarde de Tubigen présenté par Sylvie Monpoint fut également commenté.  Mystique militante et presque féministe, Hildegarde, visionnaire et poéte, également avisée sur les bienfaits des plantes, renvoyait du passé l’image encourageante et convaincante d’une femme animée par l’Esprit et la Beauté de la Création. Telle ci-dessous sa vision de Dieu, du Cosmos et de l’Humanité !

Leili Anvar

La journée s’est achevée par des morceaux choisis et lus par l’écrivaine et traductrice, spécialiste de la poésie et de la spiritualité persanes Leili Anvar, extraits de son spectacle musical «  Femmes mystiques d’Orient et d’Occident » et elle était accompagnée par Jean Jacques Lemêtre, musicien inventif, utilisant des instruments tous plus étonnants les uns que les autres pour produire des sons originaux et appropriés aux intonations de la voix de Leili Anvar. 

Enfin, après une toute  dernière lecture d’un poème de Daniel Berghezan, nous nous sommes quittés contents et satisfaits. Au creux de sa confidence,  nous avions compris que le poète nous encourageait autant les uns et les autres non seulement à savoir s’engager dans «une traversée en eaux profondes »  mais aussi de nous y purifier de nos idées vulgaires et sectaires. 

Photos Claude Laporte ; site abbayes-normandie

18/05/24 : La Nuit européenne des musées au musée de la franc-maçonnerie

Une nuit ésotérique au musée, pour tous ! Frères, sœurs et amis(ies) profanes.

La Nuit européenne des musées est l’ouverture exceptionnelle, simultanée et le plus souvent gratuite de musées européens durant une soirée afin d’inciter de nouveaux publics, notamment les familles, les jeunes et les plus défavorisés, à se rendre dans les musées. Elle a lieu chaque année depuis 2005. Il s’agit de la 20e édition.

Le musée de la franc-maçonnerie vous invite à une véritable nuit surréaliste !

En effet, dans le cadre du centenaire du mouvement surréaliste et de son exposition « Le Château Etoilé et la Parole Perdue, Surréalisme et Franc-maçonnerie », le musée de la franc-maçonnerie vous invite à une nuit d’émerveillement, de rêve et de poésie :

Visite des expositions permanente et temporaire ;

Spectacles et performances artistiques surréalistes tout au long de la soirée : théâtre d’ombre et théâtre vivant, concerts, cadavres exquis…

Blason du GODF

Visite des temples maçonniques du Grand Orient de France, puissance symbolique régulière souveraine, la plus ancienne obédience maçonnique française, la plus importante d’Europe continentale et, depuis le Brexit, de l’Union européenne, mais aussi la plus importante obédience libérale au monde ;

Conférences et échanges avec des francs-maçons ;

Nuit Surréaliste, le programme

Exposition temporaire – Photo YG

Au musée :

Exposition temporaire : Patrick Lepetit (un frère du GO), commissaire d’exposition et spécialiste du surréalisme, sera présent pour de la médiation et quelques visites guidées de l’exposition temporaire,

il en sera de même pour notre Laurent Segalini, docteur en Anthropologie et attaché de conservation au musée de la franc-maçonnerie qui pourra tout révéler sur ce mystérieux homme masqué de la grande vitrine…

Twitter musée de la franc-maçonnerie

Exposition permanente : Consacré à l’histoire de la franc-maçonnerie et à la maçonnologie, vous découvrirez des pièces extraordinaires : un portrait en pied de Louis de Bourbon (1709-1771), les Constitutions dites d’Anderson (Londres, 1723) : édition originale du texte fondateur de la maçonnerie moderne, un rare et exceptionnel tapis de loge d’adoption du siècle des Lumières, le tablier de Voltaire, le tablier de Jérôme Bonaparte, la pendule Cambacérès, l’épée maçonnique de La Fayette, le buste de la Marianne maçonnique, etc. Depuis 2003, le musée de la franc-maçonnerie est Musée de France, une appellation délivrée par le ministère de la Culture à certains musées français.

Temple Groussier
Temple Groussier – GODF officiel

Dans les temples :

Temple Corneloup – GODF officiel

-Temple Johannis Corneloup (classé monument historique) : « VITRIOL » deux à quatre représentations d’une courte pièce de théâtre surréaliste et alchimique ;

« la Balade du Grand Macabre », deux à quatre représentations de Théâtre de papier (ombres chinoises). Cette pièce surréaliste et comique, avec utilisation en monstration directe d’une presse à imprimer, sera donnée dans un autre temple ;

Temple Lafayette – GODF officiel

-Temple Lafayette (une reconstitution d’un temple maçonnique tel qu’il pouvait avoir été aménagé sous la Révolution française) : toutes les heures conférence et échanges sur la franc-maçonnerie,

Temple Groussier, détail – GODF officiel

-Visite du Temple Arthur Groussier, grand temple, du nom d’un illustre maçon, ancien grand maître. Son décor réunit un certain nombre de symboles et d’allégories invitant les Frères et les Sœurs à une réflexion humaniste.

Le catalogue

-Dans le hall Léon Bourgeois

Le hall d’accueil porte le nom d’un maçon illustre, Léon Bourgeois, homme d’État et prix Nobel de la Paix en 1920. Concert et chant vous attendent, notamment avec Yoan Armand Gil, un des commissaires de l’exposition temporaire, à qui nous devons le remarquable catalogue de ladite exposition Le Château Étoilé et la Parole Perdue, Surréalisme et Franc-maçonnerie (Venus d’ailleurs, 2024, 184 p., 29 €), un ouvrage permettant d’aller à la découverte de cette rencontre inattendue entre surréalisme et franc-maçonnerie.

Et d’autres surprises en préparation !

Le musée de la franc-maçonnerie vous ouvre ses portes, tels les épis de blé dans un champ doré, prêt à accueillir chacun d’entre vous. Que cette invitation résonne comme un appel mystérieux à explorer les secrets et les symboles qui se cachent derrière ces murs ancestraux !

Hôtel du Grand Orient de France (GODF), rue Cadet, Paris 9e - Photo YG.
Hôtel du Grand Orient de France – Photo YG.

