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Les TEMPLIERS : Les dates anniversaires (suite 6)

Si pour l’Ordre Initiatique de Stricte Observance Templière (Ordre militaire maçonnique comme le RER), la date de référence se situe en 1314, c’est pour honorer la mort du dernier Grand Maître Jacques de Molay !

Poursuivi par la vindicte du roi Philippe IV le Bel et de son conseiller Guillaume de Nogaret (garde des sceaux), il a été condamné à la prison à vie. Puis, le Grand Maître voyant que le Roy ne tient pas ses engagements, il dénonce les mensonges obtenus par la torture exécutée par des dominicains ou des franciscains tortionnaires= une nouvelle fois coupable d’hérésie, après l’avoir abjurée, Le 19 mars 1314, le grand maître des Templiers, Jacques de Molay, est supplicié à Paris sur le bûcher à l’emplacement de l’Île aux Juifs (qui se trouve en aval de l’île de Notre-Dame. Un saule pleureur fut planté).

Les convocations reprennent donc la date de l’Ordre, soit l’An de grâce 707 (pour 2021)

Immolation des templiers (poème de François J.-M. Raynouard 1761-1836)                                                                

Un immense bûcher, dressé pour leur supplice, S’élève en échafaud, et chaque chevalier, Croit mériter l’honneur d’y monter le premier.                                                                                                                                                

Mais leur Grand Maître arrive ; il monte, il les devance ; Son front est rayonnant de gloire et d’espérance.           Il lève vers les cieux un regard assuré, Il prie et l’on croit voir un mortel inspiré.                                                  

D’une voix formidable aussitôt il s’écrie : – Nul de nous n’a trahi son Dieu, ni sa patrie, Français, souvenez-vous de nos derniers moments, Nous sommes innocents, nous mourons innocents !                                               

L’arrêt qui nous condamne est un arrêt injuste, Mais il est dans le ciel un tribunal auguste, Que le faible opprimé, jamais n’implore en vain, Et j’ose t’y citer, ô Pontife romain ! Encore quarante jours… je t’y vois comparaître !  » Chacun en frémissant, écoutait le Grand Maître.                                                                               

Mais quel étonnement, quel trouble, quel effroi, Quand il dit –  » O Philippe, ô mon maître, ô mon roi, Je te pardonne en vain ta vie est condamnée : Au tribunal de Dieu, je t’attends dans l’année !  » Les bourreaux interdits n’osent plus s’approcher ; Ils jettent en tremblant le feu sur le bûcher, Et détournent la tête… Une fumée épaisse, Entoure le bûcher, roule et grossit sans cesse.                                          

Tout à coup le feu brille à l’aspect du trépas, Ces braves chevaliers ne se démentent pas. On ne les voyait plus, mais leurs voix héroïques, Chantaient de l’Eternel les sublimes cantiques.                                                      

Plus la flamme montait, plus ce concert pieux, S’élevait avec elle et montait vers les cieux.                                        

Votre envoyé parait, s’écrie… Un peuple immense, Proclamant avec lui votre auguste clémence, Auprès de l’échafaud soudain s’est élancé … Mais il n’était plus temps… Les chants avaient cessé.

Pour les profanes, l’Ordre Suprême Militaire Templier de Jérusalem (OSMTH/ Ordo Supremums Militaris Templi Hierosolymitani) l’Année de base est 1118/ MCXVIII ; l’ année où 9 Chevaliers se réunissent pour fonder l’Ordre du Temple, ces Chevaliers étaient conduits par Hugues de Payns et fondèrent initialement l’Ordre des ‘’Pauvres Chevaliers du Christ’’. Ces Chevaliers se considéraient comme des moines mais qu’ils se considéraient aussi comme des hommes d’armes, en fait des moines/soldats. Ce qui leur permis de créer ainsi le premier Ordre Militaire et Religieux dont nous nous réclamons aujourd’hui, et qui a justifié l’appellation d’Ordre Militaire et Religieux ! Ces 9 chevaliers sont=                                                   Hugues de Payens (1119 – 24 mais 1136), Geoffroy de Saint OMER, André de MONBARD (Fin 1154 – 17 Octobre 1156), GONDEMAR, PAYEN de MONTDIDIER, RORAL où GILBERT ARAIL ou HORAL (Février 1193 – 20 Décembre 1200), GODEFROY, GODEFROY BISSOT, et Archambeau de Saint AMANT où EUDES de SAINT AMAND ou ODON de SAINT-CHAMAND (1170 – 19 Octobre 1180) . Ils créent la ‘’Milice du Temple’’ lorsque Baudouin II en sa qualité de roi de Jérusalem leur offre une demeure dans le voisinage d’un couvent de chanoines réguliers sur l’emplacement du Temple de Salomon ! Ils sont appelés désormais : TEMPLIER.

