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COLOMBIE : Voici comment fonctionne la franc-maçonnerie

De notre confrère colombien rcnradio.com

Malgré son occultisme, un membre de La Gran Logia Colombiana parle de certaines de ses caractéristiques et de ses choix.

La Grande Loge colombienne (une des nombreuses associations au sein desquelles les francs-maçons sont regroupés dans le monde), et qui exerce ses activités dans notre pays depuis près de 100 ans, se prépare ce samedi à choisir ce que ses membres appellent « Le Grand Maître » .

Ce groupe qui prétend promouvoir l’égalité et auquel ont appartenu l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill ou des écrivains comme Arthur Conan Doyle, Rudyard Kipling et Oscar Wilde,  assure que celui qui occupe le poste de « Grand Maître » a suffisamment de responsabilités. 

L’ingénieur civil Eric Jussef Cardozo Matta, que l’on dit être un observateur orthodoxe du protocole maçonnique, studieux et respectueux de l’héritage immatériel représenté dans la méthode maçonnique et qui possède l’un des meilleurs profils pour occuper ce poste, explique qu’« au sein de nos Loges les objectifs sont la construction d’êtres humains meilleurs, l’interrelation avec la société, le renforcement de la fraternité et de l’unité « . 

Les Francs-Maçons, connus dans le Monde pour la qualité de leurs cérémonies, pour la discrétion de leurs débats et pour leurs travaux au style symbolique dans les temples, considèrent que l’homme peut se réaliser par la Science, la Justice et le Travail. 

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, la Grande Loge Colombienne précise que la Maçonnerie n’est pas une association caritative, bien qu’elle considère ces pratiques comme un devoir. Ce n’est pas une religion, puisqu’elle n’impose pas de croyance religieuse particulière à ses membres. Les maçons peuvent pratiquer la religion de leur choix, pourvu qu’ils respectent les opinions d’autrui ; Ce n’est pas une secte, elle ne proclame ni n’admet de dogmes d’aucune sorte, elle respecte pleinement les croyances de ses membres et ils peuvent quitter l’association quand ils le souhaitent.

A son tour, Cardozo Matta explique: « le mot maçon vient de l’anglais « mason » et du français « maçon », qui signifie ouvrier voué au métier de la construction; il se pose dans toutes les civilisations comme une réponse à l’évolution des peuples, un négoce qui demande de la coopération, des efforts collectifs et un travail acharné. »

« Les objectifs de l’Ordre maçonnique sont de notoriété publique et il n’y a aucun dessein d’activité contraire à l’État, à la loi, à la morale universelle, à la société ou envers un individu. La Franc-Maçonnerie dans son ensemble a pour principe le respect du gouvernement du lieu où elle s’est développée; donc, destituer des dirigeants ou s’ingérer dans leur élection n’est pas sa motivation», dit-il. 

L’ingénieur Cardozo Matta, 49 ans, dont 17 faisant partie de la Franc-Maçonnerie, explique que des élections en Loge ont lieu tous les deux ans, délai estimé raisonnable pour avancer dans le développement de l’Ordre; il envisage de confirmer cette position. 

« Je me suis fixé comme objectifs d’approfondir l’impact des bonnes politiques qui ont été mises en œuvre dans l’administration actuelle, de formaliser un mécanisme qui permette un haut développement du Maçon – lequel cherche à être une meilleure personne chaque jour – et bien sûr de développer un dispositif qui proposera à la Société les outils de décision et de solutions nécessaires au développement du pays », a-t-il déclaré. 

La pureté ne suffit pas

Tout voyage demeure, au final, un détour ; le plus important n’est peut-être pas de partir, mais de revenir. Mais qui revient après un long détour ? Qui deviens-tu, mon frère, ma sœur, après les trois voyages de l’initiation ?

La voie du guerrier, c’est l’esprit du Samouraï en Orient, la chevalerie des épopées mystique de la Perse Islamique pour le croyant, tandis qu’en Europe, la quête du Graal et l’épopée templière incarnent cet idéal. Le mythe chevaleresque allait de part et d’autre exalter les hommes au théâtre de la guerre. C’est ainsi que l’esprit chevaleresque a fini par fusionner avec la quête du Temple achevé grâce aux efforts des bâtisseurs. Il y a bien eu des tentatives de restauration de la chevalerie, notamment au travers de la constitution d’une épopée chevaleresque au sein des grades maçonniques mais, comme l’avait signalé Karl Marx, on ne répète pas l’histoire, sauf en faire une vaste mascarade tragi-comique!

De tous les chevaliers, la mémoire romanesque a retenu ceux de la Table ronde et parmi eux Perceval.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1320450q.r=Perceval%20ou%20Le%20Conte%20du%20Graal?rk=21459;2

Dans le Roi Pêcheur, la pièce de Julien Gracq, le Graal jouit, conformément à la tradition littéraire, d’un intérêt exceptionnel de la part des personnages qui peuplent l’univers mythique. Le Graal est considéré comme un objet aux propriétés miraculeuses; voilà pourquoi c’est vers lui que convergent les désirs de tous les acteurs du mythe. Le récipient précieux est protégé avec un soin exceptionnel dans l’espace du royaume du Roi Pêcheur, Amfortas, frappé d’une double souffrance, corporelle et spirituelle. Plusieurs indices permettent de supposer que le Graal constitue le centre d’une carte imaginaire inscrite dans un cercle. Enfermé dans un «tabernacle», le Graal est caché dans une salle particulière du château de Montsalvage, «la salle du Graal». L’accès au château est conditionné par le passage à travers la forêt, parce que c’est justement la forêt qui est sans cesse surveillée par les chevaliers du Graal afin d’empêcher les intrus d’entrer dans le royaume ensorcelé. Le trésor de la Franc-Maçonnerie ne s’apparente-t-il pas pour toi à un graal ?

