Les Francs-maçons tireraient dans l’ombre les ficelles du pouvoir, souhaiteraient instaurer un nouvel ordre mondial et seraient au service de Satan. Au rayon des théories du complot, la franc-maçonnerie est en tête de gondole. Il faut dire que la culture du secret qui imprègne cette société discrète n’a pas manqué d’apporter sa pierre à l’édifice des soupçons et des fantasmes.
Or, la franc-maçonnerie ce n’est pas que du mystère. C’est aussi de l’histoire ! Et pour tout savoir sur le sujet, Virginie Girod reçoit Jacques Ravennes, Franc-maçon et écrivain, ainsi qu’Eric Giacometti, journaliste et auteur. Une interview en partenariat avec les éditions JC Lattès, à l’occasion de la sortie du nouveau roman du duo d’auteurs “La Clef et la Croix”, où on peut y suivre l’essor de la franc-maçonnerie sous l’Empire Napoléonien.
Cette société discrète aurait vu le jour en Angleterre, au début du XVIIème siècle, initiée par des maçons opératifs, c’est-à-dire ceux qui construisaient les châteaux. Progressivement elle aurait été rejointe par des nobles locaux, séduits par la liberté de parole qui y résidait. On pouvait discuter de tout, de politique ou de religion, sans crainte. Ce qui n’était pas évident à l’époque, d’où le secret. “En 1717, quelques loges à Londres, quatre, se sont regroupées et ont fondé en Angleterre la première obédience européenne et en France, elle arrive en 1725 à Paris” détaille Jacques Ravenne.
La franc-maçonnerie c’est surtout “un regroupement d’hommes et de femmes qui se réunissent autour de la pratique d’un rituel pour réfléchir en général, pour réfléchir sur l’avenir de la société”, explique l’auteur, lui-même Franc-maçon. De grands noms de l’histoire ont d’ailleurs été séduit par la société discrète, dont la famille de Napoléon et Joséphine de Beauharnais. On ignore cependant si le Corse était lui-même Franc-maçon.
Mais même si les ambitions affichées sont nobles, Eric Giacometti reconnaît qu’il existe des dérives : “L’objectif affiché de la maçonnerie est de faire progresser l’humanité. Très bien. Mais à côté de ça, vous avez eu certains de ses membres qui n’ont pas fait ça et qui ont, au contraire confondu intérêt personnel avec grandeur d’âme de la maçonnerie.”
Et qu’en est-il des rites et des symboles associés à la Franc-maçonnerie ? A suivre, en écoutant l’épisode !
Thèmes : Franc-maçonnerie, Lumières, Napoléon, Société secrète, mythes
« Au cœur de l’histoire » est un podcast Europe 1 Studio
– Auteure et Présentatrice : Virginie Girod
– Production : Nathan Laporte et Caroline Garnier
– Réalisation : Clément Ibrahim
– Composition de la musique originale : Julien Tharaud
(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)
Comment la fête du travail ne nous renverrait-elle pas à sa glorification, telle que la franc-maçonnerie la célèbre comme apanage de l’homme libre ou comme condition de sa réalisation personnelle et sociale ? Sans doute sont-ce là des dimensions qu’illustrent nos pratiques[1] ; mais, acceptons de nous pencher ici sur les réalités d’aujourd’hui et de nous avouer si, sous ce jour-là, l’initiation continue d’apporter des lumières à l’homme au travail.
Notons, tout d’abord, que, pour un très grand nombre de nos contemporains – et davantage encore dans d’autres contrées que les nôtres, où les droits des travailleurs sont quasiment inexistants et où les conditions de vie et d’asservissement sont particulièrement rudes –, le travail demeure une contrainte le plus souvent écrasante, qui contrarie le moindre espoir d’épanouissement. De surcroît, dans un contexte tout de même plus privilégié, pour une large fraction de la jeunesse occidentale appartenant à la génération Z, c’est aujourd’hui une source de contestation tant les principaux intéressés sont nombreux à se détourner de tout investissement professionnel assez vite jugé excessif – en dépit même des aménagements du télétravail –, considérant que leurs attentes ne sont pas suffisamment comblées par leurs employeurs, y compris au plan éthique, et que la recherche d’un équilibre avec leur vie privée constitue l’axe prioritaire de leurs engagements. Les mêmes ne risquent pas de pleurer beaucoup sur les emplois Kleenex, pas plus que, dans leur définition de plus en plus extensive (allant jusqu’à professeur, ingénieur, cadre, etc.), des jobs dits alimentaires ne parviennent à nourrir leurs ambitions.