Beaucoup de Chevaliers Templiers portent des Noms célèbres, je vais vous en citer quelques-uns :

De souche limousine, Robert de Craon dit Le Bourguignon Juin 1136 – début 1147// BERTRAND de BLANQUEFORT 1156 – 2 Janvier 1169//GERARD de RIDEFORT 1188 – 1189//ROBERT de SABLE ou de SABLOIL 1189 – 13 Janvier 1193//GUILLAUME de CHARTRES 1210 – 26 Août 1218//PIERRE de MONTAIGU 1219 – 1232 ; ce sont quelques Nobles chevaliers parmi tant d’autres.

Alain Yvon Béguin

Qu’est-ce que l’AMORC ? Clarification du Grand Maître Serge Toussaint

La direction de la publication de 450.fm, m’a informé que certains lecteurs de ce journal souhaitaient en savoir davantage sur l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix.

À cet effet, le mieux est de se reporter à son site internet (www.rose-croix.org), où toutes les explications voulues sont données à propos de son histoire, de son enseignement, de sa philosophie, de son fonctionnement, etc.

En ce qui concerne la manière dont l’AMORC est perçu de l’extérieur, je suggère de consulter son dossier de presse, notamment les attestations officielles confirmant qu’il s’agit d’un mouvement philosophique non religieux et apolitique tout à fait respectable. Il est d’ailleurs reconnu d’utilité publique dans plusieurs pays en raison notamment de sa contribution à l’éducation, à la culture et à la paix.

En outre, je reste à la disposition de chacun et chacune pour toute question particulière ou spécifique n’ayant pas sa réponse dans le site de l’AMORC, à l’adresse suivante : amorc@rose-croix.org

Ces précisions étant données, je voudrais remercier très sincèrement Franck Fouqueray pour son esprit d’ouverture et son attachement à la liberté d’expression.

Avec mes meilleures pensées.

                                                       Serge Toussaint

                                             Grand Maître de l’AMORC

(VIDEO) Le secret de Tolkien

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Avec le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, l´écrivain britannique Tolkien a créé un monde imaginaire inspiré de nombreuses légendes préchrétiennes, sinon païennes, dans lequel vivent elfes, trolls et dragons. Pourtant, ce fervent catholique a toujours revendiqué la dimension évangélique et missionnaire de son œuvre. Il écrira a son ami, le père Murray : « Le Seigneur des Anneaux est une œuvre fondamentalement religieuse et catholique, elle l´était inconscient au début, mais conscient dans sa révision ». Cette dimension religieuse reste cependant difficile à percevoir au premier abord. De nombreux lecteurs et fans n´en ont toujours pas conscience aujourd´hui. En effet, comment Tolkien a fait du Hobbit et du Seigneur des Anneaux, une œuvre chrétienne et missionnaire ? Qu´est-ce que cette dimension catholique nous apprend de cette œuvre ? Le documentaire propose une démarche de dévoilement progressif du sens chrétien de cette saga fantastique à travers une double exploration d´un homme : Tolkien et de son œuvre. Une enquête littéraire et biographique illustrée d’images d´archives inédites et de dessins originaux d´un illustrateur qui seront animés pour donner vie aux séquences-clés du roman. UNE COPRODUCTION KTO/cerigo films 2018 – Réalisé par Jean-Yves Fischbach

https://youtu.be/GjL1PkDG8lc

Visitez le site de la BNF

L’exposition « Tolkien. Voyage en Terre du Milieu » a été présentée à la BnF du 22 octobre 2019 au 16 février 2020

Expo à la BNF

Le Seigneur des Anneaux: une analyse symbolique et traditionnelle


Par Sophie Mondoré

Peut-on lire Le Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien avec un prisme symbolique et traditionnel ? C’est ce que je tente de montrer, à travers quelques exemples. N’hésitez pas à partager vos interprétations !

https://www.librairiesindependantes.com Envie d’en savoir plus ? Suivez-moi sur Instagram: https://www.instagram.com/sophiemondore/ Faites un tour sur mon blog, j’y suis parfois: https://sophie3695.wixsite.com/sophie… Lisez mon livre: https://www.amazon.fr/Lexil-au-noir-F…

GLNF & GODF – Toulouse et les «Rencontres Lafayette» : Bis repetita !

30 septembre à Toulouse : 2e Rencontres Maçonniques Lafayette GLNF-GODF

Dans le cadre des « Rencontres Lafayette » en région, la Grande Loge Nationale Française et le Grand Orient de France organisent, après celle du début 2020, qui a remporté un réel et beau succès, une seconde édition.