Infos pratiques

Samedi 18 mai 2024, de 19h à minuit – Gratuit et ouvert à tous sans réservation

Musée de la franc-maçonnerie Siège du Grand Orient de France – 16 rue Cadet 75009 Paris/Tél : 01.45.23.74.09 – Métros : Cadet (ligne 7) ou Grands Boulevards (lignes 8, 9) Station Vélib’ : Cadet (24-26 rue Cadet)

Source : Lucie Masse, Chargée des publics et de la médiation – Tel. 01 45 23 74 09

Musée de la Franc-maçonnerie
Musée de la Franc-maçonnerie
Musée de la franc-maçonnerie - Photo © YG
Musée de la franc-maçonnerie – Photo © YG

16/05/24 : Josué Pierre Dahomey, Ambassadeur d’Haïti en France, invité des petits-déjeuners Enjeux & Perspectives de la GLDF

Ce nouveau rendez-vous de la Grande Loge de France donne la parole chaque mois à une personnalité du monde culturel, politique, économique, cultuel, philosophique, etc., avec un fil conducteur cette année sur le thème « Croire ».

Après Bruno Jeudy, journaliste et directeur délégué de La Tribune Dimanche, le prochain invité des petits-déjeuners Enjeux & Perspectives sera Josué Pierre Dahomey, ambassadeur de la République d’Haïti en France – dont la devise est Liberté, Égalité, Fraternité – , sur le thème : « Haïti : peut-on croire possible de sortir du chaos ? »

DeviseLiberté, Égalité, Fraternité (devise nationale)1

Biographie de Monsieur l’Ambassadeur

Jean Josué Pierre Dahomey est Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire d’Haïti en France ; Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire d’Haïti auprès de la Confédération Suisse et Représentant personnel du Chef de l’État près le Conseil Permanent de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Avant de se lancer dans la diplomatie, il a enseigné la philosophie politique, les théories des relations internationales et l’histoire des idées économiques et sociales à l’Université d’État d’Haïti. En tant que spécialiste des affaires de coopération internationale, il a aussi travaillé comme expert en développement international pour l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Drapeau d’Haïti
Les armes de la République d’Haïti

Dans sa carrière de diplomate, l’Ambassadeur Dahomey a servi comme Directeur de Cabinet du Ministère des Affaires Étrangères (Décembre 2012 – Août 2013) ; Ministre-Conseiller, chargé d’affaires politiques à la Mission Permanente d’Haïti près l’OEA (Septembre 2013 – Juin 2017) ; Ministre-Conseiller, chargé d’affaires politiques et de la coopération culturelle à l’Ambassade d’Haïti au Brésil (Juillet 2017 – Février 2019) ; Conseiller spécial auprès du Ministre des Affaires Étrangères (Mars 2019 – Décembre 2019) ; Ministre-Conseiller, chargé d’affaires politiques à l’Ambassade d’Haïti à Paris (Janvier 2020 – Juin 2020).

Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Port-au-Prince ; ancien récipiendaire de la prestigieuse bourse Fulbright des États-Unis d’Amérique (Fulbright Alumni / Master’s Degree in International Affairs & Cooperation for Development, Ohio University) ; détenteur d’un DEA de la Sorbonne (Paris-IV) en philosophie politique. Il a effectué également à la Sorbonne des études doctorales en philosophie des droits de l’homme, justice globale et coopération internationale pour le développement.

L'Atrium, GLDF.
L’Atrium, GLDF.

Infos pratiques : Atrium – de 8h30 à 10h

Grande Loge de France – 8, rue Louis Puteaux

Paris 17e (métro Rome) – de 8h30 à 10h

Entrée libre et gratuite Inscription obligatoire

Ambassade de la république d’Haïti à Paris

Une œuvre maçonnique méconnue : « Le Serment des Ancêtres » du peintre Guillaume Lethière

Par Jean Pierre Thomas

Hier, lundi 6 mai à 23h, la chaîne France 3 diffusait le dernier film de Claude Ribbe, essayiste, philosophe, historien et réalisateur bien connu, spécialiste, entre autres, d’Alexandre Dumas et du chevalier de Saint-Georges et inlassable militant de la reconnaissance de la culture antillaise et des souffrances que l’esclavage a fait subir pendant quatre siècles aux déportés africains. 

À travers « Le Serment des Ancêtres », vaste tableau peint par Guillaume Lethière (1760-1832) en 1822 et offert  par lui-même à la jeune république d’Haïti, dont il symbolisa la fondation, l’auteur, remontant le fil de l’histoire de cet artiste néo-classique, né en Guadeloupe et mort à Paris, après avoir été, sous l’Empire, directeur de l’Académie de France à Rome et, sous la Restauration, membre de l’Institut et professeur aux Beaux-Arts, trace, tout au long d’un peu moins d’une heure de documentaire, un superbe portrait d’une figure méconnue. Et sur laquelle dissertent un certain nombre de personnalités, dont celle de Frédéric Mitterrand dont ce fut la dernière apparition publique.

Guillaume Lethière par Julien-Léopold Boilly

Fils d’un riche homme de loi blanc et d’une esclave noire, reconnu sur le tard par son père, Guillaume Lethière, effectua, en effet, à la croisée des XVIIIe et XIXe siècle, le parcours traditionnel d’un peintre de son temps connu et reconnu par ses contemporains, sans que personne ne se doutât que, juridiquement, il était né esclave, d’autant que son ascendance noire ne se voyait pas sur son visage, jusqu’à ce que son mystère fut enfin dévoilé l’obligeant lui-même à accepter de reconnaître ce qu’il n’avait montré jusque-là, sur ses tableaux, que par des symboles très subtils. Mais, au-delà de la vie d’un peintre intéressant aujourd’hui les grands musées américains comme les collectionneurs, la franc-maçonnerie est ici bien présente, puisque Lethière, membre de la loge « Le Grand Sphynx », à l’orient de Paris demeura jusqu’au bout fidèle à l’Art Royal, tel qu’on le pratiquait de son temps.

Et justement, la figure tutélaire présidant la scène, au-dessus d’Alexandre Pétion et Jean-Jacques Dessaline prêts à l’accolade fraternelle sur l’autel des Serments, dans cette composition triangulaire, se situant entre le néo-classicisme et le romantisme, est-elle celle de Dieu ou du Grand Architecte de l’Univers ?

Le débat est ouvert. Un documentaire fort bien mené et passionnant, qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte ! 

Pour nos frères et sœurs qui n’auraient pu le voir, nous vous invitons à le visionner en replay France 3 – émissions et séries en replay.