Sur ce panorama vient se greffer le déploiement de l’intelligence artificielle générative (IA)[2] dont certains anticiperaient que ces nouvelles technologies pourraient à plus ou moins brève échéance menacer des millions d’emplois, ne serait-ce qu’à l’intérieur de nos frontières, tandis que d’autres, dans le sillage d’une étude[3] de l’Organisation internationale du Travail (OIT), parue en août 2023, parieraient sur le fait que l’IA serait plus susceptible d’augmenter que de détruire les emplois en n’automatisant que certaines tâches, avec de lourdes exceptions tout de même concentrant l’essentiel des risques – le rapport prévoyant, pour le reste, un impact plus large en termes de changements dans la nature et l’exercice des compétences elles-mêmes. Mais ce ne sont aujourd’hui que des conjectures, le phénomène étant trop récent et proliférant à trop grande vitesse dans tous les domaines pour qu’on puisse évaluer avec précision les incidences majeures de cette innovation, que dis-je, de cette invasion globale.
De toute façon, l’intelligence artificielle ne devrait pas pouvoir prendre entièrement la main car les perspectives qu’elle trace résultent, certes, de gigantesques bases de données, donc déjà accumulées, mais, par suite, elle n’imagine pas de créations ni de processus dépassant les acquis. Elle aide indéniablement à composer des solutions à partir de la prodigieuse mémoire existante mais n’a pas la faculté de s’adapter à des contextes qui n’ont jamais été envisagés auparavant. Si l’IA peut nous libérer de nombre de tâches et développer de multiples prestations substitutives ou complémentaires, elle laisse par conséquent toute sa place aux qualités singulières de l’esprit humain qui construit ses préférences avec une raison sensible[4] reposant sur des principes éthiques et pariant parfois sur des idées surprenantes voire sur des coups de génie. L’IA, si elle nous conduit à modifier en profondeur notre façon de nous organiser, de produire et d’échanger, ne nous évincera donc pas de notre responsabilité dans l’Histoire. Bien au contraire, me semble-t-il : par son gigantisme et sa fulgurance, elle nous imposera de nous regarder en face car c’est bien sur la définition des politiques publiques que nous sommes sommés de nous prononcer en conscience, tant celles-ci seront par principe déterminantes. Et nous avons donc un rôle primordial à jouer, toutes affaires cessantes.
Aussi bien, on peut conclure des propos précédents que la robotique, au sens large, entendue pars pro toto[5], se situe rigoureusement aux antipodes du travail maçonnique qui concerne la réalisation de petits êtres de cœur et d’esprit se réunissant à couvert pour approfondir les voies de leur présence, donc de leur avenir, en ayant recours à des appréhensions symboliques utilisant des représentations d’outils et d’instruments de longue date dépassés… et ce, dans le luxe inouï d’un temps déconnecté des trépidations ordinaires. Vous souriez, mais ces supports de l’imaginaire et de la réflexion, les mythes et les rites qui s’y agrègent comme l’intemporalité qui les environnent, si tout cela marque de plus en plus une rupture avec les usages, les rythmes et les préoccupations de la vie quotidienne, eh bien, ces disciplines initiatiques me paraissent paradoxalement de moins en moins caduques et la loge, plus que jamais, devient un puissant antidote aux entraînements mécaniques, visant à restaurer chacun à la mesure de soi dans le monde.
[1] Pour une approche classique de la fête du travail, sans exégèse de l’acclamation maçonnique qui en constitue, cependant, le titre, on pourra lire ou relire notre édito du 1er mai 2022, dans ce Journal : « Gloire au Travail ! »
[2] Principalement centrés sur le thème de l’intelligence artificielle, se sont tenus, à Paris, en l’hôtel de la rue Puteaux, le jeudi 25 avril 2024, sous les auspices conjoints de la Grande Loge de France et de la Grande Loge Nationale Française, les 3es Entretiens Pic de la Mirandole, intitulés : « L’Être humain est-il maître de son destin ? ». Pour accéder à l’annonce faite dans ces colonnes, cliquer ici.
[3] Paweł Gmyrek, Janine Berg, David Bescond. Generative AI and jobs: A global analysis of potential effects on job quantity and quality. Geneva : ILO Working Paper 96, August 2023, 51 p. Pour accéder au contenu, cliquer ici.
