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Paul Duchaine (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Bruxelles en 1872 et mort à Saint-Gilles en 1952, Paul Duchaine est un avocat belge, docteur en droit de l’Université libre de Bruxelles et conseiller au Conseil des Mines. Juriste prolifique, président du Touring Club de Belgique, il est surtout connu des historiens de l’Ordre pour La Franc-maçonnerie belge au XVIIIe siècle (1911), préfacée par le comte Goblet d’Alviella, qui reste une référence sur les loges des Pays-Bas autrichiens.

Un juriste de l’Université libre de Bruxelles

Paul Duchaine – Médaille loge Force sagesse Belge 09295

Paul Duchaine obtient en 1895 son doctorat en droit à l’Université libre de Bruxelles et s’inscrit au barreau. Il siège ensuite comme conseiller au Conseil des Mines. Ses premiers livres relèvent du droit public et économique : Du droit d’intervention des peuples (1897), La Question des Trusts (1900), Les Associations de producteurs (1903) ou Les Incompatibilités professionnelles (1905).

L’homme du Touring Club

Figure de la vie associative bruxelloise, Duchaine préside le Touring Club de Belgique ainsi que l’Union de la Presse périodique belge. Son action en faveur du tourisme lui vaut en 1925 le prix Peters-Bartsoen. Il était l’époux de Jeanne Le Bon (1877-1956).

La maçonnerie belge au siècle des Lumières

Publiée en 1911 avec une préface du comte Goblet d’Alviella, grand commandeur du Suprême Conseil de Belgique et figure majeure de la maçonnerie belge, La Franc-maçonnerie belge au XVIIIe siècle constitue son œuvre principale. Duchaine y retrace l’essor des loges dans les Pays-Bas autrichiens, leurs liens avec les obédiences étrangères et leur sociabilité, en s’appuyant sur une documentation plus large que celle de ses prédécesseurs.

Le livre prolonge et corrige l’Histoire de l’Ordre maçonnique en Belgique d’Adolphe Cordier (1854). Il a été recensé dès sa parution dans les revues savantes, notamment la Revue du Nord, et a fait l’objet de rééditions récentes.

Des archives au service des chercheurs

Les archives personnelles de Paul Duchaine, conservées à l’Université libre de Bruxelles, couvrent les années 1910 à 1937. Elles comprennent sa correspondance avec des historiens, des notes bibliographiques et des documents liés à ses recherches sur l’histoire maçonnique belge, et constituent aujourd’hui une ressource pour les chercheurs.

Principaux ouvrages

  • La Franc-maçonnerie belge au XVIIIe siècle, préface de Goblet d’Alviella, Bruxelles, 1911
  • Du droit d’intervention des peuples, 1897
  • La Question des Trusts, 1900
  • Les Associations de producteurs, 1903
  • Les Incompatibilités professionnelles, 1905
  • Du droit maritime, 1906
  • Du droit industriel, 1906

Une référence pour l’histoire des loges belges

Plus d’un siècle après sa parution, La Franc-maçonnerie belge au XVIIIe siècle reste un passage obligé pour qui s’intéresse aux débuts de la maçonnerie dans les provinces belges. Juriste rigoureux, Paul Duchaine a fait entrer l’histoire des loges dans une démarche plus documentée, à la charnière entre l’historiographie militante du XIXe siècle et la recherche universitaire du XXe siècle.

Voir aussi dans le glossaire : Loge d’En Haut, Lumières (trois), Suprême Conseil.

Glossaire de la franc-maçonnerie

Francis Delbeke (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Anvers en 1888 et mort à Sambreville, le baron Francis Delbeke est un avocat, banquier, historien et amateur d’art belge, docteur en droit et docteur en histoire. Fils d’un ministre catholique de Léopold II, grand bibliophile du XVIIIe siècle, il a consacré plusieurs études au barreau d’Ancien Régime et aux origines de la Belgique. Il a publié en 1938 La franc-maçonnerie et la Révolution française et autres essais, contribution d’un historien à un débat alors très vif.

Un héritier de la bourgeoisie catholique anversoise

Francis Delbeke – Schmalzigaug (1916-1917) - Baron Francis Delbeke

Francis Delbeke est le fils du baron Auguste Delbeke, ministre catholique sous Léopold II. Formé chez les jésuites au collège Saint-Jean-Berchmans, il étudie le droit à l’université catholique de Louvain, où il obtient un doctorat en droit puis un doctorat en histoire. En 1910, il épouse Emmy Eiffe, issue d’une famille protestante descendant de l’armateur bruxellois Lambert Straatman.

Du barreau à la banque

Il entre au barreau d’Anvers en 1910. À partir de 1923, il se tourne vers la finance au sein de la Banque commerciale de Belgique, puis succède en 1926 à son père comme administrateur de la Caisse hypothécaire belge. Cette double carrière juridique et financière ne l’empêche pas de poursuivre des recherches historiques suivies.

L’historien du XVIIIe siècle

Bibliophile réputé pour sa bibliothèque consacrée au XVIIIe siècle, Delbeke publie Le Barreau à la fin de l’ancien régime (1920), puis L’Action politique et sociale des avocats au XVIIIe siècle (Louvain-Paris, 1927) et À travers les origines de la nationalité belge (Bruxelles, 1930). C’est dans ce sillage qu’il aborde la question maçonnique avec La franc-maçonnerie et la Révolution française et autres essais, paru à Anvers en 1938, à une époque où le rôle supposé des loges dans la Révolution nourrissait encore une abondante littérature polémique.