Initiées par le « Cercle des Bâtisseurs », émanation de la Loge provinciale de recherche provinciale « Les Bâtisseurs Occitans », elles prendront la forme d’une conférence initiée

o Retenez la date :

Jeudi 30 septembre 2021 à 19h30

o Où :

Grand temple de la GLNF, à Toulouse

o Thème :

« Le transhumanisme »

o Qui :

Le Frère Christophe HABAS, Chef du service d’imagerie cérébrale à l’hôpital parisien des Quinze-Vingt et ancien Grand Maître du GODF (2016-2017)

Cette conférence n’est destinée qu’aux Francs-Maçons – de tous grades.

Compte tenu des locaux, il est nécessaire de s’inscrire jackybena@free.fr gerardlevin302@gmail.com

Les citations et leur impact sociétal : l’exemple du Rasoir de Hanlon

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Grâce à l’étude du succès de la citation « anti-complotiste » attribuée à Michel Rocard, on comprend le succès actuel des citations sur les réseaux sociaux, mais aussi les limites, vite atteintes, de leurs effets positifs, et les bénéfices secondaires qu’elles ont pour nos égos.

Les réseaux sociaux sont une dramatisation de ce qui se passe dans nos cerveaux ; dramatisation car, nous l’avons tous observé, la voix du plus radical finit par couvrir celle des autres, montrant le spectacle navrant de la noirceur humaine. Quelques groupes tentent maladroitement de se protéger en publiant maintes images de chatons, et essayant de détecter et stopper les trolls avant qu’ils n’endommagent durablement l’ambiance du groupe.

D’autres tentent de rappeler quelques principes de vie en société :  ceci explique un partage fréquent de maximes, proverbes et citations de personnes célèbres. Les esprits chagrins diront bien sûr que colporter les réflexions élaborées par d’autres permet d’éviter la surchauffe de son propre neurone, ou que tout cela est un expédient permettant de planquer sa propre pensée derrière celle des célébrités.

On pourra aussi remarquer que le sens moral fonctionne sans sollicitation volontaire , et pond ses jugements automatiquement, les citations au parfum moralisant sont donc à la mode. Jung disait d’ailleurs «  penser est difficile, c’est pourquoi les gens jugent. »

Nous examinons ici un cas d’école, dont pas mal d’aspects sont généralisables à notre vogue des aphorismes.

Comme pour toutes les maximes, on ressent d’abord un désir de l’auteur de corriger une erreur de jugement fréquente : on vise donc officiellement une augmentation de précision de la pensée .

Mais rappelons d’abord que nous sommes dans la civilisation du poisson rouge :  durée moyenne d’attention de l’utilisateur de smartphone pour un sujet donné : 9 secondes. D’où les 280 caractères maxi d’un tweet, et le succès des citations. Tant pis pour la pensée complexe. 

Ensuite, il faut que la citation en vogue soit en prise sur les problématiques en cours de discussion dans la société :  elle colle au Zeitgeist.

Ces derniers jours on a vu un bon succès de la citation reprise dans l’image, attribuée à Michel Rocard. Des citations similaires ont précédemment été attribuées à Napoléon, et également, dans le monde anglophone, à Ayn Rand, mais surtout à l’informaticien Robert Hanlon. On y accole le qualificatif de « Rasoir », par référence au rasoir d’Ockham, qui incitait à la parcimonie en matière d’hypothèses menant à une démonstration métaphysique. Dans le cas présent, la maxime incite à « raser », c’est-à-dire minimiser, en tous cas dans un premier temps, le recours à l’explication par l’existence d’un complot.

Nous avons là d’emblée ce qui explique le succès de la citation :  les réseaux sociaux sont saturés d’explications complotistes pour tous les dysfonctionnements de la société, y compris toutes les attentes de nos impatients congénères rencontrées imparfaitement ou trop tardivement. Bien sûr, m’argumenterez-vous, les complotistes ne disent pas qu’il y a un gros et méchant complot derrière tout problème, mais juste que le problème est le résultat d’une intention condamnable ( par exemple le désir de cacher un conflit d’intérêt ) de l’un ou l’autre membre des élites qui nous dirigent.

Ce qui nous ramène au biais d’intention :  voir une intention malveillante derrière un rideau de feuilles qui bouge nous a certes permis de survivre au paléolithique, mais nous a laissé un biais d’agentivité ( comme disent ceux qui parlent la sociolangue ) qui nous laisse tremper en permanence dans un désagréable bain de méfiance : tous (un peu) paranos !

Bref, la citation nous amène une brise qui allège la lourdeur des soupçons généralisés :  oui, peut-être que notre interlocuteur est con, tout simplement, au lieu d’être le salopard que nous pensions.

