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Les cellules imaginatives

Un des derniers mots d’Œdipe, alors qu’il cherchait son chemin avec les yeux crevés, aurait été : « Méfiez-vous des psys ! ».

Je veux bien le croire. C’est pour ça que je préfère les biologistes. Ils sont bien les seuls à pouvoir parler de la frustration des escargots qui font des enfants tout seuls, les pauvres ! (Je parle des escargots, pas des biologistes.) D’autant qu’ils viennent – les biologistes, pas les escargots – de faire une découverte extraordinaire : les cellules imaginatives.  Il paraît qu’à l’intérieur des cellules situées dans l’enveloppe de la chenille, il y en a qui résonnent sur une fréquence totalement différente, tant et si bien que le système immunitaire de l’animal ne les reconnaît pas et se met à les combattre comme d’abominables microbes. Mais les cellules imaginatives ne s’en laissent pas conter, elles se mettent à se multiplier et à proliférer tant et si bien qu’elles finissent par submerger le système immunitaire de la chenille qui n’arrive plus à s’en dépatouiller. Et quand elles ont pris le pouvoir, les cellules imaginatives se regroupent pour former une masse critique qui se découvre la mission de faire éclore un merveilleux papillon. C’est beau, hein ?

Quand j’ai appris ça, mon enthousiasme était égal au vôtre ! Moi qui ai tant de mal à écrire mes contes, je me disais, mettez-vous à ma place, que si j’avais quelques cellules imaginatives prêtes à pulluler au bon moment, je n’attendrais pas l’inspiration comme la nuit attend l’aurore, ce qui, au matin, m’extrait du lit exténué, hagard, sans que l’insomnie m’ait apporté autre chose qu’une envie de café. Mais comment faire pour s’introduire un gène de cellule imaginative ? Ici, il y a un long blanc, je cherche moi aussi. Puis, je pense au vaccin à ARN Messager dont on nous a rebattu les oreilles. C’est bien un truc qui modifie les cellules, non ? Voyons, voyons. Pour fabriquer un vaccin de ce type, il faut commencer par séquencer le génome du virus, puis repérer le gène à compléter, utiliser ensuite le ciseau à ADN Crispr-Cas9 découvert par notre prix Nobel de chimie Emmanuelle Charpentier, couper délicatement le ruban d’ADN, ajouter le gène imaginatif et… voilà qui est bon, parfait même ! À côté des gènes qui codent les caractéristiques de l’individu : sa couleur de peau, la couleur de ses cheveux, la couleur de ses yeux, etc., on trouve maintenant celui de l’imagination fertile. Merci au Dr He Jiankui. Bon, c’est vrai qu’il n’est pas en odeur de sainteté, mais vous êtes saint, vous ? Alors, silence dans les rangs ! Eh bien voilà ! Une petite opération et le tour est joué ! Il suffisait d’y penser. Maintenant je vais produire autant que Balzac ou Alexandre Dumas et ses quarante-cinq « nègres », Auguste Maquet en tête. Ah ! L’imagination est au pouvoir, c’est mieux que mai 68, Corbin et son monde imaginal, Gilbert Durand et son imagination symbolique c’est de la bibine quand je pense à ce que je pense et encore plus. Moi, ça carbure la nuit, le jour, pendant l’entre-deux (ce que je préfère), un véritable caléidoscope d’idées ! À présent je peux vous le dire en toute connaissance de cause, le cerveau est une merveille, tout le monde devrait en avoir un.

PORTUGAL : Le Grand Maître libère les maçons du secret d’appartenance

Le président de la République a édicté la dite « loi des filiations secrètes » estimant qu’en réalité sa portée était « très sensiblement circonscrite ». Les francs-maçons disent qu’ils ne sont pas obligés de se révéler.

De notre confrère portugais Diário de Notícias – Par João Pedro Henriques

La déclaration n’est pas obligatoire. C’est une question de liberté de conscience. » Afin qu’il n’y ait aucun doute pour les hommes politiques maçonniques, le Grand Maître du Grande Oriente Lusitano (GOL), Fernando Lima Valada déclare au Diário de Notícias qu’aucun « frère » n’est obligé de déclarer dans son registre d’intérêts sa condition d’affilié à la Franc-maçonnerie.

C’est la réaction du chef de la plus ancienne obédience maçonnique portugaise à la promulgation présidentielle , annoncée dimanche, de la dite  » loi des filiations secrètes « . Le président lui-même a souligné, lors de l’annonce de la promulgation, qu’avec la version définitive du diplôme approuvée dans l’AR, sa portée était « très significativement limitée » par rapport à la version originale .

Celui-ci, rédigé par le PAN, voulait obliger avec force les hommes politiques – et les titulaires de hautes fonctions publiques, comme les juges – au devoir de « déclarer leur affiliation ou leur lien avec des organisations ou associations à caractère discret ». 

« Dans une démocratie du XXIe siècle, et dans un contexte où le contrôle des citoyens est de plus en plus exigeant, il n’est pas concevable que les titulaires de mandats politiques et de hautes fonctions publiques, auxquels incombent des devoirs particuliers de transparence, continuent de manquer d’incitations personnelles à déclarer leur affiliation à des organisations qui ont des règles de fonctionnement marquées par une forte opacité, un grand secret et qui appellent à des liens forts de hiérarchie et de solidarité entre leurs membres », lit-on en préambule du projet PAN.