Le collectionneur et l’ami des peintres

Sa véritable passion reste l’art. Il réunit une importante collection de peintures et se lie avec le peintre anversois d’origine allemande Jules Schmalzigaug, qui réalise en 1917 un portrait cubiste du baron, aujourd’hui conservé aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles. Delbeke siège dans les instances des musées d’art d’Anvers et préside la section des livres d’art de l’Exposition internationale d’Anvers de 1930.

Principaux ouvrages

  • La franc-maçonnerie et la Révolution française et autres essais, Anvers, 1938
  • Le Barreau à la fin de l’ancien régime, 1920
  • L’Action politique et sociale des avocats au XVIIIe siècle, Louvain-Paris, 1927
  • À travers les origines de la nationalité belge, Bruxelles, 1930
  • Soixante-dix modestes réflexions d’un septuagénaire, 1888-1958, 1958

Un regard d’historien sur un débat passionné

Francis Delbeke n’est pas un auteur maçonnique au sens strict, et rien n’atteste qu’il ait été initié. Son intérêt est celui d’un historien du XVIIIe siècle, familier des milieux juridiques et des Lumières, qui se saisit d’une question alors brûlante : celle des liens entre les loges et la Révolution française. Son essai de 1938 témoigne de la manière dont l’historiographie belge de l’entre-deux-guerres s’est emparée de ce thème, et mérite d’être relu à ce titre.

Voir aussi dans le glossaire : Bicentenaire de la Révolution française (antimaçonnisme), Lumières (trois), Loge, Affaire Dreyfus (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

Claude Darche (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Née en 1958 à Saint-Cloud, Claude Darche est une autrice française spécialiste de l’ésotérisme et de la franc-maçonnerie. Grande Maîtresse de la Grande Loge féminine de Memphis-Misraïm de 2002 à 2006, elle a signé une série de guides devenus des classiques des bibliothèques de loge, les Vade-mecum de l’Apprenti, du Compagnon et du Maître, prolongés par des volumes sur les hauts grades et les offices. Elle s’intéresse aussi au tarot, à l’intuition et à la symbolique initiatique.

À la tête d’une obédience féminine égyptienne

Claude Darche – VM 04422 – Jewel of the Memphis-Misraïm Rite – 19th century

Claude Darche a exercé de 2002 à 2006 la charge de Grande Maîtresse de la Grande Loge féminine de Memphis-Misraïm, obédience qui pratique le rite égyptien dans sa forme féminine. Cette expérience de gouvernance, au contact des loges et des rituels, irrigue l’ensemble de ses ouvrages, conçus d’abord comme des outils de travail pour les sœurs et les frères.

Elle est également membre du comité scientifique du Musée de la franc-maçonnerie, à Paris.

Les Vade-mecum, une pédagogie du grade

Sa notoriété repose sur la collection des Vade-mecum, publiés chez Dervy à partir de 2006. Le Vade-mecum de l’Apprenti (2006) est suivi du Vade-mecum du Compagnon (2007) et du Vade-mecum du Maître (2008). Chaque volume, bref et dense, reprend les symboles, les outils et les étapes rituelles du grade, pour aider le nouvel initié à s’orienter sans dévoiler ce qui relève du secret rituel.

La série s’est étendue au Vade-mecum des Hauts Grades (2009), au Vade-mecum du second surveillant, consacré à l’un des offices clés de la loge, et au Vade-mecum des Ordres de Sagesse du Rite français. L’ensemble a été réuni dans un coffret, La Franc-maçonnerie à travers ses grades.

Mourir pour renaître

Avec Méditations dans le temple et Mourir pour renaître au travers des grades maçonniques, Claude Darche aborde la dimension intérieure de l’initiation. Elle y relit la progression des grades comme une succession de morts symboliques et de renaissances, thème central de la tradition initiatique, de la légende d’Hiram aux degrés de sagesse.

Tarot, intuition et symbolisme

Au-delà de la franc-maçonnerie, Claude Darche s’intéresse au tarot de Marseille, à l’intelligence intuitive et aux phénomènes de synchronicité, auxquels elle consacre plusieurs livres, dont La Pratique du tarot de Marseille et Développer son intuition. Elle exerce également une activité de coaching. Ses ouvrages sont parus notamment chez Dervy, Dangles, Trédaniel et aux Éditions du Rocher.

Principaux ouvrages

  • Vade-mecum de l’Apprenti, Dervy, 2006
  • Vade-mecum du Compagnon, Dervy, 2007
  • Vade-mecum du Maître, Dervy, 2008
  • Vade-mecum des Hauts Grades, Dervy, 2009
  • Vade-mecum du second surveillant, Dervy
  • Vade-mecum des Ordres de Sagesse du Rite français, Dervy
  • La Franc-maçonnerie à travers ses grades (coffret), Dervy
  • Méditations dans le temple, Dervy
  • Mourir pour renaître au travers des grades maçonniques, Dervy

Une transmission au service des loges

L’apport de Claude Darche tient moins à l’érudition historique qu’à la transmission. Ses Vade-mecum répondent à un besoin très concret des ateliers : offrir à chaque grade un compagnon de route clair, accessible et respectueux de la discrétion rituelle. Issue d’une obédience féminine et d’un rite égyptien, elle a contribué à faire entendre la voix des femmes dans l’édition maçonnique francophone, et ses livres figurent aujourd’hui parmi les premières lectures conseillées à bien des apprentis.

Voir aussi dans le glossaire : Apprenti, Compagnon, Maître, Hauts Grades Supérieurs au troisième degré.