En évitant de caricaturer, disons qu’il faut analyser si l’interlocuteur a commis une erreur cognitive ( ayant d’autres infos que nous, ou d’autres vécus expliquant une autre manière de raisonner ou d’échelonner les valeurs, etc. ) avant de supposer qu’il a formé une intention négative . Un accord toltèque disait déjà :  « ne fais pas de suppositions. »

Deux effets positifs : d’une part, cela peut ramener un peu de positivité dans notre monde de brutes, et d’autre part, cela flatte notre égo de repérer un raisonnement erroné chez l’autre , qui du coup a moins à être surveillé, ce qui est consommateur d’énergie, mais plutôt à être accompagné vers les hautes sphères que nous fréquentons :  délicieux surplomb, n’est-il pas ? Plus détendu, on sera plus bienveillant : le Rasoir de Hanlon serait-il maçonnique et boostant la solidarité humaine ?

Voilà pour les explications, mais les limites de la maxime apparaissent bien vite :  qui dit que l’interlocuteur ne simule pas un raisonnement faible dans une intention manipulatoire ?

Mais surtout, qu’est ce qui nous prouve que l’ erreur n’est pas de notre côté, soit une erreur cognitive comme détaillé plus haut, qu’on pourrait alors nommer un angle mort ( on ignore ce qu’on ignore ) , mais aussi une intention pas nette de notre fait… Connais-toi toi-même, y compris tes côtés les plus sombres !

Tentative de conclusion :  le cas analysé ici ( résumé d’un travail autrement fouillé mené par des psychologues outre-Atlantique ) montre que le partage de citations sur les réseaux sociaux correspond à des préoccupations sociétales du moment, et peut avoir quelques impacts positifs . Les limites des aphorismes, à commencer par les exceptions non mentionnées dans le texte obligatoirement court, sont toujours très vite présentes, et bien souvent l’aveuglement sur soi et l’évacuation de la complexité des choses font dégringoler l’efficacité de la citation.

Méfiez-vous de tout ce qu’on trouve sur internet, comme disait Victor Hugo.

Isis et le secret de Rê

Malgré son grand âge, Rê aimait à se promener et contempler le monde qu’il avait créé. Quel bonheur c’était pour lui ! Il admirait, il conseillait, il surveillait. Mais se méfiait aussi : il craignait quelque complot absurde ourdis par quelques mécontents de leur condition. Il allait donc d’un pas prudent et, à l’aube, il se choisissait un nouveau nom, car il savait que connaître le nom d’une personne donnait pouvoir sur elle.

Rê agit ainsi durant bien des années. Les dieux et les déesses s’accommodaient de cette attitude et de ce mystère, mais la sage Isis, la magicienne, avait soif de savoirs et n’aimait point qu’il y eût une borne à sa connaissance. Elle était au fait de toutes choses dans le ciel et sur la terre, de tous les secrets de l’univers, mais… elle ignorait le vrai nom de Rê et ça lui était fort désagréable, son esprit s’agaçait de se heurter à une énigme. Elle décida de découvrir, coûte que coûte du nom caché de Rê.

Serpent

Elle remarqua que celui-ci laissait parfois tomber quelques gouttes de salive sur le sol au cours de ses promenades, sans doute pour fertiliser un terrain trop désertique. Elle le suivit discrètement et préleva de cette terre, humide de salive divine. Elle prit soin de la pétrir, de la modeler et en fit un serpent auquel elle donna la vie. Une fois son œuvre faite, elle abandonna l’animal sur le chemin que Rê empruntait chaque jour. S’éloignant un peu, elle attendit le passage de Rê et ce qui devait arriver arriva ! Rê ne vit pas le serpent d’Isis sur le sentier et celui-ci le mordit cruellement. La douleur envahit aussitôt Rê, une douleur brûlante comme le feu puis froide comme l’eau, puis de nouveau irradiante dans son corps tout entier et affolant le rythme de son cœur. Sueur, tremblements, vertiges, palpitations, voilement des yeux, Rê souffrait tant de la tête aux pieds qu’il appela au secours. Les dieux et les déesses accoururent, mais personne ne savait comment lui apporter de l’aide. Le mal était trop étrange. D’ailleurs Rê dans un murmure leur confiait qu’il ne savait quelle bête l’avait mordu pour le mettre dans un tel état, car il ne l’avait jamais créée. Alors, Rê supplia tous les dieux et les Déesses d’utiliser tous leurs pouvoirs magiques pour le libérer de son mal. L’un après l’autre ils firent des tentatives, mais elles échouèrent toutes.

Alors Isis s’approcha de Rê. Elle le rassura et lui promit de le guérir tout en lui glissant :

  • Dis-moi ton véritable nom ! C’est nécessaire pour que mes formules magiques agissent et t’enlèvent ton mal, car on vit dans son nom !