De la proposition initiale au texte final, il y a eu de nombreux changements, au nom des principes de liberté d’association et de liberté religieuse. Le projet PAN impliquait également la possibilité d’obligations déclaratives couvrant les membres d’associations religieuses (de l’Opus Dei, par exemple).

Le décret approuvé, et maintenant promulgué par le PR, stipule que les personnes concernées doivent, dans leur « déclaration unique de revenus, de patrimoine, d’intérêts, d’incompatibilités et d’empêchements », « mentionner l’affiliation, la participation ou l’exercice de toute fonction dans toute entité de caractère associatif, exercés au cours des trois dernières années ou exercés en même temps que le mandat ».

Cependant, dans le même article il est ajouté qu’ils n’ont à le faire qu’à condition que cette mention « ne soit pas susceptible de révéler des données protégées par la Constitution telles que celles relatives à la santé, à l’orientation sexuelle, à l’appartenance syndicale ou aux convictions religieuses ou politiques, auquel cas une telle mention est simplement facultative ». La version finale du décret a été approuvée avec les votes en faveur du PSD, BE, PCP, CDS-PP, PAN, PEV et Chega et contre le PS, l’Initiative libérale et la députée non inscrite Cristina Rodrigues

Pour le Grand Maître GOL, le décret final « induit une liste » d’obligations déclaratives qui « n’est pas exhaustive ». Par conséquent, un homme politique maçonnique agira avec « liberté de conscience » : s’il veut révéler sa condition maçonnique; et s’il ne le veut pas, il ne le fait pas.

Le décret est donc constitutionnel. Et le chef du GOL précise que ce qui en atteste c’est le fait que le président de la République, « un éminent professeur de droit et l’un de nos meilleurs constitutionnalistes », n’a pas demandé à la Cour constitutionnelle de l’analyser. Marcelo, d’ailleurs, a souligné dans la note où il a rendu publique la promulgation que le décret « exclut ces données [déclaratives] obligatoires qui peuvent révéler les convictions religieuses – toutes – ou politiques ».

« Sentiers très dangereux »

En tout cas, Fernando Lima Valada s’indigne toujours du fait que le Parlement ait même répété l’obligation des francs-maçons de se révéler. « Cela m’étonne que les députés s’inquiètent des questions de liberté de conscience et ne se soucient pas de ceux qui prêchent des principes xénophobes, homophobes et racistes. Ce sont des signes des chemins très dangereux qui sont suivis dans notre société. »

Hier, l’Opus Dei a également publié une déclaration, publiée par Lusa, considérant que le décret promulgué par le président n’oblige pas les membres politiques de l’organisation à révéler cette affiliation.

« Tous les croyants, et donc tous les chrétiens, y compris les chrétiens de l’Opus Dei, ont dans la nouvelle loi la confirmation de la sauvegarde de la liberté religieuse garantie par la Constitution », peut-on lire dans le communiqué.

Cette organisation catholique souligne également qu’elle est « ouverte à tous » mais cela « rejette toute intervention dans les activités politiques et professionnelles des personnes qui souhaitent s’impliquer dans une activité religieuse et pastorale »

MAROC : « L’Alchimiste » de Paulo Coelho en tournage au Maroc

L’adaptation cinématographique du best-seller planétaire « L’Alchimiste », œuvre de l’écrivain brésilien « Paulo Coelho », était initialement prévue début septembre, au Maroc. Le tournage sera reporté à 2022.

De notre confrère Le Courrier de l’Atlas par Mishka Gharbi

Le réalisateur n’est autre que l’américain Kevin Scott Frakes. De grands noms se partagent le casting;  Sebastian De Souza, Tom Hollander, Shohreh Aghdashloo, Jordi Molla avec l’acteur marocain Youssef Kerkour et le célèbre acteur palestinien Ashraf Barhom.

Quatre grandes villes accueilleront le tournage ; la ville ocre Marrakech, la ville bleue Essaouira, Erfoud et, enfin, la mythique ville impériale, Fès. Pour les besoins du repérage, « nous avons sillonné tout le Maroc, l’équipe de production a finalement choisi ces quatre lieux», déclare Zakaria Alaoui, producteur local et patron de Zak Production. La boite qui supervise la production exécutive, aux côtés de la maison américaine « The Alchimist ». Participe également à la production, l’acteur américain Will Smith.

Il est prévu que des comédiens marocains soient sélectionnés prochainement pour jouer dans le film.  Quant à l’écrivain brésilien Paulo Coelho, il a touché 6.5 millions de dollars pour les droits d’auteur .

Le Maroc confirme ses atouts de terre privilégiée des tournages

« L’Alchimiste », c’est l’histoire d’un jeune berger andalou nommé Santiago. Sous l’emprise d’un rêve récurrent, il part à la recherche d’un trésor qui devait changer sa vie et le mènera jusqu’aux pyramides d’Égypte.« L’Alchimiste », ce best-seller international, s’est vendu à plus de 100 millions d’exemplaires dans les quatre coins du monde et a été traduit en pas moins de 56 langues.

La durée du tournage est fixée à quatre mois. Outre le Maroc, principal lieu de tournage, certaines scènes seront jouées en Espagne également. La sortie en salles sera probablement reportée à 2023.

TEXAS : la vente du temple du centre-ville marque une ère nouvelle

De notre confrère américain du Texas myplainview.com par Ellysa Harris

Les francs-maçons de Plainview ont remis les clés du pavillon du centre-ville de la fraternité cette semaine, marquant la fin d’une époque.