Glossaire de la franc-maçonnerie

Jean-Noël Cuénod (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Genève en 1948, Jean-Noël Cuénod est un journaliste, poète et essayiste suisse. Longtemps chroniqueur judiciaire et grand reporter de la Tribune de Genève et de 24 Heures, puis correspondant à Paris, il mène en parallèle une œuvre poétique abondante. Franc-maçon revendiqué, membre d’une loge de la Grande Loge suisse Alpina et d’une loge du Grand Orient de France, il a consacré à la démarche initiatique un essai remarqué, La Franc-Maçonnerie et la Nature (1997).

De la chronique judiciaire au grand reportage

Jean-Noël Cuénod – Jean-Noël Cuénod

Jean-Noël Cuénod fait l’essentiel de sa carrière dans la presse romande. Chroniqueur judiciaire puis grand reporter pour la Tribune de Genève et 24 Heures, il devient ensuite leur correspondant à Paris. Il occupe également les fonctions de rédacteur en chef du mensuel La Cité, collabore à l’émission « Tous politiques » de France Inter et s’associe à la société de production Saint-Louis Productions.

En 1993, il reçoit le premier prix de la Fondation de la Berner Zeitung pour l’ensemble de son travail journalistique. Ses années au palais de justice nourrissent plusieurs livres, dont Échec aux juges (Éditions du Rocher, 1998), consacré à l’affaire Sasea-Crédit lyonnais, ou Ne tirez pas sur le Jury ! (Slatkine, 2009).

Deux loges, deux pays

Cuénod n’a jamais fait mystère de son appartenance maçonnique. Il est membre de la loge La Constance, à l’Orient d’Aubonne, l’un des plus anciens ateliers de la Grande Loge suisse Alpina, et rattaché à la loge La Pensée écossaise du Grand Orient de France, à Paris. Ce double ancrage, helvétique et français, lui donne un regard comparatiste sur des maçonneries aux cultures très différentes.

Sur son blog, Un Plouc chez les Bobos, il publie régulièrement des textes sur la franc-maçonnerie, ses outils symboliques et les attaques dont elle fait l’objet, défendant une maçonnerie conçue comme un atelier de construction de l’humain.

La nature comme temple

Paru aux Éditions du Borrégo en 1997, La Franc-Maçonnerie et la Nature est sa principale contribution à la littérature maçonnique. L’essai interroge la place du monde naturel dans le symbolisme des loges – outils, matériaux, cycles, lumière – et propose de lire la démarche initiatique comme une manière d’habiter le monde. On y retrouve la sensibilité du poète autant que la rigueur du journaliste.

Un poète primé

Jean-Noël Cuénod – Un temple maçonnique de la GLSA

Jean-Noël Cuénod a publié une dizaine de recueils de poésie, de Sang Matin (Caractères, 2000) à Éclats d’instants (Éditions des Sables, 2023). Son recueil Qui a éteint le feu ? (Éditions des Sables, 2019) a reçu le prix Renée-Vivien. Il s’est aussi intéressé aux questions religieuses avec Touche pas à mon Dieu ! (2007) puis Ne retouche pas à mon dieu ! (Slatkine, 2015), et a présidé à Genève la commission chargée de mettre en œuvre l’article de la Constitution cantonale relatif aux relations avec les communautés religieuses.

Principaux ouvrages

  • La Franc-Maçonnerie et la Nature, Éditions du Borrégo, 1997
  • Vérité-Vérités ou la justice au quotidien, Promoédition, 1996
  • Échec aux juges, l’affaire Sasea-Crédit lyonnais, Éditions du Rocher, 1998
  • Touche pas à mon Dieu !, Tribune de Genève, 2007
  • Ne tirez pas sur le Jury !, Slatkine, 2009
  • Quinquennat d’un plouc chez les bobos, Slatkine, 2012
  • Ne retouche pas à mon dieu !, Slatkine, 2015
  • Qui a éteint le feu ?, Éditions des Sables, 2019
  • Éclats d’instants, Éditions des Sables, 2023
  • Le dernier amant de la Veuve, Slatkine, 2024

Une voix maçonnique dans le débat public

Sans être un historien de l’Ordre, Jean-Noël Cuénod incarne une figure de franc-maçon engagé dans la cité : journaliste attentif à la justice et aux libertés, poète porté vers le symbolisme, il fait dialoguer la loge et l’espace public. Son essai sur la franc-maçonnerie et la nature, comme ses chroniques, offrent un témoignage précieux sur la manière dont la démarche initiatique peut irriguer une écriture et un engagement civique, de part et d’autre du Jura.

À lire sur 450.fm : Répertoire de sites web maçonniques non institutionnels.

Voir aussi dans le glossaire : Loge, Symbolisme, Initiation.

Glossaire de la franc-maçonnerie

Adolphe Cordier (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Havay, dans l’actuelle commune de Quévy (Hainaut), et mort à Mons, Adolphe Cordier est un médecin militaire belge du XIXe siècle, également journaliste et historien amateur. Son nom reste attaché à un livre pionnier, l’Histoire de l’Ordre maçonnique en Belgique, publié à Mons en 1854 : l’une des toutes premières synthèses consacrées aux loges des anciens Pays-Bas autrichiens puis de la Belgique indépendante, dont les historiens discutent encore les sources et les affirmations.