Cliquez sur l’image pour vous rendre sur le replay

15/05/24 : Séance de rattrapage pour « Laïques de tous les pays, unissez-vous ! »

Le colloque international « Laïques de tous les pays, unissez-vous ! » s’est tenu à Paris les 8 et 9 décembre 2023, organisé conjointement par les ONG Laïques Sans Frontières et One Law For All, dirigée par l’activiste anglo-iranienne Maryam Namazie, avec le soutien des organisations françaises CLR et EGALE. Ce forum a rassemblé 40 intervenants venant de divers continents, reflétant ainsi une perspective globale sur les enjeux de la laïcité.

Le colloque a abordé plusieurs thèmes centraux relatifs à la séparation de l’Église et de l’État, la protection des droits individuels contre l’influence des doctrines religieuses, et l’importance de la laïcité comme un principe universel pour garantir l’égalité et la liberté de conscience. Les discussions ont mis en lumière les défis auxquels les sociétés démocratiques sont confrontées aujourd’hui, notamment la montée des identitarismes religieux et les tensions entre libertés individuelles et pratiques culturelles et religieuses.

La conférence s’est conclue par la publication de l’Appel de Paris, un manifeste relayé par les médias français Charlie-Hebdo et Marianne, qui réaffirme l’importance de la laïcité comme un pilier de la démocratie moderne et appelle à une solidarité internationale pour défendre et promouvoir ce principe. Cet appel vise à sensibiliser et à mobiliser un soutien plus large pour la cause de la laïcité, en insistant sur le rôle essentiel que joue ce principe dans la protection des droits de tous contre les impositions religieuses.

La phrase « Laïques de tous les pays, unissez-vous ! »

Elle fait écho au célèbre appel « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! » tiré du « Manifeste du Parti communiste » de Marx et Engels. Cette invocation moderne peut être vue comme un vibrant plaidoyer pour la laïcité, une idée profondément ancrée dans le principe de séparation de l’État et des institutions religieuses. Elle revêt une importance particulière dans un monde où les questions de religion et de politique s’entremêlent souvent de façon complexe et conflictuelle.

Marianne maçonnique

Vous avez dit laïcité ?

La laïcité, en tant que principe, vise à garantir la liberté de croyance et de non-croyance pour tous les citoyens, en créant un espace public neutre où les individus, quelles que soient leurs convictions personnelles, peuvent coexister pacifiquement. Cet appel à l’union des laïques est donc un appel à défendre et à promouvoir un cadre de vie commune qui respecte l’égalité de tous devant la loi, sans discrimination basée sur les croyances religieuses.

« Laïques de tous les pays, unissez-vous ! » est aussi un cri de ralliement qui transcende les frontières nationales, reconnaissant que la question de la laïcité n’est pas confinée à une seule région ou culture. C’est un enjeu global qui requiert une réponse collective. En se rassemblant, les laïques du monde entier peuvent partager des stratégies, renforcer leurs efforts de sensibilisation et de défense, et soutenir les sociétés où la pression pour intégrer des éléments religieux dans les affaires de l’État est forte.

Ce slogan encourage également la vigilance et l’action continue, car les acquis en matière de laïcité peuvent être remis en question ou érodés par des mouvements politiques (suivez notre regard) ou religieux (suivez toujours notre regard !) En s’unissant, les défenseurs de la laïcité peuvent former un front robuste capable de résister à ces pressions et de promouvoir une compréhension plus profonde de l’importance de ce principe pour le maintien de la paix sociale et de l’harmonie.

La séance de rattrape, c’est la TBF du 15 mai prochain au GODF !

Cette invocation est aussi le thème de la tenue blanche fermée (TBF) du mercredi 15 mai prochain à 19h30 en l’Hôtel du GODF, Temple Arthur Groussier.

Pour nos nombreux lecteurs et amis profanes qui nous lisent, une tenue blanche fermée (TBF) est un type de réunion ou de cérémonie spécifique au monde de la franc-maçonnerie.

Une tenue blanche : Cela indique que la réunion est de nature plus ouverte par rapport aux réunions rituelles habituelles, qui sont généralement plus fermées et réservées aux membres.

Une tenue blanche fermée : Cela signifie que la réunion est exclusivement réservée aux membres de la franc-maçonnerie. Aucun profane (non-initié) n’est admis. Cela contraste avec les tenues blanches ouvertes (TBO), où des non-maçons peuvent être invités.

C’est une invitation des respectables loges Commune, De Lafayette à la République Sociale, La Fabrique, La Rose du Parfait Silence, Léon Gambetta Atelier républicain, Les Deux Cygnes, Locarno 28, Locarno 72, Paix, Travail et Solidarité, Rénovation, Respect et Fraternité, Sub Rosa, Tradition et Avenir, Victor Schoelcher 86 à l’orient de Paris.

Sur cette thématique « Laïques de tous les pays, Unissez-vous ! », sont invités :

Nadia El Fani, cinéaste franco-tunisienne, militante féministe et laïque, Présidente de Laïques Sans Frontières, Prix international de la Laïcité du CLR en 2011. Son film « Laïcité Inch’Allah ! », réalisé au cœur de la révolution tunisienne, témoigne de son engagement en faveur d’une Tunisie démocratique et laïque ; elle a été suivie de menaces de mort et de poursuites judiciaires pénales dans son pays. Productrice et réalisatrice de nombreux longs et courts métrages pour le cinéma et la télévision, elle a remporté plusieurs prix dans des festivals internationaux ;

Nina Sankari, militante laïque et féministe polonaise. Journaliste, elle est vice-présidente de la Fondation Kazimierz Łyszczyński et rédactrice en chef de Atheist Review, le tout premier magazine athée polonais. Conférencière invitée dans de nombreux pays, elle publie des articles et ouvrages pour la liberté de conscience et contre la discrimination fondée sur la religion. Elle est l’une des principales organisatrices de l’événement annuel des Journées internationales de l’athée à Varsovie ;

Taha Siddiqui, journaliste pakistanais en exil en France, après avoir échappé à une prise d’otage et des menaces sur sa vie. Lauréat du Prix Albert Londres 2014, il a fondé en 2020 The Dissident Club (58 rue Richer, Paris IXe) qui organise des événements culturels, politiques et sociaux. Il est l’auteur avec Hubert Maury du roman graphique Dissident Club, chronique d’un journaliste pakistanais exilé en France, éd. Glénat, 29€, en partenariat avec Reporters sans frontières et France-Info.

Guillaume Trichard

En présence de Guillaume Trichard, grand maître du Grand Orient de France et d’une délégation du Conseil de l’Ordre.

Renseignement pratiques / Mercredi 15 mai 2024 à 19 heures 30.

Hôtel du GODF. Temple Arthur Groussier – 16, rue Cadet – Paris IXe

Inscription obligatoire.

