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L’improbable rencontre… Dieu et le Grand Architecte

Les deux premières représentations de la pièce « L’improbable rencontre… Dieu et Le Grand Architecte » se sont jouées à guichet fermé et exclusivement pour les frères de la Grande Loge de France, au théâtre de Passy (Paris, 16e arr.). 

Devant le grand succès obtenu par cette pièce, une troisième représentation est donc organisée mais est ouverte, cette fois-ci, aux sœurs et frères de toutes les obédiences ainsi qu’à leurs invités.

Travailler à ma Gloire ! Mais qu’est-ce que cela veut dire ? 

Intrigué, voire irrité, quelque peu choqué même, par ce qu’il vient d’apprendre à savoir que sur une minuscule planète au fin fond de l’univers un groupe de farfelus travaillent en effet à sa Gloire, le Grand Architecte de l’Univers donc, qui n’a décidément pas besoin de cette sorte de louange, décide d’aller voir, en personne, sur terre, ce que ce que cela veut dire !

Il entreprend même d’infiltrer ces fameux « francs-maçons » – c’est comme cela que s’appellent entre eux les farfelus – et, afin de bien comprendre, il envisage de se faire initier dans l’une de leurs loges…

C’est ainsi qu’il découvrira les humains

Et c’est ainsi qu’il les prendra en affection … car ces humains se déclarent perfectibles … et le grand Architecte en accepte l’augure …

Également irrité, voire très fâché parce qu’il vient d’apprendre concernant les agissements du Grand Architecte, Dieu – Dieu lui-même, en personne ! – va le convoquer, et ce d’une manière péremptoire, à une rencontre avec lui-même!

Improbable rencontre, s’il en est… Qui ne manquera pas de faire quelques étincelles !

Il ne s’agit là, bien évidemment, que d’une comédie. Comédie à la fois ironique et incisive, drôle et parfois grinçante, mais qui ne manque pas, au travers d’une réflexion éclairée d’aborder des sujets certainement beaucoup plus profonds qu’ils n’en ont l’apparence.

Une malicieuse fantaisie qui, à n’en pas douter, donne à réfléchir…

Si vous ne connaissez pas la prose de Jean-François Pluviaud* vous allez découvrir cette écriture à la fois profonde et légère qui fait que l’on passe un très bon moment sans même s’apercevoir – entre deux rires – qu’il s’agit en fait de choses sérieuses.

Une soirée au bénéfice de Fraternité & Fraternité

Le Fonds de dotation de la Grande Loge de France a été créé, dans son principe, par l’Assemblée Générale de la Grande Loge de France en Juin 2012. Ce Fonds de dotation s’inscrit dans le cadre précis de la Loi du 4 Août 2008 et de son décret d’application du 11 Février 2009. Il a pour but de mettre en œuvre la solidarité qui doit relier et unir tous les êtres humains, de favoriser la vie culturelle et de contribuer aux recherches scientifiques et historiques sur la franc-maçonnerie et ses valeurs humanistes.

Le fonds répond aux urgences : soutien médical et logistique avec les Pompiers Humanitaires Français en Ukraine, don après l’incendie de Notre-Dame de Paris, aides aux victimes du tremblements de terre en Turquie, en Syrie ou au Maroc encore récemment, comme il s’inscrit dans le temps long : soutien au Sidaction et à la recherche scientifique, mentorat de jeunes, soutien à l’association Un cœur pour la paix  en Israël et en Palestine, par exemple, actions dans la vie culturelle et soutien aux artistes.

Jean-François Pluviaud – Source J.-L. Turbet

*Jean-François Pluviaud (1930-2023) a exercé son talent en qualité de décorateur. Franc-maçon à la Grande Loge de France depuis plus de 40 ans, il a aussi été rédacteur du journal interne de la GLDF et rédacteur en chef adjoint de la revue trimestrielle de Points de Vue Initiatiques (PVI) dans laquelle il a rédigé de nombreux articles dont l’un intitulé « Le Grand Architecte a-t-il de l’humour ? ». Il est l’auteur de près d’une dizaine d’ouvrages dont quatre recueils de poésie.  

Vous aussi, venez à la rencontre de Dieu et le Grand Architecte. Ne manquez pas cette malicieuse fantaisie de notre regretté Frère Jean-François Pluviaud.

En présence de Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France.

Infos pratiques

Théâtre de Passy – 95 Rue de Passy, 75016 Paris – Tel. 01 82 28 56 40

S’inscrire – Prix : 30 €

En savoir plus sur les réseaux sociaux et le site de la GLDF

Étrange incendie qui ravage une chapelle fréquentée par des amateurs d’ésotérisme

De notre confrère actu.fr – Par Jeremy Marty

Une chapelle des Pyrénées-Orientales ravagée par un incendie : le village lance un appel aux habitants

À Opoul-Périllos (Pyrénées-Orientales), la chapelle de Sainte-Barbe a été victime d’un incendie, mardi 30 avril. Les pompiers sont intervenus pour tenter de sauver l’édifice.

Alertés dans la journée du mardi 30 avril, les sapeurs-pompiers des centres de secours de Perpignan et de Salses sont parvenus à maîtriser un incendie qui s’était déclenché au cœur de la chapelle de Sainte-Barbe, basée sur le territoire de la commune d’Opoul-Périllos, au nord des Pyrénées-Orientales.

