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Les lunettes de Spinoza

Je ne sais pas si vous avez lu Spinoza, mais il faut s’accrocher ! Avec lui, tout est compliqué, à commencer par son prénom : Baruch ! Quelle idée ! Et son nom.

Pourquoi ne lui a-t-on pas laissé ceux de ses origines hispano-portugaises, Benito de Espinosa ? Mais quand on lit ses réflexions, j’allais dire ses démonstrations, alors là, on est servi. Je vous laisse juge. Que signifie : « Les choses qui conviennent dans la seule négation, autrement dit en ce qu’elles n’ont pas, ne conviennent en réalité en aucune chose » ? Je n’invente rien, ça se trouve dans L’Éthique IV, 32. Mais bon sang, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Que quand on n’a pas un truc, on ne peut pas s’en servir ? Belle découverte en vérité ! À moins que ça ne signifie que lorsqu’on dit : « c’est inutile », cela convient, alors que dire « ça sert à rien », autrement dit le dire en négatif, ça ne convient « en réalité en aucune chose », comme il dit ? Avouez qu’il y a de quoi être perplexe. Vaut-il mieux dire à une femme « t’es moche » plutôt que « t’es pas belle » ? Remarquez bien que dans les deux cas, il ne faut pas hésiter à tendre l’autre joue…

Quand les gens normaux (je ne parle pas des philosophes) ont lu ça, au lieu de se planter des points d’interrogation dans la tête, ils lui ont attribué des phrases simples, que tout le monde peut comprendre. J’aime beaucoup celle-ci : « Si l’homme n’a pas le pouvoir de modeler le monde à sa convenance, il a du moins celui de tailler des verres qui lui permettent de le faire apparaître à peu près comme il veut ». Voilà qui est bien vu, c’est le cas de le dire. Dommage qu’il ne l’ait probablement pas écrite ! Si certains la lui ont attribuée (c’est pour ça que j’en parle), d’autres prétendent qu’elle serait de Georg Christoph Lichtenberg, un auteur du 18e siècle. J’ai eu beau chercher, pour vérifier, dans son livre d’aphorismes Le Miroir de l’âme et de me plonger dans les pensées de Leopardi, d’Oscar Wilde, de Nicolás Gómez Dávila et de Marc Twain, je n’ai rien trouvé. Alors, de qui est-ce ? En fait, je n’en sais rien et, modestie mise à part, j’ose affirmer que ce n’est pas de moi, sauf si vous insistez… Cela étant, il est normal que beaucoup d’auteurs se disputent une telle phrase. Vous connaissez le proverbe : « Quand un enfant est beau, il a beaucoup de papas ».

Moi, j’aimais bien que ce soit de Spinoza parce que lorsqu’il a été banni de sa communauté juive pour ses idées peu orthodoxes, le 27 juillet 1656, il a appris à tailler les verres destinés aux instruments d’optique pour gagner sa vie. Les historiens affirment même que ses verres de télescopes étaient d’excellente qualité. Le problème, c’est qu’on n’en fait plus des comme ça, qui permettent de voir la réalité comme on veut. Aujourd’hui, la télé, les discours et tout le reste, vous la décrivent dans le moindre détail, mais comme « ils » veulent vous la présenter et vous la faire gober, eux, les journalistes politiques ou les politiques journalistes, et ils ne laissent pas le moindre espace pour voir la réalité vraie. On essaie bien, nous, les avaleurs de roues de moulins, de la dire comme on la voit, mais on nous parle aussitôt de « fake news », on nous traite de tous les noms, et Dieu sait s’ils en inventent tous les jours de nouveaux pour nous obliger à penser comme il faut ! Quoi qu’il en soit, la technique de fabrication de ces verres a disparu avec ses concepteurs. C’est comme la construction des pyramides d’Égypte. Mystère ! Mais avouez qu’il y a de quoi être intrigué. Je me suis donc mis en tête d’éclaircir ce coin d’ombre pour la postérité.

Dans un premier temps, je me suis plongé, évidemment, dans l’étude des œuvres de Spinoza. Outre l’Éthique dont je parlais, il a écrit un Traité de la réforme de l’entendement, rarement lu. C’est pourtant intéressant pour notre recherche. Il y écrit (§ 58) :

« Moins les hommes connaissent la Nature, plus facilement ils peuvent forger de nombreuses fictions ; telles que des arbres qui parlent, des hommes changés subitement en pierres, en sources, des fantômes apparaissant dans des miroirs, rien devenant quelque chose, même des Dieux changés en bêtes et en hommes et une infinité d’autres semblables. »

C’était peut-être là, la solution.

Je suis donc allé me perdre dans les bas-quartiers de la ville pour trouver des hommes ne connaissant rien à la nature. Je me disais que s’ils pouvaient faire parler les arbres et faire que rien devienne quelque chose, ils devaient certainement savoir où trouver les verres qui changent ce qui est en ce qui n’est pas… Hélas, trois fois hélas ! Quelle déception ! Dans ces non-lieux, j’en ai trouvés qui croyaient que le lait sortait des briques, que les poulets étaient en batterie de cuisine, que le pain c’était une boule blanche à faire dorer au four et que la viande naissait sous plastique et qu’on la trouvait en halal à pied au supermarché. Quant aux arbres, ils ne connaissaient même pas le nom de ceux qui étaient dans les jardins publics ; et des fleurs, ils n’en avaient vu que dans les rues où allait passer un président étranger en voyage officiel. Ailleurs, dans la ville, c’était l’herbe jaunâtre et les détritus.

Pensif, en mal de solution, je regardais la vitrine d’un opticien : lunettes, jumelles et télescopes. Un passant la regardait aussi avec attention. Je lui posai ma question.

  • Est-ce que par hasard vous sauriez où je pourrais trouver des verres qui permettent de faire apparaître la réalité à peu près comme on veut ?
  • Oui, bien sûr, me dit-il, suivez-moi, c’est tout près d’ici.

Il me fit entrer dans un grand bâtiment en pierres de taille, de type haussmannien.

  • C’est le siège de l’INSEC, m’expliqua-t-il, l’Institut National des Statistiques d’État et des Collectivités.

Imaginant le pire, je lui demandai à brûle-pourpoint :

  • C’est ici qu’on truque les statistiques officielles ?

Il me regarda d’un air offusqué.

  • Truquer les statistiques ? Nous ? Jamais ! Vous m’entendez, JA-MAIS. Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’on peut les présenter de diverses manières. Tenez, le chômage, par exemple : on peut placer en premier les catégories qui ont baissé, les actifs de 30 à 45 ans, et « oublier » là où ça augmente, les femmes et les jeunes, et pour les jeunes on peut dissocier ceux qui ont des diplômes, qui s’en tirent plutôt bien ou qui partent à l’étranger, ce qui les fait disparaître de nos listes, hé, hé, de ceux qui ne savent ni lire ni écrire, comme 10 à 15% de nos jeunes. Ceux-là, on n’en dit rien et le tour est joué. « Simple comme bonjour ! », conclut-il tout réjoui.
  • Vous présentez donc aux téléspectateurs, aux lecteurs de journaux ou aux auditeurs de radios, les nouvelles favorables qui vous sont dictées par le pouvoir ?
  • Enfin Monsieur, me répliqua-t-il tout offusqué, il est bien normal qu’on soit en contact avec les autorités. C’est l’État qui nous paye, tout de même !…
  • Et pour les sondages, c’est comme pour les statistiques ?
  • C’est plus compliqué. On peut favoriser tel ou tel candidat, parce qu’on sait bien que les gens préfèrent voter pour le gagnant, c’est normal, mais on ne peut pas se ridiculiser non plus. Au moment des résultats, s’être lourdement trompé, discréditerait l’Institut. Vous voyez, Monsieur, utiliser les lunettes de Spinoza est plus difficile qu’il n’y paraît. Cela exige une formation lourde. On entre à l’École Nationale des Statistiques d’État et des Collectivités par un concours difficile et les études durent cinq ans, dont un à l’étranger, six mois dans un pays démocratique et six mois dans un pays totalitaire. Ça permet de connaître leurs techniques.
  • Pour dénoncer celles des pays totalitaires, je suppose.

