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Les soignants anti-vaccination : une réalité qui dérange !

Il y a dans le milieu médical et parmi les autres soignants une opposition réelle et convaincue à la vaccination et/ou à son caractère obligatoire. C’est une réalité qu’il convient de comprendre. Votre avis nous importe, un questionnaire vous est proposé.

On les traite d’égoïstes, de rebelles à l’intérêt collectif ou de retardataires et pourtant ils assument !

L’épidémie de la Covid-19 et les fortes incitations des différents gouvernements à la vaccination de masse les ont remis dans la lumière de l’actualité ; leur opinion était déjà faite depuis longtemps et ce n’est pas la Covid-19 qui en est la cause ! Chaque samedi, ils participent aux manifestations, un peu partout en France où ils voient qu’une certaine sympathie populaire les accompagne.

L’opposition aux vaccins n’est pas nouvelle ; elle existe depuis l’apparition des premiers vaccins au XIXème siècle et n’a cessé de perdurer.

Dans une tribune publiée récemment dans le quotidien « Le Monde » , Olivier Bargain et Florence Junot notent :

« Dans l’étude « COV-POP » (« Comportements, organisations, vulnérabilités des populations en temps de crise ») que nous avons menée, fin avril, sur un échantillon de 1 000 Français, nous identifions trois types de non-vaccinés : les personnes souhaitant se faire vacciner (les « volontaires », représentant 48 % des non-vaccinés), les « hésitants » (28 %) et les « anti » (23 %).

Concernant les hésitants, notre étude montre qu’ils ne sont pas très spécifiques : ils sont de tout âge, de tout milieu professionnel et de tout niveau de revenu. Ils déclarent également un niveau de peur équivalent à celui des volontaires, qu’il s’agisse de la peur du Covid ou des autres risques. 

Les « anti » sont différents. Dans COV-POP, ils sont caractérisés par des critères socio-économiques : plus pauvres, moins éduqués et travaillant plus souvent dans le privé ou comme indépendants. Ils ont significativement moins peur (du virus et du reste) et ressentent plus de colère. Ces Français expriment une plus grande radicalité que les hésitants en matière de conspirationnisme ou de défiance.»

D’une façon générale, les médecins ou soignants, qui sont opposés ou réticents à la vaccination, interprètent les progrès médicaux à l’aune de la qualité réelle de vie qu’ils peuvent apporter et la moindre complication, intolérance ou effet indésirable, secondaire à une prise médicamenteuse ou à un interventionnisme médical, prend une importance cruciale. Pour elles, pour eux, les statistiques obèrent la réalité de l’humain dans son unicité !

Quels sont leurs arguments aujourd’hui ?  En voici quelques-uns :

  • La vaccination en générale et celle anti-covid en particulier, induit un risque non négligeable d’autant plus que le recul est réduit ; de nouvelles pathologies provoquées par ces vaccinations de masse vont sûrement apparaître et cela risque d’être terrible. Cela a été le cas avec des vaccins précédents comme celui contre l’hépatite B.
  • Cette maladie n’est pas si grave que cela et il faut admettre qu’une sélection naturelle se fasse.
  • La collectivité doit préserver la liberté individuelle. Toute contrainte est une atteinte au libre arbitre.
  • La science joue les apprentis sorciers et la nature sait se venger.
  • Les grandes religions catholique, juive et islamique s’opposent à toute manipulation génétique, pourquoi contrevenir à leurs préconisations ?

Faut-il opposer des contre-arguments ?

Comme chacun a pu s’en rendre compte une certaine animosité agite la société ; je suis convaincu que les divergences d’opinion doivent être respectées et qu’il est inutile d’utiliser la violence verbale et/ou physique pour faire prévaloir son opinion ; c’est à mon sens un des enseignements des travaux maçonniques.

L’important c’est notre capacité à instaurer un dialogue et je souhaiterai que cet article soit un encouragement pour d’autres prises de parole sur ce sujet.

Et vous qu’en pensez-vous ? Nous vous proposons de répondre à un questionnaire anonyme où vous pourrez donner votre opinion  ; il vous suffit de cliquer sur ce lien !

Cultivons notre sens chouchou : le sens moral !

…En effet, deux caractéristiques du sens moral humain sont étonnantes :  son universalité et son apparente objectivité ; les sciences humaines creusent activement la question, en particulier la psychologie évolutionniste.

La franc-maçonnerie a entre autres pour objet l’étude de la morale, nous dit le Grand Orient de France (sans qu’aucune autre obédience ne s’y oppose), et elle assure même travailler au perfectionnement moral de l’humanité :  je vous le disais bien, c’est notre chouchou.