Un arrêté de mise en péril pour la chapelle

Si l’édifice religieux est toujours debout, la charpente en bois a été fragilisée par les flammes malgré les efforts des soldats du feu. L’incendie s’est déclaré au niveau de l’autel avant de gagner les parties boisées de la chapelle, d’après le SDIS 66.

Un arrêté de mise en péril a été rédigé par le maire d’Opoul-Périllos qui était sur place lors de l’intervention. Pour des raisons de sécurité, l’accès à la chapelle Sainte-Barbe est désormais interdit.

Une enquête a démarré dans le but de déterminer les causes de l’incendie.

La mairie recherche des photos

Ce jeudi 2 mai, la mairie d’Opoul-Périllos a lancé un appel aux habitants et de la commune et aux randonneurs : « Suite à l’incendie de la chapelle Sainte-Barbe, et pour les besoins de l’enquête, nous recherchons des photographies récentes de l’intérieur du bâtiment », demande la municipalité.

« Nous cherchons notamment à savoir si les bancs et l’autel étaient toujours en place. Merci pour votre aide ! », poursuit la commune. Si vous détenez des photos récentes des lieux, vous pouvez contacter la mairie par message privé, via la page Facebook.

Un lieu symbolique pour les pompiers

Isolée dans la garrigue et cernée de contreforts rocheux, la chapelle de Sainte-Barbe a été construite en 1907 avant de tomber dans l’oubli. En 1987, des travaux de rénovation lui ont donné son aspect actuel.

Ironie de ce triste incendie, ce lieu est hautement symbolique pour les pompiers. La Sainte-Barbe, observée le 4 décembre, est en effet une fête consacrée à Barbe d’Héliopolis, la sainte patronne des professions en rapport avec le feu.

[NDLR : La chapelle Sainte-Barbe est un lieu chargé d’histoire et de spiritualité. C’est un édifice modeste mesurant environ 8 mètres de long sur 5 mètres de large et 3 mètres de haut. La chapelle a un plan rectangulaire basique, ouverte sur le côté Sud par une large ouverture grillagée empêchant de rentrer dedans. Elle est crépis, et son toit à double pente est en tuile canal, comme on le fait par ici. La façade Sud, sur laquelle il y a l’entrée, est surmontée d’une petite croix sous laquelle se découpent une niche vide est une autre fenêtre protégée par un linteau de bois. À l’intérieur, elle contient trois pupitres et une grande quantité de statuettes représentant la Vierge ou Ste Barbe, un crucifix, et de nombreuses images pieuses. L’environnement de la chapelle est sauvage. On l’a dit fréquenté par des ésotéristes de toute sorte…]

La Loge Maçonnique Tupy reçoit des grands maîtres du Brésil et de l’État

De notre confrère brésilien sampi.net.br

La visite de ces dirigeants maçonniques souligne l’importance de l’échange et de la collaboration entre les différentes instances de la Franc-Maçonnerie. Dans la nuit de ce vendredi, la Loge Maçonnique Tupy, à Araçatuba, a reçu la visite du Souverain Ademir Cândido da Silva, Grand Maître Général du Grand Orient du Brésil, et de l’Éminent Ruberval Ramos Castello, Grand Maître du Grand Orient du Brésil – São Paulo.

Cette réunion solennelle a été marquée par un accueil chaleureux, dirigé par le Vénérable Maître João Felipe Rodrigues de Albuquerque Andrade Picolini, leader de la Loge Tupy, et d’autres membres de l’institution et aussi des loges Luz et Caridade III, Sabedoria de Humildade, 8 de Setembro et Luz et Liberdade, qui ont tenu la séance conjointement.

La séance solennelle, dédiée à honorer les travailleurs pour leur engagement et leur dévouement envers la franc-maçonnerie, a été enrichie de la présence et des paroles inspirantes de ces dirigeants maçonniques renommés. Ademir Cândido da Silva, outre sa position distinguée de Grand Maître Général, est reconnu pour sa formation en droit et en administration, ainsi que pour son travail en tant qu’ambassadeur de la paix pour la Fédération pour la paix universelle, un organisme lié aux Nations Unies (ONU).

À son tour, Ruberval Ramos Castello, un éminent homme d’affaires, mène une carrière remarquable au sein de la franc-maçonnerie, ayant occupé plusieurs postes importants et contribué de manière significative au renforcement de l’Ordre.

Le Vénérable Maître João Felipe Rodrigues de Albuquerque Andrade Picolini a exprimé sa gratitude pour la présence des distingués visiteurs, soulignant l’importance de cette rencontre pour la franc-maçonnerie locale et régionale.

« La visite du Souverain Ademir Cândido da Silva et de l’Éminent Ruberval Ramos Castello représente un moment d’une profonde signification pour notre communauté maçonnique. Leurs trajectoires exemplaires et leur dévouement à l’Ordre sont des sources d’inspiration pour nous tous. Nous vous remercions sincèrement pour partageant avec nous votre sagesse et votre expérience.

La visite de ces dirigeants maçonniques souligne l’importance de l’échange et de la collaboration entre les différentes instances de la Franc-maçonnerie, enrichissant le travail réalisé par les loges locales et renforçant les liens fraternels qui unissent les travailleurs dans leur recherche de valeurs éthiques et humanitaires.

La Loge Maçonnique Tupy d’Araçatuba a été créée le 29 janvier 1920. Depuis lors, elle a réalisé ses principes philosophiques, philanthropiques, progressistes et évolutifs, fondés sur les objectifs suprêmes de former des hommes francs-maçons libres, égaux et fraternels.