Le chapitre local des francs-maçons a été créé en 1890, ce qui en fait le plus ancien du Texas Panhandle et le groupe était propriétaire du bâtiment situé au 500 North Ash Street depuis 1912.

Mercredi, les francs-maçons de longue date de Plainview, Ernie Gandy et Don Thurman, ont rencontré Ranada et Jimmy Jack pour signer les derniers documents de clôture, renversant efficacement le bâtiment et marquant le début de nouveaux partenariats et entreprises commerciales.

« Nous sommes les deuxièmes propriétaires de cet immeuble », a déclaré Ranada Jack mercredi après-midi.

Elle a approché les francs-maçons en janvier 2020 pour trouver un arrangement pour ouvrir un magasin de détail au rez-de-chaussée de leur immeuble. Santa’s Mercantile & More a ouvert ses portes fin 2020.

Au moment où elle a posé la question, Jack a dit qu’elle n’avait pas l’intention d’acheter l’ensemble du bâtiment.

« Ils m’ont dit au début que s’ils décidaient de le vendre, j’aurais le premier choix », a-t-elle déclaré.

Lorsque la pandémie a frappé, les francs-maçons de Plainview avaient peu d’options.

« Eh bien, COVID a en quelque sorte enfoncé les clous dans notre cercueil », a-t-il expliqué mercredi matin peu de temps après avoir signé les documents. « Nous ne pouvions pas nous rencontrer.

Le nombre de francs-maçons a diminué, a déclaré Gandy. Le chapitre de Plainview comptait environ 75 membres. Ce nombre diminue encore lorsque vous excluez les membres inactifs comme ceux qui ont déménagé mais ont conservé leur adhésion et quelques autres facteurs.

« Il n’y en a environ moins de 20 qui vivent à Plainview », a déclaré Gandy.

Les francs-maçons ont des racines profondes à Plainview. La fraternité a commencé comme une sorte d’opportunité de réseau de rencontres pour les hommes. Historiquement, les membres de toute la communauté (pas seulement à Plainview) ont occupé des postes de pouvoir dans leurs communautés.

C’est une fraternité d’élite avec des membres très sélectifs et des traditions secrètes. Selon le site Web de la Grande Loge du Texas, le secret reste un grand attrait pour la confrérie.

Mais attirer des membres plus jeunes est devenu plus difficile au fil des ans. L’essentiel est qu’il n’y a pas assez d’intérêt pour les nouvelles adhésions, donc il n’y a plus de besoin ou de ressources disponibles dans la fraternité pour garder son bâtiment et maintenir un chapitre de Plainview.

Gandy a noté que le chapitre n’est pas dissout. Il fusionnera avec les francs-maçons Floydada et restera actif. À l’avenir, les adhésions actuelles seront transférées, ne laissant aucune raison de conserver le bâtiment.

Alors, quand ils ont approché les Jacks pour l’acheter, le couple a accepté et Ranada s’est mis au travail pour faire des plans.

Le bâtiment fait 11 000 pieds carrés (environ 1022 m² NDLR) et Santa’s Mercantile & More occupe un espace relativement petit – du premier étage.

Elle envisage de s’associer à Jackie Cruse, propriétaire de J. Cruse Christmas Gallery & Décor à Lubbock, pour vendre certaines de ses créations ici.

« Il est connu pour faire des pères Noël grandeur nature », a déclaré Jack.

Ses compétences ont développé de nombreux adeptes, a-t-elle ajouté.

Jack est couturière, donc leurs compétences se complètent. On leur parlait depuis des années de l’idée de rejoindre leur entreprise.

Le bâtiment de la Loge maçonnique, qui possède un repère historique, était l’occasion rêvée de le faire.

« C’est un grand vieux bâtiment », a déclaré Jack. « Donc, le rez-de-chaussée est le commerce de détail – la majorité. »

Le deuxième étage sera transformé en un lieu que les gens pourront utiliser pour des événements spéciaux comme des mariages.

L’espace a la capacité d’occuper un peu moins de 100 personnes. Il y a aussi une arrière-salle avec une cuisine complète pour les fêtes, stocker la nourriture et la garder au frais ou au chaud. Ils prévoient également que Cruse puise dans d’autres talents au-delà de la création de merveilles sur le thème des vacances.

« Jackie est aussi un maître cuisinier », a déclaré Jack. « Il n’a pas été en mesure d’utiliser ces compétences depuis longtemps.

Ils prévoient que le lieu sera tout compris avec des options de nourriture, de décorations, de fleurs et de gâteaux disponibles pour les clients.

Il n’y a pas encore de calendrier défini pour cette partie du projet. Le premier étage est sur le point d’être emménagé pour l’agrandissement de la devanture. Des rénovations seront nécessaires à l’étage avant que le lieu ne soit prêt à être utilisé. Jack estime ouvrir le deuxième étage au cours du premier semestre 2022.

« Il n’a tout simplement pas besoin d’autant de rénovations que le rez-de-chaussée », a-t-elle déclaré. « Nous y avons travaillé du 1er juillet à la mi-octobre. C’était vaste. L’étage est en bien meilleur état. Nous allons modifier certaines choses. C’est principalement cosmétique.