L’hommage de la GLFF à Louise Michel le 1er mai

L’hommage rendu par la Grande Loge Féminine de France (GLFF) à Louise Michel chaque 1er mai depuis 2011 témoigne de l’influence profonde et persistante de cette figure historique sur les mouvements féministes et maçonniques. La GLFF, une obédience exclusivement féminine, reconnaît en Louise Michel une source d’inspiration pour son engagement envers la justice sociale, l’égalité et les droits des femmes.

Sceau GLFF
Sceau GLFF

Cet hommage annuel peut prendre diverses formes, telles que des cérémonies commémoratives, des conférences ou des publications qui célèbrent sa vie et son œuvre. Le choix du 1er mai, Journée internationale des travailleurs, pour cet hommage est particulièrement significatif, car il souligne l’engagement de Louise Michel en faveur des droits des travailleurs et des opprimés, des causes centrales à la fois pour la franc-maçonnerie progressiste et pour les mouvements sociaux plus larges.

Entrée du cimetière communal de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)

Cette pratique illustre également la manière dont les organisations contemporaines peuvent puiser dans l’héritage des figures historiques pour renforcer leurs idéaux et leurs engagements actuels. En rendant hommage à Louise Michel, la GLFF met en lumière non seulement son passé révolutionnaire, mais aussi son rôle en tant que modèle pour les luttes contemporaines pour l’égalité et la justice.

Sépulture de Louise Michel, Levallois-Perret, détail

Revenons sur la personnalité de Louise Michel

Louise Michel, surnommée la « Vierge Rouge », est une des figures les plus marquantes du mouvement anarchiste et révolutionnaire français. Née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte, en Haute-Marne, elle devient célèbre pour son rôle actif et son engagement durant la Commune de Paris en 1871. Voici un aperçu de sa vie et de ses œuvres :

Louise Michel était enseignante avant de devenir une militante politique. Elle a été profondément influencée par les idées républicaines et socialistes qui circulaient avant et pendant la Seconde République en France. Son engagement a pris une tournure plus radicale avec l’éclatement de la Commune de Paris, où elle s’est impliquée comme ambulancière et combattante.

Après la défaite de la Commune, elle a été arrêtée et déportée en Nouvelle-Calédonie, où elle a soutenu la cause des peuples indigènes Kanak contre le colonialisme français. Elle retourne en France après l’amnistie de 1880 et continue de lutter pour les droits des travailleurs, des femmes, et contre les injustices sociales jusqu’à sa mort en 1905.

Louise Michel était également une écrivaine et poétesse prolifique. Ses œuvres incluent de la poésie, des pièces de théâtre, des mémoires, et des écrits politiques. Voici quelques-unes de ses œuvres notables :

Publiés en plusieurs volumes, ces Mémoires retracent les expériences de Michel pendant la Commune, sa déportation et son engagement politique. Ils sont un témoignage crucial sur cette période turbulente de l’histoire française.

Lueurs dans l’ombre est un recueil de poèmes qui explore les thèmes de la révolte, de la justice sociale et de l’espoir.

La Commune est une histoire et une analyse des événements de la Commune de Paris, défendant ses idéaux et ses acteurs.

Son héritage

Louise Michel est restée une icône de la lutte pour la liberté et l’égalité. Son dévouement à la cause des opprimés et son refus de se soumettre à l’injustice font d’elle une figure inspirante pour les mouvements féministes et anarchistes. Des écoles, rues et places portent son nom en France, témoignant de son impact durable.

Louise Michel a aussi influencé la culture populaire, apparaissant comme personnage dans des romans, films et pièces de théâtre qui explorent l’histoire de la Commune et le mouvement anarchiste. Sa vie et son œuvre continuent d’être étudiées et célébrées comme symbole de résistance et de courage face à l’oppression.

Martine Rouchon, Adjointe au Maire déléguée aux Affaires sociales

Louise Michel reçoit la lumière le samedi 3 septembre 1904 au sein de la loge « La Philosophie Sociale » de la Grande Loge Symbolique Écossaise (GLSE). Au lendemain de sa réception, elle est déjà invitée par la respectable loge « Diderot » à donner une conférence sur le féminisme.

Nous vous joignons, avec grand plaisir, le déroulé de cette émouvante commémoration. Une cérémonie à laquelle assista une délégation de cinq membres du Conseil municipal de Levallois-Perret, dont Martine Rouchon, Adjointe au Maire déléguée aux Affaires sociales et Christian Mortel, Adjoint au Maire délégué au Monde combattant, à la Mémoire et aux questions de Défense.

Michèle Minne-Turi

C’est notre très chère sœur Michèle Minne-Turi, présidente de la Commission Nationale d’Histoire et de Recherche Maçonniques (CNHRM) qui prononça le discours d’ouverture et de fermeture. Rappelons que la CNHRM fut mise en place en 1976 et est chargée de constituer, archiver, entretenir et conserver le patrimoine historique et culturel de la GLFF, de le faire connaître et d’en entretenir la mémoire afin de contribuer au rayonnement de la GLFF par la diffusion de l’histoire de la franc-maçonnerie féminine.

Sont évoquées les personnalités de :

Françoise Moreillon prononça l’allocution sur Eugénie Herminie Cadolle

Eugénie Herminie Cadolle est une corsetière française innovante, créditée de l’invention du soutien-gorge moderne. Née en 1845, elle fut une pionnière dans le domaine de la lingerie féminine, transformant de manière significative les sous-vêtements pour femmes. En 1889, Eugénie Herminie Cadolle présente sa création lors de la Grande Exposition à Paris. Son design consistait initialement en un corset coupé en deux parties : la partie inférieure continuait de servir de corset pour la taille et la partie supérieure soutenait la poitrine. Cette partie supérieure a évolué pour devenir le soutien-gorge moderne, un concept que Cadolle a continué à perfectionner.

Son entreprise, toujours en activité aujourd’hui, a été transmise de génération en génération aux femmes de la famille Cadolle, en mettant l’accent sur le luxe et les sous-vêtements sur mesure. La contribution d’Eugénie Herminie Cadolle à la mode et au confort féminin a été monumentale, offrant une alternative aux corsets restrictifs du 19ème siècle.

Marie Verdure était une militante républicaine française active lors de la Commune de Paris en 1871. Née le 16 juin 1849 à Saint-Folquin, France, et décédée le 23 mars 1878 dans le 9e arrondissement de Paris, elle a joué un rôle notable dans les mouvements sociaux de son époque.