Vallée Vézère : les commanderies templières et hospitalières mises à l’honneur

De notre confrère sudouest.fr – Par Boris Rebeyrotte

L’office de tourisme du pays de Brive, en Corrèze, et ses homologues de la vallée Vézère ont travaillé de concert pour mettre en valeur les sites templiers et hospitaliers de la vallée

Jérusalem, au XIIe siècle. Les pèlerins en route vers le tombeau du Christ sont régulièrement victimes d’attaques de la part de bandits et de musulmans. Pour les défendre au cours de ce chemin de croix, deux ordres sont créés : les Templiers et les Hospitaliers.

Les sites de la vallée Vézère ont été répertoriés pour le public.
Les sites de la vallée Vézère ont été répertoriés pour le public.DR

Des ordres novateurs

Une curiosité dans un monde médiéval divisé en trois catégories, ceux qui travaillent, ceux qui combattent et ceux qui prient : Hospitaliers comme Templiers portent… (Suite de l’article)

Russie : Qui sont les francs-maçons, que font-ils et que signifie le signe sur le dollar américain ?

De notre confrère russe kulturologia.ru

Beaucoup de gens croient que les francs-maçons dirigent le monde, car ce n’est pas un hasard si « l’œil qui voit tout » est représenté sur le dollar américain. La plupart des historiens pensent que la société maçonnique est née d’une guilde médiévale de bâtisseurs qui ont érigé des cathédrales majestueuses et des palais luxueux en pierre. Cette activité nécessitait des connaissances et des compétences particulières, qui étaient secrètement transférées de l’enseignant à son élève.

Les maçons se considèrent comme une confrérie et n’acceptent les gens qu’après des rituels d’initiation. Une telle organisation est respectée et ont une structure fermée. Qui sont réellement les francs-maçons, que font-ils et existent-ils encore aujourd’hui en Russie ?

De la Confrérie des Bâtisseurs à la Société Secrète

La franc-maçonnerie est la société secrète la plus célèbre et la plus importante qui existe depuis le XVIIe siècle. Cette confrérie secrète a ses propres rituels, idéologie, hiérarchie, formes d’association, symboles, etc. Selon les dernières données, environ 3 millions de personnes dans le monde sont membres de la fraternité maçonnique.

Les maçons eux-mêmes se considèrent comme une institution philosophique et philanthropique progressiste dont l’objectif principal est l’amélioration morale, la connaissance du monde qui nous entoure et le désir de le rendre meilleur. Depuis plusieurs siècles, ces idées ont attiré des scientifiques, des hommes politiques, des écrivains et d’autres personnes bien intentionnées.

Chaque membre de la fraternité est tenu de maintenir le secret maçonnique et de reconnaître la hiérarchie dans les loges. Il est à noter que toute personne, quels que soient sa profession et son statut social, peut devenir franc-maçon et gravir les échelons de la hiérarchie interne. Au début, seuls les hommes étaient acceptés dans la société secrète. Mais à partir du milieu du XVIIIe siècle, certaines loges maçonniques ont commencé à accepter les épouses, filles et autres proches parents d’hommes membres de la fraternité.

La franc-maçonnerie est l'une des plus anciennes fraternités au monde.

La franc-maçonnerie est l’une des plus anciennes fraternités au monde.

Une autre exigence obligatoire est l’absence de problèmes avec la loi et la foi en Dieu, en quiconque. La base de la franc-maçonnerie est le déisme, selon lequel Dieu, qui a créé le monde, n’interfère pas avec le cours naturel de ses événements. De plus, les francs-maçons croient en la possibilité de l’immortalité de l’âme. Tous les membres de la communauté paient des cotisations annuelles, qui sont ensuite reversées à des œuvres caritatives. Selon les maçons, c’est leur seule introduction dans la société, puisqu’ils se positionnent comme une société fermée où s’effectue la communication spirituelle entre les gens.

L’origine de la franc-maçonnerie est entourée de nombreuses théories et légendes. Selon la version la plus courante, les origines de cette organisation se situent dans les confréries anglaises médiévales des « francs-maçons ». Durant la période de construction rapide des cathédrales au XVIIe siècle, le besoin d’organiser la main-d’œuvre s’est fait sentir. La construction pouvait prendre des décennies, ce qui nécessitait l’union des travailleurs en fraternités. Ces confréries réglementaient les paiements, résolvaient les différends et les malentendus et se soutenaient mutuellement dans les difficultés quotidiennes.

Avec l’achèvement de la construction active des cathédrales, les fraternités de francs-maçons ont progressivement disparu, mais elles ont été remplacées par de nouvelles organisations appelées « maçons extérieurs ». Ces fraternités attiraient principalement des membres des classes supérieures plutôt que des ouvriers du bâtiment et servaient de façade aux cercles libéraux et intellectuels. Les membres des Troisièmes Maçons ont hérité du symbolisme et des principes moraux et éthiques de leurs prédécesseurs.

Les Constitutions d'Anderson sont une constitution (charte) maçonnique compilée par le franc-maçon britannique James Anderson en 1723 (éditée en 1738) et imprimée à Londres (1723) et aux États-Unis (1734).

Les Constitutions d’Anderson sont une constitution (charte) maçonnique compilée par le franc-maçon britannique James Anderson en 1723 (éditée en 1738) et imprimée à Londres (1723) et aux États-Unis (1734).