Un médecin des armées dans le Hainaut

Adolphe Cordier – Bruxelles rue de Laeken 73

Les informations biographiques sur Adolphe Cordier restent rares. On sait qu’il naît à Havay, village du Hainaut aujourd’hui rattaché à Quévy, et qu’il meurt à Mons, ville à laquelle il demeure lié toute sa vie. Officier de santé de l’armée belge, il appartient à cette génération de praticiens qui, au lendemain de l’indépendance de 1830, participent à l’organisation des institutions du jeune État.

Son intérêt pour la condition du soldat se lit dans un essai publié à Anvers en 1866, le Coup d’œil sur le système pénitentiaire de l’armée et les réformes qui lui sont applicables, où le médecin se fait réformateur et plaide pour une humanisation de la discipline militaire.

La plume du journaliste montois

Parallèlement à son métier, Cordier écrit pour la presse locale, notamment pour L’Organe de Mons. Ce double ancrage – institution militaire et journalisme d’opinion – fait de lui un observateur attentif de la vie publique hennuyère au milieu du XIXe siècle, à une époque où la franc-maçonnerie belge occupe une place centrale dans les débats entre libéraux et catholiques.

Une histoire des loges belges en 1854

Publiée à Mons en 1854, l’Histoire de l’Ordre maçonnique en Belgique constitue son principal titre de notoriété. L’ouvrage retrace l’implantation des loges dans les provinces belges depuis le XVIIIe siècle et se prévaut de renseignements tirés de sources non ouvertes aux profanes : archives et documents de loges auxquels l’auteur affirme avoir eu accès.

C’est à la fois la force et la faiblesse du livre. Il rassemble des données sur les origines des ateliers et leurs premiers membres que l’on ne trouve guère ailleurs, mais ces informations, faute de références contrôlables, demeurent difficiles à vérifier pour les historiens. Certaines affirmations ont ainsi été contestées par la suite, en particulier celles relatives à l’appartenance maçonnique de Charles de Lorraine, gouverneur des Pays-Bas autrichiens.

Une œuvre prolongée et discutée

Le travail de Cordier a trouvé un prolongement au XXe siècle avec les recherches de Paul Duchaine, auteur de La Franc-maçonnerie belge au XVIIIe siècle (1911), qui reprend le chantier sur des bases documentaires plus larges. Les maçonnologues belges plus récents, comme Jean van Win, ont soumis certaines de ses thèses à la critique, tout en reconnaissant le caractère fondateur de son livre.

Principaux ouvrages

  • Histoire de l’Ordre maçonnique en Belgique, Mons, 1854
  • Coup d’œil sur le système pénitentiaire de l’armée et les réformes qui lui sont applicables, Anvers, 1866

Un défricheur de l’historiographie maçonnique belge

Adolphe Cordier n’est pas un historien de métier, et son livre porte les marques d’une époque où l’histoire maçonnique s’écrivait souvent de l’intérieur, sans appareil critique. Mais en 1854, il est l’un des premiers à proposer une vue d’ensemble de la maçonnerie belge. À ce titre, son Histoire de l’Ordre maçonnique en Belgique reste un jalon que tout chercheur s’intéressant aux loges du Hainaut, de Bruxelles ou des Pays-Bas autrichiens doit connaître – à lire avec prudence, en confrontant ses affirmations aux archives.

Voir aussi dans le glossaire : Loge d’En Haut, Obédience, Profane.

Glossaire de la franc-maçonnerie

Jack Chaboud (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Lyon en 1943, Jack Chaboud est un écrivain français dont l’œuvre se partage entre romans, littérature pour la jeunesse et ouvrages sur la franc-maçonnerie. Diplômé de Sciences Po Grenoble, longtemps journaliste et directeur de collections, membre du Grand Orient de France, il a publié une dizaine de livres de vulgarisation maçonnique, de Paroles de francs-maçons (Albin Michel, 1996) à La Franc-maçonnerie, histoire, mythes et réalité (Librio, 2004), ainsi que des romans policiers à décor maçonnique.

Un Lyonnais entre pétrole, presse et édition

Jack Chaboud, écrivain, romancier et essayiste

Après des études secondaires au lycée du Parc, à Lyon, Jack Chaboud est diplômé de l’Institut d’études politiques de Grenoble en 1966 et licencié ès lettres. Il travaille d’abord dans l’industrie pétrolière, puis enseigne la communication à l’IEP de Grenoble et au CELSA, tout en collaborant à plusieurs journaux et agences rédactionnelles.

Il devient ensuite un acteur de l’édition jeunesse : directeur des collections de romans chez Magnard Jeunesse, puis responsable de publications chez Plon à partir de 2006. Il s’engage aussi dans la vie associative du livre, au sein de Lire et faire lire, du festival Quais du polar à Lyon ou de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, et participe à la fondation de l’association AFRANE.

Expliquer la franc-maçonnerie

Membre du Grand Orient de France, Jack Chaboud siège de 2000 à 2004 au comité de rédaction de la revue Humanisme. Son premier livre maçonnique, Les Francs-maçons, ces bâtisseurs du temple intérieur, paraît chez Aubéron en 1994. Deux ans plus tard, Paroles de francs-maçons (Albin Michel, 1996) donne la parole aux initiés eux-mêmes.

Suivent plusieurs synthèses pour le grand public : La Franc-maçonnerie, histoire, mythes et réalité (Librio, 2004), Découverte de la franc-maçonnerie (Plon, 2006), Tout comprendre sur la franc-maçonnerie (2008), La Franc-maçonnerie, au-delà du secret (2010) ou encore 20 clés pour comprendre la franc-maçonnerie (Albin Michel, 2013). Il signe aussi L’Ésotérisme pour les Nuls (First, 2015).