Mais Rê, même mal en point, se méfiait ; aussi tenta-t-il une issue :

  • Écoute, Isis, je suis celui qui fit les cieux et la terre, celui qui forma les montagnes et les vallées et tout ce qui est dessus… Je suis celui qui fit le taureau pour la vache. Celui qui ouvre les yeux afin que la lumière vienne du centre de la Terre à l’existence, celui qui ferme les yeux afin que les ténèbres s’avancent…

Mais Isis insista :

  • Quel est ton véritable nom ?

Rê, pourtant de plus en pris par les douleurs, ajouta :

  • Je suis celui dont le nom reste caché même pour les dieux et les déesses. Je suis celui qui forme les heures, ainsi les jours et les nuits de chaque existence. Je suis celui qui divise les années, qui crée les saisons, qui crée l’aube et le crépuscule…
  • Ton nom ! dit impérieusement Isis.
  • On m’appelle Képri, le frais soleil du matin, Rê le brûlant soleil de midi, Atoum le doux soleil du soir….

Le venin poursuivait son œuvre dans le corps de Rê qui sentait en lui les douleurs se multiplier et croître en intensité….

  • Ton nom, reprit Isis à la fois mielleuse et menaçante, n’est pas parmi ceux que tu viens de nommer et, je le regrette, si tu ne me le confies pas je ne pourrai pas arrêter le flux dévastateur du venin en toi !

Rê essaya encore de ruser, mais sa volonté finit par céder sous les tenailles des souffrances et il murmura son secret à l’oreille d’Isis…

  • Puissant venin, cria Isis victorieuse, abandonne le dieu qui m’a dévoilé son véritable nom, abandonne, abandonne-le…

Et Isis répéta son nom si bas que personne ne l’entendit.

  • Puissant venin, poursuivit-elle, je suis celle qui t’a créé ! Je suis celle qui t’a mis sur son chemin ! Que Rê vive et que meure le poison !

Aussitôt, sueurs, brûlures, tremblements et autres maux pénibles quittèrent Rê. Celui-ci, remis et serein, reprit sa marche.

Désormais Isis possédait son véritable nom. Grâce à son audace elle avait pris son pouvoir. Elle se promit d’en faire bon usage et de ne jamais le révéler.

Elle tint parole.

Ce récit venu de temps si lointains a quelque chose qui parle encore aux esprits des Sœurs et Frères francs-maçons en quête de vérité sur les chemins de la Connaissance…. Par précaution tous sont devenus résolus à ne partager leurs secrets qu’entre âmes bien nées et vertueuses !

Sources du récit : «  L’Égypte ancienne » de V. Kœnig, J. Alvare, M. Duclos (Édition Belin, 2017)

Dangers de la vie, dangers de la loge !

Le fonctionnement du corps humain, dans sa capacité à se mettre en danger par des prises de risques pathogènes, peut être un excellent modèle pour comprendre le fonctionnement des sociétés humaines et des communautés. Sachant que la franc-maçonnerie est avant tout une communauté, l’objet de cet article est d’illustrer les dangers que nous nous créons comme autant de prises de risque.

Fondamentalement, l’être humain est un amas de cellules. Ces cellules ont des fonctions différentes inscrites dans leurs génomes. Au fur et à mesure du développement de l’enfant, une différenciation fonctionnelle se met en place. A l’âge adulte, les différentes fonctions collaborent pour assurer un fonctionnement optimum nous permettant de réfléchir et d’agir. Mais le hic survient lorsque, inévitablement, nous sommes amenés à adopter des comportements à risque qui sont autant de dangers que nous ne percevons pas.

Ces prises de risque au niveau individuel sont nombreuses ; citons trois exemples :

  • Les addictions,
  • La recherche du pouvoir,
  • Le fétichisme.

Progressivement ces dangers vont produire leurs effets délétères sur nos capacités aussi bien cognitives que physiques. Les maladies et les dysfonctionnements seront autant d’handicaps qui progressivement diminueront notre espérance de vie.

La Franc-Maçonnerie, une recherche de la Sagesse …

La Franc-maçonnerie peut être comprise comme une communauté d’êtres humains rassemblés par un même désir d’acquérir, ce que l’on pourrait appeler, la Sagesse.  Pour ce faire, comme toutes les communautés, elle fonctionne sur la base d’une légende fondatrice, d’un rituel et de valeurs. La cérémonie d’intégration, que l’on appelle l’initiation, met en scène, de façon symbolique, ce mode de fonctionnement ; l’augmentation de salaire et l’élévation complèteront ces premiers éléments.