Il regarda soudain sa montre.

  • Excusez-moi. Je suis pressé. Une réunion importante avec un membre du Cabinet du Porte-parole du Gouvernement.

Il me tendit la main.

Elle était molle.

*          *          *

HIRAM, bon maître ou tyran?

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Il est intéressant d’observer le mythe d’Hiram avec l’esprit critique et le doute, deux outils dont le maçon ne se sert pas assez, allant volontiers vers la morale… qui n’est que le mode de fonctionnement « arrangeant » une société donnée. Pour les nazis, le racisme génétique était une morale !

   Dès lors, il est aussi possible de voir en Hiram (à la manière d’un avocat de la défense des trois « mauvais compagnons ») un personnage asservi, tyrannique, aveuglé par sa dévotion à Salomon (Roi frivole et dispendieux, ne l’oublions pas !) qui a fait travailler des milliers d’esclaves (que l’histoire soit vraie ou fausse, mais bien inscrite dans la Bible) pour construire un temple insolent de richesses. Et partant, injurieux pour ces ouvriers pauvrement rémunérés. Dès lors – poursuit l ‘avocat du Diable – il n’est pas étonnant, et pourquoi pas « compréhensible » que les trois ouvriers, exaspérés, cherchent à gagner davantage en se révoltant contre leur maître !

   Une thèse provocatrice qui serait aujourd’hui défendue par les syndicats ! Reste bien sûr le meurtre à l’évidence inexcusable, impardonnable, c’est à dire le droit de tuer que se sont arrogé ces trois assassins. La défense répondra ici que la précarité (qui engendre la jalousie, ce cancer psychique) peut également déclencher une folie meurtrière, elle-même à prendre en compte, quand la faculté de discernement de l’individu humilié est abolie.

   Le peuple n’a pas fait mieux en 1789, en faisant décapiter le roi Louis XVI et sa femme, qui avaient tenté de fuir par « la porte de l’est de la France » (une autre version du meurtre d’Hiram, en somme !). Ce roi et Le Nôtre, son paysagiste, n’étaient-ils pas coupables d’avoir construit le Château de Versailles, son Trianon et ses jardins fastueux…pendant que le peuple crevait de faim ?!! Victor Hugo en a très bien parlé !

  Bref, tout est dans tout et son contraire ! Les métaphores, mythes et légendes ne sont vraiment « productives » de justes transpositions que lorsqu’elles sont étudiées, au moins sous les deux aspects qu’elles contiennent toujours, le Bien et le Mal. Comme les deux côtés d’une carte à jouer ou d’une pièce de monnaie. L’envers et l’avers, le côté pile et le côté face, constituent la même carte et la même pièce !

   Qui a un jour été juré auprès d’une Cour d’assises a immédiatement conscience de la responsabilité qu’elle implique.  Il est bon de toujours de suspendre, c’est à dire retarder notre jugement, pour réfléchir au « pour et au contre » en toute chose, avant de se prononcer ! La vérité n’est pas de ce monde…même pas en franc-maçonnerie !

    Le doute est la certitude du franc-maçon, de la franc-maçonne.

Point de vue : À propos du secret

par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Depuis toujours, le secret, dans quelque domaine que ce soit, suscite la méfiance et la suspicion, car on pense a priori qu’il sert à dissimuler ou à cacher des choses mauvaises, négatives ou dangereuses. De nombreuses personnes l’associent à la « théorie du complot » et sont convaincues qu’il existe des organisations secrètes qui s’emploient à influer sur l’orientation du monde dans des domaines aussi variés que la politique, l’économie, la science, l’art, etc. Cette idée est d’autant plus répandue qu’elle est entretenue sur les réseaux sociaux et par certains médias, sans parler des films et des livres qui exploitent régulièrement ce thème.

La transparence

Comme vous le savez, nous vivons une époque qui incite à tout dire, tout montrer, tout dévoiler, et ce au nom du droit à l’information et de la « transparence ». Faut-il s’en réjouir ? Je ne le pense pas, car cette tendance extrême en est venue à porter atteinte à la liberté individuelle et à la vie privée. Certes, il est nécessaire d’informer et de clarifier certains faits d’actualité, mais à condition qu’il y ait un intérêt réel à le faire, et non pas dans le but de satisfaire une curiosité malsaine ou d’alimenter une certaine forme de voyeurisme, lequel but correspond selon moi à l’exact opposé du secret. L’idéal en la matière est donc de trouver un juste milieu.

Tout être humain a des secrets qu’il garde et souhaite garder au plus profond de lui, d’où la notion de « jardin secret ». Certains concernent des événements liés à sa vie privée ou à celle de ses proches ; d’autres se rapportent à des confidences qu’on lui a faites un jour ; d’autres encore sont liés à des situations dont il a été le témoin et dont il ne souhaite pas parler. Il en est également qui correspondent tout simplement à ses réflexions les plus intimes. En fait, il existe autant de secrets que de choses qu’il nous semble nécessaire de ne pas rendre publiques, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elles sont inavouables. Les garder secrètes est-ce un crime ?

L’utilité du secret

Comme c’est le cas de nombreux Rose-Croix, je pense que certains secrets ont leur utilité, notamment ceux qui concernent des faits ou des événements qui, s’ils étaient révélés, causeraient inutilement du tort, de la peine ou d’autres préjudices aux personnes qui en prendraient connaissance. Quoi qu’on en dise, toute vérité n’est pas bonne à savoir. À titre d’exemple, un secret de famille peut préserver sa cohésion et éviter de la voir se disloquer. Dans un tout autre ordre d’idée, un secret d’État permet parfois de protéger la population contre un danger, d’éviter une guerre civile, etc. Quant aux journalistes, si prompts à dévoiler les secrets des autres, ils considèrent comme une nécessité absolue de garder leurs “sources” secrètes.

De mon point de vue, ce n’est pas le secret en tant que tel qui pose vraiment problème, mais la raison pour laquelle il est tenu. Dès lors que ce n’est pas dans le but délibéré de nuire à autrui ou d’occulter des comportements qui portent gravement atteinte à autrui ou à la société, en quoi est-ce condamnable ou blâmable ? Je pense qu’il existe de beaux secrets, des secrets utiles, des secrets nécessaires, des secrets du cœur, des secrets de l’âme… Vous-même en avez certainement ! Et contrairement à ce que certains prétendent, l’Ordre de la Rose-Croix n’a pas de secrets à préserver. C’est ainsi que toute personne désireuse de mener une quête de connaissance peut avoir accès à son enseignement.

∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Mercredi 17 Novembre

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🎥 Le code secret de la pierre philosophale enfin déchiffré ! https://450.fm/2021/11/16/le-code-secret-de-la-pierre-philosophale-enfin-dechiffre/

🎥 Le Phare Dunkerquois consacre 2 articles sur la franc-maçonnerie https://450.fm/2021/11/16/le-phare-dunkerquois-consacre-2-articles-sur-la-franc-maconnerie/

🎥 EXCLUSIF – GODF : la condamnation de Jean-Philippe Hubsch https://450.fm/2021/11/17/exclusif-godf-la-condamnation-de-jean-philippe-hubsch/

📰 3 POINTS C’EST TOUT Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm

Le journal de la FM sous tous ses Angles

  • Présentation Hadrien Berthaut
  • Réalisation Laurent Sirguy
  • Directeur de la Publication Franck Fouqueray

L’huile, un corps gras bénéfique

L’huile est le symbole de la lumière divine et de la royauté. Dans l’Antiquité, l’huile (olive veut dire huile) était une denrée essentielle et précieuse. Elle fournissait éclairage et nourriture, représentant aussi la lumière et la prospérité ; elle faisait l’objet d’un usage rituel.

Chez les Hébreux, l’huile est un lien de passage entre leur dieu et les hommes. Lorsque Adam est sur le point de mourir, c’est sous la forme d’huile de miséricorde qu’il demande à Dieu la rédemption promise.

C’est l’Éternel qui commande à Moïse de préparer l’huile d’onction, un mélange parfumé, qui rendra saints (c’est-à-dire consacré à Élohim) : la Tente d’assignation, l’arche du Statut; la table avec tous ses accessoires, le candélabre avec les siens; l’autel du parfum; l’autel aux holocaustes avec tous ses ustensiles et la cuve avec son support ainsi  qu’Aaron et ses fils (Exode 30 ; 26 à30).

La composition de l’huile de l’onction sainte est décrite dans Exode 30 ; 23,24 : myrrhe franche (sorte de gomme de résine odorante semblable au sapin baumier ou à la gomme d’épinette), cinq cents sicles*, cinnamone odorant (écorce intérieure du cannelier qui  donne à la cannelle une forte odeur parfumée, utilisée par les anciens Égyptiens dans le processus de l’embaumement), la moitié, soit deux cent cinquante; jonc aromatique (un jonc odorant, Acorus calamus, dont on peut extraire, par distillation des rhizomes, une huile essentielle utilisée en parfumerie et en médecine), deux cent cinquante, enfin casse (une épice proche de la cannelle mais plus piquante, tirée de l’écorce du cannelier, appelé aussi cassia qui entrait dans la composition des ingrédients servant à l’embaumement), cinq cents sicles au poids du sanctuaire; puis de l’huile d’olive (1 setier), un hîn (d’après l’historien Josèphe, le hîn équivalait à deux conges athéniennes, ce qui correspond à 3,67 litres)…

Il est souligné l’interdiction pour quiconque d’en faire le même parfum et de le mettre sur un profane (Exode 30 ; 32,33).

L’application de l’huile, avant chaque culte, étant associée à la pureté et à la lumière. «Quant à toi, tu ordonneras aux enfants d’Israël qu’ils prélèvent pour toi de l’huile d’olive pure concassée pour le luminaire, en vue d’élever la lumière continuellement» (Exode XXVII, 20).

Être oint est une métaphore des Faveurs Divines. Il s’agit de la «Main de Dieu» sur nous (Psaume 23 :5 ; 92 :10…) Une personne «ointe» est  établie dans une positon (un poste) ou une fonction spéciale pour le Plan de Dieu (Psaumes 2 :2,6 ; Esaïe 61 : 1 ; Luc 4 :18). L’onction est associée à l’Effusion du Saint-Esprit (1Samuel 10 :1, 9 ; 16 :13 ; Esaïe 61 :1 ; Zacharie 4 :1-4).

La fameuse fiole d’huile qui dura 8 jours pendant le miracle de Hanouka aurait appartenu à Noa’h, qui la transmit ensuite à Chem puis à Avraham, Its’hak et Yaacov. C’était de l’huile d’olive constituée à partir du rameau d’olivier qu’avait apporté la colombe dans l’Arche pour attester que les eaux avaient diminué après le Déluge.

Chez les mystiques musulmans, l’huile représente la pure substance, l’esprit de Dieu offert à l’homme.

Dans la tradition apostolique, alors que les huiles sont bénies, le chrême est consacré. Les huiles destinées aux catéchumènes et aux malades ont pour support une simple huile d’olive pressée à froid  sur laquelle est prononcée une bénédiction spécifique. Symbole de vigueur, elle accorde force et intelligence aux futurs baptisés et soulage le corps, l’âme et l’esprit des malades. Le chrême est un mélange d’huile d’olive et de baume : une résine aromatique importée d’Orient ou du Pérou, chauffée au bain marie. Cette base reçoit ensuite trois essences parfumées : la lavande, le serpolet et le romarin. Après avoir procédé à l’association des substances, l’évêque souffle sur le chrême, avant d’invoquer sur lui la puissance de l’Esprit.

L’huile faisait partie du paiement du salaire en nature des ouvriers qui construisirent le Temple de Jérusalem.

Les Règlements du Chapitre Écossais prévoient une cérémonie préalable à l’installation d’un Vénérable Maître. Le Frère Écossais, nommé Vénérable (de la loge), est Sacré par les frères Écossais, dans la Loge écossaise, (nommée plus tard Chapitre écossais), avant son installation dans la Loge Générale(il y a donc deux installations distinctes). Ce «Sacre» se faisait par une «onction», au moyen d’un «ciment hermétique», composé de 5 aliments : du froment, de l’huile, du vin, du sel et du soufre calciné, appliquée avec une truelle d’or, sur, la tête, les oreilles, à côté des narines, sur les lèvres et sur les mains.

Dans la langue des oiseaux, le vitriol, vitri ol, est l’huile de verre, l’huile verte, qui lors de l’onction des rois permettait qu’il soit éclairé.

*Le sicle (akkadien : šiqlu ou siqlu, hébreu : שקל, shekel) est une ancienne unité de poids ainsi qu’une devise monétaire en usage parmi plusieurs peuples du Levant dont les anciens Hébreux

ANGLETERRE : L’histoire des Illuminati

De notre confrère anglais Heritage Daily

L’histoire des Illuminati remonte à la fin du 18 e siècle, lorsque les Illuminati bavarois ont été fondés par Johann Adam Weishaupt dans l’électorat de Bavière.

Adam Weishaupt était professeur de droit canonique et de philosophie pratique, qui est devenu professeur non clérical chez les jésuites, un ordre qui a été dissous par le pape Clément XIV en 1773 avec la publication du bref papal Dominus ac Redemptor.

Weishaupt est devenu profondément anticlérical, résolu à promouvoir la propagation des « Lumières », un mouvement intellectuel et philosophique qui a promu des idées basées sur la poursuite de la connaissance obtenue au moyen de la raison et l’évidence des sens, le bonheur humain, la fraternité, la liberté , la tolérance et la séparation de l’Église et de l’État.