Le roman comme loge d’accueil

Romancier, Jack Chaboud fait entrer la maçonnerie dans la fiction policière. Le Tronc de la veuve (Dervy, 2014) et Le Signe de détresse (Dervy, 2018) jouent avec les mots, les symboles et les rituels des loges pour bâtir des intrigues accessibles aux profanes. En 2021, Le Mystère dévoilé et autres récits maçonniques rassemble des textes de fiction inspirés de la vie des ateliers.

Il est également l’auteur de romans comme La Diva dans l’abîme (Le Rocher, 1997) et de très nombreux livres pour la jeunesse, ce qui fait de lui l’un des rares auteurs maçonniques à écrire aussi pour les enfants et les adolescents.

Principaux ouvrages

  • Les Francs-maçons, ces bâtisseurs du temple intérieur, Aubéron, 1994
  • Paroles de francs-maçons, Albin Michel, 1996
  • La Franc-maçonnerie, histoire, mythes et réalité, Librio, 2004
  • Découverte de la franc-maçonnerie, Plon, 2006
  • Tout comprendre sur la franc-maçonnerie, Hachette/Le Chêne, 2008
  • La Franc-maçonnerie, au-delà du secret, Éditions Chronique, 2010
  • Les Francs-maçons, Milan, 2012
  • 20 clés pour comprendre la franc-maçonnerie, Albin Michel, 2013
  • Le Tronc de la veuve, Dervy, 2014
  • L’Ésotérisme pour les Nuls, First, 2015
  • Le Signe de détresse, Dervy, 2018
  • Le Mystère dévoilé et autres récits maçonniques, Éditions Complicités, 2021
  • La Franc-maçonnerie, tout comprendre, EPA Éditeur, octobre 2008

Un vulgarisateur de la maçonnerie humaniste

Jack Chaboud appartient à cette génération d’auteurs qui, depuis les années 1990, ont entrepris d’expliquer la franc-maçonnerie au grand public sans la trahir. Fidèle à la sensibilité humaniste et adogmatique du Grand Orient de France, il conjugue rigueur pédagogique et talent de conteur. Ses essais comme ses romans offrent une porte d’entrée claire et vivante vers l’univers des loges, pour le profane curieux comme pour le jeune initié.

À lire sur 450.fm : 27/09/25 au Musée de Berne : « La symbolique maçonnique dans les bandes dessinées », Bandes Dessinées et Franc-maçonnerie : une exposition exceptionnelle au Musée Maçonnique de Berne, Tintin et son chien Milou sont-ils des illuminés?.

Voir aussi dans le glossaire : Temple, Tronc de la veuve, Humanisme maçonnique (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

Jules Boucher (Auteur)

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Né le 28 février 1902 et mort le 9 juin 1955, Jules Boucher est un écrivain, occultiste, alchimiste et franc-maçon français. Disciple de l’alchimiste Fulcanelli, initié tardivement à la Grande Loge de France en pleine Occupation, fondateur d’un Ordre martiniste rectifié, il a peu publié, mais l’un de ses livres est devenu un classique absolu des loges francophones : La Symbolique maçonnique (Dervy, 1948), sans cesse réédité depuis plus de soixante-dix ans.

Dans le sillage de Fulcanelli

Jules Boucher – Мasonic symbols

Les éléments biographiques sur Jules Boucher restent minces. On sait qu’il se forme très tôt à l’ésotérisme et à l’alchimie, et qu’il se présente comme un disciple de Fulcanelli, l’énigmatique auteur du Mystère des cathédrales ; la dédicace de son Manuel de magie pratique en porte la trace.

À partir de 1935, il collabore à plusieurs revues occultistes, où il publie des articles réputés pour leur documentation. Il fréquente divers cercles d’étude de la pensée magique, à une époque où Paris compte de nombreux groupes héritiers de Papus et de l’occultisme fin-de-siècle.

Un Manuel de magie pratique

En 1941 paraît aux Éditions Niclaus son Manuel de magie pratique. L’ouvrage expose avec méthode les principes, les instruments et les opérations de la magie cérémonielle, en s’appuyant sur une solide connaissance des sources anciennes. Il est devenu un texte de référence des études magiques et a été réédité à plusieurs reprises, notamment par Gutenberg Reprints en 2006.

Une initiation sous l’Occupation

Jules Boucher entre en franc-maçonnerie à 41 ans, en 1943, alors que les loges sont interdites par le régime de Vichy. Il est initié dans la loge clandestine « L’Arche d’alliance » de la Grande Loge de France, à Paris. Cette initiation dans la clandestinité marque profondément son rapport à l’Ordre, qu’il envisage avant tout comme une voie spirituelle et symbolique.

Après la guerre, il collabore à des revues maçonniques, notamment à Le Symbolisme, la revue fondée par Oswald Wirth. En 1948, il fonde l’Ordre martiniste rectifié, témoignant de son attachement au courant illuministe issu de Louis-Claude de Saint-Martin.

La Symbolique maçonnique

Publiée chez Dervy en 1948, La Symbolique maçonnique ou l’art royal remis en lumière passe en revue le temple, les outils, les nombres, les couleurs, les gestes et les grades de la maçonnerie bleue. Boucher y adopte une lecture ésotérique et hermétique, nourrie d’alchimie, et insiste sur le respect scrupuleux du rituel, y compris dans ses aspects jugés désuets par certains. Réédité en 1979 puis régulièrement, l’ouvrage est devenu un classique de la bibliothèque des apprentis.