[4] V. Michel Maffesoli, Éloge de la raison sensible, Paris : Grasset, 1996, 286 p.
[5] Figure de style de substitution consistant à énoncer la partie pour le tout, cette métonymie particulière recevant dans la bonne rhétorique le doux nom de synecdoque, décalqué du grec Συνεκδοχή / sunekdokhê, « compréhension simultanée ».
On pourrait considérer que quelques bâtiments de Tezpur ont une étiquette patrimoniale. Parmi celles-ci, on pense immédiatement à la loge du Brahmapoutre qui se trouve en face de l’actuel bureau du commissaire de police. Le bâtiment a été visité à plusieurs reprises pendant les années d’école, mais je n’ai jamais pris la peine de lui jeter un coup d’œil ou d’y attacher une quelconque importance jusqu’à ce qu’on me dise qu’il s’agissait d’un bâtiment patrimonial par les membres du célèbre club Asomiya il y a quelque temps.
Le bâtiment a été le bureau de Kilburn & Company pendant de nombreuses années dans les années 1960, puis le bureau du commissaire du North Assam Circle, maintenant utilisé comme Loge pour la tenue des registres et comme garde armée par le gouvernement. Le bâtiment vieillot m’a incité à le visiter et à prendre quelques photos. Comme il était fermé à clé, les intérieurs ne pouvaient pas être vus. La première pierre du bâtiment est cimentée au mur arrière du bâtiment et la plaque est claire et lisible. Les détails de la plaque révèlent que la Free Masonry Lodge Brahmaputra s’est vu attribuer un numéro 3419 EC, dont la première pierre a été posée par WOR. FRÈRE CEP FORSYTH le 28 décembre 1920, et contiennent également d’autres détails.
La franc-maçonnerie fait remonter ses origines à l’époque du roi Salomon, mais ses origines réelles se perdent dans l’Antiquité. Sa forme actuelle remonte à 1717 en Angleterre. Il est venu en Inde avec des officiers de la Compagnie des Indes orientales ; tout d’abord, elle a été créée à Calcutta en 1729. Dans le monde, elle compte cinq millions de membres dans 190 pays.
En Inde, il y a aujourd’hui environ vingt mille membres et 360 loges réparties sur 142 sites. C’était à l’origine une guilde de tailleurs de pierre engagés dans la construction de cathédrales, de châteaux et d’églises à l’époque médiévale, où les tailleurs de pierre discutaient de problèmes communs. Plus tard, lorsque les activités de construction ont cessé, les non-maçons ont été invités à se joindre à nous. Mais aujourd’hui, comme l’explique le professeur Margaret Jacob, professeur d’histoire à l’Université de Californie, « les francs-maçons sont des organisations sociales et philanthropiques destinées à amener leurs membres à mener une vie plus vertueuse et socialement orientée ».
L’organisation est de caractère laïque et de nature religieuse, ne suivant aucune religion particulière. Les personnes de toutes confessions âgées de plus de 18 ans et capables de payer une cotisation peuvent être membres. La devise est de « donner » aux francs-maçons plutôt que d’espérer « recevoir » quoi que ce soit pour un bénéfice personnel. Il enseigne l’importance de l’honneur, de l’intégrité, de la fiabilité et de la loyauté – aucune entrée pour les femmes.
Le bâtiment a été transformé en laboratoire de chimie et des cours dans les départements de mathématiques et de chimie ont eu lieu au Darrang College en 1948, lorsque le bâtiment principal de Mission Chari Ali a été endommagé par une tempête. On suppose que, comme Kamala Prasad Agarwalla a pris beaucoup d’initiatives dans le processus, il était selon toute probabilité membre de la franc-maçonnerie. Il est intéressant de noter que certaines des personnalités indiennes les plus connues étaient également membres de la franc-maçonnerie, comme Swami Vivekananda, Motilal Nehru, Rabindranath Tagore, le Dr Rajendra Prasad, Fakkaruddin Aliahmed, et al.
Une médaille a pu être retrouvée appartenant à la Loge Brahmapoutre portant le numéro 3419 jusqu’en 1937 ; J’ai été tenté de le joindre à l’article. Il a été présenté à « W. Frère. RENCONTRÉ Burke avec l’estime des Frères 1936-1937 », comme y est inscrit. L’image en émail sur la médaille n’est pas endommagée et montre clairement une scène sur le Brahmapoutre avec un bateau à vapeur au premier plan. Il est poinçonné à Londres comme de l’or 9 carats. L’emblème de la franc-maçonnerie est constitué d’une équerre et d’un compas avec la lettre G en majuscule au milieu. L’explication est que la boussole et l’équerre sont des outils des architectes, et G représente Dieu, le grand architecte de l’univers, ou signifie géométrie. Ce n’est pas le christianisme.