Sous sa forme moderne, la franc-maçonnerie est apparue au début du XVIIIe siècle en Angleterre et en Écosse. En 1717, 4 loges londoniennes fusionnent pour former la Grande Loge de Londres et de Westminster, devenant ainsi le point de départ de la diffusion de la Franc-maçonnerie à travers le monde. En peu de temps, des loges maçonniques apparaissent dans de nombreux pays européens, de l’Espagne à la Russie. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie s’est répandue particulièrement rapidement parmi les officiers britanniques. Cela a contribué à sa pénétration dans les colonies d’Amérique du Nord. En conséquence, au milieu du XVIIIe siècle, des loges maçonniques furent fondées dans la plupart des grandes villes.

Activités des maçons

Au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie reste une organisation relativement fermée, mais son influence devient plus visible dans tous les domaines de la société. On pense que les francs-maçons ont joué un rôle important dans le siècle des Lumières et dans les révolutions américaine et française. Ils étaient activement impliqués dans la politique, la science, l’art et la charité.

Dans notre pays, les maçons ont influencé le système de santé et d'éducation ; ils ont ouvert un séminaire, plusieurs écoles et une bibliothèque, ainsi qu'un hôpital gratuit et une pharmacie.

Dans notre pays, les maçons ont influencé le système de santé et d’éducation ; ils ont ouvert un séminaire, plusieurs écoles et une bibliothèque, ainsi qu’un hôpital gratuit et une pharmacie.

Comme mentionnées ci-dessus, les activités des francs-maçons sont associées au développement personnel et à l’amélioration du monde sur les plans culturel, spirituel et scientifique. Chaque maçon nouvellement arrivé a un mentor qui le guide et l’aide à travailler sur lui-même. Les maçons tiennent un journal dans lequel ils décrivent leurs sentiments, leurs pensées et leurs émotions.

Ils rédigent des articles et des critiques qui mettent en lumière des questions de nature historique, éthique et autre. Ils lisent leurs pensées, écrites sur papier, lors des réunions de loge et les publient parfois même dans diverses sources. Cependant, de nombreux documents historiques stipulent l’interdiction de discuter de sujets politiques dans les loges.

Mythes et interdits de la franc-maçonnerie

Les francs-maçons sont entourés de mystère depuis des siècles, donnant lieu à de nombreuses rumeurs et mythes. Par exemple, qu’ils adorent le diable, gouvernent le monde, soient parrainés par les États-Unis ou par des Juifs, ou même par des extraterrestres. En outre, beaucoup sont crédités d’avoir participé à l’assassinat de Kennedy, à l’organisation de révolutions, au naufrage du Titanic, à la création du coronavirus, etc. Beaucoup de gens croient sérieusement que si les maçons se cachent, cela signifie qu’ils préparent quelque chose de terrible.

<br>Selon le VTsIOM, 49 % des Russes croient en un gouvernement mondial secret en 2023.

Selon le VTsIOM, 49 % des Russes croient en un gouvernement mondial secret en 2023.

En raison de leur secret, ils sont accusés de complot mondial et de désir de domination mondiale. Cependant, la plupart pense qu’avec l’aide de la Sainte-Cène, les francs-maçons ne cachent pas quelque chose, mais essaient simplement de donner à leur société une solennité et un caractère sacré, ce qui rend la franc-maçonnerie similaire à la religion. Cela explique la large diffusion de la franc-maçonnerie au siècle des Lumières, lorsque la religion a commencé à perdre de son pouvoir et de son influence. Il convient de noter qu’il n’y a pas de rituels dangereux ni d’idées théologiques dans le partenariat.

Cependant, la nature secrète de la franc-maçonnerie et ses idées libérales ont souvent suscité la suspicion et l’opposition des autorités et des cercles conservateurs. Dans certains pays, les loges maçonniques ont été interdites ou soumises à la répression. Par exemple, dans les années 1830, le Parti anti-maçonnique est apparu aux États-Unis.

Signes franc-maçons

La franc-maçonnerie est riche en symbolisme, mais ses symboles les plus célèbres sont l’œil qui voit tout, la boussole et l’équerre. L’« Œil qui voit tout » est le regard du Grand Architecte de l’Univers, qui observe le travail des Maçons. Il est représenté comme un œil inscrit dans un triangle ou entouré de rayons de lumière. Un tel signe est un symbole de la présence de Dieu. On le voit par exemple sur les peintures de la Renaissance et sur le dollar américain.

L’« Œil qui voit tout », ainsi que la boussole et l’équerre sont les symboles les plus célèbres des francs-maçons.

L’« Œil qui voit tout », ainsi que le compas et l’équerre sont les symboles les plus célèbres des francs-maçons.

Le compas et l’équerre sont des outils croisés d’architectes, au centre desquels se trouve la lettre « G », signifiant Dieu (Dieu) et la reine des sciences, Géométrie (Géométrie). Le carré rappelle que les maçons doivent « mesurer leurs actions avec le carré de la vertu », et le compas rappelle qu’ils doivent apprendre à « limiter leurs désirs et retenir leurs passions ».

Un signe important parmi les maçons est la ruche, car au départ la fraternité était composée d’ouvrières qui travaillaient comme des abeilles. En plus de cela, les Maçons ont d’autres signes distinctifs. Par exemple, des gants blancs sont le signe d’une noble cause, une étoile maçonnique flamboyante est le dévouement, l’acacia est l’immortalité de l’âme, un sol en mosaïque noire et blanche est la loi du contraste, qui stipule qu’après le chagrin vient le bonheur.