Victime d’une grave crise cardiaque en 1951, Jules Boucher se retire de la vie publique pendant les quatre dernières années de sa vie. Il repose au cimetière parisien d’Ivry.

Principaux ouvrages

  • Manuel de magie pratique, Niclaus, 1941 (rééd. Gutenberg Reprints, 2006)
  • La Symbolique maçonnique ou l’art royal remis en lumière, Dervy, 1948 (rééd. 1979)

Un livre de chevet pour les loges

Rares sont les auteurs dont un seul livre a autant marqué la maçonnerie francophone. Par sa clarté, son érudition symbolique et sa sensibilité hermétique, La Symbolique maçonnique a accompagné des générations d’initiés dans la découverte du temple et de ses outils. On peut discuter ses interprétations, souvent plus ésotériques qu’historiques ; elles n’en ont pas moins contribué à fixer, pour la seconde moitié du XXe siècle, une lecture spiritualiste du symbolisme des loges, en particulier au sein de la Grande Loge de France.

À lire sur 450.fm : La PAROLE PERDUE : Mais qu’avons-nous réellement perdu ?, L’humilité : la force silencieuse qui élève l’homme, Le Smartphone : nouveau miroir de Narcisse.

Voir aussi dans le glossaire : Symbolisme, Outils, Alchimie et soupçon antimaçonnique (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

Nicolas de Bonneville (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Évreux le 13 mars 1760 et mort à Paris le 9 novembre 1828, Nicolas de Bonneville est un libraire-imprimeur, journaliste, écrivain et franc-maçon français. Initié en Angleterre en 1786, acteur de la Révolution, fondateur du Cercle social et du journal La Bouche de fer, ami de Thomas Paine, il a laissé avec Les Jésuites chassés de la maçonnerie et leur poignard brisé par les maçons (1788) un pamphlet resté célèbre dans l’histoire des théories sur les origines des hauts grades.

D’Évreux à Paris

Nicolas de Bonneville, imprimeur et journaliste révolutionnaire

Fils d’un procureur du roi, Nicolas de Bonneville quitte sa ville natale après avoir refusé de soutenir que Rousseau était athée. À Paris, il étudie les langues et la philologie et bénéficie de la protection de D’Alembert. Traducteur, il publie en 1786 un Choix de petits romans imités de l’allemand.

C’est lors d’un séjour en Angleterre, en 1786, qu’il est initié à la franc-maçonnerie. L’expérience nourrit aussitôt son œuvre : deux ans plus tard paraissent La Maçonnerie écossaise et, surtout, Les Jésuites chassés de la maçonnerie.

Les Jésuites et le poignard des hauts grades

Dans Les Jésuites chassés de la maçonnerie et leur poignard brisé par les maçons (1788), Bonneville soutient que les jésuites auraient introduit dans les grades maçonniques les mythes templiers et l’esprit de vengeance. Les grades de vengeance, avec leur poignard, seraient selon lui la trace de cette infiltration.

La thèse, sans fondement documentaire, est caractéristique d’une époque où l’on cherche à expliquer la prolifération des hauts grades par des complots. Elle connaîtra pourtant une longue postérité, en inversant d’avance les accusations que l’abbé Barruel portera bientôt contre la maçonnerie elle-même.

Le Cercle social et La Bouche de fer

Dès 1789, Bonneville s’engage dans la Révolution : il compte parmi les premiers à appeler à la prise de la Bastille, devient président du district des Carmes et publie Le Tribun du peuple. En 1790, il fonde avec l’abbé Claude Fauchet le Cercle social, dont le journal La Bouche de fer diffuse les travaux. On y croise Condorcet, Louis-Sébastien Mercier ou Thomas Paine.

Le Cercle social, organisé en partie sur le modèle des loges, défend le suffrage universel, la liberté de la presse et une forme de religion civique fondée sur la fraternité. Proche des Girondins, Bonneville s’oppose aux massacres de septembre 1792 ; arrêté sous la Terreur, il est libéré après la chute de Robespierre.

L’ami de Thomas Paine

Nicolas de Bonneville – Bonneville Nicolas Francois Neufchateau

Bonneville se lie d’une profonde amitié avec Thomas Paine, dont il traduit l’essai sur l’origine de la franc-maçonnerie et qu’il héberge de 1797 à 1800. Pour avoir comparé Bonaparte à Cromwell, il est emprisonné et voit ses presses confisquées. Ruiné, il passe un temps aux États-Unis, où Paine a accueilli sa famille, puis revient tenir à Paris un modeste commerce de livres. Il meurt dans la misère ; ses obsèques sont financées par une souscription à laquelle participent Charles Nodier, Victor Hugo et Alfred de Vigny.

Principaux ouvrages

  • Choix de petits romans imités de l’allemand, 1786
  • Lettre à Condorcet, 1787
  • La Maçonnerie écossaise, 1788
  • Les Jésuites chassés de la maçonnerie et leur poignard brisé par les maçons, 1788
  • Le Tribun du peuple, 1789
  • Histoire de l’Europe moderne, 1789-1792
  • La Bouche de fer (journal), 1790-1791
  • De l’esprit des religions, 1792
  • Le Vieux Tribun du peuple, 1793
  • L’Hymne des combats, 1797

Un maçon des Lumières dans la Révolution

Nicolas de Bonneville incarne la rencontre entre la sociabilité maçonnique des Lumières et l’engagement révolutionnaire. Son pamphlet de 1788 témoigne des débats passionnés suscités par les hauts grades et la légende templière, tandis que le Cercle social montre comment des idéaux nés dans les loges – fraternité, égalité, perfectionnement de l’homme – ont pu être transposés dans l’espace public. Figure tragique, longtemps oubliée, il reste un témoin essentiel des liens réels et fantasmés entre franc-maçonnerie et Révolution.