Une des spécificités du fonctionnement communautaire est la capacité pour la communauté de prendre en charge des tâches au bénéfice de ses membres ; s’en est ainsi du besoin de protection face au danger qui la menace. C’est principalement à la loge qu’est dévolue cette fonction.

  • Le couvreur protège l’entrée du temple pour éviter l’intrusion de profanes.
  • L’hospitalier vient en aide aux membres souffrant ou nécessiteux,
  • Le devoir de solidarité concerne tout le monde.

… parasitée par les conduites à risque !

Tout irait bien dans le meilleur des mondes, si, de la même manière qu’un être humain pris isolément, la communauté maçonnique, c’est-à-dire au départ les membres de la loge, n’avait pas adopté des conduites à risque qui vont progressivement complexifier son fonctionnement et créer des morcellements et des divisions.

Ainsi en a-t-il été pour :

  • La diversification des rituels,
  • Le regroupement des loges,
  • L’ajout d’éléments non initialement prévus (comme par exemple le mouvement jacobite au XVIIIème siècle)
  • L’influence des états-nations.

Depuis sa création, cert événementiel maçonnique a phagocyté l’histoire de la franc-maçonnerie au point d’éluder tout ce que cette communauté globale a pu apporter à des millions d’êtres humains dans ce travail de recherche de la Sagesse. Les historiens maçons ne sont-ils pas devenus les chroniqueurs des dangers ?

Aujourd’hui, ces différentes prises de risque ont fait leurs effets et c’est une banalité de constater combien la franc-maçonnerie est « malade » ; les symptômes de ces maladies sont connus ; en voici quelques-uns :

  • L’absence de démocratie directe avec la constitution de ce qui ressemble à une antichambre du pouvoir où l’ambition et le clientélisme règnent.
  • La compétition obédientielle où chaque obédience cherche à occuper l’espace médiatique par des événementiels ponctuels.
  • Le fossé grandissant entre l’essentiel (la qualité des travaux maçonniques en loge) et la superstructure obédientielle,
  • Les interdictions de visiter les loges des obédiences n’ayant pas de traité d’amitié.

Et pourtant, nous avons été prévenus !

La symbolique est un puissant outil de réflexion, si on prête attention !

Un premier élément à prendre en compte : Le même symbole, le triangle, représente la divinité, la trinité, l’harmonie, la franc-maçonnerie et aussi le danger ! De quoi nous faire réfléchir !

La légende d’Hiram, nous offre une belle approche du danger !

Hiram a été assassiné par trois compagnons qui étaient membres de sa communauté ; ils avaient eux aussi été initiés, c’est-à-dire intégrés, après avoir été examinés !

La légende d’Hiram est en quelque sorte un avertissement ; lorsqu’on accède à la maîtrise, on comprend que le risque existe et que peut-être en serons-nous victime, nous aussi !

Symboliquement, il est classique d’attribuer le meurtre d’Hiram à trois risques majeurs : l’ignorance, le fanatisme et l’ambition.

On peut ainsi affirmer que le danger en loge correspond à ce que dans la philosophie taoïste on appelle des énergies perverses : l’ignorance, le fanatisme et l’ambition sont des énergies perverses qui peuvent nous contaminer et nous faire dévier de la rectitude, du travail et de la persévérance.

L’ignorance est un risque auquel on succombe le plus facilement ; on peut y penser lorsque des sœurs et/ou des frères, dans leurs interventions, s’affirment comme des détenteurs de la « Vérité » et s’imaginent avoir tout compris en donnant des bons ou des mauvais points.  Chacun connaît la citation de Lao Tseu « Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas ! » ; dans cette citation, il s’agit bien sûr de la parole qui fait autorité et à laquelle on doit se soumettre !  

L’ignorance, c’est aussi la capacité de diffuser ce que l’on appellerait aujourd’hui de la désinformation. C’est un risque non négligeable car il mène dans une impasse conceptuelle : le labyrinthe symbolise bien cette capacité à se perdre dans les méandres du faux-savoir.

Le fanatisme c’est le risque le plus dangereux car sous son emprise la raison disparaît ; sous son emprise, on électrise les foules avec des mots d’ordre : même Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité peuvent être récupérés dans une logique fanatique pour imposer une vision militante désincarnée.  Comme l’écrit le poète Pierre-Claude-Victor Boiste (1765-1824) « Le chemin du ciel est inondé de larmes et de sang, embarrassé de ruines et de cadavres, amoncelés par le fanatisme ».

Le fanatisme s’exprime aussi par le mysticisme, mode de pensée qui s’apparente au délire dans le déni de la réalité et la fuite dans un imaginaire.