Poursuivons l’histoire. Si Perceval parvient sans grande difficulté jusqu’à la frontière de la forêt ensorcelée, l’ayant franchie, il doit affronter la dernière étape de sa quête pavée d’épreuves, cette fois non plus d’ordre physique, mais d’ordre spirituel, en direction du Graal. Cependant, si l’existence du Graal n’est pas mise en doute par les protagonistes du drame, l’estime qui lui est réservée dépend des pouvoirs que ces derniers lui attribuent. Pour Perceval, sa quête est considérée comme un comble des aventures terrestres, ce qui réduit la coupe précieuse à un trophée désignant le meilleur chevalier du monde. Aux yeux des compagnons le récipient mystérieux se matérialise dans l’objet oscillant entre un talisman féerique et une sainte relique qui permet, grâce à ses propriétés miraculeuses supposées, de parvenir, ici-bas, à «la terre promise», à «un paradis sur terre». C’est Perceval, chevalier de la Table Ronde, qui récite la somme des caractéristiques, traçant des contours du Graal arthurien: «Il est dans le monde un trésor captif dans un château enchanté, un objet de grande merveille, le Graal. Pour qui le voit, ses yeux s’ouvrent et ses oreilles entendent, il comprend le chœur des mondes et le langage des oiseaux. Le Graal est suffisance, extase et vie meilleure. Il est soif et étanchement, dépouillement et plénitude, possession et ravissement. C’est pour se voir décerner ce prix du meilleur chevalier que Perceval entre sur le terrain interdit du royaume du Graal, espérant, dans la bataille suprême de sa vie, une fameuse victoire de sa force virile.

Pour le royaume du roi pêcheur, il s’agit d’un Graal différent, un Graal aux pouvoirs mystérieux, éteints toutefois par la faute du roi indigne. Le pays entier agonise avec son souverain, il pourrit, lentement mais inexorablement, comme la blessure d’Amfortas. L’existence déplorable du royaume d’Amfortas se pose ainsi comme une antithèse d’un âge d’or perdu, mais qui a la chance d’être retrouvé. L’heure de la délivrance doit venir avec l’arrivée d’un nouvel Élu, d’un nouveau Pur, qui rallumera le feu salutaire du Graal et deviendra le nouveau roi du Graal.

Une image évangélique du Graal est esquissée par le jeune chevalier qui dit : «à un seul il est donné de conquérir le Graal, s’il est assez pur et assez sage, et si parvenu après de longues aventures en sa présence, il sait poser la seule question qui délivre. Je veux être celui-là !» L’exclamation passionnée du jeune chevalier met le vieux roi en colère: «La gloire du Christ n’est pas remise entre tes mains, qui que tu sois, Perceval. Il commande que chacun fasse son salut, humblement, à la place où le sort l’a mis. Le Christ a pris le sort de tous en charge dans ses bras ouverts sur la croix. Ce n’est pas pour que le premier aventurier venu cède aux imaginations de sa cervelle vide, et se croit personnellement chargé de faire lever le soleil sur l’humanité. Tous sont appelés, Perceval, et non point toi singulièrement».  Le Graal demeurera éteint, Perceval n’ayant pas osé prononcer la question magique, par manque de simplicité, ayant pris les recommandations qui lui furent faites à la lettre.

Perceval quitte à la fin du dernier acte le château de Montsalvage, frappé par les révélations brutales d’Amfortas, mais non écrasé. Quittant le château, en hâte et discrètement, il laisse derrière lui la bataille la plus rude de sa vie.  Cette fuite du jeune chevalier peut-elle être interprétée comme un échec, comme un nouveau naufrage, provoqué par les charmes du Graal?

Il paraît être son contraire, un triomphe sur le Graal, pourtant discret et sans pathos, qui provoque l’éruption des passions incontrôlables, retirées sous le seuil de la conscience maîtrisée. Perceval vit devant nos yeux sa maturation difficile et, en acceptant ses limites, sa condition, il découvre en lui, non plus un dieu, mais rien moins qu’un homme. L’enfant est mort pour revivre en homme.

Voilà, il en est de même en Franc-Maçonnerie. Les épreuves proposées ne semblent des victoires ou des défaites que dans un temps et un espace mythiques où tout est symbole, et la voie choisie n’aboutit pas  cependant, dans un royaume fermé.

C’est dans le monde profane que le franc-maçon est un homme (une femme), un frère en humanité avec tous les hommes, là où il rencontre tous les autres, lui dont l’humanité a besoin pour que se lève l’aurore de la lumière que l’on appelle l’espérance.