Et pourtant on a l’impression que jamais autant que maintenant nos concitoyens n’ont clamé si fort qu’ils refusent qu’on ne leur fasse la morale ; ce « on » peut désigner toutes les autorités : parentales, politiques, religieuses, professionnelles, savantes… nous sommes devant l’esprit de liberté exacerbé qui nous fait ressembler à des enfants capricieux, même si nos poils sont gris. Le phénomène s’observe jusque dans nos loges mais, vieil optimiste, j’ose espérer qu’il y est un peu atténué, et cela parce que l’objet du travail c’est soi-même, ce qui promeut l’humilité et l’acceptation d’un conseil fraternel.

L’étude de la morale ne date pas d’hier ; les philosophes antiques déjà s’étonnaient de cette propension à faire passer le bien-être des autres avant le sien, propension qui de plus semble universelle . L’universalité et l’impression d’objectivité que l’on ressent avec les choses morales attirent bien sûr ceux qui veulent rassembler les humains selon leurs points communs.

Observant le caractère automatique de l’élaboration d’un jugement moral par notre cerveau, la comparaison avec nos 5 sens de perception est pertinente : la vue par exemple capte des signaux extérieurs, en fait un prétraitement puis envoie les signaux au cerveau qui les interprétera . Il y a donc des données entrantes en provenance de l’environnement, puis un processus de traitement algorithmique, effectué dans le cerveau, produit des données de sortie :  le jugement moral .

Si on laisse la dénomination 6e sens à l’intuition, le sens moral est donc notre 7e sens, toujours en fonction lorsque nous sommes éveillés ; et distribuant ses bons et mauvais points à tout bout de champ, sans même que nous le voulions.

Alors, comment ça marche ? Là, petite déception : les neurosciences ne trouvent pas, pour l’instant, de zones -ou circuits simples spécialisés dans le sens moral- il s’agirait d’une combinaison de divers circuits. Place libre donc aux autres sciences humaines pour recherche des explications et des preuves associées .

Les psychologues ont montré par des essais que dès 3 ans les bébés ont un sens de la coopération mais aussi de l’équité (partages) ;  ils savent très tôt distinguer les simples conventions (pour sortir on met certains vêtements et non d’autres) des normes morales (interdit de mordre les copains). Ceci plaide en faveur d’un précâblage permettant un développement rapide du sens moral ; les études sur jumeaux corroborent ce point de vue.  

L’idée du précâblage endommage les tenants de la thèse du tout-culturel, pour lesquels la morale n’est qu’une internalisation des normes sociales. Elle est aussi gênante pour les rationalistes, pour lesquels le jugement moral s’obtient après un raisonnement logique explicitement décidé par notre cortex. Reste donc les naturalistes, pensant que notre cerveau humain comprend un algorithme codé génétiquement, fruit de l’évolution, ce qui signifie que son ancrage nous a procuré à des moments donnés des avantages de survie. En particulier, les relations entre une coopération réussie et la survie ont pu favoriser l’ancrage de l’algorithme. Partager un bout de viande avec ses congénères ouvre un droit à obtenir une faveur similaire plus tard ; se sacrifier pour sauver son clan est aussi une manière de promouvoir les gènes que l’on a en commun avec lui. Ces mécanismes ont été observés dans des tribus de chasseurs-cueilleurs.

N’oublions pas que le jugement moral et ses préconisations ne s’imposent pas forcément  face aux pulsions égoïstes.

De même, ne perdons pas de vue que le jugement sera toujours tributaire des données entrantes . On a montré que de faibles variations des données entrantes peuvent changer le jugement du tout au tout ; les préjugés sont des données entrantes, qui peuvent fortement influencer le résultat du processus, et l’influence se renforce encore quand il s’agit de croyances collectives ( culture, religions ).

C’est ainsi que l’on arrive à montrer que le comportement moral, en apparence coûteux, est fréquemment compensé par des inconvénients cachés évités, nommés «  coûts d’opportunité » par les spécialistes comme Stéphane Debove, auteur de « Pourquoi notre cerveau a inventé le bien et le mal ». Plus généralement, les coûts d’opportunité permettent d’expliquer les mécanismes stabilisant la coopération entre individus ou entre individus et groupe . On pourra distinguer les comportements coopératifs des comportements altruistes :  ces derniers sont à la fois coûteux pour l’acteur et bénéfiques pour le groupe.

En conclusion, on peut voir le sens moral comme une aide précieuse en vue de maximiser les bénéfices sociaux.

J’espère ne pas vous avoir trop fait la morale !

INDONESIE : L’héritage des francs-maçons se tient toujours magnifiquement à Surabaya

De notre confrère indonésien jatim.genpi.co

Peu de gens le savent, parmi les magnifiques bâtiments du centre-ville de Surabaya, il y a un bâtiment historique. L’historien de l’Université d’Airlangga (Unair) Surabaya, Adrian Perkasa l’appelle un bâtiment qui contient une grande histoire.