Un ouvrage sur le secret le décrit comme destiné à leur enseigner le sens de garder confidentiel ce que les autres leur disent afin que d’autres puissent « s’ouvrir » sans crainte. Bien qu’ils soient étiquetés comme une société secrète, ce qui est inexact, les membres portent des bagues, des épinglettes et des fermoirs de cravate avec des emblèmes maçonniques comme l’équerre et le compas qui rappellent logiquement leurs racines symboliques dans la maçonnerie de pierre. Comme les non-membres ne sont pas autorisés à entrer à l’intérieur, un mystère règne.
En fait, ces réunions sont comme les réunions d’affaires ordinaires consistant à diriger une organisation, à lire les procès-verbaux, à payer les factures, etc. Les occasions les plus cérémonielles sont l’attribution de diplômes maçonniques aux candidats qui, même s’ils ne sont pas secrets, ne font pas non plus l’objet de nombreuses discussions. Les murs discrets et les salles sacrées sont préservés avec des souvenirs du passé ; les murs sont ornés de portraits de francs-maçons richement vêtus. De nombreux francs-maçons sont encore actifs en Inde, même aujourd’hui, et une étiquette patrimoniale leur est attribuée. Le Brahmapoutre Lodge, qui représente l’architecture en maçonnerie du passé, est dans un état de pure négligence de la part du gouvernement. Le bâtiment mérite une attention particulière pour toutes les préoccupations et devrait être convenablement converti en musée littéraire, conservant les articles inestimables de la littérature réputée de Tezpur, comme Padmanath Gohai Baruah, Dandinath Kalita, Chandranath Sarma, Mahadev Sarma, et al .
La franc-maçonnerie italienne a un nouveau Grand Maître : il s’agit d’Antonio Seminario, un Calabrais de 66 ans originaire de Rossano (province de Cosenza), élu hier à la sortie de la réunion annuelle de Grande Loge qui s’est tenue à Rimini. Seminario, qui succède à Stefano Bisi – grand maître depuis 2014 – , est le premier Calabrais à diriger le GOI au cours de ses 153 ans d’histoire.
Franc-maçon de longue date, Antonio Seminario, avocat et entrepreneur, est franc-maçon depuis plus de 35 ans. Il a occupé des postes importants au sein du GOI, notamment ceux de Grand Maître adjoint, Premier Grand Surveillant et Président du Collège de Circonscription des Vénérables Maîtres de Calabre.
Le programme du nouveau Grand Maître
Dans son discours d’investiture, Antonio Seminario a illustré les points saillants de son programme pour les cinq prochaines années. Parmi les priorités, le renforcement du rôle de la franc-maçonnerie dans la société italienne, la promotion des valeurs de fraternité, de solidarité et de laïcité, et l’ouverture au dialogue avec les autres composantes de la société civile.
Stefano Bisi, Grand Maître du Grand Orient d’Italie du 6 avril 2014 au 6 avril 2024
Un moment historique pour la franc-maçonnerie italienne. L’élection d’Antonio Seminario représente un moment historique pour la franc-maçonnerie italienne. Le choix d’un Calabrais pour diriger le gouvernement italien est un signe d’ouverture et de renouveau, et témoigne de la volonté de la franc-maçonnerie d’être une force proactive dans le panorama social et culturel du pays. Les premières réactions L’élection de Séminario a été saluée par diverses personnalités du monde politique et culturel italien.
Le Président de la République Sergio Mattarella a adressé un message de meilleurs vœux au nouveau Grand Maître, soulignant l’importance du rôle de la franc-maçonnerie dans la promotion des valeurs de démocratie et de liberté.
Dans le paysage maçonnique italien, le Grand Orient d’Italie est la plus importante obédience maçonnique italienne, avec plus de 23 000 membres répartis dans 850 loges présentes sur tout le territoire national. La franc-maçonnerie est une association initiatique à caractère philanthropique, philosophique et progressiste, qui repose sur les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Depuis 203, il est reconnu par la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) et s’est donc positionné comme la seule obédience maçonnique italienne reconnue par la GLUA, soulignant son alignement sur des pratiques et des croyances qui respectent les « Anciens Devoirs » de la franc-maçonnerie traditionnelle. Ce statut lui a permis d’interagir et de participer à des échanges avec d’autres grandes loges régulières à l’échelle internationale.