La franc-maçonnerie en Russie

La franc-maçonnerie est apparue pour la première fois dans notre pays sous Pierre Ier. Au début, il s’agissait d’étrangers vivant dans l’Empire russe, ainsi que de Russes qui communiquaient avec des francs-maçons à l’étranger. Le mouvement de la franc-maçonnerie s’est formé en Russie dans les années 1730. Pavel Petrovich, le futur empereur Pierre III, fonda également sa loge maçonnique. Mais son épouse, Catherine la Grande, fut extrêmement alarmée par l’influence croissante de la franc-maçonnerie, et l’impératrice expulsa tous les francs-maçons connus du pays, interdisant les activités de toutes les sociétés secrètes.

Grande Loge maçonnique de Russie.

Grande Loge maçonnique de Russie.

Dans les années 1780, le centre de la franc-maçonnerie russe a déménagé de Saint-Pétersbourg vers les loges de Moscou, mais ils se sont ensuite unis et ont créé un ordre unique, qui a influencé le système de santé et d’éducation. Les maçons ouvrirent un séminaire, plusieurs écoles et une bibliothèque, ainsi qu’un hôpital gratuit et une pharmacie. Ainsi, l’Ordre devient une véritable force politique qui hante Catherine II. Sur ses ordres, plusieurs membres de la confrérie ont été arrêtés.

Les empereurs ultérieurs ont soit autorisé les activités des francs-maçons, soit les ont interdites. Mais en tout cas, la confrérie n’a pas cessé d’exister. À une certaine époque, parmi les membres de la franc-maçonnerie se trouvaient A.S. Pouchkine, M.I. Koutouzov, Pavel Ier, Alexandre Ier et bien d’autres.

À une certaine époque, parmi les membres de la franc-maçonnerie se trouvaient A.S. Pouchkine, M.I. Koutouzov et Pavel I.

À une certaine époque, parmi les membres de la franc-maçonnerie se trouvaient A.S. Pouchkine, M.I. Koutouzov et Pavel I.

L’étape moderne de la franc-maçonnerie en Russie a commencé en 2008, lorsque la Grande Loge Unie de Russie a été créée sur la base des loges de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Selon les données de 2021, il y avait environ 1 300 francs-maçons en Russie. Pour devenir franc-maçon, vous devez remplir une candidature en ligne sur le site de la Grande Loge de Russie et recevoir 2 recommandations de Maîtres Maçons.

S’il n’y en a pas, le candidat est alors invité à des entretiens, à l’issue desquels son admission dans la fraternité est soumise au vote de la loge. Mais où vous pouvez voir les symboles des francs-maçons – des billets de banque aux livres saints de différentes religions

Le Dessin de Jissey : « Cachez ce serpent que l’on ne saurait voir »

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Les réflexions du 5 mai sur le symbolisme du serpent ont rappelé à JISSEY le mythe du fruit défendu et du paradis déchu. Pas étonnant que les compagnons en éludent, parfois, la transposition érotique…

Le mystère révélé du 5e Ordre du Rite Français :  La Re-naissance selon Alain Mucchielli

Abordons, tout d’abord, la façon dont Alain Mucchielli* orthographie le terme « Re-naissance »,  qui nous inspire plusieurs réflexions, idées et significations.

Volontairement, nous n’aborderons pas la Renaissance en tant que période historique, évoquant cependant cette période de renouveau culturel, artistique et scientifique qui a suivi le Moyen Âge en Europe. Le mot « Re-naissance » suggère toutefois un processus de transformation personnelle, où l’on renaît à soi-même après une période difficile ou de remise en question, synonyme de résilience et le fait de surmonter des défis personnels ou professionnels et de renaître plus fort et plus déterminé.

Dans le contexte des sociétés initiatiques comme la franc-maçonnerie, « Re-naissance » renvoie à un éveil ou à une prise de conscience des vérités cachées, évoquant le passage à un nouvel état de conscience ou d’être, souvent symbolisé par des rituels de passage et d’initiation.

Dans le contexte de l’ouvrage d’Alain Mucchielli sur le 5e Ordre du Rite Français, le mot fait référence à la reconstruction et à la reconstitution des rituels manquants du 5e Ordre, à partir des fragments historiques disponibles. Il est utilisé intentionnellement et souligne la redécouverte d’une tradition maçonnique oubliée, tout en rendant hommage à l’esprit de créativité et d’innovation qui caractérise toute renaissance.

L’ouvrage Re-naissance du 5e Ordre du Rite Français d’Alain Mucchielli est une exploration en profondeur des méandres du passé maçonnique, spécialement centrée sur la redécouverte et la reconstitution du 5e Ordre dudit rite.

La franc-maçonnerie du XVIIIe siècle a laissé un riche héritage caractérisé par l’établissement du Rite Français dans ses hauts grades, plus connus sous le vocable d’Ordre de sagesse. Cependant, une lacune intrigante existe : le 5e Ordre semble avoir échappé à une codification écrite définitive. Dans cet ouvrage, Alain Mucchielli nous invite à décrypter ce mystère, à reconstruire les enseignements manquants et à saisir les fondements et les évolutions du Rite Français.