Suivant un système de grades et de grades basé sur la franc-maçonnerie, Weishaupt a fondé une société quasi-maçonnique en 1776 appelée le Bund der Perfektibilisten, ou Pacte de Perfectibilité (Perfectibilistes), mais cela a ensuite été changé en Illuminatenorden, ou Ordre des Illuminati en 1778.

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Portrait d’Adam Weishaupt (1748-1830) – Crédit d’image : Friedrich Rossmassler – Domaine public

Les membres fondateurs ont adopté le hibou d’Athéna comme symbole du groupe, chaque membre prenant un pseudonyme. Weishaupt prit le nom de Spartacus, tandis que ses élèves Massenhausen, Bauhof, Merz et Sutor prirent le nom d’Ajax, Agathon, Tiberius et Erasmus Roterodamus.

Weishaupt a rejoint une loge maçonnique en 1777, où il a utilisé la franc-maçonnerie pour recruter de nouveaux membres dans sa société, en promouvant son propre programme en tant que pure maçonnerie basée sur le « perfectionnement de la nature humaine » par la rééducation pour parvenir à un état communautaire avec la nature, libre de gouvernement. règle et religion organisée.

La succession de Charles Théodore au duché et prince-électeur de Bavière en 1777 avait initialement conduit à une libéralisation des attitudes et des lois, mais les courtisans et le clergé ont persuadé le monarque de réprimer la pensée libérale, provoquant le ressentiment parmi les classes instruites qui ont fourni un parfait terrain pour que les Illuminati trouvent de nouveaux membres.

Le recrutement s’est concentré sur les candidats qui étaient riches, avaient un intérêt à progresser par l’éducation, et ceux qui avaient une influence ou des positions dans la société et d’autres loges maçonniques. Les chrétiens de bonne moralité étaient activement recherchés, mais les juifs, les païens, les moines et les femmes étaient exclus de l’adhésion.

À cette époque, l’Ordre avait trois grades de membres, le novice, le Minerval et le Minerval illuminé, pour lesquels les membres privilégiés étaient intronisés au conseil au pouvoir, ou aréopage. En 1782, Adolph Freiherr Knigge, un membre éminent et porte-parole de l’Ordre a réformé les Illuminati avec un nouveau système de notes organisé en trois classes : la pépinière, les grades maçonniques (apprenti, compagnon et maître) et les mystères.

En 1784, l’Ordre comptait quelque part entre 650 et 2 500 membres (y compris les loges maçonniques que les Illuminati étaient censées contrôler), avec de puissants bienfaiteurs parmi les rangs tels que Karl August, grand-duc de Saxe-Weimar-Eisenach, Ernest II, duc de Saxe-Gotha -Altenbourg, duc Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel, comte Metternich de Coblence et comte Pálffy von Erdöd, chancelier de Hongrie.

Weishaupt souhaitait garder l’existence de l’Ordre secrète des Rosicruciens (un mouvement concurrent qui promouvait le mysticisme et la sagesse ésotérique transmis depuis les temps anciens), mais cela n’a pas fait grand-chose pour dissuader les Rosicruciens de déclarer ouvertement les Illuminati comme une secte maçonnique qui cherchait à saper le christianisme en suivant l’athéisme et faire de la franc-maçonnerie un système politique aux tendances révolutionnaires.

Alors que les Illuminati embrassaient la franc-maçonnerie et se développaient en dehors de la Bavière, le conseil des aréopagites fut remplacé par un « Conseil des Provinciaux » inefficace. Les aréopagites, cependant, sont restés des voix puissantes au sein de l’Ordre et ont commencé à se chamailler, provoquant une dissidence interne avec Weishaupt, qui a calomnié en privé ses ennemis perçus, provoquant la fracture de l’Ordre.

Le déclin des Illuminati a été provoqué par les indiscrétions de certains membres, qui ont critiqué la monarchie, ce qui a permis de mieux connaître l’existence de l’Ordre, ainsi que les noms de nombreux membres importants. L’Ordre a également été blâmé pour plusieurs publications et écrits anti-religieux interprétés comme séditieux, ce qui a conduit Charles Théodore et son gouvernement à interdire toutes les sociétés secrètes en 1784.

En réponse à l’édit du gouvernement, Weishaupt s’est enfui, laissant derrière lui les documents des Ordres et la correspondance interne, qui ont été saisis et rendus publics en 1787, provoquant la fracture des membres Illuminati.

Dans son exil, Weishaupt écrira une série d’ouvrages sur l’illuminisme, dont A Complete History of the Persecutions of the Illuminati in Bavaria (1785), A Picture of Illuminism (1786), An Apology for the Illuminati (1786) et An Improved Système d’Illuminisme (1787), jusqu’à sa mort en 1830.

Entre 1797 et 1798, les mémoires d’Augustin Barruel illustrant l’histoire du jacobinisme et les preuves d’une conspiration de John Robison ont rendu public la théorie selon laquelle les Illuminati avaient survécu et représentaient une conspiration internationale en cours, y compris l’affirmation non fondée selon laquelle l’Ordre était derrière la Révolution française.

Plusieurs organisations fraternelles modernes prétendent descendre des Illuminati bavarois d’origine, utilisant ouvertement le nom de « Illuminati » ou de « L’Ordre Illuminati », mais il n’y a aucune provenance connue ou lien historique pour suggérer que ces entités modernes sont associées à l’Ordre historique.

Image d’en-tête – Symbole des illuminati – Crédit d’image : Illuminavissem – CC BY-SA 3.0

A relire

Toulon serait-elle la capitale de la Franc-Maçonnerie en Europe ?

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De notre confrère Presseagence.fr – Par Bernard BERTUCCO VAN DAMME (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR)

La Respectable Loge Europa Provence Méditerranée, à l’Orient de Toulon, maillon fort de la chaîne d’Union Européenne a organisé le 13ème Symposium International des Loges d’Europe, à Toulon les 29 et 30 octobre.

La Grande Loge Nationale Française occupe une place unique, que lui confère la large reconnaissance internationale dont elle fait l’objet de la part de plus de 120 Grandes Loges de par le monde, en Amérique Latine, en Amérique du Nord, en Afrique, en Europe, en Russie et en Asie.
Cette reconnaissance s’explique par le respect absolu des anciennes règles de la tradition maçonnique.
Au nombre des dispositions de la Règle, la croyance (non dogmatique) en Dieu, Grand Architecte de l’Univers, et l’interdiction faite aux membres de l’obédience d’aborder des sujets à caractère religieux ou politique dans les Loges.
Malgré le mystère et le secret dont s’entourent les travaux, cela peut très bien s’expliquer. La Grande Loge Nationale Française demande à ses membres de se séparer, le temps des cérémonies de Loge, du divertissement de ses occupations professionnelles, familiales, sentimentales, culturelles, sportives ou politiques, pour se consacrer totalement à l’éclosion intérieure que constitue l’initiation.