Le bâtiment, qui abrite aujourd’hui le bureau de l’Agence nationale des terres (BPN), a été le premier pavillon de la Cité des Héros à l’époque de la Veerenigde Oostindische Compagnie (VOC). « Donc, ce qui est clair, c’est qu’il a été fondé en 1809. Cependant, le processus d’établissement a commencé depuis 1798. Pendant l’ère des COV », a déclaré Adrian, dimanche (1/8).

Certains le connaissent sous le nom de Loge de Vriendschap et l’associent à l’organisation des francs-maçons. L’héritage de l’organisation se trouve sur le toit du bâtiment. Etymologiquement il signifie libre et la liberté. Les maçons sont des maçons ou des constructeurs. L’origine du mot est l’anglais.

« C’est pourquoi le symbole utilise une règle ou une règle à angle droit avec une boussole », a-t-il déclaré. Il y a un malentendu au sujet de l’organisation, qui est dite religieuse, ou pour adorer quelque chose lié au diable. Selon Adrian, cette organisation met l’accent sur la fraternité de chaque être humain. Ses membres ne voient pas de religion, tous sont acceptés. « Même s’il y a un rituel, il est clair qu’ils ne créent pas une nouvelle religion. Ils ne parlent que d’une chose. C’est de nature spirituelle, mais de nature laïque. Si c’est un rituel, à la loge Jogja, cela s’appelle la loge du diable », a-t-il dit.

Le lodge de Vriendschap a été conçu par un Indo, JWB Wardenaar. Ses autres œuvres sont la mosquée Kemayoran et le poste de police de Surabaya. « Il est dans la marine, son père est hollandais, sa mère est javanaise. Les Wardenaar sont tous de familles de militaires, mais c’est un expert en dessin », a-t-il déclaré.

PORTUGAL : Trois candidats à la direction du Grand Orient lusitanien

Article de notre confrère dn.pt – par João Pedro Henriques

Les activités en face à face rouvriront au Grand Orient lusitanien – GOL, la plus ancienne obédience maçonnique du Portugal – et après tout, comme le DN l’a rapporté hier, il n’y aura pas deux candidats à la direction, mais (au moins) trois.

Les élections du nouveau grand maître ont été convoquées pour le 30 octobre et les candidats déjà confirmés sont, outre Fernando Cabecinha (membre historique de l’organisation) et Carlos Vasconcelos (actuel vice-grand maître), également Luís Parreirão, juriste et manager, ancien secrétaire d’État à l’époque des gouvernements d’António Guterres. L’hypothèse est également la candidature de Daniel Madeira de Castro – mais pour l’instant pas officiellement confirmée. Madeira de Castro a présidé la « Grande Diète » (le « parlement » de GOL) pendant 25 ans et en 2017, il a couru contre l’actuel Grand Maître Fernando Lima Valada, perdant.

Parreirão a déjà déclaré son intention de se présenter aux élections au magazine Sábado , se mobilisant « pour le désir d’aider à construire la plus grande unité possible entre tous les francs-maçons ». En avril 2021, dans un article qu’il publie dans l’ Observador , il proteste contre le « voyeurisme maladif » que soulève le secret maçonnique, « sous prétexte d’un besoin de transparence » qui cherche à imposer « des règles que le respect le plus élémentaire de la liberté de conscience ne tolère pas ».

Ajoutant que la « respectabilité » de la franc-maçonnerie sera gagnée « par l’exemple civique et éthique de ses membres, par le sens du bien commun qui guide » son action et « par la promotion et la défense de la fraternité entre les hommes, quelles que soient les considérations politiques et convictions religieuses ou aspects philosophiques de tout être humain ».

Ce qu’il préconisait alors, c’était la nécessité pour les francs-maçons de s’assumer volontairement et publiquement comme tels. « J’ai toujours compris que le franc-maçon doit s’assumer comme tel et je l’ai toujours fait, y compris lorsque, de façon circonstancielle, j’exerçais des fonctions publiques. Une plus grande respectabilité lui sera donnée », a-t-il écrit.

Comme il l’a également déclaré dans le même article, « de temps en temps apparaît, ou réapparaît, dans l’opinion publique, une discussion récurrente sur la franc-maçonnerie, sur sa nature et ses principes et sur la déclaration obligatoire d’appartenance à la franc-maçonnerie ». Et cela arrive « souvent, pour ne pas dire presque toujours, en prenant la partie pour le tout, en ignorant et en oubliant l’histoire, en cachant les bons exemples et en hyperbolisant les déviations ».