Illustration de 1330 Perceval ou Le Conte du Graal par Chrétien de Troyes

Perceval, l’obligé du monde !

Dans les romans de chevalerie du XIIième  siècle, une solide renommée tient à l’accomplissement d’un chemin conduit par la vaillance,  qui confronte l’ambition du héros à la réalité. Tel, à la Table du Roi Arthur, l’engagement du jeune Perceval, ce preux chevalier qui attire encore des émules friands de victoires !

Perceval a participé à la Quête du Graal ! Voilà qui n’est pas peu dire s’agissant d’une quête visant un objet mythique ! Elle constitue une aventure fabuleuse autant que périlleuse, car il s’agit à la fois de guérir le Roi pêcheur qui a reçu des blessures autant corporelles que spirituelles figurées par la terre « gaste », la terre désolée, mais aussi de l’aider à protéger les faibles et les infortunés. Ainsi le salut de l’Un et le salut de l’Autre sont-ils indissolublement liés…

D’abord valet, Perceval est présenté comme le fils de la Veuve : celle-ci a peu de fortune, une terre misérable, mais une âme maternelle au point de vouloir mettre son fils en dehors des chemins trop dangereux de la chevalerie qu’elle diabolise. C’est pourtant dans l’épaisseur de la forêt que l’innocent Perceval, rencontre ceux qui vont déterminer son destin, éveiller sa conscience et sa lucidité. Leurs armures de couleurs vert vermeil, or, azur et argent, le port altier des cinq chevaliers qu’il y rencontre, l’impressionnent au plus haut point. Dès lors sa décision est prise : il ira à la cour d’Arthur pour y être fait chevalier !

Il en informe sa pauvre mère… Impuissante à le retenir plus de trois jours – le temps nocturne d’une mutation cyclique –  elle lui donne quelques conseils comme : « n’attendez pas trop longtemps pour demander son nom à votre compagnon (ou interlocuteur) car c’est par le nom que l’on connaît l’homme ». De telles paroles disent de toute éternité la force accordée à l’énonciation du nom et du statut : elles sont les éléments incontournables pour faire société. Elles vous distinguent des anonymes en vous différenciant de ceux déjà pris par des charges de famille et autres obligations ! Ainsi de Perceval, jeune garçon, orphelin de père, charitable envers sa mère, et profondément animé par le désir d’être l’obligé du monde ! Le sens de la serviabilité envisagée sans réserve jusqu’au sacrifice !

Perceval, une fois fait chevalier par Arthur, se met en route pour l’exécution de ses devoirs. Dans la forêt, il rencontre près d’un château magnifique un homme distingué vêtu d’une blanche robe d’hermine sur le haut même de son pont d’entrée, au-dessus de l’eau d’enceinte.

Et ils entament ce dialogue :

  • D’où viens-tu ? – dit l’homme habillé de blanc (rappelons que cette couleur est le symbole de la connaissance et de la sagesse et la couleur portée par ceux qui sont en proximité avec le sacré).
  • Je viens de la cour du roi Arthur.
  • Qu’y as-tu fait ?
  • Le roi m’a fait chevalier.
  • Qui t’a donné ces armes ?
  • Le roi me les a données.
  • Comment ?

Alors le jeune homme raconte son histoire, l’événement en particulier et ses attentes en général.

L’homme, le maître Gornemant de Goort puisque tel est son nom, insiste :

  • Que sais-tu faire avec un cheval ? Avec ton armure ? Qu’es-tu venu chercher ici ?…

Et l’impétueux jeune homme de préciser en toute sincérité :

  • Je sais le faire courir dans toutes les directions comme je le faisais, quand j’allais à la chasse… je sais revêtir et enlever mon armure… ma mère m’a enseigné d’aller trouver les hommes de valeur, de chercher leurs conseils et de suivre leurs avis…

Favorablement jaugé par l’homme sage, le statut du jeune Perceval se trouve modifié.  Son caractère franc et courtois le fait bénéficier du rapport fécond de maître à élève pour progresser sur les voies de la bravoure, mais aussi sur celles de la maîtrise des passions et du geste. Le preux chevalier est en effet digne d’apprendre comment user avec science et excellence des pouvoirs super puissants que le Maître va lui transmettre !

Ainsi, Maître Gornemant de Goort lui offre-t-il’hospitalité, lui apprend à tenir sa lance, son écu, les rênes de son cheval, à se battre et à respecter des règles qui distinguent les chevaliers des vulgaires combattants à pied. Le jeune homme se pénètre d’une véritable discipline morale associée à un art martial exigeant : sa mission n’est elle pas d’aller dans des zones dangereuses, pour servir le Grand Roi Arthur ? Suppléer celui-ci,puisqu’il est le seul garant de la sécurité de ses sujets, tout en dominant ce mal pernicieux qui fragilise l’exercice de la royauté ! Voila pourquoi Perceval est il doublement contraint, doublement « obligé» puisque solidaire !

Dans ses écrits, l’épisode de l’enseignement de Perceval par l’homme en blanc fut enrichi par Chrétien de Troyes de quelques maximes expérimentées comme : « l’effort, le Cœur et de bons yeux sont indispensables pour tout savoir », ou encore « lorsque c’est Nature qui enseigne et quand le cœur y met toute son application, l’apprentissage n’est pas difficile. » Chaque journée de cet enseignement de qualité s’achève par un repas partagé entre l’Ancien aguerri et l’Apprenti zélé, en signe d’estime et de fraternité. Du côté de Geoffroy de Monmouth, les récits de la Table Ronde mêlent merveilleux, profane, et religieux : servir Arthur garantit une forte notoriété, car il s’agit de l’aider à affronter le dragon du mal. Le champ des devoirs est par ailleurs immense : la Bretagne est une terre d’enchantements à libérer et de nombreux lacs et forêts restent à dégager de l’emprise des forces magiques et mystérieuses…

Bien des nouveaux « chevaliers » ont, depuis cette époque, rejoint, d’une certaine façon, la Table Ronde : Prince Vaillant, véritable Perceval moderne du comic créé par Hal Foster, en est un excellent exemple. Mais un exemple parmi tant d’autres : Luke Skywalker combattant le chevalier noir de l’espace : Dark Vador, et bien des super-héros de comics visitent régulièrement la cour du roi Arthur ! Pour eux, il convient éternellement de : « savoir, aimer, agir », un prestigieux programme qui n’écarte personne : ni les garçons intrépides, ni les filles téméraires ! Aujourd’hui, l’esthétique arthurienne se dévoile dans les mangas, les jeux de rôle, les jeux vidéo, les séries télévisées, la musique. Très récemment, Arthur est devenu Arthas dans la saga Warcraft, et non plus le fils d’Uther Pendagron, le gallois, mais il en est le disciple. Quant à Excalibur, elle est renommée Deuillegivre, la lame qui a le pouvoir d’aspirer les âmes de ceux qui ont été tués par son tranchant !,

De plus en plus nombreux des millions de joueurs et de joueuses parcourent leur univers personnel « virtuellement arthurien » sur Internet et affirment « I like Perceval !  I am Perceval ! »

Geoffroy de Monmouth, Chrétien de Troyes et consorts, dormez tranquilles ! Les légendes pour nos temps modernes ne manquent pas de recrues à former et à reconnaître à, au moins, quatre signes distinctifs : un esprit libre, de l’enthousiasme, de bonnes mœurs (attestées par le voisinage) et une éternelle jeunesse ! Allez, que la démarche initiatique commence !

Sources : Geoffroy de Monmouth ; Perceval ou le conte du Graal, Chrétien de Troyes ; le roi Arthur. Un mythe contemporain, William Blanc,Paris, Libertalia, 2016.

Kilwinning

Collectif – Conform édition, Volume N° 13, 2021, 120 pages, 10 €

Pour le Maçon, Kilwinning, bien plus que le nom emblématique d’une petite ville historique située sur la côte ouest de l’Écosse à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Glasgow, est célèbre pour abriter la plus ancienne Loge d’Écosse, parfois nommée Kilwinning n° 0, source probable du Rite du Mot de maçon (Mason’s Word).

C’est aussi le nom de la revue européenne de recherche maçonnique indépendante, éditée par la Société Européenne d’Études et de Recherches Écossaises (S.EU.RE). Kilwinning, créée en 2007 « à l’initiative de Maçons européens du Rite Écossais Ancien et Accepté souhaitant inscrire leurs travaux de Recherches, de Culture et d’Histoire dans un cadre communautaire et en dehors du champ habituel des Juridictions ou Obédiences », a son siège à Bruxelles.

Son Comité de parrainage est composé, entre autres, de Roger Dachez, président de l’Institut Maçonnique de France, de Pierre Mollier, directeur des Archives et de la Bibliothèque du Grand Orient de France et conservateur du musée de la franc-maçonnerie, d’Andreas Önnerfors, Vénérable Maître 2020-2021 de Quatuor Coronati Lodge n° 2076, la première loge de la recherche maçonnique, et de Cécile Révauger, professeure émérite de l’université Bordeaux-Montaigne.

Son Conseil scientifique comprend notamment Bruno Pinchard, docteur et professeur de philosophie, ancien Vénérable Maître de la Loge nationale de recherches Villard de Honnecourt, et Alain de Keghel, 33°, passé Grand Commandeur du Grand Collège des Rites écossais – Suprême Conseil du 33e degré REAA du GODF, membre aussi du Comité éditorial dont le Secrétaire général est Georges Lassous, 33°.

Les articles de la revue, de 120 pages au format 15×21, pour la plupart en français, comportent un résumé traduit dans 7 langues : Français, Anglais, Allemand, Hollandais, Espagnol, Italien, Turque et Grec.

Au sommaire de ce numéro 13 de 2021 :

  • Un hommage à Jacques Sifflet, passé àl’OE le 15 novembre 2020
  • Le mot, l’art et la pensée symbolique par Peter BU
  • Protestantisme et Franc-maçonnerie en France, par Sébastien DESPRAIRIES
  • Zeichnung zur Festarbeit anlässlich des 275. Stiftungsfestes der Loge Zur Einigkeit, par Thomas FORWE
  • Pourquoi Frédéric Desmons a-t-il souhaité éliminer toutes références au GADLU au GODF ?, par Philippe INFANTE
  • Il était une fois deux Chevaliers oubliés…, par Odile LEPERRE-VERRIER
  • Platon – Aristote : la Justice et le REAA, par Robert LLOANCY
  • Wie sollen wir – auch die Freimaurer – leben ? Zu den „Essais“ von Michel de Montaigne, par Christian MEIER
  • Essai sur les Origines de la Franc-maçonnerie, par Marc SANTARINI

VENEZUELA : Les ouvriers d’Hiram Abiff : Christ et les sept principes hermétiques – II

De notre confrère Vénézuélien elnacional.com

« Psychologie transcendantale du Christ » (Prof. Pablo Trinidad Zavarce). Nous poursuivons la réflexion sur ce livre intéressant, où sont analysées les Paraboles du Maître Jésus orientées vers les sept principes hermétiques.

Principe de correspondance : comme ci-dessus est ci-dessous, comme ci-dessous est ci-dessus. »Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance » (Genèse 1:26). « Dieu est esprit » (Jean 4 :24), l’être humain est aussi esprit. Cela distingue l’homme du monde animal (Genèse 1:28) et lui permet d’être en communion avec son créateur. Moralement (transcendante), l’humanité a été créée dans « la justice et l’innocence parfaite », un reflet de la sainteté de Dieu.

Le monde d’en haut a créé le monde d’en bas, à son image et à sa ressemblance. Pour comprendre cela, cela ne peut se faire que par la méditation, car cela n’appartient pas au monde matériel, c’est au-delà du physique : il faut l’intérioriser. L’être humain, en tant qu’image et ressemblance du Créateur, crée aussi constamment, et parfois même change la réalité, pour le confort de son état de conscience. Il déforme également la réalité devant son Créateur, formant une image différente, et erronée, comme c’est le cas de créer l’idée d’un dieu anthropomorphe, en un mot, il tombe dans l’impureté ou le péché, également créé par lui-même, soi-disant pour se contrôler ou se gouverner. Cette création de l’être humain falsifie la réalité, et elle n’a sûrement pas sa place dans les États supérieurs. La peur, la peur, la punition, le péché n’ont pas leur place dans les états spirituels supérieurs.

La franc-maçonnerie a pour but principal, à travers nos connaissances et nos symboles, de créer :ils n’ont pas leur place dans les états spirituels supérieurs. La franc-maçonnerie a pour but principal, à travers nos connaissances et nos symboles, de créer :ils n’ont pas leur place dans les états spirituels supérieurs. La franc-maçonnerie a pour but principal, à travers nos connaissances et nos symboles, de créer :êtres libres , de dogmes, de préjugés, d’hypocrisie, d’ambition excessive et de fanatisme. C’est le message du « Maître Jésus » : détachez-vous de tout et suivez-moi . Lâcher prise consiste à ne s’attacher à rien, et le Maître Bouddha le prêche : éliminez les désirs, et vous serez heureux. Dans notre libre arbitre, et conformément à notre état de conscience, nous créons : le Ciel et l’Enfer. Lorsque nous créons un tel état, la réalité d’en bas ne sera jamais la réalité d’en haut, car la réalité d’en haut crée la réalité d’en bas, qui est complètement pure. Hermes Trismegistre l’a exprimé ainsi : « L’âme qui a passé sa vie de manière pure et restreinte atteint les dieux en tant que compagnons de voyage et guides, et demeure à la place qu’elle mérite. Le principe de correspondance nous appelle à la méditation pour que nous comprenions pourquoi l’être humain a le souci de chercher quelque chose dont il a besoin : son État Primordial, est comme une étincelle qui cherche son origine, mais nous sommes voilés pour le savoir, car nous avons un niveau spirituel très bas ou pour mieux comprendre : un état de conscience très bas.

Au fur et à mesure que nous élevons notre niveau spirituel, notre sagesse, notre connaissance et notre compréhension de notre état sur ce plan sont révélées et nous en déduisons à quoi ressemble vraiment le Créateur. Vibrer aux niveaux vibratoires des États Supérieurs nous donne un pouvoir très fort, que nous devons apprendre à manier : Les maîtres Jésus et Bouddha et d’autres êtres spirituels élevés nous ont manifesté ce pouvoir, qu’ils utilisaient pour transmettre amour et gentillesse. Ce principe nous enseigne qu’il existe une harmonie entre les plans :Les maîtres Jésus et Bouddha et d’autres êtres spirituels supérieurs nous ont manifesté ce pouvoir, qu’ils ont utilisé pour transmettre l’amour et la bonté. Ce principe nous enseigne qu’il existe une harmonie entre les plans :Les maîtres Jésus et Bouddha et d’autres êtres spirituels supérieurs nous ont manifesté ce pouvoir, qu’ils ont utilisé pour transmettre l’amour et la bonté. Ce principe nous enseigne qu’il existe une harmonie entre les plans : physique, mental et spirituel . Il y a harmonie entre le microcosme et le macrocosme.

Votre monde extérieur est le reflet de votre monde intérieur. Pour contrôler votre monde extérieur, vous devez contrôler votre monde intérieur : vous connaître. Si vous voulez rechercher la cause de votre existence, cherchez-la en vous-même, car vous êtes créé à l’image et à la ressemblance du Créateur. Le Maître Jésus a exprimé : « C’est à vos fruits que vous les connaîtrez. En dessous se trouve le plan matériel, dans des conditions humaines visibles. Au-dessus, c’est le plan spirituel, c’est l’invisible ou le mental. Les plans sont des échelles d’évolution, et notre état humain est parfait, nous ne sommes pas des dieux, mais nous avons toutes les vertus du Créateur, que nous devons révéler pour avoir une pleine conscience de ce que nous sommes. Le principe de correspondance nous fait comprendre que les états de correspondance sont d’évolution ou de conscience, et les plus avancés vont vers d’autres plans de conscience.

L’évolution est un degré de compréhension. Ce principe de correspondance est l’un des plus difficiles à comprendre. Il suffit de connaître une partie pour comprendre le tout. En comprenant le monde matériel, nous comprenons le monde spirituel. Jean 1 : 1 « Au commencement était la parole, et la parole était avec Dieu, la parole était Dieu. C’est le principe de correspondance.

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ALLIANCE

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Un champ lexical extrêmement prolifique se déploie à partir d’un sémantisme latin *ligare, « lier, attacher », au sens physique et moral. Tout y est affaire de lien. Que ce soient la liane qui enchevêtre les branches, la liasse qui enserre billets et feuillets, le licteur qui devance les magistrats, porteur de la hache enfermée dans un faisceau de verges, symbole de sa fonction. Ou encore le chien limier chargé de repérer le gibier, retenu par son licol par les veneurs.

La liaison nomme une relation amoureuse, le plus souvent clandestine, ou la prononciation entre deux mots, parfois impropre d’ailleurs. Les ligaments ont fâcheuse tendance à se décroiser chez les athlètes, les ligatures sont volages quand on ligote à la va-vite…

Sans parler des ligues fragiles à la réputation souvent ambiguë.

Avec préfixe, le verbe latin *adligare ouvre le champ de l’alliance, voire de la mésalliance sociale ou politique, quand il s’agit de rallier des opportunistes, dans le rallye préélectoral.

L’aloi, bon ou mauvais, définit la qualité de l’alliage constitutif d’un métal, avant de qualifier un individu ou une relation. Difficile à délier, quand on sait que *deligare signifiait « suspendre au pilori »…

Mais revenons à l’obligation, que chaque impétrant prête lors de son entrée en Maçonnerie. À la fois morale, mais aussi concrète quand on se réfère à son sens premier de « lien autour, bandage ». Dans l’Antiquité romaine, l’obligation envers une divinité comportait le port d’un lien matériel qui la symbolisait, interdisant visiblement de se montrer désobligeant.

Relier, reliance, reliure, autant de marques du lien contraignant, que l’on retrouve, même si on en a perdu l’origine, dans la religion. En latin, cemot, toujours au pluriel *religiones, désigneles nœuds de paille qui maintenaient les poutres du moindre édifice, concrétisant l’allégeance portée aux dieux, le scrupule religieux, le lien de piété qui relie l’homme aux divinités tutélaires.

À noter que cette étymologie n’est pas en contradiction, loin s’en faut, avec la seconde que l’on attribue aussi à la religion, celle de « cueillir et rassembler », *relegere, préciser un nouveau choix et la démarche qui l’atteste.

Annick DROGOU

Quand on dit alliance, on voit se dessiner une union qui se met en marche. L’alliance manifeste une dynamique, une promesse d’unité et d’idéal créée par ceux qui s’allient dans une commune volonté. Pour cela, elle est le plus bel ensemble que peuvent constituer les hommes. L’alliance est toujours un engagement solidaire pour une cause plus grande que soi, un arrimage indéfectible qui trouve sa force dans le plus pur alliage de ceux que la fondent.

C’est pourquoi ce mot d’alliance est associé aux unions les plus sacrées. Alliance entre Dieu et ses fidèles dans le judaïsme et le christianisme, alliance dans l’anneau qui symbolise la célébration de l’union de vie des mariés. Dans l’alliance se manifeste la perfection du lien, la complétude de l’anneau.

L’Alliance est forte des liens qui libèrent ceux qu’elle unit dans son commun idéal. Permettez à un membre de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française de remercier les frères fondateurs de son obédience qui ont choisi ce mot rassembleur pour leur projet. Mais au-delà de l’alliance de ses membres, l’authentique alliance est celle qui allie sagesse, force et beauté, celle qui réunit l’amour, la paix et la joie. Là est la seule alliance qui vaille, l’alliage solide des métaux dans lequel est fondue la chaîne. Au-delà des êtres qui la composent.

Jean DUMONTEIL

BRESIL : Un mystérieux rocher maçonnique apparaît dans le centre de Guarujá

De notre confrère brésilien costanorte.com.br

Un rocher mystérieux « est apparu » au centre-ville de Guarujá la semaine dernière. Plusieurs habitants ont bâti des théories de complot sur la gigantesque pierre entourée d’une barrière.

L’explication, cependant, est plus simple que beaucoup ne l’imaginaient. La ville de Guarujá a autorisé la pose de la pierre sur le site et a précisé qu’il s’agissait du monument maçonnique de la ville, connu comme la « pierre fondatrice » des francs-maçons de la ville.

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle secrète. L’organisation a eu des influences marquantes dans des moments historiques du monde, tels que la Révolution française et l’indépendance des États-Unis.

L’organisation exige que ses membres respectent les lois du pays dans lequel chaque franc-maçon vit et travaille. Nous devons tenir compte du fait que le progrès individuel conduira en quelque sorte au progrès de l’humanité.

LE RITE FORESTIER

Le terme rite forestier désigne un ensemble de phénomènes historiques et sociaux très divers formant un espace de sociabilité qui recrute ses membres par cooptation et pratique des rites initiatiques faisant référence aux métiers anciens de la forêt, essentiellement ceux de la « fenderie » (les fendeurs ) et de la « charbonnerie » (les charbonniers )

Mon bon cousin Henri IV

Cette amusette est issue de la bonne volonté de notre bon Roi Henri de la Poule au Pot d’unifier les duchés de France.

Il déambule avec son armée constituée d’opportunistes et de mercenaires de tous poils, en quêtes de reconnaissance et d’argent, comme nous pouvons, toujours et encore, rencontrer en loges ou en ventes.

Donc, notre bon Roy guerroie sur le plateau de Saint André, proche d’Ivry la bataille, d’où le nom, ayant planté ses tentes afin d’honorer ses dames et ses armes. Les différents combats étant achevés, il se dirige vers Nonancourt, prend la petite vile, sans résistance, et s’oriente vers Dreux, en passant par la forest où, là, sa truffe bien aillée, comme nous le savons tous, flaire  une effluve relativement discrète..

Accompagnée de sa garde éphémère, furtivement, il s’approche en toute discrétion et, …….. bizarrerie. Des femmes et des hommes sont réunis en cercle autour d’un foyer en plein milieu de la forêt. Cette clairière semble bien arrangée avec une certaine hiérarchie.

Sans crainte, puisqu’il n’y a pas de prime abord de quoi, quoique chacun est armé de haches, de piques, de tisons, de masses et le poitrail recouvert d’un tablier de forgeron, il lance : « bonjour Messieurs Dames. Que faites-vous en ces lieux autour du feu ». le bon Cousin Maître lui développe le pourquoi du comment, car c’est le Roy qui s’est planté de pied en cape devant lui. « Nous somme réunis pour pratiquer notre Rite Forestier ».

Le Roy intrigué et confondu, demande à en être plus instruit.

Le Bon Cousin Maître, en bon principe, lui proposa, car cet homme est le Roy, par bleu, et avec l’accord de tous les cousins, décide son Initiation au trois degrés, d’un seul élan.

La chose accomplie, notre Roy, heureux et satisfait en « Bon Cousin » qu’il est désormais, file vers Dreux, Mantes et Paris.

Depuis ce jour, ne résonne dans sa bouche : « Bonjour ma bonne cousine, bonjour mon bon cousin !! ! ».

Et, quelques centaines d’années plus tard et au bout de cinq année d’ancienneté de pratique au Rite Forestier, j’ouvrais en lieu et place en la forêt de Dreux, une vente sous le vocable de : le puits des forges ».

La suite au prochain épisode

Th B                                                                                                        le 5 avril 2021

BRESIL : Le rôle de la franc-maçonnerie en temps de pandémie

De notre confrère jcnet.com.br – Par Waldir Ferraz de Camargo

Comme toute organisation qui rassemble ses membres dans des activités en face à face, la Franc-maçonnerie a également été obligée de suspendre ses réunions conformément aux recommandations médicales et aux directives gouvernementales, sans toutefois interrompre ses actions philanthropiques.

La nécessité de respecter la distanciation sociale a fait stagner les processus d’acquisition de nouveaux membres, paralyser l’élévation des grades et autres activités des Ateliers, qui se limitaient à des séances administratives réalisées virtuellement, permettant le maintien des liens qui unissent les travailleurs de l’Art Royal. Il n’y a eu aucune nouvelle d’unatelier effondré, ni de membres en fuite, restés fermes et persévérants dans le service de solidarité des institutions nécessiteuses et l’œuvre caritative qu’elles mènent.

Rappelons qu’en 1918 la Loge Maçonnique d’Ormuzd de Bauru, compte tenu de la précarité du service médical de l’époque, a cédé ses locaux pour devenir un authentique hôpital communautaire, aidant les malades victimes de la grippe espagnole, une pandémie qui a dévasté un grande partie du monde au seuil du vingtième siècle. Ce noble et authentique acte de charité de la Loge a été reconnu par la Grande Oriente do Brasil, qui lui a conféré le titre honorable de Benemérita, incorporé dans sa nomenclature officielle.

La franc-maçonnerie est une institution philosophique, philanthropique, éducative et progressiste qui travaille pour l’amélioration morale, intellectuelle et sociale de l’humanité, à travers l’accomplissement intransigeant du devoir, la recherche constante de la vérité et la pratique désintéressée de la bienfaisance. Avec l’avancée de la vaccination et la réduction de la contagion virale, mais toujours en suivant les recommandations préventives, les Ateliers reprendront progressivement leurs activités en temps opportun, avec l’autorisation appropriée des autorités supérieures, la Franc-Maçonnerie ayant redonné vigueur pour reprendre ce que elle a toujours fait au cours des siècles, c’est-à-dire la réalisation d’une société plus juste dans les délibérations qui impliquent l’être humain et plus parfaite pour l’expérience de la fraternité, de la liberté et de la pratique délibérée de la paix.

L’auteur est licencié en histoire, fonctionnaire de l’État et membre de la Loja Deus, Pátria e Família, à Bauru.

ITALIE : Franc-maçonnerie, spiritualité ou psychisme ? Ne franchissez pas cette porte…

De notre confrère italien expartibus.it

Les Occidentaux modernes sont habitués à concevoir le composé humain sous une forme aussi simplifiée et réduite que possible, puisqu’ils le font consister exclusivement en deux éléments : l’un est le corps, l’autre est indifféremment appelé âme ou esprit ; nous avons dit les Occidentaux modernes, puisqu’en vérité cette théorie dualiste n’a été définitivement établie qu’à partir de Descartes.
(…)
On peut parler de fausse spiritualité chaque fois que le psychique est confondu avec le spirituel.

René Guénon

Par expérience personnelle, je ne suis pas sûr que dans le domaine maçonnique la distinction entre les domaines psychique et spirituel soit claire pour tout le monde. Mais même en sortant de l’étroite enceinte latomistique, les choses ne semblent pas aller beaucoup mieux.

Dans le monde du soi-disant ésotérisme, les extrêmes se rencontrent souvent. Ainsi l’ éventail des positions personnelles individuelles oscille du rationalisme le plus glacial au psychisme le plus « sentimental », jusqu’aux positions limites de nature occultiste.

Le même phénomène se retrouve également dans certains groupes Facebook, fréquentés par toutes sortes de chercheurs ou pseudo-chercheurs : des anthroposophes respectables aux mythes bouddhistes. En passant par les divers amateurs de magie de toutes les couleurs, aux adeptes de Castaneda, jusqu’aux « spiritualistes chrétiens » les plus ambigus, pour en finir avec les simples gagne-pain, non moins insidieux, cultivés sur du pain et de la salade de fruits new age .

Même si personnellement les discussions lexicales où chacun attribue un sens purement subjectif aux termes et aux mots m’intéressent franchement peu, pour une fois je voudrais dire un bon mot envers le mot tant malmené « magie », l’art ancien de la caste sacerdotale des Mages, évidemment dans le sens le plus élevé et le plus noble du terme.

En Magie, dès que l’on connaît les rudiments théoriques, il faut opérer, c’est-à-dire tenter n’importe quelle voie de réalisation, sinon, on parle et ne travaille pas, on ne devient qu’un cacosophe, un ivrogne de paroles creuses, un charlatan compatissant de la langue et ainsi se propagent des schismes et des mensonges qui n’ont aucun fondement, ni tête ni queue, qui égarent tous les hommes légers qui suivent ceux qui crient le plus. Giuliano Kremmerz – Le monde secret

La Vraie Magie est une voie et une pratique fondées sur la volonté, l’imagination et la concentration, qui présuppose une pureté et un détachement total de la part de l’Opérateur. Mais attention à certains empiètements et déclinaisons ambigus du terme.

Le Vrai Pouvoir Magique réside dans l’Homme Intérieur, c’est-à-dire dans l’Âme qui a été engendrée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Or, si Dieu est capable d’agir avec un simple signe, avec un geste, ou avec sa Parole divine, cela signifie que même l’Homme Intérieur peut agir magiquement de la même manière. Sinon, il n’y aurait aucune similitude entre l’âme Humaine et le Créateur Suprême de la Nature.
Le réveil des mages

Tout Groupe, réel ou numérique, qui se propose, au moins dans l’intention, d’être suffisamment « qualifié », devrait rejeter résolument toute suggestion ou dérive médiumnique et spiritiste.

Un chercheur sérieux engagé dans la Voie Traditionnelle, quel que soit le chemin initiatique spécifique suivi, abhorre toute forme de contact et de manipulation des dimensions larvaires, et toute recherche de « pouvoirs », ne serait-ce que divinatoires y compris toute manifestation « stupéfiante » (j’utilise volontairement un terme qui évoque le monde des substances psychotropes).

Les apparitions et phénomènes divers liés aux séances de spiritisme sont non seulement dangereux pour l’illusion qu’ils génèrent chez l’opérateur, qui est souvent amené à croire qu’il a atteint on ne sait quel niveau d’illumination, mais ils enivrent et perturbent aussi le monde de les vivants.

Qui parle avec les morts ne parle qu’avec les morts, au sens littéral du terme. « Morts » comme des coquilles sans principe, des psychismes en décomposition parce qu’ils sont libérés du principe vital. Des énergies et des mémoires « automatiques » qui circulent de manière chaotique et à travers des pratiques ou des états médiumniques « retournent » dangereusement dans l’au-delà.

Et ils contribuent à alimenter et à accroître, par cette perturbation subtile, la confusion déjà grave d’un monde dominé par le matérialisme, agité par des forces obscures et un égocentrisme délirant.

Ce qui, à bien y penser, est encore un autre déguisement de narcissisme démoniaque et destructeur. Bref, encore une fois… beaucoup, beaucoup d’« ego », le Prince protéiforme de ce monde, à la sauce « ésotérique ».