OUEST-FRANCE : l’historien Emmanuel Thiébot déterre « l’affaire des fiches » et la Franc-maçonnerie

De notre confrère Ouest-France

Emmanuel Thiébot est l’historien du Mémorial de Caen, mais aussi le responsable du Mémorial des civils de Falaise. Dans son dernier ouvrage publié le mois dernier, il revient sur un passage douloureux de l’histoire de la Franc-maçonnerie. Notre confrère Ouest-France lui à consacré un article dans son édition de ce week-end. Nous vous en livrons un passage :

En octobre 1904, éclate « l’affaire des fiches » : un pacte secret a été conclu entre le ministre de la Guerre et les loges maçonniques pour épurer et républicaniser l’armée. Depuis 1901, quelque 20 000 fiches ont été établies sur les opinions politiques et religieuses des officiers et ont eu effet sur leur avancement !

« Le fichage a de beaux jours devant lui »

Emmanuel Thiébot, historien au Mémorial de Caen et responsable du Mémorial des civils de Falaise, titulaire d’un DEA (diplôme bac + 5) sur la Franc-maçonnerie et les premiers temps de la IIIe République, a été un des pionniers en matière de recherches dans ce domaine. « Que ce soit pour cette époque ou pour celle de l’Occupation, il y a beaucoup de documents et pendant longtemps il y eut peu de chercheurs, déclare-t-il. L’affaire des fiches n’a été qu’un scandale parmi d’autres et elle a agité surtout le microcosme de la politique. Parfois de manière explosive : on n’a pas souvent vu un ministre se faire gifler en pleine session parlementaire ! »

Le récit de l’affaire que dresse l’auteur alterne énoncés précis et échanges verbaux. « Les débats parlementaires ont fait l’objet de transcriptions sténographiques, ce qui permet un style direct. Quant aux conversations privées, qui pourraient paraître comme un travail d’imagination, je les ai reconstituées d’après les mémoires publiés par les protagonistes de l’affaire. »

On trouvera, au fil des pages, des documents émanant de loges de Caen, Cherbourg, Coutances, Lisieux, Trouville, Alençon, mais aussi d’autres villes de France. « Le fichage a perduré sous les IIIe, IVe et Ve Républiques, bien exploité entre-temps par le régime de Vichy. De récentes affaires, dans le domaine des entreprises privées comme au sein du syndicat FO, montrent que, la haute technologie aidant, la pratique a de beaux jours devant elle. »

L’intégralité de l’article est accessible sur cette page

BRESIL : La franc-maçonnerie amazonienne élit son nouveau Grand Maître

La franc-maçonnerie n’est l’organe d’aucun parti politique ou groupement social et s’affirme dans le but d’étudier et de promouvoir les problèmes liés à la vie humaine

De notre confrère brésilien d.emtempo.com.br

Le Grand Orient du Brésil Amazonas (GOBAM), l’une des principales puissances maçonniques de l’État, a organisé une élection le 31 juillet dernier pour les postes de Grand Maître d’État et de Grand Maître d’État adjoint.

  Samedi dernier (07), le résultat des élections a consacré le colonel de la police militaire, Bruno Azevedo, et le comptable à la retraite, Percival Correa, aux postes de direction du GOBAM.  

Pour Bruno Azevedo, l’heure est au renouveau, mais aussi à l’avancement et à la consolidation du Grande Oriente do Brasil Amazonas.

«Lors de notre campagne Chapa Paz e Concordia, nous avons présenté en personne et numériquement nos propositions de gestion pour la communauté maçonnique. Notre volonté est de développer une administration forte et véritablement engagée aux souhaits des francs-maçons ».

Bruno et Percival ont été élus pour un mandat de deux ans. Au GOBAM, les élections sont convoquées tous les quatre ans.

Mais, en raison de la pandémie, le pouvoir maçonnique a organisé une élection supplémentaire, après le décès du grand maître Mozandi Castro du covid-19 début 2021, et la démission du grand maître adjoint Jurimar Ipiranga en raison de la maladie.

Avec cela, Bruno Azevedo a temporairement assumé les Grands Maîtres de janvier à juin de cette année, lorsqu’il a quitté le poste pour se présenter aux côtés de Percival Correa, qui a également démissionné du poste de juge à la Cour de justice maçonnique d’Amazonas (TJM-AM) pour composer l’assiette.« 

Le départ de nos frères a suscité l’appel à assumer la mission. Avec le soutien des directions de GOBAM et des loges maçonniques, nous pensons pouvoir développer les points de notre Plan de Gouvernement pour la période 2021 à 2023 », a déclaré Percival.

Le Plan gouvernemental des élus est basé sur les concepts de gestion innovante, d’intégration et de respect, avec des propositions visant l’éducation, les ordres para-maçonniques, l’articulation sociale et institutionnelle et la croissance du personnel.

L’installation du nouveau Grand Maître d’État, Bruno Azevedo, et du Grand Maître d’État adjoint, Percival Correa, aura lieu samedi prochain (14/08).

L’ordre politique et administratif de l’ordre maçonnique fonctionne de manière similaire aux élections et aux ordres de la société civile.

Élus démocratiquement, le Grand Maître et le Grand Maître adjoint ont pour fonction de régler les questions économiques, administratives et politiques de l’ordre maçonnique dans les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire de l’ordre.

La franc-maçonnerie et le GOBAM

La franc-maçonnerie est un mouvement philosophique actif, universaliste et humanitaire, qui comprend toutes les orientations et critères qui visent l’amélioration matérielle et morale de l’humanité sur la base du respect de la personnalité humaine, avec l’éducation comme priorité stratégique de gestion.