À lire sur 450.fm : « Humanisme » explore les défis contemporains du service public, 13-15/06/24 : IXe conférence mondiale sur l’histoire de la Franc-maçonnerie, au GODF, Est-il nécessaire de croire que tous les Francs-maçons sont nos frères ?.

Voir aussi dans le glossaire : Hauts Grades Supérieurs au troisième degré, Templiers (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

Alain Bernheim (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Paris le 23 mai 1931 et mort à Montreux, en Suisse, le 26 décembre 2022, Alain Bernheim mène deux vies : celle d’un pianiste concertiste, puis celle d’un historien de la franc-maçonnerie parmi les plus exigeants de sa génération. Premier maçon français élu membre titulaire de la loge de recherche Quatuor Coronati de Londres, spécialiste du Rite écossais ancien et accepté et des questions de régularité, il a laissé une œuvre fondée sur les archives, dont Le Rite en 33 grades (Dervy, 2011).

Deux mille concerts

Alain Bernheim, pianiste et historien maçonnique

Élève du Conservatoire de Paris, où il obtient un premier prix de piano en 1953, Alain Bernheim se perfectionne notamment auprès de Magda Tagliaferro et, grâce à une bourse Fulbright, au New England Conservatory de Boston. La même année, il partage le deuxième prix du concours international de Bucarest avec Vladimir Ashkenazy.

Il fait ses débuts au Carnegie Hall de New York le 25 février 1960 et donne environ deux mille concerts jusqu’en 1980, date à laquelle des raisons de santé le contraignent à quitter la scène. Une seconde carrière commence alors, entièrement consacrée à la recherche.

Un chercheur dans les archives

Initié en 1963, Alain Bernheim appartient au Grand Orient de France, puis à la Grande Loge suisse Alpina et à la Grande Loge régulière de Belgique. Il aborde l’histoire maçonnique en méthodologue : retour aux manuscrits, édition critique des sources, refus des légendes complaisantes. Il publie environ 150 articles en français, en anglais et en allemand, dans les revues savantes de l’Ordre.

Il signe l’introduction de rééditions majeures, comme l’Histoire du Grand Orient de France de Jouaust (1989) ou le Mémoire justificatif de La Chaussée et l’histoire de la fondation du Grand Orient par Thory (1992), ainsi que les Recherches sur le Rite écossais ancien et accepté de Daruty (2001). En 1994, il publie Les Débuts de la franc-maçonnerie à Genève et en Suisse (Slatkine).

Le Rite écossais et la régularité

Sa grande affaire reste l’histoire des hauts grades et du Rite écossais ancien et accepté. Le Rite en 33 grades. De Frederick Dalcho à Charles Riandey (Dervy, 2011), couronné par le prix littéraire de la Maçonnerie française, retrace la formation du rite et de ses Suprêmes Conseils. Avec Arturo de Hoyos, il présente le « manuscrit Francken », témoin des hauts grades au XVIIIe siècle.

Il consacre aussi des études aux discours de Ramsay (Ramsay et ses deux discours, 2012), aux Deux plus anciens manuscrits des grades symboliques de la franc-maçonnerie de langue française (Dervy, 2013) et à la notion de Régularité maçonnique (Télètes, 2015), parue en anglais sous le titre Masonic Regularity. En 2017, il publie Une histoire secrète du Rite écossais rectifié (Slatkine).

Une reconnaissance internationale

Membre de la loge Quatuor Coronati n° 2076, il y reçoit le prix Norman Spencer en 1986 et en 1993. La Scottish Rite Research Society lui décerne la distinction d’Albert Gallatin Mackey Scholar, et il reçoit en 2014 le prix spécial Acacia d’or pour l’ensemble de son œuvre. Le Suprême Conseil de France le nomme membre d’honneur en 2014, puis Grand Commandeur honoris causa en 2018.

Principaux ouvrages

  • Les Débuts de la franc-maçonnerie à Genève et en Suisse, Slatkine, 1994
  • Réalité maçonnique, Masonica, 2007
  • Une certaine idée de la franc-maçonnerie, Dervy, 2008
  • Le Rite en 33 grades. De Frederick Dalcho à Charles Riandey, Dervy, 2011
  • Ramsay et ses deux discours, Télètes, 2012
  • Les Deux plus anciens manuscrits des grades symboliques de la franc-maçonnerie de langue française, Dervy, 2013
  • Régularité maçonnique, Télètes, 2015
  • Freemasonry’s Royal Secret. The « Francken Manuscript » of the High Degrees (avec Arturo de Hoyos), Scottish Rite Research Society
  • Une histoire secrète du Rite écossais rectifié, Slatkine, 2017

L’exigence de la preuve

Alain Bernheim a porté dans l’histoire maçonnique l’exigence d’un interprète face à la partition : fidélité au texte, refus des embellissements. Ses travaux sur le Rite écossais, la régularité et les premiers manuscrits ont renouvelé la connaissance des hauts grades et servi de référence aux chercheurs francophones comme anglo-saxons. Son œuvre rappelle que la maçonnerie gagne toujours à connaître son histoire réelle plutôt que ses mythes.

À lire sur 450.fm : Passage à l’Orient Éternel du Très Illustre Frère Alain Bernheim, Pierre Noël est passé à l’Orient Éternel, Les maçons doivent reprendre le stylo s’ils veulent rester intelligents.