ACCOMPLISSEMENT INTERIEUR

A la GLNF, l’initiation maçonnique traditionnelle est un voyage intérieur tourné vers les mystères les plus profonds de l’existence. C’est un voyage qui se fait à plusieurs, dans une fraternité sincère et chaleureuse, tournée avec humilité vers la recherche d’harmonie, d’unité intérieure et de Vérité. Elle a pour but de permettre à chaque Frère de poursuivre sa quête spirituelle de manière approfondie et paisible dans l’ordre initiatique légué par nos anciens à travers des rituels pour certains multiséculaires.
La Grande Loge Nationale Française est convaincue que l’effort d’accomplissement intérieur met chacun de ses membres en disposition de se comporter en dehors de ses temples avec bienveillance et charité et, par-là, d’améliorer le fonctionnement de la société.
Dans cette optique la Respectable Loge Europa Provence Méditerranée, à l’Orient de Toulon, maillon fort de la chaîne d’Union Européenne a organisé le 13ème Symposium International des Loges d’Europe, qui après avoir voyagé dans toute l’Europe, l’ISEL 2021 s’est déroulé à Toulon les 29 et 30 octobre.
En accueillant ce Symposium des Loges Europa, Toulon est devenue pendant ces deux jours la capitale de la Franc-Maçonnerie européenne. Les travaux de ce symposium avaient pour thème :  » L’Europe d’aujourd’hui a-t-elle préservé l’esprit de Fraternité de ses Pères Fondateurs  » ?
La franc-maçonnerie est un moyen d’atteindre l’universalité. Elle s’incarne généralement dans deux types de structures : nationales et transnationales. C’est une caractéristique de nos jours que les structures transnationales soient construites non seulement en tant que Conférence mondiale des Grandes Loges, mais grâce à l’initiative et aux efforts de chaque loge cherchant des liens fraternels et construisant des ponts au-delà des frontières nationales.

IDENTITE EUROPÉENNE

Dans cet esprit, ce sont des Frères Italiens de la Loge Europa de Riccione qui ont eu l’idée d’organiser, en 2008, une rencontre internationale et un symposium, réunissant toutes les Loges qui portent le nom d’Europe en une seule assemblée
Ce premier Symposium avait réuni des Frères de quatre pays et six Loges : l’Italie, représentée par Europa de Riccione, Europa 92 de Firenze et Europa no. 1165 de Cagliari ; l’Autriche, représentée par Europa zu neuen Welten de Wien ; la France, représentée par La Chaîne d’Union Européenne de Longwy ; et la Roumanie, représentée par Europa Unita de Bucarest.
Le thème général du Symposium de 2008 était  » Pourquoi nous appelons-nous Europe « . Il a mis en lumière la conscience de l’identité européenne, une conscience qui deviendra essentielle aux participants et qui leur donnera la sagesse, la force et la beauté de leurs objectifs. De plus, l’idée d’un Symposium était en elle-même un excellent terrain pour d’autres rencontres, car symposium signifie en grec  » banquet « , une grande et puissante pratique maçonnique d’amour fraternel et de joie.
Nous retrouvons dans l’allocution du Grand Maître Provincial d’Austrasie (Alsace, Champagne, Ardennes et Lorraine) la volonté des pères fondateurs de faire vivre en Europe l’esprit de Fraternité.
Aujourd’hui, dans ce monde ténébreux et anxiogène, avec les événements inquiétants à ses frontières, l’Europe a besoin que résonne, encore plus fort, ce cri des femmes de Castiglione, sur le champ de bataille de Solférino : Sono tutti, tutti fratelli*.

Suite de cet article sur le site presseagence.fr

Chronique d’histoire maçonnique

Daniel Ligou – historien de le franc-maçonnerie

Collectif

Institut d’Études et de Recherches Maçonniques, N° 88, Automne-Hiver 2021, 84 pages, 17 € port inclus

Cette revue, dont l’éditeur délégué est Conform édition, a pour rédacteurs en chef Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France et conservateur du musée de la franc-maçonnerie, et Éric Saunier, président de l’IDERM et historien spécialisé dans l’étude des sociétés urbaines et de la franc-maçonnerie, offre dans son numéro 88 un dossier retraçant l’œuvre du célèbre Maçon que fut Daniel Ligou (1921-2013), historien et écrivain.

DOSSIER : Daniel Ligou, historien de la franc-maçonnerie

  • Daniel Ligou : mémoire présente et histoire de la Révolution par Claude Mazauric
  • Lire et relire les Constitutions d’Anderson, en amont et en aval de la traduction de Daniel Ligou par Cécile Révauger
  • Daniel Ligou, du Dictionnaire à l’histoire de la franc-maçonnerie au XIXe siècle. par André Combes
  • La pérennité d’une œuvre majeure et collective : la réédition du Dictionnaire de la franc-maçonnerie sous la direction de Daniel Ligou, 2006 par Dominique Morillon

VARIA :

  • Gérard Morpain et la Grande Loge de la Fraternité Universelle (GLFU) par Michel Lécureur
  • Franc-maçonnerie et sociétés savantes au XIXe siècle : l’exemple havrais de la Société Havraise d’Études Diverses (SHED) par Jean-François Masse

[NDLR : Si peu de Maçons ont connu la première édition publiée aux Presses Universitaires de France en 1987 qui était une nouvelle édition revue et augmentée du Dictionnaire universel de la franc-maçonnerie publié en 1974 aux Éditions de Navarre, tous connaissent au moins son Dictionnaire de la de la franc-maçonnerie publié en 2004 et réédité en 2006 au PUF dans la collection « Quadrige Dicos Poche ». Ce numéro des Chroniques, qui nous présente en première de couverture François Mitterrand et Daniel Ligou lors de l’inauguration, en 1973, du musée de la franc-maçonnerie, nous offre plus qu’un aperçu de ce que fut l’œuvre de ce Franc-Maçon membre du Grand Orient qui compta parmi les hauts responsables de l’Obédience. Un dictionnaire qui a été, est et restera un incontournable !]

EXCLUSIF – GODF : la condamnation de Jean-Philippe Hubsch

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De notre consœur Anne Doutrepierre du Blog « la Maçonne »

En exclusivité la Maçonne partage avec 450.fm son article issu de son enquête concernant « l’affaire » Jean-Philippe Hubsch

Jean-Philippe Hubsch, ancien Grand Maître du GODF, a annoncé sa démission du GODF, suite à une décision de la Chambre de Justice Maçonnique concernant une plainte déposée par une loge.

Dans un bref communiqué qu’il a envoyé à la Maçonne, Jean-Philippe Hubsch s’insurge appelant les loges à prendre parti pour lui alors que cinq autres plaintes contre lui et pas moins de 22 Conseillers de l’Ordre sont encore ouvertes.

La Maçonne a réussi à obtenir ce jugement de 13 pages, dénommé « Affaire n° 21-890-P ». Elle nous développe le contenu de ce jugement permettant à chacun de se forger sa propre opinion et nous autorise à publier l’intégralité de son article sur notre site.

La plainte mettait en cause Jean-Philippe Hubsch mais aussi le 2ème Grand Maître adjoint, le Grand Secrétaire aux affaires intérieures, le 3ème Grand Maître, le Grand Trésorier, et deux Conseillers de l’Ordre sans plateau particulier. D’emblée le jugement annonce :

« Le présent exposé ne reprendra pas pour en faire état les propos des parties que la Chambre estime outrageants, contraires au principe de fraternité et excédant les limites du débat contradictoire. »

Il ne s’agit pas non plus de la première plainte de cette loge sur le même sujet. La première plainte fut jugée irrecevable par la Chambre de Justice Maçonnique le 20 mai 2021. La loge a donc, déposé une seconde plainte, cette fois considérée comme recevable.