La franc-maçonnerie n’est l’organe d’aucun parti politique ou groupement social et s’affirme dans le but d’étudier et de promouvoir les problèmes liés à la vie humaine, d’assurer la paix, la justice et la fraternité entre les hommes et les peuples, sans aucune différence de race, de nationalité ou de croyance.

Le Grand Orient du Brésil (GOB) a 199 ans. Il est aujourd’hui la plus grande obédience maçonnique du monde latin et reconnue comme régulière et légitime par la Grande Loge Unie d’Angleterre, conformément aux termes du traité de 1935.

COLOMBIE : Voici comment fonctionne la franc-maçonnerie

De notre confrère colombien rcnradio.com

Malgré son occultisme, un membre de La Gran Logia Colombiana parle de certaines de ses caractéristiques et de ses choix.

La Grande Loge colombienne (une des nombreuses associations au sein desquelles les francs-maçons sont regroupés dans le monde), et qui exerce ses activités dans notre pays depuis près de 100 ans, se prépare ce samedi à choisir ce que ses membres appellent « Le Grand Maître » .

Ce groupe qui prétend promouvoir l’égalité et auquel ont appartenu l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill ou des écrivains comme Arthur Conan Doyle, Rudyard Kipling et Oscar Wilde,  assure que celui qui occupe le poste de « Grand Maître » a suffisamment de responsabilités. 

L’ingénieur civil Eric Jussef Cardozo Matta, que l’on dit être un observateur orthodoxe du protocole maçonnique, studieux et respectueux de l’héritage immatériel représenté dans la méthode maçonnique et qui possède l’un des meilleurs profils pour occuper ce poste, explique qu’« au sein de nos Loges les objectifs sont la construction d’êtres humains meilleurs, l’interrelation avec la société, le renforcement de la fraternité et de l’unité « . 

Les Francs-Maçons, connus dans le Monde pour la qualité de leurs cérémonies, pour la discrétion de leurs débats et pour leurs travaux au style symbolique dans les temples, considèrent que l’homme peut se réaliser par la Science, la Justice et le Travail. 

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, la Grande Loge Colombienne précise que la Maçonnerie n’est pas une association caritative, bien qu’elle considère ces pratiques comme un devoir. Ce n’est pas une religion, puisqu’elle n’impose pas de croyance religieuse particulière à ses membres. Les maçons peuvent pratiquer la religion de leur choix, pourvu qu’ils respectent les opinions d’autrui ; Ce n’est pas une secte, elle ne proclame ni n’admet de dogmes d’aucune sorte, elle respecte pleinement les croyances de ses membres et ils peuvent quitter l’association quand ils le souhaitent.

A son tour, Cardozo Matta explique: « le mot maçon vient de l’anglais « mason » et du français « maçon », qui signifie ouvrier voué au métier de la construction; il se pose dans toutes les civilisations comme une réponse à l’évolution des peuples, un négoce qui demande de la coopération, des efforts collectifs et un travail acharné. »

« Les objectifs de l’Ordre maçonnique sont de notoriété publique et il n’y a aucun dessein d’activité contraire à l’État, à la loi, à la morale universelle, à la société ou envers un individu. La Franc-Maçonnerie dans son ensemble a pour principe le respect du gouvernement du lieu où elle s’est développée; donc, destituer des dirigeants ou s’ingérer dans leur élection n’est pas sa motivation», dit-il. 

L’ingénieur Cardozo Matta, 49 ans, dont 17 faisant partie de la Franc-Maçonnerie, explique que des élections en Loge ont lieu tous les deux ans, délai estimé raisonnable pour avancer dans le développement de l’Ordre; il envisage de confirmer cette position. 

« Je me suis fixé comme objectifs d’approfondir l’impact des bonnes politiques qui ont été mises en œuvre dans l’administration actuelle, de formaliser un mécanisme qui permette un haut développement du Maçon – lequel cherche à être une meilleure personne chaque jour – et bien sûr de développer un dispositif qui proposera à la Société les outils de décision et de solutions nécessaires au développement du pays », a-t-il déclaré. 

La pureté ne suffit pas

Tout voyage demeure, au final, un détour ; le plus important n’est peut-être pas de partir, mais de revenir. Mais qui revient après un long détour ? Qui deviens-tu, mon frère, ma sœur, après les trois voyages de l’initiation ?

La voie du guerrier, c’est l’esprit du Samouraï en Orient, la chevalerie des épopées mystique de la Perse Islamique pour le croyant, tandis qu’en Europe, la quête du Graal et l’épopée templière incarnent cet idéal. Le mythe chevaleresque allait de part et d’autre exalter les hommes au théâtre de la guerre. C’est ainsi que l’esprit chevaleresque a fini par fusionner avec la quête du Temple achevé grâce aux efforts des bâtisseurs. Il y a bien eu des tentatives de restauration de la chevalerie, notamment au travers de la constitution d’une épopée chevaleresque au sein des grades maçonniques mais, comme l’avait signalé Karl Marx, on ne répète pas l’histoire, sauf en faire une vaste mascarade tragi-comique!