Marie Verdure fut membre de la société « L’Éducation nouvelle pour la Commune de Paris », une organisation dédiée à la réforme éducative et sociale au sein de la Commune. Cette société fut à l’origine des premières crèches à Paris, ce qui représente une contribution significative au soutien des familles ouvrières et à la promotion des droits des femmes et des enfants à cette période tumultueuse de l’histoire française.

Son engagement en tant que femme dans le mouvement de la Commune de Paris met en lumière le rôle actif que certaines femmes ont joué dans les mouvements politiques et sociaux de la France du XIXe siècle, souvent sous-représentées dans les récits historiques traditionnels.

Noëlle Martin sur Anna Jaclard

Anna Jaclard, née Anna Vassilievna Korvin-Krukovskaja en 1844, fut une figure marquante du mouvement socialiste et féministe du XIXe siècle. Originaire de Russie, elle est devenue une militante active, non seulement dans son pays d’origine, mais aussi sur la scène internationale.

Anna Jaclard a joué un rôle significatif lors de la Commune de Paris en 1871, un épisode révolutionnaire où les citoyens de Paris ont tenté d’instaurer un gouvernement radical et socialiste en opposition au gouvernement conservateur français. Pendant cette période, elle s’est engagée activement avec l’Association internationale des travailleurs (AIT), mieux connue sous le nom de Première Internationale, qui visait à unir divers mouvements ouvriers et socialistes européens pour promouvoir les idées de coopération et de solidarité internationale.

Les membres du Conseil municipal

En tant que féministe, Anna Jaclard a également milité pour les droits des femmes, notamment en soutenant leur accès à l’éducation et à l’emploi, et en luttant pour une plus grande égalité sociale et politique. Sa vie de militante est un exemple de l’intersection des luttes pour le socialisme et les droits des femmes, illustrant la contribution significative des femmes dans les mouvements révolutionnaires de l’époque.

Après la répression de la Commune de Paris, elle a dû faire face à de nombreuses difficultés, y compris l’exil. Anna Jaclard est décédée en 1887, mais elle reste une figure inspirante pour les mouvements féministes et socialistes.

Denise Oberlin ancienne grande maîtresse, initiatrice de l’hommage à Louise Michel

Victorine Brocher, née le 4 septembre 1839 et décédée le 4 novembre 1921, fut une figure marquante de la Commune de Paris et une militante influente dans les cercles anarchistes. Son engagement politique et social est bien documenté, notamment à travers ses mémoires intitulés Souvenirs d’une morte vivante, où elle raconte avec précision et émotion sa participation active dans les événements de la Commune de Paris en 1871.

En tant que communarde, Victorine Brocher a pris part aux luttes et aux défenses des barricades, représentant un exemple remarquable de l’implication des femmes dans les mouvements révolutionnaires de l’époque. Après la répression sanglante de la Commune, elle a continué à militer pour les idéaux anarchistes et socialistes.

Bannière de la GLFF

En 1881, elle est déléguée au Congrès anarchiste de Londres, un événement significatif dans l’histoire des mouvements anarchistes européens. Ce congrès a réuni divers activistes et penseurs, renforçant les liens et les stratégies entre les militants internationaux.

La grande maîtresse accompagnée d’un délégation du Conseil fédéral

Outre ses engagements politiques, Victorine Brocher a également contribué régulièrement à divers périodiques anarchistes, utilisant sa plume pour défendre les causes qu’elle soutenait. Son œuvre journalistique et ses écrits sont un témoignage précieux des idées et des luttes de son temps.

Elle a également joué un rôle important dans le domaine de l’éducation en cofondant et enseignant à l’école internationale de Louise Michel. Cette école visait à promouvoir une éducation basée sur les principes de liberté et d’égalité, reflétant les convictions profondes de Victorine Brocher sur l’importance de l’éducation dans l’émancipation individuelle et collective.

Catherine Lyautey

Victorine Brocher reste une figure emblématique des luttes féministes et anarchistes, symbolisant l’engagement indéfectible en faveur de la justice sociale et de la liberté.

Catherine Lyautey, grande maîtresse conclut l’hommage rendu à Louise Michel, avant d’entonner, tous ensemble, l’assistance tant venue nombreuse, « Le Temps des Cerises ». les organisatrices ayant pris soin de distribuer les paroles.

Tombe J.-B. Clément, cimetière du Père-Lachaise

« Le Temps des Cerises », sa symbolique

 « Le Temps des Cerises » est une chanson emblématique française souvent associée aux idéaux révolutionnaires et à la Commune de Paris de 1871. La chanson a été écrite en 1866 par Jean-Baptiste Clément, un militant politique et membre de la Commune, et mise en musique par Antoine Renard. Clément était aussi connu pour son appartenance à la franc-maçonnerie, une affiliation qui influençait souvent les réseaux et les idéologies politiques de l’époque.

La chanson « Le Temps des Cerises » symbolise l’espoir et la mélancolie des moments de changement et de lutte. Les cerises représentent le printemps et la beauté éphémère de la vie, qui sont contrastés par le contexte de lutte et de révolution. C’est une métaphore de la jeunesse et de l’innocence perdues, mais aussi un symbole d’espoir pour des jours meilleurs.

Jean-Baptiste Clément a dédié la chanson à Louise Michel après la Commune, en hommage à son rôle de figure centrale et de combattante dévouée pour les idéaux de la Commune.

Tombe J.-B. Clément, cimetière du Père-Lachaise

Le 1er mai, souvent célébré internationalement comme la Fête du Travail, est une journée de reconnaissance des droits des travailleurs et des luttes ouvrières. L’association de « Le Temps des Cerises » avec cette journée renforce les thèmes de la solidarité et de la résistance ouvrière. Bien que la chanson ne soit pas spécifiquement écrite pour le 1er mai, son esprit et son message résonnent avec les valeurs de cette journée, rendant son interprétation particulièrement poignante lors des célébrations du travail et des manifestations en faveur des droits sociaux et économiques.

Ainsi, la chanson, avec sa richesse symbolique et son lien avec les figures historiques telles que Louise Michel, demeure un hymne puissant pour les mouvements sociaux et les commémorations de la lutte pour la justice et l’égalité.

Tombe famille Ferré

Le dépôt de roses sur la tombe de la famille Ferré et Théophile Ferré

Qui était ce compagnon de lutte de Louise Michel

Théophile Ferré était un acteur clé de la Commune de Paris et un compagnon de lutte de Louise Michel. Né en 1846, Ferré fut un militant engagé et a joué un rôle important dans les événements révolutionnaires de 1871 à Paris.