La plainte.

La plainte concerne une circulaire signée par le Grand Orateur remplaçant (le précédent avait été démis par Jean-Philippe Hubsch). Elle organisait le Convent du GODF en deux temps : du 18 et 19 décembre 2020 et le 16 janvier 2021.

Sur le fond, l’organisation en deux temps du Convent est mise en cause. Rien n’autorise, dans les règlements du GODF, une telle manœuvre, selon la loge. De plus, le Conseil de l’Ordre s’est réuni entre les deux « séances » du convent (on ne sait pas pourquoi), selon la composition antérieure du 19 décembre tout en accueillant des Conseillers de l’Ordre qui n’étaient pas installés. Or, les mandats des Conseillers de l’Ordre prennent fin dès le début du Convent, explique la loge plaignante.

Les défendeurs, c’est-à-dire les Conseillers de l’Ordre en cause, considèrent de leur côté que la durée du mandat n’est « qu’indicative » et qu’il se termine « à la fin du Convent ».

Ils considèrent, aussi, que la plainte est discriminatoire. Tous les Conseillers de l’Ordre auraient dû être concernés par la plainte et non pas seulement sept d’entre eux. Ce qui est une idée. Par ailleurs, ajoutent les défendeurs, les deux loges plaignantes auraient dû « mettre en cause tous les élus de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique et de l’Instance Nationale de Solidarité Maçonnique en fin de mandat ou occupant des fonctions électives en leur sein et qui devaient descendre de charge, comme le prévoient les articles 136 et 148 du Règlement Général. ». Or, a priori, ces frères et sœurs ne se sont pas réunis entre les deux convents.

« Les défendeurs soutiennent également que l’article 126 prévoit explicitement l’élection du bureau du Conseil de l’Ordre après l’installation par le Convent des nouveaux élus, ce qui a été fait le 16 janvier, comme cela a été le cas pour ceux de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique et de l’Instance Nationale de Solidarité Maçonnique ; que c’est alors que les Conseillers en fin de mandat descendent ; que la durée des mandats prévue n’est qu’indicative ; que l’exemple des Congrès en est la preuve ; que la Chambre Suprême de Justice Maçonnique ne pourra pas sanctionner de façon la plus minime qui soit les FF.°. mis en cause sans déclarer irrégulières les mesures qu’ils avaient prises après le 18 décembre et dont il faudrait faire d’ailleurs un inventaire à la Prévert. »

Ces derniers menacent, cerise sur le gâteau, que, si la Chambre Suprême de Justice Maçonnique s’aventurait à donner raison aux plaignants, les Conseillers de l’Ordre mis en cause n’hésiteraient pas à lancer un recours profane qui permettrait d’annuler toutes les élections – y compris celle de ladite Chambre Suprême de Justice Maçonnique conduisant ainsi à la mise en place d’un « administrateur », comme cela fut le cas pour la GLNF en 2011.

La réponse de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique.

Dans un premier temps, elle rappelle qu’elle est seule juge pour toutes plaintes concernant une violation des Règlements Généraux.

Sur l’irrecevabilité de la plainte à laquelle tient Jean-Philippe Hubsch, c’est tout aussi vite expédié.

« Les défendeurs soutiennent qu’« Avant de développer au fond, nous attirons l’attention de la Chambre Suprême de Justice sur un point de forme, qui, s’il peut paraître anecdotique, pourrait à lui seul fonder l’irrecevabilité de cette plainte puisque dans la partie administrative, la Loge plaignante n’en donne pas le motif, mais avant même de développer et formule ses demandes de sanctions en guise de conclusion ». Telle qu’elle est formulée, cette prétention imprécise et inintelligible ne permet pas à la Chambre Suprême de Justice Maçonnique d’en apprécier le bienfondé. Elle sera par suite écartée.

La suite ne manque pas de piquant.

Tout d’abord concernant les Grands Orateurs.

Jean-Philippe Hubsch et les Conseillers de l’Ordre avaient décidé de virer (plus exactement de destituer) le Grand Orateur (que je vais appeler K). Or, un recours auprès de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique fut ouvert.  Cette dernière, le 15 janvier 2021, avait annulé la décision du Conseil de l’Ordre du 28 août 2020 avec effet rétroactif. Cette décision de justice maçonnique réintègre le Grand Orateur K dans ses fonctions. Ainsi, le second Grand Orateur, le frère J, n’a jamais été « Grand Orateur ». Il n’est qu’un usurpateur, involontaire peut-être, mais usurpateur quand même.

Ce dernier a personnellement signé plusieurs courriers concernant l’organisation du même convent et cosignés avec le Grand Secrétaire plusieurs circulaires, dont celle mise en cause, concernant le même sujet. Tout indique que la signature du Grand Orateur est essentielle (celle du Grand Secrétaire étant purement administrative).

« Au regard de ce qui précède et eu égard à la date de sa signature, la circulaire contestée doit être regardée comme ayant été prise par un membre du Conseil de l’Ordre qui n’avait pas qualité pour le faire et doit ainsi être déclarée invalide. Elle est de ce chef irrégulière et doit être annulée. »

Quant à l’organisation même du Convent en deux périodes. Les défendeurs avaient argué que, selon les Règlements Généraux :

  • 1/ seul le Conseil de l’Ordre fixe les dates du Convent
  • 2/ Le Convent doit durer 3 jours.

Il s’agit de l’article 109 qui dit explicitement : « Le Convent se réunit annuellement en session ordinaire, aux jours et lieu et dates fixées par le Conseil de l’Ordre ». « Sa durée devrait se limiter à trois jours ».

La Chambre Suprême de Justice Maçonnique estime que :

  • 1/ que rien n’indique que le Convent doit se tenir en 3 jours successifs.
  • 2/ que rien n’oblige aussi qu’il doit durer 3 jours (il ne doit pas excéder 3 jours).
  • 3/ que le Convent conclut une année maçonnique qui n’a rien à voir avec une année calendaire.
  • 4/ qu’en sus, les circonstances inhabituelles liées à la crise sanitaire pouvaient justifiées à la fois un report de la date du Convent et une organisation « découpée ».

Concernant le malheureux Grand Orateur J qui n’en sera jamais un, la Chambre de Justice Maçonnique considère qu’il n’est pas en cause de la situation et n’est d’ailleurs pas spécifiquement visé.

Concernant les Conseillers de l’Ordre mis en cause, il apparaît aussi que rien n’indique qu’ils ont « refusé » de descendre de charge entre les deux périodes de ce Convent. De même, selon les différents textes, il apparaît que le mandat des Conseillers de l’Ordre ne prend pas fin lors des élections de leurs successeurs mais lorsque ces derniers sont installés. Ainsi, la demande des loges plaignantes est rejetée par la Chambre Suprême de Justice Maçonnique.

Ainsi, la circulaire est considérée comme caduque – non pas du fait du fond qui est accepté par la Chambre Suprême de Justice Maçonnique mais parce que Jean-Philippe Hubsch et son conseil de l’ordre (les Conseillers de l’Ordre ont voté) se sont acharnés contre un frère, le Grand Orateur K, en voulant le sanctionner (sûrement qu’il s’opposait trop frontalement à Hubsch).