Le livre a pour colonne vertébrale deux grandes parties : « Qu’est-ce que le Rite Français ? » et « Évolution au cours de siècles », fournissant une structure claire pour la compréhension du sujet et est préfacé par Roger Dachez, figure éminente du monde maçonnique, qui introduit le lecteur à l’importance du travail d’Alain Mucchielli. Il retrace, en quelque sorte, la place occupée , en France, par les hauts grades depuis les années 1740. Une préface suivie d’un avertissement de l’auteur donnant ainsi un contexte à ses recherches et expliquant sa démarche.

Alain Mucchielli ne se contente pas de présenter une simple histoire du 5e Ordre, mais propose une exploration intellectuelle riche et détaillée. En plus de la description des rituels, des ordres et de l’évolution historique, il partage ses réflexions personnelles sur la transmission maçonnique, questionnant les frontières entre tradition orale et expérience personnelle.

Dans « Qu’est-ce que le rite français ? » bien que citant les écrits de Thory daté de 1809, il démarre en 1717, sous le règne de George 1er, électeur de Hanovre, et avec les Constituions dont la première grande loge se dote grâce à Desaguliers et Anderson. Puis, avec le chapitre « la constitution des hauts grades au XVIIIe siècle », l’auteur trace l’origine et la formation des cinq ordres du Rite Français.

Rituel administratif des loges bleues du GODF, pour son « Évolution au cours des siècles », l’auteur parle du Rite Français dès le Premier Empire en loge symbolique car, pour les hauts grades, il précise que le Rite Écossais Ancien et Accepté a effacé le Rite Moderne. Il nous entretient aussi de disparition du patrimoine du XVIIIe siècle dans les loges bleues, discutant de la façon dont l’héritage du rite français du XVIIIe siècle a été perdu dans des loges bleues. Mais aussi de sa disparition dans les hauts grades. Au fil des pages, les lecteurs découvriront sans doute le « Rituel de Kadosch philosophique de 1993 » ainsi que la décision du Convent de 1993 de rétablir le 5e Ordre et la reconstruction du Grand Chapitre Général de France. De cette renaissance, l’auteur détaille la formation et l’importance du projet Provence Fidélité – dont il fait partie –dans la renaissance des Ordres de Sagesse du Rite Français, dès les années 1995. Il étudie aussi les défis et les débats découlant de la multiplication des chapitres.

Alain Mucchielli nous offre plusieurs extraits de rituels dont celui du 1er degré du 5e Ordre de l’aéropage Gnôthi Seauton.

L’auteur conclut en réaffirmant l’importance de la reconstruction du 5e Ordre. Une conclusion suivie, en fin de volume, de riches et conséquentes annexes – acte de fondation, décret, nombreux extraits de rituels, illustrations, etc. – telles une liste de tous les grades physiques et métaphysiques et tous les systèmes particulièrement ceux adoptés par les associations maçonniques en vigueur donnée par le Chevalier Fustier en 1809 – déjà cité par l’auteur dans La caverne et le poignard-La symbolique du rite français moderne-alchimie du premier ordre (Éd. de la Tarente, 2021) –, ainsi que d’une liste complète des sources et références.

Le dévouement d’Alain Mucchielli à la franc-maçonnerie et la rigueur intellectuelle qu’il apporte au livre en font une ressource essentielle.

Re-naissance du 5e Ordre du Rite Français constitue donc une ressource précieuse pour les chercheurs et les passionnés de franc-maçonnerie. Le livre est un mélange parfait entre l’analyse historique, la recherche de vérité rituelle et la réflexion personnelle. Alain Mucchielli dévoile avec précision les efforts et les innovations qui ont mené à la renaissance du 5e Ordre, tout en offrant aux lecteurs une vision claire de la complexité et des défis entourant cette quête.

*Alain Mucchielli, médecin généraliste puis spécialiste, chimiste et biochimiste, s’est intéressé aux travaux de Carl Gustav Jung. Initié à Nice en 1980 au Grand Orient de France, il a participé activement, entre 1994 et 1999, à la refondation du Rite Français au sein du Grand Collège des Rites du Grand Orient de France et de son Grand Chapitre Général. Son engagement envers la franc-maçonnerie est marqué par son attachement à la transmission des traditions et sa recherche d’authenticité.

Re-naissance du 5e Ordre du Rite Français

Alain Mucchielli – Les Éditions de la Tarente, Coll. Fragments maçonniques, 2024, 240 pages, 25 €

Les Éditions de la Tarente, le site.

08/06/24 : Grande Loge de France – Conférence de Pierre-Marie Adam à Londres (Royaume-Uni)

Les frères de la loge « The White Swan Lodge, No 1348 » de la Grande Loge de France (GLDF) à Londres (Royaume-Uni) ont le plaisir de vous convier à la conférence publique du Passé Grand Maître Pierre-Marie Adam, Président de la Confédération International des Grandes Loges Unies, sur le thème « La Franc-Maçonnerie, une démarche pour le temps présent ».

Pierre-marie Adam, PGM de la GLDF

Si vous êtes l’un des 130 000 français résidant à Londres, ou si vous êtes francophone et que vous êtes intéressé par la Franc-Maçonnerie et le chemin spirituel et initiatique qu’elle propose, alors cette conférence est faite pour vous !

Alors surtout ne la manquez pas et faites passer le message parmi les français que vous connaissez et qui habitent Londres.

Histoire et vocation de la loge « The White Swan », loge francophone de la GLDF de France à Londres

La loge « The White Swan Lodge, No 1348 » tient son nom du pub de Coulsdon, Surrey, où des résistants français en exil à Londres pendant la deuxième guerre mondiale se réunissaient et où le frère Maurice Druon et son oncle Joseph Kessel, composèrent le Chant des Partisans. Cette référence est pour nous un hommage à tous les francophones de bonne volonté, épris de Justice, de Liberté et de Tolérance, qui ont toujours trouvé en Albion un refuge pour défendre leurs valeurs.