Mais la vérité est que « la condition essentielle et intemporelle » des francs-maçons est celle d’être « libres penseurs », ce qui explique que les régimes totalitaires, « tous », n’ont jamais permis l’existence de la franc-maçonnerie, « parce qu’ils n’ont jamais permis la libre pensée ». « C’est toujours ce qui est en jeu, c’est la plus grande dimension de la liberté – la liberté de conscience et de pensée. »

Carlos Vasconcelos – qui est en tête de liste de continuité par rapport au Grand Maître actuel – a déjà déclaré à ses « frères », dans un document interne, que « le Grande Oriente Lusitano ne peut pas vivre enfermé sur lui-même ». L’objectif est « l’affirmation de la franc-maçonnerie comme élite morale, de plus en plus rigoureuse et exigeante d’elle-même et comme avant-garde sociale intervenante ».

Fernando Cabecinha, à son tour, a souligné la nécessité d’une « communication efficace ». Fernando Lima Valada, maintenant sur le point de sortir, est devenu le leader du GOL en 2011, après avoir terminé son troisième mandat.

ARGENTINE : Franc-maçonnerie, sur quoi travaillent-ils ?

Par notre confrère argentin tiempodesanjuan.com

Dans une interview à la radio, l’un des dirigeants de l’Obédience a expliqué les problèmes qui concernent son Obédience, dont Domingo Faustino Sarmiento était l’un de ses membres les plus importants.

La maçonnerie a abandonné le manteau de mystère qui la couvrait longtemps et travaille aujourd’hui en commun avec certaines institutions de l’État.

Le secrétaire aux affaires institutionnelles de la franc-maçonnerie argentine, Mariano Cravedi , a expliqué lors d’une interview à Radio Real Politik FM ce qu’étaient les préoccupations de le plus grande Obédience maçonnique du pays aujourd’hui : l’environnement et l’exploitation des êtres humains.

Mariano Cravedi

 « Nous travaillons très dur sur deux questions de la modernité qui sont étroitement liées, l’ une est l’environnement et l’autre est la diversité, toutes deux constituent l’essence de la philosophie de la franc-maçonnerie . » Le travail est réalisé à travers la signature d’un accord avec le Comité exécutif pour la lutte contre la traite et l’exploitation des personnes, un organe officiel qui dépend du chef du Cabinet des ministres dirigé par Santiago Cafiero.

« Très lié à la diversité, à cette prise de conscience et à ce souci de progrès et d’améliorations sociales, nous nous impliquons dans cette question qu’est la traite des êtres humains, tant des adultes que des garçons et des filles, ainsi que l’exploitation et le travail des enfants », a-t-il expliqué.

La traite des personnes est un problème qui préoccupe depuis longtemps la franc-maçonnerie. Cravedi a déclaré: « nous avons un célèbre maçon qui était le socialiste Alfredo Palacios . En 1913, le législateur a adopté une loi sur le thème de la traite. Pour nous c’est une fierté car à l’époque c’était le premier en Argentine et en Amérique du Sud ».

Alfredo Palacios, premier député socialiste américain.

En plus de cet accord avec le Comité contre la traite, Cravedi a signé des accords avec la municipalité de Roque Pérez qui sont reproduits dans d’autres villes et municipalités où des travaux sont menés sur quatre axes : l’éducation, la connectivité, l’accessibilité à l’eau et l’environnement -dont la présentation du projet avec le sénateur Juan Carlos Marino sur l’éducation environnementale-. Nous sommes très fiers car nous pouvons travailler et réaliser des choses avec nos idéaux.

Parmi les Argentins célèbres qui ont appartenu à la loge maçonnique figurent San Martín, Sarmiento, Rivadavia, Belgrano, José Hernández et Bartolomé Mitre , entre autres.

Domingo Faustino Sarmiento, l’un des plus grands représentants de la franc-maçonnerie argentine

Les amateurs de controverses soulignent le fait que San Martín n’a pas atteint le 33e degré, la plus haute distinction, ce que Domingo Faustino Sarmiento a pourtant fait. Plus tard, le sanjuanino a renoncé au diplôme et à la maçonnerie pour être Président de la Nation.

PARAGUAY : Le Parti Colorado demande au ministre de la Cour Suprême de démissionner de la franc-maçonnerie

De notre confrère paraguayen lanacion.com.py

L’ancien député et leader du mouvement Honor Colorado dans le département de Paraguarí Clemente Barrios a exhorté le ministre de la Cour suprême de justice (CSJ) Alberto Martínez Simón à présenter immédiatement sa démission en tant que membre de la loge maçonnique pour éviter les pressions de l’extérieur pour le système judiciaire.

« L’éminent Ministre de la Cour Suprême qui demande à être radié du registre du parti l’ANR Colorado doit désormais renoncer sans délai à son statut de membre de la loge maçonnique, pour permettre avec le temps, d’ avoir une nouvelle justice digne de confiance, libre de toute pression extérieure au système judiciaire », a-t-il déclaré.