Fortement développée dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, la franc-maçonnerie, toutes obédiences officielles et sauvages confondues, regroupe près de 3 500 frères et sœurs, selon les chiffres avancés par deux maîtres catalan et audois.
– 2000 : c’est environ le nombre de francs-maçons dans le département des Pyrénées-Orientales, selon le catalan Serge Llorca qui recense 25 obédiences officielles plus une dizaine d’ateliers isolés, des associations philosophiques et philanthropiques sans obédience, dite sauvages. Pour plus de 150 loges et 16 temples officiels, bientôt 17.
Appartenant à la GLMF et au GODF, Serge Llorca est en pleine construction d’un dix-septième temple au Boulou, au sein de l’espace « La Pierre du Vallespir » qui en abrite déjà un. Les autres se situent notamment à Perpignan (6), Cabestany, Saint-Estève, Elne, Collioure, Villelongue-de-la-Salanque, Prades et Osséja.
Pour les plus curieux, les obédiences présentes dans les Pyrénées-Orientales sont multiples : GODF, GNLF, GLDF, GL-AMF (Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française), GLMF, GLMU (Grande Loge Mixte Universelle), Grand Orient Catalan, Grande Loge Mixte Nationale (GLMN), Grande Loge Indépendante et Souveraine des Rites Unis, Grande Loge Symbolique Espagnole, Alliance des Loges du Sud-Roussillon, Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO), Grande Loge Indépendante de France (GLIF) et autres. « On suppose qu’il en existe d’autres, mais nous n’avons pas de certitudes », révèle Serge Llorca qui ne compte ni « les frères et soeurs qui passent la frontière pour se réunir à Figuères ou en Andorre », ni les ateliers supérieurs.
1500 : Côté audois, moins d’obédiences, seules les principales sont représentées, mais de très nombreux membres. Narbonne accueille 35 loges dont 7 du GODF et trois temples. Carcassonne décompte pour sa part une douzaine d’ateliers dont un de Limoux, qui se partagent également trois temples.
Étudier l’histoire des membres, c’est une façon de mieux connaitre l’histoire de l’ile.
Le musée de la Franc-maçonnerie de la Triple Espérance, à Port Louis, a ouvert ses portes au public, hier. Les visiteurs ont eu l’occasion de découvrir les différentes pièces qui ont traversé plus de 230 années d’histoire de l’ile.
Fondée en 1778, la Loge de la Triple Espérance est la plus ancienne de la région, et elle a été l’objet de toutes sortes de rumeurs, dans le passé. Ses responsables ont jugé utile d’organiser cette activité suivie d’une conférence avec le conservateur du musée de la Franc maçonnerie à Paris, pour rétablir certains faits.
Il y a bientôt deux ans, la rédaction de 450fm alertait les lecteurs du scandale du modérateur quasi unique, qui valide les contenus des contributeurs de Wikipedia sur les pages de la Franc-maçonnerie. Vous pouvez relire ce dossier spécial sur cette page.
20 mois plus tard, la rédaction a voulu faire un point sur l’évolution de la situation. Force est de constater qu’absolument rien n’a changé ! Nous aurions pu penser que les Obédiences allaient s’unir pour agir lors d’un déjeuner des Grands Maîtres afin de se fédérer autour d’une commission réunissant les 8 plus grandes Obédiences.
En vérité… toujours rien en vue et les esprits sont ailleurs. Pourtant les enjeux sont de taille, tel que nous allons vous l’expliquer.
Il est incontestable que des sujets comme « le droit à mourir dans la dignité», « la Laïcité », « l’égalité des droits hommes – femmes »… sont des thèmes qui ne doivent pas laisser les maçons insensibles. Pourtant, avant d’œuvrer aux changements du monde extérieur…
ne serait-il pas utile de commencer par balayer devant la porte de nos Temples pour assainir la source des informations qui nous concernent ?
Résumons le problème :
Tout le monde sait désormais que l’Intelligence Artificielle va devenir incontournable dans les prochaines années. Lorsque vous utilisez le célèbre outil ChatGPT4 via Copilot de Microsoft afin poser la question suivante : « Que représente exactement le pasteur James Anderson pour les Francs-maçons », l’origine de l’information fournie par l’IA provient de 6 sites Web différents, dont 3 sont : en.wikipedia.org – fr.wikipedia.org – fr.wikipedia.org. Cela signifie que la moitié de la réponse est issue de l’encyclopédie Wikipedia. Chacun comprendra qu’il est donc fortement urgent de s’interroger sur la manière dont Wikipedia se nourrit et obtient ses sources pour remplir ses pages d’encyclopédie.