De tous les chevaliers, la mémoire romanesque a retenu ceux de la Table ronde et parmi eux Perceval.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1320450q.r=Perceval%20ou%20Le%20Conte%20du%20Graal?rk=21459;2

Dans le Roi Pêcheur, la pièce de Julien Gracq, le Graal jouit, conformément à la tradition littéraire, d’un intérêt exceptionnel de la part des personnages qui peuplent l’univers mythique. Le Graal est considéré comme un objet aux propriétés miraculeuses; voilà pourquoi c’est vers lui que convergent les désirs de tous les acteurs du mythe. Le récipient précieux est protégé avec un soin exceptionnel dans l’espace du royaume du Roi Pêcheur, Amfortas, frappé d’une double souffrance, corporelle et spirituelle. Plusieurs indices permettent de supposer que le Graal constitue le centre d’une carte imaginaire inscrite dans un cercle. Enfermé dans un «tabernacle», le Graal est caché dans une salle particulière du château de Montsalvage, «la salle du Graal». L’accès au château est conditionné par le passage à travers la forêt, parce que c’est justement la forêt qui est sans cesse surveillée par les chevaliers du Graal afin d’empêcher les intrus d’entrer dans le royaume ensorcelé. Le trésor de la Franc-Maçonnerie ne s’apparente-t-il pas pour toi à un graal ?

Poursuivons l’histoire. Si Perceval parvient sans grande difficulté jusqu’à la frontière de la forêt ensorcelée, l’ayant franchie, il doit affronter la dernière étape de sa quête pavée d’épreuves, cette fois non plus d’ordre physique, mais d’ordre spirituel, en direction du Graal. Cependant, si l’existence du Graal n’est pas mise en doute par les protagonistes du drame, l’estime qui lui est réservée dépend des pouvoirs que ces derniers lui attribuent. Pour Perceval, sa quête est considérée comme un comble des aventures terrestres, ce qui réduit la coupe précieuse à un trophée désignant le meilleur chevalier du monde. Aux yeux des compagnons le récipient mystérieux se matérialise dans l’objet oscillant entre un talisman féerique et une sainte relique qui permet, grâce à ses propriétés miraculeuses supposées, de parvenir, ici-bas, à «la terre promise», à «un paradis sur terre». C’est Perceval, chevalier de la Table Ronde, qui récite la somme des caractéristiques, traçant des contours du Graal arthurien: «Il est dans le monde un trésor captif dans un château enchanté, un objet de grande merveille, le Graal. Pour qui le voit, ses yeux s’ouvrent et ses oreilles entendent, il comprend le chœur des mondes et le langage des oiseaux. Le Graal est suffisance, extase et vie meilleure. Il est soif et étanchement, dépouillement et plénitude, possession et ravissement. C’est pour se voir décerner ce prix du meilleur chevalier que Perceval entre sur le terrain interdit du royaume du Graal, espérant, dans la bataille suprême de sa vie, une fameuse victoire de sa force virile.

Pour le royaume du roi pêcheur, il s’agit d’un Graal différent, un Graal aux pouvoirs mystérieux, éteints toutefois par la faute du roi indigne. Le pays entier agonise avec son souverain, il pourrit, lentement mais inexorablement, comme la blessure d’Amfortas. L’existence déplorable du royaume d’Amfortas se pose ainsi comme une antithèse d’un âge d’or perdu, mais qui a la chance d’être retrouvé. L’heure de la délivrance doit venir avec l’arrivée d’un nouvel Élu, d’un nouveau Pur, qui rallumera le feu salutaire du Graal et deviendra le nouveau roi du Graal.

Une image évangélique du Graal est esquissée par le jeune chevalier qui dit : «à un seul il est donné de conquérir le Graal, s’il est assez pur et assez sage, et si parvenu après de longues aventures en sa présence, il sait poser la seule question qui délivre. Je veux être celui-là !» L’exclamation passionnée du jeune chevalier met le vieux roi en colère: «La gloire du Christ n’est pas remise entre tes mains, qui que tu sois, Perceval. Il commande que chacun fasse son salut, humblement, à la place où le sort l’a mis. Le Christ a pris le sort de tous en charge dans ses bras ouverts sur la croix. Ce n’est pas pour que le premier aventurier venu cède aux imaginations de sa cervelle vide, et se croit personnellement chargé de faire lever le soleil sur l’humanité. Tous sont appelés, Perceval, et non point toi singulièrement».  Le Graal demeurera éteint, Perceval n’ayant pas osé prononcer la question magique, par manque de simplicité, ayant pris les recommandations qui lui furent faites à la lettre.

Perceval quitte à la fin du dernier acte le château de Montsalvage, frappé par les révélations brutales d’Amfortas, mais non écrasé. Quittant le château, en hâte et discrètement, il laisse derrière lui la bataille la plus rude de sa vie.  Cette fuite du jeune chevalier peut-elle être interprétée comme un échec, comme un nouveau naufrage, provoqué par les charmes du Graal?

Il paraît être son contraire, un triomphe sur le Graal, pourtant discret et sans pathos, qui provoque l’éruption des passions incontrôlables, retirées sous le seuil de la conscience maîtrisée. Perceval vit devant nos yeux sa maturation difficile et, en acceptant ses limites, sa condition, il découvre en lui, non plus un dieu, mais rien moins qu’un homme. L’enfant est mort pour revivre en homme.

Voilà, il en est de même en Franc-Maçonnerie. Les épreuves proposées ne semblent des victoires ou des défaites que dans un temps et un espace mythiques où tout est symbole, et la voie choisie n’aboutit pas  cependant, dans un royaume fermé.

C’est dans le monde profane que le franc-maçon est un homme (une femme), un frère en humanité avec tous les hommes, là où il rencontre tous les autres, lui dont l’humanité a besoin pour que se lève l’aurore de la lumière que l’on appelle l’espérance.