Les déclarations de Barrios découlent de la demande faite par lettre du ministre au chef du parti Colorado, membre du Congrès Pedro Alliana, de ne plus faire partie des membres inscrits à ce groupe.

Exdiputado colorado Clemente Barrios. Foto: Archivo.

L’ancien membre du Congrès du Colorado Clemente Barrios. Photo : archives.


Ceci après l’intrusion massive intervenue hier à travers un piratage de la page institutionnelle de l’ANR Colorado, selon les précisions apportées par les autorités du parti qui impliquaient également le représentant de la plus haute instance judiciaire, qui apparaissait comme sympathisant depuis le mois de mars 1996.

Martínez Simón avait avoué en 2019 qu’il faisait partie depuis 16 ans d’une loge maçonnique, cette loge ayant été créée en 2003, affirmant en même temps que la prétendue influence que la structure fraternelle peut avoir sur les résolutions est une légende judiciaire. « Ils ne m’ont jamais rien demandé d’inconvenant, ni pour accélérer les procès, ni pour trancher en faveur d’aucun membre », avait-il commenté.

ITALIE : Cordonite et Initiation, entre anti-initiatiques et vrais francs-maçons

De notre confrère italien www.expartibus.it

Ces dernières années, même dans les obédiences traditionnelles, on assiste de plus en plus à un antagonisme entre deux visions opposées, deux manières de vivre la franc-maçonnerie. Ces deux visions de la Franc-maçonnerie différentes surgissent aussi bien au niveau collectif qu’individuel.

Dans le domaine général, une première distinction, même si elle peut devenir trompeuse, est celle entre franc-maçonnerie régulière et non régulière.

La franc-maçonnerie moderne a pour date de naissance le 24 juin 1717, qui correspond au jour de la fondation de la Grande Loge de Londres. Depuis lors, les Britanniques ont donné aux diverses grandes loges nationales la «patente de régularité », basée sur ce que doit être le respect effectif des Constitutions d’Anderson, des Anciens devoirs, des Landmarks .

L’actuelle UGLE, Grande Loge Unie d’Angleterre, évolution de la Loge originelle de Londres, accorde la reconnaissance (régularité) à une seule Grande Loge par pays.

La Grande Loge Régulière d’Italie, née en 1993 de la scission engendrée par le Grand Maître d’alors du Grand Orient d’Italie, Giuliano Di Bernardo, est la seule à être reconnue.

Depuis, donc, le Grand Orient d’Italie lui-même est exclu, alors qu’il a eu la régularité en réciprocité avec les Britanniques jusqu’en 1993.

Pourquoi d’autres obédiences, anciennes et prestigieuses, dont la rigueur rituelle ne peut être mise en doute, sont-elles exclues.

C’est précisément en vertu de ce raisonnement que certains préfèrent parler de franc-maçonnerie régulière et non régulière, par régulière nous entendons surtout ces loges qui ont des relations avec d’autres grandes loges étrangères, elles même reconnues par l’UGLE.

Prenant toujours l’exemple du GOI, il existe une reconnaissance mutuelle avec environ 200 Obédiences étrangères, comme on peut le lire sur lson site institutionnel .

En ce qui concerne ce système, il y a une différence à souligner.

Certaines grandes loges étrangères entretiennent des liens plusieurs obédiences par nation, brisant ainsi la règle de l’unicité.

Paradoxalement, un Frère sénégalais, ou péruvien, ou turc, et autres, s’il vient en Italie peut choisir, par exemple, de rencontrer une Loge GOI ou GLRI, ou les deux.

Inversement, un Frère GLRI ne peut pas travailler avec une Loge ALAM ou toute autre Loge d’Obéissance Italienne.

Vive l’universalité !

A coté des loges et obédiences traditionnelles, la naissance de nouvelles loges est très fréquente.

Regroupant des personnes mécontentes, mais aussi des personnages sans scrupules qui en font une source de revenus.

Car, il n’est pas rare de voir de véritables associations criminelles qui se proclament Franc-Maçonnerie.

A l’heure où chacun pense savoir tout connaitre, il est facile de s’improviser Grand Maître.

Les rituels des trois degrés peuvent être téléchargés sans problème sur Internet, ainsi que sur des boutiques en ligne, où il est possible d’acheter des tabliers, des sautoirs et autres objets maçonniques.

Franc maçonnerie bricolée:

Qu’est-ce qui devrait vraiment faire la différence ?

La continuité de la chaîne initiatique, la rigueur de la ritualité, bien sûr.

En ce qui concerne la continuité, il faut rappeler que la franc-maçonnerie est un ordre initiatique. Le rappeler devrait être superflu, mais il faut une clarification, car le méconnaitre est risquer de ne pas être vraiment franc-maçon..