La réponse à cette question se divise en deux parties :
– 1° Les sources maçonniques de Wikipedia sont toutes filtrées, soit par l’algorithme qui efface vos contributions s’il estime que votre apport ne lui convient pas (sur quel critère concret ? Nul ne le sait)… soit, cette gestion est assurée par le fameux Frère KAgaoua du GOdF de Marseille, qui règne en Cerbère sur les pages maçonniques, faute de combattants pour venir l’épauler.
– 2° Les sources issues de la Presse nationale, ce qui veut dire que « Capital » ou « Paris Match » de Vincent Bolloré, ou encore « Le Figaro » du Groupe Dassault sont pour Wikipedia des éléments crédibles. En revanche, un article dans « Le Maine Libre » ou dans « Ouest France » ne sont pas reconnues, car la presse régionale n’a pas de crédit (étonnant non ?).
Avouez que dans les deux cas, nous sommes face à une hérésie totale !
Comment peut-on faire confiance à un seul homme (même bien intentionné) ou encore, se reposer sur les groupes financiers propriétaires des média nationaux pour nourrir l’IA ?
Lorsqu’on comprend que l’IA s’alimente sur une source très partiale et subjective (le Frère KAgaoua qui filtre) ou totalement influencée (Groupes de presse nationale ci-dessus), il y a lieu de s’inquiéter, non ?
MAIS ALORS, COMMENT FAIRE ?
La solution est assez simple :
Il suffit que les 8 plus grandes obédiences françaises se mettent autour d’une table et que chacune délègue un contributeur Wikipedia permanent.
Ainsi, un contrepoids permettra de rendre la gestion de l’information maçonnique juste et équitable.
Les maisons concernées sont : Grand Orient de France (GODF) – Grande Loge de France (GLDF) – Grande Loge nationale française (GLNF) – Grande Loge de l’Alliance maçonnique française (GL-AMF) – Le Droit humain (DH) – Grande Loge féminine de France (GLFF) – Grande Loge mixte de France (GLMF) – Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra (GLTSO).
Si un groupe d’une dizaine de Frères et Sœurs de tous horizons, pouvait contribuer à nourrir les informations qui alimentent l’IA et qui se diffusent quotidiennement sur tous les réseaux, l’avenir de la communication de notre Art s’en trouverait probablement transformé.
Faute d’une autogestion efficace des Obédiences, faudra t-il que 450fm se charge d’organiser cette table ronde ou mieux… prenne en charge cette mission avec les Sœurs et Frères des Obédiences concernés ? La question se pose sérieusement car à ce jour, aucune Obédience n’a pris la mesure de ce problème.
La Parole est aux Obédiences… et surtout à leurs membres.
Pour la troisième fois depuis octobre dernier, Le Poing a découvert que la Ville de Montpellier faisait la promotion d’associations douteuses sur son portail des assos et sur le site de l’Antigone des assos. Cette fois-ci, il s’agit d’une “astrologue Sophianique”, concept inventé par Pierre Lassalle, sulfureux leader du controversé mouvement “Kaya Team Universe” sur lequel nous avons déjà enquêté.
Agde a sa voyante ventriloque, Montpellier son “astrologue Sophianique”. Si elle n’intervient pas auprès du maire, celle-ci, via son association “Kairona”, figure néanmoins sur le portail des Assos de Montpellier et est répertorié sur le site de l’Antigone des associations, évènement ayant lieu en septembre pour présenter les différentes associations de Montpellier.
Capture d’écran du portail des assos de la Ville de Montpellier réalisée le 23 avril 2024.Capture d’écran du site d’Antigone des associations réalisée le 23 avril 2024.
Sur le site de Sylvianne Attard, créatrice de Kairona, on peut lire : “Je pratique l’astrologie sophianique créée par Pierre Lassalle apporte une vision globale et vivante de l’être humain et de son évolution, incluant sa dimension physique, psychologique, spirituelle et karmique.” Le site renvoie également à Kaya Team Universe, mouvement de l’auteur ésotérique Pierre Lassalle, sur lequel nous avons déjà écrit deux papiers. Sylvianne Attard revendique par ailleurs faire partie d’une “Ligue” (groupe au sein du mouvement Kaya Team).