Illustration de 1330 Perceval ou Le Conte du Graal par Chrétien de Troyes

Perceval, l’obligé du monde !

Dans les romans de chevalerie du XIIième  siècle, une solide renommée tient à l’accomplissement d’un chemin conduit par la vaillance,  qui confronte l’ambition du héros à la réalité. Tel, à la Table du Roi Arthur, l’engagement du jeune Perceval, ce preux chevalier qui attire encore des émules friands de victoires !

Perceval a participé à la Quête du Graal ! Voilà qui n’est pas peu dire s’agissant d’une quête visant un objet mythique ! Elle constitue une aventure fabuleuse autant que périlleuse, car il s’agit à la fois de guérir le Roi pêcheur qui a reçu des blessures autant corporelles que spirituelles figurées par la terre « gaste », la terre désolée, mais aussi de l’aider à protéger les faibles et les infortunés. Ainsi le salut de l’Un et le salut de l’Autre sont-ils indissolublement liés…

D’abord valet, Perceval est présenté comme le fils de la Veuve : celle-ci a peu de fortune, une terre misérable, mais une âme maternelle au point de vouloir mettre son fils en dehors des chemins trop dangereux de la chevalerie qu’elle diabolise. C’est pourtant dans l’épaisseur de la forêt que l’innocent Perceval, rencontre ceux qui vont déterminer son destin, éveiller sa conscience et sa lucidité. Leurs armures de couleurs vert vermeil, or, azur et argent, le port altier des cinq chevaliers qu’il y rencontre, l’impressionnent au plus haut point. Dès lors sa décision est prise : il ira à la cour d’Arthur pour y être fait chevalier !

Il en informe sa pauvre mère… Impuissante à le retenir plus de trois jours – le temps nocturne d’une mutation cyclique –  elle lui donne quelques conseils comme : « n’attendez pas trop longtemps pour demander son nom à votre compagnon (ou interlocuteur) car c’est par le nom que l’on connaît l’homme ». De telles paroles disent de toute éternité la force accordée à l’énonciation du nom et du statut : elles sont les éléments incontournables pour faire société. Elles vous distinguent des anonymes en vous différenciant de ceux déjà pris par des charges de famille et autres obligations ! Ainsi de Perceval, jeune garçon, orphelin de père, charitable envers sa mère, et profondément animé par le désir d’être l’obligé du monde ! Le sens de la serviabilité envisagée sans réserve jusqu’au sacrifice !

Perceval, une fois fait chevalier par Arthur, se met en route pour l’exécution de ses devoirs. Dans la forêt, il rencontre près d’un château magnifique un homme distingué vêtu d’une blanche robe d’hermine sur le haut même de son pont d’entrée, au-dessus de l’eau d’enceinte.

Et ils entament ce dialogue :

  • D’où viens-tu ? – dit l’homme habillé de blanc (rappelons que cette couleur est le symbole de la connaissance et de la sagesse et la couleur portée par ceux qui sont en proximité avec le sacré).
  • Je viens de la cour du roi Arthur.
  • Qu’y as-tu fait ?
  • Le roi m’a fait chevalier.
  • Qui t’a donné ces armes ?
  • Le roi me les a données.
  • Comment ?

Alors le jeune homme raconte son histoire, l’événement en particulier et ses attentes en général.

L’homme, le maître Gornemant de Goort puisque tel est son nom, insiste :

  • Que sais-tu faire avec un cheval ? Avec ton armure ? Qu’es-tu venu chercher ici ?…

Et l’impétueux jeune homme de préciser en toute sincérité :

  • Je sais le faire courir dans toutes les directions comme je le faisais, quand j’allais à la chasse… je sais revêtir et enlever mon armure… ma mère m’a enseigné d’aller trouver les hommes de valeur, de chercher leurs conseils et de suivre leurs avis…

Favorablement jaugé par l’homme sage, le statut du jeune Perceval se trouve modifié.  Son caractère franc et courtois le fait bénéficier du rapport fécond de maître à élève pour progresser sur les voies de la bravoure, mais aussi sur celles de la maîtrise des passions et du geste. Le preux chevalier est en effet digne d’apprendre comment user avec science et excellence des pouvoirs super puissants que le Maître va lui transmettre !

Ainsi, Maître Gornemant de Goort lui offre-t-il’hospitalité, lui apprend à tenir sa lance, son écu, les rênes de son cheval, à se battre et à respecter des règles qui distinguent les chevaliers des vulgaires combattants à pied. Le jeune homme se pénètre d’une véritable discipline morale associée à un art martial exigeant : sa mission n’est elle pas d’aller dans des zones dangereuses, pour servir le Grand Roi Arthur ? Suppléer celui-ci,puisqu’il est le seul garant de la sécurité de ses sujets, tout en dominant ce mal pernicieux qui fragilise l’exercice de la royauté ! Voila pourquoi Perceval est il doublement contraint, doublement « obligé» puisque solidaire !