The White Swan a vocation à :

– proposer une communauté fraternelle de recherche philosophique, spirituelle et morale à Londres, en langue française, s’appuyant sur le symbolisme et la Tradition ;

initier de nouveaux profanes ;

accueillir les nombreux frères expatriés – francophones ou non – venus de la GLDF ou d’autres Obédiences maçonniques amies et soucieux de travailler régulièrement dans le respect des Traditions. Une belle façon de rassembler ce qui est épars.

Une conférence donnée dans un lieu extraordinaire : Masonic Temple – Hôtel ANDAZ

Le Temple maçonnique est l’un des espaces événementiels les plus distinctifs de Londres. Le Temple maçonnique originel date de 1912. De magnifiques marbres et des chaises maçonniques originales donnent vie à l’histoire de la salle.

Le symbolisme du « White Swan », le cygne blanc

Le cygne blanc occupe une place particulière dans la symbolique anglaise. Voici quelques aspects notables de cette symbolique :

Depuis le XIIe siècle, les cygnes blancs sont protégés par la Couronne britannique. Chaque année, la Swan Upping, une cérémonie de recensement, a lieu sur la Tamise, confirmant que tous les cygnes non marqués appartiennent à la Reine.

Les cygnes blancs sont souvent associés à la majesté, à la grâce et à l’élégance, des qualités qui sont souvent liées à la royauté et à la noblesse britanniques.

Concernant la littérature et arts, William Shakespeare dans Henry VI fait référence au « cygne du royaume », renforçant l’association entre le cygne blanc et la royauté.

Par ailleurs, les poètes romantiques anglais, tels que Percy Bysshe Shelley et William Wordsworth, ont utilisé le cygne blanc comme symbole de pureté, de beauté et d’amour.

King Arthur

De plus les peintures victoriennes montrent souvent des cygnes blancs dans des contextes idylliques, symbolisant la paix et la beauté.

Et la mythologie et le folklore ne sont pas en reste. Dans les légendes arthuriennes, le personnage de l’Élue du Lac, liée à l’histoire du Roi Arthur, est parfois représenté en compagnie de cygnes blancs. Et dans certaines légendes, les cygnes blancs sont des êtres humains transformés. Cela est apparent dans les contes de fées où le cygne symbolise la transformation et la rédemption.

Mais le cygne représente aussi divers symboles :

amour et fidélité, étant monogame, il est symbole de fidélité conjugale ;

spiritualité, il est parfois perçus comme un des médiateur entre le monde des mortels et l’au-delà.

En Angleterre, le cygne blanc incarne non seulement la grâce et la royauté, mais aussi une multitude de qualités positives associées à l’amour, à la beauté et à la transformation.

Infos pratiques : Samedi 8 juin 2024 à 16H45/Masonic Temple – Hôtel ANDAZ 40 Liverpool Street – LONDON EC2M. Pour tout renseignement, le contact de la loge.