Durant la Commune, Ferré a occupé des postes de responsabilité, notamment en tant que membre de la Commune de Paris chargé de la sécurité publique. Il était connu pour ses convictions radicales et son engagement envers les idéaux socialistes et républicains. Théophile Ferré et Louise Michel partageaient des idéaux communs de justice sociale, d’égalité et de liberté, ce qui les a rapprochés au sein du mouvement communaliste.

Après la semaine sanglante, qui a marqué la fin brutale de la Commune avec la répression menée par les forces gouvernementales, Ferré a été arrêté, jugé et condamné à mort pour ses actions durant la Commune. Il est notamment accusé d’avoir signé des ordres d’exécution contre des otages, ce qui a été une des charges les plus lourdes contre lui lors de son procès.

Théophile Ferré a été exécuté en novembre 1871, devenant ainsi un des nombreux martyrs de la Commune. Sa mort a été un coup dur pour ses camarades, notamment pour Louise Michel qui a profondément pleuré sa perte et qui a continué à lutter pour les mêmes idéaux pour lesquels Ferré avait donné sa vie.

L’amitié et le compagnonnage de Théophile Ferré et Louise Michel sont emblématiques de la solidarité et de l’engagement des communards, qui ont cherché à instaurer une société plus juste au péril de leur vie.

Photos © Yonnel Ghernaouti, YG

Christine Sauvagnac, passé grand maître de la GLCS et Denise Oberlin, ancienne grande maîtresse de la GLFF
Dépôt de gerbe

Mobilisons-nous dès maintenant… Mathusalem à besoin de vous

Profondément inspirées par cette réflexion sur la vie et le passage du temps, les missions chez Mathusalem France s’ancrent dans la solidarité intergénérationnelle.

Solidarité en action : renforcer les liens, construire l’avenir 

Avec 21 associations réparties à travers la France métropolitaine et les DOM-TOM, Mathusalem est fermement engagé à soutenir nos aîné(es). Elles se dévouent chaque jour au développement de programmes d’assistance et d’accompagnement pour ceux que l’âge ou la maladie a éloigné des loges.

Aujourd’hui, dans un élan de solidarité renforcée, Mathusalem France souhaite étendre son impact en développant sa présence dans les régions.

Mathusalem lance un appel à l’esprit de communauté et à votre générosité pour rejoindre cette noble cause.

Devenez bénévole et contribuez à une mission noble :

celle d’apporter soutien et réconfort à nos aîné(es), en assurant un accompagnement bienveillant et respectueux de leur dignité.

Vers un réseau plus fort 

Chez Mathusalem France, il est question de viser plus haut et plus loin. L’objectif est non seulement de consolider les liens entre les associations existantes, mais aussi de stimuler la création de nouvelles initiatives locales. Les efforts sont également soutenus par une collaboration étroite avec le Comité des Grands Hospitaliers, garantissant une action cohérente et puissante à l’échelle nationale.

Un appel au cœur et à l’action : transformez des vies, y compris la vôtre !

Faites la différence en rejoignant Mathusalem France ! En donnant un peu de votre temps et de votre énergie, vous embrassez un engagement qui transforme directement la vie de ceux qui nous ont précédés.

Devenez bénévole, et ensemble, œuvrez pour un avenir empreint de solidarité et d’humanité !

Jean-Claude Lévy
Président de Mathusalem France

Courriel : mf@mathusalem-france.fr

À propos de Mathusalem France :

Fondée en 2019, Mathusalem France est une association à but non lucratif d’entraide et de solidarité pour les aîné(es) éloignés des loges. En mobilisant un réseau collaboratif d’associations, nous nous engageons à transformer les défis liés à l’âge et à la santé en opportunités pour renforcer le respect et la dignité.

www.mathusalem-france.fr

La rayuela, un jeu initiatique ?

La rayuela, également connue sous le nom de Hopscotch et en français sous le nom de marelle, est un jeu de cour de récréation populaire qui trouve ses origines dans l’Antiquité. Au-delà de son aspect ludique, ce jeu présente des dimensions symboliques et initiatiques qui méritent une exploration approfondie.

Traditionnellement joué sur une série de carrés dessinés au sol, où les joueurs doivent lancer un petit objet (souvent une pierre ou un palet) sur les différentes sections avant de sauter à cloche-pied pour le récupérer, la rayuela peut être interprétée comme un parcours métaphorique vers la maturité ou même la spiritualité.

La rayuela : symbolisme de la progression

Dans la rayuela, chaque carré représente une étape de la vie ou un niveau d’existence. Le jeu imite le chemin de la vie humaine, du début à la fin. Les joueurs avancent précautionneusement, évitant les lignes (les limites) et les obstacles, tout en cherchant à atteindre la dernière case, symbolisant souvent le ciel, le nirvana, ou une autre forme d’achèvement spirituel. Cette progression peut être vue comme une quête initiatique où chaque étape offre des leçons et des défis.

La rayuela : les règles comme métaphore des contraintes sociales

Les règles de la rayuela, qui obligent à sauter sur un pied sans toucher les lignes, pourraient aussi symboliser les contraintes sociales et morales imposées à l’individu. Le respect de ces règles nécessite discipline et maîtrise de soi, rappelant ainsi les vertus nécessaires pour bien naviguer dans la société.

La rayuela : un jeu universel aux variations locales

La rayuela se joue dans de nombreuses cultures avec des variations qui reflètent souvent les spécificités locales, mais l’essence du jeu reste la même : un parcours vers un objectif ultime. Par exemple, en France, la version traditionnelle de la marelle se joue avec une série de rectangles numérotés en séquence, tandis qu’en Argentine, le jeu « mundo » intègre un diagramme complexe avec un cercle au sommet, soulignant peut-être une vision plus globale et cyclique de la vie.

La rayuela : implications pédagogiques

Le jeu de la rayuela est souvent utilisé comme outil pédagogique pour développer la coordination, la motricité et le calcul chez les enfants. Cependant, ses aspects initiatiques peuvent également servir à enseigner des valeurs telles que la persévérance, la stratégie, et le respect des règles, préparant ainsi les enfants à des défis plus grands dans la vie.

Bien que la rayuela puisse sembler être un simple jeu d’enfants, ses dimensions symboliques et ses implications dans le développement des compétences sociales et personnelles en font un phénomène culturel riche et profond. Ce jeu initiatique offre une fenêtre sur la manière dont les activités ludiques peuvent refléter et informer les structures plus larges de la société et de la culture.