Dans ses écrits, l’épisode de l’enseignement de Perceval par l’homme en blanc fut enrichi par Chrétien de Troyes de quelques maximes expérimentées comme : « l’effort, le Cœur et de bons yeux sont indispensables pour tout savoir », ou encore « lorsque c’est Nature qui enseigne et quand le cœur y met toute son application, l’apprentissage n’est pas difficile. » Chaque journée de cet enseignement de qualité s’achève par un repas partagé entre l’Ancien aguerri et l’Apprenti zélé, en signe d’estime et de fraternité. Du côté de Geoffroy de Monmouth, les récits de la Table Ronde mêlent merveilleux, profane, et religieux : servir Arthur garantit une forte notoriété, car il s’agit de l’aider à affronter le dragon du mal. Le champ des devoirs est par ailleurs immense : la Bretagne est une terre d’enchantements à libérer et de nombreux lacs et forêts restent à dégager de l’emprise des forces magiques et mystérieuses…

Bien des nouveaux « chevaliers » ont, depuis cette époque, rejoint, d’une certaine façon, la Table Ronde : Prince Vaillant, véritable Perceval moderne du comic créé par Hal Foster, en est un excellent exemple. Mais un exemple parmi tant d’autres : Luke Skywalker combattant le chevalier noir de l’espace : Dark Vador, et bien des super-héros de comics visitent régulièrement la cour du roi Arthur ! Pour eux, il convient éternellement de : « savoir, aimer, agir », un prestigieux programme qui n’écarte personne : ni les garçons intrépides, ni les filles téméraires ! Aujourd’hui, l’esthétique arthurienne se dévoile dans les mangas, les jeux de rôle, les jeux vidéo, les séries télévisées, la musique. Très récemment, Arthur est devenu Arthas dans la saga Warcraft, et non plus le fils d’Uther Pendagron, le gallois, mais il en est le disciple. Quant à Excalibur, elle est renommée Deuillegivre, la lame qui a le pouvoir d’aspirer les âmes de ceux qui ont été tués par son tranchant !,

De plus en plus nombreux des millions de joueurs et de joueuses parcourent leur univers personnel « virtuellement arthurien » sur Internet et affirment « I like Perceval !  I am Perceval ! »

Geoffroy de Monmouth, Chrétien de Troyes et consorts, dormez tranquilles ! Les légendes pour nos temps modernes ne manquent pas de recrues à former et à reconnaître à, au moins, quatre signes distinctifs : un esprit libre, de l’enthousiasme, de bonnes mœurs (attestées par le voisinage) et une éternelle jeunesse ! Allez, que la démarche initiatique commence !

Sources : Geoffroy de Monmouth ; Perceval ou le conte du Graal, Chrétien de Troyes ; le roi Arthur. Un mythe contemporain, William Blanc,Paris, Libertalia, 2016.

Kilwinning

Collectif – Conform édition, Volume N° 13, 2021, 120 pages, 10 €

Pour le Maçon, Kilwinning, bien plus que le nom emblématique d’une petite ville historique située sur la côte ouest de l’Écosse à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Glasgow, est célèbre pour abriter la plus ancienne Loge d’Écosse, parfois nommée Kilwinning n° 0, source probable du Rite du Mot de maçon (Mason’s Word).

C’est aussi le nom de la revue européenne de recherche maçonnique indépendante, éditée par la Société Européenne d’Études et de Recherches Écossaises (S.EU.RE). Kilwinning, créée en 2007 « à l’initiative de Maçons européens du Rite Écossais Ancien et Accepté souhaitant inscrire leurs travaux de Recherches, de Culture et d’Histoire dans un cadre communautaire et en dehors du champ habituel des Juridictions ou Obédiences », a son siège à Bruxelles.

Son Comité de parrainage est composé, entre autres, de Roger Dachez, président de l’Institut Maçonnique de France, de Pierre Mollier, directeur des Archives et de la Bibliothèque du Grand Orient de France et conservateur du musée de la franc-maçonnerie, d’Andreas Önnerfors, Vénérable Maître 2020-2021 de Quatuor Coronati Lodge n° 2076, la première loge de la recherche maçonnique, et de Cécile Révauger, professeure émérite de l’université Bordeaux-Montaigne.

Son Conseil scientifique comprend notamment Bruno Pinchard, docteur et professeur de philosophie, ancien Vénérable Maître de la Loge nationale de recherches Villard de Honnecourt, et Alain de Keghel, 33°, passé Grand Commandeur du Grand Collège des Rites écossais – Suprême Conseil du 33e degré REAA du GODF, membre aussi du Comité éditorial dont le Secrétaire général est Georges Lassous, 33°.

Les articles de la revue, de 120 pages au format 15×21, pour la plupart en français, comportent un résumé traduit dans 7 langues : Français, Anglais, Allemand, Hollandais, Espagnol, Italien, Turque et Grec.

Au sommaire de ce numéro 13 de 2021 :

  • Un hommage à Jacques Sifflet, passé àl’OE le 15 novembre 2020
  • Le mot, l’art et la pensée symbolique par Peter BU
  • Protestantisme et Franc-maçonnerie en France, par Sébastien DESPRAIRIES
  • Zeichnung zur Festarbeit anlässlich des 275. Stiftungsfestes der Loge Zur Einigkeit, par Thomas FORWE
  • Pourquoi Frédéric Desmons a-t-il souhaité éliminer toutes références au GADLU au GODF ?, par Philippe INFANTE
  • Il était une fois deux Chevaliers oubliés…, par Odile LEPERRE-VERRIER
  • Platon – Aristote : la Justice et le REAA, par Robert LLOANCY
  • Wie sollen wir – auch die Freimaurer – leben ? Zu den „Essais“ von Michel de Montaigne, par Christian MEIER
  • Essai sur les Origines de la Franc-maçonnerie, par Marc SANTARINI