En 2018, La Voix du Nord donnait la parole à Charline Delporte présidente du Centre national d’accompagnement familial et de formation face à l’emprise sectaire. Elle avait déclaré que « Pierre Lassalle est quelqu’un de très dangereux », et avait livré au quotidien du nord un témoignage glaçant : « C’est un leader sectaire à caractère thérapeutique, un homme dangereux qui attire des gens grâce à l’art, à ses livres… J’ai suivi l’histoire d’une jeune femme il y a quelques années. Élise était jeune kiné au CHR. C’était une fille intelligente, d’ailleurs les disciples de M. Lassalle ne sont pas du tout idiots. Elle avait envie de faire de la méditation, elle était fatiguée et a suivi une conférence de Pierre Lassalle. Au bout de sept formations, elle s’est suicidée. Elle en était arrivée à tirer les tarots pour savoir si elle pouvait soigner ou non tel jour. »
Dans un témoignage que nous avons recueilli, une ancienne adepte de Kaya Team Universe racontait avoir été victime d’emprise mentale, sur fond de théories conspirationnistes homophobes et antivax. « Cela m’a appauvrie, je préférais m’inscrire à des stages que payer mon loyer », nous avait-elle raconté.
Troisième fois depuis octobre
Car ce n’est pas la première fois que la Ville fait la promotion d’associations douteuses sur son portail des Assos ou à l’Antigone des assos. En octobre dernier, nous écrivions que la Ville faisait la promo d’une association de l’association de développement de l’anthroposophie. Mouvement spirituel pseudo-scientifique fondé au début du XXe siècle par l’occultiste autrichien Rudolph Steinner, l’anthroposophie est souvent identifiée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires comme pouvant présenter des risques pour la santé des personnes. Nous relevions aussi la présence d’une “médium et magnétiseuse” et autres “« rituels de dégagement énergétique par le plomb » au forum des associations d’Antigone. La Ville avait alors supprimé l’association de promotion de l’anthroposophie de son portail des Assos.
A quoi joue la Ville, alors que François Villette, directeur adjoint au cabinet de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, écrivait sur Facebook le 14 avril dernier que “la plus grande menace pesant sur nos libertés ne vient pas de l’État mais de groupes sectaires” ?
Quelques recherches rapides (ça nous a pris environ dix minutes avec un ordinateur et une connexion Internet) permettraient de remonter jusqu’à Pierre Lassalle, et donc de se poser quelques questions sur la probité de cette association. Que fait le service vie associative de la Ville de Montpellier ? Y-a-t-il un contrôle à priori sur les associations répertoriées à l’Antigone des associations ? Si oui, comment fonctionne-t-il ? Si non, ne serait-ce pas pertinent d’en effectuer ?
Des questions que nous avions déjà posé deux fois à la mairie de Montpellier, qui n’a toujours pas répondu à nos sollicitations, mais qui a supprimé les pages capturées ci-dessus. (Va-t-on devoir les éplucher une par une pour leur envoyer ?)
Organisation, par l’association « Les Copains de Lagos », d’une conférence ouverte à tous, en français sur le thème de « La Franc- Maçonnerie au Portugal ». Celle-ci aura lieu le jeudi 23 mai à 16h00 à la bibliothèque municipale de Lagos (12, R. Dr. Júlio Dantas 2, Lagos,)
Pour cette conférence, le Grand Maitre de la Grande Loge Unie du Portugal, élu depuis le 18 septembre 2021, le Dr. José Manuel Moreira sera présent.
Il a été l’un des fondateurs de la GLUP, Grande Loja Unida de Portugal, constituée le 4 juillet 2016 au sein de laquelle il a assumé plusieurs fonctions :
Grand Maitre adjoint
2ème Vice Grand Maitre
Président de l’association GLUP
1er Vice Grand Maitre
Le nombre de places étant limité, pour vous inscrire, merci d’adresser un mail à l’adresse de l’association : lescopainsdelagos2023@gmail.com
De notre confrère ladepeche.fr – Par Géraldine Jammet
Mardi 30 avril, la Grande loge de France organise une conférence publique à l’Ancien collège. Perry Wiley, grand maître Honoris Causa, explique comment la franc-maçonnerie s’ouvre à l’extérieur et attire de plus en plus de 25-35 ans « en quête de sens dans un monde compliqué ».