L’initiation est reçue de ceux qui l’ont non seulement déjà été initié mais surtout de ceux qui ont été investis du pouvoir d’initier, pouvoir donner à ceux qui détiennent l’office de Vénérable Maître et conservé même après la fin de leur mandat.

Je ne peux pas commencer tout seul. Je ne peux pas commencer à moins d’avoir été initié..

L’autre élément indispensable est la rigueur rituelle.

Les travaux sont toujours et exclusivement rituels. Le reste, c’est de la bureaucratie.

A l’ouverture le Temple est carré, défini, sacré ; on recrée cette harmonie avec le Tout qui prédispose à l’élévation spirituelle.

Comment éviter cette partie ?

Chaque pas, chaque mot, chaque symbole : tout a une fonction, rien n’est aléatoire.

Si vous n’êtes pas pleinement conscient et absolument imprégné du rituel, vous participez à une parodie.

Ce n’est pas de la franc-maçonnerie !

Les Obédiences qui n’oeuvrent pas pour construire des temples à la vertu, pour creuser des prisons sombres et profondes pour le vice, pour travailler pour le bien et le progrès de l’Humanité ne sont pas de la Franc-Maçonnerie !

Si leurs buts sont profanes et en opposition avec ces principes et valeurs de la Franc-maçonnerie, alors ces institutions présumée sont anti-initiatique.

Mais les faux-maçons peuvent aussi être des individus, pas seulement des groupes, et ils peuvent aussi être des contre-initiés dans un contexte initiatiquement sain.

Bien que la distinction entre l’initiation effective et l’initiation virtuelle puisse déjà être suffisamment comprise à l’aide des considérations qui précèdent, elle est assez importante pour que nous essayions de la préciser encore un peu plus ; et, à cet égard, nous ferons tout d’abord remarquer que, parmi les conditions de l’initiation que nous avons énoncées au début, le rattachement à une organisation traditionnelle régulière (présupposant naturellement la qualification) suffit pour l’initiation virtuelle, tandis que le travail intérieur qui vient ensuite concerne proprement l’initiation effective, qui est en somme, à tous ses degrés, le développement « en acte » des possibilités auxquelles l’initiation virtuelle donne accès.
René Guénon - Considérations sur l'initiation

Guénon est très clair. On peut recevoir l’initiation dans une organisation traditionnelle régulière sans que celle-ci se concrétise.

Et c’est une initiation virtuelle.

Elle ne devient effective que si on accomplit le travail intérieur qui en développe les possibilités.

La seconde ne suit pas nécessairement la première.

Le tout pourrait se résumer en ces quelques mots : entrer dans la voie est une initiation virtuelle ; suivre la voie est l'initiation proprement dite.
René Guénon - Considérations sur l'initiation

Par conséquent, tous ceux qui reçoivent l’initiation ne deviennent pas automatiquement initiés.

Dans un autre article, nous avons longuement parlé de pseudo-initiation et de contre-initiation.

Comme nous l’avons dit, les deux attitudes sont répandues.

L’un est pseudo-initié lorsque l’initiation reste essentiellement virtuelle.

Quand on ne travaille pas sur soi, on n’abandonne pas les attitudes de profane.

Quand la pierre reste brute.

Ceux qui sont des pseudo-initiés, cependant, ne font pas de mal, sinon à eux-mêmes, gaspillant l’immense possibilité qui leur a été accordée.

Nous ne pouvons que répéter cette citation de Steiner, déjà reprise dans un précédent article dans lequel nous parlions de la Franc-maçonnerie et du Pouvoir.

Les connaissances et le pouvoir qui sont conférés à l'homme par l'initiation ne pourraient, sans elle, être acquis par lui que dans un avenir très lointain - après de nombreuses incarnations - par une tout autre voie, et même sous une toute autre forme.
Rudolf Steiner

Nous renvoyons également au même article pour la discussion sur le pouvoir, que nous n’approfondissons pas dans le présent article.

La pseudo-initiation peut être identifiée très facilement, par certaines attitudes, comme la concession à l’envie, la vanité, l’arrogance.

L’initiation virtuelle est « tuée » par l’ ignorance, le fanatisme et l’ambition .

Lorsque ces comportements, en revanche, nuisent à l’Institution ou à d’autres frères, de la pseudo-initiation on passe à la contre-initiation.

A titre purement illustratif, nous pouvons identifier deux catégories fonctionnelles à notre discours, la cordonite et l’Initié.

La cordonite , accessoirement, est une grave dégénérescence de la Magliettite , une maladie qui afflige de nombreux faux maçons.

De l’attachement mortifère aux sautoirs, symbole du fonctionnement de l’Atelier, portés par le Vénérable, le premier et le second surveillant, on passe à la recherche obsessionnelle de tabliers pouvant paraître prestigieux, poursuivie aussi par le recours à des attitudes arrogantes, de chantage, ne dédaignant pas l’usage de menaces réelles.