Voir aussi dans le glossaire : Suprême Conseil, Hauts Grades Supérieurs au troisième degré, Régularité.

Glossaire de la franc-maçonnerie

Philippe Benhamou (Auteur)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Romancier et essayiste français, docteur en intelligence artificielle, Philippe Benhamou est l’un des vulgarisateurs les plus lus de la franc-maçonnerie contemporaine. Membre de la Grande Loge de France depuis 1991, il a signé avec Christopher L. Hodapp La Franc-maçonnerie pour les Nuls (First, 2006), devenu un classique de l’initiation au sujet, puis une série de livres pratiques, de romans et de cahiers pédagogiques où l’humour sert la transmission. Il est aussi cofondateur de la webradio maçonnique RadioDelta.

De l’intelligence artificielle à l’écriture

Philippe Benhamou, romancier et essayiste maçonnique

Philippe Benhamou est d’abord un scientifique : docteur en intelligence artificielle, il a consacré sa thèse au développement d’un générateur de systèmes experts appliqué à la gestion des ressources humaines. De cette formation, il garde le goût de la clarté et de l’organisation de l’information, qui marque ses ouvrages de vulgarisation.

Passionné d’aviation, il publie aussi L’Histoire de l’aviation pour les Nuls (First, 2010) et participe au recueil D’ailes et de plumes. Mais c’est la franc-maçonnerie qui occupe l’essentiel de son œuvre.

Un « Nuls » qui a fait date

Membre de la Grande Loge de France depuis 1991, Philippe Benhamou adapte et coécrit avec l’Américain Christopher L. Hodapp La Franc-maçonnerie pour les Nuls, paru chez First en 2006 et réédité depuis. Le livre, qui présente sans jargon l’histoire, les obédiences, les grades et les symboles, a rendu le sujet accessible à un très large public, profanes comme jeunes initiés.

Dans la même veine, il publie Les Grandes Énigmes de la franc-maçonnerie (First, 2007, rééd. 2016), La Franc-maçonnerie vite et bien, 50 notions clés sur la franc-maçonnerie pour les Nuls, ainsi qu’un album illustré, La Franc-maçonnerie : rites, codes, signes, images, objets, symboles (Le Pré aux Clercs, 2007).

L’humour comme outil de transmission

Benhamou cultive une veine humoristique rare dans la littérature maçonnique. Ses Cahiers de vacances du franc-maçon (Dervy), déclinés pour l’apprenti, le compagnon et le maître, détournent les codes du cahier scolaire pour réviser rituels et symboles ; L’À-peu-près dictionnaire de la franc-maçonnerie, avec Jean-Laurent Turbet, joue sur les mots du vocabulaire des loges.

Romancier, il met en scène l’univers maçonnique dans Madame Hiramabbi, la concierge de la rue des Trois-Frères (Dervy), qui reçoit le prix Cadet Roussel en 2014, puis dans Tamino et Pamina, les fiancés des Buttes-Chaumont (2023) et Monsieur Hertz habite dans le faux plafond de son bureau (Éditions du Palio, 2024).

Radio, revues et pédagogie des offices

Philippe Benhamou – Philippe-Benhamou-portrait

Cofondateur de la webradio RadioDelta, présentée comme la première radio maçonnique, il y anime l’émission « 123 Soleil » ; ses Chroniques maçonniques et radiophoniques, avec François Morel, en sont issues. Il collabore au Franc-maçonnerie magazine et à la revue Points de vue initiatiques, et consacre aux offices de loge deux guides pratiques, Le Premier Surveillant et Le Second Surveillant (Numérilivre).

Principaux ouvrages

  • La Franc-maçonnerie pour les Nuls (avec Christopher L. Hodapp), First, 2006
  • Les Grandes Énigmes de la franc-maçonnerie, First, 2007 (rééd. 2016)
  • La Franc-maçonnerie : rites, codes, signes, images, objets, symboles, Le Pré aux Clercs, 2007
  • La Franc-maçonnerie vite et bien, First
  • 50 notions clés sur la franc-maçonnerie pour les Nuls, First
  • Les Cahiers de vacances du franc-maçon (apprenti, compagnon, maître), Dervy
  • L’À-peu-près dictionnaire de la franc-maçonnerie (avec Jean-Laurent Turbet), Detrad aVs
  • Le Premier Surveillant et Le Second Surveillant, Numérilivre
  • Madame Hiramabbi, la concierge de la rue des Trois-Frères, Dervy
  • Tamino et Pamina, les fiancés des Buttes-Chaumont, Code 9, 2023

Un passeur souriant

Philippe Benhamou occupe une place originale dans l’édition maçonnique : celle d’un pédagogue qui refuse l’ésotérisme fumeux comme le ton compassé. En rendant l’Ordre lisible pour le grand public et en offrant aux initiés des outils de travail ludiques, il a contribué à banaliser, au bon sens du terme, la connaissance de la franc-maçonnerie en France. Son œuvre rappelle que le sourire n’est pas incompatible avec la recherche initiatique.

À lire sur 450.fm : Philippe Benhamou : L’Auteur qui Décrypte les Mystères de la Franc-Maçonnerie – INTERVIEW, « Astrologie et Franc-Maçonnerie » d’Édith Lafargue ou le ciel intérieur à l’épreuve du maillet, « Les Colonnes sont muettes »… mais le Temple va prendre la parole.

Voir aussi dans le glossaire : Surveillants, Apprenti, Hiram, Rituel.

Glossaire de la franc-maçonnerie