La franc-maçonnerie fascine autant qu’elle rebute. Depuis des années, les différentes obédiences démultiplient les actions d’ouverture au monde pour lever un voile encore opaque pour beaucoup. Ainsi, ce mardi 30 avril, à 19 heures, la Grande loge de France organise une conférence publique à l’Ancien collège*. Intitulée « Pourquoi devenir franc-maçon en Grande loge de France au XXIe siècle ? », elle sera dirigée par Perry Wiley, grand maître Honoris Causa qui anime l’émission « Divers aspects de la pensée contemporaine », sur France Culture.
Comment démystifier la franc-maçonnerie ?
J’emploierai plutôt le terme de démythifier car bien souvent, ceux qui en parlent ne sont pas francs-maçons et relaient des préconçus. On organise beaucoup de conférences et colloques partout en France et même, à l’étranger. J’ai l’honneur d’animer une émission sur Radio France et on ouvre toutes nos loges pour les Journées du patrimoine, ce qui attire toujours un public nombreux. Autant que possible, on essaie de dire ce que l’on est.
À savoir ?
Une loge est un endroit pour mieux se connaître. On y retrouve toutes les classes sociales, tous les corps de métiers, des demandeurs d’emploi et peu importe les croyances ou non. À la Grande loge de France (GLDF), qui rassemble 935 loges pour 31 000 membres, nos deux piliers sont la spiritualité et l’humanisme. Ce n’est pas un syndicat, une ONG ou un parti politique. Ce n’est pas non plus un lieu pour faire des affaires, j’insiste. C’est plutôt une école à penser, sans aucun dogme. On se pose beaucoup de questions sur l’Homme, sur ce que nous sommes. Le but, c’est d’améliorer l’humanité.
Pour quelles actions concrètes ?
Nos textes disent bien que « nous avons à poursuivre au-dehors l’œuvre commencée dans le temple ». En ce moment, sur la base de la question posée chaque année par le Grand maître, on travaille sur l’intelligence artificielle. Comme l’an dernier sur la question de la fin de vie, on transmettra ensuite notre synthèse sous forme de livre blanc à l’ensemble du gouvernement, des députés et sénateurs. Nous avons aussi envoyé de l’aide aux sinistrés des tremblements de terre au Maroc, en Turquie, Syrie, du matériel médical en Ukraine, de l’aide à des chercheurs sur le VIH. Je pense aussi à Pierre Simon, professeur en gynécologie et ancien Grand maître, qui fut l’artisan de la loi IVG aux côtés de Simone Weil.
Pourquoi les rites et le fameux secret maçonnique sont-ils importants ?
Il n’y a pas de secret, rien n’est caché. Le rite et les rituels qui rythment et ordonnent nos réunions, que nous appelons tenues, nous permettent d’établir cette méthode de travail qui nous différencie d’un club philosophique ou autre. En apprenant à mieux se connaître, en écoutant tous les autres, le frère de la GLDF peut alors agir dans la cité avec plus de pertinence.
La Grande loge n’est pas mixte, cela ne fait pas très moderne et XXIe siècle…
On peut le changer par le biais de notre pouvoir législatif et des assemblées générales. Cela fait 40 ans que je suis à la GLDF et le sujet n’a jamais été sollicité. Est-ce que les frères sont passéistes ? Le problème peut aussi être retourné : à la Grande Loge Féminine de France, il n’y a que des femmes… Et on organise régulièrement des rencontres et des colloques tous ensemble.
Comment être franc-maçon dans la région ?
On peut se faire parrainer mais pas seulement. Il est possible de candidater spontanément par le biais de notre site Internet. Il faudra alors expliciter ses motivations, c’est très facile. Il faut aussi être dans une commune qui dispose d’un temple et ils sont nombreux dans le Sud-Ouest. Il y en a notamment à Moissac et Montauban où se trouvent les loges organisatrices de la conférence de mardi. La Grande Loge Féminine de France est aussi à Montauban. Désormais, de plus en plus de jeunes âgés de 25 à 35 ans nous rejoignent car ils sont en quête de sens, de dialogue et de valeurs. Mais ce n’est pas toujours simple non plus, l’antimaçonnisme étant encore fort. D’ailleurs, les extrêmes dont on voit poindre le bout du nez à chaque élection ne sont pas tendres avec nous. Mais le franc-maçon reste un optimiste. Lucide mais pas béat.
*Maison de la culture, 25 allées de l’Empereur à Montauban. Inscriptions : www.gldf.org