Voici comment jouer à la rayuela :

Dessinez la grille : Tracez une grille au sol avec des cases numérotées. La grille peut être rectangulaire ou en forme de T, selon la variante du jeu. Chaque case est numérotée de 1 à n (où n est le nombre total de cases).

Lancez le caillou : Chaque joueur lance un petit caillou ou un objet plat dans la première case.

Sautez : Commencez par la case 1.

Sautez à cloche-pied dans chaque case, en évitant celle où se trouve le caillou.

Si vous réussissez, passez à la case suivante. Sinon, c’est au tour du joueur suivant.

Récupérez le caillou : Lorsque vous atteignez la fin de la grille, faites demi-tour et revenez en sautant dans les cases dans l’ordre inverse. Récupérez le caillou en sautant dans la case où il se trouve.

Avancez : Passez à la case suivante et continuez jusqu’à la fin de la grille.

Gagnez : Le joueur qui termine la grille en sautant dans toutes les cases dans l’ordre correct gagne la partie.

Julio Florencio Cortázar Descotte

Ce jeu a inspiré des écrivains et des artistes du monde entier, en général. Mais aussi un auteur, en particulier.

Julio Florencio Cortázar Descotte (1914-1984) est un écrivain argentin, auteur de romans et de nouvelles, établi en France en 1951 et qui, tout en conservant sa nationalité argentine, acquiert aussi la nationalité française vers la fin de sa vie, en 1981, comme acte de protestation contre la dictature militaire argentine de l’époque.

Il est l’auteur de Rayuela (1963), roman publié en français sous le titre Marelle et traduit par Laure Guille-Bataillon et Françoise Rosset (Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1966 ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « L’Imaginaire » n° 51, 1979)

C’est un roman emblématique. Ce livre est souvent célébré pour son innovation narrative et sa structure non linéaire qui défie les conventions traditionnelles du récit.

Le roman se déroule principalement à Paris dans les années 1950, et suit la vie de Horacio Oliveira, un intellectuel argentin expatrié. Oliveira est partagé entre deux mondes : celui des cafés parisiens, où il discute de littérature, de musique et de philosophie avec un groupe d’amis appelés « le Club », et celui de sa relation tumultueuse avec Lucía, surnommée la Maga. Lucía est une jeune femme uruguayenne impulsive et mystérieuse, dont la spontanéité contraste avec le caractère souvent trop analytique d’Oliveira.

Rayuela est célèbre pour sa structure dite à la carte où le lecteur peut choisir son propre chemin à travers les chapitres du livre, suivant soit l’ordre linéaire traditionnel soit un ordre alternatif suggéré par l’auteur. Cette approche fragmentée et éclatée reflète la recherche des personnages pour un sens et une structure dans leur propre vie, tout en explorant des thèmes tels que l’aliénation, l’amour, et la quête du sens au-delà de la logique conventionnelle.

Le roman se transforme en une sorte de jeu littéraire ou de puzzle, où chaque chemin à travers le livre offre une expérience de lecture différente, invitant à des interprétations multiples. Rayuela est ainsi une œuvre qui remet en question la nature même de la narration et du roman, tout en plongeant profondément dans les questions existentielles de la vie moderne.

Ce livre reste une pierre angulaire de la littérature du XXe siècle, réputé pour son audace formelle et son impact durable sur la façon dont les histoires peuvent être racontées et expérimentées.

La Rayuela est donc bien plus qu’un simple jeu. C’est vraiment un jeu initiatique. Enfant, en avions-nous conscience ? Il symbolise le parcours de la vie, avec ses hauts et ses bas, ses défis et ses moments de joie. Les sauts dans les cases représentent les étapes de notre existence, et le caillou est le fardeau que nous portons. En sautant, nous cherchons l’équilibre et la sérénité. Sachons garder notre âme d’enfant !

Source Nathan.fr/la-marelle

Discours de Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la GLFF, au Père-Lachaise 

1er MAI 2024 

Nous voici de nouveau devant ce mur où plus de cent quarante communards ont été fusillés, pendant ce que l’on a appelé « la semaine sanglante ». C’est ici, dans ce lieu hautement symbolique, que nous rendons hommage à tous nos soeurs et frères en humanité, assassinés pour leurs idées. 

Pour nous maçonnes et maçons, c’est l’occasion de célébrer les idéaux de la franc-maçonnerie moderne et libérale qu’incarnait l’expérience fondatrice de la Commune. 

Mur du souvenir il faut qu’il devienne aujourd’hui le mur de l’espérance. Actuellement, des femmes et des hommes, partout dans le monde, cherchent à élever des murs, fermer des frontières. On sent une volonté de repli sur soi, une peur de l’autre. 

Pour nous maçonnes et maçons, notre volonté, notre devoir est de construire des ponts, des passerelles, de tendre la main à l’autre, car nous avons la conviction que l’autre est un atout, que la diversité est nécessaire, qu’elle est une chance et une richesse. 

Nous voulons une société ouverte, tolérante, en Europe mais aussi partout à travers le monde. 

L’Union européenne est l’histoire d’une utopie. Ce n’est sans doute pas un hasard si cette utopie généreuse a pris naissance dans l’espace européen, fait de vieux peuples fourbus à force de guerres et de déchirements, décidés à se tourner vers l’avenir. Cet avenir s’est ouvert sur une Europe de droit, de progrès, de prospérité, de liberté, d’égalité et de paix. 

Qu’en est-il aujourd’hui ? 

Les résultats des élections européennes du 9 juin restent incertains. Ils peuvent faire basculer les équilibres favorables que nous avons connus ces dernières années. Menacer la cohésion et la solidarité des États membres et engendrer des régressions que nous redoutons. 

Nous devons être parfaitement conscients de l’importance de ces élections. 

Ce que sera demain dépend des citoyennes et des citoyens européens, donc de nous. 

Nous, nous avons la chance d’avoir accès à l’éducation, nous pouvons voter, nous informer correctement. Nous pouvons vivre encore, mais pour combien de temps, dans un espace de paix mais aussi de liberté, de droits, de prospérité, tout ce que bien des femmes et des hommes nous envient dans le monde. 

Tous les franc-maçonnes et francs-maçons sont déterminés à mener le combat contre l’obscurantisme et dénoncer les terrorismes religieux et politiques pour la défense des valeurs de la République : Liberté, Égalité, Fraternité mais aussi et surtout la Laïcité qui est un pilier. 

