jeu 23 septembre 2021 - 14:09

OUEST-FRANCE : l’historien Emmanuel Thiébot déterre « l’affaire des fiches » et la Franc-maçonnerie

De notre confrère Ouest-France

Emmanuel Thiébot est l’historien du Mémorial de Caen, mais aussi le responsable du Mémorial des civils de Falaise. Dans son dernier ouvrage publié le mois dernier, il revient sur un passage douloureux de l’histoire de la Franc-maçonnerie. Notre confrère Ouest-France lui à consacré un article dans son édition de ce week-end. Nous vous en livrons un passage :

En octobre 1904, éclate « l’affaire des fiches » : un pacte secret a été conclu entre le ministre de la Guerre et les loges maçonniques pour épurer et républicaniser l’armée. Depuis 1901, quelque 20 000 fiches ont été établies sur les opinions politiques et religieuses des officiers et ont eu effet sur leur avancement !

« Le fichage a de beaux jours devant lui »

Emmanuel Thiébot, historien au Mémorial de Caen et responsable du Mémorial des civils de Falaise, titulaire d’un DEA (diplôme bac + 5) sur la Franc-maçonnerie et les premiers temps de la IIIe République, a été un des pionniers en matière de recherches dans ce domaine. « Que ce soit pour cette époque ou pour celle de l’Occupation, il y a beaucoup de documents et pendant longtemps il y eut peu de chercheurs, déclare-t-il. L’affaire des fiches n’a été qu’un scandale parmi d’autres et elle a agité surtout le microcosme de la politique. Parfois de manière explosive : on n’a pas souvent vu un ministre se faire gifler en pleine session parlementaire ! »

Le récit de l’affaire que dresse l’auteur alterne énoncés précis et échanges verbaux. « Les débats parlementaires ont fait l’objet de transcriptions sténographiques, ce qui permet un style direct. Quant aux conversations privées, qui pourraient paraître comme un travail d’imagination, je les ai reconstituées d’après les mémoires publiés par les protagonistes de l’affaire. »

On trouvera, au fil des pages, des documents émanant de loges de Caen, Cherbourg, Coutances, Lisieux, Trouville, Alençon, mais aussi d’autres villes de France. « Le fichage a perduré sous les IIIe, IVe et Ve Républiques, bien exploité entre-temps par le régime de Vichy. De récentes affaires, dans le domaine des entreprises privées comme au sein du syndicat FO, montrent que, la haute technologie aidant, la pratique a de beaux jours devant elle. »

L’intégralité de l’article est accessible sur cette page

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