Il s’agit bien souvent de personnes qui n’ont que très peu réussi dans la vie profane, qui dans l’Institution laissent libre cours à leurs frustrations, animés de sentiments de rivalité, sinon de vengeance.

Malheureusement, dans leurs défauts profanes, ils sont souvent encouragés par les vrais Initiés, qui plus ils sont éloignés de la matérialité, plus ils comprennent et occupent des fonctions pour un sens élevé du service ; ils ne les fuient pas, ne craignent pas leurs responsabilités, mais ils refusent de se battre avec eux pour obtenir des sautoirs et se rabaisser à leur niveau.

L’Initié sait que ce qui compte, c’est l’Intuition exprimée par les mots, non le sautoir ou la couleur du tablier qu’on porte ; il chérissait, lorsqu’il était Apprenti, l’immense don du Silence , qu’il ne viole que lorsqu’il pense avoir quelque chose à dire qui pourrait être utile à son atelier.

Le cordoniste , quant à lui, recherche le plus beau et haut sautoir presque convaincu qu’il peut lui permettre de devenir un Super dignitaire à qui tout est permis et tout doit être pardonné, même fouler aux pieds un rituel jamais compris ; justement parce qu’il a des charges qui lui donnent du pouvoir, il passe souvent du statut de pseudo-initié au statut de contre-initié.

Si je me trompe, les étapes d’entrée rituelle dans le temple sont pseudo-initiées.

Cela signifie que je ne suis pas conscient de ce que je fais. Je répète sans réfléchir des gestes que je n’ai jamais compris.

Pour moi, une Tenue n’est pas différente d’une soirée costumée.

Si ces pas erronés sont pris en modèle par d’autres Frères ou, pire, je prétends les enseigner, alors je fais quelque chose d’anti-initiatique.

Nous avons vu précédemment, que les attaques contre-initiatiques peuvent être constatées aussi bien au niveau collectif qu’individuel.

Il s’agit évidemment de deux aspects étroitement liés.

Une obédience anti-initiatique aura une forte probabilité de créer des cherges et offices, plutôt que des initiés.

D’un autre côté, un nombre toujours croissant de contre-initiés dans une obédience traditionnelle régulière comporte le risque que sa nature elle-même change.

Si on ne parvient pas à développer des anticorps contre la cordonite et la course aux degrés , alors la loge ou l’obédience est gravement atteinte dans l’Essence même de ce qui fait la Franc-maçonnerie

Elle devient elle-même anti-initiatique.

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas

Lire l’article sur le site de notre confrère

Le parcours du cherchant

Depuis que je suis un cherchant sans savoir ce que je cherche, tout me surprend. Par exemple, que devient l’âme des arbres lorsqu’on les coupe ? Et quand on les élague, vous y avez réfléchi ? Est-ce qu’on écrête leurs idées pour les rendre terriblement communes, banales. Et l’âme des fleurs, que devient-elle quand on en fait un bouquet, vous croyez que ça leur fait plaisir, vous ? Moi, j’ai de la peine pour la marguerite qui se fait effeuiller. Je ne suis pas surpris que ça finisse par « point du tout ».

L’âme, ça n’est pas rien ! Moi qui suis un cherchant, j’ai rencontré l’âme des morts sans la chercher. L’une d’elles s’est posée sur mon épaule. Comme je ne la connaissais pas, j’attendais qu’elle se présente, c’est la moindre des politesses. Mais non ! Elle m’a simplement dit :

  • « Excusez-moi, l’âme des morts a froid, alors on se serre contre les vivants pour se réchauffer. »

Je trouvais que c’était un peu cavalier, mais elle disait ça avec un tel aplomb ! Voyant mon désarroi, elle en profita :

  • « Il ne manquerait plus qu’ils ne l’acceptent pas ! Avec tout ce qu’on leur a donné ! ».

Je n’aime pas polémiquer mais tout de même, quelle effronterie ! Perfide, je lui demandai :

  • « Pourquoi, vous êtes de ma famille ? »

Je m’en doutais, elle répondit à côté :

  • « Vous savez, là-haut on est une grande famille. »
  • « Ouais… – fis-je en faisant un geste significatif pour bien lui montrer ce que j’en pensais (mais au fait, est-ce qu’elles voient, les âmes ?) – on sait ce que sont les familles… C’est là que se déclarent les plus belles guerres ! Il y a des guerres entre vous ? Et sinon qu’est-ce que vous faites de votre éternité ? »

C’était sacrément envoyé, non ? Je n’allais pas me laisser impressionner par une freluquette qui s’était perchée comme un perroquet sur mon épaule !