Là, on pourrait disserter plusieurs heures sur cette décision : c’est le manque de fraternité évidente des Conseillers de l’Ordre, les petits règlements de compte interne, qui, finalement, coûte à l’obédience.

Jean-Philippe Hubsch.

La Chambre Suprême de Justice Maçonnique ouvre un chapitre plutôt important concernant le seul Jean-Philippe Hubsch.

Tout d’abord, les plaignants accusent Jean-Philippe Hubsch d’avoir établi un nombre trop conséquent de circulaires « foutant le bordel » dans l’obédience (et c’est à ce moment que je note que personne ne m’en a parlé, alors que le monde entier sait que j’adore les circulaires ? Là, je suis choquée). La chambre de justice maçonnique estime que le nombre de circulaires n’est pas un problème. Moi aussi à la condition que l’on me transmette les plus succulentes.

Ensuite, la loge considère que Jean-Philippe Hubsch a tout fait pour refuser aux Congrès Régionaux la possibilité d’élire les nouveaux Conseillers de l’Ordre par voie dématérialisée. (Note : contrairement aux autres obédiences, les Conseillers de l’Ordre sont élus localement et non pas lors du Convent).

Il est, par ailleurs, accusé d’avoir menacé de sanctions tous ceux qui aurait tenté de s’opposer à cet interdit.

Or, selon l’article 124 des RG, les élections ont lieu à la majorité absolue et que l’organisation du scrutin, plus exactement des bulletins, est laissée à l’appréciation des congrès régionaux.

De même, les dispositions nationales et étatiques, faite par ordonnance dont vous pouvez trouver ici un résumé https://www.associations.gouv.fr/les-ordonnances-prises-en-application-de-la-loi-d-urgence-covid-19.html ; avaient autorisées les organismes et personnes morales de droit privé d’organiser ses votes par un moyen dématérialisé. De fait, une élection de Conseillers de l’Ordre par voie dématérialisée n’était nullement contraire aux Lois de la République.

Dans un courrier datant du 26 octobre 2020, celui qui tient le mauvais rôle de Grand Orateur usurpateur, avait envoyé un courrier aux congrès régionaux indiquant que le vote dématérialisé pourrait avoir lieu le 9 janvier 2021 !

Les 17 Présidents de région se sont, suite à cette lettre, réunis afin d’organiser dans les meilleurs délais les élections. Les présidents de région qui se sont opposés à Jean-Philippe Hubsch (tous sauf 4) se sont retrouvés menacés d’un recours en Justice Maçonnique – voté par le conseil de l’ordre.

Le Conseil de l’Ordre avait décidé de déposer les plaintes le 20 décembre – ce qui aurait été effectif sans l’intervention du Président de région de l’Ile de France.

Ce seul courrier, datant du 26 octobre 2020, montre effectivement que le Conseil de l’ordre… et Jean-Philippe Hubsch interdisaient toute possibilité d’élection.

Selon les conclusions de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique, Jean-Philippe Hubsch a refusé de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour permettre les élections par les congrès régionaux, mais en plus il s’est opposé à ce que des élections soient organisées.

Pour la Justice Maçonnique du GODF, c’est sa première faute.

Les plaignants reprochent aussi à Jean-Philippe Hubsch d’avoir empêché à la Chambre Suprême de Justice Maçonnique de remplir sa mission durant le Convent. Ce que ne conteste pas cette dernière.

Celle-ci déclare, d’ailleurs, dans son compte-rendu :

« En agissant ainsi sans aucun motif légitime, le défendeur a manqué aux obligations de sa charge de Grand Maître, porté atteinte au principe fondamental de séparation des pouvoirs définis par l’article 5 du Règlement Général et créé un précédent faisant peser de graves menaces sur les instances de l’Obédience. ».

Il s’agit donc d’une seconde faute de Jean-Philippe Hubsch.

Il est reproché à Jean-Philippe Hubsch d’avoir destitué un Grand Orateur – et plus exactement d’avoir sanctionné un Conseiller de l’Ordre alors que c’est à la seule Chambre de Justice Maçonnique de traiter ce type de litige.

Il est aussi reproché au même Jean-Philippe Hubsch d’avoir organisé une consultation des loges pour ne pas en tenir compte.

Dans le premier cas, la Chambre de Justice Maçonnique a déjà jugé l’affaire et ne peut la juger à nouveau. Je souhaite rappeler, à celles et ceux qui auraient sauté ce paragraphe, qu’elle a refusé la destitution de ce Grand Orateur et cela avec effet rétroactif. Ce qui fait que le second Grand Orateur ne l’a jamais été.

Pour le second point, la Chambre de Justice Maçonnique ne peut pas reprocher au Conseil de l’Ordre d’avoir respecté les Règlements même trop tardivement. La consultation en question n’a aucune valeur. Seul un Convent peut être le lieu de consultation des loges. Point barre, ai-je même envie d’ajouter.

Jean-Philippe Hubsch est, donc, logiquement sanctionné – recevant un blâme.

Conclusion.

La réaction de Jean-Philippe Hubsch, suite à ce blâme, m’a paru quelque peu disproportionnée et même assez lâche. D’une part, il est maintenu dans ses droits maçonniques. D’autre part, en démissionnant, il abandonne les 22 Conseillers de l’Ordre mis en cause dans le cadre de cinq autres plaintes.

Suivant son communiqué, il souhaite faire pression sur la Chambre Suprême de Justice Maçonnique en utilisant les loges ainsi que les frères et sœurs du GODF. Il l’accuse d’avoir pris une décision politique. Or, vu le contexte assez particulier, il n’en est rien. Dernièrement, il en appel même au Grand Maître. Comme Jean-Philippe Hubsch n’est plus membre du GODF, de son propre fait, l’actuel Grand Maître peut parfaitement étouffé l’affaire.

Dans un précédent article, je vous avais expliqué comment Jean-Philippe Hubsch avait tenté d’empêcher toutes élections afin d’être maintenu aux fonctions de Grand Maître une année de plus. Cette première condamnation et, plus exactement les faits qui sont reprochés spécifiquement à Jean-Philippe Hubsch, le confirme.

https://lamaconne.over-blog.com/2021/03/comment-hubsch-a-voulu-rester-grand-maitre-du-godf.html

Par ailleurs, le seul qui a apporté une composante politique à toute cette affaire est Jean-Philippe Hubsch lui-même en fricotant – et bien sûr je ne le dis qu’au sens figuré, Jean-Philippe Hubsch n’a pas besoin de logement – avec Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, accusé de viol.

Dans son communiqué, il n’évoque nullement les faits qui lui sont reprochés et ne s’en explique.

La Chambre Suprême de Justice Maçonnique présente la défense de ce dernier en ces termes.

« Sans contredire ni contester aucun de ces faits, ni verser aux débats de pièces susceptibles de contredire celles produites par la plaignante, le défendeur, procédant par affirmation et s’appuyant sur des considérations générales sans lien avec les termes du litige, se borne à énumérer les conséquences hypothétiques d’une sanction qui seraient, selon lui, « dévastatrices », invoque les risques que sa propre sanction ferait courir à l’Obédience, dresse un parallèle avec une autre Obédience, fait allusion aux autres instances nationales. »

Comme nous l’avons vu plus haut, à part avoir débattu sur quelques éléments liés aux points de détail pu encore insulter les plaignants, la défense s’est contentée de menacer la Chambre Suprême de Justice Maçonnique d’être la cause d’une crise interne identique à celle de la GLNF dans un passé pas si lointain que cela.