L’ambition est terrible car elle s’apparente à une jouissance ; certains la nomment « la cordonite » mais elle peut prendre tant d’autres formes ; c’est elle qui explique la déviance des réseaux maçonniques, les hauts grades et les querelles obédientielles sans parler des conflits d’intérêt et de la quête des médailles !

Si l’approche symbolique nous prévient de ces trois aspects du danger et nous incite à y prendre garde, le vécu maçonnique nous permet d’en découvrir bien d’autres. On pourrait citer :

  • La déviance communautariste :
  • Le nationalisme maçonnique :
  • La logique obédientielle
  • La pseudo-hiérarchie des grades
  • Le sexisme
  • Le refus de la féminité
  • L’autosatisfaction.

Que conclure ?

Le danger, l’autre face de la médaille,

Si le triangle symbolise à la fois une référence morale, éthique ou religieuse et aussi l‘imminence d’un danger pouvant faire craindre un risque pour la vie, c’est peut-être parce que les êtres humains associent implicitement le risque et la mort à l’accomplissement de leurs choix de vie voire de leur idéal. Les francs-maçons participent aussi à cette dichotomie dans la recherche de la Vérité.

Une maladie ne se traite qu’à condition que le malade le désire

Il est illusoire de croire que la franc-maçonnerie pourrait changer si on créait une autre obédience ; combien sont tombés dans ce piège ! Prendre conscience de toutes les maladies dont souffre la franc-maçonnerie n’est pas facile ! Combien entend-on dire que ce sont des « manifestations de la diversité » !

Prendre conscience de l’essentiel et de l’accessoire !

L’essentiel ne serait-il pas de considérer la loge comme un outil dans cette recherche de la Sagesse qui nous habite ? Les rituels sont des prétextes !

L’accessoire ne pourrait-il pas se résumer à cette formule contemporaine « Faire le buzz ! » ?

NDLR : Image d’accompagnement : source : https://www.lematin.ch/story/dependance-et-addiction-deux-choses-differentes-392677101995

8 octobre 2021 a partir de 19h : Soirée retrouvailles fraternelles à Vitry (94)

Adieu morosité, comorbidité, et autres anti liberté !!!

Vive nos soirées retrouvailles et pour nous retrouver, échanger

Partager boustifailles que chacun amène au buffet de la fraternité

Les amis de nos amis sont nos amis, alors tous

Chez Jocelyne 0699241948 en compagnie de Marie 0646623028

Nous accueillerons au :

64 avenue du groupe Manouchian

94400 Vitry sur seine

Par le RER C: les Ardoines

Par LE RER D:Maison Alfort bus 172 descendre à Gabriel Perry

ou métro ligne 7 mairie d’Ivry et bus 182 descendre à Daniel Casanova

Pour la première le 8 octobre 2021 a partir de 19 heures

Si pass sanitaire encore: réunion privée de moins de 50 participants, donc pas de problème

Dessin du jour de François Morel

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Dessin du jour de François Morel

Suprême Conseil de France (SCDF) et les Organisations Écossaises amies ont décerné les Prix de thèse et accessits

Mardi 21 septembre 2021, le Suprême Conseil de France (SCDF) et les Organisations Écossaises amies ont décerné les Prix de thèse et accessits pour les années 2020 et 2021, lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans le Grand Temple de la Grande Loge de France (temple Pierre-Brossolette), qu’une nombreuse assistance avait très largement rempli, la cérémonie de l’an dernier n’ayant pu être organisée en raison des restrictions sanitaires.

En voici les lauréats :

Suprême Conseil de France

Prix de thèse 2020

à Madame Angélique Ferrand pour sa thèse de doctorat en histoire de l’art sur « Du zodiaque et des hommes. Temps, espace, éternité dans les édifices de culte entre le IVe et le XIIIe siècle » (Université de Bourgogne Franche-Comté, 2017).

Prix de thèse 2021

à M. Florian Audureau pour sa thèse de doctorat en histoire et sémiologie du texte et de l’image sur « Le ciel et ses puissances dans les rituels magiques d’époque romaine » (Université Paris-Diderot, 2020)

Accessit 2020

à Madame Barbara Otal pour sa thèse de doctorat en littérature américaine sur « L’âme divisée : interconnexion des notions de temps, de mort et de destinée dans l’œuvre d’Edgar Allan Poe » (Université de Bordeaux-Montaigne, 2018).

Accessits 2021 ex-aequo

à Mme Judith Langendorff pour sa thèse de doctorat en études cinématographiques et audioviduelles sur « Le nocturne comme catégorie esthétique en photographie et cinéma contemporain » (Université Sorbonne-Nouvelle, 2018).

à M. Gianmarco Minesi pour sa thèse de doctorat en philosophie sur « Dialectique et mathématique dans le Parménide de Platon » (Sorbonne Université, 2018).