Le coup que je lui avais asséné devait être rude, car je la sentais désemparée et elle mit un certain temps à me répondre. Puis, elle finit par dire à mi-voix, pour n’être pas entendue semble-t-il :

  • « Ce que nous faisons… c’est… donner du sens aux actions inutiles. »

J’en restai pantois. Et je crus même avoir mal compris. Utiliser toute sa mort à ça !

  • « Quoi, par exemple ? »
  • « Eh bien, les imprimés qui ne servent à rien, on en fait des fonctionnaires ; les nouvelles où il n’y a rien à dire, deviennent une émission ; les sondages sans intérêt, on les transforme en opinion générale ; les verdicts indignes sont changés en indépendance de la justice ; les enfants qui n’étudient pas sont métamorphosés en victimes de la société ; et que sais-je encore. C’est un travail écrasant. Moi, en tant que déléguée syndicale, je demande les 35 heures. Ça nous permettrait de recruter. Vous ne voulez pas venir nous aider ? »

Je déclinai fermement mais très doucement l’invitation pour ne pas la froisser. On ne sait jamais…

*          *          *

La rumeur

Au sens premier du terme, la rumeur est définie comme « un bruit confus produit par la présence d’un certain nombre de personnes qui parlent, crient ou s’activent plus ou moins loin ». Cette définition “acoustique” rappelle celle du mot « clameur », à savoir : « ensemble de cris poussés par une foule pour exprimer ses sentiments, ses états d’âme, ses passions ». Dans les deux cas, il s’agit d’un processus collectif qui n’est pas négatif a priori, même s’il y a des rumeurs et des clameurs qui peuvent susciter l’inquiétude, voire l’effroi, comme c’est le cas dans certaines manifestations ou mouvements de foule.

Serge TOUSSAINT – Grand Maître de l’Ordre Rosicrucien AMORC

La rumeur

La seconde définition du mot « rumeur » (la plus courante) est : « diffusion par tout moyen de communication, formel ou informel, d’une information dont la véracité est douteuse ou incertaine ». Selon le moyen de communication utilisé, la rumeur en question peut être “locale” ou publique. Par ailleurs, elle peut concerner un individu en particulier, un groupe d’individus, une organisation, un mouvement… Quelle qu’en soit l’étendue, le processus suivi est le même : une “information” est lancée, puis transmise et reprise, avec, à chaque étape du processus, un rajout de pseudo “informations” et une amplification. C’est pourquoi nombre de rumeurs “locales” en viennent à prendre une dimension publique sur un plan national ou international.

Comme chacun sait, la très grande majorité des rumeurs sont mensongères et généralement calomnieuses, en ce sens qu’elles sont souvent lancées dans le but de nuire. Ceux et celles qui la propagent par la suite ne le font pas nécessairement dans ce but, mais ils y participent. De toute évidence, si personne ne les colportaient, elles s’arrêteraient d’elles-mêmes et n’auraient qu’un effet de nuisance limité. Mais ce qui fait vivre les rumeurs, c’est précisément cette tendance qu’ont les êtres humains à répandre les propos malveillants à l’encontre d’autrui, comme si dire du mal de quelqu’un leur faisait du bien ou leur permettait de se croire meilleurs que lui.

Internet

Avec l’apparition d’internet et des réseaux sociaux, les rumeurs sont devenues beaucoup plus nombreuses et touchent infiniment plus de personnes. Elles sont également de plus en plus “instrumentalisées” par des groupes de pression. À cela s’ajoute le fait que les adeptes de l’anonymat s’en donnent à cœur joie et en colportent à loisir, sans vraiment risquer d’être inquiétés. Il est pour moi évident qu’aucun propos calomnieux et encore moins haineux ne devrait pouvoir être tenu de manière anonyme sur internet, mais dans ce domaine comme dans bien d’autres, la technologie a évolué beaucoup plus vite que les consciences et la jurisprudence. Toujours est-il que les rumeurs constituent un véritable poison social.

Est-il possible de faire en sorte qu’un jour, il n’y ait plus de rumeurs ? En tant qu’utopiste, j’aimerais dire « oui », mais cela me semble malheureusement impossible. En revanche, on peut légiférer pour interdire l’anonymat sur internet et sanctionner plus lourdement la diffamation en général. Nous savons tous qu’une rumeur peut détruire une vie et même pousser quelqu’un à se donner la mort. Avant d’en colporter une, aussi “anecdotique” soit elle, chacun devrait songer aux effets qu’elle aura nécessairement sur la ou les personnes concernées, ce qui suppose de se mettre à leur place. À moins d’être profondément malveillant, une telle réflexion devrait suffire à y renoncer. En outre, on ne se grandit pas à vouloir rabaisser les autres… Extrait des points de vue de Serge Toussaint