Depuis plus de 300 ans, ce qui nous lie ce sont ces valeurs humanistes, c’est le désir, la volonté de permettre à l’être humain de prendre sa place de citoyenne, de citoyen. 

Le devenir de nos acquis dépendra de la détermination que nous mettrons à les défendre et à nous battre afin de les conserver voir d’en acquérir de nouveaux. 

Pour l’Europe, son devenir est entre nos mains. 

L’Europe a toujours été au cœur de la Grande Loge Féminine de France. 

Nos soeurs des siècles passés étaient des pionnières et des guerrières pour gagner des droits. 

S’engager dans une obédience féminine nous rend vigilantes : rien n’est jamais acquis. La place des femmes est un baromètre de l’état de la société à un moment donné. 

Notre combat est permanent, quotidien, ici comme ailleurs. Nous devons nous battre pour que l’Europe évolue vers plus de justice, d’égalité, de fraternité, car nous voulons que les Européennes et les Européens soient des Femmes et Hommes libres, architectes de leur avenir

Aux urnes citoyennes, citoyens ! 

Catherine LYAUTEY 

Grande Maîtresse de la Grande Loge féminine de France 

Aux racines du rituel : Découverte du Rit Français Primordial de France

Rit Français d’origine 1785 dit Rit Primordial de France de Maurice Bouchard (OE) et Philippe Michel, avec la préface de Pierre Mollier, en est déjà, tellement l’ouvrage connaît un succès auprès des sœurs et frères maçonnant au Français, à sa troisième édition. Elle nous plonge dans les nuances du Rite Français à travers l’histoire, sa logique symbolique et sa réception à travers les âges.

Dans sa préface, Pierre Mollier, maçonnologue et directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France (GODF) et conservateur du musée de la franc-maçonnerie (Musée de France), contextualise ce rite. Il note l’intérêt croissant pour l’histoire des rites maçonniques, particulièrement centré sur leurs origines durant le siècle des Lumières. Pierre Mollier souligne aussi l’importance de ces rites initiaux, souvent ressentis comme plus pertinents que leurs formes plus tardives. Il conteste l’idée que le retour aux sources soit un repli, s’appuyant sur Cioran pour valoriser la quête des origines comme essentielle à la transformation et au renouvellement de la pensée. Il relève aussi que la contribution de chercheurs comme René Guilly et Ludovic Marcos rappelle comment l’histoire du Rit Français est devenue plus accessible et mieux comprise.

Pierre Mollier, le préfacier

Cette troisième édition corrigée et enrichie du Rit Français d’origine 1785 dit Rit Primordial de France représente un jalon important dans la littérature maçonnique et la compréhension du Rite Français. Elle compile le travail minutieux de Maurice Bouchard, un maçon de longue date et érudit du rituel français qui a rejoint l’Orient Éternel en 2012, et de Philippe Michel,  maçon enthousiaste féru d’histoire, dont la collaboration a créé une œuvre de référence pour les pratiquants et les chercheurs de la franc-maçonnerie.

Cette édition incorpore de nouvelles découvertes telles que le rituel Villemorin et des règlements de 1787, élargissant considérablement la compréhension du Régulateur du Maçon. Elle apporte des éclaircissements et des compléments aux chapitres sur les fonctions des officiers en loge, le port de l’épée, et les évolutions des rituels de banquet, qui sont autant de facettes de la pratique maçonnique.

L’ouvrage est structuré comme un guide d’approfondissement du texte du Rit Français et de sa logique symbolique, offrant des annotations détaillées et des analyses historiques. Il aborde la version originale du Rit Français adoptée en 1785 par le Grand Orient de France, présentée ici comme la forme canonique du rite.

Source BnF/Gallica

Maurice Bouchard et Philippe Michel adoptent une approche qui valorise la tradition comme une entité vivante plutôt qu’un vestige figé. Ils invitent le lecteur à remonter aux sources du Rit Français et à puiser dans l’histoire pour revitaliser la pratique maçonnique contemporaine.

La retranscription corrigée et enrichie présentée dans le livre est envisagée non seulement comme un témoignage historique, mais aussi comme un texte vibrant, pertinent pour les maçons d’aujourd’hui. Elle illustre comment les rites évoluent en reflétant les changements philosophiques et symboliques au sein de la franc-maçonnerie.

Source BnF/Gallica

Le livre insiste sur les aspects initiatiques du rite, proposant une interprétation qui va au-delà d’une simple exégèse textuelle pour explorer les dimensions plus profondes et transformatrices de la pratique maçonnique.

La dynamique entre les deux auteurs, Maurice Bouchard, l’expert, et Philippe Michel, le candide, enrichit le texte. Notons que la première édition (Dervy, 2013) comprenait 336 pages, la seconde édition (Dervy, 2016) 360 pages et cette dernière livraison 400 ! Leur passion partagée pour le Rit Français est palpable dans leur travail collaboratif, qui est décrit comme un échange intense et fructueux.

Rit Français d’origine 1785 dit Rit Primordial de France est une œuvre essentielle pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de la franc-maçonnerie et à l’application de ses enseignements. La passion des auteurs pour le sujet et leur volonté de partager leurs connaissances se reflètent dans chaque page, rendant cet ouvrage comme une ressource précieuse pour tous les maçons.

L’ouvrage se présente donc comme une étude exhaustive qui, tout en ancrant profondément le Rit Français dans son contexte historique, le projette dans le présent comme une tradition vivante et évolutive, invitant à une réinterprétation continue et une expérience renouvelée de la spiritualité maçonnique française.

Maurice Bouchard
Philippe Michel

Les deux auteurs

Rédigée par deux amis unis par leur passion pour le Rit Français, cette étude est le résultat de plus de deux ans de collaboration intense. Maurice Bouchard, expert du Rit Français avec près de 40 ans d’expérience maçonnique, a consacré sa carrière à l’étude du Rit Primordial de France. Il a initié ce projet pour partager sa passion. Philippe Michel, issu d’une famille de maçons et initié jeune, a rejoint Maurice Bouchard après avoir été captivé par une loge pratiquant le Rit Français Traditionnel. Leur travail commun, caractérisé par un échange continu et des débats approfondis sur les subtilités du rite, a finalement donné naissance à cet ouvrage.

Rit Français d’origine 1785 dit Rit Primordial de France

Maurice Bouchard et Philippe Michel-Préface de Pierre Mollier

Éditions de l’Art Royal, Coll. Franc-Maçonnerie, 2024, 3e éd. corr. et enrichie, 400 pages, 25 €