Quelques phénomènes lumineux mystérieux : par Laurent Ridel

Du site de Laurent Ridel decoder-eglises-chateaux.fr

En dehors de la cathédrale de Chartres et de Rennes-le-Château, des phénomènes analogues illuminent des autels, des sculptures (chapiteaux) ou le sol à des moments précis de l’année. Le cas le plus connu est peut-être le « chemin de lumière » dans la basilique de Vézelay. Chaque solstice d’été, vers le 21 juin, l’allée centrale de la nef est « tachée » de lumière.
Intérieur de la basilique de Vézelay – Maison du visiteur Même phénomène surprenant lors du solstice d’hiver, mais dans la cathédrale de Sées : le 21 décembre, vers 13 h 45, le soleil projette la rose sud sur le mur opposé, exactement en dessous de la rose nord.
L’année dernière, à l’occasion d’une conférence, une autrice m’a offert son livre Au cœur de l’art roman normand. Abbatiale Saint-Georges de Boscherville. Visitant régulièrement l’église, Sylvie Dusanter-Thoumyre a été très attentive à repérer ces manifestations du soleil à des dates particulières du calendrier. Par exemple, lors de l’équinoxe, c’est-à-dire aux moments de l’année où les durées du jour et de la nuit s’équilibrent, les rayons du soleil levant pénètrent par une fenêtre du chœur puis frappent exactement la porte à l’autre extrémité de l’abbatiale. Fascinant ! Et ce n’est pas tout. Dans la nef, un chapiteau semble représenter un lion, animal symbolisant parfois le Christ. La lumière du soleil l’éclaire seulement vers Noël. Un hasard ?
À l’inverse, des sculptures figurées dans l’église restent toute l’année dans l’ombre. Comme si elles représentaient des démons ou des divinités païennes.
Mes doutes
Que faut-il penser de tous ces phénomènes lumineux ? Si vous me suivez depuis quelque temps, vous connaissez mon esprit sceptique. Or, quelques indices me font douter de l’intentionnalité de ces anomalies. Commençons en douceur. Revenons sur le chapiteau au lion dans l’abbatiale Saint-Georges-de-Boscherville. D’abord est-ce un lion ? Difficile à dire. C’est un masque animal tout au plus. Admettons néanmoins l’hypothèse féline. Dans ce cas, ce lion peut symboliser le Christ dans l’art chrétien. Mais, comme beaucoup de symboles, il est ambivalent. Dans la sculpture romane, le lion peut aussi représenter les forces maléfiques ou la sauvagerie. Dans cette perspective, il est difficilement concevable que les bâtisseurs aient voulu le « mettre en lumière ». Mais ce n’est pas le plus important. Mon principal argument à l’encontre d’une vision symbolique des phénomènes lumineux concerne la faisabilité technique. Il est très difficile de calculer l’impact d’un rayon lumineux à telle date et telle heure dans un monument. À Vézelay, le procédé pour créer le « chemin de lumière » est à s’arracher les cheveux. Les bâtisseurs devaient anticiper la position du soleil vers le 21 juin vers 14 h, calculer l’angle des rayons traversant les fenêtres hautes de manière à ce que des taches de lumière s’alignent exactement au milieu de la nef. Ce n’est pas impossible. Les hommes du Moyen Âge avaient une certaine connaissance des mouvements du soleil et de leur impact. Regardez le fonctionnement des cadrans solaires. Cependant, dans le cas de Vézelay, l’ambition était autrement plus élevée. Les bâtisseurs ne devaient pas se tromper sur l’orientation de l’église puis sur la hauteur des fenêtres hautes. De même, calculer l’impact du soleil sur un chapiteau à telle date nécessite une connaissance astronomique et géométrique impressionnante. N’y a-t-il pas plus de chances que ces phénomènes lumineux soient fortuits ? Vu le nombre d’églises dans le monde, vu le nombre de fenêtres à l’intérieur, vu le nombre de fêtes chrétiennes dans le calendrier, la course du soleil provoquera fatalement des anomalies à des dates symboliques. Il suffit d’être attentif et visiter régulièrement le lieu. Autrement dit, à mes yeux, ces phénomènes relèvent surtout du hasard, ou plus exactement de situations non anticipées par les bâtisseurs. Ma vision est confortée par un exemple célèbre dans la cathédrale de Strasbourg
Le rayon vert de Strasbourg
L’année dernière, des internautes se sont plaints d’une restauration menée dans la cathédrale. Elle avait mis fin au rayon vert.
À chaque équinoxe, un rayon de soleil passait par un vitrail et illuminait en vert un crucifix. Le phénomène provoquait émerveillement chez les visiteurs qui, parfois, se déplaçaient exprès pour assister au spectacle à la date attendue. Beaucoup y voyaient un clin-œil des bâtisseurs médiévaux, en particulier des maîtres verriers. Quand d’autres allaient même jusqu’à parler d’une trace d’anciens cultes solaires antérieurs au christianisme. Ce phénomène perd beaucoup de sa magie à partir du moment où on connaît deux informations :le vitrail à l’origine du rayon n’est pas médiéval. Il date de 1875.le phénomène du rayon vert est apparu fortuitement vers 1970 à cause du remplacement d’un morceau du vitrail par un mauvais verre. Autrement dit, le phénomène du rayon vert a surgi de manière fortuite après une restauration récente et maladroite. Il a logiquement disparu en 2023 lorsqu’on a retiré et remplacé ce mauvais verre. (Merci à Jonathan de m’avoir envoyé l’article de Louis Tschaen qui précisait l’histoire du vitrail). En fin de compte, les phénomènes lumineux sont-ils les fruits du hasard sur qui nous essayons de coller notre soif de significations cachées ? Autrement dit, circulez, y’a rien à voir. En bon Normand, je ne ferme pas totalement la porte à l’hypothèse d’une intentionnalité. Dans certains cas, je crois à un symbolisme à rebours. Je m’explique. On construit une église. On s’aperçoit que le soleil frappe telle zone à telle date symbolique. Alors on y met quelque chose : une statue ou un autel. Ce genre de circonstances me semble plus envisageable. J’y trouve l’explication du rayon du soleil qui touche la Vierge dans l’église romane d’Orcival (Puy-de-Dôme) à l’Assomption.

Enquêtes préliminaires en Franc-maçonnerie

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C’est aujourd’hui que j’ai mon premier rendez-vous d’enquête, ce que ne sait pas le profane en face de moi, c’est que moi aussi je suis impressionné d’être chez lui.

« VOUS NOUS AVEZ DÉCLARÉ VOULOIR RENTRER EN FRANC-MAÇONNERIE POUR… »

Il va falloir que je rentre dans son intimité avec courtoisie sans trop jouer au psychanalyste afin de repartir avec des informations qui nous aideront à mieux le cerner. Alors s’installe un climat de confiance entre nous mais je suis un peu comme un intrus dans cet appartement plutôt confortable. Il faut se détendre pour passer à la discussion.

 Des banalités on passe aux thèmes plus profonds. L’atmosphère est plutôt constructive, les prises de notes tranquilles pour moi, on avance dans ce passage obligé. Je lui pose quelques questions  par rapport à son choix de vouloir rentrer en Franc-maçonnerie, sur sa vie de famille, sa vie professionnelle, ses passions dans la vie, le tout avec un peu d’humour dans les propos pour l’aider à mieux se livrer.

 C’est parti, petit à petit les bons codes se mettent en place, la porte s’ouvre et livre ses informations. Je repars avec suffisamment d’éléments. Le futur frère, en ouvrant le coffre qui contient les clefs de sa vie, est heureux de me léguer une partie de son magot 

 Je vais rentrer  ensuite faire le résumé de cet entretien pour la loge…