Grande Loge de France

Accessit 2020

à Monsieur Anthony De Araujo Rousset pour sa thèse de doctorat en philosophie sur « Figures françaises de Dante : un mythe romantique » (Université Jean-Moulin Lyon-III, 2018).

Accessits 2021 ex-aequo

à Mme Lucile Roche pour sa thèse de doctorat en histoire de l’art moderne sur « L’ombre de Dieu : représenter la Création du monde en France (1610-1789) » (Université Paris-1 Sorbonne, 2018).

à Mme Mercè Prats pour sa thèse de doctorat en histoire sur « Le teilhardisme : réception, adoption et travestissement de la pensée de Teilhard de Chardin, à la croisée des sciences et de la foi, au cœur des « Trente Glorieuses » en France (1955-1968) » (Université de Reims-Champagne-Ardenne, 2019).

Suprême Conseil Féminin de France

Accessit 2020

Madame Aurélie Tsakas pour sa thèse de doctorat en Langue et littérature française

« Les essais de Montaigne : un exercice spirituel ? » (Université d’Aix Marseille, 2018).

Accessit 2021

Madame Audrey Pennel pour sa thèse de doctorat en histoire de l’Art sur « Femme et dame de courtoisie dans les manuscrits enluminés en France aux XIVe et XVe siècles » (Université Bourgogne Franche-Comté, 2019).

Suprême Conseil de Belgique

Accessit 2020

Madame Helena Canadas Salvador pour sa thèse de doctorat en Sciences de l’art : « Visions de l’âme : du sublime et du « numineux » dans l’œuvre de Mark Rothko » (Université Paris-Nanterre et Universitat Pompeu Fabra de Barcelone, 2017).

Accessit 2021

M. Francis Lacroix pour sa thèse de doctorat en philosophie, textes et savoirs sur « Plotin. Traité 6 (IV 8) Sur la descente de l’âme dans les corps : introduction, traduction et commentaire » (Université Laval à Québec et EPHE Paris, 2019).

Suprême Conseil des cultures et de la spiritualité

Accessit 2020

Madame Anne-Clothide Bossenec-Méaudre pour sa thèse de doctorat en philosophie : « De la vanité à la sagesse : introduction à la traduction du commentaire sur l’ecclésiaste de Saint Bonaventure » (Sorbonne Université, 2019).

Accessit 2021

Madame Perrine Rodrigues pour sa thèse de doctorat en histoire sur « Le discours des vices et des vertus aux époques carolingiennes et ottonienne. De l’écrit à l’image (IXe-XIe siècles) » (Université Jean-Moulin Lyon-III, 2018).

Depuis 2017, le Suprême Conseil de France remet des prix à des thèses de doctorat dont la nature ou les effets peuvent stimuler, dans l’enseignement supérieur, la recherche autour des valeurs illustrées par le Rite Écossais Ancien et Accepté.

Comme le palmarès l’indique, le Suprême Conseil de France est accompagné par quatre puissances maçonniques écossaises qui remettent chacune un ou plusieurs accessits.

Les thèses primées couvrent de multiples champs de recherches, s’étendant de la philosophie à l’histoire et de l’histoire de l’art à la littérature, aux époques et aux lieux les plus divers ; elles témoignent de la volonté de saluer des travaux qui contribuent, par la variété de leurs sujets et de leurs méthodes, comme par celle de leurs styles et de leurs inspirations, à approfondir et à renouveler des approches exigeantes éclairant l’humanisme qui nourrit la recherche académique à son niveau le plus élevé. C’est ce que veut ainsi encourager, à la rencontre de ses propres valeurs, la Franc-maçonnerie définie comme un Ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité, dans le droit fil du Rite Écossais Ancien et Accepté, le plus pratiqué sur la planète.

Dans un monde trop souvent prompt à considérer la franc-maçonnerie comme une force obscure, ces prix et accessits n’ont pas immédiatement reçu le chaleureux accueil qu’ils obtiennent aujourd’hui, au sein d’une communauté universitaire qui manque, elle aussi désormais, d’une pleine reconnaissance, dans une société dominée par des réactions à courte vue et des intérêts étroits, soit dit pudiquement.

L’athmosphère solennelle, certes, mais tout aussi bien emprunte d’humour et de complicité, qui a marqué la cérémonie, a réjoui une assistance nombreuse qui mesure de plus en plus les enjeux communs de toutes les recherches approfondies, qu’elles soient menées dans un cadre initiatique ou dans un cadre universitaire. L’afflux spontané des travaux signalés à l’attention de ce Prix le manifeste chaque année davantage. Il est donc heureux de constater que ce Prix occupe une place légitime dans le panorama des distinctions.