Par ailleurs, Jean-Philippe Hubsch se contente effectivement d’affirmations quelque peu gratuites.

Tout d’abord, il estime que la Chambre Suprême de Justice Maçonnique ne peut pas « juger » les affaires qui lui sont envoyées (deux autres plaintes lui ont été transmises), puisque le faisant en 1ère et dernière instance et lui interdisant de faire « appel ».

Rappelons que le droit à la défense est effectivement un droit fondamental mais qu’il n’oblige pas spécifiquement un droit « à faire appel ».

Or, sans qu’il mentionne un quelconque article dans ce sens, il me semble nécessaire de rappeler à son bon souvenir que c’est une même Chambre Suprême de Justice Maçonnique qui a statué en assemblée plénière concernant une plainte datant de 2018 concernant une décision du Conseil de l’Ordre (le choix des deux régions ayant les 36ème et 37ème Conseillers de l’Ordre – Site d e l’Express). Jean-Philippe Hubsch, alors garde des sceaux, qui a défendu le dossier à l’époque, a estimé que cette assemblée était tout à fait régulière et n’avait rien contesté.

Dans le cadre d’une affaire concernant l’initiation de femmes dans plusieurs loges (à l’époque le conseil de l’Ordre s’y opposait), le Grand Maître Pierre Lambicchi faisait la demande inverse. Il réclamait une « Assemblée Plénière » qui – petit détail – nécessite la présence de la totalité de ses dix-sept conseillers. (Site de JL Turbet)

Ainsi donc, il est à considérer que, dès lors que l’on manque d’arguments, on ne s’attaque pas au fond, mais à la tronche de l’assemblée plénière (ou pas) de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique.

Jean-Philippe Hubsch envisage, d’ailleurs, selon une interview donnée à sa brosse à reluire préférée, d’ouvrir une procédure de justice profane.

A noter que le site hiram.be est mentionné dans quelques documents et pas vraiment à son avantage. En effet, dans un article datant du 30 août (la décision fut prise le 28 août), il félicite le conseil de l’ordre du « débarquement » du Grand Orateur K . Malheureusement, bien que la séance était publique, aucun frère ou sœur (au grade de maître) n’était présent et laisse supposer que l’information vient d’un ou plusieurs Conseillers de l’Ordre.

Par ailleurs, le conseil de l’ordre – pour ne pas dire Jean-Philippe Hubsch –

est accusé d’avoir rémunéré le site hiram.be pour des encarts publicitaires.

Ceci sans le signaler au Commissaire au Compte du GODF et sans qu’aucune convention ne soit signée et validée par le conseil de l’ordre comme l’oblige l’article 16bis. Ainsi, les nombreuses récriminations de Jean-Philippe Hubsch relayée par le site en question n’ont aucune valeur objective.

Jean-Philippe Hubsch se plaint, par ailleurs, de n’avoir pas reçu la « protection fonctionnelle » de la part du nouveau Grand Maître – celle-ci lui a été refusée. Vu les faits, je ne crois pas que cela aurait changé quoique ce soit dans la décision de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique.

De plus, l’actuel Grand Maître et une partie de son actuel Conseil de l’Ordre pourraient, tout autant, être mis en cause dans d’éventuelles nouvelles plaintes s’il advenait qu’une décision soit liée à la présence du grand orateur usurpateur mis en place par Jean-Philippe Hubsch.

Les Conseillers de l’Ordre ne sont pas sanctionnés parce qu’ils ne sont pas, à titre individuel, considérés comme responsables dans ce jugement particulier. Rien ne prouve, en dehors, de décisions collectives que l’un d’entre eux a agi de manière inconsidérée.

Cependant, ils portent tous une faute morale importante salissant le conseil de l’ordre. Je ne parle pas que de ceux mis en cause mais des 38 Conseillers de l’Ordre qui ont voté la « destitution » de ce Grand Orateur K, s’octroyant un pouvoir de sanction qu’ils n’avaient pas mais surtout, semble-t-il, pour des mauvaises raisons. Ce Grand Orateur, réintégré dans ses fonctions à effet rétroactif, fait, quant à lui, figure de victime sinon de héros.

Ce qui semble être un détail pour vous a, pourtant, une importance capitale.

En effet, la circulaire organisant le convent de 2020 a été jugée caduque parce que signée par un frère qui n’avait pas la fonction de grand orateur.

On peut imaginer qu’un certains nombres de décisions prises durant le Convent peuvent être contestées du fait de ce petit problème de circulaires, cela devant la Chambre Suprême de Justice Maçonnique. Il apparaît même que les seuls documents organisant le même convent ont tous été signés par le même faux grand orateur J.

Surtout – et c’est un point important – toutes les décisions prises par le Conseil de l’Ordre, du fait de la présence d’un grand orateur usurpateur, cosignataire logique de toutes les interventions dudit conseil de l’ordre, peuvent être entachée de nullité ainsi que toutes les communications signées ou cosignées par le même grand orateur usurpateur.

Cela la fiche plutôt mal.

Anne Doutrepierre

Blog « la Maçonne »

Le code secret de la pierre philosophale enfin déchiffré !

De notre confrère Slate – par Nina Pareja

Il y a de ces histoires qui n’ont rien à envier au Da Vinci Code de Dan Brown. Dans le magazine Atlas Obscura, Sarah Durn nous raconte l’aventure d’un collectif d’intellectuels pour percer à jour un message codé en latin, vieux de 400 ans, contenant la formule de la vie éternelle.

Tout commence avec Megan Piorko en 2018. Aux archives de la bibliothèque nationale de Londres, la doctorante s’applique à ses recherches sur l’alchimiste et physicien Arthur Dee, elle tombe alors sur un étrange carnet co-rédigé par le scientifique et son père, célèbre pour son étude de l’alchimie, John Dee. Une page est à l’envers, les mots inscrits sont incompréhensibles. Une autre dévoile un tableau rempli de lettres. Elle vient de mettre la main sur le code d’accès à la recette de l’élixir de longue vie autrement appelé «la pierre philosophale».

Un an plus tard, au dixième congrès d’histoire de l’alchimie et de la chimie ayant lieu à Amsterdam, la doctorante discute avec Sarah Lang, elle aussi historienne. Elle lui montre des photos des pages du carnet sur son téléphone. Sarah Lang observe la page intitulée «Hermeticae Philosophiae medulla» qui contient un texte crypté de 177 mots. Si le titre en latin est clair, cela signifie «La moelle de la philosophie hermétique», le reste n’est qu’une suite de lettres sans aucun sens.

Intriguée, Lang essaie de déchiffrer le code sur sa serviette de table, elle sait que la plupart des messages codés médiévaux sont, en réalité, assez simples à percer. Mais le tableau, censé aider à savoir par quoi remplacer chaque lettre, ne peut se décoder qu’avec mot de passe et aucune des historiennes ne le trouve.

Suite de l